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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de Mathieu Gallet et du soutien tacite de son équipe de directeurs.
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Sibyle Veil nommée présidente de Radio France en remplacement de Mathieu Gallet

Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de Mathieu Gallet et du soutien tacite de son équipe de directeurs.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h22
   





                        



   


Présentée comme favorite, Sibyle Veil a été nommée, jeudi 13 avril, présidente de Radio France. Elle a été choisie parmi six candidats en remplacement de Mathieu Gallet, destitué après sa condamnation pour favoritisme.
Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances, sa présidence s’inscrit dans une certaine continuité avec celle de Mathieu Gallet. Dans son projet, elle dit souhaiter une meilleure maîtrise des contenus diffusés sur le numérique et propose une « direction de l’investigation » transversale à tout l’audiovisuel public, ainsi qu’« un média global de la culture », une « offre jeunesse » et un « média de proximité » associant France Bleu et France 3. Des projets déjà en discussion entre France Télévisions, Radio France et le gouvernement.
Certains membres de la majorité voyaient toutefois poindre un possible reproche concernant un manque d’indépendance. Et pour cause, elle est issue de la même promotion de l’ENA qu’Emmanuel Macron. Tout comme son mari, Sébastien Veil, qui a participé à la campagne du futur président. Ses partisans rétorquent qu’elle a été conseillère du président Nicolas Sarkozy, avant de rejoindre l’AP-HP et d’être nommée à Radio France, en 2015, bien avant l’élection de M. Macron.

        Lire aussi :
         

                Après la grève, la réorganisation à Radio France






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ La plate-forme de streaming américaine entend réagir à son exclusion de la compétition pour la Palme d’or lors du prochain Festival.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Netflix retire un film d’Orson Welles de la sélection cannoise

La plate-forme de streaming américaine entend réagir à son exclusion de la compétition pour la Palme d’or lors du prochain Festival.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h25
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


C’est un rituel lors de l’annonce de la sélection officielle du Festival de Cannes. Thierry Frémaux, le délégué général, refuse d’énumérer les titres qui n’ont pas été retenus, et encore plus de donner les raisons de leur absence. Jeudi 12 avril, en égrenant les titres sélectionnés pour la 71e édition, il a pourtant regretté publiquement l’absence de The Other Side of The Wind, le long-métrage laissé inachevé par Orson Welles, terminé par le réalisateur Peter Bogdanovich et le producteur Frank Marshall. « Ce film avait sa place à Cannes, Orson Welles avait été président du jury », a remarqué Thierry Frémaux.

        Lire le compte-rendu :
         

          Netflix boude le Festival de Cannes par crainte d’un « manque de respect »



Mais ce projet a été financé par Netflix et, dans les heures qui ont précédé la conférence de presse cannoise, Ted Sarandos, le responsable des contenus de la plate-forme de streaming, avait annoncé à la publication professionnelle hollywoodienne Variety que son entreprise ne présenterait plus de films à Cannes, après l’exclusion de la compétition des longs-métrages qui ne sortiraient pas en salle.
Respecter la chronologie française des médias
Le délégué général du festival a par ailleurs évoqué un autre film, qui aurait pu prendre part à la compétition si Netflix avait bien voulu respecter la chronologie française. Il peut s’agir de Roma, du Mexicain Alfonso Cuaron (le premier qu’il ait tourné dans son pays depuis Y tu mama tambien), de Hold the Dark, de l’Américain Jeremy Saulnier, ou de Norway, le film du Britannique Paul Greengrass, qui évoque le massacre commis en 2011 sur l’île d’Utoya et à Oslo par Anders Breivik.
Dans l’état des relations entre le Festival et Netflix, les premières mondiales de ces films auront lieu ailleurs que sur la Croisette. Pour Ted Sarandos, la règle qui veut qu’un film sélectionné en compétition soit exploité en salle « est tout à fait contraire à l’esprit de n’importe quel festival ». Cette disposition a été prise après la sélection en compétition, en 2017, d’Okja, du Coréen Bong Joon-ho, et de The Meyerowitz Stories, de l’Américain Noah Baumbach, qui, dans plusieurs pays, sont sortis simultanément en salle et en ligne. La réglementation nationale interdit cette possibilité, et les deux longs-métrages n’ont jamais été projetés sur un grand écran français.

        Lire la rencontre avec Ted Sarandos (en mai 2017) :
         

          Pour Netflix, « un film peut recevoir la Palme sans sortir en salles »



La direction du Festival de Cannes avait laissé ouverte la possibilité de présenter des films diffusés par Netflix hors compétition, mais M. Sarandos a décliné la proposition : « Il n’y a pas de raison de le faire. Cette règle visait implicitement Netflix, et, quand Thierry l’a annoncée, il nous a explicitement désignés », explique-t-il.
« Dialogue fructueux »
Si le délégué général du Festival de Cannes assure qu’un « dialogue fructueux » se poursuit avec Netflix, le directeur des contenus de la plate-forme rappelle qu’il a « appris la nouvelle réglementation par la presse ». Pierre Lescure, le président du Festival, espère que le débat « ne pourra pas se solder par un “on ne vient plus” ». Mais, pour l’instant, l’impasse est totale, alors que Netflix accroît sans cesse ses investissements dans les longs-métrages – comme The Irishman, de Martin Scorsese, que l’on devrait voir en 2019.
Thierry Frémaux a fait valoir que d’autres acteurs de l’industrie américaine étaient présents à Cannes : des studios comme Universal, qui distribue Black Klansman, de Spike Lee (en compétition), et Un homme de parole, le documentaire que Wim Wenders a consacré au pape François ; Disney, qui dévoilera, hors compétition, Solo, nouvelle déclinaison de l’univers Star Wars ; et, parmi les étoiles montantes du secteur qui feront le voyage de Cannes, le producteur et distributeur A24 (Moonlight), qui présente Under the Silver Lake, de David Robert Mitchell.

        Lire le récit :
         

          Polémique à Cannes après la sélection de deux films financés par Netflix



Evoquant les films américains qui sortent à l’automne en vue de la campagne pour les Oscars, le délégué général a convenu que Cannes « n’est peut-être pas le lieu idéal » pour les montrer, « parce qu’il y a danger ». Il répondait à une question sur l’absence de The Brothers Sisters, le western auquel Jacques Audiard met la dernière main, qui a été cofinancé par un autre pilier du cinéma d’auteur américain, Annapurna Pictures, et n’a pas été soumis au comité de sélection du festival.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le magistrat à la Cour des comptes était seul en lice pour prendre la tête de l’AFP depuis le retrait surprise du président-directeur général sortant, Emmanuel Hoog.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Fabrice Fries élu PDG de l’Agence France-Presse

Le magistrat à la Cour des comptes était seul en lice pour prendre la tête de l’AFP depuis le retrait surprise du président-directeur général sortant, Emmanuel Hoog.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h31
    |

            François Bougon








                        



   


Après vingt-quatre heures de confusion, Fabrice Fries, magistrat à la Cour des comptes et ancien président de Publicis Consultants, a finalement été élu, jeudi 12 avril, président-directeur général (PDG) de l’Agence France-Presse (AFP) par son conseil d’administration.
L’homme de 58 ans était seul en lice pour prendre la tête de l’agence de presse depuis le retrait surprise du PDG sortant, Emmanuel Hoog, 55 ans, en poste depuis 2010. M. Fries a obtenu, lors d’un troisième tour de scrutin, la majorité qualifiée, soit 13 des 18 membres du conseil d’administration (CA). Les deux premiers tours s’étaient déroulés la veille, le CA ayant décidé de suspendre ses travaux pour une journée.
Le personnel dénonce une absence de choix
Plus tôt dans la journée, le personnel de l’AFP avait voté, lors d’une assemblée générale, pour un débrayage à partir de 13 heures et jusqu’à la fin du conseil. Une motion avait également été adoptée : elle appelait le CA à déclarer « infructueux » le processus d’élection du PDG et à désigner deux candidats.
Lors de l’AG, les représentants du personnel ont déploré la séquence de la veille, qui a vu Emmanuel Hoog retirer au dernier moment sa candidature, faute, dit-il, du soutien de l’Etat à son projet. Un retrait soudain qui a plongé l’AFP « dans une situation baroque et étrange » et qui a privé son conseil d’administration d’un « vrai choix entre deux projets », ont-ils regretté.
Jeudi matin, M. Hoog, présent aux côtés de la directrice de l’information, Michèle Léridon, était intervenu en conférence de rédaction, expliquant s’être retiré « au nom de l’intérêt général » après s’être rendu compte qu’il n’aurait pas le soutien de l’Etat. Il a également jugé que ce dernier manquait d’une doctrine « affirmée » sur le rôle de l’AFP, alors qu’elle occupe, avec ses plus de 2 400 collaborateurs, le rang de troisième agence de presse dans le monde – produisant de l’information en six langues (français, anglais, espagnol, allemand, portugais et arabe) – derrière l’américaine Associated Press (AP) et la canado-britannique Thomson Reuters.
M. Hoog s’était notamment vu reprocher par certains administrateurs d’avoir annoncé tardivement une perte de 4,8 millions, ce que l’intéressé avait justifié en évoquant une provision due à une décision de justice intervenue en décembre au moment de boucler le budget. A la suite d’un contentieux avec les syndicats, l’AFP a été condamnée en première instance à s’aligner sur les augmentations salariales du Syndicat de la presse quotidienne nationale, ce qu’elle ne faisait plus depuis 2012.
Craintes quant au projet de M. Fries
Par ailleurs, lors de l’assemblée générale, des salariés ont exprimé leurs inquiétudes à l’égard du projet de Fabrice Fries, présenté mercredi au conseil d’administration, et notamment sa proposition d’« ouvrir le dossier de la capitalisation de l’agence » quand le plan de transformation qu’il propose aura commencé à porter ses fruits, ce qui réveille les craintes d’une privatisation à terme de l’Agence. Dans un message adressé aux représentants du personnel, M. Fries a toutefois assuré que cette proposition « n’est pas pour [lui] une priorité » et que toute réforme du statut « devra veiller à respecter l’indépendance éditoriale, qui est le principal actif de l’AFP ». La priorité, a-t-il affirmé, est « le développement ». Il s’est également engagé « à la transparence totale de la rémunération du président », un « sujet sensible » à l’AFP, selon lui.
Dans un communiqué, l’intersyndicale a dit « prendre acte » de son élection et déplorer « que l’appel légitime du personnel à suspendre le processus électoral pour éviter un scrutin hâtif n’ait pas été entendu par une majorité des administrateurs ».
« Après avoir pris connaissance du projet de M. Fries et des précisions qu’il a apportées ce jeudi, l’intersyndicale le met solennellement en garde contre toute tentative de modification du statut de l’AFP qui mettrait en péril son indépendance éditoriale, technique et financière, ainsi que sa mission d’intérêt général. »

Election de Fabrice Fries à la présidence de l'#AFP : communiqué de l'intersyndicale https://t.co/5RAPXVzLSx— snj_afp (@SNJ AFP)


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Fabrice Fries, diplômé notamment de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm et de l’Ecole nationale d’administration (promotion Denis-Diderot 1984-1986), avait été le numéro deux de la branche presse professionnelle de Vivendi Universal entre 1998 et 2002.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ « Le Monde » a vu sa diffusion payée progresser de 5,6 % en 2017, grâce, notamment, à une hausse de 44 % des abonnés numériques.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

2017, une année de croissance pour le groupe Le Monde

« Le Monde » a vu sa diffusion payée progresser de 5,6 % en 2017, grâce, notamment, à une hausse de 44 % des abonnés numériques.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h55
    |

            Jérôme Fenoglio (Directeur du "Monde") et 
                                Louis Dreyfus (Président du directoire du "Monde")








                        


En ce début 2018, notre distributeur Presstalis n’a pu éviter la liquidation qu’au prix d’un effort financier conjoint de l’ensemble des éditeurs, une partie de la presse magazine française est en passe de changer de main, et les mastodontes américains du numérique bouleversent le marché publicitaire sans pour autant garantir un environnement sûr aux lecteurs et aux annonceurs. Dans ce contexte, alors que le conseil de surveillance a approuvé, jeudi 5 avril, nos comptes pour l’année 2017, il nous a semblé utile de partager avec vous les principales informations chiffrées sur notre groupe, son modèle économique, sa diffusion et ses sources de financement.
Les résultats
Les comptes 2017 confirment tout d’abord le redressement du groupe, avec un cash-flow opérationnel de + 17 millions d’euros (M€), un résultat opérationnel de + 11,4 M€ (soit 4 % du chiffre d’affaires) et un résultat net de + 7 M€. C’est une bonne performance, en progression sur les dernières années et en avance sur les objectifs budgétaires. Pour l’année 2017, la marque « Le Monde » aura représenté 55 % du chiffre d’affaires total, avec, pour ce périmètre, un premier bénéfice opérationnel depuis longtemps, grâce aux performances conjointes de ses activités numériques, de sa diffusion et de son supplément magazine.

   


Les diffusions
Nos publications ont su tirer parti en 2017 d’une année particulièrement fertile en événements, à commencer par la campagne présidentielle. Elles y sont parvenues grâce à nos investissements dans un journalisme de haute qualité, et à une stratégie numérique désormais bien en place. Le Monde aura ainsi vu sa diffusion payée progresser de + 5,6 % en 2017, grâce, notamment, à une hausse de 44 % de nos abonnés numériques. Cet essor, qui se maintient à un rythme élevé en ce début d’année, est tel que ces abonnements numériques constituent désormais la première source de diffusion du Monde, suivis par les abonnements « papier » et, enfin, par les ventes au numéro.

   


Cette croissance transforme progressivement notre modèle économique, modifie nos organisations et récompense un investissement important dans nos moyens rédactionnels (le nombre de journalistes est passé de 310 à 430 entre 2010 et 2017) et un souci constant de toujours mieux tirer parti de nos contenus exclusifs sur nos publications numériques. Cet effort nous permet de tenir nos engagements de grand média généraliste, engagé sur tous les fronts, tous les formats et toutes les temporalités de l’actualité.
Nos magazines ont conservé une structure de diffusion plus classique, essentiellement portée par le papier et notamment par les abonnements, mais affichent une rentabilité qui fortifie l’ensemble du groupe, avec une large diffusion tant pour « M le magazine du Monde » (274 000 exemplaires), que pour Télérama (523 000), La Vie (88 000) ainsi que Courrier international (180 000), qui a vu sa diffusion croître en 2017 grâce à un important développement de ses abonnements numériques (+ 31 %), supérieurs désormais à la vente au numéro. Enfin, Le Monde diplomatique connaît une progression de 3 % de ses ventes, avec également une hausse remarquable de sa diffusion numérique (+ 24 %).
La publicité
Alors que les investissements publicitaires ont tendance à privilégier Google et Facebook, les équipes de M Publicité ont réussi à maintenir les parts de marché de nos titres. Soutenus par les performances du quotidien, dont les recettes étaient en légère hausse en 2017, nos revenus publicitaires représentent toujours un quart de notre chiffre d’affaires, tout en s’inscrivant strictement dans le cadre défini par notre comité d’éthique et de déontologie et prescrit par nos chartes publicitaires. La publicité apporte ainsi sa part au modèle économique équilibré, qui est celui de notre groupe, sans remettre en cause l’indépendance de la rédaction.
Plus encore, nous avons veillé à garantir aux annonceurs et aux lecteurs une stricte séparation des formats et un environnement de lecture de meilleure qualité que celui proposé par les GAFA. Cette stratégie de montée en gamme de nos formats publicitaires s’est notamment traduite par un partenariat avec Le Figaro au sein d’une alliance baptisée « Skyline », qui a déjà séduit plus de 85 annonceurs. C’est un premier succès qui en appelle d’autres.
La diversification
Depuis plusieurs années, le groupe a entamé une politique de diversification de ses activités et de ses revenus en tenant compte de trois critères. Cette stratégie doit être fidèle aux valeurs portées par les différents titres. L’indépendance des rédactions doit être strictement protégée. Ces développements sont justifiés s’ils nous permettent d’aller à la rencontre de nouveaux publics.
Parmi les projets les plus marquants, citons en exemple ceux qui se sont déployés sur le numérique : le Huffington Post (8e site d’actualité français et 6e sur mobile), lancé il y a cinq ans, ou, depuis dix-huit mois, l’édition du Monde sur Snapchat, que suivent chaque jour plus de 900 000 jeunes.
Parmi les axes de diversification : l’organisation de grandes conférences ou d’événements
Autre axe de diversification : l’organisation de grandes conférences ou d’événements. Le groupe a ainsi créé au fil des dernières années une série de rencontres, à Paris, en régions mais aussi à l’étranger, tels que Le Monde Festival, O21 (S’orienter au XXIe siècle), Télérama Dialogue, Festival cinéma Télérama enfants et adultes, Le Monde/Smart Cities ou le Club de l’économie du Monde, qui rassemblent un nombre croissant de participants et de partenaires. En plus de ces manifestations, le groupe Le Monde est devenu tout récemment opérateur du Festival international de journalisme, qui se déroulera du 13 au 15 juillet à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne).
Enfin, depuis trois ans, Le Monde développe une couverture très large de l’actualité du continent africain avec la chaîne du « Monde Afrique » sur notre site et, là encore, des rencontres organisées et animées par la rédaction. En 2017, « Le Monde Afrique » revendiquait plus de 7 millions de visiteurs uniques mensuels et continuait à être un de nos vecteurs de développement auprès des audiences francophones.
Les financements
Lors de cette dernière année, le groupe Le Monde a largement assaini son bilan, qui affiche désormais des capitaux propres positifs. Il a été renforcé par une augmentation de capital à laquelle ont souscrit nos actionnaires pour un montant de 30 M€, par le biais d’une conversion d’une grande partie des avances en compte courant, et doté d’un nouvel emprunt long terme auprès d’un pool bancaire désormais élargi à trois banques, qui succède à celui négocié sept ans plus tôt, au moment du rachat.
Certes marginales, d’autres sources de financement existent. Trois sont à distinguer. Les subventions publiques directes : pour l’année 2017, elles s’élevaient à 2,7 M€ pour l’ensemble du groupe ; les financements par des fondations sur des projets précis, notamment en direction de l’Afrique, pour environ 750 000 euros ; et, enfin, des financements avec des dispositifs de mécénat réservés aux médias par Facebook et Google sur des projets ponctuels, pour un montant total largement inférieur à 1 % de nos revenus. Au sein du directoire, nous restons vigilants à ce que ces financements alternatifs, utiles car contribuant à consolider notre redressement, ne puissent jamais infléchir notre stratégie ou éroder l’indépendance de nos contenus. Dans ce domaine, comme dans de nombreux autres, nous nous appuyons sur les discussions et les avis rendus au sein de notre comité d’éthique et de déontologie, qui vient d’être élargi à des représentants de tout le groupe.
La trésorerie
Le cash-flow opérationnel (ebitda) dégagé par le groupe en 2017 a atteint 17 M€ et a été consacré à nos investissements (4,5 M€), mais surtout à l’apurement de la dette sociale liée à la fermeture de notre imprimerie (10 M€/an) et, enfin, au remboursement de crédits liés au rachat de participations minoritaires dans certains actifs stratégiques (Lemonde.fr et M Publicité). Mais nous avons aussi réussi à réduire de manière notable notre encours fournisseurs, et cela restera encore pour nous une priorité pour 2018. L’apurement définitif de notre dette sociale relative à l’imprimerie à l’horizon 2020 et celui des crédits liés aux différents rachats nous donneront bientôt de nouvelles ressources pour réinvestir et éviter toute nouvelle tension de trésorerie.

   


L’équilibre hommes-femmes
Dans un groupe qui compte désormais près de 1 500 salariés, nous continuons d’œuvrer pour que la parité entre les hommes et les femmes se reflète dans les salaires comme dans les postes occupés. Fin 2017, après les dernières augmentations salariales, l’écart de salaire moyen entre hommes et femmes au Monde est passé d’un peu moins de 4 % à environ 2 %. Aujourd’hui, 46 femmes pour 49 hommes occupent des fonctions d’encadrement, dont 15 femmes et 15 hommes à la direction de la rédaction et dans les postes de rédacteur en chef.
La crise de la presse écrite n’est pas une fatalité. Et la défiance entre les citoyens et les journalistes n’est pas générale
Ces bons résultats du groupe Le Monde en 2017, tels qu’ils apparaissent dans ce bilan, contredisent deux des idées reçues qui circulent sur la situation de l’information en France. La crise de la presse écrite n’est pas une fatalité : la très nette hausse de la diffusion payée du Monde en France, tout au long de l’année dernière, démontre que l’essor du numérique, loin de nous affaiblir, offre des moyens variés de nous adresser à des nouveaux lecteurs et de convaincre un nombre croissant d’entre eux de s’abonner. La défiance entre les citoyens et les journalistes n’est pas générale. Les lecteurs des publications du groupe Le Monde sont de plus en plus nombreux à faire confiance à nos informations, produites de manière non partisane et indépendante par des rédactions protégées de toute pression des pouvoirs politiques et économiques à la fois par notre gouvernance, des dispositifs désormais statutaires, une exigence quotidienne et une histoire de plus de soixante-dix ans.
Nous vous remercions pour cette confiance qui nous porte et nous oblige.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Alors que les oppositions se multiplient, le président de la République répondra à 13 heures aux questions de M. Pernaut, en direct depuis une école de l’Orne.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/04/2018
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Emmanuel Macron sur TF1 pour convaincre retraités, ruraux et classes populaires

Alors que les oppositions se multiplient, le président de la République répondra à 13 heures aux questions de M. Pernaut, en direct depuis une école de l’Orne.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 06h20
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 15h05
    |

            Cédric Pietralunga








                        



   


Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron n’avait accordé que deux entretiens télévisés : aux journalistes Anne-Claire Coudray, Gilles Bouleau et David Pujadas sur TF1 et LCI le 15 octobre 2017 ; à Laurent Delahousse le 17 décembre sur France 2. Une « parole rare » assumée par l’Elysée, destinée à rompre avec la « présidence bavarde » de François Hollande et à mettre en scène la vision de la « verticalité du pouvoir » du nouveau chef de l’Etat.
Mais alors que M. Macron s’apprête à fêter le premier anniversaire de son élection, le 7 mai, changement de pied : le président répondra, jeudi 12 avril, aux questions de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1 et LCI, puis à celles de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, dimanche 15 avril, sur BFM-TV, RMC et le site Mediapart. Deux rendez-vous destinés à reprendre la main, alors que les oppositions se multiplient (retraités, cheminots, personnels soignants, étudiants, etc.) et que l’exécutif souffre dans les sondages.
Pour le premier round, le chef de l’Etat a choisi de s’adresser d’abord aux retraités, aux ruraux, aux classes populaires, publics fidèles du journal de 13 heures de TF1. Un choix a priori judicieux : chaque jour de la semaine, M. Pernaut réunit plus de 5 millions de téléspectateurs, soit parfois plus que le 20 heures de France 2 ou même de TF1.
Dans l’école du village de Berd’huis
L’entretien avec le présentateur, prévu pour durer une heure, sera réalisé en direct de la classe de CE2 de l’école maternelle et élémentaire de Berd’huis, dans l’Orne.
Ce petit village normand d’un peu plus de 1 100 habitants, situé dans le parc naturel régional du Perche, n’a pas été choisi par hasard : Marine Le Pen y est arrivée en tête lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, avec 30,4 % des voix. M. Macron n’y avait, lui, obtenu que 20 % des suffrages, derrière François Fillon (21,9 %). « On n’est clairement pas en terre macroniste », explique-t-on à TF1, où l’on assure que c’est M. Pernaut qui a eu l’idée de réaliser l’entretien dans une école de campagne.
« Si nous avons choisi Berd’huis, c’est aussi parce qu’il s’agit d’une commune très représentative de ce que vivent les territoires ruraux : elle fait de gros efforts pour maintenir ses services publics, même si elle a perdu son bureau de poste en 2017, elle se bat pour garder ses commerces de proximité… », détaille Philippe Morand, rédacteur en chef adjoint du service politique de TF1. Le chef de l’Etat a d’ailleurs prévu de rencontrer les élus locaux après son entretien, ainsi que les enseignants et les élèves de l’école, qui restera ouverte pendant la durée de l’interview. « On entendra certainement les enfants dans la cour et peut-être même la sonnerie à 13 h 30 », détaille-t-on à TF1.
Un dispositif technique calibré
Pour réaliser le premier entretien d’un président de la République dans un journal de 13 heures – en tout cas depuis celui de Patrick Chêne avec Jacques Chirac sur France 2 en 1995 –, la chaîne du groupe Bouygues a investi les lieux dès mercredi après-midi, après la fin des cours. « Nous aurons soixante personnes sur place, c’est une grosse production », détaille M. Morand.
Lors de l’interview, MM. Macron et Pernaut seront assis sur deux fauteuils transparents et filmés par six caméras disposées dans la classe. Un drone survolera l’école et retransmettra des images de la cour occupée par les enfants ou de la campagne environnante.
L’entretien sera entrecoupé de reportages réalisés par la chaîne dans différents endroits de France. Y seront abordés les questions de la réduction à 80 km/h de la vitesse sur les routes, de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités, des fermetures de classes à la campagne, de la fracture rurale… « L’entretien sera lancé par un reportage sur l’image du président auprès des Français, qui a été tourné sur un marché dans [la région] des Hauts-de-France », explique M. Morand.
L’enjeu : reconquérir la campagne
Depuis le début de son quinquennat, M. Macron est attaqué par ses adversaires sur sa supposée méconnaissance de la ruralité. A les entendre, il serait « le président des villes ». « Il a la haine de la province », l’accuse même le patron des Républicains (LR) Laurent Wauquiez. Faux, rétorque-t-on à l’Elysée, où on rappelle que le chef de l’Etat est « un enfant de la province », né à Amiens et dont les racines familiales s’ancrent dans les Pyrénées.
Seule certitude, M. Macron a été élu par les villes davantage que par les campagnes. Selon l’Institut français d’opinion publique (IFOP), 58 % des habitants des zones rurales avaient voté pour lui au second tour, contre 65 % des habitants de zones urbaines de province et 79 % des habitants de l’agglomération parisienne. Les ruraux n’ont représenté que 22,3 % de ses électeurs au second tour.
Surtout, M. Macron a parfois donné le sentiment, depuis son élection, de ne pas considérer les habitants des zones rurales, de leur préférer « les premiers de cordée » et les « Français qui vont bien », ceux qui habitent dans les grandes villes. Dans un sondage Odoxa publié avant le Salon de l’agriculture de Paris, en février, 69 % des Français interrogés jugeaient le président de la République « plutôt éloigné » des préoccupations de la France des campagnes.
« La ruralité est une chance », avait pourtant lancé M. Macron durant la campagne présidentielle, lors d’une tournée qui l’avait emmené, en février 2017, de Souillac (Lot) à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) en passant par Saint-Priest-Taurion (Haute-Vienne). « Paysan, j’aime ce mot », avait-il même ajouté, non sans une once de démagogie. A lui d’en convaincre les téléspectateurs de TF1.



                            


                        

                        


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Netflix boude le Festival de Cannes par crainte d’un « manque de respect »

Les films sans distribution en salles en France sont exclus de la compétition. La plateforme refuse de projeter ses productions qui ne concourraient pas.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 02h47
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 09h13
   





                        



   


Le directeur des contenus de Netflix, Ted Sarandos, a annoncé, mercredi 11 avril, que la plateforme de vidéo à la demande serait absente cette année du Festival de Cannes, dont la sélection sera connue jeudi. La manifestation a mis en place une nouvelle règle interdisant à tout film sans distribution en salles en France d’être en compétition.
Netflix avait fait scandale en 2017. Deux de ses films figuraient en sélection officielle à Cannes, mais la plateforme avait refusé de diffuser en salles Okja, pour pouvoir le fournir sans délai à ses abonnés. L’autre long-métrage en compétition était The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach.
« Nous voulons être sur un plan d’égalité avec les autres cinéastes », a relevé M. Sarandos dans un entretien au magazine spécialisé Variety, mercredi. Il estime par ailleurs que projeter des films hors compétition ferait courir à ces derniers, ainsi qu’aux cinéastes produits par Netflix, le risque de subir un « manque de respect (…) Je ne pense pas que ce serait bien pour nous d’y aller ».

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Le nouveau poids lourd de l’audiovisuel mondial a dit être ouvert à une sortie de ses films dans les salles françaises mais sans garantir une fenêtre de trente-six mois après la sortie avant qu’ils fussent disponibles en streaming.
Chronologie obsolète
La réglementation française prévoit pour un film une sortie au cinéma, puis, quatre mois après, une distribution en DVD ou en vidéo à la demande à l’acte et, au bout de dix mois, une diffusion à la télévision. Il ne peut être diffusé sur une plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) que trente-six mois après sa sortie.
Cette chronologie est considérée en grande partie comme obsolète avec l’essor du piratage et des plateformes de SVOD comme les américains Netflix et Amazon.
Un rapport commandé par le gouvernement pour moderniser ce système proposait en mars de ramener de quatre à trois mois la période d’exclusivité dont disposent les cinémas pour diffuser la plupart des films.
La disponibilité sur les plateformes de vidéo par abonnement serait avancée à quinze mois après la sortie en salles, mais uniquement pour celles dites « vertueuses », c’est-à-dire qui respecteraient une série d’engagements assez stricts en termes de financement de la création française. Des conditions que Netflix et Amazon notamment sont loin de remplir. Les plateformes non vertueuses verraient leur période de diffusion commencer à vingt-sept mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le PDG de l’Agence France-Presse a invoqué mercredi l’absence de soutien de l’Etat.
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AFP : Emmanuel Hoog retire sa candidature pour un troisième mandat

Le PDG de l’Agence France-Presse a invoqué mercredi l’absence de soutien de l’Etat.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 20h53
    |

            François Bougon








                        


Coup de théâtre place de la Bourse, siège de l’Agence France-Presse (AFP), la troisième agence de presse mondiale. Mercredi 11 avril, son président-directeur général, Emmanuel Hoog, en lice pour un nouveau mandat, a annoncé, à la surprise générale, le retrait de sa candidature, invoquant une absence de soutien de l’Etat. Selon nos informations, M. Hoog s’était entretenu le matin par téléphone avec la ministre de la culture, Françoise Nyssen.
M. Hoog, 55 ans, qui dirigeait l’agence de presse depuis 2010, a fait part de cette décision inattendue dans une lettre adressée aux membres du conseil d’administration (CA) qui devaient l’auditionner : « Jusqu’à ces dernières heures, j’ai cherché à avoir un soutien clair, précis et engagé de la part de la majorité des administrateurs. Aujourd’hui je n’ai pu obtenir cette réponse du premier soutien de l’AFP », écrit-il, avant de mettre en avant son bilan – « C’est sous ma présidence que l’AFP a connu le meilleur chiffre d’affaires de son histoire. » Il juge également que, « pour transformer l’agence, il faut aller plus loin dans son effort de productivité, plus loin dans l’innovation, plus loin dans sa combativité commerciale ».
Un autre candidat
La position de M. Hoog, qui jugeait les besoins de financement de l’AFP à 60 millions d’euros et avait énormément développé l’activité vidéo de l’agence, avait été fragilisée par l’annonce d’une perte de 4,8 millions d’euros en 2017, après 5 millions en 2016. Mardi, lors d’un conseil d’administration qui devait valider les comptes de l’AFP, la présidente de la commission financière de l’agence avait dressé un bilan critique. L’Etat avait annoncé avoir versé en janvier la moitié de sa contribution annuelle.
Un autre candidat lui est opposé, Fabrice Fries, ancien dirigeant de Publicis Consultants. Cependant, ce dernier n’a pas pu obtenir les 13 voix nécessaires, sur les 18 membres, lors des deux premiers tours après avoir été auditionné par les membres du CA. « A la demande des membres du Conseil représentant les salariés, le Conseil a à l’unanimité accepté de suspendre ses travaux pour les reprendre jeudi 12 avril à 14 heures », a indiqué un communiqué du CA de l’AFP. Une assemblée générale pour informer les salariés est prévue jeudi à 11 heures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Les deux reporters sont accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingya. Ils risquent quatorze ans de prison.
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Birmanie : la justice maintient les poursuites contre des journalistes de Reuters

Les deux reporters sont accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingya. Ils risquent quatorze ans de prison.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 07h14
   





                        



   


En dépit des pressions internationales, la justice birmane a maintenu mercredi 11 avril les poursuites contre deux journalistes de l’agence de presse britannique Reuters. Ils sont accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingyas.
« Le tribunal a décidé de rejeter la demande de la défense de relâcher les prévenus, a annoncé le juge Ye Lwin, devant une salle d’audience pleine de diplomates et journalistes. Après avoir entendu les témoins [à charge], le tribunal ne trouve pas leurs témoignages dépourvus de fondement. »

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Quatorze ans de prison encourus
Les autorités reprochent à Wa Lone, qui a eu 32 ans mercredi, et Kyaw Soe Oo, 27 ans, la détention de documents relatifs aux opérations des forces de sécurité dans l’ouest du pays. Dans l’Etat de Rakhine, l’armée birmane est accusée d’épuration ethnique contre les Rohingyas, une minorité musulmane du pays.

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Maintenus en détention, ils risquent quatorze ans de prison. L’avocate Amal Clooney, épouse de l’acteur américain George Clooney, a rejoint la défense des deux journalistes birmans. Mais elle n’était pas à l’audience mercredi. Les débats doivent reprendre le 20 avril, avec la suite des auditions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ La Commission européenne a mèné une série d’opération similaire dans plusieurs pays de l’Union sur des soupçons d’atteinte à la libre concurrence.
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Fox dit « coopérer » avec l’UE après une inspection inopinée dans ses locaux londoniens

La Commission européenne a mèné une série d’opération similaire dans plusieurs pays de l’Union sur des soupçons d’atteinte à la libre concurrence.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 06h27
   





                        



   


Fox va coopérer avec l’Union européenne (UE). C’est du moins ce que la chaîne de télévision américaine a déclaré, mardi 10 avril, après une inspection inopinée des instances de l’UE dans ses bureaux londoniens sur des soupçons d’atteinte à la libre concurrence. Les locaux de Fox Networks Group (FNG), situés dans le quartier de Hammersmith ont été fouillés par des inspecteurs de la Commission européenne (CE).
La CE a fait savoir qu’elle avait mené des mesures similaires dans plusieurs pays de l’Union auprès de sociétés traitant des droits relatifs aux événements sportifs et de leur diffusion : « La Commission redoute que les sociétés aient violé les règles antitrust de l’UE qui interdisent les cartels et les pratiques commerciales restrictives. »
« Les inspections inopinées sont une étape préliminaire dans les pratiques anticoncurrentielles présumées », a ajouté l’instance européenne, précisant que celles-ci ne signifiaient pas que les entreprises visées étaient coupables d’enfreindre les règles en vigueur. L’UE n’a pas mentionné quels pays et compagnies étaient concernés, ni précisé la nature exacte de l’enquête.
Droits de diffusion de la Premier League
Les inspecteurs auraient saisi des documents et des données informatiques dans les locaux de FNG et vont y revenir mercredi et probablement jeudi, a rapporté le journal The Daily Telegraph.
Le groupe Fox de la famille Murdoch est aux prises avec l’autorité de la concurrence du Royaume-Uni quant au projet d’achat de 61 % d’actions supplémentaires du géant britannique de télévision Sky.

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L’offre de Fox n’est « pas dans l’intérêt du public », a estimé cette instance, qui s’inquiète pour la « pluralité des médias », alors que la famille Murdoch possède déjà The Times et The Sun, deux quotidiens britanniques à grand tirage. L’autorité doit rendre son avis définitif d’ici au 1er mai.
Outre la chaîne d’information en continu Sky News, Sky est très présent dans le sport et vient de garder la main sur la plus grande partie des droits de diffusion de la Premier League – le championnat d’Angleterre de football – au Royaume-Uni.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Faut-il sauver Marx, préserver sa critique acérée du capitalisme, ou le ver du totalitarisme est-il déjà dans l’œuvre, comme le pensait Jaurès ? Cette réédition du hors-série « Karl Marx » rouvre le dossier du philosophe allemand à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.
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édition abonné


Marx respire encore

Faut-il sauver Marx, préserver sa critique acérée du capitalisme, ou le ver du totalitarisme est-il déjà dans l’œuvre, comme le pensait Jaurès ? Cette réédition du hors-série « Karl Marx » rouvre le dossier du philosophe allemand à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 15h05
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Il y a le mythe, l’espoir, le stalinisme, un siècle de puissance, l’effondrement de l’Est, la Chine qui se dit toujours communiste… Et il y a Karl Marx (1818-1883). Le jeune révolutionnaire, qu’a filmé le cinéaste Raoul Peck – interviewé dans ce numéro spécial –, le grand débatteur de la Ire Internationale, l’auteur d’un monument, Le Capital, l’homme : le personnage principal de ce hors-série du Monde, celui qui s’acharne à comprendre pourquoi la vie des ouvriers leur est volée par un capitalisme brutal, qui colonise la planète, l’industrialise sans répit.
A la fois sociologue, historien, reporter, économiste, mathématicien, Marx veut expliquer ce bouleversement sans précédent, comprendre les nouvelles lois de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Quand il meurt, épuisé, en 1883, Karl Marx, coauteur du Manifeste du parti communiste (1848), fondateur de la Ire Internationale, ne sait pas ce qu’il a déclenché. Dans les années 1900, la IIe Internationale fédère le mouvement ouvrier. Après la révolution russe de 1917, un immense espoir d’émancipation se lève. En trois décennies, la moitié du monde bascule dans le communisme. Puis dans le stalinisme. Que s’est-il passé ?
Nous présentons les textes essentiels de Marx, des réflexions d’auteurs célèbres et de chercheurs qui cherchent à comprendre. Michel Foucault, dans un entretien publié pour la première fois, explique comment Marx fut le premier à penser le pouvoir politique comme un rapport de force entre classes sociales et intérêts économiques divergents.
« Ecologiste conservationniste » avant l’heure
Le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval expliquent qu’il faut « relire Marx aujourd’hui pour faire apparaître cette tension qui le conduisait à des analyses et à des découvertes remarquables, mais lui imposait aussi des issues illusoires ». Louis Althusser, une des figures du structuralisme des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Le patron de Vivendi quitte les instances dirigeantes de Canal+ et laisse aux équipes en place le soin de continuer le redressement de la filiale de télévision payante.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/04/2018
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Vincent Bolloré quitte la présidence du conseil de surveillance de Canal+

Le patron de Vivendi quitte les instances dirigeantes de Canal+ et laisse aux équipes en place le soin de continuer le redressement de la filiale de télévision payante.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 11h12
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Le changement est plus symbolique qu’opérationnel. Mais il a son importance, dans l’histoire écrite entre un patron aux méthodes musclées et une entreprise à l’image sensible : Vincent Bolloré quitte la présidence du conseil de surveillance de Canal+, a annoncé le groupe, mardi 10 avril.
Après avoir pris, en juin 2014, la tête du conseil de surveillance de Vivendi – suite à la revente à Canal+, deux ans plus tôt, de ses chaînes de télévision D8 et D17 –, le principal actionnaire avait, en septembre 2015, tenu à prendre les rênes de sa prestigieuse filiale Canal+, où il avait bousculé tous les programmes en clair et évincé les dirigeants en place depuis des années, Rodolphe Belmer et Bertrand Méheut.
M. Bolloré est remplacé à la présidence du conseil de surveillance de Canal+ par Jean-Christophe Thiery, l’un de ses proches, qui a effectué l’ensemble de sa carrière dans les médias du groupe Bolloré. Maxime Saada, précédemment directeur général, devient président du directoire de Canal+, en remplacement de M. Thiery. Il sera chargé de la direction opérationnelle de l’ensemble des activités du groupe.
« Il voulait prendre un peu le large »
« Vincent Bolloré nous a dit qu’il pensait que nous étions, à Canal+, sur la bonne voie et qu’il pouvait prendre un peu le large », explique au Monde M. Saada. « Nous ne sommes pas au bout du redressement de Canal+ en France. La route est longue. Mais, depuis septembre 2017, nous voyons une tendance très positive sur le nombre d’abonnés, avec un mois de mars exceptionnel. Nous avons retrouvé de la croissance. Et notre activité internationale va, elle, toujours très bien », ajoute le nouveau président du directoire.
« Vincent Bolloré n’a pas en soi vocation à diriger une filiale de filiale de son groupe », juge Charles Bedouelle, analyste chez Exane BNP Paris.
Pour tenter d’enrayer l’hémorragie des abonnés en France et affronter la concurrence de nouveaux acteurs, tels que Netflix, pour le cinéma et les séries, ou BeIN Sports, pour le sport, Canal+ nouvelle formule a transformé ses offres en les assouplissant : il a mis fin à l’abonnement unique à 40 euros. Des accords de distribution ont également été noués avec les fournisseurs d’accès à Internet.

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Si le chiffre d’affaires s’est stabilisé en 2017, à 5,25 milliards d’euros (+ 0,3 % sur l’année), le nombre d’abonnés directs dans l’Hexagone a continué à baisser : 300 000 en moins, pour un total de 4,95 millions. Certes, ce recul est compensé par ceux qui ont souscrit une offre auprès d’opérateurs comme Free et Orange (+ 189 000, à 3,1 millions d’abonnés fin 2017), mais ces derniers sont moins rentables. C’est à l’étranger que le groupe enregistre ses plus fortes progressions, en particulier en Afrique avec une croissance de 693 000 abonnés. Le redressement reste donc à confirmer, d’autant plus qu’à l’automne les abonnés ne verront plus les matchs de la Ligue des champions de football, dont les droits sont désormais détenus par SFR (Altice).
« Fin de l’acte 1 »
Le retrait de Vincent Bolloré « marque la fin de l’acte 1, le redressement du groupe Canal+ en France, qu’il estime désormais bien engagé », juge Charles Bedouelle, analyste chez Exane BNP Paris. « Canal+ était, dans l’esprit de Vincent Bolloré, l’enfant malade de Vivendi, il avait fait de son redressement un combat personnel. Mais il n’a pas en soi vocation à diriger une filiale de filiale de son groupe », souligne-t-il.

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Une source syndicale relativise la portée réelle de ce départ : « Il reste quand même le premier actionnaire de Vivendi. Ça ne change pas grand-chose. Jean-Christophe Thiery et Maxime Saada ont tous les deux appliqué à la lettre la politique de Bolloré. » A l’avenir, il n’y a pas de raison de prévoir d’inflexion stratégique, d’autant que M. Bolloré restera membre du conseil de surveillance de Canal+.
Vincent Bolloré ne s’éloigne-t-il pas, aussi, car il a désormais d’autres urgences à gérer, particulièrement en Italie, où sa position dans Telecom Italia (TIM) est vivement contestée ? « C’est sûr que cela doit jouer un rôle, reconnaît M. Saada. Depuis 2015, Canal+ a fait l’objet de beaucoup d’attention, celle-ci se focalise aujourd’hui un peu ailleurs. » Après la longue bataille judiciaire qui a fait échouer le projet d’alliance avec Mediaset, le groupe de médias de la famille Berlusconi, Vivendi voit son contrôle sur l’opérateur italien remis en cause par le fonds d’investissement activiste Elliott. Ce nouveau front sera un des sujets chauds de l’assemblée générale de Vivendi du 19 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Le hedge fund veut contrer le français, premier actionnaire de l’opérateur, à l’Assemblée générale du 24 avril.
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Telecom Italia : le fonds activiste Elliott accroît la pression sur Vivendi

Le hedge fund veut contrer le français, premier actionnaire de l’opérateur, à l’Assemblée générale du 24 avril.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 10h58
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Entre Vivendi et Elliott, le conflit se durcit. Le groupe de médias et le fonds activiste s’affrontent depuis le 6 mars, date où le hedge fund a révélé avoir pris 5 % du capital de Telecom Italia, qui compte comme premier actionnaire Vivendi, détenteur de 24 % des parts. Le fonds reproche au groupe de médias la chute du cours de 36 % depuis qu’il est entré au conseil, en décembre 2015.

Lundi 9 avril, Elliott a révélé détenir quasiment 9 % du capital de l’opérateur transalpin, avec une option lui permettant de monter à 13,73 %. Il espère faire entrer au conseil, le 24 avril, lors de l’assemblée générale des actionnaires, 6 administrateurs indépendants, afin de réduire le poids des représentants de Vivendi et d’écarter le président exécutif, Arnaud de Puyfontaine, allié de Vincent Bolloré.
En face, le conseil d’administration de Telecom Italia, qui s’est réuni lundi, a annoncé vouloir mener une action en justice afin de bloquer l’arrivée d’Elliott dans la gouvernance. Le 22 mars, tous les administrateurs de Vivendi avaient démissionné. Objectif de la manœuvre : repousser au 4 mai l’assemblée générale et renouveler entièrement la gouvernance de l’entreprise. Dans l’esprit de Vincent Bolloré, il s’agissait de pousser Elliott à présenter un « véritable projet industriel » et une équipe de gestion, et pas seulement des administrateurs indépendants.
Vivendi gomme la coloration française du conseil
Mais les auditeurs de Telecom Italia ont validé la demande du hedge fund et, répondant à des critiques formulées par l’opérateur italien, ont répété lundi qu’ils étaient prêts à aller devant n’importe quelle juridiction pour justifier la légitimité de leur décision. L’assemblée générale du 24 avril aura lieu, même si une inconnue demeure sur la suite juridique du conflit.
Pour séduire les actionnaires, Vivendi a publié la semaine dernière une liste de nouveaux administrateurs gommant la coloration très française de l’actuel conseil,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Face à la baisse des ventes et à un modèle numérique qui s’essouffle, les news magazines sont contraints de revoir leur stratégie.
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« L’Express », « L’Obs », « Marianne », « Valeurs Actuelles »... Les « hebdos » à la peine pour se relancer

Face à la baisse des ventes et à un modèle numérique qui s’essouffle, les news magazines sont contraints de revoir leur stratégie.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 15h00
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’Express tente de rattraper son retard. Touché par la crise des news magazines à la française, l’hebdomadaire fondé en 1953 se lance dans une révolution interne destinée à recruter des abonnés numériques, qui ne sont que plus de 3 000, loin des 24 500 du Point et des 7 600 de L’Obs. Le journal fusionne ses rédactions papier et Web. Et abandonne, sur son site Internet, la logique d’une information en continu exhaustive, au profit de contenus originaux (reportages, enquêtes…), avec, depuis le 5 avril, une offre d’abonnement d’une dizaine d’euros par mois, comprenant deux éditions par jour, à 8 heures et à 18 heures.
Car l’hebdomadaire doit non seulement faire face à une baisse des ventes de son magazine papier – la diffusion « payée France » est passée de plus de 400 000 exemplaires à près de 290 000 entre 2014 et 2017 –, mais également à un modèle numérique qui s’essouffle. Les revenus de la publicité tirés de son site, une quinzaine de millions d’euros par an, stagnent, les annonceurs préférant Google ou Facebook.

D’où la décision de ne plus tenter de se mesurer en audience – avec une équipe de newsmagazine, soit une grosse centaine de personnes – à des concurrents comme Le Figaro ou Le Monde. « C’est une course qu’on ne peut plus mener, explique Guillaume Dubois, directeur général du groupe Express et directeur de la rédaction de l’hebdomadaire. Nous devons revenir au modèle classique de l’abonnement, mais adapté au support d’aujourd’hui, qui est le téléphone. » Un système de « paywall à compteur » a été mis en place : les lecteurs peuvent consulter le site ou l’application gratuitement, mais pour un nombre limité de contenus.
Esprit de rénovation
L’Express, qui « perd un peu d’argent » ne joue certes pas « sa survie à court terme, car [ils ont] un actionnaire solide avec SFR », affirme M. Dubois, en référence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Le directeur général délégué de SFR est proche de Patrick Drahi, le patron d’Altice, la maison mère de l’opérateur télécoms, chez qui il est entré en 2002. Cet autodidacte est aujourd’hui à la tête de la première fortune du Portugal.
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Armando Pereira, le secret numéro deux d’Altice

Le directeur général délégué de SFR est proche de Patrick Drahi, le patron d’Altice, la maison mère de l’opérateur télécoms, chez qui il est entré en 2002. Cet autodidacte est aujourd’hui à la tête de la première fortune du Portugal.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 20h09
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Ce 20 mars, sur le site de Quadrans, nouveau siège de SFR à Paris, cinq hommes, costume gris, chemise blanche, font leur première sortie publique. Les nouveaux dirigeants de l’opérateur viennent s’expliquer devant la presse depuis la chute vertigineuse du cours de Bourse de la maison mère Altice en novembre 2017 et la décision prise par l’actionnaire majoritaire Patrick Drahi de remanier le management. En trois ans, la marque au carré rouge et blanc a perdu 2 millions de clients. L’heure est au mea culpa.
Chef d’orchestre de la bande, Alain Weill donne le ton. « Un chantier a trop tardé à être lancé, celui du client », martèle le nouveau PDG de l’opérateur télécoms. A ses côtés, Grégory Rabuel, patron du grand public, François Vauthier, le directeur financier, Damien Bernet, aux médias et Arthur Dreyfuss, le secrétaire général. Un personnage central manque à l’appel : Armando Pereira. Le nouveau directeur général délégué de SFR s’est une nouvelle fois fait porter pâle. « Il n’aime pas se montrer », l’excuse Alain Weill. Pour ce portrait, il n’a pas accepté de nous rencontrer.
Vieux compagnon de route de Patrick Drahi, Armando Pereira, qui n’apparaît pas dans les documents officiels de l’entreprise, détiendrait 5 % d’Altice, selon Challenges. Depuis qu’ils ont fait connaissance dans un café du Drugstore Publicis, sur les Champs Elysées, en 1991, les deux hommes ont scellé leurs destins. Armando Pereira est devenu le sous-traitant de Patrick Drahi, qui débutait son aventure dans le câble. En 2002, il le rejoint chez Altice. « Patrick Drahi m’a dit un jour qu’il voyait Armando comme un frère de sang », se souvient un ancien collaborateur.

L’autodidacte a débuté comme installateur télécoms
Le duo s’est réparti les tâches. Patrick Drahi s’occupe de finances et de marketing ; Armando Pereira pilote la technique et les coûts. L’autodidacte a débuté comme installateur télécoms. Très vite, il a dirigé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Après le journal télévisé de TF1 jeudi, le président répondra aux questions des journalistes de RMC, BFM-TV et Mediapart dimanche.
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Emmanuel Macron sera l’invité de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel dimanche

Après le journal télévisé de TF1 jeudi, le président répondra aux questions des journalistes de RMC, BFM-TV et Mediapart dimanche.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 12h19
    |

            Cédric Pietralunga








                        


Emmanuel Macron descend dans l’arène. Non content de participer au journal télévisé (JT) de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, jeudi, le chef de l’Etat répondra aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel lors d’une émission exceptionnelle dimanche 15 avril, retransmise à 20 h 35 à la fois sur BFM-TV, RMC et le site Mediapart, a-t-on appris de différentes sources.
« Ce sera deux heures de face-à-face du président avec deux journalistes d’expérience », s’enthousiasme Hervé Béroud, le directeur de la rédaction de BFM-TV, qui était en concurrence avec la plupart des médias audiovisuels pour réaliser cette émission.
A la différence du 13 heures de TF1, retransmis depuis la petite ville normande de Berd’huis (Orne) et où le chef de l’Etat devrait essentiellement aborder les conflits sociaux (SNCF, Ehpad, etc.) et les questions liés à la ruralité, cette émission reviendra sur la première année du mandat d’Emmanuel Macron. « Toutes les questions seront abordées, sans exclusive », assure M. Béroud.
Selon nos informations, M. Macron avait prévu dès l’origine de faire un journal télévisé puis une émission anniversaire, afin de toucher le maximum de Français.

        Lire aussi :
         

                Sur TF1, Emmanuel Macron joue la pédagogie et se refuse à l’autocritique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ La filiale du géant Vivendi a lancé ces dernières années une véritable offensive dans les pays africains de langue française avec pour ambition de satisfaire tous les goûts et tous les portefeuilles avec la volonté d’investir dans les talents du continent.
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Canal+ à l’assaut de l’Afrique francophone

La filiale du géant Vivendi a lancé ces dernières années une véritable offensive dans les pays africains de langue française avec pour ambition de satisfaire tous les goûts et tous les portefeuilles avec la volonté d’investir dans les talents du continent.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 09h48
    |

                            Haby Niakaté (Abidjan, correspondance)








                        



                                


                            
Canal+, en panne de croissance en France, a fait de l’Afrique subsaharienne francophone, où elle compte aujourd’hui 3,5 millions d’abonnés, une priorité. La filiale du géant Vivendi lorgne, comme de nombreuses multinationales, sur la nouvelle classe moyenne d’un continent où les taux de croissance font rêver : 8,3 % prévus au Ghana en 2018 par la Banque mondiale, 7,2 % en Côte d’Ivoire ou encore 6,9 % au Sénégal.
Mais le concept même de classe moyenne est flou et très différent d’un pays à l’autre. Pour séduire cet ensemble mouvant, l’entreprise française a lancé ces dernières années une véritable offensive dans les pays africains francophones : création, en 2014, d’une chaîne de divertissement panafricaine, A+ ; rachat, la même année, du groupe Thema et de ses chaînes thématiques très appréciées sur le continent, telles que Nollywood TV, Novelas TV, et Gospel Music TV ; partenariat, en 2015, avec le distributeur et producteur nigérian Iroko ; lancement, en 2017, d’une chaîne consarée au sport en Afrique, A+ Sport…

Cet élargissement et cette « africanisation » tous azimuts de l’offre de contenus se sont accompagnés d’une baisse progressive des prix des décodeurs et des abonnements. Objectif : satisfaire tous les goûts et tous les portefeuilles. « A+, par exemple, est accessible dès l’abonnement d’entrée de gamme, à 5 000 FCFA [environ 7,50 euros] par mois, explique Damiano Malchiodi, qui dirige la chaîne à Abidjan. C’est une chaîne populaire, qui vise un public familial et qui est diffusée aujourd’hui dans une vingtaine de pays sur le continent. »
Le virage de la coproduction locale de contenus
Si la chaîne a commencé par acheter de nombreuses séries en Afrique anglophone ou aux Etats-Unis, tout en africanisant des émissions occidentales (le concours de cuisine « Star Chef », le télécrochet « Island Africa Talent »…), elle a très rapidement pris le virage de la coproduction locale de contenus, pensés, conçus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Les chaînes de télévision, en quête d’une audience plus jeune, s’intéressent de plus en plus à cette nouvelle technologie.
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Le monde audiovisuel à l’heure de la réalité virtuelle

Les chaînes de télévision, en quête d’une audience plus jeune, s’intéressent de plus en plus à cette nouvelle technologie.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 13h46
    |

                            Mathieu Ait Lachkar et 
                            Camille Langlade








                        



                                


                            

Aucun événement consacré à la télévision n’échappe à un espace « nouvelles technologies ». Parmi elles, la réalité virtuelle occupe désormais une bonne place. Elle apparaît même comme l’une des vedettes du Marché international des programmes de télévision (MIPTV), qui se tiendra à Cannes du 9 au 12 avril. Sa directrice, Laurine Garaude, explique : « Cela fait maintenant trois ans que l’on accélère le développement autour de la VR [initiales de l’anglais virtual reality, réalité virtuelle]. Il est essentiel, dans un marché de contenus comme le MIPTV, de réunir l’ensemble des acteurs qui travaillent à la recherche de nouvelles narrations. »
Cette technologie immersive, capable d’offrir à l’utilisateur une plongée dans un univers à 360 degrés – essentiellement grâce à un casque – fait réfléchir les diffuseurs de contenus, qui observent l’essor des nouveaux modes de consommation de l’image. « Les téléspectateurs, surtout les jeunes adultes, sont de plus en plus nombreux à consommer des contenus vidéo hors de l’écran de la télévision et à délaisser les programmes qui y sont diffusés, constate Pierre Block de Friberg, chargé du pôle Nouvelles écritures de France Télévisions. Il y a une grande appétence pour les nouvelles technologies. »

Bien loin des créneaux horaires imposés par les grilles de programme, les chaînes pourraient chercher à (re)conquérir une audience plus large, et surtout plus jeune. La réflexion est engagée chez Arte : « L’idée pour nous est d’aller à la rencontre d’un public qui ne regarde pas particulièrement Arte à la télévision, mais qui s’intéresse à des narrations et des points de vue originaux », indique Gilles Freissinier, directeur du développement numérique d’Arte France.
Son homologue Pierre Block de Friberg reconnaît quant à lui que « la réalité virtuelle accompagne ces changements d’usages. Elle permet de repenser la narration audiovisuelle, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ La secrétaire d’Etat à l’économie, Delphine Gény-Stephann, précise l’avancée du plan très haut débit.
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Très haut débit : « Choisir la fibre sur 100 % du territoire est prématuré »

La secrétaire d’Etat à l’économie, Delphine Gény-Stephann, précise l’avancée du plan très haut débit.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 08h47
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Emmanuel Macron a fait de la couverture très haut débit fixe et mobile du territoire un axe politique fort de son quinquennat. Après d’âpres négociations, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free se sont engagés à tenir l’objectif du chef de l’Etat d’offrir un accès Internet très haut débit à tous les Français en 2022. La secrétaire d’Etat à l’économie Delphine Gény-Stephann fait le point sur l’avancée des travaux.
Edouard Philippe a annoncé, fin 2017, un plan sur le très haut débit. Où en est-on ?
En décembre, nous avions un accord de principe de la part des opérateurs. Là, Orange et SFR mettent en musique leurs engagements de couverture en très haut débit fixe du territoire. Les deux opérateurs nous ont adressé des courriers s’engageant à couvrir en fibre optique 100 % des zones AMII [zones moyennement denses] à l’horizon fin 2020. Nous avons transmis ces courriers à l’Arcep [le régulateur des télécoms] et lorsque ce dernier aura rendu son avis, ces engagements pourront être acceptés par le gouvernement et devenir alors opposables, et passibles de sanctions financières s’ils ne sont pas respectés.
Sur ces zones où les déploiements sont très en retard, SFR souhaitait un nouveau partage du territoire, qui doit être couvert à 90 % par Orange. Ces accords ont-ils été revus ?
Non, les opérateurs avaient un périmètre défini en 2011, qui pour l’essentiel est maintenu. Mais SFR s’est engagé à couvrir 3 millions de prises, ce chiffre comprend en partie des prises se situant dans la zone non conventionnée qui n’était pas attribuée. Toutefois, ces accords peuvent encore faire l’objet d’ajustements entre les opérateurs.
Où en est-on dans le mobile, un secteur dans lequel le gouvernement a fait une croix sur la manne issue des fréquences de téléphonie ?
Le gouvernement n’a pas fait de concession, mais il est rentré dans une nouvelle logique. L’aménagement du territoire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Ce n’est pas la première indemnité de départ d’un dirigeant remercié qui fait débat. Mais les 6 millions d’euros versés à Michel Combes par l’opérateur traduisent la dérive d’un système, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».
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Altice-SFR, une prime de départ qui passe mal

Ce n’est pas la première indemnité de départ d’un dirigeant remercié qui fait débat. Mais les 6 millions d’euros versés à Michel Combes par l’opérateur traduisent la dérive d’un système, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



Le Monde
 |    06.04.2018 à 12h53
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Vous avez aimé Thierry Morin (Valeo), Patrick Kron (Alstom), Chris Viehbacher (Sanofi), Serge Tchuruk (Alcatel-Lucent), Antoine Zacharias (Vinci), Bruno Lafont (Lafarge). Tous ces PDG, et quelques autres, ont naguère été épinglés par le gouvernement, leurs actionnaires, l’Autorité des marchés financiers – et plus rarement le Medef – pour le montant exorbitant et/ou le caractère injustifié de leurs indemnités de départ au regard de leurs résultats. Vous allez apprécier Michel Combes, numéro 2 de l’opérateur américain Sprint depuis janvier 2018.
L’ancien directeur général d’Altice avait été débarqué en novembre 2017, alors que le cours de Bourse du groupe de télécoms et de médias avait déjà dévissé de près de 40 %. Il est parti avec une prime de 6 millions d’euros, révélait Le Monde, jeudi 5 avril, en citant le rapport annuel de la société de Patrick Drahi.
« Des conditions prévues contractuellement »
Elle s’ajoute à une somme de 3,4 millions, correspondant à son salaire 2017 avec primes. « Il s’agit d’une partie des conditions prévues contractuellement, incluant notamment une part variable réduite par rapport aux conditions initiales », a précisé Altice, interrogé par l’AFP.

Un montant considérable si l’on considère que M. Combes n’est resté que deux ans à la tête de SFR (en pleine restructuration après son rachat à Vivendi). Bis repetita. Car après deux ans et demi (2013-2015) à la tête d’Alcatel-Lucent, qui se sont achevés par la vente de l’équipementier téléphonique au finlandais Nokia, il devait partir avec un parachute doré de 13,7 millions d’euros (en actions) voté par le conseil d’administration.
M. Combes avait alors plaidé qu’il avait sauvé l’ex-fleuron industriel français. Sans convaincre l’opinion, les syndicats et le gouvernement Valls, qui avait obtenu que le bonus soit ramené à 7,9 millions.
Le président du Medef, Pierre Gattaz, avait alors jugé qu’il faut refuser ces primes « lorsqu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Le patron de l’hebdomadaire satirique souhaite ouvrir le capital.
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« Charlie Hebdo » : Riss prépare la relève

Le patron de l’hebdomadaire satirique souhaite ouvrir le capital.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 12h10
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            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            
Plus de trois ans après l’attentat islamiste qui a décimé une partie de sa rédaction, Charlie Hebdo cherche à pérenniser son modèle, alors que les ventes, un temps stratosphériques, sont revenues à des niveaux ordinaires. Le journal satirique veut aussi préparer la relève et ouvrir son capital à de nouveaux actionnaires au sein de l’équipe, explique au Monde le patron de l’hebdomadaire, Riss, qui détient 67 % du capital. « Notre génération doit transmettre à la suivante », explique-t-il.
Autre changement d’importance, celui qui contrôle le reste du capital, Eric Portheault, a démissionné de son poste de directeur général fin janvier. Il reste toutefois jusqu’ici détenteur de ses actions. « Dans tous les cas, il faut faire entrer de nouvelles personnes au capital », pense Riss, qui se soucie de transmission éditoriale, « mais aussi, forcément », du cas où il « arriverait quelque chose », à lui-même ou à son associé.
Afin d’accueillir de nouveaux actionnaires – qui depuis la relance du titre en 1992 sont toujours salariés du journal afin de garantir son indépendance –, les statuts ont été modifiés, pour placer les revenus générés en 2015 par le mouvement de solidarité après l’attaque dans une « réserve statutaire » : 15 millions d’euros qui, contrairement aux comptes courants, ne peuvent pas servir à verser des dividendes, précise Riss. « C’est une étape qui va rassurer les salariés, les lecteurs, et montrer qu’on est cohérents », souligne-t-il, estimant tenir là les engagements pris en 2015, sur l’absence d’enrichissement des actionnaires et sur l’évolution du capital. Car grâce à cette « mise de côté » des réserves, le prix des actions peut devenir accessible à de nouveaux entrants, expose-t-il : « Les parts doivent ne rien rapporter mais aussi ne rien coûter. »
« On voit plus clair »
En 2015, l’assassinat le 7 janvier au siège du journal...




                        

                        

