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Leroy Merlin, Auchan et Boulanger s’allient pour peser dans la maison connectée

Les trois poids lourds de la distribution française ont de décidé de s’allier pour soutenir la plate-forme Enki de gestion de la maison connectée.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 18h24
    |

            Vincent Fagot








                        


C’est une forme de déclaration d’amour pour la maison connectée que viennent de faire Leroy Merlin, Auchan et Boulanger. Les trois poids lourds de la distribution française ont décidé de mettre leurs efforts en commun pour soutenir la solution Enki créée en avril 2017 par Leroy Merlin. Celle-ci permet de gérer grâce à une application (et bientôt une box) les différents objets connectés de la maison (ampoule, prise, ouvrants…) et de les faire fonctionner ensemble avec des scénarios définis par l’utilisateur. Le consommateur peut par exemple programmer la fermeture des volets lorsque sa caméra détecte une présence suspecte dans le jardin.
Les trois partenaires s’engagent à ce que le plus grand nombre d’objets soient compatibles avec cette solution, soit à travers les produits qu’ils peuvent développer eux-mêmes, soit en incitant leurs fournisseurs à rendre leurs produits Enki-compatible. A ce jour, la plate-forme supporte 137 produits de 20 marques, dont plusieurs grands noms du secteur (Legrand, Somfy, Netatmo…). L’objectif d’ici la fin 2018 est de porter ce chiffre à plus de 200 références issues de 35 marques, et rapidement d’ouvrir la plateforme à d’autres types d’objets connectés (téléviseur, bracelets connectés, etc.)
Profiter de l’essor de la maison connectée
Derrière cette annonce un brin technique, se manifeste la volonté de ces trois enseignes de profiter de l’essor de la maison connectée. « On constate une accélération de l’adoption des objets connectés, même si nous n’en sommes encore qu’aux prémices », explique Laurent Glaser, directeur général délégué de Leroy Merlin, qui travaille depuis trois ans sur le programme Enki. Les membres de l’alliance y voient aussi l’opportunité de pouvoir proposer de nouveaux services digitaux pour renforcer leurs liens avec les consommateurs – en s’appuyant en particulier sur l’analyse de leurs comportements sur la plateforme.
« Il y a une volonté de préempter le marché », analyse François-Xavier Jeuland, président de la fédération française de domotique. « Ce n’est pas un effet de mode. La domotique correspond à des besoins réels – de confort, de sécurité, d’économie d’énergie – ce qui inscrit ce marché dans une croissance durable », estime de son côté Frédéric Potter, le patron de Netatmo. D’autant que les professionnels, des bailleurs sociaux aux promoteurs immobiliers, en passant par les électriciens ou les plombiers s’y intéressent de plus en plus.
L’initiative du trio peut cependant paraître surprenante sachant que les plus gros acteurs mondiaux (Apple, Amazon et Google) proposent eux-mêmes leurs solutions pour piloter les objets connectés de la maison. Mais les enseignes françaises sont persuadées que leur proximité avec leur client, la capacité qu’ils ont à les conseiller, à les rassurer sur les questions de sécurité, et à les accompagner dans l’installation – souvent redoutée – jouent en leur faveur.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La mise en place du protocole WLTP en septembre 2018 risque d’augmenter le calcul des émissions de CO2, et d’accroître ainsi la fiscalité des véhicules.
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Pollution : les flottes dans le flou à la veille de nouvelles homologations

La mise en place du protocole WLTP en septembre 2018 risque d’augmenter le calcul des émissions de CO2, et d’accroître ainsi la fiscalité des véhicules.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 18h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

Le 1er septembre, le protocole d’homologation WLTP (Worldwide Harmonized Light Vehicles Test Procedure, ou procédure d’essai mondiale harmonisée pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers, en français) ­s’appliquera à tous les nouveaux véhicules commercialisés.
Dans la foulée, s’ajoutera un second protocole baptisé RDE, effectuant en conditions réelles de circulation les tests et mesures d’homologation, proposant ainsi des résultats de consommations et d’émissions plus proches de la réalité. Si après le « dieselgate », ­chacun appelait de ses vœux une ­procédure de mesure des émissions polluantes plus proche des conditions réelles de conduite, son introduction aujourd’hui engendre de nombreuses incertitudes.
« Pour les entreprises, la question va se poser soit d’accélérer le renouvellement de leur parc, soit d’attendre et de prolonger les contrats de location existants. » Jean-Loup Savigny, directeur commercial et marketing de LeasePlan
La mesure réelle des consommations et des émissions de CO2 des véhicules mis sur le marché devrait en effet se traduire par une hausse de l’ordre de 20 % et augmenter d’autant la fiscalité liée à ces véhicules dans les flottes d’entreprise. Certains constructeurs ont relevé sur leur gamme une augmentation de 10 à 20 g/km de CO2 entre l’ancien et le nouveau mode de mesure. Inutile de dire qu’une adaptation de la fiscalité automobile à ce nouveau protocole d’homologation est très attendue par les entreprises.
D’autant que rares sont les témoignages des constructeurs automobiles ­pouvant rassurer les gestionnaires de parc et leur permettre de déterminer une politique de renouvellement de leur flotte cette année. Comme le suggère Jean-Loup Savigny, directeur ­commercial et marketing du loueur LeasePlan, « ces nouvelles procédures vont ­certainement conduire à une refonte des politiques de gestion des flottes car, si la fiscalité sur les véhicules...




                        

                        


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Le préfet lève l’incertitude sur le futur siège de Total à La Défense

Le gratte-ciel The Link a reçu son agrément, après une passe d’armes entre l’Etat et les élus locaux sur les aménagements urbains autour du quartier d’affaires.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h50
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

L’horizon se dégage pour le futur siège du groupe Total à La Défense. Le préfet de région, Michel Cadot, a finalement signé mercredi 11 avril l’agrément de The Link, une double tour à l’architecture innovante que doit construire Groupama Immobilier sur la commune de Puteaux (Hauts-de-Seine) pour accueillir le nouveau siège du groupe pétrolier sur 120 000 m2 en 2022. Haut de 244 mètres, The Link doit devenir le plus haut gratte-ciel de France.
Mais après la décision du préfet, début janvier, d’« ajourner » l’agrément de la tour, le dossier avait pris un tour politique, le président (LR) du département, Patrick Devedjian, devenu entre-temps également président de l’établissement public Paris La Défense, accusant l’Etat de mettre en péril l’attractivité du quartier d’affaires. Motif de l’ajournement : la nécessité de garantir « un développement urbain équilibré » autour de La Défense, en programmant davantage de logements sur la commune de Puteaux, comme à Nanterre ou Courbevoie. Un sujet sensible, au moment où le quartier d’affaires bénéficie d’un dynamisme économique retrouvé.
« Je n’ai jamais eu l’intention de faire de chantage à l’agrément, assure aujourd’hui le préfet Cadot, mais la discussion avec la maire de Puteaux sur les logements ne progressait pas, pas plus que le dossier sur le réaménagement de la gare de métro, totalement saturée. » Le préfet a donc voulu envoyer un « signal » : « L’Etat ne peut pas laisser construire des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux, qui vont faire venir des dizaines de milliers de salariés supplémentaires, sans s’assurer qu’ils pourront se loger à proximité et que les infrastructures de transport sont adaptées. » 
« Dialoguer en amont »
La procédure de l’agrément, spécifique à l’Ile-de-France, prévoit que le préfet autorise ou non les grosses opérations d’immobilier tertiaire avant même le dépôt du permis de construire....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de Mathieu Gallet et du soutien tacite de son équipe de directeurs.
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Sibyle Veil nommée présidente de Radio France en remplacement de Mathieu Gallet

Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de Mathieu Gallet et du soutien tacite de son équipe de directeurs.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h22
   





                        



   


Présentée comme favorite, Sibyle Veil a été nommée, jeudi 13 avril, présidente de Radio France. Elle a été choisie parmi six candidats en remplacement de Mathieu Gallet, destitué après sa condamnation pour favoritisme.
Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances, sa présidence s’inscrit dans une certaine continuité avec celle de Mathieu Gallet. Dans son projet, elle dit souhaiter une meilleure maîtrise des contenus diffusés sur le numérique et propose une « direction de l’investigation » transversale à tout l’audiovisuel public, ainsi qu’« un média global de la culture », une « offre jeunesse » et un « média de proximité » associant France Bleu et France 3. Des projets déjà en discussion entre France Télévisions, Radio France et le gouvernement.
Certains membres de la majorité voyaient toutefois poindre un possible reproche concernant un manque d’indépendance. Et pour cause, elle est issue de la même promotion de l’ENA qu’Emmanuel Macron. Tout comme son mari, Sébastien Veil, qui a participé à la campagne du futur président. Ses partisans rétorquent qu’elle a été conseillère du président Nicolas Sarkozy, avant de rejoindre l’AP-HP et d’être nommée à Radio France, en 2015, bien avant l’élection de M. Macron.

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                Après la grève, la réorganisation à Radio France






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La plate-forme de streaming américaine entend réagir à son exclusion de la compétition pour la Palme d’or lors du prochain Festival.
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Netflix retire un film d’Orson Welles de la sélection cannoise

La plate-forme de streaming américaine entend réagir à son exclusion de la compétition pour la Palme d’or lors du prochain Festival.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h25
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


C’est un rituel lors de l’annonce de la sélection officielle du Festival de Cannes. Thierry Frémaux, le délégué général, refuse d’énumérer les titres qui n’ont pas été retenus, et encore plus de donner les raisons de leur absence. Jeudi 12 avril, en égrenant les titres sélectionnés pour la 71e édition, il a pourtant regretté publiquement l’absence de The Other Side of The Wind, le long-métrage laissé inachevé par Orson Welles, terminé par le réalisateur Peter Bogdanovich et le producteur Frank Marshall. « Ce film avait sa place à Cannes, Orson Welles avait été président du jury », a remarqué Thierry Frémaux.

        Lire le compte-rendu :
         

          Netflix boude le Festival de Cannes par crainte d’un « manque de respect »



Mais ce projet a été financé par Netflix et, dans les heures qui ont précédé la conférence de presse cannoise, Ted Sarandos, le responsable des contenus de la plate-forme de streaming, avait annoncé à la publication professionnelle hollywoodienne Variety que son entreprise ne présenterait plus de films à Cannes, après l’exclusion de la compétition des longs-métrages qui ne sortiraient pas en salle.
Respecter la chronologie française des médias
Le délégué général du festival a par ailleurs évoqué un autre film, qui aurait pu prendre part à la compétition si Netflix avait bien voulu respecter la chronologie française. Il peut s’agir de Roma, du Mexicain Alfonso Cuaron (le premier qu’il ait tourné dans son pays depuis Y tu mama tambien), de Hold the Dark, de l’Américain Jeremy Saulnier, ou de Norway, le film du Britannique Paul Greengrass, qui évoque le massacre commis en 2011 sur l’île d’Utoya et à Oslo par Anders Breivik.
Dans l’état des relations entre le Festival et Netflix, les premières mondiales de ces films auront lieu ailleurs que sur la Croisette. Pour Ted Sarandos, la règle qui veut qu’un film sélectionné en compétition soit exploité en salle « est tout à fait contraire à l’esprit de n’importe quel festival ». Cette disposition a été prise après la sélection en compétition, en 2017, d’Okja, du Coréen Bong Joon-ho, et de The Meyerowitz Stories, de l’Américain Noah Baumbach, qui, dans plusieurs pays, sont sortis simultanément en salle et en ligne. La réglementation nationale interdit cette possibilité, et les deux longs-métrages n’ont jamais été projetés sur un grand écran français.

        Lire la rencontre avec Ted Sarandos (en mai 2017) :
         

          Pour Netflix, « un film peut recevoir la Palme sans sortir en salles »



La direction du Festival de Cannes avait laissé ouverte la possibilité de présenter des films diffusés par Netflix hors compétition, mais M. Sarandos a décliné la proposition : « Il n’y a pas de raison de le faire. Cette règle visait implicitement Netflix, et, quand Thierry l’a annoncée, il nous a explicitement désignés », explique-t-il.
« Dialogue fructueux »
Si le délégué général du Festival de Cannes assure qu’un « dialogue fructueux » se poursuit avec Netflix, le directeur des contenus de la plate-forme rappelle qu’il a « appris la nouvelle réglementation par la presse ». Pierre Lescure, le président du Festival, espère que le débat « ne pourra pas se solder par un “on ne vient plus” ». Mais, pour l’instant, l’impasse est totale, alors que Netflix accroît sans cesse ses investissements dans les longs-métrages – comme The Irishman, de Martin Scorsese, que l’on devrait voir en 2019.
Thierry Frémaux a fait valoir que d’autres acteurs de l’industrie américaine étaient présents à Cannes : des studios comme Universal, qui distribue Black Klansman, de Spike Lee (en compétition), et Un homme de parole, le documentaire que Wim Wenders a consacré au pape François ; Disney, qui dévoilera, hors compétition, Solo, nouvelle déclinaison de l’univers Star Wars ; et, parmi les étoiles montantes du secteur qui feront le voyage de Cannes, le producteur et distributeur A24 (Moonlight), qui présente Under the Silver Lake, de David Robert Mitchell.

        Lire le récit :
         

          Polémique à Cannes après la sélection de deux films financés par Netflix



Evoquant les films américains qui sortent à l’automne en vue de la campagne pour les Oscars, le délégué général a convenu que Cannes « n’est peut-être pas le lieu idéal » pour les montrer, « parce qu’il y a danger ». Il répondait à une question sur l’absence de The Brothers Sisters, le western auquel Jacques Audiard met la dernière main, qui a été cofinancé par un autre pilier du cinéma d’auteur américain, Annapurna Pictures, et n’a pas été soumis au comité de sélection du festival.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Pour le sixième jour de grève des cheminots, la direction de la SNCF prévoit que seuls deux Transilien sur cinq et un Intercités sur cinq circuleront.
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Grève à la SNCF : les prévisions de trafic pour la journée de vendredi 13 avril

Pour le sixième jour de grève des cheminots, la direction de la SNCF prévoit que seuls deux Transilien sur cinq et un Intercités sur cinq circuleront.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 16h54
   





                        


Pour le sixième jour de grève des cheminots, vendredi 13 avril, la direction de la SNCF prévoit de nouveau un trafic « très perturbé ». La SNCF « invite les clients dont les trains ne seraient pas confirmés ce vendredi 13 avril à reporter leur voyage et à ne pas se rendre en gare ».

Les 4 organisations syndicales de SNCF ont déposé un préavis de grève national depuis le 2 avril 2018 19h. Par cons… https://t.co/ErKMohWjqb— GroupeSNCF (@Groupe SNCF)


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Selon le communiqué diffusé jeudi 12 avril après-midi par la direction de l’entreprise ferroviaire, les répercussions à attendre sur les transports sont les suivantes :
Transilien : deux trains sur cinq ;TER : un train sur trois ;TGV : un train sur trois ;Intercités : un train sur cinq ;Eurostar : trafic normal ;Thalys : trafic quasi normal.
Concernant le trafic en Ile-de-France, la SNCF annonce :
RER A : un train sur deux ;RER B : deux trains sur cinq ;RER C : un train sur trois ;RER D : deux trains sur cinq ;RER E : un train sur trois ;Ligne H : deux trains sur cinq ;Ligne K : un train sur cinq ;Ligne J, L, N, P : un train sur trois ;Ligne R : un train sur dix ;Ligne U : un train sur trois ;Tramway ligne 4 : trois trains sur quatre.
Concernant les différentes lignes TGV, la circulation restera « très perturbée », selon la SNCF :
axe Est : un train sur deux ;axe Atlantique : un train sur quatre ;axe Nord : un train sur trois ;axe Sud-Est : un train sur trois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La compagnie, dont la dette de plus de 1 milliard d’euros a été restructurée, dévoile une stratégie offensive avec, notamment, une nouvelle liaison Nairobi-New York.
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Décryptage

Kenya Airways veut redécoller en Afrique et au-delà

La compagnie, dont la dette de plus de 1 milliard d’euros a été restructurée, dévoile une stratégie offensive avec, notamment, une nouvelle liaison Nairobi-New York.

Par                                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-04-12T16:11:22+02:00"

        Le 12.04.2018 à 16h11






    
Un Boeing 777-300ER de Kenya Airways à l’aéroport international Jomo-Kenyatta de Nairobi, en 2013.
Crédits : Noor Khamis / REUTERS


« Seulement » 6,1 milliards de shillings kényans (près de 49 millions d’euros) de pertes. Le chiffre peut sembler abyssal mais, pour Kenya Airways, les résultats publiés fin mars et portant sur les neuf derniers mois de l’année 2017 témoignent au contraire d’une nette amélioration. Car la compagnie nationale revient de loin.
En 2016, on l’avait plus que jamais crue proche de la faillite. Alors plombée par une dette de plus de 1 milliard d’euros après des achats pléthoriques d’avions et souffrant de la chute du tourisme dans un pays touché par les attaques terroristes, elle avait publié des pertes de 26,2 milliards de shillings kényans pour l’exercice annuel 2015-2016 (clos le 31 mars). Jamais une entreprise kényane n’avait réalisé une aussi piètre performance.
Dette restructurée
Kenya Airways respire donc un peu, après une année 2017 très mouvementée. En juin, un nouveau directeur général, le Polonais Sebastian Mikosz, avait été nommé pour tenter de redresser la barre. Sa recette : réduire radicalement les coûts et augmenter le nombre de passagers. Immédiatement mise en œuvre, elle a, selon lui, déjà contribué à améliorer nettement la rentabilité du groupe.
De plus, l’entreprise a bénéficié en novembre 2017 d’une restructuration de sa dette, ce qui va alléger ses charges. Un processus au cours duquel l’Etat et les banques ont pris le contrôle de cette société cotée, dont ils détiennent désormais respectivement 48,9 % et 38,1 % du capital.
Sur cette base, 2018 s’annonce comme une année cruciale. « Nous devons encore prouver que nous pouvons être rentables, a déclaré Sebastian Mikosz début mars. C’est là le plus grand défi pour nous, dans un environnement où nous faisons face à une intense compétition. »

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                Les compagnies aériennes se ruent vers l’Afrique



Car, empêtré dans ses difficultés, l’ancien leader a perdu du terrain. La compagnie, qui s’est donné pour slogan « The Pride of Africa » (« La fierté de l’Afrique »), n’est plus que la troisième du continent, derrière South African Airways et Ethiopian Airlines. En 2015-2016 – période noire pour Kenya Airways –, cette dernière affichait même des bénéfices records avec 6 milliards de birrs, soit environ 240 millions d’euros.
« De plus, Kenya Airways fait aussi face à la concurrence de compagnies non africaines comme Emirates qui, grâce à son réseau mondial, est en mesure de proposer des prix très bas », ajoute Aly-Khan Satchu, fondateur de la société de conseil Rich Management, notant qu’Emirates et Etihad ont la mainmise sur le transport de marchandises au Kenya. Preuve de l’intérêt des acteurs internationaux, le groupe Air France-KLM vient d’ouvrir une liaison directe Paris-Nairobi et de renforcer son partenariat commercial avec Kenya Airways, dont il est actionnaire à 7,8 %.
Nouvelle ligne Nairobi-New York
Dans ce contexte de forte compétition, et profitant de cette éclaircie, la direction de « KQ » (le code aéroportuaire et surnom de la compagnie) vient d’annoncer une stratégie de développement offensive. Pour maximiser les revenus, elle compte cibler les clients de la classe business et créer une classe économie premium, mais aussi, et surtout, ouvrir de nouvelles lignes.
La première d’entre elles fait déjà grand bruit : un Nairobi-New York, dont le vol inaugural est annoncé pour octobre. Au-delà du prestige de cette destination, la nouvelle liaison doit rapporter pas moins de « 100 millions de dollars [environ 80 millions d’euros] de revenus » annuels. Elle s’adresse à la fois aux touristes américains (dont le nombre devrait augmenter après que le département d’Etat a amélioré ses recommandations aux voyageurs concernant le Kenya), aux hommes d’affaires et aux employés de l’ONU, dont le siège régional est à Nairobi.
Au total, pas moins de vingt nouvelles destinations sont envisagées d’ici à cinq ans, notamment en Europe et dans l’océan Indien (comme l’île Maurice, une porte d’entrée du marché asiatique).

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                La première pilote africaine de long-courriers : « Chaque jour je dois prouver que je suis à la hauteur »



La compagnie a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Selon une source impliquée dans la restructuration de la dette, tous les actionnaires n’étaient pas convaincus par cette politique d’expansion, certains plaidant pour un recentrage sur le marché intérieur et l’Afrique de l’Est, « potentiellement plus rentables ». « Le problème, c’est que les Etats utilisent toujours les compagnies aériennes comme un instrument de puissance », poursuit cette source.
Une tendance qui pourrait s’accentuer maintenant que le gouvernement est le premier actionnaire de Kenya Airways. Mais, sur ce terrain, il trouvera encore son voisin éthiopien. Les autorités d’Addis-Abeba possèdent la totalité du capital d’Ethiopian Airlines et réinvestissent l’ensemble des bénéfices de l’entreprise dans son développement. Elles font par ailleurs construire actuellement un nouveau terminal à l’aéroport de la capitale éthiopienne. De quoi contribuer à conforter l’avance de leur champion dans la course au ciel africain.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Lors d’un entretien d’un peu plus d’une heure sur TF1, jeudi, le chef de l’Etat a tenté de rassurer les Français « qui ont peur » de la politique du gouvernement. Mais il a affirmé qu’il irait « jusqu’au bout » de ses réformes.
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Macron ne veut plus seulement « libérer et protéger », mais aussi « unir »

Lors d’un entretien d’un peu plus d’une heure sur TF1, jeudi, le chef de l’Etat a tenté de rassurer les Français « qui ont peur » de la politique du gouvernement. Mais il a affirmé qu’il irait « jusqu’au bout » de ses réformes.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h49
    |

            Cédric Pietralunga et 
Bastien Bonnefous








                        



   


Emmanuel Macron l’avait martelé durant sa campagne : il voulait « libérer et protéger » les Français. Désormais, il veut aussi les « unir ». Alors que les mouvements de contestation sociale s’amplifient, à la SNCF, à l’université ou dans les maisons de retraite, le chef de l’Etat s’est attelé, jeudi 12 avril sur TF1, à montrer qu’il entendait les critiques et, surtout, qu’il avait conscience des tensions provoquées par la politique de son gouvernement.

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          ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1



« Les murs de la maison, pour moi, c’est libérer, protéger et unir », a insisté Emmanuel Macron face aux questions de Jean-Pierre Pernaut, qui avait exceptionnellement délocalisé le plateau de son journal télévisé dans une classe de l’école primaire de Berd’huis (Orne), un petit village normand. Un triptyque inédit que l’ancien ministre a complété d’un « je suis le président de tous les Français » répété à au moins trois reprises durant son entretien, tentative de faire un sort aux accusations de n’être que le « président des riches » ou « des villes ».
Méthodiquement, le président de la République a tenté par les mots de répondre aux « gens qui ont peur ». Les retraités ? « Je leur dis merci », a-t-il formulé à plusieurs reprises, moyen de les convaincre qu’il avait bien conscience des efforts demandés, avec notamment une hausse de la CSG pour 60 % d’entre eux. « J’ai fait appel à vous. J’ai besoin de vous ! », s’est-il même permis, assurant qu’il n’avait « pas de souverain mépris » pour les « anciens », comme l’accuse une partie de l’opposition. « Je n’ai jamais pris un retraité pour un portefeuille », a-t-il ajouté.
« On n’abandonne pas la ruralité »
Même calinothérapie pour les grévistes de la SNCF. « Je ne partage pas l’avis de ceux qui voudraient opposer les cheminots aux usagers. On ne doit pas opposer les uns aux autres », a insisté le président de la République. En creux, on pouvait y lire une critique de certains élus de la majorité ou membres du gouvernement qui ont parfois accusé les salariés de la SNCF d’être des « privilégiés » adeptes de la « gréviculture ».
Emmanuel Macron a aussi tenté de répondre à ceux, comme le président des Républicains, Laurent Wauquiez, qui l’accusent d’avoir « la haine de la province ». « On n’abandonne pas du tout la ruralité, c’est pas vrai », s’est-il agacé, énumérant les mesures en faveur des écoles rurales, de la couverture téléphonique… Face à la fronde d’une partie des élus locaux, qui se plaignent d’une baisse de leur dotation de fonctionnement, le chef de l’Etat a répliqué qu’il était « faux de dire que des communes perdront de l’argent », rappelant que la DGF (dotation globale de fonctionnement) avait été gelée pour 2018 alors qu’elle avait systématiquement baissé depuis huit ans. « La France est un grand pays agricole et industriel », a aussi affirmé Emmanuel Macron, en écho au « labourage et pâturage [qui] sont les deux mamelles de la France » prononcé par Sully quatre cents ans plus tôt.
Du baume dans les mots, donc, mais pas dans les actes. Car, en réalité, très peu d’annonces ou de changements ressortent du discours du chef de l’Etat, qui, sur l’essentiel, ne dévie pas. Emmanuel Macron a certes annoncé la suppression du « forfait social » sur l’intéressement pour les entreprises de moins de 250 salariés à compter du 1er janvier 2019. Il a également confirmé un plan de refonte à venir du système de santé. Quant à l’expérimentation dans certains territoires de la réduction de la vitesse à 80 km/h sur les petites routes, « si dans deux ans ça ne marche pas, on arrêtera partout », a-t-il prévenu.

        Nos réponses à vos questions :
         

          « Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté d’aller au bout de ses réformes »



En revanche, sur les dossiers qui concentrent l’essentiel des mécontentements actuels, aucune évolution n’est à prévoir. « On ira au bout dans le respect de chacun, dans la considération et sans que nul n’oppose les Français entre eux », a répondu le président de la République à propos de la réforme de la SNCF. Qu’importe la mobilisation des syndicats après dix jours de grève, Emmanuel Macron « les appelle plutôt au calme en leur disant que (…) la bonne réponse, ce n’est pas d’arrêter de faire la réforme, c’est de la faire ensemble ». Le chef de l’Etat s’est simplement engagé à reprendre « pour partie, progressivement », la dette de l’entreprise publique et pourquoi pas à « ouvrir d’autres » petites lignes de la SNCF, alors qu’il est au contraire accusé de vouloir les fermer.
Aucune indulgence pour les étudiants
Du côté des tensions dans les facultés, le chef de l’Etat a estimé que « très peu d’universités [étaient] occupées » et a rejeté la contestation sur quelques « professionnels du désordre ». Aucune indulgence donc à attendre de l’Etat pour les étudiants qui manifestent. « Ils doivent comprendre que, s’ils veulent avoir les examens en fin d’année, c’est mieux de les réviser parce qu’il n’y aura pas d’examen en chocolat dans la République », a prévenu Emmanuel Macron. Idem à Notre-Dame-des-Landes, où l’évacuation par la force des zadistes va continuer, car « nos concitoyens sont en droit d’attendre l’ordre ».

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Quant aux retraités, alors que certains parlementaires de La République en marche, tel Sacha Houlié, réclamaient le rétablissement de la demi-part pour les veuves, le chef de l’Etat a écarté cette hypothèse : « Non, je pense que ce n’est pas la bonne chose. »
Ne rien lâcher sur le fond, mais tenter de mieux expliquer son action dans sa globalité, voilà en somme le résumé de l’intervention présidentielle, un an ou presque après son élection. Si le style Macron s’arrondit aux angles, il reste inchangé au cœur. « Je demande [aux Français] de me faire confiance, j’ai prouvé que, quand je dis les choses, je les fais », a-t-il souligné, en demandant de la patience au pays. Une manière de laisser entendre qu’après le temps « des efforts » pourrait venir celui du réconfort et d’une éventuelle redistribution. Un quinquennat en deux temps, à l’image de celui promis aux Français par François Hollande en 2012, et qui n’advint jamais véritablement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, qualifie de « sérieuses » les nouvelles anomalies découvertes sur des soudures du réacteur de troisième génération.
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EPR de Flamanville : l’Autorité de sûreté nucléaire critique « un défaut de surveillance »

Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, qualifie de « sérieuses » les nouvelles anomalies découvertes sur des soudures du réacteur de troisième génération.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 15h47
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, est revenu en des termes sévères, jeudi 12 avril au Sénat, sur les nouveaux défauts de soudure mis au jour mardi sur l’EPR de Flamanville (Manche). Des anomalies qu’il a jugées « sérieuses » devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, auquel il présentait le rapport annuel sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France.

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Il avait déjà usé du même qualificatif en février, au sujet de premiers « écarts » détectés dans la réalisation de certaines soudures des tuyauteries reliant les générateurs de vapeur (au nombre de quatre sur l’EPR) vers la turbine. Trente-huit soudures étaient mises en cause. Mais, avait alors assuré EDF, il s’agissait d’écarts par rapport à un référentiel de « haute qualité », plus exigeant que les normes standard appliquées aux équipements sous pression nucléaires, si bien que selon l’électricien, ces circuits restaient « aptes à assurer leur mission en toute sûreté ».

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Le problème est en réalité plus étendu que ne le laissait alors entendre EDF. A la fin de mars, l’entreprise a en effet découvert, à l’occasion de la « visite complète initiale » préalable à la mise en service du réacteur de troisième génération, de nouveaux « écarts de qualité ». Et cette fois, non pas par rapport à des exigences de sûreté renforcées, mais par rapport à la réglementation normale pour ce type d’équipements.
150 soudures potentiellement concernées
Ces défauts portent sur l’ensemble du circuit secondaire principal du réacteur. Il ne s’agit donc plus seulement des sections évacuant la vapeur des générateurs vers la turbine, mais aussi des parties ramenant l’eau condensée vers les générateur de vapeur. Soit 350 mètres de tuyauteries. De ce fait, c’est la totalité des 150 soudures de ce circuit fermé qui est potentiellement concernée, y compris celles dont EDF avait affirmé, dans un premier temps, qu’elles restaient malgré tout bonnes pour le service.
L’ASN, qui a réalisé mardi une inspection du chantier de l’EPR normand, se montre particulièrement critique. « L’inspection a mis en évidence que l’organisation et les conditions de travail lors des contrôles de fin de fabrication ont globalement nui à la qualité des contrôles, écrit-elle dans une note d’information. Par ailleurs, une surveillance inadaptée de ces prestations par EDF et Framatome [ex-Areva NP] n’a pas permis d’identifier et de remédier aux difficultés rencontrées par les intervenants. »
Devant les parlementaires, Pierre-Franck Chevet a enfoncé le clou, déclarant qu’il y avait clairement « un défaut de surveillance » par EDF et Framatome. « Pour certaines soudures, on ne comprend pas comment les anomalies n’ont pas été détectées avant », a-t-il ajouté. Et d’expliquer que les vérification devront être étendues à « d’autres circuits sur l’EPR », au-delà du circuit secondaire principal.
« Situation anormale » et « alerte sérieuse »
Interrogé par Le Monde, Thierry Charles, directeur général adjoint de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), parle lui aussi d’une « situation anormale » et d’une « alerte sérieuse », dans la mesure où se conjuguent trois défaillances : des soudures mal réalisées, des contrôles de fabrication déficients et une surveillance par EDF « trop tardive ».
L’ASN attend désormais les résultats des « contrôles additionnels » annoncés par l’électricien sur les 150 soudures potentiellement suspectes, « afin d’indentifier précisément celles qui présentent des écarts de qualité ». Ces conclusions sont attendues pour la fin de mai. L’exploitant devra alors détailler les mesures correctives qu’il mettra en œuvre, celles-ci pouvant aller, précise l’IRSN, d’une simple reprise des soudures, dans l’hypothèse la plus favorable, au remplacement du circuit, dans le pire des cas.
D’où la prudence d’EDF, qui explique que ce n’est qu’à l’issue des vérifications et de l’instruction conduite par l’ASN que l’entreprise sera « en mesure de préciser si le projet nécessite un ajustement de son planning et de son coût ». Jusqu’à présent, le chargement de l’EPR en combustible nucléaire était programmé pour la fin du quatrième trimestre 2018, en vue d’une mise en exploitation dans le courant de 2019. Quant au coût de ce prototype, il a triplé depuis les premiers devis, passant de 3,3 milliards d’euros annoncés en 2005 à 10,5 milliards d’euros.
Auditionné mercredi par les commissions des finances et des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a réaffirmé que l’entreprise publique se plaçait « dans la perspective de construire de nouveaux EPR en France », en mettant en avant les avantages du nucléaire en matière d’émissions de gaz à effet de serre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La plate-forme numérique spécialisée dans les petites annonces veut profiter de l’embellie du marché du travail.
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Leboncoin s’attaque à l’emploi des cadres

La plate-forme numérique spécialisée dans les petites annonces veut profiter de l’embellie du marché du travail.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h21
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

Le 16 mai, Leboncoin lance son offre emploi à destination des cadres. Déjà bien présent sur le marché de l’emploi non-cadres, avec 900 000 annonces postées en 2017, Leboncoin a bien l’intention de profiter de l’embellie du marché des cadres.
Pour rappel, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) prévoit entre 248 000 et 271 000 recrutements en 2018. Et tous les indicateurs sont au vert : les cadres sont presque en situation de plein-emploi, avec un taux de chômage de l’ordre de 3,5 % ; 10 % d’entre eux se déclarent être en recherche active, et 45 % se disent ouverts aux opportunités.
Ce sont notamment eux que Leboncoin vise en lançant l’application « Leboncoin Emploi Cadres ». Le groupe de petites annonces s’est appuyé sur la technologie de Kudoz, une start-up dont elle a fait l’acquisition en septembre 2017.
Information en temps réel
Le principe de cette offre sera de pousser vers les cadres des offres d’emploi. « Les cadres n’auront pas à aller rechercher des offres, mais pourront consulter des offres personnalisées qu’ils recevront sur leur portable ou par mail », indique Antoine Jouteau, directeur général du groupe Leboncoin.
L’application repose sur le « swipe », un concept popularisé par l’application de rencontres américaine Tinder, qui consiste à faire défiler les propositions. Les cadres pourront les accepter ou les refuser. S’ils souhaitent postuler, un clic de validation et une réponse à une question de l’employeur suffiront. « Nous avons voulu rendre l’expérience candidat la plus simple et la plus transparente possible », poursuit le directeur général.

Afin de proposer des annonces le mieux adaptées à leur profil, un algorithme analysera leur profil LinkedIn ou leur CV téléchargé. Les cadres seront informés en temps réel de l’avancée de leurs candidatures.
De leur côté, les entreprises pourront, en plus de poster une annonce, créer une page pour mettre en avant leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le nombre d’étudiants étrangers en France a progressé de 4,6 % l’an dernier, selon Campus France. Une tendance qui pourrait se confirmer
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La France reste attractive pour les étudiants du monde entier

Le nombre d’étudiants étrangers en France a progressé de 4,6 % l’an dernier, selon Campus France. Une tendance qui pourrait se confirmer



Le Monde
 |    12.04.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h11
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Premier pays d’accueil non anglophone pour les étudiants étrangers et quatrième destination mondiale selon l’Unesco, la France a enregistré des résultats encourageants pour l’année universitaire 2016-2017. Selon les derniers chiffres de Campus France, l’Agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur, l’accueil et la mobilité internationale, publiés jeudi 12 avril, le nombre d’étudiants étrangers a progressé de 4,6 %, la plus forte hausse annuelle depuis cinq ans, pour atteindre 323 933 personnes.
Ce rebond est bienvenu car la mobilité diplômante continue à progresser rapidement dans le monde (+ 6,2 % l’an dernier selon Campus France), et la France a perdu du terrain continuellement depuis dix ans. Pourtant, les étudiants français sont de plus en plus nombreux à partir à l’étranger (plus de 80 000 pour l’année universitaire 2015-2016, soit une hausse de 41 % en cinq ans), et forment par exemple le premier contingent des départs par le programme européen Erasmus.
Selon les chiffres de Campus France, la majorité des étudiants étrangers sont des étudiantes (52,4 % en 2016-2017). Elles sont inscrites davantage que leurs consœurs françaises dans des filières de sciences fondamentales (un tiers y étudient, contre un quart des Françaises).
Le Maroc reste en tête des pays d’origine de ceux qui choisissent de venir étudier en France, devant la Chine, la Tunisie, l’Algérie et l’Italie. Même si 71 % des étudiants étrangers ont opté pour l’université en 2016-2017 (soit 231 120 personnes, en hausse de 5,1 % en cinq ans), les plus fortes progressions sont affichées par les grandes écoles, notamment celles de commerce qui ont recruté plus de 5 000 élèves supplémentaires, soit une hausse de 23,7 %.

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Talonnée par l’Allemagne, la France est encore la quatrième destination mondiale pour les étudiants en mobilité internationale (derrière les Etats-Unis, le Royaume Uni et l’Australie), sur l’année universitaire 2015-2016, selon des chiffres de l’Unesco, qui ne prend en compte que la mobilité « diplômante » (hors Erasmus par exemple). Elle comptabilisait 239 000 étudiants étrangers en France en 2015-2016 (contre 228 800 outre-Rhin, et 226 400 en Russie).

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La part de la France dans la mobilité étudiante mondiale n’a cessé de baisser (de 9,3 % à 6,7 % entre 2005 et 2015). Pour Béatrice Khaiat, directrice générale de Campus France, l’inflexion montrée par les derniers chiffres pourrait se confirmer :
« La France a mis énormément de temps à sortir de la circulaire Guéant. En restreignant la délivrance d’autorisations provisoire de séjour (APS), qui permettaient à un diplômé de travailler, cette circulaire a eu un impact bien au-delà des personnes concernées, en envoyant un signal négatif sur l’accueil en France. La tendance s’est maintenant inversée. Et les signaux envoyés par Emmanuel Macron depuis un an vont amplifier le mouvement. La France a la capacité de retrouver “sa” place de troisième destination mondiale pour la mobilité internationale diplômante. »
Elle souligne ainsi l’effet des différentes mesures annoncés ces derniers mois :
« Qu’il s’agisse des campagnes “Choose France” ou “Make our planet great again”, de la proposition faite à la Sorbonne de créer des parcours universitaires européens, des mesures pour la langue française ou de l’objectif de multiplier par deux le nombre d’étudiants venus des pays émergents en France, ou encore l’augmentation du nombre des visas de circulation pour les étudiants africains diplômés en France annoncée à Ouagadougou, je ressens que les messages positifs répétés depuis un an ont de l’écho ».
A l’université, les étudiants étrangers étudient globalement dans les mêmes filières que leurs collègues français même s’ils sont un peu plus nombreux en sciences économiques et surtout moins présents en santé (8 % au lieu de 14 %).
L’enjeu de la médecine
Dans cette filière, de nettes améliorations sont possibles, selon Mme Kaiat : « A l’université, l’attractivité de la médecine pour les étudiants étrangers est en baisse alors que nous avons un système de santé de qualité et que la formation des “french doctors” était encore récemment renommée. Il existe une énorme demande et nous l’avons perdue depuis 2010 en raison de changements réglementaires qui restreignent la pratique médicale dans le cadre de diplômes universitaires. Par ailleurs, le nombre de diplômes de formations médicales spécialisée proposées aux médecins étrangers a fortement diminué. »
Autre point d’attention : la baisse du nombre de doctorants (– 7,5 % en cinq ans) que Campus France attribue notamment à l’effet de la réduction de la durée moyenne des thèses mais qui accompagne aussi le recul global des inscriptions en doctorat à l’université. La France compte encore 23 949 doctorants étrangers, soit 41 % des jeunes chercheurs et la quatrième position mondiale en termes d’ouverture (devants les Etats-Unis : 32 % et l’Allemagne : 23,1 %).

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Parmi les relais de croissance de la destination France figurent, par ailleurs, la mise en avant – plus affirmée récemment – des formations professionnalisantes comme les lycées agricoles, adaptées à la demande des pays émergents.
Une « politique d’influence »
Le nombre de jeunes en « mobilité étudiante » (4,6 millions de personnes dans le monde) a progressé de 60 % en dix ans, et pourrait atteindre 9 millions en 2025 selon l’Unesco. Mais à peine 2,2 % de la population étudiante dans le monde étudient à l’étranger. Une population très convoitée. « Les pays qui progressent le plus fortement sont des “nouveaux entrants” de l’enseignement supérieur international, et qui s’engagent dans une politique d’influence, souligne Mme Khaiat. Ainsi, les plus fortes progressions dans l’accueil des étudiants étrangers concernent la Russie, dont l’écart avec l’Allemagne est désormais très faible, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite, la Turquie, la Chine, ou, plus loin dans le classement, l’Iran ou le Ghana. »

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Avec sa stratégie dite du « rêve chinois », mise en œuvre par le président, Xi Jinping, l’empire du Milieu entend même devenir la deuxième destination d’accueil derrière les Etats-Unis d’ici à 2025. La compétition n’est pas terminée.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La Galerie Mitterrand présente leur première exposition personnelle, du 14 avril au 27 mai. La cote de ce couple d’artistes aux œuvres poétiques et ludiques s’envole.
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La Galerie Mitterrand présente leur première exposition personnelle, du 14 avril au 27 mai. La cote de ce couple d’artistes aux œuvres poétiques et ludiques s’envole.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 14h22
    |

                            Roxana Azimi








                        



   


Voilà encore vingt ans, ­personne n’aurait parié sur l’envolée des prix de Claude et François-Xavier Lalanne. Ce couple de sculpteurs exigeants et fantaisistes a certes toujours joui d’un fan-club de haute volée, les Agnelli, les Rothschild ou les Schlumberger, séduits par le bestiaire surréalisant et les motifs végétaux qui font depuis quarante ans leur signature. Jamais dérisoires, leurs prix étaient toutefois loin des paliers stratosphériques enregistrés depuis quelques années aux en­chères. Dernier record en date, le bar Les Autruches, qui s’est vendu pour 6,2 millions d’euros en décembre 2017 dans la vente Jacques Grange, chez Sotheby’s. Une jolie culbute : le décorateur l’avait acheté pour 120 000 euros en 1995.

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Dès la vente Bergé-Saint Laurent en 2008, les prix des Lalanne se sont emballés. Leur bar fut alors acheté par la propriétaire de la marque Fendi pour 2,7 millions d’euros. La vente Lalanne organisée en 2015 par Sotheby’s a aussi dopé les prix. Un fauteuil en marbre ­modèle oiseau s’est alors vendu pour 150 000 euros. Deux ans plus tard, le même modèle a décroché 280 000 euros.
« Indémodable et élégant »
Comment expliquer cette flambée ? Par l’arrivée sur le marché de nouveaux collectionneurs asiatiques, moyen-orientaux et russes. Mais aussi par la nature de leur travail. « C’est un art ludique, poétique, avec lequel on vit bien et qui touche autant les collectionneurs d’art ­contemporain que d’arts décoratifs », remarque Florent Jeanniard, spécialiste chez ­Sotheby’s. Pour le marchand parisien Jean-Gabriel Mitterrand, qui accompagne les ­Lalanne depuis 1975, « c’est la reconnaissance d’un goût français classique, indémodable et élégant ».
« Les gens recherchent en priorité le côté végétal de Claude et la ­dimension animalière de François-Xavier », explique Sonja Ganne, de Christie’s
Toutes les pièces ne connaissent toutefois pas le même emballement. « Les gens recherchent en priorité le côté végétal de Claude et la ­dimension animalière de François-Xavier », précise Sonja Ganne, spécialiste chez Christie’s. Parmi les best-sellers figurent les moutons et les bovidés, très prisés des col­lectionneurs d’art contemporain. Les premiers moutons en laine, datant de 1977, valaient autour de 10 000 francs. La deuxième série en époxy commencée en 1996 se négociait alors autour de 15 000 euros. Il faut désormais compter entre 140 000 et 200 000 euros.
Les Lalanne, 13 avril-27 mai, Galerie Mitterrand. Galeriemitterrand.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Plan de formation, actions de sensibilisation et analyse de la conduite des salariés font leur apparition dans les entreprises.
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Les flottes s’engagent dans la prévention routière

Plan de formation, actions de sensibilisation et analyse de la conduite des salariés font leur apparition dans les entreprises.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 14h00
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                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

La route représente un quart des accidents du travail, et même 50 % si l’on inclut les trajets domicile-travail. Pourtant, de nombreux dirigeants d’entreprise ignorent encore que les accidents de la route sont aussi la première cause de mortalité au travail pour leurs collaborateurs. De leur côté, les règles de prudence au volant imposées aux salariés ne sont pas toujours respectées. A l’automne 2017, dans son baromètre du comportement routier des Français, Axa Prévention mettait l’accent sur le cas des professionnels amenés plus souvent à prendre des risques au volant.
Selon cet assureur, lors des déplacements professionnels (hors trajets domicile-travail), les utilisateurs de véhicules de fonction sont plus nombreux à prendre le volant en étant fatigués (59 % contre 45 % pour l’ensemble des Français) et avouent, pour 26 % d’entre eux, rouler à plus de 160 km/h sur autoroute, contre 11 % pour le reste de la population. De même, 30 % des ­conducteurs professionnels sont amenés à prendre le volant après avoir bu au moins deux verres d’alcool durant leur activité ou pendant un déjeuner de travail alors que ce taux est de 22 % pour l’ensemble des Français.
Engagés pour une route plus sûre
Plus récemment, la Fondation MAIF, associée à l’Institut français des sciences et technologies, des transports, de l’aménagement et des ­réseaux (IFSTTAR), a révélé que 43 % des automobilistes français utilisent leur smartphone au volant, 30 % d’entre eux écrivent ou lisent des SMS, 13 % sont sur leurs e-mails et près de 30 % utilisent la fonction GPS. Toutefois, constate cette enquête, si les professionnels sont près de 60 % à se servir quotidiennement de leur téléphone au volant, 79 % effectuent leurs conversations et messages en mains libres (kit Bluetooth ou commandes vocales du téléphone).
Les professionnels sont près de 60 % à se servir quotidiennement de leur téléphone au volant.
Cette tendance a poussé plusieurs dirigeants de grandes entreprises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Yvon Chouinard, créateur québécois de la marque de vêtements de plein air Patagonia, part en croisade, dans une tribune au « Monde », contre les barrages, économiquement chers et écologiquement dangereux.
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« Nous devons accélérer le déploiement d’alternatives énergétiques plus propres et plus économiques que les barrages »

Yvon Chouinard, créateur québécois de la marque de vêtements de plein air Patagonia, part en croisade, dans une tribune au « Monde », contre les barrages, économiquement chers et écologiquement dangereux.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 14h00
    |

Yvon Chouinard (Fondateur de la marque de vêtements de plein air Patagonia et producteur exécutif des films DamNation et Blue Heart)







                        



                                


                            
Tribune. Les dernières rivières sauvages d’Europe courent un grave danger. Le risque ne provient pas d’une sécheresse excessive ou des déchets toxiques des usines, mais des barrages hydroélectriques qui prétendent nous apporter une énergie propre, verte et écologique. En réalité, ces barrages sont sales et leur impact destructeur dépasse de loin leur utilité.
Les rivières ne sont pas juste magnifiques ; elles sont les artères de la planète
De nos jours, l’électricité qu’ils génèrent pourrait être obtenue beaucoup plus efficacement à partir d’autres sources qui ne perturbent pas les rivières, ne détruisent pas les habitats et ne déplacent pas les habitants. Si ces projets malveillants ne sont pas stoppés, le dommage écologique et l’impact sur les communautés locales seront dévastateurs.
C’est mon intérêt pour les rivières, en tant que pêcheur passionné, qui m’a fait prendre conscience des dommages causés par les barrages. Les rivières ne sont pas juste magnifiques ; elles sont les artères de la planète. Elles transportent, de la terre vers les océans, des nutriments vitaux pour nourrir le plancton et les poissons. Elles fournissent de l’eau propre à des millions de personnes.
Au niveau le plus bas depuis un siècle
Chaque année, près de 200 millions de tonnes de carbone sont éliminées de l’atmosphère et transportées par les rivières jusque dans les océans, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique (« How rivers ­regulate global carbon cycle », Woods Hole Oceanographic Institution, 13 mai 2015).
l’hydroélectricité provoque l’extinction de certaines espèces, déplace des communautés et contribue au changement climatique
Les barrages menacent cet équilibre. Contrairement à l’énergie solaire ou éolienne, l’hydroélectricité provoque l’extinction de certaines espèces, déplace des communautés et contribue au changement climatique. De nouvelles recherches scientifiques montrent que les réservoirs créés par les barrages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les économistes Luc Behaghel et Esther Duflo prônent, dans une tribune au « Monde », une « modernisation » de l’aide publique française aux pays en développement, qui soit enfin basée sur des méthodes d’évaluation scientifiques.
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« L’aide publique au développement des anciens pays riches est en passe de devenir marginale »

Les économistes Luc Behaghel et Esther Duflo prônent, dans une tribune au « Monde », une « modernisation » de l’aide publique française aux pays en développement, qui soit enfin basée sur des méthodes d’évaluation scientifiques.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 14h14
    |

Luc Behaghel (Chercheur à l’Ecole d’économie de Paris et à l’Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab (J-PAL) et Esther Duflo (Chercheuse à l’Ecole d’...







                        



                                


                            
Tribune. Emmanuel Macron a confié au député Hervé Berville (LRM) une mission de réflexion sur la modernisation de la politique d’aide publique au développement (APD). Economistes du développement, nous pensons que c’est une opportunité à saisir pour que le rapport de cette mission ne trouve pas sa place, comme les précédents, sur le plus haut rayon de la bibliothèque. Les deux mots phares de la réflexion semblent être « modernisation » et « redevabilité » (accountability, en anglais). Qu’entend-on par là ?
Les ressources apportées sont de plus en plus modestes face aux ressources domestiques, publiques et privées, dont ces pays disposent
La nécessité de moderniser l’aide au développement est reconnue au-delà de nos frontières : jusqu’en 2018, la coauteure de cette tribune appartenait à une commission chargée par le président Barack Obama de plancher sur cette question. Nos propositions s’inspirent d’une partie des recommandations de cette commission, qui n’ont pas eu le temps d’être mises en œuvre aux Etats-Unis mais qui restent pertinentes.
Le constat de départ est clair : l’APD des anciens pays riches est en passe de devenir marginale. Même si l’objectif de consacrer 0,55 % puis 0,7 % du PIB français à l’APD était atteint, les ressources apportées sont de plus en plus modestes face aux ressources domestiques, publiques et privées, dont ces pays disposent, et aux sommes de plus en plus importantes qui leur sont consacrées par des pays émergents (Brésil, Inde, Chine).
« Capital patient  » de l’innovation
Si nous continuons à faire ce que nous faisons, nos efforts deviendront un détail sans conséquences. Pourquoi s’encombrer d’une aide au développement, dans ces conditions ? Pas pour se substituer aux ressources domestiques afin de payer des dépenses de fonctionnement ou des investissements « évidents ». Ni pour donner des leçons et des prescriptions depuis l’extérieur. D’où la nécessité d’une modernisation en profondeur.
Moderniser...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Onze professeurs et chercheurs, parmi lesquels Christian Baudelot, Philippe Meirieu et Thomas Piketty, s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre le projet ministériel de rabotage de l’enseignement de l’économie, de la sociologie et des sciences politiques au lycée.
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« Le risque de marginalisation et de dénaturation des sciences économiques et sociales au lycée est grand »

Onze professeurs et chercheurs, parmi lesquels Christian Baudelot, Philippe Meirieu et Thomas Piketty, s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre le projet ministériel de rabotage de l’enseignement de l’économie, de la sociologie et des sciences politiques au lycée.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 14h17
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. Panne de la croissance et persistance du chômage dans la vieille Europe, aggravation des inégalités de revenu et de patrimoine en France et au Royaume-Uni, montée des votes protestataires en Europe, remise en cause de la domination masculine, essor de la Chine, effets contrastés de la mondialisation, défis de la transition écologique…
L’enseignement ne représentera que des horaires faméliques en classe de seconde (1 h 30 par semaine)
Chaque jour, l’actualité nous rappelle la nécessité de disposer des outils d’analyse proposés par l’économie, la sociologie et la science politique afin de pouvoir mieux saisir les grandes questions contemporaines. Les sciences économiques et sociales (SES), dont l’objectif affirmé était d’ouvrir l’école sur le monde contemporain et de reconnaître une « troisième culture » entre les sciences dites dures et les lettres, cultivent cette ambition depuis maintenant plus de cinquante ans.
Pourtant, le projet de réforme du lycée présenté par le ministre de l’éducation nationale rabote l’enseignement des SES : réduit au statut de spécialité – donc en dehors des enseignements communs des élèves – et amputé de la « science politique » en classe de première et terminale générale, il ne représentera que des horaires faméliques en classe de seconde (1 h 30 par semaine), où la sociologie pourrait être réduite à portion congrue.

Pour les rédacteurs des premiers programmes de cette discipline scolaire, à la fin des années 1960, il s’agissait de « créer chez les élèves une certaine attitude intellectuelle » en adoptant une distance critique vis-à-vis de ses propres préjugés et de certaines représentations collectives plus ou moins erronées, grâce aux savoirs et aux outils des sciences sociales (analyses statistiques, observation, entretiens, etc.), mais aussi grâce à la hiérarchisation et au questionnement des sources. Qui peut ignorer que ce type d’apprentissage est on ne peut plus d’actualité,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ A Berd’huis, village de l’Orne, le chef de l’Etat a répondu aux questions de Jean-Pierre Pernaut, présentateur du journal télévisé de 13 heures.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Syrie, SNCF, hôpitaux, CSG…, ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1

A Berd’huis, village de l’Orne, le chef de l’Etat a répondu aux questions de Jean-Pierre Pernaut, présentateur du journal télévisé de 13 heures.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h30
   





                        



   


C’est peu dire que sa prise de parole était attendue. Emmanuel Macron s’est exprimé, jeudi 12 avril, au cours du journal télévisé de 13 heures de TF1, délocalisé pour l’occasion dans le village normand de Berd’huis (Orne). Syrie, réforme de la SNCF, hôpitaux en crise, CSG, lutte contre le terrorisme…, le président de la République a fait le point sur différents dossiers.
SyrieSNCFL’hôpitalCSGTaxe d’habitationCulte musulmanEcole et ruralitéLimitation de la vitesse à 80 km/hNotre-Dame-des-Landes

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          Emmanuel Macron sur TF1 pour convaincre retraités, ruraux et classes populaires



Syrie, « la preuve » des armes chimiques
Le président de la République a assuré que « nous avons la preuve que la semaine dernière des armes chimiques ont été utilisées par le régime de Bachar Al-Assad » sur la ville de la Douma, dans la banlieue de Damas, qui est retombée entièrement aux mains de l’armée syrienne jeudi 12 avril.
Pour autant, M. Macron a fait savoir que la France n’avait pas encore décidé d’une éventuelle réaction à cette attaque. « Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu », a-t-il dit, ajoutant qu’il faut « tout faire pour qu’il y ait des cessez-le-feu ». Le chef de l’Etat a également dit avoir appelé « à plusieurs reprises » le président russe, Vladimir Poutine, allié de Bachar Al-Assad. « En aucun cas la France ne laissera une escalade se faire, ou quoi que soit qui puisse endommager la stabilité de la région », a-t-il encore dit.
SNCF : « Nous devons faire cette réforme »
Interrogé sur la grève à la SNCF, M. Macron s’est exprimé pour la première fois sur la réforme menée par le gouvernement, estimant qu’il faut « aller jusqu’au bout ». Ne pas le faire « serait une hypocrisie politique », a-t-il dit, arguant que l’ouverture à la concurrence est une exigence européenne.
« Je n’ai pas de mépris, ce ne sont pas des privilégiés », a déclaré M. Macron à propos des cheminots. « N’ayez pas de craintes illégitimes », a lancé le président à l’intention des syndicats : « La SNCF restera publique, les cheminots resteront cheminots. » La SNCF « sera une entreprise publique à capitaux publics », « ce sera dans la loi : 100 % de capitaux d’Etat », a-t-il dit.
« Tous les cheminots qui sont aujourd’hui en emploi, ils resteront dans le statut, c’est un contrat. On ne leur demande pas d’effort mais juste d’accepter que les nouveaux, on ne les prenne pas au statut. »

        Lire la discussion avec  secrétaire général de la CFDT :
         

          « Macron doit accepter un véritable débat démocratique »



M. Macron a rappelé que l’Etat prendrait sa part « des efforts », disant notamment que la dette de la SNCF « sera pour partie progressivement reprise ». Le président reconnaît ainsi que le passage en société anonyme (SA) de la SNCF, voté à l’Assemblée nationale mardi, implique une reprise de la dette. Le chiffre qui circule le plus est 35 milliards d’euros au minimum, pour que les ratios de l’entreprise soient compatibles avec un statut juridique de société par actions. L’Etat va aussi investir « 10 millions d’euros par jour pendant dix ans, pour entretenir les lignes », a-t-il dit.

        Comprendre
         

          la réforme de la SNCF en neuf points



Pour l’hôpital, des mesures « cet été »
« Je veux vraiment rendre hommage à tous les personnels soignants, les médecins, les infirmières, les aides-soignantes, celles qui travaillent dans les Ehpad [établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes]. Ils vivent tous la mort au quotidien, nous leur devons quelque chose dans la société », a répondu M. Macron, interrogé sur sa capacité à entendre la détresse du personnel de la santé.

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Le chef de l’Etat n’a pas donné beaucoup d’éléments nouveaux à ce sujet, promettant toutefois qu’il ferait « à l’été » des annonces pour mettre « plus de moyens dans l’hôpital ». Pour M. Macron, il ne faut « pas mettre de l’argent sur un système qui n’est plus adapté ».
Le président a rappelé que le gouvernement allait « essayer de mieux organiser les choses », avec notamment la mise en place « de maisons de santé, pour que tout le monde n’aille pas aux urgences, parce que cela coûte plus cher à tout le monde ».
Pendant sa campagne présidentielle, le candidat Macron avait promis de limiter à 50 % la part de financement des hôpitaux à la tarification à l’activité (T2A). La réflexion engagée au ministère de la santé devrait aboutir à la fin de 2019.
Concernant le seul sujet des Ehpad, Emmanuel Macron a reconnu qu’il fallait « une transformation profonde » du système d’accueil des personnes âgées. « On sera au rendez-vous », a-t-il promis.

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La hausse de la CSG, un « besoin »
Après un reportage montrant des retraités qui déplorent la baisse de leur pouvoir d’achat, M. Macron a reconnu avoir « demandé un effort aux 60 % de personnes retraitées qui paient la CSG au taux normal ». « Cet effort, je l’ai annoncé en campagne », a rappelé le président de la République, qui va bientôt célébrer sa première année d’élection.
« Je veux expliquer à tous nos retraités : il n’y a pas de souverain mépris, j’ai besoin de vous, je fais appel à vous », a dit M. Macron, qui leur a rappelé que « vous passez dix ou quinze ans de plus à la retraite que vos parents en moyenne ».
Le chef de l’Etat a demandé aux retraités en colère de la « patience ». « Le 1er novembre, vous aurez un tiers de taxe d’habitation en moins. Et elle sera supprimée entièrement dans les trois ans. L’un dans l’autre, sur le pouvoir d’achat, vous allez vous y retrouver. » « Si on ne fait pas cet effort, dans cinq ou dix ans on n’arrivera plus à financer notre système de retraite », a dit le président.
Suppression de la taxe d’habitation : « Je n’ai aucun regret »
S’agissant de la suppression de la taxe d’habitation pour l’intégralité des foyers français, prévue pour après 2020, Emmanuel Macron n’a « aucun regret ». Il a martelé que « les économies de l’Etat serviront à compenser la [perte de la] taxe d’habitation pour les communes, à l’euro près ».
Confronté à la question de la redistribution des fruits de la croissance et de l’usage de la « cagnotte fiscale » — nom donné par l’opposition et par une partie de la majorité au surplus de recettes fiscales enregistré l’an dernier compte tenu du dynamisme économique —, le président s’est montré ferme.
Il a fermé la porte au rétablissement de la demi-part des veuves, pourtant réclamé sous condition de ressources par le député LRM Sacha Houlié, soutenu par une partie de la majorité. La suppression de ce dispositif a été décidée sous Nicolas Sarkozy et mise en œuvre progressivement sous François Hollande.

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Culte musulman : « le financement étranger » doit être « organisé sous le contrôle de l’Etat et transparent »
M. Macron a donné quelques indications sur les propositions qu’il prépare quant à l’organisation et au financement du culte musulman et qu’il présentera « dans les prochains mois ». Il a dit vouloir qu’à l’avenir, « le financement étranger [du culte musulman] soit organisé sous le contrôle de l’Etat et transparent. Je ne veux plus de mosquées qui s’ouvrent avec des financements cachés. Je ne veux plus de gens qui utilisent l’argent du pèlerinage [à La Mecque] pour financer n’importe quoi ». Il a dit avoir parlé de ce sujet deux jours plus tôt avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman. « Nous allons prendre des décisions conjointes », a-t-il dit.

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Ces indications demeurent encore imprécises, mais elles confirment l’intention prêtée au chef de l’Etat d’avoir en la matière une posture interventionniste. Elles laissent en suspens plusieurs questions de fond. Comment, par exemple, faire en sorte que l’Etat contrôle les financements cultuels étrangers ou les ressources issues du pèlerinage sans enfreindre la séparation entre l’Etat et les cultes voulue par la loi de 1905 ?
Interrogé sur le salafisme, M. Macron a répondu que « c’[était] un problème dans notre pays ». « Ce fondamentalisme-là, cet islam radical, comme disent certains, cet islamisme, ce n’est pas l’islam, mais c’est un problème. »
Le président a également évoqué les écoles privées hors contrat : « Nous allons mieux contrôler le hors-contrat ; on renforce le contrôle, on est intraitable. » Il fait ainsi référence à l’adoption récente de la proposition de loi portée par la sénatrice centriste Françoise Gatel « visant à simplifier et à mieux encadrer le régime d’ouverture des établissements privés hors contrat ». Mais il ne rappelle pas que parmi les treize cents établissements hors contrat recensés sur le territoire, trois cents s’affichent comme confessionnels, dont une quarantaine seulement comme musulmans. L’ancienne ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem (PS) avait tenté en son temps de mieux les encadrer, se heurtant aux lobbys de droite.
Ecole et ruralité : un « sujet de démographie »
« Il n’y a pas de fatalité mais il y a une organisation à trouver sur tous les territoires », a répondu M. Macron aux critiques qui le voient comme le « président des villes », au détriment des régions rurales.
« Il faut regarder les choses en face : on a un sujet de démographie », a reconnu M. Macron :
« A la rentrée prochaine, on aura 32 000 élèves en moins en CP et pourtant on va ouvrir près de 5 000 classes, dont 1 000 classes dans le rural. Alors que dans le rural, on va perdre 20 000 élèves de CP l’an prochain. »
Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a fait état « de 200 à 300 classes » qui doivent fermer en septembre. A la mi-mars, le « solde officiel » évoqué Rue de Grenelle, dans les 47 départements les plus ruraux, se décomposait en 783 ouvertures de classe pour 990 fermetures.
Ces deux calculs se fondent sur l’estimation avancée de 20 000 élèves en moins à la rentrée dans les territoires ruraux. Cela n’empêche pas enseignants et parents d’avoir le sentiment que les zones rurales « paient le prix » des dédoublements des classes de CP (et, à la rentrée, en CE1), dans les réseaux d’éducation prioritaire — la mesure phare du candidat Macron.
Limitation de la vitesse à 80 km/h : « Si ce n’est pas efficace, on ne le garde pas »
« Notre sang s’est échauffé sur cette affaire », a répondu M. Macron aux critiques d’automobilistes. « Les Françaises et les Français, ça les ennuie toujours qu’on régule la route », a dit le président.
« Il y a des petites expérimentations qui ont été faites, et à chaque fois elles ont montré que c’était efficace », a affirmé M. Macron, promettant « une expérimentation à taille réelle au 1er juillet pour deux ans ». 
« Je prends ici deux engagements : durant ces deux ans, l’argent qui sera perçu, on le mettra pour les hôpitaux qui soignent les blessés de la route. On rendra transparents tous les résultats. Si ce n’est pas efficace, on ne le gardera pas. »
Développer l’intéressement dans les PME
Aujourd’hui, les entreprises qui ont négocié un accord d’intéressement avec leurs salariés doivent s’acquitter d’un forfait social. Il s’agit d’une cotisation à la charge de l’employeur dont le taux varie entre 20 % et 8 % selon la taille de l’entreprise. Le président de la République a annoncé sa suppression pure et simple pour les sociétés de moins de 250 personnes afin de mieux associer les salariés aux résultats.
« On a permis qu’il y ait plus de flexibilité [dans les entreprises], on doit permettre aussi quand ça va mieux que tout le monde puisse en profiter. »
Aujourd’hui, selon le ministère de l’économie, seules 16 % des entreprises de moins de 50 salariés ont un accord d’intéressement, et 22 % des entreprises entre 50 et 250 salariés.
Notre-Dame-des-Landes : « L’ordre républicain sera rétabli »
« L’ordre républicain sera rétabli », a répété le chef de l’Etat, fustigeant les gens qui « créent du trouble ». « Ils occupent illégalement des territoires publics. Ils n’ont plus de raison de le faire car il n’y aura pas d’aéroport », a-t-il dit lapidairement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le magistrat à la Cour des comptes était seul en lice pour prendre la tête de l’AFP depuis le retrait surprise du président-directeur général sortant, Emmanuel Hoog.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Fabrice Fries élu PDG de l’Agence France-Presse

Le magistrat à la Cour des comptes était seul en lice pour prendre la tête de l’AFP depuis le retrait surprise du président-directeur général sortant, Emmanuel Hoog.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h31
    |

            François Bougon








                        



   


Après vingt-quatre heures de confusion, Fabrice Fries, magistrat à la Cour des comptes et ancien président de Publicis Consultants, a finalement été élu, jeudi 12 avril, président-directeur général (PDG) de l’Agence France-Presse (AFP) par son conseil d’administration.
L’homme de 58 ans était seul en lice pour prendre la tête de l’agence de presse depuis le retrait surprise du PDG sortant, Emmanuel Hoog, 55 ans, en poste depuis 2010. M. Fries a obtenu, lors d’un troisième tour de scrutin, la majorité qualifiée, soit 13 des 18 membres du conseil d’administration (CA). Les deux premiers tours s’étaient déroulés la veille, le CA ayant décidé de suspendre ses travaux pour une journée.
Le personnel dénonce une absence de choix
Plus tôt dans la journée, le personnel de l’AFP avait voté, lors d’une assemblée générale, pour un débrayage à partir de 13 heures et jusqu’à la fin du conseil. Une motion avait également été adoptée : elle appelait le CA à déclarer « infructueux » le processus d’élection du PDG et à désigner deux candidats.
Lors de l’AG, les représentants du personnel ont déploré la séquence de la veille, qui a vu Emmanuel Hoog retirer au dernier moment sa candidature, faute, dit-il, du soutien de l’Etat à son projet. Un retrait soudain qui a plongé l’AFP « dans une situation baroque et étrange » et qui a privé son conseil d’administration d’un « vrai choix entre deux projets », ont-ils regretté.
Jeudi matin, M. Hoog, présent aux côtés de la directrice de l’information, Michèle Léridon, était intervenu en conférence de rédaction, expliquant s’être retiré « au nom de l’intérêt général » après s’être rendu compte qu’il n’aurait pas le soutien de l’Etat. Il a également jugé que ce dernier manquait d’une doctrine « affirmée » sur le rôle de l’AFP, alors qu’elle occupe, avec ses plus de 2 400 collaborateurs, le rang de troisième agence de presse dans le monde – produisant de l’information en six langues (français, anglais, espagnol, allemand, portugais et arabe) – derrière l’américaine Associated Press (AP) et la canado-britannique Thomson Reuters.
M. Hoog s’était notamment vu reprocher par certains administrateurs d’avoir annoncé tardivement une perte de 4,8 millions, ce que l’intéressé avait justifié en évoquant une provision due à une décision de justice intervenue en décembre au moment de boucler le budget. A la suite d’un contentieux avec les syndicats, l’AFP a été condamnée en première instance à s’aligner sur les augmentations salariales du Syndicat de la presse quotidienne nationale, ce qu’elle ne faisait plus depuis 2012.
Craintes quant au projet de M. Fries
Par ailleurs, lors de l’assemblée générale, des salariés ont exprimé leurs inquiétudes à l’égard du projet de Fabrice Fries, présenté mercredi au conseil d’administration, et notamment sa proposition d’« ouvrir le dossier de la capitalisation de l’agence » quand le plan de transformation qu’il propose aura commencé à porter ses fruits, ce qui réveille les craintes d’une privatisation à terme de l’Agence. Dans un message adressé aux représentants du personnel, M. Fries a toutefois assuré que cette proposition « n’est pas pour [lui] une priorité » et que toute réforme du statut « devra veiller à respecter l’indépendance éditoriale, qui est le principal actif de l’AFP ». La priorité, a-t-il affirmé, est « le développement ». Il s’est également engagé « à la transparence totale de la rémunération du président », un « sujet sensible » à l’AFP, selon lui.
Dans un communiqué, l’intersyndicale a dit « prendre acte » de son élection et déplorer « que l’appel légitime du personnel à suspendre le processus électoral pour éviter un scrutin hâtif n’ait pas été entendu par une majorité des administrateurs ».
« Après avoir pris connaissance du projet de M. Fries et des précisions qu’il a apportées ce jeudi, l’intersyndicale le met solennellement en garde contre toute tentative de modification du statut de l’AFP qui mettrait en péril son indépendance éditoriale, technique et financière, ainsi que sa mission d’intérêt général. »

Election de Fabrice Fries à la présidence de l'#AFP : communiqué de l'intersyndicale https://t.co/5RAPXVzLSx— snj_afp (@SNJ AFP)


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Fabrice Fries, diplômé notamment de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm et de l’Ecole nationale d’administration (promotion Denis-Diderot 1984-1986), avait été le numéro deux de la branche presse professionnelle de Vivendi Universal entre 1998 et 2002.



                            


                        

                        


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En France, le gisement inexploité des énergies marines

L’Hexagone dispose du deuxième domaine océanique au monde, mais accuse un énorme retard sur l’éolien offshore.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 12h47
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Avec plus de 11 millions de km2 d’espace océanique sous sa juridiction en métropole et dans les outre-mers – soit le deuxième domaine maritime après celui des Etats-Unis –, la France dispose d’un gisement d’« or bleu » presque inépuisable. Il reste pourtant, à ce jour, inexploité. L’ambition affichée par François Hollande, en 2012, de faire du pays « le leadeur européen des énergies marines renouvelables » s’est enlisée dans les sables. A l’exception de l’unique usine marémotrice de la Rance (Ille-et-Vilaine), en fonctionnement depuis 1966, l’Hexagone ne tire encore aucun kilowattheure de ses ressources marines.

En cale sèche, l’éolien offshore, déjà entravé par de multiples recours, est aujourd’hui plongé dans la tourmente par la volonté du gouvernement de renégocier à la baisse, voire d’annuler, les contrats des six premiers parcs attribués en 2012 et en 2014 par appels d’offres, pour un total de 3 gigawatts, au large des côtes normandes, bretonnes et vendéennes. EDF-Energies nouvelles (EDF-EN), associé aux trois projets les plus avancés – Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados) –, espère néanmoins pouvoir lancer cette année les fabrications, ce qui permettrait une mise en service… en 2021. Cela, alors que plus de 4 000 éoliennes tournent déjà sur les côtes européennes. Mais la profession attend toujours l’appel d’offres promis dans la zone de Dunkerque (Nord), ainsi que celui annoncé au large d’Oléron (Charente-Maritime).
D’autres technologies au stade exploratoire

Tandis que la filière hydrolienne escompte elle aussi des appels d’offres pour prendre le large, une autre énergie marine se profile pourtant : l’éolien offshore non pas posé, mais flottant, qui donne accès à des sites plus éloignés et plus ventés, tout en réduisant l’impact visuel. Le premier prototype français, Floatgen, doit être installé prochainement au large du Croisic (Loire-Atlantique)....




                        

                        


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A Bordeaux, la filière hydrolienne se jette à l’eau

Dans la Garonne, un site teste le potentiel de l’énergie des courants. Un marché émergent mais prometteur.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 12h46
    |

            Pierre Le Hir (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sous le vieux Pont de pierre aux voûtes cuivrées, la Garonne charrie des eaux limoneuses. L’histoire – l’ouvrage, dû à Napoléon, fut le premier à enjamber le fleuve et reste l’un des emblèmes de la capitale girondine – rejoint ici l’innovation. Amarrée en aval des piles dont le passage étréci accélère l’écoulement, une plate-forme flottante oscille doucement. En son centre, un parallélépipède de huit tonnes est immergé : une hydrolienne, dont les pales sont actionnées par le courant comme celles d’une éolienne le sont par le vent.
Et du courant, il y en a à revendre. « Jusqu’à 3,5 mètres par seconde, avec un marnage [différence de niveau entre la pleine et la basse mer] de plus de 5 mètres en période de vives-eaux », indique Marlène Kiersnowski, responsable du développement du Site expérimental estuarien national pour l’essai et l’optimisation d’hydroliennes (Seeneoh).
Inaugurée début mars, cette installation accueille sa première machine, conçue par la société iséroise HydroQuest. Un ensemble de quatre turbines d’une puissance totale de 80 kilowatts, fonctionnant aussi bien au flot (marée montante) qu’au jusant (marée descendante). De quoi fournir en électricité verte, ou plutôt bleue, près d’une centaine de foyers. Symboliquement, les premiers postes de consommation, sur le réseau auquel la plate-forme est raccordée par un câble sous-marin, sont une « maison écocitoyenne » et une borne de recharge électrique.

Mais plus que pour générer des électrons, la machine est là pour être testée. « Pendant un an, nous allons étudier sa courbe de production, son comportement dans l’eau et son impact environnemental », précise Marc Lafosse, océanographe de formation et président du bureau d’études Energie de la Lune, principal actionnaire de Seeneoh. Le milieu saumâtre et turbide, corrosif et chargé de matières en suspension abrasives, va en effet soumettre l’hydrolienne à rude épreuve.
« Peu d’impact sur l’environnement »
De...




                        

                        

