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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Reprise du fief rebelle de la Ghouta, attaque chimique…, deux journalistes du « Monde » ont répondu aux questions d’internautes sur la situation dans le pays, en guerre depuis sept ans.
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Syrie : « Avec la reprise de Douma, Bachar Al-Assad est désormais maître de sa capitale »

Reprise du fief rebelle de la Ghouta, attaque chimique…, deux journalistes du « Monde » ont répondu aux questions d’internautes sur la situation dans le pays, en guerre depuis sept ans.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h41
   





                        



   


La reprise de Douma, dans la banlieue de Damas, jeudi 12 avril, couronne le processus de redressement du pouvoir de Bachar Al-Assad. Mais l’attaque chimique contre le fief rebelle suscite de vives tensions entre la Russie et les Etats-Unis, les seconds menaçant le régime syrien de frappes punitives. Lors d’un tchat avec des internautes, les journalistes du Monde Allan Kaval et Marc Semo ont fait le point sur la situation.
VS : La France va-t-elle répondre à l’attaque chimique en Syrie ?
Marc Semo : C’est probable, car Paris n’a cessé de rappeler que l’on ne peut accepter la banalisation de l’emploi des armes chimiques, et Emmanuel Macron en a fait explicitement une « ligne rouge ». Sa crédibilité comme celle de Washington sont en jeu. Mais le cadre, la durée, l’ampleur de l’opération sont encore en discussion. Il s’agit de ne pas se limiter à une frappe ponctuelle comme celle faite par les Etats-Unis il y a un an, mais en même temps d’éviter une escalade.
Bolkonsky : Quelles sont les preuves de l’utilisation de l’arme chimique par les autorités syriennes ?
Allan Kaval : A ce stade, il est n’est pas possible de recueillir les preuves matérielles de manière indépendante. Il faudrait pouvoir effectuer des prélèvements sur le site de l’attaque — un immeuble d’habitation — et sur les corps. Or la zone est à présent sous contrôle russe.

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Kassagi : A part ne pas perdre la face, si la ligne rouge a bien été franchie, à quoi peut servir une frappe française, maintenant que la guerre a été gagnée par Bachar Al-Assad ?
M. S. : Il ne s’agit pas seulement de rappeler clairement que l’emploi de l’arme chimique ne restera pas impuni. La guerre est certes plus ou moins gagnée par le régime, mais elle n’est pas finie. Si l’on ne fait rien, Damas pourra de nouveau utiliser ces armes pour reconquérir la zone d’Idlib, dans le Nord-Ouest, ou de Deraa, dans le Sud. Les armes chimiques pourraient être utilisées ailleurs et par d’autres…
Ce n’est pas une coïncidence si les services secrets russes ont employé sur le sol britannique du poison Novitchok pour tenter d’éliminer un ex-agent double. C’est aussi une manière de voir jusqu’où il est possible d’aller face aux démocraties occidentales.
JdLF : Quelle légitimité internationale aurait une attaque occidentale contre les forces syriennes ?
M. S. : C’est tout le problème ! La violation par Damas de ses engagements au sein de l’OIAC (Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques) ne suffit pas pour fonder légalement une intervention sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU. La participation aux frappes de la coalition en Syrie contre l’EI était justifiée par la menace directe que représentait le groupe djihadiste. Mais l’arme chimique n’est pas une menace directe pour la France.
Cyp44 : Pouvez-vous nous expliquer la situation au Moyen-Orient ? Je ne comprends rien !
M. S. : Pour résumer, il y a maintenant en Syrie au moins cinq conflits imbriqués :
une guerre entre la rébellion, désormais aux abois, et le régime ;une guerre menée par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et où la France est très active contre l’EI ;une lutte des Kurdes, qui ont le soutien des Occidentaux, car ils sont les alliés sur le terrain contre l’EI, mais que la Turquie, soutien des rebelles antirégime, veut écraser ;un conflit qui monte entre les puissances régionales, opposant notamment l’Iran et Israël, toujours plus inquiet de la présence croissante de forces iraniennes en Syrie avec le régime ;et un bras de fer international entre les grandes puissances.

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BFR : Que reste-t-il de la rébellion ?
A. K. : Les groupes armés désignés sous l’expression d’« Armée syrienne libre » n’ont jamais constitué une entité militaire unifiée. Après la chute définitive de la Ghouta, il reste des poches rebelles dans les zones dominées par le régime. Ces petits territoires peuvent être repris rapidement, par les armes ou au moyen d’accords de reddition. Il existe des emprises rebelles plus vastes autour de Deraa, près de la frontière jordanienne, ainsi que sur le plateau du Golan.
Dans le gouvernorat d’Idlib, des groupes rebelles coexistent avec des factions djihadistes. Et certains groupes armés issus de la rébellion, et se réclamant encore de l’Armée syrienne libre, servent de supplétifs aux forces turques qui contrôlent des territoires dans le gouvernorat d’Alep, dont l’ancienne enclave kurde d’Afrin. Ces groupes sont sous commandement turc et ont pour vocation essentielle de combattre les Kurdes.
Internaute : Quel objectif maintenant pour les forces d’Assad ?
A. K. : La question des frappes occidentales mise à part, le régime est lancé dans une dynamique de reconquête. Il est désormais maître de sa capitale. Et la reprise de Douma marque la fin d’une phase : celle de la reprise de la Syrie dite « utile », une dorsale urbaine qui court de Damas à Alep en passant par Homs et Hama.
Les représentants du régime ont déclaré que leur objectif final était la reconquête totale du pays. Cette vision politique connaît cependant de fortes limites militaires. Le régime ne peut entreprendre d’offensive majeure sans le soutien appuyé de son allié russe. A Idlib, Moscou voit d’un œil favorable la constitution d’une zone d’influence turque connectée aux territoires indirectement administrés par la Turquie du gouvernorat d’Alep. Concernant le Golan, la Russie n’a pas intérêt à ce stade à laisser le régime soutenu par son autre parrain, l’Iran, menacer directement Israël.

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JS : Où en sont les forces armées turques dans leur volonté de s’attaquer à la région de Manbij (et celle de Kobané) tenue par les Kurdes ?
A. K. : L’envoi de forces supplémentaires de la coalition internationale contre l’EI auprès des Forces démocratiques syriennes, qui tiennent Manbij, semble avoir mis un coup d’arrêt au positionnement offensif d’Ankara. Malgré les déclarations du président américain sur un retrait prochain de Syrie, Washington et, dans une moindre mesure, Paris, ont envoyé un signal clair à la Turquie : Manbij demeure dans la zone d’intérêt de la coalition.
Kobané, qui abrite des installations militaires importantes de la coalition, reste à ce stade hors d’atteinte des forces armées turques et de leurs supplétifs syriens.
Antoine : Je ne comprends pas le positionnement de la Russie envers la Syrie. Quels sont ses intérêts ?
M. S. : C’est une question de prestige d’abord. Même à l’époque de l’URSS, Damas était le principal point d’appui de Moscou dans la région, surtout après que l’Egypte eut basculé, au milieu des années 1970, dans le camp américain. C’est aussi au travers de son intervention en Syrie à l’automne 2015 pour sauver le régime — avec 5 000 hommes et de l’aviation — que Moscou a retrouvé, comme le voulait Vladimir Poutine, son rang de grande puissance parlant d’égal à égal avec Washington — même s’il ne faut pas oublier que le PIB russe équivaut, les bonnes années, à celui de l’Italie.
Dans ce contexte, le Kremlin ne peut plus faire marche arrière : lâcher le régime serait aussi sa défaite. Poutine sait qu’il risque l’enlisement s’il ne réussit pas à transformer son succès militaire en succès diplomatique avec un plan de paix. Mais il n’y arrive pas. En Géorgie ou en Ukraine, Moscou a pu geler le conflit. En Syrie, compte tenu de la multiplicité des acteurs, cela est impossible.

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Grégoire : Pourquoi la Russie n’exige-t-elle pas le départ du dictateur Assad ?
M. S. : Probablement parce qu’ils n’ont pas encore réussi à lui trouver un remplaçant crédible à même de garantir la stabilité du régime, qui est leur obsession. En outre, les Iraniens, qui sont désormais les vrais patrons dans l’appareil sécuritaire à Damas, continuent de le soutenir à fond.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Après l’interview d’Emmanuel Macron au 13 heures sur TFI, Nicolas Chapuis, chef du service politique du « Monde » a répondu aux questions des internautes.
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Sur TF1, « Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté d’aller au bout de ses réformes »

Après l’interview d’Emmanuel Macron au 13 heures sur TFI, Nicolas Chapuis, chef du service politique du « Monde » a répondu aux questions des internautes.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h15
   





                        


Nicolas Chapuis, chef du service politique du Monde, a répondu aux questions des internautes autour de l’intervention d’Emmanuel Macron sur TF1 au journal de 13 heures.

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Florian : Dans cet entretien, Emmanuel Macron parle beaucoup « d’effort » à faire. Est-ce encore audible alors que cela fait plus d’une décennie que ce terme revient régulièrement dans la bouche des personnes au pouvoir ?
Nicolas Chapuis : En effet, le mot est revenu plusieurs fois dans la bouche du président de la République. Parfois, c’était pour en demander (par exemple pour les retraités), parfois c’était au contraire pour assurer qu’il ne demandait pas « d’effort » supplémentaire (pour les cheminots). De manière générale, le chef de l’Etat a essayé d’adopter l’attitude d’une personne qui « entend » les problèmes des Français, notamment ceux qui vivent dans des zones rurales, qui « entend » les inquiétudes. Mais sur la plupart des sujets, il a réaffirmé sa volonté d’aller au bout de ses réformes.
DidierK : A propos de la dette de la SNCF : « La dette ? Elle sera pour partie progressivement reprise, à mesure que les réformes le sont. L’Etat va en prendre une partie ». A-t-on une idée du montage imaginé ?
Cette partie de l’interview n’était en effet pas très précise. C’est une petite avancée. Il reconnaît que le passage en société par actions implique une reprise de la dette. Notre spécialiste des transports, Eric Béziat, explique que le chiffre communément admis est celui de 35 milliards d’euros au minimum pour que le ratio d’endettement de l’entreprise soit compatible avec ce type de société. Mais nous n’avons pas plus d’information sur les modalités.
Olive : Comment les propos du président sur la réforme de la SNCF (pas de privatisation, maintien du statut pour les agents en place) vont-ils être accueillis par les différentes organisations syndicales et, plus généralement, par les cheminots ?
Si le ton se voulait conciliant, rien n’a changé sur le fond du discours. Il ne devrait donc pas avoir d’effet sur les négociations.
F1spirit : A-t-il parlé du mouvement étudiant en cours ?
Oui, à la toute fin de l’émission et de manière assez rapide. Il en a limité la portée, considérant qu’une infime partie des établissements est concernée. Il a également eu cette formule sur la tenue des examens : « Les étudiants doivent comprendre, s’ils veulent leurs examens, qu’ils doivent les réviser, car il n’y aura pas d’examen en chocolat dans la République. »
Noux : Aucune question sur la loi asile et immigration… ?
Non. Alors que le texte est étudié à l’Assemblée nationale (et qu’une partie du groupe de députés LRM renâcle), ce point n’a pas été abordé. Gageons qu’il le sera largement lors de la prochaine intervention du chef de l’Etat, interviewé dimanche soir par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel sur RMC, BFM-TV et sur le site de Mediapart.
W : Macron a fait pas mal de pédagogie, et n’a pas particulièrement rendu de coups à ses opposants politiques. Peut-on supposer que dimanche prochain sera nettement plus politique ?
Le ton de l’interview y est pour beaucoup. Jean-Pierre Pernaut a dès le début beaucoup insisté sur la colère des usagers de la SNCF face à la grève. En miroir, Emmanuel Macron s’est presque retrouvé à défendre les cheminots, en expliquant que ce ne sont « pas des privilégiés ». Sur la loi travail, le reportage de TF1 montrait un patron d’entreprise qui demandait que la loi aille encore plus loin dans la baisse des charges, à l’opposé des revendications des syndicats par exemple. On peut parier qu’Edwy Plenel ne prendra pas cet angle-là dans ses questions dimanche… Le chef de l’Etat était venu sur TF1 pour ajouter un verbe à sa rhétorique habituelle : « unir ». Il a donc passé l’émission à expliquer qu’il entendait les critiques, même si sur le fond il n’entend pas bouger ou alors seulement à la marge.
Plouf : Je n’ai pas entendu parler du ruissellement ? La suppression de l’ISF a t-elle été évoquée ?
Non le chef de l’Etat n’a pas repris la rhétorique du ruissellement mais en revanche il a repris son expression des « premiers de cordée », pour la préciser : « Il faut qu’on mène ceux qui réussissent à réussir mieux et plus vite. Sinon ils s’en vont ailleurs. Mais ces premiers de cordée doivent aider le pays, en investissant ici, en embauchant ici. » Dans sa volonté d’adoucir l’effet de cette expression qui avait provoqué quelques émois, le chef de l’Etat s’est même emmêlé dans ses métaphores… « Certains pensent que pour que la cordée tienne il suffit que les premiers galopent. Ce n’est pas vrai. »
Seb : L’entretien est-il une réussite pour Emmanuel Macron ?
C’est toujours très difficile de répondre à cette question que vous êtes nombreux à poser. Ce serait à vous de nous le dire : par définition l’entretien est réussi si les téléspectateurs sont convaincus. Ce qu’on peut dire c’est que le président était venu avec plusieurs objectifs.
Le premier était manifestement de faire passer le message qu’il n’est pas sourd aux inquiétudes qui montent dans la société, alors qu’une partie de l’électorat populaire décroche dans les études d’opinion. Mais s’il a répété à plusieurs reprises qu’il entendait les Français, s’il a refusé de critiquer les cheminots ou ceux qui s’opposent à ses réformes, il n’a sur le fond rien cédé.
Le second message était de rajouter à son mantra « Libérer et protéger » un troisième verbe : « unir ». Il semble s’inquiéter d’éventuelles fractures dans la société française, entre urbains et ruraux, riches et pauvres, retraités et actifs… qui seraient créées par sa politique.
Le troisième message était plus sous-jacent. Il a laissé entendre que si certains pouvaient penser que le volet « protection » était moins visible que les mesures d’économies ou de libéralisation, il ne serait pas oublié à l’avenir et que les Français devaient être un peu patients. D’une certaine façon, il admet que le « en même temps » ressemble quand même beaucoup à un « l’un après l’autre ». Hollande avait expliqué que son quinquennat se déroulerait en deux phases avec une deuxième consacrée à la redistribution après avoir réalisé les efforts dans la première. On n’en est pas si loin.
Mariedith : Qu’a écrit le président aux enfants de l’école sur la feuille blanche ?
TF1 a montré la photo du mot sur Twitter : « Merci beaucoup pour votre accueil dans cette superbe classe. Je compte sur vous pour bien apprendre et demain prendre votre part de notre beau pays. Amitié. »

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de Mathieu Gallet et du soutien tacite de son équipe de directeurs.
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Sibyle Veil nommée présidente de Radio France en remplacement de Mathieu Gallet

Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France chargée des opérations et des finances, elle peut se prévaloir de l’héritage de Mathieu Gallet et du soutien tacite de son équipe de directeurs.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h22
   





                        



   


Présentée comme favorite, Sibyle Veil a été nommée, jeudi 13 avril, présidente de Radio France. Elle a été choisie parmi six candidats en remplacement de Mathieu Gallet, destitué après sa condamnation pour favoritisme.
Jusqu’ici directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances, sa présidence s’inscrit dans une certaine continuité avec celle de Mathieu Gallet. Dans son projet, elle dit souhaiter une meilleure maîtrise des contenus diffusés sur le numérique et propose une « direction de l’investigation » transversale à tout l’audiovisuel public, ainsi qu’« un média global de la culture », une « offre jeunesse » et un « média de proximité » associant France Bleu et France 3. Des projets déjà en discussion entre France Télévisions, Radio France et le gouvernement.
Certains membres de la majorité voyaient toutefois poindre un possible reproche concernant un manque d’indépendance. Et pour cause, elle est issue de la même promotion de l’ENA qu’Emmanuel Macron. Tout comme son mari, Sébastien Veil, qui a participé à la campagne du futur président. Ses partisans rétorquent qu’elle a été conseillère du président Nicolas Sarkozy, avant de rejoindre l’AP-HP et d’être nommée à Radio France, en 2015, bien avant l’élection de M. Macron.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Pour le sixième jour de grève des cheminots, la direction de la SNCF prévoit que seuls deux Transilien sur cinq et un Intercités sur cinq circuleront.
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Grève à la SNCF : les prévisions de trafic pour la journée de vendredi 13 avril

Pour le sixième jour de grève des cheminots, la direction de la SNCF prévoit que seuls deux Transilien sur cinq et un Intercités sur cinq circuleront.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 16h54
   





                        


Pour le sixième jour de grève des cheminots, vendredi 13 avril, la direction de la SNCF prévoit de nouveau un trafic « très perturbé ». La SNCF « invite les clients dont les trains ne seraient pas confirmés ce vendredi 13 avril à reporter leur voyage et à ne pas se rendre en gare ».

Les 4 organisations syndicales de SNCF ont déposé un préavis de grève national depuis le 2 avril 2018 19h. Par cons… https://t.co/ErKMohWjqb— GroupeSNCF (@Groupe SNCF)


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Selon le communiqué diffusé jeudi 12 avril après-midi par la direction de l’entreprise ferroviaire, les répercussions à attendre sur les transports sont les suivantes :
Transilien : deux trains sur cinq ;TER : un train sur trois ;TGV : un train sur trois ;Intercités : un train sur cinq ;Eurostar : trafic normal ;Thalys : trafic quasi normal.
Concernant le trafic en Ile-de-France, la SNCF annonce :
RER A : un train sur deux ;RER B : deux trains sur cinq ;RER C : un train sur trois ;RER D : deux trains sur cinq ;RER E : un train sur trois ;Ligne H : deux trains sur cinq ;Ligne K : un train sur cinq ;Ligne J, L, N, P : un train sur trois ;Ligne R : un train sur dix ;Ligne U : un train sur trois ;Tramway ligne 4 : trois trains sur quatre.
Concernant les différentes lignes TGV, la circulation restera « très perturbée », selon la SNCF :
axe Est : un train sur deux ;axe Atlantique : un train sur quatre ;axe Nord : un train sur trois ;axe Sud-Est : un train sur trois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Des services de sécurité qui se font concurrence, un comédien qui improvise, une mystérieuse Mata Hari… Des zones d’ombres persistent dans cette histoire et un ultime rebondissement n’est pas impossible.
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A Beyrouth, « l’affaire Itani » a secoué le Liban ces derniers mois

Des services de sécurité qui se font concurrence, un comédien qui improvise, une mystérieuse Mata Hari… Des zones d’ombres persistent dans cette histoire et un ultime rebondissement n’est pas impossible.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 15h26
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

La presse libanaise la présentait comme « une grande et belle brune aux yeux verts ». Une enjôleuse, fausse Suédoise et vraie Israélienne, rompue aux techniques de communication clandestine et à l’art de l’effeuillage sur Skype. Tout, y compris son identité, « Colette Vianvi », nimbée d’un exotisme suranné, faisait d’elle une parfaite Mata Hari proche-orientale. Sa victime ? Un modeste comédien libanais, Ziad Itani. Grâce à un chantage à la sex-tape, la tentatrice venue de Tel-Aviv l’avait, paraît-il, convaincu de collecter des informations sur des figures politiques de premier plan, comme le ministre de l’intérieur, Nohad Al-Machnouk, en vue d’un possible assassinat. Le service de sécurité ayant mené l’enquête disposait de messages électroniques incriminants mais aussi d’aveux circonstanciés. L’affaire était entendue : Ziad Itani, arrêté en novembre 2017, avait trahi son pays au profit du Mossad, infamie suprême au pays du Cèdre, où les dix-huit années d’occupation israélienne (1982-2000) et les trente-trois jours de bombardements de 2006, lors de la guerre entre Tsahal et le mouvement chiite Hezbollah, ont laissé de profondes cicatrices.
« Cette histoire abracadabrante est un révélateur de la décrépitude de nos institutions » Nadim Houry, de l’ONG Human Rights Watch.
L’affaire commence fin novembre 2017 quand se répand dans les médias nationaux la rumeur qu’une tentative d’assassinat visant Nohad Al-Machnouk, l’un des barons du mouvement du Futur, le parti à dominante sunnite du premier ministre, Saad Hariri, vient d’être déjouée. La Sécurité de l’Etat, l’un des quatre services de renseignement du pays, annonce dans la foulée avoir capturé la cheville ouvrière de ce complot ourdi par « l’ennemi israélien ». C’est un certain Ziad Itani, auteur et interprète de monologues comiques, doté d’une petite notoriété dans les milieux de gauche. A en croire l’agence de presse officielle libanaise, il aurait été confondu « après plusieurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le gouvernement britannique a désigné la substance comme un agent innervant de type militaire de la famille Novitchok, de conception soviétique, et rendu ainsi Moscou responsable de l’attaque.
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Skripal : les découvertes britanniques sur l’identité du poison utilisé en Angleterre confirmées

Le gouvernement britannique a désigné la substance comme un agent innervant de type militaire de la famille Novitchok, de conception soviétique, et rendu ainsi Moscou responsable de l’attaque.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h43
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h18
   





                        


L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé jeudi 12 avril les découvertes du gouvernement britannique sur l’identité du poison utilisé contre un ex-espion russe et sa fille en Angleterre, poussant Londres à réitérer ses accusations contre la Russie.
« Les résultats de l’analyse menée par les laboratoires désignés par l’OIAC (…) confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l’identité de l’agent chimique toxique utilisé à Salisbury qui a blessé grièvement trois personnes », a annoncé l’organisation dans un communiqué consulté par l’Agence France-Presse (AFP). La substance chimique est d’une « grande pureté », a-t-elle précisé sans toutefois établir de responsabilités.
Moscou dément toute implication
Le gouvernement britannique a désigné la substance comme un agent innervant de type militaire de la famille Novitchok, de conception soviétique, et rendu ainsi Moscou responsable de l’attaque contre l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, le 4 mars à Salisbury (sud-ouest).
Pour permettre à l’OIAC de procéder à ses propres analyses, la justice britannique avait autorisé en mars des prélèvements de sang sur les Skripal, ainsi que sur un policier britannique qui avait été intoxiqué en leur portant secours.
Moscou dément catégoriquement toute implication, dénonçant une « provocation » occidentale et une « campagne antirusse ». L’affaire a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou et les Occidentaux, qui s’est traduite par la plus importante vague d’expulsions croisées de diplomates de l’histoire.
Londres réitère ses accusations
S’appuyant sur ces conclusions, Londres a réitéré jeudi ses accusations contre Moscou.
« Il ne peut y avoir aucun doute sur ce qui a été utilisé et il n’y a pas d’explication alternative sur le responsable – seule la Russie a les moyens, le mobile et l’expérience en la matière », a déclaré le ministre des affaires étrangères britannique, Boris Johnson, dans un communiqué.
« Nous n’avons jamais douté de l’analyse menée par nos scientifiques de Porton Down », le laboratoire militaire britannique qui avait mis un nom sur le poison, a-t-il ajouté. « Le Kremlin doit apporter des réponses. »
Le chef de la diplomatie a convoqué une réunion de l’OIAC le 18 avril pour « étudier la suite ».
« Nous travaillerons sans relâche avec nos partenaires pour arrêter l’utilisation inadmissible d’armes de ce type et nous avons convoqué une session du conseil exécutif de l’OIAC pour mercredi prochain », a-t-il souligné.
La Russie exclue de l’enquête
L’OIAC a précisé que le nom et la structure de la substance chimique identifiée étaient contenus dans « le rapport classifié complet » disponible pour les Etats membres. Au début d’avril, la Russie n’était pas parvenue à convaincre l’organisation de l’inclure dans l’enquête sur l’empoisonnement des Skripal et avait porté le dossier devant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies.
En septembre 2017, le président Vladimir Poutine avait déclaré que la Russie avait détruit ses dernières réserves d’armes chimiques héritées de l’époque de la guerre froide, conformément aux termes de la convention de 1997 sur l’interdiction des armes chimiques.
Ioulia Skripal a pu sortir de l’hôpital lundi, un mois et demi après son admission en soins intensifs dans un état critique. Le policier blessé avait, lui, déjà quitté l’hôpital.

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          Youlia Skripal, la fille de l’ex-agent double russe, est sortie de l’hôpital



L’état de son père est en constante amélioration mais il reste hospitalisé, selon les médecins qui le suivent. Ioulia était venue de Russie lui rendre visite à Salisbury, où l’ex-espion vit après avoir fait l’objet d’un échange de prisonniers avec Moscou en 2010 alors qu’il purgeait une peine de treize ans de prison pour avoir collaboré avec les services britanniques.
Cet article a été modifié à la suite d’une précision de l’AFP : l’OIAC ne confirme pas « l’origine russe du poison » mais bien « les résultats obtenus par le Royaume-Uni ».



                            


                        

                        


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Guadeloupe : après l’incendie au CHU, le risque de surmortalité au cœur des préoccupations

Une analyse est en cours pour savoir si l’augmentation du nombre de morts constatée à la morgue de l’hôpital en février et mars est due à la désorganisation des soins.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 08h45
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h09
    |

            Faustine Vincent (envoyée spéciale à Pointe-à-Pitre, Guadeloupe)








                        



                                


                            

« Ce n’est pas le moment de tomber malade ou d’avoir un accident. » Depuis l’incendie qui a détruit une partie du centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe, le 28 novembre 2017, la réflexion revient en boucle sur l’île antillaise. L’inquiétude de la population s’est encore aggravée après la diffusion, le 26 mars, d’un reportage d’Europe 1 rapportant « 43 décès supplémentaires en deux mois et demi », dont dix bébés, soit une « augmentation de 31 % par rapport à la même période l’an dernier ».

Ces chiffres ont été calculés par le syndicat UTS-UGTG du CHU en se fondant sur une copie du registre de la morgue de l’hôpital entre le 1er janvier et le 19 mars. « Le nombre de morts a augmenté à cette période par rapport à l’année précédente. C’est bien qu’il y a un problème de prise en charge des patients et de matériel depuis l’incendie », affirme Véronique Courtois, secrétaire adjointe du syndicat et membre du collectif de défense du CHU.
La question est cruciale, tant la crise qui secoue l’établissement depuis plus de quatre mois a généré la suspicion des habitants. L’agence régionale de santé (ARS) de Guadeloupe met toutefois en garde contre les conclusions hâtives. Sa directrice, Valérie Denux, insiste : 
« Ce chiffre de 43 morts ne veut rien dire ! Il faut corréler le taux de mortalité avec les causes des décès ; le registre de la morgue ne suffit pas. Des personnes qui y sont enregistrées peuvent aussi être décédées ailleurs. »
Perte de confiance de la population
De son côté, la commission médicale d’établissement, qui regroupe les médecins du CHU, s’est émue dans un communiqué de la diffusion « d’informations fausses et non vérifiées ». Scandalisé, Michel Carlès, chef de service de réanimation et anesthésie, cite le cas d’un patient qu’il a suivi, et dont la fille a témoigné sur la radio nationale.
« Selon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Editorial. L’audition de Mark Zuckerberg par les parlementaires américains a au moins démontré une chose : l’autorégulation ne permettra pas de sécuriser les données des utilisateurs.
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Le mea culpa de Facebook ne suffira pas

Editorial. L’audition de Mark Zuckerberg par les parlementaires américains a au moins démontré une chose : l’autorégulation ne permettra pas de sécuriser les données des utilisateurs.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h35
   





                        



   


Editorial du « Monde ». « I’m sorry. » Voilà les trois mots qui résument le mieux les auditions de Mark Zuckerberg devant le Sénat des Etats-Unis puis face à la Chambre des représentants, les 10 et 11 avril. A 33 ans, l’âge du Christ, le fondateur de Facebook s’est livré à une expiation qui s’est bornée à de plates excuses à propos du scandale Cambridge Analytica, esquivant les questions les plus gênantes par une litanie de « Mon équipe reviendra vers vous avec plus de précisions. »
Le jeune milliardaire n’a en effet apporté que peu d’explications sur ce que le réseau social entend mettre en place pour protéger les données personnelles de ses utilisateurs. En 2016, celles de 87 millions d’entre eux ont été utilisées à leur insu par ce cabinet d’études afin de peser sur l’élection présidentielle américaine. Comme un enfant pris la main dans le sac, M. Zuckerberg s’est contenté de dire pardon en promettant qu’il ne recommencerait pas.

Mais le patron de Facebook est-il davantage désolé qu’en 2003, lorsque, étudiant à Harvard, il avait créé Facemash, un site qui se proposait d’évaluer les étudiantes sur leur physique ? Les excuses de M. Zuckerberg sont-elles plus sincères que celles qu’il avait présentées en 2006, en lançant News Feed, une fonctionnalité qui permet à chacun de traquer les faits et gestes de ses « amis » ? Que vaut ce nouveau mea culpa comparé à celui de 2007, lorsque le réseau social avait créé Beacon, une plate-forme publicitaire qui collectait des données à partir d’achats effectués sur des sites partenaires de Facebook ?
Suspicion d’insincérité
Quid de l’acte de contrition de 2009 à propos de la tentative de s’approprier à vie les contenus postés par les utilisateurs ? Que penser des regrets exprimés en 2010 après avoir transféré leurs données à Microsoft et Yelp ? Enfin, M. Zuckerberg se sent-il plus fautif qu’en 2017, quand il était venu à résipiscence après avoir servi de vecteur à la propagande russe et de diffuseur de fausses nouvelles lors de l’élection présidentielle américaine ?

A force, ce chapelet de regrets ne fait qu’entretenir une suspicion d’insincérité. Et si l’éternel pénitent n’était qu’un dangereux récidiviste ? M. Zuckerberg s’est fixé la « mission » de connecter la planète et de « rapprocher » les hommes. Mais, quatorze ans après la création de Facebook, force est de constater qu’il a consacré son énergie à utiliser la vie privée des gens à des fins commerciales, plus qu’à la protéger.
Un combat ni naïf ni hostile
Dire que le créateur a été dépassé par sa créature serait bien indulgent. Le comportement de Facebook n’est ni une erreur de jeunesse ni un accident de parcours. La collecte des données des utilisateurs est au cœur du modèle économique du réseau social. Le PDG a eu beau répéter au cours des auditions que Facebook ne les vend pas, ce sont bien elles qui ont permis au groupe de peser 480 milliards de dollars (390 milliards d’eu­ros) en Bourse et à Mark Zuckerberg d’amasser une fortune de 64 milliards de dollars.
Ces auditions ont au moins démontré une chose : au regard de ce qui s’est passé ces dernières années, l’autorégulation ne permettra pas de sécuriser les données des utilisateurs. Jusqu’à présent, l’Europe était accusée d’adopter une attitude défensive en tentant de mieux contrôler les géants du Web, faute de pouvoir les concurrencer avec ses propres entreprises. Les Etats-Unis se rendent compte à présent que ce combat n’est ni naïf ni hostile à l’innovation. Il est seulement la condition sine qua non pour que celle-ci se développe en harmonie avec la démocratie.

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Meurtre de policiers à Magnanville : toutes les gardes à vue levées

Les six personnes interpellées lundi dans l’affaire du meurtre d’un couple à son domicile en juin 2016 ont été remises en liberté.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h19
   





                        



   


Les quatre dernières gardes à vue dans l’enquête sur l’assassinat djihadiste d’un commissaire adjoint et de sa compagne en 2016 à Magnanville (Yvelines) ont été levées jeudi 12 avril après-midi, a indiqué une source judiciaire.
La juge d’instruction a mis un terme à ces gardes à vue « en l’absence d’éléments suffisamment incriminants à ce stade », selon cette source. Une policière, ses deux enfants et une femme de leur entourage, déjà écrouée dans un autre dossier antiterroriste, étaient interrogés par les enquêteurs depuis lundi matin. Les gardes à vue de deux autres personnes, également interpellées lundi, avaient déjà été levées mardi et mercredi soir.
Une clé USB qui intrigue
La juge d’instruction avait ordonné ce coup de filet pour tenter d’établir comment le tueur avait choisi ses victimes et trouvé leur adresse. Le 13 juin 2016, Larossi Abballa, 25 ans, avait assassiné le couple à coups de couteau, sous les yeux de leur fils de 3 ans. Il avait été tué par les forces de l’ordre après avoir revendiqué son acte au nom de l’organisation Etat islamique (EI).
Parmi les personnes interpellées par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire se trouvaient une policière de 48 ans, ex-responsable départementale du syndicat Alliance, et ses deux enfants, de 26 et 30 ans, présentant selon les enquêteurs des « signes de radicalisation ».
Mina B., une jeune femme hébergée au printemps 2016 dans la famille de la policière, était également entendue. Cette dernière, âgée de 25 ans et fichée S (pour « sûreté de l’Etat »), est déjà mise en examen et placée en détention provisoire depuis octobre dans une enquête distincte, soupçonnée d’avoir aidé une candidate au djihad en zone irako-syrienne.

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          Fichés « S » : faut-il légiférer ?



Lors d’une perquisition à son domicile en avril 2017, les policiers ont retrouvé une clé USB d’où avait été effacée une liste remontant à 2008 de 2 626 agents des renseignements français. A ce stade, les enquêteurs ne savent pas si elle a consulté ce fichier, sur lequel ne figurent pas les noms des deux victimes de Magnanville, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider. Egalement interpellé lundi, le frère de Mina B. a été remis en liberté mercredi soir. Mardi, un homme de 33 ans avait déjà été relâché.

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Trois mises en examen
Trois suspects sont par ailleurs mis en examen dans cette enquête, dont deux pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji. Condamnés en 2013 aux côtés d’Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au jihad, ils sont soupçonnés d’avoir pu apporter un soutien logistique au tueur. Mais les enquêteurs ne retiennent pas leur complicité directe dans l’attaque, et les suspects ont finalement été relâchés sous contrôle judiciaire.
En revanche, les enquêteurs pensent avoir identifié un possible « deuxième homme » : Mohamed Aberouz, 24 ans. Ce frère cadet de Charaf Din Aberouz a été mis en examen pour « complicité d’assassinats terroristes » et incarcéré.

Les attaques terroristes en France depuis trois ans
Depuis 2015, les services de lutte antiterroriste ont recensé des dizaines de projets d’attaque sur le sol français. Voici une liste de ceux qui ont abouti :
7 janvier 2015 : 12 morts
Les frères Saïd et Chérif Kouachi assassinent douze personnes dans les locaux de Charlie Hebdo, à Paris : huit membres de la rédaction, un invité, deux policiers et un agent d’entretien de l’immeuble. Après deux jours de traque, ils sont tués par les forces de l’ordre à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).
8-9 janvier 2015 : 4 morts
Amedy Coulibaly, un proche des frères Kouachi, tue une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) le 8 janvier. Le lendemain, il tue quatre personnes dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, avant d’être abattu par les forces de police.
19 avril 2015 : 1 mort
Sid Ahmed Ghlam, un Algérien de 30 ans, est arrêté à Paris en possession d’une arme de poing et de plusieurs fusils d’assaut. Il a tué quelques heures plus tôt une jeune femme à Villejuif (Val-de-Marne). L’enquête a établi que son projet initial était de commettre une attaque contre une église de Villejuif.
26 juin 2015 : 1 mort
Yassin Salhi, 35 ans, décapite son patron avant de précipiter sa voiture contre un stock de bonbonnes de gaz dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère).
13 novembre 2015 : 130 morts, plus de 400 blessés
Neuf djihadistes rentrés de Syrie en suivant la route des migrants mènent trois attaques simultanées devant le Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dans la salle du Bataclan et devant des terrasses de cafés à Paris. Les assaillants sont belges, français et irakiens. Le dixième membre du commando, Salah Abdeslam, sera arrêté quelques mois plus tard à Bruxelles.
13 juin 2016 : 2 morts
Larossi Abballa assassine un couple de policiers à leur domicile de Magnanville (Yvelines). Il est abattu par le RAID.
14 juillet 2016 : 86 morts et plus de 450 blessés
Un chauffeur de poids lourd tunisien, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, précipite son camion sur la foule massée sur la promenade des Anglais, à Nice (Alpes-Maritimes), pour assister au feu d’artifice du 14-Juillet. Il est abattu par des policiers tandis qu’il tire des coups de feu depuis la cabine.
26 juillet 2016 : 1 mort
Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean prennent en otage cinq personnes dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) avant d’égorger le père Hamel.
20 avril 2017 : 1 mort
Karim Cheurfi, 39 ans, tire au fusil d’assaut sur une fourgonnette de police stationnée sur les Champs-Elysées, à Paris. Il tue un policier et fait deux blessés avant d’être abattu.
1er octobre 2017 : 2 morts
Ahmed Hanachi, un Tunisien de 29 ans en situation irrégulière, tue deux jeunes femmes à l’aide d’un couteau sur le parvis de la gare Saint-Charles de Marseille (Bouches-du-Rhône).
23 mars 2018 : 3 morts
Après avoir attaqué les passagers d’une voiture puis des CRS à Carcassonne, Redouane Lakdim, un homme de 26 ans connu pour des faits de petite délinquance, s’est retranché dans le supermarché Super U de Trèbes, dans l’Aude, prenant des individus en otages. Il a été abattu quelques heures après. Un bilan du ministère de l’intérieur fait état de trois morts et au moins trois blessés dans ces attaques.





                            


                        

                        


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Procès de Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés

Le tribunal a montré les insuffisances de l’enquête, qui n’a pas prouvé qu’ils étaient les auteurs du sabotage d’une ligne de TGV en 2008.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 16h29
    |

            Henri Seckel








                        



   


Dix ans après son déclenchement, « l’affaire de Tarnac » a enfin connu son épilogue : Julien Coupat et Yildune Lévy ont été relaxés, jeudi 12 avril, pour les faits de « dégradations » dont ils étaient accusés, à savoir le sabotage d’une ligne de TGV dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 à Dhuisy, en Seine-et-Marne. Ils ont également été relaxés pour les faits d’« association de malfaiteurs ». La présidente de la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Corinne Goetzmann, les a reconnus coupables de « refus de se soumettre à un prélèvement biologique », délit pour lequel ils ont toutefois été dispensés de peine, compte tenu notamment de l’ancienneté des faits.
Six autres prévenus étaient jugés ; un seul a été condamné : Christophe Becker a été reconnu coupable de « recel de vol » [de cartes d’identité, en l’occurrence] et « tentative de falsification de documents administratifs ». Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Les cinq autres – Mathieu Burnel, Bertrand Deveaud, Elsa Hauck, Manon Glibert et Benjamin Rosoux –, qui comparaissaient soit pour « association de malfaiteurs », soit pour « refus de se soumettre à un prélèvement biologique », ont été relaxés. Voilà donc tout ce qui reste de la gigantesque affaire de Tarnac.

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« Dix années de procédure et d’instruction complètement à charge ont été balayées en trois semaines d’audience, a réagi Me Marie Dosé, l’avocate de Yildune Lévy. Les prétendues charges que le parquet a essayé de mettre en exergue n’ont pas supporté l’oralité des débats. » « C’est une humiliation pour les services de l’antiterrorisme de l’époque, pour le magistrat instructeur ainsi que pour le parquet antiterroriste, a quant à lui déclaré Me Jérémie Assous, qui défendait les sept autres prévenus, dont Julien Coupat. Le tribunal a rappelé ce que la défense n’a eu de cesse de dénoncer, et ce que le parquet n’a eu de cesse de camoufler, à savoir les malversations, les incohérences, les invraisemblances et l’incompétence des services enquêteurs. »
Les méthodes de l’antiterrorisme condamnées
« Le tribunal a sifflé la fin de la partie, a poursuivi Me Assous, et rappelé que le droit français était régi par un certain nombre de principes que vous ne pouvez pas bafouer, même si vous faites partie de la sous-direction antiterroriste. » De fait, le jugement rendu par Corinne Goetzmann sonne autant comme la relaxe des prévenus que comme une condamnation des méthodes policières, dont les audiences ont souligné le grand flou qui les entourait dans cette enquête.
Au cas où il ne l’avait pas été assez par la défense, le « PV 104 », pièce majeure de l’accusation, a été laminé par la présidente du tribunal, qui a dit tout le mal qu’elle pensait de ce procès-verbal de filature censé attester la présence du couple Coupat-Lévy les 7 et 8 novembre 2008 à proximité du lieu du sabotage : « Le PV 104 ne fournit que peu d’informations sur le comportement de Julien Coupat et Yildune Lévy la nuit des faits », a noté Corinne Goetzmann. Il en fournit bien plus sur « ce que les enquêteurs n’ont pas constaté », à savoir « l’achat des tubes [censés avoir servi à hisser un crochet sur la ligne de TGV sabotée], la présence des tubes dans la voiture, la pose du crochet sur la caténaire, ou le jet des tubes dans la Marne. Ce PV, dont la valeur probante est extrêmement ténue, ne démontre pas que Julien Coupat et Yildune Lévy seraient les auteurs des dégradations. »

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Le dénouement de ce procès, qui semblait de plus en plus évident au fil des audiences, ne l’était pas du tout en 2008, lors du déclenchement d’une affaire présentée comme relevant du terrorisme, et ce jusqu’à l’abandon de cette qualification en 2017. Au lendemain des interpellations des membres du « groupe de Tarnac », petit village de Corrèze où vivaient certains des prévenus, la ministre de l’intérieur de l’époque, Michèle Alliot-Marie, avait mis en avant les « risques de résurgence violente de l’extrême gauche ». Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, évoquait, quant à lui, « une structure appelée “cellule invisible”, qui avait pour projet la lutte armée ». Corinne Goetzmann a balayé tout ça jeudi : « L’audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction. »
Julien Coupat absent du tribunal
Dans son réquisitoire, à la fin mars, le procureur de la République, Olivier Christen, avait réclamé des peines mesurées : quatre ans d’emprisonnement dont quarante-deux mois avec sursis contre Julien Coupat, et deux ans dont vingt-deux mois avec sursis pour Yildune Lévy. Soit, respectivement, six mois et deux mois ferme : exactement la durée de la détention provisoire effectuée par l’un et l’autre au lendemain de leurs interpellations, en 2008.
Relaxés, Julien Coupat et Yildune Lévy sont donc fondés à réclamer des dédommagements pour ces mois passés en prison pour rien. De son côté, le procureur a le droit de réclamer un nouveau procès. « J’ose espérer que le parquet n’aura pas l’indécence d’interjeter appel, a toutefois lancé Me Dosé, parce que l’acharnement doit cesser, et qu’à force de se ridiculiser, la justice perd beaucoup. » « Le parquet est libre de faire ce qu’il veut, a estimé de son côté Me Assous. S’il veut persister à être roué de coups, libre à lui. »

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                Les plaidoiries au procès de Tarnac : « Il est temps de les libérer de ce fiasco ! »



Achevant de démontrer tout le respect qu’il porte à l’institution judiciaire, qui vient pourtant de le sauver de la déloyauté de l’enquête policière, Julien Coupat n’était pas venu au palais de justice de Paris pour entendre le jugement – tout comme cinq autres prévenus. Seuls Bertrand Deveaud et Yildune Lévy s’étaient déplacés jusqu’au tribunal. Cette dernière, à l’annonce de sa relaxe, a fermé les yeux et soupiré de soulagement, tandis que quelques applaudissements retentissaient dans la salle.
A la sortie, la jeune femme n’a pas souhaité revenir sur les trois semaines de procès ou sur le jugement. Elle a simplement déclaré : « S’il y a une chose à retenir, c’est qu’il ne faut jamais lâcher, jamais cesser de se battre contre toutes les machines à broyer, quelles qu’elles soient, de l’antiterrorisme jusqu’aux tractopelles à Notre-Dame-des-Landes. On est dans une époque où l’on cherche à réprimer tout ce qui échappe à l’ordre normal des choses. On nous dit tout le temps “allez, en marche !”, mais en marche vers quoi, à part la mort sociale, politique ou écologique ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le choix de Mike Pompeo comme secrétaire d’Etat est loin de faire l’unanimité. Par le passé, l’actuel patron de la CIA s’est illustré par ses prises de position ultraconservatrices.
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Audition au Sénat sous tension pour le futur patron de la diplomatie américaine

Le choix de Mike Pompeo comme secrétaire d’Etat est loin de faire l’unanimité. Par le passé, l’actuel patron de la CIA s’est illustré par ses prises de position ultraconservatrices.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 17h47
   





                        



   


Difficile de ne pas y voir un certain sens du timing. A partir du jeudi 12 avril, le Sénat américain auditionne Mike Pompeo, que Donald Trump avait nommé directeur de la CIA en 2017, afin de valider ou non sa nomination comme secrétaire d’Etat. En pleine interrogation sur une éventuelle riposte militaire américaine à l’attaque chimique du régime syrien, le probable futur patron de la diplomatie américaine est attendu au tournant, un mois après l’éviction de Rex Tillerson.
Signe de l’enjeu, Mike Pompeo, 54 ans, a téléphoné aux anciens secrétaires d’Etat démocrates Hillary Clinton et John Kerry – contre lesquels il avait été très critique par le passé – afin d’obtenir des conseils avant son audition par le Sénat, révèle Politico. Un geste qui s’inscrit dans une « offensive de charme » menée ces derniers jours par le patron de la CIA, souligne le site d’informations américain, qui y voit là une tentative pour « assagir son image sulfureuse » de « faucon ». Et pour montrer qu’il constitue le principal espoir de recadrer la politique extérieure de l’administration Trump.

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Déclarations sulfureuses
Le choix de Mike Pompeo est, certes, loin de faire l’unanimité. Par le passé, cet ancien militaire, élu du Kansas, s’est souvent illustré par ses prises de position ultraconservatrices. Au Congrès, il soutient à demi-mot le recours à la torture par l’armée américaine et les services de renseignement. Il s’illustre aussi comme farouche soutien des programmes de surveillance de la National Security Agency (NSA), jugeant que le lanceur d’alerte Edward Snowden mérite la peine de mort pour trahison.

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Opposé à l’accord avec l’Iran, Mike Pompeo est aussi particulièrement véhément vis-à-vis de la Corée du Nord ou de l’accord pour le climat de Paris. Nommé à la tête de la CIA après l’élection de Donald Trump, il avait défini sa ligne : « Pour que la CIA connaisse le succès, elle doit être agressive, brutale, implacable et impitoyable ».
« Présage de renouveau »
Ces déclarations sulfureuses lui valent aujourd’hui une campagne d’opposition forte, y compris dans les rangs républicains. Le sénateur du Kentucky, Rand Paul, a prévenu qu’il s’opposerait à sa nomination, et tente de convaincre d’autres sénateurs d’en faire de même.
« Si l’initiative de Rand Paul s’ajoutait à l’opposition des démocrates, Pompeo serait le premier secrétaire d’Etat choisi à ne pas être approuvé », prévient le Washington Post, qui s’inquiète des conséquences d’un rejet éventuel :
« L’urgence absolue du moment oblige surtout à voir combien le département d’Etat a besoin d’un dirigeant, et que Pompeo, bien qu’imparfait, doit commencer à travailler le plus tôt possible. »
A l’unisson, le New York Times rappelle que refuser de valider la nomination de Mike Pompeo serait « une rebuffade très gênante ». Pour le quotidien, l’ancien directeur de la CIA est en effet un « présage de renouveau » au vu de « l’état de délabrement dans lequel Rex Tillerson a laissé le poste, traitant avec mépris les diplomates les plus expérimentés, réduisant les effectifs, et menant à l’échec le projet de réorganisation ». 
Enjeux urgents
Les enjeux sont nombreux et urgents pour l’administration américaine : Donald Trump doit se prononcer le 12 mai sur l’avenir de l’accord nucléaire iranien, puis rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un fin mai ou début juin, tandis que, dans le même temps, l’ambassade américaine en Israël doit être transférée à Jérusalem.

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                « Sur le nucléaire iranien, le compte à rebours vers une sorte de catastrophe annoncée a commencé »



A ces dossiers s’ajoutent l’affaire de l’ingérence russe dans l’élection de Donald Trump, mais aussi, depuis le 7 avril, l’enjeu d’une réaction américaine face au dirigeant syrien, Bachar Al-Assad, accusé d’avoir de nouveau bombardé son peuple avec des armes chimiques.
A quoi ressemblerait le « style Pompeo » au département d’Etat ? L’audition de jeudi devrait permettre d’en savoir davantage sur les engagements du candidat, qui devra réussir à garder la confiance de Donald Trump tout en tempérant ses élans belliqueux récurrents, et sa propension à jeter de l’huile sur le feu. Son prédécesseur, Rex Tillerson, avait échoué à trouver sa place dans l’équation.

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Mike Pompeo devra, en outre, composer avec un troisième homme, le nouveau conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche depuis mars, John Bolton – néoconservateur et grand défenseur des guerres préventives.

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En 2016, Mike Pompeo avait été confirmé à l’unanimité par le Sénat pour son poste à la CIA. Cette fois, il risque d’avoir plus de mal à faire consensus. Mais le sénateur républicain Lindsey Graham a prévenu : « Si vous pensez que la diplomatie est un élément important de la sécurité intérieure, alors nous avons besoin d’un secrétaire d’Etat. Et si vous voulez retirer la diplomatie et le département d’Etat de la table, alors vous feriez mieux d’acheter vite plus de bombes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les supporteurs de l’OM sont attendus en masse lors du quart retour jeudi face à Leipzig en Ligue Europa. Peut-être un déclic pour retrouver les grandes ambiances qui ont fait la réputation du Vélodrome ?
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Ligue Europa : le public marseillais en quête de l’étincelle

Les supporteurs de l’OM sont attendus en masse lors du quart retour jeudi face à Leipzig en Ligue Europa. Peut-être un déclic pour retrouver les grandes ambiances qui ont fait la réputation du Vélodrome ?



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h10
    |

            Anthony Hernandez (Envoyé spécial à Marseille)








                        



   


L’ambiance réputée volcanique du Stade-Vélodrome pouvait-elle conduire au forfait du meilleur joueur du RB Leipzig ? Depuis son malaise en septembre, causé par le bruit assourdissant du public stambouliote lors d’un match de Ligue des champions face au Besiktas, Timo Werner, avant-centre de l’équipe d’Allemagne, traîne la réputation d’un joueur aux oreilles fragiles. Et ce, même si on lui avait officiellement diagnostiqué un blocage musculaire dans le cou et la mâchoire, et non un problème d’hyperacousie (hyperfragilité de l’ouïe).
Malgré quelques rumeurs, Werner, un temps incertain pour une gêne à la cuisse – et non à l’oreille – devrait bien tester la qualité de son audition jeudi en quart de finale retour de la Ligue Europa. Son entraîneur, Ralph Hasenhüttl, l’a confirmé en conférence de presse mercredi. On attend en effet plus de 61 000 spectateurs, un record pour un match de Coupe d’Europe depuis Newcastle en 2004, l’année où l’OM avait atteint la finale. Même la meilleure affluence de la saison, celle du choc contre le PSG en Ligue 1, serait dépassée (60 410 en octobre). Les places s’arrachent sur le marché noir, un phénomène inédit pour une compétition souvent déconsidéré par les clubs et les supporters français.

   


Et Rudi Garcia compte bien sur ce soutien populaire pour renverser la situation après la défaite 1-0 en Allemagne. « Au retour, si nous avons un Stade-Vélodrome plein, nous pouvons renverser des montagnes, annonçait l’entraîneur marseillais à la sortie du match. On a encore toutes nos chances et ce sera une tout autre ambiance pour l’adversaire. » Son souhait sera exaucé. Et il était temps : cette saison, le public olympien avait jusque-là boudé les siens en Ligue Europa. Lors des matchs précédents, 35 000 Marseillais étaient présents en huitièmes contre Bilbao, 22 000 en seizièmes face à Braga ou encore 24 000 contre Salzbourg. Lors du premier match de poule, seuls 8 600 courageux étaient venus encourager leur équipe face aux Turcs de Konyaspor.
Des (nouveaux) supporteurs de la dernière heure
Le phénomène a de quoi agacer les plus fidèles des supporteurs olympiens qui voient certains voler au secours d’une possible demi-finale. « Il y a une hystérie sur ce match. Tout le monde veut venir alors qu’on a tourné à 15 000 ou 20 000 lors des tours précédents. On traitait même de fous ceux qui y allaient. Je suis sûr que si on avait pris 3-0 à l’aller, on aurait été encore les 15 000 mêmes… », assène Franck, l’un des plus anciens membres de la Vieille Garde, collectif qui a créé le premier groupe d’ultras de l’OM en 1984.
Pour ce grognard des tribunes, qui a connu la remontée en Division 1 et les grandes années Bernard Tapie, le public du Vélodrome a profondément changé, usé en particulier par la gestion difficile des années Vincent Labrune-Margarita Louis-Dreyfus. Certains comportements m’as-tu-vu ne sont pas à son goût.
« On ne chante pas, on ne vient que pour les affiches, on se filme avec son portable pour dire “j’y suis”. Avant, il n’y avait pas tous ces calculs : est-ce qu’il ne fait pas trop froid ? Est-ce que demain je ne vais pas avoir mal à la tête au boulot ? » 
Dans les années 90, au temps de la splendeur de l’OM, il n’était pas rare de voir les supporteurs prendre place en haut du virage dès 14 heures pour un match prévu à 20 heures. Il fallait être certain de bénéficier d’une bonne place. Le bleu et blanc étaient de rigueur, impossible de voir des survêtements aux couleurs de grands clubs étrangers. « Pour le fameux quart contre Milan, en 91, il y avait la queue à la billetterie. Une fois dans le stade, les gens ne se levaient pas pour aller pisser, de peur de perdre leur place », se souvient Franck.
Lorsque les groupes d’ultras se coordonnaient pour lancer les chants, inspirés du mouvement italien, l’ambiance virait au grandiose. Même les rares personnes, qui n’aimaient pas le foot à Marseille, venaient pour profiter du spectacle des tribunes. Mise à mal par les travaux de rénovation pour le Mondial 1998, l’acoustique du Stade-Vélodrome a été relativement améliorée avec la pose du toit, même si elle n’est pas optimale. « Pour avoir un son parfait, il faudrait une coordination parfaite. Le problème est que, désormais, chaque groupe lance son chant de son côté », regrette le vieil ultra.

#OMTFC 1991, le virage sud compact chante à l'unisson, arbore ses couleurs et illumine le #Vélodrome... #OM https://t.co/MKTBuz3w4K— VGCU84 (@VieilleGardeCU84)


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« On va leur faire vivre un enfer »
Il faut dire que la répression dans les tribunes, illustrée par la chasse aux fumigènes menée par la Ligue professionnelle de football, n’aide pas la nouvelle génération à rivaliser avec les ambiances du passé. Ce sentiment dépasse le cadre des ultras. René Malleville, supporteur historique, et médiatique, du club, reproche un manque de soutien du nouveau président, Jean-Jacques Eyraud, face à la LFP. « Eyraud ne nous défend pas assez. On colle des huis clos au virage. La Ligue met des amendes à chaque fumi allumé. Faut faire des ronds et on tue l’ambiance. Au Vélodrome, ils n’y arriveront pas ! », s’insurge-t-il. Malgré ce contexte, cet ancien syndicaliste de la RTM (Régie des transports métropolitains) reste optimiste pour l’avenir. Il veut croire que ce quart de finale constitue un déclic.
« Ça va repartir comme il y a vingt-cinq ou trente ans. Il faut un peu de patience. Les jeunes, ils entendent les histoires des grands matchs européens, ils sont impatients de les vivre. Par exemple, mes petits-enfants, qui sont dans la vingtaine, sont assoiffés de ça. »
Un constat partagé par les ultras de la Vieille Garde. Franck fait appel à la récente et courte période sur le banc de Marcelo Bielsa où le public – et l’ambiance – étaient de retour : « Bielsa symbolisait le foot populaire et ambitieux que l’on aime ici. Des anciens, qui avaient déserté le stade, étaient prêts à revenir. A chaque match, c’était plein. Il ne manque pas grand-chose, cette petite étincelle… »
Les joueurs du RB Leipzig sont en tout cas prévenus. Eux qui ont affronté l’enfer du stade de Besiktas, inégalable en Europe, vont devoir composer avec une ambiance des grands soirs au Vélodrome. « Je pense quand même pour parler marseillais que l’on va leur faire vivre un enfer. Si l’OM répond présent dans le premier quart d’heure, montre une envie d’aller en “demi”, le stade va être survolté, prédit le membre de la Vieille Garde, Là oui, si le monsieur a peur d’avoir mal aux oreilles, il ferait mieux de ne pas jouer. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Après les polémiques sur le glyphosate, la Commission européenne veut redorer son blason en réformant les règles de la sécurité sanitaire.
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Bruxelles propose plus de transparence dans l’homologation des pesticides

Après les polémiques sur le glyphosate, la Commission européenne veut redorer son blason en réformant les règles de la sécurité sanitaire.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 18h01
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


Après trois ans de controverses sur la sûreté du glyphosate, la Commission européenne veut redorer le blason du système de sécurité sanitaire de l’Union. Elle a présenté, mercredi 11 avril, son plan de réforme de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), régulièrement critiquée par les organisations non gouvernementales et les parlementaires européens pour son manque de transparence et sa proximité avec les industriels qu’elle régule.
Les propositions de réforme sont la réponse de Bruxelles à une Initiative citoyenne européenne lancée début 2017 par un collectif d’ONG, demandant l’interdiction du glyphosate et une refonte des procédures d’homologation des pesticides en Europe : l’initiative ayant rassemblé plus d’un million de signatures, la Commission était légalement tenue d’y apporter une réponse.
Le point saillant de la réforme proposée par Bruxelles garantit une transparence accrue. Celle-ci prévoit en effet la publication des données générées par les études industrielles fournies à l’appui des demandes d’homologation. Aujourd’hui, une société souhaitant mettre sur le marché un nouveau produit phytosanitaire, par exemple, doit fournir à l’EFSA des études réglementaires répondant à un certain cahier des charges, et évaluant la toxicité de sa molécule. Mais les données brutes de ces études demeurent confidentielles et ne peuvent pas être examinées par des scientifiques indépendants, des ONG, des sociétés savantes, etc.
L’agence pourrait voir son budget augmenter de 75 %
La proposition de la Commission « donnera un meilleur accès aux informations scientifiques soumises à l’EFSA », explique-t-on à Bruxelles. En outre, l’exécutif européen souhaite que des études supplémentaires puissent être conduites par les autorités sanitaires en cas de doutes et veut associer plus étroitement les Etats membres dans l’évaluation des substances entrant dans la chaîne alimentaire.
« Plus de transparence est évidemment appréciable, mais le diable est dans les détails, commente Martin Pigeon, chercheur à Corporate Europe Observatory (CEO), l’une des ONG à l’origine de l’Initiative citoyenne. Mais on ne sait pas encore précisément comment ces données pourront, ou ne pourront pas, être utilisées à des fins de réanalyse. On ignore notamment si les chercheurs qui voudront réanalyser les données seront soumis à l’autorisation des industriels, qui en demeurent les propriétaires. »
La réforme voulue par Bruxelles inclut également la création d’un registre des études conduites par l’industrie. Ce registre devrait permettre d’éviter que seuls les tests fournissant des résultats favorables ou rassurants soient in fine soumis aux autorités : toutes les études conduites devraient en effet être inscrites à ce registre. Un modèle inspiré de la réglementation en vigueur pour les études cliniques préalables à la mise sur le marché des médicaments.
« Pas les moyens de ses ambitions »
« Ce texte va dans le sens du combat que nous menons depuis plus d’un an maintenant et devra jeter les bases de nouvelles pratiques garantissant transparence et indépendance du processus décisionnel de l’Union », estime l’eurodéputé Eric Andrieu (groupe social-démocrate), président de la commission spéciale sur le système d’autorisation des pesticides en Europe. M. Andrieu rappelle que l’EFSA ne dispose que d’un budget de 80 millions d’euros par an, très inférieur à celui de son homologue américaine, et « n’a pas les moyens de ses ambitions ». La proposition de la Commission prévoit aussi une hausse considérable du budget de l’EFSA. L’agence basée à Parme (Italie) pourrait voir son budget augmenter de 62,5 millions d’euros, soit une hausse de 75 %.
Pour Greenpeace, une autre des ONG ayant porté l’initiative citoyenne qui a conduit à ce projet de réforme, celui-ci n’est pas suffisant. « La Commission n’a répondu qu’à un petit nombre de nos demandes, dit Franziska Achterberg. Par exemple, les tests réglementaires demeurent conduits par les industriels eux-mêmes, dans des conditions évidentes de conflits d’intérêts. Ce que nous voulons est que ces tests soient commandités par les pouvoirs publics. » M. Andrieu formule les mêmes réserves. « Ce texte ne règle pas tous les problèmes, à commencer par celui de l’objectivité des études de l’industrie, précise-t-il dans un communiqué. Les firmes gardent la mainmise sur les tests réalisés sur leurs propres produits. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’enquête de la chercheuse Hélène Le Bail, rendue publique jeudi, montre que la diminution du nombre de clients contraint les prostituées à baisser leurs tarifs et à se mettre en danger.
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Bilan sévère des effets de la loi de 2016 sur la prostitution

L’enquête de la chercheuse Hélène Le Bail, rendue publique jeudi, montre que la diminution du nombre de clients contraint les prostituées à baisser leurs tarifs et à se mettre en danger.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 10h57
    |

            Gaëlle Dupont








                        



   


Le constat est cinglant : « La loi sur la prostitution met en difficulté les personnes qu’elle était censée protéger mieux », résume Hélène Le Bail, chercheuse au CNRS et au Centre de recherches internationales de sciences (CERI). Cette dernière a effectué, depuis le vote de la loi le 13 avril 2016 et pour le compte d’une douzaine d’associations, une enquête fouillée auprès des personnes prostituées, rendue publique jeudi 12 avril.

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                Prostitution : le Parlement adopte définitivement la pénalisation des clients



Ces associations – parmi lesquelles Médecins du monde, les Amis du bus des femmes, le planning familial, le Syndicat des travailleurs du sexe (Strass) – ont toujours été opposées au texte, en particulier à la pénalisation des clients, redoutant ses conséquences. « Nous sommes partis sur des hypothèses d’impacts négatifs de la loi sur la santé et la sécurité des personnes, rapporte Hélène Le Bail, elle-même bénévole à Médecins du monde. Ces hypothèses se sont malheureusement confirmées. La réalité va même au-delà. »
Au total, soixante-dix entretiens individuels ont été menés, trente-huit personnes supplémentaires ont été interrogées au cours de réunions ciblées, une enquête quantitative a permis de recueillir l’opinion de 583 personnes prostituées et vingt-cinq associations ont été interrogées. Un échantillon non représentatif, mais significatif, en particulier pour une population qu’il n’est pas facile de contacter.
Des clients moins nombreux
L’un des principaux enseignements de l’enquête est que les clients, visés par une amende d’un montant maximal de 1 500 euros, sont moins nombreux – cela en dépit du faible nombre de verbalisations, puisqu’un peu plus de deux mille ont été sanctionnés. C’était l’objectif de la loi : lutter contre la prostitution en décourageant la demande.
Cependant, l’effet est moins net sur la prostitution qui passe par les annonces en ligne. En outre, la diminution de cette clientèle de rue s’accompagne d’une dégradation importante des conditions de vie, déjà très précaires des prostituées (des femmes dans 85 % des cas) : revenus en baisse, difficultés à se loger, voire à se nourrir, etc., selon l’enquête.
Des problèmes que confirment les témoignages rapportés, comme celui de Yacine*, un travesti algérien. « Il demande : “Combien c’est ?” Je lui dis : “30 euros”. Il me dit : “Ah non je n’ai que 10.” Moi, avant, je n’acceptais pas. Même mes copines n’acceptaient pas 10 euros. Mais maintenant je l’accepte. » Ou celui de la Nigériane Grace : « C’est différent parce qu’ils savent qu’il n’y a pas beaucoup de clients. Ils prennent des risques en venant me voir, donc ils veulent que je baisse les prix. » Certaines prostituées font beaucoup plus d’heures et les demandes de rapports sans préservatif sont plus nombreuses et plus acceptées pour tenter de combler la perte de revenus dans la rue.
Faute d’argent « on prend quand même le risque » 
Les « bons clients », qui respectent les règles établies au départ, se raréfient. « On n’a pas d’argent, donc si on rencontre des mauvais clients, on prend quand même le risque », témoigne Min, une Chinoise. La Française Marie a réfléchi à « peut-être accepter à nouveau des gens de [s] a black list ». Afin de rassurer leurs clients, les prostituées interrogées attendent dans des lieux plus isolés, plus sombres, ce qui augmente les risques de violence.
L’abrogation du délit de racolage, qui faisait partie de la loi, n’a pas amélioré la situation. Beaucoup restent inquiétées par la police, soit parce qu’elles n’ont pas de papiers (la grande majorité est étrangère), soit parce que les municipalités où elles travaillent ont pris des arrêtés antiprostitution.

        Lire :
         

          Pourquoi la prostitution en ligne échappe souvent aux poursuites



Dernier volet de la loi, les parcours de sortie de la prostitution, qui permettent d’octroyer une indemnité et un titre de séjour temporaire si la personne arrête son activité, ont mis longtemps à démarrer. Ils apparaissent pour l’heure peu attractifs pour la majorité des personnes interrogées, notamment en raison du faible montant de l’indemnité (330 euros par mois). Seule une cinquantaine de procédures ont été lancées ; certains dossiers ont été refusés en raison de réticences à délivrer des titres de séjour.
Les associations favorables au texte (Mouvement du nid, collectif Abolition 2012) continuent à défendre sa philosophie, et ont prévu des rassemblements jeudi pour réclamer « son application pleine et entière ».
* Les prénoms ont été modifiés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Cette décision s’inscrit dans le processus de réflexion débuté il y a quelques années par l’Allemagne sur son passé colonial.
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Compte rendu

Berlin va rebaptiser des rues évoquant la colonisation allemande en Afrique

Cette décision s’inscrit dans le processus de réflexion débuté il y a quelques années par l’Allemagne sur son passé colonial.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-12T15:51:56+02:00"

        Le 12.04.2018 à 15h51






    
Photographie prise vers 1900 au cours de la guerre allemande de 1904-1908 contre les Herero et les Nama en Namibie.
Crédits : HANDOUT/AFP


Berlin va rebaptiser plusieurs rues rappelant la colonisation allemande en Afrique et honorer à la place des militants africains de l’indépendance, une étape dans le travail tardif de l’Allemagne sur son passé colonial.
Après plus de dix ans de débats, les partis de gauche de l’arrondissement de Mitte (sociaux-démocrates, Verts et gauche radicale) ont adopté, mercredi soir 11 avril, un texte préconisant de changer les noms de quatre rues du secteur surnommé le « quartier africain », a indiqué à l’AFP une porte-parole de la ville de Berlin, Melita Ersek. « La décision finale devrait intervenir dans un mois », a-t-elle ajouté.

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Le texte préconise notamment de débaptiser les rues portant les noms de plusieurs personnalités liées à l’occupation brutale de la Namibie (1884-1918), où les Allemands ont tué entre 1904 et 1908 plusieurs dizaines de milliers de membres des tribus herero et nama. Un massacre que les historiens considèrent comme le premier génocide du XXe siècle.
Les noms de combattants
« Le “quartier africain” glorifie toujours le colonialisme allemand et ses crimes. Ce n’est pas compatible avec notre conception de la démocratie et porte atteinte de façon durable à la réputation de la ville de Berlin », souligne le texte.
Les rues visées sont la Petersallee, hommage à Carl Peters, le fondateur de l’Afrique allemande de l’Est, l’actuelle Tanzanie ; la place Nachtigal, du nom de Gustav Nachtigal, qui avait notamment annexé en 1884 le Cameroun et le Togo ; et la rue Lüderitz, d’après Adolf Lüderitz, fondateur de l’Afrique allemande du Sud-Ouest.

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A leur place, les plaques porteront les noms de combattants contre l’occupation coloniale allemande : Rudolf Manga Bell, héros de l’indépendance camerounaise ; Anna Mungunda, une Herero résistante aux Allemands ; Cornelius Frederiks, chef des Nama ; ou encore Maji-Maji, nom donné au soulèvement de tribus d’Afrique orientale contre les autorités coloniales allemandes (1905-1907).


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Un collectif estime qu’elle a vu naître de nouvelles façons de vivre avec la nature.
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Des architectes et des paysagistes défendent la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Un collectif estime qu’elle a vu naître de nouvelles façons de vivre avec la nature.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h29
    |

            Isabelle Regnier








                        



                                


                            

La ZAD (zone à défendre), laboratoire de l’architecture de demain ? L’idée est soutenue avec ferveur par un collectif d’architectes, de paysagistes, d’urbanistes, de penseurs et de citoyens qui ont publié le 6 avril une tribune sur le site de Mediapart intitulée « Comme à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, défendons d’autres manières d’habiter », suivie d’une conférence de presse le 11, au lendemain de l’offensive des gendarmes et CRS sur le site de Loire-Atlantique. Révoltés par la violence des affrontements entre zadistes et forces de l’ordre et par la destruction des formes de vie et d’habitations qui avaient émergé sur place, les signataires – parmi lesquels l’architecte Patrick Bouchain et le paysagiste Gilles Clément – défendent la ZAD comme un laboratoire du futur. Un terrain d’expérimentations pour de nouvelles manières d’habiter, de travailler, de cultiver la terre, de bâtir, de vivre ensemble, dans le contexte actuel d’épuisement des ressources…
Du point de vue de l’architecture, cette voie vers la transition écologique se traduit selon eux par une grande variété de constructions et une remarquable inventivité : « Ce sont des corps de ferme rénovés lors de grands chantiers collectifs, de nouveaux hangars agricoles aux charpentes impressionnantes ; c’est aussi la force poétique des nombreuses cabanes dans les arbres, au milieu d’un lac, au coin d’une friche, ou d’un champ (…), écrivent-ils. Hors norme, multiples, divers, poétiques, adaptés, bidouillés, légers, sobres, précaires, faits de matériaux locaux ou de réemploi, en terre, en bois, en paille ou en récup, ces constructions répondent à leur échelle aux enjeux écologiques et énergétiques, à rebours du monde que l’industrie du béton et de l’acier est en train de construire partout sur la planète. »
Nicola Delon, architecte : « On est à l’opposé de la modernité aseptisée des hôtels Ibis ou des maisons qui s’alignent en rang d’oignons dans les périphéries, où l’on vit replié...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Après une phase d’euphorie créative, la majorité des fintechs cherchent à se vendre ou à collaborer avec les banques. Beaucoup vont disparaître.
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Les rebelles de la finance rentrent dans le rang

Après une phase d’euphorie créative, la majorité des fintechs cherchent à se vendre ou à collaborer avec les banques. Beaucoup vont disparaître.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 06h33
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            
Mardi 10 avril à Paris, devant le gratin des start-up de la finance réuni à la Station F (campus de start-up) pour l’événement FinTech Revolution, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, Delphine Gény-Stephann, s’exclame : « Vous avez encore grandi, vous êtes plus compétitifs et de mieux en mieux financés. »
A ces acteurs qui veulent « ubériser » la finance – les néobanques, cagnottes en ligne, inventeurs du transfert d’argent à prix cassé et autres porte-drapeaux des cryptomonnaies – elle donne également des gages, en promettant de « faire évoluer l’environnement législatif et réglementaire pour faciliter l’essor de [leurs] projets ».
Saturation
Ces « fintechs » (néologisme issu de la contraction de « finance » et de « technologie »), fondées par des petits génies de l’informatique impatients de repenser les métiers de la banque et de l’assurance avec des services simples et bon marché, saturent aujourd’hui l’espace du microcosme financier.
Leurs levées de fonds, leurs acquisitions, leurs partenariats, leur lobbying à Bruxelles et à Bercy pour stimuler la concurrence avec les banques, le lancement, début mars, de leur nouvel incubateur (le Swave) ou, en début de semaine, d’un lieu collaboratif consacré aux fintechs dans le palais Brongniart, rythment l’actualité de la place de Paris.
Parmi les plus populaires figurent les néobanques Compte-Nickel, N26 ou Revolut ; l’application de paiement mobile Lydia, la cagnotte Leetchi, les agrégateurs pour consulter ses comptes bancaires Linxo et Bankin’, ou l’assureur santé Alan. Au total, la France compte plusieurs centaines de ces jeunes entreprises, créées pour la plupart après le tournant des années 2010, et bien décidées à s’emparer d’un petit morceau du juteux marché bancaire.
Pourtant, cette nouvelle industrie financière a encore du mal à se faire une place auprès du grand public. Le dernier baromètre du cabinet Deloitte sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le jeune meneur Frank Ntilikina et le pivot Rudy Gobert ont confirmé leur potentiel. Deux autres Français sont en fin de parcours : Tony Parker et Joakim Noah.
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NBA : une saison contrastée pour les Français

Le jeune meneur Frank Ntilikina et le pivot Rudy Gobert ont confirmé leur potentiel. Deux autres Français sont en fin de parcours : Tony Parker et Joakim Noah.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 16h38
    |

            Luc Vinogradoff








                        


La saison 2017-2018 de NBA s’est achevée, dans la nuit du 11 au 12 avril. Parmi la dizaine de Français qui y ont pleinement participé, jouant 82 matchs, certains en sortiront grandis et confiants, beaucoup auront l’opportunité de s’illustrer en playoffs, tandis que d’autres, en fin de parcours, commencent lentement à s’effacer.
Ils ont réussi leur saison : Frank Ntilikina et Rudy Gobert

   


Malgré le manque d’expérience pour l’un et les blessures pour l’autre, la saison 2017-2018 a été un succès pour le meneur rookie des New York Knicks et le pivot à l’envergure démesurée des Jazz de l’Utah.
Frank Ntilikina a découvert la NBA avec une certaine pression : choisi à la 8e position de la draft, la plus haute place de l’histoire pour un Français, l’ancien meneur de Strasbourg n’arrivait pas n’importe où. New York, un des épicentres de la NBA, cherchait à redevenir une équipe convenable après des années de déliquescence. Le départ de Carmelo Anthony et l’émergence de Kristaps Porzingis signalaient un certain renouveau, une possibilité de reconstruction. Mais les blessures du Letton ont fait dérailler la saison new-yorkaise. Comme à chaque fois depuis 2013, les Knicks ne seront pas en playoffs.
Dans cette ambiance compliquée, Frank Ntilikina a emmagasiné de l’expérience. Même s’il n’a pas toujours été titulaire, et si sa capacité à créer son propre shoot reste précaire, il a su contrôler les phases offensives avec une vista de vétéran et a impressionné par sa défense. Lors d’un de ses derniers matchs face aux Cavaliers, il a battu son record de point (17, alors qu’il tourne normalement à 5,9 par match). Comme un avant-goût de la prochaine saison, et assez pour lui valoir des compliments de LeBron James, qui voit en lui « un joueur très cérébral, qui sait comment jouer au basket ». « Pour être dominant dans cette ligue, il faut de l’instinct, et l’instinct vient avec le confort et l’agressivité, a reconnu le Français de 19 ans, se disant très satisfait de sa saison. J’ai beaucoup appris, c’était l’objectif principal. »
Malgré 26 matchs passés hors des parquets à cause d’une blessure au genou, Rudy Gobert reste un des plus sérieux prétendants au trophée du meilleur défenseur de l’année. Pour comprendre comment un joueur qui rate près d’un tiers de la saison peut encore être en lice pour un trophée, il suffit de regarder les résultats des Utah Jazz sans lui : pendant son absence, ils en étaient à 11 victoires pour 15 défaites. Avec sa production – 13,5 points, 10,7 rebonds, 2,3 blocks et une protection incomparable du panier – le ratio est devenu 37 victoires et 19 défaites, les Jazz se métamorphosant en meilleure équipe défensive de la NBA.
Les contributeurs pour équipes en playoffs : Luwawu-Cabarrot, Mahinmi, Lauvergne et Yabusele

   


Aucun d’entre eux n’est un rouage indispensable de son équipe, mais chacun contribue, à sa manière, à un collectif qui a su atteindre les playoffs. Pour sa deuxième saison avec les 76ers de Philadelphie, Timothé Luwawu-Cabarrot a stabilisé sa production (15,5 minutes par match, 5,8 points, 1,4 rebond), alternant temps de jeu longs et passages tout aussi longs sur le banc. A Washington, Ian Mahinmi reste un big convenable pour son coach, Scotty Brooks, qui l’utilise régulièrement (14,9 minutes sur 77 matchs). Même le nombre de points marqués par le Français de 31 ans continue de diminuer (4,8, contre 5,6 l’année précédente et 9,3 en 2016 avec Indiana, où il était titulaire). Joffrey Lauvergne s’est facilement intégré à la « méthode Spurs », avec des stats solides (4,1 points et 3,1 rebonds sur 55 matchs) après une année entre Chicago et Oklahoma. Guerschon Yabusele n’a presque pas joué à Boston (2,4 points en 7,1 minutes), mais aura peut-être l’occasion de ressortir son dab de célébration en playoffs, vu toutes les blessures des Celtics.

Ceux qui voudront rebondir : Nicolas Batum et Evan Fournier

   


Pas de playoffs pour ces deux cadres de l’équipe de France, malgré de solides saisons de titulaires. Pour Evan Fournier, c’est simplement sa meilleure performance offensive en six ans de NBA : 17,8 points par match en 45,9 % de tir et 3,2 rebonds. Malgré un début de saison improbablement performant, son équipe des Magic d’Orlando s’est effondrée « comme un château de cartes », a-t-il confié à Basket USA. Le Français reste confiant en cette équipe « jeune » qui va récupérer une carrure avec sa 14e place en Conférence Est (25-57).
Nicolas Batum rate les playoffs pour la deuxième année consécutive avec les Hornets de Charlotte. La production du Français de 29 ans a connu une légère baisse dans toutes les facettes de jeu si l’on compare avec la saison précédente, la meilleure de sa carrière : minutes (31 contre 34), points (11,6 contre 15,1), rebonds (4,8 contre 6,2). A mettre sur le compte de plusieurs blessures (coude, talon d’Achille) et à l’arrivée du pivot Dwight Howard, avec qui la complémentarité devrait s’améliorer.
Les joueurs en fin de course : Tony Parker et Joakim Noah

   


La 17e saison de Tony Parker avec les Spurs de San Antonio aura été, âge (33 ans) oblige, la pire de sa carrière : une place de titulaire à laquelle il a du renoncer et une moyenne de 7,7 points et 3,5 assists en 19,5 minutes. Le Français n’a pas été aidé par la mauvaise forme de son équipe. Sans sa star Kawhi Leonard, elle a longtemps risqué de ne pas jouer les playoffs. Parker sera libre de tout contrat cet été, mais a dit espérer que les Spurs lui offrent une prolongation de « trois ans, pour arriver à vingt saisons aux Spurs ». Pas sûr que les dirigeants de San Antonio, qui pensent avant tout reconstruction et avenir, soient d’accord. Pour Joakim Noah à New York, l’avenir est encore plus sombre. Le corps de Noah subit les effets du jeu physique qui a été le sien durant toute sa carrière. L’ancien meilleur défenseur de la NBA n’a joué que 7 matchs cette saison, ce qui équivaut à 2,4 millions de dollars par match. Même dynamique pour Alexis Ajinça, qui n’a joué que 2 matchs, ce qui équivaut à 2,45 millions de dollars par match.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le magistrat à la Cour des comptes était seul en lice pour prendre la tête de l’AFP depuis le retrait surprise du président-directeur général sortant, Emmanuel Hoog.
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Fabrice Fries élu PDG de l’Agence France-Presse

Le magistrat à la Cour des comptes était seul en lice pour prendre la tête de l’AFP depuis le retrait surprise du président-directeur général sortant, Emmanuel Hoog.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h31
    |

            François Bougon








                        



   


Après vingt-quatre heures de confusion, Fabrice Fries, magistrat à la Cour des comptes et ancien président de Publicis Consultants, a finalement été élu, jeudi 12 avril, président-directeur général (PDG) de l’Agence France-Presse (AFP) par son conseil d’administration.
L’homme de 58 ans était seul en lice pour prendre la tête de l’agence de presse depuis le retrait surprise du PDG sortant, Emmanuel Hoog, 55 ans, en poste depuis 2010. M. Fries a obtenu, lors d’un troisième tour de scrutin, la majorité qualifiée, soit 13 des 18 membres du conseil d’administration (CA). Les deux premiers tours s’étaient déroulés la veille, le CA ayant décidé de suspendre ses travaux pour une journée.
Le personnel dénonce une absence de choix
Plus tôt dans la journée, le personnel de l’AFP avait voté, lors d’une assemblée générale, pour un débrayage à partir de 13 heures et jusqu’à la fin du conseil. Une motion avait également été adoptée : elle appelait le CA à déclarer « infructueux » le processus d’élection du PDG et à désigner deux candidats.
Lors de l’AG, les représentants du personnel ont déploré la séquence de la veille, qui a vu Emmanuel Hoog retirer au dernier moment sa candidature, faute, dit-il, du soutien de l’Etat à son projet. Un retrait soudain qui a plongé l’AFP « dans une situation baroque et étrange » et qui a privé son conseil d’administration d’un « vrai choix entre deux projets », ont-ils regretté.
Jeudi matin, M. Hoog, présent aux côtés de la directrice de l’information, Michèle Léridon, était intervenu en conférence de rédaction, expliquant s’être retiré « au nom de l’intérêt général » après s’être rendu compte qu’il n’aurait pas le soutien de l’Etat. Il a également jugé que ce dernier manquait d’une doctrine « affirmée » sur le rôle de l’AFP, alors qu’elle occupe, avec ses plus de 2 400 collaborateurs, le rang de troisième agence de presse dans le monde – produisant de l’information en six langues (français, anglais, espagnol, allemand, portugais et arabe) – derrière l’américaine Associated Press (AP) et la canado-britannique Thomson Reuters.
M. Hoog s’était notamment vu reprocher par certains administrateurs d’avoir annoncé tardivement une perte de 4,8 millions, ce que l’intéressé avait justifié en évoquant une provision due à une décision de justice intervenue en décembre au moment de boucler le budget. A la suite d’un contentieux avec les syndicats, l’AFP a été condamnée en première instance à s’aligner sur les augmentations salariales du Syndicat de la presse quotidienne nationale, ce qu’elle ne faisait plus depuis 2012.
Craintes quant au projet de M. Fries
Par ailleurs, lors de l’assemblée générale, des salariés ont exprimé leurs inquiétudes à l’égard du projet de Fabrice Fries, présenté mercredi au conseil d’administration, et notamment sa proposition d’« ouvrir le dossier de la capitalisation de l’agence » quand le plan de transformation qu’il propose aura commencé à porter ses fruits, ce qui réveille les craintes d’une privatisation à terme de l’Agence. Dans un message adressé aux représentants du personnel, M. Fries a toutefois assuré que cette proposition « n’est pas pour [lui] une priorité » et que toute réforme du statut « devra veiller à respecter l’indépendance éditoriale, qui est le principal actif de l’AFP ». La priorité, a-t-il affirmé, est « le développement ». Il s’est également engagé « à la transparence totale de la rémunération du président », un « sujet sensible » à l’AFP, selon lui.
Dans un communiqué, l’intersyndicale a dit « prendre acte » de son élection et déplorer « que l’appel légitime du personnel à suspendre le processus électoral pour éviter un scrutin hâtif n’ait pas été entendu par une majorité des administrateurs ».
« Après avoir pris connaissance du projet de M. Fries et des précisions qu’il a apportées ce jeudi, l’intersyndicale le met solennellement en garde contre toute tentative de modification du statut de l’AFP qui mettrait en péril son indépendance éditoriale, technique et financière, ainsi que sa mission d’intérêt général. »

Election de Fabrice Fries à la présidence de l'#AFP : communiqué de l'intersyndicale https://t.co/5RAPXVzLSx— snj_afp (@SNJ AFP)


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Fabrice Fries, diplômé notamment de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm et de l’Ecole nationale d’administration (promotion Denis-Diderot 1984-1986), avait été le numéro deux de la branche presse professionnelle de Vivendi Universal entre 1998 et 2002.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, qualifie de « sérieuses » les nouvelles anomalies découvertes sur des soudures du réacteur de troisième génération.
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EPR de Flamanville : l’Autorité de sûreté nucléaire critique « un défaut de surveillance »

Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, qualifie de « sérieuses » les nouvelles anomalies découvertes sur des soudures du réacteur de troisième génération.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 15h47
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, est revenu en des termes sévères, jeudi 12 avril au Sénat, sur les nouveaux défauts de soudure mis au jour mardi sur l’EPR de Flamanville (Manche). Des anomalies qu’il a jugées « sérieuses » devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, auquel il présentait le rapport annuel sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France.

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Il avait déjà usé du même qualificatif en février, au sujet de premiers « écarts » détectés dans la réalisation de certaines soudures des tuyauteries reliant les générateurs de vapeur (au nombre de quatre sur l’EPR) vers la turbine. Trente-huit soudures étaient mises en cause. Mais, avait alors assuré EDF, il s’agissait d’écarts par rapport à un référentiel de « haute qualité », plus exigeant que les normes standard appliquées aux équipements sous pression nucléaires, si bien que selon l’électricien, ces circuits restaient « aptes à assurer leur mission en toute sûreté ».

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Le problème est en réalité plus étendu que ne le laissait alors entendre EDF. A la fin de mars, l’entreprise a en effet découvert, à l’occasion de la « visite complète initiale » préalable à la mise en service du réacteur de troisième génération, de nouveaux « écarts de qualité ». Et cette fois, non pas par rapport à des exigences de sûreté renforcées, mais par rapport à la réglementation normale pour ce type d’équipements.
150 soudures potentiellement concernées
Ces défauts portent sur l’ensemble du circuit secondaire principal du réacteur. Il ne s’agit donc plus seulement des sections évacuant la vapeur des générateurs vers la turbine, mais aussi des parties ramenant l’eau condensée vers les générateur de vapeur. Soit 350 mètres de tuyauteries. De ce fait, c’est la totalité des 150 soudures de ce circuit fermé qui est potentiellement concernée, y compris celles dont EDF avait affirmé, dans un premier temps, qu’elles restaient malgré tout bonnes pour le service.
L’ASN, qui a réalisé mardi une inspection du chantier de l’EPR normand, se montre particulièrement critique. « L’inspection a mis en évidence que l’organisation et les conditions de travail lors des contrôles de fin de fabrication ont globalement nui à la qualité des contrôles, écrit-elle dans une note d’information. Par ailleurs, une surveillance inadaptée de ces prestations par EDF et Framatome [ex-Areva NP] n’a pas permis d’identifier et de remédier aux difficultés rencontrées par les intervenants. »
Devant les parlementaires, Pierre-Franck Chevet a enfoncé le clou, déclarant qu’il y avait clairement « un défaut de surveillance » par EDF et Framatome. « Pour certaines soudures, on ne comprend pas comment les anomalies n’ont pas été détectées avant », a-t-il ajouté. Et d’expliquer que les vérification devront être étendues à « d’autres circuits sur l’EPR », au-delà du circuit secondaire principal.
« Situation anormale » et « alerte sérieuse »
Interrogé par Le Monde, Thierry Charles, directeur général adjoint de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), parle lui aussi d’une « situation anormale » et d’une « alerte sérieuse », dans la mesure où se conjuguent trois défaillances : des soudures mal réalisées, des contrôles de fabrication déficients et une surveillance par EDF « trop tardive ».
L’ASN attend désormais les résultats des « contrôles additionnels » annoncés par l’électricien sur les 150 soudures potentiellement suspectes, « afin d’indentifier précisément celles qui présentent des écarts de qualité ». Ces conclusions sont attendues pour la fin de mai. L’exploitant devra alors détailler les mesures correctives qu’il mettra en œuvre, celles-ci pouvant aller, précise l’IRSN, d’une simple reprise des soudures, dans l’hypothèse la plus favorable, au remplacement du circuit, dans le pire des cas.
D’où la prudence d’EDF, qui explique que ce n’est qu’à l’issue des vérifications et de l’instruction conduite par l’ASN que l’entreprise sera « en mesure de préciser si le projet nécessite un ajustement de son planning et de son coût ». Jusqu’à présent, le chargement de l’EPR en combustible nucléaire était programmé pour la fin du quatrième trimestre 2018, en vue d’une mise en exploitation dans le courant de 2019. Quant au coût de ce prototype, il a triplé depuis les premiers devis, passant de 3,3 milliards d’euros annoncés en 2005 à 10,5 milliards d’euros.
Auditionné mercredi par les commissions des finances et des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a réaffirmé que l’entreprise publique se plaçait « dans la perspective de construire de nouveaux EPR en France », en mettant en avant les avantages du nucléaire en matière d’émissions de gaz à effet de serre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ La sélection du 71e Festival a été dévoilée jeudi. Sont notamment invités, le dissident iranien Jafar Panahi et le Russe Kirill Serebrennikov, assigné à résidence à Moscou.
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Festival de Cannes 2018 : Jean-Luc Godard, Spike Lee et Asghar Farhadi en compétition

La sélection du 71e Festival a été dévoilée jeudi. Sont notamment invités, le dissident iranien Jafar Panahi et le Russe Kirill Serebrennikov, assigné à résidence à Moscou.



Le Monde
 |    12.04.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
12.04.2018 à 18h45
   





                        



   


La sélection officielle du 71e Festival de Cannes, qui se tiendra du 8 au 19 mai, a été dévoilée, jeudi 12 avril. A ce jour, 18 films sont sélectionnés pour briguer la Palme d’Or. Quelques ajouts de dernière minute sont possibles, a rappelé le délégué général du festival Thierry Frémaux, précisant que cela était parfois profitable aux heureux élus, comme l’an passé pour The Square, du Suédois Ruben Östlund.
Quatre cinéastes français sont en lice :
Stéphane Brizé avec En guerre ;Christophe Honoré avec Plaire, aimer et courir vite ;le Franco-Suisse Jean-Luc Godard avec Le livre d’image ;Eva Husson avec Les Filles du soleil. Cette dernière fait partie des trois femmes cinéastes sélectionnées, avec la Libanaise Nadine Labaki et l’Italienne Alice Rohrwacher.

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Les 18 films sélectionnés :
Yomeddine, 
Film égyptien de A.B Shawky, avec Rady Gamal, Ahmed Abdelhafiz, Shahira Fahmy (1 h 37)
Ce premier long-métrage (le seul de la compétition) met en scène le voyage d’un lépreux, qui a quitté sa colonie, à travers l’Egypte d’aujourd’hui.
Leto (L’été), 

   


Film russe de Kirill Serebrennikov, avec Teo Yoo, Irina Starshebaum. (2 heures)
Leningrad, début des années 1980. Les prémices de la vague Rock en URSS. Viktor Tsoi est un jeune musicien inconnu. Sa rencontre avec Mike Naumenko et sa femme Natasha, avec qui ils vont former un triangle amoureux, va poser les jalons d’un parcours qui fera de lui l’idole de toute l’Union Soviétique, et de la Russie. Le cinéaste, également dramaturge et assigné à résidence dans son pays, avait présenté Le Disciple dans la section Un Certain Regard en 2016.
Lazzaro Felice, 
Film italien d’Alice Rohrwacher avec Nicoletta Braschi, Sergi Lopez, Alba Rohrwacher (2 h 10)
Après Les Merveilles en 2014, l’Italienne adepte de la décroissance écologique et esthétique, revient enchanter la compétition avec ces aventures de Lazzaro, personnage d’innocent né dans un hameau resté à l’écart du monde moderne, la réalisatrice veut étudier, à la manière d’un conte poétique, les bouleversements de la société italienne de ces 30 dernières années.
Zimna wojna (Guerre froide), 

   


Film polonais de Pawel Pawlikowski avec Joanna Kulig, Jeanne Balibar (1 h 25)
La Pologne revient en compétition grâce au réalisateur d’Ida, qui présente une histoire d’amour entre Varsovie et Paris, au temps où le mur était encore debout.
Three Faces

   


Film iranien de Jafar Panahi (1 h 24)
Une actrice reçoit l’appel au secours d’une jeune femme et traverse le pays en compagnie d’un cinéaste nommé Jafar Panahi. Le réalisateur de Taxi Téhéran a toujours la bougeotte malgré les restrictions que les autorités iraniennes imposent à ses mouvements.
Under the silver lake,

   


Film américain de David Robert Mitchell, avec Andrew Garfield, Riley Keough (2 h 20)
Le réalisateur du film de terreur It Follows se lance dans un de ces labyrinthes californiens qui ont déjà tant donné au cinéma, du Grand Sommeil à Inherent Vice, en passant par Chinatown.
Blackkklansman,
Film américain de Spike Lee, avec John David Washington, Topher Grace, Adam Driver (2 h 08)
Vingt sept ans après sa dernière participation à la compétition (Jungle Fever, 1991), Spike Lee revient avec l’histoire d’un policier afro-américain infiltré dans le Ku Klux Klan. L’auteur de Malcolm X est « toujours aussi en colère », selon Thierry Frémaux.
Buh-Ning,

   


Film coréen de Lee Chang-Dong, avec Yoo Ah-in, Steven Yeun (2 h 28)
Le réalisateur et homme politique coréen revient à Cannes avec un thriller huit ans après Poetry, qui avait remporté le prix du scénario.
Capharnaüm
Film libanais de Nadine Labaki (2 h 30)
De ce film fleuve, on sait seulement qu’il met en scène le procès intenté par un enfant à ses parents et que la réalisatrice l’a elle-même produit.
Shoplifters, 

   


Film japonais de Kore-Eda Hirokazu, avec Kirin Kii, Lily Franky, Sosuke Ikematsu (2 h 01)
Le réalisateur de Nobody Knows (en compétition 14 ans avant Everybody Knows) ne s’écarte pas de ses thèmes favoris, famille et marginalité : un clan de petits délinquants adopte un enfant trouvé.
Ash is purest white,

   


Film chinois de Jia Zhang-Ke, avec Zhao Tao, Fan Liao, Feng Xiaogang (2 h 30)
Comme avec son précédent long-métrage (Au-delà des montagnes, 2015), le réalisateur chinois traverse le temps mettant en scène dix ans de la vie d’une femme, maîtresse d’un voyou devenue notable.
Les filles du soleil,

   


Film français d’Eva Husson, avec Golshifteh Farahani, Emmanuelle Bercot (2 heures)
Alors qu’elle s'apprête à mener son unité à la reconquête d’une ville passée sous contrôle intégriste, une commandante kurde (Golshifteh Farahani) croise la route d’une journaliste française (Emmanuelle Bercot).
Plaire aimer et courir vite,

   


Film français de Christophe Honoré avec Vincent Lacoste, Pierre Deladonchamps, Denis Podalydès (2 h 12)
Dix après Les Chansons d’amour (2007), Christophe Honoré regagne les rangs de la compétition. 1990. Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.
Netemo sametemo (Asako I et II),

   


Film japonais de Ryusuke Hamaguchi avec Erkika Karata, Masahiro Higashide (1 H 59)
Alors que sort sur les écrans français son film fleuve Senses, Ryusuke Hamaguchi propose l’histoire d’une jeune femme qui perd son amour pour, deux ans plus tard, en rencontrer le double exact.
Le livre d’image,
Film suisse et français de Jean-Luc Godard (1 h 30)
« Rien que le silence, rien qu’un chant révolutionnaire, une histoire en cinq chapitres, comme les cinq doigts de la main. » En quoi se profile une réflexion en forme d’essai sur le monde arabe en 2017 à travers des images documentaires et de fiction. Un retour sur les cimes cannoises après Adieu au langage en 2104.
Dogman
Film italien de Matteo Garrone avec Adamo Dionisi, Francesco Acquaroli (2 heures)
L’auteur de Gomorra quitte Naples pour une banlieue de Rome où règne un chef de bande cocaïnomane.
En guerre

   


Film français de Stéphane Brizé, avec Vincent Lindon (1 h 52)
Todos lo saben, 
Film français, espagnol et iranien d’Asghar Farhadi, avec Penelope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darin (2 h 10)
L’Iranien Panahi et le Russe Serebrennikov invités
Le Festival de Cannes a invité jeudi le cinéaste dissident iranien Jafar Panahi et le metteur en scène russe assigné à résidence à Moscou Kirill Serebrennikov à venir à la prochaine édition, en mai, pour présenter leurs films en compétition.
Le cinéaste russe est invité pour son film « Leto » (« L’été »), retenu dans la course à la Palme d’or. Directeur artistique du Centre Gogol, un théâtre contemporain moscovite réputé, Kirill Serebrennikov est visé par une affaire de détournement de fonds publics qu’il dénonce comme « absurde ». Il a reçu le soutien de nombreuses personnalités artistiques russes et étrangères.
Concernant le réalisateur iranien, les autorités iraniennes « recevront une lettre de notre part et des autorités françaises pour autoriser Jafar Panahi à quitter le territoire, à présenter son travail et pouvoir rentrer dans son pays », a annoncé le patron du festival.
Intitulé Three Faces (Trois visages), le film de M. Panahi est en sélection, alors que ce réalisateur est interdit de travailler dans son pays. Couronné en 2015 par l’Ours d’or à Berlin pour Taxi Téhéran, filmé à l’intérieur d’un taxi, le cinéaste iranien est l’un des réalisateurs les plus influents de la nouvelle vague iranienne.

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