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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Changement de statut, mise en concurrence, réorganisation… dans cet ancien bastion ferroviaire, personne ne soutient la réforme de la SNCF. Le malaise des cheminots restants va grandissant.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le premier ministre Edouard Philippe a salué mercredi le « très grand professionnalisme » des gendarmes et écarté toute interruption des opérations.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Poursuite des affrontements au troisième jour des expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Le premier ministre Edouard Philippe a salué mercredi le « très grand professionnalisme » des gendarmes et écarté toute interruption des opérations.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 17h59
   





                        



   


Au troisième jour des expulsions dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la confrontation se poursuit entre gendarmes mobiles et zadistes retranchés derrière des barricades.
Reprise des heurts à l’aube
Les heurts ont repris mercredi peu avant 7 heures non loin de la D281, où se cristallisaient les tensions depuis l’abandon du projet d’aéroport. Les gendarmes épaulés d’un hélicoptère et d’un drone ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et à effet de souffle aux divers projectiles (pierres, mottes de terre, bouteilles) lancés par quelque 70 zadistes massés derrière des barricades de fortune sur la route des « Fosses noires ». Les opposants ont mis le feu à l’une des quatre barricades puis à une carcasse de voiture et à des caravanes pour freiner la progression des gendarmes.
Les heurts se sont ensuite déplacés dans un champ voisin, où un face-à-face opposait toujours à la mi-journée 150 zadistes armés de boucliers artisanaux et de raquettes pour renvoyer les grenades aux forces de l’ordre. C’est dans ce petit carré de bocage partiellement boisé, qui jouxte la D281, que se concentrent les affrontements depuis lundi.
A proximité, au « camp des cheveux blancs », les opposants ont appelé à 13 heures à un « grand pique-nique de protestation ». D’après une porte-parole de la gendarmerie sur Franceinfo, « 150, 200 » personnes « sont venues renforcer » les zadistes.
Mobilisation des opposants historiques
En détruisant les lieux de vie installés autour de la D281, les gendarmes ont détruit au passage des projets agricoles collectifs. D’où la colère de l’Acipa, principale association d’opposants à l’ex-projet d’aéroport, et un sentiment de trahison exprimé mardi par des zadistes qui estiment avoir joué le jeu avec la préfecture et avoir été floués.
L’importance de l’opération a amené les opposants à appeler à la mobilisation. « Si ce soir la préfecture ne retire pas ses troupes, c’est la mobilisation générale », avait lancé mardi Julien Durand, porte-parole de l’Acipa.

        Reportage :
         

          Violences à Notre-Dame-des-Landes : les deux camps cherchent une issue



Bilan
Mardi, les heurts ont été plus violents que la veille, avec vingt-huit gendarmes blessés dont dix retournés sur le terrain, selon un dernier bilan officiel.
Selon le bilan mercredi matin de l’équipe médicale des zadistes, une vingtaine d’opposants ont été blessés, dont un a été hospitalisé, après une trentaine mardi, dont deux hospitalisés. Un photographe de l’Agence France-Presse a été légèrement blessé aux jambes par les éclats d’une grenade.
Selon la cour d’appel de Rennes, plusieurs enquêtes ont été ouvertes à la suite des blessures infligées lundi et mardi à treize gendarmes, essentiellement par des jets de projectiles.
Un mineur interpellé lundi matin pour jets de projectile a été placé en détention provisoire mardi par le parquet d’Angers et une autre personne a été placée en garde à vue mardi pour « participation à un attroupement », a précisé la cour d’appel.
Edouard Philippe répond à deux députés LRM
Edouard Philippe a salué mercredi le « très grand professionnalisme » des gendarmes et des forces de l’ordre qui mènent l’expulsion en écartant toute interruption des opérations. « Les opérations se déroulent conformément au calendrier qui avait été envisagé (…) les opérations vont se poursuivre dans le même esprit, avec la même fermeté et avec la même mesure », a déclaré le premier ministre lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
Matthieu Orphelin et François-Michel Lambert, deux députés La République en marche (LRM) réclament « une pause » dans l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Mardi soir, le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert (LRM, issu des rangs écologistes) a demandé s’il n’était « pas temps de faire une pause dans l’opération » : « Il ne faudrait pas qu’un homme, une femme tombe », a-t-il déclaré sur Franceinfo. « Certains sont déterminés, je ne les cautionne absolument pas, mais à la fin, ça peut être un gendarme qui tombe, un journaliste… », a-t-il ajouté, soulignant que tout le monde « a en tête le drame de Sivens et de Rémi Fraisse ».
Calendrier
L’intervention pourrait « durer jusqu’à la fin de la semaine », selon le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui a mobilisé près de 2 500 gendarmes. Selon la préfecture, 16 sites ont été évacués lundi et mardi. Parmi eux, 15 ont été démolis. La préfète de la région, Nicole Klein, a annoncé mardi que l’objectif était de démanteler « 30 à 40 » sites. Malgré les tensions, Mme Klein a assuré mardi soir que « le dialogue » n’était « absolument pas interrompu » et « reprendra[it] aussi vite que possible ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’évacuation violente et aveugle de la ZAD contredit les promesses de la préfète et met un terme au quasi sans-faute du gouvernement sur ce dossier délicat juge, dans une tribune au « Monde », le géographe Philippe Subra.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
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NDDL : « On a un peu de mal à comprendre la logique de la stratégie gouvernementale »

L’évacuation violente et aveugle de la ZAD contredit les promesses de la préfète et met un terme au quasi sans-faute du gouvernement sur ce dossier délicat juge, dans une tribune au « Monde », le géographe Philippe Subra.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 16h00
    |

Philippe Subra (Professeur à l’Institut Français de Géopolitique, université Paris-VIII-Saint-Denis)







                        



                                


                            
Tribune. Jusque-là, c’était un sans-faute. En moins d’un an, le gouvernement d’Edouard Philippe avait réussi à mettre fin à un conflit de plus de vingt ans qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait su traiter. La nomination de trois médiateurs avait permis de calmer le jeu. Le contenu très équilibré de leur rapport avait ouvert le champ des choix possibles en montrant qu’il existait une alternative à la construction d’un nouvel aéroport pour améliorer la desserte aérienne de Nantes.
Les militants locaux historiques, agriculteurs ou zadistes modérés, qui avaient fait confiance au gouvernement, ont le sentiment d’avoir été trahis
La mise en scène de l’annonce de l’abandon du projet, le 17 janvier, avait achevé de convaincre une grande partie de l’opinion publique que ce choix était courageux et raisonnable. Et surtout, la décision de renoncer au projet de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) avait scindé le camp des opposants et mis à mal l’alliance entre opposants locaux et zadistes, entraînant le retrait des premiers, qui n’avaient plus de raison de se battre.
Enfin, l’ouverture d’un processus de régularisation, visant ceux qui, parmi les zadistes, avaient un projet économique, agricole ou artisanal, avait introduit un second clivage, cette fois entre les zadistes eux-mêmes, isolant les plus radicaux – ceux qui ne rêvaient que d’en découdre avec les forces de l’ordre, d’affronter, projectiles à la main, l’Etat en personne.

En moins de 48 heures, les modalités de l’intervention des forces de l’ordre sur la ZAD [« zone à défendre »] ont gâché tous ces acquis. En s’attaquant non seulement aux squats radicaux et aux barricades qui barrent les routes de la ZAD, mais aussi à plusieurs lieux où s’étaient développés des projets collectifs, comme la ferme des 100 noms, l’Etat a réunifié au moins partiellement le camp des opposants. Ceux qui lui avaient fait confiance, militants locaux historiques, agriculteurs ou zadistes modérés, ont le sentiment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans son discours, Macron n’a fait qu’appeler le culte catholique à prendre part au débat public en espérant que les autres cultes, notamment le rite musulman, lui emboîteront le pas, expliquent les dirigeants d’Artemis, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
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« Pour faire date, le discours du président aux Bernardins devra s’accompagner d’initiatives publiques »

Dans son discours, Macron n’a fait qu’appeler le culte catholique à prendre part au débat public en espérant que les autres cultes, notamment le rite musulman, lui emboîteront le pas, expliquent les dirigeants d’Artemis, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    11.04.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 16h06
    |

Jules Boyadjian (Président d'Artemis) et Katia Mebtouche (Directrice d'Artemis)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis qu’il a prononcé son discours à la Conférence des Evêques de France, réhabilitant la religion catholique dans l’espace public, le président Macron est l’objet de plusieurs procès : procès politique, il serait venu donner quitus aux positions les plus conservatrices portées par l’Eglise catholique sur les questions de société ; procès en clientélisme, il serait venu ostensiblement séduire un électorat qui lui était a priori défavorable ; procès institutionnel, il se serait placé en contravention brutale avec l’héritage séculaire de la République, celui-ci flirtant dangereusement avec le procès en forfaiture.
La parole du président aux Bernardins est une main tendue à tous ceux qui perçoivent la religion comme un refuge dans une société ultralibérale dénuée de cadre
Ces lectures du discours du 9 avril doivent nous conduire à nous interroger. On peut y trouver, parmi certains de leurs auteurs, une honnêteté qu’il n’y a pas lieu de discuter au sein de progressistes qui ont placé leurs combats en faveur de l’égalité des droits dans le creuset de 1905. Ceux-ci percevraient dans les institutions un rempart contre la communauté des croyants, sans se rendre compte que la séparation de l’Eglise et de l’Etat ne signifie pas qu’ils ne sauraient faire bon ménage.
D’autres, les plus véhéments, ont fait mine d’oublier depuis trop longtemps ce que signifie le principe de laïcité : séparer le spirituel et le temporel en deux entités distinctes de l’Etat et, de ce fait, garantir, dans le pluralisme, l’égale distance entre celui-ci et chacune des religions. Ils abreuvent quotidiennement le débat public jusqu’à plus soif, au nom d’une prétendue résurgence républicaine, de propositions en contradiction majeure avec les droits et libertés garantis par la Déclaration des Droits de l’Homme.
Chaque outrage à ce principe est une invitation à ce que la pratique religieuse s’enferme dans une expression communautaire, avec de funestes conséquences...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, a répondu à vos questions sur le mouvement de grève à la SNCF et le projet de réforme du gouvernement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Grève à la SNCF : « Macron doit accepter un véritable débat démocratique »

Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, a répondu à vos questions sur le mouvement de grève à la SNCF et le projet de réforme du gouvernement.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 15h40
   





                        



   


Alors qu’a débuté la deuxième semaine de grève à la SNCF, toujours très suivie par les cheminots, Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, a répondu aux questions des lecteurs du Monde sur le mouvement et le projet de réforme du gouvernement.

        Lire :
         

          Que contient le projet de loi sur la réforme de la SNCF, dont l’examen débute à l’Assemblée ?



John : Bonjour après deux semaines de mouvement ou en sont les négos, les concertations avec le gouvernement ?
Didier Aubert : La CFDT est pleinement engagée dans les négociations et a proposé une vingtaine d’amendements au projet de loi en discussion. A ce stade, certains amendements portés par des parlementaires ont été rejetés. Le gouvernement en regarde certains autres, mais nous n’avons pas encore eu de retour.
Les amendements portés par la CFDT concernent, dans un premier temps, l’ouverture à la concurrence. La CFDT Cheminots n’y est pas favorable mais notre responsabilité d’organisation syndicale nous impose de protéger les salariés du secteur ferroviaire et d’apporter les garanties de régulations maximales dans un marché ouvert. Une proposition essentielle concerne les garanties de transfert et le libre choix des salariés. Sur ce point très important nous n’avons pas de réponse.
Paul : Qu’attendez-vous de l’intervention d’Emmanuel Macron, demain jeudi 12 avril, au journal de 13 heures sur TF1 ?
Didier Aubert : Que le gouvernement arrête de jouer l’opinion publique et que les vraies questions soient posées pour assurer un véritable avenir au ferroviaire. Le président de la République doit revenir sur la méthode en acceptant un véritable débat démocratique, respectueux de toutes les parties prenantes (Parlement, usagers, organisations syndicales…). La CFDT Cheminots attend qu’une véritable négociation soit engagée. Nous y sommes prêts et les propositions que nous avons formulées en attestent. Des annonces concrètes sur le financement durable permettant un développement du ferroviaire doivent par ailleurs être faites.
Luc : Quelles avancées permettraient selon vous de débloquer la situation ?
Didier Aubert : Il faut impérativement des annonces claires et concrètes pour un financement durable du système. Par ailleurs, il faut que le gouvernement revienne sur ses postures et arrête de se focaliser sur le statut des cheminots qui n’est pas une cause des dysfonctionnements du système. Il faut donc des garanties sociales fortes dans l’ouverture à la concurrence.
La CFDT Cheminots a fait des propositions sur tous ces points, notamment en portant des dispositions permettant de créer un « bouclier social » et continue d’exiger et d’œuvrer pour une convention collective de la branche ferroviaire qui soit de haut niveau. C’est une condition indispensable pour éviter le dumping social dans le cadre de l’ouverture à la concurrence. Par ailleurs, la réforme de 2014 avait permis de garantir l’unité sociale et le caractère indissociable et solidaire du groupe public ferroviaire. Ces principes doivent être réaffirmés et inscrits en dur dans la nouvelle loi. Or, la transformation en société anonyme fait courir un risque d’éclatement social et économique.
JCS : L’Etat (c’est-à-dire nous les Français) est prêt à reprendre la dette si une solution est proposée pour éviter le déficit annuel de 3 milliards d’euros. Que proposez-vous ? 
Didier Aubert : Il faut avant tout préciser que dans les 3 milliards d’euros, il y a 1,6 milliard d’euros qui sont des frais financiers directement liés à la charge de la dette de SNCF Réseau. Aujourd’hui, les péages (ce que l’opérateur ferroviaire paie pour faire rouler ses trains) ne permettent pas de couvrir le coût complet de l’infrastructure. En Allemagne, il y a 1,5 fois plus de subventions publiques consacrées au renouvellement du réseau. Nous avons en France un retard chronique de régénération du réseau. Cela nécessite de forts investissements qui doivent être financés.
Pour la CFDT Cheminots, il faut impérativement une fiscalité écologique sur le transport routier qui permette de financer ces investissements. Pour mémoire, en Allemagne toujours, une telle taxe existe et rapporte 4,5 milliards d’euros par an.
P Cayus : Pourquoi pensez-vous que la concurrence n’est pas la bonne solution ?
Didier Aubert : Nous avons, en France, l’expérience de l’ouverture à la concurrence du fret. Cela a abouti à une diminution de la part modale du transport de marchandises par rail et ce au profit de la route. Cela est vrai pour toutes les entreprises ferroviaires qui interviennent sur le marché. Il faut aussi rappeler que pour qu’il y ait ouverture à la concurrence il faut que le réseau soit en état optimal. Cela renvoie à la question de l’obligation d’investissement. Dans les autres pays européens qui ont ouvert à la concurrence, les contributions publiques sont 2 à 3 fois supérieures. Il faut expliquer aux citoyens que l’ouverture à la concurrence, c’est payer une première fois pour le réseau et une seconde fois pour des opérateurs privés qui n’iront logiquement que sur les marchés rentables.
Ailleurs, les prix payés par les usagers sont bien supérieurs à ceux pratiqués en France. Par exemple, en Allemagne le prix du billet est de 13,1 centimes par passager au kilomètre contre 12,5 centimes en France. Ensuite, en Allemagne la satisfaction des voyageurs est inférieure à celle constatée en France selon l’Eurobaromètre. Au Royaume-Uni, 60 % des citoyens demandent la renationalisation des chemins de fer.
Pour finir, l’ouverture à la concurrence pose des questions d’organisation du trafic et d’exploitation qui ne sont jamais présentées.
Alexandre : Aujourd’hui la SNCF embauche des personnes sous contrat. Plutôt que se battre pour le maintient du statut n’aurait-il pas été plus judicieux de se battre pour une convention collective aussi avantageuse que le statut ?
Didier Aubert : La réforme de 2014 avait prévu la négociation d’une convention collective de branche ferroviaire. Cette démarche est en cours et elle est percutée par la décision unilatérale du gouvernement de supprimer le statut sans s’assurer du succès d’une telle négociation. On peut noter, du côté de la direction de la SNCF, la volonté de s’opposer à un cadre social de haut niveau s’inspirant du statut actuel.
Grrr : Grève perlée : emmerdement maximum. Avez-vous bien conscience du ras le bol des usagers ?
Didier Aubert : Oui nous sommes bien conscients de la gêne pour les voyageurs. C’est aussi pour cela que nous avons organisé le mouvement actuel qui n’engendre pas une interruption continue du service. Le début du mouvement actuel a été précédé par une période conséquente (un mois !) pour éviter la grève.
Le gouvernement n’a pas utilisé cette période pour négocier et donner du sens et du contenu à sa réforme. Aujourd’hui, malgré toutes les propositions de la CFDT Cheminots, le gouvernement ne fait rien pour la cessation de ce mouvement.
Danielk : Pourquoi ne pas organiser la grève autour de la gratuité des trains ? ce qui rendrait votre mouvement beaucoup plus populaire.
Didier Aubert : C’est illégal. La CFDT cheminots l’a fait en 1989. Des agents ont été condamnés. A la CFDT, nous sommes respectueux du droit.
Pepy : On entend plus beaucoup parler de Guillaume Pepy, le patron de la SNCF ? Quel est son rôle dans cette négociation ? N’est-il pas écarté ?
Didier Aubert : Nous avons toutes les raisons de penser que Guillaume Pepy est l’inspirateur de cette réforme, sur les grandes orientations dogmatiques du projet. Il est le grand absent dans le sens de la défense de son entreprise publique et du corps social cheminot. Il n’avait pas partagé les orientations de la réforme de 2014. Nous pensons qu’il cherche à obtenir aujourd’hui ce qu’il n’a pas eu hier au risque de l’éclatement du groupe public ferroviaire.
Pierre : La SNCF, société nationale, est propriété de tous les Français, y compris sa dette donc. Pourquoi ne demandez-vous pas que nous, les Français, puissions être associés aux débats de façon moderne, directe ?
Didier Aubert : C’est ce que nous demandons. Depuis l’annonce du gouvernement, la CFDT a réclamé qu’un large débat posant toutes les questions et défis pour trouver des solutions durables au transport public ferroviaire soit ouvert.
La CFDT constate que le débat parlementaire est réduit à sa portion la plus congrue et que la négociation avec les parties prenantes ne produit pas d’effets. Tout comme vous, nous le déplorons.

        Lire aussi :
         

                Comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europe






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ L’ancien chef de l’Etat affirme, dans son livre « Les Leçons du pouvoir », avoir réduit les inégalités quand son successeur les creuserait. Un constat un peu hâtif.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

Inégalités : François Hollande « rosit » son bilan en critiquant Emmanuel Macron

L’ancien chef de l’Etat affirme, dans son livre « Les Leçons du pouvoir », avoir réduit les inégalités quand son successeur les creuserait. Un constat un peu hâtif.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 15h22
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


François Hollande défend son bilan et critique l’action de son successeur dans un livre, à paraître mercredi 11 avril, Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 pages, 22 euros). Une citation de l’ancien chef de l’Etat est également reprise en « une » de L’Obs, qui publie cette semaine une interview de M. Hollande. Quitte à enjoliver son propre bilan. Explications.
Ce que dit François Hollande :
« Mes gouvernements réduisaient les inégalités, celui-là les creuse », écrit François Hollande dans son livre. Et de préciser sa pensée à L’Obs, qui l’a interrogé sur cette phrase :
« J’avais eu en mon temps une formule excessive sur les riches. Car la France a besoin de personnes qui entreprennent, investissent et réussissent. Mais nous n’en sommes plus là. Aujourd’hui, ce sont les très riches qui bénéficient de la croissance et des faveurs fiscales. La question des inégalités va devenir criante, ici comme partout dans le monde. »
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
1. Un bilan flatteur de sa propre action
Ce qui interpelle dans cette sortie, c’est surtout la manière dont François Hollande laisse entendre que son gouvernement aurait réduit sensiblement les inégalités. Si ce terme peut recouvrir beaucoup de choses, les déclarations de l’ancien chef de l’Etat à L’Obs montrent bien qu’il parle des inégalités de revenus. Or, plusieurs indicateurs montrent que le quinquennat Hollande n’a pas été celui de la réduction de ces inégalités-là, du moins pour la partie qui en a été mesurée jusqu’ici (beaucoup de statistiques publiques ne sont disponibles que deux ans après l’année étudiée).
L’un des critères reconnus en la matière est l’indice de Gini, calculé par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Il décrit la répartition des revenus ou des salaires au sein d’un groupe, selon une échelle de valeurs comprises entre 0 et 1 (ou 0 et 100 %). Plus le résultat est proche du 0, moins les inégalités sont fortes. Cet indicateur est resté globalement stable de 2012 à 2016, à l’exception d’un léger mieux entre 2012 et 2013, difficilement imputable à la politique du gouvernement.


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Les inégalités de revenu ont stagné pendant le quinquennat Hollande
Evolution de l'indice de Gini, qui mesure les inégalités dans la répartition des salaires et revenus (de 0, égalité parfaite, à 1 ou 100 %, inégalité totale). 

Source : Insee



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        "",
        28.9
      ],
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Autre critère intéressant : le taux de pauvreté. Il reflète en effet en partie les inégalités, puisqu’il mesure la proportion de Français qui vivent avec moins de 60 % du revenu médian (soit 1 003 euros en 2015). Sur ce critère encore, on n’observe pas d’infléchissement de 2012 à 2015, tout juste un léger mieux selon les prévisions de l’Insee (– 0,4 point en un an).


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Le taux de pauvreté a stagné sous Hollande
Proportion de la population dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian. A partir de 2012, la méthode de calcul a changé. En 2015, il s'agit d'une estimation.  

Source : Insee



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	var annotation_spe = ["","","","","","","","","","","","","","","","","changement de méthode de calcul","","","estimation de l'Insee par microsimulation"];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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				text: "Mandat de François Hollande",
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        "",
        13.4
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        13.5
      ],
      [
        "",
        14
      ],
      [
        "",
        14.3
      ],
      [
        "",
        14.3
      ],
      [
        "",
        14
      ],
      [
        "",
        14.1
      ],
      [
        "",
        14.3
      ],
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});


Sans nier l’existence de mesures prises par le gouvernement précédent pour tenter de corriger les inégalités, ni réduire ce débat à ces deux statistiques publiques, force est de constater que le quinquennat Hollande n’a pas été celui de la fin des inégalités, ni d’une réduction particulièrement sensible.
2. Un constat plutôt juste sur les débuts d’Emmanuel Macron
L’ancien chef de l’Etat est néanmoins plus précis lorsqu’il commente l’action de son successeur. Sa critique est notamment étayée par une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiée le 15 janvier. L’organisme de prévisions y calcule que les premières mesures économiques d’Emmanuel Macron profiteront d’abord aux 5 % de ménages les plus riches, qui gagneront 1,6 % de pouvoir d’achat – la faute notamment à la baisse de la fiscalité du capital en 2018.
De l’autre côté, l’étude montre que les 5 % de ménages les moins aisés seraient en moyenne perdants cette année (– 0,6 % de pouvoir d’achat), en grande partie à cause de la hausse des prix du tabac et de la fiscalité écologique. Le gouvernement a contesté ce point à plusieurs reprises, car il estime que l’OFCE sous-estime la baisse de la consommation de cigarettes à venir.
Le constat de l’OFCE est, en revanche, un peu plus mesuré en ce qui concerne l’année 2019, au terme de laquelle une grande partie des mesures annoncées par le gouvernement en matière de pouvoir d’achat sera entrée en vigueur.
En résumé, il est juste de pointer, comme le fait François Hollande, que les ménages les plus fortunés seront les principaux gagnants des premières années du mandat d’Emmanuel Macron. L’ex-président va, en revanche, un peu vite quand il affirme avoir lui-même réduit les inégalités.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/11/19-7">
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Valérie Rabault succède à Olivier Faure à la tête du groupe Nouvelle Gauche

La députée de Tarn-et-Garonne sera la seule femme à présider un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 13h25
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 14h31
    |

            Audrey Tonnelier et 
                                Astrid de Villaines








                        



   


« Une coprésidence, c’est niet ! » Il ne faut pas trop chercher Valérie Rabault. Sinon, « vous me trouvez ! », lance la nouvelle présidente du groupe Nouvelle Gauche, qui reçoit dans un petit salon de la commission des finances de l’Assemblée nationale, où elle a son rond de serviette depuis 2012. Mercredi 11 avril, la députée de Tarn-et-Garonne a été élue par vingt et une voix face à Guillaume Garot, ancien ministre délégué à l’agroalimentaire et député de la Mayenne, qui en a obtenu sept. Le député Boris Vallaud s’était finalement retiré de la course mercredi matin.
Première à se déclarer candidate la semaine dernière, la spécialiste des finances publiques n’a que peu apprécié la proposition de Joël Aviragnet de monter une « coprésidence » pour éviter de la départager avec Boris Vallaud, autre candidat proche d’Olivier Faure.
« A chaque fois qu’une femme se présente quelque part, on lui propose un strapontin ou une coprésidence. Ça suffit à la fin ! », a lancé Mme Rabault, élue au Palais-Bourbon pour la première fois en 2012, à 39 ans.
Dotée d’un long CV, ingénieure de formation, diplômée de l’Ecole des ponts et chaussées, après une classe préparatoire scientifique au prestigieux lycée parisien Louis-le-Grand, Valérie Rabault a commencé sa carrière dans le privé. Une expérience qui la marque. 
« Je ne l’oublierai jamais. Quand vous devez faire une “conf call” avec la Fed [banque centrale américaine] le 14 septembre 2008 [veille de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers], et qu’ils annulent, vous vous dites “il se passe quelque chose”. On avait à cœur de sauver des emplois », se souvient la banquière socialiste, qui prit six mois de congé sabbatique en 2011 pour mener campagne dans le sud-ouest de la France.
« Le PS n’a pas changé »
Rapporteuse générale du budget de 2014 à 2017, sous le quinquennat de François Hollande, elle n’hésite pas à utiliser tous les pouvoirs que ce poste lui offre. Comme en juin 2014, quand elle va « saisir sur pièces et sur place » des documents sur la suppression de la demi-part des veuves, votée sous Nicolas Sarkozy, mais qui allait entrer progressivement en application sous François Hollande. « La directrice du Trésor était blême ! », sourit la députée, qui obtiendra finalement les documents demandés. Plusieurs fois appelée pour entrer au gouvernement de Manuel Valls comme secrétaire d’Etat à Bercy, elle refuse. 
« Je voulais choisir mon directeur de cabinet. Ils n’ont pas voulu. Je ne voulais pas être ministre et ne rien décider », dit-elle aujourd’hui, très déterminée.
« C’est une femme exigeante par rapport aux autres et à elle-même. Elle a tendance à faire passer ses convictions avant toute transaction, alors que parfois en politique, il faut savoir un peu négocier », dit d’elle Eric Woerth, ancien ministre du budget, aujourd’hui président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Cette année, Valérie Rabault a bien failli se présenter au congrès du PS, comme elle l’avait fait en 2015 avec sa motion « La Fabrique », située entre les frondeurs et les légitimistes. Elle a finalement soutenu la candidature de M. Faure. « J’avais les voix nécessaires pour y aller », dit-elle, niant tout « deal » avec le nouveau premier secrétaire en échange de son soutien. « Le PS n’a pas changé, c’est évident qu’il y a eu un accord entre eux », assure pourtant un député du groupe Nouvelle Gauche.
Premiers contacts plutôt musclés
La voilà donc à la tête d’un groupe de trente et un députés, dont trois apparentés. « Je continuerai à déposer des amendements en séance publique », promet la quadragénaire, qui vante « le combat politique » et refuse le qualificatif de « techno ». « L’économie, si on en fait de manière non techno, c’est la vraie vie. Ça peut être un vrai levier politique », assure-t-elle.
Et de rappeler ses premiers contacts plutôt musclés avec la députée Amélie de Montchalin. Comme cette nuit d’octobre 2017 lorsque, après plus de dix-sept heures de débat sur le budget, elle s’emporte contre la trentenaire fraîchement propulsée chef de file des députés La République en marche (LRM) à la commission des finances de l’Assemblée. « Il faut arrêter de raconter n’importe quoi, là ! Faire peur aux Français, c’est peut-être une stratégie, mais vous racontez des choses fausses », tonne-t-elle, rompant avec l’atmosphère d’ordinaire feutrée de cette assemblée très technique. Mme de Montchalin avait osé lancer que les nouveaux plans d’épargne logement, que le gouvernement voulait davantage taxer, pouvaient être assimilés à des « produits toxiques », expression héritée de la crise financière.
Aujourd’hui, les relations entre l’ancien et le nouveau monde semblent pacifiées. « Je ne partage pas ses idées, mais je m’entends bien avec elle », jure Valérie Rabault, qui soutient la proposition de la porte-parole LRM de créer un office budgétaire pour avoir accès aux données chiffrées souvent bien gardées à Bercy. « Les administrateurs de l’Assemblée ne savent pas faire un tableau Excel », déplore la nouvelle présidente de groupe, pour qui les chiffres n’ont aucun secret.
Avoir des rôles aussi importants que les hommes
Valérie Rabault se plaît à raconter qu’elle est « la première femme présidente de groupe », oubliant un peu vite Cécile Duflot en 2015 — qui était coprésidente avec Barbara Pompili — et se bat pour que les femmes de l’Assemblée puissent avoir des rôles aussi importants que les hommes, même quand elles ne sont pas de son camp. « Je soutiens Olivia Grégoire pour qu’elle soit rapporteuse de la loi Pacte plutôt que Roland Lescure. C’est elle qui a fait tout le travail préparatoire ! », fait-elle valoir. Elle l’a dit par écrit à Richard Ferrand, le président du groupe LRM de l’Assemblée… sans jamais recevoir de réponse.
Elle cite souvent le film Numéro Une, de Tonie Marshall, qui raconte la difficulté des femmes dans les sphères de pouvoir. « Je me suis reconnue. Il n’y a rien à enlever », estime-t-elle, expliquant ne plus compter les réflexions désobligeantes dont elle a été objet ou témoin dans l’arène politique. « C’est subtil, jamais dit comme tel, mais on vous fait comprendre que les sujets économiques, c’est trop sérieux pour les femmes. C’est comme dans le privé : il ne faut pas montrer qu’on est meilleures que les hommes. » Cette fois, elle a réussi à démontrer le contraire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le texte a pour objet de renvoyer aux branches professionnelles, sur la base du volontariat, l’ouverture de négociations pour mettre en place, dans les entreprises de moins de 500 salariés, la responsabilité sociale et environnementale.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Pour le sociologue Philippe Portier, le chef de l’Etat tient un discours explicite sur la laïcité.
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« Le discours de Macron marque bien la centralité du catholicisme dans la constitution de la nation française »

Pour le sociologue Philippe Portier, le chef de l’Etat tient un discours explicite sur la laïcité.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 14h55
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études et directeur du Groupe sociétés, religions, laïcités, le sociologue Philippe Portier analyse la nouveauté du discours d’Emmanuel Macron sur le catholicisme et la laïcité que le président de la République a prononcé devant les évêques, lundi 9 avril.
Emmanuel Macron attribue-t-il une place particulière au catholicisme par rapport aux autres religions ?
Emmanuel Macron présente l’Etat et l’Eglise comme devant être en situation d’alliance. C’est un discours traditionnel dans le langage catholique. Deux éléments de son propos renvoient à un langage d’Eglise où s’affirme la spécificité du catholicisme dans la société française. Le premier, c’est qu’il parle de l’Eglise comme étant, à côté de l’Etat, dépositaire d’un ordre qui a sa propre juridiction.

L’Eglise et l’Etat sont deux sociétés autonomes relevant chacune d’un ordre de juridiction spécifique. Il n’a pas utilisé ce langage avec les juifs, les musulmans ou les protestants. Cela renvoie à l’auto-compréhension de l’Eglise, qui ne s’analyse pas comme une communauté de croyance comme les autres, mais comme la dépositaire de la parole du Christ et ayant, vis-à-vis de l’Etat, un ordre de juridiction spécifique. Le président de la République a repris là les catégories de la théologie politique.
Le second élément, que l’on ne retrouve pas dans les discours aux autres communautés de foi, c’est l’association constante entre nation et religion catholique. Il a parlé des racines chrétiennes de la France comme d’une sorte d’évidence historique. Ce discours marque bien la centralité du catholicisme dans la constitution de la nation française.
Cette particularité accordée au catholicisme a-t-elle des répercussions pour les autres cultes ?
Sûrement. Pour Emmanuel Macron, toutes les religions participent au concert national. Mais il ne cesse de mettre en évidence le fait que le catholicisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Dans la ville icaunaise, la réforme de la SNCF exacerbe le malaise des derniers salariés de cet ancien bastion ferroviaire.
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SNCF : Laroche-Migennes, dans l’Yonne, fief cheminot en déshérence

Dans la ville icaunaise, la réforme de la SNCF exacerbe le malaise des derniers salariés de cet ancien bastion ferroviaire.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 18h44
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Changement de programme sur la radio Triage. Prévue de longue date, l’émission spéciale sur Johnny Hallyday – la 383e… – a été reportée. L’idole défunte peut attendre. A Migennes (Yonne), vieux bastion ferroviaire, la voix du rail prime encore sur le Top 50. Et les cheminots, depuis quelques jours, ont entonné le chant de la grève.
Ils sont une poignée à se serrer, ce samedi 24 mars, dans le studio rafistolé de la radio libre. L’antenne est la seule de France dotée d’un label « train ». La plupart de ses bénévoles, « sangliers » du ballast ou « seigneurs » de la loco, des retraités de la SNCF. C’est dire si les deux syndicalistes de la CGT, conviés ce matin pour parler de la mobilisation, sont en terrain conquis.
Statut, mise en concurrence, réorganisation… Personne, autour de la table, ne soutient le projet du gouvernement. Le spectre d’une privatisation à l’anglaise inquiète. Comme en 1995, quand la station avait chroniqué la grève au jour le jour, les anciens sont solidaires des actifs.

Près de 550 employés travaillent encore sur le site icaunais, selon le décompte d’Osvaldo Cerqueira, secrétaire général de la section CGT. Près de 80 % des « roulants » (conducteurs et contrôleurs) suivent la grève. Le mouvement est stable.
Mais Migennes, même imprégnée jusqu’à la moelle par l’histoire du chemin de fer, n’est plus le fief d’antan. On enterre des cheminots plus qu’on en marie à l’église du Christ-Roi. Dans les cités construites près de la gare, « il y a du mal-être, aujourd’hui, alors qu’[ils y ont] été si heureux », se désole Alain Vincent, historien amateur et président de la radio.

Désamour généralisé
De ce passé, restent, certes, des rues portant les noms des résistants du rail. Un bar labellisé PLM pour Paris-Lyon-Méditerranée. Et la gare, bien sûr, la célèbre gare de Laroche-Migennes, située à un jet de pierre, sur la rive sud du canal de Bourgogne.
Elle n’a pas bougé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Venu faire la promotion de son livre « Les Leçons du pouvoir », l’ancien président de la République a dressé, mardi sur France 2, un réquisitoire contre son successeur.
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Quand Hollande fait la « leçon » à Macron

Venu faire la promotion de son livre « Les Leçons du pouvoir », l’ancien président de la République a dressé, mardi sur France 2, un réquisitoire contre son successeur.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h24
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
A l’écouter, il ne s’agit que de faire part de son « expérience » et d’en tirer quelques « leçons ». Mais à l’entendre, il s’agit aussi d’un réquisitoire au goût de revanche. Venu faire la promotion de son livre Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros), mardi 10 avril au journal de 20 heures de France 2, François Hollande s’est livré à une violente charge contre Emmanuel Macron, son ancien conseiller devenu président de la République après l’avoir empêché de se représenter.
Pour l’ancien chef de l’Etat, dont c’était le premier entretien télévisé depuis son départ de l’Elysée, la politique économique menée par son successeur est faite « non pas pour les riches, mais pour les très riches ! », a-t-il critiqué. « Emmanuel Macron fait un pari qui n’est pas le bon » en diminuant la fiscalité du capital et en transformant l’impôt sur la fortune en impôt sur le seul patrimoine immobilier, a estimé M. Hollande. « Comment accepter que les titulaires des gros patrimoines soient aujourd’hui ceux qui ont la redistribution ? »

Alors que lui-même avait fortement augmenté les impôts au début de son quinquennat, poussant son propre ministre de l’économie, Pierre Moscovici, à parler de « ras-le-bol fiscal », François Hollande assure que les mesures fiscales prises depuis un an par l’actuel gouvernement, comme la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), ne vont pas dans la bonne direction.
« Lorsqu’il y a un budget qui va mieux, il n’est pas nécessaire de demander des prélèvements aux moins favorisés », a-t-il déclaré. « Mes gouvernements réduisaient les inégalités. Celui-là les creuse », écrit même l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste dans son ouvrage, imprimé à 70 000 exemplaires selon son éditeur.
« L’incompréhension est grande »
Adepte du dialogue avec les corps intermédiaires, l’ancien président critique aussi vertement la façon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les trois présidents des associations déplorent un dialogue stérile avec le gouvernement.
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Les associations des collectivités locales se liguent contre la « recentralisation » en cours

Les trois présidents des associations déplorent un dialogue stérile avec le gouvernement.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h16
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
La photo est rare, voire inédite : les présidents des trois grandes associations d’élus – Association des maires de France (AMF), Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France – côte à côte, pour dénoncer en chœur une « recentralisation à outrance ». Et pour refuser de signer, dans le même élan, les « pactes financiers » proposés par le gouvernement. Ceux-ci prévoient que les régions, les départements, 145 communes et 62 métropoles et agglomérations (322 collectivités au total, les plus importantes d’entre elles) limitent la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an en moyenne dans les trois ans à venir.
« Nous ne signerons pas ces conventions financières. C’est une décision unanime du conseil des Régions de France », a crânement défendu Hervé Morin, qui n’a pas mâché ses mots à l’encontre d’un exécutif qu’il dépeint comme « pris d’une sorte de vertige du pouvoir ». 
« Le gouvernement ne comprend pas les territoires, le chef de l’Etat ne comprend pas les territoires », a assuré le président de la région Normandie. Il est particulièrement remonté contre la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle qui, selon lui, va conduire à « un déshabillage pur et simple d’une partie du territoire » avec la fermeture de « 6 000 à 7 000 formations ». « Rien qu’en Normandie quarante-quatre centres de formation sont menacés », prédit-il.
« Nous avons décidé de ne pas signer, pour l’instant, les contrats financiers », a réaffirmé Dominique Bussereau, le président de l’ADF, déplorant de ne pas arriver à obtenir de réponses sur les deux dossiers qui grèvent lourdement les finances des départements : les mineurs non accompagnés et les allocations individuelles de solidarité. « Nous sommes sur une démarche simple : OK pour les contrats, mais on enlève ce que les collectivités font à la place de l’Etat », explique le président...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ La France enregistre les bonnes nouvelles économiques, même si quelques inquiétudes demeurent.
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Croissance : une bouffée d’oxygène pour l’exécutif

La France enregistre les bonnes nouvelles économiques, même si quelques inquiétudes demeurent.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 13h46
    |

            Audrey Tonnelier








                        


C’est une nouvelle bienvenue pour l’exécutif, empêtré dans un contexte social de plus en plus tendu. Le gouvernement a revu à la hausse ses prévisions de croissance et à la baisse celles du déficit public, a annoncé Bercy, mardi 10 avril. La croissance du produit intérieur brut (PIB) est désormais attendue à 2 % en 2018 et 1,9 % en 2019, contre 1,7 % prévu pour ces deux années dans la loi de finances 2018, présentée en septembre dernier. Quant au déficit, il devrait s’établir à 2,3 % du PIB cette année au lieu des 2,8 % attendus, avant une remontée temporaire à 2,4 % en 2019 (contre 2,9 %), compte tenu de la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de cotisations sociales patronales, qui entraînera sa double comptabilisation cette année-là.
A Bercy, on attribue cette bouffée d’oxygène à « l’environnement macroéconomique favorable, couplé aux mesures de redressement prises à l’été 2017 et en fin d’année sur la taxe à 3 % [surtaxe d’impôt sur les sociétés pour compenser l’invalidation du dispositif par le Conseil constitutionnel], ainsi qu’[aux] meilleures recettes fiscales de 2017 ». Les finances publiques pourraient même sortir du rouge en 2022, une première depuis 1974, avec un excédent budgétaire prévu à 0,3 % du PIB (contre – 0,3 % auparavant).
Les exportations devraient progresser
Autre bonne nouvelle : tirées par un commerce mondial dynamique et une relative stabilisation des prix du pétrole, les exportations tricolores devraient, elles, progresser plus vite que les importations à partir de cette année. De quoi contribuer à résorber quelque peu le déficit commercial abyssal de la France, talon d’Achille de notre politique économique.
Cette trajectoire budgétaire meilleure que prévue figure dans le « programme de stabilité » qui devait être présenté, mercredi 11 avril en conseil des ministres, par le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, et son collègue des comptes publics, Gérald Darmanin. Ce texte de programmation économique sera transmis, accompagné d’un programme national de réforme, avant fin avril à la Commission européenne.
Sauf énorme surprise, Bruxelles devrait consacrer, courant mai, la sortie de la France de la procédure de déficit excessif, étape indispensable aux yeux de l’exécutif pour défendre sa crédibilité européenne. Cela implique d’atteindre deux années de suite un déficit inférieur au seuil des 3 %. Or, ce solde s’est établi à 2,6 % en 2017, a acté l’Insee fin mars.
Pour Bercy, ces améliorations valident aussi les grands principes d’évolution des finances publiques martelés depuis le premier budget du quinquennat : un recul de cinq points de PIB de la dette publique, de trois points de la dépense publique et d’un point du taux de prélèvements obligatoires.
« Cela donne une exigence »
A bien y regarder pourtant, tous les voyants sont loin d’être au vert. Le taux de prélèvements obligatoires, notamment, a bondi de 0,8 point en 2017, à 45,4 % du PIB. Cette hausse était en partie ponctuelle, due à la fameuse surtaxe exceptionnelle d’impôt sur les sociétés pour financer les remboursements de la taxe à 3 %. Mais elle rehausse d’autant le point de départ de la nouvelle majorité pour tenter d’inverser la tendance. Or, les nouvelles prévisions annoncées mardi prévoient d’arriver à un taux de prélèvements de 44,3 % du PIB en 2022, alors que l’objectif était précédemment de 43,7 %. Et ce, alors même que le PIB devrait in fine être plus élevé, puisqu’il est censé progresser plus vite en ce début de quinquennat.
Même constat sur l’évolution des dépenses publiques. En volume (hors inflation), elles devraient gonfler de 0,7 % en cette année et Bercy vise une quasi-stabilisation (+ 0,1 %) en 2022. Pourtant, à l’été 2017, cet objectif de gel en volume de dépenses devait être atteint… dès 2018.
Enfin, jusqu’en 2021, l’amélioration structurelle (hors conjoncture) du déficit devrait rester inférieure au 0,5 point de PIB en principe imposé par les règles budgétaires européennes chaque année. « Il y a un effort en dépenses qui, dans un contexte de baisses d’impôts, supposera d’importantes économies » sur le quinquennat, argue-t-on à Bercy. Et de rappeler les efforts demandés à chaque ministère cette année, mais aussi le chantier de la réforme de l’Etat, alors que les conclusions des travaux du comité d’experts Action publique 2022 sont attendues dans les prochaines semaines. La suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, une promesse de campagne du chef de l’Etat qui avait pu donner l’impression d’être un temps mise en sourdine, « est toujours une référence », explique Bercy.
« Ces bons résultats, c’est l’histoire de la croissance plus que de la bonne gestion. Cela donne une exigence, qui est celle de la réforme structurelle », indique au Monde Eric Woerth, le président (LR) de la Commission des finances de l’Assemblée nationale. L’amélioration des finances publiques devrait en effet continuer d’alimenter le débat sur l’existence d’une « cagnotte fiscale ». A Bercy, où ces polémiques agacent au plus haut point, on préfère couper court. « Nous n’avons pas de marge de manœuvre ! Il nous faut respecter cette trajectoire, prendre les mesures qui s’imposent et, surtout, ne pas dévier du cap fixé », martèle-t-on.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Dans cette chronique, le juriste Francis Kessler rappelle que le droit de grève n’est pas absolu. Il doit, selon la jurisprudence, impliquer « un arrêt total du travail en vue de faire aboutir des revendications professionnelles ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
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La grève à la SNCF est-elle licite ?

Dans cette chronique, le juriste Francis Kessler rappelle que le droit de grève n’est pas absolu. Il doit, selon la jurisprudence, impliquer « un arrêt total du travail en vue de faire aboutir des revendications professionnelles ».



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h07
    |

                            Francis Kessler (Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Question de droit social. Le droit de grève prévu par le droit international ratifié par la France est, aux termes de l’alinéa 7 du préambule de la Constitution, un droit constitutionnel « qui s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent ». Ce droit individuel qui s’exerce collectivement conduit à la suspension de la relation de travail et de la rémunération jusqu’à la fin du mouvement. Précision : tout licenciement prononcé du seul fait de la grève est nul de plein droit.
Ce droit de grève n’est cependant pas absolu. Il doit, selon la jurisprudence, impliquer « un arrêt total du travail en vue de faire aboutir des revendications professionnelles ». Tout mouvement qui ne répond pas à cette définition n’est pas une grève et conduit à la perte des protections qui y sont attachées.
Tel est le cas de l’exécution partielle ou volontairement défectueuse du travail. De façon constante, la chambre sociale de la Cour de cassation estime, en ce cas, « qu’il n’y a pas arrêt de travail quand le travail est exécuté au ralenti ou dans des conditions défectueuses ». Appelées « grèves perlées », ces différentes situations sont requalifiées par les tribunaux en exécution fautive du contrat de travail pouvant donner lieu à une sanction disciplinaire.
A l’inverse, en 2011 la Cour de cassation a jugé « que des arrêts courts et répétés, quelque dommageables qu’ils soient pour la production, ne peuvent, en principe, être considérés comme un exercice illicite du droit de grève ».
Possibilité d’abus
La formule de cet arrêt laisse ouverte la possibilité de l’abus de faire grève. La haute juridiction judiciaire avait ainsi déjà précisé, dans un arrêt du 18 janvier 1995, que « ce n’est qu’au cas où la grève entraîne ou risque d’entraîner la désorganisation de l’entreprise qu’elle dégénère en abus ». Toutefois, une telle désorganisation n’a, au vu du caractère de droit fondamental de la grève,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/11/19-15">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le dispositif mis en place en 2013 a permis de titulariser 54 000 contractuels pour 99 000 postes ouverts.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                   
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Fonction publique : bilan mitigé pour la loi Sauvadet

Le dispositif mis en place en 2013 a permis de titulariser 54 000 contractuels pour 99 000 postes ouverts.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 14h58
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
Entre 2013 et 2017, l’Etat a titularisé 54 000 contractuels dans la fonction publique. C’est ce qui ressort du bilan de la loi Sauvadet que le secrétaire d’Etat, Olivier Dussopt, devait présenter, mercredi 11 avril, aux syndicats. Selon ce document, que Le Monde s’est procuré, au terme du dispositif, en 2018, l’Etat aura ouvert au moins 99 000 postes pour les 125 000 agents contractuels potentiellement concernés par le texte.
Complétant un accord signé en 2011, dont il sera également fait le bilan mercredi, la loi Sauvadet adoptée en mars 2012 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait notamment pour but de résorber la précarité dans la fonction publique. Elle réservait aux contractuels la possibilité de passer des concours spécifiques pour devenir fonctionnaires. Mais il fallait avoir au moins quatre années d’ancienneté pour pouvoir s’y présenter.
Essoufflement
Sur les quatre premières années d’application du texte, le bilan est donc mitigé. Dans la fonction publique d’Etat, 38 000 contractuels étaient concernés, 37 000 postes ont été ouverts et 18 700 personnes ont été titularisées. De fait, lorsqu’un concours est ouvert, fût-il réservé, le jury n’est pas tenu de retenir tout le monde. Dans la territoriale, ils étaient 43 000 et 30 000 postes ont été ouverts ; 23 100 ont été titularisés. Et dans l’hospitalière, ils étaient 44 000, mais seuls 12 100 postes ont été ouverts, tous pourvus cependant. En tout, cela représente donc 54 000 titularisations pour 79 000 ouvertures.
Cette année, 20 000 postes seront de nouveau ouverts (hors fonction publique hospitalière). Cela portera le total à 99 000 au moins sur la durée d’application de la loi. Par ailleurs, le bilan laisse apparaître un rapide essoufflement du dispositif. A partir de 2013, année après année, les contractuels étaient de moins en moins nombreux à s’inscrire aux concours qui leur étaient réservés, de moins en moins nombreux à se présenter aux épreuves. Conséquence, la part...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’Assemblée nationale a donné mardi son feu vert au premier article, crucial, du projet de réforme de la SNCF. Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, vous a répondu.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’exécutif campe sur une position de fermeté contre les zadistes, mais des députés de la majorité ont émis des réserves.
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A Notre-Dame-des-Landes, pas de place pour « l’hésitation » selon Matignon

L’exécutif campe sur une position de fermeté contre les zadistes, mais des députés de la majorité ont émis des réserves.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 12h12
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Au milieu des trois heures d’entretien qui l’attendent dans les jours qui viennent, Emmanuel Macron, comme tous ses prédécesseurs, n’échappera probablement pas à une salve de questions sur Notre-Dame-des-Landes. Le chef de l’Etat, qui pensait avoir réglé le gros du problème en décidant l’abandon du projet d’aéroport en janvier, se retrouve confronté au souci de l’évacuation de la « zone à défendre » (ZAD) et à un risque d’enlisement.
Alors que la violence des affrontements entre zadistes et force de l’ordre s’amplifie, le combat se déroule aussi sur le terrain de la communication pour le gouvernement, qui rejette la responsabilité des débordements sur les opposants. « Face à un tel déferlement de violence, la réponse d’un gouvernement républicain ne peut pas être l’hésitation, estime-t-on à Matignon. Ce qui se passe depuis deux jours ne fait que renforcer notre détermination. » Et d’appliquer à ce dossier le fameux « en même temps » présidentiel : « Le mot d’ordre du gouvernement a toujours été la modération et la fermeté. »

Mais les deux semblent difficilement compatibles. Au sein de la majorité, le doute traverse certains députés. Matthieu Orphelin, élu LRM du Maine-et-Loire et proche du ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, plaide pour un arrêt des expulsions. « Il faut que l’opération soit suspendue, je suis maintenant inquiet pour tout le monde », a-t-il déclaré sur RCF, mercredi 11 avril. Cette sortie en agace certains : « C’est irresponsable, on donne des munitions aux zadistes en disant cela, on ne va pas laisser le truc pourrir, on joue gros là-dessus », juge un pilier du groupe à l’Assemblée nationale.
L’opposition s’est engouffrée dans la brèche, mercredi matin. Benoît Hamon, interrogé sur France inter, a dénoncé « le choix de la matraque ». « Sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, on a le deuxième épisode de “Gérard Collomb la revanche”, avec enfin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Editorial. En exprimant devant les évêques de France le souhait de « réparer » le lien « abîmé entre l’Eglise et l’Etat », Emmanuel Macron est tombé dans une provocation excessive.
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Emmanuel Macron, l’Eglise et la politique

Editorial. En exprimant devant les évêques de France le souhait de « réparer » le lien « abîmé entre l’Eglise et l’Etat », Emmanuel Macron est tombé dans une provocation excessive.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 14h48
   





                        



Editorial du « Monde ». Depuis son élection, Emmanuel Macron était sommé, par beaucoup, de clarifier sa position sur la laïcité et le rôle des religions dans la cité. Etranges sommations, en réalité, tant la philosophie du chef de l’Etat en la matière, durant sa campagne et depuis, a été constante et explicite. En témoignent son livre-programme Révolution, puis ses interventions en juin 2017 devant le Conseil français du culte musulman, en septembre devant les protestants, en décembre lors d’une rencontre avec les représentants de tous les cultes et, il y a un mois, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France.

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Restaient les catholiques. Mobilisant sans fausse pudeur sa culture chrétienne, forgée autant par son éducation chez les jésuites que par son compagnonnage avec le philosophe protestant Paul Ricœur, le président de la République leur a longuement tendu la main, lundi 9 avril, lors du discours qu’il a prononcé au Collège des Bernardins, à l’invitation de la Conférence des évêques de France.
Inédite tant dans la forme que dans le ton – seul Nicolas Sarkozy, avant lui, s’était risqué à ce genre d’exercice en 2007 dans son discours du Latran –, cette rencontre était de nature à hérisser tous ceux, défenseurs d’une laïcité pure et dure, qui soupçonnent le chef de l’Etat d’être partisan d’accommodements trop complaisants avec les religions. Cela a d’autant moins manqué que M. Macron a, dès ses premiers mots, bravé ses détracteurs en exprimant « le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé et qu’il nous importe de le réparer ». Et qu’il a longuement disserté, ensuite, sur « la sève catholique » qui a irrigué l’histoire de France, minimisant au passage le long combat de l’Eglise contre les Lumières et la République.
Bronca inévitable
Chez tous ceux qui jugent que le lien entre Etat et Eglise a été tranché, une fois pour toutes, par la loi de 1905 posant les bases de la laïcité à la française, la bronca était inévitable. De Jean-Luc Mélenchon à Olivier Faure, de Benoît Hamon aux francs-maçons du Grand Orient de France, tous ont fustigé ces affirmations.

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Délibérée, la provocation présidentielle n’en était pas moins excessive, car elle a largement occulté le reste du propos. Le chef de l’Etat a, en effet, rappelé sans ambiguïté cette « règle d’airain qui ne souffre aucun compromis » : « Mon rôle est de m’assurer que chaque citoyen ait la liberté absolue de croire comme de ne pas croire, mais je lui demanderai de la même façon et toujours de respecter absolument, et sans compromis aucun, toutes les lois de la République. » Il a par ailleurs réaffirmé, sans surprise, qu’il n’entendait être « ni l’inventeur ni le promoteur d’une religion d’Etat substituant à la transcendance divine un credo républicain ».
En outre, cette bravade présidentielle a quelque peu masqué le message du chef de l’Etat. Celui-ci, en réalité, s’est moins adressé à l’Eglise (et ses rapports avec l’Etat) qu’aux catholiques (et leur place dans la société). Fustigeant l’attitude des responsables politiques qui, depuis des années, se sont « ingéniés soit à instrumentaliser » les catholiques « pour des raisons trop évidemment électoralistes », soit à les « ignorer » ou à les reléguer « au rang de minorité militante », Emmanuel Macron s’est employé à les rassurer pour mieux tenter de les séduire, contre l’attraction qu’exercent sur bon nombre d’entre eux la droite et l’extrême droite. A cet égard, le message présidentiel était beaucoup plus politique que spirituel.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Dans ce recueil préfacé par Laurent Berger, la CFDT Fonctions publiques, en présentant trente témoignages d’agents d’horizons différents, entend balayer toutes les images galvaudées qui entourent l’administration.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                   
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Donner voix aux fonctionnaires

Dans ce recueil préfacé par Laurent Berger, la CFDT Fonctions publiques, en présentant trente témoignages d’agents d’horizons différents, entend balayer toutes les images galvaudées qui entourent l’administration.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 10h36
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Qu’on ne lui dise pas qu’une infirmière de l’Education nationale s’ennuie ! « Même une journée ordinaire est intense », assure Chrystelle Brûlé. L’infirmière voit des centaines d’élèves presque quotidiennement, par exemple ceux qui sont diabétiques insulino-dépendants. Il y a ensuite ceux qu’elle ne voit que ponctuellement – petite grippe, chute en cours de sport... – et enfin ceux qui « n’ont peut-être pas de grosse pathologie, mais souvent bien des vagues à l’âme, des inquiétudes d’adolescent et des questions existentielles : ça fait des discussions intenses dont je sors vidée ».
Ce que Marie-Hélène Perruchot préfère dans son travail d’ingénieure d’études à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), c’est partager ses recherches avec la communauté scientifique. Elle travaille sur la culture de cellules souches prélevées sur des porcs d’élevage et cherche à comprendre les mécanismes qui font que la cellule va se transformer en muscle ou bien en gras. « La réponse a de l’importance pour beaucoup de monde : l’éleveur qui veut rentabiliser sa production, les consommateurs qui veulent de la viande de bonne qualité, le voisin de la ferme qui veut éviter les nuisances des rejets. Ce n’est pas une histoire pour se distraire ! »
« Pas qu’une affaire de coûts »
Ces deux témoignages tirés du recueil L’Autre Trésor public, réalisé par la CFDT-Fonctions publiques, montrent que fonctionnaire n’est pas un métier, pas plus qu’agent public ou contractuel de la fonction publique : tous ceux et celles qui ont ces qualités « ont avant tout des prénoms, des noms, des visages que nous côtoyons tous les jours et des métiers auxquels nous avons affaire tout au long de notre vie », souligne Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques.
le niveau de l’emploi public en France est comparable à celui des pays dont le niveau économique est proche de celui de la France
L’ouvrage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le maire de Bordeaux participait mercredi à une rencontre avec Agir, formation qui regroupe les personnalités qui ont quitté Les Républicains.
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Le centre droit veut inciter Alain Juppé à s’investir dans les européennes de 2019

Le maire de Bordeaux participait mercredi à une rencontre avec Agir, formation qui regroupe les personnalités qui ont quitté Les Républicains.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 10h07
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Alain Juppé, racontent certains de ses interlocuteurs, mettrait en ce moment la dernière main à un Dictionnaire amoureux de Bordeaux, projet que le maire de la cité girondine mûrit de longue date, puisque la presse s’en faisait pour la première fois l’écho… en 2011. La sortie éventuelle de ce livre mettra-t-elle sur orbite une candidature de l’ancien premier ministre aux élections municipales de 2020 ? L’intéressé n’a pas encore fait savoir s’il compte briguer ou non un nouveau mandat. Il dévoilera ses intentions « le moment venu, il n’y a pas le feu », a-t-il déclaré sur le plateau de Public Sénat, le 19 mars.
En attendant, les faits et gestes du maire de Bordeaux, âgé de 72 ans, sont scrutés dans la perspective d’une autre échéance : les élections européennes de mai 2019. Un scrutin lors duquel un rapprochement entre lui et Emmanuel Macron est attendu.
Mercredi 11 avril, M. Juppé participait à un petit déjeuner avec les dirigeants d’Agir, parti de centre droit issu d’une scission avec Les Républicains. Les membres de ce parti « constructif », qui siègent dans le même groupe que les centristes de l’UDI à l’Assemblée nationale, réfléchissent à l’éventualité de former une liste commune avec La République en marche (LRM) en vue des européennes.
Dans leur esprit, ce rendez-vous matinal avec Alain Juppé devait être « un moment d’échange autour de la recomposition politique, pour faire un point sur les différentes réformes en cours, et sur les européennes », selon les termes de Franck Riester, député de Seine-et-Marne. « Un des objets du petit déjeuner, c’est de lui dire : “il faut que tu t’engages sur l’Europe” », assume de son côté Frédéric Lefebvre, délégué national du parti. Ce dernier souligne néanmoins : « Alain Juppé n’y a aucun intérêt personnel. J’entends lui dire que c’est l’intérêt public qui doit guider sa décision. »
« Alain Juppé, ce n’est pas...



                        

                        

