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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Après les particuliers et alors que la fin des avantages, notamment fiscaux, est amorcée, les flottes abandonnent progressivement ce carburant. Obligeant constructeurs et loueurs longue durée à s’adapter.
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Les entreprises gagnées par le désamour du diesel

Après les particuliers et alors que la fin des avantages, notamment fiscaux, est amorcée, les flottes abandonnent progressivement ce carburant. Obligeant constructeurs et loueurs longue durée à s’adapter.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 18h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

A écouter les constructeurs automobiles, le diesel vit ses dernières années. Selon plusieurs d’entre eux, le futur sera électrique et hybride ou ne sera pas. En ­attendant, le diesel n’a pas dit son dernier mot. En 2017, ce carburant a ­représenté près de la moitié des ventes (47,29 %) de véhicules neufs en France. Le constat est encore plus probant pour les seules entreprises, administrations et loueurs longue durée puisque ces derniers consacrent 84,56 % de leurs achats au diesel.
Un carburant pénalisé
Jusqu’en 2016, la fiscalité favorisait nettement ce carburant. Avec des consommations et des émissions de dioxyde de carbone (CO2) ­moindres que ­l’essence, le diesel bénéficiait d’un malus moins sévère. La taxe sur les ­véhicules de ­société (TVS), également indexée sur les émissions de CO2, jouait aussi en sa ­faveur. Autre avantage, les entreprises peuvent récupérer 80 % de la TVA sur leur facture de carburant alors que l’essence ne bénéficie pas du même privilège. Enfin, jusqu’à récemment, le diesel était beaucoup moins cher à la pompe.
Après les différentes attaques dont il a été victime, le diesel souffre d’une image négative. Face à la volée de bois vert, les gouvernements successifs ont revu leurs copies. Depuis le début de l’année, seuls les véhicules dont les émissions de CO2 ne dépassent pas les 20 grammes bénéficient d’un bonus. Dans les faits, ce coup de pouce est réservé aux seuls véhicules électriques. Autre revirement : depuis 2014, la pollution atmosphérique est également prise en compte dans le calcul de la TVS et pénalise davantage le diesel.
Enfin, concernant la possibilité de récupérer la TVA, attrait majeur du diesel, le gouvernement précédent a décidé d’un rééquilibrage en cinq ans. En 2017, la récupération de la TVA sur l’essence se faisait à hauteur de 10 %, puis de 20 % cette année, 40 % en 2019, 60 % en 2020 et 80 %, comme pour le diesel, à partir de 2021.
Un alignement de la fiscalité
Le gouvernement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Six gardes ont été tués dans une embuscade. L’insécurité continue de peser sur l’avenir de la plus ancienne aire protégée d’Afrique.
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Compte rendu

En RDC, les gardes du parc naturel des Virunga face aux groupes armés

Six gardes ont été tués dans une embuscade. L’insécurité continue de peser sur l’avenir de la plus ancienne aire protégée d’Afrique.

Par                Laurence Caramel (Goma, RDC, envoyée spéciale)



LE MONDE
              datetime="2018-04-11T17:35:45+02:00"

        Le 11.04.2018 à 17h35






    
Des rangers du parc des Virunga, dans l’est de la République démocratique du Congo, en avril 2018.
Crédits : Laurence Caramel


Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le parc des Virunga, où ont trouvé refuge les derniers gorilles de montagne, est en deuil. Lundi 9 avril, six de ses gardes ont été tués dans une embuscade tendue par les Maï-Maï qui occupent le centre de la plus ancienne aire protégée d’Afrique.

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Cette attaque – la plus meurtrière enregistrée depuis plusieurs années – fait suite à la multiplication des affrontements avec les groupes armés au cours des derniers mois. Le 1er avril, un autre garde avait été tué alors qu’il protégeait le chantier de la centrale hydroélectrique de Luviro, au nord-ouest du parc. « Les groupes armés veulent saboter nos actions en faveur de la population, mais nous ne nous découragerons pas », nous avait confié le directeur adjoint du parc, Innocent Mburanumwe, de retour des funérailles.
Classé au patrimoine mondial en péril
Pour sauver cet espace de 7 800 km², niché au cœur d’une des régions les plus densément peuplées et les plus pauvres d’Afrique, l’Alliance Virunga, créée il y a dix ans, mise sur le développement économique des zones limitrophes du parc. L’accès à l’électricité pour les 4 millions de personnes qui y vivent est son initiative majeure. Outre l’amélioration des conditions de vie, elle doit permettre de tarir l’une des principales sources de revenus des groupes armés : le commerce du charbon de bois. Le pillage des forêts du parc pour la carbonisation rapporterait 34 millions de dollars par an (27,5 millions d’euros), selon les estimations.
L’Alliance réunit l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), des ONG de conservation, des bailleurs de fonds au premier rang desquels l’Union européenne et la fondation américaine Howard Buffett, ainsi que l’Unesco. Le parc – qui, outre les gorilles de montagne, héberge d’importantes populations d’éléphants, d’hippopotames, d’okapis, de chimpanzés – est classé au patrimoine mondial en péril depuis 1994.

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Depuis plus de vingt ans, il est le sanctuaire de plusieurs groupes armés. Outre les Maï-Maï, qui se financent essentiellement en prélevant des taxes sur les pêcheurs vivant sur les rives du lac Edouard, il abrite des groupes issus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui tiennent le trafic du charbon de bois. Ces hommes se nourrissent de viande de brousse et tuent parfois des éléphants pour leur ivoire, qu’ils écoulent en contrebande via l’Ouganda ou le Rwanda voisins.
Le Centre de recherche sur l’environnement, la démocratie et les droits de l’homme (Creddho), basé à Goma, a ainsi documenté un système très organisé de jetons mis en place par les milices pour contrôler que les pêcheurs se sont acquittés de leur redevance. « Chaque pirogue doit payer 10 000 francs congolais [5 euros] par semaine ; en échange, elle reçoit un jeton. Si un pêcheur est surpris sur le lac sans ce jeton, son embarcation, son téléphone, sa nourriture et ses autres effets lui sont confisqués », détaille sa coordinatrice, Florence Sitwaminya. Quelque 2 000 pirogues alimenteraient ce circuit.
Industrie du kidnapping
Les enlèvements sont aussi devenus une industrie hautement lucrative et touchent aussi bien le personnel des ONG internationales que le plus modeste des paysans ou encore les prêtres. Un représentant du diocèse de Goma a été libéré le 6 avril après plusieurs jours de détention contre le versement d’une rançon dont le montant n’a pas été révélé. Les ravisseurs réclamaient 500 000 dollars. Quelques jours auparavant, trois civils avaient été exécutés près de Rutshuru faute d’avoir pu réunir la somme demandée. Des familles racontent avoir dû s’endetter au-delà du supportable pour sauver leurs proches. Sur la nationale 2, la route principale qui traverse le parc, la circulation se fait depuis fin 2016 uniquement sous escorte des rangers et de l’armée.
Par la force des choses, les gardes se sont transformés en soldats garants de la sécurité des civils comme des animaux. « Nous avons dû apprendre à travailler autrement pour défendre le parc et nos frères », explique Innocent Mburanumwe, le ton grave et déterminé. Des formateurs belges ont entraîné ses hommes, dont le nombre s’élève aujourd’hui à près de 800 et qui ont reçu de meilleurs équipements. « Nous allons reprendre le contrôle du parc. C’est une question de temps », veut-il croire.

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Son espoir se fonde sur des signes encore ténus : la vie qui, malgré tout, s’améliore là où l’électricité et l’eau ont pu être installées, les touristes plus nombreux qu’il y a un an dans l’enclave des volcans Mikeno et Nyiragongo – tenue sous haute surveillance – et, plus que tout, le nombre de gorilles des montagnes qui continue d’augmenter, même si l’espèce reste classée en danger d’extinction.
A l’approche de la cinquantaine, ce fils de ranger, qui arpente les versants escarpés des Virunga depuis deux décennies, a connu tellement de moments sombres. « Nous n’accepterons jamais que des animaux meurent tant que nous serons en vie », assure-t-il. Dans ces rudes terres du Kivu, où l’engagement et l’abnégation de ces défenseurs de la nature forcent le respect, nul ne songerait à en douter. Cent soixante-quinze ont déjà donné leur vie.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’avocate et ancienne ministre de l’environnement lance une action collective pour demander un moratoire de l’installation des compteurs électriques communicants.
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Linky : Corinne Lepage et un groupe d’avocats lancent une action collective contre le compteur électrique

L’avocate et ancienne ministre de l’environnement lance une action collective pour demander un moratoire de l’installation des compteurs électriques communicants.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 18h00
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


« Il est anormal d’exposer des gens à un risque, même s’il est très faible ou qu’il n’est pas encore connu. » C’est au nom du principe de précaution que l’ancienne candidate à la présidentielle de 2012, Corinne Lepage, a rejoint la bataille des opposants au compteur Linky.
Avec un groupe d’avocats, l’ancienne ministre de l’environnement d’Alain Juppé a lancé, lundi 9 avril, un appel à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, ainsi qu’au ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot demandant de suspendre le déploiement de Linky par Enedis (Ex-ErDF, filiale d’EDF chargée de la distribution d’électricité). Si le gouvernement ne réagit pas à cet appel, ce collectif d’avocats menace de mener plusieurs actions juridiques pour défendre des particuliers et des communes refusant l’installation du compteur.
Depuis le début de son déploiement en 2015, le compteur Linky suscite des oppositions chez certains citoyens et dans certaines communes. Plus de 8 millions de compteurs ont déjà été installés, et le déploiement doit s’effectuer jusqu’en 2021.

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Aucune étude officielle n’a permis de constater des dangers
Avec un collectif d’avocats, Mme Lepage a ouvert une plate-forme pour recueillir les témoignages de personnes électrosensibles, qui se disent perturbées par la proximité d’un compteur – ils affirment en avoir déjà reçu plus de 3 800. Le collectif entend ensuite obtenir en justice le droit pour ces plaignants de refuser la pose d’un compteur. « Si on a une jurisprudence favorable, Enedis sera obligé d’en tenir compte et d’arrêter la pose des compteurs », veut croire l’ancienne ministre et eurodéputée.
« Je ne dis pas que Linky est dangereux, parce que je n’en sais rien. Mais on commence toujours par nous dire qu’il n’y a aucun problème pour s’apercevoir, quinze ans plus tard, qu’il y en avait un… », explique Corinne Lepage au Monde.
A ce jour, aucune étude officielle n’a permis de constater des dangers pour la santé à cause du compteur Linky. Le travail effectué par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a estimé que les ondes émises par un compteur Linky étaient comparables à celles émises par d’autres équipements électriques (box Internet, lampes LED, chargeurs de portables…). L’Agence nationale des fréquences (ANFR) est arrivée aux mêmes conclusions.
Très difficile de refuser l’installation du compteur
« Les études actuelles ne sont pas suffisantes. Ce que l’on demande, c’est une étude complète sur le sujet », assure Corinne Lepage, qui s’appuie sur la dernière étude de l’Anses qui a récemment reconnu la réalité des troubles ressentis par les personnes électrosensibles, sans pour autant savoir à quoi les attribuer avec précision.
Autre argument battu en brèche par Mme Lepage : l’obligation d’accepter la pose d’un compteur Linky chez soi. « Il n’y a pas d’obligation légale de l’accepter. Le droit communautaire européen ne l’exige pas », assure Mme Lepage. « L’Allemagne ne l’impose pas à ses habitants, par exemple ». Dans les faits, il est pourtant très difficile pour les particuliers de refuser l’installation du compteur : ils ne sont pas propriétaires de leur compteur, qui se trouve souvent en dehors de leur logement. De même, plusieurs communes ayant pris des arrêtés demandant un moratoire de l’installation des compteurs Linky ont vu leurs décisions cassées en justice.
« Le minimum du principe de précaution, c’est de ne pas imposer aux gens un compteur dont ils ne veulent pas, alors qu’il n’est favorable qu’a Enedis et EDF », ajoute Mme Lepage, reprenant un argument de la Cour des comptes, qui a rendu en février un rapport très sévère sur l’absence de bénéfices pour les consommateurs du compteur.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le premier ministre Edouard Philippe a salué mercredi le « très grand professionnalisme » des gendarmes et écarté toute interruption des opérations.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Poursuite des affrontements au troisième jour des expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Le premier ministre Edouard Philippe a salué mercredi le « très grand professionnalisme » des gendarmes et écarté toute interruption des opérations.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 17h59
   





                        



   


Au troisième jour des expulsions dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la confrontation se poursuit entre gendarmes mobiles et zadistes retranchés derrière des barricades.
Reprise des heurts à l’aube
Les heurts ont repris mercredi peu avant 7 heures non loin de la D281, où se cristallisaient les tensions depuis l’abandon du projet d’aéroport. Les gendarmes épaulés d’un hélicoptère et d’un drone ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et à effet de souffle aux divers projectiles (pierres, mottes de terre, bouteilles) lancés par quelque 70 zadistes massés derrière des barricades de fortune sur la route des « Fosses noires ». Les opposants ont mis le feu à l’une des quatre barricades puis à une carcasse de voiture et à des caravanes pour freiner la progression des gendarmes.
Les heurts se sont ensuite déplacés dans un champ voisin, où un face-à-face opposait toujours à la mi-journée 150 zadistes armés de boucliers artisanaux et de raquettes pour renvoyer les grenades aux forces de l’ordre. C’est dans ce petit carré de bocage partiellement boisé, qui jouxte la D281, que se concentrent les affrontements depuis lundi.
A proximité, au « camp des cheveux blancs », les opposants ont appelé à 13 heures à un « grand pique-nique de protestation ». D’après une porte-parole de la gendarmerie sur Franceinfo, « 150, 200 » personnes « sont venues renforcer » les zadistes.
Mobilisation des opposants historiques
En détruisant les lieux de vie installés autour de la D281, les gendarmes ont détruit au passage des projets agricoles collectifs. D’où la colère de l’Acipa, principale association d’opposants à l’ex-projet d’aéroport, et un sentiment de trahison exprimé mardi par des zadistes qui estiment avoir joué le jeu avec la préfecture et avoir été floués.
L’importance de l’opération a amené les opposants à appeler à la mobilisation. « Si ce soir la préfecture ne retire pas ses troupes, c’est la mobilisation générale », avait lancé mardi Julien Durand, porte-parole de l’Acipa.

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Bilan
Mardi, les heurts ont été plus violents que la veille, avec vingt-huit gendarmes blessés dont dix retournés sur le terrain, selon un dernier bilan officiel.
Selon le bilan mercredi matin de l’équipe médicale des zadistes, une vingtaine d’opposants ont été blessés, dont un a été hospitalisé, après une trentaine mardi, dont deux hospitalisés. Un photographe de l’Agence France-Presse a été légèrement blessé aux jambes par les éclats d’une grenade.
Selon la cour d’appel de Rennes, plusieurs enquêtes ont été ouvertes à la suite des blessures infligées lundi et mardi à treize gendarmes, essentiellement par des jets de projectiles.
Un mineur interpellé lundi matin pour jets de projectile a été placé en détention provisoire mardi par le parquet d’Angers et une autre personne a été placée en garde à vue mardi pour « participation à un attroupement », a précisé la cour d’appel.
Edouard Philippe répond à deux députés LRM
Edouard Philippe a salué mercredi le « très grand professionnalisme » des gendarmes et des forces de l’ordre qui mènent l’expulsion en écartant toute interruption des opérations. « Les opérations se déroulent conformément au calendrier qui avait été envisagé (…) les opérations vont se poursuivre dans le même esprit, avec la même fermeté et avec la même mesure », a déclaré le premier ministre lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
Matthieu Orphelin et François-Michel Lambert, deux députés La République en marche (LRM) réclament « une pause » dans l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Mardi soir, le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert (LRM, issu des rangs écologistes) a demandé s’il n’était « pas temps de faire une pause dans l’opération » : « Il ne faudrait pas qu’un homme, une femme tombe », a-t-il déclaré sur Franceinfo. « Certains sont déterminés, je ne les cautionne absolument pas, mais à la fin, ça peut être un gendarme qui tombe, un journaliste… », a-t-il ajouté, soulignant que tout le monde « a en tête le drame de Sivens et de Rémi Fraisse ».
Calendrier
L’intervention pourrait « durer jusqu’à la fin de la semaine », selon le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui a mobilisé près de 2 500 gendarmes. Selon la préfecture, 16 sites ont été évacués lundi et mardi. Parmi eux, 15 ont été démolis. La préfète de la région, Nicole Klein, a annoncé mardi que l’objectif était de démanteler « 30 à 40 » sites. Malgré les tensions, Mme Klein a assuré mardi soir que « le dialogue » n’était « absolument pas interrompu » et « reprendra[it] aussi vite que possible ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ L’évacuation violente et aveugle de la ZAD contredit les promesses de la préfète et met un terme au quasi sans-faute du gouvernement sur ce dossier délicat juge, dans une tribune au « Monde », le géographe Philippe Subra.
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NDDL : « On a un peu de mal à comprendre la logique de la stratégie gouvernementale »

L’évacuation violente et aveugle de la ZAD contredit les promesses de la préfète et met un terme au quasi sans-faute du gouvernement sur ce dossier délicat juge, dans une tribune au « Monde », le géographe Philippe Subra.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 16h00
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Philippe Subra (Professeur à l’Institut Français de Géopolitique, université Paris-VIII-Saint-Denis)







                        



                                


                            
Tribune. Jusque-là, c’était un sans-faute. En moins d’un an, le gouvernement d’Edouard Philippe avait réussi à mettre fin à un conflit de plus de vingt ans qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait su traiter. La nomination de trois médiateurs avait permis de calmer le jeu. Le contenu très équilibré de leur rapport avait ouvert le champ des choix possibles en montrant qu’il existait une alternative à la construction d’un nouvel aéroport pour améliorer la desserte aérienne de Nantes.
Les militants locaux historiques, agriculteurs ou zadistes modérés, qui avaient fait confiance au gouvernement, ont le sentiment d’avoir été trahis
La mise en scène de l’annonce de l’abandon du projet, le 17 janvier, avait achevé de convaincre une grande partie de l’opinion publique que ce choix était courageux et raisonnable. Et surtout, la décision de renoncer au projet de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) avait scindé le camp des opposants et mis à mal l’alliance entre opposants locaux et zadistes, entraînant le retrait des premiers, qui n’avaient plus de raison de se battre.
Enfin, l’ouverture d’un processus de régularisation, visant ceux qui, parmi les zadistes, avaient un projet économique, agricole ou artisanal, avait introduit un second clivage, cette fois entre les zadistes eux-mêmes, isolant les plus radicaux – ceux qui ne rêvaient que d’en découdre avec les forces de l’ordre, d’affronter, projectiles à la main, l’Etat en personne.

En moins de 48 heures, les modalités de l’intervention des forces de l’ordre sur la ZAD [« zone à défendre »] ont gâché tous ces acquis. En s’attaquant non seulement aux squats radicaux et aux barricades qui barrent les routes de la ZAD, mais aussi à plusieurs lieux où s’étaient développés des projets collectifs, comme la ferme des 100 noms, l’Etat a réunifié au moins partiellement le camp des opposants. Ceux qui lui avaient fait confiance, militants locaux historiques, agriculteurs ou zadistes modérés, ont le sentiment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ A la suite de la polémique autour du glyphosate, l’Union européenne souhaite rendre plus transparent le processus d’évaluation scientifique sur lequel se basent les autorisations.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Sécurité alimentaire : la Commission européenne dévoile ses propositions pour plus de transparence

A la suite de la polémique autour du glyphosate, l’Union européenne souhaite rendre plus transparent le processus d’évaluation scientifique sur lequel se basent les autorisations.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 14h30
   





                        


La Commission européenne, tirant les leçons de la polémique autour du renouvellement de la licence du glyphosate dans l’Union européenne (UE), a dévoilé mercredi 11 avril des propositions visant à rendre plus transparent le processus d’évaluation scientifique sur lequel se basent les autorisations en matière de sécurité alimentaire.
« Avec cette réforme, les citoyens auront accès immédiatement aux études scientifiques qui viennent en soutien des demandes d’autorisation », a assuré le commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis.
La réforme proposée par la Commission veut rendre publiques et accessibles les études d’évaluation des risques « à un stade précoce de la procédure ». Un registre serait créé, pour compiler toutes les études commandées par des entreprises requérant une autorisation, afin de « garantir qu’elles ne cachent pas des études défavorables ».
Elle donnerait aussi le pouvoir à la Commission de demander à l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) de commander des études supplémentaires « dans le cas de circonstances exceptionnelles, comme un haut degré de controverse autour d’une substance », souligne l’exécutif européen dans un document explicatif.
Renforcer la responsabilité des Etats
La Commission veut également renforcer la responsabilité des Etats membres au sein de l’EFSA, en leur demandant de présenter un ensemble de candidats parmi lesquels seraient choisis les experts des comités scientifiques de l’agence.
La réforme législative touche huit secteurs différents en lien avec la sécurité alimentaire : outre les produits phytosanitaires, elle concerne notamment la transparence en matière d’organismes génétiquement modifiés, d’additifs alimentaires (humains et animaux), de matériaux en contact avec la nourriture ou encore les « nouveaux aliments ».
La proposition de la Commission est désormais entre les mains des deux législateurs européens, le Parlement et le Conseil (les Etats membres).
« Il est nécessaire que les citoyens continuent de croire que le système (…) fonctionne bien », a souligné le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, lors d’un point de presse. Il s’est félicité que l’action des citoyens européens puisse « avoir un impact direct sur l’agenda politique » de l’UE.
Initiative citoyenne européenne
En effet, c’est sous la pression d’une pétition (Initiative citoyenne européenne, ICE) signée par plus d’un million d’Européens, que Bruxelles avait promis, en décembre 2017, de revoir sa législation. Elle adoptait alors officiellement la nouvelle licence du glyphosate, clôturant plus de deux ans de bataille autour de cet herbicide controversé.

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Les opposants et partisans du glyphosate se sont déchirés sur des études scientifiques portant sur le caractère cancérogène ou non de l’herbicide le plus utilisé au monde. L’EFSA l’a classé « probablement non cancérogène », ouvrant la voie à sa réautorisation dans l’Union européenne, quelques mois après l’avis contraire rendu par le Centre international de recherche sur le cancer, un organisme de l’Organisation mondiale de la santé.
Ses détracteurs ont argué que l’EFSA s’appuyait sur des études fournies par l’industrie phytosanitaire, et en particulier le grand groupe américain Monsanto, qui produit le glyphosate.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Sous peine de poursuites, les autorités sanitaires américaines enjoignent au laboratoire Bayer de mieux informer les patientes des effets secondaires.
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Restrictions aux Etats-Unis pour le dispositif contraceptif Essure

Sous peine de poursuites, les autorités sanitaires américaines enjoignent au laboratoire Bayer de mieux informer les patientes des effets secondaires.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h36
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Le dispositif contraceptif définitif Essure, distribué par le laboratoire allemand Bayer HealthCare et soupçonné de provoquer de graves effets secondaires, est désormais sous haute surveillance aux Etats-Unis, unique pays où il est encore commercialisé. Lundi 9 avril, les autorités sanitaires américaines ont enjoint à la multinationale de mieux informer les femmes des risques liés à l’utilisation du produit, sous peine de poursuites judiciaires : une décision sans précédent.
La Food and Drug Aministration (FDA), organisme qui délivre – entre autres – les autorisations de commercialisation des médicaments, a décidé qu’à ce jour, seules les patientes ayant lu et signé la brochure détaillant les risques liés à Essure pourront recevoir les implants. Ce document très technique de 22 pages devra être visé conjointement par le médecin qui réalisera l’acte.

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« La FDA fera respecter ces obligations et prendra les mesures appropriées en cas de manquement, y compris les sanctions pénales et civiles applicables », a précisé l’agence dans un communiqué sans pour autant demander le retrait du produit. « Malgré des efforts pour alerter les femmes sur les complications potentielles d’Essure, nous savons que certaines patientes ne reçoivent toujours pas ces informations importantes. C’est tout simplement inacceptable, a déclaré le docteur Scott Gottlieb, patron de la FDA dans le même texte. Chaque femme recevant ce dispositif devrait comprendre pleinement les risques qui y sont associés. »
Sur le marché depuis 2002, Essure est un dispositif de stérilisation implantable par les voies naturelles, unique en son genre. Composé de ressorts en fibres de polyéthylène, nickel, titane et acier inoxydable, il provoque une cicatrisation qui obstrue les trompes de Fallope. Alternative aux techniques chirurgicales telles que la ligature des trompes, ces implants ont été accueillis comme une formidable innovation et prescrits en première intention aux femmes demandeuses d’une contraception définitive et irréversible.
Bayer évoque « un dispositif sûr et efficace »
Selon Bayer HealthCare, le dispositif a été vendu à un million d’exemplaires dans le monde. Mais les signalements d’effets secondaires neurologiques, musculaires, hémorragiques et allergiques, liés à sa pose comme à sa composition, se sont multipliés ces dernières années. Des migrations des implants et des perforations d’organes ont conduit à des retraits qui imposent l’ablation des trompes, voire de l’utérus. Devant la recrudescence de signalements d’effets indésirables, Essure avait notamment été placé sous surveillance renforcée par les autorités sanitaires françaises en 2015.
En février 2016, la FDA avait ordonné à Bayer d’effectuer une étude sur le produit. Dés novembre 2016, l’agence avait également imposé la mise en garde la plus stricte sur l’emballage du dispositif. Selon la FDA, les ventes d’Essure ont chuté de 70 pourcent depuis l’annonce de ces premières restrictions. En septembre 2017, Bayer a cessé de commercialiser Essure partout dans le monde à l’exception des Etats-Unis, son marché le plus florissant, en précisant que sa décision était due à une baisse des ventes et non à une question de sécurité.
« Les patientes méritent l’information la plus précise et la plus complète afin de prendre les décisions liées à leur santé, et Bayer forme – et continue de former – les professionnels de santé à l’importance de conseiller de manière appropriée chaque patiente sur les bénéfices et les risques que présentent Essure, a plaidé le laboratoire dans un communiqué. La FDA a pu constater à de nombreuses reprises qu’Essure est un dispositif sûr et efficace qui met à la disposition des femmes un moyen de contraception de grande valeur. »
La FDA a reçu 12 000 signalements d’effets indésirables pour l’année 2017 dont 90 % liés à des interventions visant à ôter le dispositif. L’agence précise cependant que la plupart des doléances émanent d’avocats conseillant des patientes ayant entamé un recours en justice contre Bayer. Aux Etats-Unis, le laboratoire est visé par une action de groupe réunissant environ 16 000 femmes en raison de troubles supposément liés à l’utilisation d’Essure.
En France, l’association Resist (Réseau d’entraide, de soutien et d’informations sur la stérilisation tubaire), créée en 2016 et forte de 2 330 membres, a également assigné Bayer, le 8 mars, devant le TGI de Paris pour « faute de vigilance » et « commercialisation d’un produit défectueux » dans le cadre d’une action de groupe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Selon une étude réalisée pour le compte d’EDF, une vaste majorité de Français attribuent à tort aux centrales nucléaires un rôle dans le réchauffement climatique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ L’exécutif campe sur une position de fermeté contre les zadistes, mais des députés de la majorité ont émis des réserves.
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A Notre-Dame-des-Landes, pas de place pour « l’hésitation » selon Matignon

L’exécutif campe sur une position de fermeté contre les zadistes, mais des députés de la majorité ont émis des réserves.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 12h12
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Au milieu des trois heures d’entretien qui l’attendent dans les jours qui viennent, Emmanuel Macron, comme tous ses prédécesseurs, n’échappera probablement pas à une salve de questions sur Notre-Dame-des-Landes. Le chef de l’Etat, qui pensait avoir réglé le gros du problème en décidant l’abandon du projet d’aéroport en janvier, se retrouve confronté au souci de l’évacuation de la « zone à défendre » (ZAD) et à un risque d’enlisement.
Alors que la violence des affrontements entre zadistes et force de l’ordre s’amplifie, le combat se déroule aussi sur le terrain de la communication pour le gouvernement, qui rejette la responsabilité des débordements sur les opposants. « Face à un tel déferlement de violence, la réponse d’un gouvernement républicain ne peut pas être l’hésitation, estime-t-on à Matignon. Ce qui se passe depuis deux jours ne fait que renforcer notre détermination. » Et d’appliquer à ce dossier le fameux « en même temps » présidentiel : « Le mot d’ordre du gouvernement a toujours été la modération et la fermeté. »

Mais les deux semblent difficilement compatibles. Au sein de la majorité, le doute traverse certains députés. Matthieu Orphelin, élu LRM du Maine-et-Loire et proche du ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, plaide pour un arrêt des expulsions. « Il faut que l’opération soit suspendue, je suis maintenant inquiet pour tout le monde », a-t-il déclaré sur RCF, mercredi 11 avril. Cette sortie en agace certains : « C’est irresponsable, on donne des munitions aux zadistes en disant cela, on ne va pas laisser le truc pourrir, on joue gros là-dessus », juge un pilier du groupe à l’Assemblée nationale.
L’opposition s’est engouffrée dans la brèche, mercredi matin. Benoît Hamon, interrogé sur France inter, a dénoncé « le choix de la matraque ». « Sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, on a le deuxième épisode de “Gérard Collomb la revanche”, avec enfin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’actuel PDG du groupe automobile, Matthias Müller, devrait céder son poste au patron de la marque Volkswagen, Herbert Diess.
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Vers un changement de direction à la tête de Volkswagen

L’actuel PDG du groupe automobile, Matthias Müller, devrait céder son poste au patron de la marque Volkswagen, Herbert Diess.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 10h26
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

C’est un de ces revirements inattendus et brutaux dont Volkswagen (VW) a le secret. Mardi 10 avril, en début d’après-midi, le groupe automobile a annoncé dans un communiqué laconique « de probables changements dans sa structure de direction », dont « un remplacement possible du président du directoire ». Les grands quotidiens économiques allemands ont immédiatement traduit : selon leurs informations, Matthias Müller, actuel PDG du groupe, devrait quitter son poste et être remplacé par Herbert Diess, actuel patron de la marque Volkswagen. Ces changements devraient être entérinés lors d’un conseil de surveillance, vendredi 13 avril.
La décision surprend l’ensemble des observateurs. Matthias Müller était arrivé à la tête du groupe en septembre 2015, juste après la démission de Martin Winterkorn suite au scandale des moteurs diesel aux performances manipulées. L’ancien patron de Porsche affiche un bilan étincelant : en trois ans, il est parvenu à gérer les suites du scandale et à ramener son groupe au sommet. Mi-mars, lors de la conférence de presse annuelle, il a présenté les meilleurs résultats de l’histoire de Volkswagen : le chiffre d’affaires, les ventes et le résultat opérationnel, malgré les coûts des suites de l’affaire du diesel, ont atteint en 2017 des valeurs inégalées. VW peut à nouveau disputer le titre de premier constructeur automobile mondial à l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

A la tête de l’énorme paquebot Volkswagen, il s’est appuyé sur la crise pour amorcer une série de réformes d’ampleur. Sur le plan organisationnel, il a réformé un groupe jusqu’ici ultra-centralisé. Sur le plan industriel, il a lancé une vaste stratégie d’électrification des gammes et d’investissement dans les services à la mobilité. « Nous sommes de nouveau à l’offensive, et nous allons le rester », avait-il déclaré. Mais l’offensive devrait se poursuivre sans lui. Malgré ses résultats, Matthias Müller paye apparemment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le ministre de la justice et le bureau chargé de la qualité de l’air de Californie ont porté plainte mardi contre l’assouplissement des normes antipollutions automobiles.
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Pollution : la Californie poursuit l’agence fédérale de l’environnement

Le ministre de la justice et le bureau chargé de la qualité de l’air de Californie ont porté plainte mardi contre l’assouplissement des normes antipollutions automobiles.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 08h53
   





                        



   


La Californie se mesure une fois de plus à l’administration Trump en poursuivant l’agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) pour avoir annoncé un assouplissement des normes antipollutions automobiles. D’après un communiqué, mardi 10 avril, le ministre de la justice du grand Etat progressiste de l’Ouest américain, Xavier Becerra, ainsi que le bureau californien chargé de la qualité de l’air, ont conjointement porté plainte contre l’EPA sur son retrait « illégal » de mesures « de longue date qui exigent des principaux pollueurs – comme les raffineries pétrolières et les usines chimiques – d’agir durablement pour faire baisser leurs émissions polluantes ».
« Au lieu de faire une priorité de la santé des Américains qui travaillent dur, l’administrateur de l’EPA, Scott Pruitt, veut lâcher la bride aux principaux pollueurs. C’est inconscient et illégal », s’insurge Xavier Becerra.

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Il appelle le tribunal à invalider l’annulation de ces mesures par l’EPA, une décision qui va, selon lui, à l’encontre de la loi Clean Air Act sur la qualité de l’air et représente « un retournement capricieux et arbitraire » de la position de long terme de l’agence.
Guerre ouverte
Cette décision répond à l’intention de Donald Trump de démanteler la majeure partie du plan Climat établi par son prédécesseur démocrate, Barack Obama. Le magnat de l’immobilier a également choisi de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, estimant qu’il nuit aux intérêts économiques américains.
Les normes pour la période 2022-2025 avaient été fixées par l’administration de Barack Obama peu avant l’arrivée du républicain Donald Trump à la Maison Blanche. Elles prévoyaient des augmentations graduelles de l’autonomie des véhicules pour atteindre un objectif de 54,5 miles pour un gallon d’essence (4,32 litres aux 100 km) en 2025.
Avec le recul des prix de l’essence ces dernières années, les consommateurs américains ont recommencé à racheter des véhicules plus gros et plus polluants, les SUV (4 x 4 de ville) et les pick-up (camionnettes à plateau) représentant désormais plus de 60 % du marché.
La Californie et l’administration Trump sont en guerre ouverte sur de nombreux secteurs (armes, immigration, environnement). Le département de la justice a poursuivi le bastion démocrate, où la plus grande partie des habitants sont d’origine hispanique, pour sa politique « sanctuaire » face aux sans-papiers, tandis que le ministre de la justice californien a porté plainte plusieurs fois contre le gouvernement fédéral.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Réalisé par Hélène Médigue, le film qui sort en salle mercredi est une fenêtre sur un monde que certains veulent changer par la voie des champs.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Au deuxième jour d’évacuation de la ZAD, le bilan des heurts s’alourdit. Vingt-huit gendarmes ont été blessés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/04/2018
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Violences à Notre-Dame-des-Landes : les deux camps cherchent une issue

Au deuxième jour d’évacuation de la ZAD, le bilan des heurts s’alourdit. Vingt-huit gendarmes ont été blessés.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 13h32
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes, Loire-Atlantique, envoyé spécial)








                        



   


Les affrontements se sont intensifiés, mardi 10 avril, sur la ZAD, la « zone à défendre » du projet avorté d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Après deux jours d’opération d’évacuation des zadistes, les deux camps semblaient chercher une issue à une confrontation devenue de plus en plus dangereuse. Le nombre de blessés n’a cessé d’augmenter tout au long de la journée.
En début de soirée, selon plusieurs sources concordantes, l’explosion d’une grenade a blessé quatre gendarmes, dont un plus gravement au pied. Un hélicoptère du CHU de Nantes a dû se poser dans la soirée pour évacuer ce blessé en urgence, selon un gendarme, toutes les routes étant complètement fermées au nord de la ZAD. Le grave incident a eu lieu lors d’une manœuvre de désengagement, lors de laquelle les gendarmes ont fait usage de grenades. « Deux scénarios sont possibles : soit une mauvaise manipulation, soit un renvoi de la grenade. Une enquête est en cours », précisait-on mercredi matin à l’état-major.
Le bilan, côté gendarmes, faisait état de vingt-huit blessés dont la moitié par « traumatismes sonores », causés notamment par l’explosion d’engins artisanaux. A signaler aussi, une blessure sérieuse, une fracture du nez due à un tir de la catapulte utilisée par les opposants et un choc à la tête.

   


De leur côté, les zadistes ont annoncé, en fin de journée, « une trentaine de personnes traitées » au point médical, dont deux personnes blessées gravement qui ont dû être évacuées pour être hospitalisées, et quatre autres traitées pour des blessures jugées sérieuses. « La plupart des blessures ont été causées par des éclats de grenades désencerclantes notamment au visage ou au thorax, des tirs de LBD [lanceur de balle de défense de type Flash-Ball] au niveau thoracique, et des tirs tendus de gaz lacrymogènes, précise l’“équipe médic” dans un communiqué. Par ailleurs, depuis la fin d’après-midi, de nombreux tirs de grenades GLI-F4 ont été remarqués. L’équipe médic signifie sa vive inquiétude pour les jours à venir. »
Sur le terrain, l’impasse semble totale. Les impressionnants véhicules blindés à roues de la gendarmerie (VBRG), positionnés sur les petites routes et les chemins du bocage, ont été attaqués à coups de cocktails Molotov. Les centaines de gendarmes mobiles – l’effectif total pour cette opération est de 2 500 militaires – qui ont essayé de progresser sur la route et dans les bois ont subi des tirs nourris de projectiles. De nombreuses grenades lacrymogènes, déflagrantes (ou assourdissantes) et de désencerclement ont été tirées en réponse aux pierres, cocktails incendiaires et même à l’usage d’une imposante catapulte ou d’un trébuchet.
« Sous les décombres »
Toute la journée, sur la route très étroite qui mène du « carrefour du Lama fâché » aux Fosses noires, ferme emblématique de la lutte contre le projet d’aéroport, l’air était irrespirable et les équipes médicales des zadistes ont eu fort à faire, distribuant sérum, citrons et masques pour se protéger des gaz.
Sous la pression, les occupants de la ZAD ont affiché leur volonté de trouver une solution pour éviter que les habitations des « illégaux », ainsi que les désigne le gouvernement, soient toutes détruites. En milieu de journée, à la Rolandière, ils ont présenté une trentaine de projets d’activité agricole ou artisanale justifiant, selon eux, le respect de l’intégrité de leurs lieux de vie : éleveurs de vaches ou de moutons, apiculteur, meunier, menuisier, forgeron, cuisinier, potier, forestier, boulanger… Ils ont assuré avoir engagé, ou s’apprêter à le faire, des démarches collectives ou associatives.

   


Choqués par la destruction totale, lundi, de la ferme des 100 noms qui, selon eux, répondaient aux critères exigés par l’Etat, les zadistes et nombre de leurs soutiens disent ne plus avoir confiance en la préfète. « On avait envoyé une demande de rendez-vous à la Mutualité sociale agricole, les statuts étaient prêts, mais ils sont maintenant sous les décombres de la maison », témoigne Sarah, une habitante de cette ferme.
Les zadistes réclament le retrait des gendarmes mobiles, soit leur désengagement total soit un simple recul au niveau de la route départementale 281. « Nous, on est prêts à reprendre le dialogue. Il faut que les destructions cessent, et dès cet instant, on sera disponibles pour se rendre à la préfecture pour présenter nos dossiers, nos projets »,proclame Benoît, l’un des animateurs de la ZAD. Selon lui, la plupart des habitants qui y résident ont « fait des efforts », acceptant de rentrer dans un cadre légal. « Nous avions mis au point une convention globale, mais la préfète n’en veut pas. Alors mettons-nous autour d’une table pour trouver une solution », insiste le jeune homme.
Seize expulsions
Cette proposition de trêve ne semblait pas, mardi soir, recueillir un accueil favorable auprès des autorités. « Je suis prête à étudier tout projet individuel, même s’il n’est pas finalisé, même s’il est regroupé dans un cadre collectif associatif, du moment qu’il est nominal », affirmait la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein. Selon elle, sept projets associatifs auraient été déposés dans les derniers jours.

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Mardi, accompagnée du général Richard Lizurey, le directeur général de la gendarmerie nationale, elle a dressé à Nantes le bilan de cette deuxième journée. Seize expulsions ont été réalisées en deux jours d’intervention et les sites sur lesquels elles ont été effectuées ont été détruits, à une exception près. Par ailleurs, l’objectif initial annoncé par le premier ministre, Edouard Philippe, de quarante sites à expulser serait revu à la baisse. « Le ministre de l’intérieur a parlé ce matin d’une trentaine, un chiffre que l’on atteindra, mais le gouvernement peut redéfinir cet objectif », a précisé Nicole Klein.
Selon nos dernières informations, l’opération d’expulsion pourrait s’arrêter très prochainement, les objectifs étant atteints. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, ainsi que le premier ministre se sont longuement entretenus par visioconférence avec la préfète et le général Lizurey mardi soir. Edouard Philippe a assuré, dans un Tweet, suivre de près les opérations.
Alors que des affrontements ont repris mercredi à 6 heures du matin, avec des tirs intensifs de grenades, des manifestations de soutien sont prévues dans les prochains jours, notamment samedi dans le centre-ville de Nantes. L’assemblée du mouvement, qui regroupe associations et habitants de la zone, a appelé à un pique-nique mercredi au camping des Cheveux blancs, et espère voir de nombreux soutiens converger vers la ZAD dimanche.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les gendarmes ont procédé à l’expulsion de plusieurs lieux emblématiques de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une opération qui devrait durer jusqu’à la fin de semaine.
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Ce qu’il faut retenir de l’évacuation d’une partie de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Les gendarmes ont procédé à l’expulsion de plusieurs lieux emblématiques de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une opération qui devrait durer jusqu’à la fin de semaine.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 21h34
   





                        



   


L’essentiel
Lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) au mois de janvier, le premier ministre, Edouard Philippe, avait sommé les occupants « illégaux » de la ZAD de partir avant le 1er avril, date de fin de la trêve hivernale.Les gendarmes réquisitionnés pour l’expulsion de la zone ont commencé l’expulsion lundi 9 avril à l’aube et l’ont poursuivie mardi.Des heurts ont éclaté entre les militaires et les zadistes qui refusent de quitter les lieux. Selon un bilan établi mardi en fin de journée par la préfecture, dix gendarmes ont été blessés, et un manifestant pris en charge par les pompiers. Le service médical des zadistes évoque, lui, une trentaine d’opposants blessés, dont deux hospitalisés.

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Le chiffre
2 500
Le ministère de l’intérieur a envoyé 2 500 gendarmes pour évacuer la zone, soit 25 escadrons. A ce nombre, s’ajoutent d’autres dispositifs : quatre véhicules blindés appelés VBRG ont été engagés pour faciliter leur progression et franchir les obstacles dressés par les zadistes. Un hélicoptère et des drones ont également appuyé les militaires. Face à eux, se tiennent environ 300 zadistes, d’après le patron de la gendarmerie, le général Richard Lizurey. Ils utilisent des tracteurs pour construire des barricades ou entourer des lieux emblématiques de la ZAD.
L’image

   


La bergerie des « 100 noms » a été détruite lors de l’intervention des gendarmes. Cette ferme représentait, selon les zadistes, un projet d’agriculture entrant dans les critères avancés par la préfecture, empêchant alors sa possible destruction. Selon la ZAD, la destruction de ce projet « a achevé de dévoiler l’hypocrisie absolue de la préfecture, y compris sur sa prétention affichée à conserver les projets agricoles ». 
Mais selon la préfète Nicole Klein, « les 100 noms n’ont pas déposé de projet agricole, et il s’agissait d’habitations précaires ». 
Lors d’une réunion avec les zadistes au mois de mars, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avait dit qu’il y aurait sur la surface de 1 650 hectares (dont 1 200 de terres agricoles) des « projets agricoles innovants, d’agroécologie, de bio… » Il avait aussi déclaré que « les solutions seront individuelles, nous tournons le dos à toute gestion collective de ces terres, ce n’est pas le modèle du Larzac que l’Etat retiendra ».

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                Notre-Dame-des-Landes : le devenir des terres, autre source de conflits



La citation
« Il n’y aura pas d’évacuation totale » de la ZAD a affirmé Nicole Klein.
La préfète a indiqué lors d’un point presse en fin d’après-midi mardi que l’objectif n’était pas d’évacuer toute la ZAD. « On ne touche pas au bâti », a assuré la représentante de l’État alors que des associations d’opposants historiques s’inquiètent d’une opération plus massive qu’annoncé. Nicole Klein a ajouté que l’objectif était de démanteler 30 à 40 sites, des « squats, qui étaient des planches ». Seize ont déjà été évacués et quinze d’entre eux ont été détruits. « Pour moi, la négociation ne peut que continuer. Ce n’est pas une ‘tabula rasa’ », a-t-elle encore assuré.
Et après ?
A la vue du nombre de squats à évacuer, l’opération devrait se prolonger. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a prévenu que l’intervention pourrait « durer jusqu’à la fin de la semaine ». Ce qu’a confirmé le général Richard Lizurey : « Il est certain que c’est un sujet qui ne va pas être réglé en un ou deux jours. On travaille dans la durée », a-t-il ajouté.
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            data-slide-description="Si l’opération a débuté vers 3 heures du matin, les expulsions ont débuté vers 6 heures, le 9 avril, heure légale pour une telle procédure."
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            data-slide-description="Tout au long de la journée, des face-à-face tendus ont éclaté entre gendarmes et zadistes."
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            data-slide-description="Un occupant jette de la boue sur des gendarmes."
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            data-slide-description="Les gendarmes tentent de progresser dans la ZAD."
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            data-slide-description="Les gendarmes mobiles ont repoussé les zadistes à l’aide de gaz lacrymogènes."
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            data-slide-description="Un tracteur détruit le chapiteau Lama fâché, l’un des lieux emblématiques de la ZAD."
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            data-slide-description="Les zadistes forment une chaîne pour protéger la ferme des 100 Noms de la destruction."
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            data-slide-description="Parmi les projectiles de toute nature, certains zadistes avaient préparé des cocktails Molotov. Un des manifestants a été placé en garde à vue."
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            data-slide-description="L’avancée des forces de l’ordre sur l’un des accès à la ZAD."
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            data-slide-description="Une opposante à l’expulsion."
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            data-slide-description="Les zadistes forment une chaîne pour construire une barricade pour protéger Les Vrais rouges, un des lieux de la ZAD."
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Si l’opération a débuté vers 3 heures du matin, les expulsions ont débuté vers 6 heures, le 9 avril, heure légale pour une telle procédure.

Vincent Vinont / AP
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Le PDG de Saudi Aramco doute de la fin rapide du pétrole

Le géant saoudien se prépare, d’ici à la fin de l’année, pour ce qui devrait être la plus importante introduction en Bourse de l’histoire. Selon son PDG, Amin Nasser, la demande devrait continuer à augmenter d’ici à 2023, portée par les besoins de la Chine.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 14h30
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La plus grosse opération boursière mondiale pourrait bien avoir lieu d’ici à fin 2018. Dans un entretien accordé au Monde et aux Echos, lundi 9 avril à Paris, Amin Nasser, le PDG de Saudi Aramco, la compagnie pétrolière d’Arabie saoudite, a confirmé que l’introduction en Bourse d’une petite partie du capital du joyau de la couronne saoudienne serait prête d’ici à la fin de l’année. « Mais c’est le comité mis en place par le gouvernement saoudien qui décidera de quand et où », a insisté M. Nasser.
L’entreprise est assise sur les plus vastes réserves mondiales de pétrole : l’équivalent, selon ses estimations, de 260 milliards de barils de pétrole. Son plus proche rival, l’américain ExxonMobil, deuxième compagnie mondiale, en aurait 20 milliards tout au plus. Depuis que le Royaume saoudien a décidé de privatiser une partie de ce trésor, financiers et pétroliers se perdent en conjectures sur les détails de l’opération.
« Il y a un intérêt très fort pour Aramco de la part des investisseurs », se réjouit M. Nasser, refusant de donner une valorisation pour la mise sur le marché d’Aramco, qui produit 10 millions de barils par jour. Une chose est sûre : elle sera gigantesque.
Une valorisation entre 1 000 et 2 000 milliards de dollars
Les estimations varient entre 1 000 et 2 000 milliards de dollars (entre 800 et 1 600 milliards d’euros) – plus de deux fois la valorisation d’Apple ou de Google. « Nous avons regardé de nombreuses places boursières pour l’introduction d’Aramco, notamment les Bourses de New York, Londres, Hongkong », explique le PDG d’Aramco, qui confirme que l’introduction se fera d’abord sur le Tadawul, l’indice de la place de Riyad.

Cette mise sur le marché a pour objectif de financer en partie le plan « Vision 2030 », qui inclut les réformes économique, sociale et politique engagées par le prince héritier Mohammed Ben Salman, qui était en visite à Paris, dimanche...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ La Métropole, qui regroupe 131 communes franciliennes, a officialisé un vaste projet qui doit la conduire à la neutralité carbone d’ici à 2050.
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Un futur « plan climat » pour les 7 millions d’habitants du Grand Paris

La Métropole, qui regroupe 131 communes franciliennes, a officialisé un vaste projet qui doit la conduire à la neutralité carbone d’ici à 2050.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 12h24
    |

            Simon Roger








                        



   


Une salle de spectacles classée pour décor – le théâtre du Garde-Chasse aux Lilas, près de Paris –, l’intervention programmée du ministre de la transition écologique et solidaire, la distribution d’un projet détaillé en près de 550 pages : la Métropole du Grand Paris (MGP) n’a pas lésiné sur les moyens pour accompagner le lancement, lundi 9 avril, de son Plan climat air énergie.
Nicolas Hulot n’a finalement pas ouvert les débats, mais cette absence n’a pas entamé la détermination de l’équipe aux commandes de la MGP. La collectivité francilienne, créée le 1er janvier 2016 et encore peu connue du public de l’aveu même de son président Patrick Ollier, député Les Républicains des Hauts-de-Seine et maire de Rueil-Malmaison, s’implique dans la lutte contre le réchauffement et veut le faire savoir.
Objectif neutralité carbone
Empruntant le même chemin que la capitale, dont le plan climat air énergie a été adopté le 21 mars, la MGP rédige une feuille de route de long terme, avec pour objectif la neutralité carbone à l’horizon 2050. La démarche s’inscrit dans le cadre du plan climat de la France, dévoilé par Nicolas Hulot à l’été 2017, qui lui aussi vise zéro émission nette de gaz à effet de serre au mitan du siècle, dans le respect des engagements internationaux pris durant la COP21 pour contenir le réchauffement de la planète en deçà de 2 °C.
Le 8 décembre 2017, la nouvelle collectivité a validé à son tour son projet climat, qui touche aux trois grands domaines dans lesquels la métropole de 7 millions d’habitants et 131 communes a compétence : l’aménagement du territoire, le développement économique et la protection de l’environnement.
« Le document n’est pas gravé dans le marbre, il a un statut évolutif », a rappelé le vice-président de la MGP et maire des Lilas, le socialiste Daniel Guiraud. La Métropole prévoit de rassembler les citoyens, les associations, le monde de la recherche, les entreprises et les collectivités autour d’un vaste débat sur la transition énergétique, « GrandParis 2 degrés », qui devrait durer jusqu’à fin 2019 et se conclure par un « accord du Grand Paris pour le climat ».
Rénovation thermique du bâti
Elle espère accélérer à partir de 2020 la transformation de son modèle et se fixe un double objectif d’ici à 2050 : elle compte réduire de 50 % sa consommation d’énergie par rapport à 2005 et porter à 60 % la part des énergies renouvelables dans sa consommation (dont 30 % au moins produite localement). L’Ile-de-France est un mauvais élève en la matière puisque seulement 5 % de son énergie finale est renouvelable. Celle-ci provient de trois sources principales : la récupération de chaleur grâce à l’incinération de déchets ménagers, la biomasse et la géothermie.
Sur ce terrain, Paris va plus loin et ambitionne d’être 100 % énergies renouvelables au milieu du siècle. Mais la capitale devra notamment, pour y parvenir, déployer des champs photovoltaïques et éoliens. « À l’échelle de la métropole, la complexité des enjeux est plus grande », souligne Marianne Louradour, la directrice Ile-de-France de la Caisse des dépôts et consignations, pour qui « son poids économique et démographique, la compétition avec d’autres villes-mondes actives dans la réduction des risques climatiques » sont des paramètres déterminants.
Aujourd’hui, 15 % de l’électricité nationale est consommée en Ile-de-France, alors que ce territoire produit très peu d’énergie. L’énergie consommée par la MGP est surtout dédiée à l’usage des bâtiments : 53 % pour les logements résidentiels, 38 % pour le tertiaire, et seulement 9 % pour l’industrie. « Nous importons déjà l’essentiel de notre énergie, confirme Daniel Guiraud, et cette tendance va se poursuivre compte tenu de l’intensification de la construction, de l’essor des réseaux de transports. » Le chantier de la rénovation thermique du bâti prend donc une place prépondérante dans le plan climat métropolitain.
Qualité de l’air et alimentation
Le projet contient par ailleurs un éventail de mesures destinées à améliorer la qualité de l’air. La métropole prévoit de respecter d’ici à 2024 les valeurs limites européennes pour l’ensemble des polluants, notamment le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines PM10, afin d’atteindre avant 2030 les niveaux recommandés par l’Organisation mondiale de la santé. Près de 1,4 million de Franciliens ont été exposés en 2016 à des concentrations anormalement élevées de dioxyde d’azote, note le document, qui classe les transports routiers et le chauffage au bois comme les deux premiers contributeurs aux émissions polluantes de NO2 et PM10.
La collectivité francilienne propose notamment d’instaurer une zone à basses émissions à l’intérieur de la ceinture de l’A86 autour de Paris. Elle promet aussi d’accélérer l’offre de vélos en libre-service (Vélib’ Métropole) et de veiller à la continuité des pistes cyclables.
Sur un tout autre volet, celui de l’alimentation, deuxième poste du bilan carbone de la métropole, elle veut lutter contre le gaspillage alimentaire, valoriser les biodéchets et inciter les acteurs de la restauration collective à s’engager dans la voie de l’alimentation moins carbonée, biologique et privilégiant les circuits courts.
Le président du Grand Paris ne s’en cache pas : « Nous voulons aller le plus vite et le plus loin possible, avec le peu de moyens dont nous disposons. » Le budget de la MGP, établi en 2016 autour de 65 millions d’euros, est sans commune mesure avec celui de Paris, de l’ordre de 8 milliards. « La métropole n’est pas là pour tout financer, elle va agir comme un catalyseur », avance Patrick Ollier. Le renforcement de ses compétences d’ici à 2020 devrait s’accompagner de moyens humains et financiers plus élevés. Mais l’élu compte surtout sur la mobilisation des acteurs privés pour concrétiser les ambitions du plan climat métropolitain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Des documents issus des « Paradise Papers » révèlent comment le pétrolier français a aidé l’Etat africain à berner le FMI.
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Total, le Congo, le FMI et le « fonds vautour » : l’histoire d’un montage offshore

Des documents issus des « Paradise Papers » révèlent comment le pétrolier français a aidé l’Etat africain à berner le FMI.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 13h59
    |

            Jérémie Baruch








                        



Un Etat endetté cherchant des financements, une compagnie pétrolière cherchant à solder ses contentieux, un « fonds vautour » spécialisé dans le rachat de dettes cherchant à faire payer un pays, un Fonds monétaire international (FMI) dupé par ce dernier… C’est une histoire rocambolesque et un autre aspect de la finance offshore mondiale que dévoilent les dernières révélations du Monde issues des « Paradise Papers », mardi 10 avril.
Les montages offshore de Total pour aider le Congo à berner le FMI
C’est une histoire découverte au détour de quelques centaines de pièces d’archive du cabinet d’avocats britannique Appleby, dont des millions de documents ont pu être consultés par les journalistes du Monde et les partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). En litige avec le Congo depuis son rachat d’Elf en 2000, le groupe français Total parvient à un accord avec Brazzaville en juillet 2003 : la compagnie pétrolière obtient l’effacement de divers contentieux avec l’Etat et, en échange, lui cède pour un franc symbolique ses parts dans une concession pétrolière maritime. En besoin de liquidités, le Congo veut vendre par anticipation le pétrole qui sera extrait dans les années suivantes… mais cette pratique est interdite par le Fonds monétaire international pour tous les Etats demandant son aide.
Les documents racontent comment Total a réalisé un complexe montage offshore pour masquer la véritable identité du nouveau propriétaire du champ pétrolier, sollicitant au passage l’aide de la banque française BNP Paribas.

        Lire l’enquête :
         

          Comment le groupe Total a aidé le Congo à berner le FMI



Elliott Management, le « fonds vautour » qui veut faire payer les Etats
Le dossier « Likouala » (du nom d’une société écran montée par Total) aurait pu rester secret si un fonds d’investissement américain ne s’en était pas mêlé. Elliott Management s’est fait une spécialité de racheter, à bas prix, des émissions de dette souveraines d’Etat en situation de quasi-faillite et de faire payer ces derniers, souvent par des actions en justice. Cela a été le cas avec l’Argentine, cela l’a également été avec le Congo : après une procédure judiciaire tentant de dévoiler le véritable propriétaire du champ pétrolier maritime, Elliott Management est parvenu à un accord financier avec le Congo pour rembourser une partie de sa dette.

        Lire le zoom :
         

          Elliott Management, le fonds spéculatif qui a fait payer le Congo-Brazzaville




   


Le Congo, Etat aux comptes opaques et miné par la corruption
Cette histoire pourrait ne relever que du passé si le Congo n’était de nouveau pas au bord de la faillite et à ce titre, solliciter à nouveau l’aide du Fonds monétaire international. La vente par anticipation de pétrole, ainsi que des emprunts gagés sur les produits pétroliers, sont toujours interdits par l’institution mondiale. Le FMI est confronté de manière régulière à l’opacité des comptes publics congolais.
Des ONG demandent notamment à l’institution internationale de s’assurer de « conditions de transparence » dans le pays et la mise en place de « cadastres pétroliers » dans le pays, pour centraliser « toutes les informations disponibles sur les entreprises extractives ».

        Lire aussi :
         

                Le FMI face à l’opacité des comptes publics du Congo-Brazzaville



A ce problématique manque de transparence, s’ajoute une machine d’Etat minée par la corruption. Celle-ci est au cœur de la vie politique et économique du pays. On retrouve, dans l’histoire récente du pays, plusieurs affaires dans lesquelles les bénéfices pétroliers du pays ont été soustraits au profit de quelques puissants, parmi lesquels les proches du président actuel, Denis Sassou-Nguesso.

        Lire aussi :
         

                Congo, cache-cache financier et corruption



Le pétrole d’Elf, ou l’essence de la Françafrique
L’histoire remet en lumière le rôle prépondérant qu’a eu, pendant plusieurs décennies, la compagnie pétrolière Elf, rouage essentiel de la Françafrique mêlant argent sale, diplomatie et réseaux d’espions.

        Récit :
         

          Le pétrole congolais d’Elf, huile de la Françafrique




Les « Paradise Papers » en 3 points
Les « Paradise Papers » désignent une enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires, dont Le Monde, soit 400 journalistes de 67 pays. Ces révélations s’appuient sur une fuite de documents initialement transmis, en 2016, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung par une source anonyme.
Cette nouvelle enquête permet de lever le voile sur les mécanismes sophistiqués d’optimisation fiscale dont profitent les multinationales et les grandes fortunes mondiales.
Les « Paradise Papers » sont composés de trois ensembles de données, qui représentent au total près de 13,5 millions de documents :
6,8 millions de documents internes du cabinet international d’avocats Appleby, basé aux Bermudes mais présent dans une dizaine de paradis fiscaux.566 000 documents internes du cabinet Asiaciti Trust, installé à Singapour.6,2 millions de documents issus des registres confidentiels des sociétés de dix-neuf paradis fiscaux : Antigua-et-Barbuda, Aruba, Bahamas, Barbades, Bermudes, Dominique, Grenade, îles Caïman, îles Cook, îles Marshall, Labuan, Liban, Malte, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Trinité-et-Tobago, Vanuatu.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Des zadistes et des gendarmes ont été blessés et un véhicule de gendarmerie a reçu des cocktails Molotov au deuxième jour de l’opération des forces de l’ordre.
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Affrontements à Notre-Dame-des-Landes durant l’évacuation de la ZAD

Des zadistes et des gendarmes ont été blessés et un véhicule de gendarmerie a reçu des cocktails Molotov au deuxième jour de l’opération des forces de l’ordre.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 17h29
   





                        



   


De nouveaux heurts ont éclaté, mardi 10 avril, entre les gendarmes mobiles et les occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Vers 7 h 30, un peu plus d’une heure après la reprise des opérations, les gendarmes ont lancé plusieurs grenades assourdissantes et tiré des gaz lacrymogènes, les zadistes ripostant par des jets de projectiles et de cocktails Molotov.
Retrouvez les tweets de Rémi Barroux, envoyé spécial à Notre-Dame-des-Landes :

Tweets by remibx 

Selon un premier bilan fourni par l’équipe médicale des occupants de la ZAD, six zadistes ont été blessés par des projectiles. Dix gendarmes ont été blessés, « notamment par des jets de pavés et de cocktails Molotov », selon la préfecture des Pays de la Loire.
Les heurts sont principalement concentrés en deux lieux, la Chèvrerie et les Vraies Rouges. Des cocktails Molotov ont été lancés sur un véhicule de gendarmerie, qui n’a pas été endommagé.
Un hélicoptère de la gendarmerie qui survolait la zone a également été visé par des tirs de fusées antigrêle qui ne l’ont pas atteint, a rapporté le porte-parole du ministère de l’intérieur, Frédéric de Lanouvelle. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête « du chef de violences aggravées », a annoncé la cour d’appel de Rennes dans un communiqué.

   


Seize squats évacués en deux jours
« Deux nouveaux squats ont été évacués aujourd’hui, ce qui porte à seize le nombre de squats évacués depuis le début de l’opération », a précisé la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, mardi soir, au deuxième jour des évacuations. En tout, « quinze squats ont été détruits, dont neuf aujourd’hui », a-t-elle ajouté.
Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb a prévenu que l’intervention pourrait « durer jusqu’à la fin de la semaine », évoquant une journée de mardi « forcément cruciale ».
« Il est certain que c’est un sujet qui ne va pas être réglé en un ou deux jours. On travaille dans la durée, a confirmé le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey. Nous procédons avec ordre et méthode, squat après squat, de manière à ce que le niveau de violence et le niveau des dégâts collatéraux soient les moins élevés possibles. »
Le ministre de l’intérieur a rappelé avoir donné pour consigne aux forces de l’ordre « la plus grande retenue ». « Nous ne voulons pas d’un Rémi Fraisse [jeune tué par une grenade offensive lors d’affrontements à Sivens en 2014], nous ne voulons pas qu’il y ait des jeunes qui puissent être blessés, nous ne voulons pas que des forces de l’ordre puissent être atteintes », a-t-il affirmé.

        Lire le reportage :
         

          Notre-Dame-des-Landes : la volonté de dialogue de l’Etat mise à mal



Selon les occupants, une centaine de camions de gendarmes mobiles, blindés et tractopelles sont revenus mardi matin sur la ZAD. « Plusieurs lieux de vie et projets agricoles semblent aujourd’hui immédiatement dans les viseurs de la préfecture », ont-ils précisé.
« Plus ça va aller, plus ça va être compliqué », avait assuré la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, à la fin de la première journée de l’intervention, qui mobilise 2 500 gendarmes. Cette opération répond à l’engagement pris par Edouard Philippe d’éradiquer cette « zone de non droit » le 17 janvier, lorsqu’il a mis fin au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Par ailleurs, les sept personnes placées lundi en garde à vue ont toutes été libérées, a ajouté la cour d’appel de Rennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ EDF a annoncé que des « écarts de qualité dans la réalisation des soudures » avaient été détectés sur l’EPR de Flamanville et signalés à l’autorité de sûreté nucléaire.
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Nucléaire : de nouvelles anomalies détectées à l’EPR de Flamanville

EDF a annoncé que des « écarts de qualité dans la réalisation des soudures » avaient été détectés sur l’EPR de Flamanville et signalés à l’autorité de sûreté nucléaire.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 12h43
    |

            Jean-Michel Bezat








                        


Olkiluoto et Flamanville : voilà deux noms qui resteront, dans le souvenir des ingénieurs et des financiers d’EDF et de Framatome (ex-Areva NP), synonymes de cauchemars industriels. Il ne fait plus guère de doute que les deux réacteurs EPR construits en Finlande et dans la Manche finiront par être mis en service en 2019-2020. Mais le dérapage du calendrier (de dix et sept ans respectivement) et des coûts (multipliés par 3 et 3,5) figureront comme des cas d’école, même s’il s’agit de « têtes de série » ayant logiquement essuyé les plâtres dans une filière nucléaire qui n’avait pas lancé la construction de centrales depuis le milieu des années 1990.
EDF a annoncé, mardi 10 avril, avoir détecté des « écarts de qualité dans la réalisation des soudures » sur l’EPR de Flamanville et avoir déclaré cet événement « significatif » à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), comme le veut la loi. Le groupe n’exclut pas que les écarts constatés par rapport à ses propres normes, plus sévères que la réglementation, l’obligent à reporter une fois de plus le démarrage du puissant réacteur de troisième génération conçu par Framatome, aujourd’hui filiale d’EDF, et l’allemand Siemens.
Des contrôles additionnels
Ces « écarts de qualité » concernent les soudures sur les tuyauteries du circuit secondaire principal, qui conduit la vapeur des quatre générateurs à la turbine. Elles avaient pourtant été contrôlées et « déclarées conformes au fur et à mesure de leur réalisation » par le groupement des entreprises chargées de la fabrication du circuit (Framatome, Nordon et Ponticelli), précise EDF. Quelque 150 soudures vont subir des contrôles additionnels avant les actions correctives qu’il proposera à l’ASN. Un travail qui doit s’achever « d’ici fin mai ».
« Sur certaines soudures, nous ne sommes pas conformes à l’attendu standard, y compris vis-à-vis du code de construction nucléaire, et donc cela veut dire qu’elles devraient être reprises pour être remises à niveau », a précisé Laurent Thieffry, le directeur du projet EPR de Flamanville. Chaque contrôle par ultrasons nécessite un binôme d’opérateurs et prend en moyenne un ou deux jours pour chaque soudure.
Jusqu’à présent, EDF avait programmé le chargement du combustible (pastilles d’uranium enrichi) en décembre 2018 pour une mise en service commerciale progressive de son EPR courant 2019. Les dérapages précédents, imputables à des problèmes de béton, de ferraillage et d’anomalies dans la composition de l’acier de la cuve où se produit la réaction nucléaire, ont entraîné une dérive financière : de 3,5 milliards d’euros, la facture initiale a grimpé à 10,5 milliards (hors intérêts intercalaires).

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                Nouveaux déboires pour l’EPR de Flamanville



La fermeture de Fessenheim en jeu
La construction de l’EPR avait débuté en 2007 pour un lancement initialement prévu en 2012. Sa mise en service est très attendue. Car tant que ce réacteur de 1 650 mégawatts (MW) ne sera pas lancé, EDF maintiendra en service Fessenheim (Haut-Rhin), la doyenne des centrales françaises, en service depuis 1977. De plus, après les déboires du chantier, le groupe a besoin de prouver que son réacteur fonctionne parfaitement. Notamment à son partenaire Nuclear Power Corporation of India, qui pourrait lui acheter six EPR pour un montant de plus de 50 milliards d’euros.
En février, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, avait néanmoins reconnu que le calendrier de Flamanville était « tendu ». Après ce nouvel événement, le groupe n’exclut pas un retard supplémentaire, même si le directeur exécutif pour le « nouveau nucléaire », Xavier Ursat, juge « extrêmement hasardeux » de s’avancer sur une révision du calendrier et du coût. Tous les contrôles ne sont pas achevés. Si l’EPR a passé avec succès les tests de mise en pression du bâtiment réacteur à double enceinte de béton pour en vérifier l’étanchéité, il lui reste à subir les essais à chaud des circuits en 2018 et sa montée à pleine puissance en 2019.
Quatre autres EPR sont en chantier dans le monde : deux à Hinkley Point (sud-ouest de l’Angleterre) et deux à Taishan (sud-est de la Chine), beaucoup plus avancés. Simple hasard du calendrier ? Le groupe d’électricité China General Nuclear Power, partenaire historique d’EDF, a annoncé, mercredi, le début du chargement du combustible de Taishan 1, dont la construction a commencé en 2009. Il sera sans doute raccordé au réseau avant la fin de l’année – avec six ans de retard tout de même. Et donc le premier à entrer en service, vient de souligner la Commission de sûreté nucléaire chinoise. Avant ses « grands frères » finlandais et français.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ La mauvaise récolte de 2016, en quantité et en qualité, a calmé les ardeurs d’achats des céréaliers.
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Les ventes de tracteurs sont au point mort en France en 2017

La mauvaise récolte de 2016, en quantité et en qualité, a calmé les ardeurs d’achats des céréaliers.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 10h02
    |

            Laurence Girard








                        



   


La France est une terre de tracteurs. Pourtant, les ventes des rutilants véhicules agricoles sont restées au point mort en 2017. Selon Axema, l’union des industriels de l’agroéquipement, le nombre d’immatriculations a atteint 22 570. Soit un niveau quasi-équivalent à celui de l’année précédente, mais en retrait de près d’un tiers par rapport au sommet atteint en 2014. « On se retrouve à des niveaux de 2010 », affirme Elodie Dessart, à la tête du pôle économie d’Axema.
La situation des céréaliers n’est pas étrangère à cette rétrogradation. La mauvaise récolte de 2016, en quantité et en qualité, a dû calmer quelques ardeurs d’investissement. D’ailleurs les ventes de moissoneuses-batteuses ont plongé de 30 % en 2017. Mais d’autres secteurs agricoles comme les éleveurs laitiers ou bovins ont aussi fait grise mine. Au point, que le revenu moyen tiré par un exploitant agricole de cette activité a chuté de 29 % en 2016 à 18 300 euros.
Fin de la loi de Macron
Or, les agriculteurs français ont tendance à acheter en fonction de leurs revenus. Une manière de réduire les impôts lors des bonnes années. Autre élément d’explication, la loi Macron (alors ministre de l’économie) qui autorisait la défiscalisation d’une partie des investissements productifs, avec un amortissement de 140 % de la valeur d’achat, a dopé les ventes de tracteurs fin 2015 et début 2016. Le dispositif s’est arrêté en avril 2017.
L’appétit pour les tracteurs est un bon indicateur du marché global des agroéquipements. Ce secteur représente à lui seul près d’un tiers des ventes. « Le marché des agroéquipements s’est stabilisé en 2017 à 5,1 milliards d’euros en progression de 1,1 % », estime Mme Dessart. A comparer aux 6,5 milliards d’euros affichés en 2013. Au point que l’Allemagne, est passé devant la France en 2016, comme premier marché de l’agroéquipement avec un montant de 5,5 milliards d’euros. Une position qu’elle devrait conserver en 2017.
Les espoirs se reportent sur 2018. « Le marché devrait mécaniquement repartir à la hausse », affirme Mme Dessart. Axema table sur une croissance de 5 % à 5,295 milliards d’euros. A condition que les revenus des agriculteurs soient confortés et qu’ils n’aient pas trop pris goût au recours à l’occasion…



                            


                        

                        

