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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Le PDG de l’Agence France-Presse a invoqué mercredi l’absence de soutien de l’Etat.
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AFP : Emmanuel Hoog retire sa candidature pour un troisième mandat

Le PDG de l’Agence France-Presse a invoqué mercredi l’absence de soutien de l’Etat.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 17h06
    |

            François Bougon








                        


Le président-directeur général de l’Agence France-Presse (AFP), Emmanuel Hoog, en lice pour un nouveau mandat, a annoncé, à la surprise générale, le retrait de sa candidature mercredi 11 avril, invoquant une absence de soutien de l’Etat.
M. Hoog, 55 ans, qui dirigeait l’agence de presse depuis 2010, a fait part de sa décision dans une lettre adressée aux membres du conseil d’administration (CA) qui devaient l’auditionner : « Jusqu’à ces dernières heures, j’ai cherché à avoir un soutien clair, précis et engagé de la part de la majorité des administrateurs. Aujourd’hui je n’ai pu obtenir cette réponse du premier soutien de l’AFP », écrit-il, avant de mettre en avant son bilan – « C’est sous ma présidence que l’AFP a connu le meilleur chiffre d’affaires de son histoire. »
Un autre candidat
La position de M. Hoog, qui jugeait les besoins de financement de l’AFP à 60 millions d’euros, avait été fragilisée par l’annonce d’une perte de 4,8 millions d’euros en 2017, après 5 millions en 2016. Mardi, lors d’un conseil d’administration qui devait valider les comptes de l’AFP, la présidente de la commission financière de l’agence avait dressé un bilan critique. L’Etat avait annoncé avoir versé en janvier la moitié de sa contribution annuelle.
Un autre candidat lui est opposé, Fabrice Fries, ancien dirigeant de Publicis Consultants. Ce dernier était auditionné par le CA mercredi après-midi. Pour être désigné, il doit obtenir 13 voix parmi les 18 membres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Les deux reporters sont accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingya. Ils risquent quatorze ans de prison.
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Birmanie : la justice maintient les poursuites contre des journalistes de Reuters

Les deux reporters sont accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingya. Ils risquent quatorze ans de prison.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 07h14
   





                        



   


En dépit des pressions internationales, la justice birmane a maintenu mercredi 11 avril les poursuites contre deux journalistes de l’agence de presse britannique Reuters. Ils sont accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingyas.
« Le tribunal a décidé de rejeter la demande de la défense de relâcher les prévenus, a annoncé le juge Ye Lwin, devant une salle d’audience pleine de diplomates et journalistes. Après avoir entendu les témoins [à charge], le tribunal ne trouve pas leurs témoignages dépourvus de fondement. »

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Quatorze ans de prison encourus
Les autorités reprochent à Wa Lone, qui a eu 32 ans mercredi, et Kyaw Soe Oo, 27 ans, la détention de documents relatifs aux opérations des forces de sécurité dans l’ouest du pays. Dans l’Etat de Rakhine, l’armée birmane est accusée d’épuration ethnique contre les Rohingyas, une minorité musulmane du pays.

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Maintenus en détention, ils risquent quatorze ans de prison. L’avocate Amal Clooney, épouse de l’acteur américain George Clooney, a rejoint la défense des deux journalistes birmans. Mais elle n’était pas à l’audience mercredi. Les débats doivent reprendre le 20 avril, avec la suite des auditions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ La Commission européenne a mèné une série d’opération similaire dans plusieurs pays de l’Union sur des soupçons d’atteinte à la libre concurrence.
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Fox dit « coopérer » avec l’UE après une inspection inopinée dans ses locaux londoniens

La Commission européenne a mèné une série d’opération similaire dans plusieurs pays de l’Union sur des soupçons d’atteinte à la libre concurrence.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 06h27
   





                        



   


Fox va coopérer avec l’Union européenne (UE). C’est du moins ce que la chaîne de télévision américaine a déclaré, mardi 10 avril, après une inspection inopinée des instances de l’UE dans ses bureaux londoniens sur des soupçons d’atteinte à la libre concurrence. Les locaux de Fox Networks Group (FNG), situés dans le quartier de Hammersmith ont été fouillés par des inspecteurs de la Commission européenne (CE).
La CE a fait savoir qu’elle avait mené des mesures similaires dans plusieurs pays de l’Union auprès de sociétés traitant des droits relatifs aux événements sportifs et de leur diffusion : « La Commission redoute que les sociétés aient violé les règles antitrust de l’UE qui interdisent les cartels et les pratiques commerciales restrictives. »
« Les inspections inopinées sont une étape préliminaire dans les pratiques anticoncurrentielles présumées », a ajouté l’instance européenne, précisant que celles-ci ne signifiaient pas que les entreprises visées étaient coupables d’enfreindre les règles en vigueur. L’UE n’a pas mentionné quels pays et compagnies étaient concernés, ni précisé la nature exacte de l’enquête.
Droits de diffusion de la Premier League
Les inspecteurs auraient saisi des documents et des données informatiques dans les locaux de FNG et vont y revenir mercredi et probablement jeudi, a rapporté le journal The Daily Telegraph.
Le groupe Fox de la famille Murdoch est aux prises avec l’autorité de la concurrence du Royaume-Uni quant au projet d’achat de 61 % d’actions supplémentaires du géant britannique de télévision Sky.

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L’offre de Fox n’est « pas dans l’intérêt du public », a estimé cette instance, qui s’inquiète pour la « pluralité des médias », alors que la famille Murdoch possède déjà The Times et The Sun, deux quotidiens britanniques à grand tirage. L’autorité doit rendre son avis définitif d’ici au 1er mai.
Outre la chaîne d’information en continu Sky News, Sky est très présent dans le sport et vient de garder la main sur la plus grande partie des droits de diffusion de la Premier League – le championnat d’Angleterre de football – au Royaume-Uni.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Faut-il sauver Marx, préserver sa critique acérée du capitalisme, ou le ver du totalitarisme est-il déjà dans l’œuvre, comme le pensait Jaurès ? Cette réédition du hors-série « Karl Marx » rouvre le dossier du philosophe allemand à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.
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Marx respire encore

Faut-il sauver Marx, préserver sa critique acérée du capitalisme, ou le ver du totalitarisme est-il déjà dans l’œuvre, comme le pensait Jaurès ? Cette réédition du hors-série « Karl Marx » rouvre le dossier du philosophe allemand à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 15h05
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Il y a le mythe, l’espoir, le stalinisme, un siècle de puissance, l’effondrement de l’Est, la Chine qui se dit toujours communiste… Et il y a Karl Marx (1818-1883). Le jeune révolutionnaire, qu’a filmé le cinéaste Raoul Peck – interviewé dans ce numéro spécial –, le grand débatteur de la Ire Internationale, l’auteur d’un monument, Le Capital, l’homme : le personnage principal de ce hors-série du Monde, celui qui s’acharne à comprendre pourquoi la vie des ouvriers leur est volée par un capitalisme brutal, qui colonise la planète, l’industrialise sans répit.
A la fois sociologue, historien, reporter, économiste, mathématicien, Marx veut expliquer ce bouleversement sans précédent, comprendre les nouvelles lois de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Quand il meurt, épuisé, en 1883, Karl Marx, coauteur du Manifeste du parti communiste (1848), fondateur de la Ire Internationale, ne sait pas ce qu’il a déclenché. Dans les années 1900, la IIe Internationale fédère le mouvement ouvrier. Après la révolution russe de 1917, un immense espoir d’émancipation se lève. En trois décennies, la moitié du monde bascule dans le communisme. Puis dans le stalinisme. Que s’est-il passé ?
Nous présentons les textes essentiels de Marx, des réflexions d’auteurs célèbres et de chercheurs qui cherchent à comprendre. Michel Foucault, dans un entretien publié pour la première fois, explique comment Marx fut le premier à penser le pouvoir politique comme un rapport de force entre classes sociales et intérêts économiques divergents.
« Ecologiste conservationniste » avant l’heure
Le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval expliquent qu’il faut « relire Marx aujourd’hui pour faire apparaître cette tension qui le conduisait à des analyses et à des découvertes remarquables, mais lui imposait aussi des issues illusoires ». Louis Althusser, une des figures du structuralisme des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le patron de Vivendi quitte les instances dirigeantes de Canal+ et laisse aux équipes en place le soin de continuer le redressement de la filiale de télévision payante.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/04/2018
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Vincent Bolloré quitte la présidence du conseil de surveillance de Canal+

Le patron de Vivendi quitte les instances dirigeantes de Canal+ et laisse aux équipes en place le soin de continuer le redressement de la filiale de télévision payante.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 11h12
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Le changement est plus symbolique qu’opérationnel. Mais il a son importance, dans l’histoire écrite entre un patron aux méthodes musclées et une entreprise à l’image sensible : Vincent Bolloré quitte la présidence du conseil de surveillance de Canal+, a annoncé le groupe, mardi 10 avril.
Après avoir pris, en juin 2014, la tête du conseil de surveillance de Vivendi – suite à la revente à Canal+, deux ans plus tôt, de ses chaînes de télévision D8 et D17 –, le principal actionnaire avait, en septembre 2015, tenu à prendre les rênes de sa prestigieuse filiale Canal+, où il avait bousculé tous les programmes en clair et évincé les dirigeants en place depuis des années, Rodolphe Belmer et Bertrand Méheut.
M. Bolloré est remplacé à la présidence du conseil de surveillance de Canal+ par Jean-Christophe Thiery, l’un de ses proches, qui a effectué l’ensemble de sa carrière dans les médias du groupe Bolloré. Maxime Saada, précédemment directeur général, devient président du directoire de Canal+, en remplacement de M. Thiery. Il sera chargé de la direction opérationnelle de l’ensemble des activités du groupe.
« Il voulait prendre un peu le large »
« Vincent Bolloré nous a dit qu’il pensait que nous étions, à Canal+, sur la bonne voie et qu’il pouvait prendre un peu le large », explique au Monde M. Saada. « Nous ne sommes pas au bout du redressement de Canal+ en France. La route est longue. Mais, depuis septembre 2017, nous voyons une tendance très positive sur le nombre d’abonnés, avec un mois de mars exceptionnel. Nous avons retrouvé de la croissance. Et notre activité internationale va, elle, toujours très bien », ajoute le nouveau président du directoire.
« Vincent Bolloré n’a pas en soi vocation à diriger une filiale de filiale de son groupe », juge Charles Bedouelle, analyste chez Exane BNP Paris.
Pour tenter d’enrayer l’hémorragie des abonnés en France et affronter la concurrence de nouveaux acteurs, tels que Netflix, pour le cinéma et les séries, ou BeIN Sports, pour le sport, Canal+ nouvelle formule a transformé ses offres en les assouplissant : il a mis fin à l’abonnement unique à 40 euros. Des accords de distribution ont également été noués avec les fournisseurs d’accès à Internet.

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                Le géant des médias Vivendi renonce à l’éditeur de jeux vidéo Ubisoft



Si le chiffre d’affaires s’est stabilisé en 2017, à 5,25 milliards d’euros (+ 0,3 % sur l’année), le nombre d’abonnés directs dans l’Hexagone a continué à baisser : 300 000 en moins, pour un total de 4,95 millions. Certes, ce recul est compensé par ceux qui ont souscrit une offre auprès d’opérateurs comme Free et Orange (+ 189 000, à 3,1 millions d’abonnés fin 2017), mais ces derniers sont moins rentables. C’est à l’étranger que le groupe enregistre ses plus fortes progressions, en particulier en Afrique avec une croissance de 693 000 abonnés. Le redressement reste donc à confirmer, d’autant plus qu’à l’automne les abonnés ne verront plus les matchs de la Ligue des champions de football, dont les droits sont désormais détenus par SFR (Altice).
« Fin de l’acte 1 »
Le retrait de Vincent Bolloré « marque la fin de l’acte 1, le redressement du groupe Canal+ en France, qu’il estime désormais bien engagé », juge Charles Bedouelle, analyste chez Exane BNP Paris. « Canal+ était, dans l’esprit de Vincent Bolloré, l’enfant malade de Vivendi, il avait fait de son redressement un combat personnel. Mais il n’a pas en soi vocation à diriger une filiale de filiale de son groupe », souligne-t-il.

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                Telecom Italia : le fonds activiste Elliott accroît la pression sur Vivendi



Une source syndicale relativise la portée réelle de ce départ : « Il reste quand même le premier actionnaire de Vivendi. Ça ne change pas grand-chose. Jean-Christophe Thiery et Maxime Saada ont tous les deux appliqué à la lettre la politique de Bolloré. » A l’avenir, il n’y a pas de raison de prévoir d’inflexion stratégique, d’autant que M. Bolloré restera membre du conseil de surveillance de Canal+.
Vincent Bolloré ne s’éloigne-t-il pas, aussi, car il a désormais d’autres urgences à gérer, particulièrement en Italie, où sa position dans Telecom Italia (TIM) est vivement contestée ? « C’est sûr que cela doit jouer un rôle, reconnaît M. Saada. Depuis 2015, Canal+ a fait l’objet de beaucoup d’attention, celle-ci se focalise aujourd’hui un peu ailleurs. » Après la longue bataille judiciaire qui a fait échouer le projet d’alliance avec Mediaset, le groupe de médias de la famille Berlusconi, Vivendi voit son contrôle sur l’opérateur italien remis en cause par le fonds d’investissement activiste Elliott. Ce nouveau front sera un des sujets chauds de l’assemblée générale de Vivendi du 19 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le hedge fund veut contrer le français, premier actionnaire de l’opérateur, à l’Assemblée générale du 24 avril.
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Telecom Italia : le fonds activiste Elliott accroît la pression sur Vivendi

Le hedge fund veut contrer le français, premier actionnaire de l’opérateur, à l’Assemblée générale du 24 avril.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 10h58
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Entre Vivendi et Elliott, le conflit se durcit. Le groupe de médias et le fonds activiste s’affrontent depuis le 6 mars, date où le hedge fund a révélé avoir pris 5 % du capital de Telecom Italia, qui compte comme premier actionnaire Vivendi, détenteur de 24 % des parts. Le fonds reproche au groupe de médias la chute du cours de 36 % depuis qu’il est entré au conseil, en décembre 2015.

Lundi 9 avril, Elliott a révélé détenir quasiment 9 % du capital de l’opérateur transalpin, avec une option lui permettant de monter à 13,73 %. Il espère faire entrer au conseil, le 24 avril, lors de l’assemblée générale des actionnaires, 6 administrateurs indépendants, afin de réduire le poids des représentants de Vivendi et d’écarter le président exécutif, Arnaud de Puyfontaine, allié de Vincent Bolloré.
En face, le conseil d’administration de Telecom Italia, qui s’est réuni lundi, a annoncé vouloir mener une action en justice afin de bloquer l’arrivée d’Elliott dans la gouvernance. Le 22 mars, tous les administrateurs de Vivendi avaient démissionné. Objectif de la manœuvre : repousser au 4 mai l’assemblée générale et renouveler entièrement la gouvernance de l’entreprise. Dans l’esprit de Vincent Bolloré, il s’agissait de pousser Elliott à présenter un « véritable projet industriel » et une équipe de gestion, et pas seulement des administrateurs indépendants.
Vivendi gomme la coloration française du conseil
Mais les auditeurs de Telecom Italia ont validé la demande du hedge fund et, répondant à des critiques formulées par l’opérateur italien, ont répété lundi qu’ils étaient prêts à aller devant n’importe quelle juridiction pour justifier la légitimité de leur décision. L’assemblée générale du 24 avril aura lieu, même si une inconnue demeure sur la suite juridique du conflit.
Pour séduire les actionnaires, Vivendi a publié la semaine dernière une liste de nouveaux administrateurs gommant la coloration très française de l’actuel conseil,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Face à la baisse des ventes et à un modèle numérique qui s’essouffle, les news magazines sont contraints de revoir leur stratégie.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« L’Express », « L’Obs », « Marianne », « Valeurs Actuelles »... Les « hebdos » à la peine pour se relancer

Face à la baisse des ventes et à un modèle numérique qui s’essouffle, les news magazines sont contraints de revoir leur stratégie.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 15h00
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’Express tente de rattraper son retard. Touché par la crise des news magazines à la française, l’hebdomadaire fondé en 1953 se lance dans une révolution interne destinée à recruter des abonnés numériques, qui ne sont que plus de 3 000, loin des 24 500 du Point et des 7 600 de L’Obs. Le journal fusionne ses rédactions papier et Web. Et abandonne, sur son site Internet, la logique d’une information en continu exhaustive, au profit de contenus originaux (reportages, enquêtes…), avec, depuis le 5 avril, une offre d’abonnement d’une dizaine d’euros par mois, comprenant deux éditions par jour, à 8 heures et à 18 heures.
Car l’hebdomadaire doit non seulement faire face à une baisse des ventes de son magazine papier – la diffusion « payée France » est passée de plus de 400 000 exemplaires à près de 290 000 entre 2014 et 2017 –, mais également à un modèle numérique qui s’essouffle. Les revenus de la publicité tirés de son site, une quinzaine de millions d’euros par an, stagnent, les annonceurs préférant Google ou Facebook.

D’où la décision de ne plus tenter de se mesurer en audience – avec une équipe de newsmagazine, soit une grosse centaine de personnes – à des concurrents comme Le Figaro ou Le Monde. « C’est une course qu’on ne peut plus mener, explique Guillaume Dubois, directeur général du groupe Express et directeur de la rédaction de l’hebdomadaire. Nous devons revenir au modèle classique de l’abonnement, mais adapté au support d’aujourd’hui, qui est le téléphone. » Un système de « paywall à compteur » a été mis en place : les lecteurs peuvent consulter le site ou l’application gratuitement, mais pour un nombre limité de contenus.
Esprit de rénovation
L’Express, qui « perd un peu d’argent » ne joue certes pas « sa survie à court terme, car [ils ont] un actionnaire solide avec SFR », affirme M. Dubois, en référence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Le directeur général délégué de SFR est proche de Patrick Drahi, le patron d’Altice, la maison mère de l’opérateur télécoms, chez qui il est entré en 2002. Cet autodidacte est aujourd’hui à la tête de la première fortune du Portugal.
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Armando Pereira, le secret numéro deux d’Altice

Le directeur général délégué de SFR est proche de Patrick Drahi, le patron d’Altice, la maison mère de l’opérateur télécoms, chez qui il est entré en 2002. Cet autodidacte est aujourd’hui à la tête de la première fortune du Portugal.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 20h09
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Ce 20 mars, sur le site de Quadrans, nouveau siège de SFR à Paris, cinq hommes, costume gris, chemise blanche, font leur première sortie publique. Les nouveaux dirigeants de l’opérateur viennent s’expliquer devant la presse depuis la chute vertigineuse du cours de Bourse de la maison mère Altice en novembre 2017 et la décision prise par l’actionnaire majoritaire Patrick Drahi de remanier le management. En trois ans, la marque au carré rouge et blanc a perdu 2 millions de clients. L’heure est au mea culpa.
Chef d’orchestre de la bande, Alain Weill donne le ton. « Un chantier a trop tardé à être lancé, celui du client », martèle le nouveau PDG de l’opérateur télécoms. A ses côtés, Grégory Rabuel, patron du grand public, François Vauthier, le directeur financier, Damien Bernet, aux médias et Arthur Dreyfuss, le secrétaire général. Un personnage central manque à l’appel : Armando Pereira. Le nouveau directeur général délégué de SFR s’est une nouvelle fois fait porter pâle. « Il n’aime pas se montrer », l’excuse Alain Weill. Pour ce portrait, il n’a pas accepté de nous rencontrer.
Vieux compagnon de route de Patrick Drahi, Armando Pereira, qui n’apparaît pas dans les documents officiels de l’entreprise, détiendrait 5 % d’Altice, selon Challenges. Depuis qu’ils ont fait connaissance dans un café du Drugstore Publicis, sur les Champs Elysées, en 1991, les deux hommes ont scellé leurs destins. Armando Pereira est devenu le sous-traitant de Patrick Drahi, qui débutait son aventure dans le câble. En 2002, il le rejoint chez Altice. « Patrick Drahi m’a dit un jour qu’il voyait Armando comme un frère de sang », se souvient un ancien collaborateur.

L’autodidacte a débuté comme installateur télécoms
Le duo s’est réparti les tâches. Patrick Drahi s’occupe de finances et de marketing ; Armando Pereira pilote la technique et les coûts. L’autodidacte a débuté comme installateur télécoms. Très vite, il a dirigé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Après le journal télévisé de TF1 jeudi, le président répondra aux questions des journalistes de RMC, BFM-TV et Mediapart dimanche.
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Emmanuel Macron sera l’invité de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel dimanche

Après le journal télévisé de TF1 jeudi, le président répondra aux questions des journalistes de RMC, BFM-TV et Mediapart dimanche.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 12h19
    |

            Cédric Pietralunga








                        


Emmanuel Macron descend dans l’arène. Non content de participer au journal télévisé (JT) de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, jeudi, le chef de l’Etat répondra aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel lors d’une émission exceptionnelle dimanche 15 avril, retransmise à 20 h 35 à la fois sur BFM-TV, RMC et le site Mediapart, a-t-on appris de différentes sources.
« Ce sera deux heures de face-à-face du président avec deux journalistes d’expérience », s’enthousiasme Hervé Béroud, le directeur de la rédaction de BFM-TV, qui était en concurrence avec la plupart des médias audiovisuels pour réaliser cette émission.
A la différence du 13 heures de TF1, retransmis depuis la petite ville normande de Berd’huis (Orne) et où le chef de l’Etat devrait essentiellement aborder les conflits sociaux (SNCF, Ehpad, etc.) et les questions liés à la ruralité, cette émission reviendra sur la première année du mandat d’Emmanuel Macron. « Toutes les questions seront abordées, sans exclusive », assure M. Béroud.
Selon nos informations, M. Macron avait prévu dès l’origine de faire un journal télévisé puis une émission anniversaire, afin de toucher le maximum de Français.

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                Sur TF1, Emmanuel Macron joue la pédagogie et se refuse à l’autocritique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ La filiale du géant Vivendi a lancé ces dernières années une véritable offensive dans les pays africains de langue française avec pour ambition de satisfaire tous les goûts et tous les portefeuilles avec la volonté d’investir dans les talents du continent.
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Canal+ à l’assaut de l’Afrique francophone

La filiale du géant Vivendi a lancé ces dernières années une véritable offensive dans les pays africains de langue française avec pour ambition de satisfaire tous les goûts et tous les portefeuilles avec la volonté d’investir dans les talents du continent.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 09h48
    |

                            Haby Niakaté (Abidjan, correspondance)








                        



                                


                            
Canal+, en panne de croissance en France, a fait de l’Afrique subsaharienne francophone, où elle compte aujourd’hui 3,5 millions d’abonnés, une priorité. La filiale du géant Vivendi lorgne, comme de nombreuses multinationales, sur la nouvelle classe moyenne d’un continent où les taux de croissance font rêver : 8,3 % prévus au Ghana en 2018 par la Banque mondiale, 7,2 % en Côte d’Ivoire ou encore 6,9 % au Sénégal.
Mais le concept même de classe moyenne est flou et très différent d’un pays à l’autre. Pour séduire cet ensemble mouvant, l’entreprise française a lancé ces dernières années une véritable offensive dans les pays africains francophones : création, en 2014, d’une chaîne de divertissement panafricaine, A+ ; rachat, la même année, du groupe Thema et de ses chaînes thématiques très appréciées sur le continent, telles que Nollywood TV, Novelas TV, et Gospel Music TV ; partenariat, en 2015, avec le distributeur et producteur nigérian Iroko ; lancement, en 2017, d’une chaîne consarée au sport en Afrique, A+ Sport…

Cet élargissement et cette « africanisation » tous azimuts de l’offre de contenus se sont accompagnés d’une baisse progressive des prix des décodeurs et des abonnements. Objectif : satisfaire tous les goûts et tous les portefeuilles. « A+, par exemple, est accessible dès l’abonnement d’entrée de gamme, à 5 000 FCFA [environ 7,50 euros] par mois, explique Damiano Malchiodi, qui dirige la chaîne à Abidjan. C’est une chaîne populaire, qui vise un public familial et qui est diffusée aujourd’hui dans une vingtaine de pays sur le continent. »
Le virage de la coproduction locale de contenus
Si la chaîne a commencé par acheter de nombreuses séries en Afrique anglophone ou aux Etats-Unis, tout en africanisant des émissions occidentales (le concours de cuisine « Star Chef », le télécrochet « Island Africa Talent »…), elle a très rapidement pris le virage de la coproduction locale de contenus, pensés, conçus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Les chaînes de télévision, en quête d’une audience plus jeune, s’intéressent de plus en plus à cette nouvelle technologie.
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Le monde audiovisuel à l’heure de la réalité virtuelle

Les chaînes de télévision, en quête d’une audience plus jeune, s’intéressent de plus en plus à cette nouvelle technologie.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 13h46
    |

                            Mathieu Ait Lachkar et 
                            Camille Langlade








                        



                                


                            

Aucun événement consacré à la télévision n’échappe à un espace « nouvelles technologies ». Parmi elles, la réalité virtuelle occupe désormais une bonne place. Elle apparaît même comme l’une des vedettes du Marché international des programmes de télévision (MIPTV), qui se tiendra à Cannes du 9 au 12 avril. Sa directrice, Laurine Garaude, explique : « Cela fait maintenant trois ans que l’on accélère le développement autour de la VR [initiales de l’anglais virtual reality, réalité virtuelle]. Il est essentiel, dans un marché de contenus comme le MIPTV, de réunir l’ensemble des acteurs qui travaillent à la recherche de nouvelles narrations. »
Cette technologie immersive, capable d’offrir à l’utilisateur une plongée dans un univers à 360 degrés – essentiellement grâce à un casque – fait réfléchir les diffuseurs de contenus, qui observent l’essor des nouveaux modes de consommation de l’image. « Les téléspectateurs, surtout les jeunes adultes, sont de plus en plus nombreux à consommer des contenus vidéo hors de l’écran de la télévision et à délaisser les programmes qui y sont diffusés, constate Pierre Block de Friberg, chargé du pôle Nouvelles écritures de France Télévisions. Il y a une grande appétence pour les nouvelles technologies. »

Bien loin des créneaux horaires imposés par les grilles de programme, les chaînes pourraient chercher à (re)conquérir une audience plus large, et surtout plus jeune. La réflexion est engagée chez Arte : « L’idée pour nous est d’aller à la rencontre d’un public qui ne regarde pas particulièrement Arte à la télévision, mais qui s’intéresse à des narrations et des points de vue originaux », indique Gilles Freissinier, directeur du développement numérique d’Arte France.
Son homologue Pierre Block de Friberg reconnaît quant à lui que « la réalité virtuelle accompagne ces changements d’usages. Elle permet de repenser la narration audiovisuelle, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ La secrétaire d’Etat à l’économie, Delphine Gény-Stephann, précise l’avancée du plan très haut débit.
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Très haut débit : « Choisir la fibre sur 100 % du territoire est prématuré »

La secrétaire d’Etat à l’économie, Delphine Gény-Stephann, précise l’avancée du plan très haut débit.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 08h47
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Emmanuel Macron a fait de la couverture très haut débit fixe et mobile du territoire un axe politique fort de son quinquennat. Après d’âpres négociations, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free se sont engagés à tenir l’objectif du chef de l’Etat d’offrir un accès Internet très haut débit à tous les Français en 2022. La secrétaire d’Etat à l’économie Delphine Gény-Stephann fait le point sur l’avancée des travaux.
Edouard Philippe a annoncé, fin 2017, un plan sur le très haut débit. Où en est-on ?
En décembre, nous avions un accord de principe de la part des opérateurs. Là, Orange et SFR mettent en musique leurs engagements de couverture en très haut débit fixe du territoire. Les deux opérateurs nous ont adressé des courriers s’engageant à couvrir en fibre optique 100 % des zones AMII [zones moyennement denses] à l’horizon fin 2020. Nous avons transmis ces courriers à l’Arcep [le régulateur des télécoms] et lorsque ce dernier aura rendu son avis, ces engagements pourront être acceptés par le gouvernement et devenir alors opposables, et passibles de sanctions financières s’ils ne sont pas respectés.
Sur ces zones où les déploiements sont très en retard, SFR souhaitait un nouveau partage du territoire, qui doit être couvert à 90 % par Orange. Ces accords ont-ils été revus ?
Non, les opérateurs avaient un périmètre défini en 2011, qui pour l’essentiel est maintenu. Mais SFR s’est engagé à couvrir 3 millions de prises, ce chiffre comprend en partie des prises se situant dans la zone non conventionnée qui n’était pas attribuée. Toutefois, ces accords peuvent encore faire l’objet d’ajustements entre les opérateurs.
Où en est-on dans le mobile, un secteur dans lequel le gouvernement a fait une croix sur la manne issue des fréquences de téléphonie ?
Le gouvernement n’a pas fait de concession, mais il est rentré dans une nouvelle logique. L’aménagement du territoire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Ce n’est pas la première indemnité de départ d’un dirigeant remercié qui fait débat. Mais les 6 millions d’euros versés à Michel Combes par l’opérateur traduisent la dérive d’un système, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».
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Altice-SFR, une prime de départ qui passe mal

Ce n’est pas la première indemnité de départ d’un dirigeant remercié qui fait débat. Mais les 6 millions d’euros versés à Michel Combes par l’opérateur traduisent la dérive d’un système, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



Le Monde
 |    06.04.2018 à 12h53
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            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Vous avez aimé Thierry Morin (Valeo), Patrick Kron (Alstom), Chris Viehbacher (Sanofi), Serge Tchuruk (Alcatel-Lucent), Antoine Zacharias (Vinci), Bruno Lafont (Lafarge). Tous ces PDG, et quelques autres, ont naguère été épinglés par le gouvernement, leurs actionnaires, l’Autorité des marchés financiers – et plus rarement le Medef – pour le montant exorbitant et/ou le caractère injustifié de leurs indemnités de départ au regard de leurs résultats. Vous allez apprécier Michel Combes, numéro 2 de l’opérateur américain Sprint depuis janvier 2018.
L’ancien directeur général d’Altice avait été débarqué en novembre 2017, alors que le cours de Bourse du groupe de télécoms et de médias avait déjà dévissé de près de 40 %. Il est parti avec une prime de 6 millions d’euros, révélait Le Monde, jeudi 5 avril, en citant le rapport annuel de la société de Patrick Drahi.
« Des conditions prévues contractuellement »
Elle s’ajoute à une somme de 3,4 millions, correspondant à son salaire 2017 avec primes. « Il s’agit d’une partie des conditions prévues contractuellement, incluant notamment une part variable réduite par rapport aux conditions initiales », a précisé Altice, interrogé par l’AFP.

Un montant considérable si l’on considère que M. Combes n’est resté que deux ans à la tête de SFR (en pleine restructuration après son rachat à Vivendi). Bis repetita. Car après deux ans et demi (2013-2015) à la tête d’Alcatel-Lucent, qui se sont achevés par la vente de l’équipementier téléphonique au finlandais Nokia, il devait partir avec un parachute doré de 13,7 millions d’euros (en actions) voté par le conseil d’administration.
M. Combes avait alors plaidé qu’il avait sauvé l’ex-fleuron industriel français. Sans convaincre l’opinion, les syndicats et le gouvernement Valls, qui avait obtenu que le bonus soit ramené à 7,9 millions.
Le président du Medef, Pierre Gattaz, avait alors jugé qu’il faut refuser ces primes « lorsqu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Le patron de l’hebdomadaire satirique souhaite ouvrir le capital.
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« Charlie Hebdo » : Riss prépare la relève

Le patron de l’hebdomadaire satirique souhaite ouvrir le capital.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 12h10
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            
Plus de trois ans après l’attentat islamiste qui a décimé une partie de sa rédaction, Charlie Hebdo cherche à pérenniser son modèle, alors que les ventes, un temps stratosphériques, sont revenues à des niveaux ordinaires. Le journal satirique veut aussi préparer la relève et ouvrir son capital à de nouveaux actionnaires au sein de l’équipe, explique au Monde le patron de l’hebdomadaire, Riss, qui détient 67 % du capital. « Notre génération doit transmettre à la suivante », explique-t-il.
Autre changement d’importance, celui qui contrôle le reste du capital, Eric Portheault, a démissionné de son poste de directeur général fin janvier. Il reste toutefois jusqu’ici détenteur de ses actions. « Dans tous les cas, il faut faire entrer de nouvelles personnes au capital », pense Riss, qui se soucie de transmission éditoriale, « mais aussi, forcément », du cas où il « arriverait quelque chose », à lui-même ou à son associé.
Afin d’accueillir de nouveaux actionnaires – qui depuis la relance du titre en 1992 sont toujours salariés du journal afin de garantir son indépendance –, les statuts ont été modifiés, pour placer les revenus générés en 2015 par le mouvement de solidarité après l’attaque dans une « réserve statutaire » : 15 millions d’euros qui, contrairement aux comptes courants, ne peuvent pas servir à verser des dividendes, précise Riss. « C’est une étape qui va rassurer les salariés, les lecteurs, et montrer qu’on est cohérents », souligne-t-il, estimant tenir là les engagements pris en 2015, sur l’absence d’enrichissement des actionnaires et sur l’évolution du capital. Car grâce à cette « mise de côté » des réserves, le prix des actions peut devenir accessible à de nouveaux entrants, expose-t-il : « Les parts doivent ne rien rapporter mais aussi ne rien coûter. »
« On voit plus clair »
En 2015, l’assassinat le 7 janvier au siège du journal...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Déjà lancé sur Facebook, Twitter et YouTube au début de 2017, Explicite a lancé jeudi son site d’information sur abonnement.
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Des anciens d’iTélé lancent un nouveau site, Explicite

Déjà lancé sur Facebook, Twitter et YouTube au début de 2017, Explicite a lancé jeudi son site d’information sur abonnement.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 22h22
   





                        


Le projet mûri pendant de longs mois par d’anciens journalistes de la chaîne d’information iTélé a éclos : ils ont lancé jeudi 5 avril un nouveau site d’information sur abonnement, Explicite, porteur d’une vision multimédia et pédagogique de l’actualité.
La pédagogie pour priorité
Explicite se présente comme un média « familial, mobile, et adapté aux nouveaux modes de vie » et veut permettre au lecteur de « plonger dans l’actualité tout en développant sa culture générale », expliquent ses fondateurs dans un communiqué.
Sur la plupart des contenus, le lecteur peut activer un « bouton de connaissance » pour accéder à des définitions, des références historiques, photos et infographies, fournies par Larousse, l’Institut national de l’audiovisuel, la collection « Que sais-je ? », et l’AFP, et qui doivent permettre « de mieux comprendre l’actualité ».
« C’est dans notre culture “télé” de vouloir parler à tout le monde », a souligné à l’issue d’une conférence de presse le directeur de publication d’Explicite, Olivier Ravanello, spécialiste de l’international et ancien président de la société des journalistes d’iTélé.
Pour son lancement, Explicite proposait, jeudi 5 avril, des nouvelles du jour accompagnées d’enquêtes (sur le Soudan du Sud et sur Benoît Hamon), une longue interview de l’ex-garde des sceaux Christiane Taubira, des podcasts ou encore un documentaire sur la Russie.
Avec des « carnets de route » en vidéo, Explicite propose aussi d’emmener ses abonnés « à la rencontre des Français pour montrer les réalités, la complexité et la modernité de la société française », avec un premier épisode à la frontière italienne, dans les Alpes-Maritimes. Le site se réserve le luxe de choisir le média qui convient au mieux à chaque sujet, a souligné Olivier Ravanello.
11,99 euros par mois
Un an après son lancement sur les réseaux sociaux, Explicite a finalement choisi un modèle sans publicité mais payant. « L’information n’est pas gratuite, et les utilisateurs ont besoin d’une frontière nette entre information et contenus de marque », dit son cofondateur.
Les articles du site ne sont accessibles que sur abonnement, au prix de 11,99 euros par mois, sur PC, mobile, tablette ou TV connectée.
Ambitieux, le site vise 35 000 abonnés pour atteindre l’équilibre financier avec les dix-sept journalistes qu’il emploie, aidés par quatre contributeurs réguliers et par des pigistes en France et à l’étranger.
Le capital d’Explicite est détenu en majorité par les journalistes fondateurs, rejoints par une dizaine d’investisseurs, dont le financier Guillaume Rambourg.
Le site a levé 1,5 million d’euros lors d’un premier tour de table et devrait lancer bientôt une deuxième collecte de fonds équivalente.
« Explicite » est né de la grève historique à iTélé
Ce nouveau média d’information a été lancé en janvier 2017 par cinquante-quatre journalistes parmi la petite centaine ayant quitté la rédaction de la chaîne d’information de Vivendi. A l’automne 2016, ils avaient fait grève durant trente et un jours — une durée historique — pour protester contre les choix de l’actionnaire Vincent Bolloré.

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                « Explicite », le nouveau média d’information sur les réseaux sociaux d’anciens d’i-Télé






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ L’autorité publique doit délaisser son pouvoir de nomination au profit d’une action de corégulation étendue aux plates-formes numériques, analyse Jean Spiri, ancien conseiller de Michel Boyon, ex-président du CSA, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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« Il faut revoir les outils de régulation du CSA »

L’autorité publique doit délaisser son pouvoir de nomination au profit d’une action de corégulation étendue aux plates-formes numériques, analyse Jean Spiri, ancien conseiller de Michel Boyon, ex-président du CSA, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    05.04.2018 à 14h00
    |

Jean Spiri (Conseiller régional (LR) d’Ile-de-France, ancien conseiller de Michel Boyon, ex-président du CSA)







                        



                                


                            
Tribune. Quelque 1 % de l’activité, 90 % de la lumière – et des ennuis. C’est ainsi que le pouvoir de nomination des présidents de l’audiovisuel public a toujours été vu au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Il en va de même pour le respect du pluralisme, ces décomptes du temps de parole qui, dans l’imaginaire collectif, transforment tout agent du CSA en chronomètre tatillon. Enfin, le CSA ne serait pas lui-même sans cette réputation de « censeur » (par définition fausse puisqu’il intervient a posteriori) qui a nourri la martyrologie de tant d’animateurs et de chaînes.
Ce qui fondait la régulation audiovisuelle, la rareté des fréquences, n’existe plus
Que le CSA ait été à l’origine du succès du déploiement de la TNT, que son rôle de régulateur économique s’affirme, que son impact sur la société ne se limite pas à des sanctions médiatiques, n’empêche pas la question récurrente : « A quoi sert-il ? » C’est pourquoi il devrait se défaire de cette prérogative de nomination si encombrante pour mieux se concentrer sur de nouvelles missions.
Car c’est tout le système actuel de régulation qui n’est plus tenable, avec une intervention forte pour un contenu diffusé sur un canal hertzien, mais faible pour le même contenu diffusé sur une plate-forme. Ce qui fondait la régulation audiovisuelle, la rareté des fréquences, n’existe plus. Ce qui doit la fonder désormais, c’est la gestion de la multitude. Pour cela, il faut revoir les outils de régulation du CSA et s’orienter vers ce que les Anglo-Saxons pratiquent sous le nom de co­régulation.
Outils juridiques
Coréguler, cela veut dire négocier avec tous les acteurs des contenus pour qu’ils acceptent de se soumettre à des règles – et transposer au mieux les règles dans cet univers. Construire ensemble les outils pour répondre aux impératifs publics, s’assurer que la puissance publique contrôle bien – et que le privé accepte de se soumettre à sa régulation.
on ne peut se contenter d’imposer...



                        

                        


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Radio France : Mathieu Gallet a déposé un recours contre sa révocation par le CSA

L’ancien président de Radio France, qui conteste la décision auprès du Conseil d’Etat, pourrait emporter une victoire symbolique et des indemnités.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
05.04.2018 à 15h15
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Comme il l’avait laissé entendre, Mathieu Gallet n’a pas renoncé à faire casser la décision qui l’a écarté, à la fin de janvier, de la présidence de Radio France : il a déposé le 30 mars un recours auprès du Conseil d’Etat contestant le choix du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de le démettre de ses fonctions, a révélé le site de BFMBusiness jeudi 5 avril.
M. Gallet ne pourra dans tous les cas pas retrouver son poste, qui doit être attribué à un successeur au plus tard le 14 avril. Mais il peut contribuer à « défendre son honneur », après sa condamnation à un an d’emprisonnement avec sursis et à 20 000 euros d’amende pour favoritisme lorsqu’il était à la tête de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), entre 2010 et 2014. Une peine dont il a fait appel.

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Mathieu Gallet pourrait en outre toucher des indemnités, en compensation de l’interruption de son mandat, qui courait théoriquement jusqu’en mai 2019 : selon BFMBusiness, il pourrait espérer entre 223 000 et 270 000 euros. « Je souhaite que le droit soit dit, tout simplement », avait-il expliqué en février au Figaro.
L’argument de l’indépendance
Sur le fond, Mathieu Gallet a quelque chance d’avoir gain de cause. Notamment sur l’argument de l’indépendance, principe garanti pour les médias dans la Constitution : le CSA avait en effet invoqué dans sa décision l’état des relations entre le président de Radio France et ses autorités de tutelle.
« Pour assurer dans de bonnes conditions la gestion et la tutelle d’une société possédée à 100 % par l’Etat actionnaire, il importe, dans le respect strict de la liberté de communication, que les relations d’échange et de dialogue entre les représentants de l’Etat et le PDG de la société soient denses, confiantes et permanentes ; que l’ensemble de ces conditions sont nécessaires au bon fonctionnement du service public audiovisuel. »
Ce passage faisait référence aux déclarations de la ministre de la culture, dont dépend Radio France. Françoise Nyssen avait ainsi déclaré le 16 janvier au Monde :
« Un dirigeant d’entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n’est pas une situation acceptable. Il appartient à l’intéressé d’en tirer les conséquences, ainsi qu’au Conseil supérieur de l’audiovisuel, légalement compétent. »
Selon les défenseurs de M. Gallet, l’hostilité du gouvernement ne peut pas en soi être un critère qui fonde la destitution d’un dirigeant d’audiovisuel public par une autorité administrative comme le CSA. D’autres arguments juridiques pourraient être avancés devant le Conseil d’Etat.
La procédure engagée par le CSA était inédite. Mise sous pression par l’exécutif, l’autorité a dû se fonder sur des dispositions légales qui ne définissent que de façon très succincte les conditions d’une révocation, laissant une part d’interprétation.
Si la révocation de M. Gallet était cassée, ce serait un revers pour le CSA, mais aussi pour Françoise Nyssen, qui a choisi de s’impliquer personnellement dans ce dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Au total, l’ancien directeur général de la maison-mère de SFR a quitté l’entreprise avec un « package » de 9,4 millions d’euros, 6 millions pour rupture de contrat et 3,4 millions de rémunération pour 2017.
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Le prix du départ de Michel Combes : 6 millions d’euros versés par Altice

Au total, l’ancien directeur général de la maison-mère de SFR a quitté l’entreprise avec un « package » de 9,4 millions d’euros, 6 millions pour rupture de contrat et 3,4 millions de rémunération pour 2017.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
05.04.2018 à 12h40
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Michel Combes ne sera pas parti les mains vides. L’ancien directeur général d’Altice, débarqué du groupe de Patrick Drahi en novembre 2017, va toucher une compensation totale de 6 millions d’euros.
Ce montant comprend notamment la rémunération fixe et variable de son préavis, et un accord financier couvrant les risques juridiques qu’auraient pu engendrer cette démission, selon le rapport de rémunération publié par Altice le 4 avril 2018. « Il s’agit d’une partie des conditions prévues contractuellement incluant notamment une part variable réduite par rapport aux conditions initiales », commente un porte-parole du groupe.
Congédié en novembre 2017
Cette somme sera soumise à la prochaine assemblée générale des actionnaires du groupe et vient s’ajouter aux 3,4 millions d’euros que l’ancien dirigeant a perçu au titre de ses fonctions l’an passé.
Pour mémoire, l’ancien patron de SFR – qui s’est rapidement reclassé chez l’opérateur Sprint où il occupe un poste de directeur financier – avait été brutalement congédié le 9 novembre 2017. Il avait fait les frais des mauvais résultats de l’opérateur français, qui avaient entraîné une forte chute du cours de Bourse. Désireux de regagner la confiance des investisseurs, Patrick Drahi avait au même moment repris les rênes de l’entreprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionnera les prétendants du 10 au 12 avril. Le nom du successeur de Mathieu Gallet sera connu au plus tard le 14.
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Présidence de Radio France : six candidats pour un fauteuil

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionnera les prétendants du 10 au 12 avril. Le nom du successeur de Mathieu Gallet sera connu au plus tard le 14.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
10.04.2018 à 06h36
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Six candidats pour la pré­sidence de Radio France. Les prétendants seront auditionnés du 10 au 12 avril, a annoncé mercredi 4 avril le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Samedi 14 avril, au plus tard, sera connu le nom du successeur de Mathieu Gallet, destitué après sa condamnation pour favoritisme. L’originalité de la procédure tient à une transparence accrue : les noms et projets des candidats retenus ont été dévoilés et une partie des auditions sera publique. Le contexte est aussi particulier : le CSA exerce une fois encore ce pouvoir de nomination alors que l’exécutif a promis de le lui retirer et prévoit une grande réforme de l’audiovisuel public. Dès 2019 pourrait être créé un poste de « super-président » qui chapeauterait les dirigeants de Radio France et France Télévisions.
Sibyle Veil, la continuité
Seule femme, Sibyle Veil, 40 ans, peut, comme ses concurrents, offrir un nouveau visage à Radio France. Mais seule la directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances, peut se prévaloir de l’héritage de Mathieu Gallet et du soutien tacite de son équipe de directeurs. Elle souhaite mieux maîtriser la diffusion des contenus sur le numérique. Et propose une « direction de l’investigation » transversale à tout l’audiovisuel public, ainsi qu’« un média global de la culture », une « offre jeunesse » et un « média de proximité » associant France Bleu et France 3. Des projets déjà en discussion entre France Télévisions, Radio France et le gouvernement.
Elle est présentée par les observateurs comme favorite, ce qui inquiète ses concurrents. Certains au sein de la majorité craignent que sa nomination ne nourrisse le reproche d’un manque d’indépendance par rapport à l’exécutif. Car cette conseillère d’Etat est issue de la même promotion de l’ENA qu’Emmanuel Macron. Comme son mari, Sébastien Veil, qui a participé à la campagne du futur président. Ses partisans rétorquent qu’elle a été conseillère du président Nicolas Sarkozy, avant de rejoindre l’AP-HP et d’être nommée à Radio France, en 2015, bien avant l’élection de M. Macron.
Jérôme Batout, connaisseur des médias
Jérôme Batout, 39 ans met en avant ses fonctions de directeur général de Publicis Media France mais aussi de conseiller à la revue Le Débat. Deux fonctions jugées « complémentaires » : l’une lui a fait connaître l’écosystème des médias pour conseiller les annonceurs sur leurs investissements publicitaires, l’autre illustre sa formation de philosophe, tout en le classant à gauche. Il a été conseiller spécial du premier ­ministre socialiste Jean-Marc Ayrault.
Sans expérience dans l’audiovisuel public, il tente de se démarquer par un projet insistant sur l’aspect « son » de la radio, promis à la « disruption » par les plates-formes numériques mais plein d’avenir, en raison des voitures connectées, notamment. Selon lui, le « cœur radio » de Radio France doit rester un média d’offre et concentrer sa puissance sur peu d’antennes. Il veut créer un « levier de diversification », produisant notamment des contenus pour des institutions extérieures.
Bruno Delport, l’amoureux de la radio
Directeur de la radio TSF Jazz, ex-directeur général du groupe Nova Press (dont le propriétaire, Mathieu Pigasse, est actionnaire à titre individuel du Monde), Bruno Delport, 53 ans, a été président de Solidarité Sida et engagé dans les campagnes d’Europe-Ecologie Les Verts depuis 2010. « J’ai bien conscience de ne pas avoir le parcours typique », a-t-il dit à BFM-TV. Il juge que France Bleu et France Musique peuvent être améliorées. Il propose d’investir sur la technologie de diffusion numérique des contenus et leur indexation pour les assistants vocaux. Il veut générer de nouveaux revenus en créant des ­« contenus dédiés » pour des marques, citant l’exemple d’Engie pour la COP 21.
François Desnoyers, l’ancien de la maison
François Desnoyers, 62 ans, connaît bien la Maison de la Radio : il y est entré en 1980 comme journaliste, en locale. Parti en 1988, ce proche de Jean-Marie Cavada y est revenu comme délégué général, durant la présidence de l’ancien présentateur, entre 1998 et 2004. Il juge que la bataille n’est pas celle des technologies, mais des contenus : « Penser que rajouter de l’image à la radio répondrait [aux] nouvelles demandes est une idée simpliste. » Pour celui qui s’était occupé des questions de décentralisation au début des années 1980, la priorité, entre France Bleu et France 3, ce sont les « synergies éditoriales ».

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                Mathieu Gallet, le retranché de Radio France



Guillaume Klossa, l’Européen
Guillaume Klossa, 45 ans, a connu à la fois les cabinets ministériels – notamment auprès du secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes Jean-Pierre Jouyet – et les entreprises privées comme McDonald’s ou Veritas. Mais c’est son expérience comme dirigeant de l’Union européenne de radio-télévision (UER), depuis 2013, la plus grande alliance de médias de service public, qu’il met en avant : une façon de souligner qu’il travaille déjà à la mise en place de synergies entre différentes structures, sur le modèle de ce que souhaite le gouvernement pour Radio France et France Télévisions.
Christophe Tardieu, l’homme de culture publique
Une grande partie de la carrière de Christophe Tardieu, 53 ans, a été celle d’un numéro deux, au Château de Versailles, à l’Opéra de Paris ou au Centre national du cinéma. Cet inspecteur des finances, qui a été conseiller de Christine Albanel, ministre de la culture de M. Sarkozy, veut s’inscrire dans la continuité de M. Gallet. Il dit vouloir garder les équipes en place. S’il insiste lui aussi sur la nécessaire adaptation aux usages du numérique, il se distingue par sa volonté d’accorder « une place plus importante à la chanson française » et de « développer encore davantage la place des langues régionales sur les antennes de France Bleu ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Soixante-six chaînes ont diffusé le même texte dénonçant les « fausses informations ». Leur direction, SBG, s’est imposé comme le second relais médiatique de Trump derrière Fox News.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/04/2018
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La chorale embarrassante de présentateurs de télévisions locales américaines

Soixante-six chaînes ont diffusé le même texte dénonçant les « fausses informations ». Leur direction, SBG, s’est imposé comme le second relais médiatique de Trump derrière Fox News.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 06h19
 • Mis à jour le
05.04.2018 à 14h47
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

LETTRE DE WASHINGTON
Imaginons que vous alliez de Pensacola (Floride) à Washington (District of Columbia), en passant par Birmingham (Alabama) et Macon (Géorgie). Le soir venu, dans votre chambre d’hôtel, vous jetez un œil sur la chaîne de télévision locale. Sur ces présentateurs et présentatrices qui inspirent la confiance parce qu’ils sont un peu comme vous, au point que vous ne seriez pas surpris de les croiser sur le parking d’à côté, ou à la table voisine de la vôtre au restaurant.
Le premier soir, sur ABC 3, Sue Straughn et Bob Solarski vous prennent à part pour vous mettre en garde. « Le partage d’informations fausses et biaisées est devenu très répandu sur les réseaux sociaux », assurent-ils. « Plus alarmant encore, certains médias publient les mêmes histoires fausses sans d’abord vérifier les faits. C’est extrêmement dangereux pour notre démocratie », poursuivent-ils. Vous éteignez la télévision, songeuse ou songeur.
Le lendemain, à Birmingham, sur ABC 33/40, vous tombez sur Sarah Snyder et Wendell Edwards, qui tiennent exactement le même discours, au mot près. A Macon, c’est au tour de Nakell Williams et d’Aaron Leedy, de FOX 24. A Washington, sur ABC 7, Autria Godfrey ne se montre pas moins alarmiste. Toujours ces « certains médias » qui ressemblent beaucoup à ceux dénoncés régulièrement par le président Donald Trump. « C’est extrêmement dangereux pour notre démocratie », répète-t-elle.
Même chose sur CBS 2, à Cedar Rapids, dans l’Iowa. Ou bien sur 2 News à Boise (Idaho). Soixante-six chaînes locales, dans vingt-neuf Etats, ont diffusé le même texte, imposé par leur direction, celle de Sinclair Broadcast Group (SBG). Un journaliste de la chaîne de sports Deadspin a publié, le 31 mars, un montage spectaculaire de ces présentateurs prononçant ces mêmes formules. Il avait été vu 8,6 millions de fois mardi soir 3 avril.
Un groupe de télévision qui ne cesse de grandir
Derrière le mastodonte...




                        

                        

