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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’homme de 63 ans a été condamné mercredi à une peine de dix ans de réclusion pour son rôle dans les conflits sanglants en ex-Yougoslavie durant les années 1990.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

L’ultranationaliste serbe Vojislav Seselj condamné en appel pour crimes contre l’humanité

L’homme de 63 ans a été condamné mercredi à une peine de dix ans de réclusion pour son rôle dans les conflits sanglants en ex-Yougoslavie durant les années 1990.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 17h10
   





                        



   


Acquitté en première instance en 2016, l’ultranationaliste serbe Vojislav Seselj a été condamné en appel, mercredi 11 avril, pour crimes contre l’humanité par un tribunal des Nations unies qui le jugeait pour sa responsabilité dans les conflits sanglants en ex-Yougoslavie durant les années 1990.
Il a été reconnu coupable de « persécution », « déportation », « transferts forcés » de populations, des infractions qualifiées de « crimes contre l’humanité ». Et contrairement à ce qu’avaient estimé les juges en première instance, ses discours enflammés de 1991 à 1993, au début du conflit dans l’ex-Yougoslavie, ont bel et bien « incité à la violence » et « violé le droit à la sécurité » des populations non serbes, relève le jugement. De par « son influence sur la foule », « M. Seselj a contribué de manière substantielle au comportement de ceux qui ont perpétré » les crimes, poursuit le texte.
Partisan virulent de la Grande Serbie, député et fondateur du Parti radical serbe (SRS, extrême droite), M. Seselj a été condamné à dix ans de prison mais restera libre, la peine étant couverte par la détention déjà effectuée, a précisé le juge américain Theodor Meron qui présidait l’audience à La Haye. L’homme de 63 ans, qui était absent à ce procès en appel, a déjà effectué près de douze ans de prison entre février 2003 et novembre 2014, quand il avait été libéré pour raisons de santé.
« Fier des crimes »
Réagissant à sa condamnation, l’ultranationaliste s’est dit mercredi « fier des crimes qui [lui] sont imputés » par la justice internationale et a assuré qu’il était « prêt à les répéter à l’avenir ».
Pour ses détracteurs, M. Seselj a personnifié le nationalisme serbe pendant les conflits dans les Balkans, aux côtés notamment de l’ex-président serbe Slobodan Milosevic, mort en 2006 dans sa cellule à La Haye. Il lui a été reproché entre autres d’avoir encouragé ses troupes à « n’épargner personne » au cours du siège de la ville croate de Vukovar en 1991. Au total, la guerre avait fait 20 000 morts en Croatie et 100 000 en Bosnie.
Ancien vice-premier ministre de Milosevic, Seselj était resté son allié jusqu’à sa chute à l’automne 2000. Mais deux ans après Milosevic, le chef du SRS s’était livré à son tour en 2003 à la justice internationale. Il avait été autorisé à rentrer en Serbie en 2014 pour y être soigné d’un cancer.
Acquitté à la surprise générale en 2016
En mars 2016, il avait été acquitté au terme d’un procès de huit ans, en mars 2016, par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de neuf chefs d’accusation pour un « nettoyage ethnique » ayant visé des Croates, des musulmans et autres non-Serbes dans les années 1990. A la surprise générale, le tribunal avait notamment jugé que ses discours ne procédaient pas d’un dessein criminel et qu’ils étaient destinés à renforcer le moral des troupes.
A l’époque, les trois juges, avaient considéré que l’ultranationaliste n’était pas « le chef hiérarchique » des milices de son Parti radical puisque celles-ci étaient passées sous le contrôle de l’armée, et qu’il n’était donc pas responsable de leurs actes.

        Lire aussi :
         

                Tout juste acquitté de crimes contre l’humanité, l’ultranationaliste Vojislav Seselj en lice pour les législatives serbes



L’accusation, qui avait rapidement interjeté appel, cherchait à renverser cet acquittement et à « casser le jugement, entaché de nombreuses erreurs, rendu par la chambre de première instance du TPIY ». Le dossier était désormais entre les mains du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), compétent pour reprendre toute affaire du TPIY.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Un avion militaire s’est écrasé le 11 avril, peu après son décollage. Ce crash a fait au moins 257 morts, des militaires et des membres de leurs familles.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le prince héritier Mohammed Ben Salman Al-Saoud, dont la visite à Paris s’est achevée mardi 10 avril, représente un pays certes stratégique pour la France, mais au poids commercial plutôt modéré.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Quels sont les liens commerciaux entre la France et l’Arabie saoudite ?

Le prince héritier Mohammed Ben Salman Al-Saoud, dont la visite à Paris s’est achevée mardi 10 avril, représente un pays certes stratégique pour la France, mais au poids commercial plutôt modéré.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 16h11
    |

                            Baptiste Decharme








                        



   


Tapis rouge, dîner officiel dans les galeries du Louvre et escale de plusieurs jours en France : le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, a été reçu en grande pompe à Paris, dimanche 8 avril. A la clé, des échanges à propos de culture et de patrimoine, mais aussi une vingtaine de contrats économiques. Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé qu’il se rendrait à Riyad en fin d’année pour signer des contrats. Un signe de l’importance stratégique du royaume.

        Lire aussi (édition abonnés) :
         

          Paris-Riyad, le désenchantement



L’économie de ce pays de la péninsule arabique repose avant tout sur les richesses de son sous-sol, en particulier le pétrole. Une situation qui le place souvent en position de force, les pays occidentaux étant totalement dépendants des pays producteurs d’or noir.
Pourtant, ce pays désertique ne représente pas un marché économique si important pour la France. Malgré ses 32 millions d’habitants et sa situation de 20e puissance économique mondiale selon le Fonds monétaire international, le pays n’est que le 22e partenaire commercial de l’Hexagone. En 2017, 9 milliards d’euros de biens ont été échangés entre les deux pays, selon les chiffres du ministère de l’économie et des finances. Le royaume wahhabite se situe bien loin derrière les pays européens, comme l’Allemagne (155 milliards d’euros), l’Italie (77 milliards) ou encore l’Espagne (70 milliards), le trio de tête.


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L’Arabie saoudite dans le top 30 des partenaires commerciaux de la France en 2017


Source : Ministère de l'économie et des finances



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De plus en plus fructueux, les échanges entre les deux pays ont longtemps tourné à l’avantage du royaume. Hormis en 2009 et 2010, et jusqu’en 2015, l’Arabie saoudite a toujours exporté plus vers l’Hexagone qu’elle n’a importé. Depuis 2015, la balance commerciale semble plus équilibrée, avec un léger avantage pour la France.


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Des échanges de plus en plus fructueux, mais souvent au désavantage de la France


Source : Ministère de l'économie et des finances



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				textAlign: "",
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        "",
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      [
        "",
        3.39
      ],
      [
        "",
        2.43
      ],
      [
        "",
        2.25
      ],
      [
        "",
        2.13
      ],
      [
        "",
        3.1
      ],
      [
        "",
        3.62
      ],
      [
        "",
        4.06
      ],
      [
        "",
        2.93
      ],
      [
        "",
        3.8
      ],
      [
        "",
        2.33
      ],
      [
        "",
        2.76
      ],
      [
        "",
        4.51
      ],
      [
        "",
        5.51
      ],
      [
        "",
        6.07
      ],
      [
        "",
        7.04
      ],
      [
        "",
        5.08
      ],
      [
        "",
        3.81
      ],
      [
        "",
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      ]
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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        1.43
      ],
      [
        "",
        1.5
      ],
      [
        "",
        1.55
      ],
      [
        "",
        1.46
      ],
      [
        "",
        1.31
      ],
      [
        "",
        1.65
      ],
      [
        "",
        1.83
      ],
      [
        "",
        1.97
      ],
      [
        "",
        2.27
      ],
      [
        "",
        2.58
      ],
      [
        "",
        3.98
      ],
      [
        "",
        3.14
      ],
      [
        "",
        3.22
      ],
      [
        "",
        3.41
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        3.15
      ],
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        "",
        4.14
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	tooltip: {
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});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


La France importe quasi exclusivement d’Arabie saoudite du pétrole, brut ou raffiné, même si cela ne représente qu’environ 11,1 % des importations d’or noir françaises. La Russie et le Kazakhstan fournissent près d’un tiers des besoins de l’Hexagone, et l’Iran, qui peut de nouveau exporter ses ressources, talonne l’Arabie saoudite, avec 10,6 % du total des importations d’hydrocarbures brutes de la France.


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		text-align: right;
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La France importe presque exclusivement des produits pétroliers






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	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
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			noData: 'Pas de données à afficher', 
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	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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			}
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		},
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		},
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		},
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			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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				useHTML: false,
				text: "",
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				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
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	},

	series:[
  {
    "name": "montant des importations",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        2.346
      ],
      [
        "",
        1.572
      ],
      [
        "",
        0.089
      ],
      [
        "",
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      ],
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      ]
    ],
    "type": "",
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	tooltip: {
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		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Du côté des réussites françaises à l’exportation – sans compter le matériel militaire –, il faut notamment citer l’aéronautique : la vente d’avions à l’Arabie saoudite a représenté près de 2 milliards d’euros en 2017.


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	#container_15233553210 .titre{
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	.tooltiplarge {
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	}
	#container_15233553210 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Et la France exporte en majorité des avions
Cinq premiers produits exportés en Arabie saoudite en 2017





require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15233553210",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	title: {
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		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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				style: {
					textShadow: 'none',
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				}
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
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			}
		},
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			}
		}
	},
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			text:"Exportations, en milliards d'euros"
		},
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		title: {
			text: ""
		},
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			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
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			label: {
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				verticalAlign: "top",
				x: 5,
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			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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		}]
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Autre sujet d’importance : les commandes militaires. Entre 2005 et 2015, l’Arabie saoudite s’est élevée à la deuxième place en termes de commandes d’armement français, avec près de 13 milliards d’euros de contrats militaires (quasi 14 % des commandes sur la période) – et ce alors que l’Organisation des Nations unies dénonçait en janvier de possibles crimes de guerre saoudiens au Yémen. Devant elle, l’Inde et ses 14,6 milliards d’euros de commandes. Le Qatar se situe à la troisième place, notamment grâce à sa commande de Rafale en 2015.


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Entre 2005 et 2015, l’Arabie saoudite a été le deuxième client des industries militaires françaises
Les cinq premiers clients représentent 53 % des commandes d’armement françaises

Source : Rapports au parlement sur les exportations d'armement



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Les investissements directs à l’étranger (IDE) caractérisent l’investissement d’une entité (personne physique, entreprise ou même gouvernement) dans une autre entité économique étrangère. En 2012, les IDE saoudiens représentaient 0,20 % du stock d’IDE en France, à 1,5 milliard d’euros. Ils sont toutefois en augmentation : en 2003, ils représentaient seulement 0,03 % des IDE en France.
L’inverse se vérifie aussi : la France n’investit pas beaucoup dans l’économie saoudienne. 0,18 % de ses IDE étaient, en 2012, placés en Arabie saoudite, soit 2,1 milliards d’euros. En comparaison, le stock d’IDE français en Belgique s’élevait à 169 milliards d’euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ En 2013, les élus britanniques avaient désavoué le projet de frappes contre le régime Al-Assad, après une précédente attaque chimique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Theresa May temporise avant d’envisager des frappes en Syrie sans vote au Parlement

En 2013, les élus britanniques avaient désavoué le projet de frappes contre le régime Al-Assad, après une précédente attaque chimique.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 15h51
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Downing Street l’assure : Theresa May est prête à s’engager en Syrie, même sans attendre un éventuel accord du Parlement. La première ministre britannique, lors de conversations téléphoniques, mardi 10 avril, s’est mise d’accord avec les présidents américain et français sur « la nécessité pour la communauté internationale d’une réponse » aux attaques en Syrie « afin de faire respecter l’interdiction mondiale de l’usage des armes chimiques », détaille un communiqué officiel.
Les avions Tornado sont prêts à décoller de la base militaire britannique d’Akrotiri (sud de Chypre). Mais Mme May, souvent raillée pour son caractère excessivement méthodique et sa lenteur à décider, semble prendre son temps pour réunir les arguments dont elle pourrait avoir besoin si elle se heurtait à des critiques parlementaires. Le communiqué de Downing Street évoque prudemment les « informations à confirmer » faisant état d’une attaque à l’arme chimique à Douma, près de Damas.

        Lire aussi :
         

                Syrie : Donald Trump prévient la Russie d’une prochaine frappe de missiles



Plusieurs élus conservateurs de haut vol l’incitent à passer à l’action sans attendre l’accord de Westminster. Tom Tugendhat, le président de la commission des affaires étrangères des Communes, affirme que des frappes visant des stocks syriens d’armes chimiques « ne nécessiteraient pas » un vote des députés. Pour Dominic Grieve, député conservateur et ancien procureur général, des frappes limitées peuvent être lancées sans approbation du Parlement, mais ce ne serait pas le cas d’une campagne plus large en Syrie.
La question se complique du fait que le Parlement n’est pas en session et ne sera réuni qu’à partir de lundi 16 avril. D’où l’idée d’un débat et d’un vote rétrospectif si des frappes étaient décidées avant cette date. « Le Parlement devrait débattre de cette crise au début de la semaine prochaine, mais cela ne doit pas servir de prétexte à l’inaction ou à un retard », estime Nick Boles, député conservateur et ancien ministre.
« Etant donné notre bilan… »
Formellement, aucun texte n’oblige Mme May à consulter le Parlement. Mais une pratique s’est établie depuis la guerre en Irak, selon laquelle le déploiement de troupes britanniques exige un débat et un vote des députés. En 2011 pourtant, les Britanniques s’étaient associés à l’intervention de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en Libye deux jours avant un vote à Westminster.
La décision que Theresa May doit prendre renvoie à un souvenir cuisant pour les conservateurs. En 2013, David Cameron, son prédécesseur, avait été mis en minorité aux Communes lors d’un vote sur des frappes aériennes destinées – déjà – à punir le régime de Bachar Al-Assad pour l’usage d’armes chimiques. Ce vote avait conduit Barack Obama à renoncer à intervenir, alors que François Hollande y était favorable.
A l’époque, certains députés conservateurs et libéraux de la majorité s’étaient alliés aux travaillistes d’Ed Miliband, opposés aux frappes. Ce précédent donne à réfléchir à Mme May, dont la majorité parlementaire est autrement plus mince que celle de M. Cameron.
Certains élus conservateurs sont toujours réticents aujourd’hui, mettant en garde contre le risque d’escalade avec la Russie. « Le Parlement a le droit de poser toutes les questions, surtout étant donné le bilan de nos précédentes interventions dans la région », a déclaré John Barron, élu de l’Essex. Quant au Parti travailliste, il est divisé. Son chef, Jeremy Corbyn, s’opposera très probablement aux frappes, lui qui, depuis des décennies, a voté contre toutes les interventions militaires, depuis les Malouines jusqu’à l’Irak, la Libye et la Syrie. Il estime que des frappes en Syrie nécessitent un mandat de l’Organisation des Nations unies, qui se trouve faire l’objet d’un veto de la Russie.
Le mauvais climat de l’affaire Skripal
En 2015, le Parlement britannique avait largement approuvé les frappes visant l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie. Beaucoup de députés travaillistes s’étaient alors joints aux conservateurs dans ce sens. Mais Emily Thornberry, actuelle ministre des affaires étrangères du cabinet fantôme (opposition), estime que ce vote visait exclusivement l’EI et ne vaut pas pour bombarder les forces gouvernementales.
Tout porte à croire cependant que Theresa May remporterait aujourd’hui un vote sur les frappes. D’une part parce que des élus travaillistes estiment aujourd’hui que le vote de 2013 était une erreur ; mais surtout en raison du climat généré par l’affaire de l’empoisonnement, à Salisbury le 4 mars, de l’agent double Sergueï Skripal et de sa fille Youlia, dénoncé par Londres comme « la première attaque à l’arme chimique en Europe depuis la seconde guerre mondiale ».

        Lire aussi :
         

                L’ONU et la Syrie, une histoire de veto et de résolutions adoptées



De même que la première ministre a pu affirmer qu’il n’existait « aucune alternative plausible » à l’implication de la Russie à Salisbury, elle veut pouvoir être aussi affirmative à propos de la Syrie. Mais après avoir amplement tiré avantage en politique intérieure de sa fermeté face à Moscou et obtenu la solidarité de plus de 25 pays dans l’affaire Skripal, elle étonnerait en reculant après le carnage de Douma.
Un dernier facteur entre en jeu : la traditionnelle compétition avec la France. Certains critiques de Mme May soulignent que Donald Trump a parlé à deux reprises à Emmanuel Macron avant de joindre la première ministre au téléphone, signe que cette dernière serait hors jeu. Un diplomate britannique cité par la BBC remarque que le président français fait tout ce qu’il peut « pour être le chef européen à qui Trump murmure à l’oreille », et que sa relation avec le cousin américain est plus chaleureuse que celle entretenue par Mme May.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ « Le Monde des livres » publie en exclusivité des extraits du livre « Le Lambeau », de Philippe Lançon, grièvement blessé lors de l’attentat du 7 janvier 2015.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Philippe Lançon, miraculé de « Charlie Hebdo », raconte ce qu’il a vécu depuis l’attentat

« Le Monde des livres » publie en exclusivité des extraits du livre « Le Lambeau », de Philippe Lançon, grièvement blessé lors de l’attentat du 7 janvier 2015.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 15h57
   





                        



                                


                            

Le chroniqueur Philippe Lançon, grièvement blessé au visage lors de l’attaque de l’hebdomadaire satirique « Charlie Hebdo » le 7 janvier 2015, publie Le Lambeau. « Le Monde des livres » dévoile en exclusivité cinq extraits de cet ouvrage magistral, brûlant journal de deuil.
Brûlant ? Magistral ? Nous écrivons ces mots et déjà la honte rôde. Ce texte revenu d’entre les morts, allons-nous le traiter depuis l’autre rive, dans les termes et selon les usages du journaliste ordinaire, cet inconscient dont la vie, elle, a continué ?
Cela s’annonçait possible, puisque, en apparence, rien n’avait changé : nous avons vu Teresa Cremisi, l’éditrice de Philippe Lançon, qui nous a remis les épreuves du Lambeau ; nous avons appelé Pascale Richard, son attachée de presse chez Gallimard, pour lui dire notre souhait de publier les bonnes feuilles ; nous avons collectivement décidé d’en faire la « une » et fixé une date de parution.
Tout s’est passé comme si l’auteur appartenait encore à notre monde ordinaire, celui des vivants rivés à leur fausse sécurité, à leur sotte insouciance. Et pourtant, à mesure que nous avancions dans le livre, il devenait clair que la frivolité n’avait aucune place : les ponts étaient coupés. Le Lambeau décrit cette béance. Philippe Lançon y hisse chaque évocation intime au niveau d’une méditation universelle sur notre temps, nos existences, nos aveuglements.

Le Lambeau, de Philippe Lançon, Gallimard, 512 p., 21 €. En librairie le 12 avril.
« La nuit des rois », page 12. La veille, au théâtre
« Je suis devenu critique par hasard, je le suis resté par habitude et peut-être par insouciance. La critique m’a permis de penser – ou d’essayer de penser – ce que je voyais, et de lui donner une forme éphémère en l’écrivant. (…)
La critique me permet-elle de lutter contre l’oubli ? Bien sûr que non. J’ai vu bien des spectacles et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ L’approche européenne, qui tente d’imposer des régulations aux grands groupes du numérique, semble gagner du terrain aux Etats-Unis, comme l’ont montré mardi les questions des sénateurs américains.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Audition du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg : une discrète revanche de l’Europe

L’approche européenne, qui tente d’imposer des régulations aux grands groupes du numérique, semble gagner du terrain aux Etats-Unis, comme l’ont montré mardi les questions des sénateurs américains.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 18h32
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« Les Européens ont raison sur certaines choses », a admis Mark Zuckerberg devant le sénateur républicain Lindsey Graham qui lui demandait si les Européens avaient raison en matière de régulation. Bien sûr, le dirigeant de Facebook cherchait à ne pas donner entièrement gain de cause à ce parlementaire qui, avec 43 collègues, l’a auditionné plus de cinq heures, mardi 10 avril.
Mais entendre le fondateur, président-directeur général et actionnaire du plus grand réseau social du monde, l’un des plus célèbres représentants de la Silicon Valley, concéder du terrain à la logique du Vieux Continent est symbolique. Et résume en partie le changement d’ambiance politique aux Etats-Unis, autour du pouvoir des grandes plates-formes numériques et de leur possible soumission à des lois plus strictes.

        Revivez
         

          le mea culpa du patron de Facebook devant le Sénat américain



Mark Scott, journaliste spécialisé en technologies pour le site d’information américain Politico s’est amusé sur Twitter de l’évolution du discours :
« En 2017, l’avis des Etats-Unis sur l’approche européenne de régulation des entreprises technologique : “C’est un racket protectionniste destiné à nuire à l’Amérique !” En 2018, l’avis des Etats-Unis après le dernier scandale de Facebook sur les données : “Ne pourrions-nous pas avoir les mêmes protections que l’Europe ?” »

        Lire aussi :
         

                Comment réglementer Facebook ? Le débat agite les Etats-Unis




L’inspiration du « RGPD » européen
Mardi, lors de l’audition, la sénatrice démocrate Maria Cantwell a renchéri : « Pensez-vous que la régulation européenne [en matière de vie privée] devrait s’appliquer aux Etats-Unis ? », a-t-elle demandé. Réponse de Mark Zuckerberg :
« Tout le monde sur la planète a le droit au respect de sa vie privée. […] J’imagine que les choses seraient un peu différentes aux Etats-Unis, où nous avons une sensibilité légèrement différente, mais nous voulons mettre en place partout dans le monde le “consentement éclairé” et d’autres choses qui sont contenues dans le RGPD [règlement général sur la protection des données]. »
Le patron de Facebook faisait référence au règlement qui doit entrer en vigueur dans l’Union européenne le 25 mai. Le réseau va-t-il appliquer partout ses principes, qui prévoient par exemple le droit de supprimer ses données ? Probablement pas. Mark Zuckerberg joue un peu sur les mots : le 5 avril, après avoir jugé le RGPD « très positif », il avait promis de mettre à disposition dans le monde entier « les mêmes contrôles et paramètres » sur la vie privée, mais « probablement » pas dans « le même format ».
Changement de ton après Obama
Il n’empêche : l’approche moins permissive envers les grandes entreprises du numérique, en vigueur dans l’Union européenne, gagne du terrain. « Ma position n’est pas qu’il ne faut pas qu’il n’y ait pas de régulation. La vraie question est : quelle est la bonne régulation ? », a rappelé Mark Zuckerberg, conformément au nouveau mot d’ordre adopté par l’entreprise en réponse aux pressions politiques.

        Lire aussi :
         

                Le patron de Facebook peine à convaincre les sénateurs américains



Mardi, quelques sénateurs d’inspiration libérale ont bien rappelé le risque de « surréguler » le secteur technologique. Mais la tonalité a changé depuis l’époque où Barack Obama raillait les enquêtes anticoncurrentielles lancées par la Commission européenne, dans un entretien au site Recode en 2015 :
« Pour la défense de Google et Facebook, la réponse européenne est ici surtout guidée par des motivations commerciales. (…) Certains fournisseurs de services qui n’arrivent pas à concurrencer les nôtres essaient en gros de leur mettre des bâtons dans les roues. »
« Dans le domaine technologique, les Européens ont parfois l’impression d’être en retard, mais être en retard quand la direction générale n’est pas bonne… Ça peut vouloir dire être en avance », rappelle Cathy O’Neil, autrice d’un livre sur les dangers des algorithmes (Weapons of Math Destruction, Crown, 2016, non traduit), interrogée en marge du sommet sur l’intelligence artificielle organisé le 29 mars à Paris par le gouvernement.
Des élans politiques similaires des deux côtés de l’Atlantique
Aux Etats-Unis, de nouvelles réglementations pourraient voir le jour. Mardi, le sénateur démocrate Ed Markey a demandé à Mark Zuckerberg s’il soutiendrait le vote du « consent act », un projet de loi qui impose « comme en Europe » le consentement préalable d’un utilisateur avant de pouvoir utiliser ses données. « En principe oui, mais les détails importent », a esquivé M. Zuckerberg. Récemment, certains ont défendu la création d’une agence américaine de protection des données – un débat qui peut paraître surprenant vu d’Europe et particulièrement de France, où la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) applique depuis 1978 la loi du même nom.
Egalement évoqué mardi, le débat autour de la « responsabilité » de Facebook sur les contenus publiés fait écho à des discussions européennes : la révision en cours de la directive européenne sur les services de médias audiovisuels vise ainsi à renforcer les obligations des plates-formes numériques. Dans un autre domaine, Google a annoncé récemment la création de Google News Initiative, qui étend au monde entier son programme de soutien financier au journalisme, né en France en 2013 puis élargi à l’Europe en 2015.
Enfin, les attaques répétées de Donald Trump envers Amazon et son patron, Jeff Bezos, accusés de « ne pas payer leurs impôts » peuvent faire penser aux velléités de la Commission européenne d’imposer une fiscalité plus stricte aux grandes plates-formes comme Google et Facebook.
Cette petite revanche acquise, la route reste toutefois longue pour ceux qui rêvent d’une régulation complète des GAFA, aux Etats-Unis ou en Europe. Sur Twitter, le député européen et ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt a en tout cas assuré mardi ne pas se satisfaire de cette première audition de Mark Zuckerberg :
« Dommage que les citoyens européens doivent s’en remettre aux sénateurs américains pour obtenir la vérité sur ce qui s’est passé avec leurs données. J’invite Mark Zuckerberg à venir devant le Parlement européen nous expliquer comment Facebook compte se mettre en conformité avec la législation européenne sur la vie privée. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Moins d’une semaine après le bombardement à l’arme chimique de Douma, dans la Ghouta orientale, une frappe occidentale se précise d’heure en heure.
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Syrie : Donald Trump prévient la Russie d’une prochaine frappe de missiles

Moins d’une semaine après le bombardement à l’arme chimique de Douma, dans la Ghouta orientale, une frappe occidentale se précise d’heure en heure.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 14h33
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 18h12
   





                        



   


Moins d’une semaine après le bombardement à l’arme chimique de Douma, dans la Ghouta orientale, enclave rebelle située aux portes de Damas et visée par une offensive des troupes de Bachar Al-Assad, la menace d’une frappe occidentale sur la Syrie se précise d’heure en heure.

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          Donald Trump et Emmanuel Macron veulent « une réponse commune »



Mercredi 11 avril, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a averti la Russie, alliée de Bachar Al-Assad, que des missiles seraient prochainement lancés sur la Syrie :

Russia vows to shoot down any and all missiles fired at Syria. Get ready Russia,  because they will be coming, nice… https://t.co/tFXJAYDnOh— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et “intelligents !” Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela. »
« Nous ne participons pas à la twitto-diplomatie »
« Nous ne participons pas à la twitto-diplomatie. Nous sommes partisans d’approches sérieuses », a répondu quelques heures plus tard le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Nous estimons toujours qu’il est important de ne pas mener des actions qui pourraient nuire à une situation déjà fragile (…) Nous sommes convaincus que l’utilisation d’armes chimiques à Douma a été inventée, et ne peut être utilisée comme prétexte pour avoir recours à la force », a-t-il prévenu.
Plus tôt mercredi, M. Peskov avait mis en garde contre tout acte en Syrie pouvant « déstabiliser la situation déjà fragile dans la région », après les menaces de frappes des Occidentaux contre le régime de Damas, accusé d’être responsable d’une attaque chimique.

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                La confrontation Washington-Moscou sur le dossier syrien se durcit



Selon le président des Etats-Unis, la relation avec la Russie est plus dégradée que jamais : « Notre relation est pire que pendant la guerre froide », a-t-il encore lancé sur Twitter. Il a proposé mercredi de contribuer à la relance de l’économie russe et de mettre un terme à ce qu’il appelle une « course aux armements », moins d’une heure après avoir averti Moscou de l’imminence de frappes américaines en Syrie.

Our relationship with Russia is worse now than it has ever been, and that includes the Cold War. There is no reason… https://t.co/5k5Xu5QBgg— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Pour finir sa série de tweets sur la Russie mercredi, M. Trump a écrit que l’animosité avec Moscou était largement causée par l’enquête, selon lui aiguillée par les démocrates, sur l’ingérence russe dans la présidentielle.

Much of the bad blood with Russia is caused by the Fake & Corrupt Russia Investigation, headed up by the all Democr… https://t.co/eA1AtTPv49— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« L’animosité avec la Russie est largement causée par l’enquête russe fausse et corrompue, aiguillée par tous les loyalistes démocrates, ou des personnes qui ont travaillé pour Obama. [Le procureur spécial] Mueller est celui qui a le plus de conflits d’intérêts. Pas de connivence, donc ils deviennent fous ! » 
Ankara appelle Moscou et Washington à la retenue
Acteur-clé du dossier syrien, la Turquie a exhorté mercredi la Russie et les Etats-Unis à cesser leur « bagarre de rue » au sujet de possibles frappes contre le régime syrien.
« L’un dit “J’ai de meilleurs missiles”, l’autre dit “Non, c’est moi qui ai de meilleurs missiles. Allez, chiche, envoie-les !” (…) C’est une bagarre de rue, ils se bagarrent comme des caïds », a déploré le premier ministre, Binali Yildirim, lors d’un discours à Istanbul. « Et qui en paie le prix ? (…) Les civils », a poursuivi le chef du gouvernement turc.
Dans cette dispute, la Turquie est coincée entre son allié états-unien, avec qui les relations se sont dégradées depuis deux ans, et son partenaire russe, avec qui les rapports sont de plus en plus chaleureux, malgré une rivalité pluriséculaire. La Turquie soutient l’opposition syrienne qui cherche à renverser depuis 2011 le régime de Bachar Al-Assad.
Mais Ankara semble depuis plus d’un an plus préoccupé par les activités des milices kurdes dans le nord de la Syrie, et coopère étroitement avec la Russie et l’Iran, parrains du régime syrien.



                            


                        

                        


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Sécurité alimentaire : la Commission européenne dévoile ses propositions pour plus de transparence

A la suite de la polémique autour du glyphosate, l’Union européenne souhaite rendre plus transparent le processus d’évaluation scientifique sur lequel se basent les autorisations.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 14h30
   





                        


La Commission européenne, tirant les leçons de la polémique autour du renouvellement de la licence du glyphosate dans l’Union européenne (UE), a dévoilé mercredi 11 avril des propositions visant à rendre plus transparent le processus d’évaluation scientifique sur lequel se basent les autorisations en matière de sécurité alimentaire.
« Avec cette réforme, les citoyens auront accès immédiatement aux études scientifiques qui viennent en soutien des demandes d’autorisation », a assuré le commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis.
La réforme proposée par la Commission veut rendre publiques et accessibles les études d’évaluation des risques « à un stade précoce de la procédure ». Un registre serait créé, pour compiler toutes les études commandées par des entreprises requérant une autorisation, afin de « garantir qu’elles ne cachent pas des études défavorables ».
Elle donnerait aussi le pouvoir à la Commission de demander à l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) de commander des études supplémentaires « dans le cas de circonstances exceptionnelles, comme un haut degré de controverse autour d’une substance », souligne l’exécutif européen dans un document explicatif.
Renforcer la responsabilité des Etats
La Commission veut également renforcer la responsabilité des Etats membres au sein de l’EFSA, en leur demandant de présenter un ensemble de candidats parmi lesquels seraient choisis les experts des comités scientifiques de l’agence.
La réforme législative touche huit secteurs différents en lien avec la sécurité alimentaire : outre les produits phytosanitaires, elle concerne notamment la transparence en matière d’organismes génétiquement modifiés, d’additifs alimentaires (humains et animaux), de matériaux en contact avec la nourriture ou encore les « nouveaux aliments ».
La proposition de la Commission est désormais entre les mains des deux législateurs européens, le Parlement et le Conseil (les Etats membres).
« Il est nécessaire que les citoyens continuent de croire que le système (…) fonctionne bien », a souligné le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, lors d’un point de presse. Il s’est félicité que l’action des citoyens européens puisse « avoir un impact direct sur l’agenda politique » de l’UE.
Initiative citoyenne européenne
En effet, c’est sous la pression d’une pétition (Initiative citoyenne européenne, ICE) signée par plus d’un million d’Européens, que Bruxelles avait promis, en décembre 2017, de revoir sa législation. Elle adoptait alors officiellement la nouvelle licence du glyphosate, clôturant plus de deux ans de bataille autour de cet herbicide controversé.

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Les opposants et partisans du glyphosate se sont déchirés sur des études scientifiques portant sur le caractère cancérogène ou non de l’herbicide le plus utilisé au monde. L’EFSA l’a classé « probablement non cancérogène », ouvrant la voie à sa réautorisation dans l’Union européenne, quelques mois après l’avis contraire rendu par le Centre international de recherche sur le cancer, un organisme de l’Organisation mondiale de la santé.
Ses détracteurs ont argué que l’EFSA s’appuyait sur des études fournies par l’industrie phytosanitaire, et en particulier le grand groupe américain Monsanto, qui produit le glyphosate.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’interruption des vols par la Russie avait été décidée après un attentat contre un Airbus dans le Sinaï le 31 octobre 2015, qui avait fait 224 morts.
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Compte rendu

La Russie et l’Egypte reprennent leurs liaisons aériennes

L’interruption des vols par la Russie avait été décidée après un attentat contre un Airbus dans le Sinaï le 31 octobre 2015, qui avait fait 224 morts.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-11T13:29:36+02:00"

        Le 11.04.2018 à 13h29






    
Le logo de la compagnie russe Aeroflot.
Crédits : Regis Duvignau/REUTERS


Un premier vol Moscou-Le Caire marque, mercredi 11 avril, la reprise des liaisons aériennes directes entre la Russie et l’Egypte, suspendues fin 2015 après l’attentat contre un charter russe au-dessus du Sinaï, entraînant de dures conséquences pour l’économie égyptienne.
Prévu à 17 h 50 GMT, le décollage du vol SU0400 de la compagnie publique russe Aeroflot depuis l’aéroport de Moscou-Chérémétiévo ne constitue qu’un tout premier pas avant le retour de charters susceptibles d’acheminer les touristes russes vers les plages des stations balnéaires égyptiennes. Jeudi, c’est Egyptair qui reprendra ses liaisons entre les deux capitales et, au total, les deux compagnies effectueront cinq rotations par semaine.
Une portée symbolique
Les liaisons aériennes entre les deux pays avaient été suspendues après le crash d’un Airbus A321 dans le Sinaï le 31 octobre 2015, qui avait fait 224 morts, essentiellement des touristes russes. Une bombe avait explosé à bord de l’avion après son décollage de la station balnéaire de Charm Al-Cheikh dans l’est du pays. L’attaque avait été revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI).
Justifiée par Moscou par les failles dans les mesures de sécurité aériennes en Egypte, l’interruption des vols avait porté un coup dur au tourisme en Egypte, une destination très prisée par les Russes. Le nombre de touristes étrangers en Egypte était passé de 14,7 millions en 2010 à 5,4 millions en 2016, l’année suivant l’attentat, avant de remonter à 8,3 millions en 2017, selon des chiffres officiels.

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                En Egypte, Sissi remporte la présidentielle haut la main mais peine à mobiliser



Les revenus issus du tourisme avaient été divisés par trois, passant de 11,6 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros) pendant l’année fiscale 2010 à 3,8 milliards en 2016, selon la Banque centrale égyptienne. Mais si la reprise des vols a une portée symbolique, son effet sur le tourisme s’annonce limité. Pour l’instant, des vols permettant aux touristes russes d’atterrir directement dans les stations balnéaires égyptiennes ne sont en effet pas encore prévus. Pour s’y rendre depuis Le Caire, il faut faire un trajet de six à sept heures en autocar ou prendre un vol domestique.
« Une grande inquiétude »
Les deux pays fixeront une date pour négocier la reprise des vols entre la Russie et les stations balnéaires égyptiennes à la suite de la reprise des vols entre les capitales, avait précisé la semaine dernière l’ambassadeur égyptien en Russie, Ihab Nasr, cité par l’agence russe Ria Novosti. « Les touristes n’ont pas besoin de vols directs pour Le Caire. Le transfert du Caire vers les stations balnéaires est long et inconfortable, et personne ne s’y rendra de cette façon », a expliqué à l’AFP Irina Tiourina, porte-parole de l’industrie russe du tourisme.

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                Dans le Sinaï, la lutte difficile de l’armée égyptienne face à l’EI



« En pratique, la situation reste la même qu’avant, quand les gens s’y rendaient indépendamment, en passant par Minsk ou Istanbul », a-t-elle estimé, affirmant que l’« Egypte, en tant que destination touristique pour le marché russe, n’est pas encore de retour ». Les autorités russes ne cachaient pas par ailleurs leurs inquiétudes.
« La reprise des liaisons aériennes avec l’Egypte, en particulier vers les zones de villégiature, fait l’objet d’une grande inquiétude de notre part », a déclaré la semaine dernière Alexandre Neradko, à la tête de l’Agence fédérale des transports aériens, cité par les agences russes. Selon le quotidien Al-Ahram, huit experts russes seront chargés, à l’aéroport international du Caire, de surveiller le respect des mesures de sécurité sur les vols à destination de Moscou.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ « La tentation du commerce administré revient en force », observe le directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales dans un entretien au « Monde ».
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Sébastien Jean : « Il n’y a pas de pays riches fermés »

« La tentation du commerce administré revient en force », observe le directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales dans un entretien au « Monde ».



Le Monde
 |    11.04.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 16h08
    |

            Claire Guélaud et 
Marie de Vergès








                        



                                


                            

Economiste, spécialiste du commerce international, Sébastien Jean est directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), qui fête ses 40 ans jeudi 12 avril. A l’occasion de cet événement, auquel Le Monde s’est associé, est organisée une conférence sur « La France et l’Europe dans la mondialisation » à laquelle participent plusieurs experts comme Pascal Lamy (ex-directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, OMC) Benoît Cœuré (Banque centrale européenne), Claudia Buch (Bundesbank) ou encore François Bourguignon (Paris School of Economics).
A-t-on déjà connu un épisode si aigu de tensions commerciales ?
La période actuelle m’évoque le précédent de l’époque [Ronald] Reagan, quand les Américains se sont tout d’un coup sentis menacés dans leur leadership économique par la concurrence japonaise. L’administration Reagan avait réagi en prenant des mesures de protection commerciale assez larges à l’encontre du Japon. Cet épisode avait débouché sur des accords importants de restriction volontaire aux exportations.
Dans l’affaire actuelle des droits sur l’acier et l’aluminium, la Corée a d’ailleurs signé avec les Etats-Unis un accord prévoyant une restriction quantitative de ses exportations. La tentation du commerce administré revient en force. En revanche, derrière la confrontation commerciale avec Pékin, se profile un enjeu stratégique qui n’existait pas dans les années 1980 avec le Japon. Pour [Donald] Trump et son administration, les questions économiques sont aussi géostratégiques. C’est le symptôme d’une ère où le leadership économique et politique des Etats-Unis n’est plus sans rival.
Sommes-nous au début d’une guerre commerciale ?
Je ne parlerais pas de guerre commerciale, car il s’agit d’annonces plus que d’actes. Le plus sérieux dans l’épisode actuel concerne les accusations des Américains contre la Chine en matière de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le réseau social est accusé d’avoir laissé se propager des messages haineux contre les minorités musulmanes en négligeant son travail de modération.
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En Birmanie et au Sri Lanka, polémiques sur le rôle de Facebook

Le réseau social est accusé d’avoir laissé se propager des messages haineux contre les minorités musulmanes en négligeant son travail de modération.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 12h03
    |

            Harold Thibault et 
Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

Alors que des violences intercommunautaires se propageaient en mars dans le centre du Sri Lanka, des militants de ce pays ravagé par près de trois décennies de guerre civile alertaient Facebook au sujet de plusieurs messages haineux contre la minorité musulmane. L’un de ces posts appelait à « tuer tous les musulmans, sans épargner un seul enfant, parce que ce sont des putains de chiens ». Il fallut six jours pour que le réseau social leur réponde, dans ce pays où il n’a pas de bureau mais qui compte 6 millions d’usagers actifs… et conclut que ce texte n’enfreignait pas les « standards de la communauté ».
Conséquence, le gouvernement sri-lankais allait bloquer l’accès à Facebook durant plusieurs jours dans l’espoir d’endiguer la flambée de violence. Les responsables pour l’Asie du géant numérique se décidèrent aussitôt à se rendre à Colombo pour y rencontrer le gouvernement ainsi que des représentants de la société civile. Ces derniers tentaient depuis des années de les contacter.
Divinité numérique
Sur cette île, comme en Birmanie, où l’armée, appuyée par des extrémistes bouddhistes, a contraint plus de 650 000 membres de la minorité musulmane des Rohingya à fuir au Bangladesh voisin depuis août 2017, le réseau social est accusé d’avoir largement négligé le travail de modération. Il y a cependant urgence : depuis le début du processus de démocratisation du « Myanmar », il y a sept ans, Facebook est devenu une sorte de divinité numérique. Les utilisateurs birmans du réseau étaient environ 14 millions en 2017, dont une forte majorité dans la tranche d’âge 25-35 ans. « En Birmanie, on se réveille avec Facebook et on s’endort avec Facebook », relève Thurein Win, 42 ans, qui traduit (fort à propos) George Orwell en birman.
Mais, comme au Sri Lanka, alors qu’enfle une vague nationaliste notamment incarnée par le moine bouddhiste islamophobe Ashin Wirathu, le réseau social a servi de véhicule à la propagation de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le périodique intellectuel et culturel avait ouvert ses colonnes à un chroniqueur conservateur, avant de le licencier quelques semaines plus tard.
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Le magazine américain « The Atlantic » s’essaye à la diversité des opinions… et recule

Le périodique intellectuel et culturel avait ouvert ses colonnes à un chroniqueur conservateur, avant de le licencier quelques semaines plus tard.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 13h41
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


La question taraude une bonne partie de la presse américaine depuis l’élection surprise de Donald Trump. Ne serait-elle pas tombée dans le piège d’un entre-soi intellectuel qui l’aurait empêchée de voir les Etats-Unis tels qu’ils sont ? Jeffrey Goldberg, le rédacteur en chef du magazine The Atlantic, souvent privilégié par l’ancien président démocrate Barack Obama pendant son passage à la Maison Blanche, a tenté d’y répondre par un traitement de choc. Il a choisi, en mars, d’ouvrir les colonnes de cette publication réputée à une plume au vitriol, celle de Kevin Williamson, un polémiste redoutable, ancien chroniqueur de la National Review qui a longtemps été le creuset du conservatisme américain.
Comme l’arrivée de Bret Stephens, alors au Wall Street Journal, au New York Times, un an plus tôt, celle du transfuge n’est pas passée inaperçue, loin s’en faut. L’intrépide disposait pourtant d’un visa en bonne et due forme, puisqu’il s’était rangé pendant la présidentielle dans le camp des never trumpers rassemblant les intellectuels et membres d’anciennes administrations républicaines révulsés par le style et les thèmes défendus par l’ancienne star de la téléréalité. Un laissez-passer néanmoins insuffisant pour les lecteurs du magazine, qui abrite déjà depuis longtemps une ancienne « plume » de George W. Bush, David Frum.
« Les mauvaises idées ne méritent pas d’être débattues »
Les adversaires de cette ouverture éditoriale n’ont pas eu à chercher beaucoup pour instruire un procès en illégitimité. Hostile à l’avortement (comme au droit à choisir son identité de genre), Kevin Williamson avait ainsi défendu en 2014 une position particulièrement radicale, selon laquelle toute interruption volontaire de grossesse constitue, pour la femme qui y a recours, un homicide prémédité, passible selon lui du même châtiment qu’un assassinat. Provocateur, le conservateur avait même fait part de sa faiblesse pour la pendaison, jugeant l’injection létale un peu aseptisée. Jeudi 5 avril, Jeffrey Goldberg a mis fin à la collaboration avec Kevin Williamson.
Le limogeage a suscité autant de tumulte que le débauchage
Le limogeage a suscité autant de tumulte que le débauchage. Dans les colonnes du Washington Post, Ruth Marcus, qui défend des positions opposées à celles de Kevin Williamson sur l’avortement, a pris la défense de sa cohérence intellectuelle. Une partie de l’aile gauche américaine, en revanche, s’en est bruyamment réjouie. « Les mauvaises idées ne méritent pas d’être débattues », a tranché un contributeur du Huffington Post, Noah Berlatsky. Une partie de la droite y a vu la preuve de l’intolérance du camp d’en face, sans s’interroger outre mesure sur sa propre capacité à entendre d’autres arguments que ses propres slogans.
Les never trumpers républicains ont fait assaut d’amertume. Erick Erickson, du site The Resurgent, a considéré que l’épisode rappelle qu’« une bonne partie du conservatisme américain se trouve ghettoïsé non pas par choix, mais à la suite de demandes actives de la gauche pour que la droite soit réduite au silence ». Kevin Williamson « a été embauché pour la même raison qu’il a été congédié : il a des opinions bien senties et il les exprime très bien », s’est lamenté Jonah Goldberg, de la National Review. Les tranchées de la guerre culturelle américaine ont probablement un bel avenir devant elles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Sous peine de poursuites, les autorités sanitaires américaines enjoignent au laboratoire Bayer de mieux informer les patientes des effets secondaires.
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Restrictions aux Etats-Unis pour le dispositif contraceptif Essure

Sous peine de poursuites, les autorités sanitaires américaines enjoignent au laboratoire Bayer de mieux informer les patientes des effets secondaires.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h36
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Le dispositif contraceptif définitif Essure, distribué par le laboratoire allemand Bayer HealthCare et soupçonné de provoquer de graves effets secondaires, est désormais sous haute surveillance aux Etats-Unis, unique pays où il est encore commercialisé. Lundi 9 avril, les autorités sanitaires américaines ont enjoint à la multinationale de mieux informer les femmes des risques liés à l’utilisation du produit, sous peine de poursuites judiciaires : une décision sans précédent.
La Food and Drug Aministration (FDA), organisme qui délivre – entre autres – les autorisations de commercialisation des médicaments, a décidé qu’à ce jour, seules les patientes ayant lu et signé la brochure détaillant les risques liés à Essure pourront recevoir les implants. Ce document très technique de 22 pages devra être visé conjointement par le médecin qui réalisera l’acte.

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                Action de groupe contre les implants contraceptifs Essure



« La FDA fera respecter ces obligations et prendra les mesures appropriées en cas de manquement, y compris les sanctions pénales et civiles applicables », a précisé l’agence dans un communiqué sans pour autant demander le retrait du produit. « Malgré des efforts pour alerter les femmes sur les complications potentielles d’Essure, nous savons que certaines patientes ne reçoivent toujours pas ces informations importantes. C’est tout simplement inacceptable, a déclaré le docteur Scott Gottlieb, patron de la FDA dans le même texte. Chaque femme recevant ce dispositif devrait comprendre pleinement les risques qui y sont associés. »
Sur le marché depuis 2002, Essure est un dispositif de stérilisation implantable par les voies naturelles, unique en son genre. Composé de ressorts en fibres de polyéthylène, nickel, titane et acier inoxydable, il provoque une cicatrisation qui obstrue les trompes de Fallope. Alternative aux techniques chirurgicales telles que la ligature des trompes, ces implants ont été accueillis comme une formidable innovation et prescrits en première intention aux femmes demandeuses d’une contraception définitive et irréversible.
Bayer évoque « un dispositif sûr et efficace »
Selon Bayer HealthCare, le dispositif a été vendu à un million d’exemplaires dans le monde. Mais les signalements d’effets secondaires neurologiques, musculaires, hémorragiques et allergiques, liés à sa pose comme à sa composition, se sont multipliés ces dernières années. Des migrations des implants et des perforations d’organes ont conduit à des retraits qui imposent l’ablation des trompes, voire de l’utérus. Devant la recrudescence de signalements d’effets indésirables, Essure avait notamment été placé sous surveillance renforcée par les autorités sanitaires françaises en 2015.
En février 2016, la FDA avait ordonné à Bayer d’effectuer une étude sur le produit. Dés novembre 2016, l’agence avait également imposé la mise en garde la plus stricte sur l’emballage du dispositif. Selon la FDA, les ventes d’Essure ont chuté de 70 pourcent depuis l’annonce de ces premières restrictions. En septembre 2017, Bayer a cessé de commercialiser Essure partout dans le monde à l’exception des Etats-Unis, son marché le plus florissant, en précisant que sa décision était due à une baisse des ventes et non à une question de sécurité.
« Les patientes méritent l’information la plus précise et la plus complète afin de prendre les décisions liées à leur santé, et Bayer forme – et continue de former – les professionnels de santé à l’importance de conseiller de manière appropriée chaque patiente sur les bénéfices et les risques que présentent Essure, a plaidé le laboratoire dans un communiqué. La FDA a pu constater à de nombreuses reprises qu’Essure est un dispositif sûr et efficace qui met à la disposition des femmes un moyen de contraception de grande valeur. »
La FDA a reçu 12 000 signalements d’effets indésirables pour l’année 2017 dont 90 % liés à des interventions visant à ôter le dispositif. L’agence précise cependant que la plupart des doléances émanent d’avocats conseillant des patientes ayant entamé un recours en justice contre Bayer. Aux Etats-Unis, le laboratoire est visé par une action de groupe réunissant environ 16 000 femmes en raison de troubles supposément liés à l’utilisation d’Essure.
En France, l’association Resist (Réseau d’entraide, de soutien et d’informations sur la stérilisation tubaire), créée en 2016 et forte de 2 330 membres, a également assigné Bayer, le 8 mars, devant le TGI de Paris pour « faute de vigilance » et « commercialisation d’un produit défectueux » dans le cadre d’une action de groupe.



                            


                        

                        


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D’Afrique en Asie, la Turquie traque les gülénistes

Trois Turcs qui travaillaient au Gabon dans une école du prédicateur ont été exfiltrés par les services secrets. Fin mars, une opération semblable au Kosovo avait permis à Ankara de mettre la main sur six ressortissants turcs.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h35
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Trois ressortissants turcs – Osman Özpınar, Ibrahim Akbas, Adnan ­Demirönal –, membres présumés du mouvement du ­prédicateur Fethullah Gülen, auquel Ankara attribue la paternité du coup d’Etat manqué de juillet 2016, ont tout récemment été exfiltrés par les services secrets d’Ankara (MIT) contre leur gré depuis le Gabon, où ils avaient été arrêtés, vers la Turquie.
Les trois hommes travaillaient à Libreville pour les écoles du mouvement Gülen, bien implanté sur le continent africain. Arrêtés à la mi-mars, maintenus en détention sans que leurs avocats aient eu la possibilité de consulter leurs dossiers d’accusation, ils ont été ramenés en Turquie avec leurs familles à bord d’un avion privé affrété par le MIT. Accusés d’appartenance « à une organisation terroriste armée », ils risquent plusieurs années de prison.
« Le Gabon a renvoyé trois importants membres du réseau Gülen. Où qu’ils aillent, nous les pourchasserons », s’est félicité le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lors d’une intervention devant les ­députés de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), mardi 10 avril. « Nous en avons reçu récemment six venant du Kosovo et trois du Gabon. Voyons d’où sortiront les prochains », a ajouté le chef d’Etat turc, visiblement ravi.

Depuis le coup d’Etat raté de 2016, les autorités turques ont lancé une véritable chasse aux sorcières contre les partisans du prédicateur Gülen. Installé aux Etats-Unis depuis 1999, ce dernier dément toute implication dans le putsch manqué. Plus de 55 000 personnes, dont des enseignants, des magistrats, des opposants et des journalistes critiques, ont été arrêtées sur des accusations de terrorisme dans le cadre des purges sans fin menées par les autorités.
Méthodes de barbouzes
Le 29 mars, six ressortissants turcs – cinq enseignants, un médecin – ont été arrêtés au Kosovo puis extradés – « enlevés », selon la presse kosovare – vers...




                        

                        


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Azerbaïdjan : Ilham Aliev réélu à l’issue d’une présidentielle sous contrôle

Au pouvoir depuis quinze ans, l’autocrate a été facilement reconduit pour un nouveau mandat mercredi avec plus de 80 % des voix, selon les sondages à la sortie des urnes.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 18h21
    |

                            Arthur Carpentier








                        



   


Les 5,2 millions d’électeurs azerbaïdjanais étaient appelés aux urnes, mercredi 11 avril, pour un scrutin présidentiel sans suspense. Le président Ilham Aliev, au pouvoir depuis 2003, a été facilement reconduit pour un nouveau mandat de sept ans avec plus de 80 % des voix, selon les sondages de sorties des urnes effectués après la fermeture des derniers bureaux de vote.
M. Aliev a obtenu 82,7 % des voix, selon l’institut de sondage public azerbaïdjanais ELS Independent Research Center, et 86,5 % selon l’institut français OpinionWay.
Les opposants, dont certains sont emprisonnés, avaient appelé au boycottage du scrutin. Pour faire bonne mesure et entretenir une illusion de pluralisme, le pouvoir a poussé des fidèles à présenter leur candidature.
Ce vote devait initialement se tenir le 17 octobre 2017, mais le président a décidé en février de l’avancer de six mois. Les autorités assurent que cette décision a pour but d’éviter un chevauchement des prochaines élections présidentielle et législatives, prévues pour 2025. Cette justification a suscité des critiques, notamment auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération européenne (OSCE), qui contrôle les scrutins azerbaïdjanais depuis 1995.
Les observateurs de l’OSCE ont ainsi pu assister à onze élections, et pas une ne s’est déroulée sans que des malversations soient dénoncées : intimidations et représailles, fonctionnaires forcés de prendre part aux rassemblements en faveur du président en fonction, bourrages d’urnes…
Première dame, second personnage de l’Etat
Détenteur du pouvoir depuis quinze ans sans discontinuer, Ilham Aliev l’a hérité de son père, Heydar Aliev, ancien chef du KGB local, dirigeant du pays entre 1993 et 2003. La dynastie Aliev a su s’enraciner au sommet de l’appareil étatique en utilisant à plein les ressources procurées par un sous-sol riche en hydrocarbures et en jouant de la rivalité avec l’ennemi arménien, auquel l’oppose le conflit irrésolu du Haut-Karabakh. Recette de sa longévité : un peu de caviar, beaucoup de pétrole et une importante dose d’autoritarisme.
Durant son règne, M. Aliev s’est employé à tailler les institutions à sa mesure. En 2009, un référendum lui permet d’abolir la limite de deux mandats présidentiels et offre au chef de l’Etat, au premier ministre ainsi qu’aux députés une « immunité personnelle » : aucun de ces dirigeants ne peut être poursuivi pénalement, et il est interdit aux journalistes d’enquêter sur eux. Un nouveau référendum, en 2016, fait passer le mandat présidentiel de cinq à sept ans, et crée le poste de premier vice-président. Trois mois plus tard, Ilham Aliev nomme à ce poste sa femme, Mehriban Alieva. Après avoir mis la main sur des pans entiers de l’économie, elle devient ainsi le second personnage de l’Etat.

   


La rente pétrolière a permis à la famille Aliev d’entretenir les caciques du régime – autant que son propre train de vie – pour pérenniser sa situation. Mais pas seulement. L’enquête « Laundromat », menée conjointement par Le Monde et dix autres publications européennes, avait permis de révéler les dessous de la « diplomatie du caviar » azerbaïdjanaise.
Des milliards d’euros, probablement détournés du budget de l’Etat, permettaient au régime de nouer de belles amitiés avec les représentants de puissances étrangères, dont la France. Cadeaux, dons, investissements, voyages, autant de gestes pour s’attirer la sympathie d’élus, porte-parole de Bakou dans leur pays et fréquemment invités à dire le bien qu’ils pensent des scrutins électoraux azerbaïdjanais.

        Lire l’enquête :
         

          « Diplomatie du caviar » : comment l’Azerbaïdjan s’offre l’amitié de responsables politiques européens



Le financement des ONG contrôlé
L’opposition, elle, ne dispose ni des moyens de s’organiser ni de ceux de se faire entendre. Les autorités ont facilement recours aux emprisonnements abusifs. Soucieuses de ne pas avoir officiellement de « prisonniers politiques », elles ont pris l’habitude d’écrouer les opposants grâce à de prétendues infractions liées aux stupéfiants, à de la fraude ou à l’évasion fiscale.
C’est pour ces derniers motifs que la militante des droits de l’homme Leyla Yunus a passé seize mois dans les geôles du régime, ou elle a été torturée. Sa libération, en décembre 2015, est apparue comme un gage donné aux Occidentaux. Mais, dénonce-t-elle dans une tribune publiée par Le Monde le 7 avril, « aujourd’hui, l’Azerbaïdjan compte 161 prisonniers politiques dont la majorité ont été arrêtés simplement pour avoir critiqué la politique d’Ilham Aliev sur les réseaux sociaux. Des prisonniers politiques décèdent régulièrement à la suite de tortures ».

   


Depuis deux ans, de nouvelles lois encadrent l’activité des ONG : en fait de leur offrir un cadre législatif, elles consistent plutôt en un étouffant carcan réduisant à rien l’espace public de la société civile. Il est désormais obligatoire pour ces organisations d’informer l’administration de toutes leurs sources de financement, notamment les dons issus de l’étranger. Les donateurs internationaux doivent eux-mêmes demander une autorisation pour obtenir le droit de subventionner des activités dans le pays. L’Etat bénéficie d’un large panel de motifs justifiant l’interdiction de ce type de versements, par exemple s’il estime déjà octroyer des fonds suffisants à certaines causes.
Les médias ne sont pas épargnés par cette entreprise de réduction au silence des courants opposés au régime. L’Azerbaïdjan pointe à la 162e place (sur 180) du classement 2017 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF). Plus d’une douzaine de journalistes ou blogueurs croupissent dans les prisons du pays, certains depuis six ans. En janvier 2018, le journaliste d’investigation Afgan Mukhtarli était condamné à six ans de prison. Il avait été enlevé quelques mois plus tôt par les autorités azéries en Géorgie, où il était réfugié.

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                Droits de l’homme : où en est l’Azerbaïdjan ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Pékin fait appel aux nouvelles technologies pour établir des listes noires, du dissident au mauvais payeur.
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En Chine, le fichage high-tech des citoyens

Pékin fait appel aux nouvelles technologies pour établir des listes noires, du dissident au mauvais payeur.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h20
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

L’avocat chinois Liang Xiaojun a pris l’habitude d’être retenu avant de prendre l’avion – et parfois empêché d’embarquer. Début mars, l’avertissement « condamné pour séparatisme » est apparu sur la machine utilisée par la police pour scanner sa carte d’identité avant qu’il s’envole pour la région de Mongolie intérieure. Or, précise-t-il, « je n’ai jamais été accusé ni condamné pour séparatisme ». Peut-être est-ce en lien avec l’un de ses clients : il représente un Tibétain jugé en janvier pour incitation au séparatisme. « A moins que ce soit ce que j’écris sur la messagerie WeChat ? », s’interroge M. Liang.
On l’a finalement laissé embarquer. Pas comme en août 2015, lorsqu’il avait été carrément empêché de s’envoler pour un semestre d’études à New York. L’ordinateur affichait : « Danger pour la sécurité nationale. » Sans doute, devine-t-il, parce qu’il était proche de certains des avocats des droits de l’homme arrêtés quelques semaines plus tôt.
Les déboires de M. Liang sont typiques des personnes que leurs activités « sensibles » placent sur des listes noires secrètes, aux critères mystérieux. A ce titre, elles servent de cobayes à l’ambitieux système de « crédit social » que la Chine met en place depuis 2014 : celui-ci se construit pour l’instant autour d’une sanction principale, l’interdiction d’emprunter un avion ou un train.
Mise à l’index
Environ dix millions de passagers du transport aérien et quatre millions du ferroviaire se sont vu imposer entre 2013 et mars 2018 des restrictions partielles ou totales à l’achat de billets pour n’avoir pas exécuté la décision de justice à laquelle ils ont été condamnés après épuisement des recours. Parmi eux, 6,2 millions furent entièrement interdits d’avion.
Cette mise à l’index des inculpés ou débiteurs défaillants par les cours de justice répond certes à un problème bien réel : la difficulté pour l’Etat chinois de faire appliquer les décisions de justice....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ La France souligne la nécessité de ne pas « toucher les alliés » du régime de Damas pour éviter toute « escalade ».
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Moscou met en garde contre des frappes en Syrie

La France souligne la nécessité de ne pas « toucher les alliés » du régime de Damas pour éviter toute « escalade ».



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h18
    |

            Marc Semo, 
Gilles Paris (Washington, correspondant) et 
Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)








                        



   


Donald Trump s’est donné encore un peu de temps avant de mettre à exécution ses menaces. Lundi 9 avril, il avait assuré que le régime de Damas paierait « au prix fort » le nouveau bombardement chimique d’une zone rebelle qui lui est imputé. Le lendemain, pendant que les ­Nations unies étaient le théâtre d’un nouveau blocage sur la Syrie, la Maison Blanche a annoncé que le président des Etats-Unis ne se rendrait pas au sommet des Amériques prévu les 13 et 14 avril à Lima, au Pérou, « afin de superviser la réponse américaine ».
Après avoir multiplié les contacts avec son homologue français, Emmanuel Macron, il s’est entretenu mardi avec la première ministre britannique, Theresa May, qui a besoin d’un accord du Parlement pour que son pays participe à l’opération. L’objectif est d’obtenir le soutien d’un maximum de pays.
M. Macron a précisé sa position lors de sa conférence de presse avec le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman. Annonçant que la France précisera « dans les prochains jours » sa réponse, il a souligné : « En aucun cas les décisions que nous prendrions n’auraient vocation à toucher des alliés du régime ou s’attaquer à qui que ce soit, mais bien à s’attaquer aux capacités chimiques détenues par le régime. » D’où d’intenses échanges d’informations techniques et stratégiques avec les services américains et britanniques. Il s’agit de ne pas se limiter à une frappe symbolique, mais le chef de l’Etat dit aussi « ne souhaiter aucune escalade dans la région ».

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                Carnage chimique dans la Ghouta orientale



Dans les travées onusiennes, le même jour, la question n’a d’ailleurs pas été de savoir si des frappes allaient être mises en œuvre, mais quand. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait été saisi par les Etats-Unis sur un projet de résolution relançant un mécanisme d’enquête pour désigner les responsables d’attaques chimiques en Syrie. Cette initiative faisait suite au bombardement aux gaz neurotoxiques sur la localité de Douma, le 7 avril, dont les Occidentaux attribuent la responsabilité à l’armée de Bachar Al-Assad, avec, selon eux, l’accord tacite de Moscou, voire de l’Iran, selon Donald Trump.
Comme les Etats-Unis l’escomptaient sans doute, la Russie, alliée de Damas, a mis son veto. Le représentant russe, Vassily Nebenzia, a dénoncé un vote sciemment organisé pour aboutir à une impasse et « justifier des frappes en Syrie ». Laissant planer le spectre de l’échec de leur intervention en ­Libye et de l’enlisement irakien, il a appelé Washington et ses alliés à renoncer à ce qu’il a qualifié d’« aventure militaire illégale ». Ce sont « des jeux géopolitiques méprisables » et cette « dynamique militaire agressive » précipitera, ­selon lui, toute la région « dans l’aventurisme ». « Nous sommes au seuil d’un événement très grave. Abstenez-vous des plans que vous avez pour la Syrie », a-t-il conclu à l’adresse de ses homologues.
« Dangereuse banalisation »
L’ambassadeur de Russie au Liban, Alexander Zassipkine, cité mardi par la chaîne de télévision Al-Manar, qui appartient au Hezbollah, engagé militairement aux côtés de Bachar Al-Assad, a averti qu’« en cas de frappe américaine (…), les missiles seront abattus et même les sources d’où proviennent ces missiles seront prises pour cibles ». Le diplomate a dit se référer à une déclaration du président russe, Vladimir Poutine, et du chef d’état-major des armées russes.
Aucun des membres occidentaux du Conseil n’a fait mardi référence à l’imminence de frappes punitives. Paris et Washington s’en sont tenus à une condamnation très ferme de l’usage d’armes chimiques, qui laisse présager pourtant une action militaire qui viserait essentiellement ce type d’armes.
« Tolérer le retour de ces agents de terreur et de mort n’est ni plus ni moins qu’un blanc-seing à tous ceux qui voudraient en user »
François Delattre, le représentant français, a ainsi dénoncé la « dangereuse banalisation » de leur usage. En moins d’une semaine, le Conseil de sécurité s’est réuni il est vrai à quatre reprises à propos de leur utilisation, que ce soit dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’assassinat de l’agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille au Royaume-Uni, ou de l’attaque de Douma. « C’est dire la gravité des enjeux aujourd’hui pour notre sécurité à tous », a plaidé M. Delattre, qui a assuré que « la France mettra tout en œuvre pour empêcher l’impunité chimique ». « Tolérer le retour de ces agents de terreur et de mort n’est ni plus ni moins qu’un blanc-seing à tous ceux qui voudraient en user », a-t-il ajouté.
La représentante américaine, Nikki Haley, n’a pas dit autre chose. Elle a estimé que le projet de résolution de Washington pour relancer un mécanisme d’enquête était « bien le minimum » que pouvait faire le Conseil. Avec ce veto, « l’Histoire se souviendra que la Russie a choisi de protéger un monstre plutôt que la vie du peuple syrien », a-t-elle assené.

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                Syrie : le secrétaire général de l’ONU appelle à une enquête « impartiale »



Plus tôt, fidèles à leur stratégie de diversion, les Russes avaient tenté de jouer la montre et de tirer parti des divisions du Conseil sur le chimique en proposant deux autres textes, qui ont été rejetés. Le premier prévoyait la création d’un mécanisme d’enquête dans lequel il revenait au Conseil d’attribuer les responsabilités – un moyen pour Moscou de continuer à protéger son allié syrien. Le deuxième texte autorisait les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques à se rendre, sous la protection des autorités syriennes et des militaires russes, dans le secteur de Douma pour recueillir des échantillons. Mais des enquêteurs ont déjà prévu de s’y rendre prochainement.
« Rétablir des lignes rouges »
La volonté américaine de se concentrer sur la problématique des armes chimiques est cohérente avec la vision stratégique présentée en décembre 2017, qui met en garde contre leur prolifération. « L’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien contre ses propres citoyens sape les normes internationales contre ces armes odieuses. Elle peut encourager davantage d’acteurs à s’en doter et à les utiliser », précisait d’ailleurs ce document. La mise en cause de la Russie permet également de dénoncer le comportement général de Moscou, sanctionné deux semaines plus tôt pour l’affaire Skripal par l’expulsion de soixante diplomates, et encore vendredi par des mesures punitives visant trente-huit personnes et entreprises.
Cette position permet aussi et surtout de gagner en cohérence en évitant de mettre en évidence l’absence d’une stratégie américaine claire en Syrie. Donald Trump a en effet créé la surprise, en avril, en faisant part, à plusieurs reprises, de sa volonté de s’en désengager en retirant les troupes américaines déployées dans le nord-est du pays.
Le Pentagone et le département d’Etat jugent au contraire nécessaire de s’engager dans la durée. Le contrôle de l’arsenal non conventionnel syrien a d’ailleurs été un élément retenu pour justifier cet effort à long terme, présenté en janvier.

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Si une action coordonnée des Occidentaux devait avoir lieu prochainement, ce serait pour « rétablir des lignes rouges sur le chimique qui ont été allégrement franchies depuis 2013 et le renoncement de l’ex-président [Barack] Obama à intervenir », a estimé mardi un diplomate, qui ne veut pas y voir « le signe d’un réengagement américain sur le dossier politique syrien ». A moins, estime un autre, « de convaincre les Américains, qui ont fait le choix de la fermeté vis-à-vis de Téhéran, que le principal danger iranien se situe en Syrie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans sa chronique, Cécile Ducourtieux, du bureau européen du « Monde » à Bruxelles, revient sur l’accueil que les responsables européens ont réservé à Viktor Orban après sa victoire aux élections législatives hongroises, dimanche 8 avril
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« La vérité, c’est qu’Orban sert aussi les intérêts des dirigeants du PPE… »

Dans sa chronique, Cécile Ducourtieux, du bureau européen du « Monde » à Bruxelles, revient sur l’accueil que les responsables européens ont réservé à Viktor Orban après sa victoire aux élections législatives hongroises, dimanche 8 avril



Le Monde
 |    11.04.2018 à 11h12
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Chronique. La géographie politique des satisfecit, après l’écrasante victoire aux législatives, dimanche 8 avril, du souverainiste Viktor Orban, qui s’est assuré un troisième mandat à la tête du gouvernement hongrois, souligne à quel point le jeu auquel joue le Parti populaire européen (PPE) avec cet encombrant membre est dangereux.
Manfred Weber, le chef de file au Parlement de Strasbourg de la puissante confédération des droites modérées de l’Union, a certes félicité le Hongrois dont la formation, le Fidesz, est affiliée au PPE depuis 2004. Mais ce sont les extrêmes droites qui se sont le plus bruyamment manifestées. « Grande et nette victoire d’Orban en Hongrie », a tweeté, dès dimanche soir, Marine Le Pen.

Mêmes types de salutations de la part de l’islamophobe néerlandais Geert Wilders, ou de la députée allemande Beatrix von Storch, représentante de l’aile dure de l’AfD. « C’est un mauvais jour pour l’Union européenne, mais un bon pour l’Europe », a posté l’ex-eurodéputée.
Comment le PPE, une formation revendiquant encore sur son site Web son positionnement de « centre droit », peut-elle tolérer un leadeur devenu un véritable modèle des extrêmes droites européennes ? Un dirigeant, chantre de l’illibéralisme, qui, depuis son retour au pouvoir en 2010, soumet les médias publics à un contrôle éditorial étroit ?
Relents antisémites
Pourquoi la famille politique d’Angela Merkel, du chrétien-social Jean-Claude Juncker ou du très pondéré Michel Barnier, supporte t-elle qu’Orban tienne des discours xénophobes et développe des thèses complotistes de plus en plus délirantes, accusant « les technocrates de Bruxelles » et le financier d’origine hongroise George Soros de fomenter un plan pour submerger la Hongrie de migrants musulmans ?

« Nous avons affaire à un adversaire qui est différent de nous. Il n’agit pas ouvertement, mais caché, il n’est pas...




                        

                        


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Compte rendu

Le regain de violences à Bangui fait au moins 18 morts, dont un casque bleu

La mission de l’ONU et les forces centrafricaines tentent de démanteler des milices au PK5, quartier majoritairement musulman de la capitale.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 11.04.2018 à 10h47

     •
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        Mis à jour le 11.04.2018 à 12h02






    
Dans le quartier à majorité musulmane du PK5, à Bangui, le 9 avril 2018, au lendemain du lancement d’une opération conjointe des casques bleus de la Minusca et des forces centrafricaines contre les groupes armés.
Crédits : FLORENT VERGNES / AFP


Des violences ont fait au moins 18 morts, mardi 10 avril, à Bangui, qui connaît depuis dimanche un fort regain de violences. Un casque bleu a notamment été tué et huit autres blessés dans l’après-midi au PK5, quartier majoritairement musulman de la capitale, où soldats de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) et centrafricains tentent de démanteler des milices d’« autodéfense » autoproclamées.
Au moins 46 personnes ont été blessées ce même jour, dont 44 ont été prises en charge par Médecins sans frontières (MSF), a indiqué l’ONG à l’AFP, et deux à l’hôpital pédiatrique de Bangui, selon le personnel hospitalier.

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Mercredi 11 avril au matin, un cortège d’habitants du quartier du PK5 est venu déposer devant le quartier général de la Minusca les corps de 17 personnes tuées selon eux mardi dans des violences. « Hier, ils ont tué beaucoup de gens. Voilà les morts qu’on a amenés ici », a expliqué un homme à l’AFP, à côté des corps drapés de blanc posés devant la porte close. Quelques véhicules blindés de l’ONU étaient placés aux abords du camp de la Minusca, qui a été totalement bouclé mercredi matin.
Démanteler les groupes armés
Ces derniers mois, le PK5, où vit la majorité des musulmans de la capitale, était un foyer de tensions. La population commerçante du quartier avait arrêté début 2018 de payer les milices pour protester contre leurs violences, qui se sont poursuivies.
Dimanche, l’ONU et les forces de sécurité centrafricaines ont lancé une opération militaire dans le PK5 pour démanteler ces groupes armés. Plusieurs membres de ces derniers ont été arrêtés au premier jour de cette action, pendant lequel deux personnes sont mortes et près de soixante ont été blessées.



Dans la nuit de dimanche à lundi, une base de la Minusca située dans le centre-ville de Bangui, à proximité de la résidence du président Faustin-Archange Touadéra, a été attaquée par des hommes armés.
Mardi, une fusillade a éclaté en milieu d’après-midi à la limite entre le quartier du PK5 et le 3e arrondissement, selon des sources concordantes. « Une patrouille de casques bleus rwandais appuyée par les forces de sécurité intérieure [FSI] centrafricaines et les forces armées centrafricaines [FACA] s’est fait tirer dessus et a poursuivi les assaillants jusqu’au PK5 », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire. C’est la première fois qu’un casque bleu est tué dans la capitale depuis l’arrivée au pouvoir du président Touadéra, en 2016.
Dans l’après-midi, l’ambassade de France a demandé sur les réseaux sociaux d’« éviter les abords du KM5 [“Kilomètre 5”, correspondant au quartier de Bangui appelé PK5] et de l’aéroport » ainsi que d’« observer la plus grande prudence ».

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« Des civils sont morts », a affirmé à l’Agence France-Presse un habitant du PK5, joint par téléphone, sans qu’il soit possible de vérifier l’information. « Beaucoup de personnes se sont réfugiées au niveau de la mosquée centrale du [quartier]. »
Les échanges de tirs ont cessé vers 19 heures (heure locale), a constaté l’AFP. Les rues de la capitale étaient vides mardi soir, et la plupart des commerces fermés.
Visite conjointe
Des casques bleus et des membres des forces de sécurité centrafricaines ont également été déployés mardi autour de la prison de Ngaragba, dans le sud de Bangui, a constaté l’AFP. Des coups de feu ont été entendus au sein de la prison, selon des témoignages. Des rumeurs faisaient état mardi d’une tentative d’évasion, sans qu’il soit possible de confirmer l’information.
Ces violences interviennent alors que le chef du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, et le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, sont arrivés à Bangui mardi. Cette visite conjointe est « une continuation de ce que font les Nations unies et l’UA aux côtés de ce pays », a indiqué M. Chergui à l’aéroport.

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Dans le cadre de la feuille de route pour la paix en Centrafrique promue par l’organisation panafricaine, un panel de facilitateurs a rencontré ces dernières semaines la quinzaine de groupes armés qui combattent en province pour le contrôle des ressources et afin de gagner de l’influence.
Depuis dimanche, plusieurs groupes armés issus de l’ex-coalition musulmane de la Séléka, qui avait pris Bangui par la force en 2013, ont réagi à l’opération militaire menée au PK5. « Cette situation risque de compromettre le processus de paix » de l’UA, a déclaré dans un communiqué l’un d’eux, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).
Outre celle de l’Union africaine, plusieurs médiations ont tenté par le passé de ramener la paix en Centrafrique, pays de 4,5 millions d’habitants rongé par un conflit meurtrier depuis 2013.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Dans cette chronique hebdomadaire, notre correspondant à Pékin Brice Pedroletti, revient sur les points de désaccord et de crispation entre la Chine et les pays européens « occidentaux » sur le projet phare du président Xi Jinping.
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Europe : « Le casse-tête chinois des “nouvelles routes de la soie” »

Dans cette chronique hebdomadaire, notre correspondant à Pékin Brice Pedroletti, revient sur les points de désaccord et de crispation entre la Chine et les pays européens « occidentaux » sur le projet phare du président Xi Jinping.



Le Monde
 |    11.04.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
11.04.2018 à 11h31
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Les « nouvelles routes de la soie » sont un vrai casse-tête chinois pour les Européens. Car le projet phare du président Xi Jinping est une offre alléchante : il fait miroiter aux Etats participants des investissements en infrastructures, ou de possibles commandes en partage avec les groupes chinois dans les pays tiers pour leurs propres entreprises.
Or, c’est aussi une tentative de « globalisation aux caractéristiques chinoises », selon les mots de l’ambassadeur allemand en Chine : il s’agit, pour Pékin, de tisser un nouvel ordre économique mondial plus accommodant pour ses besoins et ses intérêts. Et de constituer une solide base arrière en cas de guerre commerciale – comme celle qui se profile avec les Etats-Unis.

Cette vaste entreprise a pour cheville ouvrière un memorandum of understanding (MoU), c’est-à-dire un « protocole d’accord » sur les « nouvelles routes de la soie », que la Chine cherche à signer, en bilatéral bien sûr, avec le plus grand nombre de pays participants. Un protocole d’accord certes non contraignant, mais qui rend public un engagement de chacun des pays sur des principes convenus mutuellement.
« Principes sacro-saints »
L’un des seuls exemplaires dévoilés à ce jour est celui signé en mars 2017 avec la Nouvelle-Zélande, seul pays occidental développé à l’avoir fait pour l’instant. En apparence, rien d’inquiétant dans les termes utilisés. A moins d’aborder la question sous l’angle de ce que la chercheuse Alice Ekman, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), appelle « le fossé grandissant de définition » entre les notions de gouvernance (comme « libre-échange », « état de droit »…) employées par la diplomatie chinoise et ce qu’elles désignent pour la plupart des pays occidentaux.
Car toute une partie de l’Union européenne (UE), en l’occurrence son noyau historique et occidental, est plus que réticente à signer ces MoU chinois sans...




                        

                        

