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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Etudiante, ouvrière, salariée… Vous avez participé aux manifestations et aux grèves de Mai 68. Racontez-nous vos souvenirs et dites-nous en quoi ce mouvement a permis des avancées pour les droits des femmes, ainsi que dans les mentalités.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
Mai 68 : quelles avancées pour les femmes ?

Discussion lancée le 09 avril 2018
09 avril 2018

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Les événements de Mai 68 ont 50 ans cette année. Le mouvement social de protestations, de manifestations étudiantes et de grèves générales commença le 22 mars, à la faculté de Nanterre (Hauts-de-Seine), lorsque cent cinquante étudiants décidèrent d’occuper la faculté de la banlieue parisienne. Vous étiez alors étudiante, ouvrière, employée, cadre…, racontez-nous vos souvenirs.  Avez-vous participé aux grèves et aux manifestations ? Si oui, comment qualifieriez-vous les rapports entre les hommes et les femmes qui manifestaient ? Avec le recul, que pensez-vous que ce mouvement a apporté pour les droits des femmes et l’évolution des mœurs ? A-t-il été libérateur ? Quelles avancées durables le mouvement a-t-il selon vous permises ?
Merci de votre témoignage, nous serons éventuellement amenés à vous recontacter pour un article sur le sujet.                            





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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Ni la salariée de l’hôpital de Rouen ni la ministre de la santé n’ont été parfaitement exactes sur la situation à l’hôpital public.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Santé : les approximations d’Agnès Buzyn lors de son échange avec une salariée du CHU de Rouen

Ni la salariée de l’hôpital de Rouen ni la ministre de la santé n’ont été parfaitement exactes sur la situation à l’hôpital public.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 15h01
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 15h15
    |

                            Baptiste Decharme








                        



Lors de sa visite du CHU de Rouen jeudi 5 avril dans le cadre du quatrième plan d’autisme, Emmanuel Macron a été interpellé par une salariée de l’hôpital au sujet des conditions de travail et de la situation des hôpitaux. L’échange a été l’occasion pour le président de la République, accompagné de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, mais aussi pour la salariée, d’opposer chiffres et arguments, parfois inexacts.
« Moins 2 % sur les budgets », selon la salariée
C’EST APPROXIMATIF
Le budget 2018 de la Sécurité sociale est en hausse par rapport à celui de 2017 : il devrait s’établir à 477,5 milliards d’euros, selon la loi de financement de la Sécurité sociale, votée en décembre 2017. Or, aujourd’hui, c’est l’Assurance-maladie qui demeure le principal financeur des hôpitaux publics, avec des dépenses prévues de 80,7 milliards d’euros.
L’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) est en augmentation de 4,4 milliards d’euros cette année par rapport à 2017. Toutefois, une partie seulement de cette somme est destinée à rentrer dans les caisses des hôpitaux : leur financement n’augmentera que de 2,2 % — dont 0,2 point est lié à l’augmentation du forfait-jour, permettant le remboursement des frais d’hospitalisation des patients, et qui n’avait pas été réévalué depuis 2010. L’augmentation devrait donc, cette année, être de l’ordre de 1,8 milliard d’euros pour financer les établissements de santé, qui comprennent à la fois les hôpitaux et les cliniques privées.
Malgré cette augmentation, les dépenses hospitalières sont encore une fois appelées à diminuer, pour « combler » le déficit de l’Assurance-maladie, qui s’élevait en 2017 à 4,1 milliards d’euros. L’objectif du gouvernement étant de lui faire atteindre 800 millions d’euros cette année.
Pour la ministre, « l’activité des hôpitaux a baissé de 2 % »
C’EST FAUX
Selon les dernières données de la Fédération hospitalière de France, le taux d’activité des hôpitaux devrait avoir subi une légère augmentation de 0,5 % en 2017, soit moins que prévu. Ni la ministre de la santé, qui évoque une diminution de 2 % de l’activité des hôpitaux, ni la salariée du CHU de Rouen, qui parle d’une augmentation de 4 %, n’approchent donc de ce chiffre.
Pour rappel, une partie du financement des hôpitaux provient de la tarification à l’activité (T2A), depuis 2004, sur laquelle Emmanuel Macron souhaite revenir.
Moins de lits dans les hôpitaux faute de personnel
C’EST APPROXIMATIF
« Au quotidien, il y a des fermetures de lits dans les services, il y a des fermetures de services faute de personnel. On a besoin de moyens, on a besoin de personnel », estime la salariée.
Le nombre de lits d’hôpital en France est en constante diminution depuis 2003. A cette époque, 468 418 places étaient disponibles, contre 408 245 en 2015, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), soit une diminution de 12,8 % en douze ans.


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Le nombre de lits d'hôpitaux ne cesse de diminuer en France depuis 2003


Source : Drees



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En revanche, dire que la fermeture de lits est liée au manque de personnel n’est pas évident. En effet, selon l’Insee, les hôpitaux employaient 740 600 fonctionnaires en 2016, contre 739 400 en 2011, soit une relative stagnation.
Cela cache une autre réalité : les effectifs ont augmenté sensiblement jusqu’en 2014, avant de redescendre. Cependant, le nombre de contractuels et d’employés sous un statut autre que fonctionnaire (tels les médecins), est en augmentation d’environ 10 % depuis 2011. Quant au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, c’est un principe auquel le gouvernement Ayrault avait mis fin en 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » est débattu à l’Assemblée nationale de lundi à jeudi soir. Trois cents amendements ont déjà été déposés.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Que contient le projet de loi sur la réforme de la SNCF, dont l’examen débute à l’Assemblée ?

Le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » est débattu à l’Assemblée nationale de lundi à jeudi soir. Trois cents amendements ont déjà été déposés.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 14h05
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 15h58
   





                        


C’est un débat parlementaire qui risque de virer au bras de fer : lundi 9 avril doit débuter à partir de 16 heures l’examen des 8 articles du « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » à l’Assemblée nationale, au quatrième jour d’une grève toujours très suivie par les personnels indispensables pour faire rouler les trains – ils sont 43 % de grévistes lundi.
L’intersyndicale CGT-UNSA-SUD-CFDT, mécontente du résultat des dernières réunions au ministère des transports, réclame une « autre réforme ferroviaire », notamment sur l’organisation de la production, la concurrence et les « droits sociaux des cheminots ». Des députés, principalement issus des rangs communistes et de La France insoumise (LFI), vont se faire le relais de certaines de ces revendications. Plus de 300 amendements ont déjà été déposés.

        Lire aussi :
         

                SNCF : la concertation piétine, la loi avance



Fin du statut de cheminot, transformation en société anonyme… le contenu du projet de loi
Disparition du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés
Ce qu’on désigne par le « statut de cheminot » est une série de prérogatives désignée sous l’appellation « statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel ». Elle prévoit notamment l’absence de licenciement pour raisons économiques (ce qui signifie une garantie d’emploi « à vie », sauf en cas de faute grave) ou encore une hausse de rémunération automatique et un déroulé de carrière garanti à condition de se former.
La réforme prévoit de « modifier le cadre de la négociation sociale d’entreprise, ainsi que les conditions de recrutement et de gestion des emplois des salariés du groupe public ferroviaire », autrement dit la disparition du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés.
En 2016, 25 % des effectifs de la SNCF avaient été embauchés au « cadre permanent », c’est-à-dire au statut, tandis que près de 11 % étaient des « contractuels », soit des salariés sous contrat privé. C’est le cas, entre autres, de tous les cheminots entrés à la SNCF après 30 ans, âge limite pour être embauché au statut.

        Lire aussi :
         

                Contractuels à la SNCF : cheminots à part entière, mais sans le statut



Transformation de la SNCF en société anonyme par actions
La SNCF est actuellement constituée de trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) : l’EPIC de tête, le groupe SNCF, et ses deux EPIC filles, SNCF Mobilités (qui fait rouler les trains) et SNCF Réseau (qui s’occupe des voies).
Tous trois vont être transformés « en une seule société nationale à capitaux publics, détenue à 100 % par l’Etat et dont les titres seront incessibles. Cette société détiendra intégralement deux filiales, sociétés nationales : SNCF Mobilités et SNCF Réseau ». Le schéma prévu est donc celui d’une société holding : la SNCF, dont l’actionnaire sera l’Etat, laquelle holding sera actionnaire de SNCF Mobilités et de SNCF Réseau.
Calendrier de l’ouverture à la concurrence
Validée sous le précédent quinquennat, l’ouverture à la concurrence est en fait une transposition dans la loi française d’une directive européenne de décembre 2016, qui précise les conditions de la mise en place de cette libéralisation des « services nationaux de transport de voyageurs » dans l’Union européenne (après l’ouverture à la concurrence des services de fret en 2007 et celle des transports internationaux de voyageurs en 2010).
L’exposé des motifs de la loi rappelle que cette transposition doit être effectuée avant « la date du 25 décembre 2018 fixée par la directive (UE) 2016/2370 », afin d’« assurer l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires […] dès la fin de l’année 2020 ».

        Lire aussi :
         

                Comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europe



Plus de 300 amendements déjà déposés
Les huit articles du projet de loi, déjà passés en commission, ont suscité de nombreux dépôts d’amendement.
Communistes et « insoumis » (LFI) ont déposé une série d’amendements contre la transformation juridique de la SNCF et pour le maintien du statut pour les nouveaux embauchés. « La libéralisation des services de transports repose sur les prétendues vertus d’un lien théorique entre ouverture à la concurrence, baisse des prix et amélioration du service, expliquent des députés LFI dans l’un de ces amendements. [Or] cette logique [d’ouverture à la concurrence aboutira] inéluctablement à un abandon des lignes jugées non rentables par les opérateurs privés. Sans parler d’une dérégulation des prix »
Des députés communistes posent aussi la question de la dette de la SNCF, grande absente du projet de loi :
« Le gouvernement considère que la transformation de la SNCF en SA [société anonyme] à capitaux publics permettrait d’éviter un endettement insoutenable en lui imposant des limites plus strictes, identiques aux grandes entreprises de droit commun. […] [Mais] le passage en SA, même contrôlée par l’Etat, dégraderait en outre la notation financière de la SNCF, renchérissant ses charges financières (environ 1,5 milliard d’euros versés aux banques annuellement) et l’exposant davantage au risque d’une remontée durable des taux – surtout SNCF Réseau et ses 46,6 milliards de dette. »
Les socialistes, eux, ne s’opposent pas à l’ouverture à la concurrence, qui avait été validée sous le quinquennat précédent. Ils défendront cependant des amendements contre la modification du statut des cheminots et de l’entreprise.
La droite, elle, est en position inconfortable, soutenant le fond de la réforme, mais déplorant qu’elle ne touche pas les retraites des cheminots ou ne garantisse pas « la survie des petites lignes ». Le groupe LR, partagé, devrait in fine décider de voter pour ou s’abstenir.
L’adoption définitive du projet de loi est souhaitée avant l’été par le gouvernement.


Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’opération qui vise à expulser une centaine d’occupants illégaux a donné lieu à des affrontements.
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L’exécutif a lancé l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

L’opération qui vise à expulser une centaine d’occupants illégaux a donné lieu à des affrontements.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h28
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes, envoyé spécial)








                        



   


La ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est désormais occupée par les gendarmes. Le gouvernement a lancé l’évacuation du bocage dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 avril. C’est à trois heures du matin que les gendarmes mobiles ont débuté leur intervention sur le terrain, devenu plus que jamais « zone à défendre » pour les occupants. Quelque 2 000 gendarmes (sur les 2 500 mobilisés pour cette opération, soit vingt-cinq escadrons) ont progressé sur la route départementale 281, pour la dégager des nouveaux obstacles qui avaient été installés durant la nuit. Quatre véhicules blindés à roues de la gendarmerie, les VBRG, ont été engagés pour faciliter leur progression et franchir les obstacles dressés par les zadistes.

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Tout le monde, sur la ZAD, s’attendait à l’intervention des forces de l’ordre pour procéder aux expulsions des « occupants illégaux », maintes fois réaffirmées par le gouvernement depuis l’annonce, le 17 janvier, de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes. Mais les occupants, sur le pied de guerre durant la nuit, ne pensaient pas que l’opération militaire débuterait si tôt.
Durant plusieurs heures, dans les prairies avoisinantes et sur la route qui mène aux Fosses noires, haut-lieu de la lutte contre l’aéroport, où se trouve aussi la boulangerie de la zone, le face à face a été tendu. Aux injures et projectiles lancés par les quelque 200 à 300 zadistes et soutiens arrivés dans les jours précédents, ont répondu des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes. A 9 heures, alors que les traits des occupants commençaient à être marqués par la fatigue, que l’air empestait les gaz lacrymogènes et l’odeur de caoutchouc brûlé des barricades de pneus enflammés, le bilan était encore léger.
Solutions de relogement
Selon la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, qui supervise les opérations avec le directeur national de la gendarmerie, le général Richard Lizurey, dépêché de Paris, un gendarme a été blessé à l’œil par le tir d’une fusée. Une personne a été interpellée pour jet de cocktail Molotov et déférée au tribunal de Saint-Nazaire pour comparution immédiate.
« Les opérations se déroulent bien, tous les squats visés, le long de la route départementale 281, étaient vides quand les forces de l’ordre se sont présentées pour procéder aux expulsions », a déclaré au Monde, Nicole Klein, en début de matinée. Cinq squats auraient déjà été vidés et des destructions vont être opérées, notamment la tour de guet qui avait à nouveau été érigée sur les bas-côtés de la route après une première destruction voici plusieurs semaines. « L’action est loin d’être terminée, certaines investigations sont longues à faire. Il faudra maintenir une présence forte pour continuer les expulsions », a confirmé un porte-parole de la gendarmerie.

Mais du côté de l’état-major, comme de celui des zadistes, personne ne se risque à un pronostic sur les événements qui vont se dérouler sur la zone dans les prochaines heures et les prochains jours. Du côté des occupants, qui se regroupent sur les centres les plus emblématiques de la ZAD, il n’est pas question d’abandonner le terrain.
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb a affirmé, sur Europe 1, que l’opération consistait à déloger « une centaine » de personnes et à « démanteler » une quarantaine « d’édifices ». Il a précisé que les forces de l’ordre seraient maintenues sur place « tant qu’il sera nécessaire » pour empêcher de nouvelles occupations. « J’espère […] que dans les quelques semaines, l’ordre sera revenu à Notre-Dame-des-Landes », a-t-il ajouté, en promettant de proposer des solutions de relogement « à chacun », en sorte qu’il n’y ait « pas de gens à la rue ». « On a donné des consignes de retenue », a aussi assuré le ministre.
« On assume le retour à l’Etat de droit, celles et ceux qui s’inscriront dans la violence devront en répondre devant la justice », Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat
Les craintes d’un nouveau Sivens (où un jeune homme, Rémi Fraisse, a été tué par l’explosion d’une grenade offensive, en octobre 2014, lors de la contestation d’un projet de barrage dans le Tarn) sont fortes, y compris dans le camp de la majorité. Le député (LRM) du Maine-et-Loire, Matthieu Orphelin, a expliqué qu’il suivrait « avec inquiétude » l’opération, ayant « depuis des mois œuvré, avec tant d’autres, pour que soit possible un retour à l’Etat de droit sans violences à NDDL ». Proche du ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, M. Orphelin dit espérer une intervention ciblée autour de « la remise en service de la route RD 281 » et du démontage des quelques lieux de vie : « Faisons tout pour qu’il n’y ait pas un nouveau César [l’opération d’évacuation lancée à l’automne 2012, qui avait tourné au fiasco]. Ou un nouveau Sivens. »
« On assume le retour à l’Etat de droit, celles et ceux qui s’inscriront dans la violence devront en répondre devant la justice, a déclaré, sur France 2, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot. Le tri [entre occupants de la ZAD] est assez simple. Il y a ceux qui portent un projet agricole dans le cadre de l’Etat de droit. Ceux qui ne s’inscrivent pas dans ce cadre […], ce sont ceux-là qui sont ciblés les premiers. » 
Organiser la résistance
Tout le week-end, la ZAD a vécu dans l’effervescence de cette intervention. Chacun savait que l’heure approchait pour le gouvernement de mettre à exécution sa promesse d’évacuer les occupants illégaux , annoncée lors la déclaration par le premier ministre, Edouard Philippe, de l’abandon du projet de nouvel aéroport nantais. Les réunions se sont succédé pour organiser la résistance à l’entrée des forces de l’ordre dans le bocage. Des renforts sont arrivés pour, non plus empêcher la construction d’un aéroport jugé « inutile », mais défendre un projet de vie collectif, des expériences agricoles et artisanales alternatives. Samedi 7 avril dans la soirée, des voitures ont déchargé leurs passagers, dont de nombreux étudiants, venus de Paris, de Nantes ou d’ailleurs.
Pendant ce temps-là, sur la route départementale 281, qui avait été dégagée par des zadistes et des agriculteurs, les gendarmes procédaient à des contrôles d’identité, des ouvertures du coffre des véhicules : rien ne devait entrer qui puisse servir à confectionner des objets incendiaires ou des projectiles.

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Du côté des occupants, même si de nombreux obstacles (pneus, chariots de supermarché, branchages…) avaient été prépositionnés pour empêcher les véhicules de gendarmerie de passer, l’heure n’était pas à la guérilla contre les forces de l’ordre. Il s’agissait seulement, affirmaient les zadistes et leurs soutiens, de résister à la mise à bas des projets de vie collective.
Dans une ultime, et tardive, tentative d’empêcher les expulsions, « l’assemblée des usages », qui regroupe les différents habitants de la ZAD ainsi que les composantes diverses du mouvement, avait envoyé, vendredi, à la préfecture une « proposition concrète de convention provisoire collective » pour réaffirmer leur volonté de « pérenniser les différentes activités agricoles, artisanales, sociales ou culturelles à l’œuvre aujourd’hui dans le bocage ainsi que les habitats », et refuser toute démarche individuelle, tri ou sélection entre les différents projets. Ces démarches individuelles étaient pourtant exigées par le gouvernement.
Ce jusqu’au-boutisme dans l’affirmation du collectif, a exaspéré dans les rangs mêmes de ceux qui ont lutté contre le projet d’aéroport, notamment les agriculteurs historiques. « Ce n’était pourtant pas difficile de déposer un dossier individuel par site, afin de bloquer les procédures d’expulsion », déclare l’un d’eux.
Expulsions illégales
Ces signes de « bonne volonté » étaient aussi espérés par la préfète, qui a prêché, dès l’abandon de la construction de l’aéroport, pour des discussions sur l’avenir des terres agricoles et l’étude des différents projets, boulangerie, conserverie, brasserie, auberge… Elle a aussi défendu le principe d’une intervention ciblant les sites abritant ceux qui restaient opposés à la réouverture de la route 281, symbole du retour de l’Etat de droit sur la zone.
« L’opération débutée ce matin vient mettre à exécution des décisions de justice pour procéder à l’expulsion des occupants les plus radicaux », a indiqué dans un communiqué M. Collomb. De leur côté, les occupants de la ZAD et leurs avocats dénoncent des expulsions illégales, « dès lors que les habitants n’ont reçu aucun ordre d’expulsion prononcé par une juridiction à l’issue d’une procédure publique et contradictoire », écrivent une vingtaine d’avocats des barreaux de Paris, Nantes et Rouen.
Pour l’état-major de la gendarmerie « le cadre juridique est très clair, on est sur des mesures d’expulsion d’individus qui sont sur un terrain ne leur appartenant pas. Depuis deux ou trois mois, certains ont régularisé leur situation. Ceux que l’on va chercher sont ceux qui n’ont pas de projet. On ne va pas faire un ratissage sans regarder, mais la volonté du gouvernement est assez claire, on va aller jusqu’au bout, même si cela peut prendre un peu de temps », précise un gradé, en charge du dossier.
En milieu de matinée, les zadistes appelaient à « rejoindre la zone pour la défendre ». Une quarantaine de rassemblements étaient prévus dans différentes villes pour protester contre les expulsions en cours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le président de l’Assemblée de Corse accuse le directeur régional des finances publiques d’avoir tenu des propos « racistes » devant le ministre, une version contestée par ce dernier.
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Polémique entre Dussopt et Talamoni sur les contrôles fiscaux en Corse

Le président de l’Assemblée de Corse accuse le directeur régional des finances publiques d’avoir tenu des propos « racistes » devant le ministre, une version contestée par ce dernier.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h25
    |

            Benoît Floc'h








                        


Le fisc contrôle-t-il davantage les Corses que les continentaux présents sur l’île ? La question alimente une polémique qui, par communiqués interposés, oppose le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, au secrétaire d’Etat Olivier Dussopt.
Que s’est-il dit, le 26 mars, lors d’une visite en Corse de celui-ci ? Ce jour-là, M. Dussopt rencontre notamment des agents des Finances publiques en présence du directeur régional, Yann Poujol de Molliens. Or, celui-ci aurait « distingu[é] les agents corses de ceux qui ne l’étaient pas ». Il aurait dit à M. Dussopt : « Soyez assuré, Monsieur le ministre, que, dans le cadre du contrôle fiscal, nous ne ciblons que les Corses, pas les étrangers, ni les continentaux. » Il aurait enfin évoqué le « sentiment d’insécurité » des agents de contrôle.
Cette version, c’est celle que Jean-Guy Talamoni a développée dans un courrier adressé, le 30 mars, au premier ministre, Edouard Philippe. M. Talamoni, qui n’a pas assisté à la réunion et utilise le conditionnel dans sa lettre, la tient de syndicalistes. Eux-mêmes rapportent les propos des agents présents ce jour-là. Pour M. Talamoni, ces paroles « présentent manifestement un caractère discriminatoire et ouvertement raciste ». Il ajoute que « ces faits, s’ils étaient avérés, seraient d’une grande gravité, et de nature à justifier des excuses publiques ainsi que la fin de la mission du directeur régional dans l’île ».

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                La réforme des institutions ne satisfait pas les nationalistes corses



« Insinuations injurieuses »
Force ouvrière a publié un communiqué, jeudi 5 avril, assurant que les propos incriminés « ne sont pas à mettre au conditionnel ». S’en prenant violemment à M. de Molliens, le syndicat dénonce des « insinuations injurieuses » : « Vous avez terni nos réputations. Vous êtes désormais inintelligible et manquez de la dignité nécessaire au poste que vous prétendez occuper. » FO assure qu’il ne siégera plus dans les différentes instances de la fonction publique en présence du directeur.
Sur ces entrefaites, un autre communiqué, émanant d’Olivier Dussopt, conteste la version de M. Talamoni. « Aucun des propos tenus, écrit-il, n’était de nature à présenter le “caractère manifestement discriminatoire et ouvertement raciste” dont il est fait état. » M. de Molliens aurait juste rappelé que sa direction de Corse-du-Sud ne contrôlait que les contribuables résidant fiscalement… en Corse.
« Ce n’était pas la peine de le préciser au ministre, c’est une évidence !, s’agace Matthieu Caillaud, secrétaire départemental FO. On ne va pas faire des contrôles dans le Pas-de-Calais ! En réalité, le directeur essayait de justifier le fait que le taux de contrôle est faible en Corse. Mais ce n’est pas à cause de l’insécurité, c’est parce que nous avons perdu une cinquantaine d’agents sur 330 depuis 2010. C’était une tentative de sauvetage, faite en maniant des clichés incendiaires. » Dans un message interne envoyé aux agents, M. de Molliens dénonce, lui, une « campagne de calomnie ». « Mes propos sont déformés et je subis des insinuations pénibles », écrit-il.
La journée s’est achevée sur un ultime communiqué de presse. Réagissant à celui de M. Dussopt, le président de l’Assemblée de Corse écrit : « Entre la parole des syndicalistes corses et celle de M. Poujol de Molliens, le gouvernement a fait son choix. Nous en prenons acte, doutant toutefois que cette affaire puisse en rester là. »

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                L’exécutif et les élus corses renouent le dialogue






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Les forces de l’ordre ont commencé les opérations vers 3 heures du matin. Entre 100 et 200 « zadistes » doivent être expulsés du site qui devait accueillir un aéroport.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ 
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », constate que « l’exécutif est incapable d’expliquer en quoi l’ouverture à la concurrence améliorera la qualité du service public ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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SNCF : « Le gouvernement pensait avoir l’avantage idéologique, il se retrouve sur la défensive »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », constate que « l’exécutif est incapable d’expliquer en quoi l’ouverture à la concurrence améliorera la qualité du service public ».



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h01
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chaque conflit social est révélateur d’un climat politique. Celui de la SNCF n’échappe pas à la règle. Le gouvernement s’attendait à devoir mener l’épreuve de force avec la CGT, il s’y préparait même en inscrivant dans la réforme la fin du statut des cheminots pour les nouveaux entrants. C’était une façon de dire à la droite qu’enfin « la vraie réforme » était engagée, et tous comprenaient qu’Edouard Philippe jouait le match retour de 1995, qu’il vengeait l’humiliation faite à Alain Juppé lorsque celui-ci avait voulu toucher aux régimes spéciaux de retraite et qu’il avait dû y renoncer.

Cette fois, on allait voir. Sus au corporatisme ! Sus au conservatisme ! N’était-ce pas le credo sur lequel Emmanuel Macron s’était fait élire président de la République voici onze mois. Mais les choses ne tournent pas exactement comme prévu. Car pour l’instant les syndicats restent soudés, la CFDT et l’UNSA ne se sont pas désolidarisés de la CGT et de SUD qui mènent un combat idéologique autour de la défense de la Société nationale des chemins de fer français (chaque mot à son importance) en entraînant derrière eux une partie de la gauche. Marine Le Pen s’y met aussi.
Dialogue de sourds
De syndical, le débat est devenu politique. Il oppose deux modèles : service public d’un côté, dérégulation de l’autre mais aussi deux visions de l’Europe. En témoigne le débat sur la reprise de la dette qui est devenu un point crucial de la confrontation : les syndicats veulent que l’Etat reprenne à son compte l’abyssale dette de la SNCF parce qu’au fond c’est lui qui l’a creusée en développant le TGV et tant pis pour Bruxelles ! Bercy s’y refuse parce que cela aurait pour effet de faire repasser le déficit français au-dessus de la barre fatidique des 3 % et parce que à quoi bon la reprendre si c’est pour qu’elle se creuse année après année ? C’est un dialogue de sourds qui dépasse l’entendement et la simple raison.
Parce qu’il est impossible pour une entreprise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Après avoir eu des difficultés à se situer lors du débat sur la loi travail, Les Républicains se retrouvent à nouveau en porte à faux sur la réforme de la SNCF.
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édition abonné


Face à des réformes qu’elle approuve sur le fond, la droite de Wauquiez peine à se démarquer

Après avoir eu des difficultés à se situer lors du débat sur la loi travail, Les Républicains se retrouvent à nouveau en porte à faux sur la réforme de la SNCF.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h49
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Le malaise, acte 2. Dans le rôle principal : Les Républicains (LR), une fois encore. Après la loi travail, adoptée à l’automne 2017, dont la philosophie collait en grande partie aux revendications portées par la droite depuis des années, la formation dirigée par Laurent Wauquiez se retrouve une nouvelle fois gênée aux entournures au moment de se positionner face aux réformes économiques et sociales menées par Emmanuel Macron. En l’occurrence aujourd’hui, la réforme de la SNCF.
Comment asseoir la place de premier opposant, que revendique M. Wauquiez, alors que le parti approuve l’ouverture à la concurrence et la suppression du statut de cheminot pour les nouvelles embauches dans l’entreprise, comme le propose l’exécutif ? Comment critiquer le gouvernement sans se dédire sur le fond et ne pas être renvoyé dans le camp des grévistes ? A défaut d’avoir trouvé la formule miracle, les responsables de LR critiquent en chœur une « réformette », dans le but d’ôter au chef de l’Etat un éventuel brevet de briseur de tabous.

Un positionnement repensé
Silencieux sur ce dossier, Laurent Wauquiez laisse ses troupes monter au front pour défendre cette ligne, alors que le projet de loi arrive à l’Assemblée nationale, lundi 9 avril. Les dirigeants de LR portent principalement un sujet dans leurs bagages : celui de la dette de la SNCF, qui s’élève à près de 55 milliards d’euros. « Nous sommes favorables à l’ouverture à la concurrence, favorables à cette réforme, mais pas favorables à un blocage majeur des Français sans aller au bout des choses, c’est-à-dire de parler du régime des retraites. Le gouvernement a repoussé cette échéance à 2020 », regrette par exemple Virginie Calmels, vice-présidente de LR. « Si vous regardez le détail, qu’est-ce qui change structurellement ? Personne ne peut dire quel impact cette réforme a sur la dette », ajoute le député de la Moselle Fabien Di Filippo.
Son collègue député de l’Oise, Eric...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ En écho à son mentor, Alain Juppé, le premier ministre assume un discours dur face aux syndicats sur la réforme de la SNCF.
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édition abonné


Edouard Philippe campe sur une ligne de fermeté

En écho à son mentor, Alain Juppé, le premier ministre assume un discours dur face aux syndicats sur la réforme de la SNCF.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h31
    |

            Cédric Pietralunga et 
Sarah Belouezzane








                        



                                


                            
« Je ne retirerai pas le plan de réforme (…) parce que ce serait une erreur et je dirai même une faute », avait lancé Alain Juppé sur TF1 un soir de décembre 1995, alors que la France était paralysée par une grève des transports déclenchée pour protester contre la fin des régimes spéciaux de retraite voulue par le premier ministre. « Il y a urgence, il faut avancer et tout le monde doit savoir notre détermination à aller au bout » de la réforme de la SNCF, lui a répondu comme en écho Edouard Philippe dans un entretien au Parisien, dimanche 8 avril, alors que le mouvement social des cheminots a repris et entraînait de nouveau d’importantes perturbations lundi.
Deux époques, un même discours. Comme son mentor au milieu des années 1990, le premier ministre a choisi la ligne dure face à la mobilisation des cheminots. « Dès le 26 février, lors de ma première déclaration sur la SNCF, j’ai dit qu’il y avait des sujets qui n’étaient pas négociables : l’ouverture à la concurrence, la réorganisation de l’entreprise et la fin du recrutement au statut. Nous n’y reviendrons pas », assure M. Philippe, pour qui cette grève discontinue est le véritable baptême du feu social.
« J’entends la détermination de certaines organisations syndicales, mais qu’elles entendent bien la mienne aussi », ajoute le chef du gouvernement, dont l’entourage aime rappeler qu’il est officier de réserve dans l’artillerie.
Aussi sûr de lui que l’était Alain Juppé, avec lequel il a fondé l’UMP en 2002, Edouard Philippe se permet même d’attaquer les syndicats. La CGT ? La centrale a « pensé cette grève pour (…) maximiser les nuisances pour les usagers », accuse l’ancien maire du Havre. Les syndicats étudiants qui bloquent les universités ? « Des militants d’extrême gauche qui viennent perturber les amphis », ajoute l’ex-député Les Républicains de Seine-Maritime.

Le premier ministre dit d’ailleurs ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le président du MoDem dénonce «  un manquement absolu à la promesse » faite lors de la campagne présidentielle 2017.
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Réforme des institutions : François Bayrou charge Emmanuel Macron

Le président du MoDem dénonce «  un manquement absolu à la promesse » faite lors de la campagne présidentielle 2017.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h19
    |

            Alexandre Lemarié








                        


C’est le premier vrai coup de canif dans leur alliance, nouée il y a treize mois. François Bayrou, qui s’était associé à Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle sur la promesse d’une réforme institutionnelle ambitieuse, se sent aujourd’hui trahi. Le président du MoDem a dénoncé, dimanche 8 avril sur BFM-TV, un « escamotage » de la réforme, à la suite des arbitrages de l’exécutif prévoyant une réduction de 30 % du nombre de parlementaires, la limitation du cumul des mandats dans le temps et l’introduction d’une dose de 15 % de proportionnelle.
Pour M. Bayrou, les propositions du gouvernement ne vont pas assez loin sur ces deux derniers points. En particulier sur la proportionnelle. Plaidant pour une dose de 25 %, afin de garantir l’élection d’au moins cent députés avec ce mode de scrutin, il juge la mesure « dérisoire ». D’après ses calculs, sur les « 60 sièges » qui seront répartis à la proportionnelle, « les grosses écuries » en auront « 30-40 » et il n’en restera que « 20 à se partager entre les partis minoritaires ».

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Quant à la limitation à trois mandats consécutifs, l’ex-ministre de la justice regrette le manque de portée de l’interdiction, qui ne concernera pas les maires des communes de moins de 9 000 habitants. Autrement dit, 95 % des élus y échapperont… Un « tour de prestidigitation, de passe-passe », selon lui, qui aboutit à un reniement de la parole présidentielle. « Pour moi, il y a là un manquement absolu à la promesse faite », a-t-il dénoncé, accusant M. Macron d’avoir « sacrifié une partie importante de la réforme » uniquement pour séduire la droite sénatoriale. M. Bayrou et ses troupes misent désormais sur l’examen du texte au Parlement pour l’amender.
« Besoin d’une vraie cohésion »
Le camouflet enregistré par le MoDem pose la question de sa place au sein de la majorité. Avec 47 députés et deux membres au gouvernement, le parti centriste ne s’est jamais aussi bien porté. Mais il peine à exister face à l’hégémonie exercée par La République en marche à l’Assemblée, où les 311 élus macronistes disposent à eux seuls de la majorité absolue.

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La preuve : depuis le début de la législature, aucun rapporteur issu de ses rangs n’a été désigné pour porter un texte de poids. Et si certains de ses amendements ont été votés, la formation de M. Bayrou n’est encore parvenue à faire adopter aucune proposition de loi sur un sujet marquant.
« Nous ne sommes pas mal traités dans la représentation mais il faut que nous soyons plus intégrés dans l’action, observe le député MoDem, Patrick Mignola. D’autant que nous allons avoir besoin d’une vraie cohésion de la majorité sur des réformes sensibles, comme celles de la SNCF ou asile-immigration. » 
« Nous pourrions être associés un peu mieux aux lois emblématiques », abonde son collègue Jean-Noël Barrot. Avis aux macronistes.



                            


                        

                        


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édition abonné


Congrès du PS : Olivier Faure s’inscrit dans l’opposition à Emmanuel Macron

Lors du discours de clôture dimanche, le premier secrétaire a adressé ses principales critiques aux politiques menées par l’exécutif.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h10
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

Le 4 juillet 2017, Olivier Faure s’abstenait sur le vote de confiance au premier ministre, Edouard Philippe. Neuf mois plus tard, après une campagne interne au cours de laquelle cette position lui a été vivement reprochée par ses adversaires Luc Carvounas et Emmanuel Maurel, le désormais premier secrétaire du Parti socialiste a prononcé une lourde charge contre la politique menée par le gouvernement, faisant d’Emmanuel Macron son principal adversaire sur l’échiquier politique.
« La devise de la République, c’est “Liberté, Egalité, Fraternité”, ce n’est pas Libéralisme, Individualisme, Bonapartisme ! », a commencé M. Faure, devant les militants présents à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) pour assister à son discours, dimanche 8 avril.
S’inscrivant clairement à gauche, le député de Seine-et-Marne a pris la défense des « plus modestes », faisant lever la salle pour « les cheminots, les salariés, les agents, ceux qui se battent pour nos services publics ». « Rendons-leur hommage ! », a-t-il lancé sous les applaudissements nourris. « Que le gouvernement prenne garde, on a toujours tort de ne pas écouter la jeunesse », a-t-il prévenu en référence aux mobilisations étudiantes dans les universités.
« Accompagner le mouvement social »
« Ce mouvement social aux multiples visages, de plus en plus puissant, nous en respectons l’autonomie mais nous l’accompagnons », a déclaré celui qui avait été sifflé lors de la manifestation du 22 mars et qui est tenu à l’écart des initiatives communes de Benoît Hamon, Olivier Besancenot, Pierre Laurent ou La France insoumise. L’aile gauche du PS, incarnée par M. Maurel qui va prochainement lancer une plate-forme pour « discuter » avec ces autres composantes, appelle clairement le premier secrétaire à « offrir un débouché politique » au mouvement social, ce que refuse pour l’instant M. Faure, qui ne veut pas « instrumentaliser » la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Après le journal télévisé de TF1 jeudi, le président répondra aux questions des journalistes de RMC, BFM-TV et Mediapart dimanche.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                

Emmanuel Macron sera l’invité de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel dimanche

Après le journal télévisé de TF1 jeudi, le président répondra aux questions des journalistes de RMC, BFM-TV et Mediapart dimanche.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 12h19
    |

            Cédric Pietralunga








                        


Emmanuel Macron descend dans l’arène. Non content de participer au journal télévisé (JT) de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, jeudi, le chef de l’Etat répondra aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel lors d’une émission exceptionnelle dimanche 15 avril, retransmise à 20 h 35 à la fois sur BFM-TV, RMC et le site Mediapart, a-t-on appris de différentes sources.
« Ce sera deux heures de face-à-face du président avec deux journalistes d’expérience », s’enthousiasme Hervé Béroud, le directeur de la rédaction de BFM-TV, qui était en concurrence avec la plupart des médias audiovisuels pour réaliser cette émission.
A la différence du 13 heures de TF1, retransmis depuis la petite ville normande de Berd’huis (Orne) et où le chef de l’Etat devrait essentiellement aborder les conflits sociaux (SNCF, Ehpad, etc.) et les questions liés à la ruralité, cette émission reviendra sur la première année du mandat d’Emmanuel Macron. « Toutes les questions seront abordées, sans exclusive », assure M. Béroud.
Selon nos informations, M. Macron avait prévu dès l’origine de faire un journal télévisé puis une émission anniversaire, afin de toucher le maximum de Français.

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                Sur TF1, Emmanuel Macron joue la pédagogie et se refuse à l’autocritique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le mouvement social à la SNCF, dimanche et lundi, est l’occasion de balayer quelques approximations et contrevérités sur le droit du travail.
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Sept idées reçues sur le droit de grève

Le mouvement social à la SNCF, dimanche et lundi, est l’occasion de balayer quelques approximations et contrevérités sur le droit du travail.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 08h15
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 13h23
    |

            Anne-Aël Durand








                        



   


Après deux journées de grève très suivies à la SNCF, les 3 et 4 avril, les cheminots poursuivent leur mouvement contre la réforme du gouvernement, les dimanche 8 et lundi 9 avril. L’occasion de rappeler les principes généraux du droit de grève et de tordre le cou à certaines approximations et contrevérités récurrentes.

Idée reçue sur la grève n°1 : « Les cheminots effectuent une grève perlée »
FAUX
Le terme de « grève perlée » a souvent été utilisé (y compris au Monde) pour qualifier le calendrier inédit des cheminots, sans doute parce que l’alternance de deux journées de grève et trois journées travaillées durant trois mois évoquait la régularité de perles enfilées dans un collier. Mais la grève perlée répond à une définition très différente : il s’agit d’un ralentissement du rythme de travail ou de sa qualité, qui désorganise la production sans l’arrêter totalement.
Or une grève suppose trois conditions :
un arrêt total du travail, même pour une courte durée (une journée, une demi-journée, ou même un quart d’heure toutes les heures) ;des revendications professionnelles (sur la rémunération, les conditions de travail..) et non pas politiques ;une concertation des salariés, même peu nombreux et sans syndicats.
La grève perlée est donc un mouvement illicite, tout comme la fameuse « grève du zèle », qui consiste à appliquer les règlements avec tant de formalisme que l’on empêche la réalisation d’un travail (par exemple des douaniers qui vérifient en détail tous les bagages de chaque voyageur pour bloquer le trafic aérien).
La grève des cheminots, qu’on pourrait qualifier d’« intermittente », « en pointillé » ou « par épisode » n’est pas non plus une « grève tournante », durant laquelle les salariés se relaient, les uns se mettant en grève quand les autres reprennent leur travail : ce type de grève n’est pas illicite en règle générale, mais est interdite par la loi dans le secteur public.
Mais une question reste en suspens : cette protestation constitue-t-elle un seul et unique mouvement social, comme l’estime le dirigeant de la SNCF Guillaume Pépy, ou dix-huit grèves séparées de deux jours, comme l’affirment les syndicats qui déposent autant de préavis différents ? La réponse pourrait avoir une incidence importante sur le paiement des jours de repos des grévistes.
Cet article fait partie d’une série d’idées reçues sur le droit de grève



Idée reçue sur la grève n° 2 : « Les grévistes finissent toujours par être payés »
FAUX
La grève suspend le contrat de travail. L’employeur retient donc sur la paie du salarié une rémunération proportionnelle à la durée de l’arrêt du travail (y compris les compléments), mais pas plus. On perd ainsi une heure de salaire pour une heure de grève, une journée pour un jour, etc. Ce même principe s’applique au secteur public, avec des règles parfois plus strictes : un fonctionnaire d’Etat se verra amputer d’un trentième de son salaire, même s’il ne fait grève qu’une heure ou une demi-journée.
Dans la pratique, certains mouvements sociaux se terminent par un accord de fin de conflit qui donne parfois l’occasion de négocier le paiement, l’étalement ou la compensation des jours de grève, par exemple en posant des jours de RTT. Mais ce n’est pas le cas dans le secteur public, où les consignes de non-paiement sont strictes, surtout depuis la loi sur le service garanti de 2007.

        Témoignage :
         

          Paroles de cheminots : « Je vais perdre 60 euros par jour de grève, j’ai prévenu mon banquier »



Cagnottes et caisses de grève
En revanche, les syndicats peuvent limiter financièrement les pertes de salaire par des caisses de grève, alimentées par les cotisations. Ainsi, la CFDT verse à ses adhérents une indemnité de 7 euros de l’heure (soit un peu moins du smic) à partir du deuxième jour de grève. La CGT et SUD-Rail ont lancé des appels aux dons. Une cagnotte en ligne, lancée par le sociologue Jean-Marc Salmon, et relayé par plusieurs personnalités publiques, a aussi recueilli en deux semaines plus de 380 000 euros de dons, qui devraient être reversées aux organisations syndicales. Cela ne suffit toutefois pas à compenser le manque à gagner des cheminots grévistes.

        Explications :
         

          SNCF : succès d’une cagnotte de soutien aux grévistes



Cet article fait partie d’une série d’idées reçues sur le droit de grève



Idée reçue sur la grève n° 3 : « Le service minimum doit s’appliquer dans les transports »
FAUX
C’est une idée communément répandue depuis dix ans : la loi sur la continuité du service public, instaurée en 2007 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, assurerait un « service minimum » dans les transports de voyageur. Mais ce n’est pas tout à fait ce que prévoit ce texte de loi.
En réalité, la loi n’oblige pas à faire circuler des trains, mais à assurer un « service garanti », c’est-à-dire à informer de manière « gratuite, précise et fiable » les usagers au moins vingt-quatre heures en avance des trains en circulation. Le texte, complété par la loi Diard de 2012, impose donc aux agents de se déclarer en grève quarante-huit heures à l’avance, pour que la SNCF ait le temps de redéployer ses effectifs non grévistes et de prévoir un plan de transport adapté.

        Lire aussi :
         

                SNCF : l’impossible « service minimum »



En région parisienne, la situation est un peu différente car la SNCF est liée par un contrat à Ile-de-France Mobilités (l’ex-STIF) qui l’oblige à faire circuler au moins un train sur trois, sous peine de verser de lourdes pénalités financières. Ce qui n’a pas empêché certaines lignes d’être fermées lors de la grève à la SNCF du 3 avril, faute d’agents disponibles, au grand dam de la présidente de région, Valérie Pécresse.

Inadmissible que le service minimum ne soit pas respecté partout & que des lignes/gares #SNCF soient purement fermé… https://t.co/t9W8jL2upk— vpecresse (@Valérie Pécresse)


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Idée reçue sur la grève n°4 : « Il faudrait réquisitionner le personnel pour éviter la paralysie »
PLUS COMPLIQUÉ
Pour instaurer un véritable service minimum, et assurer la circulation des trains, il faudrait que l’Etat (le gouvernement ou le préfet) réquisitionne du personnel de la SNCF, c’est-à-dire oblige les agents à venir travailler : c’est ce qu’ont suggéré récemment le député UDI Yves Jégo ou le président du conseil départemental de Seine-et-Marne Jean-Louis Thiériot.
En théorie, c’est possible. Selon le Code général des collectivités locales, la réquisition de biens, services ou personnes peut être effectuée « en cas d’urgence » et d’« atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publique ».
Réservé aux services essentiels
Dans les hôpitaux, un service minimum impose d’avoir un effectif correspondant à un dimanche ou à un jour férié. C’est le directeur de l’hôpital qui notifie aux employés des assignations. Seule l’autorité judiciaire (préfet, police) peut procéder à des réquisitions, en avertissant la personne par courrier ou en personne. En cas de refus, elle risque six mois de prison et 10 000 euros d’amende. C’est donc une « arme lourde » dont l’usage doit être proportionné, faute de quoi elle peut être suspendue par un tribunal.
Ainsi, une réquisition ordonnée en 2010 à la raffinerie de Grandpuits, qui alimente l’Ile-de-France, avait été critiquée par l’Organisation internationale du travail (OIT) comme disproportionnée car l’approvisionnement en pétrole était considéré comme un « service non essentiel ». En revanche, le Conseil d’Etat avait reconnu dans une décision de 2013 qu’EDF était compétente pour limiter le droit de grève dans ses centrales.
En 1920, avant même la création de la SNCF, le gouvernement Millerand avait ainsi fait appel à l’armée et aux élèves des grandes écoles pour briser une grève de cheminots, qui a abouti à de nombreux licenciements et à une scission de la CGT.
Politiquement, la réquisition, souvent brandie comme une menace, peut devenir une manœuvre risquée. Les dirigeants ne souhaitent pas se mettre dans la position du général de Gaulle, qui avait ordonné en 1963 la réquisition de mineurs lors d’une grève : ces derniers ont refusé, invoquant une atteinte au droit de grève, inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946. Le gouvernement avait alors fini par céder.

        Lire aussi :
         

                Qu’est-ce que l’Etat peut réquisitionner lors d’une grève ?



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Idée reçue sur la grève n°5 : « Les syndicats feraient mieux de lancer une grève par gratuité »
PLUS COMPLIQUÉ
Plutôt que d’entraver la circulation des usagers, pourquoi ne pas leur permettre d’emprunter le train sans payer ? L’idée est séduisante pour les voyageurs mais aussi pour les grévistes, dont le mouvement gagnerait en popularité. Elle est régulièrement relancée, par les usagers, les syndicats et même... par le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

Les agents de la @SNCF veulent marquer la direction sans pour autant pénaliser ceux qui veulent aller travailler ?… https://t.co/xJcVYcNlra— xavierbertrand (@Xavier Bertrand)


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Mais cette forme de grève est illicite. Pour un contrôleur, ne pas vérifier les billets correspond à une mauvaise exécution de son contrat de travail, donc une faute professionnelle. Interrogé par LCI, David Wehrli, secrétaire fédéral de SUD-Rail, explique : « Nous sommes pour la grève de la gratuité, mais légalement, nous n’avons pas le droit. Cela nous a été rappelé par l’entreprise à plusieurs reprises. Les contrôleurs ont notamment l’obligation de faire leur ronde. » En 1989, des cheminots avaient ainsi été lourdement sanctionnés par la direction de la SNCF pour avoir mené ce qu’ils appelaient une « grève de la pince ».
Le précédent du péage turc
En 2009, SUD-Rail avait demandé une légalisation du système, appuyé par une fédération d’usagers (la FUTSP). Il s’appuyait sur une décision de la Cour européenne des droits de l’homme de 2007, qui avait validé la grève par gratuité menée par des agents publics d’un pont à péage en Turquie. Mais la SNCF n’avait pas donné suite, expliquant alors que le paiement du billet constituait une assurance pour les voyageurs en cas d’incident.
Concrètement, la grève par gratuité serait un profond changement par rapport au fonctionnement actuel. Les conducteurs grévistes, ne cesseraient pas le travail pour manifester ou participer aux assemblées générales, mais effectueraient leur service sans percevoir de salaire, « à la japonaise ». Seuls les contrôleurs ou les vendeurs de billets seraient effectivement absents ou ne rempliraient pas l’intégralité de leur mission (ce qui est une forme de grève illicite).

        Lire aussi :
         

                Christian Chevandier : « La bataille qui doit être gagnée par les cheminots est celle de l’opinion »



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Idée reçue sur la grève n°6 : « La SNCF ne peut pas demander aux cadres de conduire des trains »
FAUX
Quelques jours avant la grève, la direction de la SNCF a annoncé l’attribution d’une prime mensuelle de 150 euros à tous les cadres transport traction susceptibles de remplacer les conducteurs de train, comme l’a révélé France Info. Jusqu’à présent, cette prime dite de « conducteur occasionnel » qui s’élevait à 120 euros était versée seulement à des cadres supérieurs. La direction affirme qu’il s’agissait d’une revendication ancienne, discutée depuis 2017 et rétroactive au 1er janvier 2018. Mais les syndicats ont dénoncé « un moyen de briser la grève ».
En fait, cette prime n’a rien d’illégal. Mais elle n’est pas obligatoire non plus, puisque la SNCF est tout à fait fondée à demander à ses cadres de prêter main-forte sur le terrain pour réduire les perturbations de service. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle le ferait.
Interdit d’embaucher en CDD ou intérim
En cas de grève, la direction a le droit de modifier l’organisation de travail des salariés non-grévistes de l’entreprise, en leur demandant d’effectuer des tâches différentes – dans la mesure où ils sont formés et habilités – ou des heures supplémentaires.
Ce qui est interdit, c’est l’embauche de personnes en intérim ou en contrat à durée déterminée pour remplacer les grévistes. Les intérimaires déjà présents dans l’entreprise ne peuvent pas non plus voir leur mission modifiée pour remplacer les grévistes, comme l’a précisé un arrêt de la Cour de cassation en 2011.
Cet article fait partie d’une série d’idées reçues sur le droit de grève



Idée reçue sur la grève n°7 : « C’est plus facile de faire grève à la SNCF que dans le privé »
VRAI ET FAUX
Lors du conflit social de l’automne 1995, le politologue Stéphane Rozès avait inventé la formule de « grève par procuration », pour qualifier le soutien sans participation des salariés du privé au mouvement mené par les cheminots. Pourtant, la grève n’est pas réservée aux fonctionnaires et agents publics. N’importe quel salarié peut exercer ce droit.
En fait, il est formellement plus simple de se mettre en grève dans le secteur privé. Les salariés peuvent lancer un mouvement sans l’appui de syndicats. Ils n’ont même pas besoin de déposer un préavis ou de se déclarer auprès de leur direction avant de cesser le travail, même si dans les faits, une concertation préalable est le meilleur moyen d’éviter un mouvement dur.
Concertation, préavis, D2I… un droit plus encadré
Au contraire, dans le secteur public, le droit de grève est plus encadré :
un préavis émanant d’une ou plusieurs organisations syndicales représentatives doit être déposé au moins cinq jours avant la grève (sauf dans les villes de moins de 10 000 habitants). Dans les écoles maternelles ou primaires, une notification doit même être envoyée par écrit huit jours avant pour permettre une négociation préalable ;dans l’éducation nationale, les transports et la santé, les grévistes des secteurs sensibles doivent fournir quarante-huit heures avant une « déclaration individuelle d’intention » (D2I). C’est le cas de plus du tiers des cheminots ;certaines catégories d’agents n’ont pas le droit de faire grève : les policiers et CRS, les magistrats judiciaires, les militaires, une partie du personnel pénitentiaire et du ministère de l’intérieur (transmissions).
Pourtant, même si la participation à une grève ne peut pas être sanctionnée ni même notifiée sur le bulletin de paie, les salariés du privé peuvent craindre à terme pour leur emploi, alors que les fonctionnaires ont la garantie de le conserver, sauf faute professionnelle. Dans les faits, on constate que les agents de la SNCF exercent bien plus fréquemment leur droit de grève que l’ensemble des salariés français.


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Les grèves sont plus fréquentes à la SNCF qu'ailleurs 


Sources : Dares, SNCF Open Data



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Cet article fait partie d’une série d’idées reçues sur le droit de grève





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ En retrait depuis le début du conflit social à la SNCF, laissant Edouard Philippe monter seul au front, le chef de l’Etat a décidé de sortir de sa réserve pour défendre les réformes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     


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Abandonné sur sa gauche, Macron veut s’adresser aux classes populaires

En retrait depuis le début du conflit social à la SNCF, laissant Edouard Philippe monter seul au front, le chef de l’Etat a décidé de sortir de sa réserve pour défendre les réformes.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 17h28
    |

            Cédric Pietralunga, 
Solenn de Royer et 
Bastien Bonnefous








                        



                                


                            

Son silence était devenu assourdissant. Resté en retrait depuis le début du conflit social à la SNCF, laissant le premier ministre, Edouard Philippe, monter seul au front, Emmanuel Macron a décidé de sortir de sa réserve pour à son tour défendre les réformes lancées par le gouvernement. Jeudi 12 avril, le chef de l’Etat sera l’invité du journal de 13 heures de TF1, où il répondra durant une heure aux questions de Jean-Pierre Pernaut, a annoncé la chaîne privée.
Cette interview sera réalisée à l’école primaire de Berd’huis (Orne), un village normand de 1 079 habitants où la présidente du Front national, Marine Le Pen, était arrivée en tête lors du premier tour de l’élection présidentielle 2017. Changement de décor trois jours plus tard. C’est aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel qu’il répondra, lors d’une émission exceptionnelle dimanche 15 avril, retransmise à 20 h 35 à la fois sur BFM-TV, RMC et le site Mediapart.

A un an ou presque du premier anniversaire de l’élection de M. Macron, ces choix médiatiques de l’Elysée sont plus qu’explicites : le « 13 heures » de la première chaîne, qui attire plus de 5 millions de téléspectateurs chaque jour de la semaine, est le journal télévisé le plus regardé par les employés et les ouvriers, les retraités et les Français vivant dans les territoires ruraux. Toutes des catégories sociales de plus en plus critiques vis-à-vis de l’action du président de la République et qu’il est urgent de reconquérir.
Erosion croissante
Deux sondages rendus publics le 6 avril laissent en effet penser que le temps du « en même temps » macronien, ce positionnement « et de droite et de gauche » qui a fait le succès du candidat Macron en mai 2017, est révolu dans l’esprit d’une partie des Français. Une enquête réalisée par Ipsos Public Affairs et publiée dans Le Monde, souligne que la dimension transpartisane du macronisme est de moins en moins perçue. Après une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Cheminots, retraités, salariés, étudiants… Des conflits très divers qui tendent le climat social depuis quelques semaines.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     


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Démobilisés à l’automne, les syndicats montent au créneau au printemps

Cheminots, retraités, salariés, étudiants… Des conflits très divers qui tendent le climat social depuis quelques semaines.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 12h15
    |

            Sarah Belouezzane et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            

Certains, comme Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France insoumise (LFI), ou Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, avaient prévu un automne chaud pour la première rentrée du président Emmanuel Macron. Opposés aux ordonnances qui devaient réformer le droit du travail, ils l’avaient promis : on allait voir ce qu’on allait voir. Mais rien ne vint. Pas de grosses manifestations ni de réelle grogne dans la rue. Et encore moins de grèves.
Huit mois plus tard, la contestation gagne du terrain, mais sur d’autres sujets. Cheminots, retraités, éboueurs, électriciens, personnel des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), fonctionnaires, salariés de Carrefour, d’Air France, étudiants : ils ont manifesté ces dernières semaines leur mécontentement. Des conflits très divers qui, dans un effet de juxtaposition, tendent le climat social. Avec trois mois de débrayages au programme et un début de mobilisation énergique, les agents de la SNCF ont montré leur colère face à un gouvernement que leurs syndicats accusent de rester sourd. Ces derniers apparaissent d’ailleurs soudés (même si SUD-Rail a préféré appeler à des arrêts de travail reconductibles) là où aucune alliance n’a semblé se dessiner lors de la présentation des ordonnances réformant le code du travail.
« Accumulation »
Automne, printemps, deux saisons, deux ambiances. Que s’est-il passé entre-temps ? « La situation est très différente, juge Raymond Soubie, ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy. Les ordonnances réformant le code du travail traitaient un sujet important mais technique. Leur impact concret était difficile à mesurer. Là, nous avons un conflit centré sur la SNCF dont les personnels ont une identité historiquement très forte. Les cheminots se sentent stigmatisés dans cette identité, plus encore qu’attaqués dans leur statut. Il y a un problème de pédagogie et de communication de la part du gouvernement. » 

Un...




                        

                        


<article-nb="2018/04/09/19-19">
<filnamedate="20180409"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180409"><AAMMJJHH="2018040919">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Livre. A travers un dialogue avec le journaliste Denis Lafay, le secrétaire général de la CFDT invite à repenser le rapport à l’emploi.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                   
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Laurent Berger veut réenchanter le monde du travail

Livre. A travers un dialogue avec le journaliste Denis Lafay, le secrétaire général de la CFDT invite à repenser le rapport à l’emploi.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 11h22
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

C’est un message qu’il ne cesse pas de marteler. « Le syndicalisme est mortel et doit se réinventer s’il veut échapper au péril », avertit une nouvelle fois Laurent Berger dans ce livre Au boulot !.  Face à un monde du travail en transformation permanente, avec de nombreuses inconnues, le secrétaire général de la CFDT sonne l’alerte : « Si nous laissons le syndicalisme devenir l’expression de la seule minorité des travailleurs des grands groupes et administrations, il perdra en pertinence et pourrait disparaître avec eux si le tissu économique change. » 
L’ouvrage est un manifeste pour réenchanter le travail, un sujet qui sera au cœur du congrès confédéral de la CFDT à Rennes, du 4 au 8 juin. Le leader syndical y sollicitera un troisième – et sans doute dernier – mandat de quatre ans.
Au-delà de cette thématique, le syndicaliste né en 1968 esquisse une nouvelle société et veut « refonder le progressisme » afin de « chercher le bien-être, la prospérité, l’émancipation, la capacité de chacun à être acteur de sa vie, plutôt que le productivisme et la croissance à tout prix ». Laurent Berger dialogue avec Denis Lafay, qui dirige la collection « Le monde en soi » aux Editions de l’Aube.
Loin d’être un faire-valoir, le journaliste joue plutôt le poil à gratter et lui porte souvent la contradiction. En 2016, la CFDT s’est livrée à une vaste enquête, « Parlons travail », auprès de 200 000 personnes. Il en ressortait que les Français « aiment leur travail » tout en jugeant qu’il peut être dangereux pour leur santé.
Le travail comme « expérience fondatrice de l’individu »
Pour Laurent Berger, les syndicats « obnubilés » par l’emploi ont « oublié » le travail ou se focalisent sur son « mal-être » et jamais sur le « bien-être » qu’il peut procurer. « On peut aimer son travail et souffrir de son travail, assure-t-il,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/09/19-20">
<filnamedate="20180409"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180409"><AAMMJJHH="2018040919">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le 14 mai 2017, juste après la passation des pouvoirs, François Hollande a réuni ses fidèles pour l’ultime déjeuner du quinquennat : un couscous, comme Mitterrand en 1995. Récit des agapes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     


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Le dernier repas de la présidence Hollande

Le 14 mai 2017, juste après la passation des pouvoirs, François Hollande a réuni ses fidèles pour l’ultime déjeuner du quinquennat : un couscous, comme Mitterrand en 1995. Récit des agapes.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 04h45
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 11h52
    |

            Solenn de Royer








                        



                                


                            

Quand ils poussent la porte du restaurant, ce dimanche 14 mai 2017, ils sont aussitôt happés par le bruit, les interjections, les rires et le cliquetis des couverts. « Bernard, tu n’avais pas dit que le lieu serait privatisé ? », s’étonnent Michel Sapin et Jean-Marc Ayrault. Dans le SMS d’invitation, parti quelques jours plus tôt de Matignon, Bernard Cazeneuve avait en effet précisé que le restaurant leur serait réservé, pour plus d’intimité et éviter les fuites dans la presse. Mais trop heureux de donner à son établissement cette publicité inattendue, le patron de La Boule rouge, restaurant juif tunisien du 9e arrondissement, d’habitude fermé le dimanche, a appelé ses meilleurs clients pour les prévenir de l’arrivée d’une petite troupe prestigieuse.
C’est là, dans cette institution parisienne qui a servi de décor au Grand Pardon – dans lequel a joué Roger Hanin, beau-frère de François Mitterrand – que le premier ministre a proposé à François Hollande de l’emmener déjeuner avec ses fidèles à l’issue de la passation des pouvoirs. Il fallait trouver un lieu. « Je n’allais pas déjeuner à Matignon ! », s’amuse François Hollande qui note une étrangeté lors de cette journée, un « paradoxe ». « Le président part et n’a plus rien, mais les ministres restent dans leurs lieux de pouvoir [jusqu’à l’annonce du nouveau gouvernement]. » 
Bernard Cazeneuve, dont les parents sont nés en Algérie, connaît bien le patron, Raymond Haddad, ami des people et des politiques. Il vient déjeuner là souvent avec le documentariste Serge Moati pour y humer les senteurs de la Méditerranée. Il y croise parfois le chanteur Enrico Macias ou l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, natif de Bizerte, qui y a sa table réservée tous les jeudis. Jadis, Philippe Seguin, ami intime du patron, envoyait son chauffeur chercher le « complet poisson » ou le couscous agneau de la maison.
Enrico Macias au milieu...



                        

                        

