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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ De Gênes à Valence, les joutes passionnées du week-end ont donné l’occasion aux défenseurs de la formule actuelle de crier halte aux modifications radicales en cours.
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Tennis : est-il urgent de réformer la Coupe Davis ?

De Gênes à Valence, les joutes passionnées du week-end ont donné l’occasion aux défenseurs de la formule actuelle de crier halte aux modifications radicales en cours.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 09h57
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 15h44
    |

            Elisabeth Pineau (Gênes, envoyée spéciale)








                        



   


« Tu vois, président, faut pas l’arrêter cette Coupe Davis… » Quand le patron de la Fédération française de tennis (FFT), Bernard Giudicelli, est venu féliciter Lucas Pouille après sa victoire, dimanche 8 avril, sur Fabio Fognini (2-6, 6-1, 7-6, 6-3), synonyme de qualification pour les demi-finales de la Coupe Davis, c’est avec cette apostrophe pleine de sarcasmes que le chef de file de l’équipe de France l’a accueilli.
Les deux hommes ont décidément bien du mal à se comprendre. M. Giudicelli est l’un des garants du projet – qui prévoit symboliquement la fin des rencontres à domicile et à l’extérieur au profit d’une compétition ramassée sur une semaine, en terrain neutre – au titre de président du comité de la Coupe Davis au sein de la Fédération internationale de tennis (FIT). Lucas Pouille, lui, en est l’un des pourfendeurs les plus enragés parmi les joueurs français. Tout au long du week-end, il a dit et redit qu’il boycotterait la nouvelle formule si d’aventure elle était entérinée, le 8 août, lors de l’assemblée générale annuelle de la FIT.
Atmosphère irrespirable à Valence
La qualification acquise, le président a tenu à défendre sa position, rendue inconfortable par sa double casquette : « Le format actuel est en danger dans la mesure où les meilleurs ne le jouent plus. C’est le conseil des joueurs, qui, lors du dernier US Open, a fait savoir qu’il ne voulait plus jouer quatre semaines. C’est sur ce point que le système d’aujourd’hui est fragilisé. La Fédération internationale a besoin de garanties pour pouvoir financer cette épreuve. »
Le sort de l’épreuve sera scellé à l’heure où la France accueillera l’Espagne (qui a éliminé l’Allemagne), les 14, 15 et 16 septembre. Mais ce week-end, l’épreuve séculaire n’aurait pu rêver meilleur plaidoyer en sa faveur de la part des nations à l’œuvre. A commencer par l’Italie et la France, dans l’écrin du Valletta Cambiaso de Gênes, tennis-club au charme désuet, tapi dans l’ombre des pins parasols. Dans ce décor pastoral où, de temps à autre, le carillon voisin recouvrait harmonieusement le bruit des balles, le central de 4 000 places avait « des airs d’arène romaine », dixit M. Giudicelli.
Durant deux jours, les supporteurs des deux camps se sont chambrés, invectivés, jusqu’aux huées. Avant de poser les armes dimanche, les tifosi s’inclinant devant la fanfare ennemie, qui avait été bien inspirée d’interpréter l’hymne italien avant que Pouille et Fognini n’entrent sur le court. A croire que même les dieux avaient été convoqués pour que rien ne vienne gâcher la festa, la pluie s’était interrompue jeudi, à la veille des hostilités, et reprit opportunément dimanche soir.
Les matchs ont donné lieu à des duels accrochés entre Lucas Pouille et Andreas Seppi vendredi en ouverture, puis Fabio Fognini et Jérémy Chardy, et pour finir entre les deux numéro un dimanche. Seul le double, samedi, entre la paire Mahut-Herbert et Bolelli-Fognini fut à sens unique, sur le terrain du moins. En tribunes, la tension n’est jamais retombée.

   


Le spectacle ne fut rien toutefois à côté de l’intensité dramatique des arènes de Valence, théâtre du quart de finale entre l’Espagne de Rafael Nadal et l’Allemagne d’Alexander Zverev. Plus de 10 000 spectateurs, 16 heures et 35 minutes de jeu en trois jours, un double en cinq sets qui tutoya les sommets et un cinquième match décisif conclu au bout du bout du cinquième set dans une atmosphère irrespirable. L’ovation que lui réserva le public arracha même des larmes au valeureux David Ferrer, 36 ans.
Il fallait voir Nadal, vainqueur de ses deux simples pour sa reprise après plus de deux mois sans compétition, encourager ses coéquipiers depuis le banc. Tour à tour grimaçant, s’arrachant les cheveux, levant les yeux au ciel, tressautant, vociférant, serrant les poings, comme si sa vie en dépendait. Difficile de croire que le numéro un mondial, qui n’a plus perdu dans la compétition depuis 2005, souhaite la fin de ces joutes locales.

Así vivió @RafaelNadal el dobles de hoy entre España y Alemania. Pasen y disfruten de las expresiones del hombre de… https://t.co/aVDF9KVrmr— CopaDavis (@Copa Davis)


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A l’instar de Novak Djokovic, l’Espagnol est pourtant de ceux qui ont apporté publiquement leur soutien au projet porté par le défenseur du Barça Gérard Piqué : « Je pense que [les changements] sont bons, avait-il réagi en marge du tournoi d’Acapulco, fin février. C’est une bonne initiative qui peut fonctionner. » En bon helvète, Roger Federer, lui, n’a pas pris position : « La Coupe Davis devait faire quelque chose. Maintenant si c’est la bonne chose à faire, je ne sais pas », avait-il commenté à la veille d’Indian Wells.
« Il ne faut pas que ce soit un été indien de la Coupe Davis »
Avec Nadal, Zverev, Marin Cilic (n° 3 mondial) – qui a apporté le point de la qualification à la Croatie en battant le Kazakhstan – et John Isner (n° 9), vainqueur d’une équipe belge amputée de David Goffin, les joueurs du Top 10 ont montré qu’ils savaient répondre présent. « Un week-end pareil fait remonter un indicateur, le nombre de Top 10 qui ont participé. Mais il faut que ce soit durable. Il ne faut pas que ce soit un été indien de la Coupe Davis », a averti M. Giudicelli.
« La clé, veut-il croire, c’est l’ATP qui l’a. Que l’ATP [qui entend relancer sa propre Coupe du monde] reconnaisse que la Coupe Davis est la véritable Coupe du monde du tennis et que l’ATP donne des points à l’épreuve ! Et vous verrez que derrière, tout va s’arranger. »
Noah, qui fustige une réforme « scandaleuse », et Pouille ont prévu chacun à leur manière de tenter de fédérer derrière eux. Le premier entend « solliciter les autres capitaines » et « envoyer des textos » aux réfractaires ; le second a prévu de réunir les joueurs à Monte-Carlo, Madrid ou Roland-Garros pour « avoir l’avis de tout le monde ». La réformer, oui, la raréfier pourquoi pas, mais la révolutionner en se privant de foules effervescentes comme celles de Gênes ou de Valence, l’idée leur est inacceptable.
Il leur reste quatre mois jour pour jour pour convaincre que la Coupe Davis ne mérite pas d’être ramenée à une simple « exhibition ». Une de plus.

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                Noah en guerre contre la réforme de la Coupe Davis : « On peut parler d’autre chose que de dollars ? »




Are you serious @ITF_Tennis ??? You’re trying to kill off home & away ties, 5 set tennis and this unbelievable atmo… https://t.co/sqa8E46zBv— lleytonhewitt (@Lleyton Hewitt)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Disparu à 23 ans, le cycliste belge vient s’ajouter à la liste des coureurs récemment morts en course.
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Paris-Roubaix : la mort de Michael Goolaerts endeuille une nouvelle fois le peloton

Disparu à 23 ans, le cycliste belge vient s’ajouter à la liste des coureurs récemment morts en course.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 10h51
    |

                            Alexandre Pedro (envoyé spécial à Roubaix)








                        



   


Michael Goolaerts participait à son premier Paris-Roubaix. A 23 ans, le coureur belge de l’équipe Véranda’s Willems-Crelan découvrait les grands classiques du cyclisme. Une semaine plus tôt, il diffusait sur son compte Twitter une photo de lui gravissant le terrible mur de Grammont dans le Tour des Flandres où il avait pris part à l’échappée matinale. Goolaerts est mort dimanche soir à l’hôpital de Lille, à 22 h 40. « C’est avec une tristesse inimaginable que nous devons communiquer le décès de notre coureur et ami Michael Goolaerts », annonçait son équipe dans un communiqué.

https://t.co/2kHQHXKBDG— Snipercycling (@Veranda’s Willems - Crelan Pro Cycling Team)


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La nouvelle était redoutée depuis que le coureur avait été retrouvé inanimé dans le deuxième des 29 secteurs de cette 116e édition de Paris-Roubaix. Peu avant 14 heures, les caméras avaient furtivement montré le corps de Michael Goolaerts, les bras en croix au bord d’un talus à gauche d’une route en descente, 100 kilomètres après le départ de Compiègne. Le cycliste était tout de suite pris en charge et réanimé par l’équipe médicale de la course, puis les sapeurs-pompiers et le SMUR avant d’être héliporté à l’hôpital de Lille.
La course, elle, continuait. A l’avant, le prodige Wout Van Aaert leader et ami de Goolaerts dans l’équipe Véranda’s Willems (invitée par l’organisation), partait à la poursuite du futur vainqueur, Peter Sagan. Mais une crevaison dans le secteur du carrefour de l’Arbre allait ruiner les espoirs de podium de celui qui ignorait encore tout du sort de son coéquipier. Le directeur sportif, Nick Nuyens, quittait le parcours pour se rendre au chevet de son coureur.

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          Peter Sagan enfin sur le haut du pavé



Quand Sagan franchit la ligne en vainqueur devant le Suisse Silvan Dillier, Michael Goolaerts est déjà mourant. Son sort jette un voile noir sur la performance du Slovaque, premier champion du monde victorieux à Roubaix depuis Bernard Hinault en 1981.
Alors que supporteurs belges et journalistes se pressaient devant le bus Véranda’s Willems, le porte-parole de l’équipe demandait de respecter le silence de l’équipe et de ne pas relayer les rumeurs. Le communiqué tombera cinq heures plus tard, précisant que le jeune coureur « était décédé d’un arrêt cardiaque en présence des membres de sa famille et de ses proches ».
Passé professionnel en 2014 chez Véranda Willems, Michael Goolaerts avait effectué un détour de deux ans chez Lotto-Soudal avant de revenir en 2017 dans sa formation d’origine. Ce rouleur au gabarit athlétique (1,86 m pour 80 kg) taillé pour les classiques pavés, affichait encore un palmarès vierge au niveau professionnel mais avait obtenu quelques places d’honneur cette saison (20e de Kurne-Bruxelles-Kurne, 9e d’A travers la Flandre-Occidentale.
Deux morts belges en 2016
Ce drame rappelle inévitablement la mort d’un autre jeune coureur belge, Daan Myngheer, le 28 mars 2016, à l’âge de 22 ans, après un accident cardiaque survenu en Corse après la première étape du Critérium International. Daan Myngheer, coïncidence tragique, avait couru l’année précédente pour Vérandas Willems. Après s’être senti mal, le cycliste avait fait un infarctus dans l’ambulance de la course et avait été transporté à l’hôpital d’Ajaccio où sa mort avait été constatée deux jours plus tard.

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                « Environ 800 sportifs sont victimes de mort subite en France par an »



Le même week-end, Antoine Démoitié (un autre coureur belge) est mort sur la semi-classique Gand-Wevelgem, d’une hémorragie cérébrale. Victime d’une lourde chute, il avait ensuite été heurté par une moto alors qu’il se trouvait au sol. L’autopsie n’a jamais déterminé si le coup fatal était dû à sa chute ou au choc avec la moto.
Dans le cas de Michael Goolaerts, l’autopsie devra confirmer si le cœur du jeune cycliste a lâché alors qu’il se trouvait encore sur son vélo comme l’assurent plusieurs témoins, provoquant sa chute. « Au loin, je l’ai vu prendre le talus monter très, très haut et redescendre », témoignait Thierry Gouvenou, le directeur de l’épreuve, dans le journal L’Equipe.
Plusieurs personnalités du cyclisme, comme le président de l’Union cycliste internationale, David Lappartient, ont fait part de leur tristesse sur les réseaux sociaux.

Au nom de l’Union Cycliste Internationale et de la famille du cyclisme dans son ensemble, je tiens à adresser mes p… https://t.co/W33jcEXAWC— DLappartient (@David Lappartient)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification française en Coupe Davis et à un Paris-Roubaix endeuillé par le décès d’un cycliste.
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Pierre Gasly, un boxeur qui monte et la retraite d’une légende : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification française en Coupe Davis et à un Paris-Roubaix endeuillé par le décès d’un cycliste.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 22h13
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 11h52
    |

                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, Lucas Pouille a permis à la France de se qualifier pour la demi-finale de la Coupe Davis.

   


Oui, Peter Sagan a remporté Paris-Roubaix. Evénement marqué aussi cette année par le décès du cycliste belge Michael Goolaerts après un arrêt cardiaque pendant la course.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Faire face à l’adversité tu sauras

🙏💪 @MHR_officiel https://t.co/2JTsVufxpV— yaccamara (@Yacouba Camara)


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« Fin de saison pour Yacouba Camara », a tweeté samedi 7 avril le club de rugby montpelliérain (MHR), sans préciser la durée de son indisponibilité. Arrivé de Toulouse à l’intersaison, le troisième ligne international avait déjà annoncé la mauvaise nouvelle : « Les examens ont décelé une rupture partielle des ligaments du genou. Je dois de nouveau mener un combat pour revenir. » À 23 ans et 11 sélections, Yacouba Camara avait passé une IRM de contrôle vendredi, suite au choc survenu lors du dernier match du Tournoi des six nations avec le Gallois Liam Williams. « Et comme faire face à l’adversité est une des valeurs enseignées dans le rugby je vous donne rendez-vous dans quelques mois », a indiqué le joueur.
Outre la fin de la saison de Montpellier, leader du Top 14 à quatre journées de la fin, le 3e ligne aile ne pourra pas participer à la Tournée d’été en Nouvelle-Zélande où l’équipe de France disputera trois tests. En son absence, les Montpelliérains ont sèchement battu La Rochelle 40-24.
Après 15 médailles olympiques, ta retraite tu annonceras

   


Après Ole Einar Bjoerndalen, c’est une autre légende du sport norvégien qui a annoncé sa retraite sportive ce week-end. La fondeuse Marit Bjoergen, athlète la plus titrée (8 médailles d’or) et la plus médaillée (15 au total) des Jeux olympiques d’hiver, a expliqué à la télévision publique norvégienne qu’elle n’avait « pas la motivation nécessaire pour être à 100 % une année de plu ». 
Médaillée pour la première fois en relais à Salt Lake City, Bjoergen a disputé tous les Jeux d’hiver depuis, jusqu’à Pyeongchang. A presque 37 ans, elle avait décroché en Corée deux nouveaux titres olympiques, en 30 km et en relais. Dix huit fois championne du monde dans sa carrière, elle déchausse les skis avec un bilan impressionnant de 114 victoires en Coupe du monde.
L’annonce de sa retraite a entraîné de nombreuses déclarations en Norvège. Même l’ancien premier ministre et actuel secrétaire général de l’OTAN l’a qualifiée dans un tweet « d’inspiration et de modèle. »

Marit Bjørgen, du har vært en inspirator og et forbilde. 
— jensstoltenberg (@Jens Stoltenberg)


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Dans l’ombre de Yoka tu grandiras
Il est celui qui chauffe la salle avant chaque épisode de « La Conquête », série à gros budget qui accompagne à grand renfort de marketing les débuts de Tony Yoka dans le monde de la boxe professionnelle. Capitaine de l’équipe de France de boxe à Rio, Souleymane Cissokho est lui aussi passé pro, comme Yoka, après les Jeux olympiques. Lui aussi médaillé au Brésil (le bronze en poids welters), Cissokho n’a pas la médiatisation de son ami Yoka, mais il continue de grandir et gagne en expérience.
Toujours invaincu dans le monde professionnel, Cissokho avait, jusqu’à samedi, remporté tous ses combats par KO. Face à un adversaire réputé solide et plus expérimenté, il a cette fois prouvé qu’il était capable de tenir la distance en s’imposant aux points à l’issue des dix rounds. Une victoire probante pour celui qui s’entraîne parfois avec Virgil Hunter, l’entraîneur américain de… Tony Yoka, évidemment.

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                Boxe : Tony Yoka sans souci, sa conquête en sursis



L’homme du week-end : Pierre Gasly

   


Sept Grand Prix au compteur seulement en Formule 1 et déjà une 4e place pour Pierre Gasly le pilote français de Toro Rosso. Incroyable ? Sa 5e place sur la grille avait déjà été la plus grande surprise des qualifications. « Nous ne nous y attendions pas, pour être juste », déclarait le Normand – de Rouen, à ne pas confondre avec le Normand d’Evreux, le pilote Force India Esteban Ocon, 10e dimanche. « La voiture est fantastique depuis le début du week-end. Nous avons vu que nous avions un bon potentiel, mais être [5e sur la grille] est tout simplement incroyable, donc je suis vraiment content. » 
Que dire de plus... « Incroyable, fantastique, incroyable ! », a explosé Pierre Gasly à la radio après avoir fait preuve d’un sang-froid remarquable tout au long de la course pour inscrire les 12 premiers points de sa carrière. Elu pilote du jour par les suiveurs de la F1, celui que le paddock surnomme déjà Gasly le magnifique n’en revenait toujours pas plusieurs minutes après l’arrivée dimanche : « C’est incroyable. On a réussi à confirmer nos performances de vendredi. La voiture était top et j’ai poussé jusqu’à la fin. Je ne réalise pas encore. » Incroyable.
Le chiffre qui en dit long : 5

   


Depuis la mort de son défenseur central et capitaine Davide Astori le 4 mars, la Fiorentina est sur une série de cinq victoires consécutives. Lors du premier match disputé par les joueurs de la Viola après cet événement tragique, c’est le remplaçant d’Astori, Vitor Hugo, qui avait donné la victoire à son équipe dans une rencontre chargée d’émotion. Depuis, les joueurs de Stefano Pioli enchaînent les succès. Dans la semaine ils ont remporté 2-0 leur match face à l’Udinese, une rencontre loin d’être anodine : il s’agissait du match que les joueurs auraient dû jouer le jour de la mort de leur capitaine. Ce week-end, c’est la Roma qui a fait les frais de l’énergie des joueurs de la Fiorentina, qui sont remontés à la septième place du classement. « Nous jouons à 12, Davide Astori est toujours avec nous » expliquait Marco Benassi à la presse italienne avant le match.
Les wikis du week-end
Facile
Arrivé récemment en Italie, j’ai encore marqué ce week-end. Je suis déjà le meilleur buteur de l’histoire de mon club en Serie A, alors que je n’ai disputé que quelques matchs.

   


Moyen
Auteur d’un joli but contre Nantes, je suis sur une série de sept matchs consécutifs avec au moins un but inscrit. Seul Edinson Cavani a fait mieux que moi en Ligue 1 cette saison.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Alors que Sebastian Vettel remporte le Grand Prix de Bahreïn, dimanche, Kimi Räikkönen doit abandonner après avoir renversé un mécanicien.
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F1 : Ferrari entre rires et pleurs

Alors que Sebastian Vettel remporte le Grand Prix de Bahreïn, dimanche, Kimi Räikkönen doit abandonner après avoir renversé un mécanicien.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 19h53
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 22h07
   





                        



   


Le deuxième Grand Prix de la saison de F1 s’annonçait très ouvert, dimanche 9 avril, avec sur la grille de départ du circuit de Sakhir, à Bahreïn, Sebastian Vettel (Ferrari) en pole position à côté de son équipier Kimi Räikkönen. Lewis Hamilton (Mercedes) ne partait quant à lui que 9e pour cause de pénalité, juste derrière le Français Esteban Ocon (Force India). Entre les deux, un surprenant Pierre Gasly (Toro Rosso) pointait en 5e position.
Près de deux heures plus tard, le leader Sebastian Vettel a tenu bon. Il remporte son 200e Grand Prix couru, devant les Mercedes de Valtteri Bottas et de Lewis Hamilton. Au pied du podium, le jeune Français Pierre Gasly réalise l’exploit du jour aux commandes de sa Toro Rosso (Red Bull), alors qu’il court sa première saison complète en Formule 1, à 22 ans.

Un mécanicien renversé
L’image qui va rester de Bahreïn est malheureusement celle du mécanicien fauché par la Ferrari de Kimi Räikkönen. Lors de son deuxième arrêt aux stands, au 37e tour pour changer de roues, le pilote finlandais est reparti rapidement sans voir qu’un des mécaniciens avait sa jambe devant la roue arrière gauche de la monoplace. Heurté, l’homme a été projeté au sol.
« Notre mécanicien a été conduit à l’hôpital pour être soigné », a indiqué la Scuderia sur son compte Twitter. « Nous pensons tous à notre homme et attendons d’en savoir plus. » 

Our mechanic was taken to hospital for treatment #BahrainGP— ScuderiaFerrari (@Scuderia Ferrari)


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Alors troisième, derrière Sebastian Vettel et Valtteri Bottas, Kimi Räikkönen a choisi d’abandonner la course. Les commissaires de course ont imposé à la Scuderia une amende de 50 000 euros, estimant que « l’équipe avait laissé partir la voiture d’une façon dangereuse pour son personnel et qui a causé une blessure ».
Avant Kimi Räikkönen, les Red Bull du Néerlandais Max Verstappen – à la suite d’un accrochage avec Hamilton – et de l’Australien Daniel Ricciardo, victime d’une panne, ont dû se retirer. L’écurie suspecte un problème électrique au niveau du moteur, a-t-elle indiqué sur Twitter.

After investigation, a suspected electrical engine issue put pay to Daniel's #BahrainGP, while Max was forced to re… https://t.co/JAxk9q2v9K— redbullracing (@Red Bull Racing)


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Classement des pilotes 1. Sebastian Vettel (GER) 50 points  2. Lewis Hamilton (GBR) 33 3. Valtteri Bottas (FIN) 22 4. Fernando Alonso (ESP) 16 5. Kimi Räikkönen (FIN) 15 6. Nico Hülkenberg (GER) 14 7. Pierre Gasly (FRA) 12 8. Daniel Ricciardo (AUS) 12 9. Kevin Magnussen (DEN) 10 10. Max Verstappen (NED) 8 11. Stoffel Vandoorne (BEL) 6 12. Marcus Ericsson (SWE) 2 13. Carlos Sainz Jr (ESP) 1 14. Esteban Ocon (FRA) 1  Classement des constructeurs 1. Ferrari 65 points  2. Mercedes 55 3. McLaren-Renault 22 4. Red Bull 20 5. Renault 15 6. Toro Rosso-Honda 12 7. Haas 10 8. Sauber 2 9. Force India 1



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le Slovaque a remporté la classique nordiste. Il devance l’inattendu Suisse Silvan Dillier lors d’une édition marquée par l’accident du Belge Michael Goolaerts.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Paris-Roubaix : Peter Sagan enfin sur le haut du pavé

Le Slovaque a remporté la classique nordiste. Il devance l’inattendu Suisse Silvan Dillier lors d’une édition marquée par l’accident du Belge Michael Goolaerts.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 19h20
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 07h14
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                            Alexandre Pedro (envoyé spécial à Roubaix)








                        



   


« Sagan a gagné ? Vous me l’apprenez. » Ce dimanche 8 avril, Peter Sagan (28 ans) a remporté la 116e édition de Paris-Roubaix depuis un gros quart d’heure, mais Tanguy Turgis n’en sait rien. Recroquevillé sur la pelouse du vélodrome de Roubaix, le Français affiche le sourire d’un gamin de 19 ans qui savoure une 42e place annonciatrice d’un futur rempli de pavés disjoints. Pour sa prise de contact avec « l’Enfer du Nord », le coureur de Vital Concept pourra surtout dire qu’il était encore présent quand le triple champion du monde a décidé du sort de la course à 54 km de l’arrivée.
« Je l’ai vu partir, mais je n’ai même pas pensé à essayer de le suivre », raconte Turgis. Le Slovaque est parti « en facteur » comme on dit dans le jargon cycliste. Juste un coup pour voir sans trop écraser les pédales, une façon de tester les Quick-Step qui avaient déjà mis, un peu plus tôt, le nez à la fenêtre avec Zdenek Stybar et Philippe Gilbert. Deux pétards mouillés par temps sec finalement.
« Il est parti au bon moment »
Philippe Gilbert raconte ce moment de bascule où les regards se croisent et les oreillettes surchauffent : « Il y a eu pas mal d’accélérations avant que Sagan n’attaque. Il s’est retourné, il a vu que c’était désorganisé et il est parti au bon moment. Il avait les jambes aussi pour le faire ».
L’intéressé ne dit pas autre chose. Peter Sagan a senti le moment et préféré tirer le premier avant le redoutable secteur pavé de Mons-en-Pévèle, plutôt que de courir derrière les autres, comme dimanche dernier sur le Tour des Flandres.
« J’ai senti que je pouvais parti seul à ce moment, je savais que derrière les gars allaient s’attaquer entre eux », analysait-il en conférence de presse conférence de presse, casquette à l’envers sur la tête et masque de motocross autour du cou.
Dilier compagnon de fortune
Peter Sagan a décidé de forcer son destin, comme une réponse à la récente pique du coureur italien Filippo Pozzato – sans doute partagée par une partie du peloton et des suiveurs – qui avait lancé : « Sagan, c’est celui qui réussit à perdre. »
Le destin du leadeur de l’équipe Bora-Hansgrohe allait croiser celui du Silvan Dillier. Dernier rescapé de l’échappée matinale, le champion de Suisse s’accrochait aux branches slovaques.

Muddy faces for world-class champions 🌈🇨🇭
— Paris_Roubaix (@Paris-Roubaix)


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Ce Paris-Roubaix, le coureur de l’équipe AG2R pensait bien le voir à la télé après une fracture du doigt début mars. « Finalement, j’ai été sélectionné au dernier moment et je ne regrette pas d’être venu. »
Sagan non plus. Dilier a assuré sa part de travail sans trop négocier. « Silvan, c’est une machine quand il se retrouve devant », vantait après la course son leadeur, Oliver Naesen.
« Peter, c’est l’ange et le démon »
Comme compagnon de fugue, Sagan aurait pu plus mal tomber. Dilier aurait pu, lui, tomber tout court quand il chassa de la roue arrière dans le secteur pavé du carrefour de l’Arbre. Tout heureux d’être encore sur son vélo, le Suisse avait plus ou moins accepté son sort et la deuxième place qui va avec.
Il a résumé sa cohabitation avec Sagan en une formule : « Peter, c’est l’ange et le démon dans la même personne. Un ange parce que je savais qu’avec lui je pouvais résister au retour des poursuivants, et un diable parce qu’il était impossible à battre au sprint. »
Et le « diable » a eu beau dire qu’il « crampait un peu sur la fin », il n’a laissé aucune chance à Dilier sur le vélodrome de Roubaix.
« Triste » pour Goolaerts
Le cri de rage du vainqueur ne trompait pas à l’arrivée. Il y avait du soulagement dans cette victoire, de l’émotion aussi d’arriver à dompter ce monument qui correspond le mieux à ses qualités mais qui trouvait toujours une façon de le narguer à la fin.
Cette fois, Peter Sagan n’a ni crevé ni chuté. Il mesurait sa chance, disait à quel point il était vidé, lassé, fatigué. Ses réponses étaient dénuées de provocation et de malice comme souvent chez lui.

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                Paris-Roubaix : le Belge Michael Goolaerts, victime d’un arrêt cardiaque, est mort



Les circonstances ne le permettaient sans doute pas. Ce dimanche soir, un jeune homme de 22 ans se trouve entre la vie et la mort. Le Belge de l’équipe Vérandas Willems-Crélan, Michael Goolaerts a chuté dans le secteur numéro 28 entre Viesly et Briaste et a été retrouvé inconscient et en arrêt cardio-respiratoire, selon les sapeurs-pompiers arrivés sur place. « Le pronostic vital est engagé », a confirmé l’organisation dans un communiqué.
Face à une telle nouvelle, Peter ne savait trop quoi dire, cherchait encore plus que d’habitude ses mots en anglais. « Je suis très triste pour lui, je ne sais pas quoi dire d’autre. » Et sur son visage, on lisait que sa victoire paraissait déjà loin.

📊◾ TOP 10 ◾📊
— Paris_Roubaix (@Paris-Roubaix)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Lyon monte provisoirement sur le podium après avoir écrasé Metz (5-0) ; Nice et Rennes, en lice pour l’Europe se quittent sur un (1-1) qui n’arrange aucun des deux clubs.
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Ligue 1 : Lyon remonte sur le podium, Nice et Rennes inséparables

Lyon monte provisoirement sur le podium après avoir écrasé Metz (5-0) ; Nice et Rennes, en lice pour l’Europe se quittent sur un (1-1) qui n’arrange aucun des deux clubs.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 19h01
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 23h04
   





                        



   


Sans pitié, Lyon a écrasé Metz (5-0), dimanche 8 avril, lors de l’avant-dernier match de la 32e journée de Ligue 1, et s’empare de la 3e place du championnat jusqu’alors détenue par l’Olympique de Marseille. Une performance que le club peut porter en grande partie au crédit de son attaquant Menphis Depay, auteur d’un but et de quatre passes décisives. Une montée sur le podium des Lyonnais, synonyme de strapontin pour la Ligue des Champions, qui s’est faite au détriment de l’Olympique de Marseille.
L’OM a en effet perdu très gros dimanche soir. Mis sous pression avant la rencontre par le résultat positif de l’OL, Marseille avait pour obligation de gagner face à Montpellier pour préserver sa troisième place. Mais jamais les Phocéens ne sont parvenus à trouver la faille et à faire sauter le verrou montpéllierain malgré de belles opportunités en seconde période.
Avec un score final nul (0-0), Marseille repasse à la quatrième place à la différence de buts, Lyon compte une différence de +33 contre +26 pour l’OM. L’OL reste en revanche toujours loin, à 7 points, derrière Monaco (2e), dont la victoire, samedi 6 avril face à Nantes, a conforté un peu plus sa position de dauphin du Paris-Saint-Germain. Quant aux Messins, qui avaient l’occasion de revenir à trois points de Lille qui s’est incliné samedi à Bordeaux (2-1), ils se rapprochent un peu plus de la Ligue 2 avec un goal-average de −34.

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Comme bien souvent, Lyon a démarré pied au plancher, avec un premier but de Marcelo après un corner tiré par Menphis Depay. Même scénario, même punition vingt minutes plus tard. Dès lors, les Lyonnais géraient leur avantage que les Lorrains étaient bien en peine de leur contester, malgré un semblant de réaction au retour des vestaiaires. Lyon asseyait définitivement son emprise en moins de dix minutes, par les buts de Depay (65e), Traoré, avec l’aide du poteau (68e), et Mariano, qui venait de rentrer (86e).
Nice et Rennes inséparables

   


Rivaux dans la course très indécise à l’Europe, Nice (6e) et Rennes (5e) le restent à l’issue du match joué dimanche 8 avril à l’Allianz Rivieira, au cours duquel les deux équipes n’ont pas réussi à se départager (1-1). Marqué par huit avertissements – quatre de chaque côté –, ce nul n’est une bonne opération pour aucun des deux clubs.
Impliqué dans sept des huit derniers buts de Nice, l’attaquant Alassane Plea, 25 ans, a offert l’unique but des Aiglons (17e, 1-0) avant que Benjamin Bourigeaud n’égalise dix minutes plus tard (27e, 1-1) pour le Stade rennais.
« C’est un bon point pris face à un adversaire direct, a déclaré Sabri Lamouchi, l’entraîneur des Bretons Venir prendre un point ici n’est pas chose facile. Ce n’est pas une mauvaise opération, même si on s’est créé les meilleures occasions et qu’on aurait pu espérer mieux. » L’entraîneur des Bretons s’est également félicité d’enchaîner ainsi huit matchs sans défaite. Il a cependant dénoncé l’arbitrage après la blessure de James Léa Siliki :
« C’est incroyable de terminer le match comme ça, c’est un coup au genou, c’est très inquiétant. De plus on a pris des cartons que je ne comprends pas, notamment Khazri et André, qui n’ont même pas fait faute. »
« Forcément avec ce nul, nous avons un peu raté le coche même si nous n’avons pas fait un mauvais score, reconnaît quant à lui le défenseur niçois Maxime Le Marchand. Rennes était bien en place. Nous n’avons pas trouvé de solution. Il manquait de l’intensité. » 
Plus la fin de saison approche, plus les matchs deviennent décisifs. En attendant, ils vont suivre avec intérêt le résultat de Montpellier (6e) qui se déplace à 21 heures à Marseille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Sébastien Loeb sorti dès vendredi, son successeur et quintuple champion du monde en titre remporte la quatrième étape du championnat du monde.
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Rallye : Sébastien Ogier maîtrise le Tour de Corse

Sébastien Loeb sorti dès vendredi, son successeur et quintuple champion du monde en titre remporte la quatrième étape du championnat du monde.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 17h38
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Trois victoires en quatre rallyes. Après le Monte-Carlo et le Mexique, le quintuple champion du monde français Sébastien Ogier et son copilote Julien Ingrassia remportent, dimanche 8 avril, le Tour de Corse.
Difficile de rêver plus belle entrée en matière dans ce championnat du monde (WRC) qui compte 13 étapes. « C’est prometteur pour la suite », confirme Sébastien Ogier après l’arrivée de la dernière spéciale, et « c’est un beau symbole de gagner dix ans après avoir fêté ici mon titre junior ».
Signe de sa domination, c’est la première fois depuis octobre 2016 que le Français gagne deux rallyes coup sur coup. Il pilotait alors une Volkswagen Polo-R unanimement considérée comme la meilleure du plateau, ce qui n’est pas le cas de sa Ford Fiesta RS actuelle. Son équipier, le Britannique Elfyn Evans, a d’ailleurs terminé à plus de deux minutes.

🇫🇷 Deux Français au sommet au @CorsicaLinea - #TourdeCorse : @SebOgier en @OfficialWRC & @JybeFranceschi en… https://t.co/bPEGrwZUKT— TourdeCorseWRC (@Tour de Corse)


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Le duo Ogier-Ingrassia a écrasé la concurrence dès vendredi dans les trois premières spéciales avant de contrôler samedi. Dimanche matin, Sébastien Ogier a encore géré dans la 11e spéciale longue de 55 km reliant Vero à Sarrola-Carcopino (ES11) – une étape qui a nécessité l’écriture de 87 pages de notes par Julien Ingrassia.
Il a laissé la Toyota de l’Estonien Ott Tänak revenir à 31 secondes avant la Power Stage, cette courte spéciale créée pour ses qualités télégéniques en clôture de rallye, qu’il a terminée en 3e position.

   


Seul Sébastien Loeb paraissait en mesure de suivre le rythme du tenant du titre lors de la première spéciale vendredi matin, avant une sortie de route dès l’ES2, qui l’a contraint à courir en Rallye 2, c’est-à-dire pour le spectacle, mais sans aucune chance de l’emporter.
Le duo Sébastien Loeb-Daniel Elena, très populaire, était néanmoins très applaudi, en témoigne son passage attendu par des centaines de photographes sur la route de liaison, dimanche matin, entre le Talcini et le Celavo.

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                Rallye : pas de miracle pour Loeb sur le Tour de Corse



« Je vise la victoire à chaque rallye »
« J’ai beaucoup de respect pour Loeb qui s’est encore montré très rapide ce week-end malgré sa sortie », a déclaré Sébastien Ogier. « Il serait encore aux avant-postes s’il avait la motivation pour revenir à temps plein » en championnat du monde des rallyes (WRC).
Prochaine étape pour Ogier-Ingrassia, dans trois semaines, où le pilote de 34 ans devra ouvrir la route en Argentine, dans un rallye qu’il n’a encore jamais remporté. Un handicap ? « Le refrain du balayage, on commence à le connaître, répond le leader à l’AFP. Ce sera difficile, mais on garde l’espoir d’y être performants. Il ne faut jamais partir perdant, je vise la victoire à chaque rallye. (…) Si je ne m’y suis jamais imposé, j’y ai tout de même été souvent performant. »
Quant à l’Alsacien, après une 5e place au Mexique et son abandon en Corse, sa troisième et ultime pige est prévue en octobre pour le Rallye de Catalogne.

🇫🇷 Deux Français au sommet au @CorsicaLinea - #TourdeCorse : @SebOgier en @OfficialWRC & @JybeFranceschi en… https://t.co/bPEGrwZUKT— TourdeCorseWRC (@Tour de Corse)


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Classement des pilotes 1. Sébastien Ogier (FRA/Ford Fiesta) 84 points  2. Thierry Neuville (BEL/Hyundai i20) 67 3. Ott Tänak (EST/Toyota Yaris) 45 4. Andreas Mikkelsen (NOR/Hyundai i20) 41 5. Kris Meeke (GBR/Citroën C3) 36 (…) 11. Sébastien Loeb (FRA/Citroën C3) 15 … Classement des constructeurs 1. Hyundai Motorsport 111 points  2. M-Sport Ford 107 3. Toyota Gazoo Racing 93 4. Citroën Racing 81



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Tombé dans le deuxième secteur pavé entre Viesly et Briaste, le coureur de l’équipe Vérandas Willems-Crélan avait été retrouvé inconscient et en arrêt cardio-respiratoire.
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Paris-Roubaix : le Belge Michael Goolaerts, victime d’un arrêt cardiaque, est mort

Tombé dans le deuxième secteur pavé entre Viesly et Briaste, le coureur de l’équipe Vérandas Willems-Crélan avait été retrouvé inconscient et en arrêt cardio-respiratoire.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 11h33
   





                        



   


La 116e édition de Paris-Roubaix a été endeuillée dimanche 8 avril par la mort du coureur belge Michael Goolaerts, âgé de 23 ans, une information confirmée dans la soirée par son équipe, Vérandas Willems-Crélan.
« Il est mort à 22 h 40 à l’hôpital de Lille en présence de sa famille et de ses proches, qui sont dans nos pensées. Il est mort d’un arrêt cardiaque et l’aide médicale n’a pu être d’aucun secours », a communiqué son équipe sur Twitter.

https://t.co/2kHQHXKBDG— Snipercycling (@Veranda’s Willems - Crelan Pro Cycling Team)


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Tombé dans le deuxième secteur pavé entre Viesly et Briaste peu avant 14 heures le jeune homme avait été retrouvé inconscient et en arrêt cardio-respiratoire. Il avait été pris en charge et réanimé par l’équipe médicale de la course, puis les sapeurs-pompiers et le SMUR avant d’être héliporté vers l’hôpital de Lille.
Les images de télévision montraient le Belge au sol, les bras en croix, sans autre concurrent à ses côtés.

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                Paris-Roubaix : Peter Sagan enfin sur le haut du pavé



Selon une source proche du dossier citée par l’Agence France-Presse, cet arrêt cardio-respiratoire prolongé est probablement d’origine médicale, et non dû à la chute.
Le jeune coureur belge, professionnel depuis deux saisons, prenait part pour la première fois à Paris-Roubaix.
Plusieurs personnalités du cyclisme, comme le président de l’Union cycliste internationale David Lappartient, ont fait part de leur tristesse sur les réseaux sociaux.

Au nom de l’Union Cycliste Internationale et de la famille du cyclisme dans son ensemble, je tiens à adresser mes p… https://t.co/W33jcEXAWC— DLappartient (@David Lappartient)


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C’est la troisième fois en deux ans qu’un coureur professionnel est victime d’un accident mortel en course.
Le Belge Antoine Demoitié, 25 ans, est mort lors de la course Gand-Wevelgem le 27 mars 2016, d’une hémorragie cérébrale. Victime d’une lourde chute, le coureur avait ensuite été heurté par une moto alors qu’il se trouvait au sol. L’autopsie n’avait pas permis de déterminer si le coup fatal était dû à sa chute ou à la roue de la moto qui le suivait.
La veille, son compatriote Daan Myngher, 22 ans, avait été victime d’un infarctus sur le Critérium international, en Corse. Il avait succombé deux jours plus tard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Après la qualification de son équipe pour la demi-finale, le capitaine de l’équipe de France a formulé dimanche, dans un long plaidoyer, une violente critique envers le projet de réforme de la compétition par équipes.
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Noah en guerre contre la réforme de la Coupe Davis : « On peut parler d’autre chose que de dollars ? »

Après la qualification de son équipe pour la demi-finale, le capitaine de l’équipe de France a formulé dimanche, dans un long plaidoyer, une violente critique envers le projet de réforme de la compétition par équipes.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 21h53
    |

            Elisabeth Pineau (Gênes, envoyée spéciale)








                        



   


Yannick Noah affichait naturellement une grande satisfaction après la victoire dimanche de Lucas Pouille contre Fabio Fognini, synonyme de qualification de son équipe pour la demi-finale de la Coupe Davis, que la France doit accueillir mi-septembre.
Peu après la fin des matchs au Valletta Cambiaso de Gênes, le capitaine de l’équipe de France a profité de l’opportunité pour protester contre le projet de réforme de la compétition internationale, annoncé fin février par la Fédération internationale de tennis (FIT). Cette nouvelle mouture de la Coupe Davis, née en 1900, prévoit une compétition non plus disputée sur quatre week-ends de trois jours mais sur une semaine, et surtout la fin des matchs à domicile ou à l’extérieur.
Cette Coupe du monde de tennis se déroulerait sur terrain neutre, vraisemblablement en Asie. Si le nouveau format est adopté en août lors de l’assemblée générale de la FIT, il sera mis en œuvre dès 2019. Une issue que veut à tout prix éviter le capitaine des Bleus, Yannick Noah. Entretien.

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                Coupe Davis : liberté, égalité, fraternité et saladier



Est-ce qu’un week-end comme celui-là, avec des matchs passionnés entre la France et l’Italie ou l’Espagne et l’Allemagne, peut faire pencher la balance ?
Je l’espère. Nous, on est des passionnés de Coupe Davis, avec laquelle on a grandi. Certains dirigeants ne sont là que depuis peu et ne connaissent pas leur histoire. Certains joueurs ont la mémoire courte ou des motivations qui ne protègent pas le jeu. Y’a qu’en Coupe Davis qu’on peut vivre ça. Si demain leur décision scandaleuse passe, y’aura plus tout ça, ce sera la fin de la Coupe Davis.
J’essaie de peser du peu que je peux. Il semble que la plupart des capitaines qui jouaient ce week-end sont de mon avis, ça s’appelle la tradition. Aujourd’hui c’est la Coupe Davis qui est menacée, après ce sera les tournois du Grand Chelem et puis, après, on va aller faire tous les tournois en Asie ? Je suis encore dans le match, c’est pas fini, j’essaierai de peser pour essayer de sauver ce qui pour moi devrait être intouchable.
Justement, de quelle manière entendez-vous peser concrètement ?
Je vais essayer de solliciter les autres capitaines, d’envoyer des textos à des personnes que je connais encore dans le jeu. J’ai jamais pensé qu’on se retrouverait dans une telle situation, mais là je pense que c’est injuste.
Imaginez un joueur de Manchester United qui gagne 500 000 euros par semaine et qui décide de ne pas jouer la Coupe du monde. Alors la FIFA va dire : « bon, eh bien maintenant on va changer la formule ? » C’est exactement la même situation. On parle de sept ou huit joueurs, qui ont donné beaucoup au tennis, avec tout le respect que j’ai pour eux. Mais je pense aussi que le tennis leur a aussi beaucoup donné. Je crois que c’est à leur tour de donner quelque chose au tennis.
Alors oui, c’est difficile de critiquer Lionel Messi et Ronaldo [allusion aux Federer, Nadal et Djokovic qui plaident pour une réforme], c’est plus facile de critiquer des petits joueurs comme nous. Mais on est face à une situation qui est assez extraordinaire, je trouve : il y a des joueurs, de par leurs qualités de joueur, que je ne discute pas, qui ont quand même profité beaucoup du jeu et qui aujourd’hui décident qu’ils veulent encore plus. Moi je trouve que c’est trop.
Quid des fédérations qui perdent de l’argent avec cette compétition ?
Quand Nadal joue à Valence, le stade est plein [le numéro un mondial jouait ce week-end contre l’Allemagne à Valence]. Si Federer joue demain en Suisse dans un stade de 80 000 personnes, le stade va être plein. Il me semble qu’il y a de l’argent qui tombe pour la Fédération internationale. Or, l’idée d’une fédération c’est de partager ensuite, non ? Les fédérations qui ont perdu de l’argent ou qui en perdent, si c’est pour jouer ensuite une semaine où il y aura beaucoup de millions à gagner, cet argent sera partagé n’est-ce pas ?
Rien ne pourra payer l’autographe que Fognini a donné au petit garçon qui débute le tennis ici à Gênes. Combien ça coûte les moments que tu passes avec les ramasseurs de balles ? On peut parler d’autre chose que de dollars ?
Quand je gagne la Coupe Davis, la première chose que je fais, c’est d’appeler ma fédération et de demander combien j’ai gagné. Mais il y a aussi des choses qu’on peut faire sans que ce soit comptabilisé, non ? Surtout, quand il y a beaucoup d’argent. Je n’arrive pas à comprendre l’intérêt d’aller jouer une compétition sur une semaine à l’autre bout du monde, je ne comprends pas… car il y en a des tournois comme ça, il y en a plein, partout dans le monde. Mais la Coupe Davis, c’est autre chose. C’est le sport, y’a presque un aspect social.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Calme, déterminé et perfectible, Lucas Pouille bat le numéro 1 italien (2-6, 6-1, 7-6 [7/3], 6-3) et s’affirme comme un joueur au mental fort.
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Coupe Davis 2018 : Lucas Pouille envoie la France en demi-finale

Calme, déterminé et perfectible, Lucas Pouille bat le numéro 1 italien (2-6, 6-1, 7-6 [7/3], 6-3) et s’affirme comme un joueur au mental fort.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 11h31
   





                        



   


Et si Lucas Pouille avait la qualité qui manque depuis longtemps à un joueur français, à savoir un mental d’acier ? Serein, casquette rouge sur la tête, Lucas Pouille ne s’est pas laissé démonter par les excentricités de l’Italien Fabio Fognini, bandeau de pirate sur le front, premier joueur italien et 20e mondial.
Le joueur de l’équipe Noah l’a emporté (2-6, 6-1, 7-6 [7/3], 6-3) lors du troisième simple du quart de finale de la Coupe Davis, dimanche 8 avril à Gênes, ce qui permet à la France de gagner 3-1 face à l’Italie sur la terre battue de Valletta-Cambiaso. Elle recevra l’Espagne de Rafael Nadal ou l’Allemagne d’Alexander Zverev pour une place en finale, du 14 au 16 septembre.

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En l’absence de Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, Gaël Monfils et Gilles Simon, Lucas Pouille a saisi sa chance avec détermination et force, même si certaines erreurs restent à redresser, comme le nombre trop important de doubles fautes. Après sa victoire difficile en cinq sets contre Andreas Seppi vendredi 6 avril, il a su éviter une probable rencontre entre ce dernier et Jérémy Chardy.

   


Coups prodigieux, erreurs déconcertantes
Lucas Pouille l’emporte avec sang-froid et solidité. Il a su se concentrer dans les moments cruciaux, après un premier set gâché par de nombreuses fautes directes. Petit à petit, le Nordiste de 24 ans a pris le dessus sur l’imprévisible Fognini. Le Transalpin a raté le coche à la fin du troisième set, alors qu’il pouvait revenir à (5-4). Menant 3-0, il s’est procuré trois balles de set, toutes écartées par Pouille. Fabio Forgnini en a brisé sa raquette…
Lucas Pouille a enchaîné pour remporter le tie-break. Celui qui avait offert le point du Saladier d’argent en novembre 2017 n’a pas laissé passer l’occasion malgré les derniers assauts répétés de son adversaire. Il a pris le large (4-1), avant que Fognini ne serve pour revenir à 4 partout. Lucas Pouille a conclu d’un coup droit le long de ligne après 3 h 02 de jeu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Après 257 km de course entre Compiègne et Roubaix, le Slovaque gagne la Reine des Classiques aux 29 secteurs pavés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Lucas Pouille a battu Fabio Fognini 2-6, 6-1, 7-6 (7/3), 6-3, lors du troisième joué ce dimanche à Gênes.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’hippodrome de Longchamp va rouvrir ce dimanche après trois ans de fermeture pour travaux. Son architecte explique les principes qui ont guidé sa rénovation.
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Dominique Perrault, architecte de Paris-Longchamp : « le principe de l’hippodrome est plus subtil que celui d’un stade »

L’hippodrome de Longchamp va rouvrir ce dimanche après trois ans de fermeture pour travaux. Son architecte explique les principes qui ont guidé sa rénovation.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 11h08
   





                        



   


C’est le pari à 131 millions d’euros de France Galop pour attirer un nouveau public aux courses. Le théâtre du prix de l’Arc de Triomphe accueillera, après 3 ans de fermeture et de travaux, 34 réunions annuelles, dès le 8 avril, qui seront couplées à des offres événementielles variées destinées à attirer un public plus jeune, festif et « connecté ». Le projet, lancé en 2011, avait alors déchiré dirigeants et professionnels qui voyaient le moment mal choisi pour les finances de l’institution.

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Architecte du vélodrome et de la piscine olympique de Berlin, de l’Arena de Rouen, du Centre de tennis de Madrid, Dominique Perrault travaille aujourd’hui sur le projet du village olympique de Paris 2024. Il revient sur les motifs qui ont inspiré sa structure lumineuse et modulable, son inscription dans le paysage du Bois de Boulogne.
L’hippodrome est-il un stade comme un autre ?
Ce n’est pas un bâtiment comme peuvent l’être des arènes pour le basket ou le football, il s’agit de quelque chose d’hybride. Si la dimension sportive existe, il se passe mille choses ailleurs et autour de la tribune. Le public bouge : vous allez du rond de présentation à la piste, vous traversez la tribune. Les gens s’arrêtent en cours de route, discutent, jouent, prennent un verre ou se rassemblent dans les gradins ; l’idée est justement de faciliter ce mouvement et que, finalement, il n’y ait ni devant ni derrière. L’absence de murs a aussi permis que la tribune s’intègre au paysage. Le principe de départ était celui-ci : de grands plateaux ouverts à 360° sur Paris ou avec des vues en contre-plongée.
Quand on monte dans les tribunes, par exemple, il y a des endroits où on ne voit que le ciel. Ou bien, on est à l’étage supérieur, et l’on ne voit que la piste. On a un monochrome vert au sol, le gazon, et un monochrome bleu, le ciel, au plafond. C’est un travail minimaliste, presque d’abstraction. On n’a pas besoin de grandes explications architecturales, c’est assez immédiat, perceptible et spontané, comme le mouvement. On monte, on descend, on voit le ciel, on voit le sol, et on passe d’un côté à l’autre.
Vos réflexions initiales vous ont-elles porté vers le cheval ou vers cette « clairière » du Bois ? 
J’ai pensé aux deux dans le sens où la nouvelle tribune devait être plus basse, plus courte (220 contre 330 m) que la précédente. La clairière devenait de fait bien plus présente. Le Bois étant classé, l’enjeu a été de créer un dialogue avec Adolphe Alphand1, de sublimer son travail sur le paysage qui date du xixe siècle. Ce qui apparaît est un dessin géométrique, romantique certes, mais cela reste une géométrie. À partir de cela, nous avons fait une lecture contemporaine de cette période avec des éléments qui sont comme des échos, tel, par exemple, le passage des chevaux près des tribunes qui va vers la piste, visible depuis les terrasses. L’aménagement d’espaces comme la grande pelouse, qui peut accueillir des installations temporaires, va dans le même sens ; la promenade de planches2 qui y mène rappelle celles de Deauville, qui sont l’œuvre de l’architecte Charles Adda. Ce n’est pas innocent car il est aussi l’artisan de la tribune du pavillon3.
Ces échos sont liés à l’histoire, pour restituer une culture plutôt qu’un patrimoine. Le paysage et les tribunes sont liés au cheval, cet animal extrêmement puissant qui s’enroule sur lui-même quand il court. Cette idée de mouvement donne presque une cinétique au bâtiment lui-même. Les tribunes de stade, souvent, sont statiques. Le spectateur est dirigé vers le terrain. Le principe de l’hippodrome est plus subtil, on est en 3D, tout est ouvert, on peut regarder partout mais on va vers la piste parce que l’ensemble des plafonds, par leurs inclinaisons, fait converger naturellement notre regard vers elle. Cela me plaisait cette non-obligation à regarder l’événement et aussi, pour moi, d’inciter les gens à le regarder. Dans un hippodrome, il y a une façon d’en être ou de ne pas en être tout en y étant…
À l’arrivée, un jockey déséquilibre son cheval en le poussant vers l’avant pour qu’il avance plus vite ; votre tribune s’inspire de ce déséquilibre ?
C’est l’idée du cheval au galop. Le point de convergence est situé au niveau de l’arrivée, là où le déséquilibre doit s’opérer, parce que là, il faut y aller. Si je puis dire.
Les hippodromes des années 1960-70 étaient des lieux avec des barrières physiques et sociales. Avez-vous voulu gommer celles-ci ?
Le monde hippique évolue. Des gens divers se regroupent pour, par exemple, acheter, élever des chevaux. Les nouveaux propriétaires et le public aspirent à un espace moins sectorisé. Cette architecture participe de ce mouvement. Les séparations sont plus souples, on peut les régler comme un curseur. Ainsi, lors d’événements moins sélectifs, les suites peuvent être transformées en passage pour aller au grand salon en belvédère. Ça me plaît, parce que cela donne une responsabilité encore plus grande au gestionnaire de l’hippodrome. Il a un outil qu’il peut régler comme il l’entend, avec différents usages et fonctions. Nous verrons donc comment les publics seront accueillis dans une structure très poreuse et organisable afin que tout le monde puisse être ensemble au même moment, dans un même lieu à partager.
Quelle a été votre touche en ce qui concerne les lieux réservés aux chevaux ?
Le rond de présentation en est le cœur. Il fallait le déplacer pour qu’il soit en cohérence avec l’historique tribune du pavillon de 1921 qui attend d’être rénovée, et l’agrandir tout en conservant des arbres centenaires, dans la tradition française. On en a aussi planté d’autres, les arbres ayant un effet déstressant sur les chevaux. Pour compléter le dispositif, nous avons ajouté 50 boxes et un rond dans le paddock. Avec le totaliseur4, cela forme un ensemble patrimonial. Notre volonté a été de permettre le contact avec l’avant-course, sans barrière visuelle. Le rond est plus long, il y a plus de places en tribune. De l’autre côté, sur l’espace avec des guinguettes, on peut penser y installer un autre rond pour les ventes de yearlings, par exemple.
Est-ce que les courses de chevaux vous intéressent ?
Je ne suis pas un parieur. Ce qui me plaît, c’est la force et la puissance du cheval, mais aussi la dimension à la fois populaire et aristocratique des courses. Je réfléchis aussi en ce moment au Musée vivant du cheval de Chantilly qui doit être financé par la fondation de l’Aga Khan, c’est un beau projet.
Propos recueillis par Olivier Villepreux
1 Il a, entre autres, redessiné le Bois de Boulogne sous le Second Empire.
2 Elles sont ici en béton.
3 Et aussi de celle de Chantilly.
4 Le totaliseur est un bâtiment de la fin des années 1920 qui abritait les premières calculatrices nécessaires aux cotes attribuées à chaque cheval.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La course de 42,195 km se déroulait dimanche avec une innovation cette année : un départ décalé entre les dames et les messieurs.
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Marathon de Paris : Paul Lonyangata et Betsy Saina distingués, une double victoire kenyane

La course de 42,195 km se déroulait dimanche avec une innovation cette année : un départ décalé entre les dames et les messieurs.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 08h07
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 11h31
   





                        



   


Le Kényan Paul Lonyangata a conservé son titre en remportant dimanche le marathon de Paris en 2 heures, 6 minutes et 21 secondes, après avoir dépassé dans les derniers hectomètres sa compatriote Betsy Saina, lauréate en 2 heures, 22 minutes et 56 secondes de l’épreuve féminine.
Quelque 55 000 coureurs ont arpenté le capitale dimanche 8 avril pour la 42e édition du marathon dont le départ était donné au pied de l’arc de Triomphe. Le parcours de 42,195 km allait du sud-ouest au sud-est de la capitale, et retour, en visitant aussi les poumons verts que sont les bois de Vincennes et de Boulogne.
Cette année, le marathon de Paris innovait en proposant une course décalée entre les dames et les messieurs, afin qu’ils se mêlent à l’arrivée.
16 minutes et 26 secondes d’écart
Les dames « élite » partaient précisément 16 minutes et 26 secondes avant leurs homologues masculins. « C’est l’écart entre les meilleurs chronos messieurs et dames sur la base de l’année 2017, en l’occurrence celui réalisé à Paris par Lonyangata (2 h 06 min 10 sec) et celui de Chepnegitch (2 h 22 min 36 sec, à Istanbul) », explique René Auguin, agent d’athlètes et directeur du plateau.
A défaut de concurrencer Londres ou Berlin pour les dotations, et donc dans l’impossibilité d’attirer les tout meilleurs, Paris s’est construit la réputation de faire éclore les talents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Vainqueur par KO de Cyril Léonet samedi, le champion olympique des poids lourds est sous la menace d’une sanction de l’autorité française antidopage.
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Boxe : Tony Yoka sans souci, sa conquête en sursis

Vainqueur par KO de Cyril Léonet samedi, le champion olympique des poids lourds est sous la menace d’une sanction de l’autorité française antidopage.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 07h41
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 11h31
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’est à se demander si Tony Yoka n’a pas regretté la fin prématurée de son duel face à « Aldo le Gitan ». Cinquième reprise au dôme du Palais des Sports, samedi 7 avril. Le Limougeaud tente de placer quelques enchaînements après un début de combat passé à frotter les cordes quand une droite le foudroie. Surpris par un coup dont la puissance a étonné les deux camps, le boxeur de 34 ans ne se relève pas.
L’arbitre peut égrener la dizaine de secondes fatales et le présentateur inviter l’assistance à rentrer prudemment à la maison. Tombé de rideau. En coulisses, Yoka n’a que quelques minutes pour souffler avant d’affronter une grappe de journalistes et avec eux le rappel d’un agenda bien moins prévisible que le valeureux Aldo.
Rencontré la veille de la rencontre, Cyril Léonet n’était pas dupe de son rôle de faire-valoir dans une conquête orchestrée par Canal+ pour emmener son rival jusqu’au titre mondial. A la sortie du ring, il confie son amertume de ne « pas avoir fait le boulot » :
« On est chez les poids lourds, 110 kilos, quand ça tombe… Il attendait que je vienne le chercher. On a joué au jeu du chat et de la souris, on s’est testé. Ça a tourné en sa faveur. Bravo pour lui. Ceux qui doutaient que c’était un champion, je peux vous assurer que ça en est un. »

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                « Aldo », le boxeur du camp d’en face



Menace d’une suspension ferme
À chacune de ses sorties, et celle-ci ne devrait pas déroger à la règle, Tony Yoka se voit reprocher le choix d’adversaires au profil de  « sparring », moqués sur les réseaux sociaux où ils sont vulgairement caricaturés en « videurs du bar du coin ». Détenteur de la ceinture française de la catégorie reine jusqu’en novembre 2017, Aldo était érigé en véritable test pour son cadet de neuf ans.
Mais malgré une fracture au pouce gauche, dont la rumeur s’était répandue jusqu’au camp d’en face, le protégé du coach américain Virgil Hunter a pris le dessus dès le premier round et fait montre d’application et de patience, jusqu’à l’implacable coup :
« Je m’attends même pas à ce qu’il tombe [sur le KO]. […] Il a pris pas mal de coups, il les a encaissés, souvent avec le sourire. On savait que c’était un boxeur besogneux, dur au mal. Il fallait pas que je me précipite, mais que j’essaie de poser ma boxe pour m’imposer de round en round. »

Victoire par K.O de @TonyYoka face à Cyril Léonet au round 5 ! 🏆

— LaBoxeAvecCanal (@La Boxe Avec Canal)


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Tenter de « poser [sa] boxe » ne fut qu’une préoccupation parmi la demi-douzaine ayant rythmé le mois de mars du pugiliste de 25 ans. Mise au jour d’une affaire d’extorsion sur fond de chantage à l’adultère, blessure à la main, entraîneur absent après un choc allergique et, surtout, l’annonce de sa suspension, en décembre, d’un an avec sursis pour avoir manqué trois contrôles antidopage : Tony Yoka n’avait visiblement pas prévu depuis sa « bulle » californienne l’écho de ses premiers écueils professionnels en France.
« Je ne savais pas à quel point un rien pouvait déclencher pas mal de choses, s’étonne le Parisien après sa victoire. Au final, ça me sert et ça m’a servi. Je me professionnalise de jour en jour. » S’il se targue d’être « resté focus sur le sport » et d’avoir « répondu sur le ring comme un champion », celui qui compte désormais quatre victoires chez les pros peut difficilement dessiner son programme des prochains mois.
« C’est pas la fin de ma carrière »
Le vainqueur des Jeux de Rio 2016 se sait sous la menace d’une suspension ferme (entre un et deux ans ferme), seule sanction prévue par les règlements en cas de « no-show ». L’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui s’est saisie de son cas le 19 février, doit recueillir ses explications. Tenant à « honorer » la convocation de l’autorité indépendante, le boxeur plaide la « négligence » et le relâchement au cours d’un lendemain d’olympiade « vraiment festif ».
Difficile d’envisager la suite à court terme de sa carrière, à peine débutée, avant la décision de l’AFLD : « Je ne vais pas me morfondre dans mon coin. Je ne peux rien y faire, je peux juste attendre et préparer au mieux. » Victorieux de ce qui pourrait donc être sa première et dernière sortie de l’année, Yoka s’est empressé de mettre au défi l’actuel champion de France des lourds, Raphaël Tronché, le… 23 juin. Un combat pour la ceinture tricolore avant une « très grosse surprise », non dévoilée mais déjà planifiée en 2018.
Insouciance ou tentative désespérée de faire fi d’une sanction dont il aurait déjà intégré l’inéluctabilité ? Car en même temps qu’il annonce ses rendez-vous avec ses futurs adversaires, le fer de lance de la boxe sauce Canal+ anticipe déjà les conséquences d’une suspension ferme. Sans conditionnel. « C’est pas la fin de ma carrière. J’ai dit que je me voyais boxer jusqu’à 35 ans. Klitschko a arrêté à 41 ans. J’ai encore au moins dix belles années devant moi. C’est un passage à vide qu’il faudra surmonter. »
« Pour l’instant c’est du sursis, tentait d’évacuer Jérôme Abiteboul, son promoteur, la veille du combat contre Aldo. On va être pragmatique. On verra ce que l’avenir nous réserve. » Sauf qu’espérer que la coqueluche des rings français n’écope pas d’une sanction ferme tient plus de l’utopie que du pragmatisme.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Contrairement à d’autres, « l’enfer du Nord », dont la 116e édition se déroule dimanche, a trouvé sa formule, qui conjugue spectacle et tradition.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/04/2018
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Cyclisme : Paris-Roubaix, un parcours gravé dans le pavé

Contrairement à d’autres, « l’enfer du Nord », dont la 116e édition se déroule dimanche, a trouvé sa formule, qui conjugue spectacle et tradition.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 11h35
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial sur les pavés de Paris-Roubaix )








                        



                                


                            

Quand il laisse derrière lui les trois majestueux chevalements de la fosse minière d’Arenberg, franchit le passage à niveau et se jette à 60 km/h dans la trouée du même nom, le coureur du Paris-Roubaix sait où il met les roues. La centaine de kilomètres menant au vélodrome est devenue immuable, ou presque, depuis des dizaines d’années. La classique du Nord en revient toujours à ses pavés disjoints et ses villages de brique dont les noms résonnent jusqu’en Australie : Arenberg, Mons-en-Pévèle, Templeuve ou le Carrefour de l’Arbre. Logique, à première vue : évacuer la fantaisie, ne serait-ce pas la fonction d’une classique ?
Pourtant, dans le club des cinq « monuments », ces classiques que l’histoire du cyclisme a élevées au-dessus des autres, Paris-Roubaix est la seule à s’asseoir sur des convictions de granit. Elle peut se le permettre : on s’y ennuie rarement et le décor plaît aux télévisions. « On part devant un palais [de Compiègne, depuis 1977] et on a la plus belle arrivée du monde [vélodrome de Roubaix, depuis 1943] : ce sont des choses qu’on a envie de préserver », résume Thierry Gouvenou, directeur de la course.
Milan-San Remo a dû quitter sa mythique Via Roma pour travaux, entre 2008 et 2014, et envisage fréquemment d’ajouter des difficultés pour contrecarrer les plans des sprinteurs ; le Tour des Flandres a revu son parcours de fond en comble ces dernières années pour des raisons financières ; Liège-Bastogne-Liège devrait profiter d’un changement d’arrivée en 2019 pour redessiner un final qui a rendu la course terne ; le Tour de Lombardie, le plus instable des cinq monuments, a connu cinq villes d’arrivée différentes en trente ans et s’inverse désormais une année sur deux (de Côme à Bergame, ou vice-versa).

La trouée d’Arenberg fête ses 50 ans
Christian Prudhomme, directeur du cyclisme chez Amaury Sport Organisation, est tiraillé entre son obsession de ne pas laisser ses épreuves ronronner et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Selon le « Journal du dimanche » du 8 avril, l’Etat pourrait céder environ 50 % du capital de l’entreprise sur les 72 % qu’il détient.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/04/2018
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Vers une entrée en Bourse de La Française des jeux ?

Selon le « Journal du dimanche » du 8 avril, l’Etat pourrait céder environ 50 % du capital de l’entreprise sur les 72 % qu’il détient.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 03h46
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 12h03
   





                        



   


Le gouvernement prépare activement la privatisation de La Française des jeux (FDJ). L’opération devrait être inscrite dans la future loi de Bruno Le Maire sur la croissance et la transformation des entreprises.
Selon le Journal du dimanche (JDD) du 8 avril, qui a eu accès à des documents de travail de Bercy, l’Etat, qui détient 72 % du capital de l’opérateur public, céderait 50 % des parts pour les mettre en Bourse. « L’idée est en même temps de diversifier l’actionnariat de l’entreprise et d’associer les citoyens », confie une source haut placée.
« Minorité de blocage »
A l’issue de cette entrée en Bourse, l’Etat conserverait une « minorité de blocage » proche de 25 %, précise le même interlocuteur. Des options d’achat seraient réservées aux salariés de la FDJ et aux buralistes, ces derniers étant déjà actionnaires à travers leur fédération nationale (3 % du capital). Enfin, rapporte le JDD, un « acteur privé important » – issu des secteurs du divertissement, de l’audiovisuel ou des paris en ligne – ferait son entrée au capital « pour aider la FDJ à se développer ».
Par ailleurs, le monopole serait, lui, maintenu, un « garde-fou » pour éviter que la FDJ ne perde de la valeur.

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L’entreprise souhaite innover
A ce jour, la FDJ rapporte chaque année 3 milliards d’euros à l’Etat, reversés sous forme de taxes, et son chiffre d’affaires annuel tourne autour de 15 milliards d’euros. Mais les jeux traditionnels sont en perte de vitesse et l’entreprise souhaite innover pour rester dans la course. Il est notamment question de lancer une grande loterie de Noël ainsi que de nouveaux jeux de grattage avec une composante interactive.
Pour Guillaume Peltier, vice-président du parti Les Républicains interrogé par le JDD, la privatisation en elle-même est « une mauvaise idée ». Elle risquerait selon lui d’accélérer le transfert des paris hippiques vers les jeux de grattage, « au détriment d’une filière cheval qui emploie 100 000 personnes en France et dont je mesure l’excellence, chez moi à Lamotte-Beuvron [Loir-et-Cher], siège national de la Fédération française d’équitation », commente-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ En perdant 3-2 face à United, Manchester City rate l’occasion d’être titré en Premier League et enchaîne sa deuxième défaite, après celle contre Liverpool en Ligue des champions.
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Football : Manchester City a la tête ailleurs

En perdant 3-2 face à United, Manchester City rate l’occasion d’être titré en Premier League et enchaîne sa deuxième défaite, après celle contre Liverpool en Ligue des champions.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 21h13
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 13h33
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


La fête aurait pu être parfaite. Remporter la Premier League début avril, avec 19 points d’avance, en battant le rival United, Pep Guardiola ne pouvait rêver mieux pour sa deuxième saison à la tête de Manchester City. Sauf qu’un grain de sable est venu se glisser dans la belle mécanique : une défaite cinglante 3-0 en quart de finale aller de Ligue des champions contre Liverpool, le 4 avril.
Ce qui devait être une journée de célébration s’est transformé en répétition générale avant le match retour. Les fans de Manchester City ont même été invités à ne pas envahir le terrain en cas de victoire synonyme de titre, pour ne pas abîmer la pelouse, en prévision du match de mardi 10 avril. Ils n’en ont pas eu l’occasion : grâce à un doublé de Paul Pogba, les joueurs de José Mourinho ont retourné une situation mal embarquée et gâché la fête.
Une saison presque parfaite
La saison de Manchester City ressemblait jusqu’ici à une toile de maître. Après une première année de rodage, Pep Guardiola a mis en place une équipe offensive presque irrésistible, qui n’avait perdu qu’un seul match en championnat. C’était, déjà, contre le Liverpool de Jurgen Klopp, qui a donc gagné plus de matchs qu’il n’en a perdu face à Guardiola dans sa carrière. Peu de techniciens qui ont entraîné dans le même championnat que le Catalan peuvent en dire autant.
Depuis le mois d’août, les joueurs de Manchester City ont inscrit 90 buts, n’en ont encaissé que 24 et ont dominé de la tête et des épaules presque toutes les équipes de la ligue. Avec ses latéraux offensifs et ses milieux relayeurs créatifs, l’équipe de Pep Guardiola affiche cette saison le meilleur taux de possession des grands championnats européens. Mais elle vient de vivre une semaine bien difficile.
Le match face au rival United avait été entamé par Pep Guardiola dès vendredi. En conférence de presse, l’entraîneur des Citizens, en conflit ouvert avec le super-agent Mino Raiola, a lâché une petite bombe médiatique parfaite pour déstabiliser l’adversaire : l’agent lui aurait proposé Paul Pogba au mercato d’hiver. Une déclaration calibrée pour mettre un peu d’huile sur le feu dans le vestiaire de José Mourinho, pas tendre ces dernières semaines avec le milieu de terrain français.

Say what? 👂🏾 https://t.co/FGCGFqAe64— paulpogba (@Paul Pogba)


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Sur le terrain, les joueurs de Guardiola ont rapidement pris le contrôle du match avant de s’effondrer. En 97 secondes, Paul Pogba s’est chargé de réagir, à sa manière, aux propos de Guardiola : le Français a inscrit un doublé peu avant l’heure de jeu, pour relancer complètement le derby. Assommés, les coéquipiers de Vincent Kompany ont encaissé un troisième but, laissant filer leur chance d’être titrés face à leurs rivaux après avoir mené 2-0 en première période.
Une seule demi-finale européenne en dix ans
Le match perdu contre Liverpool a-t-il à ce point perturbé la belle machine mancunienne ? La défaite contre United n’empêchera certes pas Manchester City d’être champion, mais cette mauvaise passe vient relancer le débat sur la capacité du club à briller au plus haut niveau. Si la domination de City a quelque chose d’inédit, le club racheté en 2008 par un fonds d’investissement émirati a déjà montré qu’il pouvait gagner à la maison.
Mais, comme le PSG, il peine à s’imposer durablement comme un grand d’Europe en Ligue des champions : Manchester City n’a passé qu’une fois le stade des quarts de finale, en 2016 après avoir battu Paris, justement. Et s’il ne faut pas enterrer les espoirs des joueurs de Guardiola, capables de renverser la situation contre Liverpool mardi prochain, l’affaire s’annonce tout de même compliquée. Depuis son départ du FC Barcelone en 2012, Guardiola a remporté à trois reprises le titre national avec le Bayern et s’apprête à le faire avec Manchester City. Mais il n’a plus disputé de finale de Ligue des champions depuis sept ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’AS Monaco l’emporte contre le FC Nantes et conforte sa place de deuxième, à l’issue d’un match sans entrain de la 32e journée. Les Canaris s’éloignent de l’Europe.
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Ligue 1 : Monaco bat Nantes a minima (2-1)

L’AS Monaco l’emporte contre le FC Nantes et conforte sa place de deuxième, à l’issue d’un match sans entrain de la 32e journée. Les Canaris s’éloignent de l’Europe.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 20h20
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 22h35
   





                        



   


On disait les Monégasques fatigués, après leur match de milieu de semaine contre Rennes (1-1). Au point qu’ils redoutaient presque cette rencontre à domicile contre une équipe nantaise, certes modeste 8e mais également la dernière de l’élite à les avoir battu (0-1), le 29 novembre 2017. Après avoir quasiment renoncé à son titre de champion de France, le dauphin du championnat s’est rassuré, samedi 7 avril, en remportant sans forcer son match (2-1) face à un FC Nantes qui n’a plus ni le dynamisme ni la réussite de l’an dernier. Une ouverture, deux buts et un carton ont scellé ce match comptant pour la 32e journée de Ligue 1.
Après une première mi-temps peu excitante, c’est pourtant le milieu de terrain nantais Adrien Thomasson qui surprenait les Monégasques à la 31e minute en ouvrant la marque. Un plaisir de courte durée pour les Canaris qui se prenaient deux buts en rafale juste avant la mi-temps. Le premier par Radamel Falcao (42e), qui s’offre là son 18e but en L1 ; puis celui de Rony Lopez (45e), son 12e en L1. Sans surprise, tant les joueurs de Claudio Ranieri, de retour dans son ancienne « Maison » (de 2012 à 2014) ont manqué de réaction.

📊L'homme fort de l'@AS_Monaco ! 
— Ligue1Conforama (@Ligue 1 Conforama)


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Au retour des vestiaires, malgré une volonté offensive retrouvée des Nantais, il fallait attendre la 58e minute pour assister à ce qui aurait pu faire basculer la rencontre, lorsque le Monégasque Kamil Glick lance la jambe tel un adepte de kung-fu sur le Nantais René Khrin. Après concertation, le corps arbitral opte pour un carton jaune. Trop ou trop peu, la décision, tiède, soulève la colère des spectateurs sur les réseaux sociaux.
Sous les yeux de Kylian Mbappé
En manque de réussite, les Canaris n’y croient plus face à des Monégasques qui se préservent. Le Nantais Lucas Lima rate son coup franc à la 72e avant de s’emmêler les jambes devant le but à la 82e. Quatre minutes de temps additionnel n’y changent rien : le FC Nantes s’éloigne un peu plus des places européennes, convoitées par Rennes, Montpellier et Nice ; l’AS Monaco conforte lui sans conviction sa place de deuxième et repousse ses poursuivants, Marseille et Lyon – qui jouent dimanche – respectivement à 8 et 10 points.
« La défaite fait mal, a commenté l’entraîneur nantais à l’issue de la rencontre. Parce qu’on menait 1-0 et, en trois minutes, on perd le match. Pourtant, on a fait un bon match, bien contrôlé. Et puis ces deux buts... Sur le premier, Falcao a un peu de chance que le ballon lui revienne dessus. Mais c’est Falcao ! (...) En revanche, sur le deuxième, on doit sortir plus haut sur lui et sur Lopes. »
« Contre les grands joueurs, on doit serrer plus. Mais autant, j’étais déçu de la deuxième mi-temps contre Saint-Etienne (0-3), autant je suis satisfait de la qualité de notre prestation contre une grande équipe de Monaco. Monaco, où j’ai vécu deux belles années et où je reviens avec de l’émotion. »
Dans les tribunes, un autre revenant, l’attaquant du Paris-Saint-Germain Kylian Mbappé, qui jouait la veille à Saint-Etienne (1-1), avait fait le déplacement pour voir ses anciens coéquipiers. Qu’il retrouve dimanche 15 avril dans la capitale pour le choc de la Ligue 1.

L1 : les autres matchs de la 32e journée
Au-dessus de la lanterne rouge Metz, décroché en fond de tableau, le suspense reste entier, après les défaites des trois clubs luttant pour leur survie dans l’élite : Toulouse (17e), Troyes (18e) et Lille (19e), qui se tiennent toujours en deux points.
Toulouse-Dijon (0-1).
Dijon conforte sa place en milieu de tableau grâce au but de Kwon. Manque de réussite en revanche pour Toulouse pourtant à domicile. En lisière de relégation, les Toulousains espèrent toujours aller chercher les points du maintien.
Guingamp-Troyes (4-0)
Troyes, sèchement battu à Guingamp (buts de Bénézet, Blas, Ngbakoto et Briand), ne décolle pas de sa 18e place sur un score très lourd. Avec un troisième but insolite, puisqu’il y avait alors deux ballons sur le terrain lors de l’action de jeu…
Bordeaux-Lille (2-1)
Lille, déçu, avait pourtant ouvert le score par Mothiba (14e), avant de s’effondrer à Bordeaux (11e) en fin de première période, renversé par le doublé de Kamano (42e, 45e). Cela devient de plus en plus compliqué pour le LOSC, qui veut garder espoir après les mauvais résultats de Toulouse et Troyes.
Angers-Strasbourg (1-1)
Angers et Strasbourg se quittent sur un nul. C’est le bon point du bas de tableau puisque Strasbourg (16e) possède désormais cinq longueurs d’avance sur le barragiste Angers.
Amiens-Caen (3-0)
Amiens corrige Caen 3-0, avec des buts de Dibassy, Gakpé et Konaté, et prend l’avantage au classement (13e contre 15e). Les deux clubs confirment leurs dynamiques, entre des Picards en forme (une seule défaite en sept matchs) et qui se rapprochent du maintien, et des Normands qui glissent avec un quatrième revers d’affilée.





                            


                        

                        

