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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’analyse des données en temps réel permet aux flottes une meilleure gestion de leur parc de véhicules.
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La télématique réduit les coûts des entreprises

L’analyse des données en temps réel permet aux flottes une meilleure gestion de leur parc de véhicules.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 18h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            
Les solutions télématiques qui permettent de ­recueillir les données des véhicules et de fournir les éléments nécessaires à la gestion d’une flotte se multiplient. Elles proposent en temps réel les kilométrages, la consommation des véhicules, ainsi que toutes les informations liées au comportement de conduite.
« Avec les informations relatives à la sinistralité, aux opérations de maintenance, aux pneumatiques ou à la consommation des véhicules, nous collectons 17 millions de données chaque mois et développons auprès de nos clients les alertes qui correspondent à leurs besoins », explique Mathieu Echalier, directeur général de GAC Technology. Cet éditeur de logiciel propose également une solution de gestion des commandes de véhicules devant être renouvelés. « Cela permet aux flottes de définir et de paramétrer leur car policy et de lancer la demande de cotation auprès des loueurs », ­explique Mathieu Echalier.
Un boîtier adapté à tous les véhicules
Optimum Automotive propose pour sa part une suite de solutions permettant aux flottes de gérer leur parc, de mettre en place l’écoconduite auprès des conducteurs, ou encore de procéder à la gestion des avantages en nature ou à celle des amendes. « Les données recueillies intègrent celles relatives aux conducteurs mais également celles de l’écosystème autour du véhicule », précise Daniel Vassallucci, directeur général de l’entreprise. Il en va ainsi des informations nécessaires à la gestion de la flotte et provenant des fournisseurs, des péages, des loueurs ou des réseaux d’entretien. « En moyenne, explique Daniel Vassallucci, ces analyses de données ont un impact important sur le coût total de détention des véhicules de nos clients puisqu’elles engendrent un gain de 130 euros par mois et par véhicule ».
Et pour être plus complet, Ocean, filiale d’Orange, dispose d’un nouveau boîtier qui s’adapte à tous les véhicules. « Jusqu’ici, les boîtiers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Norman Steinberg et Jennifer Westacott, coprésidents du Forum Australie-Canada, estiment que l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, ratifié le 8 mars, montre qu’il est possible d’éviter une guerre commerciale.
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« Défendre le ­commerce n’est pas seulement une obligation commerciale, c’est une décision morale »

Dans une tribune au « Monde », Norman Steinberg et Jennifer Westacott, coprésidents du Forum Australie-Canada, estiment que l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, ratifié le 8 mars, montre qu’il est possible d’éviter une guerre commerciale.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 17h23
    |

Jennifer Westacott (Directrice générale du Business Council of Australia et coprésidente australienne du Forum AusCan) et Norman Steinberg (Préside...







                        



   


Tribune. Confrontées au spectre d’une nouvelle guerre commerciale et à celui du protectionnisme populiste à l’œuvre dans certaines parties du monde, onze nations ont ratifié le 8 mars au Chili l’un des accords de libre-échange les plus exhaustifs à ce jour, l’Accord de parte­nariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).
Aujourd’hui, ce message est plus important que jamais. Nos deux pays, l’Australie et le Canada, signataires de cet accord, partagent un patrimoine commun, des ­principes démocratiques libéraux, une vision commune et une confiance dans la force écono­mique du commerce mondial. Un commerce ouvert et libéral a contribué à bâtir des communautés prospères en Australie et au Canada, en leur offrant plus de possibilités que dans toute l’histoire de l’humanité, en améliorant leur niveau de vie et en donnant naissance à deux des nations les plus riches au monde.
A travers le monde, des échanges plus ouverts et plus libres ont sorti environ un milliard de personnes de l’extrême pauvreté
Quoi qu’ils ne soient pas immédiatement perceptibles, les avantages du commerce entre nos deux nations sont clairs. Les investissements bilatéraux dépassent 80 milliards de dollars canadiens [environ 50,4 milliards d’eu­ros]. Que vous vous rendiez au ­travail dans un train canadien à Brisbane, ou que vous soyez un Canadien ou une Canadienne employé par une entreprise australienne à Montréal, c’est une chose qui mérite d’être protégée.
Mais l’histoire du commerce concerne bien plus que nos deux nations. A travers le monde, des échanges plus ouverts et plus libres ont sorti environ un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Pour nous, défendre le ­commerce n’est pas seulement une obligation commerciale ; c’est une décision morale.
Le protectionnisme du passé
Cependant, les défis liés à l’instabilité mondiale, aux changements technologiques rapides et au mécontentement à l’égard des institutions persistent. Quoique les prémices d’un rétablissement économique mondial se fassent aujourd’hui sentir, après des années de croissance au ralenti, certains se sentent encore floués.
La perturbation des vieux secteurs d’activité a incité les gens à chercher une solution facile à leurs déboires économiques
Il n’est pas surprenant que, dans un monde marqué par des ­changements aussi rapides, certaines communautés d’Amérique du Nord et d’Australie se sentent menacées, assiégées, et, dans certains cas, de plus en plus attirées vers le protectionnisme du passé. La perturbation des vieux secteurs d’activité, combinée à la création de nouvelles industries et à de nouvelles façons de travailler, a incité les gens à chercher une solution facile à leurs déboires économiques.
Toutefois, la véritable menace qui plane sur notre relance économique mondiale provient de l’accroissement des mesures commerciales protectionnistes et de la révolte contre un système commercial multilatéral fondé sur des règles. Nous ne pouvons pas faire la sourde oreille aux appels lancés depuis les Etats-Unis, la plus importante économie occidentale au monde, pour retourner à la sombre époque des marchés protégés et des barrières commerciales.
Spirale nuisible
Cependant, nous ne pouvons pas non plus riposter et provoquer une guerre commerciale, car une telle rivalité nous entraînerait rapidement dans l’engrenage de la pauvreté. Il est impératif que le ­Canada, l’Australie et d’autres pays partageant les mêmes vues collaborent pour repousser cette menace contre la libéralisation du commerce mondial et le système fondé sur des règles qui l’appuie depuis si longtemps.

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Cette spirale menant à des ­mesures commerciales où l’on se rend coup pour coup et où chacun fait cavalier seul nuirait irrémédiablement à l’économie mondiale, en particulier aux nations de taille moyenne et aux plus petites, qui dépendent en majeure partie du commerce. Le Canada et l’Australie figurent clairement dans cette catégorie. Nous courons un risque réel. Nous avons beaucoup en commun. En tant qu’économies de taille moyenne, le commerce constitue la force vive de nos économies car il génère les revenus élevés auxquels s’attendent nos populations.
Front commun
Le sort de l’économie canadienne est étroitement lié à celui des Etats-Unis, son principal partenaire commercial, tandis que l’Australie dépend largement des marchés d’exportation en Chine et au Japon. Tous ces marchés risquent d’être touchés directement ou indirectement par des mesures protectionnistes.
Certains détracteurs avaient affirmé que le projet n’aboutirait jamais à la suite du retrait des états-Unis du Partenariat transpacifique
Dans ce contexte, on ne saurait exagérer l’importance de la décision prise par le Canada, l’Australie et neuf autres nations de la communauté transpacifique de faire front commun. L’accord du 8 mars éliminera 98 % des tarifs douaniers entre les pays membres et facilitera le commerce et les investissements d’un bout à l’autre de cette région dynamique.
Certains détracteurs avaient affirmé que le projet n’aboutirait jamais à la suite du retrait des Etats-Unis du Partenariat transpacifique, mais un travail acharné et de la persévérance ont prouvé le ­contraire. Les onze pays devraient être félicités pour leur courage et leur résolution à faire profiter leurs populations des avantages d’un marché plus libre.

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Le Forum AusCan, qui se tiendra en juillet à Montréal, rassemblera chefs d’entreprise, leadeurs politiques et associatifs afin de renforcer et resserrer les liens entre nos deux démocraties libérales, démontrant ainsi leur engagement commun envers les valeurs qui ont fait prospérer le monde.
Cette tribune a été publiée à l’origine dans « Le Monde » du 29 mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ En raison d’un mouvement de grève dans les services publics et les aéroports allemands, la compagnie prévoit l’annulation de plus de 800 vols.
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Les vols de la Lufthansa perturbés mardi par la grève des services publics allemands

En raison d’un mouvement de grève dans les services publics et les aéroports allemands, la compagnie prévoit l’annulation de plus de 800 vols.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 16h09
   





                        



   


Après l’annonce par le syndicat Verdi de l’élargissement du mouvement de grève allemand aux services publics dans les aéroports, la Lufthansa a prévu, lundi 9 avril, l’annulation de plus de 800 vols prévus mardi, soit environ la moitié de son programme.
Les court-courriers seront les principaux impactés, mais cinquante-huit long-courriers ont également été supprimés, précise Lufthansa, qui a publié sur son site un plan de remplacement. La compagnie allemande redirige ses clients vers le rail pour les vols intérieurs et prévoit un retour à la normale mercredi.
Verdi (Vereinte Dienstleistungsgewerkschaft, syndicat unifié des services) réclame une hausse de 6 % des salaires et veut que cette augmentation se traduise par au moins 200 euros de plus par mois pour les 2,3 millions de contractuels de la fonction publique employés par l’Etat fédéral et les communes.

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          En Allemagne, les fonctionnaires aussi veulent « prendre part à la fête »



IG Metall comme modèle
Le syndicat a fait savoir que le personnel au sol et certains services de lutte contre les incendies pourraient répondre à son appel – mardi de 5 heures à 18 heures – dans les aéroports de Francfort, Munich, Cologne et Brême. Francfort et Munich sont les deux principales plates-formes de Lufthansa, première compagnie aérienne allemande.
Outre Verdi, plusieurs syndicats ont appelé lundi à des « grèves d’avertissement » touchant les transports en commun, les crèches, le ramassage des ordures et les hôpitaux de plusieurs villes et régions, dont Berlin, la Bavière et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Les syndicats du secteur public surfent sur la récente victoire d’IG Metall, le syndicat allemand de la métallurgie, qui a arraché début février un accord inédit sur le droit à la semaine de 28 heures – pour une durée limitée – et une hausse des salaires de 4,3 %.

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          En Allemagne, « les syndicats sont en position de force pour négocier des hausses de salaires »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Face à la baisse des ventes et à un modèle numérique qui s’essouffle, les news magazines sont contraints de revoir leur stratégie.
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« L’Express », « L’Obs », « Marianne », « Valeurs Actuelles »... Les « hebdos » à la peine pour se relancer

Face à la baisse des ventes et à un modèle numérique qui s’essouffle, les news magazines sont contraints de revoir leur stratégie.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 15h00
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’Express tente de rattraper son retard. Touché par la crise des news magazines à la française, l’hebdomadaire fondé en 1953 se lance dans une révolution interne destinée à recruter des abonnés numériques, qui ne sont que plus de 3 000, loin des 24 500 du Point et des 7 600 de L’Obs. Le journal fusionne ses rédactions papier et Web. Et abandonne, sur son site Internet, la logique d’une information en continu exhaustive, au profit de contenus originaux (reportages, enquêtes…), avec, depuis le 5 avril, une offre d’abonnement d’une dizaine d’euros par mois, comprenant deux éditions par jour, à 8 heures et à 18 heures.
Car l’hebdomadaire doit non seulement faire face à une baisse des ventes de son magazine papier – la diffusion « payée France » est passée de plus de 400 000 exemplaires à près de 290 000 entre 2014 et 2017 –, mais également à un modèle numérique qui s’essouffle. Les revenus de la publicité tirés de son site, une quinzaine de millions d’euros par an, stagnent, les annonceurs préférant Google ou Facebook.

D’où la décision de ne plus tenter de se mesurer en audience – avec une équipe de newsmagazine, soit une grosse centaine de personnes – à des concurrents comme Le Figaro ou Le Monde. « C’est une course qu’on ne peut plus mener, explique Guillaume Dubois, directeur général du groupe Express et directeur de la rédaction de l’hebdomadaire. Nous devons revenir au modèle classique de l’abonnement, mais adapté au support d’aujourd’hui, qui est le téléphone. » Un système de « paywall à compteur » a été mis en place : les lecteurs peuvent consulter le site ou l’application gratuitement, mais pour un nombre limité de contenus.
Esprit de rénovation
L’Express, qui « perd un peu d’argent » ne joue certes pas « sa survie à court terme, car [ils ont] un actionnaire solide avec SFR », affirme M. Dubois, en référence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Rapport d’étonnement. Great Place to Work vient de distinguer 79 entreprises françaises œuvrant au bien-être de leurs collaborateurs – gage d’efficience, selon ce cabinet de conseil. Le message peine à passer.
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Les employés heureux font les entreprises rentables

Rapport d’étonnement. Great Place to Work vient de distinguer 79 entreprises françaises œuvrant au bien-être de leurs collaborateurs – gage d’efficience, selon ce cabinet de conseil. Le message peine à passer.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 14h26
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Un endroit agréable où travailler, c’est ce que chacun de nous souhaite. Tout employé rêve de trouver la boîte accueillante où il fait bon faire son ouvrage. Filiale française d’un réseau international de cabinets de conseil en ressources humaines, un label au nom plaisant identifie ces entreprises : Great Place to Work, basé à San Francisco. Le 27 mars, comme chaque année depuis seize ans, ils ont distingué 79 sociétés « pour leur engagement quotidien, concret et durable en faveur du bien-être de leurs collaborateurs par la création d’environnement où il fait bon travailler ».
L’importance du bien-être au travail
Quelles sont ces perles ? Deux cent quarante-quatre entreprises ont concouru pour être certifiées. Parmi elles, 12 mastodontes de plus de 5 000 salariés. C’est peu. Le directeur du label, Patrick Dumoulin, fait justement remarquer : « Les très grands groupes n’ont pas encore pris la mesure de l’importance du bien-être au travail. » En effet ! Seuls 4 géants ont été validés : Decathlon, Kiabi, Leroy Merlin, McDonald’s. En revanche, en dépit d’un ticket d’entrée d’au moins 3 000 euros, 64 sociétés moyennes (de 500 à 5 000 employés) et 168 petites (de 50 à 500) étaient candidates à la certification. Soixante-quinze d’entre elles ont été retenues – parmi celles-ci : Adidas, le site d’annonces ­Leboncoin, Hyatt France, Dell Technologies, quelques start-up…
Pour Patrick Dumoulin, ces résultats sont révélateurs : « Une bonne qualité de vie au travail se reflète dans la qualité du service apporté aux clients (…) si l’on en croit notre palmarès, dans lequel on retrouve de nombreux acteurs de la distribution spécialisée (Kiabi, Adidas), de l’hôtellerie (Hyatt) ou de services aux particuliers (L’Olivier assurance auto, Leboncoin). » Vous l’aurez compris : le label Great Place to Work entend faire passer un message – et du conseil rétribué – aux entrepreneurs : le bien-être au travail est le gage d’une entreprise plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » est débattu à l’Assemblée nationale de lundi à jeudi soir. Trois cents amendements ont déjà été déposés.
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Que contient le projet de loi sur la réforme de la SNCF, dont l’examen débute à l’Assemblée ?

Le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » est débattu à l’Assemblée nationale de lundi à jeudi soir. Trois cents amendements ont déjà été déposés.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 14h05
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 15h58
   





                        


C’est un débat parlementaire qui risque de virer au bras de fer : lundi 9 avril doit débuter à partir de 16 heures l’examen des 8 articles du « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » à l’Assemblée nationale, au quatrième jour d’une grève toujours très suivie par les personnels indispensables pour faire rouler les trains – ils sont 43 % de grévistes lundi.
L’intersyndicale CGT-UNSA-SUD-CFDT, mécontente du résultat des dernières réunions au ministère des transports, réclame une « autre réforme ferroviaire », notamment sur l’organisation de la production, la concurrence et les « droits sociaux des cheminots ». Des députés, principalement issus des rangs communistes et de La France insoumise (LFI), vont se faire le relais de certaines de ces revendications. Plus de 300 amendements ont déjà été déposés.

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Fin du statut de cheminot, transformation en société anonyme… le contenu du projet de loi
Disparition du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés
Ce qu’on désigne par le « statut de cheminot » est une série de prérogatives désignée sous l’appellation « statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel ». Elle prévoit notamment l’absence de licenciement pour raisons économiques (ce qui signifie une garantie d’emploi « à vie », sauf en cas de faute grave) ou encore une hausse de rémunération automatique et un déroulé de carrière garanti à condition de se former.
La réforme prévoit de « modifier le cadre de la négociation sociale d’entreprise, ainsi que les conditions de recrutement et de gestion des emplois des salariés du groupe public ferroviaire », autrement dit la disparition du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés.
En 2016, 25 % des effectifs de la SNCF avaient été embauchés au « cadre permanent », c’est-à-dire au statut, tandis que près de 11 % étaient des « contractuels », soit des salariés sous contrat privé. C’est le cas, entre autres, de tous les cheminots entrés à la SNCF après 30 ans, âge limite pour être embauché au statut.

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Transformation de la SNCF en société anonyme par actions
La SNCF est actuellement constituée de trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) : l’EPIC de tête, le groupe SNCF, et ses deux EPIC filles, SNCF Mobilités (qui fait rouler les trains) et SNCF Réseau (qui s’occupe des voies).
Tous trois vont être transformés « en une seule société nationale à capitaux publics, détenue à 100 % par l’Etat et dont les titres seront incessibles. Cette société détiendra intégralement deux filiales, sociétés nationales : SNCF Mobilités et SNCF Réseau ». Le schéma prévu est donc celui d’une société holding : la SNCF, dont l’actionnaire sera l’Etat, laquelle holding sera actionnaire de SNCF Mobilités et de SNCF Réseau.
Calendrier de l’ouverture à la concurrence
Validée sous le précédent quinquennat, l’ouverture à la concurrence est en fait une transposition dans la loi française d’une directive européenne de décembre 2016, qui précise les conditions de la mise en place de cette libéralisation des « services nationaux de transport de voyageurs » dans l’Union européenne (après l’ouverture à la concurrence des services de fret en 2007 et celle des transports internationaux de voyageurs en 2010).
L’exposé des motifs de la loi rappelle que cette transposition doit être effectuée avant « la date du 25 décembre 2018 fixée par la directive (UE) 2016/2370 », afin d’« assurer l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires […] dès la fin de l’année 2020 ».

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Plus de 300 amendements déjà déposés
Les huit articles du projet de loi, déjà passés en commission, ont suscité de nombreux dépôts d’amendement.
Communistes et « insoumis » (LFI) ont déposé une série d’amendements contre la transformation juridique de la SNCF et pour le maintien du statut pour les nouveaux embauchés. « La libéralisation des services de transports repose sur les prétendues vertus d’un lien théorique entre ouverture à la concurrence, baisse des prix et amélioration du service, expliquent des députés LFI dans l’un de ces amendements. [Or] cette logique [d’ouverture à la concurrence aboutira] inéluctablement à un abandon des lignes jugées non rentables par les opérateurs privés. Sans parler d’une dérégulation des prix »
Des députés communistes posent aussi la question de la dette de la SNCF, grande absente du projet de loi :
« Le gouvernement considère que la transformation de la SNCF en SA [société anonyme] à capitaux publics permettrait d’éviter un endettement insoutenable en lui imposant des limites plus strictes, identiques aux grandes entreprises de droit commun. […] [Mais] le passage en SA, même contrôlée par l’Etat, dégraderait en outre la notation financière de la SNCF, renchérissant ses charges financières (environ 1,5 milliard d’euros versés aux banques annuellement) et l’exposant davantage au risque d’une remontée durable des taux – surtout SNCF Réseau et ses 46,6 milliards de dette. »
Les socialistes, eux, ne s’opposent pas à l’ouverture à la concurrence, qui avait été validée sous le quinquennat précédent. Ils défendront cependant des amendements contre la modification du statut des cheminots et de l’entreprise.
La droite, elle, est en position inconfortable, soutenant le fond de la réforme, mais déplorant qu’elle ne touche pas les retraites des cheminots ou ne garantisse pas « la survie des petites lignes ». Le groupe LR, partagé, devrait in fine décider de voter pour ou s’abstenir.
L’adoption définitive du projet de loi est souhaitée avant l’été par le gouvernement.


Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


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Le Peugeot 3008, coup de foudre des entreprises

Le succès de son nouveau SUV auprès des flottes a permis à la marque au lion de concurrencer les constructeurs premium allemands.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 14h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

L’année 2017 sera certainement à marquer d’une pierre blanche par la direction commerciale de Peugeot. L’an passé, le constructeur de Sochaux a réalisé un ­véritable « carton » auprès des ­entreprises, en plaçant trois modèles parmi les quatre meilleures ventes de l’année. De plus, la triplette 3008, 2008 et 308 figure, chacun dans sa catégorie, parmi les meilleures ventes réalisées auprès des sociétés.
Mais la réelle performance vient du nouveau SUV compact, le Peugeot 3008. Ce modèle plutôt séduisant a été immatriculé à 32 710 exemplaires l’an passé auprès des entreprises. Du ­jamais-vu dans cette catégorie de modèles. Cette voiture se hisse ainsi au rang de deuxième meilleure vente en France sur le marché professionnel, juste derrière la Renault Clio, qui se situe pourtant dans un segment de vente beaucoup plus large.
Le n°1 des SUV
Pour mieux saisir la prouesse de Peugeot, il faut signaler que, dans sa catégorie des SUV compacts, le principal concurrent du 3008 n’est autre que le nouveau Peugeot 5008 commercialisé à 9 124 exemplaires. Autant dire que le design à succès des Peugeot a littéralement asphyxié le marché. D’ailleurs, sur la troisième place du podium des SUV, le Renault Kadjar ne réalise que 8 770 immatriculations dans le parc des entreprises ; très loin derrière son principal rival.

Comme l’explique Hugues de Laage, directeur de PSA Corporate Sales, « les ventes de la marque Peugeot ont en effet progressé de 22 % auprès de la clientèle professionnelle l’an passé. Cela représente un gain de 20 000 immatriculations et 2,8 % de part de marché supplémentaire, ce qui porte notre part de marché business à 23 % ». Portée par les SUV, cette dynamique commerciale qui a soufflé sur les ventes des modèles de la marque au lion a touché également les utilitaires. Peugeot en a profité pour retrouver sa place de numéro 1 en France dans cette catégorie de véhicules professionnels.
Un design séduisant
Quels...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les employés de la compagnie aérienne appellent à nouveau à la mobilisation les 10 et 11 avril pour obtenir une hausse de leurs salaires.
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Grève à Air France : 75 % des vols assurés mardi

Les employés de la compagnie aérienne appellent à nouveau à la mobilisation les 10 et 11 avril pour obtenir une hausse de leurs salaires.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 16h36
   





                        


Entre deux épisodes de grève à la SNCF, ce sont les salariés d’Air France qui appellent à la grève, mardi 10 et mercredi 11 avril. La compagnie aérienne prévoit d’assurer 75 % des vols mardi, au sixième jour d’une grève par intermittence lancée en février. Le taux annoncé est semblable à celui des quatre premières journées de grève (22 février, 23 mars, 30 mars et 3 avril). Il était de 70 % samedi pour le cinquième jour de mobilisation.
Dans le détail, le groupe aérien anticipe le maintien de 65 % des vols long-courriers, 73 % des moyen-courriers depuis et vers Roissy, et 80 % des court-courriers à Orly et en région.
La direction estime, compte tenu des déclarations préalables reçues, le taux de grévistes à 35,3 % pour les pilotes, 20,2 % pour les personnels navigants commerciaux (PNC – hôtesses et stewards) et 13 % pour les personnels au sol. Si la mobilisation semble moins importante qu’habituellement pour les deux dernières catégories, ce n’est pas le cas des pilotes dont le taux de participation est plus élevé que précédemment.

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                SNCF, Air France : le calendrier des grèves annoncées dans les transports



Redistribution
L’intersyndicale de pilotes (SNPL, SPAF, Alter), d’hôtesses et stewards (SNPNC, UNSA-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD), réclame, comme l’UNAC qui n’en fait pas partie, une augmentation de 6 % des grilles salariales, au titre des efforts passés et des bons résultats de l’entreprise.

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                Air France : pourquoi le SNPL mise désormais sur l’unité syndicale



La direction réplique que la dynamique de croissance n’est pas assez solide pour accorder de telles revalorisations, qu’elle chiffre à 240 millions d’euros par an. Elle a décidé d’appliquer en 2018 une augmentation générale – la première depuis 2011 – de 0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre. Avec les augmentations individuelles (1,4 % pour les personnels au sol) et l’intéressement (130 millions d’euros), l’entreprise affirme redistribuer « 200 millions d’euros » à ses salariés.
Les onze syndicats de tous métiers appellent également à la grève les 17 et 18 avril, ainsi que les 23 et 24 avril.

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                Les vols de la Lufthansa perturbés mardi par la grève des services publics allemands






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Au quatrième jour de grève contre la réforme ferroviaire, la SNCF prévoit 43 % de grévistes parmi les agents indispensables à la conduite des trains.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Salarié de la SNCF, vous avez choisi de ne pas faire grève, racontez-nous pourquoi

Discussion lancée le 09 avril 2018

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Au quatrième jour de grève contre la réforme ferroviaire, la SNCF prévoit 43 % de grévistes parmi les agents indispensables à la conduite des trains, et 74 % de grévistes parmi les conducteurs.
Vous êtes salariés à la SNCF et vous avez choisi de ne pas faire grève, racontez-nous pourquoi. Comment se passe la relation avec les clients ? Avec vos collègues ? Votre choix est-il arrêté ou pensez-vous qu’il puisse évoluer ?
Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de saisir une adresse électronique que vous consultez souvent ou un numéro de téléphone, au cas où nous souhaiterions vous contacter pour quelques précisions. Vos coordonnées resteront strictement confidentielles et vos témoignages, anonymes, si vous le demandez.                            





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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », explique que l’ouverture en 2019, à Riyad, d’un Apple Store avec des vendeurs des deux sexes encouragera d’autres investisseurs.
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« Apple et les autres géants du Net ont besoin de se développer au Moyen-Orient »

Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », explique que l’ouverture en 2019, à Riyad, d’un Apple Store avec des vendeurs des deux sexes encouragera d’autres investisseurs.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h42
    |

            Jean-Michel Bezat (journaliste au "Monde")








                        



                                


                            

Chronique. La « révolution MBS » est en marche au royaume des Saoud. Après l’autorisation donnée aux femmes de conduire et de fréquenter quelques stades, le prince héritier Mohammed Ben Salman, alias « MBS », va lever un autre tabou : l’interdiction des équipes mixtes de vendeurs dans les magasins. Chez Apple, en tout cas. La « firme à la pomme » souhaite ouvrir, en 2019, un Apple Store dans la capitale de l’Arabie saoudite, Riyad, puis dans d’autres villes.
Cette information, révélée par le Financial Times, tombe au lendemain de la visite du jeune prince dans la Silicon Valley, vendredi 6 avril, où il a rencontré des dirigeants d’Amazon, de Facebook, d’Alphabet-Google et de sociétés de capital-investissement. Avec l’objectif de les convaincre d’investir dans son pays pour l’aider à diversifier une économie trop dépendante du pétrole et créer des emplois pour la jeunesse. Il y a aussi rencontré Tim Cook, le patron d’Apple, et Angela Ahrendts, la vice-présidente chargée des Apple Store.
C’est peu dire que l’image du royaume est mauvaise aux Etats-Unis. Notamment dans une partie des milieux d’affaires les plus progressistes incarnés par les « Big tech » et leur volonté de promouvoir la diversité et de défendre les droits de l’homme. « Nous pensons que ce sont les équipes les plus diversifiées qui créent le meilleur produit », professait M. Cook, en février, lors de l’assemblée générale des actionnaires d’Apple, lui qui avait révélé son homosexualité en 2014.

Ouverture politique
Le conservatisme wahhabite, symbolisé par la trop lente insertion des femmes sur le marché du travail, s’ajoute à l’excès de régulation étatique, pour refroidir les investisseurs. Certains patrons de la tech rechignent à confirmer la signature de contrats, d’autres à s’afficher avec les dirigeants saoudiens sur les photos. Et pourtant les géants d’Internet ont besoin de se développer dans ce pays et, au-delà, dans tout le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Ces prochaines années, les capitales d’Europe de l’Est devraient enregistrer une croissance plus rapide que les autres villes du Vieux continent, selon une étude d’Oxford Economics.
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Les disparités économiques se creusent aussi entre les villes européennes

Ces prochaines années, les capitales d’Europe de l’Est devraient enregistrer une croissance plus rapide que les autres villes du Vieux continent, selon une étude d’Oxford Economics.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 12h36
    |

            Marie Charrel








                        



   


La croissance est de retour en Europe, mais la répartition de ses fruits est inégale. Si le phénomène n’est pas nouveau, il inquiète particulièrement depuis la reprise. Les disparités entre les régions recommencent à se creuser au sein des pays, notamment entre les métropoles et les zones rurales : les premières concentrent de plus en plus d’activités au détriment des secondes. C’est particulièrement le cas en Europe centrale et de l’Est, où les campagnes continuent de se dépeupler.

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                Economie : l’inquiétant creusement des disparités régionales en Europe



Vendredi 5 avril, l’institut de recherche britannique Oxford Economics a publié une note passant au crible l’économie des 25 plus grandes villes du Vieux Continent et leurs perspectives de croissance entre 2018 et 2022. Celle-ci confirme la tendance : presque toutes devraient voir leur richesse augmenter à un rythme supérieur à celui de la moyenne nationale. Et la palme du dynamisme sera remportée par les métropoles d’Europe de l’Est.
Le produit intérieur brut (PIB) de Varsovie devrait ainsi croître de 3,7 % par an en moyenne d’ici à 2022, selon les prévisions de l’institut, suivie de Prague (3,3 %) et Sofia (3 %), devançant de peu Stockholm (2,9 %). La capitale polonaise se situerait loin devant Paris, à la dix-septième place (1,9 %), derrière Madrid (2,5 %), Londres (2,4 %), Lyon (2,4 %) et Athènes (2,1 %). Mais devant Milan (1,6 %) et Bruxelles (1,4 %).
Passage en revue des moteurs sectoriels
L’étude d’Oxford Economics est surtout éclairante lorsqu’elle passe en revue les moteurs sectoriels de ces agglomérations. On y détecte les premiers effets du Brexit. Le secteur des services financiers devrait croître de 2,3 % par an à Paris sur la période, contre 1,5 % à Londres. « C’est en partie l’effet du Brexit, mais pas uniquement : nous estimons que 7 500 emplois devraient quitter Londres au profit d’autres centres financiers européens pendant la période de transition », explique l’économiste Richard Holt, auteur de la note.
En revanche, les emplois devraient continuer de croître plus vite à Londres qu’à Paris dans d’autres secteurs, tels que les services administratifs et les fonctions de support. Résultat : si les deux villes ont enregistré la même croissance en 2017 (2 %), la capitale britannique repasserait de nouveau en tête dès cette année.
Son leadership financier sera néanmoins affaibli par d’autres mutations structurelles déconnectées du Brexit. A commencer par la croissance rapide des technologies numériques et des fintech en Europe du Nord et de l’Est.
« Varsovie, Sofia, Prague et Stockholm peuvent fournir des services d’une qualité qu’autrefois, seule la capitale britannique était en mesure d’assurer : elles auront donc moins tendance à externaliser leurs activités financières vers Londres ces prochaines années », souligne l’étude d’Oxford Economics.
Ces quatre villes sont celles où les services financiers devraient progresser le plus rapidement ces prochaines années (plus de 3 % par an).
Prague devrait, en outre, profiter d’un solide bond du secteur de l’information et de la communication (+ 5,3 % par an), tandis que Sofia concentrera une bonne partie de la croissance locale. La capitale bulgare affiche l’un des plus forts potentiels de rattrapage, mais les problèmes de corruption risquent de freiner les investissements étrangers.

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                En Hongrie, un miracle économique en trompe-l’œil



En Europe du Nord, Stockholm sort du lot avec sa main-d’œuvre hautement qualifiée, son tissu économique diversifié (start-up et groupes industriels), et sa démographie dynamique, notamment du fait de l’immigration. Grâce à cela, sa croissance devrait surpasser de 0,8 point par an celle de la moyenne nationale suédoise sur la période (2,1 %).
A Lyon, l’industrie en forte croissance
Grâce à la bonne diversification de ses activités, Madrid enregistrerait le PIB en plus forte hausse au sud de la zone euro, à savoir de 2,5 % par an sur la période, contre 2 % à Barcelone, 1,6 % à Lisbonne ou 1,1 % à Rome. Mais dans la région, la palme de la plus forte croissance industrielle (2,7 %) reviendrait à Lyon. « Elle passe un peu sous les radars, et pourtant, Lyon devrait être la principale gagnante des réformes initiées par le président Macron, estime la note. Ses forces résident dans son industrie à haute valeur ajoutée et sa population jeune et qualifiée. »

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                Le ministre de l’économie du Portugal affirme que son pays « a retrouvé une croissance équilibrée »



En Allemagne, Berlin et Munich devraient tirer leur épingle du jeu (2 % de croissance par an entre 2018 et 2022), notamment grâce au dynamisme du secteur de l’information et de la communication. Plus surprenant, Francfort pourrait rester à la traîne (1,6 %). En dépit des éventuelles retombées positives du Brexit, les services professionnels devraient y progresser moins vite que dans la capitale allemande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Sans nier les difficultés du secteur, l’ancien ministre socialiste des affaires sociales Claude Evin estime, dans une tribune au « Monde », qu’on ne pourra les résoudre sans poursuivre les réformes structurelles engagées.
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Il faut que « notre système de santé continue de se réformer pour s’adapter à des besoins de patients qui évoluent »

Sans nier les difficultés du secteur, l’ancien ministre socialiste des affaires sociales Claude Evin estime, dans une tribune au « Monde », qu’on ne pourra les résoudre sans poursuivre les réformes structurelles engagées.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h27
    |

Claude Evin (Ancien ministre des affaires sociales et de la solidarité en 1988-1991)







                        



                                


                            

Tribune. La publication d’un livre de témoignages de médecins en souffrance dans leur exercice professionnel, amplifiée par la « une » d’un hebdomadaire, et de nombreuses reprises journalistiques donnent un nouveau coup de projecteur sur une réalité que personne ne saurait nier : oui ; il existe des professionnels de santé qui se trouvent marginalisés dans leur établissement, qui se trouvent en « burn-out » ou qui, pour certains, face à de trop lourdes remises en cause, en viennent à des décisions personnelles extrêmes (Hôpitaux en détresse, patients en danger, sous la direction de Philippe Halimi et Christian Marescaux, avec Eric Maitrot et Bernard Nicolas, Flammarion).
Peut-on pour autant réduire les causes de ces situations à la pression financière qui pèse sur les établissements de santé ? Si cette pression existe, le malaise de ces professionnels trouve souvent son origine dans des causes nombreuses et diverses. Elles ne sauraient être de la seule responsabilité de l’institution hospitalière, de telle ou telle hiérarchie administrative ou médicale. Elle peut aussi, disons les choses clairement, être le fait de comportements individuels aussi bien de collègues que de la personne concernée elle-même.

Quelques mots concernant la pression financière qui pèse sur le système de santé. Arrêtons tout d’abord avec cette appréciation si souvent rabâchée par certains : l’hôpital serait soumis à un objectif de rentabilité. L’hôpital n’a pas à être rentable. Aucun pouvoir public ou tutelle n’a fixé à un établissement de santé public un tel objectif.
Continuer les réformes
Retenons tout simplement que notre système de santé est financé par la collectivité à travers l’Assurance-maladie. Demander à ceux qui perçoivent ce type de financement de justifier de l’utilisation de leurs recettes est tout simplement conforme à l’intérêt général. D’autant que, pour prendre en charge des maladies chroniques, nous avons besoin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le directeur général délégué de SFR est proche de Patrick Drahi, le patron d’Altice, la maison mère de l’opérateur télécoms, chez qui il est entré en 2002. Cet autodidacte est aujourd’hui à la tête de la première fortune du Portugal.
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Armando Pereira, le secret numéro deux d’Altice

Le directeur général délégué de SFR est proche de Patrick Drahi, le patron d’Altice, la maison mère de l’opérateur télécoms, chez qui il est entré en 2002. Cet autodidacte est aujourd’hui à la tête de la première fortune du Portugal.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h19
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Ce 20 mars, sur le site de Quadrans, nouveau siège de SFR à Paris, cinq hommes, costume gris, chemise blanche, font leur première sortie publique. Les nouveaux dirigeants de l’opérateur viennent s’expliquer devant la presse depuis la chute vertigineuse du cours de Bourse de la maison mère Altice en novembre 2017 et la décision prise par l’actionnaire majoritaire Patrick Drahi de remanier le management. En trois ans, la marque au carré rouge et blanc a perdu 2 millions de clients. L’heure est au mea culpa.
Chef d’orchestre de la bande, Alain Weill donne le ton. « Un chantier a trop tardé à être lancé, celui du client », martèle le nouveau PDG de l’opérateur télécoms. A ses côtés, Grégory Rabuel, patron du grand public, François Vauthier, le directeur financier, Damien Bernet, aux médias et Arthur Dreyfuss, le secrétaire général. Un personnage central manque à l’appel : Armando Pereira. Le nouveau directeur général délégué de SFR s’est une nouvelle fois fait porter pâle. « Il n’aime pas se montrer », l’excuse Alain Weill. Pour ce portrait, il n’a pas accepté de nous rencontrer.
Vieux compagnon de route de Patrick Drahi, Armando Pereira, qui n’apparaît pas dans les documents officiels de l’entreprise, détiendrait 5 % d’Altice, selon Challenges. Depuis qu’ils ont fait connaissance dans un café du Drugstore Publicis, sur les Champs Elysées, en 1991, les deux hommes ont scellé leurs destins. Armando Pereira est devenu le sous-traitant de Patrick Drahi, qui débutait son aventure dans le câble. En 2002, il le rejoint chez Altice. « Patrick Drahi m’a dit un jour qu’il voyait Armando comme un frère de sang », se souvient un ancien collaborateur.

L’autodidacte a débuté comme installateur télécoms
Le duo s’est réparti les tâches. Patrick Drahi s’occupe de finances et de marketing ; Armando Pereira pilote la technique et les coûts. L’autodidacte a débuté comme installateur télécoms. Très vite, il a dirigé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le Britannique est remplacé par un Allemand, Christian Sewing, l’un des deux actuels codirecteurs de la banque. Une solution d’urgence trouvée sous la pression des actionnaires.
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La Deutsche Bank remercie son PDG, John Cryan

Le Britannique est remplacé par un Allemand, Christian Sewing, l’un des deux actuels codirecteurs de la banque. Une solution d’urgence trouvée sous la pression des actionnaires.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h12
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Quand la stabilité reviendra-t-elle à la Deutsche Bank ? Moins de trois ans après l’arrivée de l’actuel PDG, John Cryan, à la tête de l’établissement, la Deutsche Bank (DB) change à nouveau de tête. John Cryan est remercié, et laisse sa place à Christian Sewing, un des deux codirecteurs de la banque, au terme d’une crise au sein de la direction. Cette nomination est un revirement dans l’histoire récente de DB : pour la première fois depuis 2002, c’est un Allemand qui reprend les rênes de l’établissement emblématique du pays.
John Cryan, un banquier britannique arrivé à l’été 2015 à la tête de la Deutsche Bank, n’a pas réussi son pari de redresser durablement l’établissement. Malgré un ambitieux programme de restructuration, des suppressions d’emplois par milliers et une augmentation de capital, DB n’est pas parvenue à revenir dans le vert.

Depuis des mois, les actionnaires ne cachaient plus leur impatience vis-à-vis de la direction de la banque, notamment le président du conseil de surveillance, Paul Achleitner. Une nouvelle perte sur l’année 2017 – la troisième consécutive – et la chute du cours de DB, peu avant Pâques, ont précipité le départ du dirigeant britannique, dont le contrat courait normalement jusqu’en 2020.
Un poste très difficile
Durant le week-end de Pâques, de nombreuses rumeurs avaient circulé dans la presse financière sur le nom d’un possible successeur à John Cryan. Selon le quotidien Handelsblatt, M. Achleitner préparait depuis longtemps un changement de direction, mais n’avait trouvé jusqu’ici aucun candidat externe jugé capable de reprendre ce poste particulièrement difficile. Sous la pression des actionnaires, une solution d’urgence a été trouvée.
Le président du conseil de surveillance a opté pour un candidat interne, qui a fait toute sa carrière au sein de la banque. La décision a été entérinée dans la soirée du dimanche 8 avril et annoncée à la presse peu avant minuit.

L’arrivée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Une centaine de scientifiques, engagés dans une trentaine de projets de création d’entreprise, vont être accompagnés pendant quatre mois.
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Bpifrance et Hello Tomorrow forment des chercheurs à l’entrepreneuriat

Une centaine de scientifiques, engagés dans une trentaine de projets de création d’entreprise, vont être accompagnés pendant quatre mois.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h00
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Un bon chercheur fait-il un bon chef d’entreprise et, d’une découverte scientifique, saura-t-il créer un produit à succès ? Ces questions se posent derrière l’initiative lancée, lundi 9 avril, par l’association Hello Tomorrow et la banque publique d’investissement Bpifrance. Les deux entités s’apprêtent à dévoiler un dispositif d’accompagnement pour les chercheurs tentés par l’aventure de l’entrepreneuriat.
Pour sa première session, le programme compte accueillir une centaine de chercheurs, soit environ une trentaine de projets de création d’entreprise. Sur une période de quatre mois, les équipes retenues passeront par une formation théorique fondée sur le retour d’expérience d’entrepreneurs du secteur et une mise à l’épreuve de leur projet : soutenus par des mentors, ils devront mener une cinquantaine d’entretiens auprès de possibles partenaires, sous-traitants, financeurs… « Il s’agit de leur faire comprendre que ce que le marché attend n’est pas une technologie, mais un produit, et aussi de les mettre en condition », explique Xavier Duportet, le fondateur d’Hello Tomorrow.
« Il faut créer des ponts entre la recherche et l’industrie, et dédiaboliser cette relation »
Au terme du programme, l’idée n’est pas que les 30 potentielles start-up se lancent, mais qu’elles puissent évaluer la viabilité de leur projet. Par ailleurs, il s’agit de changer les mentalités dans une recherche française qui peine trop souvent à chercher la traduction commerciale de ses travaux. « Il faut créer des ponts entre la recherche et l’industrie, et dédiaboliser cette relation », plaide M. Duportet. Celui-ci souhaite « changer la culture qui veut qu’un chercheur ne puisse pas être un PDG d’une société, qu’il doit être cantonné à un rôle de directeur scientifique ».
« Le scientifique doit se concentrer sur la science »
« On est en train de passer à la seconde étape de la French Tech. Aujourd’hui, il y a un consensus sur le fait qu’après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les aides d’Etat, les mesures antidumping et les investissements posent problème, selon le président américain. Les Etats-Unis souhaitent que soient révisées les conditions dans lesquelles la Chine a adhéré à l’OMC, en 2001.
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Trump accuse l’Organisation mondiale du commerce de faire le jeu de la Chine

Les aides d’Etat, les mesures antidumping et les investissements posent problème, selon le président américain. Les Etats-Unis souhaitent que soient révisées les conditions dans lesquelles la Chine a adhéré à l’OMC, en 2001.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h58
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Dans son offensive commerciale, Donald Trump s’en prend à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), accusée de faire le jeu de la Chine. « Nous sommes mal représentés. L’OMC est inéquitable envers les Etats-Unis », a accusé vendredi 6 avril sur Twitter le président américain.
En réalité, il s’agit des deux faces d’une même médaille : l’OMC est un empêcheur de tourner en rond, car elle encadre les relations des Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux, à commencer par la Chine. Cet ordre exaspère Trump pour deux raisons tactiques : d’abord, il sait que ses sanctions unilatérales ont des chances d’être condamnées par l’OMC même s’il s’abrite derrière la « sécurité nationale » ; surtout, il ne croit qu’au rapport de force bilatéral et veut imposer des concessions unilatérales à ses partenaires, notamment la Chine, estimant que les Etats-Unis sont les perdants des accords actuels. Or cette manière de faire est opposée à l’esprit de l’OMC, qui est faite de concessions réciproques et équilibrées.

Au-delà de la tactique, la défiance américaine a des causes plus profondes, qui remontent à 2001 : l’entrée de la Chine à l’OMC et le lancement du cycle de libéralisation commerciale de Doha. L’adhésion du pays le plus peuplé de la planète devenu l’atelier du monde a bouleversé l’ordre économique global. Ses conditions d’adhésion n’ont jamais été révisées, alors qu’elle est en passe de devenir la première puissance économique mondiale. Donald Trump a beau jeu de dénoncer une Chine encore classée parmi les pays en voie de développement.
Dans le même temps, la négociation de Doha n’a jamais abouti, tantôt à cause des Africains, des Indiens, des Européens mais très souvent des Américains. Résultat, l’institution ne dispose pas de règles modernes adaptées à la réalité pour trancher les différends commerciaux du nouvel ordre mondial.
La machine s’est enrayée
C’est l’instance d’appel des panels de l’OMC qui le fait bon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ L’économiste Paul Jorion préconise dans sa chronique d’étendre à l’ensemble de la population le bénéfice de la mécanisation en socialisant par un impôt une part de la valeur ajoutée créée par les machines, qui serait redistribué entre tous sous la forme d’un service universel de base.
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« Une Europe du travail et de “l’état de bien-être” »

L’économiste Paul Jorion préconise dans sa chronique d’étendre à l’ensemble de la population le bénéfice de la mécanisation en socialisant par un impôt une part de la valeur ajoutée créée par les machines, qui serait redistribué entre tous sous la forme d’un service universel de base.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h39
    |

                            Paul Jorion (Economiste et anthropologue, professeur associé à l’Université catholique de Lille)








                        



                                


                            

Marchés. Que reste-t-il du rêve européen ? Si peu ! Au point que, quand le choix est offert à un peuple de l’Union, celui-ci exprime le plus souvent son rejet. Ce fut le cas aux élections qui viennent de se tenir en Hongrie, après les législatives du 4 mars en Italie ou lors du référendum dit du Brexit au Royaume-Uni en 2016, mettant en péril la démocratie dans des dérives nauséabondes.
Pourquoi le populisme ? Pour deux raisons, qui chacune exacerbe les interactions par nature difficiles au sein de nos sociétés, héritières de communautés dont le mode traditionnel de réciprocité relève soit, négativement, de la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent), soit, positivement, de l’amour du prochain (tendre l’autre joue). L’absence de réciprocité s’y joue aussi dans la non-reconnaissance de l’autre comme personne humaine à part entière.
La première cause du populisme, c’est la peur qu’engendre la concurrence toujours plus forte pour des emplois sur un marché du travail qui se rétrécit comme peau de chagrin avec l’avancée du numérique. Une peur à laquelle les gouvernements ont renoncé à répondre, préférant botter en touche sous prétexte que les évaluations du nombre de postes condamnés divergent. Mais la question devient oiseuse lorsqu’on s’accorde à dire que ce chiffre sera énorme…
La seconde cause est plus sournoise : c’est le délitement de l’Etat-providence. Au lieu d’être fondé sur une réduction résolue de la disparité des patrimoines, son financement reste essentiellement assuré par les contributions des salariés, complété par l’endettement de l’Etat. Ceci au nom du dogme du « ruissellement », jamais vérifié, ni jamais autant démenti par les faits, avec la réduction rampante du pouvoir d’achat des populations. Sauf, paradoxalement, en Chine.
Mise à plat
La revalorisation de l’Europe aux yeux de ses citoyens passe par une mise à plat de ces deux questions : celle du travail et celle de « l’Etat de bien-être »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le groupe public va monter au capital d’Asendia, la joint-venture créée avec Swiss Post et spécialisée sur l’acheminement des petits paquets à travers le monde.
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La Poste veut tirer profit de l’essor du e-commerce transfrontière

Le groupe public va monter au capital d’Asendia, la joint-venture créée avec Swiss Post et spécialisée sur l’acheminement des petits paquets à travers le monde.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h27
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

La mondialisation élargit les horizons du groupe La Poste. Toujours à l’affût d’activités nouvelles pour compenser l’effondrement du volume d’affaires de son activité originelle, le courrier, l’opérateur public va renforcer ses positions sur un marché en plein développement : l’e-commerce transfrontière.
Le groupe public a déjà pris pied dans le secteur. En 2012, il a créé avec la poste suisse une société en joint-venture à 50/50, Asendia, spécialisée dans le transport du courrier et des petits paquets d’un pays ou d’un continent à l’autre. Mais il n’avait à l’époque aucune idée du potentiel de l’entreprise : Asendia s’occupait essentiellement d’acheminer des lettres entre l’Europe, l’Amérique et l’Asie. Les petites marchandises que les consommateurs achetaient à l’étranger ne représentaient alors que 10 % de son chiffre d’affaires.
Entre-temps, ce marché a connu une croissance exponentielle. De plus en plus de clients commandent toutes sortes d’articles, de la mode aux coques de téléphone en passant par des petits bijoux, sur des sites étrangers, souvent asiatiques. Selon l’opérateur postal, l’e-commerce transfrontière a connu et va continuer d’afficher une croissance de plus de 25 % chaque année sur la décennie 2010-2020 (contre une progression estimée à quelque 16 % par an pour l’e-commerce national entre 2013 et 2020). « On devrait passer entre 2010 et 2020 de 500 millions à 5 milliards d’objets acheminés dans le monde en traversant les frontières », explique un expert de la logistique.

Si bien que, cette année, les petits paquets qui passent les frontières devraient peser 50 % du chiffre d’affaires d’Asendia, et même 70 % d’ici trois ans.
Un marché « massif et durable »
Cette filiale commune aux postes suisse et française, présente dans quinze pays et sur trois continents, est ainsi parvenue à développer significativement ses revenus depuis sa création, en dépit de l’attrition des volumes de courrier à l’international....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Alexandre de Juniac, prédécesseur de Jean-Marc Janaillac à la tête d’Air France-KLM, a mis fin à une cogestion de fait avec le syndicat de pilotes. Ce qui a rapproché le SNPL des autres catégories de personnel de la compagnie aérienne.
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Air France : pourquoi le SNPL mise désormais sur l’unité syndicale

Alexandre de Juniac, prédécesseur de Jean-Marc Janaillac à la tête d’Air France-KLM, a mis fin à une cogestion de fait avec le syndicat de pilotes. Ce qui a rapproché le SNPL des autres catégories de personnel de la compagnie aérienne.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 12h29
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Analyse. Il n’est pas possible, dit-on, de gouverner une compagnie aérienne contre ses pilotes. Air France est en train d’en faire la dure expérience. Depuis le début de la grève, les organisations de pilotes, le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) en tête, sont à la pointe du conflit. Les navigants sont proportionnellement les plus nombreux à cesser le travail. Leurs organisations participent à fond à l’intersyndicale d’Air France qui a déjà appelé à onze journées de grève.

Le conflit du printemps 2018 pourrait bien égaler en durée la grande grève de deux semaines conduite par les pilotes de la compagnie en septembre 2014. Et ce n’est pas fini ! A défaut de trouver une rapide sortie de crise, les syndicats ont déjà prévenu que le rythme des journées de grève allait s’accélérer en avril.
Les grévistes n’ont pas varié d’un pouce depuis le premier jour de conflit. Ils réclament une augmentation générale des salaires de 6 %. La direction, qui a fait adopter, par deux syndicats non représentatifs, une hausse des rémunérations de 1 % payable en deux fois, refuse de remettre la main à la poche. Trop cher pour les finances de la compagnie, fait-elle savoir.
La bête noire de la direction
Selon ses calculs, les revendications de l’intersyndicale lui coûteraient 240 millions d’euros par an. Ils viendraient s’ajouter aux 200 millions d’euros déjà accordés aux salariés, indique la direction, sous forme de hausse des salaires, de promotions individuelles et d’intéressement. Des arguments sans effet sur les grévistes, qui réclament leur part des 590 millions d’euros de bénéfices réalisés par la compagnie aérienne en 2017.
Depuis des mois, le SNPL, majoritaire chez les pilotes avec 70 % des voix, est devenu la bête noire de la direction. Air France est pour l’instant impuissante à briser la solidarité affichée par les pilotes avec les autres catégories de salariés. Les autres syndicats s’avouent ravis, mais étonnés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Trois grandes écoles parisiennes, l’ENSA, l’EIVP et l’Ecole d’urbanisme de Paris, lancent ensemble un nouveau diplôme pour répondre aux nouvelles exigences de la programmation urbaine.
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Formation continue : un nouveau cursus interuniversitaire de « génie urbain »

Trois grandes écoles parisiennes, l’ENSA, l’EIVP et l’Ecole d’urbanisme de Paris, lancent ensemble un nouveau diplôme pour répondre aux nouvelles exigences de la programmation urbaine.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 11h16
    |

            Laetitia Van Eeckhout








                        



   


L’heure est au renouvellement urbain. Les villes, en pleine mutation, se pensent, se conçoivent, se construisent de façon totalement nouvelle. Anticiper les besoins, établir un programme et s’assurer, pendant l’exécution, que les résultats sont en cohérence avec les objectifs, à l’échelle du bâtiment comme d’un quartier, tels sont les enjeux des néo-urbanistes de ces « smart cities ».
L’Ecole nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Paris-La Villette, l’Ecole des ingénieurs de la Ville de Paris (EIVP) et l’Ecole d’urbanisme de Paris (EUP) se sont donc rapprochées pour lancer ensemble une formation continue diplômante, un cursus interuniversitaire postmaster, répondant aux nouvelles exigences de la programmation urbaine. Initialement envisagé en février, ce nouveau cursus est ouvert à candidatures depuis le 21 mars. Pour une première promotion d’une quinzaine de personnes en février 2019.
Convaincues de l’enjeu d’un « enseignement méthodologique spécialisé et interdisciplinaire », les trois écoles universitaires – membre de la Comue Hesam (hautes études Sorbonne Arts et Métiers) pour l’ENSA, associées à la Comue Université de Paris-Est pour l’EIVP et l’EUP – ont réussi à dépasser leurs différences de statut et de fonctionnement, et à lever les craintes d’une perte d’identité de leurs corps enseignants respectifs.
Mettre un projet urbain en adéquation avec ses finalités
« Architectes, ingénieurs, urbanistes sont trois métiers qui, chacun dans leur spécialité, sont aujourd’hui confrontés aux enjeux de la programmation, et doivent de plus en plus travailler ensemble, relève Taoufik Souami, codirecteur de l’EUP. Il y a un vrai enjeu aujourd’hui à diffuser une culture de la programmation dans l’ensemble du milieu. Même si ces professionnels ne sont pas amenés à faire en tant que tel de la programmation, ils doivent savoir convaincre leur direction qu’il vaut mieux prendre un peu de temps et d’argent pour développer une telle démarche. »
Baptisée D/PRAUG (Démarche de programmation architecture urbanisme génie urbain), la nouvelle formation continue diplômante s’adresse à tout professionnel ayant au minimum deux ans d’expérience dans les domaines de l’architecture, du paysagisme, de l’urbanisme ou de la construction. Le public visé : « tous les professionnels de la maîtrise d’ouvrage privée assurant des missions de pilotage d’études et de projets », dit-on à l’EUP. Ainsi que des chargés de mission en collectivité territoriale, des professionnels de la conception (architectes, urbanistes, paysagistes) et de l’aménagement « souhaitant développer une activité en programmation ».
L’enjeu est de permettre à un projet urbain, tout au long de son développement, d’être en adéquation avec ses finalités sociales, économiques et environnementales, plutôt que d’établir un modèle d’aménagement ou une forme urbaine prédéterminés. « Une part importante et décisive de la programmation s’inscrit en amont du travail de conception et consiste à définir les besoins et les contraintes pour permettre à la conception de se réaliser pertinemment », souligne François Meunier, de l’agence Attitudes Urbaines.
Une approche pluridisciplinaire
Les maîtres d’ouvrage – collectivités locales, promoteurs immobiliers – n’ont encore, à de rares exceptions près, que peu intégré ces compétences. « Ils la réduisent encore trop souvent à l’élaboration d’un simple cahier des charges, observe Jodelle Zetlaoui-Léger, urbaniste, professeur à l’ENSA Paris-La Villette. Or la programmation amène à développer une vision beaucoup plus stratégique du projet. »
Depuis une dizaine d’années, des bureaux d’études en urbanisme ou en architecture se sont mis à développer et offrir une expertise en programmation. Il s’agit de « se poser les questions fondamentales : “pour qui”, “pourquoi” on développe le projet, relève Gwenaëlle d’Aboville, urbaniste associée au sein de l’agence Ville ouverte. Cela suppose d’accorder une place importante à la consultation des usagers. » Cette phase clé préalable s’appuie sur des entretiens qualitatifs pour analyser et anticiper les attentes des différents usagers (habitants, entreprises, étudiants, touristes…), et des études sur l’histoire du lieu et ses composantes démographiques, sociologiques, économiques et environnementales. Une tâche complexe qui suppose une approche pluridisciplinaire.
La formation continue diplômante D/PRAUG entend ainsi mêler les modules d’enseignement aux démarches programmatiques et mises en situation – avec travaux pratiques. Objectif : stimuler des collaborations interprofessionnelles entre les acteurs de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre, entre opérateurs publics et privés, en associant la société civile. « D/PRAUG est une formation pluridisciplinaire pour une fonction qui ne l’est pas moins, insiste Clément Orillard, maître de conférences à l’EUP. Les aspects techniques de la programmation seront abordés, mais il s’agit avant tout de former à la démarche qualitative et collaborative, à la “co-construction” active qu’est la programmation. »



                            


                        

                        

