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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La mobilisation contre la loi réformant les règles d’accès à l’université touchait une dizaine de sites vendredi et lundi, dont désormais quatre universités entièrement bloquées.
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Loi Vidal : l’université de Rennes-II entièrement bloquée, celle de Nanterre partiellement fermée

La mobilisation contre la loi réformant les règles d’accès à l’université touchait une dizaine de sites vendredi et lundi, dont désormais quatre universités entièrement bloquées.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 18h11
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


A la veille de l’appel à la mobilisation sur les campus, mardi 10 avril, voté par la Coordination nationale étudiante (CNE) durant le week-end, le mouvement d’opposition à la réforme de l’entrée à l’université touchait une dizaine d’universités, sur soixante-treize au total en France, lundi 9 avril.
Le nombre d’universités très largement bloquées progresse : Jean-Jaurès à Toulouse depuis le 6 mars, Paul-Valéry à Montpellier depuis le 27 mars, Paris-I (dont le site de Tolbiac depuis le 26 mars), Paris-VIII depuis lundi et Rennes-II à compter du 9 avril. « Tous les bâtiments sont bloqués depuis 6 h 30, sauf la bibliothèque et le restaurant universitaire. Une centaine d’étudiants ont commencé à installer des barricades », a indiqué le président de Rennes-II, Olivier David. « Les séances d’examen et les cours sont annulés », a-t-il ajouté, cité par l’AFP.
L’université de Paris – Nanterre a été partiellement fermée, en raison de l’occupation de plusieurs bâtiments par « une vingtaine de personnes », selon la préfecture de police de Paris, sollicitée. « Ne pouvant plus avoir de contrôle sur cette partie de nos locaux, et en considération du contexte national, nous avons décidé de procéder à l’évacuation, explique l’université dans un communiqué publié à la mi-journée. Aucun dialogue n’a été possible avec ces personnes qui ont d’ores et déjà vandalisé des salles du bâtiment. » « On ne débat pas à l’ombre des matraques », a dénoncé en réponse un collectif de personnels de Nanterre, dans un communiqué adressé au président de l’université.
La mobilisation contre la loi Orientation et réussite des étudiants, promulguée début mars, touche aussi des enseignants, qui refusent de participer aux commissions d’examen des dossiers de candidature à l’entrée en licence. A Lille, malgré l’appel d’un collectif d’enseignants à la grève et à ne pas participer à la tenue des examens, ceux-ci se déroulaient lundi « a priori normalement », selon le président de l’université.

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D’autres blocages partiels d’universités se poursuivaient ou débutaient : les sites de Saint-Martin-d’Hères (université de Grenoble-Alpes), du Patio à Strasbourg, ou La Victoire à Bordeaux n’assuraient pas les cours lundi. A Bordeaux toujours, des étudiants ont brièvement tenté de bloquer le campus de Talence-Pessac-Gradignan, avant d’y renoncer.

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Dans le Grand Est, les blocages du campus arts, lettres et langues de Metz, entamé vendredi, et du campus lettres et sciences humaines de Nancy, commencé le 22 mars, se poursuivaient lundi, selon l’université de Lorraine. A Nancy, le président de l’université, Pierre Mutzenhardt, organise un vote électronique à destination des huit mille étudiants du campus, en vue d’une reprise des cours mercredi.
A Montpellier, alors qu’une nouvelle assemblée générale est prévue mercredi, « les examens se sont tenus toute cette semaine et se tiendront les semaines prochaines à distance, pour la plupart d’entre eux », a indiqué, dans un communiqué adressé aux étudiants, le président de l’université, Patrick Gilli.
Vendredi 6 avril, à l’issue d’un vote serré, les étudiants de Tours ont finalement stoppé le blocage.

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Lundi matin, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a assuré que 2018 ne serait « pas une année perdue » pour les étudiants et que les calendriers d’examens étaient pour la plupart « maintenus ».
Par ailleurs, une enquête a été ouverte après la découverte dimanche de cinq cocktails Molotov à l’intérieur de la faculté parisienne de Tolbiac, bloquée depuis près de trois semaines par des opposants aux modalités d’accès à l’université, a indiqué lundi une source judiciaire. Le tribunal administratif de Paris avait rejeté la veille une requête exigeant l’intervention des forces de l’ordre et la levée du blocage de l’université de Tolbiac, déposée la veille par le syndicat étudiant de droite UNI.
Outre la mobilisation prévue mardi, la CNE encourage les étudiants à manifester le 14 avril « en lien avec la grève des cheminots » et à se « joindre à la journée nationale de grève du 19 avril ». Elle prévoit de se réunir à nouveau les 21 et 22 avril.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le trentenaire né à Trappes, en banlieue parisienne, a été reconnu coupable d’« association de malfaiteurs » et d’« apologie du terrorisme ».
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Compte rendu

Un Franco-Sénégalais revenu de Syrie condamné à Dakar à quinze ans de travaux forcés

Le trentenaire né à Trappes, en banlieue parisienne, a été reconnu coupable d’« association de malfaiteurs » et d’« apologie du terrorisme ».


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 09.04.2018 à 18h01

     •
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        Mis à jour le 09.04.2018 à 18h10






    
Des policiers sénégalais inspectent les véhicules à l’entrée d’un hôtel de Dakar en janvier 2016.
Crédits : SEYLLOU / AFP


Un tribunal correctionnel de Dakar a condamné, lundi 9 avril, à quinze ans de travaux forcés un Franco-Sénégalais de 34 ans revenu de Syrie, et acquitté un autre Sénégalais, poursuivi pour « complicité d’acte terroriste ».
Ibrahima Ly, en détention depuis presque trois ans, est « déclaré coupable […] d’association de malfaiteurs et d’apologie du terrorisme » et condamné à quinze ans de travaux forcés, a annoncé le président du tribunal, Samba Kâne.
Le parquet avait requis le 15 mars la perpétuité contre ce natif de Trappes, en banlieue parisienne, auquel il est notamment reproché de s’être rendu en Syrie pour faire le djihad. Sur son téléphone ont été retrouvées des photos où il tient une arme, ainsi qu’une vidéo dans laquelle il exhorte les musulmans à la guerre sainte. Ibrahima Ly et son avocat ont affirmé qu’il était parti en Syrie pour y étudier le Coran et non pour combattre.

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Son jeune frère Mansour Ly avait été condamné en mars 2016 à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes. Il faisait partie d’un groupe de quatre jeunes Français, dont une femme, qui avaient tenté de gagner la Syrie quelques jours après l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo en janvier 2015. Leur périple avait pris fin dans un accident de voiture en Turquie.
« Religiosité subite »
Le tribunal correctionnel de Dakar a en revanche acquitté lundi Assane Camara, âgé d’une trentaine d’années et détenu depuis deux ans, des chefs de « complicité d’acte terroriste » et « association de malfaiteurs ». La cour a ordonné sa libération immédiate.
Le parquet avait requis cinq ans d’emprisonnement contre lui. Selon l’un de ses avocats, cet ancien étudiant au Canada, qui avait ensuite séjourné en Tunisie, avait été dénoncé à la police par sa mère, « inquiète de sa religiosité subite ». Ses fréquentations au Canada, et le fait qu’une de ses relations lui avait remis de l’argent, avaient alimenté les soupçons à son encontre.

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Après avoir rendu cette décision, la même chambre du tribunal a repris lundi le procès d’une trentaine de djihadistes présumés, dont un imam et plusieurs femmes, renvoyé à trois reprises depuis son ouverture le 27 décembre 2017.
Le Sénégal a été jusqu’à présent épargné par les attentats djihadistes qui ont frappé d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Mais la sécurité a été renforcée devant les hôtels et de nombreux bâtiments publics après les attentats qui ont touché depuis 2016 le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, alors que le Mali voisin est le théâtre d’attaques quasi quotidiennes.


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Plusieurs journalistes assurent avoir été tenus à l’écart dès le début de l’évacuation lundi matin. Un certain nombre a toutefois couvert sans problème l’opération de l’intérieur de la ZAD.
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Notre-Dame-des-Landes : la gendarmerie a-t-elle empêché la presse d’accéder à la ZAD ?

Plusieurs journalistes assurent avoir été tenus à l’écart dès le début de l’évacuation lundi matin. Un certain nombre a toutefois couvert sans problème l’opération de l’intérieur de la ZAD.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 18h29
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


Dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 avril, les forces de l’ordre ont commencé vers 3 h 30 l’évacuation d’une partie de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), sur le site du projet d’aéroport abandonné par le gouvernement, le 17 janvier.
Cette opération, dont l’objectif est de « procéder à l’expulsion des occupants les plus radicaux », selon le ministère de l’intérieur, a-t-elle conduit les autorités à chercher à verrouiller l’accès à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ? C’est ce qu’affirment certains journalistes. Mais d’autres assurent qu’il n’en est rien.

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Les journalistes sont-ils empêchés de travailler dans la ZAD ?
Plusieurs journalistes assurent que les reporters présents sur le terrain ont été tenus à l’écart dès le début de l’opération. Certains journalistes auraient été évacués de la zone sous escorte, rapporte Nicolas Ropert, envoyé spécial de RFI. « Nous avons finalement pu rejoindre les zadistes à l’ouest de la zone, mais impossible de voir des expulsions et destructions menées par les gendarmes », a-t-il précisé sur Twitter en début d’après-midi.
Invoquant « la sécurité de tous », le ministère de l’intérieur a appelé, dans un communiqué, « les équipes de reporters présentes sur place à la responsabilité, en veillant à ne pas se mettre en danger inutilement ». Dans ce même communiqué, le ministère invite également les journalistes « à ne pas gêner les manœuvres opérées par la gendarmerie nationale ».
Sur Twitter, quelques journalistes présents aux côtés des zadistes, dont Rémi Barroux, envoyé spécial du Monde, continuent cependant de fournir des informations en provenance de la ZAD. Arrivés plus tôt dans la nuit, ils ont réussi à s’introduire à l’intérieur avant le déploiement des forces de l’ordre.

Face à l’avancée des mobiles, épaulés par drone et hélico, les occupants manœuvrent encore avec des tracteurs dans… https://t.co/MDG9NxLDWn— remibx (@Rémi Barroux)


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« Nous n’avons pas été bloqués. Grâce à une bonne connaissance du terrain, nous avons pu d’accéder à l’intérieur du périmètre à travers des petits chemins, affirme François Pitrel, journaliste reporter d’images pour BFM-TV. Certains confrères arrivés plus tard ont également réussi à accéder à la zone en présentant leurs cartes de presse. »

Le soleil se lève, on appercoit la ligne de gendarmes qui fait face aux quelques Zadistes qui tiennent derrière lie… https://t.co/InYS3fQvrh— fanchpitrel (@François Pitrel)


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Les journalistes doivent-ils obligatoirement en passer par les images fournies par la gendarmerie ?
Les journalistes tenus à l’écart des opérations sont orientés vers un « espace presse » mis en place par les gendarmes à Nantes dans la préfecture de Loire-Atlantique, à une trentaine de kilomètres de la ZAD. Pour combler le manque d’images, la gendarmerie s’engage à mettre « à disposition des rédactions des photos et vidéos de l’opération libres de droits ».
Cette pratique a suscité les critiques des internautes et de quelques journalistes :

Mais rien n’est prévu pour écrire nos papiers à notre place ? #NDDL https://t.co/0BD4bL8JzL— ellensalvi (@Ellen Salvi)


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Charlotte Dubenskij, journaliste pour la chaîne de télévision russe Russia Today (RT), accuse les forces de l’ordre d’utiliser des phares pour aveugler les objectifs des caméras :

At least one person down on the ground after being tackled by police. They’re shining the lights at the press and c… https://t.co/cR4iQdvCkP— CDubenskij_RT (@Charlotte Dubenskij)


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« Personnellement, je n’ai eu aucun problème à faire correctement mon travail, explique toutefois un journaliste habitué à couvrir l’actualité de Notre-Dame-des-Landes et qui souhaite garder l’anonymat. Je suis accompagné d’un photographe, et, pour l’instant, nous prenons des images des affrontements, sous l’œil des gendarmes. »
Une version confirmée par Grégoire Lecalot, journaliste à Franceinfo : « Les journalistes qui se sont retrouvés à l’extérieur du périmètre mis en place par la gendarmerie n’ont pas tous pu accéder à la ZAD et ont été orientés vers un espace presse. De notre côté, il n’y a eu aucune pression de la part des forces de l’ordre. »
Lors de la manifestation du 22 mars qui a rassemblé les fonctionnaires et les cheminots, ou pendant les manifestations de 2016 contre la loi travail, le service de communication de la préfecture de police de Paris avait également mis en place un flux d’informations en direct, à disposition des journalistes.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La jeune femme de 27 ans avait rejoint l’organisation Etat islamique avec son mari et leurs enfants en 2015 et devait être extradée vers la France. Elle risque aujourd’hui la peine de mort.
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La djihadiste française Mélina Boughedir sera rejugée en Irak pour terrorisme

La jeune femme de 27 ans avait rejoint l’organisation Etat islamique avec son mari et leurs enfants en 2015 et devait être extradée vers la France. Elle risque aujourd’hui la peine de mort.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 17h35
    |

            Hélène Sallon et 
Elise Vincent








                        



                                


                            
C’est un nouveau revirement pour la djihadiste française Mélina Boughedir, 27 ans, arrêtée en pleine bataille de Mossoul, en juillet 2017. La jeune mère de quatre enfants en bas âge – dont trois ont depuis été rapatriés en France – devra bien affronter un procès pour terrorisme, en Irak. Une première pour une ressortissante française, confirme-t-on de source proche du dossier. Cette décision surprise de la justice irakienne intervient alors qu’il était officiellement acquis qu’elle serait prochainement extradée vers la France. Elle risque désormais la peine de mort, comme le laissait entendre RMC le 4 avril.
En première instance, le 19 février, Mélina Boughedir avait en effet été condamnée à sept mois de prison ferme pour simple « entrée irrégulière » sur le territoire irakien. Aucune charge pour terrorisme ou appartenance à une organisation terroriste n’avait été retenue contre elle par le juge d’instruction. Cette peine couvrait sa période de détention provisoire. Mais contre toute attente, le parquet irakien a fait appel. Et le 29 mars, la Cour de cassation irakienne, après avis d’un comité ad hoc, a rendu un arrêt dans lequel elle demande à ce que la jeune femme soit à nouveau jugée « sur la base d’une incrimination élargie », détaille la même source.

Les juges irakiens ont notamment considéré que la condamnation de Mélina Boughedir se fondant uniquement sur l’infraction au code du séjour des étrangers n’était pas suffisante, et qu’il fallait que la jeune femme soit rejugée au regard de la loi antiterroriste. Dans sa décision, la justice irakienne invoque en particulier le rôle du mari de la Française, Maximilien Thibaut. Il serait mort lors de la bataille de Mossoul, mais était un « militant engagé de Daech » aux yeux des juges.
Revirement
En première instance, Mélina Boughedir avait assuré qu’il n’avait été que « cuisinier » pour l’organisation terroriste. La concernant, elle avait juré qu’elle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Sur les routes, la mortalité des plus de 65 ans a augmenté de 9 % par an depuis trois ans. Certains font le choix de suivre des stages de « remise à niveau », pour garder leur indépendance.
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Prévention routière pour les seniors : « Ce n’est pas facile de reconnaître qu’on n’est plus si vaillant »

Sur les routes, la mortalité des plus de 65 ans a augmenté de 9 % par an depuis trois ans. Certains font le choix de suivre des stages de « remise à niveau », pour garder leur indépendance.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 17h43
    |

            Charlotte Chabas (envoyée spéciale à Châteauroux (Indre)








                        



                                


                            

A gauche ou à droite ? Rachid A., 78 ans, ne sait plus la direction à suivre, pourtant indiquée quelques secondes plus tôt par la monitrice d’auto-école. « C’est la caractéristique des vieux, on ne sait pas où on va parce qu’on a le temps de se perdre », lance-t-il pour justifier son trou de mémoire, avant de s’élancer prudemment sur le premier giratoire de l’avenue Bernardet, à Châteauroux (Indre).
Quelques mètres plus loin, le septuagénaire, remontant du doigt ses fines lunettes fumées, lance à sa voisine : « N’hésitez pas à me dire ce qui ne va pas. » Et poursuit d’une voix douce : « Ma femme ne conduit plus, et elle est persuadée que je conduis parfaitement. Moi, je sais bien que ce n’est pas tout à fait vrai. » Les premières consignes pleuvent : « Vous voyez que vous êtes trop au milieu de la route ? » ; « il ne faut pas mettre son clignotant quand on ne tourne pas » ; « par contre, il faut le mettre quand on tourne ».
« On pense tout savoir et tout maîtriser… »
Rachid A., comme onze autres seniors, ce lundi de mars, s’est inscrit à l’un des stages gratuits de « remise à niveau » organisés chaque mois par la prévention routière de l’Indre. Pour lui, qui prend la voiture « plusieurs fois par semaine », c’était important de « faire le point ».
Sur la banquette arrière, Jean-Marie P., 72 ans, attend son tour d’évaluation en philosophant : « On pense tout savoir et tout maîtriser. » Lui conduit « depuis l’âge de 9 ans » et a eu le permis « à l’armée, en 1964 ». « La bagnole, c’est toute ma vie », complète-t-il, déplorant que « les choses ont bien changé », avec des voitures « toujours plus compliquées et des gadgets incontrôlables ».
« C’est surtout nous qui avons changé », reprend son épouse, Jacqueline, qui dit sentir parfois combien sa « capacité de concentration a fiché le camp »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Etudiante, ouvrière, salariée… Vous avez participé aux manifestations et aux grèves de Mai 68. Racontez-nous vos souvenirs et dites-nous en quoi ce mouvement a permis des avancées pour les droits des femmes, ainsi que dans les mentalités.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
Mai 68 : quelles avancées pour les femmes ?

Discussion lancée le 09 avril 2018
09 avril 2018

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Les événements de Mai 68 ont 50 ans cette année. Le mouvement social de protestations, de manifestations étudiantes et de grèves générales commença le 22 mars, à la faculté de Nanterre (Hauts-de-Seine), lorsque cent cinquante étudiants décidèrent d’occuper la faculté de la banlieue parisienne. Vous étiez alors étudiante, ouvrière, employée, cadre…, racontez-nous vos souvenirs.  Avez-vous participé aux grèves et aux manifestations ? Si oui, comment qualifieriez-vous les rapports entre les hommes et les femmes qui manifestaient ? Avec le recul, que pensez-vous que ce mouvement a apporté pour les droits des femmes et l’évolution des mœurs ? A-t-il été libérateur ? Quelles avancées durables le mouvement a-t-il selon vous permises ?
Merci de votre témoignage, nous serons éventuellement amenés à vous recontacter pour un article sur le sujet.                            





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Le CHU de Reims de nouveau favorable à un « arrêt des traitements » de Vincent Lambert

Le sort de l’ancien infirmier, dans un état végétatif depuis 2008, déchire sa famille, qui a désormais dix jours pour contester cette décision devant la justice administrative.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 16h55
    |

            François Béguin








                        


A l’issue d’une procédure collégiale de cinq mois, le docteur Vincent Sanchez, médecin chargé de Vincent Lambert au CHU de Reims (Marne), a estimé, lundi 9 avril, que ce patient de 41 ans en état végétatif depuis un accident de la circulation en 2008 se trouvait en situation d’« obstination déraisonnable ». A ce titre, il s’est prononcé en faveur d’un « arrêt des traitements », c’est-à-dire d’un arrêt de la nutrition et de l’hydratation artificielles qui le maintiennent en vie. C’est la troisième décision en ce sens depuis cinq ans.
Le docteur Sanchez a annoncé aux membres de la famille, divisés sur le sort du patient tétraplégique, qu’il leur laissait dix jours pour contester cette décision devant la justice administrative. Le tribunal administratif de Reims, puis le Conseil d’Etat et la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pourraient donc une nouvelle fois être amenés à se prononcer sur ce dossier dans l’hypothèse, probable, d’un nouveau recours des parents de Vincent Lambert, proches des catholiques intégristes de la Fraternité Saint-Pie X, opposés à tout arrêt des traitements.
« Absurdité »
« Tout le monde a compris l’absurdité de la situation, cette fois-ci les juges vont aller rapidement, je ne pense pas que les juges seront les bras armés des pro-vie, assure au Monde François Lambert, neveu de Vincent Lambert, favorable à un arrêt des traitements, tout comme Rachel Lambert, l’épouse de Vincent Lambert. « Tout a été fait dans les règles, il n’y aura pas besoin d’une nouvelle expertise », ajoute-t-il, percevant « une volonté du docteur Sanchez d’appliquer cette décision, avec le soutien du CHU ».
Le 19 juillet 2017, le Conseil d’Etat avait jugé « illégale » la suspension de la procédure d’examen de l’interruption des traitements prise en 2015 par Daniela Simon, alors cheffe de service de l’unité de soins du CHU de Reims, au motif que « les conditions de sérénité et de sécurité nécessaire à sa poursuite (…) n’étaient pas réunies ». 

        Lire aussi :
         

                Affaire Vincent Lambert : le Conseil d’Etat demande au médécin de relancer la procédure pouvant mener à l’arrêt des soins



Dans un communiqué publié quelques minutes après l’annonce du CHU de Reims, une organisation se présentant comme les « amis de Vincent Lambert » a condamné une « décision scandaleuse d’euthanasie ». « Au-delà de Vincent, cette grave décision aura des répercussions sur des centaines de patients dans le même état », fait-elle valoir.



                            


                        

                        


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Santé : les approximations d’Agnès Buzyn lors de son échange avec une salariée du CHU de Rouen

Ni la salariée de l’hôpital de Rouen ni la ministre de la santé n’ont été parfaitement exactes sur la situation à l’hôpital public.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 15h01
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 15h15
    |

                            Baptiste Decharme








                        



Lors de sa visite du CHU de Rouen jeudi 5 avril dans le cadre du quatrième plan d’autisme, Emmanuel Macron a été interpellé par une salariée de l’hôpital au sujet des conditions de travail et de la situation des hôpitaux. L’échange a été l’occasion pour le président de la République, accompagné de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, mais aussi pour la salariée, d’opposer chiffres et arguments, parfois inexacts.
« Moins 2 % sur les budgets », selon la salariée
C’EST APPROXIMATIF
Le budget 2018 de la Sécurité sociale est en hausse par rapport à celui de 2017 : il devrait s’établir à 477,5 milliards d’euros, selon la loi de financement de la Sécurité sociale, votée en décembre 2017. Or, aujourd’hui, c’est l’Assurance-maladie qui demeure le principal financeur des hôpitaux publics, avec des dépenses prévues de 80,7 milliards d’euros.
L’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) est en augmentation de 4,4 milliards d’euros cette année par rapport à 2017. Toutefois, une partie seulement de cette somme est destinée à rentrer dans les caisses des hôpitaux : leur financement n’augmentera que de 2,2 % — dont 0,2 point est lié à l’augmentation du forfait-jour, permettant le remboursement des frais d’hospitalisation des patients, et qui n’avait pas été réévalué depuis 2010. L’augmentation devrait donc, cette année, être de l’ordre de 1,8 milliard d’euros pour financer les établissements de santé, qui comprennent à la fois les hôpitaux et les cliniques privées.
Malgré cette augmentation, les dépenses hospitalières sont encore une fois appelées à diminuer, pour « combler » le déficit de l’Assurance-maladie, qui s’élevait en 2017 à 4,1 milliards d’euros. L’objectif du gouvernement étant de lui faire atteindre 800 millions d’euros cette année.
Pour la ministre, « l’activité des hôpitaux a baissé de 2 % »
C’EST FAUX
Selon les dernières données de la Fédération hospitalière de France, le taux d’activité des hôpitaux devrait avoir subi une légère augmentation de 0,5 % en 2017, soit moins que prévu. Ni la ministre de la santé, qui évoque une diminution de 2 % de l’activité des hôpitaux, ni la salariée du CHU de Rouen, qui parle d’une augmentation de 4 %, n’approchent donc de ce chiffre.
Pour rappel, une partie du financement des hôpitaux provient de la tarification à l’activité (T2A), depuis 2004, sur laquelle Emmanuel Macron souhaite revenir.
Moins de lits dans les hôpitaux faute de personnel
C’EST APPROXIMATIF
« Au quotidien, il y a des fermetures de lits dans les services, il y a des fermetures de services faute de personnel. On a besoin de moyens, on a besoin de personnel », estime la salariée.
Le nombre de lits d’hôpital en France est en constante diminution depuis 2003. A cette époque, 468 418 places étaient disponibles, contre 408 245 en 2015, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), soit une diminution de 12,8 % en douze ans.


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Le nombre de lits d'hôpitaux ne cesse de diminuer en France depuis 2003


Source : Drees



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En revanche, dire que la fermeture de lits est liée au manque de personnel n’est pas évident. En effet, selon l’Insee, les hôpitaux employaient 740 600 fonctionnaires en 2016, contre 739 400 en 2011, soit une relative stagnation.
Cela cache une autre réalité : les effectifs ont augmenté sensiblement jusqu’en 2014, avant de redescendre. Cependant, le nombre de contractuels et d’employés sous un statut autre que fonctionnaire (tels les médecins), est en augmentation d’environ 10 % depuis 2011. Quant au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, c’est un principe auquel le gouvernement Ayrault avait mis fin en 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Rapport d’étonnement. Great Place to Work vient de distinguer 79 entreprises françaises œuvrant au bien-être de leurs collaborateurs – gage d’efficience, selon ce cabinet de conseil. Le message peine à passer.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les employés heureux font les entreprises rentables

Rapport d’étonnement. Great Place to Work vient de distinguer 79 entreprises françaises œuvrant au bien-être de leurs collaborateurs – gage d’efficience, selon ce cabinet de conseil. Le message peine à passer.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 14h26
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Un endroit agréable où travailler, c’est ce que chacun de nous souhaite. Tout employé rêve de trouver la boîte accueillante où il fait bon faire son ouvrage. Filiale française d’un réseau international de cabinets de conseil en ressources humaines, un label au nom plaisant identifie ces entreprises : Great Place to Work, basé à San Francisco. Le 27 mars, comme chaque année depuis seize ans, ils ont distingué 79 sociétés « pour leur engagement quotidien, concret et durable en faveur du bien-être de leurs collaborateurs par la création d’environnement où il fait bon travailler ».
L’importance du bien-être au travail
Quelles sont ces perles ? Deux cent quarante-quatre entreprises ont concouru pour être certifiées. Parmi elles, 12 mastodontes de plus de 5 000 salariés. C’est peu. Le directeur du label, Patrick Dumoulin, fait justement remarquer : « Les très grands groupes n’ont pas encore pris la mesure de l’importance du bien-être au travail. » En effet ! Seuls 4 géants ont été validés : Decathlon, Kiabi, Leroy Merlin, McDonald’s. En revanche, en dépit d’un ticket d’entrée d’au moins 3 000 euros, 64 sociétés moyennes (de 500 à 5 000 employés) et 168 petites (de 50 à 500) étaient candidates à la certification. Soixante-quinze d’entre elles ont été retenues – parmi celles-ci : Adidas, le site d’annonces ­Leboncoin, Hyatt France, Dell Technologies, quelques start-up…
Pour Patrick Dumoulin, ces résultats sont révélateurs : « Une bonne qualité de vie au travail se reflète dans la qualité du service apporté aux clients (…) si l’on en croit notre palmarès, dans lequel on retrouve de nombreux acteurs de la distribution spécialisée (Kiabi, Adidas), de l’hôtellerie (Hyatt) ou de services aux particuliers (L’Olivier assurance auto, Leboncoin). » Vous l’aurez compris : le label Great Place to Work entend faire passer un message – et du conseil rétribué – aux entrepreneurs : le bien-être au travail est le gage d’une entreprise plus...




                        

                        


<article-nb="2018/04/09/19-10">
<filnamedate="20180409"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180409"><AAMMJJHH="2018040919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Une policière, ainsi que sa fille présentée comme radicalisée, font partie des personnes placées en garde à vue. Les investigations visent à comprendre pourquoi le meurtrier a ciblé ce couple de fonctionnaires.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Magnanville : six interpellations dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du couple de policiers

Une policière, ainsi que sa fille présentée comme radicalisée, font partie des personnes placées en garde à vue. Les investigations visent à comprendre pourquoi le meurtrier a ciblé ce couple de fonctionnaires.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 18h39
   





                        


Six personnes – trois hommes et trois femmes – ont été interpellées, lundi 9 avril, par la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’un couple de fonctionnaires du ministère de l’intérieur à Magnanville (Yvelines). Une policière, ancienne déléguée départementale du syndicat Alliance, fait partie des personnes placées en garde à vue, ainsi que sa fille, a fait savoir une source proche du dossier, confirmant une information de L’Express. Les autres personnes font partie de leur entourage.
Les enquêteurs cherchent à comprendre pourquoi le meurtrier a ciblé ce couple de fonctionnaires. A ce stade des investigations, ils s’intéressent davantage à la fille, présentée comme radicalisée, qu’à sa mère, actuellement en poste au centre de rétention administrative de Plaisir (Yvelines), selon l’une des sources proches du dossier à l’Agence France-Presse (AFP).
« Je la connais, je la vois mal tomber là-dedans, je tomberais des nues », a réagi auprès de l’AFP Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d’Alliance. Selon lui, la policière avait démissionné de ses fonctions pour ne pas entacher l’image du syndicat, après la révélation en interne d’une perquisition diligentée à son domicile, car elle avait hébergé une femme fichée « S ». (pour « sûreté de l’Etat »), à une date non précisée. « On n’a pas une boule de cristal pour savoir qui est fiché “S” dans notre entourage et comme les policiers sont sanctionnés quand ils consultent les fichiers, ce n’est pas possible de savoir », a-t-il ajouté.
Trois personnes mises en examen
Le 13 juin 2016, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant adjoint du commissariat des Mureaux et sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, agente administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie, avaient été assassinés à coups de couteau par Larossi Abballa à leur domicile, en présence de leur fils de 3 ans et demi. Le tueur, qui avait prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI), avait été abattu par les policiers du RAID.

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Trois hommes ont été mis en examen à ce jour dans ce dossier, dont deux pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, Charaf-Din A. et Saad R., interpellés rapidement après l’attentat mais depuis placés sous contrôle judiciaire. Le troisième, Mohamed Lamine A., est le frère du premier. Il a été mis en examen en décembre 2017 pour complicité d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, participation à une association de malfaiteurs terroriste et complicité de séquestration d’un mineur de moins de 15 ans.
Son profil génétique a été mis en évidence sur l’ordinateur portable des victimes utilisé par Larossi Abballa, pour revendiquer le double assassinat. A ce stade, l’enquête n’a toutefois pas pu déterminer s’il avait pu être réellement présent sur les lieux le soir du drame.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’opération qui vise à expulser une centaine d’occupants illégaux a donné lieu à des affrontements.
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L’exécutif a lancé l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

L’opération qui vise à expulser une centaine d’occupants illégaux a donné lieu à des affrontements.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h28
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes, envoyé spécial)








                        



   


La ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est désormais occupée par les gendarmes. Le gouvernement a lancé l’évacuation du bocage dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 avril. C’est à trois heures du matin que les gendarmes mobiles ont débuté leur intervention sur le terrain, devenu plus que jamais « zone à défendre » pour les occupants. Quelque 2 000 gendarmes (sur les 2 500 mobilisés pour cette opération, soit vingt-cinq escadrons) ont progressé sur la route départementale 281, pour la dégager des nouveaux obstacles qui avaient été installés durant la nuit. Quatre véhicules blindés à roues de la gendarmerie, les VBRG, ont été engagés pour faciliter leur progression et franchir les obstacles dressés par les zadistes.

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Tout le monde, sur la ZAD, s’attendait à l’intervention des forces de l’ordre pour procéder aux expulsions des « occupants illégaux », maintes fois réaffirmées par le gouvernement depuis l’annonce, le 17 janvier, de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes. Mais les occupants, sur le pied de guerre durant la nuit, ne pensaient pas que l’opération militaire débuterait si tôt.
Durant plusieurs heures, dans les prairies avoisinantes et sur la route qui mène aux Fosses noires, haut-lieu de la lutte contre l’aéroport, où se trouve aussi la boulangerie de la zone, le face à face a été tendu. Aux injures et projectiles lancés par les quelque 200 à 300 zadistes et soutiens arrivés dans les jours précédents, ont répondu des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes. A 9 heures, alors que les traits des occupants commençaient à être marqués par la fatigue, que l’air empestait les gaz lacrymogènes et l’odeur de caoutchouc brûlé des barricades de pneus enflammés, le bilan était encore léger.
Solutions de relogement
Selon la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, qui supervise les opérations avec le directeur national de la gendarmerie, le général Richard Lizurey, dépêché de Paris, un gendarme a été blessé à l’œil par le tir d’une fusée. Une personne a été interpellée pour jet de cocktail Molotov et déférée au tribunal de Saint-Nazaire pour comparution immédiate.
« Les opérations se déroulent bien, tous les squats visés, le long de la route départementale 281, étaient vides quand les forces de l’ordre se sont présentées pour procéder aux expulsions », a déclaré au Monde, Nicole Klein, en début de matinée. Cinq squats auraient déjà été vidés et des destructions vont être opérées, notamment la tour de guet qui avait à nouveau été érigée sur les bas-côtés de la route après une première destruction voici plusieurs semaines. « L’action est loin d’être terminée, certaines investigations sont longues à faire. Il faudra maintenir une présence forte pour continuer les expulsions », a confirmé un porte-parole de la gendarmerie.

Mais du côté de l’état-major, comme de celui des zadistes, personne ne se risque à un pronostic sur les événements qui vont se dérouler sur la zone dans les prochaines heures et les prochains jours. Du côté des occupants, qui se regroupent sur les centres les plus emblématiques de la ZAD, il n’est pas question d’abandonner le terrain.
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb a affirmé, sur Europe 1, que l’opération consistait à déloger « une centaine » de personnes et à « démanteler » une quarantaine « d’édifices ». Il a précisé que les forces de l’ordre seraient maintenues sur place « tant qu’il sera nécessaire » pour empêcher de nouvelles occupations. « J’espère […] que dans les quelques semaines, l’ordre sera revenu à Notre-Dame-des-Landes », a-t-il ajouté, en promettant de proposer des solutions de relogement « à chacun », en sorte qu’il n’y ait « pas de gens à la rue ». « On a donné des consignes de retenue », a aussi assuré le ministre.
« On assume le retour à l’Etat de droit, celles et ceux qui s’inscriront dans la violence devront en répondre devant la justice », Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat
Les craintes d’un nouveau Sivens (où un jeune homme, Rémi Fraisse, a été tué par l’explosion d’une grenade offensive, en octobre 2014, lors de la contestation d’un projet de barrage dans le Tarn) sont fortes, y compris dans le camp de la majorité. Le député (LRM) du Maine-et-Loire, Matthieu Orphelin, a expliqué qu’il suivrait « avec inquiétude » l’opération, ayant « depuis des mois œuvré, avec tant d’autres, pour que soit possible un retour à l’Etat de droit sans violences à NDDL ». Proche du ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, M. Orphelin dit espérer une intervention ciblée autour de « la remise en service de la route RD 281 » et du démontage des quelques lieux de vie : « Faisons tout pour qu’il n’y ait pas un nouveau César [l’opération d’évacuation lancée à l’automne 2012, qui avait tourné au fiasco]. Ou un nouveau Sivens. »
« On assume le retour à l’Etat de droit, celles et ceux qui s’inscriront dans la violence devront en répondre devant la justice, a déclaré, sur France 2, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot. Le tri [entre occupants de la ZAD] est assez simple. Il y a ceux qui portent un projet agricole dans le cadre de l’Etat de droit. Ceux qui ne s’inscrivent pas dans ce cadre […], ce sont ceux-là qui sont ciblés les premiers. » 
Organiser la résistance
Tout le week-end, la ZAD a vécu dans l’effervescence de cette intervention. Chacun savait que l’heure approchait pour le gouvernement de mettre à exécution sa promesse d’évacuer les occupants illégaux , annoncée lors la déclaration par le premier ministre, Edouard Philippe, de l’abandon du projet de nouvel aéroport nantais. Les réunions se sont succédé pour organiser la résistance à l’entrée des forces de l’ordre dans le bocage. Des renforts sont arrivés pour, non plus empêcher la construction d’un aéroport jugé « inutile », mais défendre un projet de vie collectif, des expériences agricoles et artisanales alternatives. Samedi 7 avril dans la soirée, des voitures ont déchargé leurs passagers, dont de nombreux étudiants, venus de Paris, de Nantes ou d’ailleurs.
Pendant ce temps-là, sur la route départementale 281, qui avait été dégagée par des zadistes et des agriculteurs, les gendarmes procédaient à des contrôles d’identité, des ouvertures du coffre des véhicules : rien ne devait entrer qui puisse servir à confectionner des objets incendiaires ou des projectiles.

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Du côté des occupants, même si de nombreux obstacles (pneus, chariots de supermarché, branchages…) avaient été prépositionnés pour empêcher les véhicules de gendarmerie de passer, l’heure n’était pas à la guérilla contre les forces de l’ordre. Il s’agissait seulement, affirmaient les zadistes et leurs soutiens, de résister à la mise à bas des projets de vie collective.
Dans une ultime, et tardive, tentative d’empêcher les expulsions, « l’assemblée des usages », qui regroupe les différents habitants de la ZAD ainsi que les composantes diverses du mouvement, avait envoyé, vendredi, à la préfecture une « proposition concrète de convention provisoire collective » pour réaffirmer leur volonté de « pérenniser les différentes activités agricoles, artisanales, sociales ou culturelles à l’œuvre aujourd’hui dans le bocage ainsi que les habitats », et refuser toute démarche individuelle, tri ou sélection entre les différents projets. Ces démarches individuelles étaient pourtant exigées par le gouvernement.
Ce jusqu’au-boutisme dans l’affirmation du collectif, a exaspéré dans les rangs mêmes de ceux qui ont lutté contre le projet d’aéroport, notamment les agriculteurs historiques. « Ce n’était pourtant pas difficile de déposer un dossier individuel par site, afin de bloquer les procédures d’expulsion », déclare l’un d’eux.
Expulsions illégales
Ces signes de « bonne volonté » étaient aussi espérés par la préfète, qui a prêché, dès l’abandon de la construction de l’aéroport, pour des discussions sur l’avenir des terres agricoles et l’étude des différents projets, boulangerie, conserverie, brasserie, auberge… Elle a aussi défendu le principe d’une intervention ciblant les sites abritant ceux qui restaient opposés à la réouverture de la route 281, symbole du retour de l’Etat de droit sur la zone.
« L’opération débutée ce matin vient mettre à exécution des décisions de justice pour procéder à l’expulsion des occupants les plus radicaux », a indiqué dans un communiqué M. Collomb. De leur côté, les occupants de la ZAD et leurs avocats dénoncent des expulsions illégales, « dès lors que les habitants n’ont reçu aucun ordre d’expulsion prononcé par une juridiction à l’issue d’une procédure publique et contradictoire », écrivent une vingtaine d’avocats des barreaux de Paris, Nantes et Rouen.
Pour l’état-major de la gendarmerie « le cadre juridique est très clair, on est sur des mesures d’expulsion d’individus qui sont sur un terrain ne leur appartenant pas. Depuis deux ou trois mois, certains ont régularisé leur situation. Ceux que l’on va chercher sont ceux qui n’ont pas de projet. On ne va pas faire un ratissage sans regarder, mais la volonté du gouvernement est assez claire, on va aller jusqu’au bout, même si cela peut prendre un peu de temps », précise un gradé, en charge du dossier.
En milieu de matinée, les zadistes appelaient à « rejoindre la zone pour la défendre ». Une quarantaine de rassemblements étaient prévus dans différentes villes pour protester contre les expulsions en cours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Sans nier les difficultés du secteur, l’ancien ministre socialiste des affaires sociales Claude Evin estime, dans une tribune au « Monde », qu’on ne pourra les résoudre sans poursuivre les réformes structurelles engagées.
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Il faut que « notre système de santé continue de se réformer pour s’adapter à des besoins de patients qui évoluent »

Sans nier les difficultés du secteur, l’ancien ministre socialiste des affaires sociales Claude Evin estime, dans une tribune au « Monde », qu’on ne pourra les résoudre sans poursuivre les réformes structurelles engagées.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h27
    |

Claude Evin (Ancien ministre des affaires sociales et de la solidarité en 1988-1991)







                        



                                


                            

Tribune. La publication d’un livre de témoignages de médecins en souffrance dans leur exercice professionnel, amplifiée par la « une » d’un hebdomadaire, et de nombreuses reprises journalistiques donnent un nouveau coup de projecteur sur une réalité que personne ne saurait nier : oui ; il existe des professionnels de santé qui se trouvent marginalisés dans leur établissement, qui se trouvent en « burn-out » ou qui, pour certains, face à de trop lourdes remises en cause, en viennent à des décisions personnelles extrêmes (Hôpitaux en détresse, patients en danger, sous la direction de Philippe Halimi et Christian Marescaux, avec Eric Maitrot et Bernard Nicolas, Flammarion).
Peut-on pour autant réduire les causes de ces situations à la pression financière qui pèse sur les établissements de santé ? Si cette pression existe, le malaise de ces professionnels trouve souvent son origine dans des causes nombreuses et diverses. Elles ne sauraient être de la seule responsabilité de l’institution hospitalière, de telle ou telle hiérarchie administrative ou médicale. Elle peut aussi, disons les choses clairement, être le fait de comportements individuels aussi bien de collègues que de la personne concernée elle-même.

Quelques mots concernant la pression financière qui pèse sur le système de santé. Arrêtons tout d’abord avec cette appréciation si souvent rabâchée par certains : l’hôpital serait soumis à un objectif de rentabilité. L’hôpital n’a pas à être rentable. Aucun pouvoir public ou tutelle n’a fixé à un établissement de santé public un tel objectif.
Continuer les réformes
Retenons tout simplement que notre système de santé est financé par la collectivité à travers l’Assurance-maladie. Demander à ceux qui perçoivent ce type de financement de justifier de l’utilisation de leurs recettes est tout simplement conforme à l’intérêt général. D’autant que, pour prendre en charge des maladies chroniques, nous avons besoin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les forces de l’ordre ont commencé les opérations vers 3 heures du matin. Entre 100 et 200 « zadistes » doivent être expulsés du site qui devait accueillir un aéroport.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’un des derniers parrains marseillais à l’ancienne est jugé mardi 10 avril pour possession d’un dépôt d’armes et association de malfaiteurs.
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La logistique bien rodée de Gérald Campanella, as de la cavale

L’un des derniers parrains marseillais à l’ancienne est jugé mardi 10 avril pour possession d’un dépôt d’armes et association de malfaiteurs.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h56
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            
Les kilos perdus durant sa dernière cavale ne justifient plus son surnom du « Gros ». Gérald Campanella, 50 ans, en dispose d’autres : « Bombelus », « Bomb » ou encore « Ceausescu », en raison de l’origine roumaine de sa compagne. Considéré comme un des derniers parrains du milieu marseillais traditionnel, il comparaît, mardi 10 avril, devant le tribunal correctionnel de Marseille, qui le rejuge après l’avoir condamné par défaut, en 2016, à dix ans de prison pour la possession d’un dépôt d’armes et association de malfaiteurs.
Fiché au grand banditisme tout comme son frère aîné Michel, Gérald Campanella avait subitement disparu des radars policiers en novembre 2013, manifestement bien informé que son ADN venait d’être identifié sur deux armes et des munitions, parmi un arsenal découvert dans le quartier de la Capelette, à Marseille. Les empreintes génétiques relevées dans ce box de garage laissaient supposer une mutualisation des armes entre plusieurs équipes de malfaiteurs, dont une bande montante de cités. Aux yeux des policiers et des juges, cette étonnante proximité de « deux mondes différents » avait permis de démontrer « la perméabilité entre le banditisme traditionnel auquel appartient Campanella et le néobandistisme de cités » qui a prospéré sur le trafic de cannabis. Face aux juges, le « parrain » dira tout ignorer des armes portant son ADN.
Téléphone coupé, ultime usage de sa carte bancaire en Italie, Gérald Campanella passe donc en « mode cavale ». La fuite durera quatre années. Une logistique sans faille, un réseau d’amitiés et de soutiens font échec aux enquêteurs qui, à deux reprises, seront à deux doigts de l’attraper, « trouvant le nid encore chaud », selon l’expression policière consacrée. Pour déjouer les mesures prises par sa compagne, les policiers iront jusqu’à sonoriser un canapé devant lui être livré. Cela permettra d’entendre un enfant dire « Papa », laissant comprendre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les évêques de France invitent pour la première fois un président de la République.
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Macron dialogue avec les catholiques

Les évêques de France invitent pour la première fois un président de la République.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 11h40
    |

            Cécile Chambraud








                        



   


L’admirable nef cistercienne du Collège des bernardins, à Paris, devait accueillir une rencontre sans précédent, dans la soirée du lundi 9 avril. Pour la première fois, la Conférence des évêques de France (CEF) a invité le président de la République autour d’un buffet. Jamais auparavant, la hiérarchie de l’Eglise catholique n’avait organisé dans ses murs un tel rendez-vous avec le premier représentant du pouvoir politique. Mgr Georges Pontier, le président de la CEF, et Emmanuel Macron prononceront un discours à cette occasion.
L’actualité commune ne manque pas, à commencer par la révision des lois de bioéthique. La CEF s’est beaucoup investie dans cette question. Lors de leur assemblée de printemps, les évêques ont adopté, sous une forme très solennelle, une déclaration sur la fin de vie (« Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité »), symboliquement signée par chacun d’entre eux, qui énonce six raisons de s’opposer à « la légalisation d’une assistance médicale au suicide et à l’euthanasie ». Sous la direction de Mgr Pierre d’Ornellas, l’archevêque de Rennes, ils ont mis des fiches thématiques à la disposition des fidèles désireux de s’engager dans les débats des états généraux, organisés par le Comité national d’éthique dans toute la France.
L’actualité commune ne manque pas, à commencer par la révision des lois de bioéthique
Ils n’ont pas oublié que, lors d’un colloque commémorant les 500 ans de la Réforme protestante, en septembre 2017, Emmanuel Macron avait invité ceux qui se reconnaissent dans des croyances religieuses à participer à ce débat au risque de la « controverse », préalable selon lui à des « consensus féconds ». « La manière que j’aurai d’aborder ces débats, avait dit le chef de l’Etat, ne sera en rien de vous [les courants religieux] dire que le politique a une prééminence sur vous et qu’une loi pourrait trancher ou fermer un débat qui n’est pas mûr. » Cette promesse de modestie de la part de l’exécutif n’était pas passée inaperçue avenue de Breteuil, siège de la conférence épiscopale, où on attend de voir jusqu’où elle engagera le chef de l’Etat.
« Un climat politique nouveau »
L’invitation des évêques répond à une évolution de fond et à une considération d’opportunité. La considération d’opportunité, c’est le sentiment, du côté de la hiérarchie catholique, que l’élection de M. Macron a entraîné « un climat politique nouveau » dans les relations de l’Etat avec les courants religieux. « Chez lui, les religions ont une place au cœur de la société », indique-t-on à la CEF. Concernant les sujets abordés par les lois de bioéthique, avait dit le chef de l’Etat lors de ses vœux aux cultes, « il est impensable de penser trouver le bien commun de notre société sans prendre pleinement en considération [les différents courants de pensée, y compris religieux] ». La hiérarchie catholique a apprécié l’emploi du concept de « bien commun », emprunté à son vocabulaire théologique.
L’évolution de long terme, qui a conduit à cette rencontre, c’est celle de la place du catholicisme dans la société. Depuis les années 1960-1970 et l’effondrement de la pratique religieuse, l’Eglise a progressivement pris acte qu’il y est devenu minoritaire. Pourtant, souligne le sociologue Philippe Portier, pour des raisons à la fois théologiques et historiques, l’Eglise catholique considère y avoir une place distincte des autres cultes. « L’Eglise ne se conçoit pas et ne se donne pas à voir comme une religion comme une autre, explique-t-il. Elle ne prétend pas défendre des intérêts communautaires ou catégoriels, mais l’intérêt général. Elle montre qu’elle est encore capable de produire de l’universel, échappant à son statut quantitatif de minorité. »
S’adresser à l’ensemble de la société
C’est précisément le sens du « programme » et de la mise en scène de la rencontre de lundi. Les près de quatre cents invités de tous horizons (politiques, hauts fonctionnaires, responsables d’autres cultes, représentants du monde de l’entreprise, de la culture) permettront à l’Eglise de s’adresser à l’ensemble de la société, dans un Collège des bernardins conçu comme un lieu de rencontre entre l’Eglise et la culture.
Les thématiques choisies, souligne-t-on à la CEF, concernent non pas les seuls catholiques, mais l’ensemble de la société. Avant les deux discours, trois « duos » de personnes témoigneront de l’importance du lien social pour aider les personnes en situation de fragilité : un autiste et son frère, un sans-domicile-fixe et un volontaire qui l’accueille, une personne âgée et un bénévole qui l’accompagne. La hiérarchie catholique a renoncé à présenter une personne en fin de vie pour ne pas « instrumentaliser une fragilité ». Le buffet sera pourvu par La table de Cana, réseau de traiteurs fondé par un jésuite et qui aide des chômeurs à se réinsérer.

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On notera que la CEF a évité de mettre en scène un demandeur d’asile, l’accueil des réfugiés étant un sujet de désaccords entre catholiques. Alors que des associations d’aide aux migrants, y compris catholiques, avaient demandé le retrait de la circulaire permettant le recensement des migrants en hébergement d’urgence, les évêques n’avaient pas repris à leur compte cette exigence. En outre, certains catholiques sont en désaccord profond avec le mot d’ordre d’accueil répété depuis des années par le pape François. Ce n’était pas le moment de gâcher cette première rencontre avec le président de la République par l’étalage de dissensions internes.

Les dates
Depuis son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron s’est rendu à l’invitation des principaux cultes représentés en France.
21 juin 2017. Invité du dîner de rupture du jeûne organisé, pendant le ramadan, par le Conseil français du culte musulman, il déclare aux musulmans : « Nous avons aujourd’hui en commun des combats à mener. »
22 septembre 2017. Lors du colloque organisé à la Mairie de Paris pour les 500 ans de la Réforme protestante, il affirme : « La laïcité, ça n’est pas une religion d’Etat. »
7 mars 2018. Au cours du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France, il déclare : « La France ne serait plus elle-même si nos concitoyens juifs devaient la quitter parce qu’ils ont peur. La France se perdrait si elle devait admettre comme une fatalité du siècle la présence en son sein de l’antisémitisme. »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Sur son blog, le professeur de sciences économiques et sociales Claude Garcia s’insurge contre la dénaturation de sa discipline, qui pourrait résulter de la réforme du lycée, laquelle prévoit une fusion des SES et de l’économie gestion.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Après un effacement de dette, Mehdi Renou n’a pas retrouvé de banque en France. Il est devenu client de la banque allemande N26. Bien que les frontières nationales dans le domaine des paiements soient abolies depuis le 1er août 2014, Pôle emploi refuse de lui virer de l’argent. Direct Energie et Bouygues refusent les prélèvements.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ A Perpignan, au Havre, à Limoges, Reims et Lille, une acquisition se rentabilise en moins de deux ans, selon une étude du courtier Meilleurtaux.
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Quand acheter vaut mieux que louer

A Perpignan, au Havre, à Limoges, Reims et Lille, une acquisition se rentabilise en moins de deux ans, selon une étude du courtier Meilleurtaux.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 07h34
    |

            Jérôme Porier








                        



   


« Acheter ou continuer à louer ? », la question taraude un grand nombre de locataires. Pour les aider à se décider, le courtier en produits financiers sur Internet Meilleurtaux.com a passé en revue, fin 2017, les marchés immobiliers des 36 plus grandes villes de France. Il a analysé en détail les conditions pour acheter ou louer une surface de 70 m² dans chacune de ces agglomérations.

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Le comparatif a tenu compte, pour l’achat : du prix au mètre carré, des taux d’intérêt de l’emprunt et de la taxe foncière ; pour la location : du montant des loyers et du rendement de l’argent placé qui aurait été consacré à l’apport personnel en cas d’achat. Conclusion : en France, une acquisition est rentabilisée en moyenne au bout de trois ans.
« Cela signifie que pour un bien de 70 m², au bout de trois années de détention d’une résidence principale, l’achat se révèle plus intéressant que la location. Autrement dit, si une personne reste locataire plus de trois années de ce type de bien, la location devient une source de perte financière par rapport à l’achat », développe Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.
Bien sûr, le niveau extrêmement bas des taux d’intérêt explique en grande partie ce constat. « Il joue à deux niveaux, précise Mme Bernier. D’une part, il diminue le coût d’une acquisition ; d’autre part, il pénalise la rentabilité des placements alternatifs. » Le contexte actuel des taux est donc un argument massue pour convaincre ceux qui hésitent à passer à l’action… Et plus la surface financée est importante, plus vite l’achat devient intéressant par rapport à la location. Pourquoi ? Parce qu’une surface plus grande signifie un emprunt plus élevé et donc un impact plus fort des taux d’intérêt actuellement très bas.
« La revente sera difficile »
Meilleurtaux a classé les 36 villes en fonction de la durée nécessaire pour rentabiliser une telle acquisition. Dans 7 des 10 premières villes de France, il faut moins de cinq ans pour la rentabiliser une telle opération. L’étude montre même qu’elle se rentabilise en moins de deux ans dans cinq villes : Perpignan, Le Havre, Limoges, Reims et Lille. Il faut compter deux ans à Montpellier, Mulhouse, Orléans, Saint-Etienne, Caen, Grenoble, Rouen et Montreuil. A l’autre extrémité du classement, on trouve les villes les plus chères : il faut 7,5 années pour rentabiliser un achat à Lyon, 9 ans à Paris.
Mais la capitale est précédée par Bordeaux (9,5 ans), ce qui n’est pas une mince surprise dans la mesure où les prix à l’achat sont plus de deux fois plus élevés sur les bords de la Seine que sur les rives de la Garonne. L’explication est à rechercher du côté de la taxe d’habitation, deux fois plus élevée à Bordeaux qu’à Paris. « Ce constat fait sourire quand on sait que Bordeaux figure toujours parmi les villes qui font le plus rêver les Parisiens, s’amuse Mme Bernier. La plupart des acheteurs se focalisent uniquement sur le prix d’achat, ils négligent la fiscalité locale. C’est un tort : sur la durée, la taxe foncière finit par peser très lourd ! »
Pour éviter de se retrouver piégé, il faut garder constamment à l’esprit la notion de « parcours d’accession à la propriété ».
Mais les conclusions de cette étude sont théoriques et ne doivent pas être prises au pied de la lettre. Car sur le long terme, acheter dans une ville en déclin, sans dynamisme économique, est rarement une stratégie gagnante. « Le bien va perdre de la valeur et la revente sera difficile. Cette stratégie n’est valable que pour ceux qui resteront toute leur vie dans la même ville, ce qui est de plus en plus rare », explique Sébastien de Lafond, président de Meilleursagents.com, plate-forme immobilière en ligne.

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En dix ans, les prix de l’immobilier ont chuté de 18,3 % à Perpignan, de 17,4 % au Havre et de 15,7 % à Limoges. Pour éviter de se retrouver piégé, il faut garder constamment à l’esprit la notion de « parcours d’accession à la propriété ». Dans un parcours classique, un particulier commence par louer un logement en mettant de l’argent de côté pour se constituer un apport, et passe à l’action lorsque celui-ci lui permet d’emprunter.
Ensuite, lorsque la famille s’agrandira, c’est la revente de ce bien qui lui permettra d’acheter un logement plus grand, et ainsi de suite. Or, si la valeur du premier bien acquis plonge, son propriétaire peut se retrouver en difficulté. Il aura beaucoup de mal à acheter un autre logement, surtout si celui-ci se situe dans un marché tendu, là où se trouvent la plupart des créations d’emplois.
Acheter à Paris
On entend souvent dire qu’on ne peut pas se tromper en achetant à Paris, car les prix y sont orientés à la hausse sur le long terme. Ce n’est pas vrai. Ceux qui ont acheté dans la capitale au moment du pic de 1991 ont dû attendre 2002 pour revendre au même tarif. Compte tenu des frais de notaires (environ 6 à 7 % du prix d’acquisition dans l’ancien), ils ont perdu de l’argent. S’ils l’avaient placé leurs économies sur le fonds en euros de leur assurance-vie, leur capital aurait doublé sur la même période, et ils auraient pu acheter un bien beaucoup plus grand en 2002.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Depuis le 22 mars, nous assistons à une montée de la mobilisation étudiante. Cependant, elle est encore loin d’être comparable à certains grands mouvements passés, souligne dans une tribune au « Monde » Hugo Melchior, doctorant en histoire à l’université de Rennes-II.
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« On ne peut être que frappé par l’absence des lycéens lors des journées de mobilisation »

Depuis le 22 mars, nous assistons à une montée de la mobilisation étudiante. Cependant, elle est encore loin d’être comparable à certains grands mouvements passés, souligne dans une tribune au « Monde » Hugo Melchior, doctorant en histoire à l’université de Rennes-II.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 10h25
    |

Hugo Melchior (Doctorant en histoire politique contemporaine à l'université Rennes-II)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis la journée de manifestation réussie des fonctionnaires le 22 mars, et surtout après les violences physiques très médiatisées survenues à la fac de droit de Montpellier à l’endroit d’étudiants protestataires, sans oublier les interventions policières sur plusieurs sites (Bordeaux, Dijon, Grenoble), on a assisté dans plusieurs universités à l’augmentation spectaculaire du nombre de personnes présentes dans les assemblées générales étudiantes (AG) : 1 000 étudiants à Paris-I-Tolbiac, 3 000 à Toulouse-Le Mirail, 1 000 à Nancy, 3 000 à Montpellier, 1 300 à Nantes.
Ces étudiants mobilisés réclament l’abrogation de la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE), accusée d’instaurer la sélection à l’entrée de l’université publique, d’aggraver sa segmentation sociale par l’exclusion prévisible des bacheliers issus des filières professionnelles et technologiques, et par là même de remettre en cause « le service public de l’enseignement supérieur ouvert à tous les bacheliers ».
On a atteint ainsi dans ces universités des niveaux d’affluence qu’on n’avait plus vus depuis l’automne 2010, lorsque des dizaines de milliers d’étudiants et de lycéens s’étaient mobilisés aux côtés des salariés et des fonctionnaires contre la réforme remettant en cause l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, et même, pour certains établissements, depuis 2009, à l’occasion de la mobilisation contre le décret sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des futurs enseignants, et la loi-cadre LRU, promulguée en août 2007, qui impose, depuis une décennie, un nouveau paradigme à l’université française.
« Grèves avec blocage »
Toutefois, ce ne sont encore que quelques universités sur les 73 concernées, au point que même les AG des universités de Limoges et de Tours, pourtant bloquées depuis le mardi 4 avril, n’ont pas réuni plus de 200 à 300 étudiants. Ainsi, si cette poussée, autant significative qu’inattendue,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ L’opération doit mobiliser durant plusieurs jours près de 2 500 gendarmes mobiles. Six squats ont été démolis par les forces de l’ordre et sept personnes ont été interpellées.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/04/2018
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Notre-Dame-des-Landes : treize squats démantelés dans la ZAD, selon la préfète

L’opération doit mobiliser durant plusieurs jours près de 2 500 gendarmes mobiles. Six squats ont été démolis par les forces de l’ordre et sept personnes ont été interpellées.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 04h44
 • Mis à jour le
09.04.2018 à 18h24
   





                        



Les forces de l’ordre ont commencé tôt, lundi 9 avril au matin, leur opération d’évacuation d’une partie de la zone d’aménagement différé (ZAD, baptisée « zone à défendre » par ses opposants) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), sur le site du projet d’aéroport définitivement abandonné par le gouvernement, le 17 janvier.
Dans la nuit, la gendarmerie « a procédé à une mission de maintien de l’ordre », a fait savoir le ministère de l’intérieur par un communiqué. L’« expulsion » elle-même a débuté à 6 heures, précise la Place Beauvau, qui assure qu’elle ne vise que les « occupants les plus radicaux ».
La situation sur place
Treize squats ont été évacués, parmi lesquels six ont été démolis, a annoncé la préfète des Pays de la Loire et de la Loire-Atlantique, Nicole Klein, lors d’une conférence de presse en fin d’après-midi. Elle a ajouté que cette opération « n’était en aucun cas une surprise » :
« Rendre à la circulation publique la route départementale 281 était l’un des objectifs prioritaires de cette opération. »
Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, avait plus tôt déclaré : « Cette opération s’est conduite de manière rapide. Nous avons rencontré une importante résistance. Toutes les barricades ont été enflammées, certaines comportaient des bouteilles de gaz. »
Suivez les opérations en direct avec notre envoyé spécial Rémi Barroux :

Tweets by remibx 

Notre journaliste Rémi Barroux confirme que « l’intervention des gendarmes mobiles a débuté » vers 3 heures du matin, suivie d’un « nuage de lacrymogène ». Les militaires ont commencé par dégager la départementale 281, l’ex- « route des chicanes », qui traverse le site. Des images fournies par les militaires montrent un escadron de gendarmerie déblayant la route jonchée de pneus brûlés, d’épaves de voitures et surmontée de barricades en feu. Les journalistes ont été tenus à l’écart, une fois l’opération commencée.
Des affrontements ont éclaté une demi-heure après le début de l’opération entre zadistes et gendarmes mobiles au lieu-dit les Fosses noires. Une dizaine de tracteurs « vigilants » ont bloqué la route, ainsi que des meules de foin et des poteaux électriques. Les gendarmes ont répondu à des jets de projectiles et de cocktails Molotov par des tirs de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Une barricade a été incendiée par les zadistes pour ralentir l’avancée des forces de l’ordre. Un peu plus à l’ouest, sur la D81, des barrages de pneus et de paille, prêts à être enflammés, étaient érigés.
Six personnes ont été interpellées pour détention de stupéfiant et d’explosif. Une autre a été arrêtée pour « violences sur agent de la force publique » à la suite de tirs de projectiles.
Un peu plus tard, c’est le squat des 100 Noms, dont les résidents ont été expulsés, qui était visé par les gendarmes. Ils ont dû déloger en milieu de journée plusieurs dizaines de zadistes venus s’opposer pacifiquement à la destruction du lieu, notamment en grimpant sur le toit.

   


Le dispositif
L’opération doit mobiliser durant plusieurs jours 25 escadrons de gendarmerie mobile, soit environ 2 500 militaires. Elle prévoit d’expulser toutes les personnes qui n’ont pas régularisé leur situation, en déclarant, par exemple, de nouveaux projets agricoles individuels, et à démanteler certains des 97 squats recensés par les autorités.
Dans l’après-midi, Nicole Klein a expliqué que des « critères objectifs » avaient été pris en compte pour ces expulsions, tels que « la proximité du squat avec la départementale 281 », « l’absence de projet agricole » des occupants, « le refus de l’Etat de droit » par ces derniers ainsi que « la construction précaire de ces squats ».
Elle a précisé que toutes les personnes expulsées s’étaient vu proposer des solutions de relogement, mais qu’aucune n’avait été acceptée.
« Tous ceux qui ne s’inscrivent pas dans le cadre de la légalité devront quitter les terrains rapidement », avait répété dimanche le premier ministre, Edouard Philippe, dans une interview au Parisien. L’opération de délogement d’« une centaine » de personnes sera maintenue « tant qu’il sera nécessaire », a ajouté sur Europe 1 le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
Les zadistes
« Notre colère est ce matin profonde face au lamentable gâchis que représente la destruction engagée des maisons et espaces de vie que nous avons construits ici (…), nous ne partirons pas », ont annoncé les zadistes, estimés à 250 sur place, dans un communiqué.
Des appels aux renforts ont été lancés ces derniers jours pour monter des barricades, organiser le ravitaillement en soins et en nourriture. Les zadistes avaient appelé leurs soutiens à converger vers la ZAD « dès 4 heures du matin » lundi. Une assemblée est prévue « après une première journée d’expulsion » sur l’un des sites de la zone. Les zadistes appellent à des rassemblements à 18 heures devant les préfectures, notamment à Nantes et à Rennes, pour protester contre les expulsions.
Les réactions politiques
Manuel Valls a été parmi les premiers à réagir lundi matin. « Il fallait » évacuer la ZAD, a-t-il déclaré sur RTL, rappelant toutefois son hostilité à l’abandon du projet d’aéroport. « Quoi qu’il arrive, la force, l’Etat de droit, les règles, doivent s’imposer sur ce territoire comme dans tous les autres », a affirmé le député apparenté La République en marche (LRM).
Pour Eric Coquerel, député La France insoumise (LFI), invité de Radio France internationale, « le gouvernement est irresponsable ». « Il veut mettre des images, espère-t-il violentes, pour faire peur aux gens, pour montrer qu’il est fort, (…) qu’il résistera jusqu’au bout, avant le conflit cette semaine des cheminots. » De son côté, le député européen Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Yannick Jadot regrette la « précipitation du gouvernement ». 
A droite, Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, a exprimé son « soutien total aux forces de l’ordre », écrivant sur Twitter : « l’Etat de droit doit être définitivement restauré ! » à Notre-Dame-des-Landes.
« Je suivrai avec inquiétude l’opération qui vient de commencer », a fait savoir Matthieu Orphelin, député LRM de Maine-et-Loire. « J’appelle solennellement tous ceux qui sont en responsabilité comme tous ceux qui sont sur la zone, à la plus grande mesure et à éviter les dérapages et les affrontements. » L’élu redoute notamment « un nouveau “César” » ou « un nouveau Sivens ».
L’historique
Le 17 janvier, en mettant fin au projet d’aéroport sur le site, Edouard Philippe avait promis de mettre fin à la « zone de non-droit ». Les occupants de la ZAD ont prévenu qu’ils mèneraient une « résistance physique et déterminée ».
L’opération démarrée lundi est la première d’ampleur depuis l’automne 2012. Cette dernière tentative d’évacuation massive des occupants, baptisée opération « César », avait viré au fiasco malgré la mobilisation de plus d’un millier de gendarmes et de policiers.




                            


                        

                        

