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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Au quatrième jour de grève contre la réforme ferroviaire, la SNCF prévoit 43 % de grévistes parmi les agents indispensables à la conduite des trains.
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Grève SNCF : les prévisions de trafic pour la journée du lundi 9 avril

Au quatrième jour de grève contre la réforme ferroviaire, la SNCF prévoit 43 % de grévistes parmi les agents indispensables à la conduite des trains.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 18h31
   





                        



   


Le bras de fer se poursuit entre cheminots et gouvernement, et ne semble pas s’essouffler. Après une petite baisse de la mobilisation, dimanche 8 avril, avec 35 % des personnels en grève – contre 48 % les deux journées précédentes –, le trafic devrait être davantage perturbé lundi 9 avril. Au quatrième jour de grève contre la réforme ferroviaire, la SNCF prévoit un taux de grévistes de l’ordre de 43 % parmi les agents indispensables à la conduite des trains.
Selon le communiqué diffusé dimanche après-midi par la SNCF, les répercussions à attendre sur les transports ferroviaires sont les suivantes :
Transilien : un train sur trois.TER : un train sur trois.TGV : un train sur cinq.Intercités : un train sur six.Eurostar : trois trains sur quatre.Thalys : trois trains sur quatre.
Concernant le trafic en Ile-de-France, la SNCF précise :
RER A : un train sur deux.RER B : un train sur trois.RER C : un train sur cinq.RER D : Un train sur quatre.RER E : un train sur trois.Ligne H : deux trains sur cinq.Ligne K : un train sur cinq.Ligne J, L, N, P : un train sur trois.Ligne R : un train sur dix.Ligne U : aucun train.Tramway ligne 4 : trois trains sur quatre.
Concernant les différentes lignes TGV, la circulation restera « très perturbée », annonce la SNCF :
Axe Est : un train sur trois.Axe Atlantique : un train sur cinq.Axe Nord : un train sur quatre.Axe Sud-Est : un train sur quatre.Intersecteurs : un train sur cinq.Aucun train Ouigo.
Au cœur du conflit, la réforme de la SNCF portée par le gouvernement prévoit la fin du recrutement au statut de cheminot, la transformation de l’entreprise publique en société anonyme à capitaux publics et l’ouverture du ferroviaire à la concurrence. Trois évolutions qui préfigurent une privatisation, craignent les grévistes, ce que dément le gouvernement.
« Jusqu’au bout »
Si les grandes lignes de la réforme ne sont « pas négociables », Edouard Philippe est « ouvert aux discussions pour parler des modalités », a-t-il redit dans un entretien au Parisien, dimanche. Le premier ministre, qui promet d’aller « jusqu’au bout » de sa réforme, a « bon espoir qu’à la fin, on s’entende ».
Pourtant, la concertation avec les syndicats – une « mascarade », estiment ceux-ci – est au point mort. La dernière séance, vendredi, a exacerbé les tensions, les syndicats appelant à la sortie à amplifier le mouvement de grève.
« Il n’y a pas eu de négociation » véritable sur le projet du gouvernement, a déploré Laurent Brun (CGT Cheminots) après la rencontre. Florent Monteilhet (UNSA) en est sorti « très inquiet et agacé », tandis qu’Erik Meyer (SUD Rail) a jugé « inacceptable » la tournure de la réunion. Didier Aubert (CFDT) a estimé que le gouvernement avait « besoin d’une nouvelle démonstration » de force.
La CGT n’exclut pas de prolonger le mouvement « au-delà du mois de juin ». SUD Rail est partisan d’une grève reconductible chaque jour au lieu de la grève deux jours sur cinq décidée par l’intersyndicale.
Face à une situation qui s’enlise, Emmanuel Macron sortira de son silence jeudi, lors d’un entretien d’une heure au journal de 13 h de TF1. Il s’exprimera notamment sur les nombreux conflits sociaux qui agitent le pays, à commencer par celui des cheminots. L’examen du projet de loi sur le pacte ferroviaire débute lundi en première lecture à l’Assemblée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La présidente du Front national a expliqué que son parti avait été victime d’une « véritable persécution bancaire qui a interdit (aux) adhérents d’adhérer sur internet ».
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Le FN perd près de 6 000 adhérents, Marine Le Pen assure que son parti va « bien »

La présidente du Front national a expliqué que son parti avait été victime d’une « véritable persécution bancaire qui a interdit (aux) adhérents d’adhérer sur internet ».



Le Monde
 |    08.04.2018 à 15h36
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 16h05
   





                        


Invitée de l’émission « Questions politiques » sur France Inter, Marine Le Pen a déclaré dimanche 8 avril que son parti avait perdu près de 6 000 adhérents depuis l’automne en raison de ses problèmes bancaires. Elle assure néanmoins que celui-ci va « bien » et le démontrerait aux élections européennes et municipales.
« Nous sommes à peu près à 45 000 » adhérents à jour de cotisation, pour environ 80 000 adhérents statutaires, a affirmé la dirigeante frontiste dans « Questions politiques » sur France Inter en partenariat avec franceinfo et Le Monde. Au 19 novembre, le FN revendiquait près de 51 500 adhérents à jour de cotisation. Selon le Figaro, 38 000 adhérents étaient à jour de cotisation à la veille du congrès.
Le FN victime d’une « véritable persécution bancaire », selon Marine Le Pen
Mme Le Pen a expliqué que son parti avait été victime « durant quatre longs mois » d’une « véritable persécution bancaire qui a interdit (aux) adhérents d’adhérer sur internet », après la clôture de plusieurs comptes du FN par la Société générale. Mais « nous allons bien et nous allons d’ailleurs le démontrer » aux élections européennes de 2019 et municipales de 2020, a assuré Marine Le Pen.

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A propos de la réforme de la SNCF, que le FN conteste comme les syndicats de l’entreprise ferroviaire, elle a souhaité « de la concertation », car recourir aux ordonnances est pour elle « un signal très clair du refus de la concertation ». Marine Le Pen a estimé également que « l’Etat doit reprendre la dette de la SNCF ». Pour elle, « le service public peut très certainement toujours être encore amélioré » et « il y a eu des erreurs stratégiques majeures », mais « il est quand même très bon ».

Marine Le Pen et la grève de la #SNCF : "il y a d’autres moyens d’exprimer le désaccord comme la gratuité totale"… https://t.co/Scsebt45Y4— franceinter (@France Inter)


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« Le macronisme c’est de l’attalisme », a-t-elle déclaré, en référence à l’économiste et ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, qu’elle associe à une « philosophie de la dérégulation », « du déracinement » et du « nomadisme ». « N’écoutez pas les journalistes, les éditorialistes, les politologues. Je suis exactement là où je dois être. Je continue ce combat qui est un combat essentiel pour notre pays qui jamais ne s’est aussi mal porté », a ajouté la présidente du FN, dont la capacité à diriger son parti a suscité le doute depuis l’échec de la présidentielle et son débat « raté » face à Emmanuel Macron entre les deux tours.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le nouveau premier secrétaire du PS a été officiellement investi ce week-end à Aubervilliers. Les chantiers qui s’ouvrent à lui sont nombreux.
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Au congrès du PS, Olivier Faure veut ouvrir une nouvelle page

Le nouveau premier secrétaire du PS a été officiellement investi ce week-end à Aubervilliers. Les chantiers qui s’ouvrent à lui sont nombreux.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 15h30
    |

                            Astrid de Villaines








                        


Tout le monde a dû forcer un peu la voix pour se donner de l’entrain. « So, so, so-cia-listes !  », tentent les militants pour accompagner, dimanche 8 avril, l’entrée de leur nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, jusqu’à la tribune des docks d’Aubervilliers où il vient d’être investi.
Au premier rang, pour ce congrès du Parti socialiste (PS), celui qui a fait du « rassemblement » son slogan de campagne a réuni ce qu’il reste de la famille socialiste. Les trois candidats défaits, Luc Carvounas, Emmanuel Maurel et Stéphane Le Foll, sont longuement applaudis.
Les deux anciens premiers ministres Bernard Cazeneuve et Jean-Marc Ayrault sont présents ainsi que l’ancienne ministre Najat Vallaud Belkacem, un temps pressentie pour être candidate, très applaudie, comme si elle manquait aux militants.
Feuille de route
M. Faure, qui a également fait de la « renaissance » son thème de campagne a longuement détaillé sa feuille de route pour transformer le parti de la rue de Solférino, comme il s’y était engagé.
« Nous serons les seuls à donner la parole aux citoyens de ce pays », a confirmé celui qui va lancer une plateforme en ligne pour consulter les militants et les Français et faire émerger des idées nouvelles.
« Je serai intraitable avec les pratiques frauduleuses, avec le sexisme et avec les discriminations », a-t-il assuré.
Son premier chantier sera de trouver un nouveau siège alors que l’hôtel particulier de la rue de Solférino a été vendu. « Il sera à notre image, fonctionnel et pas ostentatoire ». 
Rupture
Le nouveau premier secrétaire veut s’inscrire en rupture avec ses prédécesseurs. Fustigeant les anciens courants « hollandais, aubrystes, fabiusiens, rocardiens », l’élu de Seine-et-Marne a promis qu’il n’y aurait plus de “ismes” dans ce parti qu’il entend rassembler.
« Ces courants sont notre histoire, mais, admettons-le, ils sont devenus un peu notre boulet », a déclaré le nouveau premier secrétaire qui fait du rassemblement « une obligation et non pas une option ». « Je n’ignore rien de nos différences mais elles ne doivent pas nous faire oublier nos ressemblances », a-t-il répété, comme il l’a fait durant les trois mois de campagne.
Pressé par ses anciens adversaires Luc Carvounas et Emmanuel Maurel de « clarifier » sa ligne politique, M. Faure qui veut « inventer un nouveau logiciel socialiste » répond : « Si la clarification c’est l’autre mot de la division, alors je n’en suis pas. Si la clarification, c’est le dépassement des clivages, et le refus des postures artificielles, alors je dis banco !  »
Même refus sur la question des alliances à gauche, souhaitées par les deux anciens candidats, M. Faure s’y est de nouveau refusé. « Ce ne sont pas des accords d’appareil qui feront la gauche, mais la construction de projets avec les citoyens », a expliqué celui qui s’est donné pour mission de retrouver une place entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.

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Macron comme premier adversaire
Au cours d’un long discours d’une heure et demie, M. Faure a fait lever la salle en faisant applaudir « les cheminots, les salariés, les agents, ceux qui se battent pour nos services publics ». « Rendons-leur hommage, levons-nous », a lancé le nouveau patron du PS sous des applaudissements nourris.
M. Faure, qui s’était rendu à la manifestation du 22 mars malgré un accueil difficile, a redit son opposition à la politique d’Emmanuel Macron, faisant du président de la République son principal adversaire. « Que le gouvernement prenne garde, on a toujours tort ne pas écouter la jeunesse », a-t-il prévenu, en référence au mouvement étudiant dans les universités.
Lors d’une anaphore comme son « père » en politique, François Hollande, en avait le secret, M. Faure s’en est pris longuement au « en même temps » cher à Emmanuel Macron : « On ne peut pas expliquer qu’Angela Merkel a été l’honneur de l’Europe sur la question migratoire et en même temps restreindre cette semaine l’accès au droit d’asile. On ne peut pas dénoncer les difficultés vécues dans les Ephad et en même temps donner la part du lion aux plus riches ! », a lancé le premier secrétaire, très applaudi.
Et de teindre son discours à gauche : « Il faut investir dans l’accueil des réfugiés. Ce que l’Europe a fait il y a dix ans pour sauver les banques, elle doit pouvoir le faire pour sauver des vies ».
Il a également mis en garde contre les tentations de « concentration des pouvoirs » d’Emmanuel Macron. Sans pronocner le mot de référendum, il appelle le président de la République à passer par cette consultation pour sa réforme constitutionnelle : « je le dis à Emmanuel Macron, ayez le courage de le faire devant le peuple et avec le peuple. »

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« Un militant avant tout »
Après le départ d’une partie du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et de nombreux militants vers Génération·s, le nouveau patron du parti s’est montré ferme sur la question de la double appartenance : « A partir d’Aubervilliers chacun est fixé, personne n’est contraint de rester. Le PS est le parti des socialistes. Le Mouvement des jeunes socialistes est le mouvement des jeunes socialistes », a-t-il insisté.

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Le nouveau responsable de parti n’a pas ménagé son ancien colocataire, Benoît Hamon, qu’il range dans le camp de ses adversaires politiques : « Je crois en la collégialité, quand tant d’autres ne jurent que par la verticalité : Mélenchon, Hamon, Macron, Le Pen croient en leur destin individuel, moi je crois en notre destin collectif », a lancé celui qui se voit comme « avant tout un militant ».
Ce sera pourtant l’un de ses défis au cours des prochains mois, réussir à incarner le PS, qui a disparu de la scène médiatique, et se faire connaître du grand public. Il y a quelques semaines encore, après le débat de la campagne, un passant l’avait presque reconnu dans la rue : « Je vous connais vous, vous êtes journaliste à BFMTV ». Il y a encore un peu de travail…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La présidente du Front national est l’invitée de l’émission de France Inter dont « Le Monde » est partenaire.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Selon le « Journal du dimanche » du 8 avril, l’Etat pourrait céder environ 50 % du capital de l’entreprise sur les 72 % qu’il détient.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/04/2018
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Vers une entrée en Bourse de La Française des jeux ?

Selon le « Journal du dimanche » du 8 avril, l’Etat pourrait céder environ 50 % du capital de l’entreprise sur les 72 % qu’il détient.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 03h46
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 12h03
   





                        



   


Le gouvernement prépare activement la privatisation de La Française des jeux (FDJ). L’opération devrait être inscrite dans la future loi de Bruno Le Maire sur la croissance et la transformation des entreprises.
Selon le Journal du dimanche (JDD) du 8 avril, qui a eu accès à des documents de travail de Bercy, l’Etat, qui détient 72 % du capital de l’opérateur public, céderait 50 % des parts pour les mettre en Bourse. « L’idée est en même temps de diversifier l’actionnariat de l’entreprise et d’associer les citoyens », confie une source haut placée.
« Minorité de blocage »
A l’issue de cette entrée en Bourse, l’Etat conserverait une « minorité de blocage » proche de 25 %, précise le même interlocuteur. Des options d’achat seraient réservées aux salariés de la FDJ et aux buralistes, ces derniers étant déjà actionnaires à travers leur fédération nationale (3 % du capital). Enfin, rapporte le JDD, un « acteur privé important » – issu des secteurs du divertissement, de l’audiovisuel ou des paris en ligne – ferait son entrée au capital « pour aider la FDJ à se développer ».
Par ailleurs, le monopole serait, lui, maintenu, un « garde-fou » pour éviter que la FDJ ne perde de la valeur.

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L’entreprise souhaite innover
A ce jour, la FDJ rapporte chaque année 3 milliards d’euros à l’Etat, reversés sous forme de taxes, et son chiffre d’affaires annuel tourne autour de 15 milliards d’euros. Mais les jeux traditionnels sont en perte de vitesse et l’entreprise souhaite innover pour rester dans la course. Il est notamment question de lancer une grande loterie de Noël ainsi que de nouveaux jeux de grattage avec une composante interactive.
Pour Guillaume Peltier, vice-président du parti Les Républicains interrogé par le JDD, la privatisation en elle-même est « une mauvaise idée ». Elle risquerait selon lui d’accélérer le transfert des paris hippiques vers les jeux de grattage, « au détriment d’une filière cheval qui emploie 100 000 personnes en France et dont je mesure l’excellence, chez moi à Lamotte-Beuvron [Loir-et-Cher], siège national de la Fédération française d’équitation », commente-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La grève « est conçue pour maximiser les nuisances pour les usagers », a déploré Edouard Philippe, qui s’est dit, dans un entretien au « Parisien », déterminé à aller « jusqu’au bout ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/04/2018
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SNCF : le premier ministre « ne voit pas une convergence » des grèves

La grève « est conçue pour maximiser les nuisances pour les usagers », a déploré Edouard Philippe, qui s’est dit, dans un entretien au « Parisien », déterminé à aller « jusqu’au bout ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 22h06
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 07h02
   





                        



   


Le premier ministre monte au front. Dans un entretien au Parisien, dimanche 8 avril, Edouard Philippe affirme que le gouvernement ira « jusqu’au bout » dans ses projets de réforme de la SNCF, alors que les cheminots ont repris leur grève samedi soir, et entendent la maintenir jusqu’à mardi matin.
Cette grève « est conçue pour maximiser les nuisances pour les usagers », a-t-il déploré, ajoutant par ailleurs recevoir « des messages de Français qui soutiennent le gouvernement ».
Certains sujets ne sont « pas négociables », comme l’ouverture à la concurrence et la fin du recrutement au statut, a-t-il répété, en se disant « ouvert aux discussions pour parler des modalités ». « J’ai bon espoir qu’à la fin on s’entende », a-t-il assuré, malgré l’échec des discussions de vendredi avec les syndicats.

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« J’entends la détermination de certaines organisations syndicales, mais qu’ils entendent bien la mienne aussi », a-t-il ajouté.
Quant à la reprise de la dette de la SNCF par l’Etat, il a jugé qu’il fallait au préalable une réorganisation de l’entreprise pour que celle-ci ne génère plus « 3 milliards d’euros de dette supplémentaire par an ».
« Une minorité ultra-politisée »
Le premier ministre a par ailleurs mis en doute l’idée d’une « convergence » entre les différents mouvements de protestations.
« J’ai du mal à voir une convergence entre des militants d’extrême gauche qui viennent perturber les amphis et les soignants dans les hôpitaux. J’ai du mal à voir la convergence entre ceux opposés à la réforme ferroviaire et les salariés d’Air France qui demandent des salaires plus élevés ».

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« Un certain nombre de gens, par conviction politique et idéologique, essaient de lutter dans la rue contre les résultats qui ont été obtenus dans les urnes. C’est ce qu’a dit quasi explicitement [le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste] Olivier Besancenot et parfois ce qu’a dit [le chef de file de La France insoumise] Jean-Luc Mélenchon », a-t-il contre-attaqué. Quant aux blocages dans les universités, « nous sommes extrêmement déterminés à ne pas laisser agir une minorité ultra-politisée et parfois très violente », martèle le chef du gouvernement.

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Edouard Philippe raconte aussi avoir déjà évoqué avec l’ancien premier ministre Alain Juppé, dont il a été le porte-parole lors de la campagne pour la primaire de la droite en 2016, le mouvement de 1995, « il y a déjà bien longtemps ».
« Les deux situations sont assez différentes, sur le plan économique, politique et même sur le fond de la réforme. Tout ce que nous mettons en œuvre a été annoncé pendant la campagne, et il y a aussi aujourd’hui une unité de la majorité plus forte qu’à l’époque ».
« La SNCF a les cartes en mains »
Edouard Philippe n’est pas le seul à monter au créneau pour défendre la réforme en ce week-end de mobilisation. La ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, donne elle aussi une interview dans Sud-Ouest dimanche. Elle y affirme que les syndicats « n’ont pas une position uniforme », ajoutant que les cheminots « ne débattent pas du principe » de la concurrence, mais se demandent « comment cela va se passer pour eux ».

   


« Notre responsabilité commune, gouvernement et syndicats, n’est pas de philosopher sur le principe, mais de discuter des garanties concrètes que l’on donnera aux cheminots », poursuit-elle, rejetant l’accusation d’immobilisme dans les tables rondes, lancée par les syndicats.
Elisabeth Borne dit notamment avoir « fait des propositions pour une ouverture progressive à la concurrence », en rappelant que les régions « qui veulent renouveler les contrats en cours pourront le faire jusqu’en 2023 et pour une durée maximale de dix ans ». Pour la ministre, « la SNCF a les cartes en mains » : si la qualité de service est là, des régions « voudront renouveler leur contrat avec elle ».
Sur les garanties aux cheminots qui partiraient chez la concurrence en cas de perte d’un marché par la SNCF, Elisabeth Borne souligne qu’ils « emporteront notamment avec eux la garantie de l’emploi, la retraite, la rémunération… Ce n’est pas rien ! »
Mais sur l’arrêt de recrutement au statut, sujet « très sensible pour les syndicats », elle réaffirme qu’il s’agit pour le gouvernement « d’un principe d’équité ». « Personne ne comprendrait que, dans un monde ouvert à la concurrence, la SNCF soit la seule à recruter au statut ». Pour elle la convention collective qui est en cours de discussion doit « apporter des garanties à tous les salariés ».
« Remettre l’entreprise sur des rails soutenables »
Le gouvernement a « le devoir » de remettre la SNCF « sur des rails soutenables », a estimé de son côté le ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche du 8 avril, dans laquelle il plaide pour « faire mieux avec l’argent » consacré au train.
« On ne peut pas rester indifférents face à la dégradation de ce service public, de ce bien commun », écrit le ministre dans cette tribune, s’exprimant pour la première fois depuis la présentation mi-mars par le gouvernement du projet de loi de réforme de la compagnie ferroviaire française.
« Malgré les investissements, malgré les travaux, notre réseau est en mauvais état, la qualité du service se dégrade, les usagers en subissent les conséquences, alors qu’ils contribuent chaque année pour la SNCF, en dehors du prix des billets, à un effort de 14 milliards d’euros, bien plus que pour d’autres services publics », poursuit M. Hulot, soulignant que « l’objectif de cette réforme, c’est de faire mieux avec l’argent que nous consacrons au train ».



                            


                        

                        


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Le divorce est consommé chez les Jeunes socialistes

Une partie des Jeunes socialistes, réunis en congrès samedi, a voté son départ du Parti socialiste. Cette décision ne fait pas l’unanimité auprès des militants.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 21h01
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 11h45
    |

                            Pablo Guimbretière








                        


C’est un « soulagement » pour une partie des militants du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), qui ont fait le choix, ce samedi 7 avril, de quitter le Parti socialiste (PS). La décision a été votée à l’unanimité lors d’un congrès statutaire, qui a réuni une soixantaine de personnes.
Lors de ce congrès, les membres du MJS ont modifié les statuts de l’association. « Toutes les références au Parti socialiste ont été supprimées, donc nous ne toucherons plus de subventions du Parti socialiste, l’ensemble des permanents et moi ne serons plus rémunérés, nous ne serons plus dans les locaux du Parti socialiste, et je ne serai plus membre des instances nationales », a expliqué la présidente du MJS, Roxane Lundy, qui a annoncé il y a deux semaines son intention de quitter le PS pour rejoindre Génération·s, le mouvement de Benoît Hamon.
« Aujourd’hui notre énergie de militants nous allons la consacrer à Génération·s, dans les réseaux jeunes de Génération·s. L’objectif est de réussir à continuer à créer des ponts à gauche, chez les jeunes », souligne-t-elle.

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Autre son de cloche et autre ambiance à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), où se tient les 7 et 8 avril le congrès du Parti socialiste. Eliott Pavia, membre de la « direction collégiale provisoire » des MJS, y a donné un discours. « Nous avons insisté sur le sens que nous mettions à la loyauté au Parti socialiste », a indiqué M. Pavia, selon qui « les Jeunes socialistes restent majoritairement dans la famille socialiste. »
Impossible pour l’heure de déterminer le nombre exact de militants qui ont fait le choix de quitter le PS. « Je n’ai pas de chiffre exact, mais ce que je peux dire en revanche c’est que 70 % des militants ont voté pour notre liste [lors du congrès de Bondy les 10 et 11 février] », affirme Roxane Lundy.
Un élément contesté par Eliott Pavia, qui assure que la moitié des délégués se sont abstenus, et que le chiffre donné par Mme Lundy signifie en réalité « 70 % des 50 % de délégués présents qui ont accepté de voter ».

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L’association reste la même, et conserve donc pour l’instant « MJS » comme intitulé. Sa présidente, Roxane Lundy se dit toutefois « prête à laisser le nom ». Il faudrait donc théoriquement qu’une des deux parties crée une nouvelle entité pour que les sécessionnistes se distinguent des fidèles au PS.
« On se demande si elle va s’accrocher à l’association, ou si nous serons obligés de poursuivre juridiquement », regrette Eliott Pavia, qui dit n’avoir « vraiment pas l’intention de lâcher ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le commissaire européen fait un pas de plus pour être le chef de file des socialistes français. Mais, au sein du parti, beaucoup s’y opposent déjà.
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Au congrès du PS, Pierre Moscovici entre en campagne pour les élections européennes

Le commissaire européen fait un pas de plus pour être le chef de file des socialistes français. Mais, au sein du parti, beaucoup s’y opposent déjà.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 17h54
    |

                            Astrid de Villaines








                        


C’était un secret de polichinelle, c’est désormais de plus en plus clair : Pierre Moscovici avance ses pions, de moins en moins discrètement, pour être le prochain chef de file du Parti socialiste (PS) aux prochaines élections européennes, en 2019.
Invité à participer à une « table ronde » sur « la renaissance de la gauche européenne » samedi 7 avril dans l’après-midi aux Docks d’Aubervilliers, lors du 78e congrès du PS, le commissaire européen, chargé des affaires économiques, a fait de son intervention un plaidoyer pour sa candidature.
En préambule, l’ancien ministre de l’économie de François Hollande a désamorcé les critiques fréquentes chez ses camarades socialistes, très opposés à sa candidature. « Ce serait rédhibitoire », a déclaré Marie-Noëlle Lienemann. « On ne peut pas avoir comme tête de liste un représentant de la commission Juncker », abonde Emmanuel Maurel, eurodéputé et candidat de l’aile gauche au congrès du PS, arrivé en troisième position (18,8 % des voix).
« Je suis socialiste et je le suis tous les jours »
« Je connais vos mécontentements et vos frustrations et imaginez-vous que je les partage. Comme membre de la commission, il m’est arrivé de me désolidariser. Je ne partage pas toutes les orientations de la commission européenne », a lancé, depuis la tribune, le commissaire européen, comme pour se dédouaner. Et de prendre ses distances avec Emmanuel Macron : « Je ne crois pas au ‘ni droite ni gauche’, je n’y crois pas à Bruxelles je n’y crois pas à Paris. Ce clivage existe, nous avons besoin d’une sociale démocratie européenne », a-t-il affirmé.
Au long de son discours, applaudi par les militants du PS présents dans la salle, il s’est rangé clairement de leur côté : « Je suis socialiste, ce n’est pas un mot abstrait, je suis socialiste et je le suis tous les jours », a insisté M. Moscovici avant de mettre en avant son bilan à la commission européenne : « Quand je propose la première liste de paradis fiscaux, certes imparfaite, mais la première, quand je suis obligé de combattre les ministres des finances néerlandais et maltais, quand je propose de taxer les géants du net, est-ce que j’agis en conservateur ? Non j’agis en social-démocrate ! », a-t-il poursuivi.
Enfin, l’ancien ministre de l’économie a vivement critiqué ses potentiels adversaires de gauche. « Il y aura une gauche nationaliste et une gauche qui pense que Varoufakis [l’ancien ministre grec de l’économie] vaut mieux que Tsipras [le premier ministre grec] alors que Varoufakis a mené la Grèce dans l’impasse », tance le commissaire européen, en référence à ses potentiels adversaires, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.
Recherche d’une tête de liste alternative
Sans jamais évoquer officiellement sa candidature, le commissaire européen a tout de même proposé un slogan : « si les socialistes ne sont pas européens au XXIe siècle, ils ne seront pas » et des pistes, comme un futur programme : « revoir le logiciel des politiques économiques, revenir à un monde politique où la réforme sociale est synonyme de progrès et une vraie Europe sociale. »
Pas sûr que cela convienne à ses camarades du PS. « Si c’est pour dire encore une fois on veut de l’Europe sociale, ça ne va pas marcher », expliquait Marie-Noëlle Lienemann, avant cette intervention. Même le sénateur David Assouline, qui a soutenu Olivier Faure au poste de premier secrétaire, le dit clairement : « je ne souhaite pas que Pierre Moscovici soit notre chef de file, il faut du renouveau ! »
Selon plusieurs sources, Olivier Faure cherche une tête de liste alternative à celle de M. Moscovici. Christiane Taubira a été sollicitée, mais elle a décliné, refusant pour le moment « tout mandat électif ». Najat Vallaud-Belkacem est souvent citée, mais cette dernière s’est mise en retrait de la politique. M. Faure assure que la décision sera « collective », mais le casse-tête de la tête de liste pourrait durer encore un peu : il a prévu d’annoncer son choix au mois de septembre.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Olivier Faure est officiellement devenu le treizième premier secrétaire du PS. Et espère « un week-end revigorant pour tout le monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/04/2018
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A Aubervilliers, les socialistes en congrès veulent « relever la tête »

Olivier Faure est officiellement devenu le treizième premier secrétaire du PS. Et espère « un week-end revigorant pour tout le monde ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 07h02
    |

                            Astrid de Villaines








                        


C’est désormais officiel. Samedi 7 avril, lors du 78e congrès du parti à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Olivier Faure est devenu le treizième premier secrétaire du Parti socialiste (PS).
Selon les résultats définitifs du vote donnés par Rachid Temal, dirigeant par intérim du parti après le départ de Jean-Christophe Cambadélis après l’échec des législatives, le texte d’orientation de M. Faure a obtenu 48,37 % des voix des 37 991 votants le 15 mars (Luc Carvounas 6,38 %, Stéphane Le Foll 26,45 %, Emmanuel Maurel 18,80 %). Le 29 mars, resté seul en lice après le désistement de M. Le Foll, Olivier Faure a obtenu 86 % des voix.
Un score qui semble avoir rasséréné le parti, dont les militants s’affichaient résolument optimistes dans les allées des docks d’Aubervilliers. « Tout commence aujourd’hui ! » a résumé le responsable du PS en Haute-Garonne, Sébastien Vincini. « Le PS est de retour ! », « Nous ne sommes pas morts ! », ont martelé les intervenants à la tribune, malgré les déroutes électorales du printemps dernier qui avaient provoqué le départ de nombreux militants, et un plan social pour la moitié des permanents du parti.
Des mots conquérants qui n’éclipsent pas l’immense tâche qu’il reste à accomplir pour remettre le PS sur pied et reconquérir les électeurs. « Les Français ne savent plus ce qu’on pense, le message a été brouillé lors du précédent quinquennat. Oui, nous avons fait des erreurs mais il faut maintenant relever la tête » estime Jean-François Debat, trésorier du PS. Et ce proche d’Olivier Faure d’ajouter : « En 1993 on était K.-O., mais on était sur le ring. Aujourd’hui on a été expulsé du ring, il faut y remonter ! »
Aile gauche « vigilante »
Face au millier de personnes rassemblées à Aubervilliers, les candidats défaits lors du premier tour, Stéphane Le Foll, Emmanuel Maurel et Luc Carvounas ont minimisé pour l’occasion leurs divergences avec le nouveau premier secrétaire.
Arrivé en début d’après-midi au congrès, Stéphane Le Foll, soupçonné par nombre de ses camarades de bouder depuis son retrait de la course après le premier tour, affichait un air décontracté. « Ce sont eux qui s’useront avant moi. Le granit, c’est solide », a plaisanté le député de la Sarthe, avant d’ajouter : « Je viens parce que j’ai toujours été fidèle et loyal ». Un discours très applaudi à la tribune. S’inscrivant dans le rassemblement voulu par M. Faure, il a estimé que « nous sommes dans l’opposition parce qu’il faut y être, notamment avec ce qu’il se passe au niveau social ».
De son côté, Emmanuel Maurel aurait aimé que ce congrès soit « tout entier consacré au mouvement social ». « Il y a des salariés qui protestent. Notre rôle c’est d’être à leur côté. Nous devons leur donner un débouché politique », a déclaré le député européen, s’inscrivant en opposition à M. Faure, qui dit vouloir ne pas « instrumentaliser le mouvement social ». « Nous ne serons pas les frondeurs d’Olivier Faure, mais nous serons vigilants », a commenté pour sa part l’ancien député frondeur Laurent Baumel, qui participe à la nouvelle plateforme lancée par Emmanuel Maurel pour « faire le lien avec les autres forces de gauche ».
« Tu verras à nouveau la gauche au pouvoir »
Paradoxe pour ce congrès de la « renaissance », c’est Louis Mexandeau, ancien ministre de François Mitterrand qui a réveillé le public à la fin de la journée, en revenant aux fondamentaux : « Aucun parti n’a apporté à la France autant de réformes positives, a lancé l’octogénaire à la tribune. Nous sommes le parti des congés payés, de l’abolition de la peine de mort et du mariage pour tous ! »
M. Faure est ensuite monté sur scène pour la première fois de la journée, s’adressant à M. Mexandeau : « Tu es un plaidoyer contre le renouvellement, mais c’est aussi ça la renaissance, c’est ne pas oublier ce que nous sommes », a souligné le nouveau premier secrétaire avant de lui promettre : « Tu verras à nouveau la gauche au pouvoir ».
Très attendu, M. Faure devrait prononcer son discours de clôture dimanche matin à 11 h 30. Ce sera le premier test national pour le successeur de Jean-Christophe Cambadélis qui doit prouver qu’il sait parler aux Français. Il sera également scruté par les autres candidats qui attendent une clarification sur son projet pour le PS. « J’attends qu’il nous donne sa feuille de route, son calendrier politique et qu’on soit tous galvanisés », a d’ailleurs rappelé Luc Carvounas, arrivé en dernière position de l’élection au poste de premier secrétaire.
« J’écrirai jusqu’au dernier moment »
De son côté, Olivier Faure, qui n’a pas encore finalisé son intervention, a promis « un week-end revigorant pour tout le monde ». « J’écrirai jusqu’au dernier moment », a expliqué le nouveau chef de parti, qui doit également soigner une laryngite.
Parti en campagne le 10 janvier, après la décision de Najat Vallaud-Belkacem de ne pas briguer la tête du parti, Olivier Faure a su convaincre les militants de ses capacités de rassemblement entre une aile gauche incarnée par Emmanuel Maurel et l’incarnation du bilan de François Hollande, défendu par Stéphane Le Foll.
M. Faure, dont le programme était intitulé « Le chemin de la renaissance », a promis de changer les pratiques et les visages du parti et de « renouveler le vivier des idées » grâce, notamment, à une plate-forme numérique en lien avec les militants. D’ici là, l’élu de Seine-et-Marne va devoir remettre sur pied le PS, juguler l’hémorragie des militants et préparer les futures élections.

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Le Mouvement des jeunes socialistes quitte le PS
Le départ avait été annoncé il y a quelques jours. Réuni en congrès à Paris, samedi 7 avril, le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a « voté à l’unanimité des délégué·e·s en faveur de l’indépendance de leur mouvement et quitte le Parti socialiste », a-t-il été annoncé dans un communiqué. Les jeunes socialistes ont également invité « le PS à respecter leur choix libre et autonome ». La présidente du MJS, Roxane Lundy, avait déclaré il y a deux semaines son souhait de rejoindre Génération·s, le mouvement lancé par Benoît Hamon.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le député des Bouches-du-Rhône s’exprimait, samedi, lors de la première assemblée représentative de La France insoumise.
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Jean-Luc Mélenchon : « Le peuple français a une chance, nous avoir »

Le député des Bouches-du-Rhône s’exprimait, samedi, lors de la première assemblée représentative de La France insoumise.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 15h11
    |

            Abel Mestre








                        



   


« Servir le peuple ». Le leitmotiv de Mao Zedong résume l’état d’esprit dans lequel Jean-Luc Mélenchon veut placer La France insoumise (LFI) dans le mouvement social autour de la réforme de la SNCF. « Il n’y a pas d’action souterraine de La France insoumise, tout est public. On se met au service des organisations et de la façon dont elles s’organisent », a expliqué M. Mélenchon en introduction de la première assemblée représentative de LFI.
Cette sorte de parlement du mouvement, dont 60 % (150 membres sur 250) sont tirés au sort, était réuni, samedi 7 avril à La Chesnaie-du-Roy, au cœur du bois de Vincennes. Il devait aborder la question du mouvement social. L’après-midi, un débat stratégique sur les élections devait se tenir, cette fois, à huis clos. Ironie du calendrier, ce rendez-vous se tient le même jour que le congrès du Parti socialiste, ancienne formation de Jean-Luc Mélenchon.
Messianisme
Jean-Luc Mélenchon a profité de son propos liminaire pour faire un bilan de la situation politique du pays. Une grande partie a donc été consacrée au mouvement social. L’ancien candidat à la présidentielle a reconnu que les circonstances actuelles étaient différentes de la rentrée de septembre, où LFI avait été « obligée » de lancer seule sa marche du 23 septembre. « Aujourd’hui, les syndicats veulent élargir leur base, ils ont raison. Il faut respecter la forme particulière de cette énergie. C’est notre tâche prioritaire », a-t-il martelé.
Pour lui, il faut écouter les masses et s’adapter à leurs désirs, car elles seules détiennent la vérité. Une sorte de messianisme du peuple, donc, où l’outil politique doit devenir un simple instrument de luttes. « Le peuple français a une chance : nous avoir. (…) Nous sommes quelque chose de précieux », a-t-il déclaré, sans fausse modestie.
Un texte allant d’ailleurs dans ce sens a été adopté samedi matin par l’assemblée représentative. « Cela cherche à approfondir un soutien concret aux grèves − notamment les collectes financières −, mais aussi aux initiatives comme celle du 14 avril et du 5 mai », a précisé Manuel Bompard, chef d’orchestre de LFI, lors d’une conférence de presse. Il ajoute : « Nous appelons l’ensemble de ceux qui veulent faire triompher l’intérêt général de s’investir. »
Jean-Luc Mélenchon le jure : La France insoumise ne fait qu’offrir ses compétences au mouvement. La manifestation du 14 avril à Marseille ? Pas sa décision, mais celle de la CGT locale, et d’autres syndicats et associations. La marche du 5 mai, initiée par François Ruffin ? « On ne se l’approprie pas », assure M. Mélenchon.
« Front du peuple »
Il en a aussi profité pour critiquer « la gauche selfie », qui, à ses yeux, serait représentée par Olivier Besancenot (NPA), Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) et Benoît Hamon (Génération·s) et leurs voyages en train fortement médiatisés. « L’unité comme prétexte à effacer les idées, c’est non », a-t-il lancé. Pourtant, jeudi dernier, Eric Coquerel et François Ruffin, tous deux députés LFI, étaient présents.
Et d’ajouter, à propos de la marche marseillaise du 14 avril : « J’espère qu’Olivier Besancenot et Benoît Hamon seront là, car leurs organisations locales appellent à manifester. Ce serait dommage qu’il ne manque que les chefs. »
Cette manifestation doit être le prélude à un « Front du peuple » que l’ancien sénateur socialiste appelle de ses vœux. « C’est un Mai 68 perlé. On espère qu’il s’élargira. Cela ne me déplairait pas, un nouveau 68… Ça remettrait la question sociale au centre », a-t-il ajouté.
Dans la lutte contre le gouvernement, M. Mélenchon a également fait la liste de ses « ennemis », dont « le parti médiatique » serait la pointe avancée. Selon lui, il « n’a pas vu de militants Les Républicains, Front national ou La République en marche » distribuer des tracts donnant des arguments contre les grévistes. Ce sont les médias qui les donnent, assure-t-il.
Les « insoumis » estiment que la bataille du rail est décisive. Si le mouvement l’emporte contre le gouvernement, ce sera le terreau idéal pour faire des élections européennes de mai 2019 un référendum pour ou contre l’Europe libérale qui est, selon eux, incarnée par Emmanuel Macron.
« On peut être l’étincelle qui met le feu à la plaine », a conclu M. Mélenchon, reprenant un slogan… de Mao Zedong.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le président sera l’invité jeudi 12 avril du journal de 13 heures de TF1, pour un grand entretien en direct. Au menu notamment, les conflits sociaux qui agitent le pays.
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Emmanuel Macron sera l’invité du 13 heures de TF1 jeudi

Le président sera l’invité jeudi 12 avril du journal de 13 heures de TF1, pour un grand entretien en direct. Au menu notamment, les conflits sociaux qui agitent le pays.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 12h32
   





                        



   


Le président de la République, Emmanuel Macron sera l’invité jeudi 12 avril du journal de 13 heures de TF1, pour un grand entretien en direct dans lequel il s’exprimera, entre autres, sur les conflits sociaux qui agitent le pays, a annoncé, samedi, la chaîne. Le chef de l’Etat sera interrogé par Jean-Pierre Pernaut durant un entretien d’une heure, qui sera diffusé également sur LCI.
Le président répondra en outre à des questions concernant la vie quotidienne des Français, et expliquera quel cap il entend donner à la France à l’approche de son premier anniversaire à l’Elysée, a fait savoir à l’AFP le directeur de l’information du groupe TF1 Thierry Thuillier.

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« TF1 avait réalisé la première interview télévisée du président Macron en octobre, et nous souhaitions proposer l’interview du premier anniversaire de son élection mais ce qui nous a surtout motivés, c’est le contexte du moment ; aujourd’hui, les sujets qui touchent à la vie quotidienne des Français sont au premier plan », a-t-il expliqué.
Mouvements sociaux, retraites, pouvoir d’achat au menu
Cette émission spéciale d’une heure, sera ponctuée de « courts sujets et de reportages et témoignages, via lesquels des Français pourront interpeller ou s’adresser au chef de l’Etat », selon Thierry Thuillier. Les sujets abordés seront nombreux, avec une partie consacrée à l’actualité économique et sociale sachant que sur les rails, dans le ciel, ou encore dans les amphis d’universités occupés, la semaine sociale qui sera marquée par l’examen du projet de loi SNCF à l’Assemblée lundi, s’annonce intense et tendue.
Cette interview aura lieu alors même que l’examen du projet de loi ferroviaire doit se tenir jusqu’à jeudi soir, avec au menu la transformation de la SNCF en société anonyme, le calendrier de l’ouverture à la concurrence prévue au niveau européen et la suppression de l’embauche au statut. Avant un vote sur l’ensemble du projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire », le 17 avril.

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« Ce sera la première fois que le président s’exprimera dans une interview sur les mouvements sociaux en cours à la SNCF, chez les étudiants », note M. Thuillier, qui ajoute qu’au-delà de ce « malaise social », Jean-Pierre Pernaut abordera des questions comme « la fracture sociale et territoriale en matière de santé et d’hôpitaux, la désertification dans certaines régions, les retraités et le pouvoir d’achat (CSG, taxe d’habitation...), la limitation de vitesse à 80 km/h, la sécurité et le terrorisme ». Enfin, « nous aborderons les enjeux à venir : alors que le Président multiplie les réformes, quel est son cap, quelle France imagine-t-il d’ici la fin de son mandat? », dit il.
Il s’agira seulement de la troisième interview accordée à une chaîne française par le président depuis son élection au printemps 2017. Après avoir renoncé à la traditionnelle interview du 14 juillet, il avait été l’invité du 20 heures de TF1 en octobre, puis de celui de France 2 en décembre.

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Alors que la France connaît un important mouvement de grève à la SNCF et que l’ombre de 1995 plane sur les gares, le chef de l’Etat a peu pris la parole jusqu’ici. Face aux cheminots ou pour présenter mercredi la réforme des institutions, il a laissé son premier ministre, Edouard Philippe, à la manœuvre, comme il l’avait fait lors des annonces de la loi travail et du plan de sortie de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Lors d’un déplacement jeudi au CHU de Rouen, interrogé par des journalistes sur la grève à la SNCF, le président, dérogeant à son habitude de s’en tenir au sujet de sa visite, s’était toutefois exprimé brièvement, évoquant avec prudence des « protestations tout à fait légitimes » qui nécessitent « des explications » mais « ne doivent pas empêcher le gouvernement de gouverner ».
Cette intervention télévisée de M. Macron survient aussi alors que, selon une enquête réalisée à l’occasion de la 27e Journée du livre politique et publié par « Le Monde » vendredi, il peine à redonner aux Français confiance dans l’avenir. Sur une échelle de 1 à 10, ils sont seulement 24 % à s’afficher nettement optimistes sur leur avenir personnel (notes de 1 à 4), tandis que 43 % (et jusqu’à 55 % des ouvriers) se déclarent franchement pessimistes sur leur avenir personnel (notes de 7 à 10). Entre ces deux groupes, 33 % restent incertains (réponses de 5 à 6).A

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ François Hollande et Bernard Cazeneuve n’ont pas renoncé à exister. Tandis que beaucoup au sein du parti aimeraient voir Najat Vallaud-Belkacem prendre la relève.
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Au milieu des ruines du PS, les fantômes du passé rôdent

François Hollande et Bernard Cazeneuve n’ont pas renoncé à exister. Tandis que beaucoup au sein du parti aimeraient voir Najat Vallaud-Belkacem prendre la relève.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 09h30
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
Le calendrier ne peut être le fruit du hasard. Moins d’un an après avoir quitté l’Elysée, et surtout quelques jours après le congrès du PS à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) les 7 et 8 avril, François Hollande sort son livre « testament ». Dans Les leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros) publié mercredi 11 avril, l’ancien président revient sur ses cinq années à l’Elysée. Dans la foulée, il sera l’invité du « 20 heures » de France 2, mardi 10 avril. Une séquence de communication qui va percuter l’intronisation du nouveau premier secrétaire du PS, Olivier Faure.
« C’est très hollandais, sourit un pilier de la rue de Solférino. C’est une façon de dire “Coucou je suis encore là” à ses petits camarades alors qu’eux s’en passeraient bien. » « On attend la semaine prochaine pour commencer les interviews », se justifie l’entourage de François Hollande avant de confirmer que ce dernier « suit et s’intéresse au congrès, qui est un événement de la vie politique ».

A la façon des « cartes postales » de Nicolas Sarkozy quand il avait quitté le pouvoir, M. Hollande aime ainsi se rappeler au bon souvenir des socialistes, par petites touches. Preuve que le père n’est pas encore tué et qu’il entend bien continuer à jouer un rôle. Pour exister, Olivier Faure, le « fils unique de Martine Aubry et de François Hollande », comme il se définit lui-même, devra s’affranchir de cette figure tutélaire. Et d’autres fantômes de l’ancien monde, Bernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem, qui planent toujours au-dessus des ruines du PS.
« Ne pas être un boulet »
Dans les mois à venir, la nouvelle génération socialiste devra s’affranchir. Car l’ancien chef de l’Etat n’est pas décidé à disparaître de lui-même. Le jour du premier tour du congrès du PS, le 15 mars dernier, il a mis en scène son vote à Solférino, sous le regard des caméras invitées exceptionnellement pour l’occasion. Une apparition qui n’a pas plu à la plupart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ A Dijon, lors des journées de France urbaine, Edouard Philippe a annoncé la signature « dans les prochains jours » des premiers pactes financiers.
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La contractualisation entre l’Etat et les collectivités avance lentement

A Dijon, lors des journées de France urbaine, Edouard Philippe a annoncé la signature « dans les prochains jours » des premiers pactes financiers.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 09h24
    |

            Patrick Roger (Dijon, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Lentement, mais plus ou moins sûrement, la contractualisation entre l’Etat et les collectivités territoriales votée dans la loi de programmation des finances publiques est en train de prendre corps. Jeudi 5 avril, à Dijon, aux journées de France urbaine, qui réunit l’ensemble des grandes villes, métropoles et communautés urbaines, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé la signature « dans les prochains jours » des premiers pactes financiers.

Parmi les premiers signataires figureraient la métropole Nice-Côte d’Azur, dirigée par Christian Estrosi, et Bordeaux Métropole, présidée par Alain Juppé. Toulouse, que gère Jean-Luc Moudenc, le président de France Urbaine, serait également bien avancée. Caractéristique commune de ces grands maires et présidents de métropole : ils ont été élus à la tête de listes de droite, sous l’étiquette LR, mais observent une certaine distance avec l’actuelle direction du parti. Le chef du gouvernement a assuré que d’autres maires de grandes villes, présidents de métropole ou de département, et même des maires de communes volontaires qui n’étaient pas initialement concernées par le dispositif, étaient prêts à s’engager. Sans en préciser ni le nombre ni la qualité.
« C’est un contrôle »
« Nous inventons une grammaire nouvelle, un exercice difficile parce que nouveau mais utile et sain parce qu’il nous oblige à plus d’exigence », a souligné M. Philippe pour justifier l’apparente lenteur de la conclusion de ces pactes financiers – prévus pour concerner 322 collectivités (l’ensemble des régions et des départements, 145 communes, 62 métropoles et agglomérations) concentrant à elles seules près de 70 % des dépenses de fonctionnement de l’ensemble des collectivités territoriales. Les réserves, voire les résistances, cependant, restent encore fortes.
Ces collectivités territoriales devront limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an, en moyenne, sur la durée du quinquennat....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Dans tous les partis, le flou persiste sur le choix du bon profil pour diriger la campagne et définir ainsi la ligne.
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Européennes : l’imbroglio des têtes de liste

Dans tous les partis, le flou persiste sur le choix du bon profil pour diriger la campagne et définir ainsi la ligne.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 09h18
    |

            Lucie Soullier, 
Olivier Faye et 
Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
A les entendre, les élections européennes constituent une échéance « cruciale » pour leur formation. Un rendez-vous stratégique, à ne pas prendre à la légère. Le scrutin de mai 2019 étant le premier vrai test sur la scène nationale depuis la présidentielle et les législatives de 2017. Mais à un peu plus d’un an de ce rendez-vous électoral, les trois principaux partis ne disposent toujours pas d’un chef de file identifié. Que ce soit La République en marche (LRM), Les Républicains (LR) ou le Front national (FN), aucun n’a encore déniché une tête d’affiche, susceptible de mener la campagne et de mobiliser les troupes.
Le nouveau mode de scrutin pousse pourtant à présenter des candidats identifiés par le grand public et disposant d’une vraie force de frappe médiatique : contrairement aux élections de 2014, qui se déroulaient dans huit grandes régions, les prochaines européennes auront pour cadre une circonscription nationale unique. Un changement acté par l’Assemblée nationale en février, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, qui mise sur cette nouvelle configuration pour lutter contre l’abstention et repolitiser nationalement le débat.

Sauf que son propre mouvement ne sait toujours pas qui sera la personnalité en mesure de porter le discours pro-européen du chef de l’Etat et de tenir la dragée haute aux autres figures de l’opposition. Alors que le parti présidentiel lance officiellement sa campagne, samedi 7 avril, ses dirigeants ne cachent pas leur embarras, en évoquant un « choix compliqué ».
Macron tranchera
Un temps, le nom de Daniel Cohn-Bendit a circulé mais l’ex-député européen a indiqué au Monde, en février, « ne pas être candidat ». Lui aussi pressenti, Alain Juppé a finalement exclu cette possibilité. Le sujet fait débat au sein de LRM, où certains plaident pour une personnalité de la société civile, afin d’incarner le « renouvellement des visages ». D’autres évoquent la nécessité de choisir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ A un an de l’échéance, toutes les formations, du PS à La France insoumise, s’interrogent sur la tête de liste et les possibles alliances.
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Européennes : au grand bazar des gauches

A un an de l’échéance, toutes les formations, du PS à La France insoumise, s’interrogent sur la tête de liste et les possibles alliances.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 09h16
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 09h24
    |

            Abel Mestre et 
                                Astrid de Villaines








                        



                                


                            

C’est l’un des seuls points communs des formations de gauche : toutes sont à la recherche de la bonne formule et de la bonne tête de liste pour les élections européennes de mai 2019. A un an des échéances, la division règne et fait craindre un éparpillement des voix. Tour d’horizon.

Le Parti socialiste dans l’embarras 
Le seul nom qui émerge pour prendre la tête de liste du Parti socialiste (PS) est celui de Pierre Moscovici. « Si je dois faire quelque chose, je le ferai à l’automne 2018. Je ne précipiterai rien », confie le commissaire européen, s’inscrivant pleinement dans le calendrier d’Olivier Faure, qui annoncera son choix courant septembre. Mais le scénario est redouté par l’aile gauche du PS : « On ne peut pas avoir comme tête de liste un représentant de la Commission Juncker », estime l’eurodéputé Emmanuel Maurel, qui va prochainement lancer un club pour « rassembler la gauche ». « Moscovici, ce serait rédhibitoire », abonde la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann. Mais le PS a du mal à trouver une autre tête d’affiche. Christiane Taubira a été sollicitée, mais elle a décliné. Najat Vallaud-Belkacem, souvent citée, balaie l’éventualité : « Je suis heureuse là où je suis. Ça n’est pas en six mois qu’on se construit l’expérience et les réalisations auxquelles j’aspire », confie au Monde celle qui a rejoint le groupe Ipsos.
La France insoumise en solitaire 
Sûre d’elle et volontiers dominatrice, La France insoumise (LFI) devrait partir seule aux élections européennes. En tout cas, pas avec des partenaires français (des initiatives communes avec les Espagnols de Podemos sont en revanche prévues). Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon reste sur sa stratégie de défense d’un « plan A » – « sortie concertée des traités européens » et « négociation d’autres règles » – et d’un « plan B » – « sortie des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Virginie Calmels, Guillaume Larrivé et Luc Ferry devront mener ce travail de réflexion.
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Laurent Wauquiez fait plancher LR sur son projet

Virginie Calmels, Guillaume Larrivé et Luc Ferry devront mener ce travail de réflexion.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 09h08
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

C’est l’heure du bilan d’étape pour le parti Les Républicains (LR). « Sans être crédibles, pour l’heure, nous sommes audibles », souligne un de ses dirigeants. Cruel en apparence, le constat se veut en réalité encourageant : avec Laurent Wauquiez à la tête de LR, la formation de droite existe dans le débat public. Mais c’est souvent au prix de polémiques et de débats enflammés. Objet de critiques à la suite de propositions contre le terrorisme jugées peu crédibles par une partie de son camp, M. Wauquiez a décidé d’abattre certaines cartes pour montrer qu’il ambitionne de bâtir un vrai parti de gouvernement.

Le président de LR a ainsi confirmé au Figaro, jeudi 5 avril, qu’il a confié à sa vice-présidente, Virginie Calmels, et au député de l’Yonne Guillaume Larrivé le soin de mener la réflexion sur le projet du parti. « Ce sont les idées qui se trouvent au cœur de la reconstruction, c’est par ça que nous redeviendrons audibles », assure Mme Calmels au Monde. « Nous devons combiner la logique de l’opposition et la force de proposition », abonde M. Larrivé, pour qui « il faut assumer le débat d’idées, les contradictions le cas échéant ». Ce duo, qui échange depuis plusieurs mois, doit se retrouver en théorie tous les lundis pour un comité de pilotage.
Attelage complémentaire
Il sera appuyé dans son travail par le philosophe et ancien ministre de l’éducation nationale Luc Ferry, que M. Wauquiez consulte régulièrement. Une juppéiste, un sarkozyste ; une femme issue du monde de l’entreprise, libérale revendiquée, et un conseiller d’Etat, spécialiste des questions de sécurité : l’attelage se veut complémentaire. Il révèle que Laurent Wauquiez, qui s’affiche régulièrement en homme avançant sabre au clair, peut aussi jouer des équilibres internes à son parti. « Laurent travaille au rassemblement par l’aspect programmatique. Il fait attention à ce qu’il y ait des espaces d’expression »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le parti présidentiel lance une opération nationale de porte-à-porte, samedi, sur le modèle de celle réalisée avant la présidentielle de 2017.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/04/2018
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Macron et ses troupes « en marche pour l’Europe »

Le parti présidentiel lance une opération nationale de porte-à-porte, samedi, sur le modèle de celle réalisée avant la présidentielle de 2017.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 07h17
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


Cap sur les élections européennes. La République en marche (LRM) démarre sa campagne pour le scrutin de mai 2019, samedi 7 avril, en lançant une « Grande marche pour l’Europe » dans toute la France. Initialement prévue le 24 mars, cette opération de porte-à-porte avait été décalé en raison de l’attaque terroriste survenue, la veille, dans l’Aude.
Durant cinq semaines, le mouvement macroniste entend frapper à plus de 100 000 portes afin de recueillir les attentes des citoyens sur l’Europe. Questionnaire en main, les militants LRM poseront des questions simples et ouvertes, telles que : « Si je vous dis “Europe”, ça vous fait penser à quoi ? » ou « Selon vous, qu’est-ce qui ne marche pas en Europe ? »
Cette méthode de démocratie participative vise à nourrir le logiciel du parti présidentiel, sur le modèle de la consultation engagée à sa naissance, en avril 2016, pour mener Emmanuel Macron au pouvoir. « Cela servira à alimenter notre projet pour une refondation du projet européen », explique au Monde le délégué général de LRM, Christophe Castaner.
Pour l’occasion, la Macronie sort la grosse artillerie : une dizaine de ministres et près de deux cents parlementaires seront mobilisés, samedi, dans toute la France. Chef d’orchestre de la campagne, M. Castaner multiplie les initiatives. Après avoir réuni, le 19 mars, un comité de campagne – qui rassemble le bureau exécutif et les ministres membres de LRM –, il a tenu un meeting à Paris, deux jours plus tard, en compagnie de la ministre des affaires européennes, Nathalie Loiseau, et de l’ex-député européen Daniel Cohn-Bendit. Samedi, il sera à Tours pour lancer officiellement cette « Grande marche ».
Un contexte de montée des populismes
L’occasion de sensibiliser, dès à présent, les électeurs à ce scrutin. Alors que les autres formations n’ont pas encore démarré leur campagne, le mouvement macroniste veut prendre la main pour tenter d’imposer au cœur du débat le discours pro-européen sur lequel Emmanuel Macron a été élu à la présidentielle. Avec l’objectif de réhabiliter ce thème aux yeux des électeurs.
« Il faut récréer du lien entre les Français et l’Europe, car la dernière fois qu’on les a interrogés sur ce thème, c’était en 2005 avec le référendum », souligne le député LRM de la 4e circonscription des Français établis à l’étranger (Benelux), Pieyre-Alexandre Anglade.
Un défi ardu dans un contexte de repli nationaliste et de montée des populismes sur tout le Vieux Continent, symbolisés par le Brexit ou par les résultats des élections en Allemagne et en Italie récemment. Un phénomène auquel n’échappe pas la France, où une grande part de l’opinion se montre critique vis-à-vis de l’Union européenne (UE).
Après la victoire du Front national (FN) aux élections européennes de 2014 (avec près de 25 % des suffrages), les candidats défendant une ligne eurocritique – parmi lesquels Marine Le Pen (FN), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) ou Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI) – ont réuni près de 50 % des suffrages au premier tour de la présidentielle de 2017 en multipliant les attaques contre l’UE.
Le président joue gros
La persistance d’un euroscepticisme dans l’opinion et l’éventualité d’une forte abstention – traditionnellement élevée aux européennes, en France (56 % en 2014, plus de 59 % en 2009) – rendent compliqués les espoirs de conquête de M. Macron et de ses troupes.
« La tâche est ambitieuse car il y a un contexte de défiance organisé par la classe politique depuis de nombreuses années afin de masquer ses propres insuffisances, analyse M. Castaner. Face à ceux qui mettent en cause Bruxelles de manière permanente, il est d’autant plus nécessaire de répéter que nous avons besoin de l’Europe. » « Le défi n’est pas simple », admet-il.
Or, le président français joue gros lors du scrutin de 2019 : après plusieurs revers à des législatives partielles, ce sera son premier vrai test électoral sur la scène nationale. Et, de surcroît, sur une thématique qui lui est chère. « C’est une élection extrêmement importante pour LRM, car Emmanuel Macron a eu le courage de mettre le thème de l’Europe au cœur de sa campagne présidentielle, et ce sujet fait partie de l’ADN du mouvement », observe M. Anglade.
La suite du quinquennat et la capacité de la France à faire bouger les lignes à l’échelle du continent dépendent, aussi, du résultat de LRM à ces élections. « Si on veut impulser une dynamique [au sein de l’UE], il faut être en tête en France lors du scrutin », estime le député (LRM) de Paris, Pierre Person.
Nouer des alliances
M. Macron va lui-même s’engager fortement. Après avoir prononcé deux discours sur l’Europe en septembre 2017 (à Athènes et à la Sorbonne), le chef de l’Etat en tiendra un nouveau, le 17 avril, au Parlement européen de Strasbourg. Le même jour, il lancera les « consultations citoyennes » qui doivent être menées en France et partout en Europe, jusqu’en décembre, pour préparer la campagne des européennes.
A ce jour, c’est une des seules idées de M. Macron à avoir rencontré un écho franchement favorable à Bruxelles : seule la Hongrie de Viktor Orban a refusé de lancer ces consultations.
En parallèle, le mouvement macroniste cherche à nouer des alliances avec d’autres formations européennes, comme Ciudadanos, en Espagne, pour trouver un point de chute au Parlement européen. Si l’idée de s’intégrer à un groupe existant n’est pas exclue, la création d’un nouveau reste l’option privilégiée. Avec l’objectif de faire émerger une force centrale pro-européenne qui bousculerait la domination des deux grands groupes traditionnels – socialistes et Parti populaire européen – sur le modèle de la recomposition ayant eu lieu sur la scène politique française.
« Renverser la table en Europe »
« Notre capacité à nouer des alliances avec d’autres forces progressistes est un gros enjeu, souligne Gabriel Attal, porte-parole du mouvement. Il en va de notre crédibilité. Nous allons montrer que nous sommes en capacité de renverser la table en Europe et pas seulement un parti dans un pays. »
Sur le fond, le discours commence à se roder pour la campagne. Présentés par l’opposition comme les partisans d’une Europe ultrafédéraliste, les dirigeants de LRM veillent à déminer la caricature de parti « eurobéat ». Ils assument donc un discours pro-européen, tout en se montrant critiques sur la manière dont l’UE fonctionne.
« Nous voulons défendre le projet européen – en expliquant que l’UE est le cadre nécessaire pour apporter des réponses sur les grands enjeux comme la crise des migrants, la lutte contre le changement climatique ou la gouvernance économique –, tout en insistant sur la nécessité de le refonder », explique M. Anglade.
Le slogan est déjà trouvé : « Bâtir une Europe qui protège », comme l’a annoncé M. Castaner. Un objectif aussi ambitieux que compliqué dans sa réalisation concrète.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Mouvements sociaux, Lula, scandale dans l’athlétisme : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h43
    |

            Mathilde Damgé








                        


Mouvements sociaux : SNCF, Air France, universités…
Sur les rails, dans les airs, la collecte des déchets ou l’énergie, la journée du mardi 3 avril a sonné le coup d’envoi d’un mouvement social qui touche plusieurs secteurs en France. La contestation s’est étendue également aux universités où certains étudiants protestent contre la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur.
Air France prévoit d’assurer « 70 % » de ses vols samedi, selon un communiqué transmis vendredi par la direction de la compagnie. Celle-ci enregistre le taux d’annulation le plus élevé depuis le début du conflit salarial en février. Après celle de samedi, six autres journées de grève sont d’ores et déjà programmées (mardi 10, mercredi 11, mardi 17 et mercredi 18, lundi 23 et mardi 24 avril).
Côté SNCF, la grève « intermittente » (deux jours sur cinq) devrait se poursuivre la semaine prochaine. A l’issue d’une réunion de concertation avec le gouvernement, jeudi, les représentants de la CGT-Cheminots, de l’UNSA, de SUD-Rail, de la CFDT ont dénoncé la méthode de l’exécutif et ils ont promis de nouveau une grève longue.
De son côté, le premier ministre, Edouard Philippe, s’est dit « ouvert » à une reprise d’une partie de la dette de la SNCF, mais avec comme préalable des « contreparties » qui soient « extrêmement claires, et qui transforment le fonctionnement opérationnel de l’entreprise ». Une proposition que la CGT a qualifié de « chantage ».
Brésil : mandat de dépôt contre Lula
Un mandat de dépôt a été émis contre l’ancien président brésilien Luis Inacio « Lula » da Silva, condamné à douze ans de prison pour corruption, ce qui devrait enterrer ses derniers espoirs de revenir au pouvoir. Selon la loi électorale brésilienne, il est interdit à un candidat de se présenter aux élections pendant huit ans après avoir été reconnu coupable d’une infraction pénale.
Lula, président pendant deux mandats de 2003 à janvier 2011, reste l’homme politique le plus populaire du Brésil malgré sa condamnation et six autres procès pour corruption intentés contre lui. Les sondages donnaient l’ex-ouvrier devenu syndicaliste largement en tête du premier tour de la présidentielle programmée en octobre s’il avait pu être candidat.
Selon une source proche de son parti, le PT (Parti des travailleurs), Lula a passé la nuit au siège du syndicat des métallurgistes de Sao Paulo et ne compte pas se rendre à la police.
Agressions sexuelles dans l’athlétisme
L’athlétisme français a été ébranlé par des accusations de violences sexuelles sans précédent : la justice enquête sur l’entraîneur phare de l’US Créteil, Giscard Samba, et sur l’entraîneur national responsable des jeunes pour le demi-fond, Pascal Machat. Le parquet de Créteil a ouvert une enquête pour « viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel » à l’encontre de M. Samba qui est accusé de viol par une de ses anciennes sprinteuses.
M. Machat est lui visé par une enquête pour agression sexuelle, ouverte début mars après une plainte de la sportive Emma Oudiou, selon le parquet de Fontainebleau. Spécialiste du demi-fond, plusieurs fois sélectionnée en équipe de France, la jeune femme dénonce des faits survenus en 2013 et 2014 à l’étranger. Des accusations contestées par l’intéressé, selon son avocat Hubert Delarue.

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Mais aussi
Syrie. La Ghouta orientale est sur le point de tomber : le régime syrien a repris le contrôle de la dernière poche rebelle près de Damas après plus d’un mois de bombardements meurtriers.Israel. Des affrontements ont éclaté vendredi entre manifestants palestiniens et soldats israéliens près de la barrière séparant la bande de Gaza et Israël, où dix-neuf Palestiniens avaient été tués par l’armée il y a une semaine.Chine. La Chine a répliqué aux Etats-Unis en imposant des taxes sur 128 produits américains, après l’annonce de taxes américaines sur 60 milliards de dollars d’importations venues de Pékin.Egypte. Le président Sissi, ancien chef de l’armée qui avait destitué le président islamiste Morsi, a été réélu avec 97 % des voix.YouTube. Une jeune femme a blessé trois personnes dans une attaque armée au siège de l’entreprise américaine, mardi, en Californie.Saint-Cyr. La ministre des armées a annoncé mercredi des sanctions contre les auteurs de harcèlement moral : des élèves du lycée militaire ont été exclus et des cadres seront remplacés dans les jours à venir.Corée du Sud. L’ex-présidente sud-coréenne Park a été condamnée à vingt-quatre ans de prison pour corruption dans l’affaire dite « Choi-gate ».Réforme constitutionnelle. Le gouvernement a présenté les arbitrages après des semaines de tractations entre majorité et opposition : baisse de 30 % du nombre de parlementaires, 15 % de proportionnelle aux législatives et interdiction de faire plus de trois mandats identiques consécutifs.Politique. L’écologiste et ancienne ministre du logement Cécile Duflot, a annoncé qu’elle va prendre la tête d’Oxfam France, le 15 juin.Internet. En France, plus de 210 000 personnes ont pu être affectées par le siphonnage de données de Facebook par l’entreprise Cambridge Analytica, qui a participé à la campagne présidentielle de Donald Trump.Bio. Le gouvernement promet 1,1 milliard d’euros sur cinq ans pour l’agriculture biologique afin d’atteindre, d’ici à 2022, 15 % de surface agricole utile cultivée en bio et 20 % de produits labellisés bio en restauration collective publique.Société. L’ancien secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé a été mis en garde à vue mercredi après avoir importuné une jeune femme dans un bar et insulté un agent de police.Cannabis. Le gouvernement souhaite mettre en place une amende de 300 euros pour les usagers, selon les premiers détails d’un projet de loi dévoilés cette semaine.Astronomie. Surnommée Icare, l’étoile la plus lointaine jamais découverte, a été observée : elle est jusqu’à un million de fois plus lumineuse et environ deux fois plus chaude que notre soleil.
Disparitions
Jacques Higelin. Le poète du rock, auteur de Champagne pour tout le monde et de Tombé du ciel, est mort vendredi à Paris, à l’âge de 77 ans.Isao Takahata. Cinéaste engagé, le réalisateur japonais avait créé en 1985 le studio d’animation Ghibli avec Hayao Miyazaki. Il était âgé de 82 ans.Winnie Mandela. L’ex-épouse de Nelson Mandela est morte lundi. Elle fut une égérie populaire mais controversée de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud.Emmanuel Cauchy. Le guide de haute montagne, spécialiste de renommée internationale des pathologies du grand froid, a été emporté, lundi, par une avalanche à Chamonix.Michel Sénéchal. Le chanteur français, qui s’est éteint à 91 ans, aura campé tous les types de personnages, émouvants comme ridicules.Julien Janaudy. Le talonneur (Rugby) de Nevers est mort à l’âge de 29 ans dimanche 1er avril, dans un accident de la route.Philippe Boucher. Ancien éditorialiste au Monde et ex-conseiller d’Etat, Philippe Boucher s’est éteint à son domicile parisien le 31 mars. Il avait 76 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La formation politique qui a remporté les législatives italiennes et le mouvement d’Emmanuel Macron ont un positionnement proche, explique Jérémy Dousson, auteur d’un livre sur le sujet.
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Le Mouvement 5 étoiles italien est-il et de gauche et de droite?

La formation politique qui a remporté les législatives italiennes et le mouvement d’Emmanuel Macron ont un positionnement proche, explique Jérémy Dousson, auteur d’un livre sur le sujet.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h30
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Jérémy Dousson est directeur général adjoint de la coopérative Alternatives économiques. Il est l’auteur d’Un populisme à l’italienne ? Comprendre le mouvement 5 Etoiles (Les Petits Matins, 208 p., 15 €).
Le Mouvement 5 étoiles (M5S), gagnant des élections législatives italiennes, le 4 mars, a été fondé en 2009 par le comique Beppe Grillo, aujourd’hui retiré de la politique. Il s’est constitué sur l’idée de faire de la politique autrement, en misant sur la démocratie directe, mais il est aussi porteur d’une forme d’hétérodoxie économique et d’écologie radicale. Où a-t-il puisé ce mélange ?
Beppe Grillo a très tôt sensibilisé son public à la question des énergies renouvelables et au problème de l’obsolescence programmée. Dès la fin des années 1990, il appuyait certains de ses spectacles sur des ouvrages de Jeremy Rifkin, avec des thèmes empruntés à des livres comme La Fin du travail ­ [La Découverte, 1997] ou L’Economie hydrogène [La Découverte, 2002]. A l’époque, l’essayiste et prospectiviste américain n’avait pourtant pas pignon sur rue.
Beppe Grillo a mené des entretiens avec lui et les publiait sur son blog – qui était, en 2008, l’un des dix sites les plus visités du monde. Il y critiquait la classe politique (la « caste »), les journalistes, le système économique tel qu’il fonctionnait, mais il y proposait aussi des alternatives : la démocratie directe et la « 3e révolution industrielle » en faisaient partie. ­Rifkin explique que les révolutions industrielles adviennent quand deux choses se cristallisent : une révolution de la communication et une révolution dans la production de l’énergie. Pour lui, Internet et les énergies renouvelables (le solaire, l’éolien), mis bout à bout, vont créer cette nouvelle révolution industrielle. Dans le nouveau programme du M5S, cela se traduit par la volonté d’aller vers une économie « 100 % green » à l’horizon 2050. Une des phrases marquantes...




                        

                        


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Après 28 heures de débats et l’étude de 850 amendements, le projet de loi « asile et immigration » adopté en commission

Le projet de loi, très controversé, sera maintenant débattu en séance à l’Assemblée nationale à partir du 16 avril.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 22h56
   





                        


Les députés ont achevé vendredi 6 avril au soir l’examen en commission du projet de loi « asile et immigration » après plus de vingt-huit heures de débats et l’étude de 850 amendements depuis mardi soir.
Le texte sera maintenant débattu en séance à partir du 16 avril.
Un projet de loi controversé, même au sein de la majorité
« Sur un texte difficile qui met en jeu un certain nombre de valeurs, nous avons travaillé ensemble pour converger et satisfaire à la fois l’exigence d’efficacité et la volonté d’humanité », a conclu le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, présent quasi tout au long des débats qui furent parfois un peu tendus au sein de la majorité.
Dans un communiqué, deux des députés critiques de la majorité sur ce texte, Matthieu Orphelin et Stella Dupont (LRM) ont reconnu « des avancées » en commission mais « insuffisantes à ce stade » :
« Nous porterons donc [dans l’hémicycle], avec le groupe LRM ou en nos noms, des amendements indispensables pour que soit votée une loi équilibrée. »

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                Asile-immigration : une petite partie des députés LRM se désolidarise du texte de Collomb



Après avoir débattu les précédents jours de l’accélération du traitement des demandes d’asile et de l’efficacité des reconduites à la frontière, les députés se sont surtout penchés sur le volet intégration du texte.
Faciliter l’accès au marché du travail aux demandeurs d’asile
Les divers amendements prévoyant d’ouvrir le marché du travail aux demandeurs d’asile, dans le sillage du rapport d’Aurélien Taché (LRM) préconisant un délai de six mois après le dépôt de la demande (contre neuf actuellement), ont été renvoyés en séance, le temps de retravailler des mesures qui font débat.
« Nous sommes favorables à ce que l’on puisse, après six mois accéder, au travail, à cette réserve près qu’il ne faut pas que le demandeur d’asile puisse bénéficier d’une procédure plus facile que les personnes qui viennent légalement en France pour travailler », a nuancé Gérard Collomb.
Cette ouverture précoce du marché du travail, à l’instar de ce que fait l’Allemagne est vigoureusement dénoncée à droite. Cela « conduira nécessairement à accélérer le nombre de régularisation des déboutés du droit d’asile », a assuré Guillaume Larrivé (LR), pour qui il s’agit là d’une « fausse bonne idée ».
Apparenté LRM, Manuel Valls s’est aussi dit « très interrogatif » sur cette mesure, en « contradiction » avec le raccourcissement des délais que vise par ailleurs le projet de loi, et « qui risque de mettre les entreprises dans une certaine difficulté » si un employé est débouté.
« Il y a bien d’autres freins » qui empêchent l’emploi des demandeurs d’asile, a assuré Aurélien Taché, pour qui « on n’aura pas d’appel d’air avec des mesures de ce type ».
Réécriture du « délit de solidarité »
Autre point sensible renvoyé en séance, la réécriture de ce qu’on appelle « le délit de solidarité », qui a conduit certaines personnes venant en aide aux migrants devant la justice.
La vice-présidente de la commission des lois Naïma Moutchou (LRM) a ainsi défendu un amendement visant « à mettre fin aux poursuites fondées sur l’aide, sans but lucratif et sans contrepartie matérielle directe ou indirecte, à la circulation et au séjour irréguliers des étrangers en France ».
Mais elle a accepté de le retravailler pour la séance. M. Collomb a fait une distinction entre ceux qui aident « occasionnellement » les migrants et une « catégorie extrêmement dangereuse de personnes totalement irresponsables (…) qui appellent à la suppression des frontières ».
« On a incité des migrants à franchir un certain nombre de cols [dans les Alpes] pour venir en France : s’il n’y avait pas eu la gendarmerie de haute montagne, on aurait eu des morts », a-t-il dit.



                            


                        

                        

