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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Sébastien Loeb sorti dès vendredi, son successeur et quintuple champion du monde en titre remporte la quatrième étape du championnat du monde.
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Rallye : Sébastien Ogier maîtrise le Tour de Corse

Sébastien Loeb sorti dès vendredi, son successeur et quintuple champion du monde en titre remporte la quatrième étape du championnat du monde.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 17h38
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Trois victoires en quatre rallyes. Après le Monte-Carlo et le Mexique, le quintuple champion du monde français Sébastien Ogier et son copilote Julien Ingrassia remportent, dimanche 8 avril, le Tour de Corse.
Difficile de rêver plus belle entrée en matière dans ce championnat du monde (WRC) qui compte 13 étapes. « C’est prometteur pour la suite », confirme Sébastien Ogier après l’arrivée de la dernière spéciale, et « c’est un beau symbole de gagner dix ans après avoir fêté ici mon titre junior ».
Signe de sa domination, c’est la première fois depuis octobre 2016 que le Français gagne deux rallyes coup sur coup. Il pilotait alors une Volkswagen Polo-R unanimement considérée comme la meilleure du plateau, ce qui n’est pas le cas de sa Ford Fiesta RS actuelle. Son équipier, le Britannique Elfyn Evans, a d’ailleurs terminé à plus de deux minutes.

🇫🇷 Deux Français au sommet au @CorsicaLinea - #TourdeCorse : @SebOgier en @OfficialWRC & @JybeFranceschi en… https://t.co/bPEGrwZUKT— TourdeCorseWRC (@Tour de Corse)


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Le duo Ogier-Ingrassia a écrasé la concurrence dès vendredi dans les trois premières spéciales avant de contrôler samedi. Dimanche matin, Sébastien Ogier a encore géré dans la 11e spéciale longue de 55 km reliant Vero à Sarrola-Carcopino (ES11) – une étape qui a nécessité l’écriture de 87 pages de notes par Julien Ingrassia.
Il a laissé la Toyota de l’Estonien Ott Tänak revenir à 31 secondes avant la Power Stage, cette courte spéciale créée pour ses qualités télégéniques en clôture de rallye, qu’il a terminée en 3e position.

   


Seul Sébastien Loeb paraissait en mesure de suivre le rythme du tenant du titre lors de la première spéciale vendredi matin, avant une sortie de route dès l’ES2, qui l’a contraint à courir en Rallye 2, c’est-à-dire pour le spectacle, mais sans aucune chance de l’emporter.
Le duo Sébastien Loeb-Daniel Elena, très populaire, était néanmoins très applaudi, en témoigne son passage attendu par des centaines de photographes sur la route de liaison, dimanche matin, entre le Talcini et le Celavo.

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« Je vise la victoire à chaque rallye »
« J’ai beaucoup de respect pour Loeb qui s’est encore montré très rapide ce week-end malgré sa sortie », a déclaré Sébastien Ogier. « Il serait encore aux avant-postes s’il avait la motivation pour revenir à temps plein » en championnat du monde des rallyes (WRC).
Prochaine étape pour Ogier-Ingrassia, dans trois semaines, où le pilote de 34 ans devra ouvrir la route en Argentine, dans un rallye qu’il n’a encore jamais remporté. Un handicap ? « Le refrain du balayage, on commence à le connaître, répond le leader à l’AFP. Ce sera difficile, mais on garde l’espoir d’y être performants. Il ne faut jamais partir perdant, je vise la victoire à chaque rallye. (…) Si je ne m’y suis jamais imposé, j’y ai tout de même été souvent performant. »
Quant à l’Alsacien, après une 5e place au Mexique et son abandon en Corse, sa troisième et ultime pige est prévue en octobre pour le Rallye de Catalogne.

🇫🇷 Deux Français au sommet au @CorsicaLinea - #TourdeCorse : @SebOgier en @OfficialWRC & @JybeFranceschi en… https://t.co/bPEGrwZUKT— TourdeCorseWRC (@Tour de Corse)


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Classement des pilotes 1. Sébastien Ogier (FRA/Ford Fiesta) 84 points  2. Thierry Neuville (BEL/Hyundai i20) 67 3. Ott Tänak (EST/Toyota Yaris) 45 4. Andreas Mikkelsen (NOR/Hyundai i20) 41 5. Kris Meeke (GBR/Citroën C3) 36 (…) 11. Sébastien Loeb (FRA/Citroën C3) 15 … Classement des constructeurs 1. Hyundai Motorsport 111 points  2. M-Sport Ford 107 3. Toyota Gazoo Racing 93 4. Citroën Racing 81



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le cycliste de l’équipe Vérandas Willems-Crélan a chuté dans le secteur de Briaste, dans une descente où les pavés étaient boueux.
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Paris-Roubaix : le Belge Michael Goolaerts victime d’un arrêt cardiaque

Le cycliste de l’équipe Vérandas Willems-Crélan a chuté dans le secteur de Briaste, dans une descente où les pavés étaient boueux.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 16h47
   





                        



   


Le coureur belge Michael Goolaerts, âgé de 23 ans, a été héliporté dimanche 8 avril au centre hospitalier de Lille (Nord), après avoir lourdement chuté sur un secteur pavé de la légendaire course Paris-Roubaix. Le jeune cycliste est dans un état grave, a-t-on appris auprès des secours.
Peu avant 14 heures, le cycliste de l’équipe Vérandas Willems-Crélan a chuté dans le secteur numéro 28 entre Viesly et Briaste, dans une descente où les pavés étaient boueux. Le jeune homme a été retrouvé inconscient et en arrêt cardio-respiratoire, selon les sapeurs-pompiers. Il a été pris en charge et réanimé par l’équipe médicale de la course, puis les sapeurs-pompiers et le SMUR avant d’être héliporté à l’hôpital de Lille.

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Les 175 coureurs engagés sur la 116e édition de la « reine des classiques » ont 257 kilomètres à parcourir depuis Compiègne pour rejoindre le vélodrome de Roubaix, dont 54,5 kilomètres de pavés répartis en 29 secteurs.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Après la qualification de son équipe pour la demi-finale, le capitaine de l’équipe de France a formulé dimanche, dans un long plaidoyer, une violente critique envers le projet de réforme de la compétition par équipes.
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Réforme de la Coupe Davis : « On peut parler d’autre chose que de dollars ? », s’insurge Noah

Après la qualification de son équipe pour la demi-finale, le capitaine de l’équipe de France a formulé dimanche, dans un long plaidoyer, une violente critique envers le projet de réforme de la compétition par équipes.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 17h55
    |

            Elisabeth Pineau (Gênes, envoyée spéciale)








                        



   


Yannick Noah affichait naturellement une grande satisfaction après la victoire dimanche de Lucas Pouille contre Fabio Fognini, synonyme de qualification de son équipe pour la demi-finale de la Coupe Davis, que la France doit accueillir mi-septembre.
Peu après la fin des matchs au Valletta Cambiaso de Gênes, le capitaine de l’équipe de France s’en est pris à ceux qui défendent le projet de réforme de la vénérable compétition par équipes, qui prévoit notamment la fin des rencontres à domicile et à l’extérieur et une compétition ramassée sur une semaine en terrain neutre.

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Est-ce qu’un week-end comme celui-là, avec des matchs passionnés entre la France et l’Italie ou l’Espagne et l’Allemagne, peut faire pencher la balance ?
Je l’espère. Nous, on est des passionnés de Coupe Davis, avec laquelle on a grandi. Certains dirigeants ne sont là que depuis peu et ne connaissent pas leur histoire. Certains joueurs ont la mémoire courte ou des motivations qui ne protègent pas le jeu. Y’a qu’en Coupe Davis qu’on peut vivre ça. Si demain leur décision scandaleuse passe, y’aura plus tout ça, ce sera la fin de la Coupe Davis.
J’essaie de peser du peu que je peux. Il semble que la plupart des capitaines qui jouaient ce week-end sont de mon avis, ça s’appelle la tradition. Aujourd’hui c’est la Coupe Davis qui est menacée, après ce sera les tournois du Grand Chelem et puis, après, on va aller faire tous les tournois en Asie ? Je suis encore dans le match, c’est pas fini, j’essaierai de peser pour essayer de sauver ce qui pour moi devrait être intouchable.
Justement, de quelle manière entendez-vous peser concrètement ?
Je vais essayer de solliciter les autres capitaines, d’envoyer des textos à des personnes que je connais encore dans le jeu. J’ai jamais pensé qu’on se retrouverait dans une telle situation, mais là je pense que c’est injuste.
Imaginez un joueur de Manchester United qui gagne 500 000 euros par semaine et qui décide de ne pas jouer la Coupe du monde. Alors la FIFA va dire : « bon, eh bien maintenant on va changer la formule ? » C’est exactement la même situation. On parle de sept ou huit joueurs, qui ont donné beaucoup au tennis, avec tout le respect que j’ai pour eux. Mais je pense aussi que le tennis leur a aussi beaucoup donné. Je crois que c’est à leur tour de donner quelque chose au tennis.
Alors oui, c’est difficile de critiquer Lionel Messi et Ronaldo [allusion aux Federer, Nadal et Djokovic qui plaident pour une réforme], c’est plus facile de critiquer des petits joueurs comme nous. Mais on est face à une situation qui est assez extraordinaire, je trouve : il y a des joueurs, de par leurs qualités de joueur, que je ne discute pas, qui ont quand même profité beaucoup du jeu et qui aujourd’hui décident qu’ils veulent encore plus. Moi je trouve que c’est trop.
Quid des fédérations qui perdent de l’argent avec cette compétition ?
Quand Nadal joue à Valence, le stade est plein [le numéro un mondial jouait ce week-end contre l’Allemagne à Valence]. Si Federer joue demain en Suisse dans un stade de 80 000 personnes, le stade va être plein. Il me semble qu’il y a de l’argent qui tombe pour la Fédération internationale. Or, l’idée d’une fédération c’est de partager ensuite, non ? Les fédérations qui ont perdu de l’argent ou qui en perdent, si c’est pour jouer ensuite une semaine où il y aura beaucoup de millions à gagner, cet argent sera partagé n’est-ce pas ?
Rien ne pourra payer l’autographe que Fognini a donné au petit garçon qui débute le tennis ici à Gênes. Combien ça coûte les moments que tu passes avec les ramasseurs de balles ? On peut parler d’autre chose que de dollars ?
Quand je gagne la Coupe Davis, la première chose que je fais, c’est d’appeler ma fédération et de demander combien j’ai gagné. Mais il y a aussi des choses qu’on peut faire sans que ce soit comptabilisé, non ? Surtout, quand il y a beaucoup d’argent. Je n’arrive pas à comprendre l’intérêt d’aller jouer une compétition sur une semaine à l’autre bout du monde, je ne comprends pas… car il y en a des tournois comme ça, il y en a plein, partout dans le monde. Mais la Coupe Davis, c’est autre chose. C’est le sport, y’a presque un aspect social.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Calme, déterminé et perfectible, Lucas Pouille bat le numéro 1 italien (2-6, 6-1, 7-6 [7/3], 6-3) et s’affirme comme un joueur au mental fort.
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Coupe Davis : Lucas Pouille envoie la France en demi-finale

Calme, déterminé et perfectible, Lucas Pouille bat le numéro 1 italien (2-6, 6-1, 7-6 [7/3], 6-3) et s’affirme comme un joueur au mental fort.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 15h45
   





                        



   


Et si Lucas Pouille avait la qualité qui manque depuis longtemps à un joueur français, à savoir un mental d’acier ? Serein, casquette rouge sur la tête, Lucas Pouille ne s’est pas laissé démonter par les excentricités de l’Italien Fabio Fognini, bandeau de pirate sur le front, premier joueur italien et 20e mondial.
Le joueur de l’équipe Noah l’a emporté (2-6, 6-1, 7-6 [7/3], 6-3) lors du troisième simple du quart de finale de la Coupe Davis, dimanche 8 avril à Gênes, ce qui permet à la France de gagner 3-1 face à l’Italie sur la terre battue de Valletta-Cambiaso. Elle recevra l’Espagne de Rafael Nadal ou l’Allemagne d’Alexander Zverev pour une place en finale, du 14 au 16 septembre.

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En l’absence de Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, Gaël Monfils et Gilles Simon, Lucas Pouille a saisi sa chance avec détermination et force, même si certaines erreurs restent à redresser, comme le nombre trop important de doubles fautes. Après sa victoire difficile en cinq sets contre Andreas Seppi vendredi 6 avril, il a su éviter une probable rencontre entre ce dernier et Jérémy Chardy.

   


Coups prodigieux, erreurs déconcertantes
Lucas Pouille l’emporte avec sang-froid et solidité. Il a su se concentrer dans les moments cruciaux, après un premier set gâché par de nombreuses fautes directes. Petit à petit, le Nordiste de 24 ans a pris le dessus sur l’imprévisible Fognini. Le Transalpin a raté le coche à la fin du troisième set, alors qu’il pouvait revenir à (5-4). Menant 3-0, il s’est procuré trois balles de set, toutes écartées par Pouille. Fabio Forgnini en a brisé sa raquette…
Lucas Pouille a enchaîné pour remporter le tie-break. Celui qui avait offert le point du Saladier d’argent en novembre 2017 n’a pas laissé passer l’occasion malgré les derniers assauts répétés de son adversaire. Il a pris le large (4-1), avant que Fognini ne serve pour revenir à 4 partout. Lucas Pouille a conclu d’un coup droit le long de ligne après 3 h 02 de jeu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Après 257 km de course entre Compiègne et Roubaix, le Slovaque gagne la Reine des Classiques aux 29 secteurs pavés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Lucas Pouille a battu Fabio Fognini 2-6, 6-1, 7-6 (7/3), 6-3, lors du troisième joué ce dimanche à Gênes.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’hippodrome de Longchamp va rouvrir ce dimanche après trois ans de fermeture pour travaux. Son architecte explique les principes qui ont guidé sa rénovation.
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Dominique Perrault, architecte de Paris-Longchamp : « le principe de l’hippodrome est plus subtil que celui d’un stade »

L’hippodrome de Longchamp va rouvrir ce dimanche après trois ans de fermeture pour travaux. Son architecte explique les principes qui ont guidé sa rénovation.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 11h08
   





                        



   


C’est le pari à 131 millions d’euros de France Galop pour attirer un nouveau public aux courses. Le théâtre du prix de l’Arc de Triomphe accueillera, après 3 ans de fermeture et de travaux, 34 réunions annuelles, dès le 8 avril, qui seront couplées à des offres événementielles variées destinées à attirer un public plus jeune, festif et « connecté ». Le projet, lancé en 2011, avait alors déchiré dirigeants et professionnels qui voyaient le moment mal choisi pour les finances de l’institution.

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Architecte du vélodrome et de la piscine olympique de Berlin, de l’Arena de Rouen, du Centre de tennis de Madrid, Dominique Perrault travaille aujourd’hui sur le projet du village olympique de Paris 2024. Il revient sur les motifs qui ont inspiré sa structure lumineuse et modulable, son inscription dans le paysage du Bois de Boulogne.
L’hippodrome est-il un stade comme un autre ?
Ce n’est pas un bâtiment comme peuvent l’être des arènes pour le basket ou le football, il s’agit de quelque chose d’hybride. Si la dimension sportive existe, il se passe mille choses ailleurs et autour de la tribune. Le public bouge : vous allez du rond de présentation à la piste, vous traversez la tribune. Les gens s’arrêtent en cours de route, discutent, jouent, prennent un verre ou se rassemblent dans les gradins ; l’idée est justement de faciliter ce mouvement et que, finalement, il n’y ait ni devant ni derrière. L’absence de murs a aussi permis que la tribune s’intègre au paysage. Le principe de départ était celui-ci : de grands plateaux ouverts à 360° sur Paris ou avec des vues en contre-plongée.
Quand on monte dans les tribunes, par exemple, il y a des endroits où on ne voit que le ciel. Ou bien, on est à l’étage supérieur, et l’on ne voit que la piste. On a un monochrome vert au sol, le gazon, et un monochrome bleu, le ciel, au plafond. C’est un travail minimaliste, presque d’abstraction. On n’a pas besoin de grandes explications architecturales, c’est assez immédiat, perceptible et spontané, comme le mouvement. On monte, on descend, on voit le ciel, on voit le sol, et on passe d’un côté à l’autre.
Vos réflexions initiales vous ont-elles porté vers le cheval ou vers cette « clairière » du Bois ? 
J’ai pensé aux deux dans le sens où la nouvelle tribune devait être plus basse, plus courte (220 contre 330 m) que la précédente. La clairière devenait de fait bien plus présente. Le Bois étant classé, l’enjeu a été de créer un dialogue avec Adolphe Alphand1, de sublimer son travail sur le paysage qui date du xixe siècle. Ce qui apparaît est un dessin géométrique, romantique certes, mais cela reste une géométrie. À partir de cela, nous avons fait une lecture contemporaine de cette période avec des éléments qui sont comme des échos, tel, par exemple, le passage des chevaux près des tribunes qui va vers la piste, visible depuis les terrasses. L’aménagement d’espaces comme la grande pelouse, qui peut accueillir des installations temporaires, va dans le même sens ; la promenade de planches2 qui y mène rappelle celles de Deauville, qui sont l’œuvre de l’architecte Charles Adda. Ce n’est pas innocent car il est aussi l’artisan de la tribune du pavillon3.
Ces échos sont liés à l’histoire, pour restituer une culture plutôt qu’un patrimoine. Le paysage et les tribunes sont liés au cheval, cet animal extrêmement puissant qui s’enroule sur lui-même quand il court. Cette idée de mouvement donne presque une cinétique au bâtiment lui-même. Les tribunes de stade, souvent, sont statiques. Le spectateur est dirigé vers le terrain. Le principe de l’hippodrome est plus subtil, on est en 3D, tout est ouvert, on peut regarder partout mais on va vers la piste parce que l’ensemble des plafonds, par leurs inclinaisons, fait converger naturellement notre regard vers elle. Cela me plaisait cette non-obligation à regarder l’événement et aussi, pour moi, d’inciter les gens à le regarder. Dans un hippodrome, il y a une façon d’en être ou de ne pas en être tout en y étant…
À l’arrivée, un jockey déséquilibre son cheval en le poussant vers l’avant pour qu’il avance plus vite ; votre tribune s’inspire de ce déséquilibre ?
C’est l’idée du cheval au galop. Le point de convergence est situé au niveau de l’arrivée, là où le déséquilibre doit s’opérer, parce que là, il faut y aller. Si je puis dire.
Les hippodromes des années 1960-70 étaient des lieux avec des barrières physiques et sociales. Avez-vous voulu gommer celles-ci ?
Le monde hippique évolue. Des gens divers se regroupent pour, par exemple, acheter, élever des chevaux. Les nouveaux propriétaires et le public aspirent à un espace moins sectorisé. Cette architecture participe de ce mouvement. Les séparations sont plus souples, on peut les régler comme un curseur. Ainsi, lors d’événements moins sélectifs, les suites peuvent être transformées en passage pour aller au grand salon en belvédère. Ça me plaît, parce que cela donne une responsabilité encore plus grande au gestionnaire de l’hippodrome. Il a un outil qu’il peut régler comme il l’entend, avec différents usages et fonctions. Nous verrons donc comment les publics seront accueillis dans une structure très poreuse et organisable afin que tout le monde puisse être ensemble au même moment, dans un même lieu à partager.
Quelle a été votre touche en ce qui concerne les lieux réservés aux chevaux ?
Le rond de présentation en est le cœur. Il fallait le déplacer pour qu’il soit en cohérence avec l’historique tribune du pavillon de 1921 qui attend d’être rénovée, et l’agrandir tout en conservant des arbres centenaires, dans la tradition française. On en a aussi planté d’autres, les arbres ayant un effet déstressant sur les chevaux. Pour compléter le dispositif, nous avons ajouté 50 boxes et un rond dans le paddock. Avec le totaliseur4, cela forme un ensemble patrimonial. Notre volonté a été de permettre le contact avec l’avant-course, sans barrière visuelle. Le rond est plus long, il y a plus de places en tribune. De l’autre côté, sur l’espace avec des guinguettes, on peut penser y installer un autre rond pour les ventes de yearlings, par exemple.
Est-ce que les courses de chevaux vous intéressent ?
Je ne suis pas un parieur. Ce qui me plaît, c’est la force et la puissance du cheval, mais aussi la dimension à la fois populaire et aristocratique des courses. Je réfléchis aussi en ce moment au Musée vivant du cheval de Chantilly qui doit être financé par la fondation de l’Aga Khan, c’est un beau projet.
Propos recueillis par Olivier Villepreux
1 Il a, entre autres, redessiné le Bois de Boulogne sous le Second Empire.
2 Elles sont ici en béton.
3 Et aussi de celle de Chantilly.
4 Le totaliseur est un bâtiment de la fin des années 1920 qui abritait les premières calculatrices nécessaires aux cotes attribuées à chaque cheval.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La course de 42,195 km se déroulait dimanche avec une innovation cette année : un départ décalé entre les dames et les messieurs.
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Marathon de Paris : Paul Lonyangata et Betsy Saina distingués, une double victoire kenyane

La course de 42,195 km se déroulait dimanche avec une innovation cette année : un départ décalé entre les dames et les messieurs.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 08h07
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 11h31
   





                        



   


Le Kényan Paul Lonyangata a conservé son titre en remportant dimanche le marathon de Paris en 2 heures, 6 minutes et 21 secondes, après avoir dépassé dans les derniers hectomètres sa compatriote Betsy Saina, lauréate en 2 heures, 22 minutes et 56 secondes de l’épreuve féminine.
Quelque 55 000 coureurs ont arpenté le capitale dimanche 8 avril pour la 42e édition du marathon dont le départ était donné au pied de l’arc de Triomphe. Le parcours de 42,195 km allait du sud-ouest au sud-est de la capitale, et retour, en visitant aussi les poumons verts que sont les bois de Vincennes et de Boulogne.
Cette année, le marathon de Paris innovait en proposant une course décalée entre les dames et les messieurs, afin qu’ils se mêlent à l’arrivée.
16 minutes et 26 secondes d’écart
Les dames « élite » partaient précisément 16 minutes et 26 secondes avant leurs homologues masculins. « C’est l’écart entre les meilleurs chronos messieurs et dames sur la base de l’année 2017, en l’occurrence celui réalisé à Paris par Lonyangata (2 h 06 min 10 sec) et celui de Chepnegitch (2 h 22 min 36 sec, à Istanbul) », explique René Auguin, agent d’athlètes et directeur du plateau.
A défaut de concurrencer Londres ou Berlin pour les dotations, et donc dans l’impossibilité d’attirer les tout meilleurs, Paris s’est construit la réputation de faire éclore les talents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Vainqueur par KO de Cyril Léonet samedi, le champion olympique des poids lourds est sous la menace d’une sanction de l’autorité française antidopage.
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Boxe : Yoka sans souci, sa conquête en sursis

Vainqueur par KO de Cyril Léonet samedi, le champion olympique des poids lourds est sous la menace d’une sanction de l’autorité française antidopage.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 07h41
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 13h25
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’est à se demander si Tony Yoka n’a pas regretté la fin prématurée de son duel face à « Aldo le Gitan ». Cinquième reprise au dôme du Palais des Sports, samedi 7 avril. Le Limougeaud tente de placer quelques enchaînements après un début de combat passé à frotter les cordes quand une droite le foudroie. Surpris par un coup dont la puissance a étonné les deux camps, le boxeur de 34 ans ne se relève pas.
L’arbitre peut égrener la dizaine de secondes fatales et le présentateur inviter l’assistance à rentrer prudemment à la maison. Tombé de rideau. En coulisses, Yoka n’a que quelques minutes pour souffler avant d’affronter une grappe de journalistes et avec eux le rappel d’un agenda bien moins prévisible que le valeureux Aldo.
Rencontré la veille de la rencontre, Cyril Léonet n’était pas dupe de son rôle de faire-valoir dans une conquête orchestrée par Canal+ pour emmener son rival jusqu’au titre mondial. A la sortie du ring, il confie son amertume de ne « pas avoir fait le boulot » :
« On est chez les poids lourds, 110 kilos, quand ça tombe… Il attendait que je vienne le chercher. On a joué au jeu du chat et de la souris, on s’est testé. Ça a tourné en sa faveur. Bravo pour lui. Ceux qui doutaient que c’était un champion, je peux vous assurer que ça en est un. »

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                « Aldo », le boxeur du camp d’en face



Menace d’une suspension ferme
À chacune de ses sorties, et celle-ci ne devrait pas déroger à la règle, Tony Yoka se voit reprocher le choix d’adversaires au profil de  « sparring », moqués sur les réseaux sociaux où ils sont vulgairement caricaturés en « videurs du bar du coin ». Détenteur de la ceinture française de la catégorie reine jusqu’en novembre 2017, Aldo était érigé en véritable test pour son cadet de neuf ans.
Mais malgré une fracture au pouce gauche, dont la rumeur s’était répandue jusqu’au camp d’en face, le protégé du coach américain Virgil Hunter a pris le dessus dès le premier round et fait montre d’application et de patience, jusqu’à l’implacable coup :
« Je m’attends même pas à ce qu’il tombe [sur le KO]. […] Il a pris pas mal de coups, il les a encaissés, souvent avec le sourire. On savait que c’était un boxeur besogneux, dur au mal. Il fallait pas que je me précipite, mais que j’essaie de poser ma boxe pour m’imposer de round en round. »

Victoire par K.O de @TonyYoka face à Cyril Léonet au round 5 ! 🏆

— LaBoxeAvecCanal (@La Boxe Avec Canal)


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Tenter de « poser [sa] boxe » ne fut qu’une préoccupation parmi la demi-douzaine ayant rythmé le mois de mars du pugiliste de 25 ans. Mise au jour d’une affaire d’extorsion sur fond de chantage à l’adultère, blessure à la main, entraîneur absent après un choc allergique et, surtout, l’annonce de sa suspension, en décembre, d’un an avec sursis pour avoir manqué trois contrôles antidopage : Tony Yoka n’avait visiblement pas prévu depuis sa « bulle » californienne l’écho de ses premiers écueils professionnels en France.
« Je ne savais pas à quel point un rien pouvait déclencher pas mal de choses, s’étonne le Parisien après sa victoire. Au final, ça me sert et ça m’a servi. Je me professionnalise de jour en jour. » S’il se targue d’être « resté focus sur le sport » et d’avoir « répondu sur le ring comme un champion », celui qui compte désormais quatre victoires chez les pros peut difficilement dessiner son programme des prochains mois.
« C’est pas la fin de ma carrière »
Le vainqueur des Jeux de Rio 2016 se sait sous la menace d’une suspension ferme (entre un et deux ans ferme), seule sanction prévue par les règlements en cas de « no-show ». L’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui s’est saisie de son cas le 19 février, doit recueillir ses explications. Tenant à « honorer » la convocation de l’autorité indépendante, le boxeur plaide la « négligence » et le relâchement au cours d’un lendemain d’olympiade « vraiment festif ».
Difficile d’envisager la suite à court terme de sa carrière, à peine débutée, avant la décision de l’AFLD : « Je ne vais pas me morfondre dans mon coin. Je ne peux rien y faire, je peux juste attendre et préparer au mieux. » Victorieux de ce qui pourrait donc être sa première et dernière sortie de l’année, Yoka s’est empressé de mettre au défi l’actuel champion de France des lourds, Raphaël Tronché, le… 23 juin. Un combat pour la ceinture tricolore avant une « très grosse surprise », non dévoilée mais déjà planifiée en 2018.
Insouciance ou tentative désespérée de faire fi d’une sanction dont il aurait déjà intégré l’inéluctabilité ? Car en même temps qu’il annonce ses rendez-vous avec ses futurs adversaires, le fer de lance de la boxe sauce Canal+ anticipe déjà les conséquences d’une suspension ferme. Sans conditionnel. « C’est pas la fin de ma carrière. J’ai dit que je me voyais boxer jusqu’à 35 ans. Klitschko a arrêté à 41 ans. J’ai encore au moins dix belles années devant moi. C’est un passage à vide qu’il faudra surmonter. »
« Pour l’instant c’est du sursis, tentait d’évacuer Jérôme Abiteboul, son promoteur, la veille du combat contre Aldo. On va être pragmatique. On verra ce que l’avenir nous réserve. » Sauf qu’espérer que la coqueluche des rings français n’écope pas d’une sanction ferme tient plus de l’utopie que du pragmatisme.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Contrairement à d’autres, « l’enfer du Nord », dont la 116e édition se déroule dimanche, a trouvé sa formule, qui conjugue spectacle et tradition.
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Cyclisme : Paris-Roubaix, un parcours gravé dans le pavé

Contrairement à d’autres, « l’enfer du Nord », dont la 116e édition se déroule dimanche, a trouvé sa formule, qui conjugue spectacle et tradition.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 11h35
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial sur les pavés de Paris-Roubaix )








                        



                                


                            

Quand il laisse derrière lui les trois majestueux chevalements de la fosse minière d’Arenberg, franchit le passage à niveau et se jette à 60 km/h dans la trouée du même nom, le coureur du Paris-Roubaix sait où il met les roues. La centaine de kilomètres menant au vélodrome est devenue immuable, ou presque, depuis des dizaines d’années. La classique du Nord en revient toujours à ses pavés disjoints et ses villages de brique dont les noms résonnent jusqu’en Australie : Arenberg, Mons-en-Pévèle, Templeuve ou le Carrefour de l’Arbre. Logique, à première vue : évacuer la fantaisie, ne serait-ce pas la fonction d’une classique ?
Pourtant, dans le club des cinq « monuments », ces classiques que l’histoire du cyclisme a élevées au-dessus des autres, Paris-Roubaix est la seule à s’asseoir sur des convictions de granit. Elle peut se le permettre : on s’y ennuie rarement et le décor plaît aux télévisions. « On part devant un palais [de Compiègne, depuis 1977] et on a la plus belle arrivée du monde [vélodrome de Roubaix, depuis 1943] : ce sont des choses qu’on a envie de préserver », résume Thierry Gouvenou, directeur de la course.
Milan-San Remo a dû quitter sa mythique Via Roma pour travaux, entre 2008 et 2014, et envisage fréquemment d’ajouter des difficultés pour contrecarrer les plans des sprinteurs ; le Tour des Flandres a revu son parcours de fond en comble ces dernières années pour des raisons financières ; Liège-Bastogne-Liège devrait profiter d’un changement d’arrivée en 2019 pour redessiner un final qui a rendu la course terne ; le Tour de Lombardie, le plus instable des cinq monuments, a connu cinq villes d’arrivée différentes en trente ans et s’inverse désormais une année sur deux (de Côme à Bergame, ou vice-versa).

La trouée d’Arenberg fête ses 50 ans
Christian Prudhomme, directeur du cyclisme chez Amaury Sport Organisation, est tiraillé entre son obsession de ne pas laisser ses épreuves ronronner et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Selon le « Journal du dimanche » du 8 avril, l’Etat pourrait céder environ 50 % du capital de l’entreprise sur les 72 % qu’il détient.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/04/2018
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Vers une entrée en Bourse de La Française des jeux ?

Selon le « Journal du dimanche » du 8 avril, l’Etat pourrait céder environ 50 % du capital de l’entreprise sur les 72 % qu’il détient.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 03h46
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 12h03
   





                        



   


Le gouvernement prépare activement la privatisation de La Française des jeux (FDJ). L’opération devrait être inscrite dans la future loi de Bruno Le Maire sur la croissance et la transformation des entreprises.
Selon le Journal du dimanche (JDD) du 8 avril, qui a eu accès à des documents de travail de Bercy, l’Etat, qui détient 72 % du capital de l’opérateur public, céderait 50 % des parts pour les mettre en Bourse. « L’idée est en même temps de diversifier l’actionnariat de l’entreprise et d’associer les citoyens », confie une source haut placée.
« Minorité de blocage »
A l’issue de cette entrée en Bourse, l’Etat conserverait une « minorité de blocage » proche de 25 %, précise le même interlocuteur. Des options d’achat seraient réservées aux salariés de la FDJ et aux buralistes, ces derniers étant déjà actionnaires à travers leur fédération nationale (3 % du capital). Enfin, rapporte le JDD, un « acteur privé important » – issu des secteurs du divertissement, de l’audiovisuel ou des paris en ligne – ferait son entrée au capital « pour aider la FDJ à se développer ».
Par ailleurs, le monopole serait, lui, maintenu, un « garde-fou » pour éviter que la FDJ ne perde de la valeur.

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                Privatisation d’ADP et de la FDJ : l’Etat conservera sa « capacité de contrôle »



L’entreprise souhaite innover
A ce jour, la FDJ rapporte chaque année 3 milliards d’euros à l’Etat, reversés sous forme de taxes, et son chiffre d’affaires annuel tourne autour de 15 milliards d’euros. Mais les jeux traditionnels sont en perte de vitesse et l’entreprise souhaite innover pour rester dans la course. Il est notamment question de lancer une grande loterie de Noël ainsi que de nouveaux jeux de grattage avec une composante interactive.
Pour Guillaume Peltier, vice-président du parti Les Républicains interrogé par le JDD, la privatisation en elle-même est « une mauvaise idée ». Elle risquerait selon lui d’accélérer le transfert des paris hippiques vers les jeux de grattage, « au détriment d’une filière cheval qui emploie 100 000 personnes en France et dont je mesure l’excellence, chez moi à Lamotte-Beuvron [Loir-et-Cher], siège national de la Fédération française d’équitation », commente-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ En perdant 3-2 face à United, Manchester City rate l’occasion d’être titré en Premier League et enchaîne sa deuxième défaite, après celle contre Liverpool en Ligue des champions.
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Football : Manchester City a la tête ailleurs

En perdant 3-2 face à United, Manchester City rate l’occasion d’être titré en Premier League et enchaîne sa deuxième défaite, après celle contre Liverpool en Ligue des champions.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 21h13
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 13h33
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


La fête aurait pu être parfaite. Remporter la Premier League début avril, avec 19 points d’avance, en battant le rival United, Pep Guardiola ne pouvait rêver mieux pour sa deuxième saison à la tête de Manchester City. Sauf qu’un grain de sable est venu se glisser dans la belle mécanique : une défaite cinglante 3-0 en quart de finale aller de Ligue des champions contre Liverpool, le 4 avril.
Ce qui devait être une journée de célébration s’est transformé en répétition générale avant le match retour. Les fans de Manchester City ont même été invités à ne pas envahir le terrain en cas de victoire synonyme de titre, pour ne pas abîmer la pelouse, en prévision du match de mardi 10 avril. Ils n’en ont pas eu l’occasion : grâce à un doublé de Paul Pogba, les joueurs de José Mourinho ont retourné une situation mal embarquée et gâché la fête.
Une saison presque parfaite
La saison de Manchester City ressemblait jusqu’ici à une toile de maître. Après une première année de rodage, Pep Guardiola a mis en place une équipe offensive presque irrésistible, qui n’avait perdu qu’un seul match en championnat. C’était, déjà, contre le Liverpool de Jurgen Klopp, qui a donc gagné plus de matchs qu’il n’en a perdu face à Guardiola dans sa carrière. Peu de techniciens qui ont entraîné dans le même championnat que le Catalan peuvent en dire autant.
Depuis le mois d’août, les joueurs de Manchester City ont inscrit 90 buts, n’en ont encaissé que 24 et ont dominé de la tête et des épaules presque toutes les équipes de la ligue. Avec ses latéraux offensifs et ses milieux relayeurs créatifs, l’équipe de Pep Guardiola affiche cette saison le meilleur taux de possession des grands championnats européens. Mais elle vient de vivre une semaine bien difficile.
Le match face au rival United avait été entamé par Pep Guardiola dès vendredi. En conférence de presse, l’entraîneur des Citizens, en conflit ouvert avec le super-agent Mino Raiola, a lâché une petite bombe médiatique parfaite pour déstabiliser l’adversaire : l’agent lui aurait proposé Paul Pogba au mercato d’hiver. Une déclaration calibrée pour mettre un peu d’huile sur le feu dans le vestiaire de José Mourinho, pas tendre ces dernières semaines avec le milieu de terrain français.

Say what? 👂🏾 https://t.co/FGCGFqAe64— paulpogba (@Paul Pogba)


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Sur le terrain, les joueurs de Guardiola ont rapidement pris le contrôle du match avant de s’effondrer. En 97 secondes, Paul Pogba s’est chargé de réagir, à sa manière, aux propos de Guardiola : le Français a inscrit un doublé peu avant l’heure de jeu, pour relancer complètement le derby. Assommés, les coéquipiers de Vincent Kompany ont encaissé un troisième but, laissant filer leur chance d’être titrés face à leurs rivaux après avoir mené 2-0 en première période.
Une seule demi-finale européenne en dix ans
Le match perdu contre Liverpool a-t-il à ce point perturbé la belle machine mancunienne ? La défaite contre United n’empêchera certes pas Manchester City d’être champion, mais cette mauvaise passe vient relancer le débat sur la capacité du club à briller au plus haut niveau. Si la domination de City a quelque chose d’inédit, le club racheté en 2008 par un fonds d’investissement émirati a déjà montré qu’il pouvait gagner à la maison.
Mais, comme le PSG, il peine à s’imposer durablement comme un grand d’Europe en Ligue des champions : Manchester City n’a passé qu’une fois le stade des quarts de finale, en 2016 après avoir battu Paris, justement. Et s’il ne faut pas enterrer les espoirs des joueurs de Guardiola, capables de renverser la situation contre Liverpool mardi prochain, l’affaire s’annonce tout de même compliquée. Depuis son départ du FC Barcelone en 2012, Guardiola a remporté à trois reprises le titre national avec le Bayern et s’apprête à le faire avec Manchester City. Mais il n’a plus disputé de finale de Ligue des champions depuis sept ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’AS Monaco l’emporte contre le FC Nantes et conforte sa place de deuxième, à l’issue d’un match sans entrain de la 32e journée. Les Canaris s’éloignent de l’Europe.
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Ligue 1 : Monaco bat Nantes a minima (2-1)

L’AS Monaco l’emporte contre le FC Nantes et conforte sa place de deuxième, à l’issue d’un match sans entrain de la 32e journée. Les Canaris s’éloignent de l’Europe.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 20h20
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 22h35
   





                        



   


On disait les Monégasques fatigués, après leur match de milieu de semaine contre Rennes (1-1). Au point qu’ils redoutaient presque cette rencontre à domicile contre une équipe nantaise, certes modeste 8e mais également la dernière de l’élite à les avoir battu (0-1), le 29 novembre 2017. Après avoir quasiment renoncé à son titre de champion de France, le dauphin du championnat s’est rassuré, samedi 7 avril, en remportant sans forcer son match (2-1) face à un FC Nantes qui n’a plus ni le dynamisme ni la réussite de l’an dernier. Une ouverture, deux buts et un carton ont scellé ce match comptant pour la 32e journée de Ligue 1.
Après une première mi-temps peu excitante, c’est pourtant le milieu de terrain nantais Adrien Thomasson qui surprenait les Monégasques à la 31e minute en ouvrant la marque. Un plaisir de courte durée pour les Canaris qui se prenaient deux buts en rafale juste avant la mi-temps. Le premier par Radamel Falcao (42e), qui s’offre là son 18e but en L1 ; puis celui de Rony Lopez (45e), son 12e en L1. Sans surprise, tant les joueurs de Claudio Ranieri, de retour dans son ancienne « Maison » (de 2012 à 2014) ont manqué de réaction.

📊L'homme fort de l'@AS_Monaco ! 
— Ligue1Conforama (@Ligue 1 Conforama)


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Au retour des vestiaires, malgré une volonté offensive retrouvée des Nantais, il fallait attendre la 58e minute pour assister à ce qui aurait pu faire basculer la rencontre, lorsque le Monégasque Kamil Glick lance la jambe tel un adepte de kung-fu sur le Nantais René Khrin. Après concertation, le corps arbitral opte pour un carton jaune. Trop ou trop peu, la décision, tiède, soulève la colère des spectateurs sur les réseaux sociaux.
Sous les yeux de Kylian Mbappé
En manque de réussite, les Canaris n’y croient plus face à des Monégasques qui se préservent. Le Nantais Lucas Lima rate son coup franc à la 72e avant de s’emmêler les jambes devant le but à la 82e. Quatre minutes de temps additionnel n’y changent rien : le FC Nantes s’éloigne un peu plus des places européennes, convoitées par Rennes, Montpellier et Nice ; l’AS Monaco conforte lui sans conviction sa place de deuxième et repousse ses poursuivants, Marseille et Lyon – qui jouent dimanche – respectivement à 8 et 10 points.
« La défaite fait mal, a commenté l’entraîneur nantais à l’issue de la rencontre. Parce qu’on menait 1-0 et, en trois minutes, on perd le match. Pourtant, on a fait un bon match, bien contrôlé. Et puis ces deux buts... Sur le premier, Falcao a un peu de chance que le ballon lui revienne dessus. Mais c’est Falcao ! (...) En revanche, sur le deuxième, on doit sortir plus haut sur lui et sur Lopes. »
« Contre les grands joueurs, on doit serrer plus. Mais autant, j’étais déçu de la deuxième mi-temps contre Saint-Etienne (0-3), autant je suis satisfait de la qualité de notre prestation contre une grande équipe de Monaco. Monaco, où j’ai vécu deux belles années et où je reviens avec de l’émotion. »
Dans les tribunes, un autre revenant, l’attaquant du Paris-Saint-Germain Kylian Mbappé, qui jouait la veille à Saint-Etienne (1-1), avait fait le déplacement pour voir ses anciens coéquipiers. Qu’il retrouve dimanche 15 avril dans la capitale pour le choc de la Ligue 1.

L1 : les autres matchs de la 32e journée
Au-dessus de la lanterne rouge Metz, décroché en fond de tableau, le suspense reste entier, après les défaites des trois clubs luttant pour leur survie dans l’élite : Toulouse (17e), Troyes (18e) et Lille (19e), qui se tiennent toujours en deux points.
Toulouse-Dijon (0-1).
Dijon conforte sa place en milieu de tableau grâce au but de Kwon. Manque de réussite en revanche pour Toulouse pourtant à domicile. En lisière de relégation, les Toulousains espèrent toujours aller chercher les points du maintien.
Guingamp-Troyes (4-0)
Troyes, sèchement battu à Guingamp (buts de Bénézet, Blas, Ngbakoto et Briand), ne décolle pas de sa 18e place sur un score très lourd. Avec un troisième but insolite, puisqu’il y avait alors deux ballons sur le terrain lors de l’action de jeu…
Bordeaux-Lille (2-1)
Lille, déçu, avait pourtant ouvert le score par Mothiba (14e), avant de s’effondrer à Bordeaux (11e) en fin de première période, renversé par le doublé de Kamano (42e, 45e). Cela devient de plus en plus compliqué pour le LOSC, qui veut garder espoir après les mauvais résultats de Toulouse et Troyes.
Angers-Strasbourg (1-1)
Angers et Strasbourg se quittent sur un nul. C’est le bon point du bas de tableau puisque Strasbourg (16e) possède désormais cinq longueurs d’avance sur le barragiste Angers.
Amiens-Caen (3-0)
Amiens corrige Caen 3-0, avec des buts de Dibassy, Gakpé et Konaté, et prend l’avantage au classement (13e contre 15e). Les deux clubs confirment leurs dynamiques, entre des Picards en forme (une seule défaite en sept matchs) et qui se rapprochent du maintien, et des Normands qui glissent avec un quatrième revers d’affilée.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La 23e journée a été marquée par les réussites de Castres, du Stade Français et d’Agen ; mais Brive échoue face à Lyon, comme Pau à Bordeaux.
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Top 14 : Montpellier confirme, après Castres, le Stade Français et Agen

La 23e journée a été marquée par les réussites de Castres, du Stade Français et d’Agen ; mais Brive échoue face à Lyon, comme Pau à Bordeaux.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 16h04
   





                        



   


Montpellier poursuit sa marche en tête du Top 14
Après sa victoire bonifiée (40-24) dimanche 8 avril à l’Altrad Stadium devant La Rochelle, Montpellier dispose d’une marge de 15 points sur Lyon (7e), à trois journées de la fin. Le club du président Mohed Altrad est ainsi quasiment assuré de participer pour la septième fois en huit ans à la phase finale.
Seule équipe invaincue à domicile, Montpellier a étalé sa souveraineté devant des Rochelais pour empocher sa 12e victoire à domicile. L’équipe a effectué une nouvelle démonstration offensive en inscrivant six essais, dont deux par son arrière australien Jesse Mogg.
Une semaine après son élimination en quart de finale de la Coupe d’Europe, La Rochelle s’accroche elle à une fragile 6e place. A égalité de points avec Lyon, l’équipe de Patrice Collazo compte un point d’avance sur Castres (8e), avant de le recevoir dimanche 15 avril .
Castres gagne à domicile

   


Un vent fort favorable n’aura pas suffi aux Toulousains pour l’emporter sur la pelouse du stade Pierre-Fabre en cette première rencontre de la 23e journée du Top 14. Le Castres Olympique gagne (28-23) à domicile face au Stade Toulousain, samedi 7 avril devant plus de 12 000 spectateurs.
La rencontre avait pourtant mal débuté pour les Castrais. Luttant contre les éléments tempétueux pendant les 40 premières minutes, ils entamaient la seconde mi-temps avec 15 points de retard (8-23), malgré un essai de Julien Dumora (27e). Ils ont en revanche immédiatement réagi au retour des vestiaires avec un doublé du même Dumora à la 43e minute, avant qu’Alex Tulou ne trouve lui aussi la faille (58e).
En fin de match, une pénalité de plus de 60 mètres de Rory Kockott a permis à Castres de s’assurer la victoire. Les Toulousains repartent donc avec un point de bonus défensif mais perdent des points précieux dans la course aux demi-finales du Top 14. Troisièmes au classement avec 66 points, les hommes d’Ugo Mola risquent de se faire distancer par le Racing 92 (2e, 66 points) qui reçoit Toulon dimanche 8 avril.
Pau rate le coche d’un point à Bordeaux (19-18)

   


En lice pour le Top 6, Pau s’incline d’un petit point sur le terrain de Bordeaux-Bègles (19-18) porté par un grand Baptiste Serin, samedi 7 avril, lors de la 23e journée du Top 14. On ne sait pas si ce bonus défensif ramené de Chaban comptera à la fin de la saison mais les hommes de Simon Mannix ne peuvent s’en satisfaire dans leur course à la qualification. Encore devant au score à six minutes du terme, ils n’ont jamais su mettre à mal une défense locale hermétique et accrocheuse, à l’image de l’interminable séquence finale où ils ont surtout reculé face à l’agressivité des Girondins.
Bordeaux-Bègles met, lui, fin à trois mois de disette à domicile, et ce grâce, en grande partie, à leur demi international Serin, auteur de tous les points de son équipe. Il ramène le sourire dans une fin de saison où son club formateur n’a plus rien ni à jouer ni à espérer.
Brive échoue à domicile face à Lyon (25-27)

   


Avant-dernier au classement, les Brivistes n’ont pas réussi à améliorer leur situation, samedi 7 avril, face à des Lyonnais déterminés à l’issue d’un match serré (13-12 à la mi-temps). En attestent les trois essais marqués de chaque côté, inscrits pour Brive par Johnston (5e), Marques (36e) et Burotu (46e), et, pour Lyon, par Harris (28e), Gil (64e) et Couilloud (76e).
Le Stade Français bat Clermont (50-13) et respire un peu

   


Douzième du Top 14, le Stade Français s’offre lui une légère bouffée d’oxygène face à une équipe de Clermont démobilisée (50-13). Leur succès, assorti du bonus offensif et couplé à la défaite de Brive contre Lyon (25-27), leur permet de compter 6 points d’avance sur Brive, virtuel barragiste (13e, 32 points). Mission accomplie, mais dans la douleur. Après un début de match parfait (essai de Waisea, 4e, 7-0), le Stade Français a en effet laissé la mainmise de la rencontre à l’ASM, commettant de grosses erreurs défensives. Les Parisiens ont eu la chance de tomber sur des Auvergnats dont la saison s’est terminée dimanche 1er avril, en quarts de finale de Coupe d’Europe. Sanction au final : un essai de Rémi Bonfils, libérateur (43e, 20-10). L’ASM ne reviendra pas, lâchant même complètement le match dans les vingt dernières minutes.
Victoire importante d’Agen face à Oyonnax (36-21)

   


Victoire ultra-importante pour Agen, samedi 7 avril, qui s’impose et obtient, cerise sur le gâteau, le point de bonus offensif. Grâce aux cinq essais marqués par Metge, Fouyssac, Sadie, Nakosi et Bosch, Agen remonte au 11e rang et sort de la zone rouge. Le club du Lot-et-Garonne réalise donc une excellente opération face à un rival direct dans la course au maintien. Pour Oyonnax en revanche, les choses se corsent, malgré l’essai de Botica et le doublé de Veau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Après la victoire de Mahut-Herbert samedi en double dans un match soporifique, le leader des Bleus a la possibilité dimanche d’emmener son équipe en demi-finale.
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Coupe Davis : Pouille en mission contre Fognini

Après la victoire de Mahut-Herbert samedi en double dans un match soporifique, le leader des Bleus a la possibilité dimanche d’emmener son équipe en demi-finale.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 10h18
    |

            Elisabeth Pineau (Gênes, envoyée spéciale)








                        



   


Il y eut des échanges acharnés. Des rallyes à en perdre le souffle. Un récital de volées côté français, une profusion de gifles en coup droit côté italien. Samedi 7 avril, le central bucolique du Valletta Cambiaso de Gênes était aussi bouillant qu’un soir de Calcio. Et Fognini fit du Fognini : de la comédie en veux-tu en voilà, mais surtout des coups venus de nulle part. Ici une amortie de velours, là un lob millimétré. Sans jamais se laisser troubler, la paire française lui rendit la pareille.
Ça, c’est ce qu’on aurait aimé écrire. Au lieu de quoi le double de samedi entre Fabio Fognini et Simone Bolelli d’un côté, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut de l’autre, fut ce qu’il faut bien appeler un non-match. Autant les deux simples de la première journée avaient été âprement disputés, autant cette rencontre fut à sens unique, excepté les quatre premiers jeux du premier set. Le score parle de lui-même : 6-4, 6-3, 6-1. La durée aussi : 1 h 54. Et voilà la France qui prend l’avantage (2-1) dans ce quart de finale, avant d’aborder la dernière journée.
Le fantôme de Fognini
L’opposition de style, entre des Français adeptes du service-volée et des Italiens persistant dans la filière de fond de court, ne tourna jamais à l’avantage des seconds. Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut n’ont pas eu à forcer. Leurs adversaires – qui les avaient battus lors de leur unique confrontation, en 2015, en finale de l’Open d’Australie – avaient déclaré forfait avant même d’entrer sur le court.
Le numéro un italien, explosif et conquérant la veille contre Jérémy Chardy, convoqua cette fois son spectre. Son compatriote Simone Bolelli, lui, n’est jamais rentré dans le match, enchaînant les doubles fautes au service, caviardant trop souvent son coup droit, vendangeant les rares volées qu’il hasarda, en un mot, se liquéfia.
Finalement, ce fut seulement en tribunes que le match fut mouvementé. Visiblement irrités par le chahut des supporteurs français, les tifosi se mirent dès le début à les siffler. Et le score ne calma pas leurs ardeurs : au début de la troisième manche, alors que Mahut-Herbert confirmaient leur break pour mener 2-0, le clan tricolore se risqua à lancer une Marseillaise a cappella, qu’une bronca du clan italien étouffa immédiatement. L’arbitre de chaise dut rappeler les deux camps à l’ordre.
Voyant que la France menait deux sets à zéro, double break, le numéro un italien, dépité, a préféré s’économiser et baisser définitivement les bras. Il ne fit même plus semblant de courir en direction la balle. Il eut beau se tenir successivement le genou gauche puis le droit, puis les deux… personne ne veut croire au scénario d’un Fognini diminué, à la veille d’affronter le numéro un français, Lucas Pouille en ouverture de la dernière journée.

   


Yannick Noah le premier : « Le règlement actuel permet de casser le tempo du match [en demandant un temps mort], quand celui-ci ne vous convient pas. Par exemple, beaucoup de joueurs ont envie d’aller pisser, je trouve… Moi, en vingt ans, je n’ai jamais eu envie d’aller pisser », commenta le capitaine des Bleus avec le franc-parler qui le caractérise.  
« Et ça m’est arrivé d’avoir des problèmes physiques, mais dans ce cas-là, je n’ai pas terminé le match. Hier [vendredi], Fabio est revenu avec un joli bandage sur le genou, mais je l’ai trouvé assez rapide quand même. Aujourd’hui, il s’est fait masser. Ça fait partie du jeu. » 
Pierre-Hugues Herbert, lui, ne s’est pas dit étonné par le comportement passif de l’Italien : « Surpris ? Avec Fabio, on ne sait jamais à quoi s’attendre, il peut être extrêmement bon comme il peut aussi passer complètement à côté. Ce n’est jamais évident de jouer les trois jours. Après c’est du Fabio tout craché, capable du meilleur comme du pire. Et aujourd’hui on a fait en sorte que ce soit le pire. »
Il ne faudrait pas non plus anticiper une éventuelle capitulation physique. Non seulement le match du jour ne l’a pas fait puiser dans ses réserves, mais l’Italien a de toute façon montré qu’il avait de la caisse. Au premier tour de l’Italie, début février, il avait battu presque à lui tout seul le Japon au terme d’un week-end de quatorze sets et plus de onze heures passées sur les courts.
« Celui qui sera le plus fort mentalement gagnera »
Noah ne veut pas se projeter sur un éventuel cinquième match : « On va d’abord se préparer pour que Lucas [Pouille] batte Fabio [Fognini], en se donnant à 150 % sur ce match. C’est le choc des numéros un, ça va être une belle rencontre, et selon ce qui se passe, on a des options pour le dernier duel. » 
Les deux joueurs « se ressemblent au niveau technique, analyse le capitaine. Ils ont une très bonne qualité de balle sur terre battue et une très bonne qualité de balle tout court, ils ont un niveau quasi similaire. Les aspects technique et tactique vont compter, mais surtout le mental. C’est celui qui sera plus fort mentalement qui gagnera ». 
Lucas Pouille, qui, depuis ses débuts en Coupe Davis contre la République tchèque, en 2016, n’a pas signé de match référence si l’on garde en mémoire l’apparition fantôme du Belge Steve Darcis en finale à Lille en novembre 2017, tient là l’occasion d’entériner son statut de patron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le jeune joueur du centre de formation du HAC est décédé brutalement vendredi, selon un communiqué du club normand. La Ligue reporte le match Reims-Le Havre du jour.
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Football : mort de Samba Diop, espoir havrais de 18 ans

Le jeune joueur du centre de formation du HAC est décédé brutalement vendredi, selon un communiqué du club normand. La Ligue reporte le match Reims-Le Havre du jour.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 13h50
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 14h13
   





                        



   


Le club de football du Havre, le HAC, a confirmé la mort de son jeune joueur du centre de formation, Samba Diop, dans la soirée du vendredi 6 avril, à l’âge de 18 ans. « Le HAC est en deuil, peut-on lire dans le communiqué publié samedi. C’est avec une énorme tristesse que les membres du club ont appris le décès de son joueur Samba Diop. Agé de 18 ans, le défenseur, né au Havre, est décédé hier soir. Il s’agit d’un moment horrible pour l’ensemble des joueurs et joueuses, de l’école de football jusqu’au groupe professionnel, des membres des staffs comme des bénévoles, des administratifs comme des dirigeants. Le HAC présente ses plus sincères condoléances à la famille de Samba. »
La Ligue de football professionnel (LFP) publiait quelques minutes plus tard sa décision de reporter la rencontre prévue ce samedi entre le Stade de Reims et Le Havre AC. « La LFP a appris avec une très grande tristesse le décès soudain de Samba Diop (…). Dans ce contexte, la LFP a décidé de reporter la rencontre Stade de Reims-Havre AC programmée ce samedi 7 avril, et de faire respecter un moment de recueillement sur les matchs comptant pour la 32e journée de Ligue 1 Conforama et de Domino’s Ligue 2. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La paire Herbert-Mahut a remporté le double des quarts de finale face aux Italiens Bolelli-Fognini. Deux simples restent à disputer demain.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Bruno de Carvalho les avait critiqués après un match de Ligue Europa et n’a pas du tout apprécié qu’ils lui répondent dans une lettre.
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Portugal : le président du Sporting suspend 17 de ses joueurs

Bruno de Carvalho les avait critiqués après un match de Ligue Europa et n’a pas du tout apprécié qu’ils lui répondent dans une lettre.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 13h16
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


L’histoire accapare la « une » des journaux et fait l’ouverture des JT au Portugal depuis vendredi. Bruno Carvalho, président du Sporting Portugal, a décidé de suspendre 17 de ses joueurs jusqu’à nouvel ordre. Mais comment en est-il arrivé à prendre une telle décision ?
Tout est parti de la défaite contre l’Atlético Madrid, jeudi en quarts de finale aller de la Ligue Europa. Battus 2-0 sur la pelouse du favori de la compétition, les coéquipiers de Jérémy Mathieu n’ont pas forcément démérité, se procurant même plusieurs occasions. Un constat que ne partage pas Bruno de Carvalho. Le président au caractère tempétueux déclare devant les médias : « J’ai plusieurs fois eu l’impression qu’on jouait à neuf, et ça, ça se paie cher. (…) Voir des erreurs grossières de la part d’internationaux et de joueurs expérimentés, ça ne fait qu’accroître notre souffrance. »

https://t.co/oP1peUSMIe— nicolas_vilas (@Nicolas Vilas)


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La sortie de trop pour des joueurs pourtant habitués aux déclarations polémiques de leur président élu par les socios du club en 2013. La fronde est menée par le gardien Rui Patricio. Le champion d’Europe 2016 publie une réponse sur les réseaux sociaux.
« Nous ne sommes pas parfaits et nous ne croyons pas aux joueurs parfaits parce que nous souhaitons toujours évoluer, précise le collectif. (…) Nous souhaitons faire part de notre mécontentement à travers ce texte après avoir eu vent des déclarations de notre président et qui a manqué de soutien dans ce moment difficile. »
Avec l’équipe B dimanche
Dans un premier temps, ils sont 19 à signer ce texte avant les désistements de deux joueurs (Doumbia et Ruben Ribeiro). Et c’est peu dire que Bruno de Carvalho n’a pas apprécié le texte en question. « Je suis fatigué de ces gamins immatures qui ne respectent personne comme par exemple les supporters », réplique le dirigeant quelques minutes plus tard sur sa page Facebook. « Tous les joueurs qui ont signé ce texte sont immédiatement suspendus et devront affronter la commission de discipline du club », ajoute-t-il.
Le troisième du championnat va donc recevoir ce dimanche, Paços de Ferreira, avec son équipe réserve plus quelques non-signataires, comme le Français Jérémy Mathieu. Une vague de départs s’annonce déjà pour la saison prochaine. Le buteur néerlandais, Bas Dost, a déjà fait savoir qu’il ne se voyait pas rester une saison de plus dans ce contexte.
Ce n’est pas la première fois que Bruno de Carvalho fait parler de lui. Si on peut mettre à son crédit d’avoir relancé sportivement un club qui sortait de la pire saison de son histoire (7e en 2012-2013) mais aussi de tenir tête à l’agent Jorge Mendes, dont la toute-puissance n’est plus à démontrer au Portugal (et ailleurs), il accumule les déclarations tapageuses sur les arbitres, les médias et tous « les ennemis extérieurs du Sporting ». Il a d’ailleurs conseillé à ses supporters de ne plus lire la presse, ni regarder les programmes télé consacrés au foot, sauf ceux de… Sporting TV, la chaîne interne du club.
Lui qui aime regarder les matchs depuis le banc de touche avec une écharpe autour du cou, a été suspendu huit mois par la Ligue portugaise. Le 6 novembre 2016, il avait craché en direction de son homologue d’Arouca après une vive altercation. Malgré tout, Carvalho avait été réélu à la présidence du Sporting en février dernier. Son malheureux adversaire, Pedro Madeira Rodrigues, avait alors déclaré : « Bruno de Carvalho serait un très bon sujet de psychiatrie. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ A l’inverse de Paris-Roubaix, les autres « monuments » du cyclisme modifient fréquemment leur parcours. Pour des raisons sportives… et économiques.
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Cyclisme : des classiques qui ne le sont pas tant que ça

A l’inverse de Paris-Roubaix, les autres « monuments » du cyclisme modifient fréquemment leur parcours. Pour des raisons sportives… et économiques.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 10h49
    |

            Clément Guillou








                        


Cinq « monuments », mais combien de parcours ? Si les classiques sont censées être caractérisées par un tracé plus ou moins fixe, Paris-Roubaix semble être la seule sûre de son fait, avec son départ de Compiègne et ses 100 derniers kilomètres de la trouée d’Arenberg au vélodrome de Roubaix. Tour d’horizon des grandes courses d’un jour du calendrier cycliste.
Paris-Roubaix : gravé dans le pavé

   


La centaine de kilomètres jusqu’au vélodrome est devenue immuable, ou presque, depuis plusieurs dizaines d’années. L’organisateur peut se le permettre : on s’y ennuie rarement et le décor plaît aux télévisions. « On part devant un palais [de Compiègne, depuis 1977] et on a la plus belle arrivée du monde [vélodrome de Roubaix, depuis 1943] : ce sont des choses qu’on a envie de préserver », résume Thierry Gouvenou, directeur de la course.
Christian Prudhomme, directeur du cyclisme chez Amaury Sport Organisation (ASO), est tiraillé entre son obsession de ne pas laisser ses épreuves ronronner et le souci de conserver « l’âme de la course », qui fait la force de Paris-Roubaix – 117e édition, dimanche 8 avril. « Aujourd’hui, on n’a pas besoin de changer. On a tous les ans une course dense, lancée de très loin, observe Christian Prudhomme, sa grande carcasse recroquevillée à l’arrière d’une voiture sur les pavés qui tapent. Je suis quand même convaincu qu’il faut bouger par petites touches, car on ne veut pas sanctuariser. »
Les petites touches se font donc dans le Cambraisis, avant la trouée d’Arenberg qui fête ses 50 ans. Des secteurs intègrent le parcours, d’autres en sortent, pour faire tourner et ne pas sanctuariser totalement le parcours. Une évolution majeure pourrait toutefois avoir lieu dans cinq ans ou plus : ASO lorgne un secteur pavé de 3 000 mètres environ, après le Carrefour de l’Arbre, en remplacement de celui de Hem. « Ce serait un changement majeur, à six kilomètres de l’arrivée, quelque chose qui ferait évoluer la course », dit Gouvenou.

   


Tour des Flandres : priorité au tiroir-caisse
Disputé une semaine avant Paris-Roubaix, l’autre monument du Nord, le Tour des Flandres, n’en est pas à chipoter sur un virage à droite ou le contournement d’un village. Lui change régulièrement, guidé par des intérêts plus sonnants et trébuchants. Lorsque Anvers a mis, dit-on, deux fois plus d’argent que Bruges pour accueillir le départ de l’épreuve à partir de 2017, l’organisateur Wouter Vandenhaute a volontiers réécrit toute la première partie du parcours, en route vers les Ardennes flamandes.

Les polémiques politiciennes entre les deux grandes villes des Flandres coulent sur lui : en 2012, il n’avait pas hésité à enlever du parcours le Mur de Grammont et sa chapelle iconique, juge de paix de la course, pour instaurer un circuit final où l’on paye cher sa place pour voir passer, trois fois, l’événement sportif de l’année en Flandres.
Wouter Vandenhaute, qui aime bousculer un milieu qu’il juge trop conservateur, se défendait la semaine dernière dans L’Equipe : « Je n’ai rien dénaturé en enlevant le Grammont, au contraire, on a pu expérimenter un nouveau concept du cyclisme qui n’existait pas alors, en concentrant le final sur deux monts, le Quaremont et le Paterberg, et une ville, Audenarde, et en créant un esprit nouveau de fête à l’instar d’un festival de rock. »
Et cette saillie provocatrice, comme pour montrer qu’il ne respecte rien : « Le Mur de Grammont était surtout mythique parce qu’il était à 18 kilomètres de l’arrivée. » N’empêche : son geste avait fait hurler dans les estaminets et, bien sûr, après cinq ans d’absence, le « Kapelmuur » a fait son retour sur le tracé en 2017, quoique, à une position qui le rend moins décisif.
L’arrivée a changé aussi, de Meerbeke à Audenarde, mais là encore l’esthétique n’a pas été au cœur des préoccupations des organisateurs. La force du Ronde van Vlaanderen : quel que soit le parcours, la course déçoit rarement.
Liège-Bastogne-Liège : le casse-tête

   


ASO, copropriétaire de Liège-Bastogne-Liège, l’autre monument disputé en Belgique, aimerait en dire autant. « Ces dernières années, la course n’a pas été emballante », admet Christian Prudhomme. Le parcours qui offrait des courses débridées dans les années 1990 est devenu le théâtre d’un spectacle soporifique : ils sont plusieurs dizaines de coureurs à se présenter groupés au pied de la côte d’Ans, où l’arrivée sourit au meilleur des puncheurs (généralement Alejandro Valverde).
La difficulté de cette bosse finale empêche-t-elle les coureurs de s’exprimer plus tôt ? « Il n’y a pas que l’arrivée, il y a la manière de courir qui a changé, souligne Christian Prudhomme. Regardez, lorsqu’on a ajouté la côte de la Roche aux Faucons [en 2008, à 20 kilomètres de l’arrivée]. La première année, ce fut formidable, la deuxième année pas mal, la troisième année plus rien. Les coureurs s’adaptent ! » Et, pour reprendre un poncif, « ce sont les coureurs qui font la course ».
La convention liant ASO à la ville d’Ans expire après l’édition 2018 (22 avril), et la presse belge annonce déjà que la future arrivée se fera à Liège même. Pour l’organisateur – qui ne confirme pas –, cette nouvelle arrivée pourrait être l’occasion d’offrir une seconde jeunesse à « la Doyenne » en redessinant le final. L’ancien pistard Jean-Michel Monin, directeur de la course, ne veut pas toucher au passage par Bastogne, à la trilogie Wanne-Stockeu-Haute-Levée (contournée cette année pour cause de travaux) ou à la côte de la Redoute, autant d’ingrédients incontournables de la course.
Pour le reste, notamment la côte de Saint-Nicolas, à six kilomètres de l’arrivée, « on ne s’interdit rien ». « Parfois, c’est un peu frustrant, car on ne sait pas si on doit durcir le parcours ou l’alléger. C’est trop dur, car les difficultés font peur à tout le monde ? Alors on allège, mais s’ils arrivent à 100 au sprint à Liège, c’est une catastrophe… »
Milan-SanRemo : des repères stables
S’il est un seul monument qui doit se jouer au sprint, c’est Milan-SanRemo, même si les organisateurs préfèrent lorsqu’un homme seul se joue de la meute des emballeurs, d’autant plus s’il s’appelle Vincenzo Nibali.

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Plusieurs fois ces dernières années, RCS Sport, propriétaire de la course, a d’ailleurs tenté d’épuiser les jambes des sprinteurs en ajoutant des difficultés. Mais Mauro Vegni, son grand patron, estime désormais que le Poggio, ce monticule qui borde la Méditerranée et dont le sommet se trouve à 5,7 kilomètres de l’arrivée, suffit à trier le bon grain des puncheurs de l’ivraie des purs sprinteurs. « Nous sommes revenus au parcours originel. Pour nous, c’est ça le parcours. Et pour le moment, ça reste comme ça. » Jusqu’au prochain sprint massif ?
En retrouvant en 2015 l’arrivée de la Via Roma, artère bourgeoise sur laquelle la course a écrit ses plus belles pages (Merckx, De Vlaeminck, Zabel), Milan-SanRemo a retrouvé le troisième pan de sa Sainte-Trinité : Cipressa, Poggio, Via Roma. E basta.

Tour de Lombardie : sans domicile fixe
La plus dure des classiques, disputée en octobre, est aussi la plus instable, baladée d’un bout à l’autre de la Lombardie depuis que son arrivée a quitté Milan en 1961. Côme, Milan, Monza, Bergame et Lecco ont chacune eu cet honneur, mais l’identité de la course s’est noyée dans ces changements de parcours. Plus que l’arrivée, c’est l’ascension jusqu’à la Madonna del Ghisallo, en surplomb du lac de Côme, qui symbolise l’épreuve. Mais elle n’est plus aussi décisive qu’avant et il semble que, chaque année, les organisateurs inventent un nouveau parcours.

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Depuis 2014, les villes de Bergame et Côme se répartissent départ et arrivée. L’instabilité a lassé Mauro Vegni, le patron de RCS Sport : « Aujourd’hui, nous pensons qu’il est temps de trouver un parcours qui soit toujours le même. Personnellement, je pense que l’arrivée à Côme est la meilleure, car il y a la possibilité de faire une course très dure et un final très spectaculaire. Ce pourrait être le parcours définitif », annonce-t-il.
L’an passé, la Gazzetta dello Sport, journal qui partage le même propriétaire que la course, a suggéré que la classique des feuilles mortes devienne une classique du printemps, afin de regrouper les cinq « monuments ». Mais c’est une autre histoire.

   





                            


                        

                        

