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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ La filiale du géant Vivendi a lancé ces dernières années une véritable offensive dans les pays africains de langue française avec pour ambition de satisfaire tous les goûts et tous les portefeuilles avec la volonté d’investir dans les talents du continent.
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Canal+ à l’assaut de l’Afrique francophone

La filiale du géant Vivendi a lancé ces dernières années une véritable offensive dans les pays africains de langue française avec pour ambition de satisfaire tous les goûts et tous les portefeuilles avec la volonté d’investir dans les talents du continent.



Le Monde
 |    08.04.2018 à 17h00
    |

                            Haby Niakaté (Abidjan, correspondance)








                        



                                


                            
Canal+, en panne de croissance en France, a fait de l’Afrique subsaharienne francophone, où elle compte aujourd’hui 3,5 millions d’abonnés, une priorité. La filiale du géant Vivendi lorgne, comme de nombreuses multinationales, sur la nouvelle classe moyenne d’un continent où les taux de croissance font rêver : 8,3 % prévus au Ghana en 2018 par la Banque mondiale, 7,2 % en Côte d’Ivoire ou encore 6,9 % au Sénégal.
Mais le concept même de classe moyenne est flou et très différent d’un pays à l’autre. Pour séduire cet ensemble mouvant, l’entreprise française a lancé ces dernières années une véritable offensive dans les pays africains francophones : création, en 2014, d’une chaîne de divertissement panafricaine, A+ ; rachat, la même année, du groupe Thema et de ses chaînes thématiques très appréciées sur le continent, telles que Nollywood TV, Novelas TV, et Gospel Music TV ; partenariat, en 2015, avec le distributeur et producteur nigérian Iroko ; lancement, en 2017, d’une chaîne consarée au sport en Afrique, A+ Sport…
Cet élargissement et cette « africanisation » tous azimuts de l’offre de contenus se sont accompagnés d’une baisse progressive des prix des décodeurs et des abonnements. Objectif : satisfaire tous les goûts et tous les portefeuilles. « A+, par exemple, est accessible dès l’abonnement d’entrée de gamme, à 5 000 FCFA [environ 7,50 euros] par mois, explique Damiano Malchiodi, qui dirige la chaîne à Abidjan. C’est une chaîne populaire, qui vise un public familial et qui est diffusée aujourd’hui dans une vingtaine de pays sur le continent. »
Le virage de la coproduction locale de contenus
Si la chaîne a commencé par acheter de nombreuses séries en Afrique anglophone ou aux Etats-Unis, tout en africanisant des émissions occidentales (le concours de cuisine « Star Chef », le télécrochet « Island Africa Talent »…), elle a très rapidement pris le virage de la coproduction locale de contenus, pensés, conçus et réalisés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Les chaînes de télévision, en quête d’une audience plus jeune, s’intéressent de plus en plus à cette nouvelle technologie.
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Le monde audiovisuel à l’heure de la réalité virtuelle

Les chaînes de télévision, en quête d’une audience plus jeune, s’intéressent de plus en plus à cette nouvelle technologie.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
08.04.2018 à 13h46
    |

                            Mathieu Ait Lachkar et 
                            Camille Langlade








                        



                                


                            

Aucun événement consacré à la télévision n’échappe à un espace « nouvelles technologies ». Parmi elles, la réalité virtuelle occupe désormais une bonne place. Elle apparaît même comme l’une des vedettes du Marché international des programmes de télévision (MIPTV), qui se tiendra à Cannes du 9 au 12 avril. Sa directrice, Laurine Garaude, explique : « Cela fait maintenant trois ans que l’on accélère le développement autour de la VR [initiales de l’anglais virtual reality, réalité virtuelle]. Il est essentiel, dans un marché de contenus comme le MIPTV, de réunir l’ensemble des acteurs qui travaillent à la recherche de nouvelles narrations. »
Cette technologie immersive, capable d’offrir à l’utilisateur une plongée dans un univers à 360 degrés – essentiellement grâce à un casque – fait réfléchir les diffuseurs de contenus, qui observent l’essor des nouveaux modes de consommation de l’image. « Les téléspectateurs, surtout les jeunes adultes, sont de plus en plus nombreux à consommer des contenus vidéo hors de l’écran de la télévision et à délaisser les programmes qui y sont diffusés, constate Pierre Block de Friberg, chargé du pôle Nouvelles écritures de France Télévisions. Il y a une grande appétence pour les nouvelles technologies. »

Bien loin des créneaux horaires imposés par les grilles de programme, les chaînes pourraient chercher à (re)conquérir une audience plus large, et surtout plus jeune. La réflexion est engagée chez Arte : « L’idée pour nous est d’aller à la rencontre d’un public qui ne regarde pas particulièrement Arte à la télévision, mais qui s’intéresse à des narrations et des points de vue originaux », indique Gilles Freissinier, directeur du développement numérique d’Arte France.
Son homologue Pierre Block de Friberg reconnaît quant à lui que « la réalité virtuelle accompagne ces changements d’usages. Elle permet de repenser la narration audiovisuelle, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ La secrétaire d’Etat à l’économie, Delphine Gény-Stephann, précise l’avancée du plan très haut débit.
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Très haut débit : « Choisir la fibre sur 100 % du territoire est prématuré »

La secrétaire d’Etat à l’économie, Delphine Gény-Stephann, précise l’avancée du plan très haut débit.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 10h57
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Emmanuel Macron a fait de la couverture très haut débit fixe et mobile du territoire un axe politique fort de son quinquennat. Après d’âpres négociations, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free se sont engagés à tenir l’objectif du chef de l’Etat d’offrir un accès Internet très haut débit à tous les Français en 2022. La secrétaire d’Etat à l’économie Delphine Gény-Stephann fait le point sur l’avancée des travaux.
Edouard Philippe a annoncé, fin 2017, un plan sur le très haut débit. Où en est-on ?
En décembre, nous avions un accord de principe de la part des opérateurs. Là, Orange et SFR mettent en musique leurs engagements de couverture en très haut débit fixe du territoire. Les deux opérateurs nous ont adressé des courriers s’engageant à couvrir en fibre optique 100 % des zones AMII [zones moyennement denses] à l’horizon fin 2020. Nous avons transmis ces courriers à l’Arcep [le régulateur des télécoms] et lorsque ce dernier aura rendu son avis, ces engagements pourront être acceptés par le gouvernement et devenir alors opposables, et passibles de sanctions financières s’ils ne sont pas respectés.
Sur ces zones où les déploiements sont très en retard, SFR souhaitait un nouveau partage du territoire, qui doit être couvert à 90 % par Orange. Ces accords ont-ils été revus ?
Non, les opérateurs avaient un périmètre défini en 2011, qui pour l’essentiel est maintenu. Mais SFR s’est engagé à couvrir 3 millions de prises, ce chiffre comprend en partie des prises se situant dans la zone non conventionnée qui n’était pas attribuée. Toutefois, ces accords peuvent encore faire l’objet d’ajustements entre les opérateurs.
Où en est-on dans le mobile, un secteur dans lequel le gouvernement a fait une croix sur la manne issue des fréquences de téléphonie ?
Le gouvernement n’a pas fait de concession, mais il est rentré dans une nouvelle logique. L’aménagement du territoire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Ce n’est pas la première indemnité de départ d’un dirigeant remercié qui fait débat. Mais les 6 millions d’euros versés à Michel Combes par l’opérateur traduisent la dérive d’un système, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».
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Altice-SFR, une prime de départ qui passe mal

Ce n’est pas la première indemnité de départ d’un dirigeant remercié qui fait débat. Mais les 6 millions d’euros versés à Michel Combes par l’opérateur traduisent la dérive d’un système, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



Le Monde
 |    06.04.2018 à 12h53
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Vous avez aimé Thierry Morin (Valeo), Patrick Kron (Alstom), Chris Viehbacher (Sanofi), Serge Tchuruk (Alcatel-Lucent), Antoine Zacharias (Vinci), Bruno Lafont (Lafarge). Tous ces PDG, et quelques autres, ont naguère été épinglés par le gouvernement, leurs actionnaires, l’Autorité des marchés financiers – et plus rarement le Medef – pour le montant exorbitant et/ou le caractère injustifié de leurs indemnités de départ au regard de leurs résultats. Vous allez apprécier Michel Combes, numéro 2 de l’opérateur américain Sprint depuis janvier 2018.
L’ancien directeur général d’Altice avait été débarqué en novembre 2017, alors que le cours de Bourse du groupe de télécoms et de médias avait déjà dévissé de près de 40 %. Il est parti avec une prime de 6 millions d’euros, révélait Le Monde, jeudi 5 avril, en citant le rapport annuel de la société de Patrick Drahi.
« Des conditions prévues contractuellement »
Elle s’ajoute à une somme de 3,4 millions, correspondant à son salaire 2017 avec primes. « Il s’agit d’une partie des conditions prévues contractuellement, incluant notamment une part variable réduite par rapport aux conditions initiales », a précisé Altice, interrogé par l’AFP.

Un montant considérable si l’on considère que M. Combes n’est resté que deux ans à la tête de SFR (en pleine restructuration après son rachat à Vivendi). Bis repetita. Car après deux ans et demi (2013-2015) à la tête d’Alcatel-Lucent, qui se sont achevés par la vente de l’équipementier téléphonique au finlandais Nokia, il devait partir avec un parachute doré de 13,7 millions d’euros (en actions) voté par le conseil d’administration.
M. Combes avait alors plaidé qu’il avait sauvé l’ex-fleuron industriel français. Sans convaincre l’opinion, les syndicats et le gouvernement Valls, qui avait obtenu que le bonus soit ramené à 7,9 millions.
Le président du Medef, Pierre Gattaz, avait alors jugé qu’il faut refuser ces primes « lorsqu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le patron de l’hebdomadaire satirique souhaite ouvrir le capital.
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« Charlie Hebdo » : Riss prépare la relève

Le patron de l’hebdomadaire satirique souhaite ouvrir le capital.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 12h10
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            
Plus de trois ans après l’attentat islamiste qui a décimé une partie de sa rédaction, Charlie Hebdo cherche à pérenniser son modèle, alors que les ventes, un temps stratosphériques, sont revenues à des niveaux ordinaires. Le journal satirique veut aussi préparer la relève et ouvrir son capital à de nouveaux actionnaires au sein de l’équipe, explique au Monde le patron de l’hebdomadaire, Riss, qui détient 67 % du capital. « Notre génération doit transmettre à la suivante », explique-t-il.
Autre changement d’importance, celui qui contrôle le reste du capital, Eric Portheault, a démissionné de son poste de directeur général fin janvier. Il reste toutefois jusqu’ici détenteur de ses actions. « Dans tous les cas, il faut faire entrer de nouvelles personnes au capital », pense Riss, qui se soucie de transmission éditoriale, « mais aussi, forcément », du cas où il « arriverait quelque chose », à lui-même ou à son associé.
Afin d’accueillir de nouveaux actionnaires – qui depuis la relance du titre en 1992 sont toujours salariés du journal afin de garantir son indépendance –, les statuts ont été modifiés, pour placer les revenus générés en 2015 par le mouvement de solidarité après l’attaque dans une « réserve statutaire » : 15 millions d’euros qui, contrairement aux comptes courants, ne peuvent pas servir à verser des dividendes, précise Riss. « C’est une étape qui va rassurer les salariés, les lecteurs, et montrer qu’on est cohérents », souligne-t-il, estimant tenir là les engagements pris en 2015, sur l’absence d’enrichissement des actionnaires et sur l’évolution du capital. Car grâce à cette « mise de côté » des réserves, le prix des actions peut devenir accessible à de nouveaux entrants, expose-t-il : « Les parts doivent ne rien rapporter mais aussi ne rien coûter. »
« On voit plus clair »
En 2015, l’assassinat le 7 janvier au siège du journal...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Déjà lancé sur Facebook, Twitter et YouTube au début de 2017, Explicite a lancé jeudi son site d’information sur abonnement.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Des anciens d’iTélé lancent un nouveau site, Explicite

Déjà lancé sur Facebook, Twitter et YouTube au début de 2017, Explicite a lancé jeudi son site d’information sur abonnement.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 22h22
   





                        


Le projet mûri pendant de longs mois par d’anciens journalistes de la chaîne d’information iTélé a éclos : ils ont lancé jeudi 5 avril un nouveau site d’information sur abonnement, Explicite, porteur d’une vision multimédia et pédagogique de l’actualité.
La pédagogie pour priorité
Explicite se présente comme un média « familial, mobile, et adapté aux nouveaux modes de vie » et veut permettre au lecteur de « plonger dans l’actualité tout en développant sa culture générale », expliquent ses fondateurs dans un communiqué.
Sur la plupart des contenus, le lecteur peut activer un « bouton de connaissance » pour accéder à des définitions, des références historiques, photos et infographies, fournies par Larousse, l’Institut national de l’audiovisuel, la collection « Que sais-je ? », et l’AFP, et qui doivent permettre « de mieux comprendre l’actualité ».
« C’est dans notre culture “télé” de vouloir parler à tout le monde », a souligné à l’issue d’une conférence de presse le directeur de publication d’Explicite, Olivier Ravanello, spécialiste de l’international et ancien président de la société des journalistes d’iTélé.
Pour son lancement, Explicite proposait, jeudi 5 avril, des nouvelles du jour accompagnées d’enquêtes (sur le Soudan du Sud et sur Benoît Hamon), une longue interview de l’ex-garde des sceaux Christiane Taubira, des podcasts ou encore un documentaire sur la Russie.
Avec des « carnets de route » en vidéo, Explicite propose aussi d’emmener ses abonnés « à la rencontre des Français pour montrer les réalités, la complexité et la modernité de la société française », avec un premier épisode à la frontière italienne, dans les Alpes-Maritimes. Le site se réserve le luxe de choisir le média qui convient au mieux à chaque sujet, a souligné Olivier Ravanello.
11,99 euros par mois
Un an après son lancement sur les réseaux sociaux, Explicite a finalement choisi un modèle sans publicité mais payant. « L’information n’est pas gratuite, et les utilisateurs ont besoin d’une frontière nette entre information et contenus de marque », dit son cofondateur.
Les articles du site ne sont accessibles que sur abonnement, au prix de 11,99 euros par mois, sur PC, mobile, tablette ou TV connectée.
Ambitieux, le site vise 35 000 abonnés pour atteindre l’équilibre financier avec les dix-sept journalistes qu’il emploie, aidés par quatre contributeurs réguliers et par des pigistes en France et à l’étranger.
Le capital d’Explicite est détenu en majorité par les journalistes fondateurs, rejoints par une dizaine d’investisseurs, dont le financier Guillaume Rambourg.
Le site a levé 1,5 million d’euros lors d’un premier tour de table et devrait lancer bientôt une deuxième collecte de fonds équivalente.
« Explicite » est né de la grève historique à iTélé
Ce nouveau média d’information a été lancé en janvier 2017 par cinquante-quatre journalistes parmi la petite centaine ayant quitté la rédaction de la chaîne d’information de Vivendi. A l’automne 2016, ils avaient fait grève durant trente et un jours — une durée historique — pour protester contre les choix de l’actionnaire Vincent Bolloré.

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                « Explicite », le nouveau média d’information sur les réseaux sociaux d’anciens d’i-Télé






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ L’autorité publique doit délaisser son pouvoir de nomination au profit d’une action de corégulation étendue aux plates-formes numériques, analyse Jean Spiri, ancien conseiller de Michel Boyon, ex-président du CSA, dans une tribune au « Monde ».
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« Il faut revoir les outils de régulation du CSA »

L’autorité publique doit délaisser son pouvoir de nomination au profit d’une action de corégulation étendue aux plates-formes numériques, analyse Jean Spiri, ancien conseiller de Michel Boyon, ex-président du CSA, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    05.04.2018 à 14h00
    |

Jean Spiri (Conseiller régional (LR) d’Ile-de-France, ancien conseiller de Michel Boyon, ex-président du CSA)







                        



                                


                            
Tribune. Quelque 1 % de l’activité, 90 % de la lumière – et des ennuis. C’est ainsi que le pouvoir de nomination des présidents de l’audiovisuel public a toujours été vu au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Il en va de même pour le respect du pluralisme, ces décomptes du temps de parole qui, dans l’imaginaire collectif, transforment tout agent du CSA en chronomètre tatillon. Enfin, le CSA ne serait pas lui-même sans cette réputation de « censeur » (par définition fausse puisqu’il intervient a posteriori) qui a nourri la martyrologie de tant d’animateurs et de chaînes.
Ce qui fondait la régulation audiovisuelle, la rareté des fréquences, n’existe plus
Que le CSA ait été à l’origine du succès du déploiement de la TNT, que son rôle de régulateur économique s’affirme, que son impact sur la société ne se limite pas à des sanctions médiatiques, n’empêche pas la question récurrente : « A quoi sert-il ? » C’est pourquoi il devrait se défaire de cette prérogative de nomination si encombrante pour mieux se concentrer sur de nouvelles missions.
Car c’est tout le système actuel de régulation qui n’est plus tenable, avec une intervention forte pour un contenu diffusé sur un canal hertzien, mais faible pour le même contenu diffusé sur une plate-forme. Ce qui fondait la régulation audiovisuelle, la rareté des fréquences, n’existe plus. Ce qui doit la fonder désormais, c’est la gestion de la multitude. Pour cela, il faut revoir les outils de régulation du CSA et s’orienter vers ce que les Anglo-Saxons pratiquent sous le nom de co­régulation.
Outils juridiques
Coréguler, cela veut dire négocier avec tous les acteurs des contenus pour qu’ils acceptent de se soumettre à des règles – et transposer au mieux les règles dans cet univers. Construire ensemble les outils pour répondre aux impératifs publics, s’assurer que la puissance publique contrôle bien – et que le privé accepte de se soumettre à sa régulation.
on ne peut se contenter d’imposer...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ L’ancien président de Radio France, qui conteste la décision auprès du Conseil d’Etat, pourrait emporter une victoire symbolique et des indemnités.
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Radio France : Mathieu Gallet a déposé un recours contre sa révocation par le CSA

L’ancien président de Radio France, qui conteste la décision auprès du Conseil d’Etat, pourrait emporter une victoire symbolique et des indemnités.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
05.04.2018 à 15h15
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Comme il l’avait laissé entendre, Mathieu Gallet n’a pas renoncé à faire casser la décision qui l’a écarté, à la fin de janvier, de la présidence de Radio France : il a déposé le 30 mars un recours auprès du Conseil d’Etat contestant le choix du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de le démettre de ses fonctions, a révélé le site de BFMBusiness jeudi 5 avril.
M. Gallet ne pourra dans tous les cas pas retrouver son poste, qui doit être attribué à un successeur au plus tard le 14 avril. Mais il peut contribuer à « défendre son honneur », après sa condamnation à un an d’emprisonnement avec sursis et à 20 000 euros d’amende pour favoritisme lorsqu’il était à la tête de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), entre 2010 et 2014. Une peine dont il a fait appel.

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                Présidence de Radio France : six candidats pour un fauteuil



Mathieu Gallet pourrait en outre toucher des indemnités, en compensation de l’interruption de son mandat, qui courait théoriquement jusqu’en mai 2019 : selon BFMBusiness, il pourrait espérer entre 223 000 et 270 000 euros. « Je souhaite que le droit soit dit, tout simplement », avait-il expliqué en février au Figaro.
L’argument de l’indépendance
Sur le fond, Mathieu Gallet a quelque chance d’avoir gain de cause. Notamment sur l’argument de l’indépendance, principe garanti pour les médias dans la Constitution : le CSA avait en effet invoqué dans sa décision l’état des relations entre le président de Radio France et ses autorités de tutelle.
« Pour assurer dans de bonnes conditions la gestion et la tutelle d’une société possédée à 100 % par l’Etat actionnaire, il importe, dans le respect strict de la liberté de communication, que les relations d’échange et de dialogue entre les représentants de l’Etat et le PDG de la société soient denses, confiantes et permanentes ; que l’ensemble de ces conditions sont nécessaires au bon fonctionnement du service public audiovisuel. »
Ce passage faisait référence aux déclarations de la ministre de la culture, dont dépend Radio France. Françoise Nyssen avait ainsi déclaré le 16 janvier au Monde :
« Un dirigeant d’entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n’est pas une situation acceptable. Il appartient à l’intéressé d’en tirer les conséquences, ainsi qu’au Conseil supérieur de l’audiovisuel, légalement compétent. »
Selon les défenseurs de M. Gallet, l’hostilité du gouvernement ne peut pas en soi être un critère qui fonde la destitution d’un dirigeant d’audiovisuel public par une autorité administrative comme le CSA. D’autres arguments juridiques pourraient être avancés devant le Conseil d’Etat.
La procédure engagée par le CSA était inédite. Mise sous pression par l’exécutif, l’autorité a dû se fonder sur des dispositions légales qui ne définissent que de façon très succincte les conditions d’une révocation, laissant une part d’interprétation.
Si la révocation de M. Gallet était cassée, ce serait un revers pour le CSA, mais aussi pour Françoise Nyssen, qui a choisi de s’impliquer personnellement dans ce dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Au total, l’ancien directeur général de la maison-mère de SFR a quitté l’entreprise avec un « package » de 9,4 millions d’euros, 6 millions pour rupture de contrat et 3,4 millions de rémunération pour 2017.
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Le prix du départ de Michel Combes : 6 millions d’euros versés par Altice

Au total, l’ancien directeur général de la maison-mère de SFR a quitté l’entreprise avec un « package » de 9,4 millions d’euros, 6 millions pour rupture de contrat et 3,4 millions de rémunération pour 2017.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
05.04.2018 à 12h40
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Michel Combes ne sera pas parti les mains vides. L’ancien directeur général d’Altice, débarqué du groupe de Patrick Drahi en novembre 2017, va toucher une compensation totale de 6 millions d’euros.
Ce montant comprend notamment la rémunération fixe et variable de son préavis, et un accord financier couvrant les risques juridiques qu’auraient pu engendrer cette démission, selon le rapport de rémunération publié par Altice le 4 avril 2018. « Il s’agit d’une partie des conditions prévues contractuellement incluant notamment une part variable réduite par rapport aux conditions initiales », commente un porte-parole du groupe.
Congédié en novembre 2017
Cette somme sera soumise à la prochaine assemblée générale des actionnaires du groupe et vient s’ajouter aux 3,4 millions d’euros que l’ancien dirigeant a perçu au titre de ses fonctions l’an passé.
Pour mémoire, l’ancien patron de SFR – qui s’est rapidement reclassé chez l’opérateur Sprint où il occupe un poste de directeur financier – avait été brutalement congédié le 9 novembre 2017. Il avait fait les frais des mauvais résultats de l’opérateur français, qui avaient entraîné une forte chute du cours de Bourse. Désireux de regagner la confiance des investisseurs, Patrick Drahi avait au même moment repris les rênes de l’entreprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionnera les prétendants du 10 au 12 avril. Le nom du successeur de Mathieu Gallet sera connu au plus tard le 14.
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Présidence de Radio France : six candidats pour un fauteuil

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionnera les prétendants du 10 au 12 avril. Le nom du successeur de Mathieu Gallet sera connu au plus tard le 14.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
05.04.2018 à 16h56
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Six candidats pour la pré­sidence de Radio France. Les prétendants seront auditionnés du 10 au 12 avril, a annoncé mercredi 4 avril le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Samedi 14 avril, au plus tard, sera connu le nom du successeur de Mathieu Gallet, destitué après sa condamnation pour favoritisme. L’originalité de la procédure tient à une transparence accrue : les noms et projets des candidats retenus ont été dévoilés et une partie des auditions sera publique. Le contexte est aussi particulier : le CSA exerce une fois encore ce pouvoir de nomination alors que l’exécutif a promis de le lui retirer et prévoit une grande réforme de l’audiovisuel public. Dès 2019 pourrait être créé un poste de « super-président » qui chapeauterait les dirigeants de Radio France et France Télévisions.
Sibyle Veil, la continuité
Seule femme, Sibyle Veil, 40 ans, peut, comme ses concurrents, offrir un nouveau visage à Radio France. Mais seule la directrice déléguée de Radio France, chargée des opérations et des finances, peut se prévaloir de l’héritage de Mathieu Gallet et du soutien tacite de son équipe de directeurs. Elle souhaite mieux maîtriser la diffusion des contenus sur le numérique. Et propose une « direction de l’investigation » transversale à tout l’audiovisuel public, ainsi qu’« un média global de la culture », une « offre jeunesse » et un « média de proximité » associant France Bleu et France 3. Des projets déjà en discussion entre France Télévisions, Radio France et le gouvernement.
Elle est présentée par les observateurs comme favorite, ce qui inquiète ses concurrents. Certains au sein de la majorité craignent que sa nomination ne nourrisse le reproche d’un manque d’indépendance par rapport à l’exécutif. Car cette conseillère d’Etat est issue de la même promotion de l’ENA qu’Emmanuel Macron. Comme son mari, Sébastien Veil, qui a participé à la campagne du futur président. Ses partisans rétorquent qu’elle a été conseillère du président Nicolas Sarkozy, avant de rejoindre l’AP-HP et d’être nommée à Radio France, en 2015, bien avant l’élection de M. Macron.
Jérôme Batout, connaisseur des médias
Jérôme Batout, 39 ans met en avant ses fonctions de directeur général de Publicis Media France mais aussi de conseiller à la revue Le Débat. Deux fonctions jugées « complémentaires » : l’une lui a fait connaître l’écosystème des médias pour conseiller les annonceurs sur leurs investissements publicitaires, l’autre illustre sa formation de philosophe, tout en le classant à gauche. Il a été conseiller spécial du premier ­ministre socialiste Jean-Marc Ayrault.
Sans expérience dans l’audiovisuel public, il tente de se démarquer par un projet insistant sur l’aspect « son » de la radio, promis à la « disruption » par les plates-formes numériques mais plein d’avenir, en raison des voitures connectées, notamment. Selon lui, le « cœur radio » de Radio France doit rester un média d’offre et concentrer sa puissance sur peu d’antennes. Il veut créer un « levier de diversification », produisant notamment des contenus pour des institutions extérieures.
Bruno Delport, l’amoureux de la radio
Directeur de la radio TSF Jazz, ex-directeur général du groupe Nova Press (dont le propriétaire, Mathieu Pigasse, est actionnaire à titre individuel du Monde), Bruno Delport, 53 ans, a été président de Solidarité Sida et engagé dans les campagnes d’Europe-Ecologie Les Verts depuis 2010. « J’ai bien conscience de ne pas avoir le parcours typique », a-t-il dit à BFMTV. Il juge que France Bleu et France Musique peuvent être améliorées. Il propose d’investir sur la technologie de diffusion numérique des contenus et leur indexation pour les assistants vocaux. Il veut générer de nouveaux revenus en créant des ­« contenus dédiés » pour des marques, citant l’exemple d’Engie pour la COP 21.
François Desnoyers, l’ancien de la maison
François Desnoyers, 62 ans, connaît bien la Maison de la Radio : il y est entré en 1980 comme journaliste, en locale. Parti en 1988, ce proche de Jean-Marie Cavada y est revenu comme délégué général, durant la présidence de l’ancien présentateur, entre 1998 et 2004. Il juge que la bataille n’est pas celle des technologies, mais des contenus : « Penser que rajouter de l’image à la radio répondrait [aux] nouvelles demandes est une idée simpliste. » Pour celui qui s’était occupé des questions de décentralisation au début des années 1980, la priorité, entre France Bleu et France 3, ce sont les « synergies éditoriales ».

        Lire aussi :
         

                Mathieu Gallet, le retranché de Radio France



Guillaume Klossa, l’Européen
Guillaume Klossa, 45 ans, a connu à la fois les cabinets ministériels – notamment auprès du secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes Jean-Pierre Jouyet – et les entreprises privées comme McDonald’s ou Veritas. Mais c’est son expérience comme dirigeant de l’Union européenne de radio-télévision (UER), depuis 2013, la plus grande alliance de médias de service public, qu’il met en avant : une façon de souligner qu’il travaille déjà à la mise en place de synergies entre différentes structures, sur le modèle de ce que souhaite le gouvernement pour Radio France et France Télévisions.
Christophe Tardieu, l’homme de culture publique
Une grande partie de la carrière de Christophe Tardieu, 53 ans, a été celle d’un numéro deux, au Château de Versailles, à l’Opéra de Paris ou au Centre national du cinéma. Cet inspecteur des finances, qui a été conseiller de Christine Albanel, ministre de la culture de M. Sarkozy, veut s’inscrire dans la continuité de M. Gallet. Il dit vouloir garder les équipes en place. S’il insiste lui aussi sur la nécessaire adaptation aux usages du numérique, il se distingue par sa volonté d’accorder « une place plus importante à la chanson française » et de « développer encore davantage la place des langues régionales sur les antennes de France Bleu ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Soixante-six chaînes ont diffusé le même texte dénonçant les « fausses informations ». Leur direction, SBG, s’est imposé comme le second relais médiatique de Trump derrière Fox News.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/04/2018
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La chorale embarrassante de présentateurs de télévisions locales américaines

Soixante-six chaînes ont diffusé le même texte dénonçant les « fausses informations ». Leur direction, SBG, s’est imposé comme le second relais médiatique de Trump derrière Fox News.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 06h19
 • Mis à jour le
05.04.2018 à 14h47
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

LETTRE DE WASHINGTON
Imaginons que vous alliez de Pensacola (Floride) à Washington (District of Columbia), en passant par Birmingham (Alabama) et Macon (Géorgie). Le soir venu, dans votre chambre d’hôtel, vous jetez un œil sur la chaîne de télévision locale. Sur ces présentateurs et présentatrices qui inspirent la confiance parce qu’ils sont un peu comme vous, au point que vous ne seriez pas surpris de les croiser sur le parking d’à côté, ou à la table voisine de la vôtre au restaurant.
Le premier soir, sur ABC 3, Sue Straughn et Bob Solarski vous prennent à part pour vous mettre en garde. « Le partage d’informations fausses et biaisées est devenu très répandu sur les réseaux sociaux », assurent-ils. « Plus alarmant encore, certains médias publient les mêmes histoires fausses sans d’abord vérifier les faits. C’est extrêmement dangereux pour notre démocratie », poursuivent-ils. Vous éteignez la télévision, songeuse ou songeur.
Le lendemain, à Birmingham, sur ABC 33/40, vous tombez sur Sarah Snyder et Wendell Edwards, qui tiennent exactement le même discours, au mot près. A Macon, c’est au tour de Nakell Williams et d’Aaron Leedy, de FOX 24. A Washington, sur ABC 7, Autria Godfrey ne se montre pas moins alarmiste. Toujours ces « certains médias » qui ressemblent beaucoup à ceux dénoncés régulièrement par le président Donald Trump. « C’est extrêmement dangereux pour notre démocratie », répète-t-elle.
Même chose sur CBS 2, à Cedar Rapids, dans l’Iowa. Ou bien sur 2 News à Boise (Idaho). Soixante-six chaînes locales, dans vingt-neuf Etats, ont diffusé le même texte, imposé par leur direction, celle de Sinclair Broadcast Group (SBG). Un journaliste de la chaîne de sports Deadspin a publié, le 31 mars, un montage spectaculaire de ces présentateurs prononçant ces mêmes formules. Il avait été vu 8,6 millions de fois mardi soir 3 avril.
Un groupe de télévision qui ne cesse de grandir
Derrière le mastodonte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Devant le tollé, le ministère de l’information renonce à suspendre automatiquement les accréditations de journalistes soupçonnés de propager de « fausses nouvelles ».
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Lutte contre les « fake news » : le gouvernement indien contraint à un rétropédalage

Devant le tollé, le ministère de l’information renonce à suspendre automatiquement les accréditations de journalistes soupçonnés de propager de « fausses nouvelles ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h40
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Le gouvernement indien renonce à réprimer les journalistes soupçonnés de diffuser de fausses nouvelles. Quelques heures après avoir annoncé, dans la soirée du lundi 2 avril, qu’il suspendrait automatiquement leurs accréditations, avant même de vérifier si ces accusations étaient fondées ou non, le ministère de l’information a dû faire marche arrière.
La circulaire ministérielle prenait pour cible les représentants de la presse, occultant la responsabilité de réseaux sociaux comme Facebook, WhatsApp ou Twitter dans la propagation de « fake news ». L’accréditation accordée aux journalistes indiens et étrangers facilite leur accès aux conférences de presse, cérémonies ou sommets organisés par le gouvernement. Face au tollé suscité par ce texte, la ministre indienne de l’information, Smriti Irani, a annoncé sur Twitter qu’elle acceptait de rencontrer les associations professionnelles de journalistes pour « combattre la menace des fausses informations » et préserver « l’éthique du journalisme ».
Mme Irani n’avait sans doute pas le profil idéal pour engager le combat contre les « fake news ». Elle a été épinglée en 2014 par la presse indienne pour avoir déclaré qu’elle était diplômée de l’université américaine de Yale alors qu’elle y avait, en réalité, passé six jours lorsqu’elle était députée du Parlement indien.
Une attaque contre la liberté de la presse
Ce rétropédalage n’a pas empêché plusieurs médias indiens de dénoncer une attaque du gouvernement contre la liberté de la presse. « Avec les élections en vue, cette annonce s’apparentait à une tentative éhontée pour museler la presse et faire taire les voix critiques », s’est ému le quotidien The Indian Express dans son éditorial du 4 avril.
Le gouvernement indien n’a pas la réputation d’être un ardent défenseur de la liberté de la presse. L’un de ses ministres a traité les journalistes de « journalopes » et le premier ministre indien,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le leader mondial du streaming musical a fait ses premiers pas en Bourse mardi 3 avril à New York. A Wall Street, l’action a terminé à 149,01 dollars, en recul de 10,18% par rapport au prix d’introduction fixé à 165,90 dollars. Malgré ce repli, le cours de clôture valorisait Spotify à 26,5 milliards de dollars.
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Spotify : le leader mondial du streaming musical en chiffres

Le leader mondial du streaming musical a fait ses premiers pas en Bourse mardi 3 avril à New York. A Wall Street, l’action a terminé à 149,01 dollars, en recul de 10,18% par rapport au prix d’introduction fixé à 165,90 dollars. Malgré ce repli, le cours de clôture valorisait Spotify à 26,5 milliards de dollars.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h07
    |

            Philippe Da Silva et 
                                Maxime Mainguet








                        


Le leader du streaming musical payant
La firme suédoise dirigée par Daniel Ek est pour l’instant l’intouchable leader du streaming musical payant. Au 31 décembre 2017, Spotify comptait 71 millions d’abonnés, soit presque le double d’Apple Music. Mais il est vrai que le service de la marque à la pomme a été lancé plus récemment - en 2015 - alors que son rival scandinave a démarré en 2008.

   



        Lire aussi :
         

                Spotify : Daniel Ek, le roi du streaming qui a révolutionné la musique



 
Une croissance soutenue
Spotify est le leader d’un secteur en forte croissance. Le marché du streaming a progressé de 60 % entre 2015 et 2016, selon l’IFPI (International Federation of the phonographic industry).

   


Une grande part de cette croissance a été captée par Spotify. Le chiffre d’affaires de l’entreprise est ainsi passé de 700 millions d’euros en 2013 à 4 milliards en 2017. Ces résultats sont portés par un nombre grandissant d’abonnés payants.
 
L’entreprise essuie toujours des pertes, notamment du fait d’opérations de financement
 
Pour autant, ce succès auprès des fans de musique ne permet pas à l’entreprise d’équilibrer ses comptes. Elle a ainsi accusé 1,2 milliard d’euros de pertes en 2017, dont 378 millions directement liés à l’exploitation.

   



        Lire aussi :
         

                Les débuts réussis de Spotify, le numéro 1 du streaming musical, en Bourse



L’autre partie de cette perte est d’origine financière. Elle est consécutive à l’émission au printemps 2016 d’un milliard d’euros de dettes convertibles. Il était prévu que le taux de cette dette, fixé initialement à 5 %, grimperait d’un point tous les six mois si l’introduction en Bourse de la société intervenait plus de 12 mois après l’émission, ce qui a été le cas. De quoi expliquer une partie non-négligeable des pertes de l’entreprise, et son intérêt à entrer en Bourse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Catherine Tait, 60 ans, a été désignée mardi présidente-directrice générale du groupe audiovisuel public canadien CBC/Radio-Canada.
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Pour la première fois, une femme est nommée à la tête de l’audiovisuel public canadien

Catherine Tait, 60 ans, a été désignée mardi présidente-directrice générale du groupe audiovisuel public canadien CBC/Radio-Canada.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 19h20
   





                        



   


Il s’agit de la première femme à diriger le groupe audiovisuel public canadien CBC/Radio-Canada. Mardi 3 mars, le ministère de la culture canadien a annoncé la nomination au poste de présidente-directrice générale de Catherine Tait.
Comptant plus de 25 ans d’expérience dans le milieu de la télévision et du cinéma, elle a été nommée pour un mandat de cinq ans par un comité consultatif indépendant, succédant à Hubert Lacroix, en poste depuis 2008.
Transformation numérique
Mme Tait, 60 ans, présidait jusqu’à tout récemment Duopoly, une entreprise de films, de télévision et de contenu numérique. Sa nomination à la tête du groupe audiovisuel public intervient au moment où l’industrie connaît, selon elle, la plus grande transformation de son histoire. 
« Dans cette vague numérique, le rôle du radiodiffuseur public CBC/Radio-Canada n’aura jamais été aussi important pour notre culture, notre dualité linguistique et notre démocratie », a insisté la nouvelle PDG de l’audiovisuel public. Le groupe produit, achète et distribue des programmes canadiens en français, en anglais et dans huit langues autochtones.
« Jamais auparavant le contenu n’a-t-il été aussi exigeant et jamais auparavant les Canadiens n’ont-ils eu autant de choix de contenus (...) et sur toutes les plateformes », a-t-elle fait remarquer, soulignant dans le même temps que jamais « les fausses nouvelles ont-elles été aussi répandues ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ L’homme d’affaires breton a déposé plainte après la diffusion en 2016 d’un portrait-enquête réalisé par Tristan Waleckx, Mathieu Rénier et Mikael Bozo.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

France Télévisions jugé pour diffamation après une enquête sur Bolloré

L’homme d’affaires breton a déposé plainte après la diffusion en 2016 d’un portrait-enquête réalisé par Tristan Waleckx, Mathieu Rénier et Mikael Bozo.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 15h14
   





                        


Le reportage de « Complément d’enquête » « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien ? » était-il diffamatoire ? France Télévisions, qui l’a diffusé en 2016, ainsi que son auteur en répondent devant le tribunal correctionnel de Nanterre mardi 3 avril. La plainte de l’homme d’affaires, lancée contre X, avait été déposée le 6 juillet 2016 et une information judiciaire ouverte en octobre de la même année.
En cause un portrait-enquête de 72 minutes réalisé par Tristan Waleckx, Mathieu Rénier et Mikael Bozo, diffusé en avril et juillet 2016 sur France 2. Dans ce reportage, qui a reçu le prix Albert Londres en 2017, les journalistes retracent le parcours de l’industriel breton, de la reprise de la fabrique familiale de papier à cigarettes OCB en Bretagne, à la construction de son empire diversifié, en passant par la reprise en main de Canal+ et sa présence en Afrique.
Ils évoquent notamment les activités de la Socapalm, société qui produit de l’huile de palme au Cameroun et dont Vincent Bolloré est actionnaire minoritaire. Des sous-traitants, pour certains présentés comme mineurs, payés à la tâche, travaillant sans vêtements de protection et logeant dans des conditions insalubres, y témoignent face à la caméra.
« Mauvaise foi »
« Il ne faut pas imputer à Bolloré ce qui lui est étranger », estime Olivier Baratelli, l’avocat de l’entrepreneur. « Traiter un groupe de 59 000 salariés présent dans 143 pays par le prisme déformant de plantations qui appartiennent en réalité à la Socapalm, société dont l’Etat camerounais est actionnaire (majoritaire), c’est faire une présentation tronquée, falsifiée » de la réalité, martèle le conseil, joint par l’AFP.
« On est en droit d’attendre d’un service public autre chose qu’une mise en scène et une dramatisation », estime encore l’avocat, espérant « une condamnation ferme de ce travail journalistique indigne du code de déontologie des journalistes », « volontairement commis de mauvaise foi », selon lui. L’enquête-portrait faisait également mention d’une « prétendue corruption pour l’attribution d’une concession portuaire à Kribi en 2015. (...) De tels propos sont parfaitement inadmissibles », estime M. Baratelli.

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                Bolloré poursuit France Télévisions en diffamation pour une émission à son sujet



Me Juliette Félix, qui défend les intérêts de France Télévisions, vante au contraire « la très grande qualité de l’enquête de Tristan Waleckx », dénonçant « une procédure-bâillon ». « En témoigne le montant des dommages et intérêts réclamés » par Vincent Bolloré, soit « 450 000 euros ». Devant le tribunal de commerce de Paris, ce sont 50 millions que l’homme d’affaires a réclamés la semaine dernière dans une procédure connexe pour atteinte à ses intérêts commerciaux. La décision est attendue le 12 juin dans ce volet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Une étude comparant l’attrait des vraies et des fausses informations indique qu’il vaut mieux agir sur le pouvoir de séduction des secondes que les interdire, rapporte, dans une tribune au « Monde », le chercheur en communication Charles Cuvelliez.
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« Fake news » : « Appliquer au Web les bonnes pratiques éditoriales des journaux »

Une étude comparant l’attrait des vraies et des fausses informations indique qu’il vaut mieux agir sur le pouvoir de séduction des secondes que les interdire, rapporte, dans une tribune au « Monde », le chercheur en communication Charles Cuvelliez.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 14h00
    |

                            Charles Cuvelliez (Professeur à l’Ecole polytechnique de l'Université libre de Bruxelles, ULB)








                        



                                


                            
Tribune. Alors qu’en France les autorités veulent régler le problème des « fake news » par une loi dont le projet a été publié le 21 mars, un groupe d’experts de haut niveau mis en place par la Commission européenne préconise de ne pas légiférer, selon le rapport sur les « fausses informations et la désinformation » qu’il a remis le 12 mars à la commissaire européenne chargée du numérique, ­Mariya Gabriel.
comprendre comment et pourquoi les « fake news » se diffusent fournirait une arme à laquelle on songe ­rarement
Qui a raison, qui a tort ? Interroger notre cerveau primaire sur notre attirance pour les « fake news », leur lecture et leur diffusion, aiderait à répondre à la question. Les études qui se penchent sur le phénomène des fausses informations s’attachent à comprendre « pourquoi » telle « fake news » s’est répandue : est-ce délibéré ? Est-ce une simple rumeur qui s’est emballée sans que personne pense à mal ? Y a-t-il une arrière-pensée politique derrière cette rumeur ? Des activistes, un gouvernement ou des robots ont-ils été à la manœuvre ?

Mais comprendre comment et pourquoi elles se diffusent fournirait une arme à laquelle on songe ­rarement. Une étude des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (« The spread of true and false news on line », par Soroush Vosoughi, Deb Roy et Sinan Aral, Science n° 359, 9 mars 2018, lien vers PDF en anglais) a justement mesuré, à partir de l’observation des flux sur Twitter et des sites de vérification des faits (fact checking) qui recueillent et classent les fausses nouvelles, les différences entre les modèles de diffusion des « fake news » et ceux des vraies.
« Cascades » de tweets
Une rumeur démarre sur Twitter quand un utilisateur lance un Tweet en la reprenant. On parle de « cascade » lorsqu’un Tweet est repris (« retweeté », RT). Le nombre de cascades est le nombre de Tweet indépendants que génère une rumeur ; la taille d’une cascade...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Reporters sans frontières et ses partenaires lancent un dispositif d’autorégulation pour lutter contre la désinformation et mettre en valeur les médias qui produisent des informations fiables.
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Un label pour redonner confiance dans le journalisme

Reporters sans frontières et ses partenaires lancent un dispositif d’autorégulation pour lutter contre la désinformation et mettre en valeur les médias qui produisent des informations fiables.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 13h27
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 10h37
    |

            François Bougon








                        


Dans ses vœux aux journalistes le 3 janvier, au cours desquels avait été annoncée une loi contre les « fake news », Emmanuel Macron avait évoqué une initiative de Reporters sans frontières (RSF) sur une « forme de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier ». A l’époque, l’organisation avait été prise au dépourvu par cette mention présidentielle, car la démarche était encore en cours, non officielle.
Trois mois plus tard, mardi 3 avril, la « Journalism Trust Initiative » (JTI) – l’initiative pour la confiance dans le journalisme – est portée sur les fonts baptismaux avec ses partenaires : l’agence France-Presse, l’Union européenne de radio-télévision et le Global Editors Network, une association regroupant des rédacteurs en chef de médias du monde entier.
« Renverser la logique »
Ce projet part d’un constat : « Dans le nouveau système de l’espace public, les informations fausses circulent plus vite que les vraies », s’inquiète Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.
« Dans le nouveau système de l’espace public, les informations fausses circulent plus vite que les vraies », constate Christophe Deloire, secrétaire général de RSF
D’où l’idée, pour distinguer le travail journalistique et renforcer les « tiers de confiance », de « renverser la logique en donnant un avantage réel à tous ceux qui produisent des informations fiables, quel que soit leur statut », poursuit M. Deloire. Et plutôt que de se voir imposer des lois, pourquoi ne pas imaginer un dispositif avec des normes permettant de décerner un label à des médias de qualité, en s’appuyant sur des données telles que la transparence, l’indépendance éditoriale ou la déontologie ? Vaste travail qui promet des débats passionnés et houleux.
Certifier le processus journalistique
Dans un premier temps, RSF lance un processus ouvert à tous ceux qui sont concernés dans le secteur sous l’égide du Comité européen de normalisation. Il ne s’agira pas, souligne RSF, de certifier la production mais le processus journalistique.

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L’élaboration des indicateurs sous l’égide de l’organisme français de normalisation, l’Afnor, et de son équivalent allemand, le DIN, devrait prendre de douze à dix-huit mois.
Une plus grande visibilité
L’objectif à terme est de faire en sorte que les médias certifiés puissent bénéficier d’« avantages concrets ». On pourrait imaginer un traitement privilégié par les algorithmes des moteurs de recherche et des réseaux sociaux, permettant une plus grande visibilité et donc des recettes publicitaires plus importantes. Des contacts ont été établis avec Google et Facebook.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Après Orange, la plate-forme musicale, née en France en 2007, a passé un accord avec la Fnac, fin 2017.
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Streaming musical : l’outsider Deezer vise l’international pour rattraper son retard

Après Orange, la plate-forme musicale, née en France en 2007, a passé un accord avec la Fnac, fin 2017.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 11h00
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Hans-Holger Albrecht, PDG de Deezer, en convient : « Il est vrai que certains de nos compétiteurs ont les poches très profondes », dit-il, dans une allusion à Google, Amazon, Facebook et Apple (GAFA). « Mais, à la fin de la journée, ça [l’argent] ne fait pas tout. Et une forte compétition n’est pas quelque chose de nouveau » dans le streaming musical. Malgré le démarrage en flèche d’Amazon Music, Deezer a « continué à afficher une forte croissance de [son] chiffre d’affaires », affirme M. Albrecht au Monde. « De 25 % entre 2016 et 2017 », précise-t-il, sans confirmer l’estimation des analystes de 300 millions d’euros pour 2017.
Employant 500 salariés, la plate-forme est présente dans 180 pays. « La France représente notre principal marché », affirme le PDG, devant l’Allemagne et le Brésil. Il assure poursuivre son développement en Amérique latine et dans la région Asie-Pacifique, grâce à une forte mise en avant de catalogues et d’artistes locaux.

Selon M. Albrecht, Deezer compte aujourd’hui 14 millions d’utilisateurs actifs chaque mois. Fin novembre 2017, il en déclarait plus de 6 millions payants. Déjà allié d’Orange, qui lui fournit un contingent d’utilisateurs, Deezer a lancé, fin 2017, un partenariat avec la Fnac pour tenter de doper ses abonnements.
Cette plate-forme musicale née en France en 2007, pionnière dans l’aventure du streaming et cofondée par Daniel Marhely et Jonathan Benassaya, s’est largement fait distancer par Spotify – le suédois, né un an après Deezer, compte désormais 71 millions d’abonnés payants – et doit se livrer à une compétition inégale face aux GAFA. D’ailleurs, sous sa casquette de président du lobby du streaming européen, le Digital Music Europe, le PDG de Deezer avait, en novembre 2017, demandé aux autorités européennes « de faire en sorte que la concurrence soit équitable dans la musique au niveau des régulations et de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ L’ancien footballeur, qui a fêté son 70e anniversaire le 8 septembre 2017, quittera RMC après la coupe du Monde, mettant ainsi un terme à trente-huit ans de carrière dans les médias.
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Après le Mondial 2018, l’animateur Jean-Michel Larqué prendra sa retraite

L’ancien footballeur, qui a fêté son 70e anniversaire le 8 septembre 2017, quittera RMC après la coupe du Monde, mettant ainsi un terme à trente-huit ans de carrière dans les médias.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 21h11
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 22h26
   





                        



   


Jean-Michel Larqué, célèbre journaliste sportif et ancien footballeur, qui officie sur RMC depuis 2001 après une longue carrière de commentateur à la télévision, va prendre sa retraite cet été, a-t-il annoncé, vendredi 30 mars, dans son émission « Larqué foot ».
L’animateur, qui a fêté son 70e anniversaire le 8 septembre 2017 quittera la station après la coupe du Monde, mettant ainsi un terme à trente-huit ans de carrière dans les médias. « Il faut savoir tourner la page », a-t-il dit après avoir pris la décision de quitter la station au début de la saison « sans nostalgie ni tristesse ».
Duo célèbre avec Thierry Roland
Ancien joueur puis capitaine des Verts à Saint-Etienne dans les années 1960 et 1970, et sélectionné à plusieurs reprises en équipe de France, Jean-Michel Larqué fut le premier footballeur français à se reconvertir dans le commentaire sportif, au début des années 1980.
« Je m’en vais avec un record d’audience qui tient toujours », a-t-il observé. Un record établi en 2006 sur TF1 avec Thierry Gilardi, lors de la finale de la coupe du Monde entre l’Italie et la France, suivie par plus de 22 millions de téléspectateurs.
« Jean-Mimi » a longtemps officié comme commentateur sur TF1, formant un célèbre duo avec son ancien complice Thierry Roland, mort en 2012. Sa réplique fétiche (« Tout à fait Thierry ! ») fut rendue célèbre par les sketchs des « Guignols », sur Canal+.
Comme journaliste sportif il a également travaillé sur d’autres chaînes, dont M6 ou Canal+, et a exercé dans la presse écrite, notamment au magazine Onze Mondial, dont il fut directeur de la rédaction. Il avait rejoint la radio RMC en 2001 et y avait lancé l’émission « Larqué foot » en 2002.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Connu du grand public pour le rôle du président dans l’émission « Groland » de Canal+, l’acteur est mort d’une crise cardiaque, vendredi, à l’âge de 64 ans.
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Le comédien et danseur Christophe Salengro est mort

Connu du grand public pour le rôle du président dans l’émission « Groland » de Canal+, l’acteur est mort d’une crise cardiaque, vendredi, à l’âge de 64 ans.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 06h38
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

Il avançait « sans balises » sauf celles de ses rencontres avec les gens, dansait en parlant et inversement, écrivait des textes ourlés de fine fantaisie en faisant des croche-pieds à la poésie. Quoi qu’il entreprenne, Christophe Salengro libérait des intensités jamais vues, entre humour, pudeur, émotion sans jamais lâcher la barre d’un physique unique qui déployait sous la toise son presque double mètre.

Le comédien, danseur et auteur est mort d’une crise cardiaque vendredi 30 mars, à Paris. Il avait 64 ans. Sa silhouette longue tige, son regard bleu suspendu entre ses grandes oreilles et son charme profond ont irradié dans tous les domaines.
Choc gestuel et textuel
La pub (Gerflor et son célèbre slogan « Et hop ! » au milieu des années 1980, France Télécom), le cinéma (il a joué pour Yves Boisset, Jonathan Demme, Benoît Delépine et Gustave Kervern), la télé avec Canal+ et son émission satirique « Groland » dont il était, depuis 1992, le président « auto-élu à vie et inmourable », selon la Constitution grolandaise, ont profité de son talent multi-outillé. « Il restera président pour l’éternité », a annoncé Canal+ dans un communiqué, et une soirée spéciale pour les 25 ans de l’émission sera diffusée le 14 avril.
Compagnon de création, dès 1985 et pendant plus de trente ans, du chorégraphe Philippe Decouflé, Christophe Salengro a illuminé plus d’une dizaine de pièces et de films sur le fil de scènes fracassantes et inoubliables auréolées par sa grâce d’échassier dansant.
Chacune de ses apparitions – un abat-jour en guise de couvre-chef ou glissé dans une barboteuse –, dilatait le temps autour d’un choc gestuel et textuel frais, inédit, drôle et émouvant. « Philippe m’a permis de développer toute une recherche sur les langues imaginaires auxquelles je suis très attaché, disait Salengro en 2004 à propos du chorégraphe. Et puis j’adore retrouver la bande de potes qui l’entoure....




                        

                        

