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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Lors de la première rencontre comptant pour la 23e journée du Top 14, le Castres Olympique a su inverser la tendance à domicile face au Stade Toulousain.
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Top 14 : victoire de Castres (28-23) face à Toulouse

Lors de la première rencontre comptant pour la 23e journée du Top 14, le Castres Olympique a su inverser la tendance à domicile face au Stade Toulousain.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 17h19
   





                        



   


Un vent fort favorable n’aura pas suffi aux Toulousains pour l’emporter sur la pelouse du stade Pierre-Fabre en cette première rencontre de la 23e journée du Top 14. Le Castres Olympique gagne (28-23) à domicile face au Stade Toulousain, samedi 7 avril devant plus de 12 000 spectateurs.
La rencontre avait pourtant mal débuté pour les Castrais. Luttant contre les éléments tempétueux pendant les 40 premières minutes, ils entamaient la seconde mi-temps avec 15 points de retard (8-23), malgré un essai de Julien Dumora (27e). Ils ont en revanche immédiatement réagi au retour des vestiaires avec un doublé du même Dumora à la 43e minute, avant qu’Alex Tulou ne trouve lui aussi la faille (58e).
En fin de match, une pénalité de plus de 60 mètres de Rory Kockott a permis à Castres de s’assurer la victoire. Les Toulousains repartent donc avec un point de bonus défensif mais perdent des points précieux dans la course aux demi-finales du Top 14. Troisièmes au classement avec 66 points, les hommes d’Ugo Mola risquent de se faire distancer par le Racing 92 (2e, 66 points) qui reçoit Toulon dimanche 8 avril.
Au classement, Castres prend lui provisoirement la 7e place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont remporté le double (6-4, 6-3, 6-1) face à Fabio Fognini et Simone Bolelli, pourtant favoris avant le match.
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Coupe Davis : la France reprend l’avantage sur l’Italie

Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont remporté le double (6-4, 6-3, 6-1) face à Fabio Fognini et Simone Bolelli, pourtant favoris avant le match.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h47
   





                        



   


La France n’est plus qu’ à un point des demi-finales de la Coupe Davis. Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont placé les Bleus dans cette envieuse position en remportant le double (6-4, 6-3, 6-1) face à des Italiens, Fabio Fognini et Simone Bolelli, transparents samedi 7 avril à Gênes.
Les Français n’étaient pourtant pas favoris face à des adversaires qui les avaient battus en finale de l’Open d’Australie 2015. Mais ils ont su se rester solide de bout en bout pour l’emporter en moins de deux heures, profitant notamment d’un échec de leurs adversaires sur les phases de service.
Après huit jeux serrés, Mahut et Herbert ont profité d’un passage à vide adverse pour accélérer sur leur mise en jeu. Un smash cinq mètres dehors de Fognini combiné à deux doubles fautes de Bolelli permettaient aux Bleus de se procurer deux balles de set. C’est Herbert, sur courant alternatif jusque-là, qui portait l’estocade d’un coup droit croisé dans le couloir.
Le numéro un tricolore Lucas Pouille (11e mondial) aura l’opportunité de sceller la qualification dès le premier simple de dimanche face à Fognini (20e).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le jeune joueur du centre de formation du HAC est décédé brutalement vendredi, selon un communiqué du club normand. La Ligue reporte le match Reims-Le Havre du jour.
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Football : mort de Samba Diop, espoir havrais de 18 ans

Le jeune joueur du centre de formation du HAC est décédé brutalement vendredi, selon un communiqué du club normand. La Ligue reporte le match Reims-Le Havre du jour.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 13h50
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 14h13
   





                        



   


Le club de football du Havre, le HAC, a confirmé la mort de son jeune joueur du centre de formation, Samba Diop, dans la soirée du vendredi 6 avril, à l’âge de 18 ans. « Le HAC est en deuil, peut-on lire dans le communiqué publié samedi. C’est avec une énorme tristesse que les membres du club ont appris le décès de son joueur Samba Diop. Agé de 18 ans, le défenseur, né au Havre, est décédé hier soir. Il s’agit d’un moment horrible pour l’ensemble des joueurs et joueuses, de l’école de football jusqu’au groupe professionnel, des membres des staffs comme des bénévoles, des administratifs comme des dirigeants. Le HAC présente ses plus sincères condoléances à la famille de Samba. »
La Ligue de football professionnel (LFP) publiait quelques minutes plus tard sa décision de reporter la rencontre prévue ce samedi entre le Stade de Reims et Le Havre AC. « La LFP a appris avec une très grande tristesse le décès soudain de Samba Diop (…). Dans ce contexte, la LFP a décidé de reporter la rencontre Stade de Reims-Havre AC programmée ce samedi 7 avril, et de faire respecter un moment de recueillement sur les matchs comptant pour la 32e journée de Ligue 1 Conforama et de Domino’s Ligue 2. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La paire Herbert-Mahut a remporté le double des quarts de finale face aux Italiens Bolelli-Fognini. Deux simples restent à disputer demain.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Bruno de Carvalho les avait critiqués après un match de Ligue Europa et n’a pas du tout apprécié qu’ils lui répondent dans une lettre.
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Portugal : le président du Sporting suspend 17 de ses joueurs

Bruno de Carvalho les avait critiqués après un match de Ligue Europa et n’a pas du tout apprécié qu’ils lui répondent dans une lettre.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 13h16
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


L’histoire accapare la « une » des journaux et fait l’ouverture des JT au Portugal depuis vendredi. Bruno Carvalho, président du Sporting Portugal, a décidé de suspendre 17 de ses joueurs jusqu’à nouvel ordre. Mais comment en est-il arrivé à prendre une telle décision ?
Tout est parti de la défaite contre l’Atlético Madrid, jeudi en quarts de finale aller de la Ligue Europa. Battus 2-0 sur la pelouse du favori de la compétition, les coéquipiers de Jérémy Mathieu n’ont pas forcément démérité, se procurant même plusieurs occasions. Un constat que ne partage pas Bruno de Carvalho. Le président au caractère tempétueux déclare devant les médias : « J’ai plusieurs fois eu l’impression qu’on jouait à neuf, et ça, ça se paie cher. (…) Voir des erreurs grossières de la part d’internationaux et de joueurs expérimentés, ça ne fait qu’accroître notre souffrance. »

https://t.co/oP1peUSMIe— nicolas_vilas (@Nicolas Vilas)


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La sortie de trop pour des joueurs pourtant habitués aux déclarations polémiques de leur président élu par les socios du club en 2013. La fronde est menée par le gardien Rui Patricio. Le champion d’Europe 2016 publie une réponse sur les réseaux sociaux.
« Nous ne sommes pas parfaits et nous ne croyons pas aux joueurs parfaits parce que nous souhaitons toujours évoluer, précise le collectif. (…) Nous souhaitons faire part de notre mécontentement à travers ce texte après avoir eu vent des déclarations de notre président et qui a manqué de soutien dans ce moment difficile. »
Avec l’équipe B dimanche
Dans un premier temps, ils sont 19 à signer ce texte avant les désistements de deux joueurs (Doumbia et Ruben Ribeiro). Et c’est peu dire que Bruno de Carvalho n’a pas apprécié le texte en question. « Je suis fatigué de ces gamins immatures qui ne respectent personne comme par exemple les supporters », réplique le dirigeant quelques minutes plus tard sur sa page Facebook. « Tous les joueurs qui ont signé ce texte sont immédiatement suspendus et devront affronter la commission de discipline du club », ajoute-t-il.
Le troisième du championnat va donc recevoir ce dimanche, Paços de Ferreira, avec son équipe réserve plus quelques non-signataires, comme le Français Jérémy Mathieu. Une vague de départs s’annonce déjà pour la saison prochaine. Le buteur néerlandais, Bas Dost, a déjà fait savoir qu’il ne se voyait pas rester une saison de plus dans ce contexte.
Ce n’est pas la première fois que Bruno de Carvalho fait parler de lui. Si on peut mettre à son crédit d’avoir relancé sportivement un club qui sortait de la pire saison de son histoire (7e en 2012-2013) mais aussi de tenir tête à l’agent Jorge Mendes, dont la toute-puissance n’est plus à démontrer au Portugal (et ailleurs), il accumule les déclarations tapageuses sur les arbitres, les médias et tous « les ennemis extérieurs du Sporting ». Il a d’ailleurs conseillé à ses supporters de ne plus lire la presse, ni regarder les programmes télé consacrés au foot, sauf ceux de… Sporting TV, la chaîne interne du club.
Lui qui aime regarder les matchs depuis le banc de touche avec une écharpe autour du cou, a été suspendu huit mois par la Ligue portugaise. Le 6 novembre 2016, il avait craché en direction de son homologue d’Arouca après une vive altercation. Malgré tout, Carvalho avait été réélu à la présidence du Sporting en février dernier. Son malheureux adversaire, Pedro Madeira Rodrigues, avait alors déclaré : « Bruno de Carvalho serait un très bon sujet de psychiatrie. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ A l’inverse de Paris-Roubaix, les autres « monuments » du cyclisme modifient fréquemment leur parcours. Pour des raisons sportives… et économiques.
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Cyclisme : des classiques qui ne le sont pas tant que ça

A l’inverse de Paris-Roubaix, les autres « monuments » du cyclisme modifient fréquemment leur parcours. Pour des raisons sportives… et économiques.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 10h49
    |

            Clément Guillou








                        


Cinq « monuments », mais combien de parcours ? Si les classiques sont censées être caractérisées par un tracé plus ou moins fixe, Paris-Roubaix semble être la seule sûre de son fait, avec son départ de Compiègne et ses 100 derniers kilomètres de la trouée d’Arenberg au vélodrome de Roubaix. Tour d’horizon des grandes courses d’un jour du calendrier cycliste.
Paris-Roubaix : gravé dans le pavé

   


La centaine de kilomètres jusqu’au vélodrome est devenue immuable, ou presque, depuis plusieurs dizaines d’années. L’organisateur peut se le permettre : on s’y ennuie rarement et le décor plaît aux télévisions. « On part devant un palais [de Compiègne, depuis 1977] et on a la plus belle arrivée du monde [vélodrome de Roubaix, depuis 1943] : ce sont des choses qu’on a envie de préserver », résume Thierry Gouvenou, directeur de la course.
Christian Prudhomme, directeur du cyclisme chez Amaury Sport Organisation (ASO), est tiraillé entre son obsession de ne pas laisser ses épreuves ronronner et le souci de conserver « l’âme de la course », qui fait la force de Paris-Roubaix – 117e édition, dimanche 8 avril. « Aujourd’hui, on n’a pas besoin de changer. On a tous les ans une course dense, lancée de très loin, observe Christian Prudhomme, sa grande carcasse recroquevillée à l’arrière d’une voiture sur les pavés qui tapent. Je suis quand même convaincu qu’il faut bouger par petites touches, car on ne veut pas sanctuariser. »
Les petites touches se font donc dans le Cambraisis, avant la trouée d’Arenberg qui fête ses 50 ans. Des secteurs intègrent le parcours, d’autres en sortent, pour faire tourner et ne pas sanctuariser totalement le parcours. Une évolution majeure pourrait toutefois avoir lieu dans cinq ans ou plus : ASO lorgne un secteur pavé de 3 000 mètres environ, après le Carrefour de l’Arbre, en remplacement de celui de Hem. « Ce serait un changement majeur, à six kilomètres de l’arrivée, quelque chose qui ferait évoluer la course », dit Gouvenou.

   


Tour des Flandres : priorité au tiroir-caisse
Disputé une semaine avant Paris-Roubaix, l’autre monument du Nord, le Tour des Flandres, n’en est pas à chipoter sur un virage à droite ou le contournement d’un village. Lui change régulièrement, guidé par des intérêts plus sonnants et trébuchants. Lorsque Anvers a mis, dit-on, deux fois plus d’argent que Bruges pour accueillir le départ de l’épreuve à partir de 2017, l’organisateur Wouter Vandenhaute a volontiers réécrit toute la première partie du parcours, en route vers les Ardennes flamandes.

Les polémiques politiciennes entre les deux grandes villes des Flandres coulent sur lui : en 2012, il n’avait pas hésité à enlever du parcours le Mur de Grammont et sa chapelle iconique, juge de paix de la course, pour instaurer un circuit final où l’on paye cher sa place pour voir passer, trois fois, l’événement sportif de l’année en Flandres.
Wouter Vandenhaute, qui aime bousculer un milieu qu’il juge trop conservateur, se défendait la semaine dernière dans L’Equipe : « Je n’ai rien dénaturé en enlevant le Grammont, au contraire, on a pu expérimenter un nouveau concept du cyclisme qui n’existait pas alors, en concentrant le final sur deux monts, le Quaremont et le Paterberg, et une ville, Audenarde, et en créant un esprit nouveau de fête à l’instar d’un festival de rock. »
Et cette saillie provocatrice, comme pour montrer qu’il ne respecte rien : « Le Mur de Grammont était surtout mythique parce qu’il était à 18 kilomètres de l’arrivée. » N’empêche : son geste avait fait hurler dans les estaminets et, bien sûr, après cinq ans d’absence, le « Kapelmuur » a fait son retour sur le tracé en 2017, quoique, à une position qui le rend moins décisif.
L’arrivée a changé aussi, de Meerbeke à Audenarde, mais là encore l’esthétique n’a pas été au cœur des préoccupations des organisateurs. La force du Ronde van Vlaanderen : quel que soit le parcours, la course déçoit rarement.
Liège-Bastogne-Liège : le casse-tête

   


ASO, copropriétaire de Liège-Bastogne-Liège, l’autre monument disputé en Belgique, aimerait en dire autant. « Ces dernières années, la course n’a pas été emballante », admet Christian Prudhomme. Le parcours qui offrait des courses débridées dans les années 1990 est devenu le théâtre d’un spectacle soporifique : ils sont plusieurs dizaines de coureurs à se présenter groupés au pied de la côte d’Ans, où l’arrivée sourit au meilleur des puncheurs (généralement Alejandro Valverde).
La difficulté de cette bosse finale empêche-t-elle les coureurs de s’exprimer plus tôt ? « Il n’y a pas que l’arrivée, il y a la manière de courir qui a changé, souligne Christian Prudhomme. Regardez, lorsqu’on a ajouté la côte de la Roche aux Faucons [en 2008, à 20 kilomètres de l’arrivée]. La première année, ce fut formidable, la deuxième année pas mal, la troisième année plus rien. Les coureurs s’adaptent ! » Et, pour reprendre un poncif, « ce sont les coureurs qui font la course ».
La convention liant ASO à la ville d’Ans expire après l’édition 2018 (22 avril), et la presse belge annonce déjà que la future arrivée se fera à Liège même. Pour l’organisateur – qui ne confirme pas –, cette nouvelle arrivée pourrait être l’occasion d’offrir une seconde jeunesse à « la Doyenne » en redessinant le final. L’ancien pistard Jean-Michel Monin, directeur de la course, ne veut pas toucher au passage par Bastogne, à la trilogie Wanne-Stockeu-Haute-Levée (contournée cette année pour cause de travaux) ou à la côte de la Redoute, autant d’ingrédients incontournables de la course.
Pour le reste, notamment la côte de Saint-Nicolas, à six kilomètres de l’arrivée, « on ne s’interdit rien ». « Parfois, c’est un peu frustrant, car on ne sait pas si on doit durcir le parcours ou l’alléger. C’est trop dur, car les difficultés font peur à tout le monde ? Alors on allège, mais s’ils arrivent à 100 au sprint à Liège, c’est une catastrophe… »
Milan-SanRemo : des repères stables
S’il est un seul monument qui doit se jouer au sprint, c’est Milan-SanRemo, même si les organisateurs préfèrent lorsqu’un homme seul se joue de la meute des emballeurs, d’autant plus s’il s’appelle Vincenzo Nibali.

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Plusieurs fois ces dernières années, RCS Sport, propriétaire de la course, a d’ailleurs tenté d’épuiser les jambes des sprinteurs en ajoutant des difficultés. Mais Mauro Vegni, son grand patron, estime désormais que le Poggio, ce monticule qui borde la Méditerranée et dont le sommet se trouve à 5,7 kilomètres de l’arrivée, suffit à trier le bon grain des puncheurs de l’ivraie des purs sprinteurs. « Nous sommes revenus au parcours originel. Pour nous, c’est ça le parcours. Et pour le moment, ça reste comme ça. » Jusqu’au prochain sprint massif ?
En retrouvant en 2015 l’arrivée de la Via Roma, artère bourgeoise sur laquelle la course a écrit ses plus belles pages (Merckx, De Vlaeminck, Zabel), Milan-SanRemo a retrouvé le troisième pan de sa Sainte-Trinité : Cipressa, Poggio, Via Roma. E basta.

Tour de Lombardie : sans domicile fixe
La plus dure des classiques, disputée en octobre, est aussi la plus instable, baladée d’un bout à l’autre de la Lombardie depuis que son arrivée a quitté Milan en 1961. Côme, Milan, Monza, Bergame et Lecco ont chacune eu cet honneur, mais l’identité de la course s’est noyée dans ces changements de parcours. Plus que l’arrivée, c’est l’ascension jusqu’à la Madonna del Ghisallo, en surplomb du lac de Côme, qui symbolise l’épreuve. Mais elle n’est plus aussi décisive qu’avant et il semble que, chaque année, les organisateurs inventent un nouveau parcours.

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Depuis 2014, les villes de Bergame et Côme se répartissent départ et arrivée. L’instabilité a lassé Mauro Vegni, le patron de RCS Sport : « Aujourd’hui, nous pensons qu’il est temps de trouver un parcours qui soit toujours le même. Personnellement, je pense que l’arrivée à Côme est la meilleure, car il y a la possibilité de faire une course très dure et un final très spectaculaire. Ce pourrait être le parcours définitif », annonce-t-il.
L’an passé, la Gazzetta dello Sport, journal qui partage le même propriétaire que la course, a suggéré que la classique des feuilles mortes devienne une classique du printemps, afin de regrouper les cinq « monuments ». Mais c’est une autre histoire.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le Limougeaud, figure de la communauté gitane locale, affronte Tony Yoka, samedi 7 avril, à Paris. Ils représentent ce que la boxe professionnelle a de plus extrême.
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« Aldo », le boxeur du camp d’en face

Le Limougeaud, figure de la communauté gitane locale, affronte Tony Yoka, samedi 7 avril, à Paris. Ils représentent ce que la boxe professionnelle a de plus extrême.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 07h11
    |

                            Corentin Lesueur (Envoyé spécial à Limoges, Haute-Vienne)








                        



   


Dans la petite aire d’accueil aménagée pour les gens du voyage en contrebas d’une route départementale, près de Limoges (Haute-Vienne), le prochain combat d’« Aldo » est de tous les échanges. En ce début de mois de mars, les hommes négocient l’affrètement d’un bus pour monter à Paris autour d’un barbecue où déborde la carne.
Leur champion, « Aldo le gitan », Cyril Léonet de son vrai nom, y affrontera Tony Yoka, le 7 avril, au Palais des sports de Paris. A eux deux, ils représentent ce que la boxe professionnelle a de plus extrême. Depuis son titre olympique au Brésil en 2016 dans la catégorie reine, Tony Yoka, 25 ans, a pris du coffre, est passé professionnel, a paraphé un contrat à plusieurs millions avec Canal+, avant de s’installer aux Etats-Unis. Gilles Martin, entraîneur d’Aldo : « Il y a d’un côté une boxe faite de bricolage et de bouts de ficelle, celle des combats de dernier moment et des trucs de raccroc : la nôtre. Et de l’autre, la boxe où tout sourit, tout s’offre à vous, sans se poser la question de comment payer le loyer : celle de Yoka. »
Annick, la mère de Cyril Léonet, ne montera pas à Paris. La carrière de son fils, elle en est « fière mais sans plus ». « J’aime pas la bagarre. Quand il boxe, je m’enferme dans la caravane et j’éteins tout. Je ne veux rien voir, rien entendre. J’attends juste qu’une nièce m’appelle pour m’avertir de la fin du combat. Qu’il perde ou qu’il gagne, je m’en fous. Je veux juste que ce soit terminé. »
Sur la placette improvisée au milieu des caravanes, difficile de trouver d’autres voix dissonantes. Tout le monde dit sa « fierté » d’assister à l’adoubement national du « grand frère Aldo ». « Quand quelqu’un ici s’élève, c’est toute la communauté qui monte avec lui », dit Jean-Nicolas, l’aumônier des nomades du coin.
La bagarre, « une coutume »
Aldo jouit d’une aura particulière au sein de la communauté gitane. Côté pile de la gloire : le boxeur de 34 ans est le « modèle » des gamins de l’aire d’accueil qui ne se font pas prier pour offrir une démonstration d’arts martiaux. Côté face : le Limougeaud doit assumer le rôle de médiateur dès que le conflit pointe.
« Les gens me sollicitent souvent, souffle le boxeur. Ils savent que je sais gérer les conflits et faire la part des choses. C’est mieux de régler les tensions à l’amiable que de se bagarrer et se tirer dessus. » Une charge particulièrement lourde quand les disputes les plus minimes peuvent dégénérer en batailles sanglantes entre familles. « Quand il y a un problème grave, il en est informé et doit trouver rapidement la bonne solution, constate Gilles Martin. (…) Il faut avoir un peu de hauteur et arrêter le conflit avant qu’il naisse. Une fois que c’est amorcé, ça finit toujours mal, en prison ou avec des cartouches. »

   


Son rang dans la communauté, Aldo pense le devoir bien plus à « [son] statut d’homme » qu’à la notoriété acquise dans son sport. « Ici, tout le monde le respecte et le considère comme une personne droite, rapporte Carl, son beau-frère. Il a assumé des responsabilités et surmonté beaucoup de difficultés depuis tout petit. »
Au volant de sa grosse berline allemande, lunettes de soleil massives vissées sur le nez, le boxeur évoque une jeunesse marquée par l’obligation de « devenir un homme » et où la bagarre tenait lieu de « coutume » : « Sans être un Rambo, il faut savoir se défendre et se faire respecter. Dans notre communauté, un homme ne peut pas être faible, ce n’est pas possible. Il est celui qui dirige tout, qui guide la famille et la nourrit. »
Les bagarres et luttes quotidiennes contre les « galères » ont plus rythmé l’adolescence du jeune Gitan que les séances de boxe : « Avec la vie qu’on avait, à n’être jamais au même endroit, on ne pensait pas au sport mais à survivre. »
« On signait à des prix dérisoires »
A 17 ans, Aldo choisit la salle où s’entraîne un cousin « pour s’entretenir et perdre du poids », accusant jusqu’à 125 kilos sur la balance. Il ne s’en éloignera que le temps d’un « petit souci avec la justice » et d’un séjour d’un an en prison pour recel de vol. A sa sortie, il retrouve un ancien ami de la famille, passé lui aussi derrière les barreaux. Condamné pour association de malfaiteurs en lien avec le grand banditisme, Gilles Martin a purgé sept ans de prison. Le couple d’ex-taulards ne se quittera plus.
« Il y a dix ans, on est reparti tous les deux à zéro, une main devant, une main derrière, raconte le mentor d’Aldo. On a une bonne étoile, faut pas se raconter des histoires. Mais il y a aussi eu un boulot énorme. » Alternant les piges dans la sécurité ou la maçonnerie avec des combats négociés et préparés à la va-vite, le duo parvient à se faire remarquer dans le petit monde de la boxe française. « Dès qu’on avait de l’argent, on bloquait trois semaines, trouvant des adversaires au gré de nos connaissances, se rappelle le coach. On signait souvent à des prix dérisoires, sans stabilité. C’est pour ça qu’on se retrouve avec pas mal de défaites. »
Lesté de neuf revers pour treize victoires et trois nuls, Aldo a tout de même détenu la ceinture de champion de France des poids lourds entre 2015 et 2017. Une « grande fierté » pour celui qui pavoise son protège-dents du drapeau tricolore mais regrette que le carnet de circulation des Gitans soit toujours d’actualité.

   


Sur la piste d’athlétisme qui jouxte le palais des sports de Beaublanc, l’antre mythique des basketteurs du CSP Limoges, Aldo peine à boucler la dernière série de fractionné sous les ordres de Bernard Faure, ancien champion de France de marathon. Depuis 2013, l’ex-consultant de France Télévisions peaufine la préparation physique du boxeur. Sa rencontre avec le rejeton d’une communauté gitane « cadenassée, cadastrée, (…) parquée à l’endroit le plus moche de la terre » fut un choc : « ce qu’a fait Aldo est phénoménal. Il se reposait sur ses qualités naturelles, avec la vie d’un travailleur de force à côté. Ce n’était pas jouable. Il est passé professionnel dans le cœur, mais dans les faits… Il n’a pas découvert l’autre facette du professionnalisme [l’encadrement et les revenus], qui permet de soutenir tout ce qu’il fait. Et c’est dramatique. »
Le Limousin « élevé à la châtaigne et aux pommes de terre » sait qu’il lui faudra un exploit pour terrasser Yoka, dont la conquête du titre mondial est mise en péril par une procédure disciplinaire, pour trois absences à des contrôles antidopage (no shows). « Tous les points seront en notre défaveur : la taille, la jeunesse, le talent, énumère Gilles Martin. Mais il y a un point qu’il ne pourra jamais nous prendre, c’est le courage. » L’objectif, pour ce combat qui rapportera à Aldo à peine plus qu’un championnat de France, sera de ménager à la fois sa santé et sa dignité. « Si j’estime qu’il va trop loin dans la souffrance, si je jette l’éponge, je sais qu’il va m’en vouloir. Mais il a des enfants, une vie après la boxe, je ne veux pas ramener un légume. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Sous les yeux du président de la Fédération internationale de tennis, qui veut réformer la compétition, la France et l’Italie se sont quittées à égalité à l’issue de la première journée.
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Coupe Davis : à Gênes, un condensé de tradition

Sous les yeux du président de la Fédération internationale de tennis, qui veut réformer la compétition, la France et l’Italie se sont quittées à égalité à l’issue de la première journée.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 22h16
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 12h53
    |

            Elisabeth Pineau (Gênes, envoyée spéciale)








                        



   


Depuis sa place de choix, au premier rang de la tribune présidentielle, David Haggerty affichait un sourire sans doute un peu forcé, vendredi 6 avril, à Gênes. Le président de la Fédération internationale de tennis (FIT), à l’origine du projet de réforme radicale de la Coupe Davis – qui prévoit notamment la fin des rencontres à l’extérieur et à domicile mais aussi des matchs en cinq sets – était venu assister à la première journée du quart de finale de Coupe Davis opposant l’Italie à la France. Un déplacement hasardeux, au regard des deux acteurs, tant la France et l’Italie ont chacune un lien particulier et une longue histoire avec la compétition.

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A croire que joueurs français et italiens avaient envie de lui offrir un condensé de tous les ingrédients qui disparaîtraient si sa réforme venait à passer au mois d’août, en Floride, lors de l’assemblée générale de la FIT. Sur le central du Valletta Cambiaso, il a d’abord pu observer Lucas Pouille et Andreas Seppi ferrailler lors d’une partie décousue disputée… en cinq sets. Le Français avait le match en main, prêt à conclure rapidement en trois manches, avant de perdre le fil. Il se fit subitement moins tranchant au troisième set, multipliant les fautes directes quand dans le même temps, Andreas Seppi se montrait plus opportuniste et plus offensif. L’Italien remonta deux sets à zéro mais finit par céder (victoire de Pouille 6-3, 6-2, 4-6, 3-6, 6-1).
Accrochage entre Chardy et Fognini
Jérémy Chardy et Fabio Fognini, eux, s’accrochèrent dans tous les sens du terme : un début de match particulièrement serré, remporté par le Français au tie-break, deux petits sets empochés ensuite par l’Italien, et enfin une quatrième manche où Chardy remonta un handicap de trois jeux à zéro avant d’abdiquer (6-7, 6-2, 6-2, 6-3).
Les deux hommes, qui avaient déjà eu un différend à Indian Wells il y a un mois (l’Italien avait violemment insulté le Français), connurent à nouveau des moments de tension. Notamment en début de troisième set, où, lors d’un changement de côté, l’Italien reprocha au Français un frôlement d’épaules. Fabio Fognini lança une balle de rage dans sa direction et voulut s’expliquer avec lui, mais l’arbitre et son capitaine, Corrado Barazzutti, réussirent à le maintenir à distance.
Interrogé sur cette altercation, Yannick Noah préféra ironiser : « C’était pour mettre un peu d’atmosphère, il y avait une petite routine, les gens étaient déçus qu’il ne se passe pas quelque chose », blagua le capitaine, qui en a profité pour envoyer un message implicite à MM. Haggery et Giudicelli (le président de la Fédération française, voisin du président de la FIT en tribunes ce vendredi) : « J’ai vu des images d’Espagne-Allemagne [les deux équipes sont également à égalité après les victoires d’Alexander Zverev et de Rafael Nadal], y a aussi une belle ambiance, c’est ce que j’aime et que je défendrai avec la force que j’ai… » 
Des supporteurs inquiets
L’ambiance, effectivement, fut à la hauteur d’une rencontre de Coupe Davis dans une enceinte pourtant modeste de 4 000 places. Si les tifosi se montrèrent endormis jusqu’à midi, laissant croire aux Français qu’ils étaient en supériorité numérique, ils se firent ensuite sonores, scandant des « I-TA-LIA » à chaque coup de maître ou moment de fébrilité. Non content de s’époumoner à grands coups de tambourin, le club officiel des supporteurs français avait choisi de porter un brassard noir pour protester contre la mort annoncée de la Coupe Davis dans sa formule actuelle : « Cela signifiera tout simplement la mort de notre club », se désolent Nathalie et Frédéric Coasne, un couple adhérent à l’ASEFT depuis cinq ans, venu de Lille.
Si la réforme de M. Haggerty prévoit une compétition ramassée sur une semaine, avec des parties en deux sets gagnants, la journée de vendredi a été un exemple de joutes à rebondissements que craignent de perdre les défenseurs de la Coupe Davis dans son format traditionnel : les deux matchs se sont conclus respectivement en 2 h 50 et 3 h 30. Le tout dans un décor qui fait précisément le sel de ces rencontres : celui du Valletta Cambiaso, petit club au charme désuet posé au milieu des pins, et son court central inondé de soleil, survolé par les mouettes.
A l’issue de la première journée, les deux équipes sont à égalité avant le double samedi à 14 heures qui opposera Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut à la paire italienne composée de Simone Bolelli et... Fabio Fognini. Un match qui sera comme prévu décisif. Le suspense, ultime ingrédient que la Coupe Davis version Haggerty entend édulcorer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Visé aujourd’hui par une enquête pour viol, l’entraîneur a été l’objet de signalements de la part de plusieurs athlètes qui ont tenté d’alerter les dirigeants de l’US Créteil, en vain.
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Humiliations, harcèlement... le club de Créteil a ignoré pendant dix ans les alertes sur l’entraîneur Giscard Samba

Visé aujourd’hui par une enquête pour viol, l’entraîneur a été l’objet de signalements de la part de plusieurs athlètes qui ont tenté d’alerter les dirigeants de l’US Créteil, en vain.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 19h18
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 12h02
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            
Les mots sont ceux d’une mère en colère. Pour mieux interpeller les destinataires du courrier, daté du 2 janvier 2009, une phrase a été écrite en capitales, et soulignée : « Ouvrez les yeux !! » La lettre se conclut par une prédiction, en forme d’avertissement : « Un jour ou l’autre il y aura encore des problèmes, et là vous serez tous éclaboussés. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas ! »
Neuf ans plus tard, Dominique Desroses éprouve sûrement un fort sentiment de gâchis. Ses mises en garde auprès des dirigeants du club de l’Union sportive Créteil contre Giscard Samba, l’ex-entraîneur de sa fille Anaïs, sont restées vaines, malgré ses relances. Dans son courrier de 2009, elle accusait le coach d’avoir « harcelé Anaïs sur des choses qui n’avaient rien à voir avec l’athlétisme ».
A la fin de mars, une enquête visant ce technicien renommé a été ouverte par le parquet de Créteil pour « viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel » et confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne. Une athlète a porté plainte contre lui en 2017, et une fonctionnaire de la direction régionale de la jeunesse et des sports d’Ile-de-France a alerté la procureure de Créteil, comme l’a révélé Le Monde le 1er avril.

Ces dix dernières années, plusieurs personnes, athlètes ou parents de sportives, ont tenté d’alerter le club. Sans succès. Les faits dénoncés ne revêtaient pas la même gravité, mais des accusations similaires revenaient en boucle : humiliations, harcèlement, allusions sexuelles, emprise mentale du coach sur le groupe, intimidations… « Ce qui m’énerve, c’est à quel point ils ont minimisé, déplore Anaïs Desroses, à propos des dirigeants de son ancien club. Si on avait pris les choses au sérieux, on aurait pu éviter ces choses-là. »
Un blâme, sans conséquence
Aujourd’hui âgée de 28 ans et professeure d’éducation physique et sportive, la jeune femme a commencé l’athlétisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Très attendu, l’équipage Citroën 9 fois champion du monde Sébastien Loeb-Daniel Elena abandonne dès la deuxième spéciale, trois mois après leur retrait du Dakar.
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Rallye : pas de miracle pour Loeb sur le Tour de Corse

Très attendu, l’équipage Citroën 9 fois champion du monde Sébastien Loeb-Daniel Elena abandonne dès la deuxième spéciale, trois mois après leur retrait du Dakar.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 18h47
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 14h59
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Abandon, déjà, abandon encore. Les fans de rallye attendaient depuis des mois le retour de Sébastien Loeb et Daniel Elena, neuf fois champion du monde (2004-2012) sur le Tour de Corse, qui se court jusqu’au 8 avril. Las, 400 mètres après le départ de la 2e spéciale – sur les 12 au programme – reliant Piedriggigio à Pont de Castirla, le pilote a perdu le contrôle de sa Citroën C3, vendredi 6 avril dans la matinée.
La voiture s’est encastrée dans un talus avant d’échouer dans un fossé, d’où l’équipage, même aidé des spectateurs, n’a pu l’extraire. « Ça fait trop chier, je suis dégoûté. Sortir dans la deuxième spéciale avec un pauvre truc comme ça, c’est frustrant », déclarait Sébastien Loeb à L’Equipe en début d’après-midi, alors que l’annonce officielle de l’abandon se faisait attendre. Et pour cause : si le pilote a échoué, le produit marketing a d’ores et déjà rempli son contrat.

Sébastien Loeb impuissant à côté de l’auto au fond d’un trou : l’image rappelait une autre voiture du duo Loeb-Elena, la Peugeot 3008 DKR ensablée au fond d’un creux dans les dunes péruviennes. L’accident avait contraint les deux hommes à abandonner le Dakar le 10 janvier, avec pour différence notable que Daniel Elena n’est cette fois-ci pas blessé. C’est à partir de cet échec en rallye-raid que l’Alsacien a décidé de tenter son retour dans le championnat du monde des rallyes (WRC), uniquement mû par le plaisir de retrouver ses sensations de conduite. Un pari fou qu’il était en passe de pouvoir réussir, deuxième à l’issue de lapremière spéciale, derrière la Ford Fiesta M.Sport du quintuple champion en titre Sébastien Ogier.

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La motivation de Citroën à faire courir à nouveau celui qui lui a apporté 9 couronnes successives est différente. « Il ne faut pas oublier que le sport automobile est pour nous un outil marketing, expliquait Linda Jackson, directrice de Citroën, au magazine Auto Moto en janvier, et que nous en attendant un retour sur investissement. » Le rallye est la deuxième audience mondiale derrière la Formule 1, avec l’avantage d’être plus familial, plus populaire et surtout de montrer des voitures en course proches de celles mises en vente chez les concessionnaires.
« La finalité est que l’on parle de nous »
« Le marketing et la communication sont la raison d’être de notre engagement dans la compétition, confirmait au Monde Pierre Budar, patron de Citroën Racing le 5 avril. La finalité est que l’on parle de nous. Quand vous avez un pilote de la notoriété de Loeb, cela donne une surexposition. » Troisième sur 4 au classement constructeur, avec une première voiture en 10e place vendredi, ce n’est en effet pas par ses performances que Citroën pouvait briller cette année. Les résultats sportifs ne sont qu’un « plus » éventuel, confirmait M. Budar.

   


Pierre Budar a pris à nouveau la parole, vendredi matin, pour indiquer que Sébastien Loeb avait probablement été surpris par ses pneus froids, ce qui expliquait qu’il n’ait pu maîtriser la trajectoire de la voiture pourtant à allure modérée. Le second pilote de l’équipe, Kris Meeke s’est également exprimé sur WRC+ juste après l’accident : « Désolé pour Seb, mais le rallye continue. »
Le constructeur français n’avait alors pas l’intention d’en rester là. Dans l’entourage de l’équipe, on laissait entendre que le mythique équipage pourrait reprendre le départ samedi 7 avril en Rallye 2, procédure qui permet à tout concurrent qui abandonne de repartir le lendemain mais avec des pénalités (21 minutes pour Loeb-Elena). Une décision confirmée en fin d’après-midi. On ne lâche pas si vite un produit marketing comme Loeb.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ « Aldo le Gitan », de son vrai nom Cyril Léonet, doit affronter samedi sur le ring du Palais des sports de Paris Tony Yoka, champion olympique de la boxe française à la conquête du titre mondial.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Champion de France 2005, il est mort des suites de ses blessures dans une violente agression dont on ignore encore les motifs.
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Amadou Ba, ancien champion français de boxe thaïe, a été assassiné à Créteil

Champion de France 2005, il est mort des suites de ses blessures dans une violente agression dont on ignore encore les motifs.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 16h18
   





                        



   


La scène s’est déroulée mardi 3 avril au soir. Il est environ 22 h 30 quand Amadou Ba, champion de France 2005 de boxe thaïe, se fait barrer la route par une voiture alors qu’il est au volant de la sienne, rue Fernand-Pouillon, à Créteil. S’ensuit alors une très violente agression, ainsi racontée par le vice-procureur de Créteil, Antoine Pesme :
« Deux personnes descendent alors de voiture avec des battes de base-ball et brisent les vitres tandis que la victime ne descend pas. Une troisième personne sort du véhicule avec une arme et tire à plusieurs reprises. La victime est ensuite sortie du véhicule et reçoit des coups de pied et de batte alors qu’elle est au sol. Tout le monde prend ensuite la fuite. »
Touché par balles notamment au thorax, l’homme de 39 ans est mort des suites de ses blessures à son arrivée à l’hôpital, quelques heures plus tard.
Le parquet de Créteil, qui a ouvert une enquête en flagrance, confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, ne détermine pas à ce stade s’il s’agit d’un règlement de compte ou d’un différend routier et n’a procédé à aucune interpellation pour le moment.
Selon des proches cités par Le Parisien, Amadou Ba était « quelqu’un de droit, qui avait remis dans le droit chemin pas mal de gamins ». Le gymnase Paul-Casalis, où il venait de donner un cours de boxe avant l’agression, selon le quotidien d’Ile-de-France, a publié un hommage sur sa page Facebook, citant des mots de ce « grand champion », qui laisse quatre enfants derrière lui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Passé par la Suisse et la Belgique, le Franco-Ivoirien évolue désormais au Steaua Bucarest, où il est devenu le deuxième meilleur buteur du championnat.
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Portrait

Football : en Roumanie, Harlem Gnohéré a trouvé sa voie et celle des filets

Passé par la Suisse et la Belgique, le Franco-Ivoirien évolue désormais au Steaua Bucarest, où il est devenu le deuxième meilleur buteur du championnat.

Par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
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        Le 06.04.2018 à 15h44

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        Mis à jour le 06.04.2018 à 15h45






    
Harlem Gnohéré, le 19 septembre 2017, en Israël.
Crédits : JACK GUEZ / AFP


A Bucarest, dans cette capitale partiellement défigurée par Nicolae Ceausescu mais qu’on appelle toujours « le petit Paris des Balkans », Harlem Gnohéré, 30 ans, est un père de famille heureux et épanoui. Marié et père de trois enfants, il a depuis longtemps tourné le dos à une adolescence agitée. Fils d’un couple originaire de Gagnoa, en Côte d’Ivoire, Harlem Gnohéré a vu le jour à Paris, avant de grandir à Savigny-sur-Orge puis à Villiers-sur-Seine (Essonne). « Là-bas, c’était très chaud, se souvient l’attaquant. J’étais bagarreur, souvent mêlé aux embrouilles entre quartiers. Mon père a vite compris le danger qui me menaçait. A 12 ans, il m’a envoyé au centre de formation de l’AS Cannes car il fallait m’éloigner de la cité. Il a eu raison. Beaucoup d’amis ont fait de la prison… J’aurais pu mal tourner. »

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Le frère d’Arthur Gnohéré, ex-joueur professionnel à Cannes, à Caen, en Angleterre et en Suisse, quitte la Croisette au bout de trois ans, lorsque le club azuréen perd son statut professionnel, en 2004. Son expérience suivante, au centre de formation de Caen, tourne court. « J’ai été mis dehors à cause d’une bagarre qui a éclaté en centre-ville », raconte Harlem Gnohéré, qui atterrit à Troyes. « Mais on ne faisait pas confiance aux jeunes. Alors je suis parti en Suisse, dans des clubs de troisième division, pour 1 500 euros par mois. Je marquais des buts, mais aucun club de Ligue 2 ne s’est intéressé à moi. Alors je suis parti pour 1 000 euros à Virton, en troisième division belge, où le niveau était supérieur. »
Surnom : « le Bison »
En Belgique, Harlem Gnohéré rencontre sa femme et devient père de famille. Il se révèle plutôt efficace devant le but, même s’il avoue « avoir eu tendance à se reposer sur [sa] réussite ». Après Virton, le buteur évolue à Charleroi, Westerlo, Mouscron et Mons, qu’il quitte à cause des difficultés financières du club du Hainaut. Il accepte finalement l’offre du Dinamo Bucarest, émanation du ministère roumain de l’intérieur, où Mircea Rednic, son ancien entraîneur à Charleroi, lui propose de le rejoindre. « J’aurais pu aller dans un autre club roumain, le FC Petrolul Ploiesti, explique l’attaquant. Mais le président de ce club m’a dit que je n’avais pas le niveau… » Depuis l’hiver 2017, Harlem Gnohéré évolue au Steaua Bucarest, en tête du championnat.

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Aujourd’hui, celui qui est surnommé « le Bison » en référence à sa carrure imposante présente des statistiques flatteuses, faisant de lui le deuxième meilleur buteur du championnat (12 buts en 24 matches). « Je n’ai jamais été sollicité ni même observé par un émissaire de la fédération ivoirienne. Je ne sais pas si j’aurai un jour l’occasion de jouer pour les Eléphants. Je pensais que marquer des buts dans un championnat européen me permettrait de me faire remarquer, poursuit Harlem Gnohéré, dont l’autre frère, Joris Gnagnon (Stade rennais), est international ivoirien. J’espère toujours, mais je commence à être fataliste… »


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le stade Auguste Bonal, où évolue le club franc-comtois, dispose d’un espace sécurisé de six cents places « debout ». Une demande des supporteurs pour mieux vivre leur passion.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Longtemps blessé au dos, l’ancien enfant prodige dispute à Augusta, aux Etats-Unis, son premier tournoi majeur depuis 2015.
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Tiger Woods, plus fort que le golf

Longtemps blessé au dos, l’ancien enfant prodige dispute à Augusta, aux Etats-Unis, son premier tournoi majeur depuis 2015.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
06.04.2018 à 21h43
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Tiger Woods aime le golf. Une chance pour ce sport. Sa seule présence suffit à faire parler. Ou son retour, plutôt : déjà trois ans que l’Américain n’avait pas disputé un « majeur », comme on appelle les quatre principaux tournois qui ponctuent chaque année. Depuis jeudi 5 avril, il s’agit donc du prestigieux Masters d’Augusta, aux Etats-Unis, du nom de la ville de l’Etat de Géorgie qui l’accueille.
Le Masters de Tiger, en réalité, tant le golfeur américain accapare l’attention. Aujourd’hui encore. La notoriété du 103e mondial actuel, 42 ans, semble encore bien supérieure à celle de son sport. C’est à la fois la force et la faiblesse du golf, dont la chronique faite au grand public dépend toujours de son ancien enfant prodige.
Après une première journée de compétition, Tiger Woods accuse déjà sept coups de retard sur son compatriote Jordan Spieth. Qu’importe. Jusqu’à dimanche, combien parleront de Spieth, et combien de Woods ? Sur le terrain médiatique, le second nommé a déjà partie gagnée, lui et son histoire de rédemption comme on en verrait dans les films américains.
Ces dernières années, la légende a eu mal au dos : quatre opérations entre mars 2014 et avril 2017. La légende a aussi eu l’air fatigué : un mois après son ultime passage sur le billard, le golfeur se faisait arrêter par la police dans la nuit, à 3 heures du matin, près de sa résidence floridienne de Jupiter. Ce soir-là, la police locale le retrouvait en piteux état : somnolant au volant de sa voiture, au bord de la route, pare-chocs embouti et moteur en état de marche.
Premier exploit à Augusta
Le golfeur s’en est expliqué dans le quotidien USA Today :
« Je veux que le public sache qu’il n’y a pas d’alcool là-dedans. Ce qui s’est passé est une réaction inattendue à une prescription médicale. Je n’ai pas réalisé que le mélange de médicaments pouvait m’affecter si fortement.
Je comprends la gravité de ce que j’ai fait et j’assume l’entière responsabilité de mes actes. Je demande pardon de tout mon cœur à ma famille, mes amis et mes fans. Moi aussi j’espère mieux de moi-même. »
Des supporteurs, Tiger Woods en compte quelques-uns depuis ses débuts professionnels. Dimanche 13 avril 1997, déjà au Masters d’Augusta, le Californien frappait un grand coup. A 21 ans, 3 mois et 14 jours, il devenait le plus jeune vainqueur dans l’histoire du Masters. Avant de devenir le plus jeune numéro un mondial de son sport, dès le 15 juin 1997, 42 semaines seulement après son passage chez les pros.

   


On pourrait continuer encore longtemps, à énumérer dates et statistiques. Rappelons simplement encore celle-ci : avant ses ennuis au dos, le golfeur avait déjà passé 683 semaines à la première place mondiale, dont 281 d’affilée entre juin 2005 et octobre 2010. Le temps d’amasser des gains par dizaines de millions de dollars sur les parcours.
Sans compter les contrats publicitaires qui ont longtemps fait de lui le sportif le mieux payé au monde, même après le scandale de ses tromperies : en 2010, le comportement volage du golfeur poussait au divorce la top-model suédoise Elin Nordegren. Tiger Woods a ensuite vécu pendant deux ans avec la skieuse Lindsey Vonn, donnant lieu à de nouvelles paparazzades.
Avec déjà 14 victoires dans les tournois du Grand Chelem (la dernière en date remontant cependant à… 2008), le sportif peut toujours viser le record de son aîné Jack Nicklaus : 18 titres, entre 1962 et 1986. « Je suis là pour gagner (…). Je suis en bonne santé, je peux jouer et je suis compétitif, prévenait-il avant le Masters en cours. J’ai eu une deuxième chance dans la vie. Je suis un miracle vivant. » 
Une aubaine, aussi, pour les organisateurs de la prochaine Ryder Cup ? En septembre 2018, le vénérable duel entre les meilleurs golfeurs américains et européens se tiendra pour la première fois en France, au golf national de Guyancourt (Yvelines). Dans une vie antérieure, Tiger Woods a déjà remporté une édition, celle de 1999.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Après son titre de championne du monde 2017, la Chamroussienne vient de remporter, sur les pentes piégeuses du bec des Rosses, à Verbier, en Suisse, la dernière étape du Freeride World Tour.
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Marion Haerty, la snowboardeuse de l’Xtreme

Après son titre de championne du monde 2017, la Chamroussienne vient de remporter, sur les pentes piégeuses du bec des Rosses, à Verbier, en Suisse, la dernière étape du Freeride World Tour.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 11h20
    |

            Tatiana Weimer (Envoyée spéciale à Verbier)








                        



   


L’Xtreme de Verbier (Suisse), le Graal pour tout freerideur. Le 2 avril, c’est au bas des pentes enneigées du redouté bec des Rosses que la snowboardeuse Marion Haerty est montée sur la plus haute marche du podium de cette compétition historique, la dernière des cinq étapes du Freeride World Tour (FWT), seul circuit international de la discipline. « Elle est souriante, belle à voir rider, courageuse », confiait au Monde, quelques jours avant l’épreuve, Nicolas Hale-Woods, fondateur de l’Xtreme en 1996 puis du FWT en 2008. Et c’est certainement grâce à ces qualités, alliées à une solide technique héritée de son passé de freestyleuse, que la jeune femme de 26 ans est sacrée vice-championne du monde, après avoir été tenante du titre en 2017.
« Après avoir vu rider Marion, avec de superbes lignes, rapides, avec des sauts et du style, j’ai pensé qu’elle avait sa place sur le Tour » Berti Denervaud, directeur des sports du FWT
Le freeride, la Chamroussienne ne s’y consacre à plein-temps que depuis trois ans, après être passée par les disciplines comme le snowboardcross, le half-pipe, ou encore le slopestyle. « Déjà avant les Jeux [elle a tenté de se qualifier en slopestyle pour les JO d’hiver 2014 à Sotchi, en Russie], j’avais envie de m’y mettre. J’avais un coach qui m’emmenait en montagne. Malheureusement, il est décédé [des suites d’une chute dans le massif des Dents-du-Midi en Suisse, le 3 mai 2013]. Ça m’a un peu refroidie. Et puis tu grandis, tu fais la paix avec ce genre de chose… » Alors quand, en 2016, on lui propose une wild-card pour le Freeride World Tour, elle n’hésite pas. « Une snowboardeuse s’était blessée juste avant la saison, se souvient Berti Denervaud, directeur des sports du FWT. Après avoir vu rider Marion à la Verbier Week [festival d’une semaine célébrant le freeride, avec trois compétitions au programme] et gagner les trois événements avec de superbes lignes, rapides, avec des sauts et du style, j’ai pensé qu’elle avait sa place sur le Tour. »

        Pour tout savoir sur la discipline :
         

          Le freeride ou la liberté de glisser



« Les freerideurs ne sont pas des fous ! »
« Tout a commencé comme ça », confirme Marion. Et, au même moment, a débuté son apprentissage. « Moi, je viens du freestyle, je faisais des sauts dans les snowparks, confesse la jeune femme. Je suis venue au freeride grâce au Tour, pas parce que j’habitais Chamonix ou La Grave. Alors, j’ai beaucoup à apprendre sur la montagne – la météo, la neige, le vent. » Les risques d’avalanche aussi. Histoire de « laisser le moins de chances à Mère Nature ». « Notre but n’est pas de nous lancer dans les pentes n’importe comment. On n’est pas des fous !, s’exclame-t-elle. Il y a tout plein de choses à analyser, sur la nature en général. On prend des risques qui nous font vibrer, c’est clair, mais ce n’est pas pour autant qu’on est des fous ! » 

   


Autant pour cette vilaine réputation de trompe-la-mort que les freerideurs traînent auprès du grand public et des médias. « C’est un peu fatigant, regrette-t-elle. Même si j’ai conscience que ce qu’on fait soit difficile à comprendre de l’extérieur… Ce serait bien qu’on ne parle pas de nous que quand il y a un décès… Et moi, je me sens plus en sécurité en montagne que quand je me balade dans le centre-ville à Paris. » Et elle semble être comme un poisson dans l’eau au sein de cette « grande famille » du FWT. « Quand je suis arrivée sur le Tour, j’ai adoré la solidarité entre les rideurs, le respect mutuel, l’entraide. » « Je pense que c’est dû au fait qu’on soit dans la montagne. » Un milieu hostile qui force l’humilité.
« Comme un Pikachu qui déploie sa foudre »
Marion, elle, est humble jusque dans sa façon de parler de sa rapide ascension dans la discipline, et même de son titre. « Ça me fait plaisir d’avoir cette reconnaissance, mais il y a plein de rideurs qui mériteraient de remporter un titre. » De toute façon, plus que « la couleur de la médaille, c’est le fait d’avoir réussi à [me] dépasser à 300 % en faisant ce [qu’elle] aime qui [la] fait vibrer ». Ça et l’adrénaline, à laquelle elle avoue être accro : « C’est tellement intense, c’est toute mon énergie concentrée qui explose d’un coup, comme un Pikachu qui déploie sa foudre. »
Et de poursuivre : « Pour me sentir vivre, j’ai besoin de repousser mes limites. » Toujours en quête du run parfait, elle est exigeante envers elle-même.
« Je ne serai fière de moi que quand j’aurai réussi à faire exactement ce que je veux sur mes runs. J’ai envie d’essayer d’utiliser mon bagage de freestyleuse. Dans l’idéal, j’aimerais faire un backflip, sauter une grosse barre de 10 m et après enchaîner une double barre. »
Ce qui pourrait aussi éventuellement faire cesser les réflexions du type « tu rides comme une fille » ? « C’est rare, mais ça arrive encore parfois », admet-elle. Sur le bec des Rosses, les hommes s’élancent de plus haut que les femmes. Sans pour autant contester cette différence, elle avoue : « J’aimerais bien un jour rider le “bec des hommes”. »

   


Marion Haerty confie qu’elle ride encore un peu en retenue, même si elle est consciente d’avoir « les compétences ». Elle confesse un peu d’appréhension : « Peur de tomber, de faire n’importe quoi, de me faire mal », et un reste de manque de confiance en soi qu’elle travaille à éradiquer. « C’est normal, c’est un sport qui est encore nouveau pour moi », explique-t-elle. Dans le milieu, on la sait capable de progresser encore. « C’est une très bonne snowboardeuse intelligente et bosseuse, commente Xavier de Le Rue, snowboardeur lui aussi, qui a marqué l’histoire de l’Xtreme de Verbier. Il faudrait juste qu’elle laisse aller. Je pense qu’elle réfléchit un peu trop. Mais ça va venir avec le temps. » Pour le patron du Tour Nicolas Hale-Woods, il ne fait aucun doute que Marion est « un moteur de progression pour le freeride féminin ». « C’est quelqu’un de pro. Elle est passée par des moments difficiles, comme nous tous, avec la disparition d’Estelle Balet [emportée par une avalanche le 19 avril 2016]. Je pense qu’elle a été plus affectée que d’autres et qu’elle n’était pas loin de tout arrêter, mais elle a été forte, c’est quelqu’un de pro. Pour une organisation, c’est génial d’avoir des athlètes comme ça, positifs pour le développement du sport. »
« Le snow est toujours vu comme un sport de rebelles »
Quand est abordé le développement du snowboard en France, elle déplore que la discipline soit dirigée par des skieurs. Elle s’empresse de préciser : « Je n’ai rien contre les skieurs ! C’est juste que le snow est toujours vu comme un sport de rebelles et qu’on n’est pas aidés financièrement. Et il y a trop peu de structures, contrairement au Canada, aux Etats-Unis ou en Suisse. » Quid de l’enseignement ? « Ici, on n’a pas de monitorat de snowboard, ce qui ne nous aide pas à nous développer. Heureusement qu’il y a des clubs comme le mien, à Chamrousse, qui essaient de faire de jolies choses ! »

   


Assurément, la jeune femme aime son métier, mais pas seulement. « La vie est si courte ! C’est dommage de se laisser enfermer dans une seule activité… » Un peu de guitare, du parapente, du surf… Ce qui laisse peu de temps pour tout le reste. « J’écrivais aussi des articles, mais j’ai arrêté, je n’arrivais plus à tout faire. » Jusqu’à ce qu’elle commence à remporter des compétitions, l’été était aussi consacré à travailler. « Quand on gagne, on peut un peu vivre du freeride. Mais heureusement que j’ai la chance d’avoir mes parents, qui me logent encore un peu. De toute façon, avec mes études, ça devient compliqué de travailler. »
Maintenant que l’édition 2018 du Freeride World Tour s’est achevée, Marion Haerty veut se concentrer sur son master « entreprenariat et commerce ». « Au cas où le snowboard s’arrête un jour », même si, elle insiste encore une fois, « on n’est pas là pour s’abîmer, on a envie d’utiliser notre corps jusqu’à 80 ans ». 




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Après la victoire en cinq sets de Lucas Pouille contre Andrea Seppi, Jérémy Chardy s’est incliné face au numéro un italien, Fabio Fognini à Gênes.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le numéro un italien, qui traîne une réputation de joueur talentueux mais fantasque, affronte Jérémy Chardy vendredi, dans un match qui a tout pour être électrique.
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Coupe Davis : Fabio Fognini ou l’art de la pantomime

Le numéro un italien, qui traîne une réputation de joueur talentueux mais fantasque, affronte Jérémy Chardy vendredi, dans un match qui a tout pour être électrique.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 09h21
 • Mis à jour le
06.04.2018 à 10h30
    |

            Elisabeth Pineau (Gênes (Italie), envoyée spéciale)








                        



   


Chacun de ses matchs n’a rien à envier aux meilleurs actes de la commedia dell’arte, sauf que lui ne joue pas masqué – il est plutôt du genre à assumer. Dans un circuit qu’on accuse d’être trop souvent aseptisé, Fabio Fognini tranche et ne laisse personne indifférent. Génie pour les uns, rustre pour les autres, un peu à l’image d’un Benoît Paire, le numéro un italien, 20e au classement, marque les esprits autant pour ses coups inspirés que pour ses sautes d’humeur. Parfois désopilantes, souvent grossières, voire offensantes.

        Lire aussi :
         

                Coupe Davis : liberté, égalité, fraternité et saladier



Avec Jérémy Chardy, qu’il affronte ce vendredi 6 avril à Gênes en quart de finale de Coupe Davis, après le match opposant Lucas Pouille à Andreas Seppi, les hostilités ont été lancées dès le Masters 1000 d’Indian Wells, début mars. Rattrapé au score par le Français, ex-25e mondial, Fognini n’a pas supporté de se faire bousculer de la sorte. Non content d’insulter son adversaire à plusieurs reprises, il a aussi brocardé son jeu, montrant l’étendue de sa classe :
« Va te faire f***re, 100e mondial toute ta vie. Il ne sait pas comment il joue. Il joue complètement au hasard… » 

"Vai affanculo, coglione !" #Fognini #Craquage #Irrespect #IndianWells #BNPP018 #ATPextra

— PriseMarteau (@Prise Marteau)


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Le Français avait eu le dernier mot (4-6, 7-6, 6-4). Assistera-t-on à un règlement de comptes ce vendredi entre les deux hommes ? Pas sûr. En Californie, Chardy n’était pas tombé dans le piège : « Ce qu’il fait sur le court est tellement stupide et irrespectueux que ça ne m’atteint même pas. C’est gratuit et méchant, ça n’a aucun intérêt », réagissait-il le 28 mars dans L’Equipe.
« Un bon ratasse », dixit Monfils
En matière de langage fleuri, Fognini est du genre poète récidiviste. En 2015, à Hambourg, c’est Rafael Nadal qui en avait fait les frais. Une fois n’est pas coutume, l’Italien proféra ses injures en espagnol, qui se passent de traduction : « No me rompas los huevos ». Joueurs, arbitres, spectateurs, entraîneurs…, tout le monde en prend pour son grade.
Plus graves furent ses insultes misogynes, à l’issue de son élimination au premier tour du dernier US Open, contre l’arbitre suédoise Louise Engzell, qualifiée – entre autres amabilités – de « truie ». Ce comportement outrancier lui avait valu d’être exclu du tournoi (il était encore en lice en double), et de recevoir, outre une amende de 96 000 dollars, une suspension avec sursis pour deux tournois du Grand Chelem, une sanction rarissime. Fognini, qui fêtera ses 31 ans en mai, avait alors promis qu’on ne l’y reprendrait plus.
« Bien sûr, je me fâche, contre le juge de chaise ou les juges de ligne, mais c’est toujours contre moi, se justifie-t-il dans L’Equipe, à la veille d’affronter la France. Je suis simplement très fâché et très déçu par moi-même. J’ai toujours été comme ça. Je ne me cache pas derrière une balle. Je suis comme je suis. Je ne sais pas si c’est bien ou si c’est mal. »
Aussi habitués soient-ils à ses numéros, ses adversaires en perdent parfois leur tennis. En cinq affrontements en 2015, Rafael Nadal avait été battu trois fois, dont deux sur terre battue, surface sur laquelle l’Italien a acquis les six titres de sa carrière. « Le plus difficile, ça a été de rester dans le match. Il a l’habitude de toujours faire ça. En rentrant sur le court, je savais que je devais rester calme. Il ne faut pas rentrer dans son petit jeu, parce que ça peut devenir compliqué », disait Jo-Wilfried Tsonga après l’avoir battu à Roland-Garros en 2012.

   


Des quatre tournois du Grand Chelem, le tournoi parisien est celui qui lui a valu son meilleur résultat, un quart de finale, en 2011. Personne n’a oublié son match d’anthologie contre Gaël Monfils porte d’Auteuil l’année d’avant. Un duel à la nuit tombante, jusqu’à ce que l’arbitre renvoie les deux joueurs au vestiaire à 5-5 dans le dernier set : « Fabio n’était pas content du tout. Il a insulté tout le monde dans le vestiaire pendant une demi-heure en rentrant, se remémorait Gaël Monfils en 2015. Mais moi, je trouve ça marrant. C’est un énervement marrant, disons. Fabio, je le connais depuis tout petit, il a toujours été comme cela. Il a un bon caractère. C’est un guerrier. Il a beau parler, faire semblant de nous entuber, c’est un bon ratasse ! »
« Patte » en coup droit
Joueur arrogant, turbulent, certes, mais au talent évident. La fougue de Fognini, c’est aussi des gestes fabuleux, grâce à une « patte » en coup droit. Reflet de cette dichotomie, sa carrière est faite de hauts et de bas, voire de très bas : l’Italien est capable de s’offrir le scalp de joueurs du Top 5 et de perdre misérablement contre le 500e mondial au premier tour d’un Masters 1000. Cette inconstance – nonchalance, diront certains – explique pourquoi il s’est toujours maintenu dans le ventre mou du classement, entre la 13e à son meilleur (en 2014) et la 50e place mondiale.
Fognini sait aussi briller en double : son succès à l’Open d’Australie 2015 aux côtés de Simone Bolelli sur la paire… Mahut-Herbert (alignés samedi), a donné à l’Italie son premier titre en double messieurs de l’ère Open. Corrado Barazzutti, l’inamovible capitaine – il est en poste depuis 2001 – a annoncé jeudi une paire Paolo Lorenzi-Simone Bolelli pour disputer le double de samedi. Mais il y a fort à parier que le numéro un italien sera au dernier moment aligné.
« Les France-Italie, quel que soit le sport, c’est toujours un événement. Les enjeux psychologiques ont commencé quand on s’entraînait côte à côte, on s’est un peu toisés, gentiment. Mais il y a un vrai respect », résumait mercredi le capitaine des Bleus, Yannick Noah. Et d’ajouter : « Mais ce n’est pas l’équipe de France contre Fognini, c’est l’équipe de France contre l’équipe d’Italie », allégeant involontairement la pression sur l’ennemi numéro un du week-end.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Privés de plusieurs cadres, les Marseillais n’ont encaissé qu’un but face aux Allemands et conservent toutes leurs chances de qualification.
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Ligue Europa : l’OM s’incline face à Leipzig, mais garde espoir

Privés de plusieurs cadres, les Marseillais n’ont encaissé qu’un but face aux Allemands et conservent toutes leurs chances de qualification.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 00h19
 • Mis à jour le
06.04.2018 à 07h23
   





                        



   


En listant les joueurs majeurs blessés et indisponibles pour le quart de finale aller de la Ligue Europa à Leipzig, jeudi 5 avril, l’entraîneur phocéen, Rudi Garcia, aurait sans doute signé des deux mains avant le coup d’envoi pour repartir d’outre-Rhin lesté d’un seul but. Auteurs d’une première période de belle facture, les Marseillais pourront tout de même regretter de ne pas avoir su inquiéter des vice-champions d’Allemagne loin d’être injouables.
Thauvin, Rami, Rolando, Mandanda. C’est simple, l’OM a débuté son match sans quatre de ses meilleurs éléments de la saison. Heureusement pour les Olympiens, Rudy Garcia a pu compter sur son couteau suisse, Luis Gustavo, passé en défense centrale aux côtés du jeune Boubacar Kamara (18 ans) le temps d’un match. Le Brésilien a plusieurs fois sauvé une équipe phocéenne joueuse lors des 45 premières minutes, mais bien trop impuissante avant le retour aux vestiaires.
Tous les espoirs étaient donc permis en début de match. Loin d’être impressionnés par le contexte de la partie, les Marseillais se montraient les plus dangereux durant le premier quart d’heure. Mitroglou (8e) alertait le portier allemand, avant qu’Ocampos oblige Laimer à une première faute synonyme de carton (14e).
Luiz Gustavo, patron de la défense
Bougé sur sa propre pelouse, le RB Leipzig a progressivement pris la mesure de son adversaire, porté par un milieu de terrain (Bruma, Keita, Forsberg) bien en jambes. Moins fringants qu’à l’entame de match, les joueurs de Rudi Garcia ne rompaient pas sous les accélérations des quatrièmes de Bundesliga, se permettant même de faire frissonner le public de la Red Bull Arena sur une reprise acrobatique de Bouna Sarr (41e).

[⚽️ VIDEO BUT] 🏆 #RBLOM 
🔥 Werner ouvre le score contre l'OM
😧 L'attaquant profite d'une erreur de Pelé !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Auteurs jusque-là d’une prestation convaincante, les Marseillais allaient céder juste avant la mi-temps. Après un double arrêt de leur gardien, Péter Gulácsi, les Allemands lançaient un contre éclair. Servi côté droit, Timo Werner se jouait de Kamara, véritable plot sur l’action, avant de tromper Yohann Pelé d’une frappe du gauche (1-0).
Au retour des vestiaires, Marseille tentait bien de revenir à la marque, mais Ocampos (54e) puis Payet (56e) ne parvenaient pas à trouver le cadre. Ce sera tout, ou presque, quant au registre offensif pour l’OM dans cette partie.
Bien muselés par l’arrière-garde de Leipzig, les milieux du troisième de Ligue 1 n’ont pas su trouver Mitroglou, préféré à la pointe de l’attaque à Germain et totalement transparent une bonne partie de la rencontre. En face, Forster et Laimer n’ont cessé de combiner sur le côté droit et de faire tourner en bourrique un Jordan Amavi loin de son meilleur niveau.
S’ils repartent d’Allemagne avec l’espoir de renverser la vapeur la semaine prochaine au Vélodrome, les Marseillais peuvent remercier Luiz Gustavo. Le milieu brésilien a empêché Werner de doubler la mise dans les vingt dernières minutes, et d’annihiler toute chance de rallier le dernier carré de la C3.

🏆 #RBLOM 
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Pour le match retour, programmé jeudi 12 avril, l’OM pourra peut-être compter sur le retour de Rolando en charnière centrale. De bon augure au vu de la prestation bien tendre livrée par Kamara. Peu d’espoir tout de même d’envisager une qualification du dernier représentant français en Coupe d’Europe sans une attaque plus précise et incisive.
Il reste une semaine à Rudi Garcia pour motiver ses troupes et les convaincre qu’une qualification est à leur portée, contre un vice-champion allemand loin d’être impérial durant ce match aller.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’Irlandais s’est invité lors de la présentation d’un combat. Il a blessé un participant en jetant un chariot sur un minibus.
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MMA : Coup de sang de Conor McGregor à New York

L’Irlandais s’est invité lors de la présentation d’un combat. Il a blessé un participant en jetant un chariot sur un minibus.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 00h13
 • Mis à jour le
06.04.2018 à 08h03
   





                        



   


Figure de proue des arts martiaux mixtes (MMA), l’Irlandais Conor McGregor s’est invité, jeudi 5 avril, lors de la présentation d’un combat à New York, pendant laquelle il a blessé un participant. Selon des images du site Internet TMZ Sport, le Dublinois et un groupe d’une dizaine de personnes se sont introduits dans les coulisses du Barclays Center, où aura lieu samedi une soirée UFC, le principal organisateur de rencontres de MMA.
Alors que les combattants avaient pris place dans des minibus, Conor McGregor et ses compagnons ont jeté divers objets sur l’un des véhicules. L’Irlandais a brisé une vitre du véhicule à l’aide d’un chariot, les éclats ont blessé au visage l’Américain Michael Chiesa, a expliqué le patron de l’UFC, Dana White : « Tout le monde est sous le choc, c’est la chose la plus révoltante qui se soit passée dans l’histoire de notre organisation. »
L’Irlandais s’est rendu à la police dans la soirée. Selon le New York Times, il s’est présenté de lui-même dans un commissariat et a été interrogé. « Il n’a pas été inculpé, l’enquête suit son cours », a précisé au quotidien un porte-parole des forces de l’ordre.
« Très mauvaise idée quant à son plan de carrière »
Dana White a en outre prévenu qu’une plainte avait été déposée contre M. McGregor, sous contrat avec l’UFC : « Il va devoir payer des dédommagements dont il n’a pas idée, c’était vraiment une très mauvaise idée quant à son plan de carrière. »
Le coup de colère de McGregor pourrait avoir été déclenché par l’annonce, mercredi, par l’UFC qu’elle allait lui retirer son titre de champion des poids légers, l’Irlandais n’ayant pas combattu depuis le mois de novembre 2016.

You’s’ll strip me of nothing you’s do nothing cunts.— TheNotoriousMMA (@Conor McGregor)


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A l’annonce de ce retrait, l’intéressé avait écrit sur Twitter : « Vous ne me déposséderez de rien du tout, vous ne ferez rien, connards. »



                            


                        

                        

