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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La Chine a menacé, mercredi, de surtaxer de 25 % les importations de cette graine oléagineuse en provenance des Etats-Unis. Cette déclaration a immédiatement provoqué un accès de faiblesse du cours de la graine.
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Le glas sonne pour le soja

La Chine a menacé, mercredi, de surtaxer de 25 % les importations de cette graine oléagineuse en provenance des Etats-Unis. Cette déclaration a immédiatement provoqué un accès de faiblesse du cours de la graine.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 14h34
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Le soja, arme fatale ? La Chine semble le croire, qui a brandi, mercredi 4 avril, la menace d’une surtaxe de 25 % sur les importations de cette graine oléagineuse en provenance des Etats-Unis. De quoi faire trembler les fermiers outre-Atlantique. Une nouvelle étape dans l’escalade de la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine. Œil pour œil. Dent pour dent. Xi Jinping et Donald Trump se défient. Quand l’un décide de faire payer le « made in China », en augmentant les taxes sur les panneaux solaires et les machines à laver, l’autre met dans la balance le sorgho américain. Mais c’est l’annonce d’une barrière douanière sur près de 50 milliards de dollars (40,7 milliards d’euros) de produits high-tech, de la turbine à gaz aux batteries lithium, qui a poussé l’ex-empire du Milieu à sortir à son tour la boîte à gifles. Et d’évoquer une taxation des importations américaines de soja. Un pactole de près de 14 milliards de dollars.
Le glas sonne pour le soja. Cette déclaration a immédiatement provoqué un accès de faiblesse du cours de la graine, en recul de 5 % à la Bourse de Chicago, après l’annonce. Mais passé le coup de l’émotion, les spéculateurs ont relâché la pression. Prêts à écouter différents sons de cloche. Et d’aucuns de s’interroger. Guerre commerciale sans merci ou jeu de postures avant négociations ? D’autres de se dire que les appétits chinois pour le soja doivent être rassasiés. Or, la ration de viande attrapée par les baguettes ne cesse de croître. Il faut donc nourrir veaux, vaches, cochons, poulets. Et quoi de mieux qu’une bonne dose de soja pour emplir les auges ?
Le Brésil, grand gagnant
Bien évidemment, les Etats-Unis ne sont pas les seuls pourvoyeurs de cet aliment riche en protéines. Brésil et Argentine en produisent à perte de vue. Quitte à défricher sans vergogne des zones forestières entières et à mettre à mal la biodiversité pour faire place nette à des cultures OGM gourmandes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’Arabie saoudite n’est plus un ­­eldorado pour l’industrie française. Aux espoirs de contrats mirifiques suscités pendant le mandat de François Hollande par le rapprochement entre Paris et Riyad, a succédé une certaine désillusion.
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Paris-Riyad, le désenchantement

L’Arabie saoudite n’est plus un ­­eldorado pour l’industrie française. Aux espoirs de contrats mirifiques suscités pendant le mandat de François Hollande par le rapprochement entre Paris et Riyad, a succédé une certaine désillusion.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h30
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Un forum des affaires organisé par le spécialiste de l’événementiel, Richard Attias, avec le gratin des patrons français, une incursion au sein de l’incubateur géant de start-up Station F, une rencontre avec le Medef…. Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman (dit MBS) en visite officielle en France, lundi 9 et mardi 10 avril, entend bien vendre au « business » français sa « Vision 2030 ». Un plan de refonte économique censé sortir le royaume de sa dépendance au pétrole et qui suscite une curiosité planétaire.
Du côté des milieux d’affaires tricolores, l’intérêt est pourtant teinté d’une certaine réserve. Voire d’une forme de désenchantement. « Le but principal, c’est d’écouter les Saoudiens et de comprendre, au-delà des effets d’annonce et des projets spectaculaires, quelles sont les avancées concrètes sur le terrain, souligne un entrepreneur familier de la région. De toute façon, on voit bien que la France est un peu quantité négligeable : on ne lui consacre qu’un saut de 48 heures alors que MBS vient de passer plusieurs semaines aux Etats-Unis. » 
La venue du nouvel homme fort saoudien ne devrait d’ailleurs pas générer une moisson de commandes pour les groupes français. « Il y aura des signatures, sans doute quelques gros contrats, mais rien de mirobolant », rapporte une source impliquée dans la préparation de la visite. Au programme : des protocoles d’accord dans les domaines du tourisme, de l’énergie ou des transports.
La Chine, premier partenaire du royaume
Il semble déjà loin, le temps où l’Arabie saoudite faisait figure d’eldorado pour l’industrie hexagonale. Le mandat de François Hollande s’était caractérisé par un alignement diplomatique inédit avec le royaume wahhabite qui s’inquiétait alors des velléités de l’administration Obama d’une normalisation avec l’Iran. Le président français fut même, en 2015, le premier chef d’Etat occidental invité à un sommet du Conseil de coopération...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Spécialiste des nouvelles technologies, Claire Gérardin pointe dans une tribune au « Monde » les avancées fulgurantes des technologies d’immersion, capables de tromper tous les sens humains.
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« La réalité virtuelle soulève plusieurs questions d’ordre éthique »

Spécialiste des nouvelles technologies, Claire Gérardin pointe dans une tribune au « Monde » les avancées fulgurantes des technologies d’immersion, capables de tromper tous les sens humains.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h15
    |

Claire Gérardin (Conseillère en communication, spécialisée sur les nouvelles technologies et leurs impacts sociétaux.)







                        



                                


                            

Tribune. Le succès du dernier film de Steven Spielberg, Ready Player One, et la multiplication des casques et applications immersives, montrent une forte recrudescence d’intérêt pour la réalité virtuelle. C’est un outil puissant au service de nombreux usages, un formidable levier d’innovation, mais il est important de se familiariser avec ses potentiels effets sur le psychisme. Car des études ont démontré la manière et l’intensité avec laquelle elle peut influencer certains de nos comportements. Soulevant ainsi plusieurs questions d’ordre éthique, comme souvent en matière de nouvelles technologies.
Cela fait presque soixante ans que la science s’intéresse à tout ce qui permet de reproduire le réel de manière virtuelle. Son ancêtre est la conception assistée par ordinateur (CAO), inventée dans les années 1990 dans les secteurs de l’industrie et de l’ingénierie pour concevoir et tester virtuellement des prototypes avant de les construire (avions, voiture, bâtiments, etc.).
Puis elle a servi à développer les simulateurs de vol, dans les années 1995, et différents dispositifs de formation (conduite de TGV, opérations chirurgicales, etc.). Il faudra attendre que les puissances de calcul des ordinateurs augmentent, c’est-à-dire les années 2010-2015, pour pouvoir aller au-delà de ces applications : jeux vidéo, traitement de phobies, rééducation physique, visites de lieux ou encore boutiques virtuelles.
Un état proche de l’hypnose
Comme pour toute nouvelle technologie aux usages multiples et prometteurs, les concepteurs et utilisateurs de la réalité virtuelle doivent connaître les questions éthiques qu’elles soulèvent. C’est l’avis de Bahman Ajang, psychologue cognitiviste et technophile. Invité à partager son expertise au salon Virtuality 2018, il a présenté, sur la base d’études scientifiques, les impacts potentiels de la réalité virtuelle sur le psychisme.
les stimulus virtuels passent au premier plan de la conscience,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Pour les avocats David Epaud et Eric Ader, le secret des affaires ne doit pas laisser l’occasion d’entraver la compétition loyale entre acteurs économiques.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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« Le secret des affaires ne doit pas restreindre de façon déloyale l’accès au marché »

Pour les avocats David Epaud et Eric Ader, le secret des affaires ne doit pas laisser l’occasion d’entraver la compétition loyale entre acteurs économiques.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h15
   





                        



                                


                            
Tribune. Le Parlement français va adopter une loi sur la protection du secret des affaires. Le texte voté par l’Assemblée nationale a été transmis au Sénat, prélude à une rapide entrée en vigueur. Il s’agit de transposer une directive européenne de 2016 dans le droit français. Autrement, passé le 9 juin, la France sera en infraction. Les jeux sont-ils déjà faits ? Rien ne va plus ?
Assurément non, ce n’est pas la fin de l’histoire. A lire tant la directive que la proposition de loi qui lui colle étroitement, on assiste à un subtil numéro d’équilibrisme, dont le succès dépendra de la qualité de l’exécution.
Certes, la mise en place de mécanismes harmonisés de protection des savoir-faire de nos entreprises ne prête guère à grands débats. Les pratiques de certains opérateurs, issus de blocs économiques (Chine, Etats-Unis…) qui semblent chaque jour moins partenaires que concurrents, ont été suffisamment dénoncées.
Un nœud d’intérêts à la fois légitimes et contradictoires
Mais le sujet reste un nœud d’intérêts à la fois légitimes et contradictoires. On connaît ceux tenant à la protection du travail des journalistes, ou de l’action des lanceurs d’alerte.
Moins discutée, mais tout aussi sensible est la question de savoir si ce texte de loi ne va pas poser des difficultés nouvelles de concurrence. La crainte peut paraître paradoxale. Elle ne l’est pas. Car la question de la protection des informations n’est pas à sens unique.
D’un côté, la concurrence par les mérites appelle un certain degré de secret ou d’exclusivité. Un échange d’informations peut ainsi constituer une entente anticoncurrentielle. Les droits de propriété intellectuelle (brevets…) encouragent et récompensent l’innovation en conférant un monopole d’exploitation opposable aux concurrents.
De ce point de vue, la protection du secret des affaires peut aller dans le sens d’une concurrence loyale, justifiant d’imposer aux mauvais joueurs des dommages et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’entrepreneur Benjamin Zenou estime que la création de valeur ne repose plus sur les produits et services. Pour exister au-delà de leurs produits, les entreprises doivent entrer dans « l’industrialisation du récit ».
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« Nous assistons à un changement de modèle, avec l’entrée dans l’économie de l’expérience »

Dans une tribune au « Monde », l’entrepreneur Benjamin Zenou estime que la création de valeur ne repose plus sur les produits et services. Pour exister au-delà de leurs produits, les entreprises doivent entrer dans « l’industrialisation du récit ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h00
    |

Benjamin Zenou (Président de SimpliField, entreprise spécialisée dans la numérisation des espaces commerciaux)







                        



                                


                            

Tribune. Le 22 février, Brian Chesky, PDG d’Airbnb, conviait la presse au lancement en grande pompe d’Airbnb Plus et de Beyond Airbnb, deux offres de « nouvelles expériences haut de gamme », avec des prestations proches de celles d’un hôtel de luxe : serviettes et produits de beauté dans la salle de bains, deux oreillers par personne dans les lits, conciergerie… On pourrait y voir de simples services additionnels, en fait il s’agit d’un changement de modèle, un virage vers l’économie de l’expérience.
Selon ce concept théorisé en 1998 par Joseph Pine et James Gilmore, deux économistes américains, la création de valeur ne repose plus sur les produits et les services – qui se sont banalisés –, mais sur la création d’expériences singulières, mémorables et économiquement mises en valeur. D’Apple à Amazon en passant par Uber, ce modèle a été adopté par les poids lourds de l’économie mondiale.
Lors d’un entretien sur LinkedIn, Angela Ahrendts, vice-présidente marketing d’Apple, faisait le constat suivant : « Il fut un temps où il y avait la règle des 80/20 : 80 % de shopping et 20 % d’expérience. Cette règle doit s’inverser aujourd’hui. »
Depuis, l’ancienne firme de Steve Jobs a agi sur le fond – en lançant le programme « Today at Apple », qui transforme les Apple Store en lieux de vie et de formation – et sur la forme – en remplaçant le terme « store » par les vocables « avenue », « forum ». Ce nouveau tropisme pour l’expérience est presque une question de survie.
Culture du narcissisme
Les normes de consommation héritées des années 1960-1970 – fondées sur le prix et la mise à disposition de produits – ont perdu leur autorité avec la mise en minorité des baby-boomeurs. Selon les chiffres du bureau du recensement des Etats-Unis, les millennials, les 18-35 ans, sont devenus le groupe d’âge le plus nombreux dans ce pays. Une nouvelle majorité démographique qui invite à repenser les modes de consommation.
Comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Jean-Marc Borello et Jean-Baptiste Moreau, responsables de la République en marche, enjoignent, dans une tribune au « Monde », le porte-parole des centres Leclerc à respecter les engagements qu’il a pris sur les prix agricoles.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Un exercice de transparence s’impose à Michel-Edouard Leclerc »

Jean-Marc Borello et Jean-Baptiste Moreau, responsables de la République en marche, enjoignent, dans une tribune au « Monde », le porte-parole des centres Leclerc à respecter les engagements qu’il a pris sur les prix agricoles.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h00
    |

Jean-Baptiste Moreau (Député (LRM) de la Creuse) et Jean-Marc Borello (Délégué national de La République en marche (LRM)







                        



                                


                            

Tribune. Lors de la campagne présidentielle, la République en marche, le parti d’Emmanuel Macron, a défendu le principe du juste prix payé aux agriculteurs : il est, en effet, inacceptable qu’un tiers d’entre eux touchent moins de 350 euros de revenus par mois. C’est un drame humain pour nos agriculteurs et un problème pour notre alimentation. Sans revenus décents, impossible d’innover et d’investir pour produire des aliments plus sains et plus durables.
C’est dans cette optique que se sont tenus les Etats généraux de l’alimentation, du 20 juillet au 21 décembre 2017, avec une méthode qui nous est chère : faire confiance aux acteurs concernés – producteurs, transformateurs, distributeurs, pouvoirs publics – pour trouver des solutions nouvelles dans la création et l’équitable répartition de la valeur. L’ensemble des participants, dont Michel-Edouard Leclerc, s’est engagé à respecter ces objectifs à travers la signature, le 14 novembre 2017, d’une charte d’engagement.
Un exercice de transparence s’impose
C’est aussi dans ce cadre qu’ont été discutées les principales mesures figurant dans le projet de loi qui sera prochainement discuté par le Parlement, telle l’obligation de faire au moins 10 % de marge sur les produits alimentaires d’appel, produits que la grande distribution vend souvent presque sans rien gagner pour attirer les clients. L’objectif à court terme est clair : inciter les distributeurs à rééquilibrer leur marge pour que nos agriculteurs soient payés au juste prix.
Dans une récente campagne médiatique, Michel-Edouard Leclerc soulève des questions sur ces deux mesures, sous entendant que ce regain de marge dans la distribution ne sera peut-être pas redistribué aux agriculteurs français. Il semble ainsi oublier qu’il en porte la responsabilité pour le compte de son groupe, d’autant qu’il est aussi un acteur industriel, en particulier dans la boucherie, en abattant et transformant environ 2 millions de porcs et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Pour l’avocat Thibaud d’Alès, dans une tribune au « Monde », certains secrets font partie des actifs d’une entreprise. Il est économiquement légitime de les protéger comme le propose la proposition de loi en discussion au parlement.
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« Non, le secret des affaires n’est pas sale ! »

Pour l’avocat Thibaud d’Alès, dans une tribune au « Monde », certains secrets font partie des actifs d’une entreprise. Il est économiquement légitime de les protéger comme le propose la proposition de loi en discussion au parlement.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h00
    |

Thibaud d’Alès (Avocat au Barreau de Paris, associé Clifford Chance Europe LLP.)







                        



                                


                            

Tribune. L’Assemblée nationale et le Sénat examinent en ce moment, dans le cadre de la transposition d’une directive européenne, une proposition de loi relative à la protection du « secret des affaires ». Le débat déborde de fait largement le cadre du Parlement et si l’on peut comprendre que le sujet suscite des réflexions ou des réserves, notamment du point de vue du droit de la responsabilité civile, certaines prises de position visant à dénoncer une prétendue atteinte à la liberté d’informer sont clairement excessives.
Elles tiennent sans doute à un refus obstiné de comprendre la valeur économique des secrets d’affaires ou à une méconnaissance des termes de la proposition de loi. L’enjeu est pourtant clair : conjuguer protection des secrets d’affaires et respect des libertés fondamentales dont jouissent certains afin de pouvoir rendre publiques des informations confidentielles.
Or, tel que voté par l’Assemblée nationale, le 28 mars, le texte apporte toutes les garanties à cette fin : parmi les « exceptions à la protection du secret des affaires » figurent en effet expressément « le droit à la liberté d’expression et de communication, y compris le respect de la liberté de la presse », le droit de dénonciation des lanceurs d’alerte, de même que « l’exercice du droit à l’information et à la consultation des salariés ou de leurs représentants ».
Ces secrets sont des actifs immatériels de l’entreprise
Mais il est un fait : le droit français ne protège pas suffisamment nos entreprises contre, selon la formule du rapporteur du texte, « l’espionnage économique, le pillage industriel et la concurrence déloyale ». En dépit de nombreuses tentatives et d’une jurisprudence familière avec le concept, notre droit positif ne contient aujourd’hui aucune définition du secret d’affaires.
Il n’est pourtant pas contestable que toute entreprise détient des secrets : fichiers clients ou fournisseurs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’inscription au cadastre permet de localiser les biens immobiliers. Mais en cas de litige, c’est toujours le bornage qui fait loi, rappelle la journaliste Rafaële Rivais.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Quand la borne n’apparaît pas sur le cadastre

L’inscription au cadastre permet de localiser les biens immobiliers. Mais en cas de litige, c’est toujours le bornage qui fait loi, rappelle la journaliste Rafaële Rivais.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h00
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

SOS Conso. Le jour où Catherine X (tous les noms ont été modifiés), femme de lettres, découvre le mont Saint-Michel depuis la villa d’une amie, dans les environs d’Avranches (Manche), elle a « le coup de foudre ». Elle passe des heures à « regarder la mer aller et venir, au pied de la falaise sur laquelle la villa est juchée ». Lorsque l’amie l’informe qu’une petite maison est à vendre, à côté de chez elle, elle décide de l’acheter, bien qu’elle soit mal entretenue et qu’elle se situe sur une très étroite bande de terrain. La transaction se fait chez une notaire parisienne, en décembre 2011.
En janvier 2012, Catherine rend une visite de courtoisie à son autre voisine, Geneviève Y, qui l’accueille, selon elle, « sans chaleur », et lui propose de s’adresser à son gendre pour la rénovation de sa maison. Catherine demande au gendre d’abattre des cloisons et de repeindre un plancher. Mais, peu satisfaite du résultat, elle le remercie à l’automne 2012, sans lui confier le reste des travaux : pose d’un drainage destiné à lutter contre l’humidité, sur la bande de terrain de deux mètres de large qui se trouve à l’ouest de sa maison, et qui, selon le document cadastral annexé à son acte de vente, lui appartient. Elle constate que ses ennuis commencent.
Geneviève vient la voir et lui annonce que cette bande de terrain ne lui appartient pas. Elle lui explique que cela résulte d’un accord, passé le 25 septembre 1987, entre elle-même et une ancienne propriétaire de la maison de Catherine, Mme Durand, sur proposition d’un géomètre expert. La délimitation de leurs terrains respectifs, opération que l’on nomme le « bornage », a d’ailleurs été matérialisée par la pose d’une borne rouge, désormais enfouie dans le sol, mais que l’on peut déterrer ; elle a, en outre, fait l’objet d’un procès-verbal (PV), que Geneviève lui montre.
Non publié et pourtant opposable
Catherine constate, à la lecture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Afin de diversifier une économie très dépendante du pétrole, le royaume veut émettre des visas touristiques. Le pouvoir vise 30 millions de visiteurs annuels d’ici à 2030, près du double d’aujourd’hui.
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L’Arabie saoudite veut développer le tourisme

Afin de diversifier une économie très dépendante du pétrole, le royaume veut émettre des visas touristiques. Le pouvoir vise 30 millions de visiteurs annuels d’ici à 2030, près du double d’aujourd’hui.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h00
    |

            Marie de Vergès








                        



   


Trésor de la civilisation nabatéenne, la cité de Madain Saleh, en Arabie saoudite, est loin de jouir de la renommée touristique de Pétra, son célèbre équivalent jordanien. Après avoir longtemps négligé cet héritage pré-islamique, la pétromonarchie entend redonner du lustre à ce site archéologique inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. La France sera impliquée dans le chantier de valorisation, et les détails de cette coopération devraient être précisés lors de la visite à Paris, lundi 9 et mardi 10 avril, du prince héritier Mohammed Ben Salman.
Ce projet de mise en valeur de la nécropole participe de la nouvelle stratégie mise en place par le royaume pour promouvoir le tourisme, dans le cadre du plan Vision 2030 destiné à diversifier une économie ultradépendante des hydrocarbures. Des préparatifs sont en cours pour l’émission prochaine de visas touristiques. Une rupture dans un pays où les permis d’entrée étaient jusque-là délivrés au compte-gouttes ou réservés aux pèlerins se rendant sur les lieux saints de l’islam. Le pouvoir saoudien vise 30 millions de visiteurs annuels d’ici à 2030, près du double d’aujourd’hui.
Gros potentiel de croissance
Parmi les initiatives tous azimuts annoncées ces derniers mois, le « Read Sea Project » (le projet mer Rouge) prévoit de transformer un chapelet d’îlots léchés par des eaux turquoise en stations balnéaires de luxe. A la clé, Riyad espère créer 35 000 nouveaux emplois. Le royaume wahhabite s’active également sur le front du tourisme religieux. De grands travaux ont été engagés pour pouvoir accueillir davantage de pèlerins, entre la construction d’un nouveau métro à La Mecque, d’une ligne à grande vitesse la reliant à Médine, et l’ajout de capacités hôtelières.
Le secteur touristique a un gros potentiel de croissance et d’emplois, selon un rapport du cabinet d’analyse BMI Research publié en janvier, qui prédit une hausse de 6 % par an des recettes liées au tourisme, entre 2018 et 2022. Selon BMI, le développement d’un tourisme non religieux international prendra tout de même du temps. D’abord parce que l’Arabie saoudite devra affronter la concurrence d’autres pays du Golfe plus avancés sur ce créneau, tels le sultanat d’Oman ou les Emirats arabes unis. Mais aussi compte tenu « de normes culturelles et sociales marquées par le conservatisme ».
Pour parer à certains interdits – tel celui pesant sur la consommation d’alcool –, les visiteurs pourraient être accueillis dans des enclaves réservées, aux normes plus souples, à l’instar des complexes résidentiels hébergeant les expatriés, à Riyad.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le deuxième épisode de la grève débute dès 19 heures samedi. Il se poursuivra dimanche et lundi. La SNCF annonce un taux de déclaration de grévistes de l’ordre de 35% parmi les agents « indispensable pour faire rouler les trains ».
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SNCF : un TGV sur cinq, un TER et un Transilien sur trois en circulation dimanche

Le deuxième épisode de la grève débute dès 19 heures samedi. Il se poursuivra dimanche et lundi. La SNCF annonce un taux de déclaration de grévistes de l’ordre de 35% parmi les agents « indispensable pour faire rouler les trains ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 13h45
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 15h59
   





                        



   


Le deuxième épisode de la grève à la SNCF contre le projet de réforme porté par le gouvernement débute samedi soir à partir de 19 heures et se poursuivra dimanche et lundi, après deux premières journées du mouvement, les 3 et 4 avril.
Le trafic s’annonce encore très perturbé. La direction de l’entreprise ferroviaire a annoncé, samedi en début d’après-midi, qu’elle prévoit la circulation d’un TGV sur cinq, ainsi que d’un TER et d’un Transilien sur trois dimanche.
Dans le détail, voici les conditions de circulation annoncées pour dimanche par la SNCF samedi en début d’après-midi :
Transilien : un train sur trois.TER : un train sur trois.Intercités : un train sur cinq.Eurostar : trois trains sur quatre.Thalys : trafic quasi-normal.Liaison France-Allemagne : un train sur trois.Lyria, liaison France-Espagne, liaison France-Italie : pas de train.
En Ile-de-France, il ne sera pas aisé de se déplacer dimanche selon les prévisions annoncées par la SNCF.
Concernant les différentes lignes TGV, cela va aussi rester compliqué étant donné que seul un train sur cinq devrait circuler en moyenne dimanche.
Axe Est : un train sur trois.Axe Atlantique : un train sur quatre.Axe Nord : un train sur trois.Axe Sud-Est : un train sur quatre.Intersecteurs : un train sur dix.Aucun train Ouigo.

   


La SNCF a également précisé que le taux de déclaration de grévistes est de l’ordre de 35 % pour dimanche parmi les agents « indispensable pour faire rouler les trains ». Avant la première phase de la grève intermittente des cheminots, mardi 3 et mercredi 4 avril, la compagnie avait anticipé un taux de 48 %.
Le « niveau de grévistes moins important » et le « trafic moins perturbé » prévus dimanche par rapport aux journées de mardi et mercredi ne permettent pas de déduire « un affaiblissement ou un affaissement ou de la mobilisation », puisqu’il s’agit d’un jour de week-end, a toutefois tenu à souligner, samedi, le directeur adjoint de la compagnie ferroviaire, Mathias Vicherat.
Jeudi et vendredi, les négociations avaient piétiné et n’avaient abouti qu’à l’exacerbation des tensions entre les syndicats de cheminots et le ministère des transports. Lundi, la tension ne risque pas de retomber étant donné que le projet de loi ferroviaire arrive à l’Assemblée. Les cheminots ont d’ores et déjà annoncé qu’ils comptaient se rendre aux abords du Palais Bourbon pour protester.
Des négociations au point mort
Des cris, des reproches, des échanges vifs allant jusqu’à l’agressivité verbale. Selon plusieurs témoins présents, la séance de concertation sur la réforme ferroviaire du vendredi 6 avril s’est tenue dans un climat de tension.
Les syndicats sont ressortis furieux de leurs deux premières séances de concertation, cette semaine, au ministère des transports, où Elisabeth Borne menait les débats sur le statut et le recrutement des cheminots, mais aussi la dette de l’entreprise.

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La CGT a expliqué, vendredi, que, faute de véritable négociation possible avec le gouvernement, la grève par épisode de deux jours sur cinq pourrait se prolonger « au-delà du mois de juin ».
« Les cheminots vont augmenter la pression », a appuyé Didier Aubert (CFDT), très remonté, annonçant dans certaines régions « quatre à cinq points de plus » de taux de mobilisation pour les deux prochains jours de grève. « Le gouvernement a besoin d’une nouvelle démonstration », a-t-il estimé.
Un week-end qui s’annonce compliqué
Le conflit du rail se télescope ce samedi avec la cinquième journée de grève chez Air France depuis le 22 février : la direction de la compagnie aérienne a annoncé l’annulation de 30 % des vols samedi (25 % des long-courriers au départ de Paris, 35 % des moyen-courriers depuis et vers Roissy, 30 % des court-courriers à Orly et en région).

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Ces mouvements surviennent le premier week-end de départ en vacances de la zone A, qui comprend notamment Bordeaux, Lyon, Besançon et Grenoble.
Le premier ministre, Edouard Philippe, a décidé de reporter le déplacement qu’il avait initialement prévu au Mali. Sur les rails, dans le ciel, ou encore dans les amphis d’université occupés, la semaine sociale qui sera marquée par l’examen du projet de loi SNCF à l’Assemblée lundi, s’annonce intense et tendue.
Le débat ferroviaire à l’Assemblée dès lundi
Après l’examen en commission, le débat sur la réforme ferroviaire va entrer pleinement dans l’hémicycle lundi soir. Le coup d’envoi des débats aura lieu au second jour d’une nouvelle séquence de mobilisation à la SNCF. Cela devrait mettre l’Assemblée un peu plus sous tension, alors que les Français sont partagés sur la grève. Le débat promet, là aussi, d’être tendu avec une partie de la gauche mobilisée pour défendre les cheminots.

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CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé à un rassemblement en début d’après-midi aux abords du Palais Bourbon. L’examen du projet de loi doit se tenir jusqu’à jeudi soir, avec au menu la transformation de la SNCF en société anonyme, le calendrier de l’ouverture à la concurrence prévue au niveau européen et la suppression de l’embauche au statut.
Les échanges dans l’hémicycle doivent durer jusqu’à jeudi soir, sur quelque 300 amendements, avant un vote sur l’ensemble du projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire », le 17 avril.
Emmanuel Macron lui-même est sorti jeudi de sa réserve, évoquant des « protestations tout à fait légitimes » qui nécessitent « des explications », mais « ne doivent pas empêcher le gouvernement de gouverner ». 
Le président sera l’invité, jeudi 12 avril, du journal de 13 heures de TF1, pour un grand entretien en direct dans lequel il s’exprimera, entre autres, sur les conflits sociaux qui agitent le pays, a annoncé samedi la chaîne.
L’adoption définitive du projet de loi est souhaitée avant l’été.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le premier terminal de livraison de marchandises associant train et véhicules propres entre en service.
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A Paris, la logistique urbaine du XXIe siècle sur les rails

Le premier terminal de livraison de marchandises associant train et véhicules propres entre en service.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 13h00
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Dans la nef de béton clair de 400 mètres de long, les rails et les traits de peinture dessinent des lignes de fuite vertigineuses. La grande halle du « terminal ferroviaire urbain » forme le cœur de l’hôtel logistique Chapelle International, dans le 18e arrondissement de Paris, premier centre de ce type à ouvrir en France. Le but : acheminer les marchandises jusqu’à la ville par le rail plutôt que par la route, et les distribuer ensuite grâce à une flotte de véhicules « propres ».
Devant le long bâtiment de briques et de zinc, les grues s’activent pour faire sortir de terre un quartier dense porté par SNCF Immobilier : 900 logements, 33 000 m2 de bureaux, des commerces et des équipements… Le centre logistique est la première pierre de l’opération. Il comprend 15 000 mètres carrés de terminal ferroviaire, la même surface d’entrepôts en sous-sol où s’installe le grossiste Metro et encore 15 000 m2 de bureaux, sans oublier une ferme urbaine sur le toit et 3 000 m2 de data-center.
« Le bâtiment assure la transition entre les voies ferrées et le quartier, en étant à la fois une barrière et un lien », explique Jonathan Sebbane, directeur général de Sogaris, le groupe d’immobilier logistique qui a conçu et construit cet équipement. « C’est la nouvelle génération des hôtels logistiques : des objets urbains, multimodaux et mixtes, apprécie Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris chargé de l’urbanisme. Ces équipements n’ont plus besoin d’être à l’écart de la ville, ils incluent des bureaux, des hôtels, des écoles… » 
Une navette ferroviaire de 400 mètres de long
Le centre Chapelle International, construit le long du faisceau ferré de la gare du Nord, entre en fonction au moment où la Ville de Paris s’apprête à désigner le groupement lauréat de la construction d’un deuxième centre du même type, à Bercy-Charenton (12e arrondissement), à côté des voies de la gare...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Catherine Barbaroux, administratrice indépendante de la Confédération du Crédit mutuel et ex-présidente par intérim d’En marche, regrette « l’agressivité » de la banque régionale.
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Au Crédit mutuel, Arkéa mène « une guerre d’usure » pour son indépendance

Catherine Barbaroux, administratrice indépendante de la Confédération du Crédit mutuel et ex-présidente par intérim d’En marche, regrette « l’agressivité » de la banque régionale.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h15
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Le combat lancé par le Crédit mutuel Arkéa pour devenir indépendant du reste du groupe mutualiste est longtemps resté une affaire de droit privé, opposant l’état-major de la banque régionale de l’ouest de la France à celui de la Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM), la structure de tête du groupe mutualiste. Une discorde relativement feutrée, essentiellement rythmée par les procédures judiciaires.
Cette période est aujourd’hui révolue. Alors qu’Arkéa organise jusqu’au 14 avril le vote d’orientation de ses caisses locales en Bretagne et dans le Sud-Ouest, pour choisir entre la scission et le maintien dans le giron de l’établissement mutualiste, le groupe vit désormais sous tension.
Administratrice indépendante de la CNCM depuis deux ans, Catherine Barbaroux, qui fut présidente par intérim d’En marche ! après l’élection présidentielle, et auparavant présidente de l’Adie, l’association de microcrédit, ne s’était jusqu’à présent pas exprimée. Elle revient désormais pour Le Monde sur la tournure prise par ce conflit inédit dans le monde bancaire.
Le conflit a évolué au fil des années
« Entendre Arkéa dire “on nous empêche de nous développer”, leur mise en cause permanente de la Confédération nationale du Crédit mutuel, leur agressivité, c’est inacceptable, c’est même injurieux pour des personnes comme moi qui mettent en jeu leur honorabilité, et je ne veux plus me laisser injurier, prévient Catherine Barbaroux. Et je précise que je ne touche pas de jetons de présence, je suis bénévole, mon mandat est totalement désintéressé, je ne suis animée que par l’envie d’accompagner une banque des territoires. »

Le conflit a évolué au fil des années. En 2014, le président du Crédit mutuel Arkéa, Jean-Pierre Denis, a d’abord dénoncé une situation de conflits d’intérêts au sein de la confédération, accusée de faire cause commune avec les puissantes fédérations de l’est de la France (« CM11-CIC »). Puis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Arkéa a en effet prévu de défiler à Paris « pour l’indépendance » le 17 mai. La direction de la banque orchestre l’événement et mobilise les troupes.
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Chez Arkéa, manifester est fortement recommandé

Arkéa a en effet prévu de défiler à Paris « pour l’indépendance » le 17 mai. La direction de la banque orchestre l’événement et mobilise les troupes.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h15
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            
Il n’est pas fréquent qu’une banque encourage fermement ses salariés à aller manifester sous les fenêtres du ministère des finances. Ni qu’elle veille à tous les détails logistiques, du transport jusqu’aux repas. Rien n’arrête le Crédit mutuel Arkéa, cette banque régionale de l’Ouest de la France partie en croisade pour obtenir son indépendance, en rompant avec le reste du Crédit mutuel.
Arkéa a en effet prévu de défiler à Paris « pour l’indépendance ». La manifestation devait initialement se tenir jeudi 5 avril entre la place de la Bastille et Bercy, mais a finalement été reportée pour cause de grève de la SNCF, « à la demande de la préfecture de police », indique l’un des organisateurs. Le rassemblement se tiendra finalement le 17 mai.
Un collectif de salariés de la banque, baptisé « Indépendance pour Arkéa » et rassemblant de nombreux cadres dirigeants, revendique la paternité de cette initiative. Mais c’est bien la direction d’Arkéa qui orchestre l’événement et mobilise les troupes. Et en l’occurrence, manifester est fortement recommandé.
Note d’informations pratiques
Une note d’informations pratiques sous forme de questions/réponses, que le département des ressources humaines (RH) d’Arkéa a envoyée le 16 mars à l’ensemble du personnel, donne le ton. A la question « La participation à la manifestation est-elle obligatoire ? », le document répond qu’elle concerne « un projet majeur d’entreprise ». « Les salariés s’y rendent sur la base du volontariat », précise-t-elle, mais « un recensement préalable sera effectué pour des questions d’organisation ».
Quant aux salariés « ne souhaitant pas participer », ils devront, si leur unité de travail est fermée, soit poser une journée de congé, soit se rendre dans d’autres locaux de l’entreprise maintenus ouverts, ou encore télétravailler, s’ils sont intégrés à un dispositif de télétravail.
« Le temps passé à la manifestation constitue...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les chaînes de télévision, en quête d’une audience plus jeune, s’intéressent de plus en plus à cette nouvelle technologie.
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Le monde audiovisuel à l’heure de la réalité virtuelle

Les chaînes de télévision, en quête d’une audience plus jeune, s’intéressent de plus en plus à cette nouvelle technologie.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h12
    |

                            Mathieu Ait Lachkar et 
                            Camille Langlade








                        



                                


                            

Aucun événement consacré à la télévision n’échappe à un espace « nouvelles technologies ». Parmi elles, la réalité virtuelle occupe désormais une bonne place. Elle apparaît même comme l’une des vedettes du Marché international des programmes de télévision (MIPTV), qui se tiendra à Cannes du 9 au 12 avril. Sa directrice, Laurine Garaude, explique : « Cela fait maintenant trois ans que l’on accélère le développement autour de la VR [initiales de l’anglais virtual reality, réalité virtuelle]. Il est essentiel, dans un marché de contenus comme le MIPTV, de réunir l’ensemble des acteurs qui travaillent à la recherche de nouvelles narrations. »
Cette technologie immersive, capable d’offrir à l’utilisateur une plongée dans un univers à 360 degrés – essentiellement grâce à un casque – fait réfléchir les diffuseurs de contenus, qui observent l’essor des nouveaux modes de consommation de l’image. « Les téléspectateurs, surtout les jeunes adultes, sont de plus en plus nombreux à consommer des contenus vidéo hors de l’écran de la télévision et à délaisser les programmes qui y sont diffusés, constate Pierre Block de Friberg, chargé du pôle Nouvelles écritures de France Télévisions. Il y a une grande appétence pour les nouvelles technologies. »

Bien loin des créneaux horaires imposés par les grilles de programme, les chaînes pourraient chercher à (re)conquérir une audience plus large, et surtout plus jeune. La réflexion est engagée chez Arte : « L’idée pour nous est d’aller à la rencontre d’un public qui ne regarde pas particulièrement Arte à la télévision, mais qui s’intéresse à des narrations et des points de vue originaux », indique Gilles Freissinier, directeur du développement numérique d’Arte France.
Son homologue Pierre Block de Friberg reconnaît quant à lui que « la réalité virtuelle accompagne ces changements d’usages. Elle permet de repenser la narration audiovisuelle, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le sidérurgiste ArcelorMittal renonce à faire transporter ses productions par train en raison du conflit. Le fret ferroviaire, déjà fragilisé, risque d’être fortement pénalisé par le mouvement social.
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Les grèves mettent Fret SNCF au bord du gouffre

Le sidérurgiste ArcelorMittal renonce à faire transporter ses productions par train en raison du conflit. Le fret ferroviaire, déjà fragilisé, risque d’être fortement pénalisé par le mouvement social.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 11h35
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

C’est un choc pour le petit monde du transport ferroviaire : ArcelorMittal, premier client de Fret SNCF, renonce, en raison de la grève, à faire transporter ses productions sidérurgiques par train. Le sidérurgiste a annoncé avoir « recours dans l’intervalle [de la grève] à d’autres moyens de transport pour continuer à servir les clients ».
Symbolique, cet épisode est l’illustration que, plus encore que le transport de voyageurs, le fret ferroviaire, déjà très fragile (117 millions d’euros de perte opérationnelle en 2017 pour Fret SNCF) souffre particulièrement lors d’un mouvement social cheminot. « Pendant les deux jours de grève des 3 et 4 avril, nous n’avons pu faire rouler que 15 % des trains », relate Philippe Moritz, porte-parole de Fret SNCF.

Le secteur, qui ne représente que 9,9 % du transport de marchandises en France contre 88 % pour les camions, pourrait comme il y a deux ans souffrir durablement. Lors des grèves du printemps 2016, Fret SNCF aurait perdu « plusieurs dizaines de millions d’euros », selon un bon connaisseur du dossier.
Recours à la route
Le recours à la route pourrait donc s’accentuer de la part des secteurs gros utilisateurs de train comme la sidérurgie, la chimie, l’automobile, les boissons, les céréales ou les granulats utilisés dans le BTP. « Cette grève, si elle perdure, pourrait signifier l’abandon de la solution ferroviaire pour les chargeurs de matériaux », estimait l’Union nationale des producteurs de granulats vendredi 6 avril.

Dans ce secteur, ouvert à la concurrence depuis 2006, la SNCF (60 % des parts de marché) n’est pas la seule à souffrir. Le principal concurrent de l’entreprise publique, Euro Cargo Rail, filiale de l’opérateur historique allemand Deutsche Bahn, s’est retrouvé en quasi-faillite après le mouvement social de 2016. « Deux jours de grève représentent pour les acteurs du secteur l’équivalent d’une semaine d’activité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ La secrétaire d’Etat à l’économie, Delphine Gény-Stephann, précise l’avancée du plan très haut débit.
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Très haut débit : « Choisir la fibre sur 100 % du territoire est prématuré »

La secrétaire d’Etat à l’économie, Delphine Gény-Stephann, précise l’avancée du plan très haut débit.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 10h57
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Emmanuel Macron a fait de la couverture très haut débit fixe et mobile du territoire un axe politique fort de son quinquennat. Après d’âpres négociations, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free se sont engagés à tenir l’objectif du chef de l’Etat d’offrir un accès Internet très haut débit à tous les Français en 2022. La secrétaire d’Etat à l’économie Delphine Gény-Stephann fait le point sur l’avancée des travaux.
Edouard Philippe a annoncé, fin 2017, un plan sur le très haut débit. Où en est-on ?
En décembre, nous avions un accord de principe de la part des opérateurs. Là, Orange et SFR mettent en musique leurs engagements de couverture en très haut débit fixe du territoire. Les deux opérateurs nous ont adressé des courriers s’engageant à couvrir en fibre optique 100 % des zones AMII [zones moyennement denses] à l’horizon fin 2020. Nous avons transmis ces courriers à l’Arcep [le régulateur des télécoms] et lorsque ce dernier aura rendu son avis, ces engagements pourront être acceptés par le gouvernement et devenir alors opposables, et passibles de sanctions financières s’ils ne sont pas respectés.
Sur ces zones où les déploiements sont très en retard, SFR souhaitait un nouveau partage du territoire, qui doit être couvert à 90 % par Orange. Ces accords ont-ils été revus ?
Non, les opérateurs avaient un périmètre défini en 2011, qui pour l’essentiel est maintenu. Mais SFR s’est engagé à couvrir 3 millions de prises, ce chiffre comprend en partie des prises se situant dans la zone non conventionnée qui n’était pas attribuée. Toutefois, ces accords peuvent encore faire l’objet d’ajustements entre les opérateurs.
Où en est-on dans le mobile, un secteur dans lequel le gouvernement a fait une croix sur la manne issue des fréquences de téléphonie ?
Le gouvernement n’a pas fait de concession, mais il est rentré dans une nouvelle logique. L’aménagement du territoire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Bien moins développé qu’au Royaume-Uni, le marché pourrait décoller en France.
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Des agences immobilières se spécialisent dans le viager

Bien moins développé qu’au Royaume-Uni, le marché pourrait décoller en France.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 10h46
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Le viager a si mauvaise réputation, en France, que le nombre de transactions ne dépasse guère 4 000 à 5 000 par an, dans un déséquilibre patent d’un acheteur pour dix vendeurs. Il existe donc des dizaines de milliers de biens à vendre en viager qui ne trouvent pas preneur. Au Royaume-Uni, avec la même population et une proportion comparable de retraités, 25 000 viagers sont signés chaque année.
Le principe est ancien : un propriétaire généralement âgé vend son bien mais en conserve l’usage. Le prix est la valeur estimée du bien occupé, donc décoté, partagé en un « bouquet », le capital perçu immédiatement, et une « rente » calculée en fonction de l’espérance de vie du vendeur, avec toutes les modulations possibles entre eux : un gros bouquet de départ entraîne une petite rente ou pas de rente du tout, et l’inverse est aussi faisable. C’est l’incertitude sur la durée d’un tel contrat que redoutent les Français qui ont pour certains en mémoire la mésaventure de ce notaire qui a acheté en viager la maison de Jeanne Calment, devenue doyenne de l’humanité et décédée, à 122 ans, après son acheteur. L’épouse de ce notaire a donc continué de verser la rente pendant deux ans après la mort de son mari, payant, au total, plus de deux fois la valeur initiale du bien.
Des retraités dont la pension ne progressent pas
Afin de neutraliser le risque d’un viager interminable, il existe désormais, pour les investisseurs, des formules mutualisées par l’intermédiaire d’un fonds qui achète des dizaines de biens à la fois pour en lisser les aléas.
Une telle amélioration pourrait faire redécoller le marché, car tous les ingrédients sont réunis : des retraités au-delà de 70 ans à 72 % propriétaires de leur logement qui souhaitent y rester le plus longtemps possible, tandis que leurs pensions ne progressent pas, au contraire. Le viager est l’occasion de faire des donations à leurs enfants, avant qu’ils deviennent eux-mêmes retraités, et petits-enfants,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ L’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur revient, dans cette chronique, sur les formes revêtues par le « mouvement social » depuis plus de deux siècles et constate que sa puissance ne s’exerce pas toujours là où on l’attendait.
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« Le gouvernement doit redonner aux salariés des moyens d’expression légitimes et formels »

L’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur revient, dans cette chronique, sur les formes revêtues par le « mouvement social » depuis plus de deux siècles et constate que sa puissance ne s’exerce pas toujours là où on l’attendait.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 12h21
    |

                            Pierre-Cyrille Hautcoeur (Directeur d'études à l'EHESS)








                        



                                


                            
Recherches. Le gouvernement s’apprête donc à affronter le « mouvement social ». Mais qu’est-ce aujourd’hui que le mouvement social ? Où sont, en 2018, les acteurs capables de remettre en cause les décisions gouvernementales, voire de faire basculer le pouvoir ? Les deux siècles précédents ont montré que la puissance sociale n’était pas toujours là où on le croyait.
En 1789, le roi sort de décennies d’affrontement avec les parlements du royaume, spécialement celui de Paris, et n’imagine pas qu’une révolution populaire puisse l’emporter. Pourtant, de 1789 à 1848, les révolutions ont lieu grâce à des mouvements des foules parisiennes, capables d’emporter (par la force ou la conviction) même l’armée.
Méfiantes, la Restauration et la monarchie de Juillet décentralisent les pouvoirs vers les provinces – les châteaux de l’aristocratie sous la Restauration –, et surtout vers les grandes villes, où les institutions régionales se multiplient : tribunaux, universités, chambres de commerce, caisses d’épargne, banques d’émission.
Abus de pouvoirs patronaux
Pourtant, en 1848, c’est encore la foule parisienne qui renverse le régime et l’ordre n’est pas rétabli conformément aux vœux des élites, parisiennes comme provinciales. Le pays profond vote Louis-Napoléon Bonaparte, en souvenir de son oncle qui, le premier, a forgé au creuset de ses armées, pendant près de vingt ans, les grandes masses de la population française, sortant les paysans de chez eux pour des campagnes militaires aussi absurdes qu’inoubliables.
er mai
En 1871, les masses rurales donnent en revanche carte blanche à Thiers pour écraser la Commune, ce mouvement d’ouvriers parisiens d’élite qui se voient comme les pionniers d’une révolution sociale. Quelques années après, la République, solidement installée, est aux mains de la bourgeoisie libérale urbaine éclairée – celle-là même qu’incarne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le conflit salarial est dans une impasse. La compagnie aérienne prévoit d’assurer 70 % des vols.
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Nouvelle journée de grève à Air France samedi

Le conflit salarial est dans une impasse. La compagnie aérienne prévoit d’assurer 70 % des vols.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 08h32
   





                        



   


Air France prévoit d’assurer « 70 % » des vols samedi 7 avril, selon un communiqué transmis vendredi par la direction de la compagnie aérienne, qui enregistre le taux d’annulation le plus élevé depuis le début du conflit salarial le 22 février.
Lors des quatre précédentes journées de grève, le groupe aérien avait annoncé maintenir 75 voire 76 % des vols au global. Dans le détail, Air France anticipe le maintien samedi de 75 % des vols long-courriers au départ de Paris, 65 % des moyen-courriers depuis et vers Roissy et 70 % des court-courriers à Orly et en région.
6 autres journées de grève annoncées
Cette cinquième journée de grève coïncide avec le début des vacances scolaires de printemps pour la zone A (académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers).
Le conflit salarial, qui oppose 11 syndicats de tous métiers à la direction, semble dans l’impasse. Les grévistes exigent 6 % d’augmentation générale et jugent insuffisante la politique salariale de l’entreprise, compte tenu des efforts passés des salariés et des bons résultats de la compagnie en 2017.
Les syndicats ont d’ores et déjà annoncé six autres journées de mobilisation, la prochaine est prévue le 10 avril.
A raison de 20 millions à 26 millions d’euros par jour de grève, la facture pour la compagnie pourrait atteindre les 240 millions d’euros.

        Lire aussi :
         

                SNCF, Air France : le calendrier des grèves annoncées dans les transports






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Alors que Donald Trump et le clan Salman ont marqué leur rapprochement, la France de Macron doit inscrire sa marque dans sa relation avec Riyad, explique l’ancien diplomate François-Aïssa Touazi, dans une tribune au « Monde ».
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François-Aïssa Touazi : il faut « renforcer la relation de confiance Paris-Riyad »

Alors que Donald Trump et le clan Salman ont marqué leur rapprochement, la France de Macron doit inscrire sa marque dans sa relation avec Riyad, explique l’ancien diplomate François-Aïssa Touazi, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 08h28
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 08h55
    |

François-Aissa Touazi (Ancien diplomate, fondateur du think tank CAPmena)







                        



                                


                            
[A l’occasion de la visite en France de Mohammed Ben Salman « MBS », l’héritier du régime des Saoud, les 9 et 10 avril, plusieurs universitaires et experts, sollicités par Le Monde, ont donné leur point de vue sur un royaume en pleine réorganisation stratégique.]
Tribune. La visite prochaine de Mohammed Ben Salman – « MBS » – en France s’inscrit dans une tradition d’anciennes relations entre le royaume d’Arabie saoudite et la France. Paris avait d’ailleurs établi un consulat à Djedda dès 1839, et reconnu l’Etat saoudien dès mars 1926, avant même la création du royaume, en septembre 1932.
Mais c’est surtout la visite du roi Fayçal à Paris, en 1967, à l’invitation du général de Gaulle, qui va sceller l’amitié franco-saoudienne construite à partir de convergences de vues sur les crises régionales et la volonté des deux pays d’être des acteurs incontournables dans la région.
Seul le président Sarkozy
Cette relation va se consolider et se diversifier avec ses successeurs, l’Arabie saoudite fournissant à la France l’essentiel de ses besoins en pétrole en contrepartie d’une coopération militaire et sécuritaire renforcée et d’une participation de groupes français aux projets d’infrastructures du royaume.
Francois Hollande profitera du refroidissement des relations avec Washington sous Obama pour construire un partenariat stratégique avec Riyad
Cette complicité franco-saoudienne s’illustrera notamment lors de la prise [de la grande mosquée] de La Mecque, en 1979 [par un commando de fondamentalistes], et l’intervention du GIGN, ou par un prêt saoudien de 25 milliards de dollars, en 1983, sous l’ère Mitterrand, qui consacrera son premier voyage officiel hors d’Europe, en Arabie saoudite. Le président Chirac, qui avait pris soin de bâtir des relations d’amitié avec les principaux dirigeants du royaume lorsqu’il était maire de Paris, avec le soutien de son ami libanais Rafic Hariri, participera lui aussi au renforcement...




                        

                        

