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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’ancien directeur des mines d’Areva a été mis en examen à Paris pour « corruption » dans l’enquête sur le rachat de la compagnie minière Uramin en 2007.
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Rachat d’Uramin : l’ex-directeur des mines d’Areva mis en examen pour « corruption »

L’ancien directeur des mines d’Areva a été mis en examen à Paris pour « corruption » dans l’enquête sur le rachat de la compagnie minière Uramin en 2007.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h48
   





                        


L’ancien directeur des mines d’Areva a été mis en examen à Paris pour « corruption » dans l’enquête sur le rachat désastreux pour le spécialiste du nucléaire de la compagnie minière Uramin en 2007, a appris l’AFP samedi 7 avril, de sources proches du dossier. Sébastien de Montessus a été mis en examen le 29 mars pour « corruption d’agent public étranger », « corruption privée » et « abus de confiance », des faits qu’il conteste.
Areva, devenu Orano, avait déboursé 1,8 milliard d’euros pour acquérir le canadien Uramin, mais l’exploitation des trois gisements de la société en Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique s’était révélée beaucoup plus difficile que prévu. L’opération s’était transformée en gouffre financier et avait contraint Areva, fin 2011, à provisionner 1,5 milliard d’euros.

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                UraMin-Areva : enquête sur un délit d’initié



L’affaire est au cœur de deux informations judiciaires. Un volet comptable, dans lequel l’ex-patronne emblématique d’Areva, Anne Lauvergeon (2001-2011), a été mise en examen ainsi que deux ex-responsables, soupçonnés d’avoir présenté des comptes inexacts pour masquer l’effondrement de la valeur d’Uramin.
Egalement suspecté d’avoir joué les intermédiaires dans la vente d’un luxueux yacht
L’autre enquête, dans laquelle Mme Lauvergeon est témoin assistée, porte sur des soupçons d’escroquerie et de corruption lors de l’acquisition de la compagnie minière. C’est dans ce volet que Sébastien de Montessus vient d’être mis en examen.
« Les juges s’interrogent notamment sur plusieurs opérations cherchant à savoir si elles auraient pu dissimuler d’éventuels détournements de fonds », a fait savoir une des sources proches du dossier. Notamment deux contrats dans lesquels Areva a déboursé au total près de 6,9 millions de dollars en 2009 et 2010 en faveur du groupe minier namibien United Africa Group (UAG).
Les magistrats s’interrogent également sur des versements mensuels de 10 000 dollars en 2008 et 2009 au ministre namibien du commerce et de l’industrie de l’époque, l’actuel président Hage Geingob. Sébastien de Montessus est aussi suspecté d’avoir joué les intermédiaires dans la vente d’un luxueux yacht, le Cape Arrow, pour laquelle il aurait perçu un virement de 750 000 euros.

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Dans ce volet, Olivier Fric, mari d’Anne Lauvergeon, est mis en examen pour délit d’initiés, soupçonné d’avoir spéculé sur le titre Uramin lors de son rachat en profitant d’informations privilégiées. Ses liens avec un financier belge Daniel Wouters sont également au cœur des investigations.
Ce dernier, recruté en 2006 par Areva comme responsable du développement et des acquisitions de sa division mines, a joué un rôle clé dans le rachat d’Uramin. Placé en garde à vue cette semaine, il devrait être convoqué prochainement par les juges d’instruction financiers, selon une des sources.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Une enquête a été ouverte après la découverte, à la prison de Fresnes, de smartphones dans la cellule d’un homme suspecté d’avoir participé à une tentative d’attentat en septembre dernier à Paris.
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Deux smartphones découverts dans la cellule d’un terroriste présumé et d’un fiché S

Une enquête a été ouverte après la découverte, à la prison de Fresnes, de smartphones dans la cellule d’un homme suspecté d’avoir participé à une tentative d’attentat en septembre dernier à Paris.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h48
   





                        


Une enquête a été ouverte après la découverte à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, de deux téléphones dans la cellule d’un homme fiché pour radicalisation islamiste, en détention provisoire pour sa participation présumée à un attentat raté en septembre 2017 à Paris, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Créteil. L’enquête préliminaire a été ouverte en février et confiée à la police judiciaire parisienne, a indiqué le parquet, confirmant une information du Parisien.

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Un homme, âgé de trente ans, avait été mis en examen en octobre 2017 pour « tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste » et écroué, avec deux de ses complices présumés, pour avoir placé le 30 septembre dans un immeuble du sixième arrondissement des bonbonnes de gaz surmontées d’un dispositif de mise à feu électrique par téléphone. Malgré trois appels et pour une raison inconnue, le dispositif n’avait pas fonctionné.
Poursuivis pour « recel de remise illicite d’objet à détenu »
C’est lors d’une fouille par des surveillants du Bureau central de renseignement pénitentiaire le 6 février que deux téléphones portables ont été découverts sous un des matelas de la cellule, le terroriste présumé partageant celle-ci avec un codétenu lui aussi fiché S, a indiqué la même source.

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                Qu’est-ce qu’une « fiche S » ?



Le trentenaire a ainsi pu communiquer avec l’extérieur et notamment poster des messages sur Facebook entre le 12 décembre et le 6 février, encore visibles samedi sur son profil. Les deux hommes devraient être poursuivis pour « recel de remise illicite d’objet à détenu », selon la même source.
En attendant les résultats de l’enquête judiciaire, les deux codétenus feront l’objet d’une convocation mercredi devant la commission de discipline de la maison d’arrêt. Ils encourent jusqu’à quatorze jours de quartier disciplinaire, selon Le Parisien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ A l’issue d’une assemblée générale clivante, les étudiants de Tours ont voté, vendredi,à 194 contre le blocage, 168 pour, et une vingtaine d’abstentions.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

A l’université de Tours, les étudiants ont voté la fin du blocage

A l’issue d’une assemblée générale clivante, les étudiants de Tours ont voté, vendredi,à 194 contre le blocage, 168 pour, et une vingtaine d’abstentions.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 16h04
    |

                            Caroline Pain








                        



   


« Vous savez où a lieu l’AG ? », interroge Adam, étudiant en droit, en arrivant devant le bâtiment principal du site des Tanneurs de l’université de Tours. « On va se mettre ici devant les marches, au soleil », lui répond-on. Des étudiants commencent à se regrouper sur la petite esplanade, à deux pas des berges de la Loire, où des banderoles « Non à la sélection » ont été accrochées entre les arbres. Il est 13 h 50, vendredi 6 avril, l’assemblée générale pour discuter du futur de la mobilisation va commencer.
Depuis mardi 3 avril, le site qui rassemble les UFR d’arts, sciences humaines, lettres et langues est bloqué. Une cinquantaine d’étudiants, du collectif étudiant contre la loi Vidal, à l’origine de la mobilisation, se relaient pour assurer l’occupation du bâtiment Thélème, le dernier encore ouvert sur le site.
Même si ce n’est pas son UFR, Adam a décidé de venir pour se renseigner et voir ce qui allait être décidé pour la suite. Son amie Lydie, étudiante en droit aussi, mais qui compte rejoindre le site des Tanneurs à la rentrée prochaine pour étudier l’histoire, est assez partagée : « C’est important qu’ils puissent défendre leurs idées, c’est vrai que, dans la loi [Vidal], il y a des choses choquantes comme le fait pour les professeurs d’évaluer les élèves sur leur personnalité… Mais ils veulent défendre les étudiants et leurs droits et les empêchent d’aller en cours, c’est un peu contradictoire. »
Etudiant en histoire sur le site des Tanneurs, Clément les accompagne. Il explique que « l’université a réagi rapidement et s’est organisée pour qu’on puisse assister aux cours et premiers partiels ». Les cours ont été délocalisés dans d’autres bâtiments, souligne-t-il, évoquant les emplois du temps mis à jour en ligne et des e-mails d’information très fréquents. Mais à l’approche des partiels, il déplore la fermeture de la bibliothèque, où il a l’habitude de travailler.
Les cours et examens délocalisés
Les trois camarades se rapprochent des marches, où d’autres se rassemblent. « Salut à tous, bienvenue à cette AG, annonce Rachel, une membre du collectif. On va s’occuper de modérer les tours de parole, donc, si vous voulez parler, venez ici donner votre nom. Est-ce que quelqu’un s’y oppose ? » Face à elle, environ 300 personnes, pas de réaction, l’AG commence.
Premier sujet abordé, la manifestation menée par des étudiants le matin même. Ils racontent s’être faits « coursés par des flics matossés qui tapaient tout le monde et ont étranglé certains, trois personnes ont fait des malaises ».
Clément, l’étudiant en histoire, prend la parole. « Sans vouloir légitimer la violence, il faudrait peut-être préciser que vous étiez sur la route à ce moment-là et que, parmi vous, il y avait des lycéens, donc des mineurs. » Il est applaudi par les étudiants défavorables au blocage et hués par ceux favorables. Deux camps se dessinent et vont s’exacerber pendant le reste de l’après-midi.

   


Arrive ensuite la question des raisons du blocage. Une étudiante demande au collectif d’expliquer clairement ses revendications et surtout : « pourquoi s’opposer maintenant à la loi alors qu’elle a été votée ? »
Un membre du collectif répond : « On refuse qu’une sélection soit mise en place à l’entrée de l’université, en plus, imaginez pour les lycéens comme c’est compliqué, les lettres de motivation, faire les bons choix, etc. A côté de ça, il y a la question du financement de la recherche, les fameux labels IDEX [initiative d’excellence] qui vont faire mourir les petites facs comme la nôtre. » 
« Laissez-nous étudier ! »
Le point central du débat reste la question de l’accès aux cours et aux examens. « On ne veut pas 10/20 à nos partiels, lance un représentant du syndicat UNI venu prendre la parole. On veut simplement aller faire nos examens. » « Donne une solution alors ! », l’interpelle une étudiante dans la foule. « Voter la fin du blocage ! » rétorque-t-il. Et d’ajouter, sur un ton provocateur : « Laissez-nous étudier pour qu’on puisse réussir nos partiels, nous, au moins ! »
Comme un match de ping-pong, chaque camp se renvoie la balle. Des propositions sont lancées : occupation un jour sur deux et révisions communes pour une membre du collectif ; barrage filtrant et dépénalisation des heures sur tous les UFR pour un autre étudiant ; ou encore reconduite du blocage du site, ainsi que blocage de la préfecture et des « actions et manifestations plus théâtrales ».
Il est 16 h 15, après plus de deux heures d’assemblée, certains s’impatientent et prennent la parole à la volée. Des éclats de voix tonnent. « Allez, on vote !, scande un étudiant en polo bleu et lunettes de soleil. Vous attendez juste qu’on finisse par partir pour gagner le vote… »
« A gauche ceux pour et à droite ceux contre le blocage »
La foule s’agite, les modérateurs demandent d’écouter les dernières prises de parole. Une étudiante monte sur les marches. « J’entends que vous défendiez des causes, mais je vais vous donner quelques chiffres : j’ai un abonnement de train qui me coûte déjà 70 euros, si en plus je dois ajouter 20 euros par semaine de bus pour aller sur les autres sites, ça commence à faire un peu cher, j’ai clairement pas les moyens… »
Léa, présente dans la foule, acquiesce. « Pour les étudiants qui, comme moi, travaillent à côté, ça demande une organisation supplémentaire. Je fais des heures dans un restaurant à Orléans, où mes parents habitent et je suis dans la réserve de la gendarmerie à Tours, donc quand je leur dis à plusieurs reprises que j’ai finalement un cours ou un examen à la dernière minute, je ne suis pas très bien vue », sourit l’étudiante en première année de psychologie.
Place au vote : « à gauche ceux pour et à droite ceux contre le blocage », annonce un modérateur. Pour assurer un vote juste et équitable, le collectif propose que deux personnes de chaque camp comptent le groupe adverse. Une technique simple se met alors en place : tout le monde se tient debout et au fur et à mesure qu’on décompte les étudiants chacun s’assoit.

   


Après deux décomptes, le verdict tombe. 194 contre le blocage, 168 pour, une vingtaine d’abstentions. Quelques cris de victoire s’élèvent dans le camp des contre. Et rapidement, la foule se disperse. « Je suis contente d’être venue, conclut Lydie. C’était bien de participer, il y avait des bons arguments des deux côtés, avec des temps de parole. »
Rachel, membre du collectif, approuve. « L’avantage du blocage, c’est qu’on a le temps de discuter, d’échanger. Mardi, quand on a voté pour la première fois, c’était moins le cas puisqu’un cours allait avoir lieu dans l’amphi où on était. » Malgré la déception, la jeune femme n’en démord pas : « On va sûrement reproposer le blocage lors d’une prochaine AG, la mobilisation ne s’arrête pas. » A quelques mètres, un groupe d’étudiantes se salue. « A lundi, alors ! », lance l’une d’elles avec un clin d’œil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Pour les avocats David Epaud et Eric Ader, le secret des affaires ne doit pas laisser l’occasion d’entraver la compétition loyale entre acteurs économiques.
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« Le secret des affaires ne doit pas restreindre de façon déloyale l’accès au marché »

Pour les avocats David Epaud et Eric Ader, le secret des affaires ne doit pas laisser l’occasion d’entraver la compétition loyale entre acteurs économiques.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h15
   





                        



                                


                            
Tribune. Le Parlement français va adopter une loi sur la protection du secret des affaires. Le texte voté par l’Assemblée nationale a été transmis au Sénat, prélude à une rapide entrée en vigueur. Il s’agit de transposer une directive européenne de 2016 dans le droit français. Autrement, passé le 9 juin, la France sera en infraction. Les jeux sont-ils déjà faits ? Rien ne va plus ?
Assurément non, ce n’est pas la fin de l’histoire. A lire tant la directive que la proposition de loi qui lui colle étroitement, on assiste à un subtil numéro d’équilibrisme, dont le succès dépendra de la qualité de l’exécution.
Certes, la mise en place de mécanismes harmonisés de protection des savoir-faire de nos entreprises ne prête guère à grands débats. Les pratiques de certains opérateurs, issus de blocs économiques (Chine, Etats-Unis…) qui semblent chaque jour moins partenaires que concurrents, ont été suffisamment dénoncées.
Un nœud d’intérêts à la fois légitimes et contradictoires
Mais le sujet reste un nœud d’intérêts à la fois légitimes et contradictoires. On connaît ceux tenant à la protection du travail des journalistes, ou de l’action des lanceurs d’alerte.
Moins discutée, mais tout aussi sensible est la question de savoir si ce texte de loi ne va pas poser des difficultés nouvelles de concurrence. La crainte peut paraître paradoxale. Elle ne l’est pas. Car la question de la protection des informations n’est pas à sens unique.
D’un côté, la concurrence par les mérites appelle un certain degré de secret ou d’exclusivité. Un échange d’informations peut ainsi constituer une entente anticoncurrentielle. Les droits de propriété intellectuelle (brevets…) encouragent et récompensent l’innovation en conférant un monopole d’exploitation opposable aux concurrents.
De ce point de vue, la protection du secret des affaires peut aller dans le sens d’une concurrence loyale, justifiant d’imposer aux mauvais joueurs des dommages et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Pour l’avocat Thibaud d’Alès, dans une tribune au « Monde », certains secrets font partie des actifs d’une entreprise. Il est économiquement légitime de les protéger comme le propose la proposition de loi en discussion au parlement.
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« Non, le secret des affaires n’est pas sale ! »

Pour l’avocat Thibaud d’Alès, dans une tribune au « Monde », certains secrets font partie des actifs d’une entreprise. Il est économiquement légitime de les protéger comme le propose la proposition de loi en discussion au parlement.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h00
    |

Thibaud d’Alès (Avocat au Barreau de Paris, associé Clifford Chance Europe LLP.)







                        



                                


                            

Tribune. L’Assemblée nationale et le Sénat examinent en ce moment, dans le cadre de la transposition d’une directive européenne, une proposition de loi relative à la protection du « secret des affaires ». Le débat déborde de fait largement le cadre du Parlement et si l’on peut comprendre que le sujet suscite des réflexions ou des réserves, notamment du point de vue du droit de la responsabilité civile, certaines prises de position visant à dénoncer une prétendue atteinte à la liberté d’informer sont clairement excessives.
Elles tiennent sans doute à un refus obstiné de comprendre la valeur économique des secrets d’affaires ou à une méconnaissance des termes de la proposition de loi. L’enjeu est pourtant clair : conjuguer protection des secrets d’affaires et respect des libertés fondamentales dont jouissent certains afin de pouvoir rendre publiques des informations confidentielles.
Or, tel que voté par l’Assemblée nationale, le 28 mars, le texte apporte toutes les garanties à cette fin : parmi les « exceptions à la protection du secret des affaires » figurent en effet expressément « le droit à la liberté d’expression et de communication, y compris le respect de la liberté de la presse », le droit de dénonciation des lanceurs d’alerte, de même que « l’exercice du droit à l’information et à la consultation des salariés ou de leurs représentants ».
Ces secrets sont des actifs immatériels de l’entreprise
Mais il est un fait : le droit français ne protège pas suffisamment nos entreprises contre, selon la formule du rapporteur du texte, « l’espionnage économique, le pillage industriel et la concurrence déloyale ». En dépit de nombreuses tentatives et d’une jurisprudence familière avec le concept, notre droit positif ne contient aujourd’hui aucune définition du secret d’affaires.
Il n’est pourtant pas contestable que toute entreprise détient des secrets : fichiers clients ou fournisseurs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’inscription au cadastre permet de localiser les biens immobiliers. Mais en cas de litige, c’est toujours le bornage qui fait loi, rappelle la journaliste Rafaële Rivais.
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Quand la borne n’apparaît pas sur le cadastre

L’inscription au cadastre permet de localiser les biens immobiliers. Mais en cas de litige, c’est toujours le bornage qui fait loi, rappelle la journaliste Rafaële Rivais.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h00
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

SOS Conso. Le jour où Catherine X (tous les noms ont été modifiés), femme de lettres, découvre le mont Saint-Michel depuis la villa d’une amie, dans les environs d’Avranches (Manche), elle a « le coup de foudre ». Elle passe des heures à « regarder la mer aller et venir, au pied de la falaise sur laquelle la villa est juchée ». Lorsque l’amie l’informe qu’une petite maison est à vendre, à côté de chez elle, elle décide de l’acheter, bien qu’elle soit mal entretenue et qu’elle se situe sur une très étroite bande de terrain. La transaction se fait chez une notaire parisienne, en décembre 2011.
En janvier 2012, Catherine rend une visite de courtoisie à son autre voisine, Geneviève Y, qui l’accueille, selon elle, « sans chaleur », et lui propose de s’adresser à son gendre pour la rénovation de sa maison. Catherine demande au gendre d’abattre des cloisons et de repeindre un plancher. Mais, peu satisfaite du résultat, elle le remercie à l’automne 2012, sans lui confier le reste des travaux : pose d’un drainage destiné à lutter contre l’humidité, sur la bande de terrain de deux mètres de large qui se trouve à l’ouest de sa maison, et qui, selon le document cadastral annexé à son acte de vente, lui appartient. Elle constate que ses ennuis commencent.
Geneviève vient la voir et lui annonce que cette bande de terrain ne lui appartient pas. Elle lui explique que cela résulte d’un accord, passé le 25 septembre 1987, entre elle-même et une ancienne propriétaire de la maison de Catherine, Mme Durand, sur proposition d’un géomètre expert. La délimitation de leurs terrains respectifs, opération que l’on nomme le « bornage », a d’ailleurs été matérialisée par la pose d’une borne rouge, désormais enfouie dans le sol, mais que l’on peut déterrer ; elle a, en outre, fait l’objet d’un procès-verbal (PV), que Geneviève lui montre.
Non publié et pourtant opposable
Catherine constate, à la lecture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Entre universités technologiques, autre écoles publiques et établissements privés, le principal arbitrage à faire est entre un cycle postbac en cinq ans ou une formation en trois ans, mais après une prépa.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Ecole d’ingénieurs : comment choisir entre universités, écoles publiques et privées ?

Entre universités technologiques, autre écoles publiques et établissements privés, le principal arbitrage à faire est entre un cycle postbac en cinq ans ou une formation en trois ans, mais après une prépa.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 13h45
    |

                            Jean-Claude Lewandowski








                        



                                


                            

Quelle formation d’ingénieur choisir ? Une école « universitaire », avec le plus souvent un cursus en cinq ans, ou une « grande école » en trois ans, après deux années de classes préparatoires ? Quel est le modèle qui présente le plus d’atouts pour les étudiants ?
Difficile de répondre de façon tranchée. Car le paysage des écoles ne se résume pas à ces deux catégories. Nombre d’écoles privées, par exemple, proposent elles aussi des cursus postbac en cinq ans. A l’inverse, de nombreux établissements dépendants du ministère de l’enseignement supérieur (à l’instar des Ecoles centrales) ne sont pas pour autant rattachés à une université. Sans oublier que beaucoup d’écoles en cinq ans (avec « prépa intégrée », donc) recrutent aussi en troisième année, après un IUT… ou une prépa.
Un pied dans chaque univers
D’autres écoles, comme les ­Mines de Nancy, composante de l’université de Lorraine, ont même un pied dans chacun des deux univers. « C’est un modèle gagnant pour tous, estime François Rousseau, le directeur. Nous bénéficions de laboratoires plus étoffés et plus visibles, et nous pouvons hybrider les connaissances, ce qui est bon pour l’innovation. » Résultat, comme le note Frédéric Meunier, directeur de l’Efrei (école d’ingénieurs en informatique), « les élèves eux-mêmes ne savent pas toujours dans quelle catégorie ranger leur école ».
Dans ces conditions, les candidats doivent d’abord choisir entre les formations postbac en cinq ans (universitaires ou non) et les écoles en trois ans après deux ans de prépa, notamment les grandes écoles les plus sélectives. C’est là que réside le clivage le plus marqué. « Avec les écoles en cinq ans, les élèves s’engagent dans un cursus long, dans lequel ils peuvent prendre leurs marques et trouver leur rythme de travail, note Frédéric Meunier. Alors qu’avec les prépas, ils entrent dans un système plus compétitif, surtout s’ils visent les écoles les plus cotées. »
« Nos...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le premier terminal de livraison de marchandises associant train et véhicules propres entre en service.
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A Paris, la logistique urbaine du XXIe siècle sur les rails

Le premier terminal de livraison de marchandises associant train et véhicules propres entre en service.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 13h00
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Dans la nef de béton clair de 400 mètres de long, les rails et les traits de peinture dessinent des lignes de fuite vertigineuses. La grande halle du « terminal ferroviaire urbain » forme le cœur de l’hôtel logistique Chapelle International, dans le 18e arrondissement de Paris, premier centre de ce type à ouvrir en France. Le but : acheminer les marchandises jusqu’à la ville par le rail plutôt que par la route, et les distribuer ensuite grâce à une flotte de véhicules « propres ».
Devant le long bâtiment de briques et de zinc, les grues s’activent pour faire sortir de terre un quartier dense porté par SNCF Immobilier : 900 logements, 33 000 m2 de bureaux, des commerces et des équipements… Le centre logistique est la première pierre de l’opération. Il comprend 15 000 mètres carrés de terminal ferroviaire, la même surface d’entrepôts en sous-sol où s’installe le grossiste Metro et encore 15 000 m2 de bureaux, sans oublier une ferme urbaine sur le toit et 3 000 m2 de data-center.
« Le bâtiment assure la transition entre les voies ferrées et le quartier, en étant à la fois une barrière et un lien », explique Jonathan Sebbane, directeur général de Sogaris, le groupe d’immobilier logistique qui a conçu et construit cet équipement. « C’est la nouvelle génération des hôtels logistiques : des objets urbains, multimodaux et mixtes, apprécie Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris chargé de l’urbanisme. Ces équipements n’ont plus besoin d’être à l’écart de la ville, ils incluent des bureaux, des hôtels, des écoles… » 
Une navette ferroviaire de 400 mètres de long
Le centre Chapelle International, construit le long du faisceau ferré de la gare du Nord, entre en fonction au moment où la Ville de Paris s’apprête à désigner le groupement lauréat de la construction d’un deuxième centre du même type, à Bercy-Charenton (12e arrondissement), à côté des voies de la gare...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », évoque une chorale de seniors originaires de la Mayenne, Huguette the Power, qui vient de se produire sur la scène du Grand Rex, à Paris, dans le cadre de la Silver Night.
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« Les “Huguette”, un exemple des prodiges réalisés, en matière de bien vieillir, dans les Ehpad »

Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », évoque une chorale de seniors originaires de la Mayenne, Huguette the Power, qui vient de se produire sur la scène du Grand Rex, à Paris, dans le cadre de la Silver Night.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 11h18
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            
Chronique. Il a beaucoup été question des Ehpad, ces derniers temps. Des cadences infernales qui y ont cours, de l’épuisement des personnels soignants, des coupes budgétaires auxquels ils sont soumis… Mais assez peu, finalement, des prodiges réalisés, notamment en matière de bien vieillir, à l’intérieur de ces établissements médico-sociaux. Lancé dans cinq maisons de retraite de la Mayenne, un projet vivifiant – le mot n’est pas usurpé – a fait halte, il y a une semaine, au Grand Rex, à Paris, à l’occasion de la Silver Night, soirée de remise des trophées de l’économie des seniors (également appelée « silver économie »). Sur scène : une chorale de cinquante résidents âgés de 70 à 96 ans, interprétant du rock et du hip-hop. Son nom : Huguette the Power, allusion à une remuante chanson de James Brown (You’ve Got the Power, 1960).

Au départ, il y a un festival de musique actuelle, Au foin de la rue, se déroulant depuis 2000 à Saint-Denis-de-Gastines (Mayenne, 1 600 habitants). Prenant conscience, après dix ans d’existence, que programmer des artistes de renom en milieu rural n’était pas une fin en soi, ses organisateurs ont décidé de mener des actions de médiation culturelle auprès de publics ayant peu l’habitude de se rendre à des concerts : scolaires, handicapés, chômeurs… L’idée d’impliquer des personnes âgées a pris une nouvelle dimension, il y a trois ans, avec la décision de créer une chorale qui viendrait se produire pendant le festival – ce qui sera fait lors de l’édition 2016. Une seule condition, pour cela : placer les participants dans des conditions quasi professionnelles.
Ce que les spectateurs n’ont pu percevoir ce jour-là, c’est la somme invisible des progrès réalisés par les résidents
C’est à un musicien dont c’est le métier, Pierre Bouguier, que le projet a été confié. Leader du groupe Mémé les watts (décidément), celui-ci a développé un répertoire « rétro-actuel » consistant à revisiter des morceaux d’autrefois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dématérialisation ou délocalisation des partiels, nouveau calendrier, cours en ligne… les universités étudient différentes pistes, alors que le blocage de plusieurs universités se maintient contre la réforme de la sélection à l’entrée de la licence.
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Universités : inquiétudes sur la tenue des examens

Dématérialisation ou délocalisation des partiels, nouveau calendrier, cours en ligne… les universités étudient différentes pistes, alors que le blocage de plusieurs universités se maintient contre la réforme de la sélection à l’entrée de la licence.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 09h28
    |

                            Laura Hubert








                        



   


Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier ou encore le site de Tolbiac à Paris. Avec la poursuite du blocage de plusieurs universités contre la loi Vidal, la question du calendrier universitaire devient de plus en plus sensible dans les établissements où les cours sont à l’arrêt depuis plusieurs semaines. Comment les examens de fin d’année, qui arrivent dans quelques semaines seulement, vont-ils se dérouler, s’interrogent les étudiants.
« Nos cours et nos examens sont délocalisés dans d’autres facultés, j’ai peur de ne pas pouvoir y aller et d’arriver en retard aux partiels », s’inquiétait Mégane, étudiante en lettres à la fac des Tanneurs de Tours en milieu de semaine alors que son campus était à l’arrêt – le déblocage a été voté vendredi 6 avril.

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780 examens organisés en ligne
Le premier ministre, Edouard Philippe, s’est voulu rassurant jeudi en affirmant que les examens dans les universités auraient « évidemment » lieu, malgré les « violences ». Les partiels « ne sont pas menacés », a assuré la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, le même jour, sur France 2. « Il faut que les diplômes gardent leur valeur, a-t-elle également précisé. Donc, si ces étudiants ne vont pas aux examens, ils n’auront pas 10. » 
Une manière d’exprimer clairement son refus de se plier au principe voté dans plusieurs assemblées générales d’universités bloquées ces derniers jours : celui du « 10/20 améliorable ». A Montpellier, à Toulouse ou encore à Tolbiac (Paris-I), les étudiants portent cette revendication de donner au minimum la moyenne à tout étudiant à l’issue des examens de ce semestre, et plus si la copie le mérite. Cette exigence est défendue, selon eux, pour ne pas pénaliser les étudiants qui participent aux blocages et à la mobilisation, ainsi que ceux qui n’ont pu assister aux cours durant cette période.
Pas question d’appliquer une telle règle, ont déjà affirmé plusieurs présidents d’universités concernées. A Paul-Valéry (Montpellier), le président Patrick Gilly a annoncé une solution de substitution : il compte dématérialiser les examens, alors que le campus de la route de Mende est toujours à l’arrêt. Environ 780 examens sur 800 seront organisés en ligne.

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« Nouveau calendrier »
A Nancy, la présidence de l’université espère que, si la reprise des cours intervient d’ici lundi 9 avril, la session d’examen pourra se tenir normalement. Dans le cas contraire, un décalage du calendrier sera nécessaire. C’est ce qui devrait arriver à Toulouse-Jean-Jaurès : la grande université de sciences humaines et sociales du quartier du Mirail est la plus fortement touchée par la mobilisation étudiante. A l’arrêt total depuis début mars, elle rencontre des blocages et une grève du personnel depuis décembre 2017. Dans une lettre ouverte à l’administrateur provisoire de l’établissement, des enseignants ne voient qu’une seule solution pour qu’une session d’examens soit possible : la mise en place d’un « nouveau calendrier avec réouverture de l’université à partir du 30 avril pour au moins quatre semaines de cours, avec une première session en juin et une seconde en septembre ».
L’administrateur provisoire de l’université a pour sa part demandé aux enseignants de mettre l’ensemble de leurs cours en ligne, sur l’ENT (Environnement numérique de travail), ce qui ne fait pas l’unanimité. « En lettres modernes, nous sommes contre, proteste l’enseignante Céline Vaguer, linguiste grammairienne. Ce serait prouver que les étudiants n’ont pas besoin de notre présence pour étudier, alors qu’on ne peut pas transmettre toutes les connaissances au programme par ordinateur. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Face à une procédure chronophage, certains professeurs valident tous les vœux des élèves.
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Au lycée, une application à géométrie variable de Parcoursup

Face à une procédure chronophage, certains professeurs valident tous les vœux des élèves.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 09h24
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Elle ne s’est pas fait entendre – ou pas massivement – dans la rue. Mais l’opposition des professeurs de lycée à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur peut prendre d’autres formes. C’est la petite musique qui résonne sur les réseaux sociaux où l’appel lancé, en mars, aux équipes éducatives par le SNES-FSU, syndicat majoritaire, a trouvé un certain écho : valider systématiquement les dix vœux d’orientation des élèves de terminale sur leur « fiche avenir » – l’une des nouveautés introduites cette année.
De quoi « mettre un grain de sable dans la machine Parcoursup », défend Claire Guéville, sa porte-parole. Une « machine inique » qu’elle résume à quelques chiffres : « Avec dix vœux pour 900 000 demandeurs, la nouvelle procédure peut potentiellement générer 9 millions de vœux… A quoi, à qui cela peut-il servir ? »

Sur ladite « fiche avenir », complétée en conseil de classe par les professeurs principaux et les proviseurs, des notes et des appréciations générales, matière par matière, mais aussi une évaluation de la motivation du lycéen, de son autonomie, de sa méthode de travail, de son engagement, de son esprit d’initiative… Enfin, une appréciation du chef d’établissement sur « la capacité de l’élève à réussir dans la formation visée ». Autant d’éléments qui font tiquer les enseignants.
« Nous ne pouvons être juge et partie »
Ceux du lycée Buffon (Paris 15e), réunis en « heure d’information syndicale » le 15 mars, ont fait valoir, entre autres, de « ne pas avoir été formés pour (pré)juger de l’avenir et de la bonne orientation d’un élève ». Dans leur motion diffusée sur Twitter, ils plaident pour que soit indiquée, « systématiquement » et « pour tout élève », la mention « très satisfaisant ».
A Paris, le débat a rebondi dans d’autres lycées – de Louis-Armand (15e) à Maurice-Ravel (20e) en passant par Hélène-Boucher...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Cinq hommes sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste. Ils vivaient dans une petite ville de l’Hérault dont une vingtaine d’habitants sont partis pour la Syrie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/04/2018
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Plongée dans « l’ambiance djihad » de Lunel au tribunal de Paris

Cinq hommes sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste. Ils vivaient dans une petite ville de l’Hérault dont une vingtaine d’habitants sont partis pour la Syrie.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 11h19
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            
Au téléphone, ce 7 décembre 2014, Hamza Mosli annonce à son copain Adil Barki la mort en Syrie d’un de leurs amis communs, Abdelkarim Belfilalia, parti faire le djihad un an plus tôt. Il ajoute avec fierté : « Lunel, c’est la ville de France la mieux représentée au sein de l’[organisation] Etat islamique (EI) ! »
Le premier sait de quoi il parle : deux de ses frères ont déjà rejoint la Syrie, l’un et l’autre y perdront la vie. Le second vient tout juste d’en revenir, après un séjour qui s’est mal passé. Tous deux font partie des cinq prévenus qui comparaissent depuis jeudi 5 avril devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes » ou « financement » d’une entreprise terroriste.
« Emulation djihadiste collective »
Leur interpellation, le 27 janvier 2015, au lendemain des attentats perpétrés à Paris par les frères Kouachi au siège de Charlie Hebdo et par Amedy Coulibaly à Montrouge et à la supérette casher de Vincennes, avait brusquement jeté Lunel (Hérault) dans la lumière, cette grosse bourgade de Petite Camargue, 26 000 habitants, qui a fourni une vingtaine de recrues à l’EI.
Dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à l’automne 2013 sur les filières de recrutement et d’acheminement de djihadistes vers la Syrie, visant notamment l’un des principaux organisateurs, Mourad Fares, les enquêteurs avaient découvert les liens qui unissaient l’un de ses lieutenants à un groupe de jeunes gens originaires de la cité héraultaise. Quinze d’entre eux font toujours l’objet de mandats d’arrêt, qu’ils soient présumés morts ou vivants en Syrie.

Comme l’a relevé prudemment la présidente Céline Ballerini en ouvrant les débats, ce contexte pèse lourd « à tort ou à raison » sur les cinq hommes – trois sont détenus et deux sont sous contrôle judiciaire –, qui font face au tribunal. Frères ou proches...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le projet de loi, très controversé, sera maintenant débattu en séance à l’Assemblée nationale à partir du 16 avril.
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Après 28 heures de débats et l’étude de 850 amendements, le projet de loi « asile et immigration » adopté en commission

Le projet de loi, très controversé, sera maintenant débattu en séance à l’Assemblée nationale à partir du 16 avril.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 22h56
   





                        


Les députés ont achevé vendredi 6 avril au soir l’examen en commission du projet de loi « asile et immigration » après plus de vingt-huit heures de débats et l’étude de 850 amendements depuis mardi soir.
Le texte sera maintenant débattu en séance à partir du 16 avril.
Un projet de loi controversé, même au sein de la majorité
« Sur un texte difficile qui met en jeu un certain nombre de valeurs, nous avons travaillé ensemble pour converger et satisfaire à la fois l’exigence d’efficacité et la volonté d’humanité », a conclu le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, présent quasi tout au long des débats qui furent parfois un peu tendus au sein de la majorité.
Dans un communiqué, deux des députés critiques de la majorité sur ce texte, Matthieu Orphelin et Stella Dupont (LRM) ont reconnu « des avancées » en commission mais « insuffisantes à ce stade » :
« Nous porterons donc [dans l’hémicycle], avec le groupe LRM ou en nos noms, des amendements indispensables pour que soit votée une loi équilibrée. »

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                Asile-immigration : une petite partie des députés LRM se désolidarise du texte de Collomb



Après avoir débattu les précédents jours de l’accélération du traitement des demandes d’asile et de l’efficacité des reconduites à la frontière, les députés se sont surtout penchés sur le volet intégration du texte.
Faciliter l’accès au marché du travail aux demandeurs d’asile
Les divers amendements prévoyant d’ouvrir le marché du travail aux demandeurs d’asile, dans le sillage du rapport d’Aurélien Taché (LRM) préconisant un délai de six mois après le dépôt de la demande (contre neuf actuellement), ont été renvoyés en séance, le temps de retravailler des mesures qui font débat.
« Nous sommes favorables à ce que l’on puisse, après six mois accéder, au travail, à cette réserve près qu’il ne faut pas que le demandeur d’asile puisse bénéficier d’une procédure plus facile que les personnes qui viennent légalement en France pour travailler », a nuancé Gérard Collomb.
Cette ouverture précoce du marché du travail, à l’instar de ce que fait l’Allemagne est vigoureusement dénoncée à droite. Cela « conduira nécessairement à accélérer le nombre de régularisation des déboutés du droit d’asile », a assuré Guillaume Larrivé (LR), pour qui il s’agit là d’une « fausse bonne idée ».
Apparenté LRM, Manuel Valls s’est aussi dit « très interrogatif » sur cette mesure, en « contradiction » avec le raccourcissement des délais que vise par ailleurs le projet de loi, et « qui risque de mettre les entreprises dans une certaine difficulté » si un employé est débouté.
« Il y a bien d’autres freins » qui empêchent l’emploi des demandeurs d’asile, a assuré Aurélien Taché, pour qui « on n’aura pas d’appel d’air avec des mesures de ce type ».
Réécriture du « délit de solidarité »
Autre point sensible renvoyé en séance, la réécriture de ce qu’on appelle « le délit de solidarité », qui a conduit certaines personnes venant en aide aux migrants devant la justice.
La vice-présidente de la commission des lois Naïma Moutchou (LRM) a ainsi défendu un amendement visant « à mettre fin aux poursuites fondées sur l’aide, sans but lucratif et sans contrepartie matérielle directe ou indirecte, à la circulation et au séjour irréguliers des étrangers en France ».
Mais elle a accepté de le retravailler pour la séance. M. Collomb a fait une distinction entre ceux qui aident « occasionnellement » les migrants et une « catégorie extrêmement dangereuse de personnes totalement irresponsables (…) qui appellent à la suppression des frontières ».
« On a incité des migrants à franchir un certain nombre de cols [dans les Alpes] pour venir en France : s’il n’y avait pas eu la gendarmerie de haute montagne, on aurait eu des morts », a-t-il dit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La sous-préfecture de Saint-Denis et l’éducation nationale ont annoncé des mesures pour renforcer la sécurité aux abords de ce lycée touché par des violences à répétition. Sans convaincre les enseignants.
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Des patrouilles de police renforcées pour faire « progresser la sérénité » au lycée Utrillo de Stains

La sous-préfecture de Saint-Denis et l’éducation nationale ont annoncé des mesures pour renforcer la sécurité aux abords de ce lycée touché par des violences à répétition. Sans convaincre les enseignants.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
06.04.2018 à 22h51
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            Violaine Morin








                        



   


Depuis plusieurs semaines, le lycée Maurice-Utrillo de Stains fait face à une flambée de violence. Le 12 mars, un élève a été agressé à coups de marteau sur le parvis de l’établissement. Mardi 3 avril, ce sont trois agressions caractérisées, avec menace à l’arme à feu puis à l’arme blanche, qu’ont subies des élèves et des personnels aux abords de l’établissement. L’équipe pédagogique a fait valoir son droit de retrait.

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Dans ce climat tendu, la préfecture a convoqué vendredi 6 avril dans l’après-midi, à la demande de l’éducation nationale, un « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance » qui a réuni tous les protagonistes, dont la mairie, la police et l’éducation nationale. Deux enseignants représentant la communauté éducative d’Utrillo étaient également présents.
La prompte convocation de ce conseil dit « restreint » (au sens où il n’est pas à l’agenda mais convoqué exceptionnellement sur une question précise) devait donner la preuve que le rectorat et les services de l’Etat apportent une réponse « partenariale », selon le mot du recteur de l’académie de Créteil, Daniel Auverlot. Une manière de montrer que l’éducation nationale prend la mesure du problème, tout en rappelant les limites de sa compétence : les agressions survenues sur le parvis relèvent de la sécurité sur la voie publique, et sortent donc de ses prérogatives.
« Un territoire abandonné »
Pour autant, le rectorat de Créteil a donné aux enseignants d’Utrillo l’une des garanties qu’ils attendaient : la pérennisation d’un poste temporaire de surveillant, obtenu grâce à plusieurs jours de grève au début du trimestre, après la suppression d’un contrat aidé. En outre, les équipes mobiles de sécurité du rectorat resteront déployées aux abords de l’établissement jusqu’aux vacances de printemps, vendredi 13 avril, au soir. Une cellule d’écoute pour les enseignants et les élèves ouvrira dès lundi.
Côté police, la sous-préfète de Saint-Denis, Nicole Isnard, a annoncé des patrouilles de police « renforcées » pour surveiller aux heures « d’entrées et de sorties » les abords du lycée, en privilégiant les axes utilisés par les élèves pour venir en classe, lieux où ils peuvent également être la cible d’agressions. Tout comme les équipes mobiles de sécurité, les patrouilles de police sont déployées jusqu’aux vacances. Il s’agira, à la rentrée, d’évaluer si les tensions autour du lycée nécessitent encore une présence sécuritaire renforcée.
Du côté des enseignants, ces annonces sont jugées peu satisfaisantes. Benoît del Torchio, professeur de sciences de la vie et de la Terre au lycée Utrillo et syndiqué au SNES-FSU, était présent au conseil restreint. « On nous a dit à nouveau que les moyens n’étaient pas extensibles, déplore-t-il, tout en nous affirmant qu’il fallait faire progresser la sérénité au lycée. Mais ce qui ressort de nos discussions avec les parents, c’est l’impression de vivre dans un territoire un peu abandonné. » Les parents d’élève ont prévu un rassemblement « contre la violence » dimanche matin, devant le lycée Utrillo. Des élèves, des enseignants et le maire de Stains devraient également être présents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ A l’unisson, les associations de familles d’autistes dénoncent un « matraquage de communication » et déplorent « une montagne qui a accouché d’une souris ».
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Quatrième plan autisme : « Il n’a ni la forme ni les moyens d’un grand plan de santé publique »

A l’unisson, les associations de familles d’autistes dénoncent un « matraquage de communication » et déplorent « une montagne qui a accouché d’une souris ».



Le Monde
 |    06.04.2018 à 20h45
 • Mis à jour le
06.04.2018 à 21h17
    |

            Charlotte Chabas








                        



   


Depuis sa prise de fonctions voilà près d’un an, le président Emmanuel Macron a répété sa volonté de faire de la prise en charge de l’autisme une priorité nationale. Après neuf mois de concertation, le gouvernement a dévoilé, vendredi 6 avril, les premiers contours du quatrième plan autisme, très attendu par les familles. Mais les responsables associatifs dénoncent, à l’unisson, « un plan sans moyens » qui provoque une « déception immense » et une « vraie colère ». 

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Le montant de l’enveloppe, d’abord, a plongé Christine Meignen, présidente de l’association Sésame autisme, dans un « désespoir profond ». Sur cinq ans, 344 millions d’euros seront alloués pour améliorer la recherche, le dépistage et la prise en charge de l’autisme. « Ce n’est pas réaliste de croire qu’avec si peu on va pouvoir changer la situation des centaines de milliers de familles en détresse », analyse la responsable associative.
Le quatrième plan est pourtant mieux doté que le précédent, qui, pour la période 2013-2017, débloquait 205 millions d’euros de fonds. Mais l’association Autisme France rappelle qu’à titre de comparaison, le plan Alzheimer avait été doté de 1,6 milliard d’euros pour la période 2008-2012. « Ce qu’on nous présente n’a ni la forme ni les moyens d’un grand plan de santé publique », juge Danièle Langloys, présidente de l’association.
« Arrêter d’empiler des plans qui ne font rien avancer »
En janvier, la Cour des comptes avait pourtant publié un rapport accablant, estimant à 6,7 milliards d’euros le coût annuel de la gestion de l’autisme, pour un résultat peu efficace. « Il faut réaffecter efficacement cet argent public mal utilisé », résume Danièle Langloys, qui demande à ce que soit « reconnue la spécificité de l’autisme ».
La Cour des comptes jugeait d’ailleurs « assez décevant » le résultat des trois plans successifs lancés depuis 2005. « Il faut arrêter d’empiler des plans qui ne font rien avancer concrètement », renchérit M’hammed Sajidi, le président de l’association Vaincre l’autisme, qui rappelle que « seulement 50 % des objectifs du deuxième plan ont été réalisés, et moins de 50 % pour le troisième plan ». Son association avait d’ailleurs refusé de participer aux concertations : « Ce sont des promesses dites et redites, il n’y a pas d’écoute des besoins concrets émis par les familles. »
Le diagnostic précoce, « un échec total »
Dans le détail, le quatrième plan autisme met l’accent, comme le plan précédent, sur le diagnostic précoce des enfants. « Nous allons généraliser la formation de tous les professionnels, pédiatres, médecins, pour avoir, aux consultations prévues au neuvième mois ou au vingt-quatrième mois, le réflexe de vérifier le minimum et d’alerter sur un trouble psycho-autistique », a promis le chef de l’Etat.

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Une volonté qui fait « doucement rire » Danièle Langloys, d’Autisme France. « Sur le papier, c’est plein de bonnes intentions, mais concrètement, sur le terrain, le diagnostic précoce est un échec total », rappelle-t-elle. Selon le rapport de la Cour des comptes, seuls 15 % des enfants bénéficient aujourd’hui du diagnostic et de l’intervention précoces.
« Il faut hausser le ton, dire que des choses ne vont pas et faire le ménage », souligne Danièle Langloys, déçue de voir « le manque de courage politique de ce nouveau gouvernement ». Elle appelle de ses vœux des « sanctions contre les professionnels qui ne respectent pas les recommandations ». 
« Manque d’éléments concrets »
Certains éléments de la nouvelle stratégie nationale, déclinée en vingt mesures, vont pourtant « dans le bon sens », juge Christine Meignen. « C’est bien de parler d’inclusion à l’école puisque ça fait trente ans qu’on le réclame », dit cette mère d’une enfant autiste. En 2014, le Conseil de l’Europe avait enjoint à la France de respecter le droit des enfants et des adolescents autistes à être scolarisés dans des établissements ordinaires, alors que seulement 20 % des enfants autistes le sont actuellement.

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A ce sujet encore, tous les responsables associatifs déplorent un « manque d’éléments concrets pour obtenir des résultats » et un discours qui « reste de l’ordre du symbolique ». Pas d’ouvertures de postes, pas de formations des acteurs de l’éducation nationale, pas de discussions avec les collectivités… « On est dans un bricolage constant, avec des dispositifs de classes spécialisés qui constituent une fausse scolarisation », déplore M’hammed Sajidi, de l’association Vaincre l’autisme. « Jamais le droit de l’enfant n’est prioritaire », dit-il.
Pour les adultes, « c’est le néant »
Le quatrième plan autisme laisse, en outre, de côté plusieurs problématiques de taille pour les familles. Pour les adultes autistes, notamment, « c’est le néant », déplore Christine Meignen, qui appréhende déjà « ce qu’elle va pouvoir annoncer aux familles ». Avec seulement quelques crédits alloués pour des logements autonomes, « ça ne répond en rien à la crise d’accueil que l’on connaît actuellement avec des listes d’attente interminables et des trentenaires maintenus dans des structures pour enfants faute de places ailleurs », dit Christine Meignen.

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Les responsables associatifs saluent certes la volonté d’intensifier la recherche, alors que les scientifiques estiment connaître environ 10 % des causes de l’autisme. Mais là encore, « les familles ne sont pas écoutées alors que ce sont elles qui expérimentent chaque jour », rappelle M’hammed Sajidi.
Preuve de cette méconnaissance, il n’y a aujourd’hui aucune étude épidémiologique qui permette de connaître le nombre de personnes souffrant de troubles autistiques en France. Si au niveau mondial, les études montrent un taux de prévalence de l’autisme entre 1 % et 1,5 % de la population, en France, la seule étude existante a établi un taux de 0,36 %. « C’est comme le nuage de Tchernobyl, ça s’arrête aux frontières françaises », ironise Danièle Langloys.
« Depuis mon arrivée, j’ai accéléré le déploiement d’un système d’information commun, pour disposer notamment d’un état des lieux d’ici deux ans », a expliqué vendredi la secrétaire d’Etat chargées des personnes handicapées, Sophie Cluzel, dans un entretien au Monde. Elle a également annoncé le lancement d’un « appel d’offres pour constituer une cohorte qui permettra de recueillir des données épidémiologiques, le suivi, l’impact social sur les familles ».
Des engagements auxquels Danièle Langloys « ne croit absolument pas », tant « rien n’est fait pour faire bouger le monde médical ». La déception des responsables associatifs est d’autant plus forte que le quatrième plan autisme avait fait l’objet d’un « matraquage de communication », selon Christine Meignen. Pour elle, « le gouvernement nous a menés en bateau, la montagne accouche d’une souris ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Visé aujourd’hui par une enquête pour viol, l’entraîneur a été l’objet de signalements de la part de plusieurs athlètes qui ont tenté d’alerter les dirigeants de l’US Créteil, en vain.
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Humiliations, harcèlement... le club de Créteil a ignoré pendant dix ans les alertes sur l’entraîneur Giscard Samba

Visé aujourd’hui par une enquête pour viol, l’entraîneur a été l’objet de signalements de la part de plusieurs athlètes qui ont tenté d’alerter les dirigeants de l’US Créteil, en vain.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 19h18
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 12h02
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            
Les mots sont ceux d’une mère en colère. Pour mieux interpeller les destinataires du courrier, daté du 2 janvier 2009, une phrase a été écrite en capitales, et soulignée : « Ouvrez les yeux !! » La lettre se conclut par une prédiction, en forme d’avertissement : « Un jour ou l’autre il y aura encore des problèmes, et là vous serez tous éclaboussés. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas ! »
Neuf ans plus tard, Dominique Desroses éprouve sûrement un fort sentiment de gâchis. Ses mises en garde auprès des dirigeants du club de l’Union sportive Créteil contre Giscard Samba, l’ex-entraîneur de sa fille Anaïs, sont restées vaines, malgré ses relances. Dans son courrier de 2009, elle accusait le coach d’avoir « harcelé Anaïs sur des choses qui n’avaient rien à voir avec l’athlétisme ».
A la fin de mars, une enquête visant ce technicien renommé a été ouverte par le parquet de Créteil pour « viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel » et confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne. Une athlète a porté plainte contre lui en 2017, et une fonctionnaire de la direction régionale de la jeunesse et des sports d’Ile-de-France a alerté la procureure de Créteil, comme l’a révélé Le Monde le 1er avril.

Ces dix dernières années, plusieurs personnes, athlètes ou parents de sportives, ont tenté d’alerter le club. Sans succès. Les faits dénoncés ne revêtaient pas la même gravité, mais des accusations similaires revenaient en boucle : humiliations, harcèlement, allusions sexuelles, emprise mentale du coach sur le groupe, intimidations… « Ce qui m’énerve, c’est à quel point ils ont minimisé, déplore Anaïs Desroses, à propos des dirigeants de son ancien club. Si on avait pris les choses au sérieux, on aurait pu éviter ces choses-là. »
Un blâme, sans conséquence
Aujourd’hui âgée de 28 ans et professeure d’éducation physique et sportive, la jeune femme a commencé l’athlétisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La cofondatrice, avec Coluche, de l’association caritative est morte dans la nuit 5 au 6 avril, à l’âge de 69 ans.
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La mort de Véronique Colucci, ex-présidente des Restos du cœur

La cofondatrice, avec Coluche, de l’association caritative est morte dans la nuit 5 au 6 avril, à l’âge de 69 ans.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 18h51
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 06h45
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Véronique Colucci, née Kantor, est morte dans la nuit 5 au 6 avril, à l’âge de 69 ans. Ancienne présidente des Restos du cœur, elle a été l’épouse de Michel Colucci, dit Coluche, de 1975 à 1981.
Elle est journaliste à Combat quand, en septembre 1969, elle rencontre l’humoriste qui joue alors au Café de la Gare à Paris dans le quartier du Marais. « Quand j’ai vu débarquer Michel, c’était ahurissant, a t-elle confié au micro d’Europe 1 en 2016. C’était tout à la fois la timidité, la force, le rire. J’ai été séduite du premier coup. Je suis retournée souvent au Café de la Gare. De temps en temps, il mettait un disque et invitait le public à danser. Je m’étais collée au premier rang et j’avais dansé avec lui. Cela a créé un lien… » De cette union naîtront deux fils, Romain, en 1972 et Marius, en 1976 qui deviendra acteur.
A la mort de son ex-mari, le 19 juin 1986 dans un accident de moto, Véronique Colucci reprend les rênes des Restos du cœur qu’ils avaient fondés ensemble, en 1985. Elle en sera présidente de 1998 à 2003 et administratrice pendant trente-deux ans. Un combat contre la pauvreté qu’elle mènera inlassablement presque jusqu’à son dernier souffle.
« Une personnalité chaleureuse »
« C’est une très triste nouvelle pour sa famille, ses enfants et petits-enfants, pour ses proches, a réagi Patrice Blanc, le président de l’œuvre caritative. C’est aussi un moment douloureux pour les Restos. Véronique était l’une des 71 000 bénévoles de l’association. Elle a joué un rôle essentiel dans la vie des Restos qu’elle a portés et fait grandir pendant plus de trente ans. Elle s’est investie à des périodes clés, dans la fonction de présidente, alors qu’il y avait plus de coups à prendre que d’honneurs à recevoir. »

En 1989, elle lance avec le chanteur Jean-Jacques Goldman les concerts et la soirée des Enfoirés, dont la dernière édition télévisée, le 9 mars, a réuni 12 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Dix mille arbres ont déjà été coupés dans le cadre d’une opération menée au nom de la préservation du réseau routier et de l’installation de la fibre optique.
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Fronde en Corrèze après une campagne d’élagage ordonnée par le conseil départemental

Dix mille arbres ont déjà été coupés dans le cadre d’une opération menée au nom de la préservation du réseau routier et de l’installation de la fibre optique.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 18h35
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Un singulier « facteur » à VTT s’est présenté, vendredi 6 avril, à l’hôtel de Roquelaure, dans le VIIe arrondissement de Paris, pour délivrer au ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, une missive dénonçant le « massacre des arbres » en cours en Corrèze.
Parti le 31 mars de Tulle, Sébastien Birou, membre du collectif des Arboristes grimpeurs pour des interventions respectueuses et raisonnées (AGIRR19), a pédalé plus de 400 km pour interpeller M. Hulot. En son absence, le messager de 48 ans et une petite délégation de défenseurs des arbres ont été reçus durant une heure trente par Pastèle Soleille, ingénieure en chef des ponts, des eaux et des forêts et sous-directrice de la qualité du cadre de vie au ministère. Leur interlocutrice a, disent-ils, « bien noté » les « problématiques ».
L’affaire a débuté en septembre 2017 lorsque, au nom de la préservation du réseau routier et de l’installation – d’ici à 2021 – de la fibre optique par réseau aérien, le président (LR) du conseil départemental, Pascal Coste, a adressé une lettre comminatoire aux 28 000 propriétaires riverains de routes départementales.
L’écrit intimait l’« enlèvement des bois empiétant ou surplombant le domaine public », faute de quoi les travaux seraient exécutés « d’office » par le département qui présenterait alors la facture aux riverains concernés. Dix mille arbres ont déjà été coupés dans le cadre de cette opération prévue en trois phases jusqu’en 2021 sur 4 700 km de routes principalement bordées de chênes, de hêtres et de bouleaux, parfois centenaires.
Spectacle de désolation
Philippe Brugnon, 77 ans, dont l’exploitation se trouve à cheval sur les communes de Goulles et Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, dans le canton de Tulle, a reçu l’injonction en double exemplaire, et l’a ignorée. Les tronçonneuses n’en ont pas moins œuvré dans son voisinage. « L’une des deux routes menant chez moi ressemble désormais à une zone de combat avec ses troncs coupés à 1 m de hauteur », se désespère-t-il.
Pour économiser des frais d’élagage atteignant parfois plusieurs milliers d’euros, certains propriétaires se sont en effet résignés à l’abattage pur et simple de leurs arbres. « Beaucoup l’ont laissé faire par des forestiers peu scrupuleux qui en ont parfois coupé davantage et se sont rémunérés en emportant le bois », confie M. Brugnon.
Le spectacle de désolation de ces arbres « en drapeau » (amputés de la moitié de leurs branches) ou rasés heurte si profondément l’éthique du « facteur Birou » et d’une quinzaine de ses collègues arboristes-grimpeurs, qu’ils ont fondé le collectif AGIRR19.
S’ils reconnaissent la nécessité « d’enlever certains arbres malades ou dangereux en bord de route », les membres d’AGIRR19 se refusent à travailler dans l’urgence à l’encontre des bonnes pratiques. « S’occuper des arbres, c’est un métier, rappelle Benoît Gillie, 33 ans. Nous avons une formation en biologie, physiologie, architecture et pathologies de l’arbre, nous ne voyons donc aucune raison de blesser des arbres sains qui forment des corridors écologiques et patrimoniaux, et ont des fonctions d’ombrage et de maintien des talus. »
Une pétition en ligne lancée, fin janvier, pour la suspension de la campagne d’élagage a déjà recueilli plus de 26 000 signatures. « C’est la première fois à l’échelle d’un département entier que le pouvoir politique décide de faire élaguer systématiquement et autoritairement tous les arbres appartenant aux riverains en bordure d’une départementale », tempête Louis Dubreuil, 67 ans, paysagiste, membre de la Société française d’arboriculture et conseiller technique de l’Association pour la protection des arbres en bord des routes, qui promet de porter ce contentieux devant la justice si nécessaire.
Réputé pour ses passages en force
Outre le non-respect de l’article L350-3 du code de l’environnement qui a créé, en 2016, un régime de protection spécifique des allées et alignements d’arbres, Antoine Gatet, juriste pour l’association Corrèze environnement, souligne le cadre juridique approximatif dans lequel agît le département.
Les propriétaires riverains n’auraient en effet pas à financer l’opération décrétée par M. Coste. « Le code de la voirie routière impose une obligation d’entretien des routes par le département, or la route, c’est aussi les bas-côtés, les fossés et les talus », explique M. Gatet. Quant à l’élagage destiné à préserver la fibre optique, « il est de la compétence des communes et du département, et relève du code des postes et télécommunications qui prévoit que l’opération doit être effectuée dans le respect de l’environnement et des riverains », dit-il.

   


Selon M. Gatet, l’élagage doit être réalisé « à l’échelle communale ou par tronçons cohérents, en fonction de la présence d’espaces ou d’espèces protégés » et en concertation avec les associations environnementales. Ces dernières, nombreuses, demandent donc un moratoire au département. « Les moratoires sont synonymes d’immobilisme et prétexte à ne rien faire avant d’abandonner l’objectif initial », leur a répondu le « Président Coste » dans un courrier du 5 avril.
A 51 ans, cet éleveur, ancien président du syndicat professionnel Jeunes Agriculteurs et ancien secrétaire général de la FNSEA à la tête du département depuis 2015, est réputé pour ses passages en force. Surnommé le « Bulldozer » par ses opposants, il « assume » le ton « abrupt » de ses courriers, seul moyen, dit-il, qu’ils ne servent pas « à caler les armoires ».
Les résultats sont mitigés. « Sur 12 000 propriétaires concernés par la première phase, environ 4 000 nous ont fait savoir qu’ils élagueraient eux-mêmes, 1 000 ont choisi l’opération groupée proposée par le département, mais plus de 7 000 n’ont pas daigné répondre », a-t-il précisé, agacé, au Monde.
Refus de tout moratoire
Il n’a pas digéré non plus le passage, le 31 mars, du président de la Ligue pour les oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg, qui a qualifié l’opération de « grand n’importe quoi » et s’est ému de coupes pratiquées « en pleine période de reproduction ». « Les oiseaux ne sont pas cons, ils vont nicher au cœur de la forêt, loin des routes », se défend M. Coste.
S’il refuse tout moratoire, l’élu a lâché du lest face à la mobilisation. Le 5 avril, dans son courrier aux associations, il s’est engagé à « adapter la méthode », à renoncer aux exécutions d’office de travaux pour 2018 et a promis un « guide des bonnes pratiques de l’élagage ». « On passe du coercitif au contrat de confiance et d’engagement pour atteindre l’objectif d’ici trois ans », martèle-t-il toutefois.
Selon lui, la Corrèze n’est en rien « défigurée » par l’opération qu’il pilote. « Un million et demi d’arbres sont abattus chaque année dans le département pour l’exploitation et la valorisation forestière, et on déplore 10 000 arbres coupés ces six derniers mois ? », feint-il de s’étonner.
Alerté par la lettre de Corréziens « à l’ancien patron de [leur] département », François Hollande, s’attend à être interpellé sur le sujet, le 14 avril, à Tulle où il dédicacera son dernier livre, Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros). Durant son mandat de président du conseil général de Corrèze de 2008 à 2012, l’ancien président de la République a « parfois » eu à régler des « questions d’arbres à traiter » mais il est surpris par l’« ampleur » et le « caractère systématique » du projet de M. Coste. « A moins qu’il y ait des arbres malades ou représentant des risques pour la sécurité, il faut préserver les équilibres et les paysages », a-t-il déclaré au Monde.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Poursuivi pour avoir logé deux des auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et relaxé en première instance, il sera jugé en appel à partir du 21 novembre.
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Jawad Bendaoud, le logeur de djihadistes du 13 novembre, sera jugé en appel fin 2018

Poursuivi pour avoir logé deux des auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et relaxé en première instance, il sera jugé en appel à partir du 21 novembre.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 17h39
   





                        


Relaxé en première instance, celui qui a été surnommé « le Logeur de Daech », poursuivi pour avoir hébergé deux des auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et relaxé en première instance, sera jugé en appel du 21 novembre au 21 décembre 2018.
Le tribunal avait estimé que les charges contre Jawad Bendaoud étaient « insuffisantes pour démontrer [sa] culpabilité » et l’avait relaxé en février, après plus de deux ans en détention à l’isolement. Le parquet, qui avait requis quatre ans de prison, avait aussitôt fait appel.
Celui qui fut la risée d’un pays traumatisé après ses premières déclarations à la presse, comparaissait pour avoir mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux présumés des attentats, et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s’étaient repliés à Saint-Denis. C’est là que les deux djihadistes sont morts, le 18 novembre, dans l’assaut des policiers du Raid.

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Un procès retentissant
Mohamed Soumah, également jugé pour « recel de malfaiteurs terroristes » lors de ce procès, avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement. Il avait mis en contact Hasna Aït Boulahcen, qui cherchait une planque pour les deux djihadistes, et Jawad Bendaoud. Une peine de quatre ans de prison, dont un avec sursis, avait été prononcée contre le troisième prévenu, Youssef Aït Boulahcen – le frère d’Hasna Aït Boulahcen et le cousin d’Abdelhamid Abaaoud –, jugé pour « non-dénonciation de crime ».
Ce jugement concluait le premier procès en lien avec les attaques du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. Un procès retentissant avec plus de 700 parties civiles, plus de 100 avocats, des rires déclenchés par les propos décalés de Jawad Bendaoud et des larmes des victimes des attentats. Jawad Bendaoud, qui a toujours dit ignorer héberger des terroristes, a présenté ses « excuses » aux victimes après sa sortie de prison. Sa relaxe avait choqué plusieurs familles de victimes et quelque 680 parties civiles ont interjeté appel du jugement, à l’issue de l’appel principal du parquet.



                            


                        

                        

