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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ « Je ne suis pas au-dessus des lois », a dit l’ancien président à ses partisans, réunis au siège du syndicat des métallurgistes, le berceau de sa carrière politique.
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Au Brésil, Lula annonce accepter d’aller en prison

« Je ne suis pas au-dessus des lois », a dit l’ancien président à ses partisans, réunis au siège du syndicat des métallurgistes, le berceau de sa carrière politique.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 18h09
   





                        



   


Il n’y avait plus d’échappatoire. Tout en clamant de nouveau son innocence, l’ex-président brésilien Lula a annoncé, samedi 7 avril, qu’il allait purger sa peine de plus de douze ans de prison pour corruption.
« Je ne suis pas au-dessus des lois », a-t-il dit à ses partisans, réunis au siège du syndicat des métallurgistes, près de Sao Paulo, le berceau de sa carrière politique. Mais l’ex-chef de l’Etat a contesté de nouveau les faits qui lui sont reprochés et a dit vouloir prouver que son procès est un « crime politique ».

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« Je vais me conformer au mandat de dépôt »
Il a estimé que s’il ne pouvait se présenter à l’élection présidentielle d’octobre prochain, dont il est pourtant le favori avec près de 35 % des intentions de vote. Vindicatif, Lulaa souligné dans son discours que plus on l’attaquait, plus ses liens avec le peuple brésilien grandissaient.
Quelques heures plus tôt, le Tribunal suprême brésilien avait rejeté une nouvelle requête déposée par ses avocats qui demandaient la suspension du mandat de dépôt. Un juge fédéral avait donné à l’ancien président jusqu’à 20 h GMT vendredi pour se présenter de lui-même à la police et se constituer prisonnier. « Je vais me conformer au mandat de dépôt », a promis Luiz Inacio Lula da Silva.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ EN COURS. Selon le ministère de l’intérieur allemand, trois personnes ont été tuées. Le conducteur s’est ensuite suicidé avec une arme à feu.
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Allemagne : à Münster, un véhicule fonce sur la terrasse d’un restaurant du centre-ville

EN COURS. Selon le ministère de l’intérieur allemand, trois personnes ont été tuées. Le conducteur s’est ensuite suicidé avec une arme à feu.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 18h36
   





                        



   


Un véhicule a foncé sur une terrasse de restaurant, samedi 7 avril, dans le centre historique de la ville allemande de Münster. Le ministère de l’intérieur allemand a fait savoir que trois personnes ont été tuées, et une trentaine blessées, dont six dans un état grave. Le conducteur s’est suicidé avec une arme à feu.
A ce stade, la police, qui communique notamment sur Twitter, ne peut exclure la piste terroriste, mais appelle à « éviter toute spéculation ». Un périmètre de sécurité a été mis en place dans le centre, et les habitants sont appelés à éviter la zone, notamment pour permettre aux équipes de secours d’intervenir.
La ville de Münster, qui compte plus de 300 000 habitants, est située dans Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, à 70 kilomètres environ au nord de Dortmund.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’homme est soupçonné d’avoir consulté des images pédopornographiques, alors qu’il était en poste jusqu’à l’an dernier auprès de l’ambassade du Vatican aux Etats-Unis.
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Arrestation au Vatican d’un prêtre ex-diplomate à Washington soupçonné de pédophilie

L’homme est soupçonné d’avoir consulté des images pédopornographiques, alors qu’il était en poste jusqu’à l’an dernier auprès de l’ambassade du Vatican aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h36
   





                        



   


Le Vatican a annoncé, samedi 7 avril, l’arrestation, sur son territoire, de Carlo Alberto Capella, ex-conseiller auprès de l’ambassade du Saint-Siège à Washington. L’homme est soupçonné d’avoir consulté des images pédopornographiques, enfreignant les lois américaines.
Le prêtre, en poste jusqu’à l’an dernier auprès de l’ambassade du Vatican sur le sol américain, avait été rappelé en septembre 2017 au Saint-Siège où une enquête avait alors été ouverte. Les autorités judiciaires du petit Etat ont émis un mandat d’arrêt contre cet ecclésiastique, aussitôt mis en œuvre par la gendarmerie vaticane, selon un communiqué du Saint-Siège. Mgr Capella a été incarcéré dans une cellule de la caserne de la gendarmerie du Vatican.
Le 21 août 2017, le département d’Etat américain avait fait état, par voie diplomatique, d’une possible violation des lois sur les images pédopornographiques de la part d’un membre du corps diplomatique du Saint-Siège accrédité à Washington. Le Saint-Siège a, par conséquent, rappelé ce prêtre, sans donner suite à une demande de levée d’immunité diplomatique, selon une source du département d’Etat.
Les informations fournies par les Etats-Unis avaient été transmises au procureur du tribunal du Vatican, qui avait alors ouvert une enquête et entamé une collaboration internationale pour obtenir des éléments sur cette affaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le plus vaste siège militaire de la guerre de Syrie est en train de s’achever. L’enclave de la Ghouta orientale, proche de Damas, est sur le point de tomber entre les mains de l’armée syrienne.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le numéro deux de la liste Junts per Catalunya avait renoncé à se présenter en mars faute d’avoir obtenu une autorisation de sortie de prison.
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Catalogne : Jordi Sanchez, toujours incarcéré mais de nouveau candidat à la présidence régionale

Le numéro deux de la liste Junts per Catalunya avait renoncé à se présenter en mars faute d’avoir obtenu une autorisation de sortie de prison.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 16h07
   





                        



   


La quatrième tentative sera-t-elle la bonne ? Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, a annoncé, samedi 7 avril, avoir de nouveau désigné un candidat pour le poste de la présidence régionale de Catalogne, position toujours vacante plus de trois mois après les élections. Il s’agit de l’indépendantiste incarcéré, Jordi Sanchez, car « c’est lui qui réunit le plus de soutiens », a justifié M. Torrent dans un tweet.
Trois tentatives infructueuses
Le numéro deux de la liste Junts per Catalunya avait déjà été choisi comme candidat au poste en mars. Mais l’ancien dirigeant catalan étant emprisonné, il devait demander une autorisation de sortie pour se rendre au Parlement. Elle lui avait été refusée en mars, ce qui l’avait conduit à renoncer à se présenter. Une situation qui pourrait évidemment se reproduire, Jordi Sanchez étant toujours derrière les barreaux.
L’ancien président Carles Puigdemont, en exil, avait également été proposé au poste, mais avait dû jeter l’éponge en raison des obstacles judiciaires à son investiture. L’ancien porte-parole de l’exécutif catalan, Jordi Turull, également proposé à la fonction, n’avait pour sa part pas rassemblé suffisamment de voix pour être élu au premier tour.

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                En Catalogne, Carles Puigdemont divise les indépendantistes



Cette impasse politique tient en haleine l’Espagne. Tant qu’elle n’aura pas de président et donc de gouvernement, la Catalogne restera sous la tutelle que lui a imposée Madrid après la tentative de sécession.
Aux élections régionales du 21 décembre, les partis séparatistes ont conservé la majorité absolue des sièges au Parlement (70 sur 135), mais leurs divisions et les poursuites judiciaires ont empêché l’investiture d’un candidat.
L’ex-président catalan Carles Puigdemont a assuré, samedi, au lendemain de sa libération en Allemagne, que l’indépendance de la Catalogne n’était pas l’unique solution. « J’ai toujours dit que c’était notre proposition, mais bien sûr nous sommes prêts à écouter et à travailler si les autorités espagnoles ont un projet espagnol pour la Catalogne », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à Berlin, où il séjourne désormais. L’indépendantiste a également dit souhaiter une « médiation internationale » pour tenter de sortir de la crise.
« Il faut commencer à admettre que l’indépendantisme catalan démocratique est une réalité déterminante ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Anti-immigration, anti-islam, euro-pessimiste, Viktor Orban jongle entre des déclarations polémiques et une attitude conciliante au sein du Parlement européen, où il est proche d’Angela Merkel. De quoi lui assurer une place à part en Europe.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Figure de la gauche allemande, Gregor Gysi brosse dans son autobiographie un tableau nuancé de la RDA – un passé qui a quitté le temps de la politique pour entrer dans celui de l’histoire, semble indiquer le succès du livre.
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En Allemagne, les Mémoires d’un politicien de l’Est, best-seller surprise

Figure de la gauche allemande, Gregor Gysi brosse dans son autobiographie un tableau nuancé de la RDA – un passé qui a quitté le temps de la politique pour entrer dans celui de l’histoire, semble indiquer le succès du livre.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h30
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            
Mardi 20 mars, Francfort-sur-l’Oder. Au Kleist Forum, le centre culturel de cette ville des confins du Brandebourg, située sur la frontière avec la Pologne, on joue ce soir-là à guichets fermés. Voilà déjà plusieurs jours que les 600 places de l’auditorium ont été vendues. Dehors, dans un froid glacial, une dizaine d’entêtés espèrent trouver des billets de dernière minute. La plupart repartiront bredouilles, sans avoir pu approcher la vedette de la soirée : Gregor Gysi, venu présenter et dédicacer son autobiographie, Ein Leben ist zu wenig (« Une vie, c’est trop peu », éd. Aufbau, non traduit), un des plus gros succès de librairie, ces derniers mois, en Allemagne.
Plus de 100 000 exemplaires écoulés en cinq mois
A priori, ce livre de 580 pages n’était pas programmé pour devenir un best-seller. A 70 ans, l’auteur est certes une figure de la gauche allemande, pilier du groupe Die Linke (gauche radicale) au Bundestag, mais il n’a jamais exercé de responsabilités de premier plan. Dès sa sortie, le 19 octobre 2017, l’ouvrage a pourtant rejoint la liste des meilleures ventes, se hissant même pendant plusieurs semaines en tête du classement du Spiegel dans la catégorie non-fiction. Plus de 100 000 exemplaires écoulés en cinq mois. « Il est exceptionnel que les Mémoires d’un homme politique connaissent un tel succès, qui plus est quand l’auteur n’a pas exercé le pouvoir », observe Jörg ­Magenau, auteur d’une passionnante étude sur les best-sellers qui ont marqué l’Allemagne depuis 1945 (Bestseller, Hoffmann und Campe, 288 pages, non traduit).
Comment, dès lors, expliquer un tel engouement ? Certes, Gregor Gysi est un excellent tribun, à la fois jovial et mordant, aussi à l’aise au Bundestag que dans les talk-shows télévisés. « C’est quelqu’un qui s’exprime avec ses tripes. Je pense que son succès traduit un désir de politique et de débat en Allemagne », analyse ­M. Magenau. Parmi le public présent à Francfort-sur-l’Oder,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Wang Quanzhang, qui a défendu des cas très sensibles comme des membres du mouvement religieux banni ­Falun Gong, est détenu au secret depuis août 2015.
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édition abonné


Chine : Li Wenzu, femme d’avocat disparu, marche pour attirer l’attention sur le sort de son mari

Wang Quanzhang, qui a défendu des cas très sensibles comme des membres du mouvement religieux banni ­Falun Gong, est détenu au secret depuis août 2015.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 11h17
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Cela faisait 1 000 jours depuis le 10 juillet 2015 que son époux a « disparu », et Li Wenzu a choisi de marcher : l’épouse de l’avocat Wang Quanzhang, détenu dans un lieu tenu secret, a entamé mercredi 4 avril à Pékin une marche pour rejoindre le centre de détention n° 2 de Tianjin, la mégalopole chinoise, à une centaine de kilomètres, lieu dont dépend la procédure visant son mari pour subversion de l’autorité de l’Etat. Mme Li et son entourage ont franchi vendredi la frontière qui sépare la capitale de la province du Hebei. Ils se sont installés dans un hôtel pour la nuit avant de reprendre la route ce matin. Seul Twitter renseigne sur leur avancée. Une telle initiative est risquée en Chine : les marcheurs peuvent être interceptés d’un moment à l’autre au prétexte d’atteinte à l’ordre public.
Li Wenzu est vêtu d’un sweat-shirt à l’effigie de M. Wang, 42 ans, et à ce jour le dernier des militants arrêtés lors de l’opération policière dite du « 7.09 » (pour 9 juillet 2015) non seulement à ne pas avoir été jugé, mais à continuer à être détenu sans avoir accès ni à un avocat ni à sa famille. Elle porte, sur sa casquette noire, les phrases d’une lettre que son mari avait écrite à l’attention de ses parents dans les jours qui ont suivi l’arrestation des premiers de ses confrères, le 9 juillet 2015, en les prévenant des difficultés qui s’annonçaient.
« Défendre les droits de l’homme n’a jamais été pour moi une impulsion passagère, leur dit-il, mais un appel ancré dans ma nature profonde, qui a continué à monter lentement en moi comme le lierre ». Le 10 juillet, il disparaît dans la clandestinité, avant de se faire arrêter à Jinan au début du mois d’août. A la fin du mois, il est placé en « surveillance résidentielle dans un endroit désigné » pour six mois, la mesure qui a légalisé la pratique des « disparitions forcées » organisées par la police politique chinoise. En janvier 2016, il sera officiellement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Editorial. Après la condamnation de Lula, la justice brésilienne doit faire preuve de la même attention envers les dirigeants du centre ou de la droite soupçonnés de corruption.
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Brésil : la disgrâce d’un président

Editorial. Après la condamnation de Lula, la justice brésilienne doit faire preuve de la même attention envers les dirigeants du centre ou de la droite soupçonnés de corruption.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 13h12
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La tentation est grande de confondre le sort de Luiz Inacio Lula da Silva avec celui du Brésil. Une nation émergente qui, sous la présidence de l’ancien syndicaliste, entre 2003 et 2010, enivrée de pétrole et gorgée de soja, de canne à sucre et de café, a réduit drastiquement ses inégalités, amélioré l’éducation, tout en brillant sur la scène internationale. Aujourd’hui, le pays renoue avec l’extrême violence, la misère persiste, tandis que les scandales de corruption ponctuent l’actualité politique.

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                Brésil : ultime bravade de l’ex-président Lula qui ne s’est pas rendu à la police



Grandeur et décadence d’une nation. Grâce et disgrâce d’un homme d’Etat. Lula, icône de la gauche, est aujourd’hui aux portes de la prison. Condamné à plus de 12 ans de détention pour des faits de corruption, l’ancien gamin du Nordeste rechigne à se plier à la justice, s’estimant victime d’une machination orchestrée par les « élites » afin de tourner définitivement la page de la gauche et du « lulisme ».
Cette conviction, à laquelle adhère une partie du pays, s’appuie sur les polémiques et critiques suscitées par le déroulement de l’opération anticorruption « Lava Jato » (« lavage express ») et l’attitude du juge Sergio Moro. Malgré les failles, les excès parfois, ces investigations à grand spectacle ont pourtant mis au jour une réalité que personne n’ose nier : l’existence d’une corruption à grande échelle du système politique brésilien. Maires, gouverneurs, députés, sénateurs, ministres et même chefs d’Etat ont pioché dans les caisses publiques et reçu des pots-de-vin de la part d’entreprises, pour financer leur campagne ou leur train de vie. « La corruption au Brésil, ce n’est pas Lula, ce n’est pas le PT [Parti des travailleurs, gauche], ce sont tous les partis au pouvoir », explique un procureur de Curitiba, ville où est née « Lava Jato ».
Quatre ans après son déclenchement, l’opération doit démontrer au pays que l’emprisonnement de Lula n’est pas un acte politique. Que l’arrestation de celui qui restera l’un des dirigeants les plus remarquables du pays ne signe pas la fin des procédures. Après avoir touché les figures du Parti des travailleurs jusqu’à atteindre son leadeur historique, « Lava Jato » doit s’attaquer avec la même sévérité aux autres caciques des partis du centre ou de la droite.
Obstruction à la justice
La société en doute, même si certains d’entre eux, comme Eduardo Cunha, l’ex-président de la Chambre des députés, ou Sergio Cabral, l’ancien gouverneur de Rio, tous deux membres du Mouvement démocratique brésilien (MDB), ont été condamnés pour corruption. Toutefois, d’autres, inquiétés par « Lava Jato », manœuvrent en coulisse afin de « stopper l’hémorragie ». La phrase est extraite d’une conversation entre le sénateur Romero Juca et le dirigeant d’une filiale du groupe public pétrolier Petrobras, enregistrée à leur insu. Le parlementaire, qui a succédé à la tête du MDB à Michel Temer, l’actuel président brésilien, laissait ainsi entendre une volonté claire de faire obstruction à la justice. Romero Juca est visé par plus d’une dizaine de procédures, mais il continue de siéger, sans se sentir inquiété, au Sénat de Brasilia.
De la même façon, Aecio Neves, candidat à la présidence en 2014 face à Dilma Rousseff, est suspecté de corruption passive et d’obstruction à la justice. Mais son dossier n’a toujours pas été examiné par la Cour suprême, malgré la demande de la procureure générale de la République. S’ajoutent à cette liste diverses demandes de mise en accusation formulées à l’encontre de Michel Temer. Mais celles-ci restent bloquées par le Congrès.
En envoyant Lula en prison, « Lava Jato » démontre dans la douleur que personne, pas même un ancien président, si populaire soit-il, n’est au-dessus des lois. Une révolution est en marche, mais elle ne doit pas s’arrêter là.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Au moins quatorze personnes sont mortes dans la collision entre un bus transportant une équipe de hockey juniors et un semi-remorque, au centre du pays.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Accident de bus meurtrier au Canada

Au moins quatorze personnes sont mortes dans la collision entre un bus transportant une équipe de hockey juniors et un semi-remorque, au centre du pays.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 13h28
   





                        


Un accident de la route survenu, vendredi 6 avril au soir, sur une autoroute rurale dans la province de la Saskatchewan, au centre du Canada, a fait au moins quatorze morts, selon les médias locaux citant la police.
Quatorze autres personnes ont été blessées, dont trois grièvement, dans la collision entre le bus qui transportait une équipe de jeunes hockeyeurs, les Broncos de Humboldt, qui se rendaient à un tournoi, et un semi-remorque. Selon la police, l’accident s’est produit environ 28 km au nord de Tisdale, sur l’autoroute 35.
Selon le Globe and Mail, le bus transportait 28 passagers, y compris le conducteur. L’équipe des Broncos est composée de 24 joueurs, tous Canadiens, âgés de 16 à 21 ans.
Radio-Canada précise sur son site que des hélicoptères médicalisés ont été dépêchés en urgence sur les lieux de l’accident.
Les autorités sanitaires de la Saskatchewan ont dit sur Twitter devoir prendre en charge « un nombre élevé » de blessés au Royal University Hospital et au Saint Paul’s Hospital, situé à Saskatoon, à quelque 250 kilomètres du lieu de l’accident. Les familles des victimes étaient dirigées vers l’église apostolique de Nipawin, là où devait se rendre l’équipe de Humboldt.
« Perte immense »
« Nous sommes stupéfaits et choqués par la perte qui s’abat sur nous », a déclaré le président du club des Broncos, Kevin Garinger, à la chaîne de télévision canadienne CBC.
Le premier ministre de la province de la Saskatchewan, Scott Moe, a évoqué sur Twitter « la perte immense que nous ressentons cette nuit ».

Words can not describe the loss that we feel tonight.

— PremierScottMoe (@Scott Moe)


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Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a lui aussi fait part de sa tristesse. « Mon cœur est avec chaque personne touchée par cette terrible tragédie, dans la communauté de Humboldt et au-delà », a-t-il déclaré sur Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Alors que Donald Trump et le clan Salman ont marqué leur rapprochement, la France de Macron doit inscrire sa marque dans sa relation avec Riyad, explique l’ancien diplomate François-Aïssa Touazi, dans une tribune au « Monde ».
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François-Aïssa Touazi : il faut « renforcer la relation de confiance Paris-Riyad »

Alors que Donald Trump et le clan Salman ont marqué leur rapprochement, la France de Macron doit inscrire sa marque dans sa relation avec Riyad, explique l’ancien diplomate François-Aïssa Touazi, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 08h28
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 08h55
    |

François-Aissa Touazi (Ancien diplomate, fondateur du think tank CAPmena)







                        



                                


                            
[A l’occasion de la visite en France de Mohammed Ben Salman « MBS », l’héritier du régime des Saoud, les 9 et 10 avril, plusieurs universitaires et experts, sollicités par Le Monde, ont donné leur point de vue sur un royaume en pleine réorganisation stratégique.]
Tribune. La visite prochaine de Mohammed Ben Salman – « MBS » – en France s’inscrit dans une tradition d’anciennes relations entre le royaume d’Arabie saoudite et la France. Paris avait d’ailleurs établi un consulat à Djedda dès 1839, et reconnu l’Etat saoudien dès mars 1926, avant même la création du royaume, en septembre 1932.
Mais c’est surtout la visite du roi Fayçal à Paris, en 1967, à l’invitation du général de Gaulle, qui va sceller l’amitié franco-saoudienne construite à partir de convergences de vues sur les crises régionales et la volonté des deux pays d’être des acteurs incontournables dans la région.
Seul le président Sarkozy
Cette relation va se consolider et se diversifier avec ses successeurs, l’Arabie saoudite fournissant à la France l’essentiel de ses besoins en pétrole en contrepartie d’une coopération militaire et sécuritaire renforcée et d’une participation de groupes français aux projets d’infrastructures du royaume.
Francois Hollande profitera du refroidissement des relations avec Washington sous Obama pour construire un partenariat stratégique avec Riyad
Cette complicité franco-saoudienne s’illustrera notamment lors de la prise [de la grande mosquée] de La Mecque, en 1979 [par un commando de fondamentalistes], et l’intervention du GIGN, ou par un prêt saoudien de 25 milliards de dollars, en 1983, sous l’ère Mitterrand, qui consacrera son premier voyage officiel hors d’Europe, en Arabie saoudite. Le président Chirac, qui avait pris soin de bâtir des relations d’amitié avec les principaux dirigeants du royaume lorsqu’il était maire de Paris, avec le soutien de son ami libanais Rafic Hariri, participera lui aussi au renforcement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Dans la guerre au Yémen, l’Arabie saoudite se heurte aux rebelles houthistes et aux terroristes d’Al-Qaida, devenus les principales cibles d’une guerre sale qui s’est transformée en catastrophe humanitaire, rappelle le politologue dans une tribune au « Monde ».
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François Frison-Roche : « L’Europe ne doit pas sous-estimer les dangers qui peuvent venir du Yémen »

Dans la guerre au Yémen, l’Arabie saoudite se heurte aux rebelles houthistes et aux terroristes d’Al-Qaida, devenus les principales cibles d’une guerre sale qui s’est transformée en catastrophe humanitaire, rappelle le politologue dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 08h16
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 10h16
    |

François Frison-Roche (Politologue, chercheur au CNRS, CERSA, université Paris-II)







                        



                                


                            
[A l’occasion de la visite en France de Mohammed Ben Salman (« MBS »), l’héritier du régime des Saoud, les 9 et 10 avril, plusieurs universitaires et experts, sollicités par Le Monde, ont donné leur point de vue sur un royaume en pleine réorganisation stratégique.]
Tribune. Le prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salman (« MBS »), qui effectue une visite officielle en France, s’est lancé dans un ambitieux projet de modernisation de son royaume. Il a pris des décisions visant à libéraliser la société et l’économie saoudiennes sur le modèle de ce que son homologue et mentor, Mohammed Bin Zayed, est en train d’établir aux Emirats arabes unis. Mais « MBS » veut aussi adosser ses réformes à une clarification au niveau régional.
Sa stratégie est de maintenir son pays comme pilier de stabilité dans la péninsule Arabique et, plus largement, au Moyen-Orient. Cette volonté politique forte passe par un contrôle de la situation au Yémen pour empêcher, d’une part, l’implantation durable dans le nord du pays du compétiteur qu’est l’Iran qui soutient les rebelles houthistes et éviter, d’autre part, l’ancrage d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA) qui s’est replié dans les vastes zones désertiques du sud du pays.
Risque d’embrasement
L’actuelle tragédie humanitaire au Yémen et les soubresauts des différentes guerres qui s’y déroulent pourraient gommer dans l’opinion publique française un élément essentiel à la compréhension globale et au règlement de la situation ; à savoir la nécessité impérative de détruire ces bases qaidistes. Cette lutte n’est pas dissociable du contexte, car elle est au cœur des enjeux stratégiques de la région.
Non seulement, il faut combattre aujourd’hui cette organisation terroriste, car ce combat conditionne largement la réussite des opérations de secours aux populations sur le terrain, mais il faut également trouver les moyens de l’éradiquer pour permettre à ces mêmes populations d’envisager...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’épouse du blogueur Raïf Badawi, condamné en 2014 à dix ans de prison et mille coups de fouet pour « injures envers l’islam », appelle le président français à exiger la libération du prisonnier saoudien.
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Ensaf Haider : « Cher Monsieur Macron, n’oubliez pas de parler de Raïf ! »

Dans une tribune au « Monde », l’épouse du blogueur Raïf Badawi, condamné en 2014 à dix ans de prison et mille coups de fouet pour « injures envers l’islam », appelle le président français à exiger la libération du prisonnier saoudien.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 08h09
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 08h54
    |

Ensaf Haidar (Présidente de la fondation Raïf Badawi)







                        



                                


                            

[A l’occasion de la visite en France de Mohammed Ben Salman « MBS », l’héritier du régime des Saoud, les 9 et 10 avril, plusieurs universitaires et experts, sollicités par Le Monde, ont donné leur point de vue sur un royaume en pleine réorganisation stratégique.]
Tribune. Mon époux, Raïf Badawi, 34 ans, père de nos trois enfants Najwa (14 ans), Dodi (13 ans) et Miriyam (10 ans), est en prison en Arabie saoudite depuis 2012. Isolé du monde, coupé de sa famille, il souffre terriblement chaque jour un peu plus. Pourtant tout le monde sait que ce blogueur, ce libre-penseur, cet intellectuel courageux n’est pas un criminel. Bien au contraire.
S’agissant de la condition des femmes dans notre pays, il prônait la suppression du tutorat et leur participation active à la vie politique, sociale et économique. Au sujet des croyances religieuses et des convictions spirituelles et philosophiques, il défendait l’égalité de traitement de toutes et de tous. Concernant le wahhabisme, il en appelait à plus de modération et moins de crispation religieuse. Comme il croyait fermement en la force des idées et au pouvoir libérateur des mots, il s’exprimait sur ces sujets sensibles qui sont, aujourd’hui, débattus en Arabie saoudite grâce à l’ouverture insufflée par le jeune prince héritier, Mohammed Ben Salman.
Raïf tout comme les caricaturistes et les journalistes de Charlie Hebdo ont été punis pour avoir exercé un droit humain universel : la liberté d’expression. Pour eux comme pour lui, la foi en la liberté d’expression et la défense de cette liberté auront eu un prix exorbitant. Tous défendaient les valeurs et les normes d’une grande civilisation humaniste, une civilisation qui respecte la dignité humaine et promeut les droits et les libertés individuelles.
Flagellation publique
Deux jours exactement après le terrible massacre de Charlie Hebdo, mon compagnon était arraché de sa geôle, à Djedda, et emmené menotté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’économiste explique que le désastre soviétique a conduit à l’abandon de toute ambition de redistribution dans le pays.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/04/2018
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Piketty : « La Russie poutinienne se caractérise par une dérive kleptocratique sans limites »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste explique que le désastre soviétique a conduit à l’abandon de toute ambition de redistribution dans le pays.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 16h45
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            
Chronique. Le mois prochain, Karl Marx aura 200 ans. Qu’aurait-il pensé du triste état de la Russie, pays qui n’a cessé de se réclamer du « marxisme-léninisme » pendant la période soviétique ?
Sans doute aurait-il décliné toute responsabilité face à un régime apparu longtemps après sa mort. Marx a grandi dans un monde d’oppression censitaire et de sacralisation de la propriété privée, où même les propriétaires d’esclaves devaient être grassement compensés si l’on attentait à leur bien (pour les « libéraux » comme Tocqueville, cela allait de soi).
Difficile pour lui d’anticiper les succès de la social-démocratie et de l’Etat social au XXe siècle. Marx a 30 ans lors des révolutions de 1848 et disparaît en 1883, quand naît Keynes. L’un et l’autre ont été des chroniqueurs aiguisés de leur temps ; sans doute a-t-on eu tort de les prendre pour des théoriciens achevés du futur.
« Société des voleurs »
Toujours est-il que, quand les bolcheviques prennent le pouvoir en 1917, leurs plans d’action sont loin d’être aussi « scientifiques » qu’ils ne le prétendent. La propriété privée sera abolie, c’est entendu. Mais comment seront organisés les rapports de production, et qui seront les nouveaux maîtres ? Par quels mécanismes les décisions seront-elles prises et les richesses réparties au sein du gigantesque appareil d’Etat et de planification ?
Faute de solutions, on se replie sur l’hyperpersonnalisation du pouvoir ; et faute de résultats, on trouve vite des boucs émissaires, on enferme et on purge à tout-va.
A la mort de Staline, en 1953, 4 % de la population soviétique est en prison, dont plus de la moitié pour des « vols de propriété socialiste » et autres petits larcins permettant d’améliorer l’ordinaire. C’est la « société des voleurs » décrite par Juliette Cadiot, et elle signe le dramatique échec d’un régime qui se voulait émancipateur. Pour dépasser un tel niveau d’enfermement, il faut considérer le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Mouvements sociaux, Lula, scandale dans l’athlétisme : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h43
    |

            Mathilde Damgé








                        


Mouvements sociaux : SNCF, Air France, universités…
Sur les rails, dans les airs, la collecte des déchets ou l’énergie, la journée du mardi 3 avril a sonné le coup d’envoi d’un mouvement social qui touche plusieurs secteurs en France. La contestation s’est étendue également aux universités où certains étudiants protestent contre la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur.
Air France prévoit d’assurer « 70 % » de ses vols samedi, selon un communiqué transmis vendredi par la direction de la compagnie. Celle-ci enregistre le taux d’annulation le plus élevé depuis le début du conflit salarial en février. Après celle de samedi, six autres journées de grève sont d’ores et déjà programmées (mardi 10, mercredi 11, mardi 17 et mercredi 18, lundi 23 et mardi 24 avril).
Côté SNCF, la grève « intermittente » (deux jours sur cinq) devrait se poursuivre la semaine prochaine. A l’issue d’une réunion de concertation avec le gouvernement, jeudi, les représentants de la CGT-Cheminots, de l’UNSA, de SUD-Rail, de la CFDT ont dénoncé la méthode de l’exécutif et ils ont promis de nouveau une grève longue.
De son côté, le premier ministre, Edouard Philippe, s’est dit « ouvert » à une reprise d’une partie de la dette de la SNCF, mais avec comme préalable des « contreparties » qui soient « extrêmement claires, et qui transforment le fonctionnement opérationnel de l’entreprise ». Une proposition que la CGT a qualifié de « chantage ».
Brésil : mandat de dépôt contre Lula
Un mandat de dépôt a été émis contre l’ancien président brésilien Luis Inacio « Lula » da Silva, condamné à douze ans de prison pour corruption, ce qui devrait enterrer ses derniers espoirs de revenir au pouvoir. Selon la loi électorale brésilienne, il est interdit à un candidat de se présenter aux élections pendant huit ans après avoir été reconnu coupable d’une infraction pénale.
Lula, président pendant deux mandats de 2003 à janvier 2011, reste l’homme politique le plus populaire du Brésil malgré sa condamnation et six autres procès pour corruption intentés contre lui. Les sondages donnaient l’ex-ouvrier devenu syndicaliste largement en tête du premier tour de la présidentielle programmée en octobre s’il avait pu être candidat.
Selon une source proche de son parti, le PT (Parti des travailleurs), Lula a passé la nuit au siège du syndicat des métallurgistes de Sao Paulo et ne compte pas se rendre à la police.
Agressions sexuelles dans l’athlétisme
L’athlétisme français a été ébranlé par des accusations de violences sexuelles sans précédent : la justice enquête sur l’entraîneur phare de l’US Créteil, Giscard Samba, et sur l’entraîneur national responsable des jeunes pour le demi-fond, Pascal Machat. Le parquet de Créteil a ouvert une enquête pour « viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel » à l’encontre de M. Samba qui est accusé de viol par une de ses anciennes sprinteuses.
M. Machat est lui visé par une enquête pour agression sexuelle, ouverte début mars après une plainte de la sportive Emma Oudiou, selon le parquet de Fontainebleau. Spécialiste du demi-fond, plusieurs fois sélectionnée en équipe de France, la jeune femme dénonce des faits survenus en 2013 et 2014 à l’étranger. Des accusations contestées par l’intéressé, selon son avocat Hubert Delarue.

        Lire aussi :
         

                Violences sexuelles : la justice saisie des cas de deux entraîneurs d’athlétisme



Mais aussi
Syrie. La Ghouta orientale est sur le point de tomber : le régime syrien a repris le contrôle de la dernière poche rebelle près de Damas après plus d’un mois de bombardements meurtriers.Israel. Des affrontements ont éclaté vendredi entre manifestants palestiniens et soldats israéliens près de la barrière séparant la bande de Gaza et Israël, où dix-neuf Palestiniens avaient été tués par l’armée il y a une semaine.Chine. La Chine a répliqué aux Etats-Unis en imposant des taxes sur 128 produits américains, après l’annonce de taxes américaines sur 60 milliards de dollars d’importations venues de Pékin.Egypte. Le président Sissi, ancien chef de l’armée qui avait destitué le président islamiste Morsi, a été réélu avec 97 % des voix.YouTube. Une jeune femme a blessé trois personnes dans une attaque armée au siège de l’entreprise américaine, mardi, en Californie.Saint-Cyr. La ministre des armées a annoncé mercredi des sanctions contre les auteurs de harcèlement moral : des élèves du lycée militaire ont été exclus et des cadres seront remplacés dans les jours à venir.Corée du Sud. L’ex-présidente sud-coréenne Park a été condamnée à vingt-quatre ans de prison pour corruption dans l’affaire dite « Choi-gate ».Réforme constitutionnelle. Le gouvernement a présenté les arbitrages après des semaines de tractations entre majorité et opposition : baisse de 30 % du nombre de parlementaires, 15 % de proportionnelle aux législatives et interdiction de faire plus de trois mandats identiques consécutifs.Politique. L’écologiste et ancienne ministre du logement Cécile Duflot, a annoncé qu’elle va prendre la tête d’Oxfam France, le 15 juin.Internet. En France, plus de 210 000 personnes ont pu être affectées par le siphonnage de données de Facebook par l’entreprise Cambridge Analytica, qui a participé à la campagne présidentielle de Donald Trump.Bio. Le gouvernement promet 1,1 milliard d’euros sur cinq ans pour l’agriculture biologique afin d’atteindre, d’ici à 2022, 15 % de surface agricole utile cultivée en bio et 20 % de produits labellisés bio en restauration collective publique.Société. L’ancien secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé a été mis en garde à vue mercredi après avoir importuné une jeune femme dans un bar et insulté un agent de police.Cannabis. Le gouvernement souhaite mettre en place une amende de 300 euros pour les usagers, selon les premiers détails d’un projet de loi dévoilés cette semaine.Astronomie. Surnommée Icare, l’étoile la plus lointaine jamais découverte, a été observée : elle est jusqu’à un million de fois plus lumineuse et environ deux fois plus chaude que notre soleil.
Disparitions
Jacques Higelin. Le poète du rock, auteur de Champagne pour tout le monde et de Tombé du ciel, est mort vendredi à Paris, à l’âge de 77 ans.Isao Takahata. Cinéaste engagé, le réalisateur japonais avait créé en 1985 le studio d’animation Ghibli avec Hayao Miyazaki. Il était âgé de 82 ans.Winnie Mandela. L’ex-épouse de Nelson Mandela est morte lundi. Elle fut une égérie populaire mais controversée de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud.Emmanuel Cauchy. Le guide de haute montagne, spécialiste de renommée internationale des pathologies du grand froid, a été emporté, lundi, par une avalanche à Chamonix.Michel Sénéchal. Le chanteur français, qui s’est éteint à 91 ans, aura campé tous les types de personnages, émouvants comme ridicules.Julien Janaudy. Le talonneur (Rugby) de Nevers est mort à l’âge de 29 ans dimanche 1er avril, dans un accident de la route.Philippe Boucher. Ancien éditorialiste au Monde et ex-conseiller d’Etat, Philippe Boucher s’est éteint à son domicile parisien le 31 mars. Il avait 76 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le chargé d’études à l’Observatoire des armements appelle, dans une tribune au « Monde », les parlementaires à faire la lumière sur les ventes de matériels militaires français à Riyad.
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Tony Fortin : « Des armes et équipements militaires français semblent bien utilisés au Yémen »

Le chargé d’études à l’Observatoire des armements appelle, dans une tribune au « Monde », les parlementaires à faire la lumière sur les ventes de matériels militaires français à Riyad.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 08h12
    |

Tony Fortin (Chargé d'études à l'Observatoire des armements)







                        



                                


                            
[A l’occasion de la visite en France de Mohammed Ben Salman « MBS », l’héritier du régime des Saoud, les 9 et 10 avril, plusieurs universitaires et experts, sollicités par Le Monde, ont donné leur point de vue sur un royaume en pleine réorganisation stratégique.]
Tribune. Si le drame yéménite tient encore une place marginale dans le débat public, la France n’échappera pas longtemps à son examen de conscience. En ligne de mire, nos ventes d’armes aux forces de la coalition. On pourrait rétorquer comme Florence Parly, ministre des armées, que la France ignorait la survenance de cette guerre. Mais ce serait oublier que les ventes d’armes à l’Arabie saoudite ont explosé peu avant et pendant le conflit, et qu’elles semblent bien se poursuivre, malgré l’état d’effondrement du pays.

Et contrairement aux dénégations ministérielles, des armes et équipements militaires français semblent bien utilisés au Yémen, au service d’une coalition qui perpétue des crimes de guerre. Publié le 9 avril, le rapport conjoint de l’Observatoire des armements (Obsarm) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) fournit plusieurs « indices de présence » (photos publiées sur des comptes Twitter spécialisés, extraits de documentation spécialisée) d’équipements français : chars Leclerc vendus aux Emirats arabes unis dans les années 1990 et qui auraient été utilisés pendant la « bataille d’Aden » ; 4 x 4 blindés vendus en 2016 aux unités spéciales saoudiennes et déployés sur le terrain ; utilisation de canons Caesar (Nexter) ; avions de chasse Mirage 2000 émiratis, etc. Le transfert de cet armement aux forces de la Coalition a été confirmé par la base de données du Sipri, la presse spécialisée et nos sources industrielles.
Coût humain des fleurons hexagonaux
L’aggionarmento sera d’autant plus difficile à réaliser que l’artisan de ces contrats mirifiques signés sous l’ère Hollande n’est autre que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’héritier du régime, Mohammed Ben Salman, doit faire des choix draconiens s’il veut conserver une économie compétitive, estime Ishac Diwan, dans une tribune au « Monde ».
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Ishac Diwan : « Trois grandes questions doivent être abordées pour relever le défi économique en Arabie saoudite »

L’héritier du régime, Mohammed Ben Salman, doit faire des choix draconiens s’il veut conserver une économie compétitive, estime Ishac Diwan, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 08h57
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Ishac Diwan (Titulaire de la chaire socio-économie du monde arabe, Paris Sciences et Lettres, professeur associé à la Columbia University)







                        



                                


                            
[A l’occasion de la visite en France de Mohammed Ben Salman « MBS », l’héritier du régime des Saoud, les 9 et 10 avril, plusieurs universitaires et experts, sollicités par Le Monde, ont donné leur point de vue sur un royaume en pleine réorganisation stratégique.]
Tribune. L’Arabie saoudite traverse une période critique de son histoire, où les politiques économiques qu’elle entreprend et les réactions que celles-ci suscitent sont susceptibles de conduire à des changements importants dans la distribution de la richesse et du pouvoir dans le royaume au cours des années à venir.
L’équilibre actuel est impossible à maintenir. Les recettes d’exportation moyennes d’environ 250 milliards de dollars par an entre 2000 et 2013 ont été réduites de moitié depuis 2014. Avec des exportations pétrolières qui ont chuté à seulement 5 000 dollars par an pour chacun des 20 millions de ressortissants saoudiens, le royaume risque de devenir de plus en plus pauvre s’il n’arrive pas à trouver de nouveaux moyens pour stimuler la croissance économique.
Diversification de l’économie
Depuis la montée fulgurante du jeune prince héritier Mohammed Ben Salman (ou « MBS »), le pays semble avoir relevé le défi. La « Vision 2030 », publiée en 2016, a été à la fois saluée et critiquée pour ses grandes ambitions. Un des projets les plus notables est la vente d’une partie d’Aramco, la société pétrolière nationale, destinée à permettre à l’Etat d’investir dans la diversification du pays. Mais la « Vision » propose surtout de faire du royaume la 15e économie mondiale sur la base d’une augmentation des compétences nationales, de marchés plus performants et d’une gouvernance économique et sociale plus rationnelle. La « Vision » prévoit une diversification de l’économie dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l’eau, la biotechnologie, l’alimentation, la fabrication de pointe, les services financiers et le divertissement.

Ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Résonances. En Italie, un Nord riche méprise un Sud pauvre : en cherchant l’origine de ce cliché, les historiens ont trouvé dans les archives médiévales siciliennes la preuve d’un dynamisme commercial insoupçonné.
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Comment la Sicile médiévale a retrouvé son honneur

Résonances. En Italie, un Nord riche méprise un Sud pauvre : en cherchant l’origine de ce cliché, les historiens ont trouvé dans les archives médiévales siciliennes la preuve d’un dynamisme commercial insoupçonné.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h30
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                            Valérie Theis (Historienne)








                        



                                


                            
Les élections législatives qui ont eu lieu début mars en Italie ont fait rejouer une configuration politique et sociale à laquelle nous sommes désormais trop habitués et une autre, plus ancienne, que nous avons souvent tendance à oublier. Ce à quoi nous sommes habitués est l’image d’une Italie divisée entre un Nord riche, productif et égoïste, et un Sud pauvre, dépendant des aides sociales, gangrené par la corruption et le crime organisé.
Main basse sur le commerce sicilien
Ce cliché est profondément ancré dans les représentations du XXe siècle, ce qui a conduit les historiens à en chercher le point d’origine. La Sicile a été l’un des terrains privilégiés de ces investigations depuis le célèbre livre de David ­Abulafia, The Two Italies. Economic Relations Between the Norman ­Kingdom of Sicily and the Northern Communes (Cambridge University Press, 1977, non traduit).
L’historien britannique faisait remonter au XIIe siècle le processus fatal. A cette époque, ce que les hommes du Nord venaient chercher dans le Sud n’était pas encore les voix des électeurs – comme l’ont fait plusieurs partis lors des législatives –, mais des produits agricoles, la Sicile étant notamment un grenier à blé. La fertilité de l’île aurait incité ses aristocrates à se contenter de l’argent que leur offraient les marchands du Nord, encouragés à s’installer par les privilèges que leur offraient les souverains normands.
Alors que le Nord faisait progressivement main basse sur le commerce sicilien et en utilisait les profits pour développer un artisanat prospère, les Siciliens se seraient laissé enfermer dans l’agriculture, négligeant de développer leur propre artisanat. Ce retard technique se serait ensuite accompagné d’un retard politique, la structure agraire du pays donnant la première place à l’aristocratie féodale, alors que dans le Nord émergeaient des gouvernements communaux. Ainsi, bien avant que Matteo ­Salvini, le secrétaire fédéral...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ A l’occasion de la visite du prince héritier Mohammed Ben Salman à Paris les 9 et 10 avril, la politologue Fatiha Dazi-Héni estime, dans une tribune au « Monde », que sa désignation par le roi Salman est davantage synonyme de garantie de stabilité que facteurs de risque.
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Fatiha Dazi-Héni : « Restons sceptiques quant aux prédictions annonçant la fin proche de la maison Al-Saoud »

A l’occasion de la visite du prince héritier Mohammed Ben Salman à Paris les 9 et 10 avril, la politologue Fatiha Dazi-Héni estime, dans une tribune au « Monde », que sa désignation par le roi Salman est davantage synonyme de garantie de stabilité que facteurs de risque.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 13h29
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Fatiha Dazi-Héni (chercheuse à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM))







                        



                                


                            
[A l’occasion de la visite en France de Mohammed Ben Salman « MBS », l’héritier du régime des Saoud, les 9 et 10 avril, plusieurs universitaires et experts, sollicités par Le Monde, ont donné leur point de vue sur un royaume en pleine réorganisation stratégique.]
Tribune. Trois mois après son accession au trône, le roi Salman, qui succède à son demi-frère le souverain Abdallah décédé le 22 janvier 2015, décide de rompre l’équilibre structurel sur lequel était bâti le modèle de la monarchie dynastique saoudienne. Celui-ci reposait, depuis la mort en 1953 du roi fondateur, Ibn Saoud, sur le partage des pouvoirs entre les princes seniors qui administraient leurs fiefs ministériels sur la base d’arrangements financiers convenus au sein de la famille.
En écartant dès avril 2015 le prince héritier Mouqrin, que le roi Abdallah avait désigné le 27 mars 2014 comme vice-prince héritier (soit numéro trois derrière Salman, alors prince héritier), et en nommant à sa place le prince Mohammed Ben Nayef (« MBN »), ministre de l’intérieur influent et respecté par ses pairs et le clergé, le roi Salman bouleverse l’ordre de succession. Il organise la transmission du pouvoir à la troisième génération des princes, soit les petits-fils du roi fondateur, supprimant au passage le principe de séniorité qui sacrifie sur l’autel une poignée de princes seniors, dont son frère cadet, le prince Ahmed.
Révolution de palais
C’est néanmoins surtout la désignation de son fils favori, Mohammed Ben Salman (« MBS »), comme vice-prince héritier qui provoque la stupeur au sein de la famille royale. L’ascension fulgurante de ce novice se voit confirmée définitivement le 22 juin 2017, lorsque le roi décide de le désigner comme le nouveau dauphin du royaume, évinçant Mohammed Ben Nayef de son titre d’héritier et de sa fonction de ministre de l’intérieur.
Contesté par de nombreux princes mais soutenu par son père, qui jouit, lui, d’une forte légitimité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La formation politique qui a remporté les législatives italiennes et le mouvement d’Emmanuel Macron ont un positionnement proche, explique Jérémy Dousson, auteur d’un livre sur le sujet.
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Le Mouvement 5 étoiles italien est-il et de gauche et de droite?

La formation politique qui a remporté les législatives italiennes et le mouvement d’Emmanuel Macron ont un positionnement proche, explique Jérémy Dousson, auteur d’un livre sur le sujet.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h30
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                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Jérémy Dousson est directeur général adjoint de la coopérative Alternatives économiques. Il est l’auteur d’Un populisme à l’italienne ? Comprendre le mouvement 5 Etoiles (Les Petits Matins, 208 p., 15 €).
Le Mouvement 5 étoiles (M5S), gagnant des élections législatives italiennes, le 4 mars, a été fondé en 2009 par le comique Beppe Grillo, aujourd’hui retiré de la politique. Il s’est constitué sur l’idée de faire de la politique autrement, en misant sur la démocratie directe, mais il est aussi porteur d’une forme d’hétérodoxie économique et d’écologie radicale. Où a-t-il puisé ce mélange ?
Beppe Grillo a très tôt sensibilisé son public à la question des énergies renouvelables et au problème de l’obsolescence programmée. Dès la fin des années 1990, il appuyait certains de ses spectacles sur des ouvrages de Jeremy Rifkin, avec des thèmes empruntés à des livres comme La Fin du travail ­ [La Découverte, 1997] ou L’Economie hydrogène [La Découverte, 2002]. A l’époque, l’essayiste et prospectiviste américain n’avait pourtant pas pignon sur rue.
Beppe Grillo a mené des entretiens avec lui et les publiait sur son blog – qui était, en 2008, l’un des dix sites les plus visités du monde. Il y critiquait la classe politique (la « caste »), les journalistes, le système économique tel qu’il fonctionnait, mais il y proposait aussi des alternatives : la démocratie directe et la « 3e révolution industrielle » en faisaient partie. ­Rifkin explique que les révolutions industrielles adviennent quand deux choses se cristallisent : une révolution de la communication et une révolution dans la production de l’énergie. Pour lui, Internet et les énergies renouvelables (le solaire, l’éolien), mis bout à bout, vont créer cette nouvelle révolution industrielle. Dans le nouveau programme du M5S, cela se traduit par la volonté d’aller vers une économie « 100 % green » à l’horizon 2050. Une des phrases marquantes...




                        

                        

