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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le deuxième épisode de la grève débute dès 19 heures samedi. Il se poursuivra dimanche et lundi. La SNCF annonce un taux de déclaration de grévistes de l’ordre de 35% parmi les agents « indispensable pour faire rouler les trains ».
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SNCF : un TGV sur cinq, un TER et un Transilien sur trois en circulation dimanche

Le deuxième épisode de la grève débute dès 19 heures samedi. Il se poursuivra dimanche et lundi. La SNCF annonce un taux de déclaration de grévistes de l’ordre de 35% parmi les agents « indispensable pour faire rouler les trains ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 13h45
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 15h59
   





                        



   


Le deuxième épisode de la grève à la SNCF contre le projet de réforme porté par le gouvernement débute samedi soir à partir de 19 heures et se poursuivra dimanche et lundi, après deux premières journées du mouvement, les 3 et 4 avril.
Le trafic s’annonce encore très perturbé. La direction de l’entreprise ferroviaire a annoncé, samedi en début d’après-midi, qu’elle prévoit la circulation d’un TGV sur cinq, ainsi que d’un TER et d’un Transilien sur trois dimanche.
Dans le détail, voici les conditions de circulation annoncées pour dimanche par la SNCF samedi en début d’après-midi :
Transilien : un train sur trois.TER : un train sur trois.Intercités : un train sur cinq.Eurostar : trois trains sur quatre.Thalys : trafic quasi-normal.Liaison France-Allemagne : un train sur trois.Lyria, liaison France-Espagne, liaison France-Italie : pas de train.
En Ile-de-France, il ne sera pas aisé de se déplacer dimanche selon les prévisions annoncées par la SNCF.
Concernant les différentes lignes TGV, cela va aussi rester compliqué étant donné que seul un train sur cinq devrait circuler en moyenne dimanche.
Axe Est : un train sur trois.Axe Atlantique : un train sur quatre.Axe Nord : un train sur trois.Axe Sud-Est : un train sur quatre.Intersecteurs : un train sur dix.Aucun train Ouigo.

   


La SNCF a également précisé que le taux de déclaration de grévistes est de l’ordre de 35 % pour dimanche parmi les agents « indispensable pour faire rouler les trains ». Avant la première phase de la grève intermittente des cheminots, mardi 3 et mercredi 4 avril, la compagnie avait anticipé un taux de 48 %.
Le « niveau de grévistes moins important » et le « trafic moins perturbé » prévus dimanche par rapport aux journées de mardi et mercredi ne permettent pas de déduire « un affaiblissement ou un affaissement ou de la mobilisation », puisqu’il s’agit d’un jour de week-end, a toutefois tenu à souligner, samedi, le directeur adjoint de la compagnie ferroviaire, Mathias Vicherat.
Jeudi et vendredi, les négociations avaient piétiné et n’avaient abouti qu’à l’exacerbation des tensions entre les syndicats de cheminots et le ministère des transports. Lundi, la tension ne risque pas de retomber étant donné que le projet de loi ferroviaire arrive à l’Assemblée. Les cheminots ont d’ores et déjà annoncé qu’ils comptaient se rendre aux abords du Palais Bourbon pour protester.
Des négociations au point mort
Des cris, des reproches, des échanges vifs allant jusqu’à l’agressivité verbale. Selon plusieurs témoins présents, la séance de concertation sur la réforme ferroviaire du vendredi 6 avril s’est tenue dans un climat de tension.
Les syndicats sont ressortis furieux de leurs deux premières séances de concertation, cette semaine, au ministère des transports, où Elisabeth Borne menait les débats sur le statut et le recrutement des cheminots, mais aussi la dette de l’entreprise.

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La CGT a expliqué, vendredi, que, faute de véritable négociation possible avec le gouvernement, la grève par épisode de deux jours sur cinq pourrait se prolonger « au-delà du mois de juin ».
« Les cheminots vont augmenter la pression », a appuyé Didier Aubert (CFDT), très remonté, annonçant dans certaines régions « quatre à cinq points de plus » de taux de mobilisation pour les deux prochains jours de grève. « Le gouvernement a besoin d’une nouvelle démonstration », a-t-il estimé.
Un week-end qui s’annonce compliqué
Le conflit du rail se télescope ce samedi avec la cinquième journée de grève chez Air France depuis le 22 février : la direction de la compagnie aérienne a annoncé l’annulation de 30 % des vols samedi (25 % des long-courriers au départ de Paris, 35 % des moyen-courriers depuis et vers Roissy, 30 % des court-courriers à Orly et en région).

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Ces mouvements surviennent le premier week-end de départ en vacances de la zone A, qui comprend notamment Bordeaux, Lyon, Besançon et Grenoble.
Le premier ministre, Edouard Philippe, a décidé de reporter le déplacement qu’il avait initialement prévu au Mali. Sur les rails, dans le ciel, ou encore dans les amphis d’université occupés, la semaine sociale qui sera marquée par l’examen du projet de loi SNCF à l’Assemblée lundi, s’annonce intense et tendue.
Le débat ferroviaire à l’Assemblée dès lundi
Après l’examen en commission, le débat sur la réforme ferroviaire va entrer pleinement dans l’hémicycle lundi soir. Le coup d’envoi des débats aura lieu au second jour d’une nouvelle séquence de mobilisation à la SNCF. Cela devrait mettre l’Assemblée un peu plus sous tension, alors que les Français sont partagés sur la grève. Le débat promet, là aussi, d’être tendu avec une partie de la gauche mobilisée pour défendre les cheminots.

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CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé à un rassemblement en début d’après-midi aux abords du Palais Bourbon. L’examen du projet de loi doit se tenir jusqu’à jeudi soir, avec au menu la transformation de la SNCF en société anonyme, le calendrier de l’ouverture à la concurrence prévue au niveau européen et la suppression de l’embauche au statut.
Les échanges dans l’hémicycle doivent durer jusqu’à jeudi soir, sur quelque 300 amendements, avant un vote sur l’ensemble du projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire », le 17 avril.
Emmanuel Macron lui-même est sorti jeudi de sa réserve, évoquant des « protestations tout à fait légitimes » qui nécessitent « des explications », mais « ne doivent pas empêcher le gouvernement de gouverner ». 
Le président sera l’invité, jeudi 12 avril, du journal de 13 heures de TF1, pour un grand entretien en direct dans lequel il s’exprimera, entre autres, sur les conflits sociaux qui agitent le pays, a annoncé samedi la chaîne.
L’adoption définitive du projet de loi est souhaitée avant l’été.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ « Je ne suis pas au-dessus des lois », a dit l’ancien président à ses partisans, réunis au siège du syndicat des métallurgistes, le berceau de sa carrière politique.
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Au Brésil, Lula annonce accepter d’aller en prison

« Je ne suis pas au-dessus des lois », a dit l’ancien président à ses partisans, réunis au siège du syndicat des métallurgistes, le berceau de sa carrière politique.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 18h09
   





                        



   


Il n’y avait plus d’échappatoire. Tout en clamant de nouveau son innocence, l’ex-président brésilien Lula a annoncé, samedi 7 avril, qu’il allait purger sa peine de plus de douze ans de prison pour corruption.
« Je ne suis pas au-dessus des lois », a-t-il dit à ses partisans, réunis au siège du syndicat des métallurgistes, près de Sao Paulo, le berceau de sa carrière politique. Mais l’ex-chef de l’Etat a contesté de nouveau les faits qui lui sont reprochés et a dit vouloir prouver que son procès est un « crime politique ».

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« Je vais me conformer au mandat de dépôt »
Il a estimé que s’il ne pouvait se présenter à l’élection présidentielle d’octobre prochain, dont il est pourtant le favori avec près de 35 % des intentions de vote. Vindicatif, Lulaa souligné dans son discours que plus on l’attaquait, plus ses liens avec le peuple brésilien grandissaient.
Quelques heures plus tôt, le Tribunal suprême brésilien avait rejeté une nouvelle requête déposée par ses avocats qui demandaient la suspension du mandat de dépôt. Un juge fédéral avait donné à l’ancien président jusqu’à 20 h GMT vendredi pour se présenter de lui-même à la police et se constituer prisonnier. « Je vais me conformer au mandat de dépôt », a promis Luiz Inacio Lula da Silva.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont remporté le double (6-4, 6-3, 6-1) face à Fabio Fognini et Simone Bolelli, pourtant favoris avant le match.
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Coupe Davis : la France reprend l’avantage sur l’Italie

Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont remporté le double (6-4, 6-3, 6-1) face à Fabio Fognini et Simone Bolelli, pourtant favoris avant le match.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h47
   





                        



   


La France n’est plus qu’ à un point des demi-finales de la Coupe Davis. Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont placé les Bleus dans cette envieuse position en remportant le double (6-4, 6-3, 6-1) face à des Italiens, Fabio Fognini et Simone Bolelli, transparents samedi 7 avril à Gênes.
Les Français n’étaient pourtant pas favoris face à des adversaires qui les avaient battus en finale de l’Open d’Australie 2015. Mais ils ont su se rester solide de bout en bout pour l’emporter en moins de deux heures, profitant notamment d’un échec de leurs adversaires sur les phases de service.
Après huit jeux serrés, Mahut et Herbert ont profité d’un passage à vide adverse pour accélérer sur leur mise en jeu. Un smash cinq mètres dehors de Fognini combiné à deux doubles fautes de Bolelli permettaient aux Bleus de se procurer deux balles de set. C’est Herbert, sur courant alternatif jusque-là, qui portait l’estocade d’un coup droit croisé dans le couloir.
Le numéro un tricolore Lucas Pouille (11e mondial) aura l’opportunité de sceller la qualification dès le premier simple de dimanche face à Fognini (20e).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Locataires en HLM ou propriétaires modestes vont être expropriés pour faire place aux nouveaux quartiers construits autour des stations de métro.
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Au nom de la mixité sociale, le Grand Paris se fait machine à exclure

Locataires en HLM ou propriétaires modestes vont être expropriés pour faire place aux nouveaux quartiers construits autour des stations de métro.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 16h23
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Ce soir-là, la salle communale du quartier Lallier-Bicêtre, à L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), dans la banlieue sud de Paris, est pleine. Nous sommes le 8 mars et une centaine de locataires de la cité des Dahlias sont venus, inquiets, écouter le maire (LR), Vincent Jeanbrun, et leur propriétaire, Immobilière 3F.

La mauvaise nouvelle est confirmée : leurs trois bâtiments sont voués à la démolition pour faire place à un quartier neuf autour de la future station de métro de la ligne 14. D’ici à 2024, dans le cadre des chantiers engagés pour la construction du Grand Paris, celle-ci les reliera au centre de Paris en vingt minutes.
Las ! Ces 200 locataires très modestes n’en profiteront pas. « Cela fait trente ans qu’on attend le métro et on nous chasse. Il est clair que le maire ne veut plus de nous, proteste d’emblée Samia Erhel, 62 ans, enseignante auprès de déficients auditifs, très active dans l’association des résidents des Dahlias. Et comment me retourner avec mes 900 euros de retraite ? » « C’est honteux ! Après cinquante-trois ans passés ici, comment ma femme et moi, qui sommes malades, pourrons-nous nous arracher à ce quartier ? J’en rêve la nuit », demande, révolté, Paul Leroulevillois, 91 ans, autrefois ouvrier chez Rhône-Poulenc, puis pâtissier.
Un sonore « Ah, voilà le maire » retentit à son arrivée alors qu’il passe serrer la main à tout le monde. Durant plus d’une heure, Olivier Perret, directeur départemental d’Immobilière 3F, le bailleur social propriétaire de la cité, détaille le plan de relogement. « Vous aurez droit à trois offres et nous nous engageons à étudier votre cas pour trouver la meilleure solution dans la commune ou une commune proche. Pourquoi pas, d’ailleurs, près d’un métro ? », suggère-t-il.
Parmi les vingt-trois familles qui ont déjà accepté une proposition, cinq iront allée du Stade, loin de tous transports et commerces, dans une tour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ EN COURS. Selon le ministère de l’intérieur allemand, trois personnes ont été tuées. Le conducteur s’est ensuite suicidé avec une arme à feu.
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Allemagne : à Münster, un véhicule fonce sur la terrasse d’un restaurant du centre-ville

EN COURS. Selon le ministère de l’intérieur allemand, trois personnes ont été tuées. Le conducteur s’est ensuite suicidé avec une arme à feu.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 18h36
   





                        



   


Un véhicule a foncé sur une terrasse de restaurant, samedi 7 avril, dans le centre historique de la ville allemande de Münster. Le ministère de l’intérieur allemand a fait savoir que trois personnes ont été tuées, et une trentaine blessées, dont six dans un état grave. Le conducteur s’est suicidé avec une arme à feu.
A ce stade, la police, qui communique notamment sur Twitter, ne peut exclure la piste terroriste, mais appelle à « éviter toute spéculation ». Un périmètre de sécurité a été mis en place dans le centre, et les habitants sont appelés à éviter la zone, notamment pour permettre aux équipes de secours d’intervenir.
La ville de Münster, qui compte plus de 300 000 habitants, est située dans Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, à 70 kilomètres environ au nord de Dortmund.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Une enquête a été ouverte après la découverte, à la prison de Fresnes, de smartphones dans la cellule d’un homme suspecté d’avoir participé à une tentative d’attentat en septembre dernier à Paris.
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Deux smartphones découverts dans la cellule d’un terroriste présumé et d’un fiché S

Une enquête a été ouverte après la découverte, à la prison de Fresnes, de smartphones dans la cellule d’un homme suspecté d’avoir participé à une tentative d’attentat en septembre dernier à Paris.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h48
   





                        


Une enquête a été ouverte après la découverte à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, de deux téléphones dans la cellule d’un homme fiché pour radicalisation islamiste, en détention provisoire pour sa participation présumée à un attentat raté en septembre 2017 à Paris, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Créteil. L’enquête préliminaire a été ouverte en février et confiée à la police judiciaire parisienne, a indiqué le parquet, confirmant une information du Parisien.

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                Une enquête antiterroriste ouverte à la suite de la découverte d’un engin explosif artisanal à Paris



Un homme, âgé de trente ans, avait été mis en examen en octobre 2017 pour « tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste » et écroué, avec deux de ses complices présumés, pour avoir placé le 30 septembre dans un immeuble du sixième arrondissement des bonbonnes de gaz surmontées d’un dispositif de mise à feu électrique par téléphone. Malgré trois appels et pour une raison inconnue, le dispositif n’avait pas fonctionné.
Poursuivis pour « recel de remise illicite d’objet à détenu »
C’est lors d’une fouille par des surveillants du Bureau central de renseignement pénitentiaire le 6 février que deux téléphones portables ont été découverts sous un des matelas de la cellule, le terroriste présumé partageant celle-ci avec un codétenu lui aussi fiché S, a indiqué la même source.

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                Qu’est-ce qu’une « fiche S » ?



Le trentenaire a ainsi pu communiquer avec l’extérieur et notamment poster des messages sur Facebook entre le 12 décembre et le 6 février, encore visibles samedi sur son profil. Les deux hommes devraient être poursuivis pour « recel de remise illicite d’objet à détenu », selon la même source.
En attendant les résultats de l’enquête judiciaire, les deux codétenus feront l’objet d’une convocation mercredi devant la commission de discipline de la maison d’arrêt. Ils encourent jusqu’à quatorze jours de quartier disciplinaire, selon Le Parisien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ #deletefacebook ! Pendant une semaine, notre journaliste s’est déconnecté du réseau social. L’occasion de réfléchir à la façon dont cette prothèse numérique modifie en profondeur notre sociabilité.
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Comment j’ai arrêté Facebook

#deletefacebook ! Pendant une semaine, notre journaliste s’est déconnecté du réseau social. L’occasion de réfléchir à la façon dont cette prothèse numérique modifie en profondeur notre sociabilité.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 13h28
    |

                            Nicolas Santolaria








                        



                                


                            
A l’heure des communications par écrans interposés, il est finalement assez cocasse que cette enquête démarre par un coup de téléphone. Le Monde me propose de tenter une expérience de sevrage qui, au regard de la socialité telle qu’elle va aujourd’hui, a tout de l’amputation relationnelle potentiellement douloureuse : arrêter Facebook durant une semaine, à vrai dire, je n’y aurais jamais pensé moi-même.
Cette invitation à scier sans anesthésie une de mes principales prothèses numériques s’inscrit dans le sillage du scandale Cambridge Analytica, du nom de cette société qui a aspiré, sans leur consentement, les données de plusieurs millions d’utilisateurs inscrits sur le réseau de Mark Zuckerberg. Ces informations confidentielles ont ensuite servi à influencer les votes des électeurs en faveur de Donald Trump lors de la dernière présidentielle américaine.

A la suite de ces révélations, le hashtag #delete­facebook est apparu sur les réseaux sociaux, invitation à quitter sur-le-champ cette interface techno-amicale, comme on claquerait la porte d’une soirée étudiante qui a mal tourné. Fondateur de l’application de messagerie WhatsApp et militant pour le chiffrement des données, Brian Acton a été une des premières personnalités à s’infliger publiquement ce seppuku numérique. Suivi par Elon Musk, qui a fermé tour à tour les pages de ses sociétés SpaceX et Tesla.
Jour 1 : de la difficulté de se déconnecter
Si eux l’ont fait, pourquoi pas moi ? Le problème, c’est que je n’ai pas la moindre idée de comment procéder. Paradoxe de la vie numérique, je suis donc contraint de me rendre sur Facebook pour savoir comment quitter Facebook. Comme je m’en doutais, les choses ne sont pas si simples. Autant demander à un dealer s’il connaît un bon addictologue.
Sous l’onglet « Gestion de votre compte », j’apprends ceci : « Jusqu’à 90 jours peuvent être nécessaires à partir du début du processus de suppression pour supprimer tout ce que vous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le commissaire européen fait un pas de plus pour être le chef de file des socialistes français. Mais, au sein du parti, beaucoup s’y opposent déjà.
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Au congrès du PS, Pierre Moscovici entre en campagne pour les élections européennes

Le commissaire européen fait un pas de plus pour être le chef de file des socialistes français. Mais, au sein du parti, beaucoup s’y opposent déjà.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 17h54
    |

                            Astrid de Villaines








                        


C’était un secret de polichinelle, c’est désormais de plus en plus clair : Pierre Moscovici avance ses pions, de moins en moins discrètement, pour être le prochain chef de file du Parti socialiste (PS) aux prochaines élections européennes, en 2019.
Invité à participer à une « table ronde » sur « la renaissance de la gauche européenne » samedi 7 avril dans l’après-midi aux Docks d’Aubervilliers, lors du 78e congrès du PS, le commissaire européen, chargé des affaires économiques, a fait de son intervention un plaidoyer pour sa candidature.
En préambule, l’ancien ministre de l’économie de François Hollande a désamorcé les critiques fréquentes chez ses camarades socialistes, très opposés à sa candidature. « Ce serait rédhibitoire », a déclaré Marie-Noëlle Lienemann. « On ne peut pas avoir comme tête de liste un représentant de la commission Juncker », abonde Emmanuel Maurel, eurodéputé et candidat de l’aile gauche au congrès du PS, arrivé en troisième position (18,8 % des voix).
« Je suis socialiste et je le suis tous les jours »
« Je connais vos mécontentements et vos frustrations et imaginez-vous que je les partage. Comme membre de la commission, il m’est arrivé de me désolidariser. Je ne partage pas toutes les orientations de la commission européenne », a lancé, depuis la tribune, le commissaire européen, comme pour se dédouaner. Et de prendre ses distances avec Emmanuel Macron : « Je ne crois pas au ‘ni droite ni gauche’, je n’y crois pas à Bruxelles je n’y crois pas à Paris. Ce clivage existe, nous avons besoin d’une sociale démocratie européenne », a-t-il affirmé.
Au long de son discours, applaudi par les militants du PS présents dans la salle, il s’est rangé clairement de leur côté : « Je suis socialiste, ce n’est pas un mot abstrait, je suis socialiste et je le suis tous les jours », a insisté M. Moscovici avant de mettre en avant son bilan à la commission européenne : « Quand je propose la première liste de paradis fiscaux, certes imparfaite, mais la première, quand je suis obligé de combattre les ministres des finances néerlandais et maltais, quand je propose de taxer les géants du net, est-ce que j’agis en conservateur ? Non j’agis en social-démocrate ! », a-t-il poursuivi.
Enfin, l’ancien ministre de l’économie a vivement critiqué ses potentiels adversaires de gauche. « Il y aura une gauche nationaliste et une gauche qui pense que Varoufakis [l’ancien ministre grec de l’économie] vaut mieux que Tsipras [le premier ministre grec] alors que Varoufakis a mené la Grèce dans l’impasse », tance le commissaire européen, en référence à ses potentiels adversaires, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.
Recherche d’une tête de liste alternative
Sans jamais évoquer officiellement sa candidature, le commissaire européen a tout de même proposé un slogan : « si les socialistes ne sont pas européens au XXIe siècle, ils ne seront pas » et des pistes, comme un futur programme : « revoir le logiciel des politiques économiques, revenir à un monde politique où la réforme sociale est synonyme de progrès et une vraie Europe sociale. »
Pas sûr que cela convienne à ses camarades du PS. « Si c’est pour dire encore une fois on veut de l’Europe sociale, ça ne va pas marcher », expliquait Marie-Noëlle Lienemann, avant cette intervention. Même le sénateur David Assouline, qui a soutenu Olivier Faure au poste de premier secrétaire, le dit clairement : « je ne souhaite pas que Pierre Moscovici soit notre chef de file, il faut du renouveau ! »
Selon plusieurs sources, Olivier Faure cherche une tête de liste alternative à celle de M. Moscovici. Christiane Taubira a été sollicitée, mais elle a décliné, refusant pour le moment « tout mandat électif ». Najat Vallaud-Belkacem est souvent citée, mais cette dernière s’est mise en retrait de la politique. M. Faure assure que la décision sera « collective », mais le casse-tête de la tête de liste pourrait durer encore un peu : il a prévu d’annoncer son choix au mois de septembre.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le parti présidentiel lance une opération nationale de porte-à-porte, samedi, sur le modèle de celle réalisée avant la présidentielle de 2017.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/04/2018
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Macron et ses troupes « en marche pour l’Europe »

Le parti présidentiel lance une opération nationale de porte-à-porte, samedi, sur le modèle de celle réalisée avant la présidentielle de 2017.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 07h17
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


Cap sur les élections européennes. La République en marche (LRM) démarre sa campagne pour le scrutin de mai 2019, samedi 7 avril, en lançant une « Grande marche pour l’Europe » dans toute la France. Initialement prévue le 24 mars, cette opération de porte-à-porte avait été décalé en raison de l’attaque terroriste survenue, la veille, dans l’Aude.
Durant cinq semaines, le mouvement macroniste entend frapper à plus de 100 000 portes afin de recueillir les attentes des citoyens sur l’Europe. Questionnaire en main, les militants LRM poseront des questions simples et ouvertes, telles que : « Si je vous dis “Europe”, ça vous fait penser à quoi ? » ou « Selon vous, qu’est-ce qui ne marche pas en Europe ? »
Cette méthode de démocratie participative vise à nourrir le logiciel du parti présidentiel, sur le modèle de la consultation engagée à sa naissance, en avril 2016, pour mener Emmanuel Macron au pouvoir. « Cela servira à alimenter notre projet pour une refondation du projet européen », explique au Monde le délégué général de LRM, Christophe Castaner.
Pour l’occasion, la Macronie sort la grosse artillerie : une dizaine de ministres et près de deux cents parlementaires seront mobilisés, samedi, dans toute la France. Chef d’orchestre de la campagne, M. Castaner multiplie les initiatives. Après avoir réuni, le 19 mars, un comité de campagne – qui rassemble le bureau exécutif et les ministres membres de LRM –, il a tenu un meeting à Paris, deux jours plus tard, en compagnie de la ministre des affaires européennes, Nathalie Loiseau, et de l’ex-député européen Daniel Cohn-Bendit. Samedi, il sera à Tours pour lancer officiellement cette « Grande marche ».
Un contexte de montée des populismes
L’occasion de sensibiliser, dès à présent, les électeurs à ce scrutin. Alors que les autres formations n’ont pas encore démarré leur campagne, le mouvement macroniste veut prendre la main pour tenter d’imposer au cœur du débat le discours pro-européen sur lequel Emmanuel Macron a été élu à la présidentielle. Avec l’objectif de réhabiliter ce thème aux yeux des électeurs.
« Il faut récréer du lien entre les Français et l’Europe, car la dernière fois qu’on les a interrogés sur ce thème, c’était en 2005 avec le référendum », souligne le député LRM de la 4e circonscription des Français établis à l’étranger (Benelux), Pieyre-Alexandre Anglade.
Un défi ardu dans un contexte de repli nationaliste et de montée des populismes sur tout le Vieux Continent, symbolisés par le Brexit ou par les résultats des élections en Allemagne et en Italie récemment. Un phénomène auquel n’échappe pas la France, où une grande part de l’opinion se montre critique vis-à-vis de l’Union européenne (UE).
Après la victoire du Front national (FN) aux élections européennes de 2014 (avec près de 25 % des suffrages), les candidats défendant une ligne eurocritique – parmi lesquels Marine Le Pen (FN), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) ou Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI) – ont réuni près de 50 % des suffrages au premier tour de la présidentielle de 2017 en multipliant les attaques contre l’UE.
Le président joue gros
La persistance d’un euroscepticisme dans l’opinion et l’éventualité d’une forte abstention – traditionnellement élevée aux européennes, en France (56 % en 2014, plus de 59 % en 2009) – rendent compliqués les espoirs de conquête de M. Macron et de ses troupes.
« La tâche est ambitieuse car il y a un contexte de défiance organisé par la classe politique depuis de nombreuses années afin de masquer ses propres insuffisances, analyse M. Castaner. Face à ceux qui mettent en cause Bruxelles de manière permanente, il est d’autant plus nécessaire de répéter que nous avons besoin de l’Europe. » « Le défi n’est pas simple », admet-il.
Or, le président français joue gros lors du scrutin de 2019 : après plusieurs revers à des législatives partielles, ce sera son premier vrai test électoral sur la scène nationale. Et, de surcroît, sur une thématique qui lui est chère. « C’est une élection extrêmement importante pour LRM, car Emmanuel Macron a eu le courage de mettre le thème de l’Europe au cœur de sa campagne présidentielle, et ce sujet fait partie de l’ADN du mouvement », observe M. Anglade.
La suite du quinquennat et la capacité de la France à faire bouger les lignes à l’échelle du continent dépendent, aussi, du résultat de LRM à ces élections. « Si on veut impulser une dynamique [au sein de l’UE], il faut être en tête en France lors du scrutin », estime le député (LRM) de Paris, Pierre Person.
Nouer des alliances
M. Macron va lui-même s’engager fortement. Après avoir prononcé deux discours sur l’Europe en septembre 2017 (à Athènes et à la Sorbonne), le chef de l’Etat en tiendra un nouveau, le 17 avril, au Parlement européen de Strasbourg. Le même jour, il lancera les « consultations citoyennes » qui doivent être menées en France et partout en Europe, jusqu’en décembre, pour préparer la campagne des européennes.
A ce jour, c’est une des seules idées de M. Macron à avoir rencontré un écho franchement favorable à Bruxelles : seule la Hongrie de Viktor Orban a refusé de lancer ces consultations.
En parallèle, le mouvement macroniste cherche à nouer des alliances avec d’autres formations européennes, comme Ciudadanos, en Espagne, pour trouver un point de chute au Parlement européen. Si l’idée de s’intégrer à un groupe existant n’est pas exclue, la création d’un nouveau reste l’option privilégiée. Avec l’objectif de faire émerger une force centrale pro-européenne qui bousculerait la domination des deux grands groupes traditionnels – socialistes et Parti populaire européen – sur le modèle de la recomposition ayant eu lieu sur la scène politique française.
« Renverser la table en Europe »
« Notre capacité à nouer des alliances avec d’autres forces progressistes est un gros enjeu, souligne Gabriel Attal, porte-parole du mouvement. Il en va de notre crédibilité. Nous allons montrer que nous sommes en capacité de renverser la table en Europe et pas seulement un parti dans un pays. »
Sur le fond, le discours commence à se roder pour la campagne. Présentés par l’opposition comme les partisans d’une Europe ultrafédéraliste, les dirigeants de LRM veillent à déminer la caricature de parti « eurobéat ». Ils assument donc un discours pro-européen, tout en se montrant critiques sur la manière dont l’UE fonctionne.
« Nous voulons défendre le projet européen – en expliquant que l’UE est le cadre nécessaire pour apporter des réponses sur les grands enjeux comme la crise des migrants, la lutte contre le changement climatique ou la gouvernance économique –, tout en insistant sur la nécessité de le refonder », explique M. Anglade.
Le slogan est déjà trouvé : « Bâtir une Europe qui protège », comme l’a annoncé M. Castaner. Un objectif aussi ambitieux que compliqué dans sa réalisation concrète.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le député des Bouches-du-Rhône s’exprimait, samedi, lors de la première assemblée représentative de La France insoumise.
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Jean-Luc Mélenchon : « Le peuple français a une chance, nous avoir »

Le député des Bouches-du-Rhône s’exprimait, samedi, lors de la première assemblée représentative de La France insoumise.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 15h11
    |

            Abel Mestre








                        



   


« Servir le peuple ». Le leitmotiv de Mao Zedong résume l’état d’esprit dans lequel Jean-Luc Mélenchon veut placer La France insoumise (LFI) dans le mouvement social autour de la réforme de la SNCF. « Il n’y a pas d’action souterraine de La France insoumise, tout est public. On se met au service des organisations et de la façon dont elles s’organisent », a expliqué M. Mélenchon en introduction de la première assemblée représentative de LFI.
Cette sorte de parlement du mouvement, dont 60 % (150 membres sur 250) sont tirés au sort, était réuni, samedi 7 avril à La Chesnaie-du-Roy, au cœur du bois de Vincennes. Il devait aborder la question du mouvement social. L’après-midi, un débat stratégique sur les élections devait se tenir, cette fois, à huis clos. Ironie du calendrier, ce rendez-vous se tient le même jour que le congrès du Parti socialiste, ancienne formation de Jean-Luc Mélenchon.
Messianisme
Jean-Luc Mélenchon a profité de son propos liminaire pour faire un bilan de la situation politique du pays. Une grande partie a donc été consacrée au mouvement social. L’ancien candidat à la présidentielle a reconnu que les circonstances actuelles étaient différentes de la rentrée de septembre, où LFI avait été « obligée » de lancer seule sa marche du 23 septembre. « Aujourd’hui, les syndicats veulent élargir leur base, ils ont raison. Il faut respecter la forme particulière de cette énergie. C’est notre tâche prioritaire », a-t-il martelé.
Pour lui, il faut écouter les masses et s’adapter à leurs désirs, car elles seules détiennent la vérité. Une sorte de messianisme du peuple, donc, où l’outil politique doit devenir un simple instrument de luttes. « Le peuple français a une chance : nous avoir. (…) Nous sommes quelque chose de précieux », a-t-il déclaré, sans fausse modestie.
Un texte allant d’ailleurs dans ce sens a été adopté samedi matin par l’assemblée représentative. « Cela cherche à approfondir un soutien concret aux grèves − notamment les collectes financières −, mais aussi aux initiatives comme celle du 14 avril et du 5 mai », a précisé Manuel Bompard, chef d’orchestre de LFI, lors d’une conférence de presse. Il ajoute : « Nous appelons l’ensemble de ceux qui veulent faire triompher l’intérêt général de s’investir. »
Jean-Luc Mélenchon le jure : La France insoumise ne fait qu’offrir ses compétences au mouvement. La manifestation du 14 avril à Marseille ? Pas sa décision, mais celle de la CGT locale, et d’autres syndicats et associations. La marche du 5 mai, initiée par François Ruffin ? « On ne se l’approprie pas », assure M. Mélenchon.
« Front du peuple »
Il en a aussi profité pour critiquer « la gauche selfie », qui, à ses yeux, serait représentée par Olivier Besancenot (NPA), Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) et Benoît Hamon (Génération·s) et leurs voyages en train fortement médiatisés. « L’unité comme prétexte à effacer les idées, c’est non », a-t-il lancé. Pourtant, jeudi dernier, Eric Coquerel et François Ruffin, tous deux députés LFI, étaient présents.
Et d’ajouter, à propos de la marche marseillaise du 14 avril : « J’espère qu’Olivier Besancenot et Benoît Hamon seront là, car leurs organisations locales appellent à manifester. Ce serait dommage qu’il ne manque que les chefs. »
Cette manifestation doit être le prélude à un « Front du peuple » que l’ancien sénateur socialiste appelle de ses vœux. « C’est un Mai 68 perlé. On espère qu’il s’élargira. Cela ne me déplairait pas, un nouveau 68… Ça remettrait la question sociale au centre », a-t-il ajouté.
Dans la lutte contre le gouvernement, M. Mélenchon a également fait la liste de ses « ennemis », dont « le parti médiatique » serait la pointe avancée. Selon lui, il « n’a pas vu de militants Les Républicains, Front national ou La République en marche » distribuer des tracts donnant des arguments contre les grévistes. Ce sont les médias qui les donnent, assure-t-il.
Les « insoumis » estiment que la bataille du rail est décisive. Si le mouvement l’emporte contre le gouvernement, ce sera le terreau idéal pour faire des élections européennes de mai 2019 un référendum pour ou contre l’Europe libérale qui est, selon eux, incarnée par Emmanuel Macron.
« On peut être l’étincelle qui met le feu à la plaine », a conclu M. Mélenchon, reprenant un slogan… de Mao Zedong.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Lors de la première rencontre comptant pour la 23e journée du Top 14, le Castres Olympique a su inverser la tendance à domicile face au Stade Toulousain.
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Top 14 : victoire de Castres (28-23) face à Toulouse

Lors de la première rencontre comptant pour la 23e journée du Top 14, le Castres Olympique a su inverser la tendance à domicile face au Stade Toulousain.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 17h19
   





                        



   


Un vent fort favorable n’aura pas suffi aux Toulousains pour l’emporter sur la pelouse du stade Pierre-Fabre en cette première rencontre de la 23e journée du Top 14. Le Castres Olympique gagne (28-23) à domicile face au Stade Toulousain, samedi 7 avril devant plus de 12 000 spectateurs.
La rencontre avait pourtant mal débuté pour les Castrais. Luttant contre les éléments tempétueux pendant les 40 premières minutes, ils entamaient la seconde mi-temps avec 15 points de retard (8-23), malgré un essai de Julien Dumora (27e). Ils ont en revanche immédiatement réagi au retour des vestiaires avec un doublé du même Dumora à la 43e minute, avant qu’Alex Tulou ne trouve lui aussi la faille (58e).
En fin de match, une pénalité de plus de 60 mètres de Rory Kockott a permis à Castres de s’assurer la victoire. Les Toulousains repartent donc avec un point de bonus défensif mais perdent des points précieux dans la course aux demi-finales du Top 14. Troisièmes au classement avec 66 points, les hommes d’Ugo Mola risquent de se faire distancer par le Racing 92 (2e, 66 points) qui reçoit Toulon dimanche 8 avril.
Au classement, Castres prend lui provisoirement la 7e place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’ancien directeur des mines d’Areva a été mis en examen à Paris pour « corruption » dans l’enquête sur le rachat de la compagnie minière Uramin en 2007.
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Rachat d’Uramin : l’ex-directeur des mines d’Areva mis en examen pour « corruption »

L’ancien directeur des mines d’Areva a été mis en examen à Paris pour « corruption » dans l’enquête sur le rachat de la compagnie minière Uramin en 2007.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h48
   





                        


L’ancien directeur des mines d’Areva a été mis en examen à Paris pour « corruption » dans l’enquête sur le rachat désastreux pour le spécialiste du nucléaire de la compagnie minière Uramin en 2007, a appris l’AFP samedi 7 avril, de sources proches du dossier. Sébastien de Montessus a été mis en examen le 29 mars pour « corruption d’agent public étranger », « corruption privée » et « abus de confiance », des faits qu’il conteste.
Areva, devenu Orano, avait déboursé 1,8 milliard d’euros pour acquérir le canadien Uramin, mais l’exploitation des trois gisements de la société en Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique s’était révélée beaucoup plus difficile que prévu. L’opération s’était transformée en gouffre financier et avait contraint Areva, fin 2011, à provisionner 1,5 milliard d’euros.

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                UraMin-Areva : enquête sur un délit d’initié



L’affaire est au cœur de deux informations judiciaires. Un volet comptable, dans lequel l’ex-patronne emblématique d’Areva, Anne Lauvergeon (2001-2011), a été mise en examen ainsi que deux ex-responsables, soupçonnés d’avoir présenté des comptes inexacts pour masquer l’effondrement de la valeur d’Uramin.
Egalement suspecté d’avoir joué les intermédiaires dans la vente d’un luxueux yacht
L’autre enquête, dans laquelle Mme Lauvergeon est témoin assistée, porte sur des soupçons d’escroquerie et de corruption lors de l’acquisition de la compagnie minière. C’est dans ce volet que Sébastien de Montessus vient d’être mis en examen.
« Les juges s’interrogent notamment sur plusieurs opérations cherchant à savoir si elles auraient pu dissimuler d’éventuels détournements de fonds », a fait savoir une des sources proches du dossier. Notamment deux contrats dans lesquels Areva a déboursé au total près de 6,9 millions de dollars en 2009 et 2010 en faveur du groupe minier namibien United Africa Group (UAG).
Les magistrats s’interrogent également sur des versements mensuels de 10 000 dollars en 2008 et 2009 au ministre namibien du commerce et de l’industrie de l’époque, l’actuel président Hage Geingob. Sébastien de Montessus est aussi suspecté d’avoir joué les intermédiaires dans la vente d’un luxueux yacht, le Cape Arrow, pour laquelle il aurait perçu un virement de 750 000 euros.

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Dans ce volet, Olivier Fric, mari d’Anne Lauvergeon, est mis en examen pour délit d’initiés, soupçonné d’avoir spéculé sur le titre Uramin lors de son rachat en profitant d’informations privilégiées. Ses liens avec un financier belge Daniel Wouters sont également au cœur des investigations.
Ce dernier, recruté en 2006 par Areva comme responsable du développement et des acquisitions de sa division mines, a joué un rôle clé dans le rachat d’Uramin. Placé en garde à vue cette semaine, il devrait être convoqué prochainement par les juges d’instruction financiers, selon une des sources.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La performance est à l’honneur dans le centre d’art avec la 4e édition de Do Disturb.
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Le Palais de Tokyo performe tout le week-end

La performance est à l’honneur dans le centre d’art avec la 4e édition de Do Disturb.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h27
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



   


La 4e édition du festival de performances Do Disturb a ouvert en fanfare et sous le soleil, vendredi 6 avril, devant le Palais de Tokyo, à Paris. Pas n’importe quelle fanfare, un Marching Band social et transatlantique créé par l’artiste Frédéric Nauczyciel et le vogueur Marquis Revlon, entre Baltimore et La Courneuve. Et qui fait joyeusement voler en éclats normes et clichés par son énergie festive, mêlant tous les âges, tous les corps, pompom girls and boys et des instruments inattendus (accordéon, violon) entre les cuivres.
Do Disturb est devenu une promesse de pépites internationales de la performance dénichées par la commissaire générale de l’événement, Vittoria Matarrese, mais il est préférable d’être en forme pour se plonger dans son grand chaos apparent. Les propositions s’y enchaînent ou se carambolent à un rythme endiablé, et le défi consiste à se perdre, tout en étant au bon endroit au bon moment.
Pour une entrée en douceur, une option : aller à l’Institut d’esthétique. Ce large espace prodigue soins et attentions sous la houlette d’Emile Degorce-Dumas et Vincent Voillat, qui ont invité de nombreux artistes mêlant comme eux questions d’esthétique corporelle et notions d’esthétique artistiques. Avec poésie ou un humour féroce.
Yoga et comédons
Au programme : un masque à la bave d’escargot, réputée excellente pour la peau, mais avec des escargots déposés à même le visage, une cabine de sauna qui enveloppe le corps de chaleur et de musique, avec un DJ set dédié, en live, un coiffeur psychédélique, une manucure engagée, où l’on discute politique et cuticule.
Des séances de méditation sont accessibles en continu, il suffit de s’installer sur l’un des matelas de yoga, de prendre un casque et de se laisser guider par la voix : « Respirez profondément, ressentez pleinement votre narcissisme et votre indifférence totale mais harmonieuse au monde qui vous entoure… »
Relaxation plus radicale encore : le public peut expérimenter une thérapie qui se développerait actuellement au Japon et en Corée, et qui consiste à faire le mort… en assistant à son propre enterrement. Un cercueil est à disposition, ainsi que des chaises pour les proches, chargés de dire tout le bien qu’ils pensaient du défunt.
On peut passer des heures dans cet Institut où la performance la plus étrange est certainement celle de la chanteuse lyrique et ventriloque Mathilde Fernandez. Installée sur une table de chirurgie esthétique, elle compose un hymne glaçant à la jeunesse éternelle. Ne pas rater non plus, la cabine Maxime Roussi, qui partage en flashs lumineux les visions colorées que lui procurent ses orgasmes, du vert sapin au rose fluo.
Corps à corps dans la glaise
Hors de cette bulle, il y a du sport – avec les invraisemblables catcheuses féministes du collectif FLOW, de Los Angeles, une salle de MMA, sport de combat où tous les coups sont permis, et où les femmes sont invitées à se défouler –, et de nombreux moments de grâce. Par exemple, en compagnie de Zadie Xa, jeune artiste d’origine coréenne née au Canada et qui vit à Londres. C’est son identité métissée qu’elle traduit par la danse, la musique et des costumes fantasmagoriques, mixant traditions asiatiques et glamour pop.
Moment de grâce aussi, mais dans les airs pour le duo de circassiennes Pauline Barboux et Jeanne Ragu, plutôt habituées à se suspendre en extérieur, dans des festivals de rue ou en pleine nature. Ou corps à corps, plus terre à terre, chez Florence Peak, où les performeuses, nues, rejouent dans six tonnes de glaise étalée au sol le scandale provoqué en 1913 par le Sacre du printemps de Stravinski.
Le corps de l’artiste afghane Kubra Khademi reste, lui, immobile : ses formes féminines sont exacerbées à la façon d’une ancestrale statuette de la fécondité, grâce à du sel remplissant ses habits, et se dissolvent lentement sous l’effet d’une douche.

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Ce sont deux « coups de foudre artistiques » du festival, et de fait, il serait dommage de passer à côté. D’abord Jamila Johnson Small, la prochaine artiste en résidence au Palais de Tokyo. Cette plasticienne, danseuse, mannequin et musicienne venue de Londres, prend immédiatement possession de la salle 37 lorsqu’elle pénètre dans cet unique espace clos du Palais de Tokyo. Ses micromouvements saccadés, son corps androgyne, sa peau noire recouverte de plastique brillant ou dénudé, l’éclairage jaune stroboscopique, l’obscurité et la fumée, le mixage live : elle dynamite tous les codes, sociaux comme artistiques, envoûtement garanti.
Le travail du New-yorkais Jeremy Nedd, lui aussi inédit en France, se découvre en live et en vidéo. Sur scène, ses performeuses, aux gestes dédoublés, déconstruisent l’idée de sample et de plagiat dans la danse, notamment dans les chorégraphies de Beyoncé. Sur un mur, on le voit décliner son recensement des poses du rap, un langage corporel d’autant plus savoureux qu’il est ici décontextualisé, regardé pour lui-même.
Communion avec des pommes de terre
Un étage plus haut, plusieurs performeurs venus du Brésil se côtoient dans une sorte de théâtre de l’absurde : le Russo-Brésilien Fyodor Povlov, enseveli sous une montagne de pommes de terre, tente d’entrer en communion avec ce tubercule qui fait le lien entre ses deux pays d’origine. Une quête identitaire qui laisse les visiteurs médusés. A côté, ces derniers sont invités à « fusiller » avec du ciment frais Marcelo Cidade qui lit, nu, la liste des mesures du nouveau gouvernement néolibéral brésilien.
Autre pays, autre prisme social : la Sud-Africaine Gabrielle Goliath soulève le tabou des violences faites aux femmes dans son pays, et notamment les assassinats non élucidés (par laxisme). Des chanteuses lyriques, habillées de noir, se succèdent sur une estrade pour tenir une note unique une heure durant dans une longue et émotionnelle plainte chorale. Un texte permet au public de découvrir qui était la femme à qui est dédié cet hommage. Cette fois, il s’agit de Joan, une transexuelle tuée en 2015.
Impossible d’être exhaustif, d’autant qu’entre les projets qui se jouent ponctuellement chaque jour évoluent des « marathoniens », qui œuvrent par infiltrations et perturbent les déambulations des visiteurs d’interventions loufoques ou grinçantes.
Le point d’orgue du festival, dimanche soir, sera une pièce du Dance On Ensemble, une compagnie d’anciens danseurs professionnels de ballet venue de Berlin et pilotée par l’Américain Christopher Roman, qui fut directeur adjoint de la Forsythe Company. Ces corps qui ont dépassé la limite d’âge du ballet ont encore de l’émotion à partager.
Do Disturb, de midi à minuit jusqu’au dimanche 8 avril au Palais de Tokyo, 13, avenue du Président-Wilson, Paris 16e.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Un bilan du ministère de la santé gazaoui fait état de dix morts et de plus de 400 blessés par balles lors d’une nouvelle manifestation de Palestiniens réprimée par l’armée israélienne.
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Nouvelle journée de sang à Gaza, le long de la frontière avec Israël

Un bilan du ministère de la santé gazaoui fait état de dix morts et de plus de 400 blessés par balles lors d’une nouvelle manifestation de Palestiniens réprimée par l’armée israélienne.



Le Monde
 |    06.04.2018 à 20h09
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 09h03
    |

            Piotr Smolar (Nahal Oz (Israël), envoyé spécial)








                        



   


D’ici, on voit bien mais on ne comprend rien. D’ici, du côté israélien de la frontière, sur un point d’observation situé en zone militaire au sud du kibboutz de Nahal Oz, les équipes de télévision viennent faire leur plateau.
Dans leur dos, des champs de jojobas soigneusement alignés. A un gros kilomètre à l’ouest en terrain ouvert, par-delà les Jeep, les soldats, les monticules de sable et la clôture de sécurité, on aperçoit des centaines de petites taches noires. Ce sont les Palestiniens de la bande de Gaza qui ont choisi, pour le deuxième vendredi d’affilée, en ce 6 avril, de s’avancer dans la zone frontalière, lors de ce nouvel épisode de la « marche du grand retour », qui doit culminer le 15 mai.

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« Ecran de fumée »
De loin, ces taches restent une abstraction. On ne connaît pas leurs motivations, la nature de leur colère, les mille fractures intimes dues au blocus israélo-égyptien et à l’enclavement du territoire, sous le contrôle du Hamas depuis 2007. Comme la majorité des commentateurs israéliens, les officiels qui se mettent à disposition des journalistes, au point d’observation, présentent une vision monochrome des manifestants : ils sont manipulés par le Hamas.
La journée a été moins sanglante que celle du 30 mars, marquée par dix-huit morts. Un bilan du ministère de la santé local évoquait tout de même, samedi, dix morts et 431 blessés par balles, dont 33 dans un état critique.
Selon Tsahal, l’armée israélienne, 20 000 personnes auraient participé aux rassemblements le long de la clôture, contre une estimation de 30 000 une semaine plus tôt.
Plusieurs tentatives pour s’infiltrer en Israël – « dissimulées par l’écran de fumée créé par des pneus brûlés », toujours selon l’armée – auraient été déjouées. La fumée noire s’élevait en larges volutes à la mi-journée. Le vent semblait l’allié des incendiaires ; il rabattait les émanations, censées gêner les tireurs de l’armée, vers les terres israéliennes. Des lances à incendie s’efforçaient de limiter les dégâts.
« Le Hamas paie des civils pour essayer d’être visés »

   


David Keyes a chaud dans son costume. Le conseiller en communication du premier ministre Benyamin Nétanyahou a fait le déplacement depuis Jérusalem, malgré la fête de Pessah (Pâque juive), pour livrer aux caméras la version officielle.
« On peut protester autant qu’on veut et où on veut, mais on ne peut pas essayer de pénétrer en Israël, de dissimuler des engins explosifs, de tirer sur des Israéliens, dit-il. C’est ce qui s’était passé il y a une semaine et on a dû répondre. On essaie de tout faire pour éviter les dégâts. Mais le Hamas paie des civils pour qu’ils essaient d’être visés. C’est dégoûtant. »
David Keyes fait ainsi référence à l’annonce d’une récompense pécuniaire promise par le mouvement islamiste aux blessés et aux familles de morts. Rien ne peut faire dévier le conseiller dans sa certitude que les manifestants palestiniens sont les jouets du Hamas.
« L’écrasante majorité des gens blessés par balles ont été atteints aux jambes. Ça montre qu’on sait où on vise »
Pourtant, il y a eu moins de manifestants ce vendredi. Indociles, les jouets. Et le bilan des morts est moins accablant. Tsahal a-t-elle été gênée par les fumées noires des pneus ? Ou des consignes de retenue ont-elles été données, après le bain de sang du 30 mars ? L’état-major de l’armée israélienne le nie.
Beaucoup de scènes se sont reproduites à l’identique, côté palestinien, dans une zone de 300 mètres entre la route de terre parallèle à la frontière et la clôture elle-même. « Les règles d’engagement restent les mêmes, la mission aussi », assure le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, le porte-parole des forces armées. Il précise que les balles réelles ne sont utilisées qu’« en dernier ressort, quand l’émeutier essaie d’endommager les infrastructures de sécurité et de pénétrer en Israël ». Un principe nullement respecté le 30 mars, comme Le Monde avait pu alors le constater, cette fois-là du côté palestinien.
Ce jour-là, dix-huit personnes avaient été tuées et près de 750 autres blessées par balles. Certains responsables israéliens ont mis en doute ce bilan du ministère de la santé à Gaza, mais les organisations internationales présentes, comme le Comité international de la Croix-Rouge, ne l’ont pas mis en cause. Au cours de la semaine écoulée, la seule ONG Médecins sans frontières a accueilli 137 patients touchés par balles, dont 132 aux jambes, dans ses structures médicales à Gaza. Côté israélien, l’ONG B’Tselem a publié, mercredi, une lettre ouverte à l’adresse des soldats pour les inviter à désobéir aux « ordres illégaux » si on leur demandait de tirer sur les manifestants palestiniens.
Jonathan Conricus, lui, loue au contraire la lucidité de l’armée : « L’écrasante majorité des gens blessés par balles ont été atteints aux jambes. Ça montre qu’on sait où on vise. »
L’empathie des habitants du kibboutz

   


Comme on ne voit rien de là où l’armée propose de regarder, mieux vaut s’éloigner, remonter quelques kilomètres et pénétrer dans le kibboutz de Nahal Oz. Un vrai repos pour les yeux. Le cadre est charmant, soigné, la végétation luxuriante. Les ruelles paraissent désertes. Beaucoup, parmi les 400 habitants, sont partis rendre visite à des proches pour les fêtes. Tami Halevi, 80 ans, est restée. Arrivée en 1956, trois ans après les premiers civils, elle figure parmi les pionnières de la communauté.
Elle se souvient que cette même année, Roï Rotberg, jeune homme chargé de la sécurité du kibboutz, avait été assassiné par des Palestiniens. Le chef d’état-major Moshe Dayan lui avait rendu cet hommage entré dans l’histoire du sionisme : « Pourquoi devrions-nous nous plaindre de leur haine brûlante à notre égard ? Il y a huit ans [à la création d’Israël en 1948, accompagnée de l’exode de centaines de milliers de Palestiniens], ils se sont assis dans les camps de réfugiés de Gaza, et devant leurs yeux, nous avons transformé les terres et les villages, où eux et leurs aïeux demeuraient autrefois, en notre domaine. »
Aujourd’hui, Tami Halevi dit ressentir « beaucoup d’empathie » pour les Palestiniens qui manifestent. « La plupart veulent juste la paix, comme nous », dit-elle, en précisant qu’elle continue de communiquer, par WhatsApp, avec des Gazaouis.
Les fantasmes et la peur
Il fut une époque où les contacts étaient quotidiens entre le kibboutz et l’autre côté. « On y allait souvent pour faire des courses, acheter du houmous, en visite chez le dentiste. Beaucoup de Palestiniens travaillaient chez nous. » Ces échanges ont disparu. Les fantasmes et la peur ont pris le dessus de part et d’autre de la clôture.
A Nahal Oz, après la dernière guerre de Gaza, à l’été 2014, dix-sept familles n’étaient pas revenues dans leurs maisons. Aujourd’hui, cette perte démographique a été compensée : une quinzaine de nouvelles maisonnettes se dressent.
Parmi les récents arrivants, Oren Cherry, 46 ans, s’est installé il y a six mois. Sa femme est née en Belgique, mais elle a passé son enfance dans le kibboutz. Lui, ingénieur, a lancé son entreprise, qui planifie des installations télécoms, surtout pour l’armée. Il se dit « désolé pour les Palestiniens, pour ce qu’ils doivent endurer. Ils accusent Israël pour tout, parce que c’est plus facile que de manifester contre le Hamas. » Les trois enfants d’Oran connaissent la sirène, l’alerte rouge, qui commande de se mettre aux abris. Lui refuse de suivre de trop près les informations. « C’est trop stressant d’avoir des alertes permanentes sur son téléphone. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Anti-immigration, anti-islam, euro-pessimiste, Viktor Orban jongle entre des déclarations polémiques et une attitude conciliante au sein du Parlement européen, où il est proche d’Angela Merkel. De quoi lui assurer une place à part en Europe.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Cinq hommes sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste. Ils vivaient dans une petite ville de l’Hérault dont une vingtaine d’habitants sont partis pour la Syrie.
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Plongée dans « l’ambiance djihad » de Lunel au tribunal de Paris

Cinq hommes sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste. Ils vivaient dans une petite ville de l’Hérault dont une vingtaine d’habitants sont partis pour la Syrie.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 11h19
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            
Au téléphone, ce 7 décembre 2014, Hamza Mosli annonce à son copain Adil Barki la mort en Syrie d’un de leurs amis communs, Abdelkarim Belfilalia, parti faire le djihad un an plus tôt. Il ajoute avec fierté : « Lunel, c’est la ville de France la mieux représentée au sein de l’[organisation] Etat islamique (EI) ! »
Le premier sait de quoi il parle : deux de ses frères ont déjà rejoint la Syrie, l’un et l’autre y perdront la vie. Le second vient tout juste d’en revenir, après un séjour qui s’est mal passé. Tous deux font partie des cinq prévenus qui comparaissent depuis jeudi 5 avril devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes » ou « financement » d’une entreprise terroriste.
« Emulation djihadiste collective »
Leur interpellation, le 27 janvier 2015, au lendemain des attentats perpétrés à Paris par les frères Kouachi au siège de Charlie Hebdo et par Amedy Coulibaly à Montrouge et à la supérette casher de Vincennes, avait brusquement jeté Lunel (Hérault) dans la lumière, cette grosse bourgade de Petite Camargue, 26 000 habitants, qui a fourni une vingtaine de recrues à l’EI.
Dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à l’automne 2013 sur les filières de recrutement et d’acheminement de djihadistes vers la Syrie, visant notamment l’un des principaux organisateurs, Mourad Fares, les enquêteurs avaient découvert les liens qui unissaient l’un de ses lieutenants à un groupe de jeunes gens originaires de la cité héraultaise. Quinze d’entre eux font toujours l’objet de mandats d’arrêt, qu’ils soient présumés morts ou vivants en Syrie.

Comme l’a relevé prudemment la présidente Céline Ballerini en ouvrant les débats, ce contexte pèse lourd « à tort ou à raison » sur les cinq hommes – trois sont détenus et deux sont sous contrôle judiciaire –, qui font face au tribunal. Frères ou proches...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le numéro deux de la liste Junts per Catalunya avait renoncé à se présenter en mars faute d’avoir obtenu une autorisation de sortie de prison.
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Catalogne : Jordi Sanchez, toujours incarcéré mais de nouveau candidat à la présidence régionale

Le numéro deux de la liste Junts per Catalunya avait renoncé à se présenter en mars faute d’avoir obtenu une autorisation de sortie de prison.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 16h07
   





                        



   


La quatrième tentative sera-t-elle la bonne ? Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, a annoncé, samedi 7 avril, avoir de nouveau désigné un candidat pour le poste de la présidence régionale de Catalogne, position toujours vacante plus de trois mois après les élections. Il s’agit de l’indépendantiste incarcéré, Jordi Sanchez, car « c’est lui qui réunit le plus de soutiens », a justifié M. Torrent dans un tweet.
Trois tentatives infructueuses
Le numéro deux de la liste Junts per Catalunya avait déjà été choisi comme candidat au poste en mars. Mais l’ancien dirigeant catalan étant emprisonné, il devait demander une autorisation de sortie pour se rendre au Parlement. Elle lui avait été refusée en mars, ce qui l’avait conduit à renoncer à se présenter. Une situation qui pourrait évidemment se reproduire, Jordi Sanchez étant toujours derrière les barreaux.
L’ancien président Carles Puigdemont, en exil, avait également été proposé au poste, mais avait dû jeter l’éponge en raison des obstacles judiciaires à son investiture. L’ancien porte-parole de l’exécutif catalan, Jordi Turull, également proposé à la fonction, n’avait pour sa part pas rassemblé suffisamment de voix pour être élu au premier tour.

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                En Catalogne, Carles Puigdemont divise les indépendantistes



Cette impasse politique tient en haleine l’Espagne. Tant qu’elle n’aura pas de président et donc de gouvernement, la Catalogne restera sous la tutelle que lui a imposée Madrid après la tentative de sécession.
Aux élections régionales du 21 décembre, les partis séparatistes ont conservé la majorité absolue des sièges au Parlement (70 sur 135), mais leurs divisions et les poursuites judiciaires ont empêché l’investiture d’un candidat.
L’ex-président catalan Carles Puigdemont a assuré, samedi, au lendemain de sa libération en Allemagne, que l’indépendance de la Catalogne n’était pas l’unique solution. « J’ai toujours dit que c’était notre proposition, mais bien sûr nous sommes prêts à écouter et à travailler si les autorités espagnoles ont un projet espagnol pour la Catalogne », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à Berlin, où il séjourne désormais. L’indépendantiste a également dit souhaiter une « médiation internationale » pour tenter de sortir de la crise.
« Il faut commencer à admettre que l’indépendantisme catalan démocratique est une réalité déterminante ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le plus vaste siège militaire de la guerre de Syrie est en train de s’achever. L’enclave de la Ghouta orientale, proche de Damas, est sur le point de tomber entre les mains de l’armée syrienne.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’universitaire Benoît Tadié offre, avec « Front criminel », une histoire littéraire et politique du polar américain. Rencontre à l’occasion du festival Quais du polar, qui se tient à Lyon jusqu’à dimanche.
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« Le polar ou la société américaine en contrechamp »

L’universitaire Benoît Tadié offre, avec « Front criminel », une histoire littéraire et politique du polar américain. Rencontre à l’occasion du festival Quais du polar, qui se tient à Lyon jusqu’à dimanche.



Le Monde
 |    05.04.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
07.04.2018 à 11h03
    |

                            François Angelier (Collaborateur du « Monde des livres »)








                        



                                


                            

Si le film noir américain a connu en France – citons Borde et Chaumeton (Panorama du film noir américain : 1941-1953, Ed. d’Aujourd’hui, 1975) et François Guérif (Le Film noir américain, Veyrier, 1979) – maints historiens érudits et connaisseurs madrés, le polar attendait encore une synthèse historique et linguistique d’ampleur. La voici : après un percutant essai sur Le Polar américain, la modernité et le mal (PUF, 2006), Benoît Tadié, professeur à l’université Rennes-II, nous donne avec Front criminel une histoire globale, tant littéraire que linguistique et socio-politique, du polar américain.
Qu’est-ce qui vous a porté à faire du polar un objet d’étude ?
D’abord le plaisir d’en lire depuis toujours. C’est, pour moi, une littérature de plein droit. Quand je me suis spécialisé dans la littérature anglophone, je me suis concentré sur les avant-gardes de l’entre-deux-guerres, Joyce notamment. Etudiant les magazines dans lesquels publiaient ces auteurs, je me suis rendu compte qu’au même moment des choses passionnantes se passaient dans les magazines populaires. Deux mondes hélas cloisonnés par les spécialistes. Mon but a donc été de parler des années 1920-1930 d’une manière autre. J’ai alors étudié ces magazines « pulp » où est né le polar américain, et qui donnaient une sorte de contrechamp sur la société américaine.
Dans votre premier essai, vous montriez en effet que le polar se référait beaucoup plus à la littérature d’avant-garde qu’aux productions de consommation…
Tout à fait, et ce, avec le souci et les limites d’être compris par un public peu lettré. Dans la littérature américaine des années 1920, chez Dashiell Hammett ou William Riley Burnett, apparaissent des bouleversements liés à la première guerre mondiale. Psychologie, personnages, société, technologie… Tout se transforme. Un même pessimisme traverse tous les champs de la littérature. Les liens entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ L’homme est soupçonné d’avoir consulté des images pédopornographiques, alors qu’il était en poste jusqu’à l’an dernier auprès de l’ambassade du Vatican aux Etats-Unis.
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Arrestation au Vatican d’un prêtre ex-diplomate à Washington soupçonné de pédophilie

L’homme est soupçonné d’avoir consulté des images pédopornographiques, alors qu’il était en poste jusqu’à l’an dernier auprès de l’ambassade du Vatican aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    07.04.2018 à 16h36
   





                        



   


Le Vatican a annoncé, samedi 7 avril, l’arrestation, sur son territoire, de Carlo Alberto Capella, ex-conseiller auprès de l’ambassade du Saint-Siège à Washington. L’homme est soupçonné d’avoir consulté des images pédopornographiques, enfreignant les lois américaines.
Le prêtre, en poste jusqu’à l’an dernier auprès de l’ambassade du Vatican sur le sol américain, avait été rappelé en septembre 2017 au Saint-Siège où une enquête avait alors été ouverte. Les autorités judiciaires du petit Etat ont émis un mandat d’arrêt contre cet ecclésiastique, aussitôt mis en œuvre par la gendarmerie vaticane, selon un communiqué du Saint-Siège. Mgr Capella a été incarcéré dans une cellule de la caserne de la gendarmerie du Vatican.
Le 21 août 2017, le département d’Etat américain avait fait état, par voie diplomatique, d’une possible violation des lois sur les images pédopornographiques de la part d’un membre du corps diplomatique du Saint-Siège accrédité à Washington. Le Saint-Siège a, par conséquent, rappelé ce prêtre, sans donner suite à une demande de levée d’immunité diplomatique, selon une source du département d’Etat.
Les informations fournies par les Etats-Unis avaient été transmises au procureur du tribunal du Vatican, qui avait alors ouvert une enquête et entamé une collaboration internationale pour obtenir des éléments sur cette affaire.



                            


                        

                        

