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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Le biologiste et philosophe Eric Bapteste propose de réorienter la recherche évolutive pour rendre compte du fonctionnement en réseaux du monde vivant. Ambitieux et passionnant !
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Les entrelacs du vivant

Le biologiste et philosophe Eric Bapteste propose de réorienter la recherche évolutive pour rendre compte du fonctionnement en réseaux du monde vivant. Ambitieux et passionnant !



Le Monde
 |    04.04.2018 à 16h00
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            
La première image évoquant l’évolution est celle d’une marche inexorable qui conduit d’une vie informe à la création la plus exquise, Homo sapiens, en passant par un cortège de singes plus ou moins redressés. La deuxième, moins caricaturale, évoque un arbre dont les embranchements innombrables partent des lignées les plus anciennes vers les ramifications actuelles. Ces deux ­modes de représentation ont eu leur utilité pour faire comprendre les relations au sein du vivant. Mais ils sont dépassés et doivent céder la place à des schémas dynamiques ­capables de rendre compte de processus au sein de réseaux finement intriqués, à toutes les échelles, de l’atome à la planète entière.
Tel est le programme ambitieux proposé par le biologiste et philosophe Eric Bapteste dans Tous entrelacés, un ouvrage qui propose tout simplement aux évolutionnistes de ­repenser leur discipline. L’arbre des espèces, pour foisonnant qu’il soit, ne suffit pas à ­décrire le vivant de façon adéquate : il s’intéresse avant tout aux lignées et à leurs relations, alors que la vie est un réseau, un collectif qui co-construit son évolution.
Réorienter l’« enquête évolutive »
Nous autres, les eucaryotes – faits de cellules dotées de noyaux –, sommes des chimères, rappelle Eric Bapteste : nos cellules sont elles-mêmes le résultat d’un emboîtement de cellules, dont les patrimoines génétiques se sont mêlés. De plus, nous sommes ensemencés avant même la naissance par des microbes qui sont autant de partenaires vitaux : ce collectif porte le doux nom d’holobionte. On voyait ces microbes comme des ennemis, parfois mortels, on les découvre cobâtisseurs de notre immunité, de nos comportements.
La lutte pour la vie, concept fondamental du darwinisme, fait donc écran à une compréhension plus complète des relations ­entre les différents composants du vivant. Ce fonctionnement en communautés laisse la place à des mécanismes d’évolution chers à ­Lamarck, tenant de l’hérédité...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ L’initiative politique du président Macron sur l’IA pourrait trouver un relais dans la puissance technologique de l’industrie allemande, si celle-ci s’éveille enfin à cet enjeu stratégique, observe Stefan Heumann, codirecteur d’un think tank, dans une tribune au « Monde ».
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Intelligence artificielle : « L’Europe a besoin d’une ambition française soutenue par le moteur économique allemand »

L’initiative politique du président Macron sur l’IA pourrait trouver un relais dans la puissance technologique de l’industrie allemande, si celle-ci s’éveille enfin à cet enjeu stratégique, observe Stefan Heumann, codirecteur d’un think tank, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

Stefan Heumann (Codirecteur de la Stiftung Neue Verantwortung (Fondation nouvelle responsabilité)







                        



                                


                            
Tribune. Après avoir assisté à un forum sur l’intelligence artificielle (IA), à Pékin, en janvier, le président français, Emmanuel Macron, a annoncé que l’Europe avait besoin d’une stratégie nationale en matière de big data et d’IA, afin d’être en mesure de rivaliser avec la Chine et les Etats-Unis, et de façonner l’avenir des marchés de la technologie autour des valeurs européennes. Il a réaffirmé cet objectif lors de la présentation, le 29 mars, du rapport du mathématicien et député (LRM) Cédric Villani sur l’intelligence artificielle.
e siècle
Mais pour y parvenir, il va devoir convaincre l’Allemagne d’opérer un virage stratégique radical dans son approche traditionnellement « lente et prudente » des enjeux de la transition technologique. Ce dont l’Europe a besoin en matière d’IA, c’est d’une ambition française soutenue par le moteur économique allemand.
Il ne fait plus aucun doute que la donnée sera le vecteur central de l’économie du XXIe siècle et que l’IA en sera la technologie-clé. La question est de savoir quels pays et quelles entreprises y parviendront les premiers, et quelles règles gouverneront à l’avenir ces nouveaux marchés. Les grands groupes technologiques de la Silicon Valley et de la Chine ont compris l’importance stratégique de cette innovation. Selon un rapport de McKinsey, ces groupes ont investi sur la seule année 2016 un montant compris entre 20 et 30 milliards de dollars (entre 16,3 et 24,4 milliards d’euros) en recherche et développement (R&D) dans l’IA.
L’Europe à la traîne
En 2017, les start-up chinoises ont capté pour la première fois davantage d’investissements en capital-risque que leurs rivales américaines. Mais contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, où ce sont les grands groupes technologiques qui mobilisent la majeure partie des ressources, en Chine, le gouvernement n’abandonne...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-3">
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Le professeur Rémy Nizard constate, dans une tribune au « Monde », que l’hôpital public est à bout de souffle. Il identifie six pistes à suivre afin de sortir de la situation actuelle, parmi lesquelles la remise en cause des 35 heures pour les médecins salariés moyennant des compensations.
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« L’hôpital public est à l’agonie »

Le professeur Rémy Nizard constate, dans une tribune au « Monde », que l’hôpital public est à bout de souffle. Il identifie six pistes à suivre afin de sortir de la situation actuelle, parmi lesquelles la remise en cause des 35 heures pour les médecins salariés moyennant des compensations.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 12h18
    |

Rémy Nizard (Chef du service de chirurgie orthopédique et traumatologie, hôpital Lariboisière)







                        



                                


                            

Tribune. L’hôpital public est une cocotte-minute prête à exploser. Après trente-quatre ans d’observation de tous les changements, parfois voulus mais le plus souvent subis, il convient de dresser un bilan très préoccupant.
Je dois constater que le système est à l’agonie, il s’est épuisé, s’est échoué maintenant, sur la tarification à l’activité qui a constitué l’estocade. Ce mode de financement a eu la vertu de remettre un sens économiquement pertinent à l’activité hospitalière, il a permis un gain de productivité nécessaire à l’époque où il a été initié. Mais aujourd’hui à force de pression et d’injonctions paradoxales, il mène à l’épuisement des soignants et au désengagement qui s’y associe.
Les tragiques événements dans différents hôpitaux en France, même s’ils ne peuvent être analysés à la seule aune du travail hospitalier intense, sont des signaux d’alarme à prendre en compte. Comme responsable élu d’une communauté médicale, je vois tous les jours les conséquences de cette course sans fin vers un idéal inaccessible : faire parfait pour tout avec des moyens qui, par la force de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam), diminuent.
Le royaume de l’injonction paradoxale
La catastrophe de l’application des 35 heures a désorganisé un équilibre fragile en limitant les nécessaires temps d’échanges et de lien social. L’hôpital est devenu le royaume de l’injonction paradoxale. Ceci s’exprime à tous les niveaux dans tous les métiers. Les cadres, tout d’abord, pris entre le marteau d’une direction exigeante et l’enclume d’infirmiers coincés par un travail lourd physiquement et émotionnellement qui leur font remonter leurs difficultés.
Les infirmiers et infirmières, eux aussi pris entre des patients dont l’exigence est légitimement montée, des cadences accélérées liées aux progrès médicaux qui diminuent le temps passé par les patients à l’hôpital au profit d’une rotation plus rapide, des moyens humains...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Troisième volet de la collection « Génie des mathématiques », Leonhard Euler, pionnier dont les idées ont servi à des générations d’ingénieurs et de physiciens.
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Euler, le grand architecte des mathématiques

Troisième volet de la collection « Génie des mathématiques », Leonhard Euler, pionnier dont les idées ont servi à des générations d’ingénieurs et de physiciens.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 09h46
    |

                            Francis Clarke (Mathématicien, professeur de l’université de Lyon à l’Institut Camille Jordan)








                        



                                


                            
« Génie des mathématiques ». Leonhard Euler : le plus grand ­mathématicien de tous les temps ? Nous sommes nombreux à le penser. Né à Bâle (Suisse) en 1707, Euler se ­destine d’abord à l’Eglise, avant que des ­leçons privées avec le mathématicien Jean Bernoulli lui fassent découvrir sa passion pour les mathématiques. Il reste toutefois pieux et son nom est même inscrit dans le calendrier des saints luthériens !
A l’âge de 19 ans, Euler est nommé à l’Académie de Saint-Pétersbourg. Quatorze ans plus tard il est recruté, par Pierre-Louis Moreau de Maupertuis, par celle de Berlin. Mais Euler et Frédéric le Grand ne s’apprécient guère, et le savant retourne déﬁnitivement en 1766 à Saint-Pétersbourg. Le grand institut de mathématiques qui s’y trouve aujourd’hui porte son nom et il est considéré comme étant le fondateur de l’école mathématique russe.
Euler est productif jusqu’à son tout ­dernier jour sur Terre ; on estime qu’il est responsable à lui seul d’un tiers de la production mathématique de son époque. En 1775, pourtant déjà complètement aveugle, il publie en moyenne un article par semaine ! Il est appuyé par ses scribes, sa mémoire eidétique et son prodigieux talent de calcul mental.
Pionnier dans tous les domaines
Euler est un pionnier dans tous les grands domaines des mathématiques ­pures : analyse et algèbre, théorie des nombres, séries, variables complexes, ­calcul différentiel et intégral, géométrie, topologie, probabilités, combinatoire… Mais il est aussi un grand mathématicien appliqué : il a non seulement introduit des concepts et développé des méthodes, mais il sait aussi les rendre utiles et ­pratiques.
Ses contributions en hydrodynamique, mécanique céleste et astronomie, science navale, optique, élasticité, champs électriques, acoustique, musique sont marquantes. Ses idées ont servi à des générations d’ingénieurs et de physiciens. Leurs versions modernes sont ­omniprésentes, par exemple en relativité, en mécanique...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Une centaine de sites ont été découverts dans des zones supposées vierges de toute présence humaine avant l’arrivée des Européens.
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La forêt d’Amazonie, façonnée par l’homme depuis des millénaires

Une centaine de sites ont été découverts dans des zones supposées vierges de toute présence humaine avant l’arrivée des Européens.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 14h00
   





                        



                                


                            

Contrairement à une idée reçue, l’Amazonie des 10 000 dernières années n’avait rien d’une forêt vierge où de rares tribus auraient vécu regroupées le long des fleuves ! La découverte que viennent de publier des chercheurs de l’université d’Exeter (Grande-Bretagne) et de l’université fédérale de Para (Brésil), sous la direction de José Iriarte, le confirme : des populations nombreuses ont habité le sud du bassin amazonien, y compris dans les zones ­interfluviales, au cœur de la forêt, et pas seulement à côté des cours d’eau.
Il y a une dizaine d’années, des archéologues avaient mis au jour dans l’ouest de l’Amazonie, dans l’état de l’Acre, les ­premiers « géoglyphes », immenses et mystérieuses figures géométriques circulaires, rectangulaires ou hexagonales, correspondant à des terrassements qui auraient été édifiés par l’homme entre 2 000 et 650 ans avant nos jours.

D’autres géoglyphes de ce type ont été découverts plus à l’est, notamment dans le Haut Xingu, à 1 800 km de là. « Nous soupçonnions qu’entre les deux il devait y avoir une continuité de peuplement, explique Jonas Gregorio de Souza, coauteur de l’étude qui vient de paraître dans Nature. Mais personne ne s’était intéressé à ces ­régions si peu fertiles qu’on supposait qu’elles n’avaient jamais été habitées. Nous avons donc sélectionné une zone de 500 km sur 250 km, dans le bassin du ­Tabajos [Mato Grosso], et en exploitant des images satellite et des données lidar [détection par laser], nous y avons découvert une centaine de sites qui étaient occupés de 1200 à l’année 1500. »
Dans certains de ces plus grands sites (une des enceintes fait près de 400 mètres de diamètre !) se combinent de multiples terrassements révélant une longue histoire de constructions et de remodelages : fossés, tumulus, chemins creux, restes de villages fortifiés, places plus ou moins grandes, et départs de routes qui rayonnent jusqu’à 1,5 km....




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Il y a dix ans, le géologue Abderrazak El Albani découvrait au Gabon des fossiles multicellulaires de 2,1 milliards d’années, les plus anciens. Mais, faute de financements, ses recherches furent suspendues.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
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Paléontologie : une belle découverte sans lendemain

Il y a dix ans, le géologue Abderrazak El Albani découvrait au Gabon des fossiles multicellulaires de 2,1 milliards d’années, les plus anciens. Mais, faute de financements, ses recherches furent suspendues.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 17h50
    |

                            Sylvestre Huet (Poitiers, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Comment perdre quand on peut ­gagner ? Question de sportifs de haut niveau… mais aussi de scientifiques, tant la compétition côtoie la coopération dans les labos. Une équipe peut perdre en s’acharnant sur une mauvaise idée. En se trompant dans ses calculs. En se montrant incapable de piétiner le savoir acquis pour le dépasser. Mais perdre parce qu’elle manque d’argent alors qu’elle a démarré la compétition en tête, par chance mais aussi par capacité à renverser les idées antérieures, c’est rageant.
Abderrazak El Albani, professeur à l’université de Poitiers, ne cache pas son amertume devant le refus répété – « cinq fois ! », s’exclame-t-il – de l’Agence nationale de la recherche (ANR) de ­financer la poursuite de recherches saluées par de prestigieuses publications ou par leur mise en valeur par le CNRS pour le grand public sur une fresque du métro parisien. Surtout lorsqu’il voit arriver sur le terrain Noah Planavsky, de Yale, et Andrey Bekker, de Riverside (Etats-Unis), Yuichiro Ueno, de Tokyo, le Norvégien Aivo Lepland ou l’Américain Tony Prave, tout contents de l’aubaine, certains de publier dans les meilleures revues sur un sujet aussi excitant.
Multiplier les preuves pour convaincre
En 2008 l’équipe d’El Albani tombe sur un sujet de classe mondiale, dans une carrière de grès au Gabon, près de Franceville. Il y déniche, dans des roches de 2,1 milliards d’années, des macro-fossiles d’organismes multicellulaires de plusieurs dizaines de centimètres. Ils obligeront à réécrire tous les manuels sur l’émergence de la vie complexe. Les paléontologues faisaient jusqu’alors remonter les premiers êtres multicellulaires de taille macroscopique à la faune d’Ediacara (620 à 542 millions d’années). Avant, seuls des unicellulaires, présents depuis 3,8 milliards d’années, peuplent la Terre, « même si de rares traces sont interprétées par certains chercheurs comme de minuscules multicellulaires il y a 1,7 milliard d’années »,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Une étude britannique vient de montrer que des cyclistes âgés de 75 ans avaient un profil immunitaire de personnes de 20 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/04/2018
Découvrir l’application


                           
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Pédaler permet de retrouver l’immunité de sa jeunesse

Une étude britannique vient de montrer que des cyclistes âgés de 75 ans avaient un profil immunitaire de personnes de 20 ans.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 13h38
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Faire du vélo n’est pas bon que pour le moral, le cœur, les muscles… mais permet aussi de doper l’immunité. Une étude britannique ­publiée dans la revue Aging Cell vient d’en apporter la démonstration, en montrant que des cyclistes de 75 ans avaient un profil immunitaire de personnes de 20 ans. « Si le sport était un médicament, tout le monde en prendrait », indique même le professeur Norman Lazarus (King’s College de Londres), l’un des coauteurs.
Les chercheurs ont étudié un groupe de 125 adultes – deux tiers étaient des hommes – de 55 à 79 ans qui ont fait du vélo pendant une grande partie de leur vie et le pratiquent encore à raison de deux heures et demie par semaine, avec une intensité modérée mais de façon constante. Ils étaient capables de parcourir 100 km en six heures et demie. Aucun d’entre eux n’était fumeur, gros consommateur d’alcool ou ­atteint d’hypertension. Ce groupe de cyclistes a été comparé à deux autres, l’un ­d’adultes d’âge voisin, et un autre de jeunes adultes (de 20 à 36 ans), en bonne santé mais non sportifs.

Les chercheurs se sont focalisés sur le thymus, cette glande dont la fonction est d’assurer la ­ maturation des lymphocytes T (types de globules blancs ayant un rôle essentiel dans la fonction ­immunitaire) et qui s’atrophie avec l’âge et entraîne une immunosénescence (un déclin du fonctionnement normal du système immunitaire). « Le système immunitaire ­ s’affaiblit à partir de la vingtaine, ce qui explique ­pourquoi les personnes âgées sont plus sensibles aux maladies comme la polyarthrite rhumatoïde et, ­potentiellement, le cancer, explique la professeure ­Janet Lord, directrice de l’Institut de l’inflammation et du vieillissement de l’université de Birmingham (Grande-Bretagne), et coauteure de cette recherche. Cela signifie que ces cyclistes ont une protection supplémentaire contre tous ces problèmes. »
Des lymphocytes plus nombreux
Concrètement, les lymphocytes T étaient...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Surnommée Icare, elle est jusqu’à un million de fois plus lumineuse et environ deux fois plus chaude que notre soleil.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/04/2018
Découvrir l’application


                        

Découverte de l’étoile la plus lointaine jamais repérée

Surnommée Icare, elle est jusqu’à un million de fois plus lumineuse et environ deux fois plus chaude que notre soleil.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 04h28
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 07h11
   





                        



   


Des scientifiques ont annoncé, lundi 2 avril, avoir détecté l’étoile la plus lointaine jamais observée : une supergéante bleue située à 9,3 milliards années-lumière de la Terre. Cette découverte a été faite grâce au télescope spatial Hubble de la NASA.
Cette étoile est jusqu’à un million de fois plus lumineuse et environ deux fois plus chaude que notre soleil. Elle s’appelle officiellement MACS J1149 + 2223 Lensed Star-1, mais les scientifiques l’ont surnommée Icare.
Située dans une lointaine galaxie spirale, elle est au moins 100 fois plus éloignée que les autres étoiles précédemment observées, à l’exception des objets, comme les énormes explosions de supernova, qui marquent la mort de certains astres. Des galaxies plus anciennes ont été repérées, mais leurs étoiles individuelles étaient indiscernables.
Remonter le temps
Les scientifiques ont profité d’un phénomène appelé « lentille gravitationnelle » pour repérer l’étoile. Il implique la flexion de la lumière par des amas très massifs de galaxies entre l’observateur et la source lumineuse, ce qui grossit et rend visibles les objets célestes lointains, qui autrement seraient indétectables.
« La partie de l’univers où l’on peut voir des étoiles est très petite, mais cette sorte de bizarrerie de la nature nous permet de voir des volumes beaucoup plus grands », a déclaré l’astronome Patrick Kelly, de l’université du Minnesota, auteur principal de la recherche publiée dans la revue Nature Astronomy.
« Nous serons maintenant en mesure d’étudier en détail à quoi ressemblait l’univers – et en particulier comment les étoiles ont évolué et quelle est leur nature – presque jusqu’aux premières étapes de l’univers et aux premières générations d’étoiles. »
Parce que sa lumière a pris tant de temps à atteindre la Terre, observer cette étoile revient à remonter le temps, quand l’univers avait moins d’un tiers de son âge actuel. Le Big Bang, qui a donné naissance à l’Univers, s’est produit il y a 13,8 milliards d’années.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-9">
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Cette découverte, si elle est confirmée, est un argument en faveur de l’existence de la matière noire.
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Découverte d’une galaxie dénuée de matière noire

Cette découverte, si elle est confirmée, est un argument en faveur de l’existence de la matière noire.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
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            David Larousserie








                        



                                


                            
Une absence peut parfois être un bon signe. Dans la revue Nature du 28 mars, des astronomes nord-américains annoncent la découverte de la première galaxie… sans ­matière noire. On pourrait penser naïvement qu’un tel objet affaiblisse les ­tenants de la présence d’une telle matière étrange dans notre Univers. En effet, la théorie explique que peu après le Big Bang, les grumeaux de matière noire ont créé des sortes de puits de gravité au fond desquels la matière originelle a pu s’accumuler afin de former les premières étoiles, les galaxies… Sans cette substance invisible, pas d’Univers.

Mais en fait, dans la suite de l’histoire, les modèles disent aussi qu’il y aura forcément apparition de galaxies sans ­matière noire. C’est par exemple le cas lors de la coalescence de deux galaxies. La matière ordinaire profite de l’énergie libérée lors de la collision pour s’accumuler et former les étoiles, les planètes… Or, comme de telles structures naines n’avaient jamais été vues, les opposants à la matière noire y voyaient un argument en leur faveur. Désormais la galaxie ­baptisée NGC1052-DF2 fait se retourner l’argument contre eux.
Pour affirmer que la nouvelle venue est purement faite de matière ordinaire, les chercheurs l’ont « pesée » en mesurant la vitesse et la luminosité de groupes d’étoiles grâce à plusieurs télescopes dont Hubble et Gemeni, à l’observatoire Keck de Hawaï. Ils ont aussi étudié leur cible grâce à un télescope ingénieux et bon marché, Dragonfly, installé au Nouveau-Mexique et fait de huit téléobjectifs ­professionnels, permettant de voir des faibles luminosités.
Théories alternatives
Leurs calculs montrent finalement qu’il n’est nul besoin d’invoquer une masse invisible pour « tenir » la structure de 200 millions de masses solaires, située à environ 65 millions d’années-lumière de la Terre. Mieux, lorsqu’ils appliquent des théories alternatives à la matière noire, ils trouvent des vitesses en périphérie deux fois plus...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Elle constitue plus d’un quart de l’Univers, mais on ne l’a toujours pas détectée. Va-t-elle nous contraindre à réviser les lois fondamentales de la physique ? David Elbaz, astrophysicien au CEA, revient sur cette quête frustrante et ses implications.
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L’énigme de la matière noire nargue la physique

Elle constitue plus d’un quart de l’Univers, mais on ne l’a toujours pas détectée. Va-t-elle nous contraindre à réviser les lois fondamentales de la physique ? David Elbaz, astrophysicien au CEA, revient sur cette quête frustrante et ses implications.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h24
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04.04.2018 à 09h41
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            Nathaniel Herzberg et 
Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Un vent de tempête souffle sur la physique. Lundi 26 mars, les chercheurs italiens de la collaboration DAMA ont annoncé avoir piégé dans leurs filets la particule fantôme après laquelle court toute la communauté : la matière noire. Deux jours plus tard, la revue Nature a ­annoncé qu’une équipe américaine avait observé, pour la première fois, une galaxie qui en était ­totalement dépourvue.
Pendant ce temps, les principaux détecteurs installés à travers le monde, ainsi que l’immense LHC du CERN, échouent à mettre en évidence ce qui constitue 85 % de la matière et 27 % de l’ensemble de l’Univers. Prélude à une révolution scientifique ? Astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et auteur d’A la recherche de l’Univers invisible (Odile Jacob, 2016), David Elbaz explique pourquoi la matière noire fait traverser à la physique une crise profonde.
Pourquoi a-t-on besoin de matière noire ?
La matière noire attire autant les astrophysiciens – les chercheurs de l’infiniment grand – que les physiciens des particules, ceux de l’infiniment ­petit. Le nom est venu des premiers. En 1933, un Suisse vivant aux Etats-unis, Fritz Zwicky (1898-1974), a fait des observations inattendues dans l’Univers. Il cherchait l’origine des rayons cosmiques, ces particules qui traversent la Terre et nous-mêmes à des vitesses et des énergies immenses. Il a imaginé qu’il s’agissait d’explosions d’étoiles, a ­inventé ainsi le concept de supernova, puis d’étoile à neutrons, et a voulu les observer. Sauf qu’il n’y a qu’une supernova par siècle dans notre galaxie.
Il a donc essayé de les chercher dans d’autres ­galaxies. Et c’est au cours de cette quête qu’il s’est aperçu que ces galaxies bougeaient trop vite dans les amas (1 000 km/seconde, soit près de 4 millions de km/h). Et, à cette vitesse-là, une galaxie devrait s’échapper de l’attraction de ses voisines. Une force mystérieuse maintenait donc les ­galaxies ensemble.
Comme...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Cela fait quinze ans que l’expérience DAMA affirme avoir une trace d’une matière inconnue dans ses détecteurs. Aucune autre équipe de recherche n’a confirmé cette découverte.
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Matière noire : un signal ténu fait débat en Italie

Cela fait quinze ans que l’expérience DAMA affirme avoir une trace d’une matière inconnue dans ses détecteurs. Aucune autre équipe de recherche n’a confirmé cette découverte.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h24
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02.04.2018 à 14h25
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            David Larousserie








                        



                                


                            
Des chercheurs italiens persistent et signent : ils enregistrent bien la trace d’une matière inconnue dans leurs détecteurs. Cela fait plus de quinze ans que Rita Bernabei et ses collègues de l’expérience DAMA, devenue DAMA/Libra en 2003, l’affirment… et que ­personne ne les croit. En effet, aucune autre expérience de ­détection directe de ces particules ne confirme cette découverte.
DAMA, installée au laboratoire souterrain du Gran Sasso dans les Abruzzes, consiste, comme toutes les autres, à tendre des « filets » ­devant le passage de ces particules mystères. Ces pièges sont constitués de grande quantité de matière très dense (solide ou liquide), mis en travers d’un hypothétique vent de matière noire. Ce passage est généralement indétectable, mais il peut lui arriver de remuer légèrement un des noyaux atomiques du filet, suffisamment pour que des détecteurs le repèrent. DAMA utilise des cristaux ­d’iodure de sodium, dopés au thallium, mais surtout enregistre la variation annuelle d’une éventuelle présence de matière noire. En fonction de la position de la Terre autour du Soleil, la vitesse relative de notre planète par rapport à ces particules est différente, ce qui secoue plus ou moins fortement les détecteurs.
C’est ce que l’équipe prétend avoir vu il y a quinze ans et encore aujourd’hui. La porte-parole Rita Bernabei l’a expliqué, le 26 mars, au conseil scientifique du Gran Sasso, en exposant les résultats ­obtenus avec le détecteur de 250 kilogrammes, plus de deux fois plus gros que le précédent.

Ni Rita Bernabei ni d’ailleurs le président du conseil scientifique du Gran Sasso n’ont voulu s’exprimer sur ces nouveautés. Cette discrétion s’explique sans doute par le fait que depuis quinze ans, la controverse s’est doublée de tensions entre les Italiens et leurs collègues, qui considèrent que DAMA n’est pas assez transparente sur ses données et ses outils d’analyse. L’hypothèse la plus commune ­serait que la modulation annuelle ne corresponde...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ S’il est loin le jour où des dodos ou des mammouths parcourront nos campagnes, les recherches se multiplient sur le séquençage de l’ADN d’espèces disparues. Sur son blog, Rémi Sussan les passe en revue. Ainsi que les questions qu’elles posent.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ « Tiangong 1 » s’est écrasée entre l’Océanie et l’Amérique du Sud, où se trouve également le point Nemo, destination finale des engins spatiaux en fin de vie.
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La station spatiale chinoise a atterri dans l’océan Pacifique Sud, pas si loin du « cimetière spatial »

« Tiangong 1 » s’est écrasée entre l’Océanie et l’Amérique du Sud, où se trouve également le point Nemo, destination finale des engins spatiaux en fin de vie.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 11h37
   





                        


Une trajectoire presque heureuse, bien qu’incontrôlée. La station spatiale chinoise Tiangong 1 a fait sa rentrée dans l’atmosphère lundi 2 avril vers 0 h 15 GMT (1 h 15, heure de Paris) pour finir dans « la partie centrale du Pacifique Sud », selon le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux habités (CMSEO). La station s’est désintégrée en plein vol alors qu’elle regagnait la Terre, au terme de deux années d’évolution incontrôlée en orbite. Elle a atterri entre l’Océanie et l’Amérique du Sud. Pas si loin du « point Nemo », le cimetière des déchets spatiaux.

   


« Le point Nemo se trouve au large des côtes de l’Antarctique, de la Nouvelle-Zélande, des îles Pitcairn et du Chili », a expliqué à l’Agence France-Presse Stijn Lemmens du bureau des débris spatiaux de l’ESA (Agence spatiale européenne) à Darmstadt. Cet endroit perdu au milieu du Pacifique, appelé « pôle d’inaccessibilité » ou point Nemo en hommage au capitaine de Jules Verne, représente l’endroit le plus isolé du monde, distant de 2 688 km de la première terre émergée, l’île Ducie, un atoll inhabité.
250 à 300 engins spatiaux s’y sont échoués
« C’est plutôt une zone qu’un point », explique Florent Deleflie, astronome de l’Observatoire de Paris. « Et comme cette zone est très large, elle est la plus propice à ce genre d’opération », ajoute l’astronome, qui précise que « même en cas de chute contrôlée, il reste une incertitude sur le point de rentrée dans l’atmosphère de l’engin ». De plus, c’est un lieu qui semble héberger peu de faune et de flore, souligne Stijn Lemmens.
« Il est donc utilisé comme décharge, ou “cimetière spatial” pour employer un terme plus poli », explique le spécialiste de l’ESA. Ce cimetière a déjà accueilli 250 à 300 engins spatiaux en fin de vie. Le plus célèbre restant, à ce jour, la station spatiale soviétique Mir de 120 tonnes, qui s’y est abîmée en 2001.
« Aujourd’hui, on l’utilise souvent pour les vaisseaux cargo Progress qui ravitaillent la Station spatiale internationale (ISS) », explique Stijn Lemmens. L’énorme station internationale doit d’ailleurs, elle aussi, finir ses jours au point Nemo, en 2024.
Mais même si la zone est particulièrement déserte, quand un engin spatial va engager sa chute vers le cimetière, « le trafic aérien est prévenu, la navigation maritime également », explique Florent Deleflie.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ La Chine, qui ambitionne d’être le troisième pays à construire seul une telle station, après les Etats-Unis et l’URSS, veut retourner sur la Lune.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                

La désintégration de « Tiangong 1 » n’entame pas l’ambition spatiale chinoise

La Chine, qui ambitionne d’être le troisième pays à construire seul une telle station, après les Etats-Unis et l’URSS, veut retourner sur la Lune.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 10h39
   





                        



   


La désintégration, lundi 2 avril, de la station spatiale chinoise Tiangong 1 au-dessus du Pacifique Sud ne ralentira pas la conquête de l’espace par la Chine, inaugurée il y a soixante ans. La Chine, qui a investi des milliards d’euros dans son programme spatial, espère rattraper les Etats-Unis et la Russie.
En 1957, après que l’URSS eut placé en orbite terrestre Spoutnik, Mao Tsé-toung lança un appel à ses concitoyens : « Nous aussi, nous fabriquerons des satellites ! »
La première étape se concrétise treize ans plus tard, lorsque, en 1970, Pékin lance son premier satellite, à bord d’une fusée Longue Marche.
Il faut cependant attendre le 15 octobre 2003 pour que Yang Liwei devienne le premier taïkonaute (« homme de l’espace en chinois ») et accomplisse quatorze fois le tour de la Terre en vingt et une heures. Avec ce vol, la Chine devient le troisième pays, après l’URSS et les Etats-Unis, à envoyer un humain dans l’espace par ses propres moyens. Depuis, elle mène régulièrement des missions spatiales habitées.
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            data-slide-description="Le taïkonaute ("homme de l'espace" en chinois) Zhai Zhigang a effectué, samedi, la première sortie dans l'espace de l'histoire de la Chine. "
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            data-slide-description="Zhai est sorti du vaisseau Shenzhou VII, qui avait décollé jeudi de la base de Jiuquan. Il était équipé d'une combinaison de 120 kilos qui a coùté  4,4 millions de dollars.

"
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            data-slide-description="S'extrayant à mi-corps du module, il a fait un salut de la main puis a passé une quinzaine de minutes dans l'espace."
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            data-slide-description="Il a récupéré un échantillon témoin d'un lubrifiant solide arimé au module et a ensuite regagné l'intérieur de l'appareil."
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            data-slide-description="Flottant dans l'espace, il a agité un drapeau chinois, geste hautement symbolique de l'arrivée de la Chine parmi le club très fermé des grandes puissances spatiales. "
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            data-slide-description=""Je me sens assez bien. Je salue le peuple chinois et tous les gens du monde", a déclaré Zhai Zhigang. "Cette mission de sortie dans l'espace s'est accomplie parfaitement.""
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            data-slide-description="Cette première sortie dans l'espace d'un Chinois a été suivie par des millions de personnes à la télévision et sur des écrans géants. "
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            data-slide-description="Cette sortie constitue pour la Chine une avancée de son programme spatial qui vise, à terme, à construire un laboratoire puis une station orbitale."
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            data-slide-description="Shenzhou VII est revenu sur Terre dimanche, dans le désert de Mongolie intérieure, dans le nord du pays, ralenti par un immense parachute rouge et blanc."
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            data-slide-description="La télévision d'Etat a montré en direct l'arrivée du vaisseau spatial. L'agence officielle Chine Nouvelle a indiqué que les trois taïkonautes étaient en bonne santé."
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Le taïkonaute ("homme de l'espace" en chinois) Zhai Zhigang a effectué, samedi, la première sortie dans l'espace de l'histoire de la Chine. 

AP
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Le module spatial Tiangong 1 avait été placé en orbite en septembre 2011. En 2013, la deuxième spationaute chinoise dans l’espace, Wang Yaping, y a donné un cours de physique télédiffusé en direct pour des centaines de millions d’écoliers et de téléspectateurs sur Terre.
Tiangong 1 (« Palais céleste 1 »), qui a cessé de fonctionner en mars 2016, a été utilisé pour des expériences médicales. Le laboratoire était également considéré comme une étape préliminaire dans la construction d’une station spatiale.
En décembre 2013, la Chine avait réussi à faire débarquer sur la Lune un véhicule téléguidé nommé « Lapin de jade ». Ce robot d’exploration lunaire a toutefois eu un problème mécanique qui l’a plongé dans de longues phases d’inactivité.
En 2016, Pékin lance son deuxième module spatial, Tiangong 2. Ce laboratoire est censé ouvrir la voie au déploiement, prévu en 2022, d’une grande station spatiale habitée chinoise.
La Chine ambitionne d’être le troisième pays à construire seul une telle station, après les Etats-Unis et l’URSS. Elle a été délibérément écartée de la Station spatiale internationale (ISS), qui associe Etats-Uniens, Russes, Européens, Japonais et Canadiens.
Pékin a confirmé sa volonté de construire une base sur la Lune, écrivait au début de mars le journal officiel Global Times, citant un haut responsable du programme spatial. D’abord contrôlée par des robots dotés d’intelligence artificielle, elle accueillera ensuite des humains.
Retards
Le programme spatial chinois a cependant connu un rare revers à l’été 2017 : le lancement raté d’une fusée Longue Marche 5, son lanceur lourd, qui devait mettre en orbite un satellite de communications.
Cet échec a entraîné le report du lancement de la sonde Chang’e 5, qui devait collecter des échantillons de surface lunaire au deuxième semestre 2017. Elle ne se posera finalement sur la Lune qu’en 2019, a annoncé la semaine dernière l’agence de presse officielle Chine nouvelle.
La mission du robot de Chang’e 4, qui doit se poser sur la face cachée de la Lune en 2018, est maintenue.
Enfin, les astronautes et scientifiques chinois rêvent d’envoyer un vaisseau autour de Mars vers 2020, avant de déployer un véhicule téléguidé sur la planète rouge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Frappée, il y a quinze ans, comme de nombreux amphibiens, par un terrible champignon, cette grenouille a failli disparaître. Mais elle semble avoir triomphé de la maladie.
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La résurrection de la grenouille arlequin

Frappée, il y a quinze ans, comme de nombreux amphibiens, par un terrible champignon, cette grenouille a failli disparaître. Mais elle semble avoir triomphé de la maladie.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 07h48
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Zoologie. Les scientifiques respirent. Sauf ­rechute, la grenouille arlequin, ­magnifique petit animal des forêts d’Amérique centrale, est tirée d’affaire. Il y a quelques années, on ne donnait pourtant plus cher de sa peau. Longtemps protégé de tous les prédateurs par des sécrétions empoisonnées, Atelopus varius se voyait ­décimé par un terrible champignon répondant au nom barbare de Batrachochytrium dendrobatidis (Bd). Quelques spécimens semblaient avoir échappé à l’infection au Costa Rica. D’autres avaient été mis au vert dans des parcs protégés. Mais au Panama voisin, sa terre d’élection, comme ailleurs sur le continent, la grenouille avait disparu. A travers le monde, 40 % des espèces d’amphibiens semblaient également frappées.
Dans un article publié dans la revue Science, une équipe de l’université du Nevada publie des informations rassurantes. Après d’autres, elle confirme le retour du « clown » – son autre surnom – sur les pistes panaméennes, plus particulièrement dans trois lieux emblématiques de la biodiversité amphibienne : les sites d’El Copé, El Valle et Campana. Mieux : les scientifiques ont étudié les populations de douze espèces frappées par l’épizootie et observent une remontée importante des ­populations chez onze d’entre elles. Surtout, ils estiment avoir compris la cause de cette ­renaissance : le développement de nouvelles défenses immunitaires sur la peau.
Jamie Voyles et ses collègues ont d’abord établi sur plus de 2 000 échantillons que la prévalence de Bd dans la population avait sérieusement reculé, sans toutefois disparaître. L’explosion épidémique a fait place à une phase endémique mais déclinante. ­Restait à comprendre les causes de ce recul : « Il pouvait s’agir d’une baisse de la virulence du pathogène, d’une augmentation de la ­résistance de l’hôte, ou des deux », écrivent-ils. Ils ont donc commencé par comparer des champignons prélevés au milieu des ­années...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ « Tiangong 1 », en vol incontrôlé depuis 2016, a fait son retour dans l’atmosphère un peu plus tôt que prévu : à 2 h 15 (heure de Paris) au-dessus du Pacifique Sud.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     


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La station spatiale chinoise s’est désintégrée lors de son entrée dans l’atmosphère

« Tiangong 1 », en vol incontrôlé depuis 2016, a fait son retour dans l’atmosphère un peu plus tôt que prévu : à 2 h 15 (heure de Paris) au-dessus du Pacifique Sud.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 03h29
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 08h14
   





                        


La station spatiale chinoise Tiangong 1 a été « globalement détruite » lors de son entrée dans l’atmosphère, lundi 2 avril, autour de 2 h 15 (heure de Paris) au-dessus du Pacifique Sud, a annoncé le China Manned Space Engineering Office (CMSEO), le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux.
L’engin, en vol incontrôlé depuis 2016, a fait son retour dans l’atmosphère un peu plus tôt que prévu : le CMSEO avait annoncé auparavant que le retour sur la Terre s’effectuerait autour de 2 h 42, ce qui l’aurait situé au-dessus de l’Atlantique Sud, au large des côtes brésiliennes.

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                Six questions sur « Tiangong 1 », la station spatiale chinoise en voie de désintégration



« La plupart des équipements ont été détruits lors de la phase de rentrée dans l’atmosphère », a assuré le CMSEO dans un communiqué.
Avant de regagner le sol, l’engin spatial a survolé la Corée du Nord et le Japon, où il faisait déjà jour. Les Etats-Unis ont confirmé le retour de l’appareil dans le Pacifique, évoquant cependant un décalage d’une minute (2 h 16) par rapport à l’évaluation chinoise, selon le Joint Force Space Component Command (JFSCC), dont le réseau de radars a suivi la trajectoire de l’engin en coordination avec plusieurs pays (Allemagne, Australie, Canada, Corée du Sud, France, Italie, Japon, Royaume-Uni).
Un « palais céleste » incontrôlable depuis 2016
Tiangong 1, qui signifie « palais céleste », était le premier laboratoire chinois à avoir été placé en orbite, en 2011, avant le lancement d’une station permanente prévu en 2023. Sa taille était comparable à celle d’un autobus – 10,4 m sur 3,3 m, pour un poids de 8,5 tonnes au lancement. Elle était donc bien plus petite que la Station spatiale internationale (ISS), qui mesure 110 m sur 74 m, et pèse 400 tonnes.
Elle était composée d’un laboratoire expérimental et d’un module de service, ainsi que de deux panneaux solaires de 3 m sur 7 m chacun. Ce « palais céleste » n’était pas habité en permanence, mais il avait accueilli des taïkonautes (spationautes chinois) à deux reprises.
Tiangong 1 aurait dû effectuer une rentrée contrôlée dans l’atmosphère à l’issue de ses missions. Ses moteurs auraient dû être pilotés depuis le sol, pour que sa désintégration se fasse dans une zone non habitée, au-dessus de l’océan Pacifique. Mais, dès le début de 2016, l’Agence spatiale européenne (ESA) avait estimé que le centre de contrôle chinois avait perdu la liaison qui aurait permis de piloter la station ; ce qu’avaient alors nié les autorités chinoises.
En soixante ans de vols spatiaux, il y a eu quelque 6 000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l’homme, et un seul débris a touché une personne, sans la blesser, selon Stijn Lemmens, un expert de l’Agence spatiale européenne (ESA). La station Tiangong 1 est le 50e plus gros objet à effectuer une rentrée non contrôlée depuis 1957, estime Jonathan McDowell, un astronome du centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian, aux Etats-Unis.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Des professionnels de santé ont récemment dénoncé l’inefficacité des médecines non conventionnelles. Dans un entretien croisé, les médecins Bruno Falissard et Vincent Renard reviennent sur ce sujet explosif.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/04/2018
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Les médecines alternatives doivent-elles être disqualifiées  ?

Des professionnels de santé ont récemment dénoncé l’inefficacité des médecines non conventionnelles. Dans un entretien croisé, les médecins Bruno Falissard et Vincent Renard reviennent sur ce sujet explosif.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 10h13
    |

            Pascale Santi et 
Sandrine Cabut








                        



                                


                            

Une nouvelle fois, les médecines dites alternatives ou complémentaires, et en particulier l’homéopathie, reviennent dans le débat public. A l’origine de cet épisode, un texte signé par 124 professionnels de santé, publié dans Le Figaro du 19 mars.
Jugeant ces pratiques inefficaces, dangereuses et coûteuses pour les finances publiques, les signataires demandent au conseil de l’ordre des médecins et aux pouvoirs publics de « ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir ». Ils appellent aussi à ne plus rembourser les soins et médicaments de ces disciplines, et à ne plus reconnaître comme qualifications médicales les diplômes d’homéopathie, de mésothérapie ou d’acupuncture.
Retour sur un sujet explosif avec Vincent Renard, professeur de médecine générale et président du Collège national des généralistes enseignants (CNGE), et Bruno Falissard, psychiatre et professeur de santé publique et de biostatistiques, qui a conduit plusieurs rapports d’expertise de soins non conventionnels.
Que vous inspire ce texte ?
Bruno Falissard : De la tristesse, parce qu’il y a de l’agressivité, du discrédit dans cette tribune même si elle est sociologiquement intéressante. D’autant que c’est un sujet compliqué sur lequel nous-mêmes scientifiques ne sommes pas à l’aise. La médecine est complexe, elle fait appel à la science, mais aussi à l’humain, et doit prendre en compte la souffrance, la mort…
Vincent Renard : Je suis partagé. En effet, les cliniciens, notamment en médecine générale, sont face à un paysage très complexifié avec la coexistence dans une même reconnaissance de professionnels qui ont des visions radicalement différentes. Il n’y a pas un jour où ça ne complexifie pas votre exercice quand vous ­essayez d’avoir une démarche rigoureuse. Les patients se tournent de plus en plus vers ces médecines...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ En orbite au-dessus de la Terre depuis 2011, elle devrait se désintégrer dans la nuit de dimanche à lundi, en un lieu non déterminé.
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Six questions sur « Tiangong 1 », la station spatiale chinoise en voie de désintégration

En orbite au-dessus de la Terre depuis 2011, elle devrait se désintégrer dans la nuit de dimanche à lundi, en un lieu non déterminé.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 11h30
   





                        



   


Faut-il s’inquiéter de la chute d’une station spatiale sur la Terre, ou se réjouir du spectacle qu’offrira sa désintégration ? Les amateurs devront en tout cas scruter le ciel pour voir passer Tiangong 1, qui devrait s’écraser dans la nuit de dimanche à lundi 2 avril. Explications.
Quelle est cette station spatiale ?
Tiangong 1, qui signifie « palais céleste », est le premier laboratoire chinois à avoir été placé en orbite, en 2011, avant le lancement d’une station permanente en 2023. Sa taille est comparable à celle d’un autobus — 10,4 m sur 3,3 m, pour un poids de 8,5 tonnes au lancement —, elle est donc bien plus petite que la Station spatiale internationale, qui mesure 110 m sur 74 m, et pèse 400 tonnes.
Elle est composée d’un laboratoire expérimental et d’un module de service, ainsi que de deux panneaux solaires de 3 mètres sur 7 chacun. Ce « palais céleste » n’est pas habité en permanence, mais il a accueilli des taïkonautes (astronautes chinois) à deux reprises.
Pourquoi va-t-elle s’écraser sur Terre ?
La station spatiale aurait dû effectuer une rentrée contrôlée dans l’atmosphère à l’issue de ses missions. Ses moteurs auraient dû être pilotés du sol, pour que la désintégration se fasse dans une zone non habitée, au-dessus de l’océan Pacifique. Mais l’Agence spatiale européenne (ESA) a estimé au début de 2016 que le centre de contrôle chinois avait perdu la liaison qui permettait de piloter la station, ce qu’ont alors nié les autorités chinoises.
Le CMSEO (China Manned Space Engineering Office), responsable des vols spatiaux habités, dit désormais que la station devrait rentrer dans l’atmosphère entre dimanche 1er et lundi 2 avril, en se désintégrant totalement sous la forme d’une « splendide pluie de météorites ».
A quel endroit risque-t-elle de retomber ?
Difficile pour les scientifiques de répondre à cette question de manière précise. Selon l’ESA, « la rentrée aura lieu entre le 43º N et le 43º S », ce qui correspond à une large ceinture du globe terrestre, comprenant de nombreuses zones habitées : tout le continent africain, le sud de l’Europe, une partie de l’Asie et de la Nouvelle-Zélande, l’Australie, une grande partie de l’Amérique du Sud et une plus petite de l’Amérique du Nord.
Tiangong 1 est susceptible de survoler l’extrême sud de la France (au sud de Perpignan), la Corse, les Antilles, la Guyane ou La Réunion, selon l’Observatoire de Paris.

   


Peut-on observer cette station spatiale ?
Oui. Comme la station se trouvait dimanche à moins de 170 km d’altitude, elle était visible à l’œil nu en France métropolitaine. Elle est passée dans une trajectoire située entre les planètes Jupiter, Mars et Saturne entre 6 h 44 min et 6 h 47 min, heure de Paris, comme le précise Guillaume Cannat sur son blog, Autour du ciel.

        Lire le post de blog de Guillaume Cannat :
         

          Une station spatiale en perdition observée dans le ciel de l’aube



Elle pourrait de nouveau être visible lundi 2 avril à l’aube, dans la moitié sud de la France, si elle ne s’est pas déjà désintégrée. L’ESA a calculé que le moment le plus probable se situait à 23 h 45 GMT (soit 1 h 45 lundi à Paris), avec une marge de plusieurs heures.
Quel est le risque d’être touché par un fragment ?
Il est pratiquement nul, selon les spécialistes. « La plus grande partie va brûler sous l’effet de la chaleur extrême générée par l’arrivée à grande vitesse de la station dans l’atmosphère », explique l’ESA, même si on peut s’attendre à ce que « des parties résistent à ce processus et retombent sur la Terre », ajoute l’agence.
Le CMSEO évalue que le risque pour un être humain d’être touché par un débris spatial de plus de 200 grammes est de 1 sur 700 millions.
L’Observatoire de Paris estime qu’au vu de la taille de la station, des morceaux pourraient arriver au sol dans une ellipse de 500 m de large et jusqu’à 10 km de long de part et d’autre de la trajectoire, en fonction des vents en altitude.
En soixante ans de vols spatiaux, on a compté environ 6 000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l’homme, et un seul débris a touché une personne, sans la blesser, précise aussi Stijn Lemmens, un expert de l’ESA.

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                Espace : 7 500 tonnes de déchets en orbite



Quelles sont les ambitions spatiales de la Chine ?
La Chine a investi des milliards d’euros dans la conquête spatiale pour tenter de rattraper l’Europe et les Etats-Unis. Coordonnée par l’armée, elle est perçue comme un symbole de la puissance recouvrée du pays.
Pékin ambitionne d’envoyer un vaisseau spatial autour de Mars vers 2020, avant de déployer un véhicule téléguidé sur la planète rouge. L’Empire du Milieu compte aussi déployer d’ici à 2022 une station spatiale habitée, au moment où la Station spatiale internationale (ISS) aura cessé de fonctionner, et rêve d’envoyer un homme sur la Lune.

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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ La station spatiale chinoise Tiangong-1, toujours en orbite, est passée à côté de Jupiter, Mars et Saturne dimanche entre 6 h 44 et 6 h 47. Elle pourrait n’entrer dans l’atmosphère terrestre que lundi matin.
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Nos journalistes David Larousserie, du service Sciences, et Morgane Tual, du service Pixels, ont répondu aux questions des internautes lors d’un tchat, jeudi.
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Intelligence artificielle : « Le rapport Villani pousse pour le développement des technologies d’IA dans de nombreux secteurs »

Nos journalistes David Larousserie, du service Sciences, et Morgane Tual, du service Pixels, ont répondu aux questions des internautes lors d’un tchat, jeudi.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 18h30
   





                        



   


Emmanuel Macron a dévoilé, jeudi 29 mars, son plan pour l’intelligence artificielle (IA), au lendemain de la remise d’un rapport sur le sujet par le député et mathématicien Cédric Villani. Nos journalistes David Larousserie, du service Sciences, et Morgane Tual, du service Pixels, ont répondu aux questions des internautes.

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                Intelligence artificielle : ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani



Fab : A quel niveau se situe la France face aux grandes nations sur le sujet de l’IA ?
David Larousserie : La France a des atouts, essentiellement en recherche avec ses universités, ses organismes de recherche (Inria, CNRS). Beaucoup sont d’ailleurs recrutés par les fameux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) comme Yann LeCun (Facebook), Olivier Bousquet (Google)…
Ces Gafam installent aussi des centres de recherche en France. Les raisons sont que les technologies de l’IA sont très liées aux mathématiques, une discipline où la France dispose de grands viviers. Au niveau mondial, Etats-Unis, Canada, Chine et nos voisins européens sont des leaders.
Ugo : Finalement, ne va-t-on pas vers une IA partout, toujours ? Le rapport y incite-t-il ou au contraire va-t-il vers une restriction de l’utilisation de l’IA, notamment quand celle-ci met en danger des emplois ?
Morgane Tual : Le rapport de Cédric Villani pousse en effet pour le développement des technologies d’IA, dans de nombreux secteurs. Le député et mathématicien n’est pas dans une logique de frein, bien au contraire. Concernant l’emploi, je vous copie la réponse qu’il nous a donnée à ce sujet, lors d’un entretien mené lundi :
« Si nous ne faisons rien, nos entreprises vont perdre en compétitivité et l’économie dégringolera encore. Personne ne sait trop comment le travail va évoluer. Les économistes font des prédictions très variées, mais c’est extrêmement dur de savoir quelles tâches seront automatisables. »
Lyrink : L’IA est souvent présentée comme synonyme de progrès et ses applications pratiques sont souvent louées. Cependant, cette technologie soulève des questions. Qu’en est-il donc des annonces du gouvernement à propos des problèmes éthiques et juridiques ?
M. T. : Emmanuel Macron a évoqué, dans son discours, la dimension éthique de l’IA, et a annoncé la mise en place d’un « GIEC » de l’IA – en référence au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Il s’agira d’un organisme chargé de réfléchir aux impacts éthiques de l’IA.
Par ailleurs, le président de la République souhaite que les algorithmes utilisés par l’Etat soient pour la plupart rendus publics, comme celui de Parcoursup.
Zap : Rattraper le retard dans la recherche de l’IA sans rémunérer les chercheurs à leur juste valeur, pensez-vous que c’est possible ?
D. L. : Le rapport Villani recommandait en effet le doublement des salaires des jeunes chercheurs (qui est d’environ 1,7 smic selon le même rapport). La proposition n’a pas été retenue par le président de la République. En revanche, les chercheurs pourront augmenter leur rémunération en travaillant pour partie pour des entreprises. Ce genre d’activité est aujourd’hui plafonné à 20 % du revenu ; le plafond passerait à 50 % lors d’un prochain projet de loi économique. Le risque est de multiplier les situations de conflits d’intérêts : pour les discussions éthiques ou réglementaires, trouvera-t-on des chercheurs indépendants des parties prenantes ?
Des chaires d’excellence (en fait qui existent déjà) seront également créées, permettant d’offrir un « paquet » à un chercheur (salaire, moyens financiers pour la recherche, capacité à recruter des thésards et post-doc…). Là aussi le privé est généralement partenaire de ces chaires.
Lui : Si j’ai bien compris la proposition de Cédric Villani de favoriser les échanges de données, notamment en Europe, le rapport précise un échange de données axé sur la santé, etc. Cette proposition ne peut-elle pas engendrer des excès comme le vol de données personnelles ?
M. T. : La mutualisation de grandes masses de données personnelles présente en effet un risque potentiel, aucun système informatique ne pouvant être considéré comme inviolable. Cette inquiétude est particulièrement pertinente concernant les données de santé, extrêmement sensibles. Si une plate-forme de partage de données de santé est effectivement créée, elle devra être mise en œuvre de façon très rigoureuse, avec de fortes garanties concernant l’anonymisation des données et la sécurité du système. La réglementation européenne, et surtout française, en matière de données de santé est extrêmement stricte.
 Sébastien : L’IA a-t-elle conscience d’elle-même ?
D. L. : Non, quand elle conduit une voiture ou joue au Go, elle ne sait même pas ce qu’elle est en train de faire.
Ce sont des algorithmes, des programmes, des logiciels… sans conscience. On les qualifie d’« intelligents » car leurs paramètres ont été souvent « appris » (lors d’une phase de confrontation avec des exemples connus) et qu’ils font mieux que nous dans certaines tâches.
Lampion : Le rapport fait-il mention de limitations quant au développement de certains types d’IA ? Je pense notamment à l’interdiction de développer des « armes autonomes ».
M. T. : Le rapport de Cédric Villani reste relativement évasif sur la question des armes autonomes. Il en appelle au « débat de société » et ne s’engage pas sur la question de leur interdiction ou d’un moratoire. En août, une lettre ouverte aux Nations unies signée par 116 fondateurs d’entreprises de robotique et d’IA avait réclamé l’interdiction des robots tueurs autonomes. D’autres initiatives visant à alerter sur les dangers de ces technologies ont eu lieu par le passé.
Jean Noël : Pourrait-il être envisagé une IA pluri ou multidisciplinaire (capable d’intervenir en secteur hospitalier, de gérer financièrement une intervention, de gérer des moyens humains et matériels pour une opération, etc.) ?
D. L. : Cela relève largement de la science-fiction.
Déjà, mettre au point et évaluer un algorithme capable d’aider un médecin à fournir un diagnostic, à trouver le meilleur traitement possible, n’est pas aisé. En outre, les robots (avec deux bras et deux jambes) sont aussi délicats à mettre au point, y compris en milieu hospitalier. On en est à des « robots » de téléprésence, d’accompagnement…
Quentin Cordelier : Faut-il avoir peur de l’IA ?
M. T. : Vaste question ! Je me permets, pour y répondre, de vous renvoyer vers cet article, qui liste les problèmes très concrets que pose aujourd’hui l’IA – au-delà des fantasmes de science-fiction bien connus.

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                Au-delà des fantasmes, quels sont les problèmes concrets que pose l’intelligence artificielle ?



Hubert_Dreyfus : Le cycle se répète régulièrement, l’investissement sur l’IA explose, on nous annonce quasiment un nouveau monde en préparation (le traducteur universel était prévu, en 1970, pour l’an 2000) mais les problèmes fondamentaux liés à la cognition sont toujours les mêmes, et la science est, depuis bientôt 60 ans, dans l’incapacité absolue d’envisager une solution (récréer artificiellement les mécanismes de la pensée). Ne croyez-vous pas que l’on s’achemine plutôt vers un nouvel « Hiver de l’Intelligence Artificielle » (AI Winter), 3e ou 4e du nom ?
M. T. : C’est ce que craignent certains chercheurs. Depuis le début des années 2010, ces technologies ont énormément progressé, et les investissements avec, mais jusqu’à quand ? Rien n’assure que ces progrès se poursuivront au même rythme dans les années à venir. A force d’en faire « trop » sur l’IA, ne risque-t-on pas de créer une déception, par rapport aux promesses immenses régulièrement avancées ? Auquel cas, les investissements pourraient être amenés à baisser drastiquement, ce qui pénaliserait fortement la recherche.



                            


                        

                        

