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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Au deuxième jour du mouvement de protestation contre la réforme du gouvernement, les grévistes sont divisés entre partisans de la « grève perlée » et tenants d’une grève reconductible au jour le jour.
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A la gare du Nord à Paris, les cheminots débattent des modalités de poursuite de la grève

Au deuxième jour du mouvement, les grévistes sont divisés entre partisans de la « grève perlée » et tenants d’une grève reconductible au jour le jour.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 18h52
    |

                            Jérémie Lamothe








                        



   


Le bras de fer continue entre gouvernement et cheminots, et personne ne semble vouloir lâcher d’un pouce. Au deuxième jour de grève à la SNCF, mercredi 4 avril, après une première journée particulièrement suivie, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a annoncé que la réforme de l’entreprise ferroviaire serait menée « jusqu’au bout, avec une grande détermination ».
« Cette mobilisation ne doit pas empêcher le gouvernement d’avancer et de conduire les transformations pour lesquelles nous avons été élus il y a un peu moins d’un an », a dit le président de la République, Emmanuel Macron, à son équipe gouvernementale, au cours du conseil des ministres, mercredi matin.

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En parallèle, la mobilisation reste forte chez les cheminots. Si le taux de grévistes dans l’ensemble de l’entreprise était en baisse mercredi par rapport à la veille, selon la direction — 29,7 % contre 33,9 % —, il restait très important chez les « agents indispensables à la circulation des trains ». C’est le cas chez les conducteurs (74 % mercredi contre 77 % mardi) et ces niveaux étaient même en hausse pour les contrôleurs (77 % contre 69 %) et les aiguilleurs (46 % contre 39 %). Dans la matinée, près de 300 assemblées générales étaient aussi organisées à travers le pays pour discuter de la suite du mouvement.

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Grève reconductible ou grève perlée
Car si les syndicats dénoncent à l’unisson le projet de réforme du gouvernement, le débat est vif parmi les cheminots sur les modalités à adopter pour la suite du mouvement. Doivent-ils poursuivre leur « grève perlée » de deux jours sur cinq, comme le souhaitent la CGT, l’UNSA et la CFDT ? Ou s’engager dans une grève reconductible au jour le jour, comme le préconise SUD-Rail ?
En fin de matinée, au bout du quai 36 de la gare du Nord à Paris, l’assemblée générale de l’intersyndicale a décidé à une courte majorité (27 votants contre 26), après une heure de discussions, que la grève serait reconduite le 8 avril, et non le 5.
Fabien, employé à la maintenance des TGV et syndiqué à SUD-Rail, fait partie de ceux qui souhaitent une « grève générale, tous les jours » pour faire plier le gouvernement. « Il faut bloquer l’économie du pays », dit-il. A la SNCF depuis dix-sept ans, il a le sentiment que les cheminots sont « extrêmement motivés » :
« Pour l’instant, il y a une petite étincelle, mais il faut tout faire pour que ça prenne, pour que les étudiants nous rejoignent. » 
Selon lui, la réforme gouvernementale passe à côté de la question centrale : la dette de l’entreprise ferroviaire.
« On n’en parle pas du tout alors que c’est la question centrale. Elle a été générée par le tout-TGV voulu par les politiques ces dernières années. »

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« Garde-fous »
David, 31 ans et conducteur de train depuis huit ans, souhaite lui aussi une grève reconductible pour s’opposer à ce qu’il qualifie d’« attaque sans précédent » contre la SNCF. « Il faut être à la hauteur de cette attaque. Avec ce projet, on revient au XIXe siècle », dit-il. Il a mis « un mois et demi de salaire de côté » pour tenir, le temps d’une grève longue. « Si on ne se bat pas là, on n’aura plus qu’à aller pointer à Pôle emploi », dit aussi Yazid, conducteur.
Pour d’autres cheminots en revanche, les conditions ne sont pas encore réunies pour une grève reconductible au jour le jour. « Ça va être un long combat, il faut que les salariés tiennent », explique Luis Da Silva, secrétaire général de la CGT.
« On est partis sur une course de fond contre le gouvernement, pas un sprint. »
Au-delà des modalités du mouvement, les grévistes réunis gare de Lyon estiment que si Emmanuel Macron l’emporte face aux cheminots, le président aura alors le champ libre pour faire passer d’autres réformes libérales. « On est les derniers garde-fous, estime Fabien. Macron s’attaque aux cheminots alors que ce n’était pas dans son programme. S’il nous fait plier, ça sera ensuite plus facile pour lui de faire passer ses réformes. C’est aussi pour cela qu’on reçoit des messages de soutien de la part des Français. »

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’année dernière, le chiffre d’affaires du secteur s’est élevé à 27,3 milliards d’euros, en recul de 2 % par rapport à 2016, selon l’étude annuelle du cabinet GfK.
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Léger recul pour le marché de l’électronique grand public en France en 2017

L’année dernière, le chiffre d’affaires du secteur s’est élevé à 27,3 milliards d’euros, en recul de 2 % par rapport à 2016, selon l’étude annuelle du cabinet GfK.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 15h58
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Le cabinet GfK a profité de l’ouverture du Medpi (Marché européen de la distribution de produits interactifs), mercredi 4 avril, pour publier son étude annuelle sur l’évolution du marché français de l’électronique grand public et des équipements de la maison (petit et grand électroménager). Sur l’année 2017, le marché est estimé à 27,3 milliards d’euros, en léger recul (-2 %).
Une tendance qui place la France « en retard par rapport à ses voisins européens », indique Tristan Bruchen du cabinet GfK. Principal responsable : le marché de la télévision, qui s’est replié de 31 % en volume (4,5 millions d’unités écoulées) et 20 % en valeur, à 1,9 milliard d’euros.
Cette contre-performance doit être relativisée. La comparaison avec 2016 était, en effet, dure à tenir. L’année avait été marquée par le passage de la TNT à la haute définition et l’organisation en France du championnat d’Europe de football – le ballon rond étant un aiguillon traditionnel du marché de la télé.
5,4 écrans par foyer
Par ailleurs, le petit écran – qui porte de plus en plus mal son nom – souffre de la concurrence des autres écrans : ordinateurs, tablettes, smartphones… Alors que chaque foyer n’était équipé en moyenne que de 3 écrans en 2013, on en compte aujourd’hui 5,4, et le chiffre devrait être porté à 7 en 2020. Cette concurrence joue particulièrement en défaveur de la télévision chez les plus jeunes, qui ont appris à s’en passer, via les offres de streaming.
Le marché de la téléphonie, principal poste de dépense pour les Français (8,3 milliards, soit plus que l’électroménager), voit pour la deuxième année consécutive le volume de ses ventes s’effriter à un peu moins de 24 millions d’unités (- 5 %). La vente d’appareils neufs est en outre concurrencée de manière de plus en plus significative par celle des appareils reconditionnés.

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Du côté de l’informatique, l’érosion du marché est encore plus durable. Elle s’est poursuivie en 2017 pour la quatrième année consécutive, avec un net recul du marché des tablettes (-13 %).
Tous les indicateurs ne sont cependant pas au rouge. La hi-fi affiche un chiffre d’affaires de 550 millions d’euros en hausse de 4 %, tiré, en particulier, par les mini-enceintes sans fil (270 millions, +10 %). Toujours dans l’audio, les ventes de casques ont dépassé les 10 millions d’unités cette année (+13 %), avec un boom des appareils sans fil (+57 %).
Les enceintes vocales (Google Home et autres) commencent également à peser, avec 250 000 exemplaires écoulés en 2017. Là, les marges de croissance sont considérables : il s’en est écoulé plus de 1,3 million sur cette période en Grande-Bretagne.
1 milliard d’euros pour les objets connectés
Les objets connectés connaissent aussi un essor remarquable, avec un chiffre d’affaires en hausse de 33 % qui dépasse pour la première fois la barre du milliard d’euros de revenus. Dans cette catégorie, la maison connectée (ampoules, caméras, thermostat, serrures connectés) génère plus de deux tiers de la valeur.

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Le rapport de GfK met aussi en lumière une évolution des comportements d’achat. Si les consommateurs renouvellent moins régulièrement leurs équipements, ils se laissent convaincre d’acquérir des produits plus chers, équipés des dernières technologies (Bluetooth, OLED, QLED…). Ainsi le prix moyen des téléviseurs achetés en 2017 est 15 % plus élevé que l’année précédente, à 444 euros, quand celui des smartphones a progressé de 6 %, à 380 euros.
Mais chacun cherche aussi à faire une bonne affaire. À cet égard, on s’aperçoit que la saisonnalité des achats est de plus en plus corrélée aux soldes. Et le Black Friday est désormais un rendez-vous installé dans l’esprit des acheteurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Alors qu’il ne s’était pas expliqué devant les parlementaires au sujet de l’ingérence de la Russie dans les élections, le fondateur de Facebook a finalement accepté de répondre à leurs questions dans cette affaire sensible.
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Affaire Facebook-Cambridge Analytica : Mark Zuckerberg s’expliquera devant le Congrès américain

Alors qu’il ne s’était pas expliqué devant les parlementaires au sujet de l’ingérence de la Russie dans les élections, le fondateur de Facebook a finalement accepté de répondre à leurs questions dans cette affaire sensible.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 15h35
   





                        



   


Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, répondra le 11 avril aux questions du Congrès américain sur l’affaire Cambridge Analytica. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 4 avril, la commission de la Chambre des représentants chargé du commerce. Un événement très attendu – d’autant plus que le fondateur du plus grand réseau social ne s’était pas présenté devant le Congrès au sujet de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016, préférant envoyer un autre représentant de l’entreprise.
Facebook est plongé dans une des pires crises de son histoire depuis les révélations, le mois dernier, du Guardian et du New York Times. Le réseau social est accusé d’avoir laissé les données de dizaines de millions d’utilisateurs être siphonnées, via un sous-traitant, par Cambridge Analytica, une entreprise spécialiste de l’influence politique proche de Donald Trump. Des parlementaires américains des deux bords avaient alors réclamé que Mark Zuckerberg vienne s’expliquer en personne devant le Congrès.
Réclamé en Europe
La Commission parlementaire britannique dédiée aux questions numériques avait aussi exigé, de son côté, que le fondateur de Facebook vienne s’expliquer devant elle. Fin mars, elle s’était vu adresser une fin de non-reçevoir, l’entreprise proposant plutôt d’envoyer un adjoint. Une proposition refusée par les députés britanniques.
La Commission européenne a, quant à elle, donné deux semaines à Facebook pour répondre à une série de questions concernant l’impact de cette affaire sur les données des utilisateurs européens. Un ultimatum qui arrivera à son terme la semaine prochaine.
Mark Zuckerberg s’exprimera devant le Congrès américain, mercredi 11 avril à 16 heures, heure française.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Mercredi, plus de 6 000 personnes avaient participé à cette cagnotte lancée le 23 mars par une trentaine d’écrivains, réalisateurs et universitaires.
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SNCF : une cagnotte de soutien aux grévistes dépasse 200 000 euros

Mercredi, plus de 6 000 personnes avaient participé à cette cagnotte lancée le 23 mars par une trentaine d’écrivains, réalisateurs et universitaires.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 16h25
   





                        



   


Une cagnotte de soutien aux cheminots en grève, lancée le 23 mars par une trentaine d’écrivains, réalisateurs ou universitaires, avait franchi la barre des 204 000 euros, mercredi 4 avril au milieu de l’après-midi.
« Tout l’argent déposé sur la cagnotte ira directement, sans intermédiaires, aux fédérations de cheminots », hors frais de transfert, explique le sociologue Jean-Marc Salmon, à l’origine du projet, sur la page dédiée à la cagnotte.
A 16 heures, mercredi, le site affichait une somme de 204 000 euros collectés, avec près de 6 030 contributeurs.
« Ils défendent un de nos biens communs »
« Nous avons de la sympathie pour les cheminots grévistes », écrivent sur un blog de Mediapart les fondateurs de la cagnotte, parmi lesquels figurent les écrivains Laurent Binet, Didier Daeninckx et Annie Ernaux, les philosophes Bernard Stiegler et Etienne Balibar, ou encore le réalisateur Robert Guédiguian :
« Ils défendent un de nos biens communs, une entreprise de service public que le gouvernement cherche à transformer en “société anonyme”. (…) Chacun comprend que les journées de grève coûtent et que pour le succès de leurs revendications, il importe que le mouvement puisse durer. »
A titre de comparaison, la caisse de solidarité aux cheminots, lancée par SUD-Rail (troisième syndicat à la SNCF), contenait près de 18 700 euros à la même heure, avec un peu plus de 450 participants.
Mardi, au deuxième jour d’un mouvement qui doit durer jusqu’au 28 juin, au rythme de deux jours de grève tous les cinq jours, le trafic restait très perturbé. Le gouvernement, qui joue l’opinion face aux grévistes, a prévenu les usagers qu’ils devaient s’attendre à des « jours difficiles ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le taux de participation à la grève, calculé par la direction, était de 29,7 % à mi-journée, soit quatre points de moins que mardi. Ce chiffre est contesté par les syndicats.
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SNCF : pourquoi toujours tant de perturbations avec un taux de grévistes en baisse ?

Le taux de participation à la grève, calculé par la direction, était de 29,7 % à mi-journée, soit quatre points de moins que mardi. Ce chiffre est contesté par les syndicats.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 17h34
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Au deuxième jour de la grève en pointillé des cheminots, qui pourrait durer jusqu’à la fin juin, le taux de gréviste est en net recul. Mercredi 4 avril à la mi-journée, le taux de participation calculé par la direction était de 29,7 %, soit quatre points de moins que celui affiché pour la journée de mardi (33,9 %) et en plus forte baisse encore par rapport au jeudi 22 mars où 35,4 % des salariés SNCF avaient cessé le travail.
Ce chiffre est toutefois contesté par bon nombre d’observateurs, dont la plupart des syndicalistes, car il ne prend pas en compte les taux de grévistes parmi les équipes qui prennent leur service l’après-midi.
« Même si elle n’est pas exacte à deux chiffres après la virgule, notre estimation donne une très bonne photographie du taux de grévistes, répond Benjamin Raigneau, le DRH du groupe public ferroviaire SNCF, contacté par Le Monde. Comme dans beaucoup d’entreprises, à la SNCF, une grande majorité de salariés commencent à travailler le matin. »
Forte baisse de la mobilisation dans les équipes encadrantes
Au-delà des querelles de calcul, le recul paraît sensible. « Plus de deux salariés sur trois sont venus travailler aujourd’hui, souligne, non sans quelque satisfaction, M. Raigneau. On peut le voir en gare avec la grande quantité de gilets rouges qui aident les clients. »
Pour autant, les perturbations du trafic sont restées sensiblement les mêmes que la veille. Comment, avec une telle baisse de grévistes, le désordre ferroviaire ne diminue-t-il pas ? Ou pas dans les mêmes proportions ?
« Il y a de très fortes disparités au sein des personnels de la SNCF, explique M. Raigneau. Le taux de grévistes chez les agents indispensables à la circulation des trains reste très élevé. »

   


C’est le cas chez les conducteurs (74 % mercredi 4 avril, contre 77 % mardi) et ces niveaux sont même en hausse pour les contrôleurs (77 % contre 69 %) et les aiguilleurs (46 % contre 39 %).
En revanche, la baisse de la mobilisation est forte dans les équipes encadrantes au sens large. Les agents de maîtrise passent de 40 % à 30 % de grévistes dans leurs rangs. Quant aux cadres, ils n’étaient plus que 11 % à faire grève aujourd’hui contre 17 % la veille.
« Nous avions hier, mais aussi le 22 mars, un niveau significatif chez les cadres, analyse Benjamin Raigneau. Aujourd’hui, neuf cadres sur dix sont au travail. Il me semble qu’après avoir exprimé fortement leur inquiétude vis-à-vis de la réforme, les cadres reviennent à leur préoccupation de tous les jours : le service des clients. » 

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Composé d’analyses croisées, cet ouvrage de la Fédération des entreprises d’insertion revient sur les initiatives d’inclusion sociale expérimentées dans onze pays du pourtour méditerranéen où la pauvreté se conjugue souvent avec l’exclusion.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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La diversité de l’insertion

Composé d’analyses croisées, cet ouvrage de la Fédération des entreprises d’insertion revient sur les initiatives d’inclusion sociale expérimentées dans onze pays du pourtour méditerranéen où la pauvreté se conjugue souvent avec l’exclusion.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Révolutions en Tunisie et en Egypte, nouveau gouvernement en Grèce, nouvelle Constitution au Maroc, manifestations en Espagne… Ces dernières années, la plupart des pays méditerranéens ont fait face à des changements politiques ou à des crises majeures. Soucieux d’établir de nouvelles formes de gouvernance en rupture avec certaines pratiques clientélistes du passé, « la grande majorité des décideurs publics ont concentré leur énergie sur la mise en place d’une transition politique, sans réellement s’attaquer à l’autre racine de la contestation qu’est l’exclusion économique et sociale », regrette la Fédération des entreprises d’insertion. Comment cette mer autrefois nourricière, qui aujourd’hui engloutit des femmes et des hommes en quête de survie, peut-elle devenir le havre d’un avenir solidaire ?
la Fédération des entreprises d’insertion embarque le lecteur dans un périple prospectif
C’est à cette question que répond L’insertion en Méditerranée, d’une rive à l’autre. L’ouvrage est composé d’analyses croisées et de monographies de onze pays différents. De la France à la Turquie, en passant par la Tunisie et l’Egypte, la Fédération des entreprises d’insertion embarque le lecteur dans un périple prospectif. « Cette espérance, loin d’être une utopie, est déjà défrichée par des citoyens, des organisations et des Etats qui se préoccupent de la place des plus fragiles dans la société. L’analyse des initiatives et des politiques d’insertion par le travail dans onze pays du pourtour méditerranéen en a fait ressortir les éléments-clés mettant en avant autant leur diversité que leur insuffisance. »
« Outil puissant »
Trois phares pourraient éclairer le renforcement des actions collectives en la matière, de l’approche caritative à la plus entrepreneuriale, jusqu’à l’hybridation. L’ouvrage propose de développer la coopération orthogonale et de créer une bibliothèque recensant les retours d’expériences des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’initiative politique du président Macron sur l’IA pourrait trouver un relais dans la puissance technologique de l’industrie allemande, si celle-ci s’éveille enfin à cet enjeu stratégique, observe Stefan Heumann, codirecteur d’un think tank, dans une tribune au « Monde ».
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Intelligence artificielle : « L’Europe a besoin d’une ambition française soutenue par le moteur économique allemand »

L’initiative politique du président Macron sur l’IA pourrait trouver un relais dans la puissance technologique de l’industrie allemande, si celle-ci s’éveille enfin à cet enjeu stratégique, observe Stefan Heumann, codirecteur d’un think tank, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

Stefan Heumann (Codirecteur de la Stiftung Neue Verantwortung (Fondation nouvelle responsabilité)







                        



                                


                            
Tribune. Après avoir assisté à un forum sur l’intelligence artificielle (IA), à Pékin, en janvier, le président français, Emmanuel Macron, a annoncé que l’Europe avait besoin d’une stratégie nationale en matière de big data et d’IA, afin d’être en mesure de rivaliser avec la Chine et les Etats-Unis, et de façonner l’avenir des marchés de la technologie autour des valeurs européennes. Il a réaffirmé cet objectif lors de la présentation, le 29 mars, du rapport du mathématicien et député (LRM) Cédric Villani sur l’intelligence artificielle.
e siècle
Mais pour y parvenir, il va devoir convaincre l’Allemagne d’opérer un virage stratégique radical dans son approche traditionnellement « lente et prudente » des enjeux de la transition technologique. Ce dont l’Europe a besoin en matière d’IA, c’est d’une ambition française soutenue par le moteur économique allemand.
Il ne fait plus aucun doute que la donnée sera le vecteur central de l’économie du XXIe siècle et que l’IA en sera la technologie-clé. La question est de savoir quels pays et quelles entreprises y parviendront les premiers, et quelles règles gouverneront à l’avenir ces nouveaux marchés. Les grands groupes technologiques de la Silicon Valley et de la Chine ont compris l’importance stratégique de cette innovation. Selon un rapport de McKinsey, ces groupes ont investi sur la seule année 2016 un montant compris entre 20 et 30 milliards de dollars (entre 16,3 et 24,4 milliards d’euros) en recherche et développement (R&D) dans l’IA.
L’Europe à la traîne
En 2017, les start-up chinoises ont capté pour la première fois davantage d’investissements en capital-risque que leurs rivales américaines. Mais contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, où ce sont les grands groupes technologiques qui mobilisent la majeure partie des ressources, en Chine, le gouvernement n’abandonne...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Pour Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes qui s’exprime dans une tribune au « Monde », la France cherche à adapter ses filières de production au lieu d’explorer les voies de l’économie de l’usage.
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Intelligence artificielle : « Le concept d’industrie 4.0 propose de numériser le passé quand il faut imaginer l’industrie de demain »

Pour Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes qui s’exprime dans une tribune au « Monde », la France cherche à adapter ses filières de production au lieu d’explorer les voies de l’économie de l’usage.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

Bernard Charlès (Vice-président du conseil d’administration et directeur général de Dassault Systèmes.)







                        



                                


                            
Tribune. A l’issue de la semaine de l’industrie (26 mars-1er avril) et du salon Global Industrie (27-30 mars), après l’annonce, le 26 février, d’une nouvelle nomenclature des filières industrielles par le Conseil national de l’industrie (CNI) sous l’impulsion du ministre de l’économie, il faut hélas constater que la pensée industrielle française est visionnaire… pour le XXe siècle, mais pas pour le XXIe.
La valeur, ce n’est plus le produit, mais son usage : nous sommes dans une économie d’expérience, où sujet et objet sont tenus solidairement
Les dix filières du CNI (automobile, aéronautique, ferroviaire, chimie et matériaux, alimentaire, etc.) sont l’inventaire d’une économie passée. La valeur, ce n’est plus le produit, mais son usage : nous sommes dans une économie d’expérience, où sujet et objet sont tenus solidairement. L’industrie du XXIe siècle est un réseau de création, de production et d’échange d’expériences. Bien au-delà de la filière automobile, par exemple, nos clients les plus avancés pensent « mobilité ».
Leurs écosystèmes innovants imaginent de nouveaux usages de transport en collaboration avec les villes, les commerçants, les citoyens. Pourquoi n’y a-t-il pas de filière ville intégrant services, gestion des ressources et urbanisme ? La notion même d’un découpage par filière est obsolète. Les filières du XXIe siècle dépassent les flux des pièces au profit de flux d’usages et de modèles virtuels, dans une économie des données.
Instaurer un patrimoine de savoir
L’industrie dite « 4.0 », qui visait initialement à promouvoir l’industrie d’un pays, n’est pas le modèle adopté en Chine, où les programmes Internet+ et Made in China 2025 visent à transformer « l’atelier du monde » en studio de design ; pas plus qu’en Corée du Sud, où le programme Creative Economy vise à faire converger science, technologie et culture ; ni même aux Etats-Unis, où l’on investit dans des...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste Marie Charrel rappelle que les mesures susceptibles d’augmenter structurellement le rythme de croisière de la croissance sont entre les mains des gouvernements. A eux d’agir avant la prochaine crise.
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Croissance européenne : « Les abonnés au pessimisme économique donnent à nouveau de la voix »

Dans cette chronique, la journaliste Marie Charrel rappelle que les mesures susceptibles d’augmenter structurellement le rythme de croisière de la croissance sont entre les mains des gouvernements. A eux d’agir avant la prochaine crise.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Le vent est-il sur le point de tourner en zone euro ? Peut-être bien, murmurent les abonnés au pessimisme économique, qui donnent de nouveau de la voix ces jours-ci. On ne les avait guère entendus depuis fin 2017, lorsqu’une brise euphorique se leva soudain sur l’union monétaire. Cédant à un optimisme auquel ils n’avaient pas goûté depuis dix ans, les grands instituts de conjoncture célébraient alors le retour d’une croissance solide, équilibrée et saine sur le Vieux Continent. Terminé, la crise et son pain noir !
Si l’activité se stabilise à un niveau trop faible, il sera plus difficile de réduire le chômage de longue durée, d’apurer les dettes, de financer nos systèmes sociaux et les investissements d’avenir
Depuis quelques semaines, pourtant, des nuages assombrissent de nouveau l’horizon conjoncturel. Il y a bien sûr les doutes entourant la fièvre protectionniste américaine et l’issue préoccupante des législatives italiennes. Mais ce n’est pas tout : les indicateurs avancés, censés annoncer les fluctuations à venir de l’activité, donnent désormais des signes de ralentissement. La dernière enquête de la Commission européenne, publiée le 27 mars, comme celle du cabinet IHS Markit, du 3 avril, dressent le même constat en demi-teinte. Le moral des entrepreneurs européens est un peu moins bon qu’il y a trois mois. La confiance des consommateurs fléchit.
Disons-le tout net : cela ne signifie pas que l’union monétaire est sur le point de replonger. Mais plutôt, que sa croissance a déjà atteint son pic. Passé l’effet rattrapage, elle va peu à peu retrouver son rythme de croisière. Et cela angoisse les économistes, car aucun n’est capable d’évaluer précisément ce dernier : 2 % par an ? 1,8 % ? Moins ? La question n’est pas seulement théorique. Si l’activité se stabilise à un niveau trop faible, il sera plus difficile de réduire le chômage de longue durée, d’apurer les dettes, de financer nos systèmes sociaux et les investissements...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans leur dernier essai, le chef économiste de la banque Natixis Patrick Artus et la journaliste Marie-Paule Virard dressent un réquisitoire bien révolutionnaire contre une finance mondiale qui semble n’avoir rien retenu de la crise de 2008.
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En finir avec le capitalisme (anglo-saxon)

Dans leur dernier essai, le chef économiste de la banque Natixis Patrick Artus et la journaliste Marie-Paule Virard dressent un réquisitoire bien révolutionnaire contre une finance mondiale qui semble n’avoir rien retenu de la crise de 2008.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 13h41
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Livre. Marx avait raison ! Cri du cœur étrange pour l’un des économistes les plus médiatiques de l’establishment français, Patrick Artus, chef économiste de la banque Natixis. Il est vrai que depuis plus de dix ans, ses ouvrages, écrits avec la journaliste Marie-Paule Virard, nous ont avertis successivement que le capitalisme allait s’autodétruire (2007), que la liquidité était incontrôlable (2010), que le monde allait au chaos (2015) et que les banques centrales étaient folles (2016). Pour son nouvel opus, toujours aussi optimiste, le duo se demande si les salariés, devant le sort qui leur est fait, n’allaient pas se révolter.
Pas d’augmentation, ni de hausse des prix : bienvenue dans le monde étrange de l’inflation zéro. Sauf pour les profits et les rémunérations des actionnaires et des PDG
Sans appeler ouvertement le peuple à sortir dans la rue les fourches à la main, les auteurs dressent un réquisitoire bien révolutionnaire contre la finance mondiale qui, au lieu de s’assagir après le coup de bambou phénoménal de la crise de 2008, est repartie de plus belle. Et bien pire même puisque la stagnation économique a révélé que le capitalisme financier, poussé par les grands investisseurs anglo-saxons, a gardé les mêmes critères de rendement sur capitaux investis alors que les taux d’intérêts s’étaient effondrés. Résultat, pour maintenir de telles rétributions aux actionnaires dans une économie atone, sous forme de dividendes ou de rachats d’actions, les entreprises ont fait porter aux salariés la charge de l’ajustement. D’abord en comprimant les salaires, puis en licenciant.
Mais ce n’est que la moitié, la plus connue, de l’histoire. L’autre, plus mystérieuse, est qu’avec la reprise, ancienne aux Etats-Unis, plus récente en Europe, un phénomène nouveau est apparu. Les entreprises ont engrangé les profits, acheté des concurrents mais n’ont pas investi, ni augmenté les salaires comme elles le faisaient dans les précédentes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Alors que les présidents Erdogan et Poutine lançaient mardi le chantier de la centrale d’Akkuyu, le nucléaire français, lui, est hors-jeu, observe le chroniqueur économique du « Monde », Jean-Michel Bezat.
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En Turquie, l’atome russe en terrain conquis

Alors que les présidents Erdogan et Poutine lançaient mardi le chantier de la centrale d’Akkuyu, le nucléaire français, lui, est hors-jeu, observe le chroniqueur économique du « Monde », Jean-Michel Bezat.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 15h46
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. « Dieu soit avec vous ! » A peine achevé le discours du président turc Recep Tayyip Erdogan, retransmis d’Ankara par visioconférence, les ouvriers ont coulé le premier béton de la centrale d’Akkuyu, dans la province de Mersin (sud). Ce mardi 3 avril, son homologue russe, Vladimir Poutine, était à ses côtés : les quatre premiers réacteurs nucléaires turcs (4 800 mégawatts) sont en effet construits par le conglomérat Rosatom, fer de lance du nucléaire russe en Europe orientale, en Asie et au Moyen-Orient.
« Nous ferons tout pour assister ensemble en 2023 à la cérémonie du lancement de la centrale », a déclaré M. Poutine, réélu le 18 mars pour un quatrième mandat. La cérémonie était d’abord un message adressé à l’Occident par les deux autocrates. D’autant que M. Poutine a aussi annoncé qu’il allait « accélérer » la livraison de son système de défense antiaérienne S-400 à la Turquie, pourtant membre de l’OTAN.
Le projet français ne verra sans doute jamais le jour
Le coût d’Akkuyu est estimé à 16 milliards d’euros. Lancé en 2010, ce projet doit couvrir 10 % des besoins en électricité du pays et réduire sa dépendance aux hydrocarbures importés. Il symbolise, avec le gazoduc sous la mer Noire Turkish Stream, la relance des relations industrielles et commerciales russo-turques, redevenues florissantes après la grave crise diplomatique de la fin de 2015. Pour M. Erdogan, un meilleur approvisionnement en énergie est vital pour atteindre son objectif de faire de la Turquie l’un des dix pays les plus riches du monde en 2023, année du centenaire de la République d’Atatürk.
L’Union européenne et la France semblent sorties du jeu, même si Emmanuel Macron a souhaité début 2018 une relance des échanges commerciaux avec la Turquie (10 milliards d’euros en 2016).

Si le projet turc de Rosatom entre dans une phase concrète, celui d’Engie et d’EDF-Framatome (ex-Areva NP) ne verra sans doute...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Sans surprise, ceux qui achètent un logement seuls privilégient Paris, quand les couples optent plus souvent pour une maison en banlieue avec un budget supérieur.
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Immobilier en Ile-de-France : les acheteurs franchissent plus facilement le périphérique à deux

Sans surprise, ceux qui achètent un logement seuls privilégient Paris, quand les couples optent plus souvent pour une maison en banlieue avec un budget supérieur.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 13h00
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Quatre logements sur dix en Ile-de-France sont achetés par une personne seule, selon des données publiées le 29 mars par les notaires franciliens. En 2017, plus de 220 000 logements neufs et anciens ont été commercialisés dans la région. Une grosse moitié (55 %) a été achetée à deux, 39 % par une personne physique seule et 6 % par une personne morale (entreprise, société civile immobilière, administration…).
En Ile-de-France, zone urbaine dense, les appartements constituent les trois quarts du parc de logements et des ventes. Ceux qui achètent seuls sont 88 % à privilégier les appartements. Ils acquièrent rarement une maison (12 %), contrairement à ceux qui achètent à deux (38 %).
Des maisons achetées en couple
Environ 78 % des maisons anciennes et 83 % des maisons neuves sont achetées à deux, le plus souvent pour obtenir une surface suffisamment grande pour élever des enfants.

        Lire aussi :
         

                Immobilier : vers un atterrissage en douceur



Sans surprise, les couples achètent des logements plus grands et plus chers que ceux qui deviennent propriétaires seuls. En effet, les acquéreurs qui achètent seuls un appartement choisissent un studio ou un deux pièces dans 56 % des cas (contre 30 % pour les couples). A deux, on choisit un logement d’au moins trois pièces dans 70 % des cas (44 % pour les acquéreurs seuls).
Bien sûr, les budgets s’en ressentent : le prix médian des appartements tombe de 289 400 euros pour les couples à 195 000 euros pour ceux qui achètent seuls en Ile-de-France.
Centralité
Où achète t-on quand on achète seul ? Selon les notaires, 21 % de ceux qui achètent ainsi choisissent la capitale, contre seulement 15 % de ceux qui sont à deux. La petite couronne attire autant de acquéreurs seuls (41 %) que de couples d’acheteurs (39 %). Mais la grande couronne, où sont concentrés les maisons et les appartements de grande taille, séduit 46 % de ceux qui achètent à deux (mais tout de même 38 % de personnes seules).

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut attendre de la nouvelle loi sur l’urbanisme



Et les notaires franciliens de conclure : « lorsque l’on achète seul, on choisit la centralité, un petit logement et un budget plus serré. Alors qu’à deux, et sans doute encore davantage en famille, on préfère s’éloigner ou on est contraint de le faire, et on privilégie assez souvent la maison avec un budget plus élevé ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le groupe a noué un partenariat avec le coréen CJ pour équiper 50 de ses salles en France en 4DX, d’ici à fin 2020.
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Cinéma et sensations fortes : Pathé parie sur les innovations technologiques

Le groupe a noué un partenariat avec le coréen CJ pour équiper 50 de ses salles en France en 4DX, d’ici à fin 2020.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 14h38
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Il en coûte désormais 6 euros de plus, soit 21,20 euros la place au plein tarif, aux spectateurs désireux de découvrir le dernier Steven Spielberg, Ready Player One dans la salle Pathé du centre commercial Belle Epine de Thiais (Val-de-Marne), équipée en technologie 4DX. Les amateurs de sensations fortes sont servis : doté d’un dossier vibrant, le siège du spectateur bouge dans tous les sens à chaque choc montré à l’écran, une soufflerie permet d’envoyer des bourrasques de vent, plus ou moins violentes, selon le scénario, des brumisateurs sont programmés avec l’image pour lancer au visage de l’eau, de la pluie, de la neige, voire des bulles ou parfois même du parfum… Certains films ajoutent aussi les lunettes 3D à ce tableau.
Un gadget pour adolescents en mal d’émotions ou adeptes des frissons du grand huit ? Byung-Hwan Choi, directeur général du groupe coréen CJ CGV, propriétaire de la technologie 4DX, inaugurait, mardi 3 avril, avec Jérôme Seydoux, coprésident de Pathé, et Martine Odillard, présidente des Cinémas Gaumont Pathé, sa 500e salle équipée de cette façon dans le monde. « Un engouement », se félicite le patron coréen, qui a démarré l’implantation « de cette expérience de cinéma sensoriel synchronisé » en Corée du Sud, avant d’essaimer dans d’autres pays.
Un taux de remplissage « très important »
Le partenariat conclu entre Pathé et la maison mère coréenne CJ – également présente dans le divertissement, la production cinématographique, la distribution, les chaînes câblées et surtout, les salles de cinéma (3 419 écrans) – prévoit l’équipement de cinquante salles du groupe français d’ici à fin 2020. Jérôme Seydoux s’est toujours montré convaincu que l’avenir du cinéma passait par l’innovation et les nouvelles technologies. Persuadé que le public continuerait d’aller voir les films en salle uniquement si les conditions y étaient bien meilleures que celles offertes depuis un canapé. Cette foi dans le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La société d’investissement Sofinnova a annoncé mercredi la création d’un fonds doté de 275 millions d’euros.
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La finance européenne monte en puissance pour aider les biotechs à grandir

La société d’investissement Sofinnova a annoncé mercredi la création d’un fonds doté de 275 millions d’euros.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h46
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            

Longtemps en Europe les biotechnologies ont buté sur l’amorçage. Mais grâce notamment aux subsides déployés par la banque publique Bpifrance, les projets innovants, qu’ils soient thérapeutiques ou dans le domaine de l’instrumentation médicale, peuvent trouver des capitaux pour financer leurs premiers pas.
La disette survient plus tard, quand il s’agit de payer de lourds essais cliniques. « C’est compliqué en Europe de structurer une levée de fonds privés supérieure à 20 ou 25 millions d’euros », reconnaît Hervé Ronin, associé de la banque d’affaires Bryan Garnier & Co.
Pour répondre à ce besoin, Sofinnova Partners a dévoilé mercredi 4 avril le lancement d’un nouveau fonds destiné à soutenir les biotechs plus matures. « Nous pourrons mettre des tickets moyens de 15 à 20 millions d’euros dans le cadre de tours de table de 50 à 100 millions d’euros », détaille le Suisse Jacques Theurillat, l’un des associés de l’équipe gérant ce fonds dédié. Il s’agit du plus important d’Europe avec 275 millions d’euros, à l’issue du premier « closing » (dernière étape d’une levée de fonds), grâce notamment au soutien de Bpifrance et de CNP Assurances. De quoi porter à 1,9 milliard d’euros l’ensemble des capitaux gérés dans les sciences de la vie par la société de gestion, pionnière du capital-risque français.

« Il y a des pépites en Europe »
Dans le jargon, il s’agit d’un fonds « crossover ». Rien à voir avec les voitures. Cela désigne les fonds – américains pour la plupart – qui ont vocation à accompagner des start-up pendant les quelques mois précédant leur arrivée sur le Nasdaq, le marché des valeurs de croissance où les biotechs peuvent réaliser des levées supérieures à 100 millions d’euros.
Typiquement, Baker Bros. Advisors est ainsi entré au capital du français DBV Technologies (qui développe un patch contre les allergies aux arachides), quelques mois avant sa première cotation au Nasdaq en octobre 2014. Il a réitéré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Devant le tollé, le ministère de l’information renonce à suspendre automatiquement les accréditations de journalistes soupçonnés de propager de « fausses nouvelles ».
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Lutte contre les « fake news » : le gouvernement indien contraint à un rétropédalage

Devant le tollé, le ministère de l’information renonce à suspendre automatiquement les accréditations de journalistes soupçonnés de propager de « fausses nouvelles ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h40
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Le gouvernement indien renonce à réprimer les journalistes soupçonnés de diffuser de fausses nouvelles. Quelques heures après avoir annoncé, dans la soirée du lundi 2 avril, qu’il suspendrait automatiquement leurs accréditations, avant même de vérifier si ces accusations étaient fondées ou non, le ministère de l’information a dû faire marche arrière.
La circulaire ministérielle prenait pour cible les représentants de la presse, occultant la responsabilité de réseaux sociaux comme Facebook, WhatsApp ou Twitter dans la propagation de « fake news ». L’accréditation accordée aux journalistes indiens et étrangers facilite leur accès aux conférences de presse, cérémonies ou sommets organisés par le gouvernement. Face au tollé suscité par ce texte, la ministre indienne de l’information, Smriti Irani, a annoncé sur Twitter qu’elle acceptait de rencontrer les associations professionnelles de journalistes pour « combattre la menace des fausses informations » et préserver « l’éthique du journalisme ».
Mme Irani n’avait sans doute pas le profil idéal pour engager le combat contre les « fake news ». Elle a été épinglée en 2014 par la presse indienne pour avoir déclaré qu’elle était diplômée de l’université américaine de Yale alors qu’elle y avait, en réalité, passé six jours lorsqu’elle était députée du Parlement indien.
Une attaque contre la liberté de la presse
Ce rétropédalage n’a pas empêché plusieurs médias indiens de dénoncer une attaque du gouvernement contre la liberté de la presse. « Avec les élections en vue, cette annonce s’apparentait à une tentative éhontée pour museler la presse et faire taire les voix critiques », s’est ému le quotidien The Indian Express dans son éditorial du 4 avril.
Le gouvernement indien n’a pas la réputation d’être un ardent défenseur de la liberté de la presse. L’un de ses ministres a traité les journalistes de « journalopes » et le premier ministre indien,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le ministre de l’action et des comptes publics a proposé que les critères du dispositif soient fixés par les parlementaires.
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Fraude fiscale : Gérald Darmanin prêt à aménager le verrou de Bercy

Le ministre de l’action et des comptes publics a proposé que les critères du dispositif soient fixés par les parlementaires.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h25
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Faire preuve d’ouverture, sans pour autant se renier. Telle semble être la stratégie de l’exécutif à propos du verrou de Bercy, ce monopole de l’administration fiscale qui, en France, est la seule à pouvoir décider d’engager des poursuites pénales en matière de fraude fiscale. Auditionné par les députés, mardi 3 avril, dans le cadre de la mission parlementaire chargée de réformer ce dispositif, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a proposé de « donner au Parlement les clefs » du verrou de Bercy. Concrètement, il s’agirait de permettre aux députés de préciser les critères de transmission des dossiers de fraude fiscale vers l’administration pénale, afin d’inscrire ces critères dans le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude, qui doit être débattu à l’Assemblée en septembre.
M. Darmanin a également suggéré que l’administration « informe directement la justice » en cas de présomption de fraude fiscale. La nouvelle police fiscale de Bercy (qui doit être créée par la loi) pourrait utiliser ses moyens d’enquête (écoutes, filatures…) pour caractériser la fraude. « Le verrou de Bercy doit continuer à exister », a toutefois souligné M. Darmanin, en précisant que le gouvernement lui-même ne déposerait pas d’amendement. « Il faut laisser au Parlement le monopole du dépôt d’amendements », a -t-il indiqué.
« 68 peines de prison en 2016 »
Aujourd’hui, les critères de transmission d’un dossier au parquet sont fixés par circulaire, mais un certain flou demeure sur leur application par la commission des infractions fiscales (CIF), l’organe – composé de magistrats et de personnalités qualifiées – chargé d’aiguiller les dossiers. La jurisprudence veut que les cas à plus de 100 000 euros, ceux où le fraudeur s’est enrichi personnellement (comptes occultes…) et/ou ceux dans lesquels il bénéficie de circonstances aggravantes (fonctions électives…) soient automatiquement transmis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Washington a publié une liste de produits chinois susceptibles d’être soumis à de nouvelles taxes à l’importation.
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Commerce : escalade entre les Etats-Unis et Pékin

Washington a publié une liste de produits chinois susceptibles d’être soumis à de nouvelles taxes à l’importation.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h09
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

« La mobilisation n’est pas la guerre », proclamait, le 1er août 1914, le président Raymond Poincaré. Deux jours après, le premier conflit mondial éclatait. Il semble en aller de même avec l’inexorable guerre commerciale déclenchée par Donald Trump contre la Chine.

Comme le lui avait demandé le président, le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, a publié, mardi 4 avril, la liste des 1 300 produits chinois qui seront taxés à l’importation aux Etats-Unis si aucun accord n’est trouvé avec Pékin. Les produits importés – qui pourront être taxés jusqu’à 25 % – représentent une valeur d’environ 50 milliards de dollars (40,7 milliards d’euros). Pour répondre au préjudice qu’estiment subir les Américains en raison des transferts de technologie auxquels ils sont contraints par Pékin pour permettre aux entreprises américaines de s’implanter en Chine.
Le but est de contrecarrer le plan « made in China 2025 », qui identifie les technologies et industries du futur dans lesquelles la Chine entend prendre la tête dans une dizaine d’années. La liste, écrit le bureau de M. Lighthizer dans un communiqué, « vise les produits qui concourent aux objectifs industriels de la Chine tout en minimisant l’impact sur l’économie américaine ».
Débats et doléances
L’enjeu est de choisir des domaines dans lesquels les industriels américains peuvent se substituer ou trouver d’autres importateurs que les Chinois. Acier, aluminium, composants pharmaceutiques, produits aéronautiques, composants utilisés dans l’énergie, circuits imprimés et électriques : les produits visés sont, à première lecture, essentiellement des fournitures industrielles. Ainsi, en l’absence de produits de grande consommation, la guerre commerciale ne touchera pas directement le consommateur américain, tout en contrecarrant théoriquement la volonté de puissance chinoise.
La liste n’est pas arrêtée définitivement. Elle va donner...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le leader mondial du streaming musical a fait ses premiers pas en Bourse mardi 3 avril à New York. A Wall Street, l’action a terminé à 149,01 dollars, en recul de 10,18% par rapport au prix d’introduction fixé à 165,90 dollars. Malgré ce repli, le cours de clôture valorisait Spotify à 26,5 milliards de dollars.
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Spotify : le leader mondial du streaming musical en chiffres

Le leader mondial du streaming musical a fait ses premiers pas en Bourse mardi 3 avril à New York. A Wall Street, l’action a terminé à 149,01 dollars, en recul de 10,18% par rapport au prix d’introduction fixé à 165,90 dollars. Malgré ce repli, le cours de clôture valorisait Spotify à 26,5 milliards de dollars.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h07
    |

            Philippe Da Silva et 
                                Maxime Mainguet








                        


Le leader du streaming musical payant
La firme suédoise dirigée par Daniel Ek est pour l’instant l’intouchable leader du streaming musical payant. Au 31 décembre 2017, Spotify comptait 71 millions d’abonnés, soit presque le double d’Apple Music. Mais il est vrai que le service de la marque à la pomme a été lancé plus récemment - en 2015 - alors que son rival scandinave a démarré en 2008.

   



        Lire aussi :
         

                Spotify : Daniel Ek, le roi du streaming qui a révolutionné la musique



 
Une croissance soutenue
Spotify est le leader d’un secteur en forte croissance. Le marché du streaming a progressé de 60 % entre 2015 et 2016, selon l’IFPI (International Federation of the phonographic industry).

   


Une grande part de cette croissance a été captée par Spotify. Le chiffre d’affaires de l’entreprise est ainsi passé de 700 millions d’euros en 2013 à 4 milliards en 2017. Ces résultats sont portés par un nombre grandissant d’abonnés payants.
 
L’entreprise essuie toujours des pertes, notamment du fait d’opérations de financement
 
Pour autant, ce succès auprès des fans de musique ne permet pas à l’entreprise d’équilibrer ses comptes. Elle a ainsi accusé 1,2 milliard d’euros de pertes en 2017, dont 378 millions directement liés à l’exploitation.

   



        Lire aussi :
         

                Les débuts réussis de Spotify, le numéro 1 du streaming musical, en Bourse



L’autre partie de cette perte est d’origine financière. Elle est consécutive à l’émission au printemps 2016 d’un milliard d’euros de dettes convertibles. Il était prévu que le taux de cette dette, fixé initialement à 5 %, grimperait d’un point tous les six mois si l’introduction en Bourse de la société intervenait plus de 12 mois après l’émission, ce qui a été le cas. De quoi expliquer une partie non-négligeable des pertes de l’entreprise, et son intérêt à entrer en Bourse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Washington a répliqué mardi à l’annonce par Pékin de droits de douane de 25 % sur des produits américains.
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La taxation par les Etats-Unis des importations chinoises représente 10 % du montant total de celles-ci

EN UN GRAPHIQUE – Washington a répliqué mardi à l’annonce par Pékin de droits de douane de 25 % sur des produits américains.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 12h37
    |

                            Les Décodeurs








                        


Les Etats-Unis ont annoncé, mardi 3 avril, la hausse des droits de douane sur 1 300 produits technologiques importés de Chine. Le taux de 25 % s’appliquera à des produits très divers comme des téléviseurs, des composants électroniques, des produits chimiques, des véhicules à moteur, ou encore des appareils dentaires.

   


Cette mesure est consécutive à l’annonce par Pékin, dimanche 30 mars, de droits de douane de 25 % sur 128 produits américains (dont la viande de porc et le vin), qui fait elle-même suite à la décision de Washington de taxer les importations chinoises d’aluminium et d’acier. La Chine, par son ministre du commerce, a assuré qu’elle prendra « bientôt » des mesures « d’ampleur comparable contre les marchandises américaines ». Le soja ou le secteur de l’aéronautique pourraient être visés.
Washington cherche à faire plier Pékin pour obtenir une modification des pratiques chinoises en matière de propriété intellectuelle. Les Etats-Unis s’inquiètent en particulier du système de coentreprises imposé par la Chine aux entreprises américaines : en contrepartie d’un accès au marché chinois, ces firmes sont obligées de partager avec des partenaires locaux une partie de leur savoir-faire technologique.

        Lire l’entretien avec le professeur d’économie Lionel Fontagné :
         

          « Le risque d’un conflit commercial n’est pas nul »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le groupe californien avait confié à un algorithme le soin de coupler jeunes salariés et mentors. Une méthode qui a échoué.
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Intelligence artificielle : PayPal renoue avec l’humain

Le groupe californien avait confié à un algorithme le soin de coupler jeunes salariés et mentors. Une méthode qui a échoué.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 13h39
    |

                            Caroline Talbot (New York, correspondance)








                        



                                


                            

La direction de PayPal, experte en paiements sécurisés en ligne, comprend mieux que toute autre ­entreprise les vertus de ­l’intelligence artificielle, de la formation en ligne et de l’Internet des objets. Tout naturellement, lorsque le groupe de San José, en Cali­fornie, a lancé son programme de mentorat, le service des ressources humaines a confié aux algorithmes le soin de coupler jeunes protégés et leadeurs de l’entreprise.
la direction de PayPal a voulu réintroduire de l’humain dans le programme Mosaic, lancé en 2017
Les salariées, que PayPal tenait particulièrement à soutenir, ­rem­plissaient un questionnaire. Elles y expliquaient ce qu’elles recherchaient chez un mentor : son statut dans l’entreprise, son travail en équipe, son métier… Et les maths faisaient le reste. Un mentor leur était ainsi assigné. Cette méthode a échoué. Un sondage, réalisé fin 2016, a montré que les protégées n’ont pas trouvé chez leur vis-à-vis un ­complice ou une personnalité charismatique. « Ils pouvaient parler travail et développement de carrière, dit Genessa Nannini, la spécialiste des RH de PayPal. Mais ils n’avaient pas grand-chose en commun. »
Aux yeux des « mentorées », les seniors « prêchaient ». Les dis­cussions restaient neutres et froides. La protégée ne faisait pas ­confiance au mentor et, trop souvent, abandonnait le projet. C’est pourquoi la direction de PayPal a voulu réintroduire de l’humain dans le programme Mosaic, lancé en 2017. Fini l’algorithme. Dorénavant, les protégées choisissent leur mentor.
Journée « speed mentoring »
Mme Nannini, responsable du nouveau programme, leur livre quelques détails plus personnalisés sur les mentors, leur famille, leurs engagements à l’extérieur de l’entreprise. Et elle leur donne l’occasion de « tester » les seniors. C’est ainsi qu’a été créée, en 2017, une journée « speed mentoring », inspirée du speed dating. Soixante mentors volontaires se sont...




                        

                        

