<FILE-date="2018/04/04/19">

<article-nb="2018/04/04/19-1">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Composé d’analyses croisées, cet ouvrage de la Fédération des entreprises d’insertion revient sur les initiatives d’inclusion sociale expérimentées dans onze pays du pourtour méditerranéen où la pauvreté se conjugue souvent avec l’exclusion.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La diversité de l’insertion

Composé d’analyses croisées, cet ouvrage de la Fédération des entreprises d’insertion revient sur les initiatives d’inclusion sociale expérimentées dans onze pays du pourtour méditerranéen où la pauvreté se conjugue souvent avec l’exclusion.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Révolutions en Tunisie et en Egypte, nouveau gouvernement en Grèce, nouvelle Constitution au Maroc, manifestations en Espagne… Ces dernières années, la plupart des pays méditerranéens ont fait face à des changements politiques ou à des crises majeures. Soucieux d’établir de nouvelles formes de gouvernance en rupture avec certaines pratiques clientélistes du passé, « la grande majorité des décideurs publics ont concentré leur énergie sur la mise en place d’une transition politique, sans réellement s’attaquer à l’autre racine de la contestation qu’est l’exclusion économique et sociale », regrette la Fédération des entreprises d’insertion. Comment cette mer autrefois nourricière, qui aujourd’hui engloutit des femmes et des hommes en quête de survie, peut-elle devenir le havre d’un avenir solidaire ?
la Fédération des entreprises d’insertion embarque le lecteur dans un périple prospectif
C’est à cette question que répond L’insertion en Méditerranée, d’une rive à l’autre. L’ouvrage est composé d’analyses croisées et de monographies de onze pays différents. De la France à la Turquie, en passant par la Tunisie et l’Egypte, la Fédération des entreprises d’insertion embarque le lecteur dans un périple prospectif. « Cette espérance, loin d’être une utopie, est déjà défrichée par des citoyens, des organisations et des Etats qui se préoccupent de la place des plus fragiles dans la société. L’analyse des initiatives et des politiques d’insertion par le travail dans onze pays du pourtour méditerranéen en a fait ressortir les éléments-clés mettant en avant autant leur diversité que leur insuffisance. »
« Outil puissant »
Trois phares pourraient éclairer le renforcement des actions collectives en la matière, de l’approche caritative à la plus entrepreneuriale, jusqu’à l’hybridation. L’ouvrage propose de développer la coopération orthogonale et de créer une bibliothèque recensant les retours d’expériences des...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-2">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ L’initiative politique du président Macron sur l’IA pourrait trouver un relais dans la puissance technologique de l’industrie allemande, si celle-ci s’éveille enfin à cet enjeu stratégique, observe Stefan Heumann, codirecteur d’un think tank, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Intelligence artificielle : « L’Europe a besoin d’une ambition française soutenue par le moteur économique allemand »

L’initiative politique du président Macron sur l’IA pourrait trouver un relais dans la puissance technologique de l’industrie allemande, si celle-ci s’éveille enfin à cet enjeu stratégique, observe Stefan Heumann, codirecteur d’un think tank, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

Stefan Heumann (Codirecteur de la Stiftung Neue Verantwortung (Fondation nouvelle responsabilité)







                        



                                


                            
Tribune. Après avoir assisté à un forum sur l’intelligence artificielle (IA), à Pékin, en janvier, le président français, Emmanuel Macron, a annoncé que l’Europe avait besoin d’une stratégie nationale en matière de big data et d’IA, afin d’être en mesure de rivaliser avec la Chine et les Etats-Unis, et de façonner l’avenir des marchés de la technologie autour des valeurs européennes. Il a réaffirmé cet objectif lors de la présentation, le 29 mars, du rapport du mathématicien et député (LRM) Cédric Villani sur l’intelligence artificielle.
e siècle
Mais pour y parvenir, il va devoir convaincre l’Allemagne d’opérer un virage stratégique radical dans son approche traditionnellement « lente et prudente » des enjeux de la transition technologique. Ce dont l’Europe a besoin en matière d’IA, c’est d’une ambition française soutenue par le moteur économique allemand.
Il ne fait plus aucun doute que la donnée sera le vecteur central de l’économie du XXIe siècle et que l’IA en sera la technologie-clé. La question est de savoir quels pays et quelles entreprises y parviendront les premiers, et quelles règles gouverneront à l’avenir ces nouveaux marchés. Les grands groupes technologiques de la Silicon Valley et de la Chine ont compris l’importance stratégique de cette innovation. Selon un rapport de McKinsey, ces groupes ont investi sur la seule année 2016 un montant compris entre 20 et 30 milliards de dollars (entre 16,3 et 24,4 milliards d’euros) en recherche et développement (R&D) dans l’IA.
L’Europe à la traîne
En 2017, les start-up chinoises ont capté pour la première fois davantage d’investissements en capital-risque que leurs rivales américaines. Mais contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, où ce sont les grands groupes technologiques qui mobilisent la majeure partie des ressources, en Chine, le gouvernement n’abandonne...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-3">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste Marie Charrel rappelle que les mesures susceptibles d’augmenter structurellement le rythme de croisière de la croissance sont entre les mains des gouvernements. A eux d’agir avant la prochaine crise.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Croissance européenne : « Les abonnés au pessimisme économique donnent à nouveau de la voix »

Dans cette chronique, la journaliste Marie Charrel rappelle que les mesures susceptibles d’augmenter structurellement le rythme de croisière de la croissance sont entre les mains des gouvernements. A eux d’agir avant la prochaine crise.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Le vent est-il sur le point de tourner en zone euro ? Peut-être bien, murmurent les abonnés au pessimisme économique, qui donnent de nouveau de la voix ces jours-ci. On ne les avait guère entendus depuis fin 2017, lorsqu’une brise euphorique se leva soudain sur l’union monétaire. Cédant à un optimisme auquel ils n’avaient pas goûté depuis dix ans, les grands instituts de conjoncture célébraient alors le retour d’une croissance solide, équilibrée et saine sur le Vieux Continent. Terminé, la crise et son pain noir !
Si l’activité se stabilise à un niveau trop faible, il sera plus difficile de réduire le chômage de longue durée, d’apurer les dettes, de financer nos systèmes sociaux et les investissements d’avenir
Depuis quelques semaines, pourtant, des nuages assombrissent de nouveau l’horizon conjoncturel. Il y a bien sûr les doutes entourant la fièvre protectionniste américaine et l’issue préoccupante des législatives italiennes. Mais ce n’est pas tout : les indicateurs avancés, censés annoncer les fluctuations à venir de l’activité, donnent désormais des signes de ralentissement. La dernière enquête de la Commission européenne, publiée le 27 mars, comme celle du cabinet IHS Markit, du 3 avril, dressent le même constat en demi-teinte. Le moral des entrepreneurs européens est un peu moins bon qu’il y a trois mois. La confiance des consommateurs fléchit.
Disons-le tout net : cela ne signifie pas que l’union monétaire est sur le point de replonger. Mais plutôt, que sa croissance a déjà atteint son pic. Passé l’effet rattrapage, elle va peu à peu retrouver son rythme de croisière. Et cela angoisse les économistes, car aucun n’est capable d’évaluer précisément ce dernier : 2 % par an ? 1,8 % ? Moins ? La question n’est pas seulement théorique. Si l’activité se stabilise à un niveau trop faible, il sera plus difficile de réduire le chômage de longue durée, d’apurer les dettes, de financer nos systèmes sociaux et les investissements...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-4">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La politique d’accueil part d’un principe : le réfugié ment. Cette présomption rend encore plus difficiles ses démarches administratives et ajoute de nouveaux symptômes aux traumatismes liés à l’exil témoigne un collectif de psychiatres, psychologues, psychothérapeutes et psychanalystes, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Demandeurs d’asile : « Partout autour de nous, nous observons la récurrence de la suspicion »

La politique d’accueil part d’un principe : le réfugié ment. Cette présomption rend encore plus difficiles ses démarches administratives et ajoute de nouveaux symptômes aux traumatismes liés à l’exil témoigne un collectif de psychiatres, psychologues, psychothérapeutes et psychanalystes, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 12h51
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Au quotidien, nous soignons des patients réfugiés. Ce sont des adultes seuls, en couple ou en famille, ce sont des mineurs isolés et des enfants. Ils sont originaires des Balkans ou du Caucase, d’Afrique, d’Asie du Sud-Est, du Maghreb ou du Proche-Orient. Ils sont tous demandeurs d’asile, déboutés de cette protection, des sans-papiers ou bénéficiaires de certains titres de séjour.
Ils souffrent de psychotraumatismes, voire de traumatismes physiques, à la suite des violences subies ou des menaces encourues : arrestations arbitraires, emprisonnements, tortures, viols, harcèlements, humiliations. Sans avoir pu bénéficier de la protection des autorités de leur pays.
S’ils se considèrent « chanceux » d’avoir pu partir et pour certains « d’être arrivés », quelquefois après un parcours migratoire à lui seul traumatisant, ils découvrent vite l’accueil indigne qui leur est réservé.
Ce que notre expérience professionnelle auprès de ces personnes nous apprend, c’est que cet accueil n’est pas respectueux de la dignité humaine. Cet accueil reste indigne en raison d’un paradigme qui domine, influence et conditionne toute la politique d’accueil : la présomption de mensonge, qui repose sur tout demandeur d’asile et le place d’emblée dans une position d’imposteur et non de victime potentielle.
Parcours du combattant
Sous ce prisme, de nombreuses demandes d’asile sont rejetées au motif que les menaces et persécutions alléguées sont « improbables », voire falsifiées. Mais surtout, c’est sur ce paradigme que repose toute une machinerie juridico-administrative qui fait de la demande d’asile un véritable parcours du combattant, avec un impact négatif et destructeur sur la santé psychique de nos patients.

Et parce qu’il repose sur cette présomption de mensonge, le projet de loi sur un « droit d’asile effectif » [projet de loi Collomb « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », présenté...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-5">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ « Nous n’avons pas identifié la source exacte » de production du poison, a déclaré le directeur du laboratoire militaire britannique chargé d’étudier la substance utilisée dans la tentative d’assassinat de Sergueï Skripal et de sa fille.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

La Russie demande des « excuses » à Londres dans l’affaire Skripal

« Nous n’avons pas identifié la source exacte » de production du poison, a déclaré le directeur du laboratoire militaire britannique chargé d’étudier la substance utilisée dans la tentative d’assassinat de Sergueï Skripal et de sa fille.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h48
   





                        


La Russie est à l’offensive dans l’affaire Sergueï Skripal, du nom de l’ancien agent double russe empoisonné le 4 mars sur le sol britannique en compagnie de sa fille Youlia. Après les déclarations à la chaîne de télévision Sky du patron du laboratoire britannique chargé d’étudier la substance utilisée, le Kremlin a sommé Londres de « s’excuser », mercredi 4 avril, par la voix de son porte-parole.
C’est une petite phrase glissée par Gary Aitkenhead, directeur exécutif du laboratoire militaire de Porton Down, qui a motivé Moscou à exiger de telles excuses. « Nous n’avons pas identifié la source exacte » de production du poison utilisé, a indiqué M. Aitkenhead, alors que la tentative d’assassinat de Sergueï Skripal et de sa fille a provoqué une crise diplomatique d’une ampleur sans précédent entre la Russie et les Occidentaux.

        Lire aussi :
         

                Expulsion de diplomates occidentaux : Moscou poursuit sa riposte diplomatique



« Leur théorie [la culpabilité de la Russie] ne se confirmera en aucun cas, parce qu’il est impossible de la confirmer », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Dans le même temps, reprenant l’une des versions avancées par Moscou depuis le début de la crise, le chef du renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, a qualifié mercredi l’affaire de « provocation grotesque » des services spéciaux britanniques et américains.

        Lire aussi :
         

                Affaire Skripal : pour Moscou, l’empoisonnement profite à Londres



« Pas notre travail d’identifier où [ce poison] a été fabriqué »
En réalité, les déclarations de Gary Aitkenhead confirment des éléments qui avaient déjà été avancés par le gouvernement britannique. Le laboratoire de Porton Down indique ainsi que la substance utilisée est bien un agent innervant de type Novitchok, une famille de poisons mise au point par l’Union soviétique, et de « qualité militaire ».
Mais « ce n’est pas notre travail d’identifier où [ce poison] a été fabriqué », explique M. Aitkenhead, précisant qu’une telle tâche demanderait « d’autres éléments » qui ne sont pas à la disposition du laboratoire.

        Lire aussi :
         

                Novitchok : un poison soviétique à l’histoire sulfureuse utilisé contre l’agent double russe



Réagissant à ces déclarations, le gouvernement britannique a rappelé que les recherches menées à Porton Down ne constituaient « qu’une partie du renseignement » à sa disposition, citant les recherches passées de Moscou dans le domaine, le programme d’assassinats ciblés conduit par la Russie, et le fait que Skripal était considéré comme une cible.
Quelques jours après l’empoisonnement de l’espion, la première ministre britannique, Theresa May, avait mis en cause Moscou, estimant qu’il s’agissait de « la seule explication plausible », mais sans évoquer de preuves formelles.
L’annonce du laboratoire de Porton Down survient alors que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) doit se réunir mercredi à la Haye, à la demande de la Russie. Dénonçant une « campagne antirusse », le président Vladimir Poutine a dit espérer que la réunion « permett[e] de mettre le point final » aux accusations visant Moscou.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-6">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Bruno Retailleau a présenté, le 4 avril, son projet pour l’UE, qui prend des distances avec celui de Laurent Wauquiez.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La droite affiche ses divergences sur l’Europe

Bruno Retailleau a présenté, le 4 avril, son projet pour l’UE, qui prend des distances avec celui de Laurent Wauquiez.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 12h13
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Bruno Retailleau a décidé de tirer le premier. Alors que le parti Les Républicains (LR) doit organiser un conseil national sur l’Europe en juin pour jeter les bases de son projet en vue des élections européennes de 2019, le patron du groupe LR au Sénat a présenté, mercredi 4 avril, les propositions sur le sujet de Force républicaine, le microparti fondé par François Fillon dont Bruno Retailleau a repris la présidence en novembre 2017. Plus discret que d’autres ténors de droite, comme Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand, le quinquagénaire, qui a renoncé à la présidence de la région Pays de la Loire pour garder son siège au Palais du Luxembourg et se conformer au non-cumul des mandats, n’entend pas moins peser sur son camp dans les années à venir.
A l’occasion de ce scrutin européen – « une campagne risquée pour notre famille politique » tant elle peut apparaître divisée sur cette question, reconnaît-il auprès du Monde –, le chef de file des sénateurs LR souhaite que son parti assume qu’« on a besoin de l’Europe » tout en en dressant le « droit d’inventaire ». « On ne peut pas fermer les yeux sur le Brexit, sur les insurrections électorales, en Allemagne, en Italie. Chaque fois, les partis qui percent ont fait campagne contre l’Europe, parfois via le sujet de l’immigration », note M. Retailleau, en référence à la montée dans ces pays de mouvements d’extrême droite ou populistes. « Jamais on a été aussi proches d’une dislocation de l’Europe : ou l’Europe change ou l’Europe meurt », estime-t-il.
« Préférence européenne »
En conséquence, cet ancien proche de Philippe de Villiers plaide pour que l’Union européenne (UE) porte en priorité un « projet de civilisation » qui « se réapproprie son histoire, l’héritage antique, celui du christianisme et des Lumières », en faisant adopter notamment une « charte des peuples européens » qui rappellerait l’« identité »...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-7">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les militants anti-islam se mobilisent depuis le meurtre d’une adolescente de 15 ans par un Afghan, en décembre 2017.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Kandel, foyer des angoisses identitaires allemandes

Les militants anti-islam se mobilisent depuis le meurtre d’une adolescente de 15 ans par un Afghan, en décembre 2017.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 11h12
    |

            Thomas Wieder (Kandel (Rhénanie-Palatinat), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Une fois de plus, Kandel (Rhénanie-Palatinat) va se transformer en camp retranché. Samedi 7 avril, plusieurs manifestations sont à nouveau prévues dans ce bourg coquet de 8 500 habitants situé dans l’ouest de l’Allemagne, à une dizaine de kilomètres de la frontière française. Des centaines de policiers seront mobilisés. Le centre-ville sera bouclé. Et, comme c’est régulièrement le cas depuis le début de l’année, des journalistes venus des quatre coins du pays s’intéresseront à ce petit bout d’Allemagne devenu l’épicentre des angoisses nationales liées à l’immigration en général, et à l’islam en particulier.
Tout a commencé le 28 décembre 2017. Ce jour-là, Mia, 15 ans, est attaquée au couteau par son ex-petit ami dans une parapharmacie de Kandel. Elle meurt à l’hôpital. La victime est allemande, son agresseur est afghan. Rapidement, l’enquête révèle que le jeune homme, arrivé en Allemagne en avril 2016, s’est vu refuser deux fois sa demande d’asile. On apprend qu’il n’a pas 15 ans, comme il le prétendait, mais au moins trois ou quatre de plus. Majeur et sans titre de séjour, il était donc expulsable.
L’ambivalence de l’AfD
Dès le 2 janvier, cinq jours après la mort de Mia, une manifestation a lieu à Kandel. Elle réunit 400 personnes. Le principal organisateur est Marco Kurz, un militant d’extrême droite très actif sur les réseaux sociaux et qui rêve d’organiser une « marche sur Berlin » de 500 000 citoyens en colère contre Angela Merkel. Des militants appartenant à des groupuscules identitaires ou néonazis sont également présents.
D’autres rassemblements sont organisés. Ils attirent chaque fois plus de monde : le 28 janvier, environ 1 000 personnes sont présentes ; le 3 mars, elles sont plus de 4 000. « Au fil des semaines, la mobilisation a fait tache d’huile. Grâce à une mobilisation extrêmement efficace sur Facebook, mais aussi sur d’autres plates-formes, comme VKontakte, un réseau social russe très prisé par l’extrême droite,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-8">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le leader mondial du streaming musical a fait ses premiers pas en Bourse mardi 3 avril à New York. A Wall Street, l’action a terminé à 149,01 dollars, en recul de 10,18% par rapport au prix d’introduction fixé à 165,90 dollars. Malgré ce repli, le cours de clôture valorisait Spotify à 26,5 milliards de dollars.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Spotify : le leader mondial du streaming musical en chiffres

Le leader mondial du streaming musical a fait ses premiers pas en Bourse mardi 3 avril à New York. A Wall Street, l’action a terminé à 149,01 dollars, en recul de 10,18% par rapport au prix d’introduction fixé à 165,90 dollars. Malgré ce repli, le cours de clôture valorisait Spotify à 26,5 milliards de dollars.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h07
    |

            Philippe Da Silva et 
                                Maxime Mainguet








                        


Le leader du streaming musical payant
La firme suédoise dirigée par Daniel Ek est pour l’instant l’intouchable leader du streaming musical payant. Au 31 décembre 2017, Spotify comptait 71 millions d’abonnés, soit presque le double d’Apple Music. Mais il est vrai que le service de la marque à la pomme a été lancé plus récemment - en 2015 - alors que son rival scandinave a démarré en 2008.

   



        Lire aussi :
         

                Spotify : Daniel Ek, le roi du streaming qui a révolutionné la musique



 
Une croissance soutenue
Spotify est le leader d’un secteur en forte croissance. Le marché du streaming a progressé de 60 % entre 2015 et 2016, selon l’IFPI (International Federation of the phonographic industry).

   


Une grande part de cette croissance a été captée par Spotify. Le chiffre d’affaires de l’entreprise est ainsi passé de 700 millions d’euros en 2013 à 4 milliards en 2017. Ces résultats sont portés par un nombre grandissant d’abonnés payants.
 
L’entreprise essuie toujours des pertes, notamment du fait d’opérations de financement
 
Pour autant, ce succès auprès des fans de musique ne permet pas à l’entreprise d’équilibrer ses comptes. Elle a ainsi accusé 1,2 milliard d’euros de pertes en 2017, dont 378 millions directement liés à l’exploitation.

   



        Lire aussi :
         

                Les débuts réussis de Spotify, le numéro 1 du streaming musical, en Bourse



L’autre partie de cette perte est d’origine financière. Elle est consécutive à l’émission au printemps 2016 d’un milliard d’euros de dettes convertibles. Il était prévu que le taux de cette dette, fixé initialement à 5 %, grimperait d’un point tous les six mois si l’introduction en Bourse de la société intervenait plus de 12 mois après l’émission, ce qui a été le cas. De quoi expliquer une partie non-négligeable des pertes de l’entreprise, et son intérêt à entrer en Bourse.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-9">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le procureur estime que les chefs d’inculpation de rébellion et détournement de fonds publics à l’encontre de l’ancien dirigeant catalan sont valides en droit allemand.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le parquet allemand requiert le maintien en détention de Carles Puigdemont

Le procureur estime que les chefs d’inculpation de rébellion et détournement de fonds publics à l’encontre de l’ancien dirigeant catalan sont valides en droit allemand.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h04
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Pour l’instant, Madrid n’a pas à se plaindre de la justice allemande dans l’affaire Puigdemont. Neuf jours après l’arrestation du dirigeant indépendantiste catalan outre-Rhin, le procureur général du Land de Schleswig-Holstein, où est incarcéré Carles Puigdemont, a reconnu, mardi 3 avril, la validité en droit allemand des deux chefs d’inculpation le visant : celui de « détournement de fonds publics » et celui de « rébellion ». Après avoir « évalué en détail le mandat d’arrêt européen » lancé par l’Espagne le 23 mars, à l’encontre de M. Puigdemont, le parquet a estimé qu’il était « recevable » et justifiait le maintien de celui-ci en détention en raison d’un « risque de fuite ».
Cela ne signifie pas que la procédure d’extradition aboutira. La décision finale doit en effet revenir à l’Oberlandesgericht (tribunal régional supérieur) du Schleswig-Holstein, qui a jusqu’au 25 mai pour trancher. Mais les réquisitions du procureur n’en sont pas moins un coup dur pour les avocats de M. Puigdemont. Depuis l’arrestation de leur client, qu’ils qualifient de « prisonnier politique », ils martèlent que l’accusation de « rébellion » ne peut être retenue contre lui au motif qu’elle n’aurait pas d’équivalent en droit allemand. Le parquet du Schleswig-Holstein a estimé le contraire. A ses yeux, la « haute trahison » définie par l’article 81 du code pénal allemand est suffisamment proche de ce que le droit espagnol qualifie de « rébellion » pour que le dirigeant catalan puisse être extradé d’après ce motif.
« Le conflit catalan doit être réglé par la justice »
Dès mardi après-midi, les avocats de M. Puigdemont en Allemagne ont annoncé avoir déposé des recours contre les réquisitions du parquet. La veille, ses avocats en Espagne avaient fait de même auprès du Tribunal suprême de ce pays, estimant que l’accusation de « rébellion » était irrecevable en raison d’absence de violence dans les actes reprochés à leur client....




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-10">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Analyse. Pour notre correspondante à Bruxelles Cécile Ducourtieux, la nomination par le président de la Commission européenne de son bras droit l’Allemand Martin Selmayr comme secrétaire général de l’institution est du pain bénit pour les europhobes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les travers de la gestion Juncker

Analyse. Pour notre correspondante à Bruxelles Cécile Ducourtieux, la nomination par le président de la Commission européenne de son bras droit l’Allemand Martin Selmayr comme secrétaire général de l’institution est du pain bénit pour les europhobes.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h00
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            
Analyse. L’affaire Selmayr, qui défraye depuis plusieurs semaines la chronique de la « bulle » bruxelloise, agit comme un véritable révélateur des failles de la commission Juncker. Une commission tellement politique qu’elle semble avoir oublié qu’en tant que gardienne des traités elle doit s’en tenir à la lettre mais aussi à l’esprit des règles européennes. Et une institution dont le président, Jean-Claude Juncker, a développé à l’égard de son bras droit, Martin Selmayr, une si grande dépendance que ce dernier, un Allemand de 47 ans, concentre des pouvoirs inédits et jugés problématiques.
le correspondant de « Libération » est le premier à dénoncer un « coup d’état »
Résumons les faits : le 21 février, M. Juncker débarque dans la salle de presse de la Commission, à Bruxelles, pour annoncer la nomination surprise de son directeur de cabinet, M. Selmayr, au poste de secrétaire général de l’institution, la plus haute fonction de cette administration de trente-trois mille fonctionnaires. Les commissaires, réunis quelques instants plus tôt en collège, ont été mis devant le fait accompli mais n’ont pas protesté.

Jean Quatremer, le correspondant de Libération, est le premier à dénoncer un « coup d’Etat ». La Commission commence à traiter l’affaire par le mépris, s’enferre dans ses explications, prétendant, par exemple, qu’il y a d’abord eu « plusieurs candidats » pour le poste de secrétaire général adjoint – auquel avait initialement postulé M. Selmayr et qui lui a ouvert la voie à celui de secrétaire général –, avant de reconnaître qu’ils n’étaient que deux. Et encore : la deuxième postulante s’est retirée avant d’être auditionnée par le DRH de la Commission, le commissaire Günther Oettinger.
Un respect « religieux » des règles
Les qualités de M. Selmayr, connu pour ses fulgurances et sa capacité de travail, ne sont pas en cause, répètent les journalistes et les eurodéputés, qui se saisissent rapidement...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-11">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Paris et Washington étoffent leur soutien aux Kurdes, mais la France et l’UE sont plus exposées que les Etats-Unis aux répliques du conflit syrien.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Guerre en Syrie : le dilemme des Européens vis-à-vis de la Turquie

Paris et Washington étoffent leur soutien aux Kurdes, mais la France et l’UE sont plus exposées que les Etats-Unis aux répliques du conflit syrien.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 10h52
    |

                            Allan Kaval et 
Marc Semo








                        



                                


                            

La lutte contre l’organisation Etat islamique (EI) était et reste pour les autorités françaises le principal enjeu de la guerre en Syrie et de leur engagement dans la coalition internationale dont les Etats-Unis sont le pilier. « Le problème est désormais pratiquement réglé sur le terrain », rappelle volontiers Paris. Tout en soulignant que les derniers combattants de l’EI font toujours peser une menace, et sont en passe de se recycler dans d’autres groupes djihadistes.
La victoire reste donc fragile et il est hors de question de baisser la garde alors que la France, après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, a discrètement déployé depuis deux ans des forces spéciales dans le nord de la Syrie. Elles seraient déployées aussi à Manbij, où, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les Américains mais aussi les Français ont renforcé leur dispositif. Le bras de fer qui s’amorce autour de la ville concentre ce qui est décrit à Paris comme des « contradictions stratégiques » avec Ankara.

Le dilemme, à Paris comme à Londres et à Washington, est le suivant : comment conserver ses alliés kurdes tout en ménageant la Turquie, deuxième puissance de l’OTAN ? Il faut, d’une part, poursuivre une coopération opérationnelle indispensable avec les combattants kurdes qui forment l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), dont le rôle a été crucial pour écraser l’EI. Et, d’autre part, maintenir des relations décentes, à défaut d’être cordiales, avec la Turquie. Depuis le début de l’offensive d’Ankara contre l’enclave kurde d’Afrin et les velléités turques de la poursuivre contre les zones tenues par les FDS où la coalition est présente, les contradictions de la coalition sur le dossier syrien paraissent de plus en plus difficiles à assumer.
Acuité toute particulière
Pour les Etats européens, cette équation se pose avec une acuité toute particulière. Contrairement à Washington, ils se trouvent en effet en première...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-12">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le président turc, dont l’armée menace Manbij, au nord de la Syrie, pousse son avantage contre les Kurdes, aux dépens des Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Face aux Kurdes, Erdogan mise sur Poutine

Le président turc, dont l’armée menace Manbij, au nord de la Syrie, pousse son avantage contre les Kurdes, aux dépens des Etats-Unis.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 10h53
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Accueilli à Ankara par 21 coups de canon et la garde à cheval, le président russe Vladimir Poutine a été traité en hôte de marque par son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, qui l’a reçu, mardi 3 avril, en son palais de 200 000 mètres carrés. Mercredi 4 avril, Vladimir Poutine devait être rejoint par le président iranien Hassan Rohani pour un sommet tripartite, Turquie, Russie, Iran, consacré à la résolution du conflit syrien.
Mardi, sur l’esplanade du palais, les présidents Poutine et Erdogan ont assisté par visioconférence à la pose du premier bloc de béton de la centrale nucléaire d’Akkuyu, au sud du pays (région de Mersin), un méga-projet d’une valeur de 20 milliards de dollars, dont la construction et l’exploitation sont du ressort de Rosatom, le géant russe du nucléaire civil.
S’il est mené à bien, le chantier, un vieux serpent de mer, sera le premier pas vers la production d’énergie nucléaire en Turquie, dépendante à 55 % du gaz russe pour sa consommation. Sachant que la centrale ne sera pas opérationnelle avant 2023 et que Rosatom n’a pas encore trouvé ses partenaires turcs, les mines réjouies des deux présidents n’étaient pas dues aux riches perspectives de la coopération énergétique. Elles reflétaient plutôt un horizon partagé en Syrie, où l’alliance stratégique russo-turque commence à porter ses fruits.
Foyer de tensions
La région de Manbij, à l’ouest de l’Euphrate, est en pleine tourmente. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière turque, la zone, où sont stationnées des troupes de la coalition en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde à la pointe du combat contre l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie, est devenue un foyer de tensions.
On y redoute l’offensive turque maintes fois promise par M. Erdogan. Galvanisé par la prise de l’enclave kurde d’Afrin (nord-ouest de la Syrie), le 18 mars, par son armée et ses supplétifs syriens, le « reis » promet la guerre totale...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-13">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Le président italien entame, mercredi, deux jours de consultation avec les représentants des principaux partis politiques. Les élections du 4 mars n’ont pas vu émerger de majorité claire au Parlement.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Un mois après les élections législatives, l’Italie se cherche un gouvernement

Le président italien entame, mercredi, deux jours de consultation avec les représentants des principaux partis politiques. Les élections du 4 mars n’ont pas vu émerger de majorité claire au Parlement.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 10h04
   





                        



   


Le président italien, Sergio Mattarella, entame, mercredi 4 avril, ses consultations en vue de la formation du gouvernement, un objectif qui semble encore loin un mois après des élections législatives qui n’ont pas permis d’aboutir à une majorité claire au Parlement.
Après les présidents des chambres et les petites formations mercredi, le président Mattarella recevra jeudi les représentants des principaux partis politiques en terminant par la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), ces derniers revendiquant chacun la victoire aux législatives du 4 mars.

        Lire aussi :
         

                En Italie, M5S et Ligue se jaugent pour le pouvoir



Devenus les nouveaux patrons de la politique italienne, Luigi Di Maio (M5S) et Matteo Salvini (Ligue) aspirent chacun au poste de chef du gouvernement. De parti contestataire, M5S est devenu le premier parti d’Italie avec plus de 32 % des voix, tandis que la Ligue s’est imposée au sein de la coalition de droite qui est arrivée en tête avec 37 % des voix.
Tous les scénarios restent possibles
Ensemble, la Ligue et le M5S sont en situation de gouverner et, sans ces deux formations, aucune coalition n’est envisageable. Cette alliance semble, cependant, contre nature, tant ces formations défendent des modèles de société radicalement opposés.
Mais il se peut que tous deux soient finalement obligés de s’entendre sur un troisième nom, acceptable par les deux camps, pour diriger le gouvernement, même si Luigi Di Maio a réitéré mardi soir qu’il était le seul candidat de son mouvement au poste de premier ministre.
Depuis un mois, les déclarations, échanges et autres tentatives d’ouverture entre les principaux leaders n’ont pas permis d’entrevoir un quelconque accord permettant de faire émerger une majorité gouvernementale.

        Lire aussi :
         

                Italie : les personnalités clés dans les négociations de gouvernement



Tous les scénarios restent donc possibles après ce round d’observation, à commencer par celui d’un exécutif qui réunirait le M5S et la Ligue, le rapprochement entre ces deux forces, désormais majoritaires au Parlement, ayant permis d’élire fin mars les présidents du Sénat et de la Chambre des députés.
Luigi Di Maio, 31 ans, n’a pas fermé la porte à ce scénario, affirmant que le M5S était ouvert à une majorité comprenant la Ligue, mais sans Silvio Berlusconi. Il s’est même dit prêt à discuter sur le nom des ministres, un changement par rapport à ses positions initiales. Un tel scénario impliquerait que le patron de la Ligue rompe avec la coalition de droite et donc avec Forza Italia, le parti de M. Berlusconi, ce qu’il n’est toujours officiellement pas prêt à faire.
La coalition de droite discutera, de son côté, d’une collaboration avec le M5S, « mais sans être l’objet de veto », a réaffirmé, mardi soir, Matteo Salvini, 45 ans.
Et si le leader de la Ligue refuse de s’éloigner de M. Berlusconi, le jeune leader du M5S s’est dit prêt à discuter avec le Parti démocrate (PD, centre gauche), grand perdant du scrutin du 4 mars. Ce dernier s’y refuse, se cantonnant, pour l’instant, dans un rôle d’opposition, même si certains en son sein envisagent un dialogue.
Au cours de ses deux premières journées de consultation, le président de la République entendra les différents responsables politiques sur la façon dont ils envisagent de former un gouvernement capable d’obtenir la confiance du Parlement. Le président italien devra tirer les conclusions des discussions en annonçant probablement, selon les médias italiens, un nouveau round de consultation.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-14">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Des douaniers français sont entrés sans permission, vendredi, à Bardonecchia, dans un centre pour migrants de l’ONG Rainbow for Africa.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Incident frontalier franco-italien : les excuses de Paris à Rome

Des douaniers français sont entrés sans permission, vendredi, à Bardonecchia, dans un centre pour migrants de l’ONG Rainbow for Africa.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 13h46
   





                        



   


Dans un entretien au quotidien italien Corriere della Sera, mercredi 4 avril, Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, en charge des douanes, présente les excuses de la France à l’Italie : « Je suis désolé pour le malentendu », rapporte Franceinfo. « Je crois que c’est un incident malencontreux, né d’un malentendu entre les douanes françaises et les chemins de fer italiens sur l’usage d’un local dans la gare de Bardonecchia », a-t-il ajouté.
Dimanche, le ministre dit qu’il se rendrait à Rome pour « s’expliquer » avec les autorités italiennes. Le contrôle a été effectué, vendredi, « dans un local mis à disposition dans le cadre d’un accord franco-italien, c’est vrai qui date un peu, mais il existe », expliquait M. Darmanin.
Selon Paris, le contrôle a été fait dans un « local attenant à la gare de Bardonecchia, mis à la disposition de la douane française en application des accords du bureau à contrôles nationaux juxtaposés [BCNJ] de 1990 ».
Enquête ouverte, ambassadeur convoqué
De son côté, le parquet de Turin avait annoncé avoir ouvert une enquête sur la présence de douaniers français dans un local de la gare de Bardonecchia, une commune alpine frontalière italienne, occupé par l’ONG Rainbow for Africa.
L’Italie a protesté officiellement après l’intervention de douaniers français armés dans un local utilisé par une organisation humanitaire dans la gare de cette petite ville frontalière à l’occasion du contrôle d’un ressortissant nigérian intercepté dans le TGV Paris-Milan et soupçonné de transporter de la drogue.
Le parquet avait reçu un rapport du commissariat de la petite station de ski alpine de Bardonecchia sur l’entrée de douaniers non identifiés dans un local mis à disposition de l’ONG Rainbow for Africa, afin de soumettre un Nigérian repéré dans un train à un dépistage urinaire de drogue.
La France jugeait, samedi, que la présence des douaniers était parfaitement légale, mais le ministère italien des affaires étrangères, qui ne partage pas cet avis, a convoqué, samedi, l’ambassadeur de France à Rome et évoqué « un acte grave, considéré totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers ».
Il a mis sur la table de récents échanges entre les douanes françaises et les chemins de fer italiens précisant que le local de la gare de Bardonecchia n’était plus accessible, car désormais alloué à une organisation humanitaire.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-15">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Un proche du FPÖ, parti d’extrême droite au pouvoir, auquel le ministère des transports avait préféré une candidate dans le cadre d’une promotion interne, a porté plainte pour discrimination sexiste. Il a eu gain de cause.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                
                                    

En Autriche, la justice fait la promotion des hommes


                      Un proche du FPÖ, parti d’extrême droite au pouvoir, auquel le ministère des transports avait préféré une candidate dans le cadre d’une promotion interne, a porté plainte pour discrimination sexiste. Il a eu gain de cause.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 07h26
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)







L’histoire semble ahurissante. Dans ce pays alpin catholique de 8,7 millions d’habitants, la justice vient de considérer qu’un homme peut être victime de discrimination sexiste quand il rate une promotion au profit d’une femme. Comment une telle décision – dévoilée par la presse autrichienne le 19 mars, mais prise en février – a-t-elle pu être rendue dans un État membre de l’Union européenne depuis 1995 ?

   


Pour comprendre, il faut la replacer dans son contexte, car les faits sont en réalité très politisés. Ils se sont déroulés au sein d’un ministère, celui des transports, en 2011. Cette année-là, à Vienne, le portefeuille en question est occupé par une féministe sociale-démocrate (SPÖ), issue d’un milieu modeste. Elle s’appelle Doris Bures et s’efforce d’installer l’idée de la parité dans toutes les fonctions de direction, très masculines, du ministère après sept années aux mains du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), une formation d’extrême droite présente au gouvernement entre fin 1999 et début 2007. Un certain Peter Franzmayr, chef de cabinet d’un ex-garde des sceaux du FPÖ et employé au ministère des transports depuis 2003, selon le quotidien Der Standard, décide alors de candidater à l’une de ses offres de promotion. Mais le poste lui échappe au profit d’une femme aux idées plus compatibles avec celles de la ministre. Il porte plainte pour discrimination fondée sur le genre.
La technique de « l’arroseur arrosé »
Peter Franzmayr appartient, écrit le journal de centre-droit Kurier, à une corporation estudiantine élitiste, non mixte et conservatrice. Si elle peut paraître incongrue, sa démarche doit s’analyser dans un combat plus large. Elle rappelle les techniques de « l’arroseur arrosé », déjà observées ailleurs en Occident, et visant à s’emparer, afin de mieux les combattre, des outils mis en place par les libéraux pour assurer plus d’équité sociale. Elles sont désormais éprouvées en Europe par des militants opposés, par exemple, au droit à l’IVG ou à ceux des minorités sexuelles. En lien avec certains oligarques russes et les évangélistes américains, ils savent maintenant opposer juridiquement les droits des embryons à vivre à celui des femmes à recourir à l’avortement. Ou encore les droits des enfants à avoir un papa et une maman au droit des gays et des lesbiennes qui désirent en adopter un.
L’État a été condamné à verser 317 368 euros au plaignant, au titre du manque à gagner et des dommages et intérêts.
La « jurisprudence autrichienne » ajoute donc une pierre nouvelle à cette bataille idéologique : le tribunal a estimé que le traitement réservé à Peter Franzmayr avait été inique, sa concurrente ayant été privilégiée pendant tout le processus de recrutement, à compétences égales et avec une note très légèrement inférieure, uniquement parce qu’elle était de sexe féminin. L’État a été condamné à verser 317 368 euros au plaignant, au titre du manque à gagner et des dommages et intérêts.
De quoi remettre sérieusement « en cause le principe de promotion des femmes », selon Doris Bures, dans un pays où le sexe dit « faible » en aurait pourtant bien besoin. Selon les dernières statistiques officielles, les salariées gagnaient toujours 38 % de moins que leurs collègues en 2016. Et leur nombre à temps partiel a augmenté en dix ans, passant de 40 %, en 2006, à 48 %. Ce taux, l’un des plus élevés d’Europe, est expliqué principalement par la difficulté de combiner vie familiale et professionnelle, alors que les personnes à mi-temps voient s’effondrer leurs chances d’occuper des postes de direction. Le FPÖ, lui, jubile. À peine revenu au pouvoir, en décembre 2017, il vient d’offrir une belle opportunité à Peter Franzmayr. Ce dernier a été nommé à la tête du conseil de surveillance de l’opérateur des autoroutes. Il succède à une femme, désignée sous la gauche. Et qui a préféré jeter l’éponge.



<article-nb="2018/04/04/19-16">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Pour les caciques fortunés proches du régime de Vladimir Poutine, les opposants politiques et les oligarques en exil, l’heure est à la discrétion.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 03/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Après l’affaire Skripal, le profil bas des Russes de Londres

Pour les caciques fortunés proches du régime de Vladimir Poutine, les opposants politiques et les oligarques en exil, l’heure est à la discrétion.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 08h13
    |

            Benoît Vitkine (Londres, envoyé spécial) et 
Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Difficile de le manquer, emmitouflé dans son énorme pull blanc, bottes rouge vif aux pieds, gesticulant à tout-va. Evgueni Tchitchvarkine est déchaîné en cette froide journée d’élection présidentielle russe. L’ancien ­riche homme d’affaires russe, opposant à ­Vladimir Poutine, prend son ­mégaphone, ­visiblement en colère.
Dimanche 18 mars, il interpelle la petite foule qui fait la queue pour voter de l’autre côté de la rue, à l’ambassade de Russie, à Londres. « Vous êtes du côté sombre de la rue ! Nous sommes du bon côté ! Si vous ne ­traversez pas, vous êtes une honte pour notre pays ! »
Ceux qui le ­connaissent savent ­pourquoi l’homme est remonté. Ancien ­patron d’Evroset, une chaîne de magasins de téléphonie, ­Tchitchvarkine a dû fuir la Russie en 2009, après avoir été spolié dans une offensive qu’il dit téléguidée par la ­police russe. Sa mère a été ­retrouvée morte l’année suivante, à Moscou, rouée de coups. Aujourd’hui, il dirige un ­magasin de spiritueux haut de gamme.
Deux visages de la Russie
En face, les électeurs et les gardiens de l’ambassade feignent l’indifférence. Tous, loin de là, ne votent pas pour le président russe, mais eux ont choisi de participer au scrutin. La tentative d’assassinat au gaz innervant de l’ancien agent double Sergueï Skripal, quelques jours plus tôt, suivie d’une nouvelle ­dégradation des relations entre Moscou et les pays occidentaux, n’a fait que renforcer les deux camps dans leurs convictions.
Ce sont deux visages de la Russie qui se font face sur les trottoirs de Kensington Palace Gardens. Cette artère londonienne est un concentré de « Londongrad », le surnom qu’a gagné la capitale britannique en accueillant, depuis une vingtaine d’années, les caciques du régime Poutine autant que ses opposants en exil.
A 100 mètres de l’ambassade russe se trouve notamment l’énorme mansion de Roman ­ Abramovitch, l’oligarque qui a pris le ­contrôle du club de football londonien...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-17">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historienne Sonia Combe dit qu’il faut se garder de toute lecture hâtive des documents faisant de l’intellectuelle une agente des services secrets bulgares.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 03/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Affaire Kristeva : « L’aura de l’archive policière est telle qu’on en oublie qu’elle peut être aussi source de désinformation »

Dans une tribune au « Monde », l’historienne Sonia Combe dit qu’il faut se garder de toute lecture hâtive des documents faisant de l’intellectuelle une agente des services secrets bulgares.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 14h40
    |

Sonia Combe (Historienne, Centre Marc Bloch, Berlin)







                        



                                


                            

Tribune. L’accusation de collaboration avec les services de renseignement bulgares sous le communisme portée contre Julia Kristeva devrait nous remettre en mémoire les difficultés que présente l’interprétation d’un dossier de police, qui plus est quand il émane d’une police politique. Elle nécessite une familiarité avec le vocabulaire de tels services, la connaissance de leurs buts et de leurs méthodes – autant de clés de lecture qui font souvent défaut aux annonces de « révélations ».

On se souvient qu’à l’ouverture des archives de la Stasi, dans l’ex-RDA, plusieurs personnes furent dénoncées par des accusateurs zélés parce que leur dossier commençait par la phrase « X nous a reçus poliment », jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’il s’agissait d’une phrase rituelle qu’on trouvait au début de la plupart des rapports concernant une tentative de recrutement.
On pouvait d’ailleurs imaginer que c’était la vérité, car à considérer que les services de renseignement se soient présentés comme tels – ce qui n’était pas toujours le cas –, la personne contactée n’allait probablement pas les mettre à la porte. L’eût-elle fait que cela n’aurait sans doute pas été consigné dans le rapport. Les refus de collaboration n’étaient généralement pas mentionnés dans les dossiers de la Stasi. A quoi bon ? La police politique ne fabriquait pas de la documentation pour l’historien de demain, mais pour ses propres besoins. Elle se contentait de clôturer le dossier sans préciser ses échecs.
Avant d’interpréter tout dossier, il convient de vérifier certains points, dont les principaux : dans quelles conditions l’« informateur » informait-il ? Savait-il à qui il s’adressait ? Avait-il compris qu’il était une « source » pour la police politique ? Etait-il l’objet de chantage ?
Le lynchage médiatique de Christa Wolf
Attribuer un pseudonyme à la « source » n’est pas la preuve qu’elle ait accepté de devenir un agent. C’est seulement...




                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-18">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le tribunal de Rennes doit valider mercredi 4 avril la liquidation du volailler. Le français LDC associé au saoudien Al Mujanem a toutes les chances d’être ensuite choisi comme repreneur.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Poulets Doux : l’ukrainien MHP se prépare à un échec

Le tribunal de Rennes doit valider mercredi 4 avril la liquidation du volailler. Le français LDC associé au saoudien Al Mujanem a toutes les chances d’être ensuite choisi comme repreneur.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 18h31
    |

            Denis Cosnard








                        



   


Une liquidation judiciaire, suivie d’une reprise rapide de l’essentiel des actifs par un consortium franco-saoudien. Tel est le scénario qui se dessine de plus en plus clairement pour Doux, l’un des grands producteurs français de poulets, qui emploie plus de 1 200 salariés et fait vivre plusieurs centaines d’éleveurs en Bretagne et Pays de la Loire.

        Lire aussi :
         

                Le propriétaire des poulets Loué favori pour la reprise de Doux



Ce mardi 3 avril, la direction de la coopérative française Terrena, l’actionnaire majoritaire de Doux, a déposé une demande de liquidation de sa filiale spécialisée dans la volaille, dont elle ne veut plus supporter les pertes. Une demande appuyée par le mandataire ad hoc, Me Frédéric Abitbol. Le dossier devait ensuite être examiné lors d’une audience prévue à 18 heures au tribunal de commerce de Rennes, pour une décision rendue mercredi matin.
Dans ce dossier préparé avec les pouvoirs publics, il y a toutes chances que les juges suivent les recommandations du mandataire, et placent Doux en liquidation immédiate, tout en autorisant l’entreprise à poursuivre son activité un certain nombre de semaines. Le tribunal devrait également fixer une date rapprochée pour examiner les différentes offres, et trancher en faveur d’une d’entre elles.
Le suspense paraît limité
Laquelle ? Le suspense paraît limité. Une solution a, en effet, le soutien de l’actionnaire Terrena, des régions Bretagne et Pays de la Loire, et d’une grande partie du personnel : celle présentée conjointement par le saoudien Al Munajem et le groupe français LDC, connu pour ses marques Fermiers de Loué, Le Gaulois, Marie et Maître Coq. Seuls les membres de ce consortium ont présenté leurs plans lors du comité d’entreprise tenu ce mardi à Châteaulin (Finistère).
Ensemble, Al Munajem, LDC et leurs associés proposent de reprendre ou reclasser l’essentiel du personnel. Au total, 920 emplois sur 1 187 seraient repris dans ce scénario. Par ailleurs, 418 propositions de reclassement dans d’autres sites seraient présentées aux salariés non repris.

        Lire aussi :
         

                Doux, Tilly-Sabco : le poulet français de nouveau en pleine crise



La seule autre offre a été déposée par MHP, un volailler ukrainien qui produit du blé. Or celui-ci ne reprendrait dans l’immédiat que 285 postes. Les trois quarts du personnel se retrouveraient donc au chômage. MHP évoque certes la construction d’ici à deux ans d’une nouvelle usine ultramoderne à Châteaulin, pour remplacer les installations actuelles. Cela permettrait de réembaucher alors 430 personnes supplémentaires. Mais « si on regarde le court terme et l’emploi, c’est vrai, notre offre est moins attractive », reconnaît John Rich, le président de MHP, dans un entretien au Monde.
Pour ce professionnel australien du poulet, « à long terme, l’offre de MHP reste la plus forte, en termes d’engagement, d’emplois, et de relance de la filière ». Toutefois, le groupe ukrainien se prépare clairement à un échec.
MHP ne garderait que Quimper, Plouray et Châteaulin
« J’espère que les juges tiendront compte du long terme, mais si par malchance nous devions être écartés, nous continuerons à nous intéresser à la France et à l’Europe de l’Ouest, promet John Rich. Nous avons eu de très bons contacts avec les agriculteurs bretons et avec les pouvoirs publics, et nous y étudierons d’autres acquisitions. C’est la vie ! »
Contacté par Terrena fin 2017, MHP a étudié de près le dossier d’une éventuelle reprise de Doux. Pour ses dirigeants, l’opération aurait présenté plusieurs intérêts. Elle aurait permis au groupe ukrainien, coté en Bourse à Londres, de diversifier ses sources d’approvisionnement, et de s’implanter solidement sur le marché européen, au-delà de premiers investissements aux Pays-Bas et en Slovaquie. Mais très vite, les dirigeants de MHP ont jugé avec leurs experts qu’il n’était pas possible de reprendre la totalité de Doux. Pas question, en particulier, de garder l’activité d’exportation dans les pays arabes de petits poulets congelés, qui réalisait une grande part du chiffre d’affaires. « Ce modèle économique ne tient pas », estime John Rich.
C’est pourquoi MHP propose de ne garder que les sites de Quimper (Finistère) et Plouray (Morbihan) et le siège de Châteaulin, et de reconstruire entièrement l’usine de Châteaulin pour la rendre compétitive. « Nous avons une grande expertise dans la construction d’usines, et avec cet investissement, nous pouvons ainsi changer le modèle économique de Doux », plaide le président du groupe ukrainien. Sans avoir beaucoup d’illusions sur ses chances de succès auprès du tribunal.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-19">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La décision finale doit encore être prise par un tribunal de la région. Aucun calendrier n’a été annoncé à ce sujet, la justice allemande disposant de soixante jours pour statuer.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

La demande d’extradition de Carles Puigdemont jugée recevable par le parquet allemand

La décision finale doit encore être prise par un tribunal de la région. Aucun calendrier n’a été annoncé à ce sujet, la justice allemande disposant de soixante jours pour statuer.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 15h09
   





                        



   


Le parquet du Schleswig-Holstein a jugé recevable, mardi 3 avril, la demande d’extradition de l’ancien président catalan Carles Puigdemont. Arrêté le 25 mars dans ce Land du nord de l’Allemagne, alors qu’il rentrait à Bruxelles après une visite en Finlande, il est détenu depuis à la prison Neumünster.
Le procureur général de l’Etat régional de Schleswig-Holstein a reconnu dans un communiqué la validité en droit allemand des deux chefs d’accusation de la justice espagnole – « rébellion » et « détournement de fonds » – et demandé son maintien en détention en vue de l’extradition.
Maintien en détention
Le parquet a considéré que le chef d’accusation de rébellion, qui stricto sensu n’existe pas dans le droit allemand, se rapprochait de la « haute trahison » figurant dans le code pénal national et qu’une équivalence exacte n’était pas nécessaire.
Jugeant que le dirigeant indépendantiste pourrait chercher à quitter le pays, il demande en outre à la haute cour régionale du Schleswig-Holstein, qui devra se prononcer sur l’extradition elle-même, de le maintenir en détention pendant la durée des procédures.
La décision finale quant à son extradition doit encore être prise par un tribunal de la région. Aucun calendrier n’a été annoncé à ce sujet, la justice allemande disposant de soixante jours pour statuer.
Neuf indépendantistes sont actuellement en détention provisoire en Espagne, dont six membres de son exécutif et l’ancienne présidente du Parlement catalan. Une autre indépendantiste, Clara Ponsati, ex-« ministre » régionale de l’éducation, est en Ecosse et attend également une décision des autorités locales sur son extradition.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/04/19-20">
<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Reporters sans frontières et ses partenaires lancent un dispositif d’autorégulation pour lutter contre la désinformation et mettre en valeur les médias qui produisent des informations fiables.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Un label pour redonner confiance dans le journalisme

Reporters sans frontières et ses partenaires lancent un dispositif d’autorégulation pour lutter contre la désinformation et mettre en valeur les médias qui produisent des informations fiables.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 13h27
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 10h37
    |

            François Bougon








                        


Dans ses vœux aux journalistes le 3 janvier, au cours desquels avait été annoncée une loi contre les « fake news », Emmanuel Macron avait évoqué une initiative de Reporters sans frontières (RSF) sur une « forme de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier ». A l’époque, l’organisation avait été prise au dépourvu par cette mention présidentielle, car la démarche était encore en cours, non officielle.
Trois mois plus tard, mardi 3 avril, la « Journalism Trust Initiative » (JTI) – l’initiative pour la confiance dans le journalisme – est portée sur les fonts baptismaux avec ses partenaires : l’agence France-Presse, l’Union européenne de radio-télévision et le Global Editors Network, une association regroupant des rédacteurs en chef de médias du monde entier.
« Renverser la logique »
Ce projet part d’un constat : « Dans le nouveau système de l’espace public, les informations fausses circulent plus vite que les vraies », s’inquiète Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.
« Dans le nouveau système de l’espace public, les informations fausses circulent plus vite que les vraies », constate Christophe Deloire, secrétaire général de RSF
D’où l’idée, pour distinguer le travail journalistique et renforcer les « tiers de confiance », de « renverser la logique en donnant un avantage réel à tous ceux qui produisent des informations fiables, quel que soit leur statut », poursuit M. Deloire. Et plutôt que de se voir imposer des lois, pourquoi ne pas imaginer un dispositif avec des normes permettant de décerner un label à des médias de qualité, en s’appuyant sur des données telles que la transparence, l’indépendance éditoriale ou la déontologie ? Vaste travail qui promet des débats passionnés et houleux.
Certifier le processus journalistique
Dans un premier temps, RSF lance un processus ouvert à tous ceux qui sont concernés dans le secteur sous l’égide du Comité européen de normalisation. Il ne s’agira pas, souligne RSF, de certifier la production mais le processus journalistique.

        Lire aussi :
         

                Franceinfo et France Culture s’allient contre les « fake news »



L’élaboration des indicateurs sous l’égide de l’organisme français de normalisation, l’Afnor, et de son équivalent allemand, le DIN, devrait prendre de douze à dix-huit mois.
Une plus grande visibilité
L’objectif à terme est de faire en sorte que les médias certifiés puissent bénéficier d’« avantages concrets ». On pourrait imaginer un traitement privilégié par les algorithmes des moteurs de recherche et des réseaux sociaux, permettant une plus grande visibilité et donc des recettes publicitaires plus importantes. Des contacts ont été établis avec Google et Facebook.

        Lire aussi :
         

                Reporters sans frontières : « Nous réclamons plus de transparence à Facebook »






                            


                        

                        

