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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Bassam Ayachi, un islamiste franco-syrien opposé à l’Etat islamique, a été mis en examen le 27 mars pour ses activités en Syrie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Un vétéran du djihad de 71 ans arrêté en France

Bassam Ayachi, un islamiste franco-syrien opposé à l’Etat islamique, a été mis en examen le 27 mars pour ses activités en Syrie.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 17h54
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 18h02
    |

            Soren Seelow








                        


Un vétéran du djihad franco-syrien, figure de la scène islamiste belge et personnage central d’un documentaire diffusé sur France 2 en octobre 2016, a été interpellé le 27 mars dans le département du Nord dans le cadre d’un mandat d’arrêt, a fait savoir mercredi 4 avril une source judiciaire. Bassam Ayachi, 71 ans, a été mis en examen et incarcéré le jour même pour association de malfaiteurs terroriste criminelle en raison de ses activités au sein de la mouvance djihadiste en Syrie.
Bassam Ayachi était visé par un mandat d’arrêt dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 12 mars, à la suite de l’expulsion d’un djihadiste français du Japon. Ce dernier, un trentenaire ayant rejoint un groupe proche d’Al-Qaida en Syrie avec son épouse japonaise, avait récemment gagné la Turquie, d’où il avait été expulsé début mars vers le Japon, puis renvoyé en France. Des éléments d’enquête ont établi que ce djihadiste nippophile avait été en relation avec Bassam Ayachi, motivant l’interpellation de ce dernier.
L’histoire de Bassam Ayachi en Europe, relatée dans un passionant documentaire de Stéphane Malterre, Au nom du père, du fils et du djihad, commence dans les années 1960. Exilé en France, cet héritier d’une grande famille de notables sunnites syriens épouse une Niçoise, bientôt convertie, et s’installe à Aix-en-Provence, où il travaille comme restaurateur. Il s’établit en Belgique en 1992, où il fonde le Centre islamique belge à Molenbeek, qui a depuis été dissous sur décision de justice.
« De Gaulle » ou « goal » ?
Bassam Ayachi attire l’attention des services antiterroristes belges après les attentats du 11 septembre 2001, pour avoir marié religieusement le kamikaze tunisien d’Al-Qaida qui a assassiné le commandant Massoud en Afghanistan deux jours avant la chute des Twin Towers à New York. Soupçonné d’avoir incité de jeunes Belges à combattre en Irak et en Afghanistan, un temps présenté comme le numéro deux d’Al-Qaida en Europe, il a toujours clamé officiellement son hostilité aux attentats perpétrés en Occident et n’a jamais été condamné en Belgique.
Il a en revanche été incarcéré pendant quatre ans en Italie pour un projet d’attentat, avant d’être finalement acquitté. Arrêté le 11 novembre 2008 à Bari dans un camping-car en compagnie du Franco-Algérien Raphaël Gendron, de trois Syriens et d’un Palestinien, Bassam Ayachi est placé en détention après la découverte dans le véhicule de matériel de propagande d’Al-Qaida. Grâce à des micro-espions cachés dans la prison de Bari, les policiers croient comprendre que Raphaël Gendron et Bassam Ayachi évoquent un projet d’attentat contre l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris.
Le dimanche 14 décembre 2008, le micro capte les bribes de phrases suivantes, en partie couvertes par le son de la télévision et ainsi retranscrites par La Libre Belgique : « djihad », « Paris », « frapper », « aéro » et « De Gaulle ». Le 4 juin 2011, la cour d’assises de Bari condamne les deux hommes à huit ans de prison. Mais ils sont acquittés en appel un an plus tard, faute de preuves. Selon un de leurs avocats belges, Me Sébastien Courtoy, Raphaël Gendron n’avait pas dit « De Gaulle » mais « goal ! », en réaction à un but qui venait d’être marqué dans un match retransmis à la télévision.
Dans les pas du fils
Bassam Ayachi rentre à Bruxelles où il retrouve sa famille. En 2013, il apprend la mort d’un de ses fils, Abderahmane, émir en Syrie d’un groupe de rebelles islamistes proches de l’Armée syrienne libre, Shukur Al-Cham (« les faucons du Levant » ). Le patriarche décide de retourner sur la terre de ses ancêtres pour poursuivre le combat. Il rejoint Shukur Al-Cham, qui a intégré le Front islamique, une coalition opposée aussi bien au président syrien Bachar Al-Assad qu’à l’organisation Etat islamique (EI).
Selon le journaliste David Thomson, Bassam Ayachi occupait en 2015 les fonctions de juge islamique dans la région d’Idlib, contrôlée par Shukur Al-Cham. Cette même année, il est visé par un attentat à la voiture piégée de l’EI qui lui arrache un bras, puis l’année suivante par une nouvelle tentative d’assassinat, qu’il a lui-même relatée sur son compte Facebook. Dans un entretien accordé à La Libre Belgique en juin 2015, il décrivait les sympathisants de l’EI comme des « salopards de première catégorie, de vrais terroristes coupeurs de tête ».

Malgré la perte de son bras droit, le cheikh Bassam semble se remettre de l'attentat et lève toujours l'index http://t.co/DWYJTVAxm4— _DavidThomson (@David Thomson)


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Dans un entretien au Nouvel Obs, Stéphane Malterre, qui a côtoyé la famille Ayachi pendant trois ans pour tourner son documentaire, décrit Bassam Ayachi comme un « islamiste nationaliste motivé par sa lutte contre le régime alaouite des Assad », « partisan d’un islam de plus en plus radical » mais opposant farouche à l’EI. Si Bassam Ayachi s’est fait remarquer dans les années 2000 pour sa proximité idéologique avec Al-Qaida, le journaliste est formel : « Ni le père ni le fils n’ont été des terroristes. Ils n’ont jamais été dans les rangs d’Al-Qaida ni affiliés à l’EI. » Un point de vue que ne semble pas partager la justice française.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le président américain, Donald Trump, avait vivement critiqué cette marche collective partie le 25 mars et dont le but était de traverser la frontière avec les Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Mohamed Al-Hassan comparaît devant la Cour pénale internationale de La Haye pour des « crimes contre l’humanité » et des « crimes de guerre » commis au Mali en 2012 et 2013.
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Un ancien commissaire de la police islamique de Tombouctou devant la CPI



Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters
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        Le 04.04.2018 à 15h40

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        Mis à jour le 04.04.2018 à 16h49






Durée : 01:00 | 

Fatou Bensouda, procureure générale de la CPI, accuse Mohamed Al-Hassan de « torture, viol, esclavage sexuel, persécution pour motifs religieux et sexistes, atteintes à la dignité corporelle et à la dignité de la personne ». Mohamed Al-Hassan est le deuxième djihadiste à être déféré devant la CPI. En 2017, un homme ayant participé à la destruction de sites classés patrimoine mondial de l’Unesco avait été condamné à neuf ans de prison.


                

                     Ces images d’une faille au Kenya montrent-elles que l’Afrique est en train de se diviser ?

                

                     Winnie Mandela, une icône de la lutte anti-apartheid

                

                     Que vont devenir les 38 000 migrants africains en Israël ?


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Composé d’analyses croisées, cet ouvrage de la Fédération des entreprises d’insertion revient sur les initiatives d’inclusion sociale expérimentées dans onze pays du pourtour méditerranéen où la pauvreté se conjugue souvent avec l’exclusion.
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La diversité de l’insertion

Composé d’analyses croisées, cet ouvrage de la Fédération des entreprises d’insertion revient sur les initiatives d’inclusion sociale expérimentées dans onze pays du pourtour méditerranéen où la pauvreté se conjugue souvent avec l’exclusion.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Révolutions en Tunisie et en Egypte, nouveau gouvernement en Grèce, nouvelle Constitution au Maroc, manifestations en Espagne… Ces dernières années, la plupart des pays méditerranéens ont fait face à des changements politiques ou à des crises majeures. Soucieux d’établir de nouvelles formes de gouvernance en rupture avec certaines pratiques clientélistes du passé, « la grande majorité des décideurs publics ont concentré leur énergie sur la mise en place d’une transition politique, sans réellement s’attaquer à l’autre racine de la contestation qu’est l’exclusion économique et sociale », regrette la Fédération des entreprises d’insertion. Comment cette mer autrefois nourricière, qui aujourd’hui engloutit des femmes et des hommes en quête de survie, peut-elle devenir le havre d’un avenir solidaire ?
la Fédération des entreprises d’insertion embarque le lecteur dans un périple prospectif
C’est à cette question que répond L’insertion en Méditerranée, d’une rive à l’autre. L’ouvrage est composé d’analyses croisées et de monographies de onze pays différents. De la France à la Turquie, en passant par la Tunisie et l’Egypte, la Fédération des entreprises d’insertion embarque le lecteur dans un périple prospectif. « Cette espérance, loin d’être une utopie, est déjà défrichée par des citoyens, des organisations et des Etats qui se préoccupent de la place des plus fragiles dans la société. L’analyse des initiatives et des politiques d’insertion par le travail dans onze pays du pourtour méditerranéen en a fait ressortir les éléments-clés mettant en avant autant leur diversité que leur insuffisance. »
« Outil puissant »
Trois phares pourraient éclairer le renforcement des actions collectives en la matière, de l’approche caritative à la plus entrepreneuriale, jusqu’à l’hybridation. L’ouvrage propose de développer la coopération orthogonale et de créer une bibliothèque recensant les retours d’expériences des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’initiative politique du président Macron sur l’IA pourrait trouver un relais dans la puissance technologique de l’industrie allemande, si celle-ci s’éveille enfin à cet enjeu stratégique, observe Stefan Heumann, codirecteur d’un think tank, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Intelligence artificielle : « L’Europe a besoin d’une ambition française soutenue par le moteur économique allemand »

L’initiative politique du président Macron sur l’IA pourrait trouver un relais dans la puissance technologique de l’industrie allemande, si celle-ci s’éveille enfin à cet enjeu stratégique, observe Stefan Heumann, codirecteur d’un think tank, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

Stefan Heumann (Codirecteur de la Stiftung Neue Verantwortung (Fondation nouvelle responsabilité)







                        



                                


                            
Tribune. Après avoir assisté à un forum sur l’intelligence artificielle (IA), à Pékin, en janvier, le président français, Emmanuel Macron, a annoncé que l’Europe avait besoin d’une stratégie nationale en matière de big data et d’IA, afin d’être en mesure de rivaliser avec la Chine et les Etats-Unis, et de façonner l’avenir des marchés de la technologie autour des valeurs européennes. Il a réaffirmé cet objectif lors de la présentation, le 29 mars, du rapport du mathématicien et député (LRM) Cédric Villani sur l’intelligence artificielle.
e siècle
Mais pour y parvenir, il va devoir convaincre l’Allemagne d’opérer un virage stratégique radical dans son approche traditionnellement « lente et prudente » des enjeux de la transition technologique. Ce dont l’Europe a besoin en matière d’IA, c’est d’une ambition française soutenue par le moteur économique allemand.
Il ne fait plus aucun doute que la donnée sera le vecteur central de l’économie du XXIe siècle et que l’IA en sera la technologie-clé. La question est de savoir quels pays et quelles entreprises y parviendront les premiers, et quelles règles gouverneront à l’avenir ces nouveaux marchés. Les grands groupes technologiques de la Silicon Valley et de la Chine ont compris l’importance stratégique de cette innovation. Selon un rapport de McKinsey, ces groupes ont investi sur la seule année 2016 un montant compris entre 20 et 30 milliards de dollars (entre 16,3 et 24,4 milliards d’euros) en recherche et développement (R&D) dans l’IA.
L’Europe à la traîne
En 2017, les start-up chinoises ont capté pour la première fois davantage d’investissements en capital-risque que leurs rivales américaines. Mais contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, où ce sont les grands groupes technologiques qui mobilisent la majeure partie des ressources, en Chine, le gouvernement n’abandonne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste Marie Charrel rappelle que les mesures susceptibles d’augmenter structurellement le rythme de croisière de la croissance sont entre les mains des gouvernements. A eux d’agir avant la prochaine crise.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Croissance européenne : « Les abonnés au pessimisme économique donnent à nouveau de la voix »

Dans cette chronique, la journaliste Marie Charrel rappelle que les mesures susceptibles d’augmenter structurellement le rythme de croisière de la croissance sont entre les mains des gouvernements. A eux d’agir avant la prochaine crise.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 14h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Le vent est-il sur le point de tourner en zone euro ? Peut-être bien, murmurent les abonnés au pessimisme économique, qui donnent de nouveau de la voix ces jours-ci. On ne les avait guère entendus depuis fin 2017, lorsqu’une brise euphorique se leva soudain sur l’union monétaire. Cédant à un optimisme auquel ils n’avaient pas goûté depuis dix ans, les grands instituts de conjoncture célébraient alors le retour d’une croissance solide, équilibrée et saine sur le Vieux Continent. Terminé, la crise et son pain noir !
Si l’activité se stabilise à un niveau trop faible, il sera plus difficile de réduire le chômage de longue durée, d’apurer les dettes, de financer nos systèmes sociaux et les investissements d’avenir
Depuis quelques semaines, pourtant, des nuages assombrissent de nouveau l’horizon conjoncturel. Il y a bien sûr les doutes entourant la fièvre protectionniste américaine et l’issue préoccupante des législatives italiennes. Mais ce n’est pas tout : les indicateurs avancés, censés annoncer les fluctuations à venir de l’activité, donnent désormais des signes de ralentissement. La dernière enquête de la Commission européenne, publiée le 27 mars, comme celle du cabinet IHS Markit, du 3 avril, dressent le même constat en demi-teinte. Le moral des entrepreneurs européens est un peu moins bon qu’il y a trois mois. La confiance des consommateurs fléchit.
Disons-le tout net : cela ne signifie pas que l’union monétaire est sur le point de replonger. Mais plutôt, que sa croissance a déjà atteint son pic. Passé l’effet rattrapage, elle va peu à peu retrouver son rythme de croisière. Et cela angoisse les économistes, car aucun n’est capable d’évaluer précisément ce dernier : 2 % par an ? 1,8 % ? Moins ? La question n’est pas seulement théorique. Si l’activité se stabilise à un niveau trop faible, il sera plus difficile de réduire le chômage de longue durée, d’apurer les dettes, de financer nos systèmes sociaux et les investissements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Douze touristes italiens et suisses et six conseillers municipaux ont été libérés lors de deux opérations militaires, selon le ministère de la communication.
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Compte rendu

Au Cameroun, les autorités annoncent la libération de 18 otages

Douze touristes italiens et suisses et six conseillers municipaux ont été libérés lors de deux opérations militaires, selon le ministère de la communication.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-04T13:42:35+02:00"

        Le 04.04.2018 à 13h42

     •
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        Mis à jour le 04.04.2018 à 14h00






    
Des soldats du Bataillon d’intervention rapide, à Bamenda, au Cameroun, le 17 novembre 2017.
Crédits : STRINGER / AFP


Douze touristes italiens et suisses enlevés au Cameroun anglophone ont été libérés, lundi 2 avril, par l’armée camerounaise, a annoncé le ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary, dans un communiqué publié mercredi par la presse gouvernementale. « Une opération a permis la libération de douze touristes européens » dans la région du Sud-Ouest lundi, a indiqué le ministre, sans préciser quand ils avaient été pris en otage.
Les sept Suisses et cinq Italiens se trouvaient au Cameroun avec une organisation appelée African Adventure Group, selon le communiqué. Ils ont été enlevés par « une bande de terroristes » dans la localité de Moungo-Ndor alors qu’ils se rendaient sur le site de Twin Lakes, deux lacs situés dans le secteur de Kupe Muanengumba.

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                Au Cameroun anglophone, la Fête de la jeunesse perturbée par la mort de trois gendarmes



Dans une déclaration à l’AFP, Cho Ayaba, le chef des Ambazonia Defense Forces (ADF), l’un des principaux groupes armés en zone anglophone, a démenti être à l’origine de l’enlèvement des touristes occidentaux.
C’est le second enlèvement recensé d’étrangers dans les régions anglophones du Cameroun depuis début 2018 et la dégradation sécuritaire dans ces zones, après celui, mi-mars, de deux ingénieurs tunisiens. L’un d’eux avait été tué lors d’une opération de l’armée pour les libérer, « assassiné » par « les terroristes », selon l’armée.
Des « dizaines d’assaillants » abattus
Par ailleurs, « six conseillers municipaux » camerounais ont également été libérés lors d’une autre opération militaire dans la région du Nord-Ouest, selon le communiqué du ministre. Il affirme aussi que lors de « récents accrochages », « plusieurs dizaines d’assaillants » séparatistes ont été abattus par l’armée camerounaise et que « d’importants stocks d’armes et de munitions » et « de fortes quantités de drogue » ont été saisis.
Il n’était pas possible de déterminer mercredi si, parmi les six Camerounais libérés, figurent le sous-préfet et le fonctionnaire enlevés en février à Batibo, dans la région du Nord-Ouest.

        Lire aussi :
         

                Au Cameroun anglophone, un Tunisien tué après son enlèvement par un groupe armé



La situation sécuritaire dans les zones anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’est considérablement dégradée depuis plusieurs semaines. Les séparatistes, en lutte pour l’indépendance du Cameroun anglophone, ont demandé aux représentants de Yaoundé ainsi qu’aux forces de sécurité et de défense de quitter leur territoire, les qualifiant de « forces d’occupation ». Les autorités réduisent au minimum leur communication sur ce conflit qui oppose depuis trois mois l’armée et les séparatistes armés.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La politique d’accueil part d’un principe : le réfugié ment. Cette présomption rend encore plus difficiles ses démarches administratives et ajoute de nouveaux symptômes aux traumatismes liés à l’exil témoigne un collectif de psychiatres, psychologues, psychothérapeutes et psychanalystes, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Demandeurs d’asile : « Partout autour de nous, nous observons la récurrence de la suspicion »

La politique d’accueil part d’un principe : le réfugié ment. Cette présomption rend encore plus difficiles ses démarches administratives et ajoute de nouveaux symptômes aux traumatismes liés à l’exil témoigne un collectif de psychiatres, psychologues, psychothérapeutes et psychanalystes, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 12h51
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Au quotidien, nous soignons des patients réfugiés. Ce sont des adultes seuls, en couple ou en famille, ce sont des mineurs isolés et des enfants. Ils sont originaires des Balkans ou du Caucase, d’Afrique, d’Asie du Sud-Est, du Maghreb ou du Proche-Orient. Ils sont tous demandeurs d’asile, déboutés de cette protection, des sans-papiers ou bénéficiaires de certains titres de séjour.
Ils souffrent de psychotraumatismes, voire de traumatismes physiques, à la suite des violences subies ou des menaces encourues : arrestations arbitraires, emprisonnements, tortures, viols, harcèlements, humiliations. Sans avoir pu bénéficier de la protection des autorités de leur pays.
S’ils se considèrent « chanceux » d’avoir pu partir et pour certains « d’être arrivés », quelquefois après un parcours migratoire à lui seul traumatisant, ils découvrent vite l’accueil indigne qui leur est réservé.
Ce que notre expérience professionnelle auprès de ces personnes nous apprend, c’est que cet accueil n’est pas respectueux de la dignité humaine. Cet accueil reste indigne en raison d’un paradigme qui domine, influence et conditionne toute la politique d’accueil : la présomption de mensonge, qui repose sur tout demandeur d’asile et le place d’emblée dans une position d’imposteur et non de victime potentielle.
Parcours du combattant
Sous ce prisme, de nombreuses demandes d’asile sont rejetées au motif que les menaces et persécutions alléguées sont « improbables », voire falsifiées. Mais surtout, c’est sur ce paradigme que repose toute une machinerie juridico-administrative qui fait de la demande d’asile un véritable parcours du combattant, avec un impact négatif et destructeur sur la santé psychique de nos patients.

Et parce qu’il repose sur cette présomption de mensonge, le projet de loi sur un « droit d’asile effectif » [projet de loi Collomb « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », présenté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ « Nous n’avons pas identifié la source exacte » de production du poison, a déclaré le directeur du laboratoire militaire britannique chargé d’étudier la substance utilisée dans la tentative d’assassinat de Sergueï Skripal et de sa fille.
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La Russie demande des « excuses » à Londres dans l’affaire Skripal

« Nous n’avons pas identifié la source exacte » de production du poison, a déclaré le directeur du laboratoire militaire britannique chargé d’étudier la substance utilisée dans la tentative d’assassinat de Sergueï Skripal et de sa fille.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h48
   





                        


La Russie est à l’offensive dans l’affaire Sergueï Skripal, du nom de l’ancien agent double russe empoisonné le 4 mars sur le sol britannique en compagnie de sa fille Youlia. Après les déclarations à la chaîne de télévision Sky du patron du laboratoire britannique chargé d’étudier la substance utilisée, le Kremlin a sommé Londres de « s’excuser », mercredi 4 avril, par la voix de son porte-parole.
C’est une petite phrase glissée par Gary Aitkenhead, directeur exécutif du laboratoire militaire de Porton Down, qui a motivé Moscou à exiger de telles excuses. « Nous n’avons pas identifié la source exacte » de production du poison utilisé, a indiqué M. Aitkenhead, alors que la tentative d’assassinat de Sergueï Skripal et de sa fille a provoqué une crise diplomatique d’une ampleur sans précédent entre la Russie et les Occidentaux.

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« Leur théorie [la culpabilité de la Russie] ne se confirmera en aucun cas, parce qu’il est impossible de la confirmer », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Dans le même temps, reprenant l’une des versions avancées par Moscou depuis le début de la crise, le chef du renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, a qualifié mercredi l’affaire de « provocation grotesque » des services spéciaux britanniques et américains.

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« Pas notre travail d’identifier où [ce poison] a été fabriqué »
En réalité, les déclarations de Gary Aitkenhead confirment des éléments qui avaient déjà été avancés par le gouvernement britannique. Le laboratoire de Porton Down indique ainsi que la substance utilisée est bien un agent innervant de type Novitchok, une famille de poisons mise au point par l’Union soviétique, et de « qualité militaire ».
Mais « ce n’est pas notre travail d’identifier où [ce poison] a été fabriqué », explique M. Aitkenhead, précisant qu’une telle tâche demanderait « d’autres éléments » qui ne sont pas à la disposition du laboratoire.

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Réagissant à ces déclarations, le gouvernement britannique a rappelé que les recherches menées à Porton Down ne constituaient « qu’une partie du renseignement » à sa disposition, citant les recherches passées de Moscou dans le domaine, le programme d’assassinats ciblés conduit par la Russie, et le fait que Skripal était considéré comme une cible.
Quelques jours après l’empoisonnement de l’espion, la première ministre britannique, Theresa May, avait mis en cause Moscou, estimant qu’il s’agissait de « la seule explication plausible », mais sans évoquer de preuves formelles.
L’annonce du laboratoire de Porton Down survient alors que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) doit se réunir mercredi à la Haye, à la demande de la Russie. Dénonçant une « campagne antirusse », le président Vladimir Poutine a dit espérer que la réunion « permett[e] de mettre le point final » aux accusations visant Moscou.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Devant le tollé, le ministère de l’information renonce à suspendre automatiquement les accréditations de journalistes soupçonnés de propager de « fausses nouvelles ».
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Lutte contre les « fake news » : le gouvernement indien contraint à un rétropédalage

Devant le tollé, le ministère de l’information renonce à suspendre automatiquement les accréditations de journalistes soupçonnés de propager de « fausses nouvelles ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h40
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Le gouvernement indien renonce à réprimer les journalistes soupçonnés de diffuser de fausses nouvelles. Quelques heures après avoir annoncé, dans la soirée du lundi 2 avril, qu’il suspendrait automatiquement leurs accréditations, avant même de vérifier si ces accusations étaient fondées ou non, le ministère de l’information a dû faire marche arrière.
La circulaire ministérielle prenait pour cible les représentants de la presse, occultant la responsabilité de réseaux sociaux comme Facebook, WhatsApp ou Twitter dans la propagation de « fake news ». L’accréditation accordée aux journalistes indiens et étrangers facilite leur accès aux conférences de presse, cérémonies ou sommets organisés par le gouvernement. Face au tollé suscité par ce texte, la ministre indienne de l’information, Smriti Irani, a annoncé sur Twitter qu’elle acceptait de rencontrer les associations professionnelles de journalistes pour « combattre la menace des fausses informations » et préserver « l’éthique du journalisme ».
Mme Irani n’avait sans doute pas le profil idéal pour engager le combat contre les « fake news ». Elle a été épinglée en 2014 par la presse indienne pour avoir déclaré qu’elle était diplômée de l’université américaine de Yale alors qu’elle y avait, en réalité, passé six jours lorsqu’elle était députée du Parlement indien.
Une attaque contre la liberté de la presse
Ce rétropédalage n’a pas empêché plusieurs médias indiens de dénoncer une attaque du gouvernement contre la liberté de la presse. « Avec les élections en vue, cette annonce s’apparentait à une tentative éhontée pour museler la presse et faire taire les voix critiques », s’est ému le quotidien The Indian Express dans son éditorial du 4 avril.
Le gouvernement indien n’a pas la réputation d’être un ardent défenseur de la liberté de la presse. L’un de ses ministres a traité les journalistes de « journalopes » et le premier ministre indien,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les deux forces protestent ensemble depuis 2015 contre la corruption.
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Chiites et communistes s’allient pour les élections irakiennes

Les deux forces protestent ensemble depuis 2015 contre la corruption.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h34
    |

            Hélène Sallon (à Bagdad)








                        



                                


                            

Au sein du modeste siège du Parti communiste irakien (PCI), place Al-Andalous, dans le centre-ville de Bagdad, on se prépare à une campagne inédite pour les élections du 12 mai : les premières de l’après-Etat islamique. Le parti laïc de gauche a choisi de s’allier au mouvement du chef religieux chiite, Moqtada Al-Sadr, au sein de la coalition électorale Sa’iroun (« En marche »). Dès le 10 avril, ils feront campagne commune pour les législatives et les provinciales avec un programme réformiste.
« En marche vers les réformes ! Comme le président Emmanuel Macron », résume, avec une pointe d’humour, le secrétaire général du PCI, Raëd Fahmi, un sexagénaire parfaitement francophone. Cette alliance sans précédent du turban et de la faucille a soulevé quelques réticences en interne. Mais la proximité l’a emporté, construite au fil de trois ans de combat commun au sein du mouvement de protestation lancé à l’été 2015 contre la corruption et le confessionnalisme politique. Lorsque Moqtada Al-Sadr avait intimé à sa base de plusieurs millions de partisans disciplinés de se joindre aux manifestations, il a sauvé un mouvement alors sur le point de s’essouffler.
« Cette coordination a levé certaines perceptions négatives et craintes réciproques. Nous avons la même base sociologique, ça aide. Dans les quartiers populaires, l’alliance a été bien accueillie par les sadristes. Certains ont des parents qui étaient communistes autrefois », explique M. Fahmi. Force politique majeure du milieu du XXe siècle en Irak, le PCI a été laminé par la dictature de Saddam Hussein. C’est le courant sadriste, alliant islam puritain et action sociale sous la figure tutélaire de l’ayatollah Mohamed Al-Sadr, le père défunt de Moqtada, qui prit le relais dans les quartiers populaires chiites de Bagdad et du sud du pays à partir de la deuxième moitié des années 1990.
« Modération »
Les efforts déployés par Moqtada Al-Sadr pour tourner la page des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les militants anti-islam se mobilisent depuis le meurtre d’une adolescente de 15 ans par un Afghan, en décembre 2017.
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Kandel, foyer des angoisses identitaires allemandes

Les militants anti-islam se mobilisent depuis le meurtre d’une adolescente de 15 ans par un Afghan, en décembre 2017.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 11h12
    |

            Thomas Wieder (Kandel (Rhénanie-Palatinat), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Une fois de plus, Kandel (Rhénanie-Palatinat) va se transformer en camp retranché. Samedi 7 avril, plusieurs manifestations sont à nouveau prévues dans ce bourg coquet de 8 500 habitants situé dans l’ouest de l’Allemagne, à une dizaine de kilomètres de la frontière française. Des centaines de policiers seront mobilisés. Le centre-ville sera bouclé. Et, comme c’est régulièrement le cas depuis le début de l’année, des journalistes venus des quatre coins du pays s’intéresseront à ce petit bout d’Allemagne devenu l’épicentre des angoisses nationales liées à l’immigration en général, et à l’islam en particulier.
Tout a commencé le 28 décembre 2017. Ce jour-là, Mia, 15 ans, est attaquée au couteau par son ex-petit ami dans une parapharmacie de Kandel. Elle meurt à l’hôpital. La victime est allemande, son agresseur est afghan. Rapidement, l’enquête révèle que le jeune homme, arrivé en Allemagne en avril 2016, s’est vu refuser deux fois sa demande d’asile. On apprend qu’il n’a pas 15 ans, comme il le prétendait, mais au moins trois ou quatre de plus. Majeur et sans titre de séjour, il était donc expulsable.
L’ambivalence de l’AfD
Dès le 2 janvier, cinq jours après la mort de Mia, une manifestation a lieu à Kandel. Elle réunit 400 personnes. Le principal organisateur est Marco Kurz, un militant d’extrême droite très actif sur les réseaux sociaux et qui rêve d’organiser une « marche sur Berlin » de 500 000 citoyens en colère contre Angela Merkel. Des militants appartenant à des groupuscules identitaires ou néonazis sont également présents.
D’autres rassemblements sont organisés. Ils attirent chaque fois plus de monde : le 28 janvier, environ 1 000 personnes sont présentes ; le 3 mars, elles sont plus de 4 000. « Au fil des semaines, la mobilisation a fait tache d’huile. Grâce à une mobilisation extrêmement efficace sur Facebook, mais aussi sur d’autres plates-formes, comme VKontakte, un réseau social russe très prisé par l’extrême droite,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Certains rebelles rejettent toujours l’évacuation offerte par le régime. L’opération permettrait au pouvoir syrien de reprendre le contrôle de Douma.
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Syrie : la Ghouta orientale, dernière poche rebelle près de Damas, en passe d’être reconquise

Certains rebelles rejettent toujours l’évacuation offerte par le régime. L’opération permettrait au pouvoir syrien de reprendre le contrôle de Douma.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 11h16
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



   


La dernière phase de la reconquête de la Ghouta orientale a commencé. Mardi 3 avril, pour la deuxième journée consécutive, des centaines d’hommes armés et de civils ont été évacués en bus de l’ultime fief rebelle de la banlieue-est de Damas. L’opération, qui doit s’étaler sur plusieurs jours, permettra à l’armée syrienne et ses supplétifs de reprendre le contrôle de Douma, la dernière ville de la Ghouta qui échappe encore à la tutelle du régime de Bachar Al-Assad. Après six semaines d’offensive, qui ont causé la mort de 1 600 civils selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les forces loyalistes ont reconquis 95 % de cette région, assiégée depuis 2013.
« Il y a dans les rangs de ces groupes plein de jeunes qui se sont engagés pour de l’argent (…). Il n’est pas difficile pour l’Etat de regagner leur loyauté », Taleb Ibrahim, analyste proche du pouvoir syrien
Selon l’agence de presse officielle syrienne SANA, près de 1 200 personnes ont été transférées mardi vers Djarabulus, un territoire rebelle du nord de la Syrie, sous protection turque. Un effectif similaire avait déjà fait le voyage la veille. Les évacués sont des combattants de Jaych Al-Islam, le groupe armé salafiste aux commandes de Douma, des membres de leurs familles et des militants révolutionnaires hostiles à la « réconciliation » proposée par le gouvernement.
Ce processus est censé déboucher sur une amnistie en échange d’un engagement à renoncer à toute activité antigouvernementale. « Il y a dans les rangs de ces groupes plein de jeunes qui se sont engagés pour de l’argent, qui ont été dupés par l’Arabie saoudite et le Qatar. Il n’est pas difficile pour l’Etat de regagner leur loyauté », se félicite Taleb Ibrahim, un analyste proche du pouvoir syrien, qui passe sous silence l’effet dévastateur des bombardements russo-syriens.
Rejet de l’accord de transfert
La reprise de Douma ne va pourtant pas aussi vite que celle de Harasta ou de Zamalka, deux localités précédemment évacuées par les rebelles. Bien que soumis à la menace d’une invasion terrestre, certains combattants rejettent toujours l’accord de transfert imposé par la Russie. « Nous allons rester dans cette ville et nous n’allons pas partir. Que ceux qui veulent sortir sortent », a prévenu Essam Al-Bouidani, le chef de Jaych Al-Islam, dans une vidéo publiée dimanche sur Internet.

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                Face aux Kurdes, Erdogan mise sur Poutine



Selon des analystes pro-opposition, une frange de jusqu’au-boutistes espère toujours convaincre les négociateurs russes de les autoriser à rester à Douma, dans un rôle de police locale. Une thèse rejetée par Taleb Ibrahim, qui attribue ces résistances à des disputes sur la zone de réinstallation des évacués et au fait que les commandants salafistes insistent pour emmener avec eux leur trésor de guerre, « des millions de dollars » issus de la revente de produits de contrebande entrés dans la Ghouta par des tunnels.
Au total, près de 46 000 habitants de la Ghouta, dont un quart de combattants, ont déjà été convoyés vers le nord de la Syrie. Près de 100 000 personnes ont également fui les combats et ont trouvé refuge dans des camps dressés en lisière de l’ancienne enclave. Mais selon le ministère de la défense russe, 40 000 de ces déplacés ont déjà regagné leur domicile. Ou du moins ce qu’il en reste après un mois et demi de pilonnage tous azimuts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le leader mondial du streaming musical a fait ses premiers pas en Bourse mardi 3 avril à New York. A Wall Street, l’action a terminé à 149,01 dollars, en recul de 10,18% par rapport au prix d’introduction fixé à 165,90 dollars. Malgré ce repli, le cours de clôture valorisait Spotify à 26,5 milliards de dollars.
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Spotify : le leader mondial du streaming musical en chiffres

Le leader mondial du streaming musical a fait ses premiers pas en Bourse mardi 3 avril à New York. A Wall Street, l’action a terminé à 149,01 dollars, en recul de 10,18% par rapport au prix d’introduction fixé à 165,90 dollars. Malgré ce repli, le cours de clôture valorisait Spotify à 26,5 milliards de dollars.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h07
    |

            Philippe Da Silva et 
                                Maxime Mainguet








                        


Le leader du streaming musical payant
La firme suédoise dirigée par Daniel Ek est pour l’instant l’intouchable leader du streaming musical payant. Au 31 décembre 2017, Spotify comptait 71 millions d’abonnés, soit presque le double d’Apple Music. Mais il est vrai que le service de la marque à la pomme a été lancé plus récemment - en 2015 - alors que son rival scandinave a démarré en 2008.

   



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                Spotify : Daniel Ek, le roi du streaming qui a révolutionné la musique



 
Une croissance soutenue
Spotify est le leader d’un secteur en forte croissance. Le marché du streaming a progressé de 60 % entre 2015 et 2016, selon l’IFPI (International Federation of the phonographic industry).

   


Une grande part de cette croissance a été captée par Spotify. Le chiffre d’affaires de l’entreprise est ainsi passé de 700 millions d’euros en 2013 à 4 milliards en 2017. Ces résultats sont portés par un nombre grandissant d’abonnés payants.
 
L’entreprise essuie toujours des pertes, notamment du fait d’opérations de financement
 
Pour autant, ce succès auprès des fans de musique ne permet pas à l’entreprise d’équilibrer ses comptes. Elle a ainsi accusé 1,2 milliard d’euros de pertes en 2017, dont 378 millions directement liés à l’exploitation.

   



        Lire aussi :
         

                Les débuts réussis de Spotify, le numéro 1 du streaming musical, en Bourse



L’autre partie de cette perte est d’origine financière. Elle est consécutive à l’émission au printemps 2016 d’un milliard d’euros de dettes convertibles. Il était prévu que le taux de cette dette, fixé initialement à 5 %, grimperait d’un point tous les six mois si l’introduction en Bourse de la société intervenait plus de 12 mois après l’émission, ce qui a été le cas. De quoi expliquer une partie non-négligeable des pertes de l’entreprise, et son intérêt à entrer en Bourse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Washington a répliqué mardi à l’annonce par Pékin de droits de douane de 25 % sur des produits américains.
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La taxation par les Etats-Unis des importations chinoises représente 10 % du montant total de celles-ci

EN UN GRAPHIQUE – Washington a répliqué mardi à l’annonce par Pékin de droits de douane de 25 % sur des produits américains.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 12h37
    |

                            Les Décodeurs








                        


Les Etats-Unis ont annoncé, mardi 3 avril, la hausse des droits de douane sur 1 300 produits technologiques importés de Chine. Le taux de 25 % s’appliquera à des produits très divers comme des téléviseurs, des composants électroniques, des produits chimiques, des véhicules à moteur, ou encore des appareils dentaires.

   


Cette mesure est consécutive à l’annonce par Pékin, dimanche 30 mars, de droits de douane de 25 % sur 128 produits américains (dont la viande de porc et le vin), qui fait elle-même suite à la décision de Washington de taxer les importations chinoises d’aluminium et d’acier. La Chine, par son ministre du commerce, a assuré qu’elle prendra « bientôt » des mesures « d’ampleur comparable contre les marchandises américaines ». Le soja ou le secteur de l’aéronautique pourraient être visés.
Washington cherche à faire plier Pékin pour obtenir une modification des pratiques chinoises en matière de propriété intellectuelle. Les Etats-Unis s’inquiètent en particulier du système de coentreprises imposé par la Chine aux entreprises américaines : en contrepartie d’un accès au marché chinois, ces firmes sont obligées de partager avec des partenaires locaux une partie de leur savoir-faire technologique.

        Lire l’entretien avec le professeur d’économie Lionel Fontagné :
         

          « Le risque d’un conflit commercial n’est pas nul »






                            


                        

                        


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<filnamedate="20180404"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180404"><AAMMJJHH="2018040419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le frère de Nasim Aghdam a expliqué que sa sœur se plaignait en permanence de Youtube, qui lui avait « gâché la vie ».
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La police s’interroge sur les motivations de l’auteure de la fusillade au siège de Youtube

Le frère de Nasim Aghdam a expliqué que sa sœur se plaignait en permanence de Youtube, qui lui avait « gâché la vie ».



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 11h09
   





                        



   


Nasim Najafi Aghdam a été formellement identifiée, mercredi 4 avril, par la police de San Bruno comme étant la femme qui a blessé par balles trois personnes – dont une très grièvement – mardi au siège de Youtube près de San Francisco, avant de se suicider. Après la fusillade, la police a découvert sur les lieux le cadavre d’une femme, portant la marque « de blessures par balles, [que celle-ci] semble s’être infligées à elle-même ».
A ce stade, rien n’indique que Nasim Najafi Aghdam connaissait les personnes sur lesquelles elle a tiré ou qu’elle visait quelqu’un en particulier, a précisé la police, qui cherche encore à comprendre les raisons de son passage à l’acte.

The suspected shooter in today’s YouTube incident has been identified. Please see press release for details -… https://t.co/g91OkONgQL— SanBrunoPolice (@San Bruno Police)


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La jeune femme était très présente sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Youtube), en turc, en farsi et en anglais. Un post du site NasimeSabz.com identifié par le SFChronicle comme étant le sien affirme :
« Il n’y a pas de parole libre dans le monde réel et vous serez censuré pour avoir dit une vérité qui n’est pas soutenue par le système. »
Vidéos censurées et pertes de revenus
Les messages concernant ses divers centres d’intérêts – défense des animaux ou cause végane – sont entrecoupés de tirades contre Youtube. Le site de partage de vidéos y est accusé de ne pas partager avec suffisamment d’équité les recettes avec ceux qui créent des vidéos sur la plate-forme.
Récemment, elle avait critiqué les nouvelles règles de monétisation de Youtube. Le San Francisco Chronicle affirme qu’elle était furieuse contre Youtube qu’elle accusait de censurer ses vidéos, dont certaines, très dures, montraient des animaux maltraités.
Ismail Aghdam, le père de cette femme, a confirmé au Mercury News qu’elle haïssait Youtube. Un compte Youtube au nom de Nasime Sabz a été supprimé mardi soir.
Ismail Aghdam a ajouté que sa fille, qui devait avoir 38 ans mercredi, avait dit à sa famille, il y a quelques semaines, qu’« elle était en colère » parce que Youtube avait censuré ses vidéos et cessé de lui payer son contenu.
Elle avait disparu depuis samedi et avait été repérée et contrôlée par la police de Mountain View [localité où est installé le siège de Google], qui l’avait trouvée endormie dans sa voiture.
Shahran Aghdam, le frère de Nasim Aghdam, a expliqué que la famille, venue d’Iran, s’était installée en Californie en 1996 et que sa sœur, qui habitait chez sa grand-mère à San Diego, se plaignait en permanence de Youtube, qui lui avait « gâché la vie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le procureur estime que les chefs d’inculpation de rébellion et détournement de fonds publics à l’encontre de l’ancien dirigeant catalan sont valides en droit allemand.
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Le parquet allemand requiert le maintien en détention de Carles Puigdemont

Le procureur estime que les chefs d’inculpation de rébellion et détournement de fonds publics à l’encontre de l’ancien dirigeant catalan sont valides en droit allemand.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h04
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Pour l’instant, Madrid n’a pas à se plaindre de la justice allemande dans l’affaire Puigdemont. Neuf jours après l’arrestation du dirigeant indépendantiste catalan outre-Rhin, le procureur général du Land de Schleswig-Holstein, où est incarcéré Carles Puigdemont, a reconnu, mardi 3 avril, la validité en droit allemand des deux chefs d’inculpation le visant : celui de « détournement de fonds publics » et celui de « rébellion ». Après avoir « évalué en détail le mandat d’arrêt européen » lancé par l’Espagne le 23 mars, à l’encontre de M. Puigdemont, le parquet a estimé qu’il était « recevable » et justifiait le maintien de celui-ci en détention en raison d’un « risque de fuite ».
Cela ne signifie pas que la procédure d’extradition aboutira. La décision finale doit en effet revenir à l’Oberlandesgericht (tribunal régional supérieur) du Schleswig-Holstein, qui a jusqu’au 25 mai pour trancher. Mais les réquisitions du procureur n’en sont pas moins un coup dur pour les avocats de M. Puigdemont. Depuis l’arrestation de leur client, qu’ils qualifient de « prisonnier politique », ils martèlent que l’accusation de « rébellion » ne peut être retenue contre lui au motif qu’elle n’aurait pas d’équivalent en droit allemand. Le parquet du Schleswig-Holstein a estimé le contraire. A ses yeux, la « haute trahison » définie par l’article 81 du code pénal allemand est suffisamment proche de ce que le droit espagnol qualifie de « rébellion » pour que le dirigeant catalan puisse être extradé d’après ce motif.
« Le conflit catalan doit être réglé par la justice »
Dès mardi après-midi, les avocats de M. Puigdemont en Allemagne ont annoncé avoir déposé des recours contre les réquisitions du parquet. La veille, ses avocats en Espagne avaient fait de même auprès du Tribunal suprême de ce pays, estimant que l’accusation de « rébellion » était irrecevable en raison d’absence de violence dans les actes reprochés à leur client....




                        

                        


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Intelligence artificielle : PayPal renoue avec l’humain

Le groupe californien avait confié à un algorithme le soin de coupler jeunes salariés et mentors. Une méthode qui a échoué.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 13h39
    |

                            Caroline Talbot (New York, correspondance)








                        



                                


                            

La direction de PayPal, experte en paiements sécurisés en ligne, comprend mieux que toute autre ­entreprise les vertus de ­l’intelligence artificielle, de la formation en ligne et de l’Internet des objets. Tout naturellement, lorsque le groupe de San José, en Cali­fornie, a lancé son programme de mentorat, le service des ressources humaines a confié aux algorithmes le soin de coupler jeunes protégés et leadeurs de l’entreprise.
la direction de PayPal a voulu réintroduire de l’humain dans le programme Mosaic, lancé en 2017
Les salariées, que PayPal tenait particulièrement à soutenir, ­rem­plissaient un questionnaire. Elles y expliquaient ce qu’elles recherchaient chez un mentor : son statut dans l’entreprise, son travail en équipe, son métier… Et les maths faisaient le reste. Un mentor leur était ainsi assigné. Cette méthode a échoué. Un sondage, réalisé fin 2016, a montré que les protégées n’ont pas trouvé chez leur vis-à-vis un ­complice ou une personnalité charismatique. « Ils pouvaient parler travail et développement de carrière, dit Genessa Nannini, la spécialiste des RH de PayPal. Mais ils n’avaient pas grand-chose en commun. »
Aux yeux des « mentorées », les seniors « prêchaient ». Les dis­cussions restaient neutres et froides. La protégée ne faisait pas ­confiance au mentor et, trop souvent, abandonnait le projet. C’est pourquoi la direction de PayPal a voulu réintroduire de l’humain dans le programme Mosaic, lancé en 2017. Fini l’algorithme. Dorénavant, les protégées choisissent leur mentor.
Journée « speed mentoring »
Mme Nannini, responsable du nouveau programme, leur livre quelques détails plus personnalisés sur les mentors, leur famille, leurs engagements à l’extérieur de l’entreprise. Et elle leur donne l’occasion de « tester » les seniors. C’est ainsi qu’a été créée, en 2017, une journée « speed mentoring », inspirée du speed dating. Soixante mentors volontaires se sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Analyse. Pour notre correspondante à Bruxelles Cécile Ducourtieux, la nomination par le président de la Commission européenne de son bras droit l’Allemand Martin Selmayr comme secrétaire général de l’institution est du pain bénit pour les europhobes.
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Les travers de la gestion Juncker

Analyse. Pour notre correspondante à Bruxelles Cécile Ducourtieux, la nomination par le président de la Commission européenne de son bras droit l’Allemand Martin Selmayr comme secrétaire général de l’institution est du pain bénit pour les europhobes.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 11h00
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            
Analyse. L’affaire Selmayr, qui défraye depuis plusieurs semaines la chronique de la « bulle » bruxelloise, agit comme un véritable révélateur des failles de la commission Juncker. Une commission tellement politique qu’elle semble avoir oublié qu’en tant que gardienne des traités elle doit s’en tenir à la lettre mais aussi à l’esprit des règles européennes. Et une institution dont le président, Jean-Claude Juncker, a développé à l’égard de son bras droit, Martin Selmayr, une si grande dépendance que ce dernier, un Allemand de 47 ans, concentre des pouvoirs inédits et jugés problématiques.
le correspondant de « Libération » est le premier à dénoncer un « coup d’état »
Résumons les faits : le 21 février, M. Juncker débarque dans la salle de presse de la Commission, à Bruxelles, pour annoncer la nomination surprise de son directeur de cabinet, M. Selmayr, au poste de secrétaire général de l’institution, la plus haute fonction de cette administration de trente-trois mille fonctionnaires. Les commissaires, réunis quelques instants plus tôt en collège, ont été mis devant le fait accompli mais n’ont pas protesté.

Jean Quatremer, le correspondant de Libération, est le premier à dénoncer un « coup d’Etat ». La Commission commence à traiter l’affaire par le mépris, s’enferre dans ses explications, prétendant, par exemple, qu’il y a d’abord eu « plusieurs candidats » pour le poste de secrétaire général adjoint – auquel avait initialement postulé M. Selmayr et qui lui a ouvert la voie à celui de secrétaire général –, avant de reconnaître qu’ils n’étaient que deux. Et encore : la deuxième postulante s’est retirée avant d’être auditionnée par le DRH de la Commission, le commissaire Günther Oettinger.
Un respect « religieux » des règles
Les qualités de M. Selmayr, connu pour ses fulgurances et sa capacité de travail, ne sont pas en cause, répètent les journalistes et les eurodéputés, qui se saisissent rapidement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La Maison Blanche et le Pentagone divergent sur le retrait de leurs forces.
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Donald Trump entretient le flou sur la présence américaine en Syrie

La Maison Blanche et le Pentagone divergent sur le retrait de leurs forces.



Le Monde
 |    04.04.2018 à 10h52
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Donald Trump avait créé la stupeur, le 29 mars, en assurant au détour d’une intervention consacrée aux infrastructures que les Etats-Unis retireraient « très bientôt » leurs soldats déployés à l’est de la Syrie. Il a ajouté au trouble mardi en faisant part de nouveau de ses vœux de « ramener nos troupes à la maison » à l’occasion d’une conférence de presse commune avec ses homologues baltes en visite à la Maison Blanche.
« Il est temps », a-t-il ajouté à propos de cette force estimée à 2 000 hommes, principalement des membres des forces spéciales. « Notre première mission était de nous débarrasser [de l’organisation Etat islamique (EI)]. Nous y sommes presque parvenus. Et nous prendrons une décision très rapidement en coordination avec d’autres dans la région sur ce que nous allons faire », a ajouté le président.

Il y a deux mois, en janvier, Rex Tillerson, qui était encore secrétaire d’Etat, avait annoncé dans un discours prononcé au Hoover Institute de la Stanford University que les forces américaines déployées dans le nord-est du territoire syrien étaient vouées, au contraire, à rester durablement sur place. Rex Tillerson avait avancé cinq raisons pour leur maintien : empêcher la résurgence de groupes djihadistes, endiguer l’Iran, pouvoir peser en faveur d’une transition politique à Damas, faciliter le retour des déplacés et réfugiés et parachever l’élimination des armes chimiques toujours en possession du régime syrien.
« Nous sommes en Syrie pour combattre l’EI. C’est notre mission et elle n’est pas terminée », Brett McGurk, envoyé spécial des Etats-Unis chargé de la coalition internationale mobilisée contre l’EI
Mardi, alors que Donald Trump répétait son souhait de retrait, le responsable du commandement central (CentCom) qui englobe le Moyen-Orient, le général Joseph Votel, tenait un autre discours. « La situation devient de plus en plus complexe » en Syrie, a-t-il indiqué...




                        

                        

