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La parenthèse impressioniste d’Edouard Philippe

Edouard Philippe s’est offert un moment de répit, jeudi 29 mars, en se rendant à Giverny (Eure), le petit village normand où vécut le peintre Claude Monet.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 18h37
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
Une parenthèse « entre amis ». Sur le front politique et médiatique depuis les attaques terroristes de l’Aude du 23 mars, Edouard Philippe s’est offert un moment de répit, jeudi 29 mars, en allant à Giverny (Eure), le petit village normand où vécut le peintre Claude Monet.
Le premier ministre est venu inaugurer une exposition au Musée des impressionnismes présidé par Sébastien Lecornu, le secrétaire d’Etat à la transition écologique, qui consacre « une demi-journée par semaine » à développer le lieu, selon son entourage. Avant d’entrer au gouvernement, ce proche de l’ancien maire du Havre, issu du parti Les Républicains (LR), présidait le conseil départemental de l’Eure et dirigeait la ville voisine de Vernon.
Huîtres et fromage
« Face à l’obscurantisme, face au refus de la connaissance, de la raison, face au choix manifeste de la violence, de l’extrémisme, il fallait opposer la lumière, la lumière des choses vivantes, la lumière de la culture, la lumière de la raison », s’est confié Edouard Philippe, reprenant le cri de Goethe sur son lit de mort : « Toujours plus de lumière ! » Accompagné de Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics, un autre proche, le premier ministre a visité l’exposition « Japonismes », sur l’influence qu’ont eu à la fin du XIXe siècle les artistes japonais sur les peintres occidentaux qu’étaient Van Gogh, Signac ou, bien sûr, Monet.
Parmi les invités, qui ont ensuite partagé huîtres et fromages normands, on pouvait voir Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, Charles Beigbeder, conseiller de Paris exclu de LR en 2014 mais qui a participé à la campagne de François Fillon, tout comme Anne Méaux, communicante de l’ancien premier ministre lors de la présidentielle, ou encore l’entrepreneur Guillaume Sarkozy, frère aîné de l’ex-président de la République.
Renard de la politique malgré son jeune âge (31 ans), Sébastien Lecornu avait « en même...




                        

                        


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SNCF : A Paris, Lyon, Montpellier et Nantes, une journée marquée par les AG et les manifestations

Dans plusieurs villes, les grévistes ont reconduit à la quasi-unanimité pour mercredi le mouvement de grève lancé par les cheminots.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 18h18
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 18h46
    |

                            Le Monde.fr, 
                            Richard Schittly (Lyon, correspondant), 
                            Anne Devailly (Montpellier, correspondante) et 
                            Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



   


C’est parti pour trois mois de « grève perlée ». Mardi 3 avril, au premier jour du mouvement de contestation des cheminots de la SNCF, qui s’opposent au projet de réforme du gouvernement, le trafic a été particulièrement perturbé dans tout le pays. Selon la direction de l’entreprise ferroviaire, la proportion de grévistes a atteint 33,9 %, contre 35,4 % le 22 mars.

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Mais parmi les « agents indispensables à la circulation des trains » (conducteurs, contrôleurs, aiguilleurs), le taux a atteint 48 % mardi matin, contre 36 % le 22 mars. Il était notamment de 77 % chez les conducteurs et de 69 % chez les contrôleurs. A Paris, Montpellier, Lyon ou encore Toulouse, les grévistes ont reconduit à la quasi-unanimité le mouvement pour mercredi.
Dans plusieurs villes, les étudiants qui protestent contre la réforme de l’université du gouvernement se sont joints au mouvement de contestation. Retour sur cette journée de mobilisation.
A Paris, les cheminots reconduisent la grève, des universités bloquées
Dans la capitale, les cheminots se sont retrouvés mardi matin dans les différentes gares, où ils ont voté, à la quasi-unanimité, pour la reconduction du mouvement mercredi.
En début d’après-midi, ils étaient plusieurs centaines à défiler entre la gare de l’Est et la gare Saint-Lazare aux côtés d’agents hospitaliers, d’enseignants, d’étudiants ou encore de salariés d’Air France. « Cheminots en colère, on va pas se laisser faire ! », scandait SUD-Rail au micro. Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a également rejoint le cortège en compagnie des députés Alexis Corbière, Danièle Obono et Eric Coquerel.

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Des incidents ont émaillé le parcours : vitres d’une agence bancaire et d’une supérette brisées, poubelles renversées et incendiées, de même qu’un vélo, jets de canettes, auxquels les forces de l’ordre ont répondu par des gaz lacrymogènes.
Du côté des universités parisiennes, les blocages se sont poursuivis mardi. Le site de Saint-Denis de l’université Paris-VIII était « complètement bloqué », pour « la première fois » depuis le début du mouvement, a annoncé sa présidence. Sur le campus de Paris-I à Tolbiac, 1 500 personnes, d’après les organisateurs, ont voté la poursuite du blocage débuté le 26 mars, de façon « illimitée », jusqu’au retrait de la loi « orientation et réussite des étudiants » qui réforme l’accès à l’université.
A Lyon, entre 700 et 1 000 manifestants
Dans l’après-midi à Lyon, entre 700 personnes, selon la police, et 1 000, selon les syndicats ont défilé de la gare de Perrache jusqu’au siège du conseil régional. Le rassemblement était là aussi composé entre autres de cheminots et d’étudiants.
Les cheminots ont demandé à Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, de les recevoir, mais ce dernier a refusé. « On peut le féliciter pour son esprit d’ouverture que tout le monde connaît », a ironisé un délégué lyonnais au micro devant le bâtiment du conseil régional.

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Plus tôt dans la journée, lors de l’assemblée générale de l’intersyndicale, les cheminots ont voté à l’unanimité la reconduction du mouvement pour les 8 et 9 avril. « Macron nous déclare la guerre depuis qu’il est au pouvoir, on va lui promettre un Stalingrad », a lancé un militant de la CGT au micro sous des applaudissements nourris. « C’est une grève historique, il faut qu’on la gagne, il va falloir tenir », a aussi déclaré Jean-François Rogeon, secrétaire lyonnais de SUD Rail.
A Montpellier, manifestation réunissant personnel de santé, cheminots, étudiants…

   


Mardi matin, le trafic était complètement nul à la gare de Montpellier. Vers 11 heures, une petite centaine de personnes se sont réunies dans le restaurant d’entreprise au siège régional de la SNCF à Montpellier.

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Les différents syndicats de l’intersyndicale — sauf la CFDT — ont pris la parole. Pour les grévistes, ce mouvement concerne l’ensemble des services publics, comme l’a exprimé l’un d’entre eux :
« Aujourd’hui, ils attaquent les cheminots. Demain, ce sera le reste des services publics qui seront attaqués, si nous on ne tient pas. Ils sont en train de restructurer la SNCF pour la revendre par petits morceaux. En interne, on a déjà nos blocs restructurés pour pouvoir être ouverts ou vendus à la concurrence. Et ce sera pareil dans les autres secteurs. »
Dans l’après-midi, 2 000 personnes ont défilé dans les rues de Montpellier, selon la CGT. En tête de cortège, des cheminots, suivis par des salariés du personnel de santé (hôpitaux et cliniques), des éboueurs, des étudiants, et quelques groupes plus isolés, comme la CGT-Santé de Bédarieux, à quelque 50 km de Montpellier, ou une petite délégation des organismes publics de recherche.
Les plus bruyants étaient les étudiant, qui défilaient, toutes universités confondues, les étudiants de la faculté de droit étant rejoints par ceux de lettres (Paul-Valéry) et des sciences, sans banderoles spécifiques distinguant les uns des autres. Ce sont eux qui lançaient les slogans repris par les manifestants, dans une ambiance soixante-huitarde assumée :
« Tout est à nous, rien n’est à eux, tout ce qu’ils ont, ils l’ont volé. Ça va péter. »
A Nantes, la grève reconduite à une écrasante majorité
La reconduction de la grève de la SNCF a été adoptée à Nantes à une écrasante majorité (267 votants, une abstention) jusqu’à demain 11 heures : « Côté circulation des trains, ce sera un copier-coller de la journée de ce mardi », assure un syndicaliste.
La gare était quasi déserte mardi matin, et la circulation sérieusement engorgée dans l’agglomération nantaise.

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                Statut, âge, salaires : qui sont les cheminots ?



Devant la voie 53, rebaptisée « place des Luttes », l’assemblée générale unitaire a débuté en présence de plus de 400 salariés. Christian Lebeaupin, 50 ans, agent au service électrique non syndiqué, « vingt-huit ans de boîte », a dit faire grève « pour défendre le boulot des copains » :
« La fin du statut de cheminot, on voit déjà ce que ça donne puisque certains collègues qui entrent à la SNCF ne bénéficient pas de ce statut, du fait de leur âge. A travail égal, ils n’ont pas le même traitement salarial, le même déroulement de carrière, ni droit aux mêmes primes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’avenir du transport ferroviaire est un sujet sensible, qui donne lieu à des échanges d’arguments parfois fallacieux.
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Vrai, faux ou flou : le tour des arguments sur la grève de la SNCF

L’avenir du transport ferroviaire est un sujet sensible, qui donne lieu à des échanges d’arguments parfois fallacieux.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 18h38
    |

            Adrien Sénécat et 
Anne-Aël Durand








                        


Les cheminots ont commencé, lundi 2 avril, une grève en pointillé, qui pourrait durer trois mois, pour protester contre la réforme de la SNCF lancée par le gouvernement.
Les débats sont souvent vifs sur les questions liées au statut de cheminot, à la privatisation ou à l’avenir du réseau français, et chacun déroule ses arguments selon son point de vue. Nous avons tenté de décrypter ce qui relève des faits, de la spéculation ou des fantasmes.

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1. La SNCF va-t-elle être privatisée avec cette réforme ?
Ce qu’on entend
Le conseiller régional d’Ile-de-France Julien Dray (Parti socialiste) a accusé, dimanche 2 avril sur Europe 1, le gouvernement de préparer la privatisation de la SNCF :
« La réforme, c’est la privatisation du service public demandée par l’Europe (…). C’est une privatisation rampante. C’est le changement de statut qui va permettre à terme la privatisation. (…) Moi je vous dis [que] le gouvernement prépare la privatisation. » 
Un argument récurrent ces derniers jours, repris par Attac France, par le député de La France insoumise Eric Coquerel, ou encore par Jean Messiha, membre du bureau national du Front national.
CE N’EST PAS DANS LA RÉFORME, MAIS…
La réforme voulue par le gouvernement ne prévoit pas de privatiser la SNCF, mais d’en changer le statut. Alors qu’elle est actuellement un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), le projet prévoit d’en faire une société anonyme (SA) à capitaux publics avec des titres qui seraient incessibles. Pour faire simple, la SNCF restera une société à fonds publics, mais des opérateurs privés concurrents pourront faire circuler des trains à leur tour.
Il est donc faux, en l’état, d’affirmer que le gouvernement va privatiser la SNCF. « Personne ne parle de privatiser la SNCF », assure d’ailleurs la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne. Mais il est vrai qu’elle ne peut pas s’engager pour les gouvernements à venir.
Par ailleurs, des directives européennes imposent aujourd’hui aux pays membres de libéraliser leur secteur ferroviaire. Ces directives ont été adoptées par les gouvernements européens, y compris français, et par les eurodéputés. Le quatrième « paquet ferroviaire », qui trace les contours de l’ouverture à la concurrence, a ainsi été adopté fin 2016 par le gouvernement socialiste de l’époque.

        Les explications :
         

          SNCF : que signifie l’ouverture à la concurrence ?



2. La réforme va-t-elle entraîner la fermeture de 9 000 km de petites lignes ?
Ce qu’on entend
La réforme de la SNCF va-t-elle conduire à la suppression des liaisons ferroviaires non rentables ? C’est en tout cas ce qu’estime Olivier Besancenot, du Nouveau Parti anticapitaliste. Face à Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, dans « L’Emission politique » sur France 2 le 15 mars, l’ancien candidat à la présidentielle a critiqué les suppressions à venir de lignes régionales. Il a également publié en parallèle sur Twitter une carte des « petites lignes que la SNCF veut supprimer » qui correspondrait à « un tiers du réseau », soit environ 9 000 kilomètres.

Les petites lignes ferroviaires que la SNCF veut supprimer : 1/3 du réseau .... https://t.co/AOpH5eBlsz— olbesancenot (@Olivier Besancenot)


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CE N’EST PAS DANS LA RÉFORME, MAIS…
D’où vient cette crainte, qui agite beaucoup les usagers ? Du rapport remis par Jean-Cyril Spinetta avant même la présentation de la réforme. Un chapitre consacré au « paradoxe des petites lignes », explique que les lignes classées en catégorie UIC 7-9, qui représentent un tiers du réseau (soit 9 252 km sur 28 772), ne voient passer que 13 trains par jour en moyenne, avec moins de 30 voyageurs par train, et que ces dessertes coûtent « 1,7 milliard d’euros pour 2 % des voyageurs ».
Le premier ministre, Edouard Philippe, a pourtant assuré lors de la présentation de sa réforme qu’il n’était pas question de supprimer des dessertes, et qu’il ne suivrait pas le rapport Spinetta sur ce point :
« La réforme de la SNCF n’est pas une réforme des petites lignes. On ne décide pas la fermeture de 9 000 km de lignes depuis Paris sur des critères administratifs et comptables. »
En réalité, le rapport lui-même ne préconise pas de supprimer toutes ces lignes : plus subtilement, il propose de concentrer les rénovations sur la partie la plus utilisée du réseau, et ensuite, si le maintien de la circulation n’est pas possible sur une ligne, et que l’investissement n’est pas économiquement justifié, de procéder à sa fermeture – ou de la transférer gratuitement aux régions concernées, qui prendraient alors la décision finale. Autre possibilité, évoquée par M. Spinetta : supprimer le train mais conserver une desserte par bus.
Le gouvernement a donc raison d’affirmer que la réforme en cours ne va pas supprimer les petites lignes. La carte reprise par Olivier Besancenot, qui a largement circulé par ailleurs, ne montre pas du tout les lignes qui vont être fermées dans les prochaines années. Rien ne garantit, en revanche, qu’au moins une partie d’entre elles disparaissent à moyen terme, après l’ouverture à la concurrence des TER, comme envisagé dans le rapport Spinetta.
3. Peut-on résumer ce débat au « coût » de la SNCF ?
Ce qu’on entend
Le « coût » de la SNCF pour les contribuables est l’un des arguments massue, repris notamment par le gouvernement ou par La République en marche (LRM), qui écrit sur son site Internet :
« C’est un service public qui coûte de plus en plus cher. Il coûte chaque année 14 milliards d’euros aux contribuables. C’est plus que le budget de la police et de la gendarmerie réunies ! »
POURQUOI C’EST CONTESTABLE
Le système ferroviaire français a reçu environ 10,5 milliards d’euros de contributions publiques en 2016. LRM ajoute à ce chiffre les 3,2 milliards d’euros de subvention d’équilibre au régime de retraite SNCF pour parvenir à une enveloppe globale d’environ « 14 milliards d’euros », ce qui est en effet un peu plus que le budget de la police et de la gendarmerie (12,8 milliards d’euros prévus en 2018). Certains calculs ajoutent également à ce chiffre les 3 milliards d’euros de déficit annuel du même régime de retraites.
Reste que ce raisonnement est assez grossier. D’abord, il faut rappeler que les difficultés du régime des retraites de la SNCF sont d’abord dues à un déséquilibre démographique : seules six personnes cotisent à ce régime pour dix bénéficiaires, selon les chiffres de la commission des finances du Sénat.
Par ailleurs, les 10,5 milliards de contributions publiques hors retraites mélangent des choses bien différentes :
5,5 milliards d’euros correspondent aux compensations versées par les autorités organisatrices des transports (TER, TET, Transilien…). Ce chiffre inclut notamment les tarifs sociaux accordés sous conditions ;3 milliards d’euros pour les subventions d’investissements d’infrastructure (1,7 milliard) et de matériel roulant (1,3 milliard) ;2 milliards d’euros pour les redevances d’accès au réseau.
Il est forcément réducteur de présenter ces dépenses simplement comme des coûts, en occultant les bénéfices économiques et sociétaux qu’elles peuvent apporter. Par exemple, les tarifs subventionnés permettent de faciliter l’accès aux transports pour des publics souvent défavorisés, comme les demandeurs d’emploi qui doivent se rendre à un entretien d’embauche.
Pour aller un peu plus loin dans ce débat, on peut également relever que toute infrastructure de transports nécessite des investissements considérables. Les routes françaises coûtent, elles, plus cher encore que les trains (15,2 milliards par an, selon Routes de France, sans compter la signalisation ou les accidents de la route).
4. Avec l’ouverture à la concurrence, le train va-t-il coûter plus cher ?
Ce qu’on entend
Les usagers s’interrogent sur les conséquences de l’ouverture à la concurrence pour leur portefeuille. Et des responsables politiques attisent leurs inquiétudes. Ainsi, pour Florian Philippot, président des Patriotes : « La libéralisation, ça veut dire augmentation des tarifs pour les usagers. Je rappelle que quand on a libéralisé le gaz et l’électricité, les gens ont payé 70 % plus cher. »
Un argument également utilisé à l’extrême gauche, par Pierre Laurent, secrétaire général du Parti communiste français : « La concurrence ne sert à rien : elle va conduire à augmenter les tarifs et à désorganiser le service public. »
Erik Meyer, porte-parole du syndicat SUD Rail, affirme également, dans Reporterre : « Partout en Europe où le ferroviaire a été ouvert à la concurrence, le prix du billet a augmenté de 15 à 20 % et la qualité de service s’est dégradée », sans donner la source de cette affirmation.
DIFFICILE À DIRE
Selon les défenseurs de l’économie de marché, la concurrence permet de faire baisser les prix et d’augmenter la qualité. Mais ce principe ne fonctionne pas toujours pour des services qui nécessitent d’énormes infrastructures et dégagent d’assez faibles marges. Ainsi, les transports ferroviaires, qui étaient au départ privés, étaient déficitaires, c’est même pour cela qu’ils ont été nationalisés.
Comme l’ont détaillé nos confrères de France Info, Florian Philippot exagère quand il affirme que l’électricité et le gaz ont augmenté de 70 % – même si ces tarifs ont en effet grimpé depuis l’ouverture à la concurrence. Mais il est difficile de comparer le marché de l’énergie (lié aux cours mondiaux du gaz et du pétrole) avec un service de transport, dépendant de l’offre et de la demande locale.
Le gouvernement lui-même ne s’aventure pas à promettre des baisses de tarifs lors de l’ouverture à la concurrence. Elisabeth Borne préfère évoquer « de nouveaux services » et une « meilleure qualité ».
Les exemples européens d’ouverture à la concurrence ne permettent pas de tirer de conclusion générale. Au Royaume-Uni, la libéralisation réalisée à marche forcée s’est traduite par une baisse de qualité des infrastructures et des conditions de transport. Le réseau a d’ailleurs dû être renationalisé, mais le service fourni par les opérateurs privés a plutôt du succès – ce qui n’a pas empêché le prix du billet de doubler en dix ans. En Allemagne, les experts s’accordent à saluer une réforme bien menée, qui a augmenté la qualité et la quantité de l’offre, mais pour un prix qui reste élevé.
En revanche, l’Italie et la Suède offrent plutôt l’exemple de réseaux où la libéralisation a fait baisser les tarifs, en augmentant la quantité de liaisons, mais au détriment de la qualité du réseau, voire de la sécurité.

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                SNCF : « L’ouverture à la concurrence ne garantit en rien une baisse des prix favorable au voyageur »



5. Y a-t-il des grèves chaque année à la SNCF ?
Ce qu’on entend
« Je ne sais pas s’il y a une culture de la grève à la SNCF », a déclaré Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, mardi sur France Info. Mais « pas une année parmi les 40-45 années précédentes n’a connu une année sans grève (…). Il y a une tradition de rapport de force, une tradition de conflit. »
POURQUOI C’EST DISCUTABLE
Selon les données compilées par la SNCF, des mouvements sociaux y ont bien été enregistrés chaque année depuis 1947. Il est donc juste de dire qu’il y a tous les ans des grèves dans le transport ferroviaire.
Mais derrière ce constat se cachent de fortes disparités : en 1981 ou en 2002, par exemple, on ne comptait qu’autour de 35 000 journées de travail « perdues » lors de mouvements sociaux à la SNCF. Alors que ce chiffre a grimpé jusqu’à 4,7 millions en 1968 (avec cependant un nombre d’agents disponibles deux fois plus grand qu’aujourd’hui) ou 1 million en 1995.


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Des grèves chaque année à la SNCF, mais pas toujours très suivies
Attention : ces chiffres bruts ne sont pas ajustés en fonction du nombre d'agents disponibles, qui a nettement diminué de 1947 à nos jours.

Source : SNCF Open Data (Direction cohésion & ressources humaines)



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      ],
      [
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
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	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Si l’on rapporte ces journées de grève aux effectifs disponibles, on s’aperçoit ainsi que sur 71 années, il y en a eu 39 avec moins d’un jour de grève. On ne compte que douze mouvements de plus de deux jours depuis 1947, notamment en 1968, en 1995 ou en 2010.


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		text-align: right;
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Les agents SNCF font grève moins de deux jours par an en moyenne


Source : SNCF Open Data (Direction cohésion & ressources humaines)



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	Highcharts.setOptions({
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	},
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		text: ""
	},
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		},
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				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Journées perdues par agent",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        -725763600000,
        6.49
      ],
      [
        -694227600000,
        1.91
      ],
      [
        -662605200000,
        0.45
      ],
      [
        -631069200000,
        0.07
      ],
      [
        -599533200000,
        1.64
      ],
      [
        -567997200000,
        0.03
      ],
      [
        -536374800000,
        7.52
      ],
      [
        -504838800000,
        0.27
      ],
      [
        -473302800000,
        0.15
      ],
      [
        -441766800000,
        0.01
      ],
      [
        -410144400000,
        1.63
      ],
      [
        -378608400000,
        0.7
      ],
      [
        -347072400000,
        0.04
      ],
      [
        -315536400000,
        0.63
      ],
      [
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      ],
      [
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      ],
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      ],
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        1.25
      ],
      [
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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        0.51
      ],
      [
        789001200000,
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      ],
      [
        820537200000,
        0.53
      ],
      [
        852159600000,
        0.71
      ],
      [
        883695600000,
        1.03
      ],
      [
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      ],
      [
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      ],
      [
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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		}	
	}

});


Ce qui est vrai, c’est que les salariés de la SNCF ont plus souvent tendance à faire usage de leur droit de grève que l’ensemble des travailleurs français. La proportion de jours de grève y est environ dix fois supérieure à la moyenne des entreprises publiques et privées, selon le ministère du travail.


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Les grèves sont plus fréquentes à la SNCF qu'ailleurs 


Sources : Dares, SNCF Open Data



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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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	}

});


6. Cette réforme signe-t-elle la « fin du statut des cheminots » ?
Ce qu’on entend
Elisabeth Borne s’élève dans un « vrai/faux » publié sur le compte Twitter de LRM contre ceux qui affirment que la réforme signerait la fin du statut des cheminots :
« [C’est] faux. Tous les cheminots qui sont aujourd’hui à la SNCF garderont leur statut. (…) Avec une ouverture à la concurrence, (…) il y aura d’autres entreprises qui feront le même métier que la SNCF, [qui] ne peut pas être la seule à continuer à recruter au statut. »
POURQUOI C’EST VRAI ET FAUX
Ici, la ministre des transports joue sur les mots. Certes, elle dit vrai lorsqu’elle rappelle que les travailleurs actuellement embauchés sous le statut de cheminots n’en seront pas privés. Cela dit, il est tout à fait juste d’affirmer que le gouvernement met fin au statut de cheminot pour les autres, c’est-à-dire les futures recrues de l’entreprise.
Il est tout à fait approprié d’évoquer une fin du statut pour les nouveaux recrutements, qui programme de fait la disparition complète du statut d’ici plusieurs dizaines d’années, lorsque les cheminots en poste aujourd’hui auront tous quitté l’entreprise.
7. Emmanuel Macron est-il resté muet sur ce sujet pendant la campagne présidentielle ?
Ce qu’on entend
Beaucoup d’opposants à la réforme voulue par le gouvernement arguent du fait que contrairement à d’autres mesures, celle-ci n’avait pas été annoncée par le chef de l’Etat pendant sa campagne présidentielle. Attac France estime ainsi qu’elle n’a « aucune légitimité démocratique » car elle n’a « jamais été soumise au vote » des Français.
POURQUOI C’EST VRAI
Le chef de l’Etat n’avait effectivement pas pris position sur le sujet pendant la campagne présidentielle. Ainsi, on ne trouvait aucune mention des expressions « train », « SNCF » ou « cheminot » dans les 32 pages de son programme présidentiel. La partie « mobilité » de son programme sur son site de campagne mentionnait simplement un « plan d’urgence pour les investissements de rénovation » du rail et de la route, sans jamais évoquer la situation de la SNCF.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/03/19-4">
<filnamedate="20180403"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180403"><AAMMJJHH="2018040319">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le juriste Thomas Clay écrit dans une tribune au « Monde » que la réforme des institutions représente une avancée démocratique. Le Sénat ne doit pas contraindre le gouvernement à en passer par la voie référendaire, au risque de surenchère démagogique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Réforme des institutions : il faut « surmonter les obstacles des gardiens du statu quo qui tentent d’enrayer le processus de modernisation »

Le juriste Thomas Clay écrit dans une tribune au « Monde » que la réforme des institutions représente une avancée démocratique. Le Sénat ne doit pas contraindre le gouvernement à en passer par la voie référendaire, au risque de surenchère démagogique.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 18h08
    |

Thomas Clay (Agrégé des facultés de droit et professeur à l’Ecole de droit de la Sorbonne, université Paris-1)







                        



                                


                            

Tribune. La réforme des institutions qui se profile offre une avancée démocratique incontestable. Elle correspond à ce que la plupart des partis éclairés appellent de leurs vœux depuis longtemps. Il serait dès lors incompréhensible que pour des raisons contingentes ils ne l’approuvent pas. Cela achèverait même de décrédibiliser ceux qui se livreraient à des calculs politiques qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.
Si la position des Républicains (LR) semble irrécupérable tant ce parti dérive désormais vers les extrêmes, la position du Parti socialiste (PS) n’est pas plus rassurante. Pour le dire sans détour, le PS se déshonorerait en ne votant pas cette réforme qui correspond à ce qu’il a toujours défendu. Il est pourtant déjà tombé dans ce travers il y a dix ans lorsqu’il s’est opposé à la précédente révision constitutionnelle. La reproduction d’une telle posture constituerait une faute politique indélébile. Le PS ne doit pas se tromper de combat et doit prendre garde à la « mélenchonisation » des esprits.

Les conditions de la conquête du pouvoir par Emmanuel Macron ont percuté de plein fouet l’habitus de la Ve République. La nouvelle pratique des institutions, avec la régénération du personnel politique, aussi bien ministériel que parlementaire, la réussite de quelques ministres issus de la société civile, à l’éducation nationale ou à la justice par exemple, ou l’absence de couacs depuis près d’un an, a achevé de montrer qu’il était possible de faire autrement.
Mais il faut maintenant aller plus loin et marquer ces avancées dans le marbre constitutionnel, quitte à surmonter les obstacles des gardiens du statu quo qui tentent d’enrayer le processus de modernisation. A l’évolution proposée, ils préfèrent le maintien bien compris de leurs avantages aussi illégitimes que surannés.
Trois axes de réforme
De ce que l’on sait de la future réforme, trois axes se dégagent : d’abord, la modernisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le député socialiste Boris Vallaud rejette la méthode Macron dans le projet de réforme de la Constitution et des institutions et appelle à un renforcement du pouvoir du Parlement.
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Réforme des institutions : il faut « plus de moyens pour le Parlement et plus de prérogatives pour les oppositions »

Dans une tribune au « Monde », le député socialiste Boris Vallaud rejette la méthode Macron dans le projet de réforme de la Constitution et des institutions et appelle à un renforcement du pouvoir du Parlement.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 16h41
    |

Boris Vallaud (Député socialiste)







                        



                                


                            

Tribune. Notre Parlement n’est ni pléthorique ni lent, il est faible. Il l’est parce que ses moyens sont insuffisants, que son initiative est réduite à peu de chose, faible parce que l’opposition n’y a pas la place que le pluralisme exige. Un Parlement faible de l’instabilité législative, de soixante ans de pratique institutionnelle et de l’hyperconcentration du pouvoir entre les mains du président de la République.
Un Parlement faible dans une grande démocratie. Ce n’est pas le constat désenchanté d’un nouveau parlementaire, c’est celui d’un élu soucieux d’être utile au bien public. D’un député très conscient de la crise de confiance qui frappe les démocraties et qui jamais n’oublie que moins d’un électeur sur deux s’est porté aux urnes pour élire la nouvelle Assemblée nationale.

La démocratie n’est pas une chose incommode dont il faudrait pourtant s’accommoder. Le débat n’est pas une perte de temps, le désaccord un refus de regarder le monde en face, l’opposition une posture, une petite lâcheté ou un grand cynisme. L’exécutif, qui n’a de cesse de contourner le Parlement au nom de l’efficacité, n’aime pas la contradiction. Avec la force de l’évidence, il avance, sans jamais écouter, sans jamais douter. Jusqu’à l’ivresse.
Partis politiques, syndicats, collectivités locales, associations, journalistes, citoyens, ceux qui ne sont pas avec lui sont nécessairement contre la France. Le général de Gaulle voulait un président au-dessus des partis, le nouveau président fait sans. Il fait surtout seul. Mais le peuple n’a pas besoin de tuteur ni de maître, il a besoin d’une démocratie vivante.
Délibération et participation
Cela implique de répondre, sans faux-semblant, à une double aspiration, à la délibération d’une part, à la participation d’autre part. Cette double aspiration s’accommode mal d’un parlementarisme étriqué, d’un débat expéditif et frugal et de parlementaires bridés dans leurs initiatives et singulièrement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Une étude comparant l’attrait des vraies et des fausses informations indique qu’il vaut mieux agir sur le pouvoir de séduction des secondes que les interdire, rapporte, dans une tribune au « Monde », le chercheur en communication Charles Cuvelliez.
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« Fake news » : « Appliquer au Web les bonnes pratiques éditoriales des journaux »

Une étude comparant l’attrait des vraies et des fausses informations indique qu’il vaut mieux agir sur le pouvoir de séduction des secondes que les interdire, rapporte, dans une tribune au « Monde », le chercheur en communication Charles Cuvelliez.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 14h00
    |

                            Charles Cuvelliez (Professeur à l’Ecole polytechnique de l'Université libre de Bruxelles, ULB)








                        



                                


                            
Tribune. Alors qu’en France les autorités veulent régler le problème des « fake news » par une loi dont le projet a été publié le 21 mars, un groupe d’experts de haut niveau mis en place par la Commission européenne préconise de ne pas légiférer, selon le rapport sur les « fausses informations et la désinformation » qu’il a remis le 12 mars à la commissaire européenne chargée du numérique, ­Mariya Gabriel.
comprendre comment et pourquoi les « fake news » se diffusent fournirait une arme à laquelle on songe ­rarement
Qui a raison, qui a tort ? Interroger notre cerveau primaire sur notre attirance pour les « fake news », leur lecture et leur diffusion, aiderait à répondre à la question. Les études qui se penchent sur le phénomène des fausses informations s’attachent à comprendre « pourquoi » telle « fake news » s’est répandue : est-ce délibéré ? Est-ce une simple rumeur qui s’est emballée sans que personne pense à mal ? Y a-t-il une arrière-pensée politique derrière cette rumeur ? Des activistes, un gouvernement ou des robots ont-ils été à la manœuvre ?

Mais comprendre comment et pourquoi elles se diffusent fournirait une arme à laquelle on songe ­rarement. Une étude des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (« The spread of true and false news on line », par Soroush Vosoughi, Deb Roy et Sinan Aral, Science n° 359, 9 mars 2018, lien vers PDF en anglais) a justement mesuré, à partir de l’observation des flux sur Twitter et des sites de vérification des faits (fact checking) qui recueillent et classent les fausses nouvelles, les différences entre les modèles de diffusion des « fake news » et ceux des vraies.
« Cascades » de tweets
Une rumeur démarre sur Twitter quand un utilisateur lance un Tweet en la reprenant. On parle de « cascade » lorsqu’un Tweet est repris (« retweeté », RT). Le nombre de cascades est le nombre de Tweet indépendants que génère une rumeur ; la taille d’une cascade...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Reporters sans frontières et ses partenaires lancent un dispositif d’autorégulation pour lutter contre la désinformation et mettre en valeur les médias qui produisent des informations fiables.
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Un label pour redonner confiance dans le journalisme

Reporters sans frontières et ses partenaires lancent un dispositif d’autorégulation pour lutter contre la désinformation et mettre en valeur les médias qui produisent des informations fiables.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 13h27
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 14h21
    |

            François Bougon








                        


Dans ses vœux aux journalistes le 3 janvier, au cours desquels avait été annoncée une loi contre les « fake news », Emmanuel Macron avait évoqué une initiative de Reporters sans frontières (RSF) sur une « forme de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier ». Régulation de la part des autorités, d’un côté, autorégulation venant d’une association engagée dans le combat pour la liberté de la presse, de l’autre : à l’époque, l’organisation avait été prise au dépourvu par cette mention présidentielle, car la démarche, initiée à Bruxelles en septembre 2017 par la réunion d’une trentaine de médias européens, était encore en cours, non officielle.
Trois mois plus tard, mardi 3 avril, la « Journalism Trust Initiative » (JTI) – l’initiative pour la confiance dans le journalisme – est portée sur les fonts baptismaux par RSF, avec ses partenaires : l’agence France-Presse (AFP), l’Union européenne de radio-télévision (UER) et le Global Editors Network (GEN), une association regroupant des rédacteurs en chef de médias du monde entier.
« Renverser la logique »
Ce projet part d’un constat : « dans le nouveau système de l’espace public, les informations fausses circulent plus vite que les vraies », s’inquiète Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.
« Dans le nouveau système de l’espace public, les informations fausses circulent plus vite que les vraies », constate Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.
D’où l’idée, pour distinguer le travail journalistique et renforcer les « tiers de confiance », de « renverser la logique en donnant un avantage réel à tous ceux qui produisent des informations fiables, quel que soit leur statut », poursuit M. Deloire. Et plutôt que de se voir imposer des lois, pourquoi ne pas imaginer un dispositif avec des normes permettant de décerner un label à des médias de qualité, en s’appuyant sur des données telles que la transparence, l’indépendance éditoriale ou la déontologie ? Vaste travail qui promet des débats passionnés et houleux.
Certifier le processus journalistique
Dans un premier temps, RSF lance, à partir de mardi, un processus ouvert à tous ceux qui sont concernés dans le secteur sous l’égide du Comité européen de normalisation (CEN) : médias, associations et syndicats professionnels, instances d’autorégulation, plates-formes numériques, annonceurs et représentants des intérêts des consommateurs. Il ne s’agira pas, souligne RSF, de certifier la production mais le processus journalistique.

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                Franceinfo et France Culture s’allient contre les « fake news »



Les premiers travaux devraient commencer vers la mi-mai et durer de 12 à 18 mois, pour élaborer les indicateurs sous l’égide de l’organisme français de normalisation, l’AFNOR, et de son équivalent allemand, le DIN. Le groupe de travail du CEN sera présidé par Claudio Cappon, ancien directeur général du radiodiffuseur public italien RAI.
Une plus grande visibilité
L’objectif à terme est de faire en sorte que les médias certifiés, sur la base du volontariat, puissent bénéficier d’« avantages concrets », espère M. Deloire. On pourrait imaginer, par exemple, un traitement privilégié par les algorithmes des moteurs de recherche et des réseaux sociaux, permettant une plus grande visibilité et donc des recettes publicitaires plus importantes. Des contacts ont été établis avec Google et Facebook pour leur présenter la démarche. Les annonceurs pourraient également être intéressés.

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                Reporters sans frontières : « Nous réclamons plus de transparence à Facebook »



RSF souhaite « apporter un outil pertinent ». Et indépendant : « Nous ne sommes à la solde de personne. » On peut également imaginer que le dispositif soit utilisé par les pouvoirs publics pour le système des aides à la presse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Confrontée à la libéralisation du marché et à de lourdes pertes, cette agence nationale pourrait être amenée à supprimer des postes.
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L’AFPA, actrice majeure de la formation, à la veille de décisions douloureuses

Confrontée à la libéralisation du marché et à de lourdes pertes, cette agence nationale pourrait être amenée à supprimer des postes.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 11h49
    |

            Bertrand Bissuel








                        


L’heure des décisions douloureuses approche à l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). En butte à d’importantes difficultés financières, le plus gros organisme de formation de France est sur le point d’arrêter de nouvelles orientations stratégiques qui pourraient se traduire par la fermeture de plusieurs centres et par des coupes claires dans les effectifs. Son conseil d’administration (CA) devait se réunir, mardi 3 avril, pour aborder le sujet, mais sans entrer dans le détail des mesures – les arbitrages définitifs n’étant pas encore rendus. Le dossier est suivi de très près, en particulier par le ministère du travail et par celui des comptes publics – représentés au sein du CA de cet établissement public – mais aussi par l’Elysée.
L’AFPA ressemble à un navire qui sombre, petit à petit. Ses résultats se détériorent « de manière continue » depuis une dizaine d’années avec des « pertes cumulées », à partir de 2012, qui « atteignent 725 millions d’euros », selon un audit de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’inspection générale des finances (IGF), dont la synthèse a été présentée aux administrateurs, fin janvier. Le chiffre d’affaires dégringole et les effectifs déclinent, quelque 7 800 personnes travaillant dans l’agence aujourd’hui contre près de 11 000 en 2008 (une partie significative de la baisse étant imputable à des transferts de postes vers Pôle emploi).
Déconfiture
Plusieurs facteurs sont mis en avant par les syndicats pour expliquer cette déconfiture : notamment le fait d’avoir confié aux régions des prérogatives fortes en matière de formation des chômeurs, ainsi que l’ouverture de ce marché à la concurrence. Il en résulte une libéralisation sauvage, aux yeux des organisations de salariés, avec de multiples conséquences « délétères » : course au moins-disant sur les prix entre organismes, pertes de marchés, érosion des marges, etc.
La mission IGAS-IGF relève d’autres fragilités : « le manque de compétitivité des prestations de l’AFPA pour certains secteurs », le niveau des rémunérations plus élevé que dans les organismes privés, les « rigidités » des règles qui compliquent les mutations (pour passer d’un lieu de travail à un autre ou d’une fonction à une autre), etc. Les résultats de l’AFPA présentent des écarts, d’une « systématicité » et d’une « ampleur » telles, avec ses prévisions financières que l’on peut « s’interroger sur [la] sincérité » de celles-ci, fustigent l’IGAS et l’IGF. Constat « orienté et injuste envers le personnel », estime Thierry Cheype, représentant (CFDT) des salariés, au CA. « Les conclusions semblaient écrites d’avance, renchérit son homologue de la CGT, Christian Filliot. Qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage. »
Toujours est-il que des changements profonds se dessinent. Plusieurs options sont sur la table, avec des suppressions d’emplois plus ou moins massives selon les hypothèses (des sources syndicales ayant même évoqué 2 000 postes en moins). Au sein de l’exécutif, les analyses ne sont pas forcément convergentes : comme le fait remarquer un bon connaisseur du dossier, la direction du budget n’a guère envie d’entendre les « traditionnels appels au secours de l’AFPA » pour que l’Etat mette la main à la poche – d’autant moins que Bruxelles pourrait ne pas apprécier un tel coup de pouce, qui s’ajouterait à celui donné sous le quinquennat Hollande, avec un engagement de 220 millions d’euros sur cinq ans.

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                « Une année de formation gratuite pour tous les citoyens »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La « bulle » de la porte de La Chapelle a fermé samedi 31 mars. La maire de Paris a dû capituler face au ministère de l’intérieur.
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Le centre humanitaire pour migrants, une occasion manquée pour Anne Hidalgo

La « bulle » de la porte de La Chapelle a fermé samedi 31 mars. La maire de Paris a dû capituler face au ministère de l’intérieur.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 11h29
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

C’est l’histoire d’un lent renoncement. Samedi 30 mars, le centre humanitaire de premier accueil de la porte de La Chapelle, à Paris, a fermé. Depuis novembre 2016, il offrait dix jours d’hébergement à quatre cents migrants arrivant à Paris, en attendant que l’Etat fasse son travail de prise en charge. Même si ce lieu a accueilli « plus de 25 000 hommes migrants tout juste arrivés sur le territoire français », comme se félicite la mairie, l’histoire de ce que l’on a appelé la « bulle » – à cause de son architecture gonflable – est d’abord celle d’un espoir déçu.

Avec ce dégonflage s’évapore l’espoir que Paris tienne son rang de ville d’accueil, celui qu’un maire puisse édicter sur son territoire une politique hospitalière, fût-elle en discordance avec l’approche étatique. La « bulle », c’est l’histoire de la capitulation de la capitale devant le ministère de l’intérieur qui veut imposer son tri des « bons » migrants, espérant renvoyer tous les autres. Il était certes prévu que le lieu ferme, mais l’idée était de l’installer ailleurs.
Pour comprendre, il faut remonter deux ans en arrière. Le 9 juin 2015, la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), crée la surprise en annonçant vouloir ouvrir une « maison des migrants » où ceux-ci pourraient se reposer et réfléchir à la suite de leur parcours. Rapidement, le ministre de l’intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, lui coupe l’herbe sous le pied avec un plan (sous-dimensionné) pour les demandeurs d’asile. Elle remballe sa proposition.
Rôle minimaliste
Un an plus tard, le 31 mai 2016, alors qu’ils sont un millier dans les jardins publics et sur les trottoirs du 18e arrondissement, la maire de Paris annonce la création de son « camp humanitaire ». « Nous ne pouvons plus accepter la situation humanitaire et sanitaire des campements de fortune qui se développent dans Paris », explique-t-elle, alors que la capitale vit au rythme des évacuations en bus, par l’Etat,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Depuis la défaite à l’élection présidentielle 2017 de François Fillon, qui revendiquait publiquement sa foi, les militants catholiques cherchent leur place à droite.
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La droite catholique en quête d’un chemin

Depuis la défaite à l’élection présidentielle 2017 de François Fillon, qui revendiquait publiquement sa foi, les militants catholiques cherchent leur place à droite.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 13h53
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
12 décembre 2017, à Versailles. Laurent Wauquiez est élu depuis deux jours président du parti Les Républicains (LR). Une vingtaine de personnes s’installent à l’étage d’un pub pour répondre à une question simple, en apparence : « Qu’est-ce que Sens commun ? » La réunion est organisée par les responsables locaux de ce mouvement associé à LR, lancé dans la foulée de La Manif pour tous et qui a accompagné François Fillon jusqu’au bout de son chemin de croix présidentiel. Un tour de table se lance.
« Moi, je suis filloniste, soupire un homme. J’ai tracté comme un chien pendant quatre mois de la campagne présidentielle. Tout ce qui n’est pas Fillon a des accointances avec la gauche. Je me sens un petit peu seul. » Avant lui, deux de ses voisins ont utilisé la même expression pour dire que Laurent Wauquiez n’est pas leur « tasse de thé ». « Je suis très déçu par sa campagne interne, ajoute un troisième, prénommé Axel. Il n’a pas du tout parlé du mariage pour tous, de la famille, de l’enfant. Alors qu’il avait mis cette question avant au cœur de son discours. »
Là où une élection devrait soulever de l’enthousiasme, celle du nouveau président de LR génère ici de la méfiance. Il faut dire que les catholiques engagés à droite – et plus particulièrement à Sens commun – sont devenus prudents depuis qu’ils ont gagné la palme d’or de la catégorie grands brûlés de l’année 2017. Leur favori, François Fillon, a échoué à se qualifier pour le second tour de la présidentielle ; et le président de leur mouvement, Christophe Billan, a été contraint de quitter son poste en novembre après avoir suggéré l’idée d’une « plate-forme » commune avec l’égérie frontiste Marion Maréchal-Le Pen.
Utiliser la technique du « sous-marin »
Laurence Trochu, conseillère départementale des Yvelines, principale animatrice de la soirée, se veut rassurante : « On va tester l’action de Laurent Wauquiez. Il faut qu’on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Chercheur au Cevipof, Guy Groux ne croit pas à une agrégation des mouvements, malgré la multiplication des conflits sociaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
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« La grève à la SNCF va accompagner tout le débat politique et parlementaire »

Chercheur au Cevipof, Guy Groux ne croit pas à une agrégation des mouvements, malgré la multiplication des conflits sociaux.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 11h15
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            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            
Guy Groux est chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), spécialiste des syndicats. Il revient sur les différentes mobilisations qui sont apparues ces dernières semaines.
Comment décririez-vous le climat social ?
La conflictualité, jusqu’à ce jour, concerne des secteurs très précis. Il y a d’un côté des mobilisations assez classiques dans le secteur privé qui relèvent de restructurations d’entreprises. De l’autre, on a des mouvements assez importants qui font suite à une série d’accumulation de réformes : retraités, fonctionnaires, université, cheminots…
Dans une logique ordinaire, toute réforme suscite des incompréhensions, des malentendus et des résistances. Le gouvernement savait qu’il prenait des risques sociaux. Face à la multiplication des réformes, on est donc dans un scénario assez attendu. Mais ces dernières étant assez spécifiques, les conflits ne peuvent être que spécifiques, voire catégoriels. Nous ne sommes pas dans une agrégation des mouvements.
Pourquoi ?
Ce n’est pas Mai 68 où le rêve était une alliance générale entre les étudiants et les ouvriers. Aujourd’hui, c’est une gageure d’agréger ces mécontentements. D’autant qu’il y a une vraie détermination du gouvernement, même s’il y aura des compromis nécessaires à la fin. Les pouvoirs publics sont dans une logique de dire que les réformes aboutiront.
En septembre 2017, la situation était paradoxalement plus favorable qu’aujourd’hui pour une coagulation des mécontentements. La réforme du code du travail concernait tous les salariés du privé ainsi que les entreprises publiques. Les conditions d’unification des luttes étaient donc beaucoup plus favorables.
Comment analysez-vous la contestation dans les universités ?
Il faut encore attendre. C’est un mouvement pour l’instant très localisé. Il y a quatorze universités touchées partiellement, et celles qui le sont, sont souvent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », analyse le conflit entre l’exécutif, qui se pose en « modernisateur courageux », et les syndicats de l’entreprise publique, qui dénoncent un démantèlement.
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Grève à la SNCF : « Les Français seront les arbitres »

Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », analyse le conflit entre l’exécutif, qui se pose en « modernisateur courageux », et les syndicats de l’entreprise publique, qui dénoncent un démantèlement.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 09h32
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

Chronique. La météorologie sociale est tout sauf une science exacte. Comme les prévisions climatiques, elle est fiable à l’échéance de quelques jours, mais beaucoup plus aléatoire à l’horizon de quelques semaines. On l’avait constaté à l’automne 2017. Les prévisionnistes annonçaient alors un avis de tempête à l’occasion de la réforme du droit du travail engagée par le gouvernement. Celui-ci avait finalement essuyé quelques grains sans gravité, mais aucun des orages désirés par la gauche syndicale ou politique.
Six mois plus tard, la dépression provoquée par le projet de réforme de la SNCF semble beaucoup plus menaçante. En effet, chacun prévoit que les deux premiers jours de la grève engagée par les syndicats du transport ferroviaire, mardi 3 et mercredi 4 avril, mobiliseront massivement les salariés de l’entreprise publique, cheminots en tête. Ce ne sera que la première bourrasque, le mouvement étant programmé pour durer trois mois, à raison de deux jours d’arrêt de travail tous les cinq jours.
Une détermination à toute épreuve
C’est donc une longue bataille qui s’engage, chacun des protagonistes affichant, à ce stade, une détermination à toute épreuve. Parmi toutes les réformes qu’il a mises en chantier, il est manifeste que le gouvernement a décidé de faire de celle de la SNCF la pierre de touche de sa capacité à transformer en profondeur le pays, sans craindre d’affronter tabous et bastions syndicaux.
Martelé depuis des semaines, son argumentaire est connu. Très lourdement endettée, confrontée à la nécessité de rénover ses infrastructures vieillissantes, offrant à ses usagers un service dégradé pour un prix de transport trop élevé, handicapée par le statut social d’un autre âge de ses employés, la SNCF ne résisterait pas à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, prévue dans moins de deux ans.

A ses yeux, une réforme s’impose donc d’urgence pour lui permettre de relever ce défi. Elle passe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ La journée a été marquée par des manifestations dans de nombreuses villes. Un TGV sur sept et un train régional sur cinq devraient circuler mercredi 4 avril.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Présenté en conseil des ministres le 4 avril, le projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) va modifier les règles d’urbanisme, les rapports locatifs ou encore le droit des copropriétés.
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Ce qu’il faut attendre de la nouvelle loi sur l’urbanisme

Présenté en conseil des ministres le 4 avril, le projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) va modifier les règles d’urbanisme, les rapports locatifs ou encore le droit des copropriétés.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 07h15
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



                                


                            

Construire plus de logements abordables, simplifier les procédures en matière d’urbanisme ou réformer la copropriété : tels sont les principaux objectifs du projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN). La première grande loi sur ce thème depuis 2014. Le logement est un domaine complexe où les intérêts sont parfois divergents, et de nombreux points seront tranchés par le débat parlementaire. Une partie des réformes sera menée par des ordonnances dont le détail n’est pas encore connu.
Simplification du droit
Le texte prévoit une simplification du droit de l’urbanisme et notamment des enquêtes publiques. Aujourd’hui, pour un projet d’aménagement important, une enquête publique permet aux personnes concernées par le projet d’exprimer leur avis. Pour les opérations très complexes, des enquêtes successives sont parfois nécessaires, et le démarrage du projet est retardé. Le but serait de créer une commission d’enquête unique pour l’ensemble du projet avec un seul commissaire enquêteur. La voie électronique serait renforcée pour les documents liés à l’enquête publique. « Mais ces mesures nous semblent insuffisantes pour construire plus de logements. Dommage que le projet de loi ne propose que des ajustements à la marge dans ce domaine », regrette Pascale Poirot, présidente de l’Union nationale des aménageurs (UNAM). Les demandes de permis de construire seraient elles aussi dématérialisées, tous les documents étant transmis par Internet.

Assouplir les règles de construction
En principe, dans tous les immeubles de moins de quatre étages, la totalité des appartements doit être adaptée au handicap. Afin d’éviter cette rigidité, il a été décidé d’introduire des logements dits « évolutifs », qui peuvent être adaptés ultérieurement en cas de besoin : 10 % des logements seraient aux normes handicapés, notamment ceux situés au rez-de-chaussée des immeubles, mais 90 % seront évolutifs. La vente en l’état...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Alors que le mouvement de grève débutait lundi à 19 heures, le trafic restait peu perturbé dans la soirée.
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A la gare Montparnasse, « on pensait devoir râler, mais ça va pas trop mal »

Alors que le mouvement de grève débutait lundi à 19 heures, le trafic restait peu perturbé dans la soirée.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 23h25
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 06h51
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


Au pied des panneaux d’affichage de la gare Montparnasse, à Paris, les regards sont méfiants, mais soulagés. La SNCF avait promis un trafic « quasi normal » lundi 2 avril au soir, et aucune difficulté majeure ne semble contrarier les voyageurs en cette fin de week-end de Pâques.
« Nous avons eu une annulation, un trajet modifié et quelques retards, mais moins que ce que l’on craignait », détaille un « gilet rouge » de la SNCF, un agent présent dans la gare pour aiguiller les voyageurs. Ils étaient huit lundi soir pour rassurer et répondre aux questions des passagers, sceptiques sur la fiabilité des informations indiquées sur les panneaux d’affichage, et inquiets d’annulations qui n’auraient pas été déclarées.

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                Vélo, télétravail, covoiturage… comment les usagers s’adaptent à la grève à la SNCF



Alors que la SNCF a annoncé que le mouvement de grève lancé par les cheminots à partir de mardi débuterait dès la veille à 19 heures, les voyageurs étaient nombreux à imaginer les difficultés. Béatrice avait anticipé. Maître de conférences à l’université de Bordeaux, elle fait fréquemment les allers-retours avec Paris.
« Je devais partir mardi, mais j’ai préféré changer mon train à ce soir pour être sûre de pouvoir partir », explique cette mère de famille, qui craint de ne pas pouvoir rentrer mercredi soir. Elle affiche cependant son soutien au mouvement des cheminots. « Privatiser nuirait à la qualité du service, alors je préfère trois mois de galère à cause d’une grève à dix ans de difficultés à cause d’une mauvaise réforme ! »
Son train partira à l’heure, comme la plupart. D’autres ont eu moins de chance. Patricia est venue avec sa fille et sa petite-fille, qui prend le train pour la première fois. Elles avaient, elles aussi, prévu un retour mardi matin, jusqu’à apprendre l’annulation de leur train, dimanche.
« On a voulu échanger pour un train avant 19 heures, comme on savait que la grève débutait à ce moment-là… Mais le prix dépassait les 300 euros ! » Elles ont finalement « pris le risque » de choisir celui de 19 h 52, cent euros moins cher. Et malgré l’heure de retard annoncée, elles restent sereines. « On pensait qu’on allait devoir râler, mais ça va pas trop mal en fait », relativisent-elles, estimant avoir été bien informées des conditions de circulation.
Tous n’ont pas leur flegme. Barbe et Henri reviennent de Bruxelles, et empruntent le même train. Elle est juriste, lui chef d’entreprise, ils travaillent mardi matin et ne seront pas chez eux avant minuit. « Ces gens sont prêts à bloquer la France pour défendre des privilèges et ils nous prennent en otage, je ne sais pas comment je vais supporter ça trois mois », s’emporte l’avocate.

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          Statut, âge, salaires... qui sont les cheminots ?



Tension et incompréhension
Malgré un trafic peu perturbé, les incompréhensions étaient nombreuses lundi soir, et la tension palpable. Notamment car pour éviter une fréquentation importante sur des trains qui pourraient être affectés par le mouvement de grève, la SNCF a fermé les réservations dès lundi 19 heures. Pierre en a fait les frais, et il peine à contenir sa colère.
Lui n’avait pas pu réserver son billet en amont en raison d’une incertitude sur l’heure à laquelle il pourrait être à la gare, et comptait le prendre sur l’une des bornes mises à la disposition des voyageurs. « Il est affiché complet, je ne peux rien faire, c’est vraiment le bordel », tonne-t-il. Certains tentent leur chance directement auprès du chef de bord du TGV. D’autres, comme Pierre, patientent 1 h 30 de plus pour le TER de 21 heures.
« Ce soir ce n’est pas grave, il suffit d’attendre », relativise Martin, étudiant, qui a fait le pari de maintenir son voyage dans le dernier train de la soirée pour rentrer à Bordeaux. L’application SNCF, qu’il ne quitte pas des yeux, le prévient déjà d’un retard de vingt minutes, qui n’entame pourtant pas sa bonne humeur.
« On est des habitués du train, on le prend tous les week-ends, explique-t-il en désignant son ami Rémi, à côté de lui. Ce soir ça va aller, on va partir. Par contre, dans les trois mois à venir, là ça va vraiment être dur, et il risque d’y avoir de l’énervement. » Les responsables de la gare Montparnasse sont du même avis. Mardi, alors que près d’un cheminot sur deux a prévu de faire grève, trente gilets rouges seront déployés pour « gérer la crise », dans cette gare qui voit passer plus de 140 000 voyageurs par jours.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le mouvement de contestation dure depuis six semaines dans le département d’outre-mer.
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Mayotte : syndicats et citoyens appellent à la levée immédiate des barrages

Le mouvement de contestation dure depuis six semaines dans le département d’outre-mer.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 20h38
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 20h52
   





                        



   


Des syndicats et le collectif de citoyens à l’initiative du mouvement de contestation à Mayotte ont appelé, lundi 2 avril, à la levée immédiate des barrages, dans un communiqué. Le texte ne détaille toutefois pas quels syndicats parmi les neuf impliqués ont effectivement accepté la fin des barrages.
« Néanmoins en l’absence d’un signal fort adressé à la population sur la lutte contre l’immigration clandestine à ce jour, la grève reste maintenue ; toutefois, elle pourra se manifester sous d’autres formes », précisent les auteurs du communiqué, plus de six semaines après le début du mouvement. Cette demande vise à « permettre la mise en œuvre des mesures d’urgence et favoriser un travail serein sur nos revendications avec la délégation interministérielle », est-il encore écrit.

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                Mayotte : chronique d’une île en « sous-France »



Les cosignataires de l’appel ont motivé leur décision par la satisfaction d’un certain nombre de leurs revendications, à commencer par la « venue d’un délégué pour ouvrir les négociations ». Dominique Sorain, qui a également été nommé nouveau préfet de l’archipel, est effectivement arrivé, vendredi 30 mars, dans la matinée.
« Les entraves à la circulation, la mise en danger d’autrui, les opérations de justice communautaire et le racket organisé sur certains barrages sont des faits graves, passibles de poursuites », avait rappelé, mercredi 28 mars, la ministre Annick Girardin, soulignant la fermeté du gouvernement vis-à-vis des barrages routiers qui paralysent l’île.

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          des témoignages de Mahorais : « Notre île coule sans que l’on puisse agir »



Mayotte, où la situation sanitaire s’aggrave, est agitée depuis la fin de février par un mouvement social qui dénonce l’insécurité et l’immigration clandestine venue des Comores, où le revenu moyen par habitant est treize fois inférieur à celui du département français.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les forces de l’ordre devraient intervenir, dès le 9 avril, pour mettre fin à l’occupation illégale de plusieurs dizaines de personnes dans le bocage nantais.
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Notre-Dame-des-Landes : le plan d’action du gouvernement pour expulser les zadistes

Les forces de l’ordre devraient intervenir, dès le 9 avril, pour mettre fin à l’occupation illégale de plusieurs dizaines de personnes dans le bocage nantais.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 19h17
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 06h38
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Ce devait être à la fin de la trêve hivernale, le dimanche 1er avril, marquant la reprise possible des expulsions. Le premier ministre, Edouard Philippe, l’avait clairement indiqué, en annonçant l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 17 janvier : les occupants illégaux de la ZAD, alors zone à défendre, avaient jusqu’à cette échéance pour partir « d’eux-mêmes » ; à défaut, la force publique les y contraindrait.
Selon nos informations, dès le lundi 9 avril, vingt-cinq escadrons de gendarmerie mobile, soit environ 2 500 personnels, seront mobilisés afin de pénétrer dans la zone occupée. De dix à quinze compagnies républicaines de sécurité seraient aussi dépêchées pour assurer le maintien de l’ordre dans les villes de Nantes et Rennes, susceptibles de manifester leur solidarité avec la ZAD.
Un déploiement de forces considérable, comparé aux quelque deux cents militaires mobilisés quotidiennement depuis deux semaines, selon la préfecture, pour sécuriser les travaux de remise en état de la route départementale 281 qui traverse la zone – sa réouverture était une condition de la non-intervention des forces de l’ordre, au lendemain de l’annonce de l’abandon du projet.

La mission des gendarmes sera alors de procéder non pas à l’évacuation de la ZAD, mais à des « expulsions », insiste-t-on au ministère de l’intérieur. « L’état de droit sera respecté », assure-t-on Place Beauvau, et tous les occupants entrés dans un processus de régularisation de leur présence ne seraient pas visés.
Pour l’heure, le nombre des personnes susceptibles de se voir délogées manu militari reste imprécis. Lors de sa visite sur place, le 21 mars, en déambulant sur la route départementale 281, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avait évoqué une centaine de personnes ciblées sur les quelque 300 occupants estimés alors.
Depuis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La grève à la SNCF débute lundi soir à l’appel des syndicats CGT, UNSA, CFDT et SUD-Rail.
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SNCF : quatre leaders syndicaux à la manœuvre

La grève à la SNCF débute lundi soir à l’appel des syndicats CGT, UNSA, CFDT et SUD-Rail.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 18h22
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Éric Béziat








                        


Le mouvement de grève à la SNCF débute lundi 2 avril à partir de 19 heures. Il court jusqu’à jeudi 5 avril à 8 heures, pour l’appel déposé par la CGT, l’UNSA et la CFDT, SUD-Rail ayant, pour sa part, appelé à une grève illimitée reconductible par vingt-quatre heures, à partir de lundi soir. Tour d’horizon des quatre principaux acteurs syndicaux qui sont à la manœuvre.

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          Réforme de la SNCF : les protagonistes de la future bataille



Laurent Brun (CGT Cheminots)

   


Secrétaire général de la CGT Cheminots depuis janvier 2017, Laurent Brun se retrouve, à 38 ans, confronté à la plus vaste réforme de l’histoire de la SNCF. Sans surprise, celui qui dirige le premier syndicat du groupe ferroviaire (34,33 % des voix aux élections professionnelles) se pose en gardien du temple cheminot. « Je ne serai pas celui qui enterrera le statut », a-t-il prévenu.
Ce Lyonnais aux passions éclectiques (la charcuterie, le jardinage, l’informatique) a intégré la SNCF en 2000, comme « agent de mouvement », c’est-à-dire conducteur sur les manœuvres en gare. Tout un symbole pour celui qui veut mettre dans la rue le peuple cheminot, contre « la casse du ferroviaire ».
Un inflexible face à la détermination du gouvernement ? Ses collègues des autres syndicats confirment. « Il est raide », dit l’un d’eux. « C’est le visage juvénile du stalinisme », envoie un autre. De fait, M. Brun et son équipe ont décidé de politiser le débat. « Sa cible, ce sont les réformes de Macron, note l’un des principaux acteurs de la négociation. Il est sur la ligne [Philippe] Martinez à 100 % : faire converger les revendications des cheminots et des fonctionnaires. »
Dans son collimateur, les projets du gouvernement, bien sûr, mais aussi la méthode : « Je déteste que l’on me prenne pour un imbécile, grogne-t-il. On nous consulte, on nous demande de contribuer. Puis, quand on regarde le rapport Spinetta ou le Pacte ferroviaire d’Edouard Philippe, absolument rien n’est repris. »
Un mécontentement que ce grand jeune homme célibataire aux cravates écarlates sent monter dans l’entreprise : « Les projets du gouvernement ont fonctionné comme un électrochoc sur un corps social abîmé par plusieurs années de gestion libérale de la SNCF. On est en train de passer du fatalisme à la colère. »

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                Il est comme ça… Laurent Brun



Roger Dillenseger (UNSA-Ferroviaire)

   


Tout a commencé en 1982 sur la liaison Obernai-Sélestat, en Alsace. Alors que la direction de la SNCF envisage de fermer sa ligne, le jeune agent de circulation Roger Dillenseger se syndique pour mener le combat. « Si on avait écouté les décisionnaires de l’époque, cette liaison n’existerait plus, or elle a aujourd’hui dix fois plus de trains et cent fois plus de voyageurs qu’à la fin des années 1990 », confie-t-il.
Trente-quatre ans plus tard, celui qui est passé par la CFTC devient secrétaire général de l’UNSA Ferroviaire, le deuxième syndicat de l’entreprise avec 23,86 % des voix aux élections professionnelles. Syndicaliste à plein-temps depuis 1995, l’apparatchik, jugé par l’un de ses pairs à la fois « calme, réfléchi et recherchant toujours le consensus », est l’un des personnages clés de l’épreuve de force qui s’ouvre à la SNCF.
Habituelle alliée du gouvernement, la réformiste UNSA montre d’ores et déjà les muscles, car « la pression du corps social monte, assure M. Dillenseger. Nous avons des adhésions spontanées depuis le début de l’année. C’est la première fois que je vois ça dans ma carrière ! » 
Mais M. Dillenseger devra jouer finement, car son organisation « est paralysée par ses luttes intestines, entre gauche et droite, modernistes et conservateurs, cadres et non-cadres… », rappelle un observateur.
Erik Meyer (SUD-Rail)

   


Erik Meyer a envie d’en découdre. « Le gouvernement ne lâchera pas », dit le secrétaire fédéral de SUD-Rail et négociateur en chef du troisième syndicat de la SNCF (avec 16,83 % des voix aux élections professionnelles).
« Il est dans sa posture habituelle, constate l’un de ses homologues syndicalistes. Celle de la politisation à outrance. » « Il s’agit d’un jeu de rivalité avec la CGT », ajoute l’un des négociateurs de la réforme.
Entré en 1998 comme conducteur dans la branche fret, Erik Meyer, 44 ans et Lyonnais comme Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, ne nie pas mettre en avant une analyse politique de la situation. « Emmanuel Macron veut liquider les corps intermédiaires, explique-t-il. Même les syndicats réformistes – CFDT, UNSA – ne sont plus écoutés. »
M. Meyer, qui n’a pas de mots assez durs pour fustiger le management de la SNCF, prédit un retour de bâton. « Il y avait très longtemps qu’on n’avait pas vu une telle unité syndicale. Les cadres qui, habituellement, remplacent les conducteurs en cas de grève n’iront pas cette fois-ci. »
Didier Aubert (CFDT-Cheminots)

   


« Cash », « facile d’approche »… Didier Aubert, le patron de la CFDT Cheminots, tranche dans la maison cédétiste, habituellement plus guindée. Avec sa gouaille et son accent belfortain, ce petit-fils de cheminot et fils d’un syndicaliste de « l’Alsthom », comme il le dit encore, a passé quarante ans dans la Grande Maison, soit la moitié de la vie de la SNCF !
Surtout, c’est un fort en gueule qui « peut vite monter dans les tours, comme le confie un de ses collègues, mais il redescend aussi vite ! » Sa force, savoir mener ses troupes en toute indépendance. « Son prédécesseur avait l’habitude de suivre un peu aveuglément la CGT. Lui, il entend conserver l’autonomie de la CFDT et pouvoir quitter une intersyndicale s’il peut obtenir quelque chose par la négociation », confirme un syndicaliste.
Dans le milieu syndical, ce fin stratège n’a pas que des amis. « On ne peut pas lui faire confiance », grince-t-on dans les centrales rivales. « Il pourrait jouer sa propre partition », reconnaît un bon connaisseur de l’entreprise, qui nuance aussitôt : « Il cherche à tirer son épingle du jeu en faisant jouer à la CFDT, quatrième organisation syndicale (15,15 % des voix), un rôle dans la mise en place de la réforme plus éminent que sa place dans la hiérarchie ­syndicale. »

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Gabriel Attal a dénoncé « l’opposition de principe » à l’origine du mouvement de grève lancé notamment par les cheminots.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

La « gréviculture » française dénoncée par le porte-parole de La République en marche

Gabriel Attal a dénoncé « l’opposition de principe » à l’origine du mouvement de grève lancé notamment par les cheminots.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 16h13
   





                        


Le porte-parole de La République en marche (LRM), Gabriel Attal, s’est élevé lundi 2 avril contre « la gréviculture » des Français, à la veille du lancement de la mobilisation des cheminots et d’autres secteurs. « Je ne comprends pas cette grève », qui va « être dure pour les Français », en réaction à une « réforme annoncée depuis un certain temps, l’ouverture à la concurrence a été actée en 2015 et il n’y a pas eu de mobilisation à cette époque, et alors qu’il y a eu des concessions annoncées par la ministre » des transports, a déclaré le député sur France Inter.
S’agissant de l’ouverture à la concurrence, « des annonces ont été faites, cela ne sera pas par ordonnances, il y a un calendrier nouveau », et « sur la portabilité des droits des salariés, c’est important ce qui a été annoncé » avec un « sac à dos social » pour les cheminots pouvant être transférés dans de nouvelles sociétés reprenant des lignes, a insisté M. Attal.
Corbière s’insurge
La grève a été annoncée « avant même » que le plan du gouvernement ne soit dévoilé, a critiqué l’élu LRM des Hauts-de-Seine, pour qui « il y a une opposition de principe, un conservatisme » face à une réforme qui sera « votée, adoptée ». A ses yeux, « l’important serait peut-être de sortir de la “gréviculture” ».
« Ce petit monsieur Gabriel Attal utilise donc le mot  “gréviculture” pour mépriser ceux qui luttent pour défendre une haute exigence du service public. Ce terme  “gréviculture” a été inventé et utilisé par les Le Pen père et fille », a tweeté le député de La France insoumise (LFI) Alexis Corbière. « Votre obsession constante et inquiétante pour les Le Pen vous fait raconter n’importe quoi. D’où vient le terme ? De la CFDT », a riposté M. Attal.

Votre obsession constante et inquiétante pour les Le Pen vous fait raconter n’importe quoi. D’où vient le terme ? D… https://t.co/49zI4yBAYq— GabrielAttal (@Gabriel Attal)


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« Vocations jusqu’au-boutistes »
Gilles Le Gendre, porte-parole des députés LRM, a, lui, jugé sur franceinfo qu’« une moitié de l’entreprise est entraînée dans une grève qui a manifestement des vocations de jusqu’au-boutistes que les Français ne comprennent pas ».
Interrogé sur une éventuelle coagulation des conflits (SNCF, fonction publique, hôpitaux, privé), M. Le Gendre a répondu « aucune de ces sources de conflit n’ont [sic] de lien, sauf quand on y voit la CGT, qui cale les stratégies de grève par exemple dans l’énergie exactement sur celle des trains ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Catherine Arenou, la maire de la ville, a exprimé sa colère sur Twitter, faisant écho au sentiment de lassitude exprimé par d’autres élus de banlieue.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Une école maternelle de Chanteloup-les-Vignes délabrée par un incendie

Catherine Arenou, la maire de la ville, a exprimé sa colère sur Twitter, faisant écho au sentiment de lassitude exprimé par d’autres élus de banlieue.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 12h28
   





                        


L’école maternelle Roland-Dorgelès dans le quartier de la Noé, à Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines, a été incendiée, dans la nuit de samedi 31 mars à dimanche 1er avril, rapporte Le Parisien.
La piste de l’incendie volontaire est privilégiée, puisque la porte de l’école a été fracturée et que plusieurs départs d’incendie ont été relevés.
Plusieurs salles de l’école qui accueille 80 enfants ont été sévèrement endommagées, ajoute le quotidien qui donne la parole à Catherine Arenou, la maire (LR) de Chanteloup-les-Vignes, qui estime que l’école est désormais inutilisable, pour « plusieurs semaines, voire même plusieurs mois puisqu’il faut vérifier l’état même de la structure » et ajoute qu’il n’y a « rien de plus insupportable que de s’en prendre à un lieu d’éducation de jeunes enfants ».

Ecole incendiée à @ChanteloupLV : quand on vous dit que l’éducation est une priorité pour nos quartiers, qu’un enfa… https://t.co/23PIss3aXo— CatherineArenou (@Catherine Arenou)


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L’élue, ses adjoints et les employés de la ville ont entrepris de déblayer les décombres et cherchent une solution pour la reprise des cours mardi. Elle a exprimé sa colère sur Twitter, faisant écho au sentiment de lassitude de Stéphane Gatignon, maire écologiste de Sevran (Seine-Saint-Denis) depuis 2001, qui a démissionné de ses fonctions mardi 27 mars, « usé » par le « mépris de l’Etat pour les banlieues ».

        Lire aussi :
         

                Le maire de Sevran démissionne pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieue



Après l’annonce de la démission de M. Gatignon, le mot-dièse #noussommestousGatignon, est apparu sur les réseaux sociaux, tweeté par Philippe Rio, maire PCF de Grigny (Essonne) et Catherine Arenou : « Nous, maires de banlieue, connaissons la violence, la misère et la relégation. Nous savons lutter contre. Cependant, nous ne tolérons pas le mépris du gouvernement #noussommestousGatignon », a-t-elle écrit sur Twitter, le 27 mars.



                            


                        

                        

