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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Il était jugé, aux côtés d’un autre parent d’élève, à la suite du blocage en septembre 2017 de l’accès d’une usine au cœur de Montreuil, accusée de polluer la ville.
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Après les affrontements autour d’une usine de Montreuil, un parent d’élève condamné pour rébellion

Il était jugé, aux côtés d’un autre parent d’élève, à la suite du blocage en septembre 2017 de l’accès d’une usine au cœur de Montreuil, accusée de polluer la ville.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 18h06
   





                        



   


Un parent d’élève qui avait participé à une manifestation contre la présence d’une usine chimique près d’un groupe scolaire à Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été condamné mardi 3 avril à Bobigny à deux mois de prison avec sursis pour rébellion.
Préférant rester anonyme, le parent d’élève condamné a qualifié auprès de l’AFP la décision d’« aberrante » et « injuste », évoquant un « coup de massue ». Il affirme ne s’être jamais rebellé lors de son arrestation.
« Depuis le début, j’estime que nos actions sont proportionnées aux enjeux », a-t-il ajouté.
Il a, en revanche, été relaxé des faits de violences contre un policier pour lesquels il avait également comparu le 6 mars.
Un second parent d’élève, qui était jugé à ses côtés pour violences, a quant à lui été relaxé. Le parquet avait demandé l’abandon des poursuites.
Une usine au cœur de la ville
Le 27 septembre 2017, une petite centaine de parents d’élèves et de riverains avaient manifesté pour réclamer la fermeture « immédiate et définitive » de l’usine, qu’ils jugent « toxique ». Les manifestants avaient tenté de bloquer l’accès de l’usine, avant d’être délogés par les forces de l’ordre. Un policier avait été légèrement blessé, selon une source policière, ainsi que six manifestants. Deux parents avaient été placés en garde à vue.
Entreprise spécialisée dans le traitement chimique de pièces pour l’industrie aéronautique, la SNEM est située au cœur d’un quartier résidentiel et à proximité de plusieurs écoles.
La mobilisation contre l’usine a pris une nouvelle tournure après qu’une leucémie a été diagnostiquée chez un écolier du quartier en juin 2017.
Plusieurs séries d’analyses conduites depuis, sous l’égide de la préfecture de Seine-Saint-Denis, ont conclu à « l’absence de risque pour les populations avoisinantes » sans convaincre ces opposants.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le bailleur refuse de lui restituer son dépôt de garantie, au motif qu’elle « a été obligée d’effectuer des travaux de reprise du logement, Mme X ayant repeint les murs dans des couleurs criardes ne correspondant pas à celles d’origine ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Une enquête préliminaire visant un entraîneur phare du club de l’US Créteil a été ouverte pour « viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel » et confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne.
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Athlétisme : le parquet ouvre une enquête sur Giscard Samba, un entraîneur accusé de viol par une sprinteuse

Une enquête préliminaire visant un entraîneur phare du club de l’US Créteil a été ouverte pour « viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel » et confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 17h42
   





                        


Une enquête a été ouverte sur l’entraîneur d’athlétisme de renom Giscard Samba, accusé de viol par une de ses anciennes sprinteuses, a fait savoir le parquet de Créteil, mardi 3 avril.
Cette enquête préliminaire vise l’entraîneur phare du club de l’US Créteil, spécialiste des courses de haies. Elle a été ouverte pour « viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel » et confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne, a précisé le parquet.
C’est une fonctionnaire de la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale qui a recueilli différents témoignages, puis qui a signalé l’affaire à la justice, le 19 mars, comme l’a révélé Le Monde dans une enquête publiée dimanche 1er avril. L’athlète qui accuse Giscard Samba avait, elle, déjà déposé plainte au commissariat de Créteil en 2017.

        Lire notre enquête :
         

          Violences sexuelles : la justice saisie des cas de deux entraîneurs d’athlétisme



Giscard Samba est un entraîneur de premier plan sur la scène française de l’athlétisme. Il a notamment conduit Dimitri Bascou à une médaille de bronze sur 110 m haies aux derniers JO, à Rio, en 2016 et s’est également occupé jusqu’en 2014 de Cindy Billaud et de Pascal Martinot-Lagarde, détenteurs des records de France du 100 m haies et du 110 m haies.
Il avait été nommé technicien de l’année en 2013 par la Fédération française d’athlétisme (FFA). Celle-ci a expliqué lundi avoir saisi « sans délai » sa commission de discipline, pour examiner son cas en mai.
De son côté, la direction du club de l’US Créteil dit qu’elle « tirera toutes les conséquences disciplinaires de cette affaire, si les faits s’avèrent exacts ».
L’athlétisme français est secoué depuis dimanche par une autre affaire de violences sexuelles. Un autre entraîneur, Pascal Machat, est visé selon Le Monde par une plainte pour agression sexuelle d’une spécialiste de demi-fond, plusieurs fois sélectionnée en équipe de France, Emma Oudiou. Son cas doit être examiné en avril par la commission de discipline de la FFA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ L’homme d’affaires breton a déposé plainte après la diffusion en 2016 d’un portrait-enquête réalisé par Tristan Waleckx, Mathieu Rénier et Mikael Bozo.
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France Télévisions jugé pour diffamation après une enquête sur Bolloré

L’homme d’affaires breton a déposé plainte après la diffusion en 2016 d’un portrait-enquête réalisé par Tristan Waleckx, Mathieu Rénier et Mikael Bozo.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 15h14
   





                        


Le reportage de « Complément d’enquête » « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien ? » était-il diffamatoire ? France Télévisions, qui l’a diffusé en 2016, ainsi que son auteur en répondent devant le tribunal correctionnel de Nanterre mardi 3 avril. La plainte de l’homme d’affaires, lancée contre X, avait été déposée le 6 juillet 2016 et une information judiciaire ouverte en octobre de la même année.
En cause un portrait-enquête de 72 minutes réalisé par Tristan Waleckx, Mathieu Rénier et Mikael Bozo, diffusé en avril et juillet 2016 sur France 2. Dans ce reportage, qui a reçu le prix Albert Londres en 2017, les journalistes retracent le parcours de l’industriel breton, de la reprise de la fabrique familiale de papier à cigarettes OCB en Bretagne, à la construction de son empire diversifié, en passant par la reprise en main de Canal+ et sa présence en Afrique.
Ils évoquent notamment les activités de la Socapalm, société qui produit de l’huile de palme au Cameroun et dont Vincent Bolloré est actionnaire minoritaire. Des sous-traitants, pour certains présentés comme mineurs, payés à la tâche, travaillant sans vêtements de protection et logeant dans des conditions insalubres, y témoignent face à la caméra.
« Mauvaise foi »
« Il ne faut pas imputer à Bolloré ce qui lui est étranger », estime Olivier Baratelli, l’avocat de l’entrepreneur. « Traiter un groupe de 59 000 salariés présent dans 143 pays par le prisme déformant de plantations qui appartiennent en réalité à la Socapalm, société dont l’Etat camerounais est actionnaire (majoritaire), c’est faire une présentation tronquée, falsifiée » de la réalité, martèle le conseil, joint par l’AFP.
« On est en droit d’attendre d’un service public autre chose qu’une mise en scène et une dramatisation », estime encore l’avocat, espérant « une condamnation ferme de ce travail journalistique indigne du code de déontologie des journalistes », « volontairement commis de mauvaise foi », selon lui. L’enquête-portrait faisait également mention d’une « prétendue corruption pour l’attribution d’une concession portuaire à Kribi en 2015. (...) De tels propos sont parfaitement inadmissibles », estime M. Baratelli.

        Lire aussi :
         

                Bolloré poursuit France Télévisions en diffamation pour une émission à son sujet



Me Juliette Félix, qui défend les intérêts de France Télévisions, vante au contraire « la très grande qualité de l’enquête de Tristan Waleckx », dénonçant « une procédure-bâillon ». « En témoigne le montant des dommages et intérêts réclamés » par Vincent Bolloré, soit « 450 000 euros ». Devant le tribunal de commerce de Paris, ce sont 50 millions que l’homme d’affaires a réclamés la semaine dernière dans une procédure connexe pour atteinte à ses intérêts commerciaux. La décision est attendue le 12 juin dans ce volet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La journaliste Céline Bosquet, en procédure de divorce avec le producteur de cinéma, a déposé plainte vendredi. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire.
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La femme du producteur Thomas Langmann porte plainte pour « messages malveillants réitérés et menaces »

La journaliste Céline Bosquet, en procédure de divorce avec le producteur de cinéma, a déposé plainte vendredi. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 15h12
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 15h13
   





                        



   


La journaliste Céline Bosquet a déposé plainte pour « messages malveillants réitérés et menaces » vendredi 30 mars contre son mari, le producteur et réalisateur Thomas Langmann, selon une information du magazine Closer, confirmée mardi au Monde. La police judiciaire s’est saisie de l’enquête.
Séparée de son mari depuis le mois d’août 2017 et dans l’attente du jugement de divorce, Céline Bosquet évoque dans sa plainte, consultée par Le Point, les problèmes d’addictions à la drogue de Thomas Langmann.
« 1 500 SMS de menaces »
Précisant avoir reçu près de 1 500 SMS de menaces, celle qui a eu deux enfants avec le producteur de The Artist a expliqué aux policiers « avoir très peur de M. Langmann et de ses fréquentations et le prendre très au sérieux ».
Contacté par Le Point, ce dernier dénonce une manipulation orchestrée par son épouse dans le but d’obtenir de meilleures conditions lors du divorce.
En 2008, le fils du réalisateur Claude Berri avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour des violences contre sa première épouse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Contre la réforme de l’accès aux études supérieures, Paris VIII, Nantes, Nice et Tours font désormais partie de la petite dizaine d’universités (sur soixante-dix) touchées par un blocus.
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Blocages dans neuf universités à l’occasion de la grève à la SNCF

Contre la réforme de l’accès aux études supérieures, Paris VIII, Nantes, Nice et Tours font désormais partie de la petite dizaine d’universités (sur soixante-dix) touchées par un blocus.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 13h29
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 17h53
   





                        



   


Alors que la Faculté de droit de Montpellier rouvrait ses portes mardi 3 avril, les étudiants d’une petite dizaine d’universités étaient fortement mobilisés à l’occasion de la journée de grève à la SNCF, pour demander le retrait de la loi « orientation et réussite des étudiants » (ORE), qui réforme l’accès à l’enseignement supérieur. L’appel a été lancé notamment par les syndicats étudiants UNEF et Solidaires Etudiant-e-s, les syndicats lycéens UNL et SGL, ainsi que par une Coordination nationale des luttes qui a réuni des représentants étudiants de plusieurs universités durant le week-end du 31 mars à Bordeaux.

        Lire aussi :
         

                « Les violences à la faculté de droit de Montpellier ont pu catalyser la mobilisation étudiante »



Dans la foulée d’une semaine qui avait vu le mouvement se durcir, après l’évacuation d’étudiants à Montpellier par des hommes cagoulés et armés, de nouveaux blocus ont débuté et d’autres ont été maintenus mardi, sans toutefois que le nombre d’universités ainsi perturbées augmente véritablement : une dizaine, sur un total de soixante-dix. A Nantes, qui avait déjà connu des perturbations la semaine dernière, les étudiants, venus plus nombreux à l’assemblée générale, ont voté en faveur d’un blocus « illimité », jusqu’au retrait de la réforme, par 800 voix pour et 500 contre, selon Ouest-France. Le site de Saint-Denis de l’université Paris VIII était de son côté « complètement bloqué », pour « la première fois » depuis le début du mouvement, rapporte sa présidence à l’AFP. Une assemblée générale organisée dans la matinée a décidé de prolonger ce blocage jusqu’à jeudi. A Tours, une assemblée générale s’est prononcée en faveur d’un blocus de trois jours, reconductible.
Sur le campus de Paris-I à Tolbiac, 1 500 personnes, d’après les organisateurs, ont voté la poursuite du blocage débuté le 26 mars, de façon « illimitée » jusqu’au retrait de la loi ORE, avant de partir rejoindre la manifestation des cheminots à 14 heures, au départ de la gare de l’Est. « Le blocage crée des tensions chez les étudiants, mais on voit que c’est une réussite, c’est jusqu’ici le meilleur moyen de se faire médiatiser », explique ainsi Ambre, une étudiante.

#AGTolbiac A l’assemblée générale à Tolbiac, des centaines d’étudiants installés dans l’amphi - Emma « Il y a pas l… https://t.co/ovi0Q48Or8— C_Stromboni (@CS)


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Lire aussi les autres tweets de notre journaliste Camille Stromboni, depuis l’assemblée générale des étudiants à Tolbiac puis dans la manifestation à Paris.
A Limoges, un blocage a débuté à la faculté de lettres, avant une assemblée générale (AG). A Toulouse-Jean-Jaurès, la poursuite du blocus engagé depuis plus de trois semaines a été votée (693 pour, 267 contre), avant que des étudiants rejoignent le cortège des cheminots. A l’université de Nice-Sophia-Antipolis, que présidait Frédérique Vidal avant de devenir ministre de l’enseignement supérieur, l’occupation du campus de Valrose, votée vendredi, a débuté mardi matin.

#Blocage de #Valrose (fac de sciences) à Nice, ancien campus de la ministre Mme Vidal. #université #Lutte https://t.co/FMh2S9jbu0— injey06 (@Injey Robert)


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Plusieurs centaines d’étudiants ont par ailleurs rejoint les manifestations de cheminots à Lyon, Lille, Strasbourg, Bordeaux, où le site de la Victoire est bloqué depuis le 15 mars.
Dans la matinée également a rouvert la faculté de droit de Montpellier, fermée le 23 mars après qu’une dizaine d’hommes encagoulés ont violemment expulsé d’un amphithéâtre de droit des étudiants hostiles à la loi Vidal. Le doyen de la faculté, Philippe Pétel, qui avait démissionné après les violences, ainsi qu’un professeur d’histoire du droit, ont depuis été suspendus de leurs fonctions et mis en examen – pour complicité d’intrusion, et, concernant le professeur, pour violences aggravées seulement.
A l’entrée de la faculté de droit mardi, des vigiles demandaient de présenter la carte d’étudiant, sous surveillance policière, tandis que des étudiants opposés à la réouverture réclamaient que justice soit faite. « On veut aller en cours, mais on veut y aller en sécurité et là les conditions ne sont pas réunies », confie ainsi Louise à l’AFP. La jeune étudiante en science politique souligne que « les attaques entre membres de la faculté sur les réseaux sociaux sont très violentes » et que « le climat est loin d’être apaisé ». Une nouvelle manifestation a eu lieu dans les rues de la ville.

        Lire notre reportage :
         

          Violences à l’université de Montpellier : « On a peur rien qu’à l’idée d’aller à notre propre fac »



En parallèle des blocages, des « universités ouvertes » émergent, comme à Montpellier-III-Paul-Valéry, dont les étudiants ont voté le « blocus illimité », et à Bordeaux, avec des « emplois du temps substitutifs » proposés aux étudiants. Comme l’explique au Midi Libre Claire Siegel, maître de conférence à l’université Montpellier-III-Paul-Valery, les cours « n’ont lieu que dans le cadre de l’occupation active de l’université, une réappropriation du campus par ses usagers, étudiants et enseignants mobilisés. Concrètement, on a mis en place des cycles, par exemple en arts plastiques, en philosophie ». A Bordeaux, des conférences quotidiennes sont prévues sur le campus de la Victoire, entre autres l’une d’elles sera consacrée aux différents « moyens de la lutte dans l’histoire », mercredi. 

        Lire aussi :
         

                Revendications, ampleur... où en est la mobilisation dans les universités ?



De nouvelles dates sont annoncées, notamment une « manifestation nationale » à Montpellier, le 14 avril, et une « mobilisation nationale unitaire » le 19 avril, selon un calendrier de la Coordination nationale des luttes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Entretien avec le juriste et spécialiste des mouvements de jeunes Robi Morder, à l’orée d’une nouvelle semaine de protestation contre la réforme de l’accès à l’université.
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« Les violences à la faculté de droit de Montpellier ont pu catalyser la mobilisation étudiante »

Entretien avec le juriste et spécialiste des mouvements de jeunes Robi Morder, à l’orée d’une nouvelle semaine de protestation contre la réforme de l’accès à l’université.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 12h07
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


Pourquoi la mobilisation des étudiants contre la réforme de l’accès à l’université semble prendre de l’ampleur ? Est-elle comparable à celle contre la loi Devaquet en 1986 ? Les formes de mobilisation étudiante évoluent-elles ? Les réponses de Robi Morder, juriste et président du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants (Germe).

        Lire :
         

          Revendications, ampleur... où en est la mobilisation dans les universités ?



Après avoir peu mobilisé pendant plusieurs mois, le mouvement étudiant opposé à la sélection à l’université semble prendre de l’ampleur. Comment l’analysez-vous ?
Robi Morder : Pour qu’une mobilisation prenne, il faut un terreau fertile, mais cela ne suffit pas. Le terreau existe : il n’y a pas en tant que telle d’« adhésion » des étudiants ou lycéens au nouveau système d’accès à l’enseignement supérieur. Mais une forme de fatalisme a dominé jusqu’à aujourd’hui. L’échec des mobilisations contre la loi travail en 2016 et contre les ordonnances de 2017, ainsi que la procédure de tirage au sort pour l’Admission post-bac ont permis au gouvernement d’avancer sans trop d’opposition sur la réforme, alors que le thème de la sélection est historiquement explosif.
Actuellement, la multiplication des facs mobilisées se fait sur fond d’un nouveau climat social général de mécontentement (cheminots, retraités, fonction publique, etc.) qui redonnent confiance aux éléments mobilisés. Les violences à la faculté de droit de Montpellier ont pu catalyser la mobilisation. Le corps étudiant a été attaqué autant physiquement que symboliquement ; sa dignité, « son honneur » étant en jeu, c’est une source de mobilisation. Une sorte d’interdit y a été violé, avec des professeurs soupçonnés d’avoir cassé la figure à des étudiants au sein même du « sanctuaire universitaire ». Cela débouchera-t-il sur un statu quo, l’aménagement de la loi, son abrogation, ou même un moratoire comme compromis où personne ne perdrait la face ? Je ne suis pas devin pour prédire les suites. Je ne peux que réfléchir à partir des travaux de recherche du Germe, des archives de la Cité des mémoires étudiantes, pour donner des éléments. Le reste est du ressort des stratégies et tactiques des acteurs qui cherchent à élargir leurs marges d’action.

        Lire :
         

          Dans plusieurs universités, la mobilisation contre la réforme se durcit et le climat se tend



Les opposants à la réforme de l’accès aux études supérieures comparent souvent leur mobilisation à celle, victorieuse, contre la loi Devaquet en 1986. La situation est-elle comparable ?
Le projet de loi présenté par [l’ancien ministre de l’enseignement supérieur] Alain Devaquet en 1986 prévoyait la possibilité de sélectionner les étudiants à l’entrée de l’université. Mais il programmait aussi, contrairement à la loi Vidal, une hausse des droits d’inscription et une remise en cause du caractère national des diplômes. Il y avait donc un triptyque à même de mobiliser étudiants et lycéens. Par ailleurs, les contextes politiques diffèrent : à l’époque, les présidents d’université étaient opposés à la réforme Devaquet, aujourd’hui, ils sont favorables à celle du gouvernement. Par ailleurs en 1986 la France était dans une cohabitation, les opposants disposaient donc de quelques leviers institutionnels pour faire valoir leurs revendications.
Enfin, en 1986, la mobilisation avait pris avant que la loi ne soit adoptée. La loi Vidal a été promulguée début mars. Mais elle entre dans sa phase d’application, les enseignants des universités sont maintenant appelés à trier les dossiers des candidats : on entre dans le concret, le visible. Le rapport de force n’a pas abouti sur le retrait du projet de loi. Mais les étudiants et personnels mobilisés peuvent maintenant espérer peser sur sa mise en application concrète dans chaque établissement.
La récente modification du paysage syndical étudiant peut-elle avoir un effet sur la mobilisation ?
L’UNEF, mobilisée contre la loi, au nom de la lutte contre la sélection à l’université, a longtemps été majoritaire dans les instances représentatives. Or elle est dans cette arène passée deuxième, derrière la FAGE, organisation qui a soutenu le texte du gouvernement.
La division des deux principaux syndicats étudiants, qui partageaient la même position contre le contrat première embauche (CPE) en 2006, peut donc jouer comme un frein à la mobilisation. Mais ce frein est avant tout symbolique, car sur le terrain, la capacité de mobilisation dans un sens ou dans l’autre ne tient pas au nombre d’adhérents ou d’élus. Ce qui compte dans ces moments, c’est le travail des militants sur le terrain, indépendamment de leur « poids » électoral. Il peut y avoir plus d’étudiants en assemblée générale que de votants aux élections au sein des universités, où seulement 10 % environ des étudiants se déplacent.

        Lire :
         

          Il y a dix ans, les jeunes obtenaient le retrait du CPE



Est-ce à dire que les étudiants sont dépolitisés ? Pourquoi iraient-ils se mobiliser contre une sélection qui ne les concerne plus, étant déjà à l’université ?
Certes, ils sont 10 % à voter lors des élections universitaires, mais 50 à 60 % lors des présidentielles : on ne peut pas dire qu’ils sont dépolitisés ! Mais ils ne considèrent pas toujours l’université comme un lieu légitime pour exercer leur citoyenneté.
Les mobilisations étudiantes reposent souvent sur les étudiants de première, deuxième ou troisième année. Or depuis 2017, une sélection s’opère à l’entrée des études de master, ils sont donc eux aussi confrontés à la sélection. De plus, lorsqu’ils se mobilisent contre la sélection, cela peut être, aussi, en défense de valeurs, par générosité envers ceux qui vont arriver, voire pour se montrer « dignes » des générations précédentes qui ont défendu un accès de tous à l’université. La mobilisation est d’ailleurs souvent plus importante dans les filières de type lettres ou sciences humaines et sociales, là où se concentrent le plus les jeunes issus des catégories populaires ou intermédiaires.

        Lire :
         

          Réforme de l’accès à l’université : mobilisations à Montpellier, Nantes, Bordeaux, Lille et Paris-I



Blocage et occupation des bâtiments, assemblée générale, manifestations, etc. : les formes de mobilisations étudiantes ne semblent pas changer dans le temps…
Il est en effet difficile de renouveler le répertoire d’actions. Les blocages de bâtiments universitaires se sont surtout imposés en France à partir de la mobilisation contre le CPE en 2006. Hérités des blocages des lycées de 2005 contre la loi « Fillon », ils ont tendance à remplacer les traditionnels piquets de grève. Selon les circonstances, ces blocus peuvent être acceptés par les autres étudiants, ou soulever une majorité contre eux.
Pour ses partisans, le blocus est destiné à faire venir les camarades en assemblée générale en les libérant de leurs cours. L’idée est que plus l’AG rassemblera d’étudiants, plus elle sera légitime dans son vote sur les suites du mouvement (poursuite ou non du blocage, manifestations, revendications, etc.). Leur enjeu est d’élargir le noyau dur des militants de la première heure, en permettant à d’autres de s’investir, de prendre des responsabilités. Car pour qu’un mouvement tienne il faut aussi savoir « occuper » ceux qui le font. Cours alternatifs, débats en tout genre, AG, ateliers, pièces de théâtre, musique, etc. : le mouvement Nuit débout de 2016, c’était comme une faculté occupée, mais sur la place publique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Alors que le président de la République s’est lancé dans la réforme de l’islam de France, le CFCM réfléchit à sa propre proposition de réorganisation.
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Le Conseil français du culte musulman va consulter les fidèles

Alors que le président de la République s’est lancé dans la réforme de l’islam de France, le CFCM réfléchit à sa propre proposition de réorganisation.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 11h45
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Pendant qu’Emmanuel Macron mûrit à l’abri des regards ses projets concernant l’organisation de l’islam, les dirigeants du Conseil français du culte musulman (CFCM) préparent leur propre offre de réforme. Les dirigeants de cet organisme chargé, depuis 2003, de représenter le culte musulman auprès des pouvoirs publics se sont mis d’accord sur une stratégie étalée sur plusieurs mois. « La communauté musulmane attend un geste fort de notre part », estime son président, Ahmet Ogras. Des annonces pourraient être faites par la direction du CFCM d’ici au début du ramadan, mi-mai.
Ce travail s’inscrit dans un contexte marqué par un certain désarroi. Le nouvel attentat de Carcassonne et de Trèbes a réactivé l’impression, dans les rangs musulmans, que « l’islam est assimilé à un terreau terroriste », reconnaît Amar Lasfar, le président de Musulmans de France (nouveau nom de l’Union des organisations islamiques de France, l’UOIF). Dans cette atmosphère, certains éprouvent aussi un sentiment d’urgence, alors que, depuis des années, le CFCM se voit accusé d’immobilisme. « Le CFCM doit se réformer, sinon il va mourir », résume ainsi son vice-président, Anouar Kbibech.
Elections en 2019
Un premier groupe de travail est chargé de préparer une révision des statuts pour réorganiser le CFCM. Elle devra pouvoir être mise en application pour que les élections de 2019 se fassent sur de nouvelles bases. Pour éviter que le scrutin ne tourne au pugilat entre fédérations, les dirigeants semblent vouloir prendre pour modèle la Fédération protestante de France, dont ils étudient les statuts. Son conseil est élu par l’assemblée générale, qui réunit tous les ans les représentants des Eglises et des mouvements membres. « Il s’agit d’organiser le renouvellement des instances en évitant qu’il y ait cette compétition électorale », souligne Anouar Kbibech. Les précédentes élections, en 2013, avaient tourné à la parodie, les fédérations s’étant partagé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ La « bulle » de la porte de La Chapelle a fermé samedi 31 mars. La maire de Paris a dû capituler face au ministère de l’intérieur.
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Le centre humanitaire pour migrants, une occasion manquée pour Anne Hidalgo

La « bulle » de la porte de La Chapelle a fermé samedi 31 mars. La maire de Paris a dû capituler face au ministère de l’intérieur.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 11h29
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

C’est l’histoire d’un lent renoncement. Samedi 30 mars, le centre humanitaire de premier accueil de la porte de La Chapelle, à Paris, a fermé. Depuis novembre 2016, il offrait dix jours d’hébergement à quatre cents migrants arrivant à Paris, en attendant que l’Etat fasse son travail de prise en charge. Même si ce lieu a accueilli « plus de 25 000 hommes migrants tout juste arrivés sur le territoire français », comme se félicite la mairie, l’histoire de ce que l’on a appelé la « bulle » – à cause de son architecture gonflable – est d’abord celle d’un espoir déçu.

Avec ce dégonflage s’évapore l’espoir que Paris tienne son rang de ville d’accueil, celui qu’un maire puisse édicter sur son territoire une politique hospitalière, fût-elle en discordance avec l’approche étatique. La « bulle », c’est l’histoire de la capitulation de la capitale devant le ministère de l’intérieur qui veut imposer son tri des « bons » migrants, espérant renvoyer tous les autres. Il était certes prévu que le lieu ferme, mais l’idée était de l’installer ailleurs.
Pour comprendre, il faut remonter deux ans en arrière. Le 9 juin 2015, la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), crée la surprise en annonçant vouloir ouvrir une « maison des migrants » où ceux-ci pourraient se reposer et réfléchir à la suite de leur parcours. Rapidement, le ministre de l’intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, lui coupe l’herbe sous le pied avec un plan (sous-dimensionné) pour les demandeurs d’asile. Elle remballe sa proposition.
Rôle minimaliste
Un an plus tard, le 31 mai 2016, alors qu’ils sont un millier dans les jardins publics et sur les trottoirs du 18e arrondissement, la maire de Paris annonce la création de son « camp humanitaire ». « Nous ne pouvons plus accepter la situation humanitaire et sanitaire des campements de fortune qui se développent dans Paris », explique-t-elle, alors que la capitale vit au rythme des évacuations en bus, par l’Etat,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le socio-démographe Patrick Simon estime que l’enquête dirigée par Olivier Galland et Anne Muxel minore les discriminations dont sont victimes certains lycéens.
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« “La Tentation radicale” construit un dossier à charge contre l’islam »

Dans une tribune au « Monde », le socio-démographe Patrick Simon estime que l’enquête dirigée par Olivier Galland et Anne Muxel minore les discriminations dont sont victimes certains lycéens.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 09h34
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 11h30
    |

Patrick Simon (Directeur de recherche à l’Ined)







                        



                                


                            

La radicalisation religieuse est au cœur des débats politiques. Les départs de candidats au djihad en Syrie et en Irak, et surtout les attaques terroristes qui se répètent, ont dramatisé une question à laquelle les sciences sociales apportent des réponses contradictoires : selon quels processus de jeunes Français se réclamant de l’islam en sont-ils arrivés à tuer au nom de leurs idées ? Les mécanismes qui déterminent l’entrée dans l’action violente à fondement religieux restent difficiles à démêler.

L’ouvrage La Tentation radicale, dirigé par Olivier Galland et Anne Muxel, tente d’apporter des éléments de réponse. A partir d’une enquête quantitative menée auprès de lycéens de 15 à 17 ans et d’entretiens individuels et collectifs, il cherche à mesurer l’impact des idées radicales et les facteurs de leur appropriation.
Les lycéens interrogés viennent d’établissements pour partie avec une nette surreprésentation d’élèves d’origine immigrée (Maghrébins et Sub-Sahariens), aussi ne faut-il pas chercher dans leurs analyses une représentativité des attitudes, opinions et valeurs des lycéens dans la France de 2016, mais un éclairage sur des logiques présidant à la radicalité. Pour ce faire, les auteurs construisent des indicateurs à partir de variables d’opinion.
Parmi les indicateurs construits, c’est celui d’« absolutisme religieux » qui sert principalement à analyser les inclinations à la radicalité religieuse dans le chapitre rédigé par Olivier Galland. Sa conclusion est sans appel : l’enquête valide « l’effet très net de l’appartenance à l’islam sur l’adhésion à des idées absolutistes en matière religieuse, comme sur la justification de la guerre religieuse ».
Indicateur équivoque
Qu’est-ce que « l’effet islam », qui détermine ainsi des orientations – et non pas des comportements – sinon radicales et violentes, du moins relativement sectaires et compréhensives à l’égard de la violence religieuse ? Pour Olivier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Lancée le 12 mars par le Groupe F, une enquête a recueilli en dix jours plus de 500 témoignages accablants sur la prise en charge des plaintes par les commissariats et les gendarmeries.
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Les violences contre les femmes restent mal prises en charge

Lancée le 12 mars par le Groupe F, une enquête a recueilli en dix jours plus de 500 témoignages accablants sur la prise en charge des plaintes par les commissariats et les gendarmeries.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 08h44
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 11h00
   





                        



C'était en 1983. Et aujourd'hui ?
— LeGroupe_F (@Le Groupe F)


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Les femmes qui se rendent dans les commissariats et les gendarmeries pour des violences restent mal prises en charge, selon des témoignages recueillis par le Groupe F, un mouvement féministe, qui évoquent des refus de plainte, une tentative de banalisation des faits ou de culpabilisation de la victime.

#PayeTaPlainte, c'est une enquête inédite lancée par Le Groupe F et @PayeTaPolice. Déroulez, partagez. ⤵️ https://t.co/hY7IsniXPF— LeGroupe_F (@Le Groupe F)


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Lancée le 12 mars par le Groupe F et la page « Paye ta police » du réseau social Tumblr, l’enquête a suscité en dix jours plus de 500 témoignages, selon ses initiateurs, qui voient dans la police et la gendarmerie « le maillon indispensable pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles ».



Témoignages récents
Dans neuf cas sur dix, les témoignages de faits plus ou moins récents (70 % datent de moins de cinq ans) font état d’une mauvaise prise en charge, « le fait le plus fréquent étant le refus de prendre une plainte ou le découragement de la victime à porter plainte ». Viennent ensuite « la remise en question de l’importance des faits » et « la culpabilisation des victimes », selon l’enquête.
Parmi les témoignages reçus, celui d’une femme voulant porter plainte pour violences conjugales en 2016 et à qui il a été répondu : « Ce n’est pas grand-chose, pensez à vos enfants. » Ou encore celui d’une jeune femme venue déposer plainte pour viol, en 2016. « Le policier lui a répondu que ce n’était pas un viol car elle avait invité l’agresseur chez elle », rapporte son amie qui l’accompagnait.
« Ces comportements, nombreux, ont pour conséquence de décourager les victimes, parfois d’ajouter à la maltraitance déjà subie. Ces dysfonctionnements découragent les victimes d’aller porter plainte et envoient un message d’impunité aux agresseurs », estiment les auteurs de l’enquête, ajoutant « avoir reçu des témoignages montrant qu’une bonne prise en charge, bienveillante, sans jugement, est possible ».

        Lire aussi :
         

                Féminicides et violences conjugales : les réponses encore insuffisantes des pouvoirs publics



Depuis plusieurs années, des dispositifs ont été mis en place pour améliorer la prise en charge des femmes par les forces de l’ordre. Une sensibilisation renouvelée après l’affaire Weinstein, qui a libéré la parole des femmes victimes d’abus.
Selon les statistiques du ministère de l’intérieur, les plaintes pour viols et agressions sexuelles ont augmenté respectivement 12 % et 10 % en 2017 par rapport à 2016.

        Lire aussi :
         

                Violences sexuelles : porter plainte, l’autre épreuve des victimes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Présenté en conseil des ministres le 4 avril, le projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) va modifier les règles d’urbanisme, les rapports locatifs ou encore le droit des copropriétés.
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Ce qu’il faut attendre de la nouvelle loi sur l’urbanisme

Présenté en conseil des ministres le 4 avril, le projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) va modifier les règles d’urbanisme, les rapports locatifs ou encore le droit des copropriétés.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 07h15
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



                                


                            

Construire plus de logements abordables, simplifier les procédures en matière d’urbanisme ou réformer la copropriété : tels sont les principaux objectifs du projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN). La première grande loi sur ce thème depuis 2014. Le logement est un domaine complexe où les intérêts sont parfois divergents, et de nombreux points seront tranchés par le débat parlementaire. Une partie des réformes sera menée par des ordonnances dont le détail n’est pas encore connu.
Simplification du droit
Le texte prévoit une simplification du droit de l’urbanisme et notamment des enquêtes publiques. Aujourd’hui, pour un projet d’aménagement important, une enquête publique permet aux personnes concernées par le projet d’exprimer leur avis. Pour les opérations très complexes, des enquêtes successives sont parfois nécessaires, et le démarrage du projet est retardé. Le but serait de créer une commission d’enquête unique pour l’ensemble du projet avec un seul commissaire enquêteur. La voie électronique serait renforcée pour les documents liés à l’enquête publique. « Mais ces mesures nous semblent insuffisantes pour construire plus de logements. Dommage que le projet de loi ne propose que des ajustements à la marge dans ce domaine », regrette Pascale Poirot, présidente de l’Union nationale des aménageurs (UNAM). Les demandes de permis de construire seraient elles aussi dématérialisées, tous les documents étant transmis par Internet.

Assouplir les règles de construction
En principe, dans tous les immeubles de moins de quatre étages, la totalité des appartements doit être adaptée au handicap. Afin d’éviter cette rigidité, il a été décidé d’introduire des logements dits « évolutifs », qui peuvent être adaptés ultérieurement en cas de besoin : 10 % des logements seraient aux normes handicapés, notamment ceux situés au rez-de-chaussée des immeubles, mais 90 % seront évolutifs. La vente en l’état...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Après le record de 2017, le nombre de transactions devrait reculer en 2018. En attendant la hausse des taux d’intérêts annoncée, ce sont les sommets atteints par les prix dans certaines métropoles et la baisse du soutien de l’Etat aux ménages modestes qui calment la tendance.
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Immobilier : vers un atterrissage en douceur

Après le record de 2017, le nombre de transactions devrait reculer en 2018. En attendant la hausse des taux d’intérêts annoncée, ce sont les sommets atteints par les prix dans certaines métropoles et la baisse du soutien de l’Etat aux ménages modestes qui calment la tendance.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 07h00
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Après la frénésie de 2017, où le record du nombre de transactions a été pulvérisé, poussant les prix à la hausse d’en moyenne 4 %, selon les notaires, 2018 devrait être l’année d’un atterrissage en douceur. C’est ce que semblent déjà montrer les premiers mois. Les 968 000 ventes dans l’ancien pour 1,241 million de ventes totales, neuf compris, en 2017, en hausse de 12,3 % sur 2016 et de 36 % en trois ans, paraissent insurpassables. Le Crédit foncier prévoit, pour 2018, un recul de 7 % dans l’ancien, à 900 000 ventes, et de 8 % dans le neuf.

Les premiers concernés sont les ménages à revenus modestes qui se lancent dans leur premier achat et ont réalisé à eux seuls, en 2017, 46 % des transactions. En 2018, ils subissent les restrictions du soutien de l’Etat, à commencer par la suppression, dans le neuf (l’aide est maintenue pour deux ans dans l’ancien dans certaines zones détendues), de l’aide personnalisée au logement accession qui les aidait à rembourser leurs emprunts à hauteur de 20 % à 25 % des mensualités et entraîne déjà une baisse de 20 000 à 25 000 transactions. S’y ajoute la diminution du prêt à taux zéro (PTZ), dont la quotité passe de 40 % à 20 % dans les zones détendues, justement là où les prix sont moins élevés et accessibles aux ménages modestes. « Nous observons un recul de 20 % des acheteurs qui, sans ces aides décisives, abandonnent leur projet », confie Nicolas Pécourt, directeur de la communication du Crédit foncier, premier distributeur de PTZ. Les constructeurs de maisons, dont c’est la première clientèle, voient leurs réservations plonger de 17,4 %, sur un an, à fin janvier 2018.
Des crédits toujours plus longs
La contraction du nombre de crédits consentis est un signe de ralentissement qui ne trompe pas. En 2017, les banques accordaient 175 milliards d’euros de crédits nouveaux à l’habitat, soit 11,5 % de plus qu’en 2016, un autre record. Pour 2018, le Crédit foncier anticipe une baisse à 160 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une étude britannique vient de montrer que des cyclistes âgés de 75 ans avaient un profil immunitaire de personnes de 20 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/04/2018
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Pédaler permet de retrouver l’immunité de sa jeunesse

Une étude britannique vient de montrer que des cyclistes âgés de 75 ans avaient un profil immunitaire de personnes de 20 ans.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 13h38
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Faire du vélo n’est pas bon que pour le moral, le cœur, les muscles… mais permet aussi de doper l’immunité. Une étude britannique ­publiée dans la revue Aging Cell vient d’en apporter la démonstration, en montrant que des cyclistes de 75 ans avaient un profil immunitaire de personnes de 20 ans. « Si le sport était un médicament, tout le monde en prendrait », indique même le professeur Norman Lazarus (King’s College de Londres), l’un des coauteurs.
Les chercheurs ont étudié un groupe de 125 adultes – deux tiers étaient des hommes – de 55 à 79 ans qui ont fait du vélo pendant une grande partie de leur vie et le pratiquent encore à raison de deux heures et demie par semaine, avec une intensité modérée mais de façon constante. Ils étaient capables de parcourir 100 km en six heures et demie. Aucun d’entre eux n’était fumeur, gros consommateur d’alcool ou ­atteint d’hypertension. Ce groupe de cyclistes a été comparé à deux autres, l’un ­d’adultes d’âge voisin, et un autre de jeunes adultes (de 20 à 36 ans), en bonne santé mais non sportifs.

Les chercheurs se sont focalisés sur le thymus, cette glande dont la fonction est d’assurer la ­ maturation des lymphocytes T (types de globules blancs ayant un rôle essentiel dans la fonction ­immunitaire) et qui s’atrophie avec l’âge et entraîne une immunosénescence (un déclin du fonctionnement normal du système immunitaire). « Le système immunitaire ­ s’affaiblit à partir de la vingtaine, ce qui explique ­pourquoi les personnes âgées sont plus sensibles aux maladies comme la polyarthrite rhumatoïde et, ­potentiellement, le cancer, explique la professeure ­Janet Lord, directrice de l’Institut de l’inflammation et du vieillissement de l’université de Birmingham (Grande-Bretagne), et coauteure de cette recherche. Cela signifie que ces cyclistes ont une protection supplémentaire contre tous ces problèmes. »
Des lymphocytes plus nombreux
Concrètement, les lymphocytes T étaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ A l’heure où se discutent en commission des lois les amendements de la future loi asile, dans le nord-est de Paris, les réfugiés campent dans des tentes, sans solutions.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/04/2018
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Sur les trottoirs parisiens, près de 2 000 migrants attendent de pouvoir déposer une demande d’asile

A l’heure où se discutent en commission des lois les amendements de la future loi asile, dans le nord-est de Paris, les réfugiés campent dans des tentes, sans solutions.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 10h41
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            Maryline Baumard








                        



                                


                            
Avec un bout de bois, Mohamad tisonne le feu. Les braises ravivées, il chauffera de l’eau dans la gamelle de fer-blanc qui traîne à côté. « Si quelqu’un apporte du thé ou du café, ça tuera le temps », explique le Soudanais sans lever le regard. Quai de La Villette, à Paris, les heures sont lentes entre les toiles de tentes, et les journées s’étirent à l’infini, sans occupations. « Depuis que je suis en France, je ne fais rien. Je vis à la rue. J’ai déposé ma demande d’asile, mais on ne m’a jamais logé. Depuis deux mois je suis réfugié, mais je n’ai toujours nulle part où aller », observe ce chauffeur de taxi de 25 ans, qui semble accuser le poids de son passé et de son présent. « Avant, je rêvais de cette protection de la France. J’étais bien naïf. Elle ne change pas ma vie », ajoute-t-il, le bonnet enfoncé jusqu’aux yeux, comme si sa ligne d’horizon s’était effacée.
Quai du Lot et quai de l’Allier, à la frontière entre Paris et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), ils sont plus de 1 400 à s’entasser dans des petites tentes serrées les unes contre les autres sous le pont du boulevard des Maréchaux, comme si le campement devait tout entier se blottir dans l’ombre pour être le moins visible possible.
C’est pour l’heure le plus gros campement de la capitale. Il remplace ceux de la porte de la Chapelle, où la veille policière n’a laissé s’installer qu’une cinquantaine d’exilés. Il s’ajoute aux quelque 400 Afghans du canal Saint-Martin et à la dizaine de la porte d’Aubervilliers. Sur les trottoirs et les quais du Nord-Est parisien, 920 tentes ont été comptabilisées durant la maraude du 30 mars menée par France Terre d’asile. Elles abritent 1 885 personnes. Et c’était avant le démontage du centre de premier accueil parisien, samedi 31 mars au soir.
« On reviendra toujours, soyez-en sûrs »
Ils sont nombreux à être échoués là, sans plus vraiment savoir ce qu’ils souhaitent. Nahome a 31 ans et dix ans de voyage depuis son départ...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le mouvement, qui débute mardi, devrait être très suivi. L’exécutif voudrait jouer l’opinion contre les grévistes, mais la partie est loin d’être gagnée.
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Grève à la SNCF : le gouvernement et les cheminots engagent la bataille de l’opinion

Le mouvement, qui débute mardi, devrait être très suivi. L’exécutif voudrait jouer l’opinion contre les grévistes, mais la partie est loin d’être gagnée.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 10h14
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bastien Bonnefous








                        



                                


                            
Un bras de fer est engagé, depuis mardi 3 avril, entre les cheminots et le gouvernement. Avec près d’un agent gréviste sur deux et jusqu’à plus de trois sur quatre chez les conducteurs (77 %), selon les chiffres annoncés dimanche par la direction de la SNCF, le trafic devait être « très perturbé ». De quoi donner le ton pour le début de ce conflit, prévu pour durer jusqu’au 28 juin.
Ce rendez-vous social est d’une importance capitale pour l’exécutif, et a fortiori pour le président de la République. La suite du quinquennat d’Emmanuel Macron se jouera tout au long de ce mouvement. Le locataire de l’Elysée a été élu il y a bientôt un an sur un programme de rupture, contre ce qu’il appelle les « blocages » du pays. Si son gouvernement devait reculer face aux grévistes, comme celui d’Alain Juppé en 1995, le crédit réformiste du chef de l’Etat serait entamé pour longtemps. A l’inverse, une victoire face à la rue lui donnerait les mains libres pour la suite, quand se préparent déjà d’autres réformes, dont celle des retraites, un autre sujet explosif.
Jusqu’à présent, le président de la République a pris soin de ne pas apparaître en première ligne. Il a laissé son premier ministre annoncer la réforme du ferroviaire et la ministre des transports mener les concertations avec les partenaires sociaux. Mardi 27 mars, Edouard Philippe a demandé aux députés de la majorité d’être « plus dans la logique de la tortue romaine que dans l’attitude du sniper embusqué ». Une façon de répéter que les macronistes doivent tenir sur le long terme et donc éviter de provoquer les grévistes pour ne pas retourner l’opinion.
Signe que l’exécutif regarde de près l’évolution de la situation, il a lâché du lest ces derniers jours. Mardi, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a annoncé sur RMC/BFM-TV qu’une « contribution » des poids lourds au financement des infrastructures de transports sera discutée au Parlement, jugeant « justifié »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ « Le Monde » publie des extraits de « La Tentation radicale. Enquête auprès des lycéens », d’Olivier Galland et Anne Muxel.
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« “Charlie Hebdo”, ils l’ont un peu cherché »

« Le Monde » publie des extraits de « La Tentation radicale. Enquête auprès des lycéens », d’Olivier Galland et Anne Muxel.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 11h25
   





                        



                                


                            
Les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland sont les auteurs d’une enquête inédite sur la radicalité chez les jeunes menée auprès de 7 000 lycéens. Les conclusions de leur travail révèlent « un clivage culturel entre les jeunes musulmans et les non-musulmans ».

Face aux attentats
Extraits. « L’enquête qualitative nous a permis de recueillir les propos des lycéens et de mieux connaître la diversité de leurs réactions face aux attentats. Plusieurs thèmes récurrents sont apparus, notamment lorsque nous leur avons proposé de comparer les attentats de novembre 2015 et ceux de janvier 2015. Un élève indique : “Moi, pour moi, c’est pareil parce que dans les deux, il y a eu des morts, dans les deux, il y a eu des victimes. Et une victime, quoiqu’elle ait fait, ça reste une victime.” Pour un autre, “il y a eu plus de morts pour… le Bataclan que pour Charlie Hebdo. Donc c’est pour ça que c’est plus choquant.” Mais l’expression qui, dans la bouche des élèves, est revenue le plus souvent est que, par contraste avec les victimes des attentats de novembre, les dessinateurs de Charlie Hebdo “l’ont cherché” ou “ont provoqué”. Par ces expressions, les élèves semblent pouvoir soutenir au moins deux thèses distinctes.
Comme l’indiquent les extraits ci-dessous (…), les lycéens évoquent une différence objective entre certaines des victimes de janvier et celles de novembre : seuls les dessinateurs ont délibérément entrepris une action – la publication de dessins de Mahomet – dont ils savaient qu’elle pourrait les mettre en danger. Ces élèves semblent dire : si aucun attentat n’est acceptable, celui contre Charlie Hebdo semble cibler des victimes contre lesquelles on peut concevoir un grief spécifique, alors que ceux de novembre prennent pour cible des victimes choisies au hasard.
Extrait 1, académie de Dijon
Lycéen : Charlie Hebdo,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le retour à la religion des musulmans est à contre-courant de la forte sécularisation des autres jeunes, expliquent les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland.
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« La radicalité religieuse concerne principalement les jeunes de confession musulmane »

Le retour à la religion des musulmans est à contre-courant de la forte sécularisation des autres jeunes, expliquent les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 11h21
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            Violaine Morin








                        



                                


                            
Les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland, auteurs d’une enquête inédite sur la radicalité chez les jeunes menée auprès de 7 000 lycéens, reviennent sur leur démarche et les conclusions de leur travail qui révèle « un clivage culturel entre les jeunes musulmans et les non-musulmans ».

Pourquoi s’intéresser aujourd’hui à la radicalité, et quelle définition en donnez-vous ?
Anne Muxel La radicalité peut tenter la jeunesse dans toute sa diversité. Certains phénomènes en sont visibles : violence contre les forces de l’ordre, blocage de lycées, extrémisme électoral, sans oublier la question du djihad. Telle que nous la définissons, la radicalité est constituée par un ensemble d’attitudes et d’actes exprimant a minima une protestation et pouvant aller jusqu’à la contestation frontale du système politique ainsi que des normes sociales et culturelles dominantes. Elle peut être arrimée à une idéologie, à une religion, ou ni à l’une ni à l’autre ; elle peut mener à un passage à l’acte violent dans certains cas.
Quelle est l’ampleur du phénomène ?
Olivier Galland Nous avons pris en compte trois types de radicalité : religieuse, politique et culturelle. Pour donner un ordre de grandeur, la radicalité religieuse concerne principalement les jeunes de confession musulmane. La radicalité politique touche un spectre plus large, notamment au travers de la diffusion d’une culture protestataire, et la radicalité culturelle, notamment dans le rapport à l’information, et la séduction pour les thèses du complot, concerne beaucoup de jeunes.
Votre enquête révèle l’existence d’une « radicalité du quotidien », non seulement sur des questions religieuses mais aussi sur des questions de mœurs. Comment l’expliquer ?
O. G. Cette enquête révèle en effet un clivage culturel entre les jeunes musulmans et les non-musulmans. Les musulmans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland ont mené une enquête inédite auprès de 7 000 lycéens, qui conclut à un « effet islam », dans l’adhésion de certains jeunes Français aux idées radicales et absolutistes.
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L’inquiétante radicalité d’une minorité de jeunes

Les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland ont mené une enquête inédite auprès de 7 000 lycéens, qui conclut à un « effet islam », dans l’adhésion de certains jeunes Français aux idées radicales et absolutistes.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 11h19
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
Livre. Un quart des lycéens interrogés ne condamnent pas totalement les attentats contre Charlie Hebdo et le Bataclan, 80 % considèrent qu’on ne peut pas se moquer des religions, 68 % pensent que les médias n’ont pas dit toute la vérité sur les attentats de 2015, un tiers pense qu’il est « acceptable dans certains cas de participer à une action violente pour défendre ses idées »…
Mettre des chiffres et des mots sur un sentiment diffus, celui de la « tentation radicale » chez les jeunes : voilà l’ambition de cet ouvrage, issu d’une enquête menée auprès de 7 000 lycéens de classe de seconde, âgés de 14 à 16 ans, par une équipe de sociologues sous l’égide du CNRS.

Trois ans ont passé depuis ce moment d’effarement collectif devant l’évidente rupture culturelle exprimée par une partie de la jeunesse après l’attentat du 7 janvier 2015. Pour la première fois, La Tentation radicale offre un panorama de ce problème, en évaluant l’adhésion à l’absolutisme religieux, à la violence religieuse, à la radicalité politique en opinion ou en acte, et à cette nouvelle « radicalité informationnelle » de ceux qui ne font plus confiance aux médias et adhèrent aux théories du complot.
Les chercheurs ont adressé des questionnaires à 7 000 lycéens de quatre territoires où « des manifestations de radicalité » ont été constatées ces quinze dernières années (émeutes urbaines, blocages de lycées, affrontements avec la police) : la région lilloise, l’Ile-de-France et l’académie d’Aix-Marseille. Auxquelles a été ajoutée l’académie de Dijon pour assurer une diversité.
Dans le groupe d’élèves interrogés, 26 % se déclarent musulmans et 39 % sont scolarisés dans des lycées populaires ou très populaires. C’est bien plus que dans un groupe représentatif des lycéens français, mais à dessein, puisque l’ambition était de montrer la prévalence des idées radicales, y compris chez les jeunes musulmans – qui auraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le mouvement de contestation dure depuis six semaines dans le département d’outre-mer.
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Mayotte : syndicats et citoyens appellent à la levée immédiate des barrages

Le mouvement de contestation dure depuis six semaines dans le département d’outre-mer.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 20h38
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 20h52
   





                        



   


Des syndicats et le collectif de citoyens à l’initiative du mouvement de contestation à Mayotte ont appelé, lundi 2 avril, à la levée immédiate des barrages, dans un communiqué. Le texte ne détaille toutefois pas quels syndicats parmi les neuf impliqués ont effectivement accepté la fin des barrages.
« Néanmoins en l’absence d’un signal fort adressé à la population sur la lutte contre l’immigration clandestine à ce jour, la grève reste maintenue ; toutefois, elle pourra se manifester sous d’autres formes », précisent les auteurs du communiqué, plus de six semaines après le début du mouvement. Cette demande vise à « permettre la mise en œuvre des mesures d’urgence et favoriser un travail serein sur nos revendications avec la délégation interministérielle », est-il encore écrit.

        Lire aussi :
         

                Mayotte : chronique d’une île en « sous-France »



Les cosignataires de l’appel ont motivé leur décision par la satisfaction d’un certain nombre de leurs revendications, à commencer par la « venue d’un délégué pour ouvrir les négociations ». Dominique Sorain, qui a également été nommé nouveau préfet de l’archipel, est effectivement arrivé, vendredi 30 mars, dans la matinée.
« Les entraves à la circulation, la mise en danger d’autrui, les opérations de justice communautaire et le racket organisé sur certains barrages sont des faits graves, passibles de poursuites », avait rappelé, mercredi 28 mars, la ministre Annick Girardin, soulignant la fermeté du gouvernement vis-à-vis des barrages routiers qui paralysent l’île.

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Mayotte, où la situation sanitaire s’aggrave, est agitée depuis la fin de février par un mouvement social qui dénonce l’insécurité et l’immigration clandestine venue des Comores, où le revenu moyen par habitant est treize fois inférieur à celui du département français.




                            


                        

                        

