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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ La décision finale doit encore être prise par un tribunal de la région. Aucun calendrier n’a été annoncé à ce sujet, la justice allemande disposant de soixante jours pour statuer.
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La demande d’extradition de Carles Puigdemont jugée recevable par le parquet allemand

La décision finale doit encore être prise par un tribunal de la région. Aucun calendrier n’a été annoncé à ce sujet, la justice allemande disposant de soixante jours pour statuer.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 15h09
   





                        



   


Le parquet du Schleswig-Holstein a jugé recevable, mardi 3 avril, la demande d’extradition de l’ancien président catalan Carles Puigdemont. Arrêté le 25 mars dans ce Land du nord de l’Allemagne, alors qu’il rentrait à Bruxelles après une visite en Finlande, il est détenu depuis à la prison Neumünster.
Le procureur général de l’Etat régional de Schleswig-Holstein a reconnu dans un communiqué la validité en droit allemand des deux chefs d’accusation de la justice espagnole – « rébellion » et « détournement de fonds » – et demandé son maintien en détention en vue de l’extradition.
Maintien en détention
Le parquet a considéré que le chef d’accusation de rébellion, qui stricto sensu n’existe pas dans le droit allemand, se rapprochait de la « haute trahison » figurant dans le code pénal national et qu’une équivalence exacte n’était pas nécessaire.
Jugeant que le dirigeant indépendantiste pourrait chercher à quitter le pays, il demande en outre à la haute cour régionale du Schleswig-Holstein, qui devra se prononcer sur l’extradition elle-même, de le maintenir en détention pendant la durée des procédures.
La décision finale quant à son extradition doit encore être prise par un tribunal de la région. Aucun calendrier n’a été annoncé à ce sujet, la justice allemande disposant de soixante jours pour statuer.
Neuf indépendantistes sont actuellement en détention provisoire en Espagne, dont six membres de son exécutif et l’ancienne présidente du Parlement catalan. Une autre indépendantiste, Clara Ponsati, ex-« ministre » régionale de l’éducation, est en Ecosse et attend également une décision des autorités locales sur son extradition.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Reporters sans frontières et ses partenaires lancent un dispositif d’autorégulation pour lutter contre la désinformation et mettre en valeur les médias qui produisent des informations fiables.
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Un label pour redonner confiance dans le journalisme

Reporters sans frontières et ses partenaires lancent un dispositif d’autorégulation pour lutter contre la désinformation et mettre en valeur les médias qui produisent des informations fiables.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 13h27
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 14h21
    |

            François Bougon








                        


Dans ses vœux aux journalistes le 3 janvier, au cours desquels avait été annoncée une loi contre les « fake news », Emmanuel Macron avait évoqué une initiative de Reporters sans frontières (RSF) sur une « forme de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier ». Régulation de la part des autorités, d’un côté, autorégulation venant d’une association engagée dans le combat pour la liberté de la presse, de l’autre : à l’époque, l’organisation avait été prise au dépourvu par cette mention présidentielle, car la démarche, initiée à Bruxelles en septembre 2017 par la réunion d’une trentaine de médias européens, était encore en cours, non officielle.
Trois mois plus tard, mardi 3 avril, la « Journalism Trust Initiative » (JTI) – l’initiative pour la confiance dans le journalisme – est portée sur les fonts baptismaux par RSF, avec ses partenaires : l’agence France-Presse (AFP), l’Union européenne de radio-télévision (UER) et le Global Editors Network (GEN), une association regroupant des rédacteurs en chef de médias du monde entier.
« Renverser la logique »
Ce projet part d’un constat : « dans le nouveau système de l’espace public, les informations fausses circulent plus vite que les vraies », s’inquiète Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.
« Dans le nouveau système de l’espace public, les informations fausses circulent plus vite que les vraies », constate Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.
D’où l’idée, pour distinguer le travail journalistique et renforcer les « tiers de confiance », de « renverser la logique en donnant un avantage réel à tous ceux qui produisent des informations fiables, quel que soit leur statut », poursuit M. Deloire. Et plutôt que de se voir imposer des lois, pourquoi ne pas imaginer un dispositif avec des normes permettant de décerner un label à des médias de qualité, en s’appuyant sur des données telles que la transparence, l’indépendance éditoriale ou la déontologie ? Vaste travail qui promet des débats passionnés et houleux.
Certifier le processus journalistique
Dans un premier temps, RSF lance, à partir de mardi, un processus ouvert à tous ceux qui sont concernés dans le secteur sous l’égide du Comité européen de normalisation (CEN) : médias, associations et syndicats professionnels, instances d’autorégulation, plates-formes numériques, annonceurs et représentants des intérêts des consommateurs. Il ne s’agira pas, souligne RSF, de certifier la production mais le processus journalistique.

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Les premiers travaux devraient commencer vers la mi-mai et durer de 12 à 18 mois, pour élaborer les indicateurs sous l’égide de l’organisme français de normalisation, l’AFNOR, et de son équivalent allemand, le DIN. Le groupe de travail du CEN sera présidé par Claudio Cappon, ancien directeur général du radiodiffuseur public italien RAI.
Une plus grande visibilité
L’objectif à terme est de faire en sorte que les médias certifiés, sur la base du volontariat, puissent bénéficier d’« avantages concrets », espère M. Deloire. On pourrait imaginer, par exemple, un traitement privilégié par les algorithmes des moteurs de recherche et des réseaux sociaux, permettant une plus grande visibilité et donc des recettes publicitaires plus importantes. Des contacts ont été établis avec Google et Facebook pour leur présenter la démarche. Les annonceurs pourraient également être intéressés.

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                Reporters sans frontières : « Nous réclamons plus de transparence à Facebook »



RSF souhaite « apporter un outil pertinent ». Et indépendant : « Nous ne sommes à la solde de personne. » On peut également imaginer que le dispositif soit utilisé par les pouvoirs publics pour le système des aides à la presse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Depuis son arrivée à la tête du Labour, en septembre 2015, plusieurs membres du Parti travailliste ont été suspendus, expulsés ou forcés de démissionner après des déclarations antisémites. Corbyn et ses soutiens restent accusés de complaisance.
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Parti travailliste britannique : Jeremy Corbyn à la peine face aux accusations d’antisémitisme

Depuis son arrivée à la tête du Labour, en septembre 2015, plusieurs membres du Parti travailliste ont été suspendus, expulsés ou forcés de démissionner après des déclarations antisémites. Corbyn et ses soutiens restent accusés de complaisance.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 12h15
   





                        



   


Quelque chose ne va pas dans le Labour de Jeremy Corbyn. Le Parti travailliste, principal parti d’opposition au Royaume-Uni, est critiqué pour ne pas combattre assez vigoureusement l’antisémitisme en son sein, une accusation qui poursuit Jeremy Corbyn depuis qu’il est devenu chef du parti, en septembre 2015, et qu’il peine à réfuter.
Mardi 3 avril, les médias britanniques s’interrogeaient [le Guardian, le Times, The Independent, la BBC, ou Skynews] sur les raisons qui ont poussé M. Corbyn à participer, la veille, à Islington, dans sa circonscription, à un dîner organisé par les Jewdas, un groupe d’extrême gauche, très critique de la politique israélienne envers les Palestiniens, et considéré à ce titre comme peu représentatif. Les Jewdas ont récemment qualifié le mouvement Enough is Enough de « travail des manipulations cyniques par des gens dont la loyauté expresse va au Parti conservateur et la droite du Parti travailliste ».
Pages Facebook et messages antisémites
Dimanche, la presse britannique rapportait que le chef des travaillistes avait supprimé sa page personnelle sur Facebook, conservant toutefois sa page professionnelle sur laquelle il a diffusé vendredi un message pascal. « Il est facile de dénoncer l’antisémitisme quand on l’observe dans d’autres pays, dans d’autres mouvements politiques. Il est parfois plus difficile de le voir quand il est plus proche de soi », a-t-il reconnu dans la vidéo. « Nous devons tous faire mieux. Je m’engage à faire en sorte que le Parti travailliste soit un endroit accueillant et sûr pour les juifs », a-t-il ajouté.
Dimanche, The Times affirmait avoir découvert plus de 2 000 messages antisémites, racistes, misogynes et violents sur vingt des plus importants groupes de soutien à Jeremy Corbyn sur Facebook. Un porte-parole du Labour a indiqué que « ces groupes ne sont pas liés au Labour ou officiellement liés au parti ».
Eradiquer l’antisémitisme
Certains, au sein du Parti ont pris le problème à bras-le-corps : l’humoriste travesti Eddie Izzard, nommé samedi au sein de l’instance dirigeante du parti, le Comité exécutif national (NEC) s’est engagé, lundi, dans une croisade pour éradiquer l’antisémitisme : « Nous devons complètement éliminer la tache de l’antisémitisme provenant d’une minorité de membres. Il n’a aucune place au sein de notre parti », a écrit, lundi 1er avril, Eddie Izzard dans le tabloïd de gauche Daily Mirror. « Nous devons faire amende honorable et réparer les dommages causés à la communauté juive », a-t-il ajouté.
Le comédien a été nommé à ce poste en remplacement de Christine Shawcroft, critiquée pour avoir demandé la réintégration d’un membre accusé de négationnisme. « Je travaillerai avec mes collègues du NEC pour assurer que nous avons un plan fort, avec des actions concrètes pour éradiquer cela », a-t-il insisté.
Démissions et défections
Depuis l’arrivée de Jeremy Corbyn à la tête du Labour, plusieurs membres du parti ont été suspendus, expulsés ou forcés de démissionner pour avoir fait des déclarations antisémites, mais le chef des travaillistes et ses soutiens sont accusés de ne pas en faire assez et de laisser l’antisémitisme se diffuser au sein de la formation. M. Corbyn a précisé, dans une interview au site d’information Jewish News, que 300 faits antisémites avaient été rapportés en interne depuis 2015, dont environ la moitié avaient débouché sur une démission ou une expulsion du parti.
Lundi, The Times relevait que le Labour avait perdu plus de 17 000 de ses quelque 570 000 membres depuis le début de l’année, en raison des allégations d’antisémitisme et du refus de Jeremy Corbyn de rendre la Russie responsable de l’empoisonnement d’un ex-agent double russe et de sa fille début mars en Angleterre.

   


Le 26 mars, quelque 500 personnes avaient dénoncé l’inaction de Jeremy Corbyn en manifestant devant le Parlement britannique à l’appel d’organisations représentatives de la communauté juive. « Jeremy Corbyn n’a pas su prendre de mesures significatives et a laissé un espace aux racistes ! », a affirmé devant environ 500 manifestants Jonathan Arkush, président d’une organisation représentative de la communauté juive, le Board of Deputies of British Jews. « Trop c’est trop ! », a-t-il entonné, avertissant que les juifs « désertaient » le Parti travailliste.
L’organisation avait au préalable, avec une autre organisation juive, le Jewish Leadership Council, publié une lettre ouverte au ton exceptionnellement critique, dans laquelle ils accusaient Jeremy Corbyn de se trouver régulièrement « du côté des antisémites ».

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                Manifestations à Londres contre Jeremy Corbyn, accusé d’antisémitisme



La polémique a été ravivée durant le week-end avec l’annonce dimanche par un important donateur privé du Labour qu’il avait claqué la porte du parti. « J’ai observé avec consternation et inquiétude la manière dont la direction s’est conduite, selon moi, au cours des deux dernières années », confiait dimanche à The Observer l’homme d’affaires David Garrard, qui a versé 1,5 million de livres (1,7 million d’euros) au Labour depuis 2003. « Je considère qu’elle a soutenu et appuyé les actes antisémites les plus flagrants. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La création de sept mètres de haut représente Mary Thomas, leadeuse d’une révolte contre l’esclavage du XIXe siècle dans les îles Vierges.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ L’utilisation d’un centre de migrants italien par des douaniers français a provoqué l’ire de l’Italie.
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Incident diplomatique entre Paris et Rome

L’utilisation d’un centre de migrants italien par des douaniers français a provoqué l’ire de l’Italie.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 14h35
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

C’est un rituel qui d’ordinaire ne souffre aucune exception : durant les fêtes de Pâques, le monde politique italien se fige. Même les tractations pour donner au pays un gouvernement, au sortir des élections du 4 mars, ont été suspendues il y a quelques jours, pour cause de trêve pascale. Pourtant, cette année, il n’en a rien été, et le week-end a été marqué par une véritable tempête diplomatique franco-italienne, en même temps qu’une avalanche de réactions politiques courroucées.
Tout est parti de l’annonce d’une opération menée vendredi 30 mars après-midi par des agents français armés, en violation de la souveraineté nationale italienne, dans un centre d’accueil pour migrants situé dans la gare de Bardonnèche (Piémont), à quelques kilomètres de la frontière, provoquant la colère des bénévoles et des élus locaux. Samedi matin, le gouvernement italien a demandé des explications à Paris, tandis que les magistrats de Turin annoncent l’ouverture d’une enquête pour « abus de pouvoir et violation de domicile ».

Dans le même temps, sur Twitter, les réactions politiques se multipliaient. Le secrétaire par intérim du Parti démocrate (PD, centre gauche), Maurizio Martina, déclare que « les événements de Bardonnèche sont graves. Ce n’est sûrement pas comme ça que se fera la nouvelle Europe » et le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S), Luigi Di Maio, réclame des « explications », tandis que les autres responsables politiques se font nettement moins diplomates. Dans un communiqué, la nouvelle chef de groupe Forza Italia (droite) à la Chambre des députés, Mariastella Gelmini, parle d’« atteinte à la souveraineté nationale » qui « en dit long sur la perte de crédibilité de notre pays », avant de lancer qu’« il doit être clair que chez nous, l’autorité doit être seulement italienne ».
Quant au dirigeant de la Ligue, le très droitier Matteo Salvini, il va encore plus loin : « Plutôt...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Les agressions sont en général le fait d’individus isolés. Le phénomène touche particulièrement les mineurs, de plus en plus nombreux à porter un couteau.
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Pour la première fois, Londres a enregistré plus de meurtres que New York

Les agressions sont en général le fait d’individus isolés. Le phénomène touche particulièrement les mineurs, de plus en plus nombreux à porter un couteau.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 09h27
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 11h31
   





                        


Une adolescente de 17 ans mortellement blessée sur Chalgrove Road, à Tottenham, dans le nord de Londres ; un adolescent de 16 ans grièvement blessé par balle à Walthamstow, dans l’est de la capitale ; un autre poignardé, toujours dans l’est de Londres. Tous ces faits divers qui se sont déroulés lundi 2 avril sont rapportés par la BBC.
Ces attaques illustrent le climat d’insécurité qui règne à Londres, au point que pour la première fois de son histoire, la capitale britannique a enregistré, en février 2018, plus de meurtres que New York, en raison de l’augmentation des attaques au couteau dans la capitale britannique, selon le Sunday Times. Quinze personnes ont été tuées à Londres en février, contre 14 à New York, selon les chiffres de la police. En mars, 22 meurtres ont été commis à Londres, soit un de plus qu’à New York. Mais en comparant les deux villes depuis le début de l’année, New York arrive en tête.
Selon la police londonienne, sur les 46 meurtres commis dans la capitale britannique depuis le début de l’année, 31 sont attribuables à des agressions à l’arme blanche contre laquelle la ville tente de lutter. Durant la même période, New York a enregistré 55 meurtres, mais l’écart se réduit.
134 personnes ont été tuées à Londres en 2017
En 2017, 134 personnes ont été tuées à Londres – en incluant les victimes d’attentats –, dont 80 poignardées. Le nombre d’homicides a cru de 40 % dans la capitale britannique au cours des trois dernières années. A New York, il a chuté de 87 % depuis 1990.
Entre avril 2016 et mars 2017, la police a dénombré près de 12 100 agressions au couteau dans la ville, qui ont fait plus de 4 400 blessés. Des statistiques au plus haut depuis cinq ans.
Dans la plupart des cas, les agressions ne sont pas liées à la criminalité organisée mais à des individus isolés, qui portent une arme pour se sentir en sécurité ou se donner une allure. Le phénomène touche particulièrement les mineurs, de plus en plus nombreux à porter un couteau.
Dans The Times, la chef de la Metropolitan Police, Cressida Dick, avait accusé samedi les médias sociaux de normaliser la violence auprès des jeunes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ D’après le chroniqueur royal Andrew Morton, l’actrice américaine présente bon nombre de points communs avec la première épouse du prince Charles, morte à Paris en 1997.
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Meghan Markle, future épouse du prince Harry, sera-t-elle la nouvelle Lady Diana ?

D’après le chroniqueur royal Andrew Morton, l’actrice américaine présente bon nombre de points communs avec la première épouse du prince Charles, morte à Paris en 1997.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 06h42
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

LETTRE DE LONDRES
Meghan Markle va-t-elle se révéler en nouvelle princesse Diana ? La question étreint le Royaume-Uni alors qu’approche le 19 mai, date du mariage de l’actrice américaine avec le prince Harry, fils cadet de la regrettée Lady Di et du prince Charles, premier héritier du trône. Le 22 mars, les invitations ont été imprimées à l’intention des 800 personnes choisies pour assister à la bénédiction qui sera donnée en la chapelle Saint-George du château de Windsor, et non pas dans la plus vaste et prestigieuse abbaye de Westminster, comme ce fut le cas pour son frère William.

Selon les tabloïds, Downing Street a obtenu des fiancés qu’ils renoncent à inviter leur ami Barack Obama pour ne pas froisser l’actuel locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, déjà en délicatesse avec Londres. Début mars, Meghan Markle, élevée dans la religion catholique, a été baptisée selon le rite de l’Eglise anglicane – la grand-mère de son futur époux, Elizabeth II, en est la chef. Autre information décisive déjà révélée : les heureux invités partageront avec les mariés un gâteau au citron et à la fleur de sureau bio.
C’est ce moment d’intense questionnement sur l’avenir de la famille royale et de la monarchie qu’a habilement choisi Andrew Morton, biographe de la princesse Diana, pour publier Meghan, une princesse d’Hollywood (Grand Central Publishing, non traduit), récit du conte de fées qui a vu une lycéenne de Los Angeles, fille d’un chef éclairagiste et d’une maquilleuse, changée en future « duchesse de Sussex », épouse de Harry, sixième dans l’ordre de la succession à la reine Elizabeth II (après la naissance, attendue pour la fin avril, du troisième enfant de William et Kate).
« Meghan Markle se lance à l’assaut du plafond de verre, au lieu de chercher la pantoufle de vair », mitraille le chroniqueur royal Andrew Morton
A Buckingham, le nom d’Andrew Morton dégage une odeur de soufre. C’est lui qui, en 1992, avait publié Diana :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Spotify débarque en bourse mardi 3 avril. Une consécration pour son jeune PDG, qui a réussi à imposer son modèle aux majors et à bouleverser notre façon d’écouter de la musique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/04/2018
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Spotify : Daniel Ek, le roi du streaming qui a révolutionné la musique

Spotify débarque en bourse mardi 3 avril. Une consécration pour son jeune PDG, qui a réussi à imposer son modèle aux majors et à bouleverser notre façon d’écouter de la musique.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
03.04.2018 à 15h55
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Pour les uns, il est le sauveur d’une industrie musicale moribonde. Pour les autres, celui qui a fini de l’achever, avec son service de streaming musical créé en 2006 et désormais leader mondial. Daniel Ek, 35 ans, le patron de Spotify, reste au-dessus de la mêlée : « Nous croyons vraiment que nous pouvons améliorer le monde, une chanson à la fois », écrit-il dans le document remis à la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, à l’occasion de l’entrée en Bourse de sa compagnie, prévue mardi 3 avril. 
Cette déclaration d’intention peut prêter à sourire. Mais en une décennie, Daniel Ek n’a pas seulement réussi à bâtir une entreprise de près de 3 000 salariés, réalisant un peu plus de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le très discret Suédois, qui détient 9,2 % du capital d’un groupe valorisé à plus de 20 milliards de dollars, a complètement transformé notre façon de consommer la musique. Avec des revenus en hausse de 60,4 % en 2017, le streaming – l’écoute en direct sans téléchargement – compte désormais pour la moitié du chiffre d’affaires de l’industrie musicale, dont les ventes progressent de nouveau, après des années de disette.
Son modèle « freemium », combinant un service d’écoute de musique gratuit – qui oblige à entendre des publicités, mais est un bon moyen d’attirer de nouveaux utilisateurs – et un abonnement payant, a fait ses preuves. La plate-forme affiche le taux de conversion le plus élevé du secteur : 71 de ses 159 millions d’utilisateurs ont souscrit à une offre payante. Insuffisant toutefois pour être rentable. Malgré sa domination, Spotify est toujours déficitaire, avec 378 millions d’euros de pertes opérationnelles en 2017. En cause : les offres à prix cassés afin de convertir toujours plus d’adeptes, les accords de licence noués avec les labels et les droits d’auteur. Depuis sa création, le groupe affirme ainsi avoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ L’uniformité de la promotion des stagiaires du printemps de la Maison Blanche, où l’on peine à trouver des jeunes issus de la diversité, a été abondamment commentée et critiquée.
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La Maison Blanche raillée pour la monochromie de ses stagiaires

L’uniformité de la promotion des stagiaires du printemps de la Maison Blanche, où l’on peine à trouver des jeunes issus de la diversité, a été abondamment commentée et critiquée.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 23h31
   





                        


A première vue, il ne s’agit de rien d’autre qu’une banale et ennuyeuse photo officielle comme il en existe tant, en l’occurrence celle des stagiaires de printemps de la Maison Blanche, entourant le président Donald Trump. Mais, à y regarder de plus près, ne remarquez-vous pas quelque chose ?

This is the official photo of the 2018 White House Spring intern class. 

— rob_bennett (@Rob Bennett)


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« C’est la photo officielle des stagiaires de printemps de la Maison Blanche. Vous remarquez un certain modèle ? »
Ou plutôt, ne remarquez-vous pas l’absence de quelque chose ? Des internautes américains n’ont pas mis longtemps à mettre le doigt dessus ; sur la petite centaine d’étudiants réunis autour du président américain, quasiment tous sont blancs. Les étudiants hispaniques, noirs ou asiatiques peuvent se compter sur les doigts d’une seule main.
« Trump : Making America segregated again » (Trump : rendre l’Amérique ségréguée à nouveau), ironise ainsi sur Twitter la journaliste et écrivaine Victoria Brownworth, en détournant le slogan originel de Trump, « Make America great again ». Un ton cynique également employé par Ian Bremmer, auteur américain et expert en sciences politiques, qui écrit sur son compte Twitter :
« Les stagiaires de la Maison Blanche sous Trump pourraient être le groupe le plus blanc que je n’ai jamais rencontré. Et j’inclus le Yacht Club de Nantucket [une île de la Côte est, au large du cap Cod, lieu de villégiature de la haute société américaine]. »
Une différence avec les promotions d’Obama
Un autre internaute, se définissant comme un « Américain préoccupé », a fait la comparaison avec les statistiques officielles du pays et invite ceux qui le lisent à décider eux-mêmes des « raisons pour lesquelles les stagiaires de Trump sont loin d’être représentatifs de la diversité de cette nation ». Selon les chiffres du Bureau du recensement des Etats-Unis, un Américain sur trois n’est pas blanc. Un ratio bien éloigné de celui de la promotion des stagiaires de la Maison Blanche.
De son côté, une femme se présentant comme une ancienne stagiaire sous le mandat de Barack Obama, en 2015, a estimé que « cela valait la peine de comparer » les deux promotions. « Comme vous pouvez le voir il y a une grande différence », a-t-elle simplement commenté, laissant les images parler d’elles-mêmes, de la polychromie de 2015, à l’uniformité de 2018.

My intern class from the #ObamaWH is on the top, Trump's is on the bottom. As you can see, there's a *big* differen… https://t.co/YztPvJfBAF— christine_d11 (@Christine D)


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Affaire Skripal : pour Moscou, l’empoisonnement profite à Londres

La Russie n’avait aucun intérêt à agir à la veille de la présidentielle et à quelques mois de la Coupe du monde de football organisée chez elle, dit le chef de la diplomatie russe.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h08
   





                        



   


La tension née de l’empoisonnement à l’aide d’un agent innervant, le 4 mars, à Salisburry, sur le sol britannique de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, ne retombe pas, comme l’illustre la dernière pique du chef de la diplomatie russe.
Sergueï Lavrov a déclaré, lundi 2 avril, que l’empoisonnement « pouvait être dans l’intérêt du gouvernement britannique, qui s’est trouvé dans une position inconfortable en étant dans l’incapacité de remplir ses promesses faites aux électeurs sur les conditions du Brexit. Cela pouvait aussi être dans l’intérêt des services spéciaux britanniques, qui sont connus pour leur capacité à agir avec permis de tuer ».

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Selon lui, Moscou n’avait aucune raison à la veille de la présidentielle et à quelques mois de la Coupe du monde de football organisée en Russie d’empoisonner son ex-espion, qui avait été condamné pour trahison avant de faire l’objet d’un échange de prisonniers, en 2010.
Mensonges et de la désinformation
M. Lavrov a également critiqué la décision de pays occidentaux d’expulser des diplomates russes de leur territoire, ce qui a provoqué une riposte symétrique de Moscou. « Lorsqu’on n’a pas de preuves [de l’implication de Moscou dans l’empoisonnement], alors on se venge sur les diplomates », a-t-il déclaré, ajoutant que la Russie continuerait à appliquer le « principe de réciprocité » dans ses relations avec les Occidentaux.
Le chef de la diplomatie russe a également accusé la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et leurs alliés d’avoir « perdu toute décence » et de « recourir à des mensonges et à de la désinformation purs et simples ».
M. Lavrov a ajouté que la Russie avait « de nombreuses questions » concernant cette affaire et que « l’incapacité de la Grande-Bretagne à y répondre signifiera que tout cela n’est qu’une invention et plus concrètement une provocation flagrante ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Les agents de la police aux frontières sont accusés d’être entrés sans permission, vendredi, à Bardonecchia, dans un centre pour migrants de l’ONG Rainbow for Africa.
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La justice italienne ouvre une enquête contre des douaniers français

Les agents de la police aux frontières sont accusés d’être entrés sans permission, vendredi, à Bardonecchia, dans un centre pour migrants de l’ONG Rainbow for Africa.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 06h36
   





                        



   


Le parquet de Turin a annoncé, dimanche 1er avril, avoir ouvert une enquête sur la présence de douaniers français dans un local de la gare de Bardonecchia, une commune alpine à la frontalière italienne.
L’Italie accuse des douaniers français d’être entrés sans permission, vendredi 30 mars, dans un centre communal pour migrants, mis à la disposition de l’ONG Rainbow for Africa. Ils auraient alors réclamé à l’ONG d’utiliser les locaux pour soumettre un Nigérian qu’ils venaient d’interpeller dans un train à un dépistage urinaire de drogue.

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Sont envisagés à ce stade encore préliminaire plusieurs chefs d’accusation dans cette enquête, dont « abus de pouvoir », « violence privée » et « violation de domicile », selon une note du procureur de Turin, citée par l’agence de presse AGI. Le chef « d’acte de perquisition illégal » pourrait aussi être retenu.
« Pas le droit d’entrer »
Le parquet avait reçu au préalable un rapport du commissariat de la petite station de ski de Bardonnecchia sur l’entrée des douaniers dans le local. La gare italienne de cette ville est la dernière avant la France.
De nombreux migrants désireux de passer en France montent à cette gare, avant d’être très souvent interpellés dans le train où circulent quotidiennement environ sept agents français. La police aux frontières reconduit alors les migrants à Bardonecchia, puis repart. Sauf cette fois, où les agents sont entrés dans le local de l’ONG.

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« Ils n’avaient pas le droit d’entrer, aucun droit. Ce sera la première et la dernière fois. Je suis très énervé par ce qui est arrivé, et amer », a déploré le maire de la ville, Francesco Avato, interrogé par La Repubblica. L’ONG Rainbow for Africa considère que l’action des agents français dans son local « viole les principes inviolables d’indépendance, de neutralité, d’impartialité et d’humanité ».
Darmanin à Rome
La France a jugé, samedi, que la présence des douaniers était parfaitement légale, mais le ministère italien des affaires étrangères n’est pas de cet avis. Ce dernier avait convoqué, samedi, l’ambassadeur de France à Rome et a évoqué « un acte grave, considéré totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers ».
Le ministre des comptes publics français, Gérald Darmanin, qui a la tutelle des douanes, a annoncé dimanche son intention de se rendre à Rome pour « s’expliquer » avec les autorités italiennes. Le contrôle, « notamment un test urinaire, pour voir s’il avait de la drogue en lui » a été effectué « dans un local mis à disposition dans le cadre d’un accord franco-italien, c’est vrai qui date un peu, mais il existe », a affirmé M. Darmanin dimanche.

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Selon la France, le contrôle a été fait dans un « local attenant à la gare de Bardonecchia, mis à la disposition de la douane française en application des accords du bureau à contrôles nationaux juxtaposés (BCNJ) de 1990 ».
De son côté le ministère italien des affaires étrangères a qualifié d’« inacceptable » la conduite des douaniers français. Il a rappelé de récents échanges entre les douanes françaises et les chemins de fer italiens précisant que le local de la gare de Bardonecchia n’était plus accessible car désormais alloué à une organisation humanitaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le pape argentin a donné à 12 heures sa bénédiction « Urbi et Orbi » (à la ville de Rome et au monde), sur le balcon central de la basilique vaticane.
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Dans son message de Pâques, le pape François appelle à la « réconciliation en Terre sainte »

Le pape argentin a donné à 12 heures sa bénédiction « Urbi et Orbi » (à la ville de Rome et au monde), sur le balcon central de la basilique vaticane.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 15h32
   





                        



   


Le pape François a célébré la traditionnelle messe de Pâques sur le parvis de la basilique Saint-Pierre de Rome, devant des milliers de fidèles, encadrés par d’imposantes mesures de sécurité, dimanche 1er avril.
La messe solennelle de la Résurrection, temps le plus important de la liturgie catholique, a débuté à 10 heures, avant que le pape argentin donne, à 12 heures, sa bénédiction Urbi et Orbi (« à la ville de Rome et au monde »). S’exprimant sur le balcon central de la basilique Saint-Pierre, François a demandé « les fruits de la paix pour le monde entier, à commencer par la bien-aimée et tourmentée Syrie, dont la population est épuisée par une guerre qui ne voit pas de fin ».

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Appel à la « réconciliation en Terre sainte »
Dans son message pascal, le pape a évoqué les affrontements entre des manifestants palestiniens de Gaza et des militaires israéliens, qui ont fait seize morts vendredi, le bilan le plus meurtrier depuis la guerre de 2014.
Avant la traditionnelle bénédiction, François a appelé « à la réconciliation en Terre sainte », où sont frappées « des personnes sans défense ».
« Invoquons des fruits de réconciliation pour la Terre sainte, blessée encore ces jours-ci par des conflits ouverts qui n’épargnent pas les personnes sans défense. »
Fin de « l’extermination en cours » en Syrie
Le pape François, dans une référence apparente à la Ghouta orientale, en a également appelé à « tous les responsables politiques et militaires » afin que « soit mis un terme immédiatement à l’extermination en cours, que soit respecté le droit humanitaire et que soit facilité l’accès aux aides dont ces frères et sœurs ont un urgent besoin, assurant en même temps des conditions convenables pour le retour de tous ceux qui ont été dispersés » en Syrie.
Le message papal est adressé le jour même où des rebelles syriens ont accepté, selon une ONG, d’évacuer la dernière poche qu’ils tenaient dans la Ghouta orientale, ancien bastion insurgé aux portes de Damas, dont la reconquête totale marquerait une victoire retentissante pour Bachar Al-Assad.
La guerre de Syrie a fait plus de 350 000 morts et des millions de réfugiés. Elle s’est transformée en un conflit complexe, impliquant des belligérants syriens et étrangers, ainsi que des groupes djihadistes.

   


Encourager « le dialogue » dans la péninsule coréenne
Faisant encore référence à l’actualité de ces derniers jours, le pape a encouragé dans son message de Pâques « le dialogue » en cours dans la péninsule coréenne, en pleine période de détente après deux années d’escalade due aux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang.
« Que ceux qui ont des responsabilités directes agissent avec sagesse et discernement pour promouvoir le bien du peuple coréen et construire des relations de confiance au sein de la communauté internationale. »
Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, s’est prononcé pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne, et un sommet intercoréen, troisième du genre après ceux de 2000 et de 2007, aura lieu le 27 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Au moins 64 personnes sont mortes, dont 41 enfants, dans le centre commercial de Kemerevo. L’enquête a montré des négligences et violation de normes.
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Russie : démission du gouverneur, une semaine après l’incendie meurtrier en Sibérie

Au moins 64 personnes sont mortes, dont 41 enfants, dans le centre commercial de Kemerevo. L’enquête a montré des négligences et violation de normes.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 08h39
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 10h29
   





                        



   


Le gouverneur de la région de Kemerovo, en Sibérie, a annoncé dimanche 1er avril sa démission, une semaine après l’incendie qui a fait 64 morts, dont 41 enfants, dans le principal centre commercial de la ville.
Dans une vidéo postée sur le site de l’administration régionale, Aman Touleïev, qui était en poste depuis 1997, a déclaré qu’il lui était « moralement impossible » de poursuivre ses fonctions « avec le poids d’un tel fardeau ».

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« Négligence criminelle »
Le président Vladimir Poutine s’était rendu mardi dans la ville minière de 550 000 habitants, située à 3 600 km de Moscou, et a réclamé des sanctions contre les responsables de ce qu’il a qualifié de « négligence criminelle ».
La manière désastreuse dont l’incident a été géré a provoqué la colère de la population et a focalisé l’attention sur la corruption et le laxisme en ce qui concerne les mesures de sécurité en matière d’incendie.

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Le feu s’est propagé dans les étages supérieurs du centre commercial, qui comprenait un complexe de salles de cinéma et une aire de jeu pour enfants. Les enquêteurs ont établi que le système d’alarme incendie ne fonctionnait pas et que les sorties de secours du bâtiment étaient bloquées. La police a arrêté vendredi la directrice générale de la société propriétaire du centre commercial.
Mercredi, un jour de deuil national a été respecté dans toute la Russie, ainsi qu’une minute de silence. Des manifestations ont eu lieu à Moscou et à Kemerovo pour demander la démission des autorités locales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le Kremlin a annoncé, samedi, que Londres devrait réduire son personnel diplomatique en Russie de plus de cinquante personnes, dans le cadre des suites de l’affaire Skripal.
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Expulsion de diplomates occidentaux : Moscou poursuit sa riposte diplomatique

Le Kremlin a annoncé, samedi, que Londres devrait réduire son personnel diplomatique en Russie de plus de cinquante personnes, dans le cadre des suites de l’affaire Skripal.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 17h03
   





                        


Moscou poursuit sa riposte diplomatique aux pays occidentaux dans le cadre des suites de l’affaire Skripal. Le Kremlin a annoncé, samedi 31 mars, que la Grande-Bretagne devrait réduire son personnel diplomatique en Russie de plus de cinquante personnes. La veille, Moscou avait notifié leur expulsion à cinquante-huit diplomates — en majorité européens — travaillant au ministère des affaires étrangères russe.
La Russie a également donné un mois à Londres pour réduire son effectif diplomatique en Russie au même niveau que celui des missions diplomatiques russes au Royaume-Uni. « La Russie a suggéré la parité. La partie britannique a plus de cinquante personnes en excédent », a déclaré la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Maria Zakharova. A Londres, une porte-parole du bureau des affaires étrangères s’est bornée à déclarer samedi :
« Nous étudions les implications des mesures annoncées par le ministère des affaires étrangères russe. »

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Ces annonces de Moscou répondent à l’expulsion collective inédite de plus de cent quarante de ses diplomates par des pays occidentaux, en solidarité avec Londres, en raison de l’empoisonnement au Royaume-Uni de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille avec un agent innervant militaire.
Londres impute à la Russie cet empoisonnement, malgré les démentis de Moscou, qui clame son innocence et a demandé la convocation d’une « session extraordinaire » du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Au total, près de trois cents expulsions de diplomate ont été annoncées de part et d’autre.
Perquisition à bord d’un avion russe
Par ailleurs, le Royaume-Uni a annoncé samedi que la police aux frontières britannique avait perquisitionné à bord d’un avion russe dans un aéroport londonien. Une opération qui a provoqué l’indignation de la Russie, en pleine crise diplomatique entre les deux pays.
« Il est routinier pour la police aux frontières de perquisitionner à bord d’avions pour protéger le Royaume-Uni du crime organisé et de ceux qui essaient d’introduire des substances nocives comme de la drogue et des armes dans le pays », a déclaré le secrétaire d’Etat à la sécurité, Ben Wallace. « Une fois ces contrôles effectués, l’avion a été autorisé à poursuivre son voyage », a-t-il ajouté dans un communiqué.
L’ambassade de Russie à Londres avait dénoncé vendredi dans un communiqué une perquisition effectuée par les autorités aéroportuaires britanniques à bord d’un appareil de la compagnie aérienne russe Aeroflot reliant Moscou à Londres à l’aéroport de Heathrow, selon elle « en violation des règlements en vigueur ». L’ambassade a qualifié l’incident de « nouvelle provocation flagrante des autorités britanniques », estimant qu’elle relevait de la « politique hostile » menée par Londres envers la Russie.
Départ des diplomates russes des Etats-Unis
Parallèlement aux passes d’armes entre Londres et Moscou, l’ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov, a annoncé samedi que les soixante diplomates russes expulsés par les Etats-Unis dans le cadre de cette affaire regagneraient la Russie ce même jour.
« Le 31 mars, tous les diplomates qui ont été déclarés “persona non grata” rentreront chez eux en avion avec leurs familles », a déclaré l’ambassadeur aux journalistes. Au total, cent soixante et onze personnes vont quitter le pays, et le gouvernement russe a fourni deux avions pour leur transport, dont l’un fera une brève escale à New York pour y récupérer quatorze familles, a-t-il ajouté.
Washington a qualifié d’« espions » les diplomates expulsés, dont quarante-huit étaient attachés à l’ambassade de Russie à Washington et douze à la mission russe à l’ONU, et a décrété la fermeture du consulat russe à Seattle (Nord-Ouest).

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Les diplomates russes, dont Moscou a démenti qu’ils soient des espions, avaient jusqu’à lundi pour quitter le territoire des Etats-Unis.
Toutefois, le personnel expulsé peut être remplacé, ont fait savoir les autorités américaines. « Le gouvernement russe reste libre de solliciter des accréditations pour les postes désormais vacants à la mission bilatérale », a dit vendredi un responsable du département d’Etat.
La Russie a répliqué jeudi à Washington en annonçant le renvoi de soixante diplomates américains et la fermeture du consulat de Saint-Pétersbourg, mais elle n’a pas non plus exigé de réduction du personnel diplomatique.

Nombre de diplomates russes expulsés, par pays
Les Etats-Unis et 18 pays de l’Union européenne, rejoints notamment par l’Ukraine, le Canada, la Norvège et l’Australie, ont annoncé l’expulsion de diplomates russes à la suite de l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal. Voici le nombre de diplomates russes expulsés, pays par pays.
Etats-Unis : 60Royaume-Uni : 23Ukraine : 13OTAN : 7Allemagne : 4Canada : 4France : 4Pologne : 4Lituanie : 3Moldavie : 3République tchèque : 3Albanie : 2Australie : 2Danemark : 2Espagne : 2Italie : 2Pays-Bas : 2Belgique : 1Croatie : 1Estonie : 1Finlande : 1Hongrie : 1Irlande : 1Lettonie : 1Macédoine : 1Norvège : 1Roumanie : 1Suède : 1Total : 151





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Les juristes se demandent si la « rébellion » peut être invoquée pour remettre l’ex-président catalan à l’Espagne.
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Les avocats de Puigdemont espèrent tirer parti du débat suscité en Allemagne par son arrestation

Les juristes se demandent si la « rébellion » peut être invoquée pour remettre l’ex-président catalan à l’Espagne.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 09h34
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis l’arrestation de Carles Puigdemont par la police allemande, dimanche 25 mars, le sort du dirigeant indépendantiste catalan fait l’objet d’un débat d’autant plus vif, outre-Rhin, que les questions qu’il soulève sur le terrain du droit sont inextricablement liées aux enjeux diplomatiques de l’affaire.
M. Puigdemont sera-t-il remis à l’Espagne, comme celle-ci le réclame ? C’est désormais à la justice allemande de trancher. Or l’affaire est complexe. Pour que cela soit possible, il faut que les infractions dont le dirigeant catalan est accusé par la justice espagnole existent également dans le droit allemand. C’est le cas pour ce qui est du « détournement de fonds publics ».

C’est moins évident pour ce qui concerne la « rébellion », qui n’a pas d’équivalent direct en Allemagne. « L’infraction la plus proche serait la “haute trahison”, définie au paragraphe 81 du code pénal. Le problème est que le crime de haute trahison suppose qu’il y ait eu violence ou menace de violence. Or je ne vois pas que cela a été le cas », explique l’avocat Nikolaos Gazeas, expert en droit pénal à Cologne.
« La justice du Schleswig-Holstein se retrouve involontairement prise dans un conflit interne à l’Espagne de nature fondamentalement politique », explique Nikolaos Gazeas, avocat à Cologne
Pour les juges allemands, le cas est d’autant plus complexe à trancher que le différend qui oppose M. Puigdemont à Madrid est fondamentalement politique. Or « la frontière entre liberté d’expression et rébellion dans le cas d’un dirigeant politique est par définition assez floue », poursuit M. Gazeas.
Comme d’autres juristes allemands, cet avocat estime que les juges du Schleswig-Holstein, le Land où a été interpellé M. Puigdemont, où il est détenu et où son cas doit être examiné dans les soixante jours suivant son arrestation, ne peuvent pas prendre le risque d’exposer le prévenu à un procès de nature politique en Espagne. « C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Ancien employé de Cambridge Analytica, Christopher Wylie accuse l’entreprise britannique d’avoir utilisé les données de millions d’individus pour influencer, entre autres, le résultat du référendum sur le Brexit.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ L’intelligence artificielle aidera à prendre les bonnes décisions, estime le général Denis Mercier, à la tête du commandement suprême allié pour la transformation de l’OTAN.
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Comment l’OTAN se prépare aux guerres du futur

L’intelligence artificielle aidera à prendre les bonnes décisions, estime le général Denis Mercier, à la tête du commandement suprême allié pour la transformation de l’OTAN.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 06h35
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Le général Denis Mercier est, depuis 2015, à la tête du commandement suprême allié pour la transformation (SACT) de l’OTAN. Basé à Norfolk en Virginie (Etats-Unis), il est responsable des moyens futurs de l’Alliance, tandis que le commandement suprême allié en Europe (Saceur) conduit les opérations et les exercices depuis Mons, en Belgique. Dans l’entretien qu’il a accordé au Monde samedi 24 mars, le général explique comment l’OTAN se prépare à intégrer les technologies du big data et de l’intelligence artificielle (IA).
En prévision des guerres futures, comment appréhendez-vous l’intégration des nouvelles technologies – intelligence artificielle, 3D… ?
Ces technologies changent considérablement la manière dont les militaires vont aborder les futurs conflits parce qu’elles changent tout simplement notre monde, et toutes les grandes organisations. La ressource stratégique, autour de laquelle doivent tourner les débats de l’OTAN, c’est la donnée. On le voit avec Facebook [et le débat sur l’extraction des données privées]. Et on ne fera jamais d’intelligence artificielle sans des données.
Pour une alliance de 29 pays, de nombreuses questions politiques se posent, avant même d’évoquer les craintes suscitées par les robots tueurs. Que faire des données, en grande partie classifiées, que les nations donnent à l’Alliance ? Si nous utilisons des datas prises dans l’environnement public pour notre renseignement, comment les recueille-t-on ? Peut-on développer des algorithmes en contractualisant avec des sociétés privées ? Manipuler les données pour obtenir des résultats militaires ?
Dans l’OTAN, on n’a jamais posé la question de la propriété des données. Il faut le faire aujourd’hui. Par exemple, un Rafale français produit des données, mais l’armée de l’air n’est pas propriétaire de la manière dont elle les traite. Le problème se pose aussi pour les pays qui ne sont pas souverains et achètent des matériels...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Luigi Di Maio et Matteo Salvini peuvent s’allier, mais chacun veut le poste de premier ministre.
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En Italie, M5S et Ligue se jaugent pour le pouvoir

Luigi Di Maio et Matteo Salvini peuvent s’allier, mais chacun veut le poste de premier ministre.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 18h04
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

C’est le scénario de toutes les inconnues, agité comme un chiffon rouge depuis des mois. Celui qui donne le vertige, et auquel personne ne veut croire complètement. Pourtant, sur le papier, depuis les élections législatives italiennes du 4 mars, il a cessé d’être tout à fait impossible : ensemble, la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles (M5S) de Luigi Di Maio sont en situation de gouverner, et sans ces deux formations, aucune coalition n’est envisageable. A elles deux, elles détiendraient une majorité absolue, tant à la Chambre des députés qu’au Sénat.
Certes, cette alliance semble contre nature, tant ces formations défendent des modèles de société radicalement opposés. Quoi de commun, en effet, entre l’Italie des petits entrepreneurs du Nord, cœur de l’électorat de la Ligue, qui rêve de fédéralisme et de « flat tax » (impôt à taux unique), et ce Sud délaissé qui a massivement apporté ses suffrages aux 5 Etoiles, sur fond d’espoirs de revenu universel ? Pas grand-chose.

Mais depuis le début des discussions postélectorales, c’est comme si les programmes avaient été subitement oubliés. Aucune contradiction ne semble tout à fait insurmontable. L’heure n’est plus aux promesses de lendemains qui chantent, mais à l’arithmétique et aux combinaisons.
L’alliance historique dite « de centre droit » dont Matteo Salvini est l’homme fort, après près d’un quart de siècle de domination berlusconienne, n’a jamais semblé si fragile
Malgré l’ampleur de leurs divergences, la droite et les 5 Etoiles sont parvenues, en quelques jours, à se mettre d’accord sur l’épineuse question des présidences des deux Chambres. Samedi 24 mars, le Sénat est revenu à Maria Elisabetta Casellati (Forza Italia), une proche de Silvio Berlusconi, tandis que la présidence de la Chambre était attribuée à Roberto Fico (M5S), fidèle de la première heure de Beppe Grillo.
Dans la manœuvre, les dirigeants des deux formations, Matteo Salvini...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La crise diplomatique déclenchée par l’empoisonnement, le 4 mars au Royaume-Uni, d’un ancien agent double russe et de sa fille ne faiblit pas.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/03/2018
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Moscou expulse à son tour des diplomates occidentaux, dont quatre français

La crise diplomatique déclenchée par l’empoisonnement, le 4 mars au Royaume-Uni, d’un ancien agent double russe et de sa fille ne faiblit pas.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 09h54
    |

                            Intérim (Moscou)








                        


Dans sa riposte diplomatique, Moscou a frappé fort mais a évité l’escalade. Parmi les 58 diplomates – en majorité européens – dont les expulsions ont été notifiées vendredi 30 mars aux ambassadeurs convoqués, les uns après les autres, au ministère russe des affaires étrangères, figurent quatre Français de haut rang, deux à Moscou, deux en région. Il s’agit du général à la tête de la mission militaire, du chef de Business France, du consul général à Ekaterinbourg et du directeur du collège universitaire français à Saint-Pétersbourg. Ils ont une semaine pour quitter le territoire.

        Lire (en édtion abonnés) :
         

          Affaire Skripal : le front uni des Occidentaux face à la Russie



Ces renvois étaient attendus. Le Kremlin avait prévenu qu’il répliquerait de « manière symétrique » à l’inédite expulsion collective de plus de 140 diplomates russes par les pays occidentaux, en solidarité avec Londres après l’empoisonnement au Royaume-Uni de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille avec un agent innervant militaire, que Londres attribue à la Russie. Paris avait renvoyé quatre diplomates. Moscou a donc appliqué à la lettre la règle de réciprocité.
La visite de Macron maintenue
Une rumeur avait pourtant circulé à l’ambassade de France : la Russie l’épargnerait pour ne pas contrarier la visite d’Emmanuel Macron annoncée en mai à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Le voyage présidentiel est maintenu, pour le moment. Mais l’expulsion du chef de Business France, chargé de promouvoir les investissements en Russie, paraît du coup paradoxale : c’est lui qui avait commencé à organiser le pavillon français au forum économique de Saint-Pétersbourg où M. Macron est attendu en hôte d’honneur.
Mais Moscou aurait par ailleurs envoyé un « signal d’apaisement », espère un haut diplomate : si trois des quatre expulsions russes sont de même rang que les expulsions françaises, respectant la règle de réciprocité, le renvoi du directeur du collège universitaire français à Saint-Pétersbourg est un niveau en dessous par rapport au renvoi du consul russe à Marseille.

        Lire :
         

          Comment et pourquoi des diplomates peuvent-ils se faire expulser ?



Paris et Moscou se sont par ailleurs gardés de se lancer dans la guerre des mots qui envenime les tensions entre Londres, son allié américain et Moscou. « Une nouvelle guerre froide », redoutent de nombreux experts face à l’ampleur de la vague d’expulsions provoquée par l’affaire Skripal. Au total, près de 300 diplomates ont été renvoyés de part et d’autre, dont 120 entre les Etats-Unis et la Russie, une cinquantaine entre la Grande-Bretagne et la Russie, et quelque 70 entre l’Union européenne et la Russie. Une vague d’une ampleur jamais vue, même pendant la guerre froide.

Nombre de diplomates russes expulsés, par pays
Les Etats-Unis et 18 pays de l’Union européenne, rejoints notamment par l’Ukraine, le Canada, la Norvège et l’Australie, ont annoncé l’expulsion de diplomates russes à la suite de l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal. Voici le nombre de diplomates russes expulsés, pays par pays.
Etats-Unis : 60Royaume-Uni : 23Ukraine : 13OTAN : 7Allemagne : 4Canada : 4France : 4Pologne : 4Lituanie : 3Moldavie : 3République tchèque : 3Albanie : 2Australie : 2Danemark : 2Espagne : 2Italie : 2Pays-Bas : 2Belgique : 1Croatie : 1Estonie : 1Finlande : 1Hongrie : 1Irlande : 1Lettonie : 1Macédoine : 1Norvège : 1Roumanie : 1Suède : 1Total : 151





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Ils estiment que le service de vérification des faits de l’UE bafoue « la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

« Fake news » : des juristes s’inquiètent des contrôles de l’Union européenne

Ils estiment que le service de vérification des faits de l’UE bafoue « la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière ».



Le Monde
 |    30.03.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 13h27
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La Clinique juridique sur l’Union européenne, un organisme résultant d’un partenariat entre HEC Paris et la New York University School of Law, a déposé, mercredi 28 mars, une plainte auprès du médiateur de l’Union européenne (UE) contre le service de fact checking (« vérification des faits ») de l’UE, qui publie chaque semaine une Disinformation Review. Cette branche du service européen d’action extérieure (SEAE), dirigée par la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a été créée sur décision du Conseil européen, au printemps 2017. Les chefs d’Etat et de gouvernements s’étaient alarmés de la multiplication de fausses nouvelles pouvant, notamment, influencer des résultats électoraux.

        Lire aussi (édition abonnés) :
         

          les pistes du texte de loi français « anti-fake news » en préparation



La Clinique juridique prône la transparence des institutions européennes et le respect des droits des citoyens. Son créateur, le professeur de droit et fiscalité à HEC Paris Alberto Alemanno, a d’abord posé des questions au service du SEAE. Le juriste, alerté par de premières mises en cause de journalistes, a réclamé l’accès aux documents fondant la base juridique du service antidésinformation et l’a interrogé sur sa méthodologie et ses critères de choix. Il lui a aussi demandé si les personnes visées faisaient l’objet d’une notification préalable et avaient le droit de se défendre.
Droit à une procédure régulière
Il en a déduit, explique-t-il, que « l’Union bafoue la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière, même si son action part d’une bonne intention ». Le professeur Alemanno estime que la Disinformation Review tente, en réalité, de contrôler des contenus, ce qui peut avoir un effet dissuasif pour le travail journalistique, « pourtant au cœur de la démocratie ». Une menace d’autant plus pernicieuse, à ses yeux, que beaucoup de médias vivent une situation de crise et sont confrontés à des gouvernements de plus en plus hostiles.
Répondre à la crise de confiance dont les médias sont l’objet ? « Oui, répond le juriste, mais pas en violant des droits fondamentaux. Même si les idées exprimées sont parfois désagréables, honteuses, ou carrément fausses. » 
Les plaignants, qui ont envoyé au médiateur un mémoire de treize pages, assimilent les pratiques actuelles des services européens à de la mauvaise gouvernance. Notamment parce qu’ils ne respecteraient pas les standards internationaux en matière de vérification des faits.
La plainte devrait, en tout cas, alimenter les réflexions de la Commission. Elle se prépare à déposer une « communication » et des « options » sur les « fake news ». Elle devrait surtout prôner l’autorégulation et en appeler au bon vouloir des différents acteurs, avec un appel à la transparence des plates-formes et à la sauvegarde de la diversité des médias.

        Lire aussi :
         

                La timide réponse de Bruxelles face à la diffusion des « fake news »



Sanctions et responsabilité des plates-formes
Convaincant ? Pas vraiment, estime M. Alemanno, qui se dit « peu optimiste » quant à ce projet. De toutes les pistes actuellement suivies, il dit privilégier celle de l’Allemagne, qui envisage des sanctions contre les auteurs de fausses informations et pointe aussi la responsabilité des plates-formes qui les diffusent.
Le problème est, en tout cas, d’une brûlante actualité… et d’une réelle gravité, ainsi que l’a démontré un séminaire tenu mercredi à Bruxelles. Une enquête annuelle du bureau de consultants en affaires publiques Edelman, qui mesure l’état de confiance des opinions dans vingt-huit pays, indique que 62 % des Européens se disent incapables de faire la différence entre une fausse nouvelle et une vraie. Et que 64 % d’entre eux se montrent inquiets quant à l’utilisation des « fake news » comme armes.

        Lire aussi :
         

                « Les “fake news” expriment une défiance à l’égard des élites »



Moins de la moitié des personnes interrogées affirme faire confiance aux médias, mais, dans le même temps, la confiance des Européens dans le journalisme traditionnel et en ligne a augmenté de sept points par rapport à 2017, tandis que la confiance dans les plates-formes (moteurs de recherche et médias sociaux) a diminué de quatre points.



                            


                        

                        

