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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Cette découverte, si elle est confirmée, est un argument en faveur de l’existence de la matière noire.
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Découverte d’une galaxie dénuée de matière noire

Cette découverte, si elle est confirmée, est un argument en faveur de l’existence de la matière noire.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
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            David Larousserie








                        



                                


                            
Une absence peut parfois être un bon signe. Dans la revue Nature du 28 mars, des astronomes nord-américains annoncent la découverte de la première galaxie… sans ­matière noire. On pourrait penser naïvement qu’un tel objet affaiblisse les ­tenants de la présence d’une telle matière étrange dans notre Univers. En effet, la théorie explique que peu après le Big Bang, les grumeaux de matière noire ont créé des sortes de puits de gravité au fond desquels la matière originelle a pu s’accumuler afin de former les premières étoiles, les galaxies… Sans cette substance invisible, pas d’Univers.

Mais en fait, dans la suite de l’histoire, les modèles disent aussi qu’il y aura forcément apparition de galaxies sans ­matière noire. C’est par exemple le cas lors de la coalescence de deux galaxies. La matière ordinaire profite de l’énergie libérée lors de la collision pour s’accumuler et former les étoiles, les planètes… Or, comme de telles structures naines n’avaient jamais été vues, les opposants à la matière noire y voyaient un argument en leur faveur. Désormais la galaxie ­baptisée NGC1052-DF2 fait se retourner l’argument contre eux.
Pour affirmer que la nouvelle venue est purement faite de matière ordinaire, les chercheurs l’ont « pesée » en mesurant la vitesse et la luminosité de groupes d’étoiles grâce à plusieurs télescopes dont Hubble et Gemeni, à l’observatoire Keck de Hawaï. Ils ont aussi étudié leur cible grâce à un télescope ingénieux et bon marché, Dragonfly, installé au Nouveau-Mexique et fait de huit téléobjectifs ­professionnels, permettant de voir des faibles luminosités.
Théories alternatives
Leurs calculs montrent finalement qu’il n’est nul besoin d’invoquer une masse invisible pour « tenir » la structure de 200 millions de masses solaires, située à environ 65 millions d’années-lumière de la Terre. Mieux, lorsqu’ils appliquent des théories alternatives à la matière noire, ils trouvent des vitesses en périphérie deux fois plus...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Elle constitue plus d’un quart  de l’Univers, mais on ne l’a toujours pas détectée. Va-t-elle  nous contraindre à réviser les lois fondamentales de la physique ? David Elbaz, astrophysicien au CEA, revient sur cette quête frustrante  et ses implications.
<filname="PROF-env_sciences-2"> ¤                     
                                                   
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L’énigme de la matière noire nargue la physique

Elle constitue plus d’un quart  de l’Univers, mais on ne l’a toujours pas détectée. Va-t-elle  nous contraindre à réviser les lois fondamentales de la physique ? David Elbaz, astrophysicien au CEA, revient sur cette quête frustrante  et ses implications.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h24
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            Nathaniel Herzberg et 
Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Un vent de tempête souffle sur la physique. Lundi 26 mars, les chercheurs italiens de la collaboration DAMA ont annoncé avoir piégé dans leurs filets la particule fantôme après laquelle court toute la communauté : la matière noire. Deux jours plus tard, la revue Nature a ­annoncé qu’une équipe américaine avait observé, pour la première fois, une galaxie qui en était ­totalement dépourvue.
Pendant ce temps, les principaux détecteurs installés à travers le monde, ainsi que l’immense LHC du CERN, échouent à mettre en évidence ce qui constitue 85 % de la matière et 27 % de l’ensemble de l’Univers. Prélude à une révolution scientifique ? Astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et auteur d’A la recherche de l’Univers invisible (Odile Jacob, 2016), David Elbaz explique pourquoi la matière noire fait traverser à la physique une crise profonde.
Pourquoi a-t-on besoin de matière noire ?
La matière noire attire autant les astrophysiciens – les chercheurs de l’infiniment grand – que les physiciens des particules, ceux de l’infiniment ­petit. Le nom est venu des premiers. En 1933, un Suisse vivant aux Etats-unis, Fritz Zwicky (1898-1974), a fait des observations inattendues dans l’Univers. Il cherchait l’origine des rayons cosmiques, ces particules qui traversent la Terre et nous-mêmes à des vitesses et des énergies immenses. Il a imaginé qu’il s’agissait d’explosions d’étoiles, a ­inventé ainsi le concept de supernova, puis d’étoile à neutrons, et a voulu les observer. Sauf qu’il n’y a qu’une supernova par siècle dans notre galaxie.
Il a donc essayé de les chercher dans d’autres ­galaxies. Et c’est au cours de cette quête qu’il s’est aperçu que ces galaxies bougeaient trop vite dans les amas (1 000 km/seconde, soit près de 4 millions de km/h). Et, à cette vitesse-là, une galaxie devrait s’échapper de l’attraction de ses voisines. Une force mystérieuse maintenait donc les ­galaxies ensemble.
Comme...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Cela fait quinze ans que l’expérience DAMA affirme avoir une trace d’une matière inconnue dans ses détecteurs. Aucune autre équipe de recherche n’a confirmé cette découverte.
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Matière noire : un signal ténu fait débat en Italie

Cela fait quinze ans que l’expérience DAMA affirme avoir une trace d’une matière inconnue dans ses détecteurs. Aucune autre équipe de recherche n’a confirmé cette découverte.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h24
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02.04.2018 à 14h25
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            David Larousserie








                        



                                


                            
Des chercheurs italiens persistent et signent : ils enregistrent bien la trace d’une matière inconnue dans leurs détecteurs. Cela fait plus de quinze ans que Rita Bernabei et ses collègues de l’expérience DAMA, devenue DAMA/Libra en 2003, l’affirment… et que ­personne ne les croit. En effet, aucune autre expérience de ­détection directe de ces particules ne confirme cette découverte.
DAMA, installée au laboratoire souterrain du Gran Sasso dans les Abruzzes, consiste, comme toutes les autres, à tendre des « filets » ­devant le passage de ces particules mystères. Ces pièges sont constitués de grande quantité de matière très dense (solide ou liquide), mis en travers d’un hypothétique vent de matière noire. Ce passage est généralement indétectable, mais il peut lui arriver de remuer légèrement un des noyaux atomiques du filet, suffisamment pour que des détecteurs le repèrent. DAMA utilise des cristaux ­d’iodure de sodium, dopés au thallium, mais surtout enregistre la variation annuelle d’une éventuelle présence de matière noire. En fonction de la position de la Terre autour du Soleil, la vitesse relative de notre planète par rapport à ces particules est différente, ce qui secoue plus ou moins fortement les détecteurs.
C’est ce que l’équipe prétend avoir vu il y a quinze ans et encore aujourd’hui. La porte-parole Rita Bernabei l’a expliqué, le 26 mars, au conseil scientifique du Gran Sasso, en exposant les résultats ­obtenus avec le détecteur de 250 kilogrammes, plus de deux fois plus gros que le précédent.

Ni Rita Bernabei ni d’ailleurs le président du conseil scientifique du Gran Sasso n’ont voulu s’exprimer sur ces nouveautés. Cette discrétion s’explique sans doute par le fait que depuis quinze ans, la controverse s’est doublée de tensions entre les Italiens et leurs collègues, qui considèrent que DAMA n’est pas assez transparente sur ses données et ses outils d’analyse. L’hypothèse la plus commune ­serait que la modulation annuelle ne corresponde...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ S’il est loin le jour où des dodos ou des mammouths parcourront nos campagnes, les recherches se multiplient sur le séquençage de l’ADN d’espèces disparues. Sur son blog, Rémi Sussan les passe en revue. Ainsi que les questions qu’elles posent.
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ « Tiangong 1 » s’est écrasée entre l’Océanie et l’Amérique du Sud, où se trouve également le point Nemo, destination finale des engins spatiaux en fin de vie.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     
                                                

La station spatiale chinoise a atterri dans l’océan Pacifique Sud, pas si loin du « cimetière spatial »

« Tiangong 1 » s’est écrasée entre l’Océanie et l’Amérique du Sud, où se trouve également le point Nemo, destination finale des engins spatiaux en fin de vie.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 11h37
   





                        


Une trajectoire presque heureuse, bien qu’incontrôlée. La station spatiale chinoise Tiangong 1 a fait sa rentrée dans l’atmosphère lundi 2 avril vers 0 h 15 GMT (1 h 15, heure de Paris) pour finir dans « la partie centrale du Pacifique Sud », selon le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux habités (CMSEO). La station s’est désintégrée en plein vol alors qu’elle regagnait la Terre, au terme de deux années d’évolution incontrôlée en orbite. Elle a atterri entre l’Océanie et l’Amérique du Sud. Pas si loin du « point Nemo », le cimetière des déchets spatiaux.

   


« Le point Nemo se trouve au large des côtes de l’Antarctique, de la Nouvelle-Zélande, des îles Pitcairn et du Chili », a expliqué à l’Agence France-Presse Stijn Lemmens du bureau des débris spatiaux de l’ESA (Agence spatiale européenne) à Darmstadt. Cet endroit perdu au milieu du Pacifique, appelé « pôle d’inaccessibilité » ou point Nemo en hommage au capitaine de Jules Verne, représente l’endroit le plus isolé du monde, distant de 2 688 km de la première terre émergée, l’île Ducie, un atoll inhabité.
250 à 300 engins spatiaux s’y sont échoués
« C’est plutôt une zone qu’un point », explique Florent Deleflie, astronome de l’Observatoire de Paris. « Et comme cette zone est très large, elle est la plus propice à ce genre d’opération », ajoute l’astronome, qui précise que « même en cas de chute contrôlée, il reste une incertitude sur le point de rentrée dans l’atmosphère de l’engin ». De plus, c’est un lieu qui semble héberger peu de faune et de flore, souligne Stijn Lemmens.
« Il est donc utilisé comme décharge, ou “cimetière spatial” pour employer un terme plus poli », explique le spécialiste de l’ESA. Ce cimetière a déjà accueilli 250 à 300 engins spatiaux en fin de vie. Le plus célèbre restant, à ce jour, la station spatiale soviétique Mir de 120 tonnes, qui s’y est abîmée en 2001.
« Aujourd’hui, on l’utilise souvent pour les vaisseaux cargo Progress qui ravitaillent la Station spatiale internationale (ISS) », explique Stijn Lemmens. L’énorme station internationale doit d’ailleurs, elle aussi, finir ses jours au point Nemo, en 2024.
Mais même si la zone est particulièrement déserte, quand un engin spatial va engager sa chute vers le cimetière, « le trafic aérien est prévenu, la navigation maritime également », explique Florent Deleflie.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ La Chine, qui ambitionne d’être le troisième pays à construire seul une telle station, après les Etats-Unis et l’URSS, veut retourner sur la Lune.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                

La désintégration de « Tiangong 1 » n’entame pas l’ambition spatiale chinoise

La Chine, qui ambitionne d’être le troisième pays à construire seul une telle station, après les Etats-Unis et l’URSS, veut retourner sur la Lune.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 10h39
   





                        



   


La désintégration, lundi 2 avril, de la station spatiale chinoise Tiangong 1 au-dessus du Pacifique Sud ne ralentira pas la conquête de l’espace par la Chine, inaugurée il y a soixante ans. La Chine, qui a investi des milliards d’euros dans son programme spatial, espère rattraper les Etats-Unis et la Russie.
En 1957, après que l’URSS eut placé en orbite terrestre Spoutnik, Mao Tsé-toung lança un appel à ses concitoyens : « Nous aussi, nous fabriquerons des satellites ! »
La première étape se concrétise treize ans plus tard, lorsque, en 1970, Pékin lance son premier satellite, à bord d’une fusée Longue Marche.
Il faut cependant attendre le 15 octobre 2003 pour que Yang Liwei devienne le premier taïkonaute (« homme de l’espace en chinois ») et accomplisse quatorze fois le tour de la Terre en vingt et une heures. Avec ce vol, la Chine devient le troisième pays, après l’URSS et les Etats-Unis, à envoyer un humain dans l’espace par ses propres moyens. Depuis, elle mène régulièrement des missions spatiales habitées.
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            data-slide-description="Le taïkonaute ("homme de l'espace" en chinois) Zhai Zhigang a effectué, samedi, la première sortie dans l'espace de l'histoire de la Chine. "
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            data-slide-description="Zhai est sorti du vaisseau Shenzhou VII, qui avait décollé jeudi de la base de Jiuquan. Il était équipé d'une combinaison de 120 kilos qui a coùté  4,4 millions de dollars.

"
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            data-slide-description="S'extrayant à mi-corps du module, il a fait un salut de la main puis a passé une quinzaine de minutes dans l'espace."
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            data-slide-description="Il a récupéré un échantillon témoin d'un lubrifiant solide arimé au module et a ensuite regagné l'intérieur de l'appareil."
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            data-slide-description="Flottant dans l'espace, il a agité un drapeau chinois, geste hautement symbolique de l'arrivée de la Chine parmi le club très fermé des grandes puissances spatiales. "
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            data-slide-description=""Je me sens assez bien. Je salue le peuple chinois et tous les gens du monde", a déclaré Zhai Zhigang. "Cette mission de sortie dans l'espace s'est accomplie parfaitement.""
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            data-slide-description="Cette première sortie dans l'espace d'un Chinois a été suivie par des millions de personnes à la télévision et sur des écrans géants. "
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            data-slide-description="Cette sortie constitue pour la Chine une avancée de son programme spatial qui vise, à terme, à construire un laboratoire puis une station orbitale."
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            data-slide-description="Shenzhou VII est revenu sur Terre dimanche, dans le désert de Mongolie intérieure, dans le nord du pays, ralenti par un immense parachute rouge et blanc."
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            data-slide-description="La télévision d'Etat a montré en direct l'arrivée du vaisseau spatial. L'agence officielle Chine Nouvelle a indiqué que les trois taïkonautes étaient en bonne santé."
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Le taïkonaute ("homme de l'espace" en chinois) Zhai Zhigang a effectué, samedi, la première sortie dans l'espace de l'histoire de la Chine. 

AP
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Le module spatial Tiangong 1 avait été placé en orbite en septembre 2011. En 2013, la deuxième spationaute chinoise dans l’espace, Wang Yaping, y a donné un cours de physique télédiffusé en direct pour des centaines de millions d’écoliers et de téléspectateurs sur Terre.
Tiangong 1 (« Palais céleste 1 »), qui a cessé de fonctionner en mars 2016, a été utilisé pour des expériences médicales. Le laboratoire était également considéré comme une étape préliminaire dans la construction d’une station spatiale.
En décembre 2013, la Chine avait réussi à faire débarquer sur la Lune un véhicule téléguidé nommé « Lapin de jade ». Ce robot d’exploration lunaire a toutefois eu un problème mécanique qui l’a plongé dans de longues phases d’inactivité.
En 2016, Pékin lance son deuxième module spatial, Tiangong 2. Ce laboratoire est censé ouvrir la voie au déploiement, prévu en 2022, d’une grande station spatiale habitée chinoise.
La Chine ambitionne d’être le troisième pays à construire seul une telle station, après les Etats-Unis et l’URSS. Elle a été délibérément écartée de la Station spatiale internationale (ISS), qui associe Etats-Uniens, Russes, Européens, Japonais et Canadiens.
Pékin a confirmé sa volonté de construire une base sur la Lune, écrivait au début de mars le journal officiel Global Times, citant un haut responsable du programme spatial. D’abord contrôlée par des robots dotés d’intelligence artificielle, elle accueillera ensuite des humains.
Retards
Le programme spatial chinois a cependant connu un rare revers à l’été 2017 : le lancement raté d’une fusée Longue Marche 5, son lanceur lourd, qui devait mettre en orbite un satellite de communications.
Cet échec a entraîné le report du lancement de la sonde Chang’e 5, qui devait collecter des échantillons de surface lunaire au deuxième semestre 2017. Elle ne se posera finalement sur la Lune qu’en 2019, a annoncé la semaine dernière l’agence de presse officielle Chine nouvelle.
La mission du robot de Chang’e 4, qui doit se poser sur la face cachée de la Lune en 2018, est maintenue.
Enfin, les astronautes et scientifiques chinois rêvent d’envoyer un vaisseau autour de Mars vers 2020, avant de déployer un véhicule téléguidé sur la planète rouge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Frappée, il y a quinze ans, comme de nombreux amphibiens, par un terrible champignon, cette grenouille a failli disparaître. Mais elle semble avoir triomphé de la maladie.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     


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La résurrection de la grenouille arlequin

Frappée, il y a quinze ans, comme de nombreux amphibiens, par un terrible champignon, cette grenouille a failli disparaître. Mais elle semble avoir triomphé de la maladie.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 07h48
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Zoologie. Les scientifiques respirent. Sauf ­rechute, la grenouille arlequin, ­magnifique petit animal des forêts d’Amérique centrale, est tirée d’affaire. Il y a quelques années, on ne donnait pourtant plus cher de sa peau. Longtemps protégé de tous les prédateurs par des sécrétions empoisonnées, Atelopus varius se voyait ­décimé par un terrible champignon répondant au nom barbare de Batrachochytrium dendrobatidis (Bd). Quelques spécimens semblaient avoir échappé à l’infection au Costa Rica. D’autres avaient été mis au vert dans des parcs protégés. Mais au Panama voisin, sa terre d’élection, comme ailleurs sur le continent, la grenouille avait disparu. A travers le monde, 40 % des espèces d’amphibiens semblaient également frappées.
Dans un article publié dans la revue Science, une équipe de l’université du Nevada publie des informations rassurantes. Après d’autres, elle confirme le retour du « clown » – son autre surnom – sur les pistes panaméennes, plus particulièrement dans trois lieux emblématiques de la biodiversité amphibienne : les sites d’El Copé, El Valle et Campana. Mieux : les scientifiques ont étudié les populations de douze espèces frappées par l’épizootie et observent une remontée importante des ­populations chez onze d’entre elles. Surtout, ils estiment avoir compris la cause de cette ­renaissance : le développement de nouvelles défenses immunitaires sur la peau.
Jamie Voyles et ses collègues ont d’abord établi sur plus de 2 000 échantillons que la prévalence de Bd dans la population avait sérieusement reculé, sans toutefois disparaître. L’explosion épidémique a fait place à une phase endémique mais déclinante. ­Restait à comprendre les causes de ce recul : « Il pouvait s’agir d’une baisse de la virulence du pathogène, d’une augmentation de la ­résistance de l’hôte, ou des deux », écrivent-ils. Ils ont donc commencé par comparer des champignons prélevés au milieu des ­années...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ « Tiangong 1 », en vol incontrôlé depuis 2016, a fait son retour dans l’atmosphère un peu plus tôt que prévu : à 2 h 15 (heure de Paris) au-dessus du Pacifique Sud.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     


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La station spatiale chinoise s’est désintégrée lors de son entrée dans l’atmosphère

« Tiangong 1 », en vol incontrôlé depuis 2016, a fait son retour dans l’atmosphère un peu plus tôt que prévu : à 2 h 15 (heure de Paris) au-dessus du Pacifique Sud.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 03h29
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 08h14
   





                        


La station spatiale chinoise Tiangong 1 a été « globalement détruite » lors de son entrée dans l’atmosphère, lundi 2 avril, autour de 2 h 15 (heure de Paris) au-dessus du Pacifique Sud, a annoncé le China Manned Space Engineering Office (CMSEO), le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux.
L’engin, en vol incontrôlé depuis 2016, a fait son retour dans l’atmosphère un peu plus tôt que prévu : le CMSEO avait annoncé auparavant que le retour sur la Terre s’effectuerait autour de 2 h 42, ce qui l’aurait situé au-dessus de l’Atlantique Sud, au large des côtes brésiliennes.

        Lire aussi :
         

                Six questions sur « Tiangong 1 », la station spatiale chinoise en voie de désintégration



« La plupart des équipements ont été détruits lors de la phase de rentrée dans l’atmosphère », a assuré le CMSEO dans un communiqué.
Avant de regagner le sol, l’engin spatial a survolé la Corée du Nord et le Japon, où il faisait déjà jour. Les Etats-Unis ont confirmé le retour de l’appareil dans le Pacifique, évoquant cependant un décalage d’une minute (2 h 16) par rapport à l’évaluation chinoise, selon le Joint Force Space Component Command (JFSCC), dont le réseau de radars a suivi la trajectoire de l’engin en coordination avec plusieurs pays (Allemagne, Australie, Canada, Corée du Sud, France, Italie, Japon, Royaume-Uni).
Un « palais céleste » incontrôlable depuis 2016
Tiangong 1, qui signifie « palais céleste », était le premier laboratoire chinois à avoir été placé en orbite, en 2011, avant le lancement d’une station permanente prévu en 2023. Sa taille était comparable à celle d’un autobus – 10,4 m sur 3,3 m, pour un poids de 8,5 tonnes au lancement. Elle était donc bien plus petite que la Station spatiale internationale (ISS), qui mesure 110 m sur 74 m, et pèse 400 tonnes.
Elle était composée d’un laboratoire expérimental et d’un module de service, ainsi que de deux panneaux solaires de 3 m sur 7 m chacun. Ce « palais céleste » n’était pas habité en permanence, mais il avait accueilli des taïkonautes (spationautes chinois) à deux reprises.
Tiangong 1 aurait dû effectuer une rentrée contrôlée dans l’atmosphère à l’issue de ses missions. Ses moteurs auraient dû être pilotés depuis le sol, pour que sa désintégration se fasse dans une zone non habitée, au-dessus de l’océan Pacifique. Mais, dès le début de 2016, l’Agence spatiale européenne (ESA) avait estimé que le centre de contrôle chinois avait perdu la liaison qui aurait permis de piloter la station ; ce qu’avaient alors nié les autorités chinoises.
En soixante ans de vols spatiaux, il y a eu quelque 6 000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l’homme, et un seul débris a touché une personne, sans la blesser, selon Stijn Lemmens, un expert de l’Agence spatiale européenne (ESA). La station Tiangong 1 est le 50e plus gros objet à effectuer une rentrée non contrôlée depuis 1957, estime Jonathan McDowell, un astronome du centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian, aux Etats-Unis.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Des professionnels de santé ont récemment dénoncé l’inefficacité des médecines non conventionnelles. Dans un entretien croisé, les médecins Bruno Falissard et Vincent Renard reviennent sur ce sujet explosif.
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Les médecines alternatives doivent-elles être disqualifiées  ?

Des professionnels de santé ont récemment dénoncé l’inefficacité des médecines non conventionnelles. Dans un entretien croisé, les médecins Bruno Falissard et Vincent Renard reviennent sur ce sujet explosif.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 10h13
    |

            Pascale Santi et 
Sandrine Cabut








                        



                                


                            

Une nouvelle fois, les médecines dites alternatives ou complémentaires, et en particulier l’homéopathie, reviennent dans le débat public. A l’origine de cet épisode, un texte signé par 124 professionnels de santé, publié dans Le Figaro du 19 mars.
Jugeant ces pratiques inefficaces, dangereuses et coûteuses pour les finances publiques, les signataires demandent au conseil de l’ordre des médecins et aux pouvoirs publics de « ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir ». Ils appellent aussi à ne plus rembourser les soins et médicaments de ces disciplines, et à ne plus reconnaître comme qualifications médicales les diplômes d’homéopathie, de mésothérapie ou d’acupuncture.
Retour sur un sujet explosif avec Vincent Renard, professeur de médecine générale et président du Collège national des généralistes enseignants (CNGE), et Bruno Falissard, psychiatre et professeur de santé publique et de biostatistiques, qui a conduit plusieurs rapports d’expertise de soins non conventionnels.
Que vous inspire ce texte ?
Bruno Falissard : De la tristesse, parce qu’il y a de l’agressivité, du discrédit dans cette tribune même si elle est sociologiquement intéressante. D’autant que c’est un sujet compliqué sur lequel nous-mêmes scientifiques ne sommes pas à l’aise. La médecine est complexe, elle fait appel à la science, mais aussi à l’humain, et doit prendre en compte la souffrance, la mort…
Vincent Renard : Je suis partagé. En effet, les cliniciens, notamment en médecine générale, sont face à un paysage très complexifié avec la coexistence dans une même reconnaissance de professionnels qui ont des visions radicalement différentes. Il n’y a pas un jour où ça ne complexifie pas votre exercice quand vous ­essayez d’avoir une démarche rigoureuse. Les patients se tournent de plus en plus vers ces médecines...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ En orbite au-dessus de la Terre depuis 2011, elle devrait se désintégrer dans la nuit de dimanche à lundi, en un lieu non déterminé.
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Six questions sur « Tiangong 1 », la station spatiale chinoise en voie de désintégration

En orbite au-dessus de la Terre depuis 2011, elle devrait se désintégrer dans la nuit de dimanche à lundi, en un lieu non déterminé.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 11h30
   





                        



   


Faut-il s’inquiéter de la chute d’une station spatiale sur la Terre, ou se réjouir du spectacle qu’offrira sa désintégration ? Les amateurs devront en tout cas scruter le ciel pour voir passer Tiangong 1, qui devrait s’écraser dans la nuit de dimanche à lundi 2 avril. Explications.
Quelle est cette station spatiale ?
Tiangong 1, qui signifie « palais céleste », est le premier laboratoire chinois à avoir été placé en orbite, en 2011, avant le lancement d’une station permanente en 2023. Sa taille est comparable à celle d’un autobus — 10,4 m sur 3,3 m, pour un poids de 8,5 tonnes au lancement —, elle est donc bien plus petite que la Station spatiale internationale, qui mesure 110 m sur 74 m, et pèse 400 tonnes.
Elle est composée d’un laboratoire expérimental et d’un module de service, ainsi que de deux panneaux solaires de 3 mètres sur 7 chacun. Ce « palais céleste » n’est pas habité en permanence, mais il a accueilli des taïkonautes (astronautes chinois) à deux reprises.
Pourquoi va-t-elle s’écraser sur Terre ?
La station spatiale aurait dû effectuer une rentrée contrôlée dans l’atmosphère à l’issue de ses missions. Ses moteurs auraient dû être pilotés du sol, pour que la désintégration se fasse dans une zone non habitée, au-dessus de l’océan Pacifique. Mais l’Agence spatiale européenne (ESA) a estimé au début de 2016 que le centre de contrôle chinois avait perdu la liaison qui permettait de piloter la station, ce qu’ont alors nié les autorités chinoises.
Le CMSEO (China Manned Space Engineering Office), responsable des vols spatiaux habités, dit désormais que la station devrait rentrer dans l’atmosphère entre dimanche 1er et lundi 2 avril, en se désintégrant totalement sous la forme d’une « splendide pluie de météorites ».
A quel endroit risque-t-elle de retomber ?
Difficile pour les scientifiques de répondre à cette question de manière précise. Selon l’ESA, « la rentrée aura lieu entre le 43º N et le 43º S », ce qui correspond à une large ceinture du globe terrestre, comprenant de nombreuses zones habitées : tout le continent africain, le sud de l’Europe, une partie de l’Asie et de la Nouvelle-Zélande, l’Australie, une grande partie de l’Amérique du Sud et une plus petite de l’Amérique du Nord.
Tiangong 1 est susceptible de survoler l’extrême sud de la France (au sud de Perpignan), la Corse, les Antilles, la Guyane ou La Réunion, selon l’Observatoire de Paris.

   


Peut-on observer cette station spatiale ?
Oui. Comme la station se trouvait dimanche à moins de 170 km d’altitude, elle était visible à l’œil nu en France métropolitaine. Elle est passée dans une trajectoire située entre les planètes Jupiter, Mars et Saturne entre 6 h 44 min et 6 h 47 min, heure de Paris, comme le précise Guillaume Cannat sur son blog, Autour du ciel.

        Lire le post de blog de Guillaume Cannat :
         

          Une station spatiale en perdition observée dans le ciel de l’aube



Elle pourrait de nouveau être visible lundi 2 avril à l’aube, dans la moitié sud de la France, si elle ne s’est pas déjà désintégrée. L’ESA a calculé que le moment le plus probable se situait à 23 h 45 GMT (soit 1 h 45 lundi à Paris), avec une marge de plusieurs heures.
Quel est le risque d’être touché par un fragment ?
Il est pratiquement nul, selon les spécialistes. « La plus grande partie va brûler sous l’effet de la chaleur extrême générée par l’arrivée à grande vitesse de la station dans l’atmosphère », explique l’ESA, même si on peut s’attendre à ce que « des parties résistent à ce processus et retombent sur la Terre », ajoute l’agence.
Le CMSEO évalue que le risque pour un être humain d’être touché par un débris spatial de plus de 200 grammes est de 1 sur 700 millions.
L’Observatoire de Paris estime qu’au vu de la taille de la station, des morceaux pourraient arriver au sol dans une ellipse de 500 m de large et jusqu’à 10 km de long de part et d’autre de la trajectoire, en fonction des vents en altitude.
En soixante ans de vols spatiaux, on a compté environ 6 000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l’homme, et un seul débris a touché une personne, sans la blesser, précise aussi Stijn Lemmens, un expert de l’ESA.

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                Espace : 7 500 tonnes de déchets en orbite



Quelles sont les ambitions spatiales de la Chine ?
La Chine a investi des milliards d’euros dans la conquête spatiale pour tenter de rattraper l’Europe et les Etats-Unis. Coordonnée par l’armée, elle est perçue comme un symbole de la puissance recouvrée du pays.
Pékin ambitionne d’envoyer un vaisseau spatial autour de Mars vers 2020, avant de déployer un véhicule téléguidé sur la planète rouge. L’Empire du Milieu compte aussi déployer d’ici à 2022 une station spatiale habitée, au moment où la Station spatiale internationale (ISS) aura cessé de fonctionner, et rêve d’envoyer un homme sur la Lune.

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                La Chine à la conquête de la face cachée de la Lune






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ La station spatiale chinoise Tiangong-1, toujours en orbite, est passée à côté de Jupiter, Mars et Saturne dimanche entre 6 h 44 et 6 h 47. Elle pourrait n’entrer dans l’atmosphère terrestre que lundi matin.
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Nos journalistes David Larousserie, du service Sciences, et Morgane Tual, du service Pixels, ont répondu aux questions des internautes lors d’un tchat, jeudi.
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Intelligence artificielle : « Le rapport Villani pousse pour le développement des technologies d’IA dans de nombreux secteurs »

Nos journalistes David Larousserie, du service Sciences, et Morgane Tual, du service Pixels, ont répondu aux questions des internautes lors d’un tchat, jeudi.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 18h30
   





                        



   


Emmanuel Macron a dévoilé, jeudi 29 mars, son plan pour l’intelligence artificielle (IA), au lendemain de la remise d’un rapport sur le sujet par le député et mathématicien Cédric Villani. Nos journalistes David Larousserie, du service Sciences, et Morgane Tual, du service Pixels, ont répondu aux questions des internautes.

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                Intelligence artificielle : ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani



Fab : A quel niveau se situe la France face aux grandes nations sur le sujet de l’IA ?
David Larousserie : La France a des atouts, essentiellement en recherche avec ses universités, ses organismes de recherche (Inria, CNRS). Beaucoup sont d’ailleurs recrutés par les fameux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) comme Yann LeCun (Facebook), Olivier Bousquet (Google)…
Ces Gafam installent aussi des centres de recherche en France. Les raisons sont que les technologies de l’IA sont très liées aux mathématiques, une discipline où la France dispose de grands viviers. Au niveau mondial, Etats-Unis, Canada, Chine et nos voisins européens sont des leaders.
Ugo : Finalement, ne va-t-on pas vers une IA partout, toujours ? Le rapport y incite-t-il ou au contraire va-t-il vers une restriction de l’utilisation de l’IA, notamment quand celle-ci met en danger des emplois ?
Morgane Tual : Le rapport de Cédric Villani pousse en effet pour le développement des technologies d’IA, dans de nombreux secteurs. Le député et mathématicien n’est pas dans une logique de frein, bien au contraire. Concernant l’emploi, je vous copie la réponse qu’il nous a donnée à ce sujet, lors d’un entretien mené lundi :
« Si nous ne faisons rien, nos entreprises vont perdre en compétitivité et l’économie dégringolera encore. Personne ne sait trop comment le travail va évoluer. Les économistes font des prédictions très variées, mais c’est extrêmement dur de savoir quelles tâches seront automatisables. »
Lyrink : L’IA est souvent présentée comme synonyme de progrès et ses applications pratiques sont souvent louées. Cependant, cette technologie soulève des questions. Qu’en est-il donc des annonces du gouvernement à propos des problèmes éthiques et juridiques ?
M. T. : Emmanuel Macron a évoqué, dans son discours, la dimension éthique de l’IA, et a annoncé la mise en place d’un « GIEC » de l’IA – en référence au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Il s’agira d’un organisme chargé de réfléchir aux impacts éthiques de l’IA.
Par ailleurs, le président de la République souhaite que les algorithmes utilisés par l’Etat soient pour la plupart rendus publics, comme celui de Parcoursup.
Zap : Rattraper le retard dans la recherche de l’IA sans rémunérer les chercheurs à leur juste valeur, pensez-vous que c’est possible ?
D. L. : Le rapport Villani recommandait en effet le doublement des salaires des jeunes chercheurs (qui est d’environ 1,7 smic selon le même rapport). La proposition n’a pas été retenue par le président de la République. En revanche, les chercheurs pourront augmenter leur rémunération en travaillant pour partie pour des entreprises. Ce genre d’activité est aujourd’hui plafonné à 20 % du revenu ; le plafond passerait à 50 % lors d’un prochain projet de loi économique. Le risque est de multiplier les situations de conflits d’intérêts : pour les discussions éthiques ou réglementaires, trouvera-t-on des chercheurs indépendants des parties prenantes ?
Des chaires d’excellence (en fait qui existent déjà) seront également créées, permettant d’offrir un « paquet » à un chercheur (salaire, moyens financiers pour la recherche, capacité à recruter des thésards et post-doc…). Là aussi le privé est généralement partenaire de ces chaires.
Lui : Si j’ai bien compris la proposition de Cédric Villani de favoriser les échanges de données, notamment en Europe, le rapport précise un échange de données axé sur la santé, etc. Cette proposition ne peut-elle pas engendrer des excès comme le vol de données personnelles ?
M. T. : La mutualisation de grandes masses de données personnelles présente en effet un risque potentiel, aucun système informatique ne pouvant être considéré comme inviolable. Cette inquiétude est particulièrement pertinente concernant les données de santé, extrêmement sensibles. Si une plate-forme de partage de données de santé est effectivement créée, elle devra être mise en œuvre de façon très rigoureuse, avec de fortes garanties concernant l’anonymisation des données et la sécurité du système. La réglementation européenne, et surtout française, en matière de données de santé est extrêmement stricte.
 Sébastien : L’IA a-t-elle conscience d’elle-même ?
D. L. : Non, quand elle conduit une voiture ou joue au Go, elle ne sait même pas ce qu’elle est en train de faire.
Ce sont des algorithmes, des programmes, des logiciels… sans conscience. On les qualifie d’« intelligents » car leurs paramètres ont été souvent « appris » (lors d’une phase de confrontation avec des exemples connus) et qu’ils font mieux que nous dans certaines tâches.
Lampion : Le rapport fait-il mention de limitations quant au développement de certains types d’IA ? Je pense notamment à l’interdiction de développer des « armes autonomes ».
M. T. : Le rapport de Cédric Villani reste relativement évasif sur la question des armes autonomes. Il en appelle au « débat de société » et ne s’engage pas sur la question de leur interdiction ou d’un moratoire. En août, une lettre ouverte aux Nations unies signée par 116 fondateurs d’entreprises de robotique et d’IA avait réclamé l’interdiction des robots tueurs autonomes. D’autres initiatives visant à alerter sur les dangers de ces technologies ont eu lieu par le passé.
Jean Noël : Pourrait-il être envisagé une IA pluri ou multidisciplinaire (capable d’intervenir en secteur hospitalier, de gérer financièrement une intervention, de gérer des moyens humains et matériels pour une opération, etc.) ?
D. L. : Cela relève largement de la science-fiction.
Déjà, mettre au point et évaluer un algorithme capable d’aider un médecin à fournir un diagnostic, à trouver le meilleur traitement possible, n’est pas aisé. En outre, les robots (avec deux bras et deux jambes) sont aussi délicats à mettre au point, y compris en milieu hospitalier. On en est à des « robots » de téléprésence, d’accompagnement…
Quentin Cordelier : Faut-il avoir peur de l’IA ?
M. T. : Vaste question ! Je me permets, pour y répondre, de vous renvoyer vers cet article, qui liste les problèmes très concrets que pose aujourd’hui l’IA – au-delà des fantasmes de science-fiction bien connus.

        Lire aussi :
         

                Au-delà des fantasmes, quels sont les problèmes concrets que pose l’intelligence artificielle ?



Hubert_Dreyfus : Le cycle se répète régulièrement, l’investissement sur l’IA explose, on nous annonce quasiment un nouveau monde en préparation (le traducteur universel était prévu, en 1970, pour l’an 2000) mais les problèmes fondamentaux liés à la cognition sont toujours les mêmes, et la science est, depuis bientôt 60 ans, dans l’incapacité absolue d’envisager une solution (récréer artificiellement les mécanismes de la pensée). Ne croyez-vous pas que l’on s’achemine plutôt vers un nouvel « Hiver de l’Intelligence Artificielle » (AI Winter), 3e ou 4e du nom ?
M. T. : C’est ce que craignent certains chercheurs. Depuis le début des années 2010, ces technologies ont énormément progressé, et les investissements avec, mais jusqu’à quand ? Rien n’assure que ces progrès se poursuivront au même rythme dans les années à venir. A force d’en faire « trop » sur l’IA, ne risque-t-on pas de créer une déception, par rapport aux promesses immenses régulièrement avancées ? Auquel cas, les investissements pourraient être amenés à baisser drastiquement, ce qui pénaliserait fortement la recherche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Au menu : que faire si vous trouvez un morceau de la station spatiale chinoise, New Delhi veut purifier son air, les jouets de bain sont des nids à microbes, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Les nombreux nodules et tâches qui parsemaient son visage étaient dus à une maladie génétique.
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Le visage de l’homme de Cro-Magnon était couvert d’excroissances

Les nombreux nodules et tâches qui parsemaient son visage étaient dus à une maladie génétique.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 10h35
   





                        



   


Le célèbre homme de Cro-Magnon a désormais un visage ! Une équipe de chercheurs français, menée par le docteur Philippe Charlier, a déterminé que sa figure était couverte de nombreux nodules bénins, dont un gros sur le front, dus à une maladie génétique, « une neurofibromatose de type 1 ». Cette maladie génétique occasionne le développement de tumeurs bénignes des nerfs périphériques, à la fois superficielles et profondes (neurofibromes), ainsi que la formation de taches sur la peau.
« Son conduit auditif interne gauche était lui aussi abîmé, vraisemblablement par une tumeur qui a grossi », a confié Philippe Charlier. Découvert en 1868 dans la grotte des Eyzies (Dordogne), le squelette de Cro-Magnon 1 est celui d’un individu mâle Homo sapiens, datant de 28 000 ans environ.
Un gros nodule sur le front
A l’occasion des 150 ans de sa découverte, le fossile, dont le crâne est conservé au Musée de l’Homme à Paris, a été réexaminé par le médecin légiste et anthropologue Philippe Charlier et d’autres chercheurs dont le paléoanthropologue Antoine Balzeau. Les travaux de l’équipe ont été publiés, vendredi 30 mars, dans la revue médicale Lancet.
L’équipe dirigée par le Dr Charlier à l’université de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) a pratiqué sur l’homme de Cro-Magnon un examen anthropologique et médical direct et réalisé un microscanner au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).
Ils ont ensuite comparé les données avec celles issues de diverses collections anatomiques et pathologiques en France. Ce qui leur a permis de proposer ce diagnostic. Munis de cette proposition de diagnostic, « nous avons ensuite réalisé une reconstitution réaliste de la face de cet homme d’âge moyen, en tenant compte de sa pathologie », poursuit le maître de conférences.
Et son visage est apparu, mangé par les neurofibromes : un gros nodule sur le front, d’autres plus petits sur les arcades sourcilières, d’autres encore près du nez et des lèvres… « Il en avait partout. » Par « parti pris », les chercheurs ont choisi de présenter cet homme moderne « avec une barbe abondante ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Une étude remet en cause l’idée que l’eau sur notre planète viendrait majoritairement d’un très ancien bombardement par des comètes et des météorites.
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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Plusieurs cas de pneumothorax – un affaissement du poumon après percement de la plèvre – ont été rapportés après des séances d’acupuncture.
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ [Semaine de la presse 2018] Les rares études évaluant l’impact de cette pollution sur les bêtes permettent de révéler plus vite des risques invisibles pour la santé.
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Pollution de l’air : les animaux, des sentinelles pour l’homme

[Semaine de la presse 2018] Les rares études évaluant l’impact de cette pollution sur les bêtes permettent de révéler plus vite des risques invisibles pour la santé.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 13h48
    |

            Faustine Vincent








                        



   


[Ce sujet a été proposé à une journaliste du Monde par onze élèves de 4e du collège Henri-IV de Meaux, le 19 mars, à l’occasion de la Semaine de la presse 2018, lors d’une visite à la rédaction du journal.] 
Le canari était jadis un célèbre lanceur d’alerte. Quand les hommes descendaient dans les mines de charbon, ils l’emportaient avec eux pour être avertis quand la concentration en monoxyde de carbone devenait potentiellement mortelle. L’oiseau, vingt fois plus sensible que l’homme à ce gaz très toxique mais inodore et incolore, prévenait du danger en tombant de son perchoir, asphyxié. Il ne restait alors qu’une dizaine de minutes aux mineurs pour sortir et échapper à la mort.
Dans les mines hier comme dans les zones urbaines aujourd’hui, les animaux sont aussi exposés que les hommes à la pollution de l’air. On peut évaluer ses ravages chez les êtres humains : plus de 500 000 morts prématurées par an en Europe, dont 45 840 en France, selon l’Agence européenne de l’environnement. En revanche, on ignore ce qu’il en est pour les animaux. L’équivalent de l’agence Santé publique France et de l’Assurance-maladie (qui observent en permanence l’état de santé des Français) n’existant pas pour eux, il est impossible de mesurer l’impact de cette pollution de façon globale et systématique. Et les études sur le sujet sont rarissimes.
« Personne ne s’intéresse à ça, regrette Martine Kammerer, professeure de toxicologie animale et responsable du Centre antipoison animal et environnemental de l’Ouest. Je le déplore, parce que la pollution atmosphérique participe des problèmes respiratoires et du développement de cancers chez les animaux de compagnie. » A défaut de statistiques, elle fait valoir le « bon sens » : « Ils respirent le même air que nous, donc ils en subissent les mêmes effets, surtout les plus âgés et les plus fragiles. »
« On a découvert que les chats avaient des phtalates dans le sang. C’était une grande surprise »
Les risques sont plus marqués pour les chiens en ville, dont le museau est au niveau des pots d’échappement, provoquant des troubles respiratoires. Les chats sont eux aussi vulnérables au dioxyde d’azote, aux particules fines et aux hydrocarbures ; en particulier les asthmatiques. « C’est certain, mais difficile à chiffrer », précise la professeure. D’autant que les pics de pollution ne se traduisent pas forcément par une hausse des consultations vétérinaires.
A l’image du canari dans les mines, les animaux de compagnie peuvent pourtant jouer un rôle de « sentinelle » pour les hommes : étudier l’impact de la pollution atmosphérique sur eux permet de collecter des données sur la composition de l’environnement, et de révéler plus rapidement des risques invisibles pour la santé.

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La docteure vétérinaire Brigitte Enriquez, professeure émérite de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, a ainsi mené une étude sur des chats à Paris en 2016. « On a découvert qu’ils avaient des phtalates dans le sang. C’était une grande surprise, car l’environnement [où ils évoluaient pour l’expérience] était “pauvre”, sans objets plastique alentour. » Elle en a conclu que des phtalates étaient présents dans l’air extérieur. Les chats ont ici servi d’« indicateurs d’exposition » à la pollution. Mais les effets de cette exposition, eux, peuvent varier entre les animaux et les humains, dont la sensibilité n’est pas la même. La prudence est donc de mise avant de transposer telles quelles les observations faites sur les bêtes.
Pour autant, Brigitte Enriquez juge « essentiel » d’étudier cette question. « Pendant des décennies, le discours consistait à dire que les hommes étaient une espèce à part, sur son piédestal, et qu’on ne pouvait pas les comparer avec les animaux, se souvient cette pionnière sur le sujet en France. La prise de conscience de l’intérêt d’étudier les animaux est venue tardivement. »
Des répercussions sur la chaîne alimentaire
La mystérieuse maladie observée dans les années 1950 au Japon dans la baie de Minamata, contaminée par le mercure que déversait l’usine chimique voisine, a servi de déclic. Les chats qui ont mangé des poissons malades ont eu rapidement un comportement anormal : ils devenaient fous et se jetaient dans la mer. Des années plus tard, pêcheurs et habitants ont, à leur tour, développé des symptômes physiques et neurologiques. Premier cas d’intoxication environnementale à grande échelle, le scandale a mis au jour le fait que « les chats pouvaient être des animaux sentinelles en servant d’indicateurs d’exposition et d’effet neurologique », souligne Brigitte Enriquez. Il a aussi mis en évidence « l’importance et le fonctionnement de la chaîne alimentaire ».
Et plus on est haut dans la chaîne alimentaire, comme l’homme, plus la concentration des polluants - ingérés en bas de la chaîne par les plus petits animaux - s’accentue. Les scientifiques appellent cela « phénomène de biomagnification » ou « bioaccumulation ». « Les polluants s’accumulent au fur et à mesure dans les graisses des animaux, explique Renaud Scheifler, écotoxicologue et maître de conférences au laboratoire de chrono-environnement du CNRS. Une algue contenant 0,1 microgramme par kilo [de polluant] va ainsi passer à 10 000 chez l’ours polaire en bout de chaîne. Mais on peut parfois passer d’un coefficient de 1 à un million ! » D’où l’intérêt de ne pas négliger l’observation de l’impact de la pollution même sur les plus petits animaux.
Les vers de terre et les merles des villes trois fois plus contaminés que ceux des champs
C’est ce qui a incité Renaud Scheifler à se pencher en même temps sur la contamination au plomb des vers de terre et sur celle des merles, qui les mangent. L’idée était de voir si les oiseaux pouvaient être encore contaminés par ce métal lourd potentiellement toxique – dégagé pendant des décennies par les pots d’échappements puis retombé sur le sol – malgré l’interdiction du plomb dans les carburants depuis le 1er janvier 2000. « On s’attendait à ce que [le plomb] passe par voie alimentaire », précise l’écotoxicologue. L’hypothèse s’est confirmée : les vers de terre et les merles des villes étaient trois fois plus contaminés que ceux des champs. Le plomb, qui peut rester des millénaires dans la terre, a continué d’être ingurgité par les vers de terre, eux-mêmes consommés par les merles.
A plus grande échelle, l’impact de la pollution de l’air sur les animaux en zone urbaine reste à défricher. « C’est LE gros sujet de demain, assure Renaud Tissier, professeur de pharmacie-toxicologie. D’abord parce qu’on parle de plus en plus du bien-être animal, mais aussi parce que les animaux peuvent jouer ce rôle de sentinelle pour l’homme. » Et pas seulement les canaris.

Les principaux composants de la pollution de l’air
Les principaux polluants atmosphériques se classent dans deux grandes familles bien distinctes, explique l’association Airparif, qui surveille la qualité de l’air en Ile-de-France : les polluants primaires et les polluants secondaires.
Les polluants primaires. Ils sont directement issus des sources de pollution (trafic routier, industries, chauffage, agriculture...). Il s’agit par exemple des oxydes de carbone, des oxydes d’azote, des hydrocarbures légers, des particules (les plus fines sont dix fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu, mais peuvent entraîner des maladies graves), et des métaux comme le plomb ou le mercure.
Les polluants secondaires. Ils ne sont pas directement rejetés dans l’atmosphère mais proviennent de réactions chimiques de gaz entre eux. C’est le cas notamment des particules secondaires, de l’ozone et du dioxyde d’azote.
Par ailleurs, les phtalates sont des produits chimiques couramment utilisés dans les matières plastiques, mais aussi présents dans les cosmétiques, les vêtements, les jouets, etc.



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