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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Phénomène unique dans l’histoire du manga sportif, « Captain Tsubasa » revient trente-deux ans après, dans une version modernisée.
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« Olive et Tom », le dessin animé de foot culte, est de retour

Phénomène unique dans l’histoire du manga sportif, « Captain Tsubasa » revient trente-deux ans après, dans une version modernisée.





Le Monde
 |    02.04.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 16h59
    |

            Pauline Croquet et 
William Audureau





C’est le genre de nouvelle à provoquer une ola géante : Olivier Atton, Thomas Price, Mark Landers et leurs coéquipiers rechaussent les crampons. Les héros de Captain Tsubasa, plus connu sous le nom d’Olive et Tom en France, ont droit à une nouvelle série diffusée depuis lundi 2 avril en France, quelques heures après la sortie japonaise, sur la plate-forme de VOD spécialisée ADN.
Ce nouveau dessin animé de 52 épisodes reprend fidèlement les volumes 1 à 14 du manga de Yoichi Takahashi. « Cela suit exactement la même histoire, c’est un reboot du début de la série. Mais tout est modernisé », assure Aâdil Tayouga, responsable licence chez Viz Media Europe, qui s’occupe de la gestion des droits de la série en France.

Captain Tsubasa, c’est l’histoire d’un jeune garçon qui veut devenir champion du monde, Tsubasa Ozora (Olivier Atton, dans l’ancienne VF). La franchise, diffusée à partir de 1983 et qui s’est poursuivie par intermittence jusqu’en 2002, compte plus de 200 épisodes.
Le dessin animé Olive et Tom a été un phénomène dans de nombreuses régions du monde, qu’il soit connu sous le nom de Captain Tsubasa au Japon, Supercampeones en Espagne et en Amérique latine, Die tollen Fußballstars en Allemagne, ou encore Captain Madjid dans les pays arabes.

Un pari au pays du base-ball

   


A l’origine de cette série, un manga né en 1981 et vendu à 82 millions de volumes – un succès magistral et inattendu pour du football. Auparavant, de nombreux mangas avaient déjà abordé les sports les plus populaires dans l’archipel : judo (Judo Boy), boxe (Ashita no Joe), base-ball (Kyojin no Hoshi), etc. Yoichi Takahashi les connaît bien, lui qui rêvait enfant de devenir joueur de base-ball.
Le ballon rond, par contre, n’avait rien d’un thème vendeur au Japon. Le pays ne s’est jamais qualifié pour la Coupe du monde – il le sera pour la première fois en 1998 – et n’a même pas de ligue professionnelle. Yoichi Takahashi lui-même s’en désintéressait, jusqu’à ce qu’il tombe, à l’âge de 18 ans, sur la retransmission télévisée de la Coupe du monde 1978, organisée et remportée par l’Argentine, et soit envoûté par sa ferveur ambiante.
« J’ai appris qu’en Europe, le football était bien plus populaire que le base-ball », relate-t-il à Nippon.com : 
« Je traitais jusqu’alors plutôt de base-ball dans mes premiers mangas, mais le marché était déjà saturé. Donc j’ai choisi d’opter pour le football, très inexploré. » 
Shonen Jump, revue pour mangakas débutants, accepte de publier son histoire.
Ambassadeur du Japon victorieux

   


Devenu supporteur de l’Argentine et de l’Allemagne, il dessine en travaillant « vingt-quatre heures sur vingt-quatre, du lever au coucher », selon ses confidences au quotidien sportif espagnol As. Le plus souvent la nuit, rivé aux diffusions des matchs de la Liga.
Il suit également l’attaquant Kazuyoshi Miura, première star nippone du ballon rond, transférée à Sao Paulo en 1982 et champion de seconde division du Brésil en 1983. Comme il l’explique dans les lignes de So Foot :
« Même si je me suis surtout inspiré de Kempes et Maradona pour les actions fantasques, je voulais vraiment que le personnage d’Olivier Atton ait beaucoup de similitudes avec “Kazu” Miura, car c’était le premier footballeur japonais à jouer à l’étranger. »
Le jeune public de l’hebdomadaire de bandes dessinées Shonen Jump adhère immédiatement. « Captain Tsubasa a rafraîchi le manga sportif en montrant le côté attractif et jouissif du football, aspects alors méconnus au Japon », analyse Karyn Nishi-Poupée, correspondante de l’Agence France-Presse à Tokyo et autrice de L’Histoire du manga (Tallandier, 2016).
Il traduit également l’optimisme ambiant d’une nation alors en plein essor économique, une période « marquée par l’envie des Japonais se sentant pousser des ailes de découvrir le monde, de faire aussi main basse sur des valeurs étrangères. »

   


Succès générationnel
En Europe, c’est par le dessin animé que Captain Tsubasa se fait connaître. La chaîne de télévision Italia 1, de Silvio Berlusconi, est la première à l’importer, en 1986. Le Cavaliere l’exporte en France pour fournir du contenu à la nouvelle-née du paysage audiovisuel français, La Cinq, chaîne privée dont il est le principal actionnaire avec sa holding Finivest. Son générique français est directement repris de la chanson thème d’un autre dessin animé diffusé sur Italia 1, Lupin (Edgar le détective cambrioleur, en VF).

Olive et Tom connaît un succès retentissant en France, où il n’existe pas, avant lui, de programmes de fiction sur le foot. Mais c’est surtout son style qui séduit.
« Cet animé marque une rupture avec les précédentes séries. Il se démarque visuellement avec de l’exubérance dans les actions, les proportions tronquées. Le design des personnages est assez atypique, pas vraiment réaliste, mais efficace », explique Philippe Bunel, journaliste à Animeland et coauteur de l’ouvrage Un siècle d’animation japonaise (Ynnis, 2017) :
« Il y avait une dimension dramatique dans chaque action avec des plans longs dans les tribunes et sur les équipiers. C’était fun et improbable. Cela a aussi projeté notre langage de footeux dans un anime avec de l’enjeu. »
Des effets de manche ont souvent été moqués mais jamais égalés : des remontées de balle qui n’en finissaient pas (18 kilomètres de terrain), des ballons aussi puissants que des roquettes (le fameux tir du tigre) et des figures acrobatiques qui défiaient la gravité (ah, la catapulte infernale des frères Derrick)…

Parrain du championnat japonais
« On dit au Japon que les footballeurs nippons n’auraient sans doute pas existé sans Captain Tsubasa », témoigne Karyn Nishi-Poupée. Les premiers succès de la sélection nationale (championne d’Asie 1992, 1996 et 2004), ce sont les joueurs qui ont grandi avec Captain Tsubasa qui les ont décrochés. Encore aujourd’hui, la ligue nationale créée en 1992, la J-League, lui rend régulièrement hommage.

Son influence dépasse l’Archipel. Tsubasa Ozara a été le premier modèle de stars actuelles, comme le meneur colombien James Rodriguez, l’artiste barcelonais Andres Iniesta ou encore l’attaquant espagnol Fernando Torres, tous deux champions du monde en 2010. « Je voulais être Olivier, car il était épatant sur le terrain », a ainsi relaté au Daily Mail l’attaquant de la Roja.
Au-delà des amateurs de ballon rond, Captain Tsubasa marque une génération entière d’enfants aujourd’hui trentenaires. Ainsi, le rappeur Soprano a-t-il dans son répertoire la chanson Mark Landers, du nom du rival renfrogné d’Olivier Atton.

Opération séduction pour la Coupe du monde
Vrai symbole de pop culture, la série est devenue un outil de communication puissant pour le Japon : « Des camions de l’armée japonaise envoyés en mission d’assistance et reconstruction en 2004 en Irak étaient décorés par des illustrations de Captain Tsubasa, transformé alors en ambassadeur du Japon pacifiste », signale Karyn Nishi-Poupée.
Cette franchise des années 1980 regarde désormais vers le futur. « La date de sortie à l’approche de la Coupe du monde de foot, mais aussi la possibilité de prolonger cette série en cas de succès jusqu’aux JO de 2020 à Tokyo, ne sont pas anodines », explique Philippe Bunel. Olivier et compagnie figurent même dans la vidéo de promotion des prochains Jeux.
Viz Media souhaite d’ailleurs que ce nouvel Olive et Tom soit à terme diffusé à la télévision pour conquérir un public plus large, explique sa cheffe de produit, Mathilde Le Calvé. « Dans un premier temps, on lance la série comme un contenu nostalgique, mais dans un second temps on la positionnera comme un dessin animé classique pour 6-10 ans. » Qui bercera, qui sait, les champions du monde des années 2040 ?




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Zlatan Ibrahimovic, la conquête de l’Amérique

En frappant les esprits dès son premier match avec le LA Galaxy, Zlatan Ibrahimovic confirme qu’il a toujours été à la fois l’acteur et le narrateur de ses exploits, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 10h23
   





                        



   


Chronique. Certains joueurs accèdent au statut de « génies du football » par leur capacité à inscrire leur parcours dans l’histoire de ce sport. D’autres, dont Eric Cantona ferait un bon archétype, ont du génie pour scénariser leur propre histoire. Grâce, en particulier, à leur capacité à réaliser plus que le bon geste au bon moment : le geste extraordinaire au moment où il aura une résonance fracassante.
Samedi 31 mars, Zlatan Ibrahimovic est entré en jeu pour la première fois en Major League Soccer, à vingt minutes de la fin du temps réglementaire, alors que sa nouvelle équipe du Los Angeles Galaxy était menée 1-3 par LAFC. Après la réduction du score par son coéquipier Chris Pontius (l’international américain, pas le membre de l’émission Jackass), la star marqua d’abord sur un tir splendide de trente-cinq mètres. 



TOURNÉE MONDIALE
La frappe est techniquement parfaite (on peut en admirer l’effet sur le replay en contrechamp). Un mélange de spontanéité, de maîtrise et de calcul. Même si l’intéressé affirma ensuite : « Je n’ai pas réfléchi », il avait certainement saisi, dans cette fraction de seconde, à la fois la position avancée du gardien et l’impact potentiel du geste qu’il allait tenter — bien au-delà du modeste StubHub Center de Los Angeles (27 000 places).
« Zlatan » a le pouvoir de donner de la réalité aux expressions les plus éreintées, comme celle du « but qui fait le tour du monde ». Il n’y eut pas un endroit de la planète football qui ne fût instantanément informé de son geste. D’autant que, pour amplifier cet écho, il réussit aussi à donner la victoire à ses couleurs dans le temps additionnel… Et le site officiel de la MLS de s’interroger, après ce doublé : « Ce match est-il le plus grand de l’histoire du championnat ? »
Ibrahimovic a également le don d’être le meilleur commentateur de ses exploits. « Le lion a faim », avait-il déclaré en débarquant. « Les supporteurs ont crié : “On veut Zlatan !”, je leur ai donné du Zlatan », a-t-il asséné à l’issue du match. Non sans contresigner son exploit en lui donnant un caractère ordinaire — pour lui du moins : « Chaque fois que je rejoins une nouvelle équipe, je marque dès mon premier match. Je ne pouvais pas faire autrement aujourd’hui. »

    Los Angeles, welcome to Zlatan. #zLAtan #LAGalaxy Une publication partagée par  Zlatan Ibrahimović (@iamzlatanibrahimovic) le 23 Mars 2018 à 7 :56 PDT 

Avec son sens de la formule, son goût de la provocation et sa mégalomanie calculée, Ibrahimovic carbure à l’arrogance, avec succès. Il promeut aussi sa propre marque, qui perdure indépendamment des maillots qu’il aura portés (sept en Europe). Quitte à donner à sa carrière des airs de tournée mondiale — « J’ai ajouté la Suède sur la carte du monde, maintenant j’ai aussi ajouté la France », assurait-il en 2015. Quitte, aussi, à susciter des doutes sur sa tendance à cannibaliser l’attention, voire le jeu, au détriment de son équipe.
DANS SON ÉLÉMENT
Ce fut toute l’ambivalence de ses quatre saisons à Paris. Une réussite complète sous l’angle de ses imparables statistiques personnelles, moins sous celui du bénéfice sportif pour son club. Il a laissé à ses entraîneurs peu de possibilités de définir un projet autrement qu’autour de lui, et à ses coéquipiers, peu de lumière. « Au PSG, il n’y a qu’un chef. C’est moi. Naturellement. » (2015 encore). On put s’interroger sur le rapport de forces entre le club et un joueur aussi puissant et égocentré — on le peut de nouveau avec Neymar. 
Si la construction du projet sportif a été compromise, les intérêts furent partagés sur le plan de la communication : l’image et la notoriété du Suédois ont servi celles du PSG. Le joueur n’en a pas pâti. « Arrivé comme un roi, je repars comme une légende » : ainsi Moi, Zlatan Ibrahimovic (c’est le titre de son autobiographie) avait-il signé ses adieux parisiens, au terme d’une rocambolesque cérémonie au Parc des Princes.
Le Galaxy et la MLS peuvent d’ores et déjà se féliciter de ce premier coup d’éclat et de projecteur. Mais, onze ans après le recrutement de David Beckham, sous le même maillot, ce championnat qui se structure et se développe efficacement s’en remet encore à l’acquisition de stars vieillissantes. Certes, ils tiennent là un grand entertainer, et ils lui offrent une scène propice pour faire le spectacle.
Lui-même avait annoncé sa future conquête en novembre 2016 : « J’ai voyagé comme Napoléon, en conquérant tous les pays où j’ai mis les pieds. Alors peut-être que je devrais faire ce que Napoléon n’a pas fait et traverser l’Atlantique afin de conquérir aussi les Etats-Unis ». Fidèle à sa légende, Ibrahimovic ne laisse personne l’écrire à sa place.
Jérôme Latta, rédacteur en chef des « Cahiers du Football »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire du PSG en Coupe de la Ligue et à l’élimination clermontoise en Coupe d’Europe de rugby. La preuve par Le Monde.fr.
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Sister Jean, Anthony Joshua et l’exploit de Montpellier… ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire du PSG en Coupe de la Ligue et à l’élimination clermontoise en Coupe d’Europe de rugby. La preuve par Le Monde.fr.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 07h58
    |

                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, le Paris-Saint-Germain a (encore) remporté la Coupe de la Ligue en battant Monaco.

   


Oui, le Racing a éliminé Clermont de la Coupe d’Europe de rugby.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Un petit miracle tu réaliseras

   


La star du tournoi de basket universitaire américain est une nonne de 98 ans qui porte des Nike personnalisées. Elle s’appelle « Sister Jean », c’est l’aumônière de la petite université jésuite de Loyola-Chicago et elle a réussi l’exploit de presque éclipser la performance des joueurs : en se hissant au Final Four, les demi-finales du tournoi national, les « Ramblers » ont égalé un record. Celui de l’équipe la moins bien classée à atteindre ce stade de la compétition. Et si leur parcours héroïque a déchaîné les passions aux Etats-Unis, c’est bien leur aumônière qui en est devenue le symbole.

Here they are, the Air Sister Jeans on the feet of Loyola-Chicago's team chaplain, 98-year-old Sister Jean Delores… https://t.co/Asjuc6X3jE— darrenrovell (@Darren Rovell)


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Toujours le sourire aux lèvres, casquette, tee-shirt et écharpe aux couleurs de Loyola-Chicago, « Sister Jean » a suivi les joueurs lors de tous leurs matchs. Devenue l’attraction principale du tournoi, elle a même eu droit à sa propre conférence de presse avant les demi-finales. Flairant le bon filon, de nombreuses marques se sont mises à proposer des accessoires à son effigie. La nonne a d’ailleurs donné « sa bénédiction » à l’université pour qu’elle utilise (et commercialise) son image.

Absolute MOB SCENE for Sister Jean’s press conference 

— willsherratt (@Will Sherratt)


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Le conte de fées de Loyola-Chicago a finalement pris fin en demi-finale, avec une défaite face à l’université de Michigan. Mais leur histoire aura marqué ce tournoi 2018, et « Sister Jean » y est pour beaucoup.
Les ceintures tu réuniras

   


Champion du monde IBF et WBA des lourds, le boxeur anglais Anthony Joshua a récupéré ce week-end la ceinture mondiale WBO, en battant le Néo-Zélandais Joseph Parker. Dans un combat maîtrisé mais peu flamboyant, Joshua a profité de son avantage d’allonge pour l’emporter aux points, à l’unanimité des trois juges. Une première pour le champion olympique 2012 qui restait sur 20 victoires par K.-O. en 20 combats professionnels.
Anthony Joshua détient désormais les ceintures de champion du monde IBF, WBA et WBO, soit trois des quatre fédérations majeures de la boxe professionnelle. Il est aussi à un combat d’unifier toutes les ceintures majeures de ce sport où les fédérations pullulent et sont en concurrence : le champion des lourds WBC (vous suivez toujours ?), Deontay Wilder, n’attend qu’une chose, affronter Joshua dans un choc au sommet. Mais comme souvent en boxe, ce « combat de l’année » est compliqué à organiser ; la faute aux promoteurs, qui négocient âprement les conditions d’un tel affrontement.
En attendant, Deontay Wilder risque d’avoir quelques soucis. Le « Bronze Bomber », comme il se surnomme, s’est laissé aller dans une émission de radio, expliquant qu’il espérait bien tuer quelqu’un sur un ring un jour. « Je veux qu’il y ait un mort à mon palmarès, j’en veux un, vraiment », a-t-il déclaré. Un dérapage non contrôlé qui n’a pas franchement plu au président de sa fédération, Mauricio Sulaiman. Le boxeur risque une suspension.
Sur les Classiques féminines tu régneras

   


Anna Van der Breggen est un phénomène. Dimanche 1er avril sur le Tour des Flandres, la Néerlandaise de 27 ans a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès impressionnant. Partie en solitaire à 25 kilomètres de l’arrivée, la championne olympique en titre a levé les bras avec plus d’une minute d’avance. La Néerlandaise règne sur le cyclisme féminin depuis l’année dernière. Déjà vainqueure du Giro féminin en 2015 et de l’or olympique à Rio, elle a réalisé une saison 2017 quasi parfaite en remportant Liège-Bastogne-Liège, la Flèche wallonne et l’Amstel Gold race. Intraitable sur les Classiques ardennaises, elle avait également remporté un deuxième Tour d’Italie.
Déjà triomphante des Strade Bianche cette saison avec une attaque similaire, Van der Breggen a levé les bras pour la première fois de sa carrière sur un monument flandrien, illustrant une nouvelle fois sa polyvalence. Seul le maillot arc-en-ciel semble pour l’instant lui échapper. Deuxième en 2015, elle n’avait pas pu faire mieux qu’une huitième place l’an passé.
Le Tour des Flandres féminin a également été marqué par une violente chute à une soixantaine de kilomètres de l’arrivée. Plusieurs concurrentes, dont la Française Roxane Fournier, touchée aux côtes, ont dû abandonner.

🚑Après sa chute sur le #RVVwomen, plus de peur que de mal pour @FournierRoxane au vu de la chute impressionnante do… https://t.co/c4xsn03cS7— FDJ_NAqui_Fut (@FDJ-Nouvelle Aquitaine-Futuroscope)


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L’équipe du week-end : Montpellier handball
L’équipe de handball de Montpellier a réussi un bel exploit ce week-end. « La plus belle défaite de l’histoire du hand français », résumait Baptiste Bonnefond. En huitième de finale retour de Ligue des champions, les handballeurs tricolores ont éliminé Barcelone, dans son antre du Palau Blaugrana. Une défaite 30-28 arrachée, deux petits points d’écarts seulement qui permettent de passer, puisque Montpellier avait battu de trois points le club le plus titré de la compétition au match aller. C’est Diego Simonet, le demi-centre argentin du MHB, qui a inscrit le but décisif à sept secondes du coup de sifflet final pour faire basculer définitivement cette rencontre un peu folle. Montpellier sera accompagné en quarts de finale du PSG et de Nantes, pour un record dans l’histoire du hand français qui n’avait jamais connu trois représentants à ce stade de la compétition.
Le chiffre qui en dit long : 37

   


C’est le nombre de titres que le Brésilien Dani Alves a remporté dans sa carrière, ce qui fait de lui le footballeur le plus titré de l’histoire. En remportant la Coupe de la Ligue avec le PSG samedi, l’ancien Barcelonais a dépassé le total de son compatriote Maxwell, jeune retraité des terrains en 2017 et devenu coordinateur sportif du PSG, qui s’était arrêté à 36. Dans le détail, cela donne entre autres six Ligas, une Serie A, cinq Coupes du Roi, une Coupe d’Italie… Alves pourrait bientôt ajouter un trophée de Champion de France de Ligue 1 et une Coupe de France à son palmarès. Il devra en revanche attendre pour ajouter un trophée européen à son tableau de chasse. Son compteur reste pour l’instant bloqué à deux Coupes de l’UEFA et trois Ligues des champions. Pas trop mal.
Les wikis du week-end
Facile
Revenu récemment dans le championnat de France, j’impressionne par ma forme et, en plus, je marque. Au point de me faire une place dans la liste des 23 pour la Coupe du monde ?

   


Moyen
Futur adversaire des Bleus en Coupe du monde, j’ai inscrit un superbe but pour mon club en championnat dans un match décisif.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le joueur de 32 ans a battu, dimanche, en trois sets l’Allemand Alexander Zverev en finale du Masters 1000.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Tennis : l’Américain John Isner sacré à Miami

Le joueur de 32 ans a battu, dimanche, en trois sets l’Allemand Alexander Zverev en finale du Masters 1000.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 22h15
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 23h02
   





                        



   


L’Américain John Isner a remporté dimanche à 32 ans son titre le plus important en venant à bout en finale du Masters 1000 de Miami de l’Allemand Alexander Zverev, 5e mondial, 6-7 (4/7), 6-4, 6-4.
Isner, 17e mondial, a ajouté un treizième titre à son palmarès, le premier dans un Masters 1000, les tournois les plus importants après ceux du Grand Chelem, alors qu’il était arrivé à Miami en ayant gagné seulement deux matches en 2018.
Grâce à ce succès après trois défaites en finale d’un Masters 1000, Isner va grimper au 9e rang mondial lundi, égalant le meilleur classement de sa carrière qu’il avait déjà atteint en 2012. Le géant américain (2,08 m) a, comme souvent, fait la différence avec son service (18 aces) et a débordé Zverev en fin de match avec une prise de risque maximale quand le prodige allemand montrait quelques signes de fatigue.
Zverev, 20 ans, semblait pourtant avoir la finale bien en mains après avoir remporté le premier set au tie-break, avant de craquer dans le 9e jeu de la deuxième manche qu’il a débuté par une double-faute.
Isner succède à Federer au palmarès du tournoi
« J’étais vraiment épuisé à la fin du 1er set et au début du 2e set, mais j’ai trouvé un second souffle, je ne sais pas comment », a expliqué Isner. « Cela faisait trois fois que je perdais une finale d’un Masters 1000, j’étais prêt à tout pour gagner cette finale », a-t-il poursuivi. « C’est un rêve, je n’avais gagné qu’un seul match (sans compter sa victoire au 1er tour de la Coupe Davis en février, NDLR) en arrivant ici, je jouais mal, mais j’ai gagné mon premier match en trois sets et après, tout s’est enchaîné », a expliqué Isner.
L’Américain, qui succède au Suisse Roger Federer éliminé dès son entrée en lice, est le dernier vainqueur couronné à Key Biscayne. Le tournoi va en effet quitter l’île paradisiaque au large de Miami pour s’installer en 2019 dans l’enceinte du stade de l’équipe de football américain des Miami Dolphins



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Evincés de la Coupe d’Europe après leur quart de finale perdu contre le Racing, et déjà hors course en championnat, les Auvergnats ont accumulé les blessures cette saison.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Rugby : Clermont, équipe blessée (et éliminée)

Evincés de la Coupe d’Europe après leur quart de finale perdu contre le Racing, et déjà hors course en championnat, les Auvergnats ont accumulé les blessures cette saison.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 20h12
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Il faudrait presque un diplôme de médecine pour retracer la saison de Clermont, les blessures de ses joueurs et les défaites y afférentes. Une saison à oublier, dès ce dimanche 1er avril, la mauvaise blague : déjà hors course en Top 14, le champion de France en titre vient maintenant d’abdiquer aussi tout espoir en Coupe d’Europe, éliminé à domicile en quarts de finale contre le Racing (28-17).
Eric de Cromières, clinique, avance des raisons « multifactorielles ». Mais le président « jaunard » pense « essentiellement » aux blessures pour expliquer les échecs. Argument recevable, à en juger par la fréquentation de l’infirmerie clermontoise. Dès le mois de décembre, le quotidien régional La Montagne se livrait à une radiographie : 25 des 47 joueurs de l’effectif professionnel avaient alors déjà déclaré forfait pour au moins un match.

        Revivez le match :
         

          Clermont battu par le Racing



Le martyrologe concerne à peu près tous les secteurs de jeu et tous les traumatismes possibles sur un terrain de rugby : blessures musculaires, fractures, mais aussi un nombre « plus anormal de ruptures ligamentaires, notamment au niveau du genou ».
Il y a quelque chose de symptomatique à voir les Jaunards ainsi broyés sur l’autel d’un rugby professionnel qui va toujours plus vite, toujours plus fort. Ces mêmes Jaunards pourtant si emballants, si convaincants quand ils déploient leur jeu, au point d’avoir maté les Saracens en phase de poule : deux victoires, en Angleterre puis à Clermont, face aux doubles champions d’Europe en titre !
Saison « pourrie »
Face au Racing, des blessés avaient fait leur retour. « Mais on aurait préféré avoir un mois de plus pour avoir davantage de liant », fait valoir Franck Azéma, leur entraîneur. La remarque vaut pour la charnière, entre autres : titulaire à la mêlée, Morgan Parra disputait son deuxième match seulement après sa blessure à un genou ; à l’ouverture, le jeune Patricio Fernandez suppléait Camille Lopez, tout juste remis d’une fracture à la cheville gauche.
Même topo pour les trois-quarts centres : Wesley Fofana, remis depuis deux semaines d’une hernie cervicale, a regardé depuis le banc de touche ses petits camarades Rémi Lamerat et Damian Penaud.
Dernier exemple pour la route, peut-être l’un des plus marquants : contre les Racingmen, le club a une nouvelle fois composé sans son ailier Alivereti Raka. Le meilleur finisseur clermontois du début de saison (13 essais en Top 14 et Coupe d’Europe) fréquente l’infirmerie depuis l’hiver et la confrontation face aux Saracens : rupture du ligament croisé antérieur du genou droit.

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Finalistes de la Coupe d’Europe l’an passé, les Clermontois arrêtent donc cette fois leur périple continental dès les quarts. Reste encore quatre matchs de championnat sans enjeu à disputer avant de mettre un terme à cette saison « pourrie », selon les mots prophétiques de Morgan Parra dès mercredi. Pour l’ASM, seulement 9e du Top 14, impossible de rêver à une qualification parmi les six équipes qui aborderont la phase finale en mai.
Quatre matchs pour faire bonne figure, après le 49-0 subi à Toulon lors de la 22e journée (avec un effectif très remanié, certes). L’occasion d’offrir une belle sortie à un ancien : Aurélien Rougerie, 37 ans, dont le premier contrat pro à Clermont remonte à 1999. Le joueur arrêtera sa riche carrière à la fin de la saison. Le centre auvergnat a lui aussi fait un tour à la clinique de la Chataigneraie, à Beaumont (Puy-de-Dôme). Une blessure à la main à la suite… d’un accident domestique. Il y a des saisons comme ça...



                            


                        

                        


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Cyclisme : Terpstra s’impose en solitaire au Tour des Flandres

Le coureur de l’équipe Quickstep s’est logiquement imposé sur le Tour des Flandres. L’équipe belge continue sa moisson sur les Classiques pavées.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 17h36
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Les Classiques Flandriennes sont des courses cyclistes d’une journée et à la fin, c’est la Quickstep qui gagne. Le Néerlandais Niki Terpstra a triomphé en solitaire sur le Tour des Flanders pour offrir à son équipe une nouvelle victoire sur ce Monument, la deuxième de suite. L’an passé, c’est Philippe Gilbert qui était parti seul pour un grand numéro, achevé en passant la ligne à pied, le vélo à bout de bras. Cette fois l’ancien champion de Belgique a endossé le rôle du fauteur de trouble, tuant dans l’œuf toute tentative des favoris Benoot ou Sagan de partir à la poursuite de Terpstra.
La Quickstep de Patrick Lefevere, qui avait déjà remporté cette année le Grand Prix E3 (Terpstra déjà) et À travers la Flandre (Lampaert), se présentait sur le « Ronde » avec quatre potentiels vainqueurs. De quoi faire trembler les favoris au premier rang desquels Peter Sagan, une nouvelle fois pris dans l’étau. Trop occupé à surveiller ses meilleurs ennemis Kwiatkowski et Van Avermaet, le triple champion du monde a laissé partir Niki terpstra, l’un des meilleurs rouleurs du peloton.

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                Cyclisme : L’inoxydable M. Lefevere



Mal aimé dans le milieu, traînant une réputation de vicieux et de mauvais partenaire d’échappée, Terpstra aime partir en solitaire. Il a d’abord avalé les trois échappés dont le jeune Pedersen, 22 ans, qui a décroché la deuxième place pour son premier Tour des Flandres. Il s’est ensuite chargé de porter le coup d’accélérateur fatal pour terminer seul, après le Paterberg, le dernier des dix-huit monts de cette course centenaire.
Peter Sagan a bien tenté de partir seul en contre dans la Paterberg pour le reprendre mais trop tard, et le Slovaque a mis quelques minutes à se résigner à abandonner la poursuite. Vainqueur de Paris-Roubaix en 2014, Niki Terpstra décroche l’une des plus belles victoires de sa carrière. La Quickstep continue, elle, sa moisson, machine tactique presque impossible à prendre en défaut sur les routes étroites des Flandres. Vainqueur l’an dernier, Gilbert est venu compléter le podium, histoire de rajouter un peu de bleu sur la photo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le talonneur de Nevers est mort à l’âge de 29 ans dimanche, a annoncé le club de Pro D2.
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Mort du rugbyman Julien Janaudy dans un accident de la route

Le talonneur de Nevers est mort à l’âge de 29 ans dimanche, a annoncé le club de Pro D2.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 17h28
   





                        


Ancien d’Agen et de Bourgoin, le joueur de rugby Julien Janaudy, qui évoluait en Pro D2 à Nevers, est mort dimanche 1er avril dans un accident de la circulation en Isère, a annoncé le club bourguignon.

C'est avec une profonde tristesse que nous vous faisons part du décès de Julien Janaudy à la suite d'un accident de… https://t.co/9bsj9mSiMA— usonneversrugby (@USON NEVERS RUGBY)


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Agé de 29 ans, le joueur n’a pas survécu à ses blessures après une sortie de route survenue dimanche matin sur une départementale à Saint-Jean-de-Soudain, près de La Tour-du-Pin, en Isère.
Le talonneur, formé à Bourgoin (2010-2011) puis passé par Agen (2011-2013), avait disputé quarante-trois matches de Top 14 et treize de Challenge Européen avec Bourgoin-Jallieu ou le SU Agen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Deux techniciens français de haut niveau sont visés par des plaintes de sportives pour des violences sexuelles. L’un d’eux est accusé d’un viol en janvier 2017.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/04/2018
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Violences sexuelles : la justice saisie des cas de deux entraîneurs d’athlétisme

Deux techniciens français de haut niveau sont visés par des plaintes de sportives pour des violences sexuelles. L’un d’eux est accusé d’un viol en janvier 2017.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 12h02
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            

Une soirée hivernale en banlieue parisienne. De celles où le froid donne aux coureurs essoufflés des airs de fumeurs. Dans les tribunes vides du stade Duvauchelle, à Créteil, dans le Val-de-Marne, ne résonne que sa voix. Sous sa casquette, l’entraîneur d’athlétisme distille ses conseils à de jeunes sportifs. Il rectifie un geste mal effectué, multiplie les consignes. Sur la piste ou en dehors, Giscard Samba parle beaucoup, à l’image des conférences de presse où il se montre intarissable au moment de commenter les performances de ses protégés.
Aux sollicitations du Monde, le quadra au physique musculeux a toutefois opposé un silence constant depuis quatre mois. Il est accusé d’un viol, en janvier 2017, par l’une de ses ex-athlètes, aujourd’hui âgée de 21 ans. Elle a porté plainte au commissariat de Créteil, quelques mois plus tard. Après avoir recueilli plusieurs témoignages, dont celui de la principale accusatrice du coach, une fonctionnaire de la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) d’Ile-de-France, alertée de l’affaire à l’été 2017, a saisi, lundi 19 mars, la procureure de Créteil, qui devra décider de l’opportunité de poursuites judiciaires. L’article 40 du code de procédure pénale oblige en effet tout fonctionnaire à informer la justice de tout crime ou délit dont il aurait eu connaissance dans le cadre de ses fonctions. Carole — le prénom a été modifié — n’a pas souhaité évoquer les faits dont elle accuse son ex-entraîneur.

La parole semble toutefois en passe de se libérer dans le sport français, où l’affaire Weinstein n’avait jusqu’à présent connu aucune répercussion notable. Avant le signalement de la DRJSCS d’Ile-de-France, le parquet de Fontainebleau a reçu, au début de mars, une plainte pour agression sexuelle. Dans cette lettre datée du 22 février, une spécialiste des courses de demi-fond comptant plusieurs sélections en équipe de France, Emma Oudiou, dénonce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Longtemps dominés, les joueurs du Racing 92 ont éliminé Clermont en quart de finale de Coupe d’Europe (28-17). Déjà hors du coup en Top 14, les Clermontois vont devoir panser leurs plaies.
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Rugby : le Racing 92 gâche la saison de Clermont

Longtemps dominés, les joueurs du Racing 92 ont éliminé Clermont en quart de finale de Coupe d’Europe (28-17). Déjà hors du coup en Top 14, les Clermontois vont devoir panser leurs plaies.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 16h15
   





                        



   


Condamnés à la victoire pour sauver leur bien triste saison, les Clermontois ont commencé le match sur les chapeaux de roue, sans parvenir toutefois à concrétiser leur domination par un essai. Morgan Parra a bien assuré au pied, mais l’avantage de neuf points obtenu rapidement n’a pas tenu bien longtemps. Complètement dépassés pendant 20 minutes, les Racingmen ont peu à peu sorti la tête de l’eau au point d’inscrire un premier essai magnifique à la demi-heure de jeu. Après une percée dévastatrice d’Andreu et un joli raffut de Chat, c’est Nakarawa qui s’est chargé d’aplatir pour ramener son équipe dans le match.
Les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sur le score de 14-13, après une réponse de Peter Betham en bout de ligne peut avant la pause. Mais c’est en deuxième période que tout s’est enrayé dans la belle mécanique clermontoise. Rapidement pénalisés, les joueurs de Franck Azéma ont longtemps tenu le score à 17-16 dans un match plein d’engagement, devenu plus haché dans le second acte.
Deux essais en deux minutes
Le tournant du match est intervenu peu après l’heure de jeu, grâce à l’inévitable Marc Andreu, homme du match et auteur du deuxième essai du Racing. Un essai peut-être entaché d’un en-avant mais l’arbitre du match, après analyse vidéo, a décidé d’accorder le bénéfice du doute aux Ciel et Blanc. La tête à l’envers, les Clermontois se sont alors complètement effondrés. Deux minutes plus tard, Palu venait mettre un point final aux espoirs auvergnats, qui ne sauveront pas leur saison avec la Coupe d’Europe.
L’essai de Remy Grosso en fin de match aurait pu redonner de l’espoir, mais une position de hors-jeu, revue après arbitrage vidéo, a scellé le sort de l’ASM. Défaite 28-17 pour les Jaunards face à un Racing qui a su profiter de ses temps forts et faire le dos rond quand il le fallait. Les Franciliens affronteront le Munster en demi-finale, tombeurs de Toulon en quart de finale. Pour Clermont, la fin de saison s’annonce bien terne. Éliminés en Coupe d’Europe, absents des phases finales de Top 14, le champion de France en titre va devoir panser ses plaies.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Déjà hors course en Top 14, le champion de France a été battu sur son terrain par le Racing 92, qui se qualifie pour les demi-finales.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le pilier de Clermont et du XV de France, opposé ce dimanche au Racing en quarts de finale de Coupe d’Europe, est dans le collimateur des arbitres.
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Rabah Slimani, le droit du pilier

Le pilier de Clermont et du XV de France, opposé ce dimanche au Racing en quarts de finale de Coupe d’Europe, est dans le collimateur des arbitres.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 07h00
    |

            Adrien Pécout (Clermont, envoyé spécial)








                        



   


Diagnostic de supporteurs, ornant les tribunes du stade Marcel-Michelin : « Notre cœur bat en jaune et bleu. » Celui de Rabah Slimani aussi : depuis cette saison, le joueur défend les couleurs de Clermont, ville de rugby où « tout le monde veut vous parler, tout le monde veut une photo de vous ». 
S’il n’y avait que les supporteurs ! Ces temps-ci, et c’est plus embêtant, le joueur retient aussi l’attention des arbitres. Son poste l’y prédispose : pilier droit, maillot n° 3, 1,78 m pour 115 kg. Sur lui, tout le poids de la mêlée et de ces kilos de muscles antagonistes, la tête en étau entre celles du talonneur et du pilier gauche d’en face.
Dimanche 1er avril, Clermont joue sa saison en quarts de finale de Coupe d’Europe face au Racing, après avoir déjà perdu son titre de champion de France. L’ancien Parisien à la barbe de patriarche sera sous surveillance. A 28 ans – « j’ai presque l’impression d’être vieux » –, il a acquis un statut de cadre du XV de France et une réputation, aussi. Son test-match contre la Nouvelle-Zélande, en novembre 2017 ? Des coups de sifflet à répétition contre lui et un carton jaune dès la première période. Il y a trois semaines contre l’Angleterre, au Tournoi des six nations ? Trois nouvelles pénalités concédées.
« Mêlée placée sous surveillance »
« Frustrant », souffle le puni, qui en perd son sourire. « Quand je vois des articles de pseudo-pros de la mêlée, un coup on me reproche ma liaison [sa façon d’aller au contact d’un adversaire], un coup on me reproche soi-disant de faire tomber les mecs par terre… Donc les autres ont le droit de faire ce qu’ils veulent, mais à moi, on dit : attention. » Le risque, d’après lui : « Si je me laisse faire, je vais me faire ouvrir en deux en mêlée ! »
Le Clermontois refuse de passer pour « un tricheur ». Il souffre aujourd’hui, selon lui, d’« un lobbying » instruit par les équipes adverses. Exemple récent : « En général, quand la première mêlée d’un match tombe, les arbitres la font refaire. » Pas celle contre l’Angleterre, l’arbitre sud-africain Jaco Peyper ayant d’emblée sifflé une pénalité.
Meilleur sifflet français, Romain Poite connaît bien le joueur pour le croiser en championnat : « Au niveau international, on avait constaté qu’il avait un petit mouvement d’épaules pour laisser glisser son adversaire et l’amener au sol. » Il reconnaît pourtant des décisions parfois trop sévères : « Si les mêlées tombent, en tant qu’arbitre, on est obligé de se positionner. Parfois, malheureusement, le subconscient travaille. Pas forcément en faveur de joueurs souvent présents dans des problématiques de mêlées. »
Didier Bès, entraîneur des avants à Clermont, souligne l’importance de s’adapter à l’arbitrage international de Coupe d’Europe, « où un comportement illicite, une posture négative engage normalement une faute ». Davantage qu’en France.
Au Pays de Galles, Rabah Slimani a commencé le dernier match du Tournoi des six nations sur le banc. Malgré toutes ses références, malgré tout son potentiel. « Si ça continue comme ça, on me dira : “Ecoute, tu fais trop de fautes, on ne te prend plus”… » Un sort déjà réservé à Thomas Domingo, pilier (gauche) de l’équipe de France jusqu’en 2014.
Eclairage de Yannick Bru, ancien entraîneur des avants du XV de France (2012-2017) : « Ça fait très longtemps que la mêlée française, à tort ou à raison, a été placée sous surveillance. Rabah cristallise une divergence de point de vue, de perception. » En France, assure l’ancien adjoint, la mêlée se vit encore comme « une phase d’affrontements où l’on peut mettre de la fierté, donner du plaisir à nos supporteurs ». Ailleurs, et en particulier dans l’hémisphère Sud, elle se conçoit maintenant comme un simple lancement de jeu censé « produire des ballons rapides ».
« Ça pique »
Le rugby change. Le poste de pilier droit avec, observe Rabah Slimani, encore en short entre deux séances d’entraînement : « Avant, sur les plans de jeu, on laissait un peu le n° 3 sur le côté. Maintenant, le pilier droit devient un joueur à part entière, on nous demande de courir autant que les autres, de faire du boulot autant que les autres. En plus des mêlées, en plus des touches. » Conclusion : « Ça pique. »
Un poste de plus en plus exigeant. L’un des mieux rémunérés, aussi, dans une équipe de rugby. « Tout ce qui est rare est cher », synthétise l’agent sportif Miguel Fernandez, directeur associé du groupe Essentially. Selon le bihedbomadaire Midi olympique, Clermont a offert un salaire de 600 000 euros annuels brut au Francilien pour l’inciter à quitter le Stade français et sa région natale. « Les chiffres ne sont pas exacts », assure le rugbyman, qui suggère un montant inférieur.
Le pilier droit a joué ailleurs dans sa vie. Pilier gauche, par exemple, pour ses débuts professionnels. Plus baroque encore : « Enfant, à Sarcelles, j’ai aussi joué 10 [demi d’ouverture], j’ai joué 8 [troisième-ligne], j’ai joué centre. Parfois je butais, parfois aussi je lançais en touche. » C’était avant de découvrir l’art raffiné de la mêlée, et son code de conduite impitoyable.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ La victoire des Parisiens en Coupe de la Ligue, samedi, ne restera qu’un maigre lot de consolation d’une saison condamnée par l’échec européen.
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Football : le PSG ou les limites du soin à domicile

La victoire des Parisiens en Coupe de la Ligue, samedi, ne restera qu’un maigre lot de consolation d’une saison condamnée par l’échec européen.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 14h04
    |

                            Corentin Lesueur (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Comme la sensation de s’être fait tromper sur la marchandise. Vitrine d’une Ligue de football professionnel (LFP) en quête de retombées commerciales, la finale entre le PSG et Monaco avait débuté dans le clinquant, samedi 31 mars, à Bordeaux. Chorégraphies pyrotechniques, démonstration de freestyle, jeux de lumière avec le public, présentation du trophée par le réputé coach allemand Jürgen Klinsmann : un avant-match à l’américaine, loin d’une compétition au rabais négligée et dévalorisée par quelques impétrants.
Au coup de sifflet final, pourtant, pas d’explosion de joie chez les Parisiens, larges vainqueurs des joueurs du Rocher (3-0), mais une satisfaction contenue, celle du travail fait et bien exécuté. Seuls quelques signes affectueux lancés de la pelouse aux proches présents en tribune trahissaient la spécificité de la partie : la conquête d’un titre. Une Coupe de la Ligue. La cinquième d’affilée (record) et la huitième dans l’histoire du club (record). Le tout grâce à une quarantième victoire d’affilée en coupes nationales (record).

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Enième paradoxe du PSG version Qatar Sports Investments (QSI) : une défaite face aux hommes de Leonardo Jardim eût fait de cette saison un fiasco industriel, et sans doute poussé Unai Emery à boucler ses valises ; une victoire, aussi éclatante soit-elle, ne restaurera jamais un exercice définitivement plombé par la double confrontation face au Real Madrid, en huitièmes de finale de la Ligue des champions. La seule compétition à même d’installer le club parmi les grands d’Europe et de satisfaire l’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani. Le reste, domestique, ne sera jamais que l’occasion d’enrichir la salle des trophées.

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Patience et constance
« Je ne veux pas dire que l’on est habitué, avouait à demi-mot le gardien Kevin Trapp, après la finale. On entend parfois que c’est trop facile pour le PSG, mais on doit tout donner, surtout contre une équipe comme Monaco. Si on ne fait pas tout, c’est compliqué. » Somme d’évidences et de mots si souvent débités en zone mixte, la déclaration du portier allemand a le mérite de rappeler les performances accomplies par les Parisiens ces dernières années.
Déjà vainqueur du Trophée des champions et de la Coupe de la Ligue, loin devant leurs adversaires du soir en championnat et dernier costaud rescapé du tableau de Coupe de France, le PSG est en passe de réaliser le grand chelem national. Un sans-fautes tricolore que d’aucuns considèrent comme le strict minimum d’une équipe taillée pour écraser ses concurrentes hexagonales.

😱🇨🇵 MAIS QUELLE PASSE DE KYLIAN MBAPPÉ ! Grâce à ce caviar, Angel Di Maria double la mise. 2-0 pour le PSG !

— francetvsport (@France tv sport)


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Des succès « normaux » et « logiques » qui n’offrent aucune garantie au chef d’orchestre. Promis à un départ de la capitale en juin depuis le revers face au Real, Unai Emery risque de connaître le sort de Laurent Blanc, son prédécesseur, débarqué après avoir cueilli les titres par poignées.
Aveugle ? Confiant ? L’entraîneur espagnol fait toujours preuve d’optimisme et envisageait déjà le futur du PSG, à l’issue de la finale :
« Je crois que le club va bien. Il est plus fort maintenant pour écrire l’histoire ici en France, et pour continuer à grandir à l’extérieur, en Europe et dans le monde. Il peut y avoir un projet très très solide. Il faut de la patience et de la constance. »
« Paris a déjà un entraîneur formidable »
Des appels à la « patience » que beaucoup verront dirigés vers Doha (Qatar) où celle des actionnaires ne semble pas excéder deux ans. Fragilisé l’an passé après la « remontada » de Barcelone, puis sous la pression d’un mercato estival record (Neymar et Mbappé arrachés pour 400 millions d’euros), l’ancien manageur de Séville se savait particulièrement observé cette saison. Une pléiade de potentiels successeurs ont déjà été annoncés en discussions avec le club. La piste la plus chaude mènerait actuellement à l’Allemand Thomas Tuchel, sans club depuis son limogeage du Borussia Dortmund, en mai 2017.
« C’est un coach formidable, très talentueux, il n’y a pas de doutes là-dessus, a confié Jürgen Klinsmann à l’Agence France-Presse (AFP). Mais je pense que Paris a déjà un entraîneur formidable. Emery est en train de faire un boulot fantastique. […] La bonne idée serait de le garder. »

MVP 🥇🥇🥇 #PSGASM #ICICESTPARIS https://t.co/EZD6OJo1YV— KMbappe (@Kylian Mbappé)


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S’il n’a certes pas réussi à porter les siens au-delà des huitièmes de sa « Champions », l’Espagnol pourra s’enorgueillir des promesses affichées par son équipe, même par intermittence. Multipliant les offrandes pour Edinson Cavani — auteur au passage d’un quatrième doublé en cinq finales de Coupe de la Ligue —, Kylian Mbappé a illuminé les retrouvailles avec ses anciens partenaires de toute sa classe. Le jeune international français s’est amusé durant toute la partie d’Andrea Raggi, transformé en plot.
Plus bas, Adrien Rabiot et Marco Verratti ont fait preuve d’une complémentarité déjà aperçue, mais si facilement perméable à la pression des grands événements. Serein, efficace et vigilant, Presnel Kimpembe a confirmé qu’il pourrait devenir le pilier de défense parisienne des prochaines années. Autant de forces sur lesquelles construire pour Unai Emery… ou pour son remplaçant.

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« Comment je pense mon travail ?, faisait mine de s’interroger le coach après la victoire à Bordeaux. C’est comme dans la vie de tous les jours, c’est profiter de chaque instant, chaque moment. » On ne saurait trop conseiller à l’entraîneur de savourer chaque instant passé sous sa parka aux couleurs du PSG.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le Suédois, ancien joueur du PSG, a frappé fort pour ses débuts dans la ligue américaine MLS, samedi, marquant deux buts en vingt minutes de présence sur le terrain.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/03/2018
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Football : le lion Zlatan rugit après un premier match réussi avec le Los Angeles Galaxy

Le Suédois, ancien joueur du PSG, a frappé fort pour ses débuts dans la ligue américaine MLS, samedi, marquant deux buts en vingt minutes de présence sur le terrain.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 02h54
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 14h09
   





                        



   


« Le lion a faim », a dit Zlatan Ibrahimovic, à son arrivée à Los Angeles (Californie). Et le lion a rugi, samedi 31 mars, pour son premier match sous le maillot du Los Angeles Galaxy et dans la Major League Soccer (MLS, championnat nord-américain de football). Lors du derby qui opposait son nouveau club au Los Angeles FC, le colosse suédois a marqué deux fois en l’espace de vingt minutes, donnant la victoire au Galaxy (4-3).
Entré à la 70e minute, alors que sa formation était menée (1-3), l’ancien joueur du PSG (2012-2016) et de Manchester United (2016-2018) a d’abord vu son coéquipier Chris Pontius réduire le score à 2-3 (73e). Le buteur au catogan a ensuite égalisé (77e) d’une reprise de 35 mètres à la suite d’un mauvais renvoi du gardien adverse. Excentré sur le flanc gauche, il a, sans réfléchir, lobé Tyler Miller d’un tir tendu, déjà présenté comme le but de l’année en MLS. « J’ai vu que le gardien était avancé, je n’ai pas réfléchi, j’ai tiré tout de suite, c’est le meilleur sentiment du monde », a expliqué le nouveau numéro 9 du Galaxy.

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« Chaque fois que je rejoins une nouvelle équipe, je marque toujours dès mon premier match, je ne pouvais pas faire autrement aujourd’hui. »
« C’était un but de classe mondiale, c’est quelque chose qui ne s’apprend pas, a apprécié son entraîneur, Sigi Schmid. Ibrahimovic est la parfaite définition du joueur qui ose toujours être brillant, c’est un but qui va faire le tour du monde. »
« Je leur ai donné du Zlatan »
Mais le festival Ibrahimovic n’était pas terminé : dans le temps additionnel (90e + 1), le Suédois a de nouveau scoré, de la tête, sur un centre d’Ashley Cole ; son deuxième but de l’après-midi, synonyme de victoire (4-3) pour le Galaxy.

Crowd pleaser. https://t.co/mAmUOrbyhm— LAGalaxy (@LA Galaxy)


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« J’entendais les supporteurs crier en tribune avant que j’entre en jeu “On veut Zlatan !”, je leur ai donné du Zlatan », a-t-il déclaré dans un sourire. « Mon genou va bien, après une journée comme cela, difficile de se plaindre », a poursuivi l’ancien international, victime en avril 2017 de la plus grave blessure de sa carrière.
« Ibra », arrivé jeudi dans la soirée à Los Angeles, avait suivi le début de la rencontre sur le banc des remplaçants. « Avec le voyage et sa condition physique actuelle, on ne voulait pas le mettre dans une position où il puisse se blesser, on s’est dit que vingt à vingt-cinq minutes de jeu, c’était bien », a expliqué Sigi Schmid.
Sans sa recrue suédoise, qui s’est engagée pour deux ans, jusqu’en 2019, le Galaxy avait très mal engagé la rencontre, concédant un premier but après cinq minutes de jeu par Carlos Vela d’une superbe frappe en pleine lucarne. L’international mexicain doublait la mise en se frayant un passage parmi cinq défenseurs (26e). Au retour des vestiaires, le Los Angeles FC ajoutait un troisième but, avant que le Galaxy, club au palmarès le plus prestigieux en MLS (cinq titres), ne réduise la marque par Sebastian Lletget (61e).
Un entraîneur soulagé
Lors de sa présentation officielle, vendredi, l’ancien buteur de l’Ajax Amsterdam (2001-2004) et de l’Inter Milan (2006-2009) avait fait savoir qu’il serait disponible pour ce premier derby de la cité des Anges — c’est en effet la saison inaugurale pour le Los Angeles FC, une nouvelle franchise en MLS — « pour jouer tout le match ou une seule minute ». Il a tenu parole et il a fait la différence. « Ce n’est que le début, il faut continuer », a-t-il promis.
Son entraîneur ne cachait pas son soulagement d’avoir su gérer la première de sa star aux vingt-trois titres et à l’ego surdimensionné :
« Quand tout se passe bien comme ça, vous êtes un génie, dans le cas contraire, vous êtes un idiot. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ En battant (3-0) Monaco, samedi, à Bordeaux, le club parisien a remporté le trophée pour la cinquième fois consécutive.
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Football : Le PSG s’offre une huitième Coupe de la Ligue

En battant (3-0) Monaco, samedi, à Bordeaux, le club parisien a remporté le trophée pour la cinquième fois consécutive.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 23h11
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 02h13
    |

            Rémi Dupré








                        



   


C’est un lot de consolation bien mince pour Unai Emery. Annoncé en partance à l’été après l’élimination de son équipe par le Real Madrid, en huitièmes de finale de Ligue des champions, l’entraîneur du Paris-Saint-Germain vient néanmoins de remporter un cinquième trophée sur la scène hexagonale. Au Stade Matmut-Atlantique (naming oblige) de Bordeaux, la formation de la capitale a décroché, samedi 31 mars, la huitième Coupe de la Ligue de son histoire en battant (3-0) l’AS Monaco.

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Vitrine des ambitions commerciales de la Ligue de football professionnel (LFP), cette finale a débouché sur le cinquième sacre consécutif du PSG version Qatar Sports Investments (QSI) dans la compétition. L’an dernier, à ce stade de l’épreuve, les joueurs d’Unai Emery s’étaient déjà largement imposés (4-1) contre leurs rivaux de la principauté.
Tenant du trophée depuis 2014, le club parisien n’a pas fait dans le détail. Soucieux de tourmenter ses anciens partenaires monégasques, le prodige Kylian Mbappé, 19 ans, s’ingénie, dès l’entame du match, à éreinter les vieilles cannes de son « garde du corps » italien Andrea Raggi, de quatorze ans son aîné.
Du grand Mbappé
Semblables à une rangée de plots, les défenseurs de l’ASM font preuve d’impuissance sur l’une des premières chevauchées du jeune attaquant du PSG. A la cinquième minute de jeu, Mbappé mystifie trois adversaires avant d’être destabilisé dans la surface par le colosse polonais Kamil Glik. L’arbitre de la rencontre, Clément Turpin, désigne le point de penalty avant de revoir l’action grâce à l’assistance vidéo (VAR).

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Une fois confirmé, le penalty est transformé par l’Uruguayen Edinson Cavani malgré un plongeon de Danijel Subasic, le gardien monégasque. A force de confisquer le ballon, les Parisiens finissent par trouver une nouvelle fois la faille : sur l’aile droite, Kylian Mbappé adresse une passe en profondeur lumineuse à Angel Di Maria, qui ajuste Subasic (21e). Sous les vivats de ses supporteurs, le club de la capitale double la marque.
Groggy, la formation du Rocher tente de réagir par l’intermédiaire de Thomas Lemar, dont la frappe du gauche flirte avec le montant de Kevin Trapp, le portier parisien. A la demi-heure de jeu, le véloce Rony Lopes manque de réduire la marque. Bien lancé en profondeur, le Monégasque rate le coche en piquant trop son ballon.
Sur l’action qui suit, les joueurs de l’ASM pensent avoir recollé au score grâce à une tête de leur capitaine Falcao. Mais, après avoir revu les images, Clément Turpin invalide le but pour une position de hors-jeu du Colombien. Avant la pause, Subasic sauve les siens en détournant une volée puissante de l’Allemand Julian Draxler.
Au retour des vestiaires, c’est le latéral droit Djibril SIdibé qui maintient à flot l’ASM en taclant in extremis le ballon au nez d’Angel Di Maria. De plus en plus percutants depuis l’entrée de l’Argentin Javier Pastore (52e minute), les Parisiens font tourner le ballon avec une déconcertante aisance. Très sollicité, Subasic réalise ensuite deux arrêts décisifs sur des tentatives de son ex-coéquipier Kylian Mbappé.
Vers un quadruplé pour Emery?
A la réception d’un centre du jeune prodige, Edinson Cavani, hors-jeu, pousse le ballon dans les filets, mais son but est logiquement refusé (74e). En fin de match, « El Matador » va finir par inscrire un doublé (85e), tuant tout suspense.
Au coup de sifflet final, Unai Emery, dont le contrat expire le 30 juin, peut esquisser un petit sourire. Malgré ses déboires sur l’échiquier continental, il devrait s’offrir, cette saison, un quadruplé sur la scène hexagonale et ainsi imiter la performance de son prédécesseur Laurent Blanc, lors de l’exercice 2015-2016.
Détenteur du Trophée des champions et de la Coupe de la Ligue, l’Ibère s’attend à être sacré en Ligue 1, le 15 avril, lors de son duel avec... Monaco, son dauphin et champion sortant. Il s’attend également à conserver la Coupe de France. Le 18 avril, son équipe se déplace à Caen, dans le dernier carré de l’épreuve, avant une putative finale, le 8 mai, au Stade de France, contre le vainqueur du duel de National entre Les Herbiers et Chambly. Mais cette ultime razzia ne lui permettra pas de sauver son poste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Grâce à un doublé de Cavani et un but Di Maria, le club parisien a battu (3-0) son rival de la principauté en finale de la compétition.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Montpellier et Nice l’ont également emporté, dimanche, lors de la 31ème journée du championnat de France.
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Ligue 1 : Lyon, Guingamp et Amiens s’imposent

Montpellier et Nice l’ont également emporté, dimanche, lors de la 31ème journée du championnat de France.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 19h20
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 22h54
   





                        



   


Lyon s’accroche dans la course au podium. Le club rhodanien a battu (2-0) Toulouse, dimanche 1er avril, lors de la 31ème journée de Ligue 1. Les Gones se sont imposés grâce à un doublé du Hollandais Memphis Depay. Avec ce succès, l’OL revient à deux points de Marseille, troisième au classement.
Samedi 31 mars, l’OM avait la pression. Le fiasco du choc contre Lyon avant la trêve (défaite 3-2 en toute fin de match) a fait mal aux esprits, en plus de donner à un adversaire direct l’occasion de revenir dans la course pour le podium. Dans ce contexte anxiogène, le club phocéen s’est imposé (3-1) contre Dijon et consolide ainsi sa troisième place.
Dans les autres rencontres, Guingamp a battu (2-1) Bordeaux, dimanche, grâce à des buts inscrits par Clément Grenier et Moustapha Diallo. Malcom a réduit la marque pour les Girondins. De son côté, Montpellier l’a emporté (3-1) sur la pelouse de Caen et remonte au cinquième rang au classement.
A huis clos, Lille s’est incliné (1-0) face à Amiens et reste encalminé à la 19ème et avant dernière place. Lanterne rouge, le FC Metz a été neutralisé (2-2) par le Racing Club de Strasbourg dans le « derby » de l’Est. Quant à l’Estac Troyes, 18ème, il a été battu (2-0) par Nice, 7ème. Enfin Saint-Etienne confirme son redressement en s’imposant (3-0) sur la pelouse du FC Nantes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le club toulonnais a été battu sur le fil (20-19), samedi, par les Irlandais de Munster
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Rugby : Toulon s’incline en quarts de Coupe d’Europe

Le club toulonnais a été battu sur le fil (20-19), samedi, par les Irlandais de Munster



Le Monde
 |    31.03.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 18h56
   





                        



   


A cinq minutes du terme de la rencontre, le Rugby club toulonnais ( RCT) tenait sa demi-finale de Coupe d’Europe. Mais la formation entraînée par Fabien Galthié a fini par s’incliner (20-19) en quarts à Limerick, l’antre du club irlandais de Munster.
La province du sud-ouest irlandais se déplacera en France pour affronter Clermont ou le Racing 92, opposés dimanche, afin d’aller chercher un billet pour la finale prévue à Bilbao (Espagne) en mai.
Toulon, triple champion d’Europe entre 2013 et 2015, s’arrête une troisième fois de suite à ce stade, faute d’avoir su s’assurer un quart à domicile: en 2017, le RCT s’était incliné à Clermont et en 2016, à Colombes, chez le Racing 92.
Car remporter ces matches à l’extérieur relève de l’exploit, encore plus à Thomond Park, où le Munster n’a perdu qu’une seule fois en quarts, en 2012 face à l’Ulster. La deuxième défaite n’est pas passée loin: il a fallu une erreur défensive de Josua Tuisova qui offrait un espace à Andrew Conway pour foncer dans le dos de la défense toulonnaise et renverser la situation (20-19, 75e).
Toulon menait depuis dix minutes. Depuis l’entrée de François Trinh-Duc à la place d’Anthony Belleau. L’ouvreur, qui restait sur un échec à Cardiff avec le XV de France, a impulsé une nouvelle dynamique au RCT, concrétisée par deux pénalités (61e, 67e) et surtout l’essai de Chris Ashton (64e).
Anthony Belleau préféré à François Trinh-Duc
L’exploit était à la portée du RCT, sûr de sa force après sa démonstration face à Clermont (49-0). Le début de match, mené tambour battant par le RCT, l’avait déjà prouvé. L’ouvreur Anthony Belleau, préféré au dernier moment à Trinh-Duc comme titulaire, a concrétisé la domination totale des siens lors du premier quart d’heure par une pénalité (9e) et un drop (19e).
Le Munster de Conor Murray, pour son premier match depuis le Grand Chelem réalisé avec l’Irlande dans le Tournoi des six nations, a eu du retard à l’allumage. Et puis la machine rouge a enclenché la marche avant, sur un franchissement de Jack O’Donoghue (28e). Il a fallu que le demi de mêlée de Toulon Eric Escande se jette pour empêcher Conway d’aplatir.
Sur le regroupement suivant, c’est la confusion: le ballon ressort et Murray aplatit sans qu’Escande ne bouge. L’arbitrage video va durer dix minutes pour confirmer l’en-avant de Guilhem Guirado qui met fin au ruck et permet à Murray de marquer l’essai sans être hors-jeu (7-6, 28e).
Toulon, trop friable dans ses lancers en touche, est sur le reculoir. Après la poussée de Semi Radradra sur Darren Sweetnam, entré en jeu à la place de Simon Zebo, blessé (25e), l’ouvreur Ian Keatley inscrit une précieuse pénalité et donne quatre points d’avance au Munster à la pause (10-6, 31e).
Le Munster domine le début de la seconde période et accroît son avance grâce à une nouvelle pénalité (56e, 13-6). Fabien Galthié remplace alors Belleau par François Trinh-Duc. Radradra, lancé côté gauche, rate de peu la ligne (59e). Mais le RCT va mieux avec Trinh-Duc: sa passe après contact pour Mathieu Bastareaud, à la limite de l’en-avant, va permettre au centre de transpercer l’axe et d’offrir un cadeau à Ashton pour le 39e essai de la compétition - un record - de l’ailier anglais (13-16, 64e).
Toulon doit défendre de manière acharnée pendant un quart d’heure. Il n’y parviendra pas mais aura encore cinq minutes pour obtenir la pénalité de la gagne. En retrait, Trinh-Duc n’a pas voulu tenter le drop et les Toulonnais ont fini par perdre le ballon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La légende américaine a mis un terme à sa collaboration « ratée » avec le Serbe, éliminé d’entrée à Miami.
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Tennis : Andre Agassi n’entraîne plus Djokovic

La légende américaine a mis un terme à sa collaboration « ratée » avec le Serbe, éliminé d’entrée à Miami.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 18h18
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Inéluctablement, la rupture se profilait au gré des mauvais résultats. Tombé au 12ème rang mondial, le Serbe Novak Djokovic, 30 ans, s’est séparé de son entraîneur Andre Agassi, ex-légende américaine des courts et ancien numéro 1 du circuit. «  « C’est avec les meilleures intentions que j’ai tenté d’aider Novak. On s’est souvent trouvé dans la situation où on était d’accord de ne pas être d’accord, je lui souhaite le meilleur pour l’avenir », a déclaré Agassi dans un message diffusé par la chaîne de télévision ESPN, vendredi 30 mars.
Le « Kid » de Las Vegas, 47 ans, avait entamé sa collaboration avec Djokovic en mai 2017, avant Roland- Garros, où ce dernier, tenant du titre, avait été éliminé en quarts de finale par l’Autrichien Dominic Thiem. Cette annonce intervient alors que le Serbe vient d’être « sorti » en deux sets (6-3, 6-4) par le Français Benoit Paire, dès son entrée en lice du Masters 1000 de Miami. « Je ne serais pas allé sur le court si je ne me croyais pas capable de gagner un match. Je ne serais pas là. Personne ne me force à jouer en me menaçant avec un fouet, avait déclaré le joueur, après son échec à Miami. Je suis libre de choisir. Malheureusement, je ne suis pas au niveau. C’est comme ça, la vie continue. »
La tournée américaine de Djokovic a ainsi viré au fiasco dans la mesure où le trentenaire avait déjà été battu dès son premier match au Masters d’Indian Wells. Vainqueur de douze titres du Grand Chelem, le Serbe traverse une « annus horribilis », scandée par une élimination en huitièmes de finale de l’Open d’Australie et une opération du coude. S’il a pu donner par le passé l’impression de changer d’entraîneurs pour ouvrir une nouvelle ère, congédiant au passage l’Allemand Boris Becker en 2016 ou son « coach historique » Marian Vajda en mai 2017, Djokovic s’était rapproché d’Agassi afin de procéder à quelques « ajustements ».
« Source d’inspiration »
En pleine zone de turbulences, il avait alors vu en son aîné américain, passé de leader du circuit en 1996 au 141ème rang en novembre 1997, un modèle de résilience, une « source d’inspiration. » C’est d’ailleurs à Roland- Garros, en 1999, qu’Agassi avait amorcé son retour en premier plan en s’imposant sur la terre ocre.
Sur les conseils de son épouse, l’ex-championne allemande Steffi Graf, le quadragénaire au crâne glabre avait accepté d’épauler Djokovic, en quête d’équilibre. « Il n’y a pas eu d’entretien d’embauche, de démonstration de motivation ou quoi que ce soit de ce genre. Il s’est spontanément créé un rapport entre nous, une plateforme qui nous permet d’échanger des choses très personnelles », avait expliqué le Serbe au début de sa collaboration avec Agassi.
Tiraillé entre ses affaires et sa fondation consacrée aux enfants défavorisés, Agassi avait alors aménagé son emploi du temps pour superviser la préparation de son nouveau « poulain ». Mais pas au point d’annuler un voyage en famille, programmé de longue date et tombant durant la deuxième semaine de Roland- Garros. Malgré les conseils à distance de l’Américain, pendu à son téléphone, le Serbe n’avait pu conserver son trône à la Porte d’Auteuil.
En dépit d’atomes crochus évidents entre les deux hommes sur le plan stylistique, leur collaboration de dix mois n’aura guère permis à « Djoko » de se relancer. Depuis le dernier Roland- Garros, l’ex-numéro 1 mondial n’a remporté que le modeste tournoi sur gazon de Eastbourne (Angleterre), en juillet 2017. En raison de douleurs récalcitrantes au coude, il avait annoncé mettre un terme à sa saison après son abandon contre le Tchèque Tomas Berdych, en quarts de finale de Wimbledon.
Il avait alors fait une croix sur l’US Open (qu’il a remporté en 2011 et 2015) et la demi-finale de Coupe Davis entre la Serbie et la France. Pour remonter la pente, Djokovic avait recruté comme second entraîneur, en novembre 2017, l’ex-joueur tchèque Radek Stepanek, tout juste retraité. Ce dernier n’avait pu se rendre à Miami pour épauler le Serbe en raison de la naissance prochaine de son enfant.



                            


                        

                        


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Le PSG veut encore se consoler avec ses coupes

Paris affronte ce soir Monaco en finale de la Coupe de la Ligue. En visant un triplé national, le club veut un peu oublier son nouvel échec en Ligue des champions.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 16h50
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                            Corentin Lesueur








                        



   


La Ligue des champions, le PSG n’y arrive toujours pas. Cette saison, le Real Madrid est venu briser les ambitions parisiennes dans cette compétition érigée en étouffante obsession par ses propriétaires. Le titre de champion de France presque acquis, le club de la capitale vise un nouveau triplé national avec la Coupe de la Ligue et la Coupe de France pour réaliser un printemps « normal » et « acceptable » pour qui ne lirait l’avenir d’une équipe qu’entre ses lignes budgétaires.
Le grand chelem national serait considéré comme un exploit pour n’importe quel autre club, il est devenu une habitude parisienne depuis le rachat par les Qataris, en 2011. Ces quatre dernières saisons, le PSG a remporté dix des douze compétitions hexagonales disputées (Ligue 1, Coupe de France, Coupe de la Ligue) – quatorze sur seize en comptant les moins prestigieux Trophées des champions.
En coupes nationales, les Parisiens n’ont plus connu la défaite depuis 39 rencontres et un revers face à Montpellier le 22 janvier 2014, en seizièmes de finale de la Coupe de France. Nicolas Douchez gardait alors les buts parisiens quand Jérémy Menez menait le front de l’attaque alignée par Laurent Blanc. Une autre époque dans l’espace-temps footballistique.

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39 victoires consécutives en coupes nationales
Dispersés entre leurs sélections respectives ces dix derniers jours, les joueurs du PSG se sont retrouvés au camp des Loges pour préparer la finale de la Coupe de Ligue, délocalisée samedi 31 mars à Bordeaux, face à leur plus féroce concurrent sur la scène nationale : Monaco.
La statistique intéressera surtout ceux et celles qui aiment les histoires de records, les coéquipiers de Thiago Silva tenteront de remporter samedi le trophée doré pour la cinquième année d’affilée, une performance jamais réalisée par une équipe d’un des cinq grands championnats européens (Angleterre, Espagne, Allemagne, Italie, France) en coupe nationale. Ce record assurerait sans doute au « coach Unai » la poursuite de son aventure dans la capitale jusqu’au terme de son contrat, en juin, son sort étant scellé depuis le 6 mars et la défaite au Parc des Princes contre le Real Madrid.

L’objectif de toute la famille du @PSG_inside n’est ailleurs qu’ à Bordeaux. Mes remerciements aussi pour ses mots… https://t.co/4ae1f9NQDK— UnaiEmery_ (@Unai Emery)


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La jeune histoire du Paris-Saint-Germain s’est écrite dans les premières années avec la Coupe de France et les souvenirs qu’elle charrie, comme celui du président Francis Borelli, embrassant la pelouse du Parc des Princes après la finale gagnée contre Saint-Etienne en 1982. Le club remportera en 1995 la première Coupe de la Ligue, contre Bastia. Les coupes permettaient parfois de sauver des saisons ratées en championnat et les crises qui allaient avec. Et le nouveau propriétaire entend bien conserver ce lien.
« On respecte toutes les équipes »
Ainsi, il est hors de question de faire l’impasse sur un match de Coupe comme a pu le faire l’AS Monaco, la saison dernière. Encore en course en Ligue des champions et luttant avec le PSG pour le titre, les Monégasques s’étaient permis d’aligner une équipe « bis » dans le dernier carré de la Coupe de France l’an passé. Un remaniement perçu comme un affront par leurs adversaires Parisiens. La punition parlait d’elle-même (victoire 5-0), mais Marco Verratti avait insisté : « Ce n’est pas très respectueux. Si j’étais un joueur de Monaco, je serais énervé. C’est bien de faire tourner un peu, mais là c’est exagéré. »
Avant de retrouver les joueurs de Leonardo Jardim à Bordeaux, le milieu de poche italien a rappelé la volonté des siens de n’abandonner aucun titre à leurs concurrents hexagonaux :
« C’est une obligation, parce que c’est un trophée. C’est très important. On essaye toujours de partir en début de saison pour gagner tous les trophées possibles. Après ce n’est pas toujours très facile, mais la Coupe de la Ligue est notre objectif. On va essayer de la remporter. »
Le refus de dédaigner la moindre compétition, martelé par la direction en préambule de chaque saison, semble donc avoir été intégré par les joueurs. Relégué sur le banc en championnat avec l’arrivée de Neymar et Mbappé sur le front de l’attaque, Angel Di Maria optimise un temps de jeu plus large en milieu de semaine. L’Argentin a marqué plus d’un but par match cette saison en coupes nationales (huit buts et trois passes décisives en sept parties).
Edinson Cavani ne manque lui jamais l’occasion de briller au Stade de France. Au Matmut Atlantique, l’Uruguayen devra prouver que l’enceinte compte peu dans sa réussite en Coupe de la Ligue, où il a inscrit un doublé lors de trois des quatre dernières finales disputées.
Les adversaires peuvent pourtant croire que les stars du PSG les prennent de haut. Mais quand les Sochaliens parlaient de mépris envers eux en voyant les images de certains Parisiens gentiment éméchés lors de l’anniversaire de Neymar à deux jours du déplacement à Bonal en Coupe de France, la réponse était venue sur le terrain avec une victoire 4-1. « La déclaration du capitaine sochalien qui dit qu’on ne respecte pas les équipes, ce n’est pas vrai, avait appuyé le capitaine Thiago Silva. On respecte toutes les équipes qu’on affronte. C’est pour ça qu’on continue à gagner. » Et la concurrence ne leur dit pas merci.



                            


                        

                        

