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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Pour se repérer dans la jungle des additifs, des graisses saturées, des taux de sel et de sucre et autres ingrédients nocifs pour la santé, il suffit de scanner le code-barres des produits. Yuka vous donne son feu vert (ou pas) en un clin d’œil, en toute indépendance.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                
                                    

L’appli Yuka analyse les étiquettes alimentaires


                      Pour se repérer dans la jungle des additifs, des graisses saturées, des taux de sel et de sucre et autres ingrédients nocifs pour la santé, il suffit de scanner le code-barres des produits. Yuka vous donne son feu vert (ou pas) en un clin d’œil, en toute indépendance.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 17h41
    |

            Catherine Rollot








   


Protéines, graisses saturées, diphosphate disodique, E471, E330… les informations présentes et obligatoires sur les produits préemballés sont nombreuses. Mais à moins d’être spécialiste, il est difficile de décrypter ce qui se cache derrière cette profusion de données. L’appli Yuka analyse les étiquettes alimentaires et évalue l’impact du produit sur la santé. Il suffit de scanner le code-barres pour que s’affichent automatiquement les qualités et les défauts d’une sauce bolognaise ou d’un paquet de madeleines.
Avec sa petite carotte souriante en guise de mascotte, l’application pallie la lente mise en place du Nutri-score, un système facultatif d’étiquetage à base de cinq couleurs destiné à simplifier l’information des consommateurs. Depuis son lancement en janvier 2017, Yuka aurait séduit 1,7 million d’utilisateurs. Une version élargie aux produits cosmétiques et d’hygiène est attendue.

   


Avantages
L’évaluation des produits est totalement indépendante des fabricants et distributeurs. Chaque article est noté sur 100 en fonction de ses qualités nutritionnelles (60 % de la note), de la présence d’additifs (30 % de la note) et de sa dimension biologique (10 % de la note).
En un clin d’œil, une appréciation (de l’excellent au mauvais) et une couleur (du vert foncé au rouge) permettent de jauger sa qualité. Trop gras, trop sucré, trop salé, contenant des additifs nocifs… plus de 500 000 références sont déjà passées au crible de Yuka. Dès que l’impact d’un produit est jugé négatif, l’application suggère des produits de grandes marques ou de distributeurs, bio ou pas, plus sains.
Un graphique en forme d’assiette permet d’avoir un aperçu de la qualité de son alimentation établi à partir de son panier de courses. Pour chaque catégorie d’aliments, l’application dresse un classement des meilleurs produits, toutes marques confondues.
Inconvénients
L’analyse n’est donnée que sur 100 g. Les produits comme le chocolat et le beurre sont donc facilement jugés comme médiocres, voire mauvais, alors qu’ils ne sont pas consommés habituellement dans ces quantités. A l’inverse, l’analyse d’une portion de 100 g d’un plat préparé pourra être acceptable sur le plan calorique mais ne correspondra pas à la quantité ingurgitée pour en faire un repas. A l’utilisateur d’analyser avec un peu de recul les résultats affichés.
Les alternatives proposées sont parfois trop éloignées du produit épinglé. Difficile de persuader son ado qu’il faudrait mieux pour sa santé qu’il remplace sa pâte à tartiner au chocolat favorite par de la purée de châtaigne d’Ardèche…
Enfin, signalons que la possibilité de rechercher un produit sans scanner le code-barres n’existe pas, ce qui oblige à le faire en magasin ou après-coup chez soi, une fois les produits achetés.
Appli gratuite sur iOS et Android, Yuka.io



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La disparition du statut de cheminot pour les nouveaux entrants à la SNCF est au coeur de la réforme souhaitée par le gouvernement. Radiographie des salariés de l’entreprise.
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Statut, âge, salaires : qui sont les cheminots ?

La disparition du statut de cheminot pour les nouveaux entrants à la SNCF est au coeur de la réforme souhaitée par le gouvernement. Radiographie des salariés de l’entreprise.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 18h44
    |

            Marianne Boyer, 
                                Maxime Mainguet et 
Eugénie Dumas








                        



   



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ S’il est loin le jour où des dodos ou des mammouths parcourront nos campagnes, les recherches se multiplient sur le séquençage de l’ADN d’espèces disparues. Sur son blog, Rémi Sussan les passe en revue. Ainsi que les questions qu’elles posent.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/04/02/19-4">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le courriel précise aux caissières qu’elles doivent présenter leurs excuses au client détenteur d’une carte de fidélité pour cet « oubli », s’il réclame a posteriori la réduction dont il aurait dû bénéficier.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

La Halle demande à ses caissières de ne plus faire de réduction automatique pour les détenteurs de carte de fidélité

Le courriel précise aux caissières qu’elles doivent présenter leurs excuses au client détenteur d’une carte de fidélité pour cet « oubli », s’il réclame a posteriori la réduction dont il aurait dû bénéficier.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 09h48
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 17h09
    |

            Laura Motet








                        


C’est une pilule qui a du mal à passer chez les salariés de La Halle. Lundi 12 mars, le directeur commercial de La Halle, Charles Ruby, a envoyé à ses équipes un courriel leur demandant de ne plus appliquer automatiquement en caisse les réductions offertes en magasin aux détenteurs de la carte de fidélité… et de s’excuser auprès du client de cet « oubli » si ce dernier s’en apercevait. « La direction se cache encore derrière les salariés… (…) Et qui sera face aux clients mécontents ? Encore et toujours les salariés ! », s’indigne le syndicat Force ouvrière, qui a publié l’e-mail sur Facebook.

   


« Depuis deux ans, la direction nous a fixé une priorité : encarter le plus de clients possibles », explique Véronique*, responsable de magasin à La Halle aux chaussures. Une consigne assortie à un objectif chiffré clair : les détenteurs de carte de fidélité doivent représenter 75 % des clients qui passent en caisse chaque jour.
Pour convaincre les plus hésitants et permettre aux caissières d’atteindre cet objectif très ambitieux, l’enseigne a sorti le grand jeu : les détenteurs de la carte bénéficient de 20 % de réduction lors de leur cinquième passage en caisse, ainsi que de réductions pour leur anniversaire.
6,5 millions de clients ont adhéré au programme
C’est là que le bât blesse : les importantes remises accordées aux 6,5 millions de clients ayant adhéré au programme « [commencent] à impacter de plus en plus fortement les résultats de marge », écrit le directeur commercial dans son courriel.
Dans un contexte de crise pour La Halle et sa société mère, Vivarte, occupée à négocier deux plans de sauvegarde pour l’emploi (PSE – plan de licenciement), il fallait donc agir vite :
« Nous avons décidé de modifier dès à présent notre animation du programme auprès des clients. »

        Lire :
         

          André, La Halle, Naf Naf : Vivarte, un groupe centenaire pris dans la spirale de la crise



Dans son courriel du 12 mars, le directeur commercial annonce donc que La Halle a décidé « dès à présent » de ne plus envoyer aux clients de « mail faisant état des nombres de passages en caisse », contrairement à ce qui est écrit dans les conditions générales de la carte de fidélité. « Afin d’être cohérent avec cette évolution », les caissières ne devront donc plus rappeler au client où il en est de ses passages et à quelles offres il a droit.

   


Injonctions contradictoires
Pour Véronique, c’est une illustration de plus des injonctions contradictoires qui pèsent sur le personnel en magasin :
« C’est absurde. Comment voulez-vous qu’on atteigne les 75 % de passages en caisse avec la carte de fidélité si le client n’a rien à gagner à s’encarter et à présenter sa carte ? »

        Enquête :
         

          Capteurs en magasin, « plans d’action », « challenges »… Les dessous de la vente dans les grandes enseignes



D’autant que le directeur commercial précise :
« Il est bien évident, dans le cas où un client se présenterait a posteriori, que nous appliquerons l’avantage demandé en reprenant le ticket, avec un discours commun à tous en présentant nos excuses pour cet oubli. »
« Foutage de gueule. Et au bout de deux ou trois oublis, (…) le client se sentira pris pour un pigeon et c’est le salarié qui sera accusé par le client », commente Myriam, ancienne vendeuse de La Halle, sur Facebook.
De son côté, La Halle reconnaît « volontiers une expression maladroite » : 
« La note envoyée aux magasins ne modifie en rien l’actuel programme de fidélité, mais demande de l’adapter le temps de la mise en place du nouveau programme. (…) Ce nouveau programme vise davantage à se situer dans le relationnel que dans le rabais, les prix étant de nouveau compétitifs au quotidien. »
Depuis 2017, la marque s’est en effet lancée dans un changement de positionnement sans précédent : après avoir tenté – sans succès – d’augmenter sa clientèle en montant en gamme, l’enseigne d’habillement et de chaussures a décidé de baisser ses prix pour mieux rivaliser avec Kiabi, champion de la mode à petits prix en France. « L’objectif est de baisser les prix de 25 % à horizon 2020 », explique la direction.

        Lire :
         

          Vivarte relance La Halle sur la mode à petits prix



*Le prénom a été modifié.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Ces groupes multiplient les indicateurs pour suivre le parcours de leurs clients et augmenter leurs ventes au détriment du conseil.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Capteurs, indicateurs, objectifs, SBAM… Les dessous de la vente dans les grandes enseignes

Ces groupes multiplient les indicateurs pour suivre le parcours de leurs clients et augmenter leurs ventes au détriment du conseil.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 09h46
    |

            Laura Motet








                        



                                


                            
Depuis son entrée dans le monde de la vente, à la fin des années 1980, Christelle, responsable de magasin chez Pimkie, a vu son quotidien changer du tout au tout. Elle qui avait choisi ce métier pour le « contact humain » se retrouve, depuis les années 2000, dans un secteur où « tout est devenu normé » : méthode d’accueil SBAM (pour « sourire, bonjour, au revoir, merci »), mise en place dans les vitrines de vêtements dictées par le siège, et, désormais, surveillance heure par heure d’indicateurs de performance de vente. « On a l’impression de ne plus avoir de cerveau », résume Christelle.
Les enseignes qui n’ont pas suivi le mouvement assez tôt se sont retrouvées en grande difficulté
A l’instar de Pimkie (groupe Mulliez), toutes les grandes chaînes de magasins appliquent aujourd’hui ces techniques de vente et de suivi, inspirées de celles des derniers arrivants sur le marché. Les enseignes qui n’ont pas suivi le mouvement assez tôt, comme celles du groupe Vivarte, se sont retrouvées en grande difficulté et appliquent, depuis quelques années, ces méthodes avec une rapidité qui confine à la brutalité, selon certains salariés.
Le sujet est si sensible que certaines enseignes nous ont expressément demandé de ne pas contacter leurs salariés à ce sujet. D’autres, à l’instar de Kiko ou Pimkie, n’ont pas donné de réponse à nos multiples sollicitations, malgré plusieurs relances.

Eviter le capteur des portiques antivols
« Parfois, les vendeuses se tordent, se baissent pour entrer dans leur propre magasin. Ça me retourne les tripes de les voir faire ça », lâche Christelle. Ce qu’elles essaient d’éviter, c’est le petit capteur situé dans la partie supérieure de la plupart des portiques antivols des grandes enseignes ; il compte en temps réel les entrées dans le magasin et les compare au nombre de tickets effectués en caisse. C’est ce qu’on appelle le « taux de transformation » : les vendeurs doivent...




                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les salariés de plusieurs secteurs de l’économie française observeront des arrêts de travail à partir de mardi 3 avril. Tour d’horizon de revendications variées.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/04/2018
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Cheminots, éboueurs, pilotes, électriciens… De nombreuses grèves débutent mardi

Les salariés de plusieurs secteurs de l’économie française observeront des arrêts de travail à partir de mardi 3 avril. Tour d’horizon de revendications variées.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 18h26
   





                        



   


Le train, l’avion, la collecte de déchets ou encore l’énergie… De nombreux secteurs seront touchés par un mouvement de grève à partir de mardi 3 avril.
Les griefs sont nombreux pour chaque catégorie : réforme de la SNCF pour les cheminots ; demandes d’augmentation des salaires à Air France ; revendication d’un « service public national » des déchets pour les éboueurs.

        Lire :
         

          Du public au privé, les foyers de contestation sociale se multiplient



Tour d’horizon des mouvements sociaux des prochains jours.
Début de la grève à la SNCF
Le mardi 3 avril marque le coup d’envoi du mouvement des cheminots contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement. Les protestataires commencent dès lundi soir une grève qui se déroulera au rythme de « deux jours sur cinq » pendant trois mois.
Le premier préavis de grève déposé par la CGT, l’UNSA et la CFDT court du 2 avril à 19 heures au 5 avril à 8 heures. De son côté, SUD-Rail appelle à une grève illimitée reconductible par vingt-quatre heures, à partir de lundi 20 heures.

        Voir :
         

          En douze ans, 110 préavis de grève à la SNCF



Si la SNCF anticipe un trafic « normal » lundi soir, il sera « très perturbé » à partir de mardi, a assuré la direction dimanche soir. Un TGV sur huit sera en circulation en moyenne et, en régions, un TER et un Transilien sur cinq en moyenne.
Après les arrêts de travail du 22 mars, qui ont mobilisé 35,4 % de grévistes à la SNCF, les cheminots prévoient un conflit de longue haleine selon ce mode « innovant ». En tout, le mouvement voulu par les syndicats s’étalera sur trente-six jours, soit jusqu’au 28 juin.
Invité de France Inter vendredi, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a exprimé son mécontentement face à ce mouvement :
« La grève va beaucoup perturber la vie des Français, je le regrette. (…) Il faut que chacun prenne ses précautions. »

        Lire :
         

          SNCF : les associations d’usagers se sentent oubliées



M. Pepy a évoqué les hypothèses d’« un train sur cinq ou un sur huit » circulant pendant la grève comme « une fourchette possible », rappelant que certains syndicats évoquaient même un train sur dix. « On ne pourra pas, dans ces conditions, transporter la totalité des voyageurs », a-t-il prévenu.

   


Quatrième journée de grève à Air France
L’intersyndicale d’Air France a appelé le personnel de la compagnie aérienne à faire grève de nouveau mardi. Ce sera le quatrième jour de grève en cinq semaines, après les 22 février, 23 mars et 30 mars. Elle a par ailleurs prévu deux nouvelles journées d’arrêt de travail les 10 et 11 avril.
En cas de vol annulé, Air France assure qu’elle préviendra personnellement les clients la veille de leur départ par SMS ou courriel. La compagnie devrait également tenir à jour les informations sur les vols disponibles sur son site.

        Lire :
         

          Au troisième jour de conflit, Air France s’installe dans la grève



Onze syndicats exigent une augmentation générale de 6 %, jugeant trop faible celle de 1 % programmée dans l’année. Les pilotes réclament, en outre, une revalorisation de certaines annexes de rémunération, portant le total de leur augmentation à 10,7 %. Jeudi, les discussions avec la direction avaient tourné court, les syndicats dénonçant un « manque d’écoute ».
« Nous avons quitté la salle de négociations, la direction refusant ne serait-ce que d’écouter nos demandes », a fait savoir jeudi matin Grégoire Aplincourt, président du SPAF (2e syndicat de pilotes).
Les éboueurs pour un « service public national »
Les fédérations CGT des transports et des services publics ont lancé un appel commun à la grève dans l’ensemble de la filière déchets à partir de mardi. Ce mouvement était prévu de longue date pour revendiquer la création d’un « service public national » des déchets, et donc un « statut unique public » pour les travailleurs de la filière.
Objectif : la « reconnaissance de la pénibilité » dans ce secteur, en élargissant à l’ensemble des salariés la possibilité d’un départ anticipé.

   


« Du balayeur à la collecte, au centre de tri, à l’incinérateur », tous les salariés de la filière, qu’ils travaillent dans le public ou le privé, sont appelés à faire grève, a souligné Sébastien Cravero, animateur du collectif Filière collecte et traitement des déchets à la fédération CGT des services publics (territoriaux), lors d’une conférence de presse.
Le mouvement, aboutissement d’un travail mené « depuis un an » entre les deux fédérations, devrait toucher notamment Paris et la région parisienne, celle de Marseille, Montpellier, ainsi que l’Est et le Nord, a précisé Fabrice Michaud, secrétaire général de la fédération CGT des transports.
Electriciens et gaziers appelés à trois mois de grève
La Fédération nationale des mines et de l’énergie de la CGT a également appelé, à partir de mardi, les électriciens et les gaziers à un mouvement de protestation qui pourrait s’étendre jusqu’au 28 juin.

        Lire :
         

          La CGT appelle à la grève dans l’énergie à partir du 3 avril



Outre « l’organisation d’un nouveau service public de l’électricité et du gaz qui réponde à l’intérêt général », le syndicat réclame un « bilan de la déréglementation du secteur de l’énergie », « la fin de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz » et « un statut de l’énergéticien pour l’ensemble des salariés qui travaillent » dans le secteur.
Le syndicat compte notamment « faire pression sur les acteurs économiques » en imposant des baisses de charges dans les centrales nucléaires, en faisant des coupures ciblées visant des entreprises ou encore en passant en heures creuses certains territoires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le pays avait évoqué des droits des douanes de 15 % à 25 %, qui pourraient porter sur 3 milliards de dollars d’importations de produits en provenance des Etats-Unis.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/04/2018
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La Chine réplique aux Etats-Unis en imposant des taxes sur 128 produits américains

Le pays avait évoqué des droits des douanes de 15 % à 25 %, qui pourraient porter sur 3 milliards de dollars d’importations de produits en provenance des Etats-Unis.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 02h12
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 08h37
   





                        


La Chine avait promis une riposte. Elle a été officialisée, lundi 2 avril. En réponse aux taxes sur l’acier et l’aluminium récemment mises en place par l’administration Trump, Pékin a choisi d’en appliquer sur les importations de 128 produits américains, pour une valeur de 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros), selon l’agence de presse Chine nouvelle.

        Lire aussi :
         

                Guerre commerciale : les Etats-Unis et la Chine négocient en coulisse



La Chine avait prévenu en mars envisager de telles impositions, faisant craindre le déclenchement d’une guerre commerciale entre les deux géants économiques mondiaux. Les nouvelles taxes imposées par la commission chargée des tarifs douaniers au sein du Conseil d’Etat (gouvernement) portent sur des produits divers, allant des fruits à la viande de porc.
Marchés financiers secoués
Donald Trump avait annoncé, le 22 mars, que les Etats-Unis imposeraient de nouvelles taxes sur quelque 60 milliards de dollars d’importations chinoises ; une nouvelle qui avait secoué les marchés financiers. Dès le lendemain, la Chine avait répliqué en dévoilant une liste de 128 produits sur lesquels elle affirmait vouloir appliquer des droits des douanes de 15 % à 25 %, en cas d’échec des négociations entre les deux pays. Ce point a donc été atteint.

        Lire aussi :
         

                La Chine réagit aux sanctions américaines par une première salve de taxes



Washington reproche depuis longtemps à Pékin de tirer profit du système de coentreprises imposé aux firmes étrangères qui s’implantent en Chine, estimant que cette dernière cherche ainsi à piller les innovations technologiques américaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Pour les journées des 3 et 4 avril, la compagnie ferroviaire prévoit 48 % de grévistes. Si ce taux se confirme, il serait supérieur à ceux des mouvements de 2016 et 2014.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/04/2018
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La grève SNCF de mardi sera-t-elle record ?

Pour les journées des 3 et 4 avril, la compagnie ferroviaire prévoit 48 % de grévistes. Si ce taux se confirme, il serait supérieur à ceux des mouvements de 2016 et 2014.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 22h05
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 07h11
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Avec 48 % de grévistes parmi l’ensemble des personnels SNCF, le mouvement des mardi 3 et mercredi 4 avril s’annonce comme l’un des plus suivis de ces dernières années dans le groupe public ferroviaire. Si ce taux se confirme, mardi, il serait supérieur au niveau des grèves de 2016 (contre la nouvelle organisation du travail) et de 2014 (contre la loi portant réforme ferroviaire), qui avoisinaient les 35 %.
La grève de mardi serait d’un niveau comparable à celle de 2010 (multimots d’ordres mais avec une dimension défense de la retraite importante) qui a vu une mobilisation de 43 % du personnel. Mais on a pu voir ces vingt dernières années des grèves plus suivies, avec plus de 60 % de grévistes au total. Ce fut le cas en 1995, en 2003 (63 % de grévistes) et surtout en 2007 (72 %).

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A chaque fois, c’est la défense du régime spécial de retraite des cheminots qui a fait monter de manière stratosphérique ces taux de personnel en arrêt de travail. On notera que le projet de pacte ferroviaire gouvernemental actuel ne mentionne pourtant pas cette question du régime des retraites qui est renvoyé (prudemment) à une réforme globale un peu plus tard dans le quinquennat.
Les non-grévistes mobilisés à 100 %
Ce chiffre de 48 % de grévistes reste toutefois à confirmer, car il constitue une estimation réalisée par la direction de la SNCF à partir des déclarations individuelles d’intention (D2I) des salariés soumis à cette obligation. Or, cette population qui concourt directement à la « production » des trains (conducteurs, contrôleurs, aiguilleurs…) ne représente que 45 % de l’ensemble des personnels de l’entreprise.
D’ailleurs de nombreuses voix syndicales ont fustigé une annonce du taux de grévistes un peu hâtive de la part de la direction de la SNCF. « Cela peut constituer un indicateur efficace, répond Mathias Vicherat, directeur général adjoint du groupe. Le 22 septembre 2017, lors de la première journée de mobilisation, les D2I laissaient entrevoir un taux de 36 % de grévistes et il a finalement été de 35,4 %. »
Quant aux non-grévistes, ils seront mobilisés à 100 % mardi. Des sièges administratifs seront fermés pour pouvoir envoyer le personnel sur le terrain. La SNCF a prévu que 3 000 « gilets rouges » orienteront les voyageurs qui tenteraient malgré tout de prendre le train.
Les clients et usagers devraient être abreuvés de notifications par SMS, mail, applications. L’enjeu est de taille pour l’entreprise. La loi sur le service garanti fait obligation d’informer au mieux les usagers du plan de transport mis en place, et surtout de le tenir. Même s’il y a peu de trains, ceux qui sont prévus sont censés circuler. Et à l’heure.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Onze syndicats exigent une augmentation générale de 6 %, jugeant trop faible celle de 1 % programmée dans l’année. Deux autres journées de grève sont déjà prévues les 3 et 7 avril.
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Air France : l’intersyndicale annonce une nouvelle grève les 10 et 11 avril

Onze syndicats exigent une augmentation générale de 6 %, jugeant trop faible celle de 1 % programmée dans l’année. Deux autres journées de grève sont déjà prévues les 3 et 7 avril.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 20h09
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 22h25
   





                        



   


L’intersyndicale d’Air France, en conflit salarial avec la direction depuis février, a annoncé dimanche 1er avril une nouvelle grève les 10 et 11 avril.
En un mois et demi, le personnel d’Air France, tous métiers confondus, a jusqu’ici cumulé trois jours de grève. Une quatrième journée de grève est déjà programmée mardi, en même temps que la SNCF, ainsi qu’une autre samedi.

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Dans un communiqué publié dimanche soir, l’intersyndicale, qui regroupe les syndicats de pilotes, d’hôtesses et stewards et des personnels au sol, souligne que la direction de la compagnie aérienne « ne semble pas prendre au sérieux la détermination des salariés et de l’intersyndicale ».
Réagissant à cette annonce, Air France « déplore ce nouvel appel à la grève, alors même que la direction a convié les organisations syndicales pour de nouvelles réunions de négociations ».
Bras de fer
Onze syndicats exigent une augmentation générale de 6 %, jugeant trop faible celle de 1 % programmée dans l’année, compte tenu des efforts passés des salariés et des bons résultats de la compagnie en 2017. Les pilotes réclament, en outre, une revalorisation de certaines annexes de rémunération, portant le total de leur augmentation à 10,7 %.
La direction juge la revendication déraisonnable et vante les « 200 millions d’euros » redistribués via des augmentations individuelles et l’intéressement.
Mais pour les syndicats, seules les augmentations pérennes comptent. La hausse de 6 % demandée sur les grilles salariales de l’ensemble des personnels correspond au « cumul de l’inflation » depuis 2011, date de la dernière augmentation générale, a rappelé Françoise Redolfi (Unsa-PNC), lors d’un rassemblement vendredi à Roissy.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La direction du groupe ferroviaire a annoncé « un niveau de grévistes important », avec 77 % des conducteurs en arrêt de travail, et prévoit un trafic « très perturbé ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Grève à la SNCF : les prévisions de trafic pour lundi et mardi

La direction du groupe ferroviaire a annoncé « un niveau de grévistes important », avec 77 % des conducteurs en arrêt de travail, et prévoit un trafic « très perturbé ».



Le Monde
 |    01.04.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 08h26
   





                        



   


L’essentiel :
La grève perlée à la SNCF, prévue pour durer trente-six jours, débute lundi 2 avril au soir, jusqu’à mercredi 4 avril.« Le taux important de grévistes » s’élèvera à 48 % de l’ensemble du personnel pour la journée de mardi.Le trafic sera « très perturbé » à partir de mardi, avec un TGV sur huit et, en régions, un TER et un Transilien sur cinq en circulation en moyenne.
La « bataille du rail » entamée lundi 2 avril à 19 heures par les cheminots contre le projet de réforme du gouvernement s’annonce suivie. La direction de la SNCF a annoncé, dimanche 1er avril, ses prévisions de trafic en vue du mouvement de grève. Le taux de grévistes sera de 48 % pour l’ensemble du personnel, et de 77 % chez les seuls conducteurs, mardi, au premier jour de la mobilisation.
Evoquant « un niveau de grévistes important », Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la communication de la SNCF assure que le trafic sera « quasi normal » lundi soir, mais « très perturbé » mardi et mercredi.

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                La grève SNCF de mardi sera-t-elle record ?



C’est le début de la « grève perlée » par épisodes de deux jours sur cinq, lancée à l’initiative de la CGT, l’UNSA et la CFDT, jusqu’au 28 juin. SUD-Rail appelle, pour sa part, à un arrêt de travail illimité, reconductible par vingt-quatre heures, à partir de 20 heures lundi.
Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a prévenu dans Le Journal du dimanche que « des lignes seraient fermées ». « Cette grève sera très pénalisante pour nos clients », a-t-il regretté. Invité au journal de 20 heures sur France 2 dimanche, il a insisté : « Cette grève est complètement décalée et je ne sais pas si elle est supportable par les Français. » Le mouvement « a été pensé pour avoir un maximum d’impact sur le trafic et être le plus économe possible pour les grévistes », a-t-il encore ajouté.
Le détail des prévisions de trafic pour mardi
Un TGV sur huit :
12 % sur l’Atlantique ;27 % sur l’Est ;12 % sur le Nord ;11 % sur le Sud-Est.
Un Transilien sur cinq :
RER A : 50 % des trains assurés ;RER B : 28 % des trains assurés ;RER C : 20 % des trains assurés ;RER D : 14 % des trains assurés ;RER E : 30 % des trains assurés.
Trois trains internationaux sur quatre :
trois Eurostar sur quatre ;un trafic quasi normal sur les Thalys ;pas de train pour la Suisse, tout comme entre l’Italie et la France et l’Espagne et la France ;entre la France et l’Allemagne, les liaisons seront assurées à hauteur d’un train sur trois.
Pour les TER, un train sur cinq circulera. Pour les Intercités, la proportion sera d’un train sur huit.
Le chiffre
3 000
Selon la compagnie ferroviaire, 3 000 « gilets rouges » seront mobilisés mardi 3 et mercredi 4 avril pour venir en aide aux voyageurs.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Rapport d’étonnement. La logique capitaliste s’empare enfin des idées écologiques, considérées naguère comme contraires à la croissance et à l’emploi.
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L’économie circulaire convainc jusqu’au Medef

Rapport d’étonnement. La logique capitaliste s’empare enfin des idées écologiques, considérées naguère comme contraires à la croissance et à l’emploi.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 09h23
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
L’utopie écologique n’est plus une chimère, ses rêves nous rattrapent. Industries propres, retraitement des déchets, villes végétalisées, immeubles économes, agroécologie associant cultures et élevage, « économie circulaire » fonctionnant comme un écosystème, réintégrée au cœur de la nature, privilégiant la valorisation des énergies naturelles plutôt que l’extraction des matières fossiles : il y a dix ans encore, ces idées étaient considérées comme contraires à la croissance et à l’emploi, menaçant les profits des entreprises. Bref, impraticables.
Alternative crédible
Aujourd’hui, elles semblent capables d’offrir une alternative crédible à la ruineuse destruction de la biosphère par notre mode de production – à nouveau dénoncée, samedi 24 mars, par les 550 experts de la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques. C’est ainsi que, vendredi 30 mars, le ministère de la transition écologique et solidaire doit faire connaître sa « Feuille de route pour l’économie circulaire », la présentant comme le « nouveau paradigme » capable de détrôner notre vieille logique économique « non soutenable », et proposant de l’ériger en « objectif national ».
On dira : l’écologiste Nicolas Hulot se démène pour se faire entendre, comme bien d’autres ministres soucieux de l’environnement avant lui, qui ont tous déchanté. Mais, l’avenir s’obscurcissant, les responsabilités s’avérant de plus en plus lourdes à porter, les temps changent : l’environnement devient la frontière de la logique capitaliste.
On l’a bien vu lors de l’université d’été du Medef, en août 2017, quand le patron du groupe Suez, Jean-Louis Chaussade, a donné un exemple frappant : « Le plastique est un excellent exemple de la limite de notre modèle d’économie linéaire. Plus de 320 millions de tonnes par an aujourd’hui, plus d’un milliard de tonnes en 2050 (…), et il n’est pas biodégradable ! Résultat,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les dirigeants d’entreprise dysfonctionnent psychologiquement plus souvent que la moyenne de la population. Bien se comporter, c’est s’y adapter, explique la journaliste du « Monde » Annie Kahn, dans sa chronique bimensuelle.
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Comment « savoir être » face à des patrons déséquilibrés

Les dirigeants d’entreprise dysfonctionnent psychologiquement plus souvent que la moyenne de la population. Bien se comporter, c’est s’y adapter, explique la journaliste du « Monde » Annie Kahn, dans sa chronique bimensuelle.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 07h00
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            

Ma vie en boîte. Le chercheur d’emploi lambda, ou toute personne soucieuse de conserver son poste ou d’évoluer professionnellement, se doit aujourd’hui d’améliorer son « savoir-être », entend-on de tous côtés. Savoir-être, on l’aura compris, signifie apprécier le travail collaboratif quand cela s’avère nécessaire. Mais aussi être très autonome quand les conditions l’exigent. Se comporter intelligemment avec ses collègues, clients et dirigeants. Pour des relations apaisées, empathiques, basées sur la compréhension de l’autre, l’écoute.
On comprend aisément que dans un tel univers paradisiaque, sans perte de temps en conflits inutiles, la productivité s’améliore. En ce début de week-end prolongé, on vous épargnera la longue liste des études universitaires établissant corrélation et causalité entre savoir-être et productivité.
En haut de la pyramide, en revanche, il semble que le savoir-être ne soit plus du tout essentiel. A moins qu’il ne se définisse tout à fait autrement. Car, dans les entreprises, les dirigeants dysfonctionnent psychologiquement plus souvent que la moyenne de la population, affirment Manfred Kets de Vries, professeur en développement du leadership et changement des organisations à l’Insead, et Caroline Rook, assistante à la Henley Business School, dans la lettre Insead Knowledge du 19 mars.
Comportements toxiques
En effet, si, en moyenne, la moitié des adultes américains souffrent de troubles psychiatriques à un moment ou l’autre de leur vie, selon une étude de la Harvard Medical School, les responsabilités des dirigeants sont tellement stressantes qu’elles stimulent ou aggravent des troubles psychologiques préexistants à leur nomination, estiment M. Kets de Vries et Mme Rook. On considérera qu’il doit en être de même en Europe.
Or, les comportements toxiques les plus répandus chez les dirigeants vont tout à fait à l’encontre de ce qui est attendu du fameux « savoir-être »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’enjeu est dérisoire par rapport aux sommes à dépenser pour le rachat de trimestres dans le régime de base, explique Marc Darnault, associé chez Optimaretraite.
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Retraite complémentaire des salariés : quel est l’intérêt d’un rachat de points ?

L’enjeu est dérisoire par rapport aux sommes à dépenser pour le rachat de trimestres dans le régime de base, explique Marc Darnault, associé chez Optimaretraite.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 07h00
    |

                            Marc Darnault (Associé chez Optimaretraite)








                        



   


Question à un expert. Comme pour le régime de base de la Sécurité sociale, les régimes complémentaires de retraite des salariés les autorisent à racheter des points des caisses Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés non-cadres) ou Agirc (Association générale des institutions de retraite complémentaire des cadres) au titre des années d’études supérieures.
Trois conditions sont nécessaires : ne pas avoir liquidé ses droits à la retraite, avoir moins de 67 ans et avoir racheté au préalable des trimestres pour ces mêmes périodes dans le régime de base de la Sécurité sociale. Une année rachetée, soit quatre trimestres, ouvre droit à un rachat de 70 points Arrco ou Agirc. Dans chaque régime, 210 points peuvent donc être rachetés au maximum.

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                Retraite: quel est l’intérêt d’un rachat de trimestres ?



Compte tenu de la valeur des points de ces deux régimes, l’enjeu maximum, en gain annuel de retraite brute, est donc de 263 euros à l’Arrco et de 91 euros à l’Agirc. A ces montants, il convient d’ôter les prélèvements sociaux (maximum 10,1 %) et l’impôt sur le revenu. Au total, l’enjeu est finalement dérisoire par rapport aux sommes à dépenser pour le rachat de trimestres dans le régime de base.
Déductible du revenu imposable
Pour les régimes de l’Arrco et de l’Agirc, le coût de l’opération est obtenu en multipliant le nombre de points à racheter par la valeur du point dans le régime, puis par un coefficient d’âge, fixé en fonction des tables de mortalité. Il est donc lié à l’espérance de vie de l’assuré.

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                Le rachat de trimestres, une aubaine pour les cadres



De ce fait, le rachat n’a statistiquement aucun intérêt financier. En revanche, ce rachat étant intégralement déductible du revenu imposable, le gain se fera principalement sur l’éventuelle économie d’impôt générée.
Si un rachat de trimestre doit être étudié, c’est plutôt dans le cadre du régime de base. Contrairement au rachat de trimestre auprès de l’Arrco ou de l’Agirc, il peut avoir un réel intérêt économique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La direction de la SNCF a proposé à des cadres une prime pour les inciter à conduire des trains pendant la grève. Les syndicats dénoncent une tentative de déstabilisation.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/03/2018
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SNCF : avant le début de la grève, la direction prévient que « des lignes seront fermées »

La direction de la SNCF a proposé à des cadres une prime pour les inciter à conduire des trains pendant la grève. Les syndicats dénoncent une tentative de déstabilisation.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 00h48
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 14h35
   





                        


La « bataille du rail » engagée à partir de lundi 2 avril au soir contre le projet de réforme du gouvernement risque d’avoir de nombreuses répercussions, en dépit des mesures prises par la direction pour réduire son impact. Le président du directoire de la SNCF, Guillaume Pepy, a déclaré dimanche 1er avril dans une interview au Journal du dimanche que des « petites lignes seront fermées » faute de personnel pendant les jours de grève.
« S’il manque des aiguilleurs, la loi ne nous permettant pas d’en réquisitionner, il y aura des lignes fermées. »
« Sur les grandes lignes, les trains annoncés la veille à 17 heures seront garantis. Nous enverrons un mail ou un SMS à toutes les personnes qui ont une réservation pour confirmer ou infirmer la circulation de leur train », a expliqué M. Pepy.
Le PDG de la compagnie ferroviaire ajoute que « les Français doivent être lucides. Nous avons dit et répété qu’il y aurait très peu de trains du lundi 2 avril au soir au jeudi 5 avril au matin. Il ne serait donc pas raisonnable de venir dans une gare si votre train n’est pas confirmé. C’est pour cela que l’on a fermé les réservations pour les jours de grève. Lorsque l’on y verra plus clair, on pourra en rouvrir certaines. »

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                Grève à la SNCF : le calendrier des perturbations



La CGT (premier syndicat à la SNCF), l’UNSA (deuxième organisation représentative) et la CFDT (quatrième) ont appelé les cheminots à faire grève le mardi 3 et le mercredi 4 avril (les perturbations commenceront dès lundi à 19 heures). C’est le premier des préavis de deux jours de grève sur cinq qu’ils pourraient déposer jusqu’à la fin du mois de juin pour contrer la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement. SUD-Rail (troisième syndicat dans l’entreprise) a déposé de son côté un préavis de grève illimitée, reconductible par vingt-quatre heures, qui débutera à 20 heures lundi.
M. Pepy a évoqué les difficultés nées de la succession des arrêts de travail. « Trois jours après la reprise du trafic, une nouvelle séquence de grève démarrera. Cela va désorganiser complètement la production. Exemple : si l’entretien technique d’un train ne peut être fait, il ne pourra plus rouler. Et nous finirons par manquer de matériel », craint-il.
Inciter des cadres à conduire
Pour limiter les impacts de la grève, la direction a proposé une prime à des cadres pour les inciter à conduire des trains pendant la grève, a-t-on appris dimanche de sources syndicales, qui dénoncent une tentative de déstabilisation du mouvement.
« Depuis la semaine dernière », la direction « propose une prime de conducteur occasionnel » à des « cadres opérationnels qui ne la touchaient pas jusqu’à présent », a fait savoir Erik Meyer (SUD-Rail), confirmant une information de franceinfo.
Cette prime mensuelle, d’un montant de « 150 euros », était jusqu’alors versée à des « cadres de direction issus de la conduite » amenés à conduire un train de temps en temps, « une fois par trimestre », a expliqué M. Meyer. La direction « a commencé à étendre ce dispositif » aux « cadres traction », les « chefs d’équipe » des agents de la conduite, leur proposant cette prime « de manière pérenne », a-t-il précisé.
Il s’agit d’« une prime qui existait déjà » et qui serait rendue « plus incitative », a aussi dit Bernard Aubin, de la Fédération indépendante du rail et des syndicats des transports (First, non représentatif), dénonçant des « pressions exercées sur l’encadrement pour remplacer les grévistes ». La direction de la SNCF a confirmé l’existence de cette prime, qui « a pris effet au 1er janvier 2018 », et a dénoncé « un faux procès », les discussions à ce sujet « remontant à 2017 ».
« Posture de blocage »
De son côté, la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a haussé le ton dans une interview accordée au Parisien dimanche : « Je le dis clairement, personne ne peut comprendre que les syndicats de cheminots engagent une grève longue et pénalisante alors que le gouvernement est dans le dialogue. »
« Il est incompréhensible que les syndicats restent dans une posture de blocage qui n’est pas justifiée alors que nous apportons des réponses aux cheminots. »
La ministre rappelle par ailleurs qu’« il n’a jamais été question de passer en force » sur ce dossier, soulignant que les concertations ne sont qu’à « mi-chemin et que nous démarrons la semaine prochaine le débat parlementaire ».
Mobilisations attendues sur d’autres fronts
Energie. Dans le même temps, l’exécutif devra être attentif à la mobilisation annoncée dans l’énergie, à partir de dimanche et « jusqu’au 28 juin », par la première organisation du secteur, la FNME-CGT, qui a calqué son calendrier sur celui des cheminots. Un préavis de grève couvrira toute la période, mais le mouvement pour « un nouveau service public de l’électricité et du gaz » ne devrait se traduire que ponctuellement, à travers des baisses de production par exemple.
Déchets. Les fédérations CGT des transports et des services publics lancent un appel à la grève dans l’ensemble de la filière déchets à partir de mardi. Elle devrait toucher notamment Paris et sa région, celle de Marseille, Montpellier, ainsi que l’Est et le Nord, selon la CGT, qui réclame la création d’un « service public national » des déchets, ainsi que la « reconnaissance de la pénibilité » du travail.
Air France. La compagnie aérienne Air France, enfin, sera touchée mardi puis samedi par ses quatrième et cinquième journées de grève en un mois et demi. Onze syndicats de tous métiers exigent une augmentation générale des salaires de 6 %, jugeant trop faible celle programmée dans l’année (de 0,6 % au 1er avril et de 0,4 % au 1er octobre). La direction juge la revendication déraisonnable et vante les « 200 millions d’euros » redistribués au total, augmentations individuelles et intéressement compris.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Tour d’horizon des revalorisations, baisses et nouvelles règles en vigueur.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/03/2018
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Minimum vieillesse, allocations familiales, énergie… ce qui change au 1er avril

Tour d’horizon des revalorisations, baisses et nouvelles règles en vigueur.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 08h49
   





                        


Hausse du minimum vieillesse, de la prime à la naissance et des allocations aux familles monoparentales ou nombreuses et modestes, baisse de l’allocation aux parents de jeunes enfants… Voici les principaux changements à compter du 1er avril :

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30 euros de plus pour le minimum vieillesse
L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) augmente de 30 euros, à 833 euros par mois pour une personne seule. Deux autres hausses, de 35 euros chacune, sont prévues au 1er janvier 2019 et au 1er janvier 2020.

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1 % de revalorisation des prestations sociales
Cette augmentation est liée à l’inflation :
le revenu de solidarité active (RSA) passe à 550,93 euros par mois pour une personne seule en métropole ;la prime d’activité atteint 531,51 euros ;l’allocation aux adultes handicapés (AAH) passe à 819 euros ;l’allocation de base d’éducation d’enfant handicapé augmente de 1 %, à 131,81 euros ;les allocations familiales, versées aux familles avec deux enfants, s’élèvent désormais à 131,16 euros, pour la tranche de revenus la plus basse, et au minimum à 32,79 euros pour les revenus les plus élevés ;le complément familial (pour les familles nombreuses) atteint 170,71 euros ;le complément de libre choix du mode de garde (CMG), pour l’emploi d’un assistant maternel ou pour une garde à domicile, s’échelonne entre 176,82 euros et 467,41 euros ;le congé parental est rémunéré à 396,01 euros pour un taux plein ;l’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui sera versée en août, passera à 367,73 euros pour les enfants de 6 à 10 ans, à 388,02 euros pour les 11-14 ans et à 401,47 euros pour les 15-18 ans.
Allocations familiales recentrées sur les plus modestes
Outre les revalorisations modiques liées à l’inflation, le gouvernement d’Edouard Philippe a choisi d’augmenter les prestations versées aux familles les plus pauvres, en réduisant l’allocation de base pour les autres :
le montant majoré du complément familial, versé aux familles nombreuses modestes, augmente de 8,2 %, à 256,09 euros par mois ;l’allocation de soutien familial, qui complète le revenu des parents isolés ne percevant pas de pension alimentaire, augmente de 5,2 %, à 153,70 euros pour un taux plein et 115,30 euros pour un taux partiel ;la prime à la naissance, qui n’avait pas été revalorisée depuis 2013, va augmenter de 2 % par rapport à celle versée pour les enfants nés avant cette date, à 941,66 euros ;en revanche, l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) diminue de 7,5 %, à 170,71 euros pour un taux plein (soit une baisse de 13,90 euros par mois), et à 85,36 euros pour un taux partiel.Réductions dans le secteur de l’énergieLes tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, baisseront de 1,1 % avec le recul des prix sur le marché du gros. Cette diminution est de 0,4 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,7 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude et de 1,2 % pour les foyers qui se chauffent au gaz.Un chèque énergie, qui remplace les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, est distribué à quatre millions de foyers modestes. Le montant s’échelonne de 48 euros à 277 euros, selon les revenus et la composition des ménages, avec une moyenne de 150 euros par foyer. Il devrait augmenter de 50 euros en 2019.les primes pour le changement de chaudière au fioul, accordées sous condition de ressources, vont augmenter nettement et atteindront entre 2 000 euros et 3 000 euros contre 800 euros à 1 300 euros jusqu’à présent.
De nouveautés pour les consommateurs
Les abonnements à des contenus en ligne (comme Netflix, Canal+ ou Deezer) seront désormais accessibles dans tous les pays de l’Union européenne.Les nouvelles voitures doivent être équipées d’un bouton d’appel d’urgence (système eCall).Les secteurs des banques et des assurances pourront dématérialiser davantage certaines formalités comme les envois recommandés électroniques ou les signatures électroniques.
Et aussi
Un nouveau carnet de santé est distribué aux nouveau-nés. Il intègre les onze vaccins obligatoires, ainsi que de nouvelles courbes de taille et de poids.Un service gratuit de caution pour loyers impayés, Visale, est proposé à toutes les personnes de moins de 30 ans sous conditions de ressources et de statut (étudiants, contrats précaires) pour des loyers n’excédant pas 1 300 euros (1 500 euros à Paris).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ La CFDT a annoncé près de 50 % de grévistes et 300 magasins touchés, alors que la direction évoquait une trentaine de pas-de-porte bloqués dans la matinée de samedi.
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Grève à Carrefour : forte mobilisation des salariés pour l’emploi et le pouvoir d’achat

La CFDT a annoncé près de 50 % de grévistes et 300 magasins touchés, alors que la direction évoquait une trentaine de pas-de-porte bloqués dans la matinée de samedi.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 13h14
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 06h39
   





                        



   


Hypermarchés filtrés ou bloqués par des alignements de chariots : faire ses courses de Pâques dans certains magasins Carrefour, samedi 31 mars, tenait de la gageure au vu de la forte mobilisation des salariés décidés à défendre leurs emplois et leur pouvoir d’achat. Au moins 300 magasins intégrés étaient touchés par le mouvement de grève lancé par FO et la CFDT, et relayé séparément par la CGT, au lendemain d’une mobilisation dans les entrepôts.
Le mouvement « a démarré très tôt avec beaucoup de force et d’envergure, il est très fort », s’est félicité Michel Enguelz, représentant de Force ouvrière (FO), premier syndicat du groupe de grande distribution. Selon Sylvain Macé (CFDT), le taux de grévistes avoisinait 50 %, avec 170 hypermarchés mobilisés sur 220 et 130 supermarchés sur environ 470.
Il y en a « peut-être même plus », a estimé M. Enguelz (FO), qui s’est félicité d’un mouvement « d’envergure ». « Du jamais-vu », selon Philippe Allard (CGT).
Une « trentaine » d’hypermarchés entièrement bloqués
Partout, la mobilisation se traduisait par des rassemblements devant les magasins, avec du « filtrage » aux entrées. Certains hypermarchés étaient complètement bloqués, comme à Antibes (Alpes-Maritimes), Ollioules (Var), Toulon Grand Var, Nice Lingostière (Alpes-Maritimes) ou Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), Vénissieux (Rhône), Chambéry (Savoie) ou encore Toulouse-Labège (Haute-Garonne) et Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), selon les syndicats CFDT, FO et CGT. A Marseille Grand Littoral, une journaliste a constaté que l’entrée était barrée par des chariots et un rassemblement de 150 salariés.

        Les explications :
         

          Carrefour : les syndicats lancent un appel à la grève pour la journée de samedi



La direction du groupe Carrefour a compté « une trentaine » d’hypermarchés bloqués, sur 220, à 10 h 30, mais elle a affirmé qu’« aucun supermarché, aucun magasin de proximité ni aucun entrepôt n’était bloqué » en milieu de matinée. A midi, « 80 % de nos hypermarchés [étaient] ouverts » et « 100 % de nos supermarchés », a-t-elle souligné. Une source syndicale a estimé que 30 % des hypermarchés resteraient fermés toute la journée.
356 millions d’euros de dividendes
Cette mobilisation est le point d’orgue de l’inquiétude et de la colère qui montent depuis l’annonce, le 23 janvier, par Alexandre Bompard, PDG du groupe depuis l’été 2017, de son « plan de transformation » s’accompagnant de la suppression de milliers d’emplois.
L’appel à la grève, lancé par FO et la CFDT, relayé séparément par la CGT, répond à l’annonce en janvier de la suppression de milliers d’emplois. Les syndicats protestent aussi contre le projet de passage en location-gérance de plusieurs hypermarchés. L’annonce, récemment, d’une participation moyenne de 57 euros, contre 610 en 2017, a achevé de mettre le feu aux poudres.
Ils s’inquiètent aussi de l’impact sur l’emploi d’autres mesures du plan Bompard (logistique, réduction de 100 000 m2 des surfaces des hypermarchés).

        Lire aussi :
         

                Carrefour : les salariés inquiets face au plan Bompard



« Nous comprenons que les projets de transformation puissent susciter de l’inquiétude chez certains de nos salariés », a admis Pascal Clouzard, directeur exécutif France Carrefour. Mais, « si nous souhaitons pérenniser et développer notre activité économique, et donc nos emplois, nous devons impérativement nous transformer », a-t-il ajouté.
Chez les salariés, l’annonce récente d’une participation moyenne de 57 euros, contre 610 l’an dernier, vue comme une « aumône » ou un « pourboire », a aussi alimenté la colère. « Bien consciente de l’impact sur le pouvoir d’achat » de cette baisse, la direction a proposé à la mi-mars de relever ce montant à 407 euros, sous forme d’un complément forfaitaire d’intéressement de 350 euros. Sans désamorcer la fronde.
Les actionnaires toucheront, eux, 356 millions d’euros de dividendes, font valoir les syndicats, qui anticipent aussi des négociations salariales au rabais.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Deux ans après la formation du gouvernement dirigé de fait par l’ancienne dissidente, ses partisans ne cachent pas leur frustration, notamment les plus démunis.
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édition abonné


En Birmanie, l’échec socio-économique d’Aung San Suu Kyi suscite la déception

Deux ans après la formation du gouvernement dirigé de fait par l’ancienne dissidente, ses partisans ne cachent pas leur frustration, notamment les plus démunis.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 12h16
    |

                            Antoine Clapik (Rangoun, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Je suis un partisan de longue date de la “Lady”, et je l’aime encore. Mais la NLD [Ligue nationale pour la démocratie, le parti d’Aung San Suu Kyi] n’a pas tenu ses promesses électorales. Franchement, je suis déçu. »
Ainsi parle Than Shein, 68 ans, ancien conducteur de cyclo-pousse, homme à tout faire, menuisier de circonstance et résident à plein temps d’un bidonville situé dans le quartier industriel de Hlaing Thar Yar, en périphérie de Rangoun.
Ce sexagénaire, qui ne possède pas de téléphone, pas de page Facebook et, naturellement, pas d’ordinateur, est remarquablement bien informé : sur le terrain politique et social, il n’est jamais avare de sa parole. Pourtant, il habite dans ces marges de la grande ville où des dizaines de milliers de personnes comme lui vivent dans des conditions misérables depuis qu’en 2008, le cyclone Nargis les a chassées de leurs villages du delta du grand fleuve Irrawaddy. La catastrophe fit près de 140 000 morts. « On a tout perdu », dit Than Shein.
« Vous savez quoi ? La NLD n’en a rien à faire des pauvres… ».
Sa bicoque de bambous tressés et de bâches en plastique est dans un tel état qu’elle paraît avoir, elle aussi, connu un désastre naturel : la masure est un capharnaüm où s’empilent au petit malheur la chance divers objets, de la casserole au tas de hardes empoussiérées, de la pendule antique à l’armoire en planches disjointes.
« Durant le scrutin de 2015 [les premières élections libres en vingt-cinq ans qui virent la NLD remporter une écrasante victoire], j’ai emmené des gens gratuitement sur mon cyclo-pousse dans les bureaux de vote pour qu’ils puissent apporter leurs voix au parti de la “Dame”, explique Than Shein en un sourire navré qui découvre une dentition rare. Et qu’est-ce que je vois aujourd’hui ? Des voisins d’un autre bidonville éjectés de leurs squats sous prétexte qu’ils n’ont pas de permis de résidence ! Vous savez quoi ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le plus gros acheteur de raisin du Languedoc produit cent quarante cuvées qu’il exporte dans une soixantaine de pays. Avec la certitude d’offrir « le meilleur vin du monde » à moindre coût.
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Vins : Jean-Claude Mas, l’esprit de conquête


                      Le plus gros acheteur de raisin du Languedoc produit cent quarante cuvées qu’il exporte dans une soixantaine de pays. Avec la certitude d’offrir « le meilleur vin du monde » à moindre coût.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 12h15
    |

            Michel Guerrin








   


Jean-Claude Mas, c’est l’insolente réussite avec un vin pas cher vendu à l’étranger. Pas moins de 22 millions de bouteilles écoulées sous la bannière Paul Mas, le nom de son père. Un hommage ? Pas seulement. « Sur l’étiquette, Paul est plus facile à lire que Jean-Claude. » Et puis il s’est fait seul. S’il baigne dans le raisin depuis tout petit, il se souvient qu’à la table familiale, près de Pézenas, on coupait le vin avec de l’eau. Son père, son grand-père, son arrière-grand-père étaient des viticulteurs, alors que lui est le premier vigneron. « Vigneron de père en filles », dit-il. Il en a quatre.
Cet amateur de motos et de voitures a aussi tâté d’autres métiers, après une école de commerce et un MBA marketing. Il fait ses gammes dans le vin de 1992 à 1995, chez Bernard Magrez, patron réputé de domaines bordelais ; apprend la vinification avec l’œnologue italien Giorgio Grai. Le grand saut est en 2000, quand, tout en reprenant les dix-sept hectares de la propriété familiale, il crée sa société de négoce à Montagnac (Hérault), à côté de ­Pézenas, qui a pour nom Côté Mas. Il achète du vin, le met en bouteille, dessine les étiquettes, le commercialise. « Je vends du vin qui n’arrive pas à se vendre. »
Un chiffre d’affaires en hausse
Il tire cette conviction d’un sévère état des lieux. D’abord, sur le Languedoc. Il constate alors que sa région a fortement progressé en vins de qualité mais sans le faire savoir. « On a communiqué sur les producteurs, qui ont mis la région dans le trou, alors qu’il fallait communiquer sur les marchés à conquérir. » Ensuite sur la France. Il juge la production stagnante, trop concurrentielle et conservatrice. Les places sont prises. La solution ? Voir l’étranger comme un eldorado.
Les experts lui prédisaient un fiasco. Aujourd’hui, à 58 ans, Jean-Claude Mas savoure son bilan : il possède douze domaines, 720 hectares, en a aussi 1 400 en contrat (il est le plus gros acheteur de raisins de la région), emploie 190 salariés, produit 140 cuvées qu’il vend dans 61 pays, réalise un chiffre d’affaires de 55 millions, en hausse de 7 % en 2017. Le chiffre-clé ? Il exporte 90 % de ses vins, un chiffre fou, qui dit le succès.
Il vend au Japon, où il se rend régulièrement depuis vingt ans, en Allemagne, en Italie, au Canada, en Chine, en Russie, en Inde, au Brésil, en Grande-Bretagne… Il peut parler avec des trémolos dans la voix de ses commerciaux à Hongkong, à Londres ou à New York, ou d’importateurs devenus des amis. Ses concurrents ne sont pas français, mais des poids lourds étrangers, comme Torres, en Espagne, ou Antinori, en Italie. Jean-Claude Mas passe cent jours par an en dehors de l’Hexagone.
Coller au consommateur
Pour s’imposer à l’étranger, dit-il, il faut un vin à 5 euros meilleur que les autres. C’est la base. Elle est fragile. « Il est impossible de faire un languedoc correct sous 3 euros, et même sous 5 euros, à cause du trop faible rendement dans notre région. On est à 7 tonnes de raisin par hectare alors que l’Australie ou le Chili tournent à 11 tonnes et certains vins italiens à 18-20 tonnes. En revanche, à 5 ou 6 euros, je prétends qu’on peut produire en Languedoc les meilleurs vins du monde. » Ce qui se confirme dans ses ventes : 5 millions de bouteilles entre 4 et 5 euros, 12 millions de 5 à 7 euros, 5 millions entre 7 et 19 euros.
Jean-Claude Mas vous lance alors une formule. « Il y a des gens qui font du vin avec de l’argent, moi je fais du vin pour faire de l’argent. » Il précise : « J’ai acheté six domaines à des gens qui ont fait du vin avec de l’argent sans y comprendre grand-chose. » Ce qui veut dire qu’il cerne d’abord un marché viable, puis construit un vin qui lui correspond. Il a ainsi produit un merlot qui titille le merlot américain, mais moins cher. Un goût boisé. Il nous montre comment il introduit des lattes de chêne dans les cuves pendant la fermentation. « Peu de vignerons vous le montreront ! » Il ajoute : « Je serais en Bourgogne, je ne penserais pas à faire ça. »
Derrière une dose de provocation, Jean-Claude Mas fait des vins proprement. Cent vingt hectares sont en bio, et le glyphosate est banni de quasiment toutes ses terres. C’est le cas de son vin mascotte, qui a pour nom « Arrogant Frog ». « Grenouille arrogante ». Quatre cuvées, de 4 à 20 euros, issues de vignes en grand cru limoux, pour beaucoup en bio. Des cuvées fort agréables, pas toujours excellentes, mais qui s’exportent si bien, et disent le succès de Jean-Claude Mas.
« On juge la réussite suspecte. Surtout quand elle est rapide. Alors que j’ai accompagné la reconnaissance du languedoc ! »
L’arrogance, c’est un terme que certains lui collent à la peau. Lui renverse le problème. Il a entendu l’arrogance dans la bouche de pas mal d’interlocuteurs quand il a débuté : « Apprenez d’abord le vin avant d’en faire… » Depuis, il a cette conviction : « On juge la réussite suspecte. Surtout quand elle est rapide. Alors que j’ai accompagné la reconnaissance du languedoc ! »
Même quand il évoque le goût, il joue le fort en gueule. Nous goûtons un de ses vins à 5 euros, un « Paul Mas » destiné à une compagnie aérienne. Pas mal. Il sourit. « La réputation d’un vin se fait sur l’étiquette, le marketing et le prix. Goûtez une mauvaise bouteille à 50 euros, vous lui trouverez toutes les excuses. Une bonne bouteille à 6 euros, vous ne lui en trouverez pas. Cela s’appelle le snobisme. »
Il n’empêche, Jean-Claude Mas s’est lancé récemment un deuxième défi : produire quelques vins de grande qualité de 30 à 50 euros. Là encore, il colle au consommateur, nouveau, français surtout, qui boit moins et mieux, sait ce qu’il veut, juge en se fiant moins à l’étiquette. Et qui boit plus cher. Résultat positif : ses ventes en France suivent une tendance de + 30 %.
Quand on voit et écoute ce prince du vin à Pézenas, on croit parfois entendre son confrère Gérard Bertrand, le roi de Narbonne (Aude). Même caractère de l’autocrate.
Le consommateur change, Mas aussi. « En étant obsédé par le rapport qualité-prix, j’oubliais la part de rêve que procure le vin. » Son slogan, affiché partout, notamment sur son site Internet, est « Le luxe rural depuis 1892 » (date d’achat des premières vignes par son arrière-grand-père). Sans doute aussi son ego, imposant, le pousse à prendre la piste des vins de garde. Il y a d’autres signes. Dans son fief de Montagnac, il a ouvert un restaurant qui vise une étoile au ­Michelin, un bar à vins, deux suites à 200 euros environ la nuit (il en veut dix), une boutique. Il est aussi mécène du festival de théâtre de Pézenas.
Un nom condense cette nouvelle vie. Astelia. C’est le nom de sa maison, qu’il a construite au milieu des vignes, pas loin de Montagnac, et qu’il a dessinée lui-même, comme un geste d’architecte. ­Astelia condense les prénoms de ses filles – Astrid, Elisa, Apolline, Estelle. « Citroën a fait DS et moi, Astelia. » Astelia est aussi une gamme de vins de prestige : 50 000 bouteilles pour le moment.
Est-il conseillé par un œnologue ? « Non. Si j’en prends un, il me dirait que je suis juste un commercial. » Du reste, à l’écouter, on sent bien qu’il sait ce qu’il veut pour chaque cuvée. Mais il donne un modèle : le Domaine Peyre Rose, au cœur de l’Hérault, une sacrée référence, avec de toutes petites quantités.
Quand on voit et écoute ce prince du vin à Pézenas, on croit parfois entendre son confrère Gérard Bertrand, le roi de Narbonne (Aude). Même caractère de l’autocrate. Stratégies proches, même souci du consommateur, des ventes phénoménales. Tous deux sont jalousés. La ressemblance physique est troublante. Sauf que Jean-Claude Mas est plus petit. Sont-ils concurrents ? Pas tant que ça.
Bertrand vend des vins plus prestigieux, plus chers et beaucoup en France, alors que Mas achète plus de raisin et vend essentiellement à l’étranger. Sur l’exportation, le terrain de jeu est assez vaste pour qu’ils ne se marchent pas sur les pieds. Tous deux sont convaincus que le meilleur est à venir. Mas achètera d’autres domaines, veut conquérir d’autres territoires, entend gagner le haut de gamme. Avec ses filles ? « Je ne cherche pas des héritiers. »

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La théorie économique dominante lie efficacité et compétition. Pourtant la coordination peut aussi se révéler efficace, observe l’économiste Gérard Fonouni dans une tribune au « Monde ».
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Réformes Macron : « La concurrence ne conduit pas toujours à une harmonie optimale »

La théorie économique dominante lie efficacité et compétition. Pourtant la coordination peut aussi se révéler efficace, observe l’économiste Gérard Fonouni dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    31.03.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 11h27
    |

Gérard Fonouni (Professeur agrégé d’économie et gestion)







                        



                                


                            

[Ouverture de la SNCF à la concurrence, assouplissement du marché du travail, allégement de la fiscalité des hauts revenus, promotion de l’innovation… La « remise en marche » tous azimuts qu’Emmanuel Macron et son gouvernement mènent au pas de charge se fait au nom de l’efficacité, de la rationalisation et de l’épanouissement de l’initiative individuelle et entrepreneuriale. Elle reprend de ce fait le cadre conceptuel et les prémisses d’une théorie et de modèles bien précis de la pensée économique, ceux de l’efficience des marchés et des anticipations rationnelles des agents. Mais, pour certains économistes, les nouveaux défis posés par le creusement des inégalités et les limites écologiques de notre mode de production nécessitent de changer le cadre intellectuel des prises de décisions politiques.]
Tribune. Au cœur de l’analyse économique, se trouve désormais le concept de l’efficacité, servant de fondement à toutes les politiques économiques. De simple moyen, il est devenu aujourd’hui une fin.
L’efficacité, mesurée par l’adéquation des moyens aux objectifs, est aussi recherchée par toutes les entreprises produisant dans un environnement concurrentiel. Dans cet environnement, les firmes parvenant à optimiser leurs ressources c’est-à-dire à maximiser leurs profits sous contrainte de coûts tout en recherchant à satisfaire les besoins de leurs clients, peuvent se développer, conquérir de nouveaux marchés ou encore se différencier des concurrents et donc créer des emplois. Alors que celles qui n’y parviennent pas, à défaut d’efficacité, sont éliminées par la concurrence. Telle est la loi du marché, celle du plus fort, à partir de laquelle se sont tissées les relations économiques entre les acteurs économiques et entre les pays.
La libre concurrence entre les entreprises privées permet, en théorie, de concilier les intérêts divergents des producteurs et des consommateurs grâce aux prix fixés librement en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Chaque année, 3 millions de boîtes de comprimés et 500 000 unités injectables sont fabriquées sur dix lignes de production installées près d’Orléans. Le tout pour le compte de la défense et du ministère de la santé.
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Dans les coulisses de la Pharmacie des armées

Chaque année, 3 millions de boîtes de comprimés et 500 000 unités injectables sont fabriquées sur dix lignes de production installées près d’Orléans. Le tout pour le compte de la défense et du ministère de la santé.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 19h52
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

L’affaire de l’agent russe, Sergueï Skripal, empoisonné dimanche 4 mars dans la petite ville britannique de Salisbury, semble tout droit sortie d’un roman d’espionnage. La détection d’une substance neurotoxique, baptisée Novitchok, souligne cependant que l’utilisation d’armes chimiques représente une menace bien concrète. Bien plus puissant que d’autres poisons comme le gaz sarin, ou l’agent VX – qui aurait été utilisé pour assassiner le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un le 13 février 2017 à l’aéroport de Kuala Lumpur – le Novitchok a été mis au point par les Russes en pleine guerre froide. Une quantité infime de poudre suffit à intoxiquer la cible, avec l’apparition des premiers symptômes – ralentissement du rythme cardiaque, asphyxie – trente secondes à deux minutes seulement après l’exposition. Il n’existe aucun antidote connu à ce jour.

L’histoire ne préoccupe pas que les diplomates russes et britanniques. « Avec ces neurotoxiques, on peut tuer un groupe de soldats en quelques minutes », souligne le commandant François Caire-Maurisier qui dirige la Pharmacie centrale des armées (PCA). Situé en pleine campagne, à Chanteau (Loiret), près d’Orléans, cet établissement unique en Europe développe et fabrique des médicaments destinés à protéger militaires et civils contre les risques nucléaires, radiologiques, biologiques, et chimiques (NBRC). Chaque année, en moyenne 3 millions de boîtes de comprimés et 500 000 unités injectables y sont fabriquées sur dix lignes de production pour le compte de l’armée et du ministère de la santé.
Des antidotes aux armes chimiques
Délivrée à tous les soldats, la  trousse du combattant  est à l’image des dangers qui les guettent : on y trouve un garrot tourniquet, que l’on peut poser d’une seule main, une poche de chlorure de sodium à utiliser en cas d’hémorragie, une seringue de morphine et un antidote que l’on peut s’autoinjecter en cas d’exposition à une substance neurotoxique. « Chaque...




                        

                        

