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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’uniformité de la promotion des stagiaires du printemps de la Maison Blanche, où l’on peine à trouver des jeunes issus de la diversité, a été abondamment commentée et critiquée.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

La Maison Blanche raillée pour la monochromie de ses stagiaires

L’uniformité de la promotion des stagiaires du printemps de la Maison Blanche, où l’on peine à trouver des jeunes issus de la diversité, a été abondamment commentée et critiquée.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 18h12
   





                        


A première vue, il ne s’agit de rien d’autre qu’une banale et ennuyeuse photo officielle comme il en existe tant, en l’occurrence celle des stagiaires de printemps de la Maison Blanche, entourant le président Donald Trump. Mais, à y regarder de plus près, ne remarquez-vous pas quelque chose ?

This is the official photo of the 2018 White House Spring intern class. 

— rob_bennett (@Rob Bennett)


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« C’est la photo officielle des stagiaires de printemps de la Maison Blanche. Vous remarquez un certain modèle ? »
Ou plutôt, ne remarquez-vous pas l’absence de quelque chose ? Des internautes américains n’ont pas mis longtemps à mettre le doigt dessus ; sur la petite centaine d’étudiants réunis autour du président américain, quasiment tous sont blancs. Les étudiants hispaniques, noirs ou asiatiques peuvent se compter sur les doigts d’une seule main.
« Trump : Making America segregated again » (Trump : rendre l’Amérique ségréguée à nouveau), ironise ainsi sur Twitter la journaliste et écrivaine Victoria Brownworth, en détournant le slogan originel de Trump, « Make America great again ». Un ton cynique également employé par Ian Bremmer, auteur américain et expert en sciences politiques, qui écrit sur son compte Twitter :
« Les stagiaires de la Maison Blanche sous Trump pourraient être le groupe le plus blanc que je n’ai jamais rencontré. Et j’inclus le Yacht Club de Nantucket [une île de la Côte est, au large du cap Cod, lieu de villégiature de la haute société américaine]. »
Une différence avec les promotions d’Obama
Un autre internaute, se définissant comme un « Américain préoccupé », a fait la comparaison avec les statistiques officielles du pays et invite ceux qui le lisent à décider eux-mêmes des « raisons pour lesquelles les stagiaires de Trump sont loin d’être représentatifs de la diversité de cette nation ». Selon les chiffres du Bureau du recensement des Etats-Unis, un Américain sur trois n’est pas blanc. Un ratio bien éloigné de celui de la promotion des stagiaires de la Maison Blanche.
De son côté, une femme se présentant comme une ancienne stagiaire sous le mandat de Barack Obama, en 2015, a estimé que « cela valait la peine de comparer » les deux promotions. « Comme vous pouvez le voir il y a une grande différence », a-t-elle simplement commenté, laissant les images parler d’elles-mêmes, de la polychromie de 2015, à l’uniformité de 2018.

My intern class from the #ObamaWH is on the top, Trump's is on the bottom. As you can see, there's a *big* differen… https://t.co/YztPvJfBAF— christine_d11 (@Christine D)


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Un photographe a exposé à Washington des photos des violences qui avaient éclaté dans la capitale américaine dans les heures et jours suivant l’assassinat du pasteur et militant pour les droits civiques, le 4 avril 1968.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Egérie populaire mais controversée de la lutte anti-apartheid, elle fut la deuxième épouse du premier président noir d’Afrique du Sud Nelson Mandela.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Winnie Mandela, ex-épouse de Nelson, est morte

Egérie populaire mais controversée de la lutte anti-apartheid, elle fut la deuxième épouse du premier président noir d’Afrique du Sud Nelson Mandela.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 18h23
   





                        



   


Winnie Mandela, l’ex-épouse de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, est morte à l’âge de 81 ans des suites « d’une longue maladie », lundi 2 avril à l’hôpital Milpark de Johannesburg, a annoncé son porte-parole. 
« Elle est décédée des suites d’une longue maladie, pour laquelle elle a été hospitalisée à plusieurs reprises depuis le début de l’année. Elle est partie en paix en tout début d’après-midi lundi, entourée de sa famille », a déclaré Victor Dlamini dans un communiqué.
Winnie Madikizela Mandela, qui « était l’une des plus grandes icônes de la lutte contre l’apartheid », a « sacrifié sa vie pour la liberté de l’Afrique du Sud », a-t-il souligné.
L’archevêque anglican sud-africain et Prix Nobel de la paix Desmond Tutu a salué la disparition d’« un symbole majeur » de la lutte contre le régime de l’apartheid.
« Elle a refusé de céder face à l’incarcération de son mari, le harcèlement perpétuel de sa famille par les forces de sécurité, les détentions, les interdictions et son bannissement. Son attitude de défi m’a profondément inspiré, ainsi que des générations de militants. »
Le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) a salué, par la voix de l’un de ses responsables, Mbalula Fikile, une femme qui « symbolisait la force, la résistance et une âme éternelle de la liberté » : « Elle s’est battue sans relâche pour que nous ayons une société juste et égalitaire. Elle a consacré sa vie au service du peuple africain. »
Figure controversée
Née le 26 septembre 1936 dans la province du Cap oriental (sud), dont est également originaire Nelson Mandela, elle décroche un diplôme universitaire de travailleur social, une exception pour une femme noire à l’époque.
Son mariage en juin 1958 avec Nelson Mandela – elle a alors 21 ans, et lui, divorcé et père de famille, presque 40 – est vite contrarié par l’engagement politique de son mari. Pendant son séjour en prison, elle devient l’une des figures de proue du Congrès national africain, fer de lance de la lutte anti-apartheid.
Cependant, la radicalité de son engagement fait d’elle une figure controversée. En 1976, elle appelle les lycéens de Soweto révoltés à « se battre jusqu’au bout ». Dans un discours critiqué, elle déclare que les Sud-Africains doivent se libérer avec des « boîtes d’allumettes » alors que les traîtres présumés à la cause anti-apartheid sont brûlés vifs, avec un pneu passé autour du cou. Des propos considérés comme un véritable appel au meurtre.
Winnie s’entoure d’un groupe de jeunes hommes formant sa garde rapprochée, le Mandela United Football Club (MUFC), aux méthodes particulièrement brutales.
En 1991, elle est reconnue coupable de complicité dans l’enlèvement d’un jeune militant, Stompie Seipei. Elle est condamnée à six ans de prison, une peine ultérieurement commuée en simple amende.
Divorce en 1996

   


« Elle était une formidable égérie de la lutte, une icône de la libération », a dit d’elle Desmond Tutu, président de la Commission vérité et réconciliation (TRC) et ami de Nelson Mandela. « Et puis, quelque chose a terriblement mal tourné. »
Nommée vice-ministre de la culture après les premières élections multiraciales de 1994, Winnie est renvoyée pour insubordination par le gouvernement de son époux, un an plus tard.
En 1998, la Commission vérité et réconciliation, chargée de juger les crimes politiques de l’apartheid, déclare Winnie « coupable politiquement et moralement des énormes violations des droits de l’homme » commises par le MUFC. « Grotesque », réplique celle que l’on surnomme la « Mère de la nation », même si des témoins l’accusent de torture.
Mise au ban de la direction de l’ANC, condamnée une nouvelle fois en 2003 pour fraude, Winnie fait tout de même son retour en politique quatre ans plus tard en intégrant le comité exécutif du parti, l’instance dirigeante de l’ANC.

        Lire aussi :
         

          la critique du documentaire « Winnie », diffusé en 2016



L’image du couple Mandela, marchant main dans la main à la libération du héros anti-apartheid en 1990, a fait le tour du monde. Mais les époux ne se sont jamais retrouvés. Ils ont fini par divorcer en 1996, deux ans après l’accession à la fonction suprême de Nelson Mandela, le premier président noir de l’Afrique du Sud.

Les grandes dates de la vie de Winnie Mandela
26 septembre 1936 : naissance de Nomzamo Winifred Zanyiwe Madikizela, dite Winnie, dans la province du Cap oriental (sud).
1955 : elle devient la première assistante sociale noire du pays dans un hôpital de Soweto, le township noir de Johannesburg.
1958 : Winnie épouse Nelson Mandela.
1962 : elle reste seule avec ses fillettes après l’arrestation de son mari. Malgré les intimidations et des séjours en prison, elle devient l’une des figures du Congrès national africain (ANC).
1969 - 1970 : elle est arrêtée en tant qu’activiste anti-apartheid et détenue à l’isolement à Pretoria
1986 : dans son discours le plus controversé, elle appelle à libérer le pays avec des allumettes, référence au supplice du « collier » (pneu enflammé autour du cou).
1990 : libération de Nelson Mandela après vingt-sept ans de prison.
1991 : elle est reconnue coupable de complicité dans l’enlèvement de quatre jeunes, dont un est mort, par sa garde rapprochée, le Mandela United Football Club (MUFC).
1992 : accusée de corruption et mauvaise gestion, elle est démise de ses fonctions dirigeantes à l’ANC.
1994 : elle devient vice-ministre de la culture dans le premier gouvernement post-apartheid. Renvoyée l’année suivante pour insubordination, elle reste députée et présidente de la Ligue des femmes.
1996 : après quatre ans de séparation, elle divorce de Nelson Mandela.
1998 : la Commission vérité et réconciliation (TRC) la déclare « coupable politiquement et moralement des énormes violations des droits de l’homme » commises par le MUFC.
2003 : elle est condamnée pour fraude.
2 avril 2018 : elle meurt à 81 ans à Johannesburg « des suites d’une longue maladie ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Seul véritable enjeu de l’élection, la participation est en deçà de l’objectif affiché par les autorités, qui voulaient égaler le taux de 47 % du scrutin de 2014.
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Compte rendu

Egypte : les résultats officiels donnent la victoire d’Abdel Fattah Al-Sissi, réélu président avec 97,08 % des voix

Seul véritable enjeu de l’élection, la participation est en deçà de l’objectif affiché par les autorités, qui voulaient égaler le taux de 47 % du scrutin de 2014.


LE MONDE
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        Le 02.04.2018 à 15h49

     •
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        Mis à jour le 02.04.2018 à 17h53





Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a été réélu pour un second mandat avec 97,08 % des voix validées, soit près de 22 millions de voix, a annoncé lundi 2 avril l’Autorité nationale des élections. Le taux de participation, unique enjeu de ce scrutin sans compétition véritable, a été de 41,5 %, a par ailleurs précisé Lachine Ibrahim, président de l’autorité, lors d’une conférence de presse.
Aucun suspense n’entourait cette élection présidentielle. Avant même la proclamation des résultats officiels, la presse gouvernementale avait annoncé, jeudi 29 mars, la victoire du président Abdel Fattah Al-Sissi. Après les trois jours de scrutin, du 26 au 28 mars, les premiers résultats provisoires ont rapidement placé le président sortant largement en tête face à son rival, Moussa Mostafa Moussa.
Seul véritable enjeu de l’élection, la participation est restée en deçà de l’objectif affiché par les autorités d’égaler le taux de 47 % du scrutin de 2014. Elle aura finalement été moindre malgré plusieurs mesures incitatives. Les autorités avaient annoncé mercredi, au dernier jour du scrutin, que les abstentionnistes seraient sanctionnés par une amende. La veille, le premier ministre, Chérif Ismaïl, avait exhorté les électeurs à voter, avec cet argumentaire : « C’est un droit constitutionnel et un devoir pour la nation de tous les citoyens. » A la télévision publique et dans la rue, des chansons patriotiques étaient diffusées pour inciter les Egyptiens à se rendre aux urnes. Des électeurs ont même eu droit à des repas et collations gratuits devant certains bureaux de vote.
En 2013, alors chef de l’armée, M. Sissi avait destitué le président islamiste Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, puis mené une répression impitoyable contre ses partisans. Lors des élections organisées l’année suivante, il avait obtenu 96,9 % des voix.

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                En Egypte, les électeurs ont boudé une présidentielle jouée d’avance




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                La jeunesse égyptienne désabusée par la politique





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les « intouchables » ont organisé des rassemblements dans le nord du pays par crainte de l’assouplissement d’une loi concernant les auteurs de discriminations à leur égard.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Inde : six morts dans des manifestations pour la défense des castes les plus basses

Les « intouchables » ont organisé des rassemblements dans le nord du pays par crainte de l’assouplissement d’une loi concernant les auteurs de discriminations à leur égard.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 16h45
   





                        



   


Au moins six personnes ont perdu la vie, lundi 2 avril, dans d’importantes manifestations de membres de basses castes à travers le nord de l’Inde, ont annoncé les autorités locales. Ces rassemblements ont lieu en réaction à une décision de la Cour suprême du pays ; celle-ci a annulé le mois dernier l’arrestation automatique de suspects de discriminations ou violences contre les castes et tribus dites « répertoriées », considérées comme les plus défavorisées socialement. Selon la Cour, la loi pouvait être utilisée abusivement.
En réaction, plusieurs organisations de dalits (autrefois appelés « intouchables »), population de 200 millions de personnes sur le 1,25 milliard que compte le pays, ont appelé à un blocage général. Selon eux, l’assouplissement de la loi pourrait favoriser les exactions contre leur classe.

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                Bombay paralysée par des manifestations



Discriminations de castes : interdite en théorie

   


Des heurts avec la police, des attaques de bus, de bâtiments publics et des blocages d’axes routiers ou ferroviaires étaient recensés dans un chapelet d’Etats du nord du pays, du Pendjab au Bihar en passant par le Rajasthan.
L’Etat du Madhya Pradesh (centre) était l’un des plus touchés par le mouvement. Six personnes y ont été tuées, selon Rishi Kumar Shukla, un haut responsable de la police de l’Etat, qui n’a pas précisé les circonstances des morts.
Dans la ville de Meerut, située non loin de New Delhi, les émeutiers ont brûlé un commissariat de police selon les médias locaux. Des jets de pierres ont ciblé les forces de l’ordre. Dans un autre district de l’Uttar Pradesh, plusieurs bus publics ont été incendiés sans faire de blessés, selon la police.
Bien que la discrimination liée à la caste soit interdite par la Constitution du pays, elle reste une réalité pour les dizaines de millions de dalits indiens qui sont régulièrement l’objet de violences. La semaine dernière, un jeune fermier dalit du Gujarat (ouest) a ainsi été battu à mort car il était propriétaire d’un cheval, animal vu comme un symbole de pouvoir et de richesse.

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                En Inde, « l’entrée en politique des intouchables a démocratisé la société »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a annoncé avoir trouvé une solution prévoyant le départ d’au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux.
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Compte rendu

Migrants africains en Israël : un accord trouvé avec l’ONU

Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a annoncé avoir trouvé une solution prévoyant le départ d’au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 02.04.2018 à 14h55

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        Mis à jour le 02.04.2018 à 18h12








Le gouvernement israélien a annoncé, lundi 2 avril, avoir conclu un accord avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés concernant des milliers d’Africains entrés illégalement en Israël ces dernières années. Le projet prévoit « le départ d’au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux, tandis que l’Etat d’Israël réglera le statut de ceux qui resteront sur place », selon le communiqué du premier ministre, Benyamin Nétanyahou. Parmi les destinations évoquées figurent « des pays développés comme le Canada, l’Allemagne ou l’Italie ».
Des milliers de migrants africains devraient obtenir un statut leur permettant de légaliser leur situation en restant en Israël pendant au moins cinq années supplémentaires, précise le communiqué.
« L’accord que nous avons signé établit que pour chaque migrant qui quitte le pays, nous nous engageons à donner le statut de résident temporaire à un autre », a affirmé M. Nétanyahou lors d’une conférence de presse retransmise à la télévision.
Le précédent plan très critiqué
Environ 64 000 migrants africains sont entrés illégalement entre 2007 et 2012 sur le territoire israélien et se sont installés en nombre dans les quartiers pauvres de Tel-Aviv. 42 000 d’entre eux se trouvent toujours sur le territoire, selon le ministère de l’intérieur israélien. Majoritairement Erythréens et Soudanais, ils sont passés pour la plupart par le Sinaï égyptien. La frontière, à l’époque poreuse avec l’Egypte, a depuis été rendue quasiment hermétique avec la construction d’une clôture de sécurité.
Début janvier, Benyamin Nétanyahou avait posé un ultimatum à la moitié d’entre eux – les femmes et les enfants n’étant pas concernés : partir d’ici à début avril dans leur pays d’origine ou dans un pays tiers, ou aller en prison indéfiniment. Le gouvernement proposait 3 500 dollars et un billet d’avion pour gagner un pays africain jugé « sûr ». Selon les médias israéliens, il s’agissait du Rwanda.
Ce plan, suspendu par la Cour suprême israélienne, a suscité de nombreuses critiques, notamment des organisations de défense des droits de l’homme et du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU mais aussi, en Israël même, de certains survivants de la Shoah.
M. Nétanyahou a précisé lundi que le budget prévu pour le plan précédent serait utilisé à la fois pour développer les quartiers pauvres du sud de Tel-Aviv et pour disperser les migrants à travers le pays.
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        Le gouvernement israélien a finalement annulé sa décision d’expulser les quelque 42 000 migrants africains et a annoncé avoir trouvé une solution prévoyant le départ d’au moins 16 250 d’entre eux vers des pays occidentaux. La photographe Sarah Caron avait photographié ces Érythréens et ces Soudanais qui vivent en marge de la société. Sans plan B ni désir de partir."
            data-slide-description="Comme beaucoup d’Erythréens en Israël, Gorgio est homme de ménage dans un hôtel. Le soir, avant de rejoindre sa banlieue, il se repose dans une avenue ombragée des beaux quartiers."
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            data-slide-description="Siraj a attendu deux ans avant d’obtenir l’autorisation de rejoindre sa famille. Il vit désormais en Angleterre."
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            data-slide-description="Efrana, elle, est apatride."
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        La photographe Sarah Caron a documenté le quotidien des clandestins africains qui vivent à Tel-Aviv dans la plus grande précarité. A la marge. Sans plan B ni désir de partir."
            data-slide-description="Aux abords de Banana Beach, à Tel-Aviv, cet Erythréen attend la fin de la journée pour se faire un peu d’argent en rangeant le matériel de plage loué aux touristes."
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            data-slide-description="Office chrétien orthodoxe dans un appartement loué dans le sud de Tel-Aviv et transformé en église par la communauté érythréenne."
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            data-slide-description="Les secteurs de l’hôtellerie-restauration et du bâtiment embauchent nombre de réfugiés, à condition qu’ils aient un titre de séjour."
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            data-slide-description="Le gouvernement envoie les demandeurs d’asile déboutés dans le camp de rétention d’Holot, au cœur du désert du Néguev. Ceux qui refusent de quitter Israël ont commencé à être transférés vers la prison de Saharonim, non loin."
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            data-slide-description="Les adolescents, eux, sont nombreux à errer dans la ville."
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            data-slide-description="Au centre commercial comme ailleurs, Africains et Israéliens se croisent sans se mêler."
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            data-slide-description="Ces jeunes Erythréens ont perdu leur logement après l’expiration de leur permis de séjour. Jetés à la rue, ils sont dans l’angoisse d’être envoyés au centre de détention d’Holot."
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Le gouvernement israélien a finalement annulé sa décision d’expulser les quelque 42 000 migrants africains et a annoncé avoir trouvé une solution prévoyant le départ d’au moins 16 250 d’entre eux vers des pays occidentaux. La photographe Sarah Caron avait photographié ces Érythréens et ces Soudanais qui vivent en marge de la société. Sans plan B ni désir de partir.            
Comme beaucoup d’Erythréens en Israël, Gorgio est homme de ménage dans un hôtel. Le soir, avant de rejoindre sa banlieue, il se repose dans une avenue ombragée des beaux quartiers.

Sarah Caron
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La Russie n’avait aucun intérêt à agir à la veille de la présidentielle et à quelques mois de la Coupe du monde de football organisée chez elle, dit le chef de la diplomatie russe.
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Affaire Skripal : pour Moscou, l’empoisonnement profite à Londres

La Russie n’avait aucun intérêt à agir à la veille de la présidentielle et à quelques mois de la Coupe du monde de football organisée chez elle, dit le chef de la diplomatie russe.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h08
   





                        



   


La tension née de l’empoisonnement à l’aide d’un agent innervant, le 4 mars, à Salisburry, sur le sol britannique de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, ne retombe pas, comme l’illustre la dernière pique du chef de la diplomatie russe.
Sergueï Lavrov a déclaré, lundi 2 avril, que l’empoisonnement « pouvait être dans l’intérêt du gouvernement britannique, qui s’est trouvé dans une position inconfortable en étant dans l’incapacité de remplir ses promesses faites aux électeurs sur les conditions du Brexit. Cela pouvait aussi être dans l’intérêt des services spéciaux britanniques, qui sont connus pour leur capacité à agir avec permis de tuer ».

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Selon lui, Moscou n’avait aucune raison à la veille de la présidentielle et à quelques mois de la Coupe du monde de football organisée en Russie d’empoisonner son ex-espion, qui avait été condamné pour trahison avant de faire l’objet d’un échange de prisonniers, en 2010.
Mensonges et de la désinformation
M. Lavrov a également critiqué la décision de pays occidentaux d’expulser des diplomates russes de leur territoire, ce qui a provoqué une riposte symétrique de Moscou. « Lorsqu’on n’a pas de preuves [de l’implication de Moscou dans l’empoisonnement], alors on se venge sur les diplomates », a-t-il déclaré, ajoutant que la Russie continuerait à appliquer le « principe de réciprocité » dans ses relations avec les Occidentaux.
Le chef de la diplomatie russe a également accusé la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et leurs alliés d’avoir « perdu toute décence » et de « recourir à des mensonges et à de la désinformation purs et simples ».
M. Lavrov a ajouté que la Russie avait « de nombreuses questions » concernant cette affaire et que « l’incapacité de la Grande-Bretagne à y répondre signifiera que tout cela n’est qu’une invention et plus concrètement une provocation flagrante ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les djihadistes ont tenté de pénétrer dans la capitale de l’Etat du Borno en attaquant une base militaire à l’entrée de la ville.
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Compte rendu

Au Nigeria, au moins 18 morts dans une attaque de Boko Haram à Maiduguri

Les djihadistes ont tenté de pénétrer dans la capitale de l’Etat du Borno en attaquant une base militaire à l’entrée de la ville.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-02T13:55:47+02:00"

        Le 02.04.2018 à 13h55






    
Le leader de Boko Haram Abubakar Shekau dans une vidéo datée du 15 janvier 2018.
Crédits : HANDOUT / AFP


Une attaque de Boko Haram contre Maiduguri, la grande ville du nord-est du Nigeria, a fait au moins 18 morts et 84 blessés dimanche soir 1er avril, a rapporté lundi l’agence locale de gestion des urgences (SEMA). « Pour l’instant, nous avons recensé 18 cadavres dans les deux quartiers de Bale Shuwa et Bale Kura », à la périphérie de Maiduguri, a confié à l’AFP Bello Dambatto, responsable de l’évacuation pour la SEMA, précisant que « les personnes ont été tuées alors qu’elles essayaient de fuir les tirs entre les insurgés et les militaires ». « Maintenant, nous nous rendons dans un autre quartier périphérique, Alikaranti, où deux hommes kamikazes ont été tués par l’armée avant de faire exploser leur ceinture », a-t-il précisé.
Cette attaque d’une grande ampleur s’est déroulée aux alentours de 20 h 30, et les combats entre l’armée et les membres du groupe djihadiste ont duré près d’une heure, selon des sources militaires contactées par l’AFP.

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Les combattants ont tenté de pénétrer dans la capitale de l’Etat du Borno en attaquant une base militaire à l’entrée de la ville, en utilisant des kamikazes, mais aussi des armes à feu et des bombes, a expliqué un officier supérieur sous couvert d’anonymat. « Dix-huit sont arrivés à pied pour attaquer la base, pendant que sept kamikazes ont visé les civils à Bale Shuwar et Alikaranti », a-t-il ajouté. « Les “terroristes” ont tiré au mortier sur les troupes », a indiqué cette même source.
« De grandes explosions »
Maiduguri, une ville d’environ trois millions d’habitants, dont des centaines de milliers de déplacés à cause du conflit, est encerclée par un mur de sable et des fossés pour éviter toute incursion du groupe djihadiste. Mais les combattants sont parvenus à escalader le mur d’enceinte, a expliqué Ba’Kura Abba Ali, un membre des milices civiles qui combattent aux côtés de l’armée. « Pendant plus d’une heure, on a entendu de grandes explosions et des tirs partout dans la ville la nuit dernière », a témoigné à l’AFP Ibrahim Gremah, un résident de Maiduguri.

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La dernière tentative d’incursion dans la capitale de l’Etat du Borno, berceau de cette secte islamiste radicale, date du week-end de Noël. Vendredi soir déjà, quatre jeunes filles kamikazes, aux âges estimés de 13 à 18 ans, ont attaqué le camp de Zawuya, aux environs de Maiduguri, tuant deux personnes. Mi-mars, plus de 100 jeunes filles enlevées par le groupe djihadiste ont été ramenées à leurs parents à Dapchi, dans l’Etat de Yobe, après avoir été kidnappées pendant près d’un mois.
Les autorités nigérianes et l’armée ne cessent de répéter que Boko Haram est « techniquement vaincu », mais la multiplication des attaques de grande envergure met en lumière la situation sécuritaire déplorable dans le nord-est du Nigeria. Le conflit entre le groupe et l’armée a fait plus de 20 000 morts depuis 2009, et 1,6 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ S’il est loin le jour où des dodos ou des mammouths parcourront nos campagnes, les recherches se multiplient sur le séquençage de l’ADN d’espèces disparues. Sur son blog, Rémi Sussan les passe en revue. Ainsi que les questions qu’elles posent.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ En septembre, John Ogah s’est illustré en désarmant et maîtrisant le braqueur d’un supermarché à Rome.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le Conseil de sécurité a demandé fin mars à l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental de poursuivre les discussions sur une relance de négociations.
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Compte rendu

Le Maroc dénonce des incursions du Front Polisario au Sahara occidental

Le Conseil de sécurité a demandé fin mars à l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental de poursuivre les discussions sur une relance de négociations.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-02T11:54:27+02:00"

        Le 02.04.2018 à 11h54






    
Un soldat du Front Polisario devant les couleurs du drapeau de la République arabe sahraouie démocratique, en octobre 2017.
Crédits : RYAD KRAMDI / AFP


Les autorités marocaines ont annoncé dimanche 1er avril avoir alerté le Conseil de sécurité de l’ONU après des incursions « gravissimes » du Front Polisario dans la zone tampon du Sahara occidental. « Il y a eu des provocations, des manœuvres (…) du Polisario encouragé par l’Algérie pour modifier le statut de cette zone » tampon, placée depuis le début des années 1990 sous la responsabilité des Nations unies, a déclaré le ministre des affaires étrangères, Nasser Bourita, lors d’un point presse. « Si l’ONU (…) n’est pas prêt à mettre fin à ces provocations, (…) le Maroc assumera ses responsabilités et ne saura tolérer qu’un changement puisse intervenir dans cette zone », a-t-il affirmé.

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Vaste étendue désertique de 266 000 km², avec 1 100 km de côte Atlantique au nord de la Mauritanie, le Sahara occidental est le seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n’a pas été réglé. Le Maroc en contrôle 80 %, le Front Polisario 20 %, séparés par un mur et une zone tampon contrôlée par les casques bleus.
Le Maroc accuse le Front Polisario, indépendantiste soutenu par l’Algérie, de mener des incursions dans la zone tampon près de Guerguerat, un no man’s land situé à l’extrême sud, à la frontière avec la Mauritanie, mais aussi, depuis mars, dans l’est, à Tifariti et Bir Lahlou. « Cette provocation dure depuis un certain temps. (…) Le Maroc ne pourra pas rester les bras croisés devant des attaques continues (…) », a insisté le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, présent au point presse.
« Un casus belli »
« Le Maroc réagira avec détermination et par tous les moyens à toutes les actions qui pourraient changer le statut de cette zone, il s’agira d’un casus belli dont le Maroc tirera tous les enseignements », a prévenu M. Bourita. « La gestion permissive, légère de ce qui s’est passé à Guerguerat a été interprétée comme un encouragement », a souligné le chef de la diplomatie, en référence aux récentes incursions du Polisario en début d’année.
« L’Algérie doit assumer ses responsabilités, (…) le Maroc n’attaque pas l’Algérie lorsqu’il dit que l’Algérie encourage ce genre de provocations : c’est l’Algérie qui abrite, qui finance, qui arme, (…) qui mobilise, ce n’est là ni une attaque ni une insulte, c’est la vérité », a affirmé M. Bourita.

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« Le Maroc cherche des obstacles pour se désengager du processus de paix », a réagi M’hamed Khedad, le coordinateur du Polisario avec la mission de l’ONU au Sahara occidental, contacté par l’AFP depuis Alger. « Nous condamnons cette fuite en avant (…) et nous réagirons à toute violation du cessez-le-feu », a-t-il ajouté.
Le Conseil de sécurité a demandé fin mars à l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental de poursuivre les discussions sur une relance de négociations visant à régler le différend autour de ce territoire. Aucune date n’a été annoncée pour reprendre des pourparlers formels, les derniers en date – sous l’égide de l’ONU – remontant à 2012. Le Front Polisario réclame un référendum d’autodétermination pouvant conduire à l’indépendance, mais le Maroc rejette toute autre solution que l’autonomie sous sa souveraineté.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’élu s’en est vivement pris aux juges après la condamnation du maire de Dakar, Khalifa Sall, à cinq ans de prison.
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Compte rendu

Au Sénégal, l’opposant Barthélémy Dias en garde à vue pour « outrage à magistrats »

L’élu s’en est vivement pris aux juges après la condamnation du maire de Dakar, Khalifa Sall, à cinq ans de prison.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-02T10:52:37+02:00"

        Le 02.04.2018 à 10h52






    
L’ancien député Barthélémy Dias, à Dakar, en décembre 2017.
Crédits : SEYLLOU / AFP


L’élu et opposant sénégalais Barthélémy Dias, proche du maire de Dakar, Khalifa Sall, était toujours en garde à vue, dimanche 1er avril, pour « outrage à magistrats », a-t-on appris auprès de son avocat.
Barthélémy Dias, maire d’une commune de Dakar et ancien député, avait été arrêté vendredi soir par la section recherches de la gendarmerie de Colobane, un quartier de Dakar, après la condamnation de Khalifa Sall à cinq ans de prison pour « escroquerie ». M. Dias se trouvait dimanche « toujours en garde à vue » dans cette unité, a dit à l’AFP son avocat, Me El Hadji Diouf.

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Barthélémy Dias a été arrêté pour « outrage à magistrats, offense au chef de l’Etat et appel à l’insurrection. Ces délits ne tiennent pas. Il n’a outragé aucun magistrat et n’a pas insulté le chef de l’Etat. Il a simplement demandé la mobilisation pour dire non à la forfaiture », selon l’avocat, qui dénonce « un acharnement et une intimidation » : « On veut étouffer toute velléité de protestation » contre le pouvoir, estime-t-il.
« Des propos insultants »
Barthélémy Dias s’en était vivement pris aux juges après la condamnation du maire de Dakar. M. Dias « a tenu des propos insultants à l’endroit des magistrats. De tels propos constituent une atteinte intolérable à l’honorabilité des magistrats concernés et, au-delà, à la dignité de la justice tout entière », a écrit samedi le syndicat de la magistrature sénégalaise, l’UMS, dans un communiqué.
Barthélémy Dias et Khalifa Sall sont des dissidents du Parti socialiste (PS), membre de la coalition présidentielle. Ils font partie des responsables de ce parti exclus en décembre 2017 pour « violences, indiscipline et activités politiques concurrentes ».

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Barthélémy Dias est un fervent partisan de Khalifa Sall, condamné vendredi à cinq ans de prison et plus de 7 600 euros d’amende pour « escroquerie sur les deniers publics et faux en écriture » sur un montant d’environ 2,5 millions d’euros. Il est reproché au maire de Dakar d’avoir, entre 2011 et 2015, retiré ce montant des caisses de la ville de Dakar sur la base de fausses factures pour acheter des denrées alimentaires qui n’ont jamais été livrées.
Khalifa Sall, 62 ans et en détention préventive depuis plus d’un an, impute ses déboires judiciaires à son statut d’opposant au chef de l’Etat, Macky Sall, qui, selon lui, l’a traduit en justice pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La Chine, qui ambitionne d’être le troisième pays à construire seul une telle station, après les Etats-Unis et l’URSS, veut retourner sur la Lune.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

La désintégration de « Tiangong 1 » n’entame pas l’ambition spatiale chinoise

La Chine, qui ambitionne d’être le troisième pays à construire seul une telle station, après les Etats-Unis et l’URSS, veut retourner sur la Lune.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 10h39
   





                        



   


La désintégration, lundi 2 avril, de la station spatiale chinoise Tiangong 1 au-dessus du Pacifique Sud ne ralentira pas la conquête de l’espace par la Chine, inaugurée il y a soixante ans. La Chine, qui a investi des milliards d’euros dans son programme spatial, espère rattraper les Etats-Unis et la Russie.
En 1957, après que l’URSS eut placé en orbite terrestre Spoutnik, Mao Tsé-toung lança un appel à ses concitoyens : « Nous aussi, nous fabriquerons des satellites ! »
La première étape se concrétise treize ans plus tard, lorsque, en 1970, Pékin lance son premier satellite, à bord d’une fusée Longue Marche.
Il faut cependant attendre le 15 octobre 2003 pour que Yang Liwei devienne le premier taïkonaute (« homme de l’espace en chinois ») et accomplisse quatorze fois le tour de la Terre en vingt et une heures. Avec ce vol, la Chine devient le troisième pays, après l’URSS et les Etats-Unis, à envoyer un humain dans l’espace par ses propres moyens. Depuis, elle mène régulièrement des missions spatiales habitées.
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            data-slide-description="Le taïkonaute ("homme de l'espace" en chinois) Zhai Zhigang a effectué, samedi, la première sortie dans l'espace de l'histoire de la Chine. "
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            data-slide-description="Zhai est sorti du vaisseau Shenzhou VII, qui avait décollé jeudi de la base de Jiuquan. Il était équipé d'une combinaison de 120 kilos qui a coùté  4,4 millions de dollars.

"
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            data-slide-description="S'extrayant à mi-corps du module, il a fait un salut de la main puis a passé une quinzaine de minutes dans l'espace."
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            data-slide-description="Il a récupéré un échantillon témoin d'un lubrifiant solide arimé au module et a ensuite regagné l'intérieur de l'appareil."
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            data-slide-description="Flottant dans l'espace, il a agité un drapeau chinois, geste hautement symbolique de l'arrivée de la Chine parmi le club très fermé des grandes puissances spatiales. "
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            data-slide-description=""Je me sens assez bien. Je salue le peuple chinois et tous les gens du monde", a déclaré Zhai Zhigang. "Cette mission de sortie dans l'espace s'est accomplie parfaitement.""
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            data-slide-description="Cette première sortie dans l'espace d'un Chinois a été suivie par des millions de personnes à la télévision et sur des écrans géants. "
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            data-slide-description="Cette sortie constitue pour la Chine une avancée de son programme spatial qui vise, à terme, à construire un laboratoire puis une station orbitale."
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            data-slide-description="Shenzhou VII est revenu sur Terre dimanche, dans le désert de Mongolie intérieure, dans le nord du pays, ralenti par un immense parachute rouge et blanc."
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            data-slide-description="La télévision d'Etat a montré en direct l'arrivée du vaisseau spatial. L'agence officielle Chine Nouvelle a indiqué que les trois taïkonautes étaient en bonne santé."
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Le taïkonaute ("homme de l'espace" en chinois) Zhai Zhigang a effectué, samedi, la première sortie dans l'espace de l'histoire de la Chine. 

AP
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Le module spatial Tiangong 1 avait été placé en orbite en septembre 2011. En 2013, la deuxième spationaute chinoise dans l’espace, Wang Yaping, y a donné un cours de physique télédiffusé en direct pour des centaines de millions d’écoliers et de téléspectateurs sur Terre.
Tiangong 1 (« Palais céleste 1 »), qui a cessé de fonctionner en mars 2016, a été utilisé pour des expériences médicales. Le laboratoire était également considéré comme une étape préliminaire dans la construction d’une station spatiale.
En décembre 2013, la Chine avait réussi à faire débarquer sur la Lune un véhicule téléguidé nommé « Lapin de jade ». Ce robot d’exploration lunaire a toutefois eu un problème mécanique qui l’a plongé dans de longues phases d’inactivité.
En 2016, Pékin lance son deuxième module spatial, Tiangong 2. Ce laboratoire est censé ouvrir la voie au déploiement, prévu en 2022, d’une grande station spatiale habitée chinoise.
La Chine ambitionne d’être le troisième pays à construire seul une telle station, après les Etats-Unis et l’URSS. Elle a été délibérément écartée de la Station spatiale internationale (ISS), qui associe Etats-Uniens, Russes, Européens, Japonais et Canadiens.
Pékin a confirmé sa volonté de construire une base sur la Lune, écrivait au début de mars le journal officiel Global Times, citant un haut responsable du programme spatial. D’abord contrôlée par des robots dotés d’intelligence artificielle, elle accueillera ensuite des humains.
Retards
Le programme spatial chinois a cependant connu un rare revers à l’été 2017 : le lancement raté d’une fusée Longue Marche 5, son lanceur lourd, qui devait mettre en orbite un satellite de communications.
Cet échec a entraîné le report du lancement de la sonde Chang’e 5, qui devait collecter des échantillons de surface lunaire au deuxième semestre 2017. Elle ne se posera finalement sur la Lune qu’en 2019, a annoncé la semaine dernière l’agence de presse officielle Chine nouvelle.
La mission du robot de Chang’e 4, qui doit se poser sur la face cachée de la Lune en 2018, est maintenue.
Enfin, les astronautes et scientifiques chinois rêvent d’envoyer un vaisseau autour de Mars vers 2020, avant de déployer un véhicule téléguidé sur la planète rouge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Fin mars, un forum national sur les réformes institutionnelles a décidé de renforcer les pouvoirs du chef de l’Etat, Idriss Déby.
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Compte rendu

L’opposition tchadienne refuse le passage à un régime présidentiel

Fin mars, un forum national sur les réformes institutionnelles a décidé de renforcer les pouvoirs du chef de l’Etat, Idriss Déby.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-02T10:35:13+02:00"

        Le 02.04.2018 à 10h35






    
Le président tchadien, Idriss Déby, à Berlin, le 12 octobre 2016.
Crédits : JOHN MACDOUGALL / AFP


La principale plateforme de l’opposition tchadienne a rejeté les résolutions du forum national qui prévoient l’instauration d’un régime présidentiel, les jugeant « grossières, ridicules et fantaisistes », selon un communiqué reçu dimanche 1er avril par l’AFP.
« Les partis politiques, membres du Front de l’opposition nouvelle pour l’alternance et le changement (Fonac), condamnent et rejettent toutes les résolutions grossières, ridicules et fantaisistes » du forum national tenu fin mars au Tchad, selon le communiqué du Fonac, principale plateforme de l’opposition regroupant une trentaine de partis d’opposition et créée en 2016.

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Mardi 27 mars, le Tchad a décidé d’adopter un « régime présidentiel » au cours d’un forum sur les réformes institutionnelles rassemblant les forces politiques, religieuses et sociales du pays mais boycotté par l’opposition.
Selon le Fonac, le Tchad traverse des « crises gravissimes », dont la résolution est « mille fois plus urgente et importante que la tenue de ce forum qui n’était qu’une fuite en avant et dont la finalité était connue d’avance : la pérennisation du pouvoir d’Idriss Déby, un pouvoir aussi néfaste que dangereux pour l’avenir du Tchad ».
« Un pouvoir sans partage »
Le passage à un « régime présidentiel intégral », pilier d’une future IVe République, va renforcer les pouvoirs du président du Tchad. Idriss Déby, âgé de 65 ans, en est à son cinquième mandat, qui s’achèvera le 21 août 2021. Selon la nouvelle Constitution, il pourrait se représenter en 2021 s’il le décidait : il pourrait alors théoriquement effectuer deux autres mandats de six ans, jusqu’en 2033.

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« Quelques apparences restaient, maintenant c’est un pouvoir sans partage », a déclaré vendredi à l’AFP l’opposant Saleh Kebzabo, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016. Le Fonac, qui estime que ce forum national a été « transformé en simple conférence des militants et sympathisants du MPS », le parti d’Idriss Déby, a réitéré son appel à la tenue d’un « dialogue inclusif ».
Le Tchad, dirigé depuis 1990 par Idriss Déby, sort de deux mois de grève de la fonction publique. Les tentatives de manifestations sont dispersées sans ménagement par les forces de l’ordre.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le terroriste tué a été identifié comme Chaouki Fakraoui, un dirigeant du groupe Jund Al-Khilafa, lié à l’organisation Etat islamique.
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Compte rendu

Un chef djihadiste abattu par la gendarmerie tunisienne

Le terroriste tué a été identifié comme Chaouki Fakraoui, un dirigeant du groupe Jund Al-Khilafa, lié à l’organisation Etat islamique.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-02T09:40:39+02:00"

        Le 02.04.2018 à 09h40






    
Des véhicules de la garde nationale dans la région de Ben Guerdane, en Tunisie, le 19 mars 2018.
Crédits : FATHI NASRI / AFP


Un dirigeant djihadiste tunisien lié au groupe extrémiste Etat islamique (EI) a été abattu lors d’une opération de la gendarmerie dans une région montagneuse de Tunisie, a annoncé, dimanche 1er avril, le ministère de l’intérieur. Au cours de l’opération lancée dans la nuit de samedi à dimanche, « les unités de la garde nationale [gendarmerie] ont éliminé un chef terroriste dans la zone de Hassi Frid », située dans le gouvernorat de Kasserine (centre-ouest), a indiqué le ministère dans un communiqué.

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Selon le communiqué, le djihadiste était un dirigeant du groupe Jund Al-Khilafa, lié à l’EI. Il a été identifié comme Chaouki Fakraoui, visé par 25 avis de recherche pour son implication présumée dans des affaires « à caractère terroriste », dont une attaque contre le domicile de l’ancien ministre de l’intérieur, Lotfi Ben Jeddou, qui avait coûté la vie à quatre policiers à Kasserine en 2014.
Etat d’urgence prolongé
Après la révolution de 2011, la Tunisie a fait face à l’essor d’une mouvance djihadiste responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils tunisiens et de touristes étrangers. Les groupes djihadistes, essentiellement actifs près des frontières algérienne et libyenne, se revendiquent de l’EI ou d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

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La Tunisie est toujours sous état d’urgence mais les autorités assurent avoir réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre le terrorisme. En vigueur depuis une série d’attentats en 2015, l’état d’urgence a été prolongé le 6 mars jusqu’à mi-octobre.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ A 38 ans, Carlos Alvarado, ancien journaliste et fan de rock, a remporté dimanche la présidentielle sur fond de divisions, dans un pays au déficit record.
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Costa Rica : les chantiers qui attendent le nouveau président

A 38 ans, Carlos Alvarado, ancien journaliste et fan de rock, a remporté dimanche la présidentielle sur fond de divisions, dans un pays au déficit record.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 09h12
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



   


« Mon devoir est d’unir le pays ! », a répété Carlos Alvarado après avoir remporté, dimanche 1er avril, l’élection présidentielle au Costa Rica. Une victoire écrasante (60,7 % des voix) pour l’ancien ministre du travail de centre gauche, à l’issue d’une campagne chamboulée par le conservatisme évangélique. A 38 ans, cet ancien journaliste a bénéficié d’un « choc religieux » qui a divisé le pays, éclipsant le bilan critiqué du gouvernement. Mais des chantiers colossaux l’attendent pour sauver un Etat providence unique dans la région.
Fan de rock et auteur de trois romans, le candidat du Parti action citoyenne (centre gauche, au pouvoir) s’est posé en rempart contre la « menace fondamentaliste » incarnée par son adversaire homonyme, Fabricio Alvarado (39,3 %), prédicateur et chanteur néopentecôtiste. Comme l’autre finaliste surprise, Carlos Alvarado était crédité, à la fin de 2017, de moins de 5 % des intentions de vote. Les deux outsiders sans lien de parenté ont pourtant remporté, le 4 février, le premier tour du scrutin, excluant de la course présidentielle les deux partis traditionnels, Libération nationale (PLN, social-démocrate) et Unité sociale chrétienne (PUSC, droite), qui s’étaient partagé le pouvoir de 1948 à 2014.

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Le mariage pour tous au cœur de la campagne
Un événement a fait basculer la campagne en leur faveur. Le 9 janvier, la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a exhorté le Costa Rica à reconnaître le mariage pour tous. L’opposition virulente de Fabricio Alvarado, candidat du Parti Restauration nationale (PRN, chrétien conservateur), contre la décision de la CIDH, a polarisé les 3,3 millions d’électeurs, dont 62 % sont catholiques et 22 % évangéliques. « L’un a rallié les évêques et les pasteurs à sa cause ; l’autre, les forces progressistes, explique le sociologue Carlos Sandoval. Ce “choc religieux” a fait oublier le mécontentement envers le gouvernement sortant », dont Carlos Alvarado a été ministre du développement social (2014-2016) puis du travail (2016-2017).
Quatre ans plus tôt, le président Luis Guillermo Solis (2014-2018), issu du PAC, mettait fin au bipartisme du PLN et du PUSC en promettant de lutter contre la corruption. Mais un scandale de conflit d’intérêts a entaché l’image de renouveau du gouvernement, incapable de réduire la pauvreté extrême (6 %), le chômage (9,3 %) et la violence galopante (12 homicides pour 100 000 habitants). « Je ne suis pas M. Solis », a répété, durant la campagne, le candidat du PAC, prenant ses distances avec son mentor politique.
Finances publiques en crise

   


Elu pour quatre ans, le nouveau président hérite d’un déficit fiscal record (6,2 % du PIB) et d’une dette publique de plus de la moitié du PIB. La crise des finances de l’Etat menace la survie des services publics d’éducation et de santé, instaurés après l’abolition de l’armée en 1948. « Sans majorité législative, il va devoir négocier une réforme budgétaire », souligne le politologue Constantino Urcuyo. Le 4 février, le PAC a décroché 10 des 57 sièges de députés à l’Assemblée unicamérale, au premier tour de l’élection jumelée avec les législatives.
Au début de mars, Carlos Alvarado a noué une alliance avec Rodolfo Piza, candidat malheureux du PUSC à la présidentielle. « Cette curieuse union avec un parti néolibéral a fait grincer des dents au sein de sa formation de centre gauche, souligne M. Urcuyo, qui précise que le PUSC (9 députés) et le PAC n’ont pas de majorité législative. Le nouveau président doit tendre la main aux dirigeants du PLN (17 députés), dont la plupart ont soutenu son adversaire. »
D’autant que le « choc religieux » a incité ce partisan du mariage pour tous à arrondir les angles pour élargir son électorat. Catholique non pratiquant, ce francophone, père d’un enfant, a notamment pris position contre l’avortement. « Ce grand écart va lui poser des problèmes de gouvernabilité », note M. Urcuyo qui prévoit des manifestations contre son programme d’austérité pour réduire la dette. Après un scrutin qui s’est déroulé dans le calme, l’intéressé a appelé à « un gouvernement national » de coalition pour soigner les plaies de la plus ancienne démocratie d’Amérique latine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Donald Trump accuse le Mexique de ne rien faire pour endiguer les flux migratoires et menace de mettre fin à l’accord de libre-échange qui lie les Etats-Unis au Mexique et au Canada en cours de renégociation.
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Passe d’armes entre Trump et le Mexique

Donald Trump accuse le Mexique de ne rien faire pour endiguer les flux migratoires et menace de mettre fin à l’accord de libre-échange qui lie les Etats-Unis au Mexique et au Canada en cours de renégociation.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 08h35
   





                        



   


Le président américain Donald Trump a lancé dimanche une nouvelle diatribe contre le Mexique et a appelé les élus républicains du Congrès à adopter des lois d’immigration sévères.
« Le Mexique en fait très peu, si ce n’est RIEN, pour empêcher les gens d’entrer au Mexique par sa frontière sud, puis aux Etats-Unis », a tweeté M. Trump dimanche matin. « Les gardes-frontières n’ont pas le droit de faire leur travail correctement à la frontière à cause de lois progressistes (démocrates) ridicules, des “caravanes” [de migrants] arrivent », a-t-il ajouté.
Marche pour entrer aux Etats-Unis
Il réagissait à des informations du site Buzzfeed, vendredi, auquel la chaîne Fox News avait fait référence quelques minutes avant son tweet, sur la marche à travers le Mexique de quelque 1 500 migrants venus du Guatemala, du Salvador et du Honduras.
Partis le 25 mars de la ville mexicaine de Tapachula, à la frontière du Guatemala, les hommes, femmes et enfants participant à cette « marche » espèrent entrer en Californie à la hauteur de la ville mexicaine de Tijuana, sur la côte ouest. La nuit dernière, ils avaient marché environ 500 kilomètres et se trouvaient dans la région de Oaxaca.
En faisant voyager les migrants en groupes et à la vue de tous, les organisateurs, une organisation de volontaires appelée Pueblos sin fronteras (« Peuples sans frontières »), espèrent les protéger des autorités mais aussi des gangs et des cartels dont ils sont régulièrement victimes quand ils sont isolés.
Les républicains « doivent faire approuver des lois sévères MAINTENANT » et le Mexique « doit arrêter le flot de drogues et de gens, ou j’arrête leur vache à lait, l’ALENA » (l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis, la Canada et le Mexique), a poursuivi Donald Trump. « BESOIN DU MUR ! ». L’administration Trump renégocie aussi actuellement le traité de libre-échange nord-américain (Alena) avec ses partenaires canadiens et mexicains en vigueur depuis 1994.

   


Le président américain n’a pas obtenu le financement qu’il souhaite pour son mur dans le budget adopté le mois dernier par le Congrès – le chiffre de 25 milliards de dollars a été un temps avancé – et il espère convaincre le ministère de la défense, qui vient d’obtenir une enveloppe record, de débloquer les fonds nécessaires.
Réponse des candidats à la présidentielle mexicaine
Au Mexique, les candidats à l’élection présidentielle du 1er juillet ont débuté dimanche leur campagne en répondant à la diatribe de Donald Trump. Le candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, favori des sondages, a déclaré qu’il allait exiger du respect pour les Mexicains :
« Le Mexique et son peuple ne seront la piñata d’aucun gouvernement étranger. Ce n’est pas avec des murs, ni avec l’usage de la force que l’on résout les problèmes sociaux ou les sujets de sécurité. »
De son côté, Ricardo Anaya, qui dirige une coalition de partis de droite et de gauche, a exigé de la fermeté et de la dignité après les déclarations du président américain, ajoutant que le phénomène migratoire préoccupe autant le Mexique que les Etats-Unis. Il a également mis en cause la responsabilité américaine en matière de trafic d’armes : « Quatre-vingts pour cent des armes avec lesquelles on assassine des gens dans notre pays proviennent des Etats-Unis. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Certains reprochent à cet auteur et journaliste de n’aborder la cause des Noirs que par le seul prisme de la suprématie blanche.
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Ta-Nehisi Coates, la relève contestée

Certains reprochent à cet auteur et journaliste de n’aborder la cause des Noirs que par le seul prisme de la suprématie blanche.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 07h00
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


La figure de proue de l’élite intellectuelle afro-américaine n’est pas véritablement un rat de bibliothèque. L’auteur et journaliste Ta-Nehisi Coates n’est engagé actuellement dans aucun grand chantier sociologique ou philosophique classique. Il a en effet annoncé au début du mois de mars se consacrer à l’univers des comics, et tout particulièrement à un héros de Marvel, Captain America, qui diffuse, ­selon lui, un « optimisme lincolnien », comme il l’a expliqué dans les colonnes du magazine réputé The Atlantic, où il dispose de son rond de serviette.
Ce ne sera pas sa première tentative du côté des comics, puisque Ta-Nehisi Coates, né en 1975 à Baltimore (Maryland), a déjà épaulé un autre héros : T’Challa, alias Black Panther, une figure créée en 1966 pendant la lutte pour les droits civiques. Avec succès. Un film, sorti en février, fait pour la première fois de T’Challa le personnage central d’une de ces sagas qui soutiennent efficacement l’industrie ­cinématographique américaine. L’œuvre est devenue en un temps record un véritable phénomène de société.
Réplique vengeresse
Ta-Nehisi Coates a gagné progressivement en influence par le journalisme, qui l’a conduit vers un blog sur le site de The Atlantic, puis par la force de ses récits autobiographiques. Ces chemins de traverse ne l’ont pas détourné du débat intellectuel. Un essai cinglant paru dans son magazine de prédilection puis un livre publié en octobre 2017 lui ont donné l’occasion de s’attaquer à l’élection de Donald Trump, présentée comme la réplique vengeresse d’une Amérique raciste après les deux mandats de Barack Obama.
« On dit souvent que Trump n’a pas de vraie idéologie réelle, c’est faux, son idéologie est la suprématie blanche, dans toute sa puissance agressive et son esprit de supériorité », écrit Ta-Nehisi Coates, convaincu que ce dernier est mû par la volonté de mettre à bas « une ­présidence nègre, une protection sociale nègre, des accords sur le climat nègres et une justice nègre ».
Cet article, tout comme l’ouvrage We Were Eight Years in Power. An American Tragedy (« Nous avons été huit ans au pouvoir, une tragédie américaine », ­Random House One World, non traduit), a suscité beaucoup de commentaires critiques, souvent à sens unique. Le conservateur David French de la National ­Review s’est ainsi accordé avec le libéral (au sens anglo-saxon) George Packer, du New Yorker, pour contester l’un comme l’autre que le facteur racial, réduit qui plus est à l’opposition entre Noirs et Blancs, soit la seule explication de la victoire de Donald Trump.
L’attaque la plus cinglante est venue de Cornel West, devenu une référence intellectuelle noire après la publication d’un essai, Race Matters (Penguin, 1993, non traduit). Cet activiste qui se définit comme « socialiste non marxiste » s’en est pris avec virulence à la vision « dangereusement trompeuse » de Ta-Nehisi Coates, qualifié de « visage néolibéral de la lutte noire pour la liberté », rouvrant la polémique dans les colonnes du Guardian.
Rivalité pour le leadership
Selon Cornel West, le « fétichisme » de Coates pour le suprématisme blanc, érigé en pouvoir « tout-puissant, magique et immarcescible », empêche de se ­livrer à un examen critique du bilan de la présidence de Barack Obama. Il lui ­reproche d’éluder ce qu’il considère comme l’immobilisme du rapport de force social, la poursuite de la violence institutionnelle et la persistance d’un impérialisme américain au-delà des frontières des Etats-Unis pendant ces huit années.
La divergence entre les deux hommes masque mal une rivalité pour le leadership intellectuel noir. Une bataille aussi ancienne que la cause afro-américaine, comme en ont témoigné les attaques ­virulentes, à la fin du XIXe siècle, de W.E.B. Du Bois, premier Noir à obtenir un doctorat à Harvard, contre Booker T. Washington, ancien esclave et fondateur de la première école normale afro-américaine.
Les proches de Ta-Nehisi Coates ont ­développé cet argument, considérant que sa notoriété et son parcours d’autodidacte étaient de nature à froisser les clercs comme Cornel West, passé de Princeton à Harvard, et ceux qui préfèrent le patronage de figures disparues réputées pour leur radicalisme, de James Baldwin à Malcolm X, comme l’a noté l’essayiste Jelani Cobb. Ta-Nehisi Coates n’a pas montré à cette occasion un goût prononcé pour la bagarre : il a aussitôt fermé un compte Twitter en surchauffe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Alors que la « génération King » s’éteint peu à peu et que la présidence Obama n’a pas eu tous les effets espérés, des personnalités aux profils variés émergent au sein de la communauté noire.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/04/2018
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Les héritiers de Martin Luther King ou les nouvelles figures d’un combat sans fin

Alors que la « génération King » s’éteint peu à peu et que la présidence Obama n’a pas eu tous les effets espérés, des personnalités aux profils variés émergent au sein de la communauté noire.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 07h12
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


La colère a changé de voix, mais elle ­résonne toujours dans les rues de l’Amérique. Cinquante ans après l’assassinat de Martin Luther King, en pleine fièvre de la lutte pour les droits civiques et ­contre la guerre du Vietnam, une génération de militants est en passe de disparaître. Julian Bond, qui était apparu comme une relève possible après le choc de 1968, est décédé en 2015. L’étoile du pasteur Jesse Jackson, 76 ans, a depuis longtemps pâli. Al Sharpton, 63 ans, appartient déjà au passé.

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Cette génération peut s’enorgueillir d’avoir vu un couple afro-américain accéder pour la première fois à la Maison Blanche, le 20 janvier 2009. Un accomplissement qui a toutefois plus relevé de l’étape que de l’aboutissement, même si Barack et Michelle Obama ont conservé une image puissante depuis leur départ du 1600 Pennsylvania Avenue.
En témoigne la foule qui se presse actuellement à la Smithsonian National Portrait Gallery, à Washington, où sont exposés ­depuis février les portraits de l’ancien président et de l’ancienne First Lady, comme le veut la tradition.
Fractures raciales
L’allégresse de la victoire de novembre 2008 et de la réélection de 2012 a cependant été sans effets sur les fractures raciales qui continuent de miner les Etats-Unis.
Le New York Times a publié en mars une étude des chercheurs des universités Stanford et Harvard qui confirme une fois de plus une inégalité des chances. Les enfants noirs aisés ont en effet moins de chances de conserver leur niveau social une fois adultes que les enfants blancs. Et les enfants noirs pauvres ont plus de risques de le rester une fois adultes que les enfants blancs.
Barack Obama rêvait d’une société postraciale, mais la réalité s’est brutalement rappelée à lui en 2013, après l’acquittement du responsable d’un coup de feu mortel contre un Noir de 17 ans, Trayvon Martin, en Floride. Un an plus tard, la mort de Michael Brown à Ferguson (Missouri), tué par un policier municipal, suivie par une demi-douzaine de cas similaires dans de nombreux autres Etats, a libéré une rage longtemps contenue.
Adaptation aux nouvelles technologies
Cette colère a été en partie canalisée par le mouvement Black Lives Matter (« Les vies des Noirs comptent »), constitué après le jugement de Floride. Ce dernier a épousé les codes de son temps, reproduisant des stratégies de mobilisation adaptées aux nouvelles technologies de communication esquissées par le mouvement anticapitaliste Occupy Wall Street après la crise des subprimes, en 2011.
Comme l’a théorisé Todd Wolfson dans un essai consacré aux rébellions numériques (Digital Rebellion, University of ­Illinois Press, 2014, non traduit), Black Lives Matter a entraîné un « aplatissement des hiérarchies ».
Ce mouvement sans voix ni figures identifiées, perçu comme une remise en cause des figures tutélaires et du paternalisme prêté au Parti démocrate (port d’attache traditionnel du vote noir), a alimenté les controverses. Le combat, lui, reste inachevé. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump, en 2017, s’accompagne de choix en matière de politique pénale ou sociale qui ne risquent pas de faire baisser cette sourde fièvre.

Huit leaders actuels de la communauté noire
Beyoncé Knowles-Carter, chanteuse
A 36 ans, elle est la chanteuse de tous les records, notamment la plus capée des Grammy Awards avec 22 récompenses. Elle apparaît régulièrement sur les listes des artistes ou des femmes les plus influentes du magazine Forbes. Proche des démocrates, elle avait appelé à voter pour Hillary Clinton en 2016, comme son mari Jay Z, après avoir participé activement neuf ans plus tôt aux levées de fonds d’un jeune sénateur encore peu connu, Barack Obama. Beyoncé a renouvelé à sa manière le style des chansons protestataires avec Formation, une dénonciation des violences policières dont sont majoritairement victimes les Afro-Américains. Avec dans son jeu la force de frappe que peut constituer sa présence à la mi-temps d’un Super Bowl, la finale du championnat de football américain, comme en 2017.
LeBron James, basketteur
L’ailier des Cavaliers de Cleveland (Ohio) a répondu par le mépris en février à la chroniqueuse vedette de la chaîne conservatrice Fox News, Laura Ingraham, qui lui conseillait « de la fermer et de dribbler ». « Je ne connais pas cette femme », a-t-il ­répliqué. Un peu plus tôt, il avait assuré que le président, Donald Trump, « n’en a rien à foutre des gens ». LeBron James, qui ne quitte pas les sommets de la NBA ­depuis une décennie, n’a cessé de multiplier les critiques vis-à-vis du milliardaire. Circonstance aggravante, il a apporté son soutien aux joueurs de la National ­Football League qui, à l’invitation de Colin Kaepernick, quarterback des 49ers ­désormais sans club, posaient un genou à terre pendant l’hymne national, au ­début des rencontres, pour protester ­contre les inégalités raciales. Un geste de défi stigmatisé par le président.
John Lewis, représentant démocrate de Géorgie
L’ancien proche de Martin Luther King était au côté de Barack Obama, en 2015, lors de la commémoration des cinquante ans de la marche de Selma, dans l’Alabama. A 78 ans, il est le dernier membre du Congrès à avoir connu le champion pour les droits civiques. Elu de Géorgie, il siège depuis 1986 à la Chambre des représentants. Très sévère vis-à-vis du président Donald Trump, il a boycotté sa prestation de serment en janvier 2017, puis son premier discours sur l’état de l’Union. L’intéressé a vivement répliqué à ses critiques en jugeant que le district de l’élu se trouve dans une « situation horrible » du fait de son « inaction ».
Oprah Winfrey, femme d’affaires
Il n’a fallu qu’un discours enthousiaste lors de la cérémonie des Golden Globes, à Beverly Hills (Californie), en janvier, pour qu’Oprah Winfrey devienne en quelques heures une candidate potentielle à l’élection présidentielle de 2020. La formule, « Une aube nouvelle se profile à l’horizon », renvoyait au succès de la campagne en cours contre les violences faites aux ­femmes, mais beaucoup de démocrates en manque de modèles ont voulu croire à une ambition plus grande. Incarnation ­familière du rêve américain, cette animatrice vedette et actrice devenue femme d’affaires est aujourd’hui à la tête d’une fortune qui se compte en milliards de dollars. Et sa notoriété peut lui permettre toutes les audaces.
Imelme Umana, juriste
Noire, femme et fille d’immigrés du Nigeria, Imelme Umana n’avait pas nécessairement le profil pour devenir à 24 ans, en 2017, la présidente d’un monument d’élitisme : la prestigieuse revue de droit d’Harvard. Elle prend la succession, ­vingt-sept ans plus tard, d’un étudiant promis à un éclatant avenir, Barack Obama, le premier Afro-Américain à ce poste. Elle est, elle, la première Noire à obtenir cette fonction. Diplômée à la fois de la Harvard Law School et de la ­Kennedy School of Government, qui ­dépend de la même université, ancienne présidente d’un comité consultatif ­d’étudiants, la jeune femme dispose d’un curriculum vitae des plus enviables.
Jordan Peele, scénariste
En 2016, Hollywood s’était attiré les critiques pour une cérémonie des Oscars ­jugée trop « blanche ». Le reflet d’une tendance lourde, puisque seulement 1,22 % des statuettes ont été décernées à des Afro-Américains depuis la création de ces récompenses, en 1929. En mars, un pilier de la chaîne Comedy Central connu ­jusqu’à présent pour ses sketchs humoristiques, Jordan Peele, 38 ans, a écrit une page d’histoire en étant le premier Noir distingué dans la catégorie du meilleur scénario original pour le film Get Out. Ce thriller a été un phénomène social autant qu’un succès commercial. Un an plus tôt, Barry Jenkins avait été le quatrième ­réalisateur noir distingué par l’académie du cinéma avec le film Moonlight.
Tamika Mallory, militantepour les droits des femmes
Bon sang ne saurait mentir : Tamika Mallory, qui copréside la Marche des femmes, à l’origine des manifestations monstres organisées aux Etats-Unis le lendemain de l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, a grandi dans l’activisme. Ses ­parents, new-yorkais, ont gravité dans l’orbite du National Action Network du ­révérend Al Sharpton. Tamika Mallory y a fait ses premiers pas, accédant rapidement à des postes de direction, avant de créer sa propre société. Militante pour les droits des femmes et pour le contrôle des armes, elle est également proche du mouvement Black Lives Matter, créé après ­l’acquittement, en 2013, du meurtrier d’un jeune Noir, Trayvon Martin, en Floride.
Cory Booker, sénateur ­démocrate du New Jersey
Ancien maire de Newark, Cory Booker, 48 ans, a été élu sénateur du New Jersey au cours d’une élection partielle en 2013, devenant le premier Noir de cet Etat à ­accéder à ce poste. Son expérience des campagnes électorales, ses liens avec la Silicon Valley et ses milliardaires en font un candidat démocrate possible pour l’élection présidentielle de 2020. Comme son mentor, Barack Obama, Cory Booker a d’ailleurs prononcé un discours lors d’une convention d’investiture (celle d’Hillary Clinton à Philadelphie, en Pennsylvanie, en juillet 2016), même s’il n’a pas soulevé la foule comme le futur président à ­Boston, en 2004. Au Sénat, ses votes le rangent généralement parmi les modérés du camp démocrate.





                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 01/04/2018
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Le candidat de centre gauche Carlos Alvarado élu président du Costa Rica

Il arrive en tête du second tour avec 60,7 % des voix, selon un dépouillement portant sur 95 % des bulletins. Son rival, le conservateur Fabricio Alvarado, a reconnu sa défaite.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 05h20
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 07h04
   





                        



   


Le candidat de centre gauche Carlos Alvarado a remporté le second tour de la présidentielle au Costa Rica, avec 60,7% des voix, selon des résultats portant sur plus de 95 % des voix et annoncés officiellement dimanche 1er avril au soir.
A l’annonce des résultats, les partisans de Carlos Alvarado massés sur une place de la capitale ont hurlé de joie, agitant drapeaux jaunes et rouges aux couleurs du Parti action citoyenne (PAC, centre gauche, au pouvoir). « Cette élection nous a permis, en tant que pays, de nous regarder dans un miroir. Dans ce miroir, nous avons vu un pays divers, qui a différents points de vue, qui connait des inégalités, qui doit travailler pour donner plus d’opportunités à certaines parties du pays. Notre tâche doit être d’unir le pays », a ensuite déclaré le vainqueur devant la foule.
Cet ancien ministre de 38 ans devance largement son adversaire, le pasteur évangéliste Fabricio Alvarado (sans lien de parenté), du parti Restauration nationale (RN, chrétien-conservateur), qui a obtenu 39,3 %, selon le Tribunal suprême électoral.

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Fabricio Alvarado a reconnu sa défaite lors d’un discours devant ses supporters et il a appelé son adversaire pour le féliciter. « Nous n’avons pas gagné les élections, mais nous pouvons accepter ce résultat la tête haute », a-t-il déclaré, avant de « remercier Dieu en premier ».
« Importante participation »
Les deux candidats ont voté à la mi-journée au milieu de leurs partisans. « Nous avons des rapports faisant état d’une importante participation, nous attendons un résultat fort », avait alors espéré Fabricio Alvarado, interrompu par une militante qui s’est écriée « Gloire à Dieu, Fabricio mon président ».

   


Tandis que le candidat de droite votait, un groupe de femme manifestait dans la rue contre son conservatisme religieux. Les protestataires étaient vêtues de rouge et blanc, comme dans la série télévisée La servante écarlate. Cette œuvre, adaptée du roman éponyme de Margaret Atwood, décrit le futur apocalyptique d’une société dominée par une secte, où les femmes fertiles sont transformées en esclaves sexuelles.
« Nous protestons contre le fondamentalisme », a expliqué à l’Agence France-presse (AFP) Gabriela Clark, militante du mouvement « Nous nous appartenons ».
Deux visions sociétales s’opposaient
Au premier tour, le 4 février, le prédicateur évangélique avait obtenu 25 % des voix contre 22 % pour son adversaire. Un récent sondage de l’université du Costa Rica leur attribuait respectivement 43 % et 42 % des intentions de vote.

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Les deux candidats, tous deux d’anciens journalistes, sont divisés sur la question du mariage pour tous. Fabricio Alvarado, le pasteur évangélique de 43 ans, s’est fermement prononcé contre alors que son adversaire, qui propose au contraire plus d’intervention de l’Etat dans l’économie, est favorable aux unions entre personnes du même sexe.
« C’est la première fois qu’une élection au Costa Rica se polarise sur des sujets religieux et de droits de l’Homme », souligne l’analyste Gustavo Araya, de la Faculté latino américaine de sciences sociales (Flacso).



                            


                        

                        

