<FILE-date="2018/04/02/19">

<article-nb="2018/04/02/19-1">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La grève à la SNCF débute lundi soir à l’appel des syndicats CGT, UNSA, CFDT et SUD-Rail.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

SNCF : quatre leaders syndicaux à la manœuvre

La grève à la SNCF débute lundi soir à l’appel des syndicats CGT, UNSA, CFDT et SUD-Rail.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 18h22
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Éric Béziat








                        


Le mouvement de grève à la SNCF débute lundi 2 avril à partir de 19 heures. Il court jusqu’à jeudi 5 avril à 8 heures, pour l’appel déposé par la CGT, l’UNSA et la CFDT, SUD-Rail ayant, pour sa part, appelé à une grève illimitée reconductible par vingt-quatre heures, à partir de lundi soir. Tour d’horizon des quatre principaux acteurs syndicaux qui sont à la manœuvre.

        Lire aussi notre panorama
         

          Réforme de la SNCF : les protagonistes de la future bataille



Laurent Brun (CGT Cheminots)

   


Secrétaire général de la CGT Cheminots depuis janvier 2017, Laurent Brun se retrouve, à 38 ans, confronté à la plus vaste réforme de l’histoire de la SNCF. Sans surprise, celui qui dirige le premier syndicat du groupe ferroviaire (34,33 % des voix aux élections professionnelles) se pose en gardien du temple cheminot. « Je ne serai pas celui qui enterrera le statut », a-t-il prévenu.
Ce Lyonnais aux passions éclectiques (la charcuterie, le jardinage, l’informatique) a intégré la SNCF en 2000, comme « agent de mouvement », c’est-à-dire conducteur sur les manœuvres en gare. Tout un symbole pour celui qui veut mettre dans la rue le peuple cheminot, contre « la casse du ferroviaire ».
Un inflexible face à la détermination du gouvernement ? Ses collègues des autres syndicats confirment. « Il est raide », dit l’un d’eux. « C’est le visage juvénile du stalinisme », envoie un autre. De fait, M. Brun et son équipe ont décidé de politiser le débat. « Sa cible, ce sont les réformes de Macron, note l’un des principaux acteurs de la négociation. Il est sur la ligne [Philippe] Martinez à 100 % : faire converger les revendications des cheminots et des fonctionnaires. »
Dans son collimateur, les projets du gouvernement, bien sûr, mais aussi la méthode : « Je déteste que l’on me prenne pour un imbécile, grogne-t-il. On nous consulte, on nous demande de contribuer. Puis, quand on regarde le rapport Spinetta ou le Pacte ferroviaire d’Edouard Philippe, absolument rien n’est repris. »
Un mécontentement que ce grand jeune homme célibataire aux cravates écarlates sent monter dans l’entreprise : « Les projets du gouvernement ont fonctionné comme un électrochoc sur un corps social abîmé par plusieurs années de gestion libérale de la SNCF. On est en train de passer du fatalisme à la colère. »

        Lire aussi :
         

                Il est comme ça… Laurent Brun



Roger Dillenseger (UNSA-Ferroviaire)

   


Tout a commencé en 1982 sur la liaison Obernai-Sélestat, en Alsace. Alors que la direction de la SNCF envisage de fermer sa ligne, le jeune agent de circulation Roger Dillenseger se syndique pour mener le combat. « Si on avait écouté les décisionnaires de l’époque, cette liaison n’existerait plus, or elle a aujourd’hui dix fois plus de trains et cent fois plus de voyageurs qu’à la fin des années 1990 », confie-t-il.
Trente-quatre ans plus tard, celui qui est passé par la CFTC devient secrétaire général de l’UNSA Ferroviaire, le deuxième syndicat de l’entreprise avec 23,86 % des voix aux élections professionnelles. Syndicaliste à plein-temps depuis 1995, l’apparatchik, jugé par l’un de ses pairs à la fois « calme, réfléchi et recherchant toujours le consensus », est l’un des personnages clés de l’épreuve de force qui s’ouvre à la SNCF.
Habituelle alliée du gouvernement, la réformiste UNSA montre d’ores et déjà les muscles, car « la pression du corps social monte, assure M. Dillenseger. Nous avons des adhésions spontanées depuis le début de l’année. C’est la première fois que je vois ça dans ma carrière ! » 
Mais M. Dillenseger devra jouer finement, car son organisation « est paralysée par ses luttes intestines, entre gauche et droite, modernistes et conservateurs, cadres et non-cadres… », rappelle un observateur.
Erik Meyer (SUD-Rail)

   


Erik Meyer a envie d’en découdre. « Le gouvernement ne lâchera pas », dit le secrétaire fédéral de SUD-Rail et négociateur en chef du troisième syndicat de la SNCF (avec 16,83 % des voix aux élections professionnelles).
« Il est dans sa posture habituelle, constate l’un de ses homologues syndicalistes. Celle de la politisation à outrance. » « Il s’agit d’un jeu de rivalité avec la CGT », ajoute l’un des négociateurs de la réforme.
Entré en 1998 comme conducteur dans la branche fret, Erik Meyer, 44 ans et Lyonnais comme Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, ne nie pas mettre en avant une analyse politique de la situation. « Emmanuel Macron veut liquider les corps intermédiaires, explique-t-il. Même les syndicats réformistes – CFDT, UNSA – ne sont plus écoutés. »
M. Meyer, qui n’a pas de mots assez durs pour fustiger le management de la SNCF, prédit un retour de bâton. « Il y avait très longtemps qu’on n’avait pas vu une telle unité syndicale. Les cadres qui, habituellement, remplacent les conducteurs en cas de grève n’iront pas cette fois-ci. »
Didier Aubert (CFDT-Cheminots)

   


« Cash », « facile d’approche »… Didier Aubert, le patron de la CFDT Cheminots, tranche dans la maison cédétiste, habituellement plus guindée. Avec sa gouaille et son accent belfortain, ce petit-fils de cheminot et fils d’un syndicaliste de « l’Alsthom », comme il le dit encore, a passé quarante ans dans la Grande Maison, soit la moitié de la vie de la SNCF !
Surtout, c’est un fort en gueule qui « peut vite monter dans les tours, comme le confie un de ses collègues, mais il redescend aussi vite ! » Sa force, savoir mener ses troupes en toute indépendance. « Son prédécesseur avait l’habitude de suivre un peu aveuglément la CGT. Lui, il entend conserver l’autonomie de la CFDT et pouvoir quitter une intersyndicale s’il peut obtenir quelque chose par la négociation », confirme un syndicaliste.
Dans le milieu syndical, ce fin stratège n’a pas que des amis. « On ne peut pas lui faire confiance », grince-t-on dans les centrales rivales. « Il pourrait jouer sa propre partition », reconnaît un bon connaisseur de l’entreprise, qui nuance aussitôt : « Il cherche à tirer son épingle du jeu en faisant jouer à la CFDT, quatrième organisation syndicale (15,15 % des voix), un rôle dans la mise en place de la réforme plus éminent que sa place dans la hiérarchie ­syndicale. »

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-2">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Egérie populaire mais controversée de la lutte anti-apartheid, elle fut la deuxième épouse du premier président noir d’Afrique du Sud Nelson Mandela.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Winnie Mandela, ex-épouse de Nelson, est morte

Egérie populaire mais controversée de la lutte anti-apartheid, elle fut la deuxième épouse du premier président noir d’Afrique du Sud Nelson Mandela.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 18h23
   





                        



   


Winnie Mandela, l’ex-épouse de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, est morte à l’âge de 81 ans des suites « d’une longue maladie », lundi 2 avril à l’hôpital Milpark de Johannesburg, a annoncé son porte-parole. 
« Elle est décédée des suites d’une longue maladie, pour laquelle elle a été hospitalisée à plusieurs reprises depuis le début de l’année. Elle est partie en paix en tout début d’après-midi lundi, entourée de sa famille », a déclaré Victor Dlamini dans un communiqué.
Winnie Madikizela Mandela, qui « était l’une des plus grandes icônes de la lutte contre l’apartheid », a « sacrifié sa vie pour la liberté de l’Afrique du Sud », a-t-il souligné.
L’archevêque anglican sud-africain et Prix Nobel de la paix Desmond Tutu a salué la disparition d’« un symbole majeur » de la lutte contre le régime de l’apartheid.
« Elle a refusé de céder face à l’incarcération de son mari, le harcèlement perpétuel de sa famille par les forces de sécurité, les détentions, les interdictions et son bannissement. Son attitude de défi m’a profondément inspiré, ainsi que des générations de militants. »
Le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) a salué, par la voix de l’un de ses responsables, Mbalula Fikile, une femme qui « symbolisait la force, la résistance et une âme éternelle de la liberté » : « Elle s’est battue sans relâche pour que nous ayons une société juste et égalitaire. Elle a consacré sa vie au service du peuple africain. »
Figure controversée
Née le 26 septembre 1936 dans la province du Cap oriental (sud), dont est également originaire Nelson Mandela, elle décroche un diplôme universitaire de travailleur social, une exception pour une femme noire à l’époque.
Son mariage en juin 1958 avec Nelson Mandela – elle a alors 21 ans, et lui, divorcé et père de famille, presque 40 – est vite contrarié par l’engagement politique de son mari. Pendant son séjour en prison, elle devient l’une des figures de proue du Congrès national africain, fer de lance de la lutte anti-apartheid.
Cependant, la radicalité de son engagement fait d’elle une figure controversée. En 1976, elle appelle les lycéens de Soweto révoltés à « se battre jusqu’au bout ». Dans un discours critiqué, elle déclare que les Sud-Africains doivent se libérer avec des « boîtes d’allumettes » alors que les traîtres présumés à la cause anti-apartheid sont brûlés vifs, avec un pneu passé autour du cou. Des propos considérés comme un véritable appel au meurtre.
Winnie s’entoure d’un groupe de jeunes hommes formant sa garde rapprochée, le Mandela United Football Club (MUFC), aux méthodes particulièrement brutales.
En 1991, elle est reconnue coupable de complicité dans l’enlèvement d’un jeune militant, Stompie Seipei. Elle est condamnée à six ans de prison, une peine ultérieurement commuée en simple amende.
Divorce en 1996

   


« Elle était une formidable égérie de la lutte, une icône de la libération », a dit d’elle Desmond Tutu, président de la Commission vérité et réconciliation (TRC) et ami de Nelson Mandela. « Et puis, quelque chose a terriblement mal tourné. »
Nommée vice-ministre de la culture après les premières élections multiraciales de 1994, Winnie est renvoyée pour insubordination par le gouvernement de son époux, un an plus tard.
En 1998, la Commission vérité et réconciliation, chargée de juger les crimes politiques de l’apartheid, déclare Winnie « coupable politiquement et moralement des énormes violations des droits de l’homme » commises par le MUFC. « Grotesque », réplique celle que l’on surnomme la « Mère de la nation », même si des témoins l’accusent de torture.
Mise au ban de la direction de l’ANC, condamnée une nouvelle fois en 2003 pour fraude, Winnie fait tout de même son retour en politique quatre ans plus tard en intégrant le comité exécutif du parti, l’instance dirigeante de l’ANC.

        Lire aussi :
         

          la critique du documentaire « Winnie », diffusé en 2016



L’image du couple Mandela, marchant main dans la main à la libération du héros anti-apartheid en 1990, a fait le tour du monde. Mais les époux ne se sont jamais retrouvés. Ils ont fini par divorcer en 1996, deux ans après l’accession à la fonction suprême de Nelson Mandela, le premier président noir de l’Afrique du Sud.

Les grandes dates de la vie de Winnie Mandela
26 septembre 1936 : naissance de Nomzamo Winifred Zanyiwe Madikizela, dite Winnie, dans la province du Cap oriental (sud).
1955 : elle devient la première assistante sociale noire du pays dans un hôpital de Soweto, le township noir de Johannesburg.
1958 : Winnie épouse Nelson Mandela.
1962 : elle reste seule avec ses fillettes après l’arrestation de son mari. Malgré les intimidations et des séjours en prison, elle devient l’une des figures du Congrès national africain (ANC).
1969 - 1970 : elle est arrêtée en tant qu’activiste anti-apartheid et détenue à l’isolement à Pretoria
1986 : dans son discours le plus controversé, elle appelle à libérer le pays avec des allumettes, référence au supplice du « collier » (pneu enflammé autour du cou).
1990 : libération de Nelson Mandela après vingt-sept ans de prison.
1991 : elle est reconnue coupable de complicité dans l’enlèvement de quatre jeunes, dont un est mort, par sa garde rapprochée, le Mandela United Football Club (MUFC).
1992 : accusée de corruption et mauvaise gestion, elle est démise de ses fonctions dirigeantes à l’ANC.
1994 : elle devient vice-ministre de la culture dans le premier gouvernement post-apartheid. Renvoyée l’année suivante pour insubordination, elle reste députée et présidente de la Ligue des femmes.
1996 : après quatre ans de séparation, elle divorce de Nelson Mandela.
1998 : la Commission vérité et réconciliation (TRC) la déclare « coupable politiquement et moralement des énormes violations des droits de l’homme » commises par le MUFC.
2003 : elle est condamnée pour fraude.
2 avril 2018 : elle meurt à 81 ans à Johannesburg « des suites d’une longue maladie ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-3">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Seul véritable enjeu de l’élection, la participation est en deçà de l’objectif affiché par les autorités, qui voulaient égaler le taux de 47 % du scrutin de 2014.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤         

Compte rendu

Egypte : les résultats officiels donnent la victoire d’Abdel Fattah Al-Sissi, réélu président avec 97,08 % des voix

Seul véritable enjeu de l’élection, la participation est en deçà de l’objectif affiché par les autorités, qui voulaient égaler le taux de 47 % du scrutin de 2014.


LE MONDE
              datetime="2018-04-02T15:49:44+02:00"

        Le 02.04.2018 à 15h49

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-04-02T17:53:53+02:00"

        Mis à jour le 02.04.2018 à 17h53





Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a été réélu pour un second mandat avec 97,08 % des voix validées, soit près de 22 millions de voix, a annoncé lundi 2 avril l’Autorité nationale des élections. Le taux de participation, unique enjeu de ce scrutin sans compétition véritable, a été de 41,5 %, a par ailleurs précisé Lachine Ibrahim, président de l’autorité, lors d’une conférence de presse.
Aucun suspense n’entourait cette élection présidentielle. Avant même la proclamation des résultats officiels, la presse gouvernementale avait annoncé, jeudi 29 mars, la victoire du président Abdel Fattah Al-Sissi. Après les trois jours de scrutin, du 26 au 28 mars, les premiers résultats provisoires ont rapidement placé le président sortant largement en tête face à son rival, Moussa Mostafa Moussa.
Seul véritable enjeu de l’élection, la participation est restée en deçà de l’objectif affiché par les autorités d’égaler le taux de 47 % du scrutin de 2014. Elle aura finalement été moindre malgré plusieurs mesures incitatives. Les autorités avaient annoncé mercredi, au dernier jour du scrutin, que les abstentionnistes seraient sanctionnés par une amende. La veille, le premier ministre, Chérif Ismaïl, avait exhorté les électeurs à voter, avec cet argumentaire : « C’est un droit constitutionnel et un devoir pour la nation de tous les citoyens. » A la télévision publique et dans la rue, des chansons patriotiques étaient diffusées pour inciter les Egyptiens à se rendre aux urnes. Des électeurs ont même eu droit à des repas et collations gratuits devant certains bureaux de vote.
En 2013, alors chef de l’armée, M. Sissi avait destitué le président islamiste Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, puis mené une répression impitoyable contre ses partisans. Lors des élections organisées l’année suivante, il avait obtenu 96,9 % des voix.

        Lire aussi :
         

                En Egypte, les électeurs ont boudé une présidentielle jouée d’avance




        Lire aussi :
         

                La jeunesse égyptienne désabusée par la politique





<article-nb="2018/04/02/19-4">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Phénomène unique dans l’histoire du manga sportif, « Captain Tsubasa » revient trente-deux ans après, dans une version modernisée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                

« Olive et Tom », le dessin animé de foot culte, est de retour

Phénomène unique dans l’histoire du manga sportif, « Captain Tsubasa » revient trente-deux ans après, dans une version modernisée.





Le Monde
 |    02.04.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 16h59
    |

            Pauline Croquet et 
William Audureau





C’est le genre de nouvelle à provoquer une ola géante : Olivier Atton, Thomas Price, Mark Landers et leurs coéquipiers rechaussent les crampons. Les héros de Captain Tsubasa, plus connu sous le nom d’Olive et Tom en France, ont droit à une nouvelle série diffusée depuis lundi 2 avril en France, quelques heures après la sortie japonaise, sur la plate-forme de VOD spécialisée ADN.
Ce nouveau dessin animé de 52 épisodes reprend fidèlement les volumes 1 à 14 du manga de Yoichi Takahashi. « Cela suit exactement la même histoire, c’est un reboot du début de la série. Mais tout est modernisé », assure Aâdil Tayouga, responsable licence chez Viz Media Europe, qui s’occupe de la gestion des droits de la série en France.

Captain Tsubasa, c’est l’histoire d’un jeune garçon qui veut devenir champion du monde, Tsubasa Ozora (Olivier Atton, dans l’ancienne VF). La franchise, diffusée à partir de 1983 et qui s’est poursuivie par intermittence jusqu’en 2002, compte plus de 200 épisodes.
Le dessin animé Olive et Tom a été un phénomène dans de nombreuses régions du monde, qu’il soit connu sous le nom de Captain Tsubasa au Japon, Supercampeones en Espagne et en Amérique latine, Die tollen Fußballstars en Allemagne, ou encore Captain Madjid dans les pays arabes.

Un pari au pays du base-ball

   


A l’origine de cette série, un manga né en 1981 et vendu à 82 millions de volumes – un succès magistral et inattendu pour du football. Auparavant, de nombreux mangas avaient déjà abordé les sports les plus populaires dans l’archipel : judo (Judo Boy), boxe (Ashita no Joe), base-ball (Kyojin no Hoshi), etc. Yoichi Takahashi les connaît bien, lui qui rêvait enfant de devenir joueur de base-ball.
Le ballon rond, par contre, n’avait rien d’un thème vendeur au Japon. Le pays ne s’est jamais qualifié pour la Coupe du monde – il le sera pour la première fois en 1998 – et n’a même pas de ligue professionnelle. Yoichi Takahashi lui-même s’en désintéressait, jusqu’à ce qu’il tombe, à l’âge de 18 ans, sur la retransmission télévisée de la Coupe du monde 1978, organisée et remportée par l’Argentine, et soit envoûté par sa ferveur ambiante.
« J’ai appris qu’en Europe, le football était bien plus populaire que le base-ball », relate-t-il à Nippon.com : 
« Je traitais jusqu’alors plutôt de base-ball dans mes premiers mangas, mais le marché était déjà saturé. Donc j’ai choisi d’opter pour le football, très inexploré. » 
Shonen Jump, revue pour mangakas débutants, accepte de publier son histoire.
Ambassadeur du Japon victorieux

   


Devenu supporteur de l’Argentine et de l’Allemagne, il dessine en travaillant « vingt-quatre heures sur vingt-quatre, du lever au coucher », selon ses confidences au quotidien sportif espagnol As. Le plus souvent la nuit, rivé aux diffusions des matchs de la Liga.
Il suit également l’attaquant Kazuyoshi Miura, première star nippone du ballon rond, transférée à Sao Paulo en 1982 et champion de seconde division du Brésil en 1983. Comme il l’explique dans les lignes de So Foot :
« Même si je me suis surtout inspiré de Kempes et Maradona pour les actions fantasques, je voulais vraiment que le personnage d’Olivier Atton ait beaucoup de similitudes avec “Kazu” Miura, car c’était le premier footballeur japonais à jouer à l’étranger. »
Le jeune public de l’hebdomadaire de bandes dessinées Shonen Jump adhère immédiatement. « Captain Tsubasa a rafraîchi le manga sportif en montrant le côté attractif et jouissif du football, aspects alors méconnus au Japon », analyse Karyn Nishi-Poupée, correspondante de l’Agence France-Presse à Tokyo et autrice de L’Histoire du manga (Tallandier, 2016).
Il traduit également l’optimisme ambiant d’une nation alors en plein essor économique, une période « marquée par l’envie des Japonais se sentant pousser des ailes de découvrir le monde, de faire aussi main basse sur des valeurs étrangères. »

   


Succès générationnel
En Europe, c’est par le dessin animé que Captain Tsubasa se fait connaître. La chaîne de télévision Italia 1, de Silvio Berlusconi, est la première à l’importer, en 1986. Le Cavaliere l’exporte en France pour fournir du contenu à la nouvelle-née du paysage audiovisuel français, La Cinq, chaîne privée dont il est le principal actionnaire avec sa holding Finivest. Son générique français est directement repris de la chanson thème d’un autre dessin animé diffusé sur Italia 1, Lupin (Edgar le détective cambrioleur, en VF).

Olive et Tom connaît un succès retentissant en France, où il n’existe pas, avant lui, de programmes de fiction sur le foot. Mais c’est surtout son style qui séduit.
« Cet animé marque une rupture avec les précédentes séries. Il se démarque visuellement avec de l’exubérance dans les actions, les proportions tronquées. Le design des personnages est assez atypique, pas vraiment réaliste, mais efficace », explique Philippe Bunel, journaliste à Animeland et coauteur de l’ouvrage Un siècle d’animation japonaise (Ynnis, 2017) :
« Il y avait une dimension dramatique dans chaque action avec des plans longs dans les tribunes et sur les équipiers. C’était fun et improbable. Cela a aussi projeté notre langage de footeux dans un anime avec de l’enjeu. »
Des effets de manche ont souvent été moqués mais jamais égalés : des remontées de balle qui n’en finissaient pas (18 kilomètres de terrain), des ballons aussi puissants que des roquettes (le fameux tir du tigre) et des figures acrobatiques qui défiaient la gravité (ah, la catapulte infernale des frères Derrick)…

Parrain du championnat japonais
« On dit au Japon que les footballeurs nippons n’auraient sans doute pas existé sans Captain Tsubasa », témoigne Karyn Nishi-Poupée. Les premiers succès de la sélection nationale (championne d’Asie 1992, 1996 et 2004), ce sont les joueurs qui ont grandi avec Captain Tsubasa qui les ont décrochés. Encore aujourd’hui, la ligue nationale créée en 1992, la J-League, lui rend régulièrement hommage.

Son influence dépasse l’Archipel. Tsubasa Ozara a été le premier modèle de stars actuelles, comme le meneur colombien James Rodriguez, l’artiste barcelonais Andres Iniesta ou encore l’attaquant espagnol Fernando Torres, tous deux champions du monde en 2010. « Je voulais être Olivier, car il était épatant sur le terrain », a ainsi relaté au Daily Mail l’attaquant de la Roja.
Au-delà des amateurs de ballon rond, Captain Tsubasa marque une génération entière d’enfants aujourd’hui trentenaires. Ainsi, le rappeur Soprano a-t-il dans son répertoire la chanson Mark Landers, du nom du rival renfrogné d’Olivier Atton.

Opération séduction pour la Coupe du monde
Vrai symbole de pop culture, la série est devenue un outil de communication puissant pour le Japon : « Des camions de l’armée japonaise envoyés en mission d’assistance et reconstruction en 2004 en Irak étaient décorés par des illustrations de Captain Tsubasa, transformé alors en ambassadeur du Japon pacifiste », signale Karyn Nishi-Poupée.
Cette franchise des années 1980 regarde désormais vers le futur. « La date de sortie à l’approche de la Coupe du monde de foot, mais aussi la possibilité de prolonger cette série en cas de succès jusqu’aux JO de 2020 à Tokyo, ne sont pas anodines », explique Philippe Bunel. Olivier et compagnie figurent même dans la vidéo de promotion des prochains Jeux.
Viz Media souhaite d’ailleurs que ce nouvel Olive et Tom soit à terme diffusé à la télévision pour conquérir un public plus large, explique sa cheffe de produit, Mathilde Le Calvé. « Dans un premier temps, on lance la série comme un contenu nostalgique, mais dans un second temps on la positionnera comme un dessin animé classique pour 6-10 ans. » Qui bercera, qui sait, les champions du monde des années 2040 ?




                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                        advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                     });


                      






<article-nb="2018/04/02/19-5">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La très grande précarité des conditions de vie des exilés présents dans le Calaisis affecte leur santé psychique, dont la prise en charge reste complexe.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Migrants à Calais : « La majorité des gens en souffrance psychologique »

La très grande précarité des conditions de vie des exilés présents dans le Calaisis affecte leur santé psychique, dont la prise en charge reste complexe.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 17h52
    |

            Anne Guillard








                        



                                


                            

« On pourrait en distribuer cent litres, tout partirait. » Il fait 5 °C ce jeudi du mois de mars, rue des Verrotières, dans la zone industrielle des Dunes, à Calais, et Christophe, ambulancier bénévole, constate que les thermos de thé sont déjà vides. Médecins du monde (MDM) a installé, comme trois après-midi par semaine, un chapiteau sous lequel les migrants peuvent patienter avant de rencontrer un médecin qui consulte dans une ambulance faisant office de clinique mobile, ou faire une pause avec des membres de l’équipe de coordination et des bénévoles dans un autre véhicule aménagé à cet effet.
Abris détruits, violences au quotidien, isolement, errance… les exilés de retour à Calais après le démantèlement de la « jungle » à la fin d’octobre 2016 – entre 300 et 600 personnes selon les sources – vivent dans une grande précarité. Ces conditions de vie affectent leur santé : associations et professionnels de santé font état de pathologies psychosomatiques (eczéma, insomnies, etc.), de troubles anxio-dépressifs, de stress traumatique et post-traumatique, ainsi que d’une augmentation des addictions. « Surtout l’alcool, par ennui, par manque de perspective », dit le docteur Philippe Legrand, psychiatre addictologue au centre hospitalier de Calais.
Une action en santé mentale
C’est pourquoi, face à l’absence de lieux sûrs et repérables pour mener des actions comme le faisait l’ONG au sein du camp, MDM a relancé au début d’octobre 2017 une action en santé mentale. « Nous avons identifié des besoins », explique Chloé Lorieux, responsable de ce programme sur le littoral. Les violences subies dans le pays d’origine (tortures, viols), sur le parcours d’exil qui dure entre un et quatre ans – « beaucoup sont passés par la Libye » –, puis l’impasse à Calais font que « la majorité des gens sont en souffrance », souligne Chloé Lorieux, qui n’a « jamais connu une situation si difficile ». 
« Ils ne se sentent...



                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-6">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le courriel précise aux caissières qu’elles doivent présenter leurs excuses au client détenteur d’une carte de fidélité pour cet « oubli », s’il réclame a posteriori la réduction dont il aurait dû bénéficier.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La Halle demande à ses caissières de ne plus faire de réduction automatique pour les détenteurs de carte de fidélité

Le courriel précise aux caissières qu’elles doivent présenter leurs excuses au client détenteur d’une carte de fidélité pour cet « oubli », s’il réclame a posteriori la réduction dont il aurait dû bénéficier.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 09h48
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 17h09
    |

            Laura Motet








                        


C’est une pilule qui a du mal à passer chez les salariés de La Halle. Lundi 12 mars, le directeur commercial de La Halle, Charles Ruby, a envoyé à ses équipes un courriel leur demandant de ne plus appliquer automatiquement en caisse les réductions offertes en magasin aux détenteurs de la carte de fidélité… et de s’excuser auprès du client de cet « oubli » si ce dernier s’en apercevait. « La direction se cache encore derrière les salariés… (…) Et qui sera face aux clients mécontents ? Encore et toujours les salariés ! », s’indigne le syndicat Force ouvrière, qui a publié l’e-mail sur Facebook.

   


« Depuis deux ans, la direction nous a fixé une priorité : encarter le plus de clients possibles », explique Véronique*, responsable de magasin à La Halle aux chaussures. Une consigne assortie à un objectif chiffré clair : les détenteurs de carte de fidélité doivent représenter 75 % des clients qui passent en caisse chaque jour.
Pour convaincre les plus hésitants et permettre aux caissières d’atteindre cet objectif très ambitieux, l’enseigne a sorti le grand jeu : les détenteurs de la carte bénéficient de 20 % de réduction lors de leur cinquième passage en caisse, ainsi que de réductions pour leur anniversaire.
6,5 millions de clients ont adhéré au programme
C’est là que le bât blesse : les importantes remises accordées aux 6,5 millions de clients ayant adhéré au programme « [commencent] à impacter de plus en plus fortement les résultats de marge », écrit le directeur commercial dans son courriel.
Dans un contexte de crise pour La Halle et sa société mère, Vivarte, occupée à négocier deux plans de sauvegarde pour l’emploi (PSE – plan de licenciement), il fallait donc agir vite :
« Nous avons décidé de modifier dès à présent notre animation du programme auprès des clients. »

        Lire :
         

          André, La Halle, Naf Naf : Vivarte, un groupe centenaire pris dans la spirale de la crise



Dans son courriel du 12 mars, le directeur commercial annonce donc que La Halle a décidé « dès à présent » de ne plus envoyer aux clients de « mail faisant état des nombres de passages en caisse », contrairement à ce qui est écrit dans les conditions générales de la carte de fidélité. « Afin d’être cohérent avec cette évolution », les caissières ne devront donc plus rappeler au client où il en est de ses passages et à quelles offres il a droit.

   


Injonctions contradictoires
Pour Véronique, c’est une illustration de plus des injonctions contradictoires qui pèsent sur le personnel en magasin :
« C’est absurde. Comment voulez-vous qu’on atteigne les 75 % de passages en caisse avec la carte de fidélité si le client n’a rien à gagner à s’encarter et à présenter sa carte ? »

        Enquête :
         

          Capteurs en magasin, « plans d’action », « challenges »… Les dessous de la vente dans les grandes enseignes



D’autant que le directeur commercial précise :
« Il est bien évident, dans le cas où un client se présenterait a posteriori, que nous appliquerons l’avantage demandé en reprenant le ticket, avec un discours commun à tous en présentant nos excuses pour cet oubli. »
« Foutage de gueule. Et au bout de deux ou trois oublis, (…) le client se sentira pris pour un pigeon et c’est le salarié qui sera accusé par le client », commente Myriam, ancienne vendeuse de La Halle, sur Facebook.
De son côté, La Halle reconnaît « volontiers une expression maladroite » : 
« La note envoyée aux magasins ne modifie en rien l’actuel programme de fidélité, mais demande de l’adapter le temps de la mise en place du nouveau programme. (…) Ce nouveau programme vise davantage à se situer dans le relationnel que dans le rabais, les prix étant de nouveau compétitifs au quotidien. »
Depuis 2017, la marque s’est en effet lancée dans un changement de positionnement sans précédent : après avoir tenté – sans succès – d’augmenter sa clientèle en montant en gamme, l’enseigne d’habillement et de chaussures a décidé de baisser ses prix pour mieux rivaliser avec Kiabi, champion de la mode à petits prix en France. « L’objectif est de baisser les prix de 25 % à horizon 2020 », explique la direction.

        Lire :
         

          Vivarte relance La Halle sur la mode à petits prix



*Le prénom a été modifié.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-7">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Deux jours dans la vie des amoureux. Le premier parce que tout s’y joue, le dernier parce que tout s’y perd. Lorraine de Foucher a recueilli ces moments-clés d’une histoire. A chacun de deviner ce qui s’est passé entre-temps. Cette semaine, Julie, 28 ans, se souvient.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                
                                       
édition abonné


S’aimer comme on se quitte : « J’aurais pu balancer mon élu, mais je n’ose pas. J’ai peur d’être traînée dans la boue »


                      Deux jours dans la vie des amoureux. Le premier parce que tout s’y joue, le dernier parce que tout s’y perd. Lorraine de Foucher a recueilli ces moments-clés d’une histoire. A chacun de deviner ce qui s’est passé entre-temps. Cette semaine, Julie, 28 ans, se souvient.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 15h39
    |

                            Lorraine de Foucher








                              

                        

Sur fond de campagne électorale, Julie, 28 ans aujourd’hui, s’engage en politique et tombe amoureuse de son élu charismatique.
Le premier jour
« Un pot de campagne électorale. Fraîchement diplômée de ma fac de droit, je m’approche de lui, l’élu, charismatique et rayonnant au milieu de la pièce de militants. Je me faufile, l’aborde, et lui glisse mon CV. Trois jours plus tard, il me recrute comme collaboratrice à ses côtés. Je ne me dis pas que ça va vite, je suis naïve, j’ai toujours rêvé de travailler en politique, et puis je n’ai pas de vie à l’époque. J’habite chez mes parents, je n’ai pas de copain. Je suis embauchée à mi-temps, mais je suis là de 9 heures à 20 heures.
Mon élu, donc, est bien plus âgé que moi, marié avec enfants, fascinant, séduisant. J’ai un coup de cœur professionnel, je suis fière de travailler pour lui, on est connectés mentalement. Je suis passionnée, ne mets aucune barrière, n’écoute pas mes parents qui m’alertent sur le fait qu’il aime bien les jeunes filles, qu’il est connu dans la région pour être un peu limite. Notre relation dérape doucement, nous déjeunons de plus en plus ensemble, les compliments sur mon physique se font plus récurrents : je suis belle, jolie, attirante. Les textos se font plus tardifs dans la soirée aussi, avec cette règle : “Passé 22 heures, tu dois me tutoyer.” Mes amis flairent le truc, me disent : “Ah toi, tu es en train de tomber amoureuse de ton patron, fais attention, c’est dangereux.” Mais je ne les écoute pas, ils ne comprennent pas ce qu’on vit, ils sont jaloux.
« La première nuit est idyllique, Cendrillon d’un grand palace, j’ignore les warnings qui clignotent. »
Il est marié, certes, mais me confie qu’il n’est pas amoureux de sa femme, qu’il est en grand manque d’affection, qu’il n’a aucune confiance en lui et que son charisme politique tant reconnu est une façade. Je pense pouvoir être sa solution. Un soir, il nous réserve une chambre d’hôtel, alors qu’il...




<article-nb="2018/04/02/19-8">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Ce spécialiste de la médecine de montagne a été emporté dans une avalanche alors qu’il évoluait dans le massif des Aiguilles rouges avec un groupe de randonneurs à ski.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

L’urgentiste et guide de haute montagne Emmanuel Cauchy tué dans une avalanche à Chamonix

Ce spécialiste de la médecine de montagne a été emporté dans une avalanche alors qu’il évoluait dans le massif des Aiguilles rouges avec un groupe de randonneurs à ski.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 17h43
   





                        



   


Emmanuel Cauchy, médecin urgentiste, guide de haute montagne, directeur de l’Institut de formation et de recherche en médecine de montagne (Ifremmont), est mort lundi 2 avril, tué dans une avalanche à Chamonix, a annoncé le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix.
Agé de 58 ans, ce médecin réputé, spécialiste des pathologies du froid et de l’altitude, faisait partie d’un groupe de randonneurs à ski hors piste quand il a été emporté dans le massif des Aiguilles rouges. Trois autres personnes sont blessées sans que leurs jours soient en danger.
« Les blessés ont été évacués à l’hôpital de Sallanches » (Haute-Savoie), précise la même source. Sept secouristes du PGHM de Chamonix, une équipe cynophile et un hélicoptère ont participé aux secours.
« Docteur Vertical »
Il y a un an, celui que l’on surnommait « Docteur Vertical » s’était longuement confié sur ses activités de médecine de haute montagne au micro de France Bleu. Au journal Libération, qui lui avait consacré un portrait, il confiait aimer « faire de la médecine quand c’est dangereux. Paradoxalement, c’est là que j’y arrive le mieux. » 
Il avait fondé en 2005 l’Ifremmont, consacré à la recherche scientifique sur la montagne, et constitué notamment d’un centre d’appel et de télémédecine, comme il l’expliquait dans un entretien au Monde en 2006.
Emmanuel Cauchy avait également publié plusieurs livres aux éditions Glénat, dont une autobiographie (Docteur Vertical, mille et un secours en montagne, 2005) dans laquelle il racontait son expédition sur l’Everest, sans oxygène, au début des années 1990.
Lors du sauvetage hors norme de l’alpiniste Elisabeth Revol en janvier, il avait assuré le télésuivi de la prise en charge de la jeune Drômoise en perdition à 6 000 mètres d’altitude dans l’Himalaya.
Cette dernière s’est dite « bouleversée » après l’annonce de sa disparition. « Le monde de l’alpinisme perd son plus brillant médecin, un très grand monsieur qui a fait évoluer la médecine de montagne et mis en place un protocole sur le traitement des gelures », a-t-elle dit dans un message à l’Agence France-Presse. « Ces deux derniers mois, il m’a été d’une aide si précieuse », a ajouté celle qui a subi de graves gelures sur les mains et à un pied lors de son ascension avortée. Son compagnon de cordée polonais Tomasz Mackiewicz n’avait pu être sauvé.

        Lire notre reportage sur les activités de l’Ifremmont :
         

          La prévention atteint les sommets






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-9">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’uniformité de la promotion des stagiaires du printemps de la Maison Blanche, où l’on peine à trouver des jeunes issus de la diversité, a été abondamment commentée et critiquée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

La Maison Blanche raillée pour la monochromie de ses stagiaires

L’uniformité de la promotion des stagiaires du printemps de la Maison Blanche, où l’on peine à trouver des jeunes issus de la diversité, a été abondamment commentée et critiquée.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 18h12
   





                        


A première vue, il ne s’agit de rien d’autre qu’une banale et ennuyeuse photo officielle comme il en existe tant, en l’occurrence celle des stagiaires de printemps de la Maison Blanche, entourant le président Donald Trump. Mais, à y regarder de plus près, ne remarquez-vous pas quelque chose ?

This is the official photo of the 2018 White House Spring intern class. 

— rob_bennett (@Rob Bennett)


require(["twitter/widgets"]);

« C’est la photo officielle des stagiaires de printemps de la Maison Blanche. Vous remarquez un certain modèle ? »
Ou plutôt, ne remarquez-vous pas l’absence de quelque chose ? Des internautes américains n’ont pas mis longtemps à mettre le doigt dessus ; sur la petite centaine d’étudiants réunis autour du président américain, quasiment tous sont blancs. Les étudiants hispaniques, noirs ou asiatiques peuvent se compter sur les doigts d’une seule main.
« Trump : Making America segregated again » (Trump : rendre l’Amérique ségréguée à nouveau), ironise ainsi sur Twitter la journaliste et écrivaine Victoria Brownworth, en détournant le slogan originel de Trump, « Make America great again ». Un ton cynique également employé par Ian Bremmer, auteur américain et expert en sciences politiques, qui écrit sur son compte Twitter :
« Les stagiaires de la Maison Blanche sous Trump pourraient être le groupe le plus blanc que je n’ai jamais rencontré. Et j’inclus le Yacht Club de Nantucket [une île de la Côte est, au large du cap Cod, lieu de villégiature de la haute société américaine]. »
Une différence avec les promotions d’Obama
Un autre internaute, se définissant comme un « Américain préoccupé », a fait la comparaison avec les statistiques officielles du pays et invite ceux qui le lisent à décider eux-mêmes des « raisons pour lesquelles les stagiaires de Trump sont loin d’être représentatifs de la diversité de cette nation ». Selon les chiffres du Bureau du recensement des Etats-Unis, un Américain sur trois n’est pas blanc. Un ratio bien éloigné de celui de la promotion des stagiaires de la Maison Blanche.
De son côté, une femme se présentant comme une ancienne stagiaire sous le mandat de Barack Obama, en 2015, a estimé que « cela valait la peine de comparer » les deux promotions. « Comme vous pouvez le voir il y a une grande différence », a-t-elle simplement commenté, laissant les images parler d’elles-mêmes, de la polychromie de 2015, à l’uniformité de 2018.

My intern class from the #ObamaWH is on the top, Trump's is on the bottom. As you can see, there's a *big* differen… https://t.co/YztPvJfBAF— christine_d11 (@Christine D)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-10">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Un photographe a exposé à Washington des photos des violences qui avaient éclaté dans la capitale américaine dans les heures et jours suivant l’assassinat du pasteur et militant pour les droits civiques, le 4 avril 1968.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/04/02/19-11">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Pur produit du régime, le premier Oromo à accéder à la tête du gouvernement va devoir gérer la plus grave crise politique du pays depuis 1991.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤         

Portrait

En Ethiopie, Abiy Ahmed, premier ministre en mission d’apaisement

Pur produit du régime, le premier Oromo à accéder à la tête du gouvernement va devoir gérer la plus grave crise politique du pays depuis 1991.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Addis-Abeba, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-04-02T18:28:47+02:00"

        Le 02.04.2018 à 18h28






    
Le nouveau premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, prête serment devant le Parlement, le 2 avril 2018, à Addis-Abeba.
Crédits : ZACHARIAS ABUBEKER / AFP


Aussitôt après sa désignation comme premier ministre de l’Ethiopie, Abiy Ahmed a ouvert une brèche. Dans son discours d’investiture, lundi 2 avril, il a tendu la main au frère ennemi, l’Erythrée, en appelant à la réconciliation et au dialogue pour résoudre un conflit qui dure depuis l’indépendance du pays, en 1993.
Une première alors que la coalition au pouvoir depuis vingt-sept ans, le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), accuse régulièrement Asmara de tenter de déstabiliser l’Ethiopie. Abiy Ahmed, aujourd’hui âgé de 42 ans, avait lui-même participé à la guerre fratricide qui a fait des dizaines de milliers de morts entre 1998 et 2000.

        Lire aussi :
         

                Le pouvoir éthiopien se choisit un premier ministre pour sortir de la crise



Depuis qu’il a été choisi par l’EPRDF pour assumer la direction du gouvernement, Abiy Ahmed assoit son image de réformateur. Pour nombre d’observateurs, il était la seule figure politique capable d’impulser le changement au sein d’une coalition ébranlée par le poids des centaines de morts lors de la répression des manifestations en 2015-2016. Dans son discours, Abiy Ahmed a également qualifié les partis d’opposition de frères et non d’ennemis et présenté ses excuses « à ceux qui ont perdu leurs êtres chers ».
Le parti qu’il dirige, l’Organisation démocratique des peuples oromo (OPDO), est celui qui semble le plus réformiste de la coalition. Le tandem formé depuis octobre 2016 par Abiy Ahmed et le président de la région Oromia, Lemma Megersa, a progressivement réussi à gagner le cœur de manifestants en colère contre la toute-puissance du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), le noyau dur de l’EPRDF.
Fasciné et façonné par les « libérateurs »
Cependant, sous ces apparences d’ouverture, Abiy Ahmed reste le porte-voix d’un système qui l’a façonné depuis l’adolescence. Ce protestant, de père musulman et de mère orthodoxe, avait à peine 15 ans quand la guérilla menée par le TPLF renversa le régime du dictateur Mengistu Haile Mariam, en 1991. Originaire de Beshasha, une ville à environ 400 km au sud-ouest d’Addis-Abeba, le jeune Oromo étudiait alors à Agaro, à quelques kilomètres de là.
Amateur de jeux de guerre et de football, le jeune Abiy Ahmed a développé sa conscience politique dans un vieil hôtel de cette ville, transformé aujourd’hui en un café plongé dans la pénombre où flotte une chaude odeur de gâteau. « Les combattants du TPLF fréquentaient l’hôtel de ma mère, qui venait de la région du Tigré », raconte Muniri Temam, le fils de la propriétaire et ami d’enfance du nouveau premier ministre, tout en narrant la fascination des deux adolescents pour ces « libérateurs ».

        Présentation de notre série
         

          L’Ethiopie à cran



À cette époque, pourtant, « les gens avaient peur des militaires », encore traumatisés par les sanglantes années du Derg, le gouvernement militaire provisoire de l’Ethiopie socialiste. « Abiy voulait devenir cadre de l’EPRDF pour mobiliser les gens, mais il était trop jeune », poursuit Muniri Temam. Abiy Ahmed décide alors de s’engager dans l’armée. D’opérateur radio, il monte en grade jusqu’à devenir lieutenant-colonel. Sa carrière est notamment marquée par un passage comme casque bleu dans le Rwanda de l’après génocide des Tutsi.
Ancien chef d’un organe de surveillance
Titulaire d’un doctorat sur les questions de paix et de sécurité, Abiy Ahmed aura pour première mission d’apaiser les fortes tensions qui agitent son pays. Car le système du fédéralisme ethnique en vigueur semble à bout de souffle. « C’est un réconciliateur », veut croire Genet Shigute, une femme élégante de 60 ans qui l’a hébergé par le passé. Selon d’anciens camarades, il a contribué à la réconciliation entre musulmans et chrétiens dans sa région dans les années 2000. Il aurait même convié à une conférence de paix le meurtrier de son frère, assassiné par un membre du Front de libération oromo (OLF), une organisation désormais considérée comme terroriste par les autorités éthiopiennes.

        Lire aussi :
         

                En Ethiopie, les Oromo frappent à la porte du pouvoir



La question est aussi de savoir si ce pur produit du régime sera capable de réconcilier la population avec une élite dirigeante impénétrable. En effet, Abiy Ahmed a co-créé et dirigé l’un des organes de surveillance du pays, l’Agence éthiopienne de sécurité des réseaux d’information (INSA), chargée de scruter les activités en ligne des citoyens. Il est aussi député de la coalition depuis 2010 et fut pendant une année ministre des sciences et de la technologie du gouvernement du premier ministre déchu, Hailemariam Desalegn.
Si certains s’inquiètent du lien indéfectible d’Abiy Ahmed avec l’EPRDF, d’autres estiment au contraire que sa proximité avec le pouvoir peut lui permettre d’impulser le changement de l’intérieur. « Il semble compétent et ambitieux. Ce n’est pas nécessairement un désavantage de faire partie de l’establishment tant qu’il s’engage à réformer » le système, pense l’analyste politique Awol Allo. Dans son discours d’investiture, Abiy Ahmed a certes tendu la main à l’Erythrée et à l’opposition, mais, prudent, il a soigneusement évité de mentionner l’état d’urgence instauré le 16 février. Celui-ci a déjà entraîné l’arrestation de plus de 1 100 personnes en moins de deux mois.


<article-nb="2018/04/02/19-12">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ S’il est loin le jour où des dodos ou des mammouths parcourront nos campagnes, les recherches se multiplient sur le séquençage de l’ADN d’espèces disparues. Sur son blog, Rémi Sussan les passe en revue. Ainsi que les questions qu’elles posent.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/04/02/19-13">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le 4e plan autisme entend « replacer la recherche au cœur de notre politique publique », annonce la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Le plan autisme du gouvernement mettra l’accent sur le diagnostic

Le 4e plan autisme entend « replacer la recherche au cœur de notre politique publique », annonce la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 13h55
   





                        



   


A l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, lundi 2 avril, la secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a énoncé, sur Europe 1, l’une des ambitions du quatrième plan autisme, qui sera annoncé en « fin de semaine ».
« Dans la nouvelle stratégie, nous voulons pouvoir diagnostiquer les adultes qui ont des prises en charge qui ne sont pas adaptées, qui sont dans les hôpitaux psychiatriques où ils n’ont rien à faire ou alors dans des établissements médico-sociaux sans une bonne prise en charge parce non diagnostiqués. »
« En matière de politique de l’autisme, la France n’est pas au niveau », reconnaissait récemment à l’Assemblée nationale la secrétaire d’Etat. Les familles concernées sont trop souvent exposées à un « parcours du combattant indigne de notre République », et « la France se trouve loin derrière de nombreux pays de l’OCDE en matière de recherche », soulignait-elle.
En direction des adultes, Mme Cluzel a mis en avant l’« ambition » du gouvernement « sur le logement inclusif et sur le retour à l’emploi, parce qu’on se prive de talents colossaux en n’accompagnant pas les personnes avec autisme à l’emploi ».
Les TSA touchent « environ 1 % de la population »
Le 4e plan autisme entend « replacer la recherche au cœur de notre politique publique ». Selon Mme Cluzel, « la recherche en France n’est pas à la hauteur de ce que l’on peut attendre (...) la recherche fondamentale, mais surtout la recherche appliquée dans les méthodes n’est pas à la hauteur ».
« Il faut revenir aux fondamentaux qui sont les recommandations de la haute autorité de santé », a dit Mme Cluzel, appelant aussi à « cesser les fausses idées, culpabilisantes pour les mères, cesser les fausses idées sur soi-disant des écrans qui viendraient perturber les enfants ».
Les « troubles du spectre de l’autisme » (TSA) touchent « environ 1 % de la population », rappelait la Cour des comptes en janvier. Elle estimait à 700 000 le nombre de personnes concernées en France, dont 600 000 adultes, bien que ces derniers ne soient « qu’environ 75 000 » à être aujourd’hui diagnostiqués. Ce trouble neurodéveloppemental se caractérise par des difficultés d’interaction sociale, des comportements répétitifs et des centres d’intérêt restreints ou spécifiques. Il peut s’accompagner ou non d’une déficience intellectuelle.
A Paris, à l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, la 15e édition de la marche de l’espérance se rassemblera à 14 heures devant l’Hôtel de Ville et se rendra à l’Assemblée nationale.

        Lire aussi :
         

                De nouvelles recommandations pour dépister l’autisme chez l’enfant






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-14">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ « Sélectionné pour étudier six mois aux Etats-Unis j’avais un niveau d’anglais… douteux », se souvient Guillaume Ouattara, élève ingénieur à l’UTC. Voici ses conseils, faciles à suivre, pour progresser sans y passer trop de temps.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ 
<article-nb="2018/04/02/19-15">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ En proposant leurs propres cycles préparatoires aux grandes écoles et des doubles licences, les universités cherchent à attirer les profils d’excellence.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La fac à la conquête des meilleurs bacheliers

En proposant leurs propres cycles préparatoires aux grandes écoles et des doubles licences, les universités cherchent à attirer les profils d’excellence.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 11h22
    |

                            Françoise Marmouyet








                        



                                


                            

Classes préparatoires universitaires, doubles licences, parcours pluridisciplinaires d’excellence… De plus en plus, les universités concurrencent les classes préparatoires et se font une place sur le marché des excellents bacheliers. Sur le papier, le succès des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ne se dément pourtant pas : 86 500 étudiants y ont fait leur rentrée en septembre 2017, soit 500 de plus qu’en 2016. 
« Les classe prépa sont une telle institution en France que je ne pense pas que l’université leur fasse peur. Et, de toute manière, nous ne sommes pas dans un match avec elles », affirme François Germinet, président de la commission de la formation et de l’insertion professionnelle à la Conférence des présidents d’université (CPU). Mais le président de l’université de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) ajoute aussitôt que « le but est clairement de récupérer les très bons étudiants : l’université, de plus en plus, se positionne sur le postbac d’excellence ». 
« C’est une bonne alternative à la prépa. Ces cycles demandent un gros investissement en termes de travail, mais ils génèrent beaucoup moins de pression »
Son établissement a ainsi ouvert deux cycles universitaires préparatoires aux grandes écoles (CUPGE), sortes de classes prépa universitaires. Sur Parcoursup, on en recense vingt-sept, principalement scientifiques, comme les cycles proposés à Cergy-Pontoise. « Il s’agit chez nous de parcours universitaires renforcés en physique, en mathématiques et en chimie, préparant à l’intégration d’une école d’ingénieurs en fin de deuxième ou de troisième année », détaille Claire Pinettes, maîtresse de conférences en physique et responsable des deux parcours « maths-physique » et « maths-chimie ».
La trentaine d’étudiants de chaque parcours, sélectionnés en grande majorité après une terminale S, ont quatre heures de cours hebdomadaires supplémentaires par rapport aux licences traditionnelles....




                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-16">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La Russie n’avait aucun intérêt à agir à la veille de la présidentielle et à quelques mois de la Coupe du monde de football organisée chez elle, dit le chef de la diplomatie russe.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Affaire Skripal : pour Moscou, l’empoisonnement profite à Londres

La Russie n’avait aucun intérêt à agir à la veille de la présidentielle et à quelques mois de la Coupe du monde de football organisée chez elle, dit le chef de la diplomatie russe.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 14h08
   





                        



   


La tension née de l’empoisonnement à l’aide d’un agent innervant, le 4 mars, à Salisburry, sur le sol britannique de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, ne retombe pas, comme l’illustre la dernière pique du chef de la diplomatie russe.
Sergueï Lavrov a déclaré, lundi 2 avril, que l’empoisonnement « pouvait être dans l’intérêt du gouvernement britannique, qui s’est trouvé dans une position inconfortable en étant dans l’incapacité de remplir ses promesses faites aux électeurs sur les conditions du Brexit. Cela pouvait aussi être dans l’intérêt des services spéciaux britanniques, qui sont connus pour leur capacité à agir avec permis de tuer ».

        Lire aussi :
         

                Affaire Skripal : l’empoisonnement a eu lieu au domicile de l’ex-espion



Selon lui, Moscou n’avait aucune raison à la veille de la présidentielle et à quelques mois de la Coupe du monde de football organisée en Russie d’empoisonner son ex-espion, qui avait été condamné pour trahison avant de faire l’objet d’un échange de prisonniers, en 2010.
Mensonges et de la désinformation
M. Lavrov a également critiqué la décision de pays occidentaux d’expulser des diplomates russes de leur territoire, ce qui a provoqué une riposte symétrique de Moscou. « Lorsqu’on n’a pas de preuves [de l’implication de Moscou dans l’empoisonnement], alors on se venge sur les diplomates », a-t-il déclaré, ajoutant que la Russie continuerait à appliquer le « principe de réciprocité » dans ses relations avec les Occidentaux.
Le chef de la diplomatie russe a également accusé la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et leurs alliés d’avoir « perdu toute décence » et de « recourir à des mensonges et à de la désinformation purs et simples ».
M. Lavrov a ajouté que la Russie avait « de nombreuses questions » concernant cette affaire et que « l’incapacité de la Grande-Bretagne à y répondre signifiera que tout cela n’est qu’une invention et plus concrètement une provocation flagrante ».

        Lire aussi :
         

                Affaire Skripal : une dizaine de pays européens choisissent la neutralité






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/02/19-17">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a annoncé avoir trouvé une solution prévoyant le départ d’au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤         

Compte rendu

Migrants africains en Israël : un accord trouvé avec l’ONU

Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a annoncé avoir trouvé une solution prévoyant le départ d’au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-02T14:55:05+02:00"

        Le 02.04.2018 à 14h55

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-04-02T18:12:40+02:00"

        Mis à jour le 02.04.2018 à 18h12








Le gouvernement israélien a annoncé, lundi 2 avril, avoir conclu un accord avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés concernant des milliers d’Africains entrés illégalement en Israël ces dernières années. Le projet prévoit « le départ d’au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux, tandis que l’Etat d’Israël réglera le statut de ceux qui resteront sur place », selon le communiqué du premier ministre, Benyamin Nétanyahou. Parmi les destinations évoquées figurent « des pays développés comme le Canada, l’Allemagne ou l’Italie ».
Des milliers de migrants africains devraient obtenir un statut leur permettant de légaliser leur situation en restant en Israël pendant au moins cinq années supplémentaires, précise le communiqué.
« L’accord que nous avons signé établit que pour chaque migrant qui quitte le pays, nous nous engageons à donner le statut de résident temporaire à un autre », a affirmé M. Nétanyahou lors d’une conférence de presse retransmise à la télévision.
Le précédent plan très critiqué
Environ 64 000 migrants africains sont entrés illégalement entre 2007 et 2012 sur le territoire israélien et se sont installés en nombre dans les quartiers pauvres de Tel-Aviv. 42 000 d’entre eux se trouvent toujours sur le territoire, selon le ministère de l’intérieur israélien. Majoritairement Erythréens et Soudanais, ils sont passés pour la plupart par le Sinaï égyptien. La frontière, à l’époque poreuse avec l’Egypte, a depuis été rendue quasiment hermétique avec la construction d’une clôture de sécurité.
Début janvier, Benyamin Nétanyahou avait posé un ultimatum à la moitié d’entre eux – les femmes et les enfants n’étant pas concernés : partir d’ici à début avril dans leur pays d’origine ou dans un pays tiers, ou aller en prison indéfiniment. Le gouvernement proposait 3 500 dollars et un billet d’avion pour gagner un pays africain jugé « sûr ». Selon les médias israéliens, il s’agissait du Rwanda.
Ce plan, suspendu par la Cour suprême israélienne, a suscité de nombreuses critiques, notamment des organisations de défense des droits de l’homme et du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU mais aussi, en Israël même, de certains survivants de la Shoah.
M. Nétanyahou a précisé lundi que le budget prévu pour le plan précédent serait utilisé à la fois pour développer les quartiers pauvres du sud de Tel-Aviv et pour disperser les migrants à travers le pays.
     data-ui="carousel"
     data-module="portfolio"
     data-wrapper=".gallery"
     data-interval="false"
     data-is-atom
     tabindex="10"
>


        Le gouvernement israélien a finalement annulé sa décision d’expulser les quelque 42 000 migrants africains et a annoncé avoir trouvé une solution prévoyant le départ d’au moins 16 250 d’entre eux vers des pays occidentaux. La photographe Sarah Caron avait photographié ces Érythréens et ces Soudanais qui vivent en marge de la société. Sans plan B ni désir de partir."
            data-slide-description="Comme beaucoup d’Erythréens en Israël, Gorgio est homme de ménage dans un hôtel. Le soir, avant de rejoindre sa banlieue, il se repose dans une avenue ombragée des beaux quartiers."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Siraj a attendu deux ans avant d’obtenir l’autorisation de rejoindre sa famille. Il vit désormais en Angleterre."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Efrana, elle, est apatride."
            data-slide-item-lie=""

        
        La photographe Sarah Caron a documenté le quotidien des clandestins africains qui vivent à Tel-Aviv dans la plus grande précarité. A la marge. Sans plan B ni désir de partir."
            data-slide-description="Aux abords de Banana Beach, à Tel-Aviv, cet Erythréen attend la fin de la journée pour se faire un peu d’argent en rangeant le matériel de plage loué aux touristes."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Office chrétien orthodoxe dans un appartement loué dans le sud de Tel-Aviv et transformé en église par la communauté érythréenne."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les secteurs de l’hôtellerie-restauration et du bâtiment embauchent nombre de réfugiés, à condition qu’ils aient un titre de séjour."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le gouvernement envoie les demandeurs d’asile déboutés dans le camp de rétention d’Holot, au cœur du désert du Néguev. Ceux qui refusent de quitter Israël ont commencé à être transférés vers la prison de Saharonim, non loin."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les adolescents, eux, sont nombreux à errer dans la ville."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Au centre commercial comme ailleurs, Africains et Israéliens se croisent sans se mêler."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Ces jeunes Erythréens ont perdu leur logement après l’expiration de leur permis de séjour. Jetés à la rue, ils sont dans l’angoisse d’être envoyés au centre de détention d’Holot."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/10

Suivant






Le gouvernement israélien a finalement annulé sa décision d’expulser les quelque 42 000 migrants africains et a annoncé avoir trouvé une solution prévoyant le départ d’au moins 16 250 d’entre eux vers des pays occidentaux. La photographe Sarah Caron avait photographié ces Érythréens et ces Soudanais qui vivent en marge de la société. Sans plan B ni désir de partir.            
Comme beaucoup d’Erythréens en Israël, Gorgio est homme de ménage dans un hôtel. Le soir, avant de rejoindre sa banlieue, il se repose dans une avenue ombragée des beaux quartiers.

Sarah Caron
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);




<article-nb="2018/04/02/19-18">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Condamné en avril 2017 dans l’affaire du « dieselgate » aux Etats-Unis, le constructeur allemand entrepose des centaines de milliers de véhicules dans 37 parkings en vue d’une remise aux normes. Certains véhicules pourront être remis sur le marché, d’autres sont détruits.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/04/02/19-19">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le Conseil de sécurité a demandé fin mars à l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental de poursuivre les discussions sur une relance de négociations.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤         

Compte rendu

Le Maroc dénonce des incursions du Front Polisario au Sahara occidental

Le Conseil de sécurité a demandé fin mars à l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental de poursuivre les discussions sur une relance de négociations.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-02T11:54:27+02:00"

        Le 02.04.2018 à 11h54






    
Un soldat du Front Polisario devant les couleurs du drapeau de la République arabe sahraouie démocratique, en octobre 2017.
Crédits : RYAD KRAMDI / AFP


Les autorités marocaines ont annoncé dimanche 1er avril avoir alerté le Conseil de sécurité de l’ONU après des incursions « gravissimes » du Front Polisario dans la zone tampon du Sahara occidental. « Il y a eu des provocations, des manœuvres (…) du Polisario encouragé par l’Algérie pour modifier le statut de cette zone » tampon, placée depuis le début des années 1990 sous la responsabilité des Nations unies, a déclaré le ministre des affaires étrangères, Nasser Bourita, lors d’un point presse. « Si l’ONU (…) n’est pas prêt à mettre fin à ces provocations, (…) le Maroc assumera ses responsabilités et ne saura tolérer qu’un changement puisse intervenir dans cette zone », a-t-il affirmé.

        Lire aussi :
         

                L’émissaire de l’ONU au Sahara occidental va réunir les parties à Berlin



Vaste étendue désertique de 266 000 km², avec 1 100 km de côte Atlantique au nord de la Mauritanie, le Sahara occidental est le seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n’a pas été réglé. Le Maroc en contrôle 80 %, le Front Polisario 20 %, séparés par un mur et une zone tampon contrôlée par les casques bleus.
Le Maroc accuse le Front Polisario, indépendantiste soutenu par l’Algérie, de mener des incursions dans la zone tampon près de Guerguerat, un no man’s land situé à l’extrême sud, à la frontière avec la Mauritanie, mais aussi, depuis mars, dans l’est, à Tifariti et Bir Lahlou. « Cette provocation dure depuis un certain temps. (…) Le Maroc ne pourra pas rester les bras croisés devant des attaques continues (…) », a insisté le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, présent au point presse.
« Un casus belli »
« Le Maroc réagira avec détermination et par tous les moyens à toutes les actions qui pourraient changer le statut de cette zone, il s’agira d’un casus belli dont le Maroc tirera tous les enseignements », a prévenu M. Bourita. « La gestion permissive, légère de ce qui s’est passé à Guerguerat a été interprétée comme un encouragement », a souligné le chef de la diplomatie, en référence aux récentes incursions du Polisario en début d’année.
« L’Algérie doit assumer ses responsabilités, (…) le Maroc n’attaque pas l’Algérie lorsqu’il dit que l’Algérie encourage ce genre de provocations : c’est l’Algérie qui abrite, qui finance, qui arme, (…) qui mobilise, ce n’est là ni une attaque ni une insulte, c’est la vérité », a affirmé M. Bourita.

        Lire aussi :
         

                Sahara occidental : le Maroc sort de l’immobilisme



« Le Maroc cherche des obstacles pour se désengager du processus de paix », a réagi M’hamed Khedad, le coordinateur du Polisario avec la mission de l’ONU au Sahara occidental, contacté par l’AFP depuis Alger. « Nous condamnons cette fuite en avant (…) et nous réagirons à toute violation du cessez-le-feu », a-t-il ajouté.
Le Conseil de sécurité a demandé fin mars à l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental de poursuivre les discussions sur une relance de négociations visant à régler le différend autour de ce territoire. Aucune date n’a été annoncée pour reprendre des pourparlers formels, les derniers en date – sous l’égide de l’ONU – remontant à 2012. Le Front Polisario réclame un référendum d’autodétermination pouvant conduire à l’indépendance, mais le Maroc rejette toute autre solution que l’autonomie sous sa souveraineté.


<article-nb="2018/04/02/19-20">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Invisible dans sa circonscription, discret à l’Assemblée, mais féru de coups d’éclat : portrait du député LRM du Rhône qui s’est taillé une place à part. Quitte à embarrasser ses camarades.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                
                                       
édition abonné


Bruno Bonnell, l’indompté de la macronie


                      Invisible dans sa circonscription, discret à l’Assemblée, mais féru de coups d’éclat : portrait du député LRM du Rhône qui s’est taillé une place à part. Quitte à embarrasser ses camarades.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 13h41
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 12h19
    |

            Vanessa Schneider








                              

                        

C’est un espace de coworking niché dans une impasse de Villeurbanne où se dessinent les toits en épis d’anciens entrepôts. Il y a là un publicitaire, un architecte, un photographe, une agence de marketing et… un député. Celui de la 6e circonscription du Rhône. C’est Bruno Bonnell, 59 ans, crâne rasé et physique de colosse, souriant et jovial.
Figure du monde des affaires lyonnais, multi-entrepreneur dans le numérique et la robotique, il a été élu sous l’étiquette La République en marche en battant l’ancienne ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem. Pas d’affiche à son effigie pour signaler sa présence. Le local, inauguré en janvier – soit environ six mois après son élection –, n’a pas vocation à recevoir les électeurs. Le député les a prévenus : « Je ne suis pas là pour faire l’assistante sociale. Pour les places en crèche ou les logements, allez voir ailleurs ! » Il parle comme ça, Bruno Bonnell.
Le boulot en circo, très peu pour lui, donc. D’ailleurs, depuis qu’il a été élu, il a séché toutes les commémorations à part celles du 11-Novembre. « On ne le voit jamais, c’est simple », note Didier Vullierme, l’adjoint au maire socialiste de Villeurbanne. Comme certains de ses soutiens ont grincé, Bonnell a consenti à faire quelques efforts. Une fois par semaine, pendant une heure, il rappelle au téléphone les électeurs qui l’ont sollicité. Pour le reste, il ne cédera pas : « Il faut sevrer la population des vieilles pratiques. Je suis un élu de la nation. »
Le hic, c’est qu’à l’Assemblée nationale Bonnell ne brille pas non plus par son investissement. Pendant des mois, il n’a pas ouvert la bouche, ni en commission ni dans l’Hémicycle, et n’a rédigé aucun amendement. Une attitude qui lui vaut d’être relégué aux tréfonds du classement des parlementaires du magazine Capital.

Là aussi, Bonnell a une explication : c’est pour faire mieux avancer les réformes qu’il est...




<article-nb="2018/04/02/19-21">
<filnamedate="20180402"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180402"><AAMMJJHH="2018040219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ En frappant les esprits dès son premier match avec le LA Galaxy, Zlatan Ibrahimovic confirme qu’il a toujours été à la fois l’acteur et le narrateur de ses exploits, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Zlatan Ibrahimovic, la conquête de l’Amérique

En frappant les esprits dès son premier match avec le LA Galaxy, Zlatan Ibrahimovic confirme qu’il a toujours été à la fois l’acteur et le narrateur de ses exploits, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    02.04.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
02.04.2018 à 10h23
   





                        



   


Chronique. Certains joueurs accèdent au statut de « génies du football » par leur capacité à inscrire leur parcours dans l’histoire de ce sport. D’autres, dont Eric Cantona ferait un bon archétype, ont du génie pour scénariser leur propre histoire. Grâce, en particulier, à leur capacité à réaliser plus que le bon geste au bon moment : le geste extraordinaire au moment où il aura une résonance fracassante.
Samedi 31 mars, Zlatan Ibrahimovic est entré en jeu pour la première fois en Major League Soccer, à vingt minutes de la fin du temps réglementaire, alors que sa nouvelle équipe du Los Angeles Galaxy était menée 1-3 par LAFC. Après la réduction du score par son coéquipier Chris Pontius (l’international américain, pas le membre de l’émission Jackass), la star marqua d’abord sur un tir splendide de trente-cinq mètres. 



TOURNÉE MONDIALE
La frappe est techniquement parfaite (on peut en admirer l’effet sur le replay en contrechamp). Un mélange de spontanéité, de maîtrise et de calcul. Même si l’intéressé affirma ensuite : « Je n’ai pas réfléchi », il avait certainement saisi, dans cette fraction de seconde, à la fois la position avancée du gardien et l’impact potentiel du geste qu’il allait tenter — bien au-delà du modeste StubHub Center de Los Angeles (27 000 places).
« Zlatan » a le pouvoir de donner de la réalité aux expressions les plus éreintées, comme celle du « but qui fait le tour du monde ». Il n’y eut pas un endroit de la planète football qui ne fût instantanément informé de son geste. D’autant que, pour amplifier cet écho, il réussit aussi à donner la victoire à ses couleurs dans le temps additionnel… Et le site officiel de la MLS de s’interroger, après ce doublé : « Ce match est-il le plus grand de l’histoire du championnat ? »
Ibrahimovic a également le don d’être le meilleur commentateur de ses exploits. « Le lion a faim », avait-il déclaré en débarquant. « Les supporteurs ont crié : “On veut Zlatan !”, je leur ai donné du Zlatan », a-t-il asséné à l’issue du match. Non sans contresigner son exploit en lui donnant un caractère ordinaire — pour lui du moins : « Chaque fois que je rejoins une nouvelle équipe, je marque dès mon premier match. Je ne pouvais pas faire autrement aujourd’hui. »

    Los Angeles, welcome to Zlatan. #zLAtan #LAGalaxy Une publication partagée par  Zlatan Ibrahimović (@iamzlatanibrahimovic) le 23 Mars 2018 à 7 :56 PDT 

Avec son sens de la formule, son goût de la provocation et sa mégalomanie calculée, Ibrahimovic carbure à l’arrogance, avec succès. Il promeut aussi sa propre marque, qui perdure indépendamment des maillots qu’il aura portés (sept en Europe). Quitte à donner à sa carrière des airs de tournée mondiale — « J’ai ajouté la Suède sur la carte du monde, maintenant j’ai aussi ajouté la France », assurait-il en 2015. Quitte, aussi, à susciter des doutes sur sa tendance à cannibaliser l’attention, voire le jeu, au détriment de son équipe.
DANS SON ÉLÉMENT
Ce fut toute l’ambivalence de ses quatre saisons à Paris. Une réussite complète sous l’angle de ses imparables statistiques personnelles, moins sous celui du bénéfice sportif pour son club. Il a laissé à ses entraîneurs peu de possibilités de définir un projet autrement qu’autour de lui, et à ses coéquipiers, peu de lumière. « Au PSG, il n’y a qu’un chef. C’est moi. Naturellement. » (2015 encore). On put s’interroger sur le rapport de forces entre le club et un joueur aussi puissant et égocentré — on le peut de nouveau avec Neymar. 
Si la construction du projet sportif a été compromise, les intérêts furent partagés sur le plan de la communication : l’image et la notoriété du Suédois ont servi celles du PSG. Le joueur n’en a pas pâti. « Arrivé comme un roi, je repars comme une légende » : ainsi Moi, Zlatan Ibrahimovic (c’est le titre de son autobiographie) avait-il signé ses adieux parisiens, au terme d’une rocambolesque cérémonie au Parc des Princes.
Le Galaxy et la MLS peuvent d’ores et déjà se féliciter de ce premier coup d’éclat et de projecteur. Mais, onze ans après le recrutement de David Beckham, sous le même maillot, ce championnat qui se structure et se développe efficacement s’en remet encore à l’acquisition de stars vieillissantes. Certes, ils tiennent là un grand entertainer, et ils lui offrent une scène propice pour faire le spectacle.
Lui-même avait annoncé sa future conquête en novembre 2016 : « J’ai voyagé comme Napoléon, en conquérant tous les pays où j’ai mis les pieds. Alors peut-être que je devrais faire ce que Napoléon n’a pas fait et traverser l’Atlantique afin de conquérir aussi les Etats-Unis ». Fidèle à sa légende, Ibrahimovic ne laisse personne l’écrire à sa place.
Jérôme Latta, rédacteur en chef des « Cahiers du Football »



                            


                        

                        

