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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le secrétaire général de l’ONU et la haute représentante de la diplomatie européenne ont réclamé une « enquête indépendante » sur l’usage par l’armée israélienne de balles réelles vendredi.
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Israël refuse toute enquête indépendante sur la mort de manifestants dans la bande de Gaza

Le secrétaire général de l’ONU et la haute représentante de la diplomatie européenne ont réclamé une « enquête indépendante » sur l’usage par l’armée israélienne de balles réelles vendredi.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 18h52
   





                        



   


Après la mort, vendredi 30 mars, de seize Palestiniens, tués par l’armée israélienne lors d’une manifestation dans la bande de Gaza, Israël continuait dimanche de rejeter les appels internationaux à une enquête indépendante.
Le ministre de la défense israélien, Avigdor Lieberman, a qualifié d’« hypocrites » les appels à ouvrir une enquête. « Il n’y aura pas de commission d’enquête », a-t-il déclaré à la radio publique israélienne :
« Il n’y aura rien de tel ici, nous ne coopérerons avec aucune commission d’enquête. »
Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a également rejeté toutes les critiques et a exprimé samedi dans un communiqué son soutien à l’armée : « Bravo à nos soldats. » Dimanche, il a aussi dénoncé les « leçons de morale » du président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui avait accusé la veille Israël d’avoir commis une « attaque inhumaine ».

הצבא המוסרי בעולם לא יקבל הטפות מוסר ממי שבמשך שנים מפציץ אוכלוסיה אזרחית ללא אבחנה. כנראה שכך מציינים באנקרה את ה-1 באפריל.— netanyahu (@Benjamin Netanyahu)


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(« L’armée la plus éthique du monde n’a pas de leçons de morale à recevoir de la part de celui qui bombarde des civils sans discernement depuis des années.»)
« Hé, Nétanyahou ! Tu es un occupant ! Et c’est en tant qu’occupant que tu es sur ces terres. En même temps, tu es un terroriste », lui a rétorqué dans la foulée M. Erdogan, lors d’un discours télévisé devant ses partisans à Adana (sud de la Turquie). « Ce que tu fais aux Palestiniens opprimés sera inscrit dans l’histoire et nous ne l’oublierons jamais », a-t-il poursuivi, ajoutant que « le peuple israélien est mal à l’aise avec ce que tu fais ».
Usage de balles réelles contre les manifestants
L’usage de balles réelles par l’armée israélienne est au cœur des interrogations de la communauté internationale et des organisations de défense des droits humains. Vendredi a été la journée la plus meurtrière dans la bande de Gaza depuis la guerre de 2014 : seize Palestiniens ont été tués et plus de 1 400 blessés, dont 758 par des tirs à balles réelles, selon le ministère de la santé dans l’enclave.
L’armée israélienne a ouvert le feu sur des manifestants qui s’étaient approchés à quelques centaines de mètres de la clôture ultrasécurisée. Les Palestiniens assurent que les manifestants ne représentaient aucun danger immédiat. Israël a répondu avoir tiré contre ceux qui jetaient des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats, ou tentaient d’endommager la clôture et de s’infiltrer en Israël.

   


Des dizaines de milliers de personnes avaient afflué vers la barrière séparant Israël de la bande de Gaza, au premier jour de « la marche du retour ». Cette protestation, censée durer six semaines, vise à réclamer « le droit au retour » des Palestiniens qui, par centaines de milliers, furent chassés de leurs terres ou durent fuir lors de la guerre ayant suivi la création de l’Etat d’Israël, en 1948.
Projet de déclaration de l’ONU bloqué par les Etats-Unis
Le secrétaire général de l’Organisation des Nation unies (ONU), Antonio Guterres, et la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, ont réclamé une « enquête indépendante » sur l’usage par Israël de balles réelles, une demande rejetée par l’Etat hébreu.

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                Dans la bande de Gaza, la marche du désespoir des Palestiniens



Les Etats-Unis ont, en revanche, bloqué samedi soir un projet de déclaration du Conseil de sécurité appelant « toutes les parties à la retenue et à prévenir toute escalade supplémentaire » et demandant une enquête sur les affrontements.
Des organisations de défense des droits humains se sont pour leur part interrogées sur la réaction disproportionnée des forces de sécurité israéliennes. « Quand certains manifestants palestiniens jettent des pierres et d’autres objets vers la barrière, il est difficile de croire qu’il s’agit d’une menace imminente pour la vie de soldats bien équipés, protégés par des tireurs d’élite, des chars d’assaut et des drones », écrit Amnesty international dans un communiqué.
Samedi, des dizaines de milliers de Gazaouis ont pris part aux funérailles des manifestants tués la veille.
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            data-slide-description="L’armée israélienne a tiré à balles réelles sur ceux qui s’approchaient trop près de la frontière, vendredi 30 mars. Israël s’en est justifié en disant que des manifestants avaient lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats."
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            data-slide-description="Des manifestants palestiniens mangent à côté de tentes dressées pour ce rassemblement, vendredi 30 mars."
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            data-slide-description="Le dirigeant politique du Hamas, Ismail Haniyeh, au premier jour de la marche pour le retour, vendredi 30 mars à Gaza."
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            data-slide-description="Un soldat israélien se positionne à la frontière, samedi 31 mars, pour surveiller la marche."
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            data-slide-description="L’armée israélienne a utilisé des drones pour lancer des bombes lacrymogènes sur les Palestiniens rassemblés le long de la frontière."
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            data-slide-description="Un manifestant blessé est évacué après des affrontements avec l’armée israélienne, vendredi 30 mars. Ce fut la journée la plus meurtrière depuis 2014, date de la dernière guerre entre Israël et le Hamas, qui observent depuis un cessez-le-feu tendu."
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            data-slide-description="L’armée israélienne a ouvert le feu, vendredi 30 mars, sur des Palestiniens qui s’étaient approchés à quelques centaines de mètres de la barrière ultrasécurisée séparant l’Etat hébreu de la bande de Gaza."
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            data-slide-description="Des manifestants palestiniens se cachent des soldats israéliens, samedi 31 mars."
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            data-slide-description="Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a décrété samedi 31 mars jour de deuil national et a tenu Israël pour seul responsable des seize morts parmi les manifestants."
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            data-slide-description="A la mosquée Beit Hanoun de Gaza, des membres masqués du Fatah portent la dépouille d’Hamdan Abu Amsha, tué samedi 31 mars le long de la frontière."
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            data-slide-description="Le mouvement de protestation prévoit des rassemblements le long de la barrière de sécurité pour exiger le droit au retour des réfugiés palestiniens et pour dénoncer le strict blocus imposé par l’Etat hébreu à Gaza."
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            data-slide-description="Des soins dispensés par le personnel hospitalier, samedi 31 mars. Les Palestiniens accusent Israël d’usage disproportionné de la force."
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            data-slide-description="Du côté israélien de la frontière, près de la localité de Nir Am, quelques militants israéliens et palestiniens sont venus, samedi 31 mars, apporter leur soutien à la grande marche du retour."
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            data-slide-description="Un proche rend un ultime hommage à la dépouille du fermier palestinien Omar Samour, tué la veille, à l’hôpital de Khan Younès, à Gaza, vendredi 30 mars."
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L’armée israélienne a tiré à balles réelles sur ceux qui s’approchaient trop près de la frontière, vendredi 30 mars. Israël s’en est justifié en disant que des manifestants avaient lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats.

AMIR COHEN / REUTERS
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le dirigeant nord-coréen et son épouse ont assisté dimanche au premier concert d’artistes sud-coréens à Pyongyang en plus d’une décennie.
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Kim Jong-un assiste à un concert d’artistes sud-coréens à Pyongyang

Le dirigeant nord-coréen et son épouse ont assisté dimanche au premier concert d’artistes sud-coréens à Pyongyang en plus d’une décennie.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 18h45
   





                        



   


C’est un concert qui s’inscrit en pleine période de détente dans la péninsule après deux années de tensions dues aux essais nucléaires et balistiques de la Corée du Nord. Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, et son épouse ont assisté, dimanche 1er avril, au premier concert d’artistes sud-coréens à Pyongyang en plus d’une décennie, selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, citant le ministère de la culture.
Cent vingt Sud-Coréens, dont des stars de la K-pop, représentant onze groupes, des danseurs, des techniciens, sont arrivés samedi à Pyongyang. Leur concert dimanche soir s’est déroulé dans le grand théâtre de Pyongyang Est, d’une jauge de quinze cents places. C’est la première fois qu’un dirigeant nord-coréen assiste à un concert d’artistes du Sud. La sœur de Kim Jong-un et Kim Yong-nam, le chef de l’Etat, aux fonctions largement honorifiques, y ont également assisté.

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Des athlètes sud-coréens se sont pour leur part livrés à une démonstration de taekwondo devant 2 300 personnes, dimanche, avant de retrouver des adeptes de ce sport en Corée du Nord, lundi. Mardi, les artistes sud-coréens se produiront ensemble avec des artistes nord-coréens au gymnase de Ryugyong Jong Ju Yong, qui peut accueillir 12 000 spectateurs.
Les Jeux olympiques d’hiver qui se sont déroulés en Corée du Sud ont été le catalyseur d’une détente extrêmement rapide entre le Nord et le Sud. Kim Jong-un avait dépêché dans le Sud des athlètes, des pom-pom girls et sa sœur cadette. S’en sont ensuivis des contacts diplomatiques tous azimuts, débouchant sur des propositions de sommets, entre les deux Corées mais aussi entre Pyongyang et Washington.
Détente
Le sommet intercoréen entre Kim Jong-un et Moon Jae-in, le troisième du genre après ceux de 2000 et 2007, aura lieu le 27 avril à Panmunjom, dans la zone démilitarisée qui divise la péninsule, là où avait été signé l’armistice du 27 juillet 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée.
Aucune date n’a en revanche été fixée pour une rencontre entre le président américain, Donald Trump, et M. Kim, qui a fait ses débuts sur la scène diplomatique internationale la semaine dernière en rencontrant à Pékin le président chinois, Xi Jinping.

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Autre signe de détente, les exercices militaires annuels conjoints de la Corée du Sud et des Etats-Unis, qui ont débuté dimanche et qui chaque année irritent Pyongyang au plus haut point, ont été raccourcis d’un mois. Cette année, les deux alliés se sont abstenus de déployer des armes stratégiques, tandis que Kim Jong-un a déclaré qu’il « comprenait » le besoin de Séoul et de Washington d’effectuer ces manœuvres militaires.
Isolée
Dimanche, le groupe le plus en vue à se produire devant le dirigeant nord-coréen est Red Velvet, girl band de la vague K-pop qui enchante l’Asie et au-delà. Red Velvet est connu pour des tubes comme Ice Cream Cake, Peek-A-Boo ou Russian Roulette, mélange d’electro pop, de disco, de R&B et de guimauve.
La Corée du Nord est très isolée. L’accès à la culture en provenance de l’étranger y est sévèrement restreint, peines de prison à l’appui, mais la K-pop y est également populaire, grâce à des clés USB importées illégalement de Chine.
Parmi les artistes sud-coréens qui se sont rendus en Corée du Nord figure aussi Cho Yong-pil, 68 ans, un chanteur qui s’était déjà produit à guichets fermés à Pyongyang en 2005.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le parquet de Turin a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête sur la présence de douaniers français dans un local de la gare de Bardonnèche.
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L’Italie accuse des douaniers français d’être entrés sans permission dans un local pour migrants

Le parquet de Turin a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête sur la présence de douaniers français dans un local de la gare de Bardonnèche.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 17h01
   





                        



   


Le parquet de Turin a annoncé, dimanche 1er avril, avoir ouvert une enquête sur la présence de douaniers français dans un local de la gare de Bardonnèche (Bardonecchia en italien), une commune alpine à la frontalière italienne. L’Italie accuse des douaniers français d’être entrés sans permission, vendredi 30 mars, dans un centre communal pour migrants, mis à la disposition de l’ONG Rainbow for Africa. Ils auraient alors réclamé à l’ONG d’utiliser les locaux pour soumettre un Nigérian qu’ils venaient d’interpeller dans un train à un dépistage urinaire de drogue.
Sont envisagés à ce stade encore préliminaire plusieurs chefs dans cette enquête, dont « abus de pouvoir », « violence privée » et « violation de domicile », selon une note du procureur de Turin, citée par l’agence de presse italienne AGI. La justice italienne pourrait aussi y ajouter le chef « d’acte de perquisition illégal ».

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« Pas le droit d’entrer »
Le parquet avait reçu au préalable un rapport du commissariat de la petite station de ski de Bardonnèche sur l’entrée des douaniers dans le local. La gare italienne de Bardonnèche est la dernière avant la France. De nombreux migrants désireux de passer en France montent à cette gare, avant d’être très souvent interpellés dans le train où circulent quotidiennement environ sept agents français. La police aux frontières reconduit alors les migrants à Bardonnèche, puis repart. Sauf cette fois, où ils sont entrés dans le local de l’ONG.
« Ils n’avaient pas le droit d’entrer, aucun droit. Ce sera la première et la dernière fois. Je suis très énervé par ce qui est arrivé, et amer », a déploré le maire de la ville, Francesco Avato, interrogé par La Repubblica. L’ONG Rainbow for Africa considère que l’action des agents français dans son local « viole les principes inviolables d’indépendance, de neutralité, d’impartialité et d’humanité ».

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Darmanin à Rome
La France a jugé, samedi, que la présence des douaniers était parfaitement légale, mais le ministère des affaires étrangères italien n’est pas de cet avis. Ce dernier avait convoqué samedi l’ambassadeur de France à Rome et a évoqué « un acte grave, considéré totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers ».
Le ministre des comptes publics français, Gérald Darmanin, qui a la tutelle des douanes, a annoncé dimanche son intention de se rendre à Rome pour « s’expliquer » avec les autorités italiennes. Le contrôle, « notamment un test urinaire, pour voir s’il avait de la drogue en lui » a été effectué « dans un local mis à disposition dans le cadre d’un accord franco-italien, c’est vrai qui date un peu, mais il existe », a affirmé M. Darmanin dimanche.

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Selon la France, le contrôle a été fait dans un « local attenant à la gare de Bardonnechia, mis à la disposition de la douane française en application des accords du bureau à contrôles nationaux juxtaposés (BCNJ) de 1990 ».
De son côté le ministère des affaires étrangères italien a qualifié d’« inacceptable » la conduite des douaniers français. Il a rappelé de récents échanges entre les douanes françaises et les chemins de fer italiens précisant que le local de la gare de Bardonnèche n’était plus accessible car désormais alloué à une organisation humanitaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le pape argentin a donné à 12 heures sa bénédiction « Urbi et Orbi » (à la ville de Rome et au monde), sur le balcon central de la basilique vaticane.
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Dans son message de Pâques, le pape François appelle à la « réconciliation en Terre sainte »

Le pape argentin a donné à 12 heures sa bénédiction « Urbi et Orbi » (à la ville de Rome et au monde), sur le balcon central de la basilique vaticane.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 15h32
   





                        



   


Le pape François a célébré la traditionnelle messe de Pâques sur le parvis de la basilique Saint-Pierre de Rome, devant des milliers de fidèles, encadrés par d’imposantes mesures de sécurité, dimanche 1er avril.
La messe solennelle de la Résurrection, temps le plus important de la liturgie catholique, a débuté à 10 heures, avant que le pape argentin donne, à 12 heures, sa bénédiction Urbi et Orbi (« à la ville de Rome et au monde »). S’exprimant sur le balcon central de la basilique Saint-Pierre, François a demandé « les fruits de la paix pour le monde entier, à commencer par la bien-aimée et tourmentée Syrie, dont la population est épuisée par une guerre qui ne voit pas de fin ».

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Appel à la « réconciliation en Terre sainte »
Dans son message pascal, le pape a évoqué les affrontements entre des manifestants palestiniens de Gaza et des militaires israéliens, qui ont fait seize morts vendredi, le bilan le plus meurtrier depuis la guerre de 2014.
Avant la traditionnelle bénédiction, François a appelé « à la réconciliation en Terre sainte », où sont frappées « des personnes sans défense ».
« Invoquons des fruits de réconciliation pour la Terre sainte, blessée encore ces jours-ci par des conflits ouverts qui n’épargnent pas les personnes sans défense. »
Fin de « l’extermination en cours » en Syrie
Le pape François, dans une référence apparente à la Ghouta orientale, en a également appelé à « tous les responsables politiques et militaires » afin que « soit mis un terme immédiatement à l’extermination en cours, que soit respecté le droit humanitaire et que soit facilité l’accès aux aides dont ces frères et sœurs ont un urgent besoin, assurant en même temps des conditions convenables pour le retour de tous ceux qui ont été dispersés » en Syrie.
Le message papal est adressé le jour même où des rebelles syriens ont accepté, selon une ONG, d’évacuer la dernière poche qu’ils tenaient dans la Ghouta orientale, ancien bastion insurgé aux portes de Damas, dont la reconquête totale marquerait une victoire retentissante pour Bachar Al-Assad.
La guerre de Syrie a fait plus de 350 000 morts et des millions de réfugiés. Elle s’est transformée en un conflit complexe, impliquant des belligérants syriens et étrangers, ainsi que des groupes djihadistes.

   


Encourager « le dialogue » dans la péninsule coréenne
Faisant encore référence à l’actualité de ces derniers jours, le pape a encouragé dans son message de Pâques « le dialogue » en cours dans la péninsule coréenne, en pleine période de détente après deux années d’escalade due aux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang.
« Que ceux qui ont des responsabilités directes agissent avec sagesse et discernement pour promouvoir le bien du peuple coréen et construire des relations de confiance au sein de la communauté internationale. »
Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, s’est prononcé pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne, et un sommet intercoréen, troisième du genre après ceux de 2000 et de 2007, aura lieu le 27 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Martin Luther King. Après un été 1964 marqué par des émeutes dans des villes du nord des Etats-Unis, le reporter Jacques Amalric se rend à Harlem, quartier emblématique de la communauté noire à New York.
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Harlem entre l’« ordre » et la colère

Martin Luther King. Après un été 1964 marqué par des émeutes dans des villes du nord des Etats-Unis, le reporter Jacques Amalric se rend à Harlem, quartier emblématique de la communauté noire à New York.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 13h00
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                            Jacques Amalric








                        



                                


                            

« Le haut lieu de l’élégance, du bien-être, de la culture et de l’intelligence sera bientôt l’ancien et vénérable village de Harlem. » La prédiction est extraite du Harlem Monthly Magazine. Mais elle date de 1893.
« Harlem est un ghetto, une colonie économique de la ville de New York. Ses habitants forment une communauté inférieure, victime de la cupidité, de la cruauté, de la dureté de leurs maîtres coupables et apeurés. Cette communauté ­elle-même se caractérise par l’esprit de stagnation, de défaitisme, l’hostilité aveugle, l’agressivité, des tensions externes et des troubles intérieurs. » Ce jugement est plus récent. Il date du printemps dernier, avant que les émeutes noires de cet été ne concentrent les feux de l’actualité sur les ghettos des grandes villes industrielles du nord et de l’est des Etats-Unis. Il est extrait d’un volumineux rapport de six cent vingt pages ­publié, après dix-huit mois de travail assidu, par une organisation chargée de la promotion des jeunes habitants noirs de Harlem.
La rue, perpétuelle salle d’attente
Très vite la question de la peau ne suffit plus à expliquer le ­contraste. La foule est toujours dans la rue, mais ce n’est plus la même foule, et la rue est devenue autre chose qu’une simple voie de communication : c’est une ­immense pièce commune, une perpétuelle salle d’attente, où ont pris l’habitude de vivre et de ne plus ­espérer jeunes gens et ­adultes sans travail, enfants en rupture d’école.
Les immeubles qui constituent la toile de fond de cette civilisation de la rue n’ont rien de commun avec le décor géant – béton et verre – qui sert de cadre, là-bas, dans la ville basse, à la vie des autres New-Yorkais. Souvent comparables à celles des quartiers ­portoricains voisins, les maisons de Harlem gardent des proportions humaines et rappellent ce qu’on a connu autrefois, ici.
Une certaine opulence et un ­certain art de vivre : du côté de ­Lenox Avenue, il est encore...




                        

                        


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Martin Luther King dans « Le Monde »

Trois articles extraits des archives du « Monde » évoquent la condition des Noirs aux Etats-Unis dans les années 1960.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 13h00
   





                        



   


Nous avons extrait des archives du Monde trois articles sur la condition des Noirs dans les années 1960, aux Etats-Unis. Le premier, écrit le 22 novembre 1969 par l’écrivain Claude Roy, examine leur situation dix-huit mois après l’assassinat du pasteur. Selon l’auteur de l’article, la couleur des mots a changé. Désormais, dans la conversation avec des Noirs, dans les rues, les affiches, les chansons, le mot Black est prononcé comme une affirmation, une fierté, un cri. Il supplante le mot negro qui suscite une impression de malaise. En s’appuyant sur le rapport officiel de la Commission nationale sur les causes et la prévention de la violence, Claude Roy constate que les intellectuels, les hommes d’affaires, les publicitaires ou encore les artistes prennent la parole pour affirmer leur identité. Dans les salles de concert, les spectateurs répétent à l’envi : I’m black and I’m proud ! (« Je suis noir et jen suis fier! »). Il ne s’agit plus seulement de spectacle, mais d’un fait social. Si les humiliations et les agressions envers les Noirs n’ont pas disparu, elles se sont atténuées, et le racisme diffus tend à devenir un racisme honteux.

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Le deuxième article, daté du 4 novembre 1964, est un reportage à Harlem, un quartier au nord de Manhattan à New York, qui, durant l’été, a connu des émeutes après le meurtre d’un jeune Noir de 15 ans par un policier. Le journaliste Jacques Amalric retrace l’évolution et l’histoire de ce quartier, qui, né à la fin de la guerre civile en 1865, demeure un échantillon représentatif de tous les quartiers noirs des villes américaines. Chômage, misère, logements dégradés, rues mal entretenues… notre rédacteur décrit les conditions de vie de la population de Harlem confrontée à l’injustice et aux inégalités.

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Le troisième article est une enquête, datée du 2 avril 1965, sur l’organisation raciste du Klu Klux Klan, alors bientôt centenaire, et de ses Klansmen revêtus de leurs longues robes blanches et de leurs chapeaux pointus, dressant des croix enflammées. Le journaliste Jacques Amalric décrit les meetings au clair de lune, les discours racistes, les méthodes d’intimidation, les défilés en faveur de la ségrégation et les expéditions punitives de ses membres.

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Les haines sans fin du Ku Klux Klan

Martin Luther King. En avril 1965, l’organisation secrète, plus que centenaire, est en plein renouveau.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 13h00
   





                        



                                


                            

« Les Nègres ne seront ­contents que lorsque nous aurons déclenché une guerre raciale dans ce pays. Une race doit être supérieure à l’autre. » M. Calvin Craig, « grand dragon » du Klan de Géorgie, parle. Les quelques centaines d’hommes qui l’écoutent, drapés dans leurs longues robes blanches, applaudissent. La scène se passe aux environs d’Atlanta, mais elle pourrait se dérouler dans n’importe quel autre Etat du Sud : le public serait sensiblement le même, toujours aussi fanatique pour accueillir les « vérités » du Ku Klux Klan (KKK).
Expéditions meurtrières
Depuis 1954, en effet, le Ku Klux Klan est en plein renouveau. Cette seconde jeunesse, il la doit en partie aux juges de la Cour suprême qui déclarèrent cette année-là que la ségrégation raciale dans l’enseignement public était inconstitutionnelle ; la décision réveilla la « vigilance » endormie des Klansmen, qui décidèrent de reprendre leurs activités au service de la ­supériorité de la race blanche. Dix ans plus tôt une telle renaissance n’aurait sans doute pas été possible, tant l’organisation s’était ­discréditée par des scandales ­financiers et par ses liens avec le Bund germano-américain, association ouvertement pronazie.
Les Klans – on en compte une douzaine d’importants – ont une double vie. Les meetings au clair de lune à la fin desquels on ­embrase une immense croix, les discours racistes, les défilés en ­faveur de la ségrégation, font partie de leur vie publique. De même les réunions de Klaverns – les ­sections locales d’un Klan – où aucune décision importante n’est prise : en fait, on s’y donne surtout du courage en entendant ­répéter ce que l’on a envie d’entendre, on porte ses cotisations et, à l’occasion, on graisse les ­armes du petit arsenal collectif. L’expérience a trop prouvé aux ­dirigeants des Klans combien il était facile aux agents du FBI de s’y infiltrer pour que tous les membres soient mis au courant des expéditions meurtrières.
La...




                        

                        


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Martin Luther King : la couleur des mots

Un an et demi après l’assassinat du pasteur noir américain, l’écrivain Claude Roy analyse les changements de fond perceptibles au sein de la communauté.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 13h00
    |

                            Claude Roy (écrivain, « Le Monde » du 22 novembre 1969)








                        



                                


                            

Il y a dans l’air, dans les ­regards, dans le vocabulaire un imperceptible et perceptible décalage. (…) La couleur des mots a changé. En face d’un Noir, autrefois, j’avais toujours présente à l’esprit la ligne de démarcation entre les vocables insultants et les mots convenables. Nigger c’était, comme coon, comme dark, un mot imprononçable, aussi ignoble que raton ou bicot pour désigner un Arabe, ou que youtre. Black, c’était un mot agressif, gênant, intempestif. Le mot juste et courtois, pour désigner un « non-Caucasien à peau noire », c’était : negro.
Mais même dans le champ des mots autorisés il y avait des nuances. Selon l’interlocuteur, on sentait qu’il valait mieux employer negro, ou colored people (puis, plus tard, Afro-Américain). (…) Maintenant, si j’emploie le mot negro, j’ai cette vague impression de malaise qu’on ressent devant quelqu’un qui dit israélite pour ne pas dire juif, et que sa délicatesse malhabile met au bord de la grossièreté.
Jadis à Harlem, presque tout le monde avait l’air obsédé malgré soi par la distinction entre les darkskins, les brownskins et les ­lightskins, les noir-noir, les café au lait, les peaux claires. La vieille Mrs Walker avait gagné des millions de dollars en inventant une huile à décrêper les cheveux. Aujourd’hui, dans la conversation avec des Noirs, dans les rues, les ­affiches, les chansons, le mot Black claque sur les lèvres noires comme une affirmation, une fierté, un cri. Il tend à supplanter le mot jadis « bien élevé », le mot ­negro, qui prend un air blême, malsain et cauteleux.
« Je suis né de cette couleur-là »
Vocabulaire « extrémiste » ? Black Muslims, Black Panthers, Black Power… L’idole noire du rock, ­Brother Soul Number One, James Brown, « le Frère Ame Numéro Un », n’est certes pas un extrémiste....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Selon l’OSDH, l’accord final conclu entre Jaich al-Islam et la Russie prévoit que les rebelles et leurs familles rejoignent les territoires insurgés d’Alep.
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Syrie : un accord pour évacuer les rebelles de leur dernière enclave dans la Ghouta

Selon l’OSDH, l’accord final conclu entre Jaich al-Islam et la Russie prévoit que les rebelles et leurs familles rejoignent les territoires insurgés d’Alep.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 17h51
   





                        



   


Un « accord final », parrainé par la Russie, alliée du régime de Damas, a été conclu pour évacuer les rebelles syriens du groupe Jaych al-Islam qui tiennent la ville de Douma, dernière poche insurgée dans la Ghouta orientale, a annoncé dimanche 1er avril l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Le quotidien syrien prorégime Al-Watan a confirmé cette information, citant des « sources diplomatiques », et précise que l’accord prévoit l’abandon par les rebelles de leur artillerie lourde avant qu’ils quittent la ville de Douma « vers des régions du nord de la Syrie ». Jaych al-Islam n’a pas réagi dans l’immédiat à ces annonces.
Selon l’OSDH, l’accord final trouvé entre Jaych al-Islam et la Russie prévoit que les rebelles et leurs familles, mais aussi d’autres civils le souhaitant, soient évacués vers des territoires insurgés dans la province d’Alep, dans le nord du pays.
Deux accords déjà signés avec des groupes rebelles
Cet accord fait suite à deux autres similaires, également parrainés par la Russie, avec deux groupes rebelles, qui ont déjà abandonné les territoires sous leur contrôle dans la Ghouta, après une offensive dévastatrice lancée par le régime d’Assad, qui a fait plus de 1 600 morts en cinq semaines.

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A Douma, des évacuations sont déjà en cours de centaines de civils, notamment des malades ou des blessés, mais aussi des familles de combattants rebelles rattachés à une autre faction rebelle, Faylaq al-Rahmane, minoritaire dans cette enclave contrôlée par Jaych al-Islam. Ces évacués doivent eux rejoindre la province d’Idleb, dans le Nord-Ouest.
La reprise totale de la Ghouta, aux portes de Damas, assiégée depuis cinq ans, marquerait une victoire retentissante pour le président Bachar Al-Assad dans la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011. Grâce au soutien militaire russe, le pouvoir de Damas a pu renverser la donne dans la guerre, multipliant les victoires face aux rebelles et aux djihadistes, jusqu’à reconquérir plus de la moitié du pays.

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                A Damas, « tout le monde veut que l’offensive de la Ghouta orientale finisse au plus vite »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ En orbite au-dessus de la Terre depuis 2011, elle devrait se désintégrer dans la nuit de dimanche à lundi, en un lieu non déterminé.
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Six questions sur « Tiangong 1 », la station spatiale chinoise en voie de désintégration

En orbite au-dessus de la Terre depuis 2011, elle devrait se désintégrer dans la nuit de dimanche à lundi, en un lieu non déterminé.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 11h30
   





                        



   


Faut-il s’inquiéter de la chute d’une station spatiale sur la Terre, ou se réjouir du spectacle qu’offrira sa désintégration ? Les amateurs devront en tout cas scruter le ciel pour voir passer Tiangong 1, qui devrait s’écraser dans la nuit de dimanche à lundi 2 avril. Explications.
Quelle est cette station spatiale ?
Tiangong 1, qui signifie « palais céleste », est le premier laboratoire chinois à avoir été placé en orbite, en 2011, avant le lancement d’une station permanente en 2023. Sa taille est comparable à celle d’un autobus — 10,4 m sur 3,3 m, pour un poids de 8,5 tonnes au lancement —, elle est donc bien plus petite que la Station spatiale internationale, qui mesure 110 m sur 74 m, et pèse 400 tonnes.
Elle est composée d’un laboratoire expérimental et d’un module de service, ainsi que de deux panneaux solaires de 3 mètres sur 7 chacun. Ce « palais céleste » n’est pas habité en permanence, mais il a accueilli des taïkonautes (astronautes chinois) à deux reprises.
Pourquoi va-t-elle s’écraser sur Terre ?
La station spatiale aurait dû effectuer une rentrée contrôlée dans l’atmosphère à l’issue de ses missions. Ses moteurs auraient dû être pilotés du sol, pour que la désintégration se fasse dans une zone non habitée, au-dessus de l’océan Pacifique. Mais l’Agence spatiale européenne (ESA) a estimé au début de 2016 que le centre de contrôle chinois avait perdu la liaison qui permettait de piloter la station, ce qu’ont alors nié les autorités chinoises.
Le CMSEO (China Manned Space Engineering Office), responsable des vols spatiaux habités, dit désormais que la station devrait rentrer dans l’atmosphère entre dimanche 1er et lundi 2 avril, en se désintégrant totalement sous la forme d’une « splendide pluie de météorites ».
A quel endroit risque-t-elle de retomber ?
Difficile pour les scientifiques de répondre à cette question de manière précise. Selon l’ESA, « la rentrée aura lieu entre le 43º N et le 43º S », ce qui correspond à une large ceinture du globe terrestre, comprenant de nombreuses zones habitées : tout le continent africain, le sud de l’Europe, une partie de l’Asie et de la Nouvelle-Zélande, l’Australie, une grande partie de l’Amérique du Sud et une plus petite de l’Amérique du Nord.
Tiangong 1 est susceptible de survoler l’extrême sud de la France (au sud de Perpignan), la Corse, les Antilles, la Guyane ou La Réunion, selon l’Observatoire de Paris.

   


Peut-on observer cette station spatiale ?
Oui. Comme la station se trouvait dimanche à moins de 170 km d’altitude, elle était visible à l’œil nu en France métropolitaine. Elle est passée dans une trajectoire située entre les planètes Jupiter, Mars et Saturne entre 6 h 44 min et 6 h 47 min, heure de Paris, comme le précise Guillaume Cannat sur son blog, Autour du ciel.

        Lire le post de blog de Guillaume Cannat :
         

          Une station spatiale en perdition observée dans le ciel de l’aube



Elle pourrait de nouveau être visible lundi 2 avril à l’aube, dans la moitié sud de la France, si elle ne s’est pas déjà désintégrée. L’ESA a calculé que le moment le plus probable se situait à 23 h 45 GMT (soit 1 h 45 lundi à Paris), avec une marge de plusieurs heures.
Quel est le risque d’être touché par un fragment ?
Il est pratiquement nul, selon les spécialistes. « La plus grande partie va brûler sous l’effet de la chaleur extrême générée par l’arrivée à grande vitesse de la station dans l’atmosphère », explique l’ESA, même si on peut s’attendre à ce que « des parties résistent à ce processus et retombent sur la Terre », ajoute l’agence.
Le CMSEO évalue que le risque pour un être humain d’être touché par un débris spatial de plus de 200 grammes est de 1 sur 700 millions.
L’Observatoire de Paris estime qu’au vu de la taille de la station, des morceaux pourraient arriver au sol dans une ellipse de 500 m de large et jusqu’à 10 km de long de part et d’autre de la trajectoire, en fonction des vents en altitude.
En soixante ans de vols spatiaux, on a compté environ 6 000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l’homme, et un seul débris a touché une personne, sans la blesser, précise aussi Stijn Lemmens, un expert de l’ESA.

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Quelles sont les ambitions spatiales de la Chine ?
La Chine a investi des milliards d’euros dans la conquête spatiale pour tenter de rattraper l’Europe et les Etats-Unis. Coordonnée par l’armée, elle est perçue comme un symbole de la puissance recouvrée du pays.
Pékin ambitionne d’envoyer un vaisseau spatial autour de Mars vers 2020, avant de déployer un véhicule téléguidé sur la planète rouge. L’Empire du Milieu compte aussi déployer d’ici à 2022 une station spatiale habitée, au moment où la Station spatiale internationale (ISS) aura cessé de fonctionner, et rêve d’envoyer un homme sur la Lune.

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                La Chine à la conquête de la face cachée de la Lune






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le traducteur Alex Highsmith consacre sa vie à traduire des entretiens avec de vieux créateurs de jeux vidéo de l’archipel. Son site est aujourd’hui une bible.
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Shmuplations, le site qui se bat pour sauvegarder l’histoire du jeu vidéo japonais

Le traducteur Alex Highsmith consacre sa vie à traduire des entretiens avec de vieux créateurs de jeux vidéo de l’archipel. Son site est aujourd’hui une bible.





Le Monde
 |    01.04.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 12h09
    |

                            Oscar Lemaire





Dans le domaine de la préservation de l’histoire du jeu vidéo, un petit site amateur se démarque en proposant une base de données de vieux entretiens avec des créateurs japonais, traduits pour la première fois en anglais et accessibles à tous. Après une année d’absence, Shmuplations a repris son activité le 28 février, offrant à nouveau d’en découvrir plus sur la conception des jeux du siècle dernier. Dans les coulisses, Alex Highsmith, un trentenaire ultrapassionné qui traduit inlassablement des articles à la pelle.
Né au début des années 1980, l’Américain a une histoire qui ressemble à celle de beaucoup d’autres amateurs de jeux vidéo devenus bilingues :
« Je connaissais quelques Japonais avec qui je commençais à devenir ami, qui m’ont fait découvrir ce nouveau monde qu’est l’import. Un ami m’a prêté “Dragon Quest V”, et je crois que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à essayer d’apprendre le japonais, vers l’âge de 13 ans. »
A l’époque, l’influence des éditeurs nippons est encore immense. Alex Highsmith poursuit ses cours de japonais au lycée et à l’université, part vivre pendant un an dans l’archipel, et revient aux Etats-Unis.
« Un nouveau regard sur ces vieux jeux »

   


Avec le temps, son intérêt pour le jeu vidéo diminue, au profit de la culture japonaise en général. Mais il y revient quelques années plus tard en découvrant le plaisir des shmups, les jeux de tir spatiaux frénétiques, à l’ancienne. Un genre passé de mode mais qui convient parfaitement à ses contraintes — le jeune homme manque de temps libre.
Il rejoint ainsi une communauté d’amateurs de la discipline sur Internet et commence à traduire des entretiens de développeurs japonais de certains de ces jeux. Mais ce travail devient trop important pour une publication sur un simple forum ; il décide alors de les archiver sur un site dédié. C’est ainsi que Shmuplations prend vie. Progressivement, il s’ouvre à tous les genres du jeu vidéo.
En quelques années d’existence, Shmuplations rassemble plus de 250 interviews de développeurs japonais, pour la plupart antérieures aux années 2000, et inconnues en Occident. Un travail « incroyablement utile », estime Frank Cifaldi, fondateur et dirigeant de The Video Game History Foundation, association qui cherche à préserver et à archiver l’histoire du jeu vidéo.
« La majorité des jeux vidéo des années 1980 et 1990 qui nous fascinent encore aujourd’hui viennent du Japon, et il n’y a eu presque aucun écrit en dehors de ce pays qui nous raconte comme ces jeux ont été faits. Shmuplations propose un tout nouveau regard sur ces vieux jeux, et je considère ce travail comme l’un des plus importants en matière de préservation historique. »

        Lire aussi :
         

                Les gardiens de la mémoire du jeu vidéo



Marathon à la Bibliothèque nationale du Japon
Pour arriver à ses fins, Alex Highsmith ne fait pas les choses à moitié. Il écume les sites Internet pour y trouver des ressources, et, en 2015, séjourne pendant près d’un mois au Japon afin d’explorer les archives de la Bibliothèque nationale.
« J’y étais pendant environ dix heures chaque jour pour faire un marathon de copies, récupérant chaque entretien que je pouvais trouver dans les magazines publiés entre 1983 et 2005. Je crois avoir collecté environ 700 interviews de cette manière. »
Aujourd’hui, Shmuplations dispose d’une base de données de plus de 1 000 contenus en attente de traduction.

        Lire aussi :
         

                Au Japon, avec les conservateurs de jeux vidéo



Problème : tout cela demande beaucoup de temps et d’argent, et le site ne dispose d’aucune publicité. Alex Highsmith décide de recourir au financement participatif, sur l’une de ses plates-formes phares, Patreon. Il dispose aujourd’hui d’environ 120 contributeurs, qui lui rapportent en moyenne 230 dollars (186 euros) par traduction.
« Cela reste nettement moins que lorsque je fais un travail professionnel de traduction. Mais j’adore le faire, et je pense que c’est très important, et je déteste l’idée que toute cette culture soit perdue ou ignorée juste parce que ce n’était pas “rentable”. »
Son objectif est désormais de trouver un meilleur équilibre entre ses « idéaux », comme il les appelle, sa santé et son temps libre. « Ce que j’ai un peu sacrifié dernièrement. »
Traversée du désert
Pendant une année complète, Alex Highsmith n’a ainsi pas publié la moindre traduction sur son site, sans donner de nouvelles. Il explique pudiquement à Pixels avoir traversé une situation « intenable » et « toxique » pour lui et ses proches, faite d’insécurité financière, de dépression et d’addictions. « C’était une mauvaise année, tout simplement. » Lorsque les choses s’arrangent, il lui paraît compliqué de revenir :
« C’est aussi une question de honte, dans la mesure où j’avais tout simplement déserté et ignoré le site. Heureusement, la communauté fut vraiment accueillante à mon retour. » 
Celui-ci est acté à la fin de février 2018 avec une interview de Tsuneki Ikeda, concepteur chez Cave, spécialiste des shmups — comme un clin d’œil aux origines du site.
Pour éviter une éventuelle interruption, il décide cette fois de s’entourer d’autres traducteurs pour l’épauler, même si les contraintes financières demeurent. « Si j’avais, disons, deux fois plus de contributeurs, alors payer d’autres traducteurs pourrait devenir une réalité », explique-t-il sur sa page Patreon.
Passeur de culture
L’exercice d’Alex Highsmith est pourtant très apprécié au sein de la presse professionnelle. « La mission de Shmuplations consistant à déterrer et à traduire de vieux entretiens de concepteurs japonais a représenté pour moi une énorme ressource pour mon écriture et mes podcasts », confie Jeremy Parish, journaliste indépendant pour de multiples publications et ancien rédacteur en chef de USgamer.

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                Dans le futur, la mémoire des jeux vidéo sera-t-elle sauvée par les youtubeurs ?



« Nous orientons souvent [nos lecteurs] vers Shmuplations pour lire des entretiens perspicaces (et parfois surprenants) avec des concepteurs de jeux japonais », corrobore Alex Wawro, journaliste pour Gamasutra.
Lui est « reconnaissant » que ses traductions puissent toucher un autre public. Il a toutefois renoncé à amasser suffisamment d’argent pour en faire un métier à plein temps.
« Ce serait génial d’en faire plus, et moins de traductions de textes juridiques ou de manuels techniques. Je n’ai pas beaucoup d’espoir pour ça. Les longs formats à l’écrit sont difficiles à vendre, et je ne suis pas un bon vendeur. »
« L’impression de vivre dans le passé »
Le créateur de Shmuplations a dû se résoudre à l’évidence : au sein d’une industrie en perpétuel mouvement, sa passion reste une passion de niche. « Malheureusement, l’audience crée les revenus publicitaires, et la dernière actualité au sujet d’un contenu additionnel [pour un jeu] attire toujours plus de lecteurs qu’une quelconque interview historique de 1989. »

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          En Saône-et-Loire, les premiers jeux vidéo français



Lorsqu’on lui demande quelles ont été ses traductions qu’il juge les plus intéressantes, il cite un entretien avec Ayano Koshiro sur Streets of Rage 2, et un autre avec Akira Kitamura, le véritable créateur de Mega Man, statut que l’on accorde souvent à tort à Keiji Inafune. Mais il en évoque surtout un qui concerne Satoru Iwata, programmeur de talent devenu le très apprécié président de Nintendo, mort en 2015 d’un cancer, à l’âge de 55 ans, alors qu’il était encore en activité.
« Vous savez, à force de faire ce travail, cela peut vous donner l’impression de vivre dans le passé… Et c’est là que quelque chose [comme la mort de Satoru Iwata] arrive, et ça vous fait prendre conscience que cela a toujours beaucoup de pertinence pour le monde d’aujourd’hui. C’était agréable de voir que cela aidait des personnes à apprécier son héritage, et alors que tous ces développeurs deviennent vieux, j’envisage ces traductions comme une sorte de témoignage du travail qu’ils ont accompli au cours de leur vie. »




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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ En mars 1966, le leadeur noir est l’invité du comité de soutien franco-américain pour l’intégration raciale.
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A Paris, le pasteur Martin Luther King surveillé de près par la police

En mars 1966, le leadeur noir est l’invité du comité de soutien franco-américain pour l’intégration raciale.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 10h00
    |

            Yves Bordenave








                        



                                


                            

Le visiteur était attendu, et sa venue en France avait suscité l’attention de la police. Cinquante-deux ans après, la Préfecture de police en conserve la mémoire dans ses archives centrales. En ce vendredi 25 mars 1966, son avion n’a pas ­encore décollé de New York que déjà les renseignements généraux (RG) de la Préfecture de police de Paris s’escriment à vérifier et ­revérifier son emploi du temps sur le sol français. Le pasteur Martin Luther King, Prix Nobel de la paix 1964, doit atterrir à l’aéroport d’Orly le lendemain. Dans une note blanche datée du 25 mars et intitulée « modification du programme du prochain séjour à Paris du pasteur Martin Luther King, leader intégrationniste noir américain », un policier des RG livre les dernières informations qu’il a recueillies auprès de ses sources.
« Invité par le comité de soutien franco-américain pour l’intégration raciale, mouvement animé à Paris par le pasteur Martin ­Sargent de l’église américaine, 65, quai ­d’Orsay (7e), le pasteur Martin Luther King est attendu à Paris le samedi 26 mars, à 23 heures, venant de New York », écrit le fonctionnaire. Deux jours auparavant, une première note, encore très incomplète, résumait à grands traits l’objet de la venue de cette personnalité, que les autorités vont suivre pas à pas.
« Plateau » de célébrités
Le leadeur noir américain reste cinq jours en France, avant de poursuivre son voyage vers Oslo. Il loge à l’Hôtel George-V, et le point d’orgue de son séjour est prévu le lundi suivant au Palais des sports de la porte de Versailles. La soirée retient l’attention des services de la Préfecture de police. Pas tant pour les risques éventuels de troubles à ­l’ordre public qu’elle pourrait occasionner, que pour le « plateau » de célébrités qu’elle est censée accueillir.
« A 21 h 30, soirée artistique à laquelle assisteront 4 500 personnes, indique la note. En première partie, se produiront la vedette noire américaine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ A partir du 1er avril, l’Etat d’Israël a donné un choix aux 38 000 migrants africains présents sur son territoire : partir vers le Rwanda ou l’Ouganda avec 3 500 dollars en poche ou aller en prison.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le gouvernement a annoncé le démantèlement du supergénérateur de Monju qui n’a jamais fonctionné.
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Nucléaire : les ambitions contrariées du Japon

Le gouvernement a annoncé le démantèlement du supergénérateur de Monju qui n’a jamais fonctionné.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 09h43
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

En validant, mercredi 28 mars, le projet de démantèlement du surgénérateur de Monju, l’Autorité de régulation du nucléaire (ARN) contrarie l’ambition japonaise de maîtriser le cycle du combustible et ajoute une nouvelle facture au nucléaire dans l’archipel.
Le projet prévoit un démontage sur trente ans de l’installation bâtie à Tsuruga dans le département de Fukui (centre). Il devrait coûter 375 milliards de yens (2,86 milliards d’euros). L’opération commencera dès juillet par le retrait du combustible. Puis le sodium – liquide de refroidissement délicat à manipuler car inflammable au contact de l’air – sera retiré. Le démontage suivra, avec une fin programmée pour 2048.
Monju devait permettre au Japon de réaliser le cycle du combustible nucléaire, un objectif formulé dans les années 60 pour augmenter l’indépendance énergétique d’un pays aux faibles ressources énergétiques. Le cycle, explique sur son site le Commissariat français à l’énergie atomique (CEA), correspond aux différentes étapes d’extraction, de fabrication, de retraitement puis de recyclage du combustible des centrales nucléaires. Il se traduit notamment par le recyclage d’une partie du combustible utilisé – dont l’usage s’est traduit par la formation de plutonium – pour produire du MOX, réutilisable dans les réacteurs.
Grave fuite de sodium
Le surgénérateur fonctionne bien avec du MOX. Monju a fait l’objet d’un investissement gouvernemental de plus de 1 050 milliards de yens (8 milliards d’euros) d’argent public mais n’a connu que dysfonctionnements et scandales. Connecté au réseau commercial en août 1995, il a subi en décembre de la même année une grave fuite de sodium suivie d’un incendie, qui l’a contraint à un arrêt durable.
L’incident reste comme l’un des plus graves de l’histoire du nucléaire japonais avant Fukushima en 2011. Les efforts de l’exploitant, la Société de développement de réacteur et d’exploitation du combustible nucléaire (PNC),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Au moins 64 personnes sont mortes, dont 41 enfants, dans le centre commercial de Kemerevo. L’enquête a montré des négligences et violation de normes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Russie : démission du gouverneur, une semaine après l’incendie meurtrier en Sibérie

Au moins 64 personnes sont mortes, dont 41 enfants, dans le centre commercial de Kemerevo. L’enquête a montré des négligences et violation de normes.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 08h39
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 10h29
   





                        



   


Le gouverneur de la région de Kemerovo, en Sibérie, a annoncé dimanche 1er avril sa démission, une semaine après l’incendie qui a fait 64 morts, dont 41 enfants, dans le principal centre commercial de la ville.
Dans une vidéo postée sur le site de l’administration régionale, Aman Touleïev, qui était en poste depuis 1997, a déclaré qu’il lui était « moralement impossible » de poursuivre ses fonctions « avec le poids d’un tel fardeau ».

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                Trois jours après l’incendie à Kemerovo, la colère sur place et à Moscou s’intensifie



« Négligence criminelle »
Le président Vladimir Poutine s’était rendu mardi dans la ville minière de 550 000 habitants, située à 3 600 km de Moscou, et a réclamé des sanctions contre les responsables de ce qu’il a qualifié de « négligence criminelle ».
La manière désastreuse dont l’incident a été géré a provoqué la colère de la population et a focalisé l’attention sur la corruption et le laxisme en ce qui concerne les mesures de sécurité en matière d’incendie.

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                Un incendie meurtrier dans un centre commercial révèle la corruption endémique en Russie



Le feu s’est propagé dans les étages supérieurs du centre commercial, qui comprenait un complexe de salles de cinéma et une aire de jeu pour enfants. Les enquêteurs ont établi que le système d’alarme incendie ne fonctionnait pas et que les sorties de secours du bâtiment étaient bloquées. La police a arrêté vendredi la directrice générale de la société propriétaire du centre commercial.
Mercredi, un jour de deuil national a été respecté dans toute la Russie, ainsi qu’une minute de silence. Des manifestations ont eu lieu à Moscou et à Kemerovo pour demander la démission des autorités locales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Semaine ordinaire à la Maison Blanche, entre un limogeage de ministre via Twitter et des vitupérations contre le géant Amazon. Mais pas de commentaire sur la prestation télévisuelle de Stormy Daniels.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/03/2018
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Président Trump, an II : tri sélectif

Semaine ordinaire à la Maison Blanche, entre un limogeage de ministre via Twitter et des vitupérations contre le géant Amazon. Mais pas de commentaire sur la prestation télévisuelle de Stormy Daniels.



Le Monde
 |    01.04.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 08h53
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            
Semaine ordinaire à la Maison Blanche. Un ministre limogé par Twitter, le troisième dans le genre. Le secrétaire aux anciens combattants, David Shulkin, remplacé par le médecin de la Maison Blanche, Ronny L. Jackson. Après le Vietnam et avec l’Afghanistan et l’Irak, ce département fédéral est le deuxième en taille derrière le Pentagone, avec 377 000 employés, 1 200 dispensaires et un budget de 186 milliards de dollars. Quelles sont les compétences de Ronny L. Jackson en la matière ? Il s’entend très bien avec le président, dont il avait loué la qualité des « gènes » au cours d’un briefing consacré à sa santé, en janvier. Il devra en dire un peu plus pour convaincre les sénateurs qui avaient confirmé à l’unanimité son prédécesseur, le seul à ce jour pour cette administration.
Semaine ordinaire pour Donald Trump, qui a passé une partie de son temps à attaquer le géant Amazon. Il affaiblirait, selon lui, l’United States Postal Service, même si ce dernier achemine 40 % des colis du mastodonte. Le propriétaire d’Amazon détient également le Washington Post, que le président déteste, ceci expliquant peut-être aussi cela. Entre le Vendredi Saint et le dimanche de Pâques, Donald Trump s’en est également pris au gouverneur de Californie, Jerry Brown, un démocrate qu’il exècre autant que lui-même insupporte ce dernier. Pas de trêve de Dieu et sus aux progressistes !

Semaine ordinaire pour le président, qui a plongé une nouvelle fois son administration dans un abîme de circonspection en assurant jeudi, au détour d’un discours consacré aux infrastructures, que les Etats-Unis quitteraient « très bientôt » la Syrie. Le secrétaire d’Etat sortant, Rex Tillerson, avait assuré le contraire il y a deux mois avec force arguments validés, on l’imagine, par la Maison Blanche. Il s’agissait alors d’éviter une résurgence de l’organisation Etat islamique et d’empêcher que l’Iran renforce plus encore l’axe qui court de Téhéran à Beyrouth. Deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ « Al Hassan » est suspecté d’avoir commis des faits de torture, viol et persécution en 2012 et 2013 à Tombouctou. Il aurait également pris part à la destruction des mausolées.
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Compte rendu

Un supposé criminel de guerre malien transféré à la Cour pénale internationale

« Al Hassan » est suspecté d’avoir commis des faits de torture, viol et persécution en 2012 et 2013 à Tombouctou. Il aurait également pris part à la destruction des mausolées.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 01.04.2018 à 01h52

     •
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          datetime="2018-04-01T11:54:37+02:00"

        Mis à jour le 01.04.2018 à 11h54





Un djihadiste malien a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI), samedi 31 mars. «  M. Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud [« Al Hassan »] a été remis par les autorités du Mali », où il est « suspecté d’avoir commis notamment des faits de torture, viol et persécution » en 2012 et 2013 à Tombouctou.
M. Al Hassan est arrivé samedi au quartier pénitentiaire de la Cour pénale internationale, à La Haye, qui avait délivré un mandat d’arrêt mardi contre lui pour des crimes commis lors du conflit armé débuté en janvier 2012.
Le djihadiste est soupçonné d’être « responsable des crimes contre l’humanité de persécutions pour des motifs religieux ou sexistes, viol et esclavage sexuel commis dans le contexte de mariages forcés, tortures et autres actes inhumains », a énuméré la procureure générale de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda.

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                Mausolées de Tombouctou : les victimes recevront 2,7 millions d’euros



« Un message fort »
M. Al Hassan, 41 ans, de nationalité malienne, aurait été membre d’Ansar Eddine et commissaire de la police islamique à Tombouctou. Il aurait pris part à la destruction des mausolées des saints musulmans à Tombouctou.
Un premier djihadiste malien, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, avait été condamné en 2016, lors d’un verdict historique, à neuf ans de prison par la CPI pour avoir démoli des mausolées protégés à Tombouctou.

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                Mausolées de Tombouctou : le jugement historique de la CPI



« L’arrestation de M. Al Hassan et son transfèrement à la CPI envoient un message fort à tous ceux qui, où qu’ils se trouvent, commettent des crimes qui heurtent la conscience humaine », a déclaré Fatou Bensouda. « J’espère qu’il signifie au Mali notre détermination et notre résolution à agir comme il se doit et à faire tout ce que nous pouvons pour répondre aux souffrances indicibles infligées à la population malienne. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Des milliers de personnes ont pris part aux funérailles des seize manifestants tués vendredi par l’armée israélienne. De nouveaux affrontements ont eu lieu samedi.
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Après une journée de protestation à Gaza, les Palestiniens enterrent leurs morts

Des milliers de personnes ont pris part aux funérailles des seize manifestants tués vendredi par l’armée israélienne. De nouveaux affrontements ont eu lieu samedi.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 19h58
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 10h42
   





                        



   


Des milliers de Gazaouis se sont rendus samedi 31 mars aux funérailles de manifestants tués la veille par l’armée israélienne. Vendredi, seize Palestiniens ont été tués lors d’un mouvement de protestation le long de la barrière frontalière qui sépare la bande de Gaza d’Israël.
Malgré la colère qui monte depuis vendredi, journée la plus meurtrière depuis la guerre de 2014, seulement quelques centaines de manifestants sont retournées samedi après-midi dans plusieurs zones près de la frontière entre Gaza et Israël pour poursuivre « la marche du retour ».

Dans la zone de rassemblement près du checkpoint fermé de Karni, des centaines de personnes viennent à nouveau ce s… https://t.co/GPolL1KIAM— piosmo (@Piotr Smolar)


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Selon le ministère de la santé de la bande de Gaza, trente-cinq personnes ont été blessées samedi lors de heurts le long de la frontière.
Ce mouvement de protestation est appelé à durer jusqu’au 15 mai, jour de la Nakba (la grande « catastrophe » que fut l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens lors de la création de l’Etat d’Israël). Pendant six semaines, il prévoit des rassemblements le long de la barrière de sécurité pour exiger le « droit au retour » des réfugiés palestiniens et pour dénoncer le strict blocus imposé par Israël à Gaza.

        Lire notre reportage :
         

          A l’hôpital central de Gaza, les blessés racontent leur marche achevée dans le sang



Grève générale
Dans plusieurs villes de la bande de Gaza, une foule compacte a accompagné les cercueils des manifestants tués la veille. « Arabes, musulmans, où êtes-vous ? », ont scandé les participants, certains brandissant des drapeaux palestiniens ou appelant à la « vengeance ».
Une grève générale est également en cours dans l’enclave — « au bord de l’effondrement », selon l’ONU — ainsi qu’en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de cinquante ans.

   


Des affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes ont éclaté samedi à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, et une petite manifestation a eu lieu à Naplouse, plus au nord.
La tension est vive depuis vendredi, lorsque l’armée israélienne a ouvert le feu sur des Palestiniens qui s’étaient approchés à quelques centaines de mètres de la barrière ultrasécurisée séparant l’Etat hébreu de la bande de Gaza, régulièrement le théâtre de heurts sanglants.

        Lire aussi :
         

                Dans la bande de Gaza, la marche du désespoir des Palestiniens



Selon le ministère de la santé à Gaza, seize Palestiniens ont été tués et plus de 1 400 blessés, dont 758 par des tirs à balles réelles. Aucun mort ni blessé n’a été signalé côté israélien. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a décrété samedi jour de deuil national et a tenu Israël pour seul responsable des morts.

   


L’armée a affirmé avoir tiré par nécessité contre les manifestants qui lançaient des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats. Selon elle, certains ont également tenté d’endommager la clôture et de s’infiltrer en territoire israélien. Samedi, Tsahal a ajouté que dix des seize Palestiniens tués avaient des « passés terroristes » au sein du Hamas et d’autres groupes.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a d’ailleurs félicité l’armée « pour avoir protégé les frontières du pays ». « Bravo à nos soldats », a-t-il écrit dans un communiqué.
L’ONU réclame une « enquête indépendante »
Mais selon les organisateurs de la manifestation, les manifestants palestiniens ont été touchés alors qu’ils ne représentaient pas de menace immédiate. Ils dénoncent l’usage disproportionné de la force par Israël, et des organisations de défense des droits humains s’interrogent sur ces tirs à balles réelles.
« Les allégations israéliennes de violences par certains manifestants ne changent rien au fait que l’utilisation de la force létale est interdite par le droit international, sauf pour faire face à une menace imminente », a rappelé l’ONG Human Rights Watch, jugeant le nombre de morts et de blessés « choquant ».
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, ont réclamé une « enquête indépendante ».
Les Etats-Unis, régulièrement accusés ces derniers mois de parti pris pro-israélien, se sont dits « profondément attristés par les pertes humaines à Gaza », appelant à « des mesures pour faire diminuer les tensions ». Mais ils ont néanmoins bloqué samedi soir un projet de déclaration du Conseil de sécurité exhortant « toutes les parties à la retenue et à prévenir toute escalade supplémentaire » et demandant une enquête sur les affrontements.
Pas de remise en cause côté israélien. « Les soldats israéliens ont fait ce qui était nécessaire. Je pense que tous nos soldats méritent une médaille, a déclaré dimanche le ministre de la défense, Avigdor Lieberman, sur la radio militaire israélienne. Pour ce qui est d’une commission d’enquête, il n’y en aura pas. »

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Article sélectionné dans La Matinale du 31/03/2018
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A l’hôpital central de Gaza, les blessés racontent leur marche achevée dans le sang

Au moins seize personnes ont été tuées vendredi et près de 1 200 autres blessées par les soldats israéliens, au cours des manifestations organisées le long de la frontière est de Gaza.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 19h22
 • Mis à jour le
01.04.2018 à 13h00
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            Piotr Smolar (envoyé spécial à Gaza)








                        



                                


                            

Les jours de sang à Gaza, le vieil hôpital Al-Shifa est un baromètre sûr. Ses médecins sont rompus aux situations de crise. Les familles se bousculent alors, les cris et les pleurs rebondissent sur les murs pelés. Le personnel essaie de gérer le flux des blessés, arrivant par dizaines, comme une mer ne cessant de monter. Voilà à quoi a ressemblé leur vendredi 30 mars.
Au total, au moins seize personnes ont été tuées et près de 1 200 autres blessées par les soldats israéliens au cours des manifestations organisées le long de la frontière est de Gaza. Parmi les morts, cinq étaient des membres de la branche armée du Hamas, s’est félicité le mouvement islamiste, cherchant à s’attribuer ainsi le mérite de la mobilisation. Les funérailles ont débuté dès samedi matin. « C’est le début d’une nouvelle phase dans la lutte nationale palestinienne », a prédit Yahya Sinouar, le leader du Hamas à Gaza. Soit une phase de manifestations populaires, pendant six semaines, préférée ces temps-ci à la lutte armée, vouée à l’échec face à la supériorité militaire israélienne. Mais quel en sera le prix ?

« Ils n’ont rien vu du monde, ce sont des morts-vivants »
Dans son bureau à l’hôpital, le chef des urgences, le docteur Ayman Al-Sahbani, n’a même plus la force de répondre à son portable. Il déplie une petite feuille. C’est le bilan. « On a reçu ici 285 blessés, dont 70 mineurs, 11 femmes. On a constaté cinq morts par balles dans la tête et le cœur. La plupart des blessés ont été atteints par balle dans les jambes. » Le service s’était préparé. Les médecins de garde samedi avaient été rappelés dès la matinée du vendredi. Mais les moyens étaient faibles pour affronter la vague. « Il n’y avait plus de brancards libres, on a renvoyé des personnes opérées vers d’autres cliniques. On manque d’antibiotiques, de produits pour les blocs opératoires », dit le docteur Ayman Al-Shabani. Il marque un temps.
« Comme simple être humain,...




                        

                        

