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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ L’ancien footballeur, qui a fêté son 70e anniversaire le 8 septembre 2017, quittera RMC après la coupe du Monde, mettant ainsi un terme à trente-huit ans de carrière dans les médias.
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Après le Mondial 2018, l’animateur Jean-Michel Larqué prendra sa retraite

L’ancien footballeur, qui a fêté son 70e anniversaire le 8 septembre 2017, quittera RMC après la coupe du Monde, mettant ainsi un terme à trente-huit ans de carrière dans les médias.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 21h11
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 22h26
   





                        



   


Jean-Michel Larqué, célèbre journaliste sportif et ancien footballeur, qui officie sur RMC depuis 2001 après une longue carrière de commentateur à la télévision, va prendre sa retraite cet été, a-t-il annoncé, vendredi 30 mars, dans son émission « Larqué foot ».
L’animateur, qui a fêté son 70e anniversaire le 8 septembre 2017 quittera la station après la coupe du Monde, mettant ainsi un terme à trente-huit ans de carrière dans les médias. « Il faut savoir tourner la page », a-t-il dit après avoir pris la décision de quitter la station au début de la saison « sans nostalgie ni tristesse ».
Duo célèbre avec Thierry Roland
Ancien joueur puis capitaine des Verts à Saint-Etienne dans les années 1960 et 1970, et sélectionné à plusieurs reprises en équipe de France, Jean-Michel Larqué fut le premier footballeur français à se reconvertir dans le commentaire sportif, au début des années 1980.
« Je m’en vais avec un record d’audience qui tient toujours », a-t-il observé. Un record établi en 2006 sur TF1 avec Thierry Gilardi, lors de la finale de la coupe du Monde entre l’Italie et la France, suivie par plus de 22 millions de téléspectateurs.
« Jean-Mimi » a longtemps officié comme commentateur sur TF1, formant un célèbre duo avec son ancien complice Thierry Roland, mort en 2012. Sa réplique fétiche (« Tout à fait Thierry ! ») fut rendue célèbre par les sketchs des « Guignols », sur Canal+.
Comme journaliste sportif il a également travaillé sur d’autres chaînes, dont M6 ou Canal+, et a exercé dans la presse écrite, notamment au magazine Onze Mondial, dont il fut directeur de la rédaction. Il avait rejoint la radio RMC en 2001 et y avait lancé l’émission « Larqué foot » en 2002.



                            


                        

                        


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édition abonné


Le comédien et danseur Christophe Salengro est mort

Connu du grand public pour le rôle du président dans l’émission « Groland » de Canal+, l’acteur est mort d’une crise cardiaque, vendredi, à l’âge de 64 ans.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 06h38
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

Il avançait « sans balises » sauf celles de ses rencontres avec les gens, dansait en parlant et inversement, écrivait des textes ourlés de fine fantaisie en faisant des croche-pieds à la poésie. Quoi qu’il entreprenne, Christophe Salengro libérait des intensités jamais vues, entre humour, pudeur, émotion sans jamais lâcher la barre d’un physique unique qui déployait sous la toise son presque double mètre.

Le comédien, danseur et auteur est mort d’une crise cardiaque vendredi 30 mars, à Paris. Il avait 64 ans. Sa silhouette longue tige, son regard bleu suspendu entre ses grandes oreilles et son charme profond ont irradié dans tous les domaines.
Choc gestuel et textuel
La pub (Gerflor et son célèbre slogan « Et hop ! » au milieu des années 1980, France Télécom), le cinéma (il a joué pour Yves Boisset, Jonathan Demme, Benoît Delépine et Gustave Kervern), la télé avec Canal+ et son émission satirique « Groland » dont il était, depuis 1992, le président « auto-élu à vie et inmourable », selon la Constitution grolandaise, ont profité de son talent multi-outillé. « Il restera président pour l’éternité », a annoncé Canal+ dans un communiqué, et une soirée spéciale pour les 25 ans de l’émission sera diffusée le 14 avril.
Compagnon de création, dès 1985 et pendant plus de trente ans, du chorégraphe Philippe Decouflé, Christophe Salengro a illuminé plus d’une dizaine de pièces et de films sur le fil de scènes fracassantes et inoubliables auréolées par sa grâce d’échassier dansant.
Chacune de ses apparitions – un abat-jour en guise de couvre-chef ou glissé dans une barboteuse –, dilatait le temps autour d’un choc gestuel et textuel frais, inédit, drôle et émouvant. « Philippe m’a permis de développer toute une recherche sur les langues imaginaires auxquelles je suis très attaché, disait Salengro en 2004 à propos du chorégraphe. Et puis j’adore retrouver la bande de potes qui l’entoure....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Un sketch à base de mots tordus et de sandwich dans la bouche, mimant les doctes discussions de l’émission culturelle présentée alors par Michel Field.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Ils estiment que le service de vérification des faits de l’UE bafoue « la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

« Fake news » : des juristes s’inquiètent des contrôles de l’Union européenne

Ils estiment que le service de vérification des faits de l’UE bafoue « la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière ».



Le Monde
 |    30.03.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 13h27
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La Clinique juridique sur l’Union européenne, un organisme résultant d’un partenariat entre HEC Paris et la New York University School of Law, a déposé, mercredi 28 mars, une plainte auprès du médiateur de l’Union européenne (UE) contre le service de fact checking (« vérification des faits ») de l’UE, qui publie chaque semaine une Disinformation Review. Cette branche du service européen d’action extérieure (SEAE), dirigée par la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a été créée sur décision du Conseil européen, au printemps 2017. Les chefs d’Etat et de gouvernements s’étaient alarmés de la multiplication de fausses nouvelles pouvant, notamment, influencer des résultats électoraux.

        Lire aussi (édition abonnés) :
         

          les pistes du texte de loi français « anti-fake news » en préparation



La Clinique juridique prône la transparence des institutions européennes et le respect des droits des citoyens. Son créateur, le professeur de droit et fiscalité à HEC Paris Alberto Alemanno, a d’abord posé des questions au service du SEAE. Le juriste, alerté par de premières mises en cause de journalistes, a réclamé l’accès aux documents fondant la base juridique du service antidésinformation et l’a interrogé sur sa méthodologie et ses critères de choix. Il lui a aussi demandé si les personnes visées faisaient l’objet d’une notification préalable et avaient le droit de se défendre.
Droit à une procédure régulière
Il en a déduit, explique-t-il, que « l’Union bafoue la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière, même si son action part d’une bonne intention ». Le professeur Alemanno estime que la Disinformation Review tente, en réalité, de contrôler des contenus, ce qui peut avoir un effet dissuasif pour le travail journalistique, « pourtant au cœur de la démocratie ». Une menace d’autant plus pernicieuse, à ses yeux, que beaucoup de médias vivent une situation de crise et sont confrontés à des gouvernements de plus en plus hostiles.
Répondre à la crise de confiance dont les médias sont l’objet ? « Oui, répond le juriste, mais pas en violant des droits fondamentaux. Même si les idées exprimées sont parfois désagréables, honteuses, ou carrément fausses. » 
Les plaignants, qui ont envoyé au médiateur un mémoire de treize pages, assimilent les pratiques actuelles des services européens à de la mauvaise gouvernance. Notamment parce qu’ils ne respecteraient pas les standards internationaux en matière de vérification des faits.
La plainte devrait, en tout cas, alimenter les réflexions de la Commission. Elle se prépare à déposer une « communication » et des « options » sur les « fake news ». Elle devrait surtout prôner l’autorégulation et en appeler au bon vouloir des différents acteurs, avec un appel à la transparence des plates-formes et à la sauvegarde de la diversité des médias.

        Lire aussi :
         

                La timide réponse de Bruxelles face à la diffusion des « fake news »



Sanctions et responsabilité des plates-formes
Convaincant ? Pas vraiment, estime M. Alemanno, qui se dit « peu optimiste » quant à ce projet. De toutes les pistes actuellement suivies, il dit privilégier celle de l’Allemagne, qui envisage des sanctions contre les auteurs de fausses informations et pointe aussi la responsabilité des plates-formes qui les diffusent.
Le problème est, en tout cas, d’une brûlante actualité… et d’une réelle gravité, ainsi que l’a démontré un séminaire tenu mercredi à Bruxelles. Une enquête annuelle du bureau de consultants en affaires publiques Edelman, qui mesure l’état de confiance des opinions dans vingt-huit pays, indique que 62 % des Européens se disent incapables de faire la différence entre une fausse nouvelle et une vraie. Et que 64 % d’entre eux se montrent inquiets quant à l’utilisation des « fake news » comme armes.

        Lire aussi :
         

                « Les “fake news” expriment une défiance à l’égard des élites »



Moins de la moitié des personnes interrogées affirme faire confiance aux médias, mais, dans le même temps, la confiance des Européens dans le journalisme traditionnel et en ligne a augmenté de sept points par rapport à 2017, tandis que la confiance dans les plates-formes (moteurs de recherche et médias sociaux) a diminué de quatre points.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le comédien, « figure historique » de Canal+, est mort vendredi matin à l’âge de 64 ans, a annoncé la chaîne.
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Christophe Salengro, le président de « Groland », l’émission de Canal+, est mort

Le comédien, « figure historique » de Canal+, est mort vendredi matin à l’âge de 64 ans, a annoncé la chaîne.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 17h54
   





                        



Christophe Salengro, qui incarnait le président de l’émission de Canal+ « Groland », est mort à l’âge de 64 ans, vendredi 30 mars. Canal+ a « l’immense tristesse d’apprendre la disparition de Christophe Salengro », président de la « présipauté de Groland », figure historique de la chaîne, a annoncé la chaîne dans un communiqué.
« Comédien, danseur, rockeur, Christophe Salengro, “inmourrable” selon la Constitution grolandaise restera président pour l’éternité », poursuit le communiqué, adoptant le ton humoristique qui était la marque de fabrique de l’émission.
« Notre phare s’est éteint. Depuis ce matin, les Grolandaises et Grolandais vivent dans le noir », a aussi écrit sur Facebook Christian Borde, connu sous le nom de Jules-Edouard Moustic, cofondateur de « Groland » en 1992.
Avant d’être une figure de « Groland », Christophe Salengro était aussi danseur au sein de la compagnie DCA de Philippe Découflé.

La nouvelle de son décès a été accueillie avec « une grande douleur » par Philippe Decouflé, dont l’amitié remonte à 1985. « Il restera une des grandes rencontres de ma vie », a confié à l’AFP le chorégraphe avec des sanglots dans la voix, « on a grandi ensemble ».
« C’est un de mes premiers amis dans ce monde parisien de mes débuts, lui arrivait de Lille moi je commençais à faire de la danse, il est venu voir un de mes spectacles et on a tout de suite sympathisé, j’ai eu envie de l’engager pour son corps à la fois droit et maladroit. »

        Rencontre avec Christophe Salengro, en 2016, sur les terres de son enfance :
         

          « A Lens, après les mines, il n’est resté que le foot »



« Je lui ai fait découvrir le plaisir de la scène, c’était une bête de scène, il avait un impact incroyable, c’était une espèce de grand talent naturel », ajoute-t-il.
Malgré la maladie et son hospitalisation depuis 2 ans, Christophe Salengro continuait d’apparaître chaque samedi dans « Groland », « nous avions tourné tellement d’images avec lui que nous en intégrons toujours », a expliqué Moustic. Canal+ lui dédiera la soirée spéciale pour les 25 ans de « Groland » le 14 avril prochain, un hommage particulier lui sera rendu en ouverture dans un « Zapoï » spécial.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ « Le Monde » et l’AFP ont reçu, le 19 mars, une classe de quatrième de Meaux (Seine-et-Marne), qui a organisé sa propre conférence de rédaction.
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Making of de la Semaine de la presse : « On est surpris qu’il y ait autant de monde pour faire un journal »

« Le Monde » et l’AFP ont reçu, le 19 mars, une classe de quatrième de Meaux (Seine-et-Marne), qui a organisé sa propre conférence de rédaction.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 11h22
    |

            Delphine Roucaute








                        



   


Onze élèves de quatrième du collège Henri-IV de Meaux (Seine-et-Marne) ont pris leurs quartiers dans les locaux du Monde, lundi 19 mars. L’objectif : découvrir la manière dont travaillent les journalistes et de se prendre au jeu en devenant, le temps d’une journée, rédacteurs et rédactrices en chef. Au programme : conférence de rédaction animée par les adolescents, afin d’aboutir à la commande d’un sujet à une journaliste.
D’habitude, c’est plutôt le mouvement inverse. Les quelque cent dix journalistes du Monde et de l’AFP qui se sont engagés dans l’éducation aux médias et à l’information au sein de l’association Entre les lignes ont pour mission principale d’intervenir directement dans des classes un peu partout en France. Mais à l’occasion de la Semaine de la presse, la classe — choisie par notre partenaire le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (Clémi) — est séparée en deux : onze élèves au Monde, treize à l’AFP (vous pouvez également lire le récit de leur journée à la rédaction de l’AFP).
Leur découverte du journal débute, comme toute journée à la rédaction Web, avec la réunion de 9 h 15, où s’engagent entre journalistes des discussions sur les dominantes d’actualité du jour : élection présidentielle russe et réélection de Vladimir Poutine, scandale Cambridge Analytica sur Facebook et annonces du gouvernement sur l’assurance-chômage. Mais les élèves retiennent surtout les échanges sur le calvaire de la jeune fille au pair Sophie Lionnet, au Royaume-Uni, et les débats sur la terminologie à adopter pour présenter Sergueï Skripal, l’ancien agent double empoisonné au Novitchok. Comme pour beaucoup de lecteurs, ce sont les drames et faits divers qui retiennent l’attention, marquent l’imaginaire.
« C’est intéressant de pouvoir partager nos idées »
Leur propre conférence de rédaction débute d’ailleurs par un questionnement sur Nordahl Lelandais. « Ah non c’est bon, moi j’ai vu une émission sur NRJ 12, ça me suffit », rebondit Johan, très en verve. « Mais c’est qui ? », s’interroge Karim. « L’affaire Maëlys ! », lui rétorque-t-on. Le léger silence qui s’ensuit nous permet de mesurer à quel point le sujet est brûlant pour ces collégiens. Bons élèves, les onze adolescents égrènent les quelques sujets qui ont fait les gros titres dernièrement : les Jeux paralympiques, qui « donnent une image positive des handicapés », explique Louanie, mais aussi la rencontre entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.
Puis émergent des sujets qui manifestement les intéressent plus : le coût et la « pollution » engendrés par la production d’éoliennes, la « tromperie » des aliments bio, qui contiennent aussi des pesticides, le gaspillage alimentaire. C’est bien l’environnement qui est au cœur de leurs préoccupations. Et la méfiance est de mise : « Moi, je ne mange plus de steaks surgelés depuis que j’ai vu un reportage qui explique qu’ils sont faits avec des restes d’animaux », assène Johan. Mais leurs doutes ne vont pas jusqu’à affecter leur vision des fast-foods. « Y’a pas de problème avec les frites, si ? »

Les élèves font maintenant leur propre conférence de rédaction depuis 30 minutes, ils abordent les différents sujet… https://t.co/vcCnhweY4b— BriceLaemle (@Brice Laemle)


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Mais c’est encore le débat sur l’interdiction des smartphones au collège qui déchaîne le plus les passions. Même si la plupart d’entre eux ne l’utilisent qu’en dehors de l’école ou à la récré, ils le gardent dans leur poche toute la journée. « Et comment on fait pour prévenir nos parents si on n’a pas de téléphone ? », interroge Karim, qui possède un portable depuis le CE2. Johan, lui, a un sentiment ambivalent : « Le niveau des élèves a baissé avec le smartphone, ils ont plus de mal à se concentrer. Mais je suis obligé de répondre dès que je reçois un texto. C’est comme notre petit frère ou notre petite sœur », assure-t-il sous le regard interloqué de quelques camarades. « C’est intéressant de pouvoir partager nos idées. J’ai pu raconter que je suis allée en manifestation, alors que ça n’intéresse pas mes amies », souligne Louanie, seule collégienne présente à être tentée par le métier de journaliste.
Parmi tous les sujets évoqués, trois sont sélectionnés par les élèves : l’impact de la pollution sur les animaux, le gaspillage alimentaire et l’interdiction des smartphones au collège. Trois petits groupes se forment alors et s’essayent à la base du travail de journaliste, encadrés par des professionnels : le choix de son « angle », c’est-à-dire la façon d’aborder un sujet, de sélectionner une petite partie de l’histoire pour donner à voir le schéma plus global. L’exercice consiste à poser sur la table toutes les questions que soulève une thématique et de les resserrer petit à petit pour arriver à des sujets très précis. Les élèves sont impressionnés par le résultat.
En une heure et demie, les groupes d’élèves aboutissent à plusieurs propositions d’angles journalistiques : un article pédagogique sur les critères des dates de péremption sur les étiquettes ; un reportage sur l’initiative de frigos en libre-service pour lutter contre le gaspillage alimentaire ; un article qui explique comment on peut interdire concrètement les téléphones au collège ; la pollution de l’eau à Meaux… Là encore, les sujets « environnement » remportent un franc succès. Après un vote à bulletin secret, les élèves choisissent leur sujet de prédilection : la pollution de l’air, un poison invisible pour les animaux en Ile-de-France.
Retour en classe
C’est à Faustine Vincent, journaliste généraliste au Monde, que revient la tâche d’enquêter sur cet épineux sujet. Elle se rend vite compte que le sujet a été assez peu étudié par les scientifiques et qu’il comprend des éléments très techniques, qu’il va s’agir de vulgariser pour les lecteurs. Elle décide finalement de se concentrer sur la notion d’« animal sentinelle » : les animaux étant plus petits et plus sensibles que les humains, ils développent plus rapidement des pathologies liées à la pollution. Etudier les effets des polluants sur eux permettrait donc de faire plus de prévention.
Après écriture, validation, relecture et correction du papier (toutes les étapes sans lesquelles les articles ne sont pas publiés), Faustine est ensuite allée à Meaux expliquer son enquête aux vingt-quatre élèves, notamment la difficulté qu’elle a eue à trouver les rares interlocuteurs ayant travaillé sur le sujet.
« On est très surpris qu’il y ait autant de gens qui travaillent pour faire un journal et publier des articles », réagit Inès, soutenue par ses camarades. C’est vrai qu’avec ses 450 journalistes et 150 articles publiés quotidiennement, Le Monde ressemble à une grande fourmilière qui ne s’arrête jamais de tourner. Et c’est cette idée du journalisme que l’on essaie enfin de transmettre : un travail collectif, toujours remis sur l’ouvrage.

        Lire l’article de Faustine Vincent :
         

          Pollution de l’air : les animaux, des sentinelles pour l’homme







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le président des Etats-Unis a confirmé sur Twitter un article paru la veille dans la presse américaine, qui a provoqué, mercredi, un fort repli de l’action de la société en Bourse
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 29/03/2018
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Trump s’en prend de nouveau à Amazon, qui dévisse en Bourse

Le président des Etats-Unis a confirmé sur Twitter un article paru la veille dans la presse américaine, qui a provoqué, mercredi, un fort repli de l’action de la société en Bourse



Le Monde
 |    29.03.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 07h58
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« Trump, le facteur volatilité » : telle est l’expression utilisée par le site d’information Axios, vendredi 30 mars, pour résumer la fébrilité des marchés financiers face aux prises de position de l’impulsif président des Etats-Unis. Au sein du secteur technologique, l’exemple d’Amazon est frappant. A l’inverse de certaines des précédentes attaques menées contre le mastodonte de la distribution en ligne, un article puis un Tweet publiés mercredi et jeudi ont agité son cours de Bourse à Wall Street, avant la traditionnelle pause du Good Friday (vendredi saint).
« J’ai fait part de mes inquiétudes concernant Amazon bien avant l’élection [présidentielle de novembre 2016]. Contrairement aux autres, ils ne paient pas ou peu d’impôts aux gouvernements locaux ou fédéral et ils traitent notre système postal comme leur livreur (provoquant d’énormes pertes pour les Etats-Unis) en provoquant la fermeture de milliers de commerces ! », a tweeté Donald Trump, jeudi.
Mercredi, Axios avait fait sensation avec un article intitulé « Trump déteste Amazon, pas Facebook ». Selon le site, le président n’a pas l’intention de prendre des mesures contre le réseau social de Mark Zuckerberg, visé par le scandale d’exploitation indue de ses données par le prestataire Cambridge Analytica, mais il est en revanche « obsédé » par l’entreprise fondée par Jeff Bezos.
En Bourse, Amazon a fortement baissé mercredi (– 4,38 %), perdant 31,4 milliards de dollars (25,5 milliards d’euros) de capitalisation. Jeudi, il reculait encore de 3,77 %, avant de clôturer en hausse de 1,1 %, réduisant la baisse sur deux jours à 3,34 %.
Les investisseurs se demandent si Donald Trump pourrait prendre des mesures hostiles au géant du commerce. « Il s’est interrogé à voix haute sur les moyens qui pourraient exister pour s’en prendre à Amazon grâce aux lois antitrust ou à la législation sur la concurrence », explique une source anonyme citée par Axios.
Mercredi, la Maison Blanche a assuré n’avoir aucun projet en cours concernant le groupe. Mais le lendemain, Raj Shah, secrétaire adjoint à la presse de la présidence, s’est montré plus évasif, citant « un certain nombre de propositions qui ont fait leur chemin à la Chambre [des représentants] et au Sénat ou ont été envisagées par la Chambre et le Sénat ». « M. Trump soutiendrait des efforts de ce genre », a-t-il dit.
Sur le fond, les arguments de M. Trump sur la poste américaine sont contestés, car le transport des colis d’Amazon assure un gros volume d’activité. Sur le plan fiscal, l’entreprise de Seattle collecte depuis avril 2017 des taxes sur les ventes (sales tax) dans tous les Etats américains. Mais ça n’était souvent pas le cas auparavant, ce qui donnait à la vente en ligne un avantage indéniable, dont se plaignaient les distributeurs traditionnels. De plus, certains vendeurs tiers qui utilisent la plate-forme Amazon ne collectent toujours pas cette taxe.
La position de force d’Amazon, qui emploie près de 200 000 personnes aux Etats-Unis et a racheté la chaîne de supermarchés bio Whole Foods, alimente les discussions sur des mesures liées au droit de la concurrence.
Les premiers Tweet de Donald Trump contre Amazon remontent à 2015. De son côté, Jeff Bezos a parfois riposté, comme en janvier 2017, à propos du texte anti-immigration visant les ressortissants de sept pays musulmans jugés « risqués ». « A nos employés aux Etats-Unis et dans le monde qui pourraient être directement touchés par ce décret, je veux que vous sachiez que toutes les ressources d’Amazon sont derrière vous », avait-il écrit.
Pendant la campagne présidentielle, en 2016, le patron d’Amazon avait semblé défendre Hillary Clinton contre M. Trump, qui imaginait mettre en prison sa rivale s’il obtenait la magistrature suprême : « Dire qu’il pourrait faire enfermer son adversaire écorne notre démocratie sur les bords », avait déclaré M. Bezos au Vanity Fair’s New Establishment Summit. Une fois Donald Trump élu, M. Bezos avait envoyé des signaux plus nuancés : il avait félicité le nouveau président et annoncé qu’il créerait des emplois aux Etats-Unis, ce dont la Maison Blanche s’était félicitée.
Derrière la saillie de Donald Trump contre Amazon, d’aucuns voient surtout des représailles contre le Washington Post, racheté en 2013 par M. Bezos. Comme le New York Times ou CNN, le titre a été à la pointe sur certains sujets embarrassants pour la présidence, notamment les soupçons d’ingérence russe. Le quotidien a aussi révélé que l’homme d’affaires avait accroché une fausse couverture de Time à son effigie au mur de ses clubs de golf. Il a même gagné un prix Pulitzer pour avoir mis en cause la réalité des actions philanthropiques de M. Trump.
Le président des Etats-Unis a d’ailleurs lui-même fait l’amalgame entre Amazon et le Washington Post, insinuant que M. Bezos s’en servait pour jeter l’opprobre sur lui. « L’#AmazonWashingtonPost – que certains surnomment parfois le gardien d’Amazon qui ne paye pas ses impôts (et qui devrait le faire) – est une “fake news” ! », lançait-il dans un Tweet en juin 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Le gouvernement veut proposer un accès plus rapide aux films aux opérateurs qui paient le plus (chaînes payantes ou nouveaux acteurs de la vidéo à la demande). Ce qui devrait permettre de conforter le financement du cinéma français, confronté à l’émergence de Netflix ou Amazon.
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Cinéma : les films bientôt diffusés plus tôt à la télé ou en vidéo à la demande

Le gouvernement veut proposer un accès plus rapide aux films aux opérateurs qui paient le plus (chaînes payantes ou nouveaux acteurs de la vidéo à la demande). Ce qui devrait permettre de conforter le financement du cinéma français, confronté à l’émergence de Netflix ou Amazon.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 19h59
    |

            François Bougon et 
Nicole Vulser








                        



   


L’épineux dossier de la chronologie des médias connaîtra-t-il un happy end ? Les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel vont-ils finalement réussir à se mettre d’accord sur une nouvelle version de ce système français qui régit la diffusion des films après leur sortie en salle ? On devrait le savoir d’ici une dizaine de jours.
Jeudi 29 mars, les deux médiateurs missionnés par le ministère de la culture pour tenter de réconcilier une galaxie d’intérêts divergents, voire opposés, ont en effet proposé aux représentants de plus de trente organisations de professionnels du cinéma, des chaînes de télévision et des opérateurs de télécommunication, une nouvelle mouture d’un texte de compromis.
Fin du gel des droits
Un premier scénario présenté le 9 mars par Dominique D’Hinnin, ancien dirigeant du groupe Lagardère, et François Hurard, ex-directeur du cinéma du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), n’avait pas permis de trouver un accord. « On avait vu une fumée ni blanche ni noire, mais toute une nuance de gris », avait commenté un des participants aux discussions. Bon nombre n’étaient pas hostiles au texte mais réclamaient des aménagements.
Plus de 60 % des films pourront être achetés en DVD ou en vidéo à la demande trois mois après leur sortie en salle
Dans l’ultime version que Le Monde s’est procurée, l’idée majeure consiste à faciliter l’accès aux œuvres cinématographiques pour le grand public : plus de 60 % des films pourront être achetés en DVD ou en vidéo à la demande trois mois après leur sortie en salle. Soit un mois plus tôt qu’aujourd’hui. La fin du gel des droits (période pendant laquelle un film ne pouvait pas être acheté en vidéo ou consulté en vidéo à la demande dès qu’il était diffusé sur Canal+) devrait mettre fin à un état de fait qui incitait au piratage. Les producteurs et les créateurs – qui réclament un plan déterminé des pouvoirs publics pour lutter contre ce fléau – sont donc invités eux-mêmes à s’en mêler, quitte à inviter le gouvernement à les accompagner.
Les longs-métrages seront diffusés plus tôt sur les chaînes payantes (six, sept ou huit mois après la sortie en salle sur Canal+, par exemple, contre onze mois aujourd’hui). Idem pour les télévisions gratuites, qui pourront programmer, dans le meilleur des cas, des films dix-sept mois après leur sortie en salle (soit cinq mois plus tôt qu’aujourd’hui).
Par rapport aux propositions précédentes des médiateurs, la première « fenêtre » de diffusion des films en télévision payante a été maintenue à huit mois, et non plus sept mois, après la sortie en salle, les chaînes ayant mis en avant des nécessités de programmation.
Un autre objectif du texte est de donner aux plus de 700 films qui sortent sur grand écran chaque année une seconde vie. Pour mettre au goût du jour cet accord interprofessionnel, qui datait de 2009, les nouveaux acteurs du service de vidéo à la demande par abonnement, Netflix et Amazon, sont pour la première fois pris en compte : s’ils s’engagent à financer le septième art français, ils pourront diffuser des films quatorze mois après leur sortie en salle (contre trente-six aujourd’hui).
Adaptation plus rapide au marché
C’est bien là aussi la préoccupation qui sous-tend le document : conforter le financement du cinéma hexagonal et donner un accès plus rapide aux films aux opérateurs qui paient le plus. Un principe qui permettrait, par exemple, à Orange, Ciné + ou Altice de diffuser des films quinze mois après leur sortie en salle et non plus vingt-deux mois. A condition qu’ils ouvrent plus largement leur porte-monnaie.
Un autre objectif de ce projet d’accord est de tenter une adaptation plus rapide au marché. Les chaînes gratuites pourront diffuser des programmes de rattrapage – comme le fait déjà largement Arte. Ce qui permettrait surtout à France Télévisions de mieux exposer le cinéma. Par ailleurs, si aucune chaîne payante n’a acheté les droits d’un film documentaire sorti en salle, comme ceux proposés par Arte ou France 3, ils seront diffusés plus tôt sur ces chaînes.
Les professionnels ont une dizaine de jours pour parapher cette proposition d’accord, l’amender légèrement… ou la rejeter. En tout cas, les médiateurs n’iront pas au-delà de leur mission après la mi-avril. Ils ont dans la manche un atout sérieux : si les acteurs du cinéma et de la télévision n’arrivent pas à s’entendre sur ce dossier, ils auront encore plus de mal à convaincre les députés de défendre leurs thèses dans la future loi sur l’audiovisuel. Et, de façon plus imparable encore, le gouvernement pourra choisir soit le scénario initial de la chronologie des médias dessiné par les médiateurs, soit l’une des deux versions amendées pour légiférer sur ce dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Séries Mania Lille Hauts de France se tiendra du 27 avril au 5 mai. La programmation et les événements associés se veulent transdisciplinaires.
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Lille lance son festival international de séries

Séries Mania Lille Hauts de France se tiendra du 27 avril au 5 mai. La programmation et les événements associés se veulent transdisciplinaires.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 11h27
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


« Tous les ingrédients sont réunis pour le lancement d’une nouvelle série à succès. » Mercredi 28 mars, devant la presse, Xavier Bertrand n’a pas manqué d’afficher son optimisme et sa sérénité, à un mois du lancement du festival international Séries Mania Lille Hauts-de-France.
En mars 2017, le président de la région Hauts-de-France et la maire de Lille, Martine Aubry, ont en effet remporté l’appel à projets lancé par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) afin de créer le festival international de séries voulu par l’Etat.

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                Festivals des séries : la guerre bat son plein



Emmené par Laurence Herszberg, directrice générale de l’événement, ce nouveau festival va se démarquer de celui qu’elle avait créé en 2010 à Paris et qui accueillait chaque année plus de 50 000 spectateurs. « On innove à Lille, puisque les séries seront en relation avec d’autres arts, confie Mme Herszberg. Il y aura, par exemple, une soirée “Mange ta série”, précédée d’une conférence sur l’art culinaire dans les séries. » Ce soir-là, les invités pourront déguster les mets de chefs nordistes inspirés par Game of Thrones.
Un bal et des concerts chaque soir
Du 27 avril au 5 mai, c’est toute la ville de Lille et sa région qui vont vivre au rythme des séries, avec un bal et des concerts chaque soir. Parallèlement, le musée du Palais des Beaux Arts proposera de redécouvrir ses collections par le prisme du petit écran. Une manière de montrer aux festivaliers comment les scénaristes puisent leur inspiration dans l’histoire de l’art. Des graffeurs s’empareront aussi des murs de la cité. L’ancienne gare Saint-Sauveur ouvrira ses portes pour un grand troc culturel, le 1er mai.
« On a construit un festival d’une très grosse ampleur, ouvert au grand public, transdisciplinaire, un peu comme South by Southwest à Austin, au Texas », précise la directrice générale de Séries Mania.
De quoi se différencier du festival international des séries de Cannes ? « Il n’y a pas de guerres des festivals, répond Laurence Herszberg. Il y a de la place pour plusieurs festivals. Lille et sa région ont gagné l’appel à projets. On a choisi de proposer un événement populaire, sans objectif de fréquentation, et l’on veut s’emparer de la ville ». Et d’ajouter : « Un vrai festival international, ça ne se décrète pas, ça se construit. Le festival du cinéma à Cannes ne s’est pas construit en une année. »
Xavier Bertrand, qui achève actuellement le visionnage de la série « Baron Noir », parie sur un succès populaire pour cette première édition de Séries Mania Lille/Hauts-de-France et compte sur les discussions menées avec le maire de Cannes, David Lisnard, pour trouver un compromis. « Après tout, estime-t-il, la boussole indique toujours quoi comme direction ? Le Nord. »
Une première mondiale en ouverture
Les Nordistes pourront profiter d’une centaine de projections gratuites, parmi lesquelles Succession (une première mondiale), série américaine programmée pour l’ouverture du festival, et Babylon Berlin, pour la clôture.
Le jury international du festival sera présidé par Chris Brancato, cocréateur de Narcos, qui a écrit et produit des séries telles que X-Files, New York, police judiciaire ou Hannibal. A ses côtés, on retrouvera Maria Feldman, productrice de False Flag, l’acteur français Clovis Cornillac et le romancier et scénariste Pierre Lemaitre.
Parmi les invités d’honneur figureront Patrick Duffy, connu pour son rôle de Bobby Ewing dans Dallas, Sofia Helin, l’inspectrice de la série suédo-danoise Bron, ou encore Jeremy Podeswa, réalisateur d’épisodes de Game of Thrones, True Detective, Homeland, Dexter ou Les Borgia.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ D’après « Libération », cette procédure pourrait se traduire par les départs volontaires de 25 salariés sur les 80 actuels.
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Une rupture conventionnelle collective signée aux « Inrockuptibles »

D’après « Libération », cette procédure pourrait se traduire par les départs volontaires de 25 salariés sur les 80 actuels.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 13h14
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 15h36
   





                        


La décision était attendue pour l’hebdomadaire culturel Les Inrockuptibles. Selon des informations de Libération, confirmées au Monde, la direction et les représentants syndicaux ont signé mardi 27 mars un accord en vue d’une rupture conventionnelle collective (RCC).
Cette nouvelle disposition du code du travail est censée remplacer progressivement les actuels plans de départs volontaires (PDV).

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                Les salariés de PSA, Pimkie, groupe Figaro… cobayes de la rupture conventionnelle collective



D’après Libération, cette procédure pourrait se traduire par les départs volontaires de 25 salariés au maximum (sur les 80 actuels). Cette RCC doit maintenant être validée par le ministère du travail, après quoi les salariés souhaitant partir contre une indemnité auront quarante-cinq jours pour se faire connaître.
Les effectifs de l’hebdomadaire devraient par la suite être revus par la direction, qui pourrait envisager de « réembaucher des profils conformes à ses objectifs stratégiques », ajoute Libération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ A partir du 1er avril, la portabilité des services numériques sera effective. Mais seuls les citoyens de l’UE se déplaçant dans un autre Etat membre pourront accéder à leur service.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/03/2018
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Les Européens pourront voyager dans l’UE en profitant de leurs abonnements numériques

A partir du 1er avril, la portabilité des services numériques sera effective. Mais seuls les citoyens de l’UE se déplaçant dans un autre Etat membre pourront accéder à leur service.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 10h03
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Ce n’est pas tous les jours que la Commission de Bruxelles fait une annonce vraiment parlante pour les citoyens de l’Union européenne (UE). La commissaire au digital, Mariya Gabriel, est descendue en salle de presse, mardi 27 mars, pour confirmer l’effectivité, au 1er avril, de la « portabilité des services numériques ».

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                Données numériques : Bruxelles veut en finir avec les frontières



Les abonnés à Spotify, Netflix et autres sites de vidéo à la demande pourront continuer à accéder à ces services lors de leurs voyages internationaux, à condition qu’ils soient citoyens européens et qu’ils se déplacent, temporairement, dans un autre pays de l’UE. Ils devront pouvoir justifier qu’ils ne sont qu’en transit : les fournisseurs de services auront les moyens de vérifier leur adresse IP et/ou la certification de résidence. Mais aucune limite en nombre de jours n’a été fixée.
Le législateur voulait de fait éviter un effet d’aubaine qui conduirait les utilisateurs à s’abonner dans les pays où les services en ligne sont le moins chers. Les Français, soucieux du droit d’auteur, militaient pour que soit fixée une limite temporelle à la portabilité des services. Le Parlement et le Conseil européen (les Etats membres) n’ont pas retenu cette option.
Une vraie avancée pour les consommateurs
Il s’agit en tout cas d’une vraie avancée pour les consommateurs du Vieux Continent, même si elle ne devrait, dans un premier temps, concerner que des « millenials » à fort pouvoir d’achat : des fonctionnaires européens, par exemple, bien payés, et sillonnant constamment l’Europe. Elle vient après la fin du « roaming », les surtaxes aux appels internationaux (le 15 juin 2017), et avant celle du « géoblocking », effective d’ici à la fin 2018, qui empêchera les cybermarchands de discriminer les clients d’autres pays membres que le leur.
Autre moment fort de l’agenda européen, allant lui aussi dans le sens du renforcement du pouvoir des citoyens : l’entrée en force du règlement sur la protection des données personnelles (RGPD), le 25 mai. Ce texte, très attendu au moment où le scandale Cambridge Analytica défraye la critique, donnera aux usagers théoriquement bien davantage de contrôle sur leurs informations en ligne.

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                Affaire Facebook : « Il faut développer des plates-formes européennes souveraines »



Après avoir enfin osé proposer de taxer les géants du Web, devenus des champions de l’évitement fiscal, la Commission devrait aussi rendre publique, fin avril, une proposition de régulation des plates-formes Internet, visant à rééquilibrer la relation, très inégale sur le Net, entre Google, Apple et autres Facebook d’une part, et les PME d’autre part. Il s’agira d’éviter par exemple qu’une société ne soit brutalement déréférencée d’un moteur de recherches sans raison valable ni possibilité d’engager un recours.
« Territorialité des droits »
La Commission Juncker, qui nourrissait de grandes ambitions pour le « marché unique » du numérique, a en revanche du mal à faire adopter deux textes pourtant jugés fondamentaux : celui sur la modernisation du droit d’auteur, et un autre sur les services audiovisuels (le règlement câble-satellite). Le premier, un projet de directive, a été rendu public en septembre 2016, mais son examen au Parlement européen, et en parallèle au Conseil, n’a toujours pas abouti. La Commission espère encore une adoption définitive avant fin 2018.

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                La foire d’empoigne des droits d’auteur



Les associations d’ayants droit, notamment françaises, bataillent pied à pied, redoutant une modernisation sans discernement qui fragiliserait encore plus les sources de revenus des auteurs. Les éditeurs de presse, spécialement allemands, espèrent quant à eux obtenir un « droit voisin », c’est-à-dire la possibilité de réclamer des droits auprès des plates-formes qui référencent les articles de leurs journalistes.
La discussion autour du règlement « câble-sattelite » est plus avancée : elle en est au stade des pourparlers entre le Parlement de Strasbourg et le Conseil européen. Mais les négociateurs butent encore sur une disposition cruciale, la « territorialité des droits ». La Commission tenait à ce que des contenus numériques financés dans un pays membre puissent être diffusés ailleurs dans l’UE sans avoir à s’acquitter de droits de diffusion dans ces Etats. Mais là encore, les acteurs traditionnels, cinéma et TV, font de la résistance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Martin Sorrell, PDG de WPP, le leadeur mondial de la publicité, souligne le pouvoir des géants du Web.
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édition abonné


Martin Sorrell : « Les appels à davantage réguler Facebook ou Google sont inévitables »

Dans un entretien au « Monde », Martin Sorrell, PDG de WPP, le leadeur mondial de la publicité, souligne le pouvoir des géants du Web.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 12h49
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Martin Sorrell, 73 ans, est l’un des PDG les plus influents du secteur publicitaire et une figure du patronat britannique. WPP, le groupe qu’il a fondé en 1985, occupe la place de leadeur du marché, avec 19 milliards de dollars (15,3 milliards d’euros) de chiffre d’affaires en 2017 et près de 200 000 collaborateurs. Pourtant, le système des grandes agences (WPP, Ogilvy & Mather ou Young & Rubicam…) est sous pression, notamment en raison de la montée en puissance des grandes plates-formes numériques comme Google ou Facebook, reconnaît-il.
Est-il normal que l’affaire Cambridge Analytica n’ait pas de conséquences publicitaires sur Facebook ?
Il est trop tôt pour en mesurer l’impact. Les annonceurs et les consommateurs sont soucieux. Facebook fait de son mieux pour répondre. Cette affaire va renforcer l’importance de savoir ce qu’il advient des données. Aujourd’hui, les consommateurs sont censés donner leur consentement après avoir lu des documents de 50 pages… Les grandes plates-formes numériques, mais aussi les agences et les médias, doivent proposer un moyen simple de connaître les conditions d’utilisation des données et de les accepter ou pas.
Le modèle offrant un service gratuit en échange d’un ciblage publicitaire peut-il être remis en question ?
Si la polémique Cambridge Analytica a des implications au niveau des consommateurs et de nos clients, cela soulèvera des questions. L’an dernier, quand YouTube s’est vu reprocher de placer des publicités à côté de contenus violents, Havas a annoncé un boycottage. C’est une position difficile à tenir. Facebook et Google représentent 75 % du marché de la publicité numérique, soit environ 20 % du marché mondial. En 2017, YouTube a été affecté au deuxième et au troisième trimestre mais, au cours des trois derniers mois de l’année, les dépenses des annonceurs sont remontées. Au final, l’achat d’espace par WPP sur Facebook a augmenté de 30 %, à 2,1 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le journaliste sportif annonce, dans un entretien au « Parisien », qu’il va se retirer du service public en juin, à l’issue des 24 Heures du Mans.
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Lionel Chamoulaud annonce son départ de France Télévisions

Le journaliste sportif annonce, dans un entretien au « Parisien », qu’il va se retirer du service public en juin, à l’issue des 24 Heures du Mans.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 14h28
   





                        



   


Après trente-sept ans à France Télévisions, Lionel Chamoulaud, la « voix » de Roland-Garros, annonce dans un entretien au Parisien mercredi 28 mars qu’il quittera le service public en juin, après les 24 Heures du Mans. « [Je pars] sans mélodrame ni claquement de porte, puisque c’est moi qui ai pris cette décision », précise-t-il.
Pour autant, il ne s’agit pas d’un départ à la retraite :
« J’ai désormais envie de gérer mon temps comme je l’entends. (…) Je vais faire de l’enseignement, de la production et du coaching. A force de réfléchir à la mise en scène du sport, je peux conseiller les jeunes joueurs sur leur communication, mais aussi travailler dans d’autres domaines. »
Le présentateur, âgé de 58 ans, est entré en 1981 au service des sports d’Antenne 2. Il est notamment connu pour avoir commenté le tournoi de Roland-Garros et des épreuves des Jeux olympiques. Il a également présenté l’émission « Stade 2 » de 2008 à 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Le secteur voit émerger de nouveaux acteurs à l’heure des smartphones et des enceintes connectées.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/03/2018
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Radio : le « bouillonnement créatif » des podcasts « natifs »

Le secteur voit émerger de nouveaux acteurs à l’heure des smartphones et des enceintes connectées.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 19h56
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Le foisonnement d’initiatives est tel qu’il faudrait remonter à l’époque des radios libres, au début des années 1980, pour avoir une idée de l’effervescence actuelle. Les émissions ont pour nom « Les Couilles sur la table », « Bouffons », « Commencer », « Hasta dente ! »… elles traitent de féminisme, de gastronomie, de création d’entreprises ou réinventent la fiction. Alors qu’on a crié à l’hégémonie de l’écran et de l’écrit, la voix est bel et bien de retour, grâce aux podcasts dit « natifs », qui ne sont plus simplement des réécoutes d’émissions diffusées sur les antennes mais des productions à part entière, disponibles à tout moment sur les smartphones et les enceintes connectées, connues également sous le nom d’assistants vocaux.
Ces nouveaux acteurs, que ce soient de petites structures de type start-up ou des initiatives en provenance de la radio publique, proposent des reportages au long cours, des émissions thématiques, des séries de fictions, voire une matinale sur mesure. Elles ont émergé dans le sillage de plus anciens, comme Arte Radio. « Nous sommes à un moment où la radio se réinvente », constate Florent Latrive, délégué aux nouveaux médias de France Culture. Joël Ronez, ancien responsable des nouveaux médias de Radio France et créateur de Binge Audio, un éditeur de podcasts, parle, lui d’un « bouillonnement créatif ».
Comme souvent, le modèle américain inspire beaucoup d’entre eux. Outre-Atlantique, le marché est suffisamment appétissant et rentable pour que des médias traditionnels, comme le New York Times, s’y soient lancés. C’est avec l’espoir que la France suive cette voie que deux anciennes journalistes de la version française du site américain Slate, Charlotte Pudlowski et Mélissa Bounoua, ont créé Louie Media. On les retrouve dans un studio de musique, installé en sous-sol d’un immeuble parisien, où elles ont mis la dernière touche à leur série lancée le 7 mars, « Entre », où une préadolescente,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Réduction des effectifs, développement d’une production propre, renouvellement des outils… La radio-télévision belge francophone s’est métamorphosée. Avec succès.
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En Belgique, la transformation réussie de la RTBF

Réduction des effectifs, développement d’une production propre, renouvellement des outils… La radio-télévision belge francophone s’est métamorphosée. Avec succès.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 21h15
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Jadis, on l’appelait la « Casa Kafka », pour souligner sa complexité, ou « l’église des frères prêcheurs », en raison du ton docte adopté par bon nombre de ses journalistes, « gauchistes » et « donneurs de leçons », selon ses contempteurs.
Certes, la radio-télévision belge francophone (RTBF) occupe toujours le même bâtiment bruxellois, caricature de la Belgique fédérale : deux entrées, l’une pour les néerlandophones, l’autre pour les francophones. Un immeuble coupé en deux par une frontière linguistique invisible.
Mais, pour le reste, elle s’est profondément transformée, sous l’impulsion de Jean-Paul Philippot, son administrateur général depuis 2002. Ce haut fonctionnaire étiqueté socialiste a su habilement gommer cette référence, aussi nécessaire pour accéder à une haute fonction qu’encombrante pour qui veut adopter le style managérial.
Fort de son idée de base, selon laquelle le service public a « un devoir d’adaptation et de modernité », cet ingénieur de formation a lancé dès 2002 un vaste plan, dit « Magellan », censé fixer le cap : une radio et une télévision s’adaptant à la concurrence du secteur privé – la chaîne RTL-TVI, filiale du groupe Bertelsmann –, mais aussi à celle des chaînes françaises, TF1 en tête.

Clarification de l’offre
Depuis, les effectifs de la RTBF ont été réduits d’environ 30 %, et la direction a misé sur le développement d’une production propre, le renouvellement complet des outils, un marketing judicieux et une offre se démarquant de celle du privé, sans renier l’élément « divertissement ».
Jean-Paul Philippot et ses équipes sont peut-être en train de remporter leur pari. Même si TF1 a lancé sa propre régie sur le marché belge, aspirant une partie de ses ressources publicitaires et même si RTL-TVI accapare une partie de l’audience, sans toutefois engranger autant de bénéfices que le souhaiteraient ses actionnaires… Le groupe RTL-TVI, qui compte trois chaînes de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Jean-Paul Philippot, patron de la radio-télévision belge francophone depuis 2002, estime qu’un effort d’adaptation est nécessaire, à l’heure où les formats et les usages se transforment.
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« Le service public de l’audiovisuel doit être l’acteur d’une société moderne »

Dans un entretien au « Monde », Jean-Paul Philippot, patron de la radio-télévision belge francophone depuis 2002, estime qu’un effort d’adaptation est nécessaire, à l’heure où les formats et les usages se transforment.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 21h14
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Ingénieur de formation, Jean-Paul Philippot, âgé de 57 ans, est adminis­trateur général de la radio-télévision belge francophone (RTBF) depuis 2002 et président de l’Union européenne de radio-télévision (UER), la plus grande alliance de médias de service public au monde, depuis 2009.
En Europe, l’audiovisuel public est sous pression. Quelle est votre analyse de cette situation ?
Dans certains pays, les contraintes budgétaires prédominent ; ailleurs, c’est la question de l’indépendance par rapport au pouvoir qui est posée. Lors de la crise financière de 2008, par exemple, l’audiovisuel public a été durement frappé au Portugal, à Malte, en Grèce et aux Pays-Bas. Pour d’autres raisons [plus politiques], les débats sont vifs en ­Hongrie et en Pologne. A différents moments – et nous en vivons un –, les sou­bresauts ou les crises ont aussi été liés à l’adaptation du service public à sa valeur ajoutée, ainsi qu’à sa capacité à revoir son modèle d’organisation. Aujourd’hui, l’audiovisuel public a l’obligation de se moderniser.
A-t-il toujours une place dans la grande mutation actuelle, caractérisée par l’émergence de plates-formes comme Netflix ?
Il est indispensable de se poser la question. Le service public est fort là où il peut démontrer son rôle. Il faut d’ailleurs redéfinir sa « valeur culturelle ajoutée », alors que les formats et les usages se transforment. Nous assistons à une crise de confiance généralisée envers les médias d’information qui est d’autant plus forte dans les pays où le service public est faible ou inexistant.
Nous observons parallèlement la naissance d’un espace dans lequel on peut colporter des rumeurs, désinformer, faire de la propagande sans le filtre d’un média, ce qui endommage le tissu social. Histori­quement, c’est pour empêcher ce cas de figure qu’on a inventé le journalisme, qui s’appuie sur des professionnels et des règles déon­tologiques. Les plates-formes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Un milliardaire proche du président Erdogan a mis la main sur Dogan Holding, le plus gros groupe d’information du pays.
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Turquie : le gouvernement renforce son contrôle sur les médias

Un milliardaire proche du président Erdogan a mis la main sur Dogan Holding, le plus gros groupe d’information du pays.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 06h46
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            
Avide de contrôler la totalité du paysage médiatique à dix-huit mois des élections de novembre 2019 – législatives et présidentielle –, le gouvernement turc (islamo-conservateur) vient de jeter son dévolu sur Dogan Holding, le plus gros groupe de médias de Turquie. Ce dernier vient en effet d’être racheté par le milliardaire Erdogan Demirören, un proche du président Recep Tayyip Erdogan.
Désormais, « 90 % des médias [du pays] sont entre les mains de l’exécutif », constate la journaliste Aysenur Arslan, une ancienne collaboratrice de Dogan Holding.
Après des négociations discrètes, le groupe Demirören, présent dans l’énergie, la construction, le tourisme, a acquis pour 1,1 milliard de dollars (890 millions d’euros) les quotidiens Hürriyet, Posta, Fanatik, ainsi que l’agence de presse Dogan et les chaînes de télévision Kanal D et CNN-Türk. Selon le site d’information T24, pour finaliser son acquisition, la holding de M. Demirören a bénéficié d’un crédit venu d’un consortium bancaire, dont l’établissement public Ziraat Bank.
Dans le viseur des autorités
Après avoir dominé la scène médiatique turque pendant quarante ans, le milliardaire Aydin Dogan, fondateur du groupe du même nom, a tiré sa révérence, jeudi 22 mars. « J’ai 81 ans. A ce stade, j’ai décidé, de mon propre chef, de cesser mes activités dans les médias », a-t-il déclaré lors d’un discours d’adieu à ses salariés. En insistant sur le caractère volontaire de la cession, le magnat comptait visiblement faire taire les rumeurs selon lesquelles il aurait finalement cédé ses actifs sous la pression du gouvernement.
« S’il ne vendait pas la branche médias de son groupe, il risquait d’être emprisonné dans le cadre d’une enquête sur les événements du 28 février [le 28 février 1997, les militaires avaient évincé le gouvernement dirigé alors par l’islamiste Necmettin Erbakan]. On lui a montré le bâton, il a compris le message », a assuré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Les représentants de Vivendi ont démissionné en bloc du conseil d’administration de l’opérateur italien, obligeant le fonds activiste Elliott à abattre son jeu. L’assemblée générale du 4 mai élira les nouveaux administrateurs.
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Vincent Bolloré joue son va-tout chez Telecom Italia

Les représentants de Vivendi ont démissionné en bloc du conseil d’administration de l’opérateur italien, obligeant le fonds activiste Elliott à abattre son jeu. L’assemblée générale du 4 mai élira les nouveaux administrateurs.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h30
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Connu pour ses talents d’activiste, Vincent Bolloré a décidé de jouer un coup de poker chez Telecom Italia, dont Vivendi détient 24 % du capital. Pris en étau entre l’establishment italien, qui critique le pouvoir du Français au sein de l’ancien monopole public local, et le hedge fund Elliott, entré par irruption au capital, Vivendi et ses alliés ont démissionné du conseil d’administration de l’opérateur italien. Sept administrateurs, parmi lesquels le président Arnaud de Puyfontaine, mais aussi Hervé Philippe, Frédéric Crépin et Félicité Herzog, ont rendu leur mandat.

« Incapable d’avancer des arguments, le conseil a simplement abandonné son poste pour gagner du temps. Pour Elliott, cette action est cynique et égoïste. C’est une nouvelle preuve que les droits des actionnaires minoritaires de Telecom Italia sont abrogés », a commenté le fonds.
Ce coup de théâtre est une réponse à Elliott qui, fort de 5,75 % du capital, demandait la révocation de 6 administrateurs de Vivendi pour placer ses propres candidats. Plutôt que lui faire une place, le groupe de médias français préfère remettre ses pouvoirs en jeu. C’est donc l’assemblée générale du 4 mai qui votera pour un nouveau conseil d’administration.
Démantèlement de l’entreprise
Vivendi présentera aux actionnaires une liste de 10 administrateurs et les contours de sa stratégie pour Telecom Italia. Elliott devra faire de même, et devra convaincre les actionnaires de son projet pour l’entreprise. Selon Bloomberg, le fonds présidé par Paul Singer a déjà rencontré une douzaine de candidats prêts à l’épauler. Il se montrerait confiant dans sa capacité de gagner les deux tiers du conseil, même si Vivendi, avec un quart du capital, est en meilleure posture.
Ces prochaines semaines, les deux groupes vont batailler ferme pour rallier les actionnaires à leurs vues. Selon le site Internet de Telecom Italia, les institutionnels italiens ne pèsent que 3,78 % du capital, et les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ A l’occasion de la semaine de la presse à l’école, tour d’horizon de quelques questions récurrentes que les élèves de tout âge nous posent sur notre métier.
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Fiche Décodex : les questions qu’on nous pose souvent sur le métier de journaliste

A l’occasion de la semaine de la presse à l’école, tour d’horizon de quelques questions récurrentes que les élèves de tout âge nous posent sur notre métier.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 10h21
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


« Qui décide des sujets ? » ; « Est-ce que vous donnez votre avis ? » ; « Est-ce que vous écrivez ce que vous voulez ? » Ces questions sont régulièrement posées aux journalistes bénévoles qui interviennent dans le cadre de notre projet d’éducation aux médias porté par l’association Entre les lignes. Certaines l’ont été lors de l’accueil, au Monde, d’une classe de 4e de Meaux (Seine-et-Marne), à l’occasion de la semaine de la presse à l’école, organisée par le Centre de l’éducation aux médias et à l’information (Clemi) du 19 au 24 mars 2018.
Certaines de ces questions reviennent régulièrement dans nos échanges avec des élèves de tout âge ou même avec des adultes. Nous vous proposons ici nos réponses aux plus fréquentes, qui permettent de démystifier certains aspects du travail des médias.
1. Comment trouvez-vous vos sujets ?
2. Qui décide des sujets ?
3. D’où viennent vos infos ?
4. Est-ce que vous écrivez ce que vous voulez ?
5. Est-ce que vous cachez des informations ?
6. Est-ce que vous pouvez donner votre avis ?
7. Alors, c’est quoi votre avis ?
8. Comment devenir journaliste ?
9. C’est bien payé ?
 
1. Comment trouvez-vous vos sujets ?
Cela dépend des cas.
Une partie des sujets est impossible à prévoir : une catastrophe naturelle ou un accident par exemple.D’autres sont plus attendus : par exemple, le vote d’une loi à l’Assemblée nationale, un match de football, une manifestation…Il y a aussi ce qu’on appelle l’investigation : ce sont des informations qui ne sont pas connues du grand public et que le journaliste va chercher à révéler.
Le travail d’un journaliste et de raconter, expliquer, décortiquer tous ces événements qui constituent ce qu’on appelle « l’actualité ». Son travail au quotidien vise à se plonger dans le détail dans tous ces sujets et à réfléchir à des manières originales de les aborder. Souvent, les journalistes sont spécialisés dans le suivi d’un secteur plus ou moins large, ce qui les aide à trouver de nouvelles informations à apporter à leurs lecteurs.

        Lire aussi :
         

                Décodex : notre kit pour vérifier l’information à destination des enseignants (et des autres)



2. Qui décide des sujets ?
Un journaliste ne décide pas tout seul de ses sujets. Il fait partie d’une rédaction, qui a ce qu’on appelle une « ligne éditoriale », c’est-à-dire des règles collectives qui définissent les sujets qu’elle va traiter ou non, et la manière dont elle va le faire.
En général, un journaliste va proposer son sujet à sa rédaction et ses chefs vont valider ou non sa proposition. Il existe aussi le circuit inverse : la hiérarchie du journal peut demander à un de ses journalistes de se saisir d’un sujet précis.
L’une des spécificités du métier est que ces discussions se font souvent de manière collective, lors de ce que l’on appelle la « conférence de rédaction ». Le nombre d’informations qui circulent est tellement important que les journalistes ne peuvent ni être au courant de chacune d’entre elles et encore moins les traiter. D’où la nécessité de faire des choix éditoriaux.
3. D’où viennent vos infos ?
Les journalistes vont chercher les informations d’abord en essayant d’être au plus près, en étant eux-mêmes sur place lors d’un événement. Ils vont aussi chercher à les recueillir auprès des sources qu’on dit « primaires », c’est-à-dire de première main. Cela peut être un témoin d’un événement, une personne participant à une réunion, un enregistrement vidéo, etc.
En complément, les journalistes utilisent aussi des « sources indirectes », qui font appel à un ou plusieurs intermédiaires : cela peut par exemple être le récit des faits par un autre média, comme l’Agence France-Presse (AFP), un enregistrement audio ou vidéo d’une scène…
Tout au long de sa carrière, un rédacteur cultive son réseau de sources pour essayer d’avoir accès aux meilleures informations.

        Lire aussi la fiche Décodex :
         

          Qu’est-ce qu’une source d’information ?



4. Est-ce que vous écrivez ce que vous voulez ?
Oui et non. De la même manière qu’il doit faire valider ses sujets, un journaliste fait valider le contenu de ses articles à ses chefs. Il y a tout un circuit de relecture qui fait que plusieurs personnes vérifient que l’article respecte les règles de déontologie (donne la parole aux personnes mises en cause, mentionne ses sources, etc.), est suffisamment compréhensible, est intéressant ou ne comporte pas de fautes d’orthographe.
A la fin, le travail des journalistes est public. Ils peuvent rendre compte de leur travail auprès de leurs lecteurs, qui peuvent leur écrire par e-mail ou par courrier, mais également auprès de la justice. Les personnes mentionnées dans un article peuvent, par exemple, porter plainte pour diffamation si elles s’estiment injustement mises en cause. Ce sera alors au tribunal de dire si le journaliste a correctement fait son travail ou non.
5. Est-ce que vous cachez des informations ?
Les médias suscitent souvent des fantasmes, mais ils ne « cachent » pas volontairement des informations à proprement parler. La base du travail de journaliste est bien en effet de porter des informations à la connaissance du public.
Il peut arriver qu’ils disposent d’informations partielles qu’ils ne peuvent pas publier, parce qu’elles ne sont pas suffisamment « recoupées », c’est-à-dire confirmées. Il peut aussi arriver qu’ils ne publient pas des informations vérifiées parce qu’ils ne les jugent pas intéressantes ou inappropriées (par exemple, des rumeurs sur la vie privée d’une personnalité, sans intérêt informatif pour le lecteur).
Cette évaluation de ce qui est intéressant ou pas est parfois difficile, mais c’est le cœur du métier de journaliste. Elle est aussi influencée par la manière dont un média se définit lui-même par rapport à son histoire, son éthique, l’intérêt qu’il porte ou non à tel ou tel sujet, ses valeurs… C’est qu’on appelle sa ligne éditoriale.
6. Est-ce que vous pouvez donner votre avis ?
Pas vraiment. En général, les journalistes publient des articles s’appuyant sur des faits et ils s’efforcent de les rapporter d’une manière la plus équitable possible, en mettant de côté ses opinions et ses préjugés. Ce n’est pas parce que le journaliste s’efforce de ne pas prendre parti qu’il serait totalement neutre : évidemment, chacun a sa propre sensibilité (ses origines, sa perception, etc.) qui fait qu’une même histoire peut donner lieu à des articles complètement différents, où l’on n’insiste pas sur les mêmes choses.
Il existe cependant un petit nombre de journalistes dont le métier consiste au contraire à donner son avis : on les appelle les éditorialistes, qui doivent en principe être clairement identifiés dans les journaux.

        Lire aussi la fiche Décodex :
         

          Tribune, édito, chronique... comment faire la différence ?



7. Alors, c’est quoi votre avis ?
Etre confronté à des sujets compliqués permet de constater qu’il y a toujours des arguments pour et des arguments contre qui peuvent être pertinents les uns comme les autres. Il n’existe souvent pas de vérité absolue ou de sujets sur lesquels un seul avis ou une seule opinion se défende. Et dans le fond, ce n’est pas l’opinion du journaliste qui est intéressante, mais les différents arguments qu’il identifie pour aider le lecteur à se faire une idée par lui-même.
8. Comment devenir journaliste ?
Il existe 14 établissements de formation initiale au journalisme reconnus par la profession, dont 5 à Paris ou en région parisienne (voir la liste sur le site de la Conférence nationale des métiers du journalisme). Sur 35 294 journalistes titulaires de la carte de presse en 2016, seuls 19 % environ en sont issus (28,1 % chez les 26-34 ans), selon l’Observatoire des métiers de la presse.
9. C’est bien payé ?
Oui, plutôt. Le salaire médian des journalistes en contrat durée indéterminée (CDI) était de 3 549 euros bruts (c’est-à-dire, avant les cotisations chômage, retraite, etc.) par mois en 2016, d’après l’Observatoire des métiers de la presse. Cela veut dire que la moitié gagne plus et l’autre moitié gagne moins. 3 500 euros bruts mensuels environ, cela fait environ 1,6 fois plus que le salaire moyen en France, qui était de 1 710 euros nets par mois en 2015 (environ 2150 euros bruts), selon l’Institut national de la statistique (Insee).
Mais attention, plus d’un quart des journalistes ne sont pas en CDI : 3,2 % sont en contrat à durée déterminée (CDD) et 18,7 % relèvent d’un statut d’indépendant, dit « pigiste », selon l’Observatoire des métiers de la presse. Et leurs revenus sont nettement moins confortables : le revenu médian d’un journaliste en CDD est de 1 896 euros bruts par mois, et celui d’un journaliste pigiste 1 969 euros.
Pour faire simple, un journaliste en CDI a en général un salaire comparable à celui d’un cadre d’entreprise, sans atteindre des sommets. Mais une partie non négligeable de la profession est précaire et est loin d’avoir des revenus confortables.

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Le grand aggiornamento de la radio-télévision bavaroise

En Allemagne, le Bayerischer Rundfunk s’est progressivement transformé, pour devenir un média global. Une mue amorcée il y a six ans, qui ne s’est pas faite sans résistances.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h32
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                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Les faibles taux d’intérêt ont parfois du bon, même dans l’opulente Bavière. A Munich, capitale du Land (Etat-région), ils ont permis au Bayerischer Rundfunk (BR), la radio-télévision publique régionale, de financer les 160 millions d’euros nécessaires à la construction d’un nouveau bâtiment, sans écorner son budget contraint.
A Freimann, dans la banlieue nord de Munich, où se trouvent déjà les studios de télévision de BR, les nouveaux locaux ancreront dans le béton, à partir de 2022, sa transformation en un grand média public global. Une mue amorcée en 2012.
Au cœur de ce nouveau bâtiment : la newsroom, c’est-à-dire la salle de rédaction commune. C’est là que seront prises toutes les décisions : quel sujet couvrir, sous quel format, et ce quel que soit le support de sa diffusion finale (télévision, radio, réseaux sociaux ou application mobile).

Cette salle sera la traduction architecturale de la mission que s’est fixée BR il y a six ans : n’avoir qu’un seul média et non deux, comme autrefois – une station de radio et une télévision régionales –, travaillant indépendamment, dans des sièges séparés. La production du contenu est aujourd’hui totalement détachée du support. Cette transformation s’est faite sans moyen supplémentaire : la redevance, qui comme en France finance l’audiovisuel public, n’a pas été augmentée.
Le sport a été la première rubrique à s’engager dans la réforme. Les journalistes spécialisés dans ce domaine à la radio, à la télévision et sur le Web ont commencé à travailler ensemble en mai 2015, avant d’être regroupés dans les mêmes locaux, fin 2016. Pourquoi commencer par le sport ? « Les journalistes sportifs sont pionniers. A intervalles réguliers, ils se sont retrouvés pour la Coupe du monde de football ou les Jeux olympiques. Ils ont appris très tôt à travailler de façon trimédia », explique au Monde Thomas Hinrichs, directeur de l’information de BR.
Adaptation...



                        

                        

