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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le Kremlin a annoncé, samedi, que Londres devrait réduire son personnel diplomatique en Russie de plus de cinquante personnes, dans le cadre des suites de l’affaire Skripal.
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Expulsion de diplomates occidentaux : Moscou poursuit sa riposte diplomatique

Le Kremlin a annoncé, samedi, que Londres devrait réduire son personnel diplomatique en Russie de plus de cinquante personnes, dans le cadre des suites de l’affaire Skripal.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 17h03
   





                        


Moscou poursuit sa riposte diplomatique aux pays occidentaux dans le cadre des suites de l’affaire Skripal. Le Kremlin a annoncé, samedi 31 mars, que la Grande-Bretagne devrait réduire son personnel diplomatique en Russie de plus de cinquante personnes. La veille, Moscou avait notifié leur expulsion à cinquante-huit diplomates — en majorité européens — travaillant au ministère des affaires étrangères russe.
La Russie a également donné un mois à Londres pour réduire son effectif diplomatique en Russie au même niveau que celui des missions diplomatiques russes au Royaume-Uni. « La Russie a suggéré la parité. La partie britannique a plus de cinquante personnes en excédent », a déclaré la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Maria Zakharova. A Londres, une porte-parole du bureau des affaires étrangères s’est bornée à déclarer samedi :
« Nous étudions les implications des mesures annoncées par le ministère des affaires étrangères russe. »

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                Moscou expulse à son tour des diplomates occidentaux, dont quatre français



Ces annonces de Moscou répondent à l’expulsion collective inédite de plus de cent quarante de ses diplomates par des pays occidentaux, en solidarité avec Londres, en raison de l’empoisonnement au Royaume-Uni de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille avec un agent innervant militaire.
Londres impute à la Russie cet empoisonnement, malgré les démentis de Moscou, qui clame son innocence et a demandé la convocation d’une « session extraordinaire » du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Au total, près de trois cents expulsions de diplomate ont été annoncées de part et d’autre.
Perquisition à bord d’un avion russe
Par ailleurs, le Royaume-Uni a annoncé samedi que la police aux frontières britannique avait perquisitionné à bord d’un avion russe dans un aéroport londonien. Une opération qui a provoqué l’indignation de la Russie, en pleine crise diplomatique entre les deux pays.
« Il est routinier pour la police aux frontières de perquisitionner à bord d’avions pour protéger le Royaume-Uni du crime organisé et de ceux qui essaient d’introduire des substances nocives comme de la drogue et des armes dans le pays », a déclaré le secrétaire d’Etat à la sécurité, Ben Wallace. « Une fois ces contrôles effectués, l’avion a été autorisé à poursuivre son voyage », a-t-il ajouté dans un communiqué.
L’ambassade de Russie à Londres avait dénoncé vendredi dans un communiqué une perquisition effectuée par les autorités aéroportuaires britanniques à bord d’un appareil de la compagnie aérienne russe Aeroflot reliant Moscou à Londres à l’aéroport de Heathrow, selon elle « en violation des règlements en vigueur ». L’ambassade a qualifié l’incident de « nouvelle provocation flagrante des autorités britanniques », estimant qu’elle relevait de la « politique hostile » menée par Londres envers la Russie.
Départ des diplomates russes des Etats-Unis
Parallèlement aux passes d’armes entre Londres et Moscou, l’ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov, a annoncé samedi que les soixante diplomates russes expulsés par les Etats-Unis dans le cadre de cette affaire regagneraient la Russie ce même jour.
« Le 31 mars, tous les diplomates qui ont été déclarés “persona non grata” rentreront chez eux en avion avec leurs familles », a déclaré l’ambassadeur aux journalistes. Au total, cent soixante et onze personnes vont quitter le pays, et le gouvernement russe a fourni deux avions pour leur transport, dont l’un fera une brève escale à New York pour y récupérer quatorze familles, a-t-il ajouté.
Washington a qualifié d’« espions » les diplomates expulsés, dont quarante-huit étaient attachés à l’ambassade de Russie à Washington et douze à la mission russe à l’ONU, et a décrété la fermeture du consulat russe à Seattle (Nord-Ouest).

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                Affaire Skripal : amélioration de l’état de santé de la fille de l’agent secret



Les diplomates russes, dont Moscou a démenti qu’ils soient des espions, avaient jusqu’à lundi pour quitter le territoire des Etats-Unis.
Toutefois, le personnel expulsé peut être remplacé, ont fait savoir les autorités américaines. « Le gouvernement russe reste libre de solliciter des accréditations pour les postes désormais vacants à la mission bilatérale », a dit vendredi un responsable du département d’Etat.
La Russie a répliqué jeudi à Washington en annonçant le renvoi de soixante diplomates américains et la fermeture du consulat de Saint-Pétersbourg, mais elle n’a pas non plus exigé de réduction du personnel diplomatique.

Nombre de diplomates russes expulsés, par pays
Les Etats-Unis et 18 pays de l’Union européenne, rejoints notamment par l’Ukraine, le Canada, la Norvège et l’Australie, ont annoncé l’expulsion de diplomates russes à la suite de l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal. Voici le nombre de diplomates russes expulsés, pays par pays.
Etats-Unis : 60Royaume-Uni : 23Ukraine : 13OTAN : 7Allemagne : 4Canada : 4France : 4Pologne : 4Lituanie : 3Moldavie : 3République tchèque : 3Albanie : 2Australie : 2Danemark : 2Espagne : 2Italie : 2Pays-Bas : 2Belgique : 1Croatie : 1Estonie : 1Finlande : 1Hongrie : 1Irlande : 1Lettonie : 1Macédoine : 1Norvège : 1Roumanie : 1Suède : 1Total : 151





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les juristes se demandent si la « rébellion » peut être invoquée pour remettre l’ex-président catalan à l’Espagne.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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Les avocats de Puigdemont espèrent tirer parti du débat suscité en Allemagne par son arrestation

Les juristes se demandent si la « rébellion » peut être invoquée pour remettre l’ex-président catalan à l’Espagne.



Le Monde
 |    31.03.2018 à 09h34
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis l’arrestation de Carles Puigdemont par la police allemande, dimanche 25 mars, le sort du dirigeant indépendantiste catalan fait l’objet d’un débat d’autant plus vif, outre-Rhin, que les questions qu’il soulève sur le terrain du droit sont inextricablement liées aux enjeux diplomatiques de l’affaire.
M. Puigdemont sera-t-il remis à l’Espagne, comme celle-ci le réclame ? C’est désormais à la justice allemande de trancher. Or l’affaire est complexe. Pour que cela soit possible, il faut que les infractions dont le dirigeant catalan est accusé par la justice espagnole existent également dans le droit allemand. C’est le cas pour ce qui est du « détournement de fonds publics ».

C’est moins évident pour ce qui concerne la « rébellion », qui n’a pas d’équivalent direct en Allemagne. « L’infraction la plus proche serait la “haute trahison”, définie au paragraphe 81 du code pénal. Le problème est que le crime de haute trahison suppose qu’il y ait eu violence ou menace de violence. Or je ne vois pas que cela a été le cas », explique l’avocat Nikolaos Gazeas, expert en droit pénal à Cologne.
« La justice du Schleswig-Holstein se retrouve involontairement prise dans un conflit interne à l’Espagne de nature fondamentalement politique », explique Nikolaos Gazeas, avocat à Cologne
Pour les juges allemands, le cas est d’autant plus complexe à trancher que le différend qui oppose M. Puigdemont à Madrid est fondamentalement politique. Or « la frontière entre liberté d’expression et rébellion dans le cas d’un dirigeant politique est par définition assez floue », poursuit M. Gazeas.
Comme d’autres juristes allemands, cet avocat estime que les juges du Schleswig-Holstein, le Land où a été interpellé M. Puigdemont, où il est détenu et où son cas doit être examiné dans les soixante jours suivant son arrestation, ne peuvent pas prendre le risque d’exposer le prévenu à un procès de nature politique en Espagne. « C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Ancien employé de Cambridge Analytica, Christopher Wylie accuse l’entreprise britannique d’avoir utilisé les données de millions d’individus pour influencer, entre autres, le résultat du référendum sur le Brexit.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’intelligence artificielle aidera à prendre les bonnes décisions, estime le général Denis Mercier, à la tête du commandement suprême allié pour la transformation de l’OTAN.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Comment l’OTAN se prépare aux guerres du futur

L’intelligence artificielle aidera à prendre les bonnes décisions, estime le général Denis Mercier, à la tête du commandement suprême allié pour la transformation de l’OTAN.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 10h07
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Le général Denis Mercier est, depuis 2015, à la tête du commandement suprême allié pour la transformation (SACT) de l’OTAN. Basé à Norfolk aux Etats-Unis, il est responsable des moyens futurs de l’Alliance, tandis que le commandement suprême allié en Europe (Saceur) conduit les opérations et les exercices depuis Mons, en Belgique. Dans l’entretien qu’il a accordé au Monde samedi 24 mars, le général explique comment l’OTAN se prépare à intégrer les technologies du big data et de l’intelligence artificielle (IA).
En prévision des guerres futures, comment appréhendez-vous l’intégration des nouvelles technologies – intelligence artificielle, 3D… ?
Ces technologies changent considérablement la manière dont les militaires vont aborder les futurs conflits parce qu’elles changent tout simplement notre monde, et toutes les grandes organisations. La ressource stratégique, autour de laquelle doivent tourner les débats de l’OTAN, c’est la donnée. On le voit avec Facebook [et le débat sur l’extraction des données privées]. Et on ne fera jamais d’intelligence artificielle sans des données.
Pour une alliance de 29 pays, de nombreuses questions politiques se posent, avant même d’évoquer les craintes suscitées par les robots tueurs. Que faire des données, en grande partie classifiées, que les nations donnent à l’Alliance ? Si nous utilisons des datas prises dans l’environnement public pour notre renseignement, comment les recueille-t-on ? Peut-on développer des algorithmes en contractualisant avec des sociétés privées ? Manipuler les données pour obtenir des résultats militaires ?
Dans l’OTAN, on n’a jamais posé la question de la propriété des données. Il faut le faire aujourd’hui. Par exemple, un Rafale français produit des données, mais l’armée de l’air n’est pas propriétaire de la manière dont elle les traite. Le problème se pose aussi pour les pays qui ne sont pas souverains et achètent des matériels étrangers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Luigi Di Maio et Matteo Salvini peuvent s’allier, mais chacun veut le poste de premier ministre.
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En Italie, M5S et Ligue se jaugent pour le pouvoir

Luigi Di Maio et Matteo Salvini peuvent s’allier, mais chacun veut le poste de premier ministre.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 18h04
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

C’est le scénario de toutes les inconnues, agité comme un chiffon rouge depuis des mois. Celui qui donne le vertige, et auquel personne ne veut croire complètement. Pourtant, sur le papier, depuis les élections législatives italiennes du 4 mars, il a cessé d’être tout à fait impossible : ensemble, la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles (M5S) de Luigi Di Maio sont en situation de gouverner, et sans ces deux formations, aucune coalition n’est envisageable. A elles deux, elles détiendraient une majorité absolue, tant à la Chambre des députés qu’au Sénat.
Certes, cette alliance semble contre nature, tant ces formations défendent des modèles de société radicalement opposés. Quoi de commun, en effet, entre l’Italie des petits entrepreneurs du Nord, cœur de l’électorat de la Ligue, qui rêve de fédéralisme et de « flat tax » (impôt à taux unique), et ce Sud délaissé qui a massivement apporté ses suffrages aux 5 Etoiles, sur fond d’espoirs de revenu universel ? Pas grand-chose.

Mais depuis le début des discussions postélectorales, c’est comme si les programmes avaient été subitement oubliés. Aucune contradiction ne semble tout à fait insurmontable. L’heure n’est plus aux promesses de lendemains qui chantent, mais à l’arithmétique et aux combinaisons.
L’alliance historique dite « de centre droit » dont Matteo Salvini est l’homme fort, après près d’un quart de siècle de domination berlusconienne, n’a jamais semblé si fragile
Malgré l’ampleur de leurs divergences, la droite et les 5 Etoiles sont parvenues, en quelques jours, à se mettre d’accord sur l’épineuse question des présidences des deux Chambres. Samedi 24 mars, le Sénat est revenu à Maria Elisabetta Casellati (Forza Italia), une proche de Silvio Berlusconi, tandis que la présidence de la Chambre était attribuée à Roberto Fico (M5S), fidèle de la première heure de Beppe Grillo.
Dans la manœuvre, les dirigeants des deux formations, Matteo Salvini...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ La crise diplomatique déclenchée par l’empoisonnement, le 4 mars au Royaume-Uni, d’un ancien agent double russe et de sa fille ne faiblit pas.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/03/2018
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Moscou expulse à son tour des diplomates occidentaux, dont quatre français

La crise diplomatique déclenchée par l’empoisonnement, le 4 mars au Royaume-Uni, d’un ancien agent double russe et de sa fille ne faiblit pas.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 09h54
    |

                            Intérim (Moscou)








                        


Dans sa riposte diplomatique, Moscou a frappé fort mais a évité l’escalade. Parmi les 58 diplomates – en majorité européens – dont les expulsions ont été notifiées vendredi 30 mars aux ambassadeurs convoqués, les uns après les autres, au ministère russe des affaires étrangères, figurent quatre Français de haut rang, deux à Moscou, deux en région. Il s’agit du général à la tête de la mission militaire, du chef de Business France, du consul général à Ekaterinbourg et du directeur du collège universitaire français à Saint-Pétersbourg. Ils ont une semaine pour quitter le territoire.

        Lire (en édtion abonnés) :
         

          Affaire Skripal : le front uni des Occidentaux face à la Russie



Ces renvois étaient attendus. Le Kremlin avait prévenu qu’il répliquerait de « manière symétrique » à l’inédite expulsion collective de plus de 140 diplomates russes par les pays occidentaux, en solidarité avec Londres après l’empoisonnement au Royaume-Uni de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille avec un agent innervant militaire, que Londres attribue à la Russie. Paris avait renvoyé quatre diplomates. Moscou a donc appliqué à la lettre la règle de réciprocité.
La visite de Macron maintenue
Une rumeur avait pourtant circulé à l’ambassade de France : la Russie l’épargnerait pour ne pas contrarier la visite d’Emmanuel Macron annoncée en mai à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Le voyage présidentiel est maintenu, pour le moment. Mais l’expulsion du chef de Business France, chargé de promouvoir les investissements en Russie, paraît du coup paradoxale : c’est lui qui avait commencé à organiser le pavillon français au forum économique de Saint-Pétersbourg où M. Macron est attendu en hôte d’honneur.
Mais Moscou aurait par ailleurs envoyé un « signal d’apaisement », espère un haut diplomate : si trois des quatre expulsions russes sont de même rang que les expulsions françaises, respectant la règle de réciprocité, le renvoi du directeur du collège universitaire français à Saint-Pétersbourg est un niveau en dessous par rapport au renvoi du consul russe à Marseille.

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          Comment et pourquoi des diplomates peuvent-ils se faire expulser ?



Paris et Moscou se sont par ailleurs gardés de se lancer dans la guerre des mots qui envenime les tensions entre Londres, son allié américain et Moscou. « Une nouvelle guerre froide », redoutent de nombreux experts face à l’ampleur de la vague d’expulsions provoquée par l’affaire Skripal. Au total, près de 300 diplomates ont été renvoyés de part et d’autre, dont 120 entre les Etats-Unis et la Russie, une cinquantaine entre la Grande-Bretagne et la Russie, et quelque 70 entre l’Union européenne et la Russie. Une vague d’une ampleur jamais vue, même pendant la guerre froide.

Nombre de diplomates russes expulsés, par pays
Les Etats-Unis et 18 pays de l’Union européenne, rejoints notamment par l’Ukraine, le Canada, la Norvège et l’Australie, ont annoncé l’expulsion de diplomates russes à la suite de l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal. Voici le nombre de diplomates russes expulsés, pays par pays.
Etats-Unis : 60Royaume-Uni : 23Ukraine : 13OTAN : 7Allemagne : 4Canada : 4France : 4Pologne : 4Lituanie : 3Moldavie : 3République tchèque : 3Albanie : 2Australie : 2Danemark : 2Espagne : 2Italie : 2Pays-Bas : 2Belgique : 1Croatie : 1Estonie : 1Finlande : 1Hongrie : 1Irlande : 1Lettonie : 1Macédoine : 1Norvège : 1Roumanie : 1Suède : 1Total : 151





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Ils estiment que le service de vérification des faits de l’UE bafoue « la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

« Fake news » : des juristes s’inquiètent des contrôles de l’Union européenne

Ils estiment que le service de vérification des faits de l’UE bafoue « la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière ».



Le Monde
 |    30.03.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 13h27
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La Clinique juridique sur l’Union européenne, un organisme résultant d’un partenariat entre HEC Paris et la New York University School of Law, a déposé, mercredi 28 mars, une plainte auprès du médiateur de l’Union européenne (UE) contre le service de fact checking (« vérification des faits ») de l’UE, qui publie chaque semaine une Disinformation Review. Cette branche du service européen d’action extérieure (SEAE), dirigée par la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a été créée sur décision du Conseil européen, au printemps 2017. Les chefs d’Etat et de gouvernements s’étaient alarmés de la multiplication de fausses nouvelles pouvant, notamment, influencer des résultats électoraux.

        Lire aussi (édition abonnés) :
         

          les pistes du texte de loi français « anti-fake news » en préparation



La Clinique juridique prône la transparence des institutions européennes et le respect des droits des citoyens. Son créateur, le professeur de droit et fiscalité à HEC Paris Alberto Alemanno, a d’abord posé des questions au service du SEAE. Le juriste, alerté par de premières mises en cause de journalistes, a réclamé l’accès aux documents fondant la base juridique du service antidésinformation et l’a interrogé sur sa méthodologie et ses critères de choix. Il lui a aussi demandé si les personnes visées faisaient l’objet d’une notification préalable et avaient le droit de se défendre.
Droit à une procédure régulière
Il en a déduit, explique-t-il, que « l’Union bafoue la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière, même si son action part d’une bonne intention ». Le professeur Alemanno estime que la Disinformation Review tente, en réalité, de contrôler des contenus, ce qui peut avoir un effet dissuasif pour le travail journalistique, « pourtant au cœur de la démocratie ». Une menace d’autant plus pernicieuse, à ses yeux, que beaucoup de médias vivent une situation de crise et sont confrontés à des gouvernements de plus en plus hostiles.
Répondre à la crise de confiance dont les médias sont l’objet ? « Oui, répond le juriste, mais pas en violant des droits fondamentaux. Même si les idées exprimées sont parfois désagréables, honteuses, ou carrément fausses. » 
Les plaignants, qui ont envoyé au médiateur un mémoire de treize pages, assimilent les pratiques actuelles des services européens à de la mauvaise gouvernance. Notamment parce qu’ils ne respecteraient pas les standards internationaux en matière de vérification des faits.
La plainte devrait, en tout cas, alimenter les réflexions de la Commission. Elle se prépare à déposer une « communication » et des « options » sur les « fake news ». Elle devrait surtout prôner l’autorégulation et en appeler au bon vouloir des différents acteurs, avec un appel à la transparence des plates-formes et à la sauvegarde de la diversité des médias.

        Lire aussi :
         

                La timide réponse de Bruxelles face à la diffusion des « fake news »



Sanctions et responsabilité des plates-formes
Convaincant ? Pas vraiment, estime M. Alemanno, qui se dit « peu optimiste » quant à ce projet. De toutes les pistes actuellement suivies, il dit privilégier celle de l’Allemagne, qui envisage des sanctions contre les auteurs de fausses informations et pointe aussi la responsabilité des plates-formes qui les diffusent.
Le problème est, en tout cas, d’une brûlante actualité… et d’une réelle gravité, ainsi que l’a démontré un séminaire tenu mercredi à Bruxelles. Une enquête annuelle du bureau de consultants en affaires publiques Edelman, qui mesure l’état de confiance des opinions dans vingt-huit pays, indique que 62 % des Européens se disent incapables de faire la différence entre une fausse nouvelle et une vraie. Et que 64 % d’entre eux se montrent inquiets quant à l’utilisation des « fake news » comme armes.

        Lire aussi :
         

                « Les “fake news” expriment une défiance à l’égard des élites »



Moins de la moitié des personnes interrogées affirme faire confiance aux médias, mais, dans le même temps, la confiance des Européens dans le journalisme traditionnel et en ligne a augmenté de sept points par rapport à 2017, tandis que la confiance dans les plates-formes (moteurs de recherche et médias sociaux) a diminué de quatre points.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le gouvernement est embarrassé par les résultats d’une consultation populaire sur une nouvelle législation qui étendrait les pouvoirs des services de renseignement sur Internet en vue de la collecte de données, dans le cadre d’enquêtes antiterroristes.
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Les Pays-Bas rejettent une loi sur le renseignement

Le gouvernement est embarrassé par les résultats d’une consultation populaire sur une nouvelle législation qui étendrait les pouvoirs des services de renseignement sur Internet en vue de la collecte de données, dans le cadre d’enquêtes antiterroristes.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 12h47
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Les consultations populaires sont décidément des casse-tête pour le gouvernement néerlandais, désormais confronté – c’est officiel depuis jeudi 29 mars – au rejet d’une nouvelle législation qui étend considérablement les pouvoirs des services de renseignement sur Internet en vue de la collecte de données, dans le cadre d’enquêtes antiterroristes.
A la surprise générale – y compris celle des promoteurs de la consultation –, 49,4 % des votants se sont exprimés, mercredi 21 mars, contre le projet. Et 46,5 % des électeurs l’ont soutenu, tandis que le taux de participation s’est élevé à 51,5 % – bien plus que les 30 % requis pour que le résultat soit validé.
En théorie, le gouvernement de Mark Rutte n’est pas lié par les référendums, qui ont un caractère non contraignant aux Pays-Bas. Jan-Kees Wiebenga, le président du conseil électoral, juge toutefois que le texte devra être « reconsidéré ».
Respect de la vie privée
Le projet, censé entrer en vigueur le 1er mai, donne à l’AIVD et au MIVD (les renseignements civil et militaire) des pouvoirs beaucoup plus étendus qu’à l’heure actuelle et ouvre la voie à la collecte massive de données. Le texte élargit aussi considérablement le champ de la transmission des renseignements à des pays étrangers, ce qui a visiblement été un élément déterminant pour les électeurs.
C’est sous la pression des experts du renseignement que le gouvernement avait décidé d’adapter une loi datant de 2002, jugée insuffisante face à l’évolution technologique. L’ancien texte empêchait notamment l’interception des communications téléphoniques ou des courriels transmis via les câbles Internet. Une large majorité parlementaire avait adopté ce nouveau texte, sans vrai débat, en 2017. Le parti centriste D66 (Democraten 66), qui fait partie de l’actuel gouvernement « Rutte III », s’y était toutefois opposé. Il détient, désormais, le portefeuille de l’intérieur.
Ses partenaires libéraux, chrétiens-démocrates...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Pour Manuel Caldeira Cabral, le redressement des exportations tient à la transformation des industries traditionnelles, qui ont résisté à la concurrence chinoise. Le ministre souligne que la reprise de l’emploi profite à tous.
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Le ministre de l’économie du Portugal affirme que son pays « a retrouvé une croissance équilibrée »

Pour Manuel Caldeira Cabral, le redressement des exportations tient à la transformation des industries traditionnelles, qui ont résisté à la concurrence chinoise. Le ministre souligne que la reprise de l’emploi profite à tous.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
31.03.2018 à 10h04
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Au pouvoir depuis fin 2015, le gouvernement du socialiste Antonio Costa a rompu avec les politiques d’austérité, tout en poursuivant le redressement des comptes publics. Manuel Caldeira Cabral, son ministre de l’économie, détaille les efforts entrepris par le Portugal pour relancer son économie.
Comment expliquer la vigueur de la reprise portugaise ?
Il est vrai qu’en 2017, notre produit intérieur brut [PIB] a augmenté de 2,7 %, soit plus que la moyenne européenne, alors qu’il progressait à un rythme inférieur ces dix dernières années. Mais le plus important est nous avons retrouvé une croissance équilibrée, car elle n’est pas alimentée par une hausse des dépenses publiques. Notre déficit public est tombé de 4,4 % du PIB en 2015, à 0,9 % en 2017 [sans compter la recapitalisation de la banque publique Caixa Geral de Depositos].
En outre, cette reprise est inclusive – la proportion de Portugais sous le seuil de pauvreté a été ramenée de 27 % à 23 % de la population, et la reprise de l’emploi profite à tous, notamment aux jeunes. Enfin, nos entreprises ont augmenté leurs parts de marché aux Etats-Unis, en Chine ou au Brésil. Les exportations ont progressé de 11,2 % [en 2017], plus que la moyenne européenne.
Comment les entreprises ont-elles restauré leur compétitivité ?
Au début des années 2000, les industries traditionnelles ont été confrontées à la forte concurrence chinoise et des nouveaux pays entrants dans l’Union européenne [UE]. Pour survivre face à cette production de masse à bas coût, elles ont modernisé leurs outils et ont peu à peu appris à miser sur la qualité, avec une production très réactive de petites séries, parfois sur-mesure. Cette flexibilité a contribué au retour d’activités délocalisées, notamment dans le textile ou l’agroalimentaire. Grâce à cela, nos entreprises ont remonté la pente et sont mieux préparées pour affronter la révolution technologique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Carles Puigdemont se trouve en détention en Allemagne, ses anciens ministres demeurent libres en Belgique et en Ecosse.
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Le casse-tête juridique et politique de l’affaire Puigdemont en Europe

Carles Puigdemont se trouve en détention en Allemagne, ses anciens ministres demeurent libres en Belgique et en Ecosse.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h14
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance), 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Un casse-tête juridique européen. Depuis l’arrestation de Carles Puigdemont par la police allemande, dimanche 25 mars, le sort du dirigeant indépendantiste catalan fait l’objet d’un débat vif en Allemagne, mais aussi au Royaume-Uni et en Belgique, où se trouvent d’autres indépendantistes sous le coup d’un mandat d’arrêt européen, mais qui n’ont pas été placés en détention.

Allemagne
M. Puigdemont sera-t-il extradé en Espagne, comme Madrid le réclame ? C’est désormais à la justice allemande de trancher. Or l’affaire est complexe. Pour qu’une extradition soit possible, il faut en effet que les infractions dont le dirigeant catalan est accusé par la justice espagnole existent également dans le droit allemand. C’est le cas pour ce qui est du « détournement de fonds publics ». C’est moins évident pour ce qui concerne la « rébellion », qui n’a pas d’équivalent direct en Allemagne. « L’infraction la plus proche serait la “haute trahison”, définie au paragraphe 81 du code pénal. Le problème est que le crime de haute trahison suppose qu’il y ait eu violence ou menace de violence. Or je ne vois pas que cela ait été le cas », explique l’avocat Nikolaos Gazeas, expert en droit pénal à Cologne.
« La justice du Schleswig-Holstein se retrouve prise dans un conflit interne à l’Espagne de nature politique », Nikolaos Gazeas, avocat expert en droit pénal à Cologne
Comme d’autres juristes allemands, cet avocat estime que les juges du Schleswig-Holstein, le Land où a été interpellé M. Puigdemont, où il est détenu et où son cas doit être examiné dans les soixante jours suivant son arrestation, ne peuvent pas prendre le risque d’exposer le prévenu à un procès de nature politique en Espagne. « C’est tout le problème de cette affaire : la justice du Schleswig-Holstein se retrouve prise dans un conflit interne à l’Espagne de nature politique », ajoute M. Gazeas.
Les juges allemands pourraient donc ne retenir que l’accusation de détournement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Selon des documents officiels bulgares, l’intellectuelle aurait donné des informations sur les milieux culturels français des années 1970.
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Julia Kristeva : la Bulgarie publie le dossier de « l’agent Sabina »

Selon des documents officiels bulgares, l’intellectuelle aurait donné des informations sur les milieux culturels français des années 1970.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 11h04
    |

            Benoît Vitkine








                        



   


Intellectuelle mondialement reconnue, Julia Kristeva a toutes les casquettes : linguiste, psychanalyste, critique littéraire, militante féministe, romancière… et désormais celle, plus embarrassante, de « l’agent Sabina ». A en croire plusieurs documents officiels bulgares, ce pseudonyme lui aurait été attribué en 1971, au moment de son recrutement comme « agent » et « collaborateur secret » par la Darjavna Sigournost, la sécurité d’Etat du régime communiste, et plus précisément par son Premier Département, chargé du renseignement à l’étranger.
Rendues publiques mardi 27 mars, ces informations ont soulevé une tempête tant en Bulgarie que dans les milieux intellectuels dans le reste du monde. Elles ont entraîné un vigoureux démenti de la part de Mme Kristeva. Selon ses explications à L’Obs, jeudi, cette allégation n’est « pas seulement grotesque et fausse », mais « diffamatoire ». « Quelqu’un veut me nuire », assurait-elle, expliquant son inscription dans les registres de la sécurité d’Etat par le fait qu’elle a « dû faire l’objet de surveillance » de la part de ces services.
Si cette accusation paraît aujourd’hui, c’est que la philosophe, épouse du romancier Philippe Sollers, a récemment voulu travailler avec une revue bulgare, Literaturen Vestnik, tombant sous le coup d’un règlement de la Commission pour l’affiliation des citoyens bulgares aux services de sécurité de l’Etat, qui doit vérifier puis rendre public le passé de tout journaliste né avant 1976. De telles procédures existent aussi notamment pour les fonctionnaires ou les élus.
Aragon et la Tchécoslovaquie
Mme Kristeva était arrivée en France en 1966, cinq ans avant ce recrutement supposé, bénéficiant d’une bourse d’études du gouvernement français. Un tel départ en Occident était difficilement imaginable sans l’approbation des très zélés et très compétents services bulgares, qui contrôlaient étroitement les émigrés, en particulier quand ils avaient de la famille restée au pays.
La même Commission bulgare a publié, vendredi 30 mars, une version bien plus fournie du dossier de l’agent Sabina, même s’il ne semble pas complet : 77 pages de documents, en grande partie anodins ou seulement révélateurs de la fièvre bureaucratique des services bulgares, mais parmi lesquels figurent bel et bien des rapports attribués à la source « Sabina », parfois explicitement désignée par ses officiers traitants comme « Julia Kristeva, née en 1941 dans la ville de Sliven ».
A en croire ces documents, une partie des communications de la jeune intellectuelle à destination de Sofia relèvent de la simple observation des milieux culturels et de la gauche française du début des années 1970. Elle y évoque Louis Aragon, les positions défendues par son journal, les Lettres françaises, ou la réaction de la gauche française à l’intervention soviétique de 1968 en Tchécoslovaquie. L’une des missions qui lui est explicitement donnée par son officier traitant, le premier lieutenant Ivan Bojikov, est de « distinguer les centres idéologiques qui conduisent en France un travail de sape contre la Bulgarie et le camp socialiste ».
« Passé de souffrance »
Parmi ces considérations générales, quelques indications plus précises apparaissent parfois. Le 19 février 1970, l’un des rapports établis par Sofia, supposément sur la base des informations de « Sabina », évoque Roland Leroy, l’un des dirigeants du Parti communiste français, d’abord critique de l’intervention en Tchécoslovaquie, qui « a corrigé sa position officielle » à la suite des prises de position du Parti, mais qui « continue dans des cercles amicaux à condamner ces actions ».
Autre sujet semblant intéresser particulièrement Sofia : la politique arabe de la France. L’agent « Lioubomir », rédigeant son rapport sur la foi des informations transmises par « Sabina » en décembre 1970, écrit : « Un certain nombre d’instituts de propagande français sont entre les mains d’organisations sionistes, ce qui explique le fait qu’ils soutiennent souvent des positions pro-israéliennes. (…) Cela devrait expliquer les échecs des actions d’aide et de propagande pro-arabes et pro-palestiniennes. »
Vendredi matin, Julia Kristeva n’a pas souhaité réagir. Son avocat, Jean-Marc Fedida, a indiqué au Monde que sa cliente « confirme n’avoir jamais appartenu à un service quelconque, ni jamais été l’auteure d’un rapport de quelque nature que ce soit. En 1971, elle participait au lancement du mouvement Tel Quel, qui était en rupture avec la ligne officielle du Parti communiste. Tout cela la ramène à un passé de souffrance qu’elle a décrit dans ses livres. Elle s’indigne que son action et son œuvre puissent être mises en cause sur la base de documents qui, qui à les supposer authentiques, traduisent des méthodes caricaturales des polices totalitaires. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Les élus catalans sont partagés entre le soutien total à l’ex-président déchu et la recherche d’une alternative.
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En Catalogne, Carles Puigdemont divise les indépendantistes

Les élus catalans sont partagés entre le soutien total à l’ex-président déchu et la recherche d’une alternative.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 10h48
    |

            Isabelle Piquer (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les indépendantistes catalans sont-ils prêts à gouverner sans Carles Puigdemont ? L’arrestation du président déchu, Carles Puigdemont, en Allemagne, le 25 mars, et la mise en détention provisoire, quarante-huit heures avant, de cinq anciens responsables ont obligé les deux grands partis séparatistes, Ensemble pour la Catalogne (Junts per Catalunya), la liste de M. Puigdemont, et la Gauche républicaine (ERC) à repenser leur stratégie.
Deux tendances s’affrontent. Les uns veulent tourner la page et élire un gouvernement qui puisse reprendre le contrôle de la région, mise sous tutelle par le gouvernement de Mariano Rajoy après la tentative de sécession du 27 octobre 2017. Cela supposerait trouver un candidat à la présidence qui ne risque pas la prison, donc aucun des responsables en détention ou « exilés ».
D’autres estiment que « ce n’est pas à la justice espagnole de choisir le candidat qui lui plaît, explique Eduard Pujol, porte-parole de Junts per Catalunya. Nous ne pouvons pas accepter ces limitations. Un député élu par les Catalans conserve ses droits politiques, il peut donc devenir président, quelle que soit sa situation », ajoute cet ancien directeur de la radio catalane RAC1.
« Nous travaillons dans des circonstances exceptionnelles et nous devons improviser » mais, tient-il à souligner, « nous avons promis aux Catalans qu’ils auront un gouvernement ». Pour M. Pujol, « les autorités de Madrid se trompent si elles pensent avoir décapité le mouvement indépendantiste en emprisonnant ses responsables ».
Négociations en cours
L’investiture ratée de Jordi Turull, le 23 mars, a révélé les fractures qui divisent les séparatistes. L’ancien porte-parole du gouvernement de Carles Puigdemont n’a pas réussi à recueillir les quatre voix de la Candidature d’unité populaire (CUP), un petit parti d’extrême gauche qui exige la rupture immédiate avec Madrid et qui le jugeait trop mou. Les indépendantistes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La « boîte à bébé », véritable trousseau envoyé aux futurs parents, fête ses 80 ans. Ce symbole de la politique familiale du pays commence à s’exporter dans le monde.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/03/2018
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La « Baby Box » finlandaise fait des petits

La « boîte à bébé », véritable trousseau envoyé aux futurs parents, fête ses 80 ans. Ce symbole de la politique familiale du pays commence à s’exporter dans le monde.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 09h51
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            
Cette année, la « baby box » finlandaise fête son 80e anniversaire. Et elle le fait en grande pompe. Mi-mars, l’agence finlandaise de la Sécurité sociale, Kela, a dévoilé le contenu de l’édition 2018 : huit bodys, quatre pantalons, autant de leggings, quatre combinaisons, des bonnets, un livre, un doudou… Au total, 63 articles, en plus de l’épaisse boîte en carton fleuri de 70 sur 43 centimètres, convertible en couffin.

En quatre-vingts ans, la Baby Box est devenue le symbole d’une politique active de la santé maternelle et infantile et d’un État-providence prenant soin de ses citoyens du berceau au cercueil. Environ 35 000 couples vont la recevoir au cours des douze prochains mois.
Sara Viljanen, 38 ans, juriste, se souvient du jour où elle est allée la chercher à La Poste, il y a neuf ans, quand elle était enceinte de son premier fils. « On est rentrés à la maison, avec mon mari, et on l’a ouverte. C’était très festif et symbolique. J’avais l’impression d’être intégrée à une longue chaîne de mères qui m’avaient précédée. C’était aussi comme si l’État me reconnaissait dans ce rôle. »
« Cela a permis de généraliser le suivi prénatal et contribué à faire chuter le taux de mortalité infantile en Finlande, aujourd’hui un des plus bas au monde. » Tuovi Hakulinen, de l’Institut national de la Santé
Avant elle, sa mère et sa grand-mère ont, elles aussi, reçu la Baby Box, dont le premier modèle a été distribué en 1938. À l’époque, elle était uniquement attribuée aux familles les plus défavorisées. La boîte contenait des étoffes, pour confectionner des vêtements de bébé, d’une valeur équivalente à un tiers du salaire mensuel d’un ouvrier. L’objectif est triple : réduire le taux de mortalité infantile, accroître la nativité et venir en aide aux familles dans le besoin. À partir de 1949, toutes les femmes y ont droit. « Le principe est que chaque enfant ait le même début dans la vie, peu importe son origine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ La Russie a pris, jeudi, des mesures similaires à celles décidées lundi par Washington. Les Etats-Unis disent examiner leurs « options ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/03/2018
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Moscou expulse 60 diplomates américains et ferme le consulat des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg

La Russie a pris, jeudi, des mesures similaires à celles décidées lundi par Washington. Les Etats-Unis disent examiner leurs « options ».



Le Monde
 |    29.03.2018 à 19h28
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 14h22
    |

                            Intérim








                        



   


Après les Américains, les Européens sont prévenus : Moscou s’apprête à répliquer à tous les pays occidentaux qui, de la France au Canada, de l’Australie au Monténégro, ont participé à l’inédite expulsion collective de plus de 140 diplomates russes. « Tout sera fait de manière symétrique, en termes de nombre de représentants quittant la Russie. Cela en fait pas mal », a insisté, jeudi 29 mars, Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe.
Il venait d’annoncer que Moscou donnait une semaine à 60 diplomates américains (58 à Moscou, 2 à Iekaterinbourg) pour sortir du territoire russe et deux jours pour fermer leur consulat à Saint-Pétersbourg. Vendredi 30 mars, l’ambassade russe a fait savoir que la Russie expulsera également deux ambassadeurs néerlandais et qu’elle a convoqué les ambassadeurs de neuf pays de l’Union européenne.
« Nous voulons réagir aux décisions absolument inadmissibles prises contre nous », a fustigé M. Lavrov qui, solennel, a dénoncé la solidarité occidentale après l’empoisonnement en Grande-Bretagne, le 4 mars, de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille avec un agent innervant militaire de conception russe, le Novitchok.

        Lire aussi :
         

                Affaire Skripal : le front uni des Occidentaux face à la Russie



« Flash mob russophobe »
Pour Sergueï Lavrov, qui qualifie de « propagande » les allégations sur le rôle russe dans l’attaque, et de « provocations » les représailles occidentales, cette affaire est exploitée par un « axe anglo-saxon contraignant tout le monde à suivre une voie antirusse ». Sans vrai débat, la population russe est chauffée à blanc par le Kremlin de Vladimir Poutine. La presse moscovite dénonce une « flash mob [mobilisation éclair] russophobe », selon la formule du quotidien proche du pouvoir Izvestia.
« Le principe de réciprocité sera appliqué à la lettre, assure Andreï Kortounov, directeur du Russian International Affairs Council. La suite dépend de l’équilibre des pouvoirs au Kremlin. Les faucons poussent pour des mesures au-delà de la simple réciprocité. » La fermeture du consulat américain de Saint-Pétersbourg, plus important que le consulat russe de Seattle fermé par les Etats-Unis, est déjà considérée comme une escalade.
« Les Etats-Unis pourront désormais cibler le consulat russe de New York, ce qui amènera la Russie à répliquer plus fort encore », craint Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de Russia in Global Affairs. Pour lui, l’annonce des contre-expulsions est soigneusement orchestrée, Moscou visant d’abord les Etats-Unis avant de cibler les autres Occidentaux. « Parce que les Européens dépendent de Washington », affirme M. Loukianov, qui prédit « une nouvelle guerre froide ».

        Lire aussi :
         

                Comment et pourquoi des diplomates peuvent-ils se faire expulser ?



A Washington, le département d’Etat assure se réserver « le droit de répondre ». Parmi les « options » envisagées : saisir des actifs de l’Etat russe ou cibler la compagnie aérienne Aeroflot. En dehors de l’aspect diplomatique, le conflit pourrait aussi s’étendre à l’économie, à la culture, voire au sport.
Le secrétaire général des Nations unies est « très inquiet »
L’ex-star soviétique du patinage artistique Irina Rodnina a déjà appelé les athlètes russes à « ne plus participer à des compétitions aux Etats-Unis ». Hasard ou non, la sélection russe de lutte libre peine à obtenir des visas pour la Coupe du monde à Iowa City, les 7 et 8 avril. « Exemple frappant d’entrave des Etats-Unis », a dénoncé la porte-parole de Sergueï Lavrov.
Dans ce bras de fer, le Kremlin pourrait chercher à épargner l’Europe, « seul territoire où quelques portes restent ouvertes pour la Russie, glisse une source européenne bien informée à Moscou. Notamment afin de ne pas gâcher le Mondial russe de football cet été ». Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se dit, lui, « très inquiet » sur l’absence de mécanisme capable d’apaiser les tensions.

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Le président Emmanuel Macron, qui, par solidarité avec Londres, a récemment boycotté le stand de la Russie, invitée d’honneur du Salon du livre à Paris, ne songerait pas à annuler son voyage à Saint-Pétersbourg prévu fin mai. « Pour l’instant », a prévenu le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. « Le voyage est bel et bien en danger », souffle une source diplomatique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le net regain de la fécondité est surtout dû à l’immigration, qui a battu des records en 2015.
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L’Allemagne fait plus d’enfants mais continue à vieillir

Le net regain de la fécondité est surtout dû à l’immigration, qui a battu des records en 2015.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 18h04
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Pour commenter la nouvelle, le Spiegel n’a pas hésité à titrer : « Baby-boom en Allemagne. » 792 000 naissances ont été enregistrées outre-Rhin en 2016, soit 7 % de plus que l’année précédente, a annoncé, mercredi 28 mars, l’office allemand des statistiques Destatis. Cela représente un taux de fécondité de 1,59 enfant par femme.
Un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 1973 et qui place désormais l’Allemagne dans la moyenne des pays de l’Union européenne (UE), où le taux de fécondité s’est élevé à 1,60 enfant par femme en 2016, selon Eurostat. Au sein de l’UE, l’Allemagne se classe désormais au 13e rang en termes de fécondité, la France étant en tête du classement (1,92 enfant par femme) et l’Espagne en queue de peloton (1,34)
Cette hausse de la natalité est notamment due à l’immigration. Certes, le nombre d’enfants nés de mères allemandes a augmenté de 3 % entre 2015 et 2016. Mais, dans le même temps, celui des enfants nés en Allemagne de mères étrangères a bondi de 25 %.
Ce miniboom démographique est directement lié à la politique d’accueil des réfugiés décidée par la chancelière Merkel en 2015
En cela, le miniboom démographique que connaît l’Allemagne est directement lié à la politique d’accueil des réfugiés décidée par la chancelière Angela Merkel, en 2015, qui s’est traduite par l’arrivée de 900 000 demandeurs d’asile cette année-là. En 2016, les Syriennes ont ainsi eu 18 500 enfants en Allemagne (contre 4 800 en 2015), les Afghanes, 5 900 (contre 2 000 en 2015) et les Irakiennes, 5 500 (contre 2 800 en 2015).
Si le taux de fécondité des mères étrangères est nettement plus élevé que celui des mères allemandes (2,28 enfants par femme contre 1,46), le nombre d’enfants nés de mères allemandes reste toutefois sans commune mesure avec celui des enfants nés de mères étrangères (607 500 contre 184 660 en 2016)
L’augmentation de la natalité en Allemagne, pour la cinquième année d’affilée, ne doit toutefois pas faire oublier l’essentiel : le vieillissement de la population, surtout dans les Länder situés dans l’ex-Allemagne de l’Est, où le nombre de naissances a augmenté de 3 % entre 2015 et 2016 (contre 8 % dans l’Ouest). Selon les projections officielles, les actifs âgés de 20 à 65 ans passeront de 49,8 millions en 2015 à 43,9 millions en 2035 et 39,6 millions en 2060 dans l’ensemble du pays.
Pour l’économie, cette question du vieillissement est un problème majeur. D’après une étude de la Bundesbank publiée en avril 2017, le vieillissement sera la cause principale de la baisse de la croissance du pays dans la décennie à venir. Une croissance qui était en moyenne de 1,25 % par an ces cinq dernières années et qui, selon l’institution, devrait être d’environ 0,75 % par an sur la période 2021-2025.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’ancienne garde des sceaux s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre la condamnation du réalisateur ukrainien, en 2015, par un tribunal militaire russe, à vingt ans d’emprisonnement.
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Christiane Taubira : « Nous demandons la libération d’Oleg Sentsov »

L’ancienne garde des sceaux s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre la condamnation du réalisateur ukrainien, en 2015, par un tribunal militaire russe, à vingt ans d’emprisonnement.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 07h26
    |

                            Christiane Taubira (Ancienne garde des sceaux, ministre de la justice (2012-2016)








                        



                                


                            
[Opposé à l’annexion russe de la Crimée, dont il est originaire, le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov a été ­arrêté en mai 2014 par le Service fédéral de sécurité de la ­Fédération de Russie et condamné en août 2015 à vingt ans d’emprisonnement pour « organisation d’un groupe terroriste ». Christiane Taubira est la marraine du mouvement demandant sa libération immédiate, qui a mis en ligne une pétition en ce sens sur le site Change.org]
Tribune. Le temps presse. On ne séjourne pas sans graves conséquences dans une prison en Sibérie, en hiver, au nord du Cercle polaire. Et si ces lieux résonnent dans notre mémoire collective avec un écho glaçant de détresse et de destruction, c’est parce que nous savons que des femmes, des hommes y furent broyés.
« Je vous écris d’un pays autrefois clair. Je vous écris du pays du manteau et de l’ombre. Nous vivons depuis des années. Nous vivons sur la Tour du pavillon en berne. Je vous écris de la cité du Temps interrompu. La catastrophe lente ne s’achève pas. ­Notre vie s’écoule, notre vie s’amenuise, et nous attendons encore le moment qui ­repasse le mur. »
C’est du poète Henri Michaux et cela sonne comme un manifeste pour prisonniers injustement détenus.
Nous demandons la libération d’Oleg Sentsov.
Au nom d’un procès juste et équitable. Au nom du respect des droits de la ­défense. Au nom du refus de la torture, de tous traitements cruels, inhumains et ­dégradants. Au nom de la liberté ­d’expression et de la liberté artistique. Au nom du droit de se réclamer d’accords ­internationaux dûment conclus, ainsi des accords et protocoles de Minsk. Au nom tout simplement des principes d’un Etat de droit, ce qu’est censé être tout pays membre du Conseil de l’Europe. La Russie en est.
Nous demandons qu’Oleg Sentsov puisse revenir dans son pays, l’Ukraine.
Nous savons que nous vivons dans un monde de fracas. Les bombardements en Syrie, dans la Ghouta orientale ;...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Dix-sept millions d’Européens vivent et travaillent dans un autre pays de l’Union. Ils doivent pouvoir faire respecter leurs droits et bénéficier d’une protection sociale, quel que soit leur statut. La Commission de Bruxelles peut les y aider, affirme Marianne Thyssen, commissaire européenne à l’emploi, dans une tribune au « Monde ».
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Pourquoi il faut créer « une nouvelle autorité européenne du travail »

Dix-sept millions d’Européens vivent et travaillent dans un autre pays de l’Union. Ils doivent pouvoir faire respecter leurs droits et bénéficier d’une protection sociale, quel que soit leur statut. La Commission de Bruxelles peut les y aider, affirme Marianne Thyssen, commissaire européenne à l’emploi, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    29.03.2018 à 14h15
    |

Marianne Thyssen (Commissaire européenne pour l’emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs)







                        



                                


                            

Tribune. Le retour de la croissance en Europe s’affirme et a des effets visibles sur le marché de l’emploi : fin 2017, 237 millions d’Européens exerçaient un emploi dans l’Union européenne (UE), le niveau le plus élevé jamais enregistré. La Commission européenne s’est fixé comme priorité de veiller à ce que cette croissance soit plus inclusive et profite à tous.
C’est l’objectif du socle européen des droits sociaux, que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont officiellement proclamé en novembre 2017 à Göteborg : il traduit en 20 principes les valeurs d’équité, de justice sociale et d’inclusion que l’Europe sociale doit porter. Il s’agit maintenant de mettre en pratique ces principes, avec la création d’une nouvelle autorité européenne du travail, proposée par la Commission.
Lorsque l’on pose la question aux Européens : quel est le droit de l’UE qui vous tient le plus à cœur ? 80 % répondent : la libre circulation. Aujourd’hui, 17 millions d’Européens vivent et travaillent dans un autre Etat membre. C’est deux fois plus qu’il y a dix ans. Avec la révision de la directive sur le travail détaché et les nouvelles règles de coordination de la sécurité sociale, nous allons maintenant disposer de règles justes pour faciliter la mobilité des travailleurs.
Faciliter l’accès à l’information
Mais que se passe-t-il si les travailleurs ignorent leurs droits, ou si ces règles ne sont pas appliquées dans la pratique ? Ce sera justement le rôle de cette future autorité d’aider les citoyens à connaître leurs droits, et les Etats membres à les faire respecter.

L’autorité européenne du travail permettra aux citoyens et aux entreprises de trouver leurs marques sur un marché du travail de plus en plus européen en facilitant l’accès à l’information. Elle servira aussi à renforcer la coopération entre les Etats membres pour s’assurer que les autorités nationales travaillent ensemble à faire respecter les règles communes....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif comprenant, entre autres, Stéphane Breton, Pascal Bruckner, Gérard Chaliand et Bernard Kouchner appelle le président de la République à soutenir nos alliés kurdes avant qu’il soit trop tard.
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« Monsieur Macron, sortez du silence et agissez en faveur des Kurdes de Syrie »

Dans une tribune au « Monde », un collectif comprenant, entre autres, Stéphane Breton, Pascal Bruckner, Gérard Chaliand et Bernard Kouchner appelle le président de la République à soutenir nos alliés kurdes avant qu’il soit trop tard.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 13h42
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Monsieur le président, vous savez mieux que personne que ce sont les Kurdes qui ont mis hors d’état de nuire en Syrie les islamistes de Daech, auteurs des effroyables attentats qui ont frappé la France. Ils y sont parvenus avec notre soutien militaire et celui du reste de la coalition internationale. Pendant plus de trois années de combats, ils ont été nos alliés indéfectibles et efficaces. Et voilà qu’aujourd’hui la France reste silencieuse devant l’invasion injustifiée qu’ils subissent par la Turquie dans la région d’Afrin.
Si la France laissait se poursuivre la conquête turque, elle s’exposerait à deux conséquences désastreuses ; l’une morale, l’autre politique
Appuyée par des groupes islamistes sanguinaires, l’armée turque vient de s’emparer de la capitale, dont le pillage a commencé. Est-il acceptable que nous soyons indifférents au sort de nos alliés kurdes, maintenant que nous croyons à tort ne plus avoir besoin d’eux ? Si la France laissait se poursuivre la conquête turque, qui viole toutes les règles du droit international, elle s’exposerait à deux conséquences désastreuses ; l’une morale, l’autre politique.
Nous risquerions d’abord d’être complices du gigantesque nettoyage ethnique annoncé publiquement par le président turc lui-même, qui a promis d’installer à la place des Kurdes d’Afrin des populations étrangères à cette région. Si nous n’empêchions pas cela, nous nous trouverions devant une situation rappelant celle des Arméniens en Turquie il y a cent ans.
Retour en arrière
Ensuite, laisser la Turquie établir dans le nord de la Syrie des islamistes antioccidentaux revient à accepter la reconstitution de réseaux terroristes qui ne manqueront pas de frapper à nouveau la France. Nous sommes en train de perdre en ce moment tous les gains du combat que nous avons mené avec les Kurdes contre Daech depuis plus de trois ans. C’est un retour en arrière pur et simple. Plus que jamais, les intérêts sécuritaires des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Un « marché du travail social » va être organisé avec la création de 150 000 emplois aidés.
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Le gouvernement allemand s’attaque au chômage de longue durée

Un « marché du travail social » va être organisé avec la création de 150 000 emplois aidés.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 12h00
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Ils sont l’une des faces sombres du « miracle » allemand du marché du travail : les chômeurs de longue durée. Alors que l’Allemagne affiche de nouveaux records d’activité, le nombre des personnes durablement éloignées du marché du travail ne baisse pas. Jeudi 29 mars, l’institut de statistiques Destatis a annoncé que le nombre de chômeurs, en février 2018, n’était plus que de 1,6 million, soit 236 000 de moins qu’un an avant, selon la définition du BIT. L’agence pour l’emploi, elle, recense 2,5 millions de chômeurs. Mais le noyau dur des chômeurs de longue durée, lui, reste stable depuis plusieurs années, à environ 900 000 personnes.
A Berlin, le nouveau gouvernement a entrepris de mettre ce problème au sommet de ses priorités. Angela Merkel avait promis lors de sa campagne électorale d’atteindre le plein-emploi d’ici à la fin de la législature. Aux manettes du grand ministère du travail et des affaires sociales, le plus doté du gouvernement avec un budget de 140 milliards d’euros, le social-démocrate Hubertus Heil s’est donné pour mission de réduire le nombre de chômeurs de longue durée. Quatre milliards d’euros sur quatre ans devraient y être consacrés. Une des mesures phare annoncées est d’organiser un « marché du travail social » avec 150 000 emplois aidés qui leurs seront réservés. Il s’agit d’activités d’intérêt général ne devant pas entrer en concurrence avec les emplois classiques.
Régions sensibles
La mesure sera-t-elle efficace ? Certains experts sont réservés. « C’est un second marché du travail. On entérine le fait qu’une partie des chômeurs de longue durée n’ont vraisemblablement aucune chance sur le marché du travail normal. Pour 150 000 emplois, c’est raisonnable. Mais si on étend ce dispositif, on éloigne les gens durablement du vrai marché du travail et on les enferme dans ces emplois. C’est ce qui s’est passé dans les années 1990 en Allemagne de l’Est », explique Enzo Weber, chercheur à l’Institut du travail de Nuremberg...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le processus d’acquisition lancé le 23 mars pour remplacer les F/A-18 américains met de nouveau en concurrence le Rafale de Dassault et le Gripen de Saab.
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L’armée de l’air suisse veut un nouvel avion de chasse polyvalent

Le processus d’acquisition lancé le 23 mars pour remplacer les F/A-18 américains met de nouveau en concurrence le Rafale de Dassault et le Gripen de Saab.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 14h01
    |

            Nathalie Guibert (Payerne (Suisse), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les quatre chasseurs F/A-18, suivis des deux petits F-5 « Tiger » d’entraînement, s’envolent de la piste militaire de Payerne (canton de Vaud) vers la crête des Alpes suisses. Ce mercredi 28 mars, seule la croix blanche sur fond rouge qu’arborent les carlingues apporte une touche de couleur dans le paysage pluvieux.
Quadragénaires, les avions de l’armée de l’air helvète achèvent leur vie. Le département fédéral de la défense a publié, le 23 mars, les « exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air », lançant ainsi la compétition pour renouveler sa flotte à partir de 2025. Un appel d’offres sera lancé à l’été.
Cinq concurrents sont pris en compte par le gouvernement : l’Eurofighter d’Airbus, le Rafale du français Dassault, les américains F-18 Super Hornet de Boeing et F-35 de Lockheed Martin, et le Gripen E du suédois Saab. Pour la défense sol-air, trois systèmes sont invités à concourir, sachant que Berne ne veut pas de système de défense antimissile balistique : le SAMP/T français (Eurosam), le David’s Sling israélien (Rafael) et le Patriot américain (Raytheon).
Le tout représente un marché total de 8 milliards de francs suisses (6,8 milliards d’euros), dont 1,5 milliard pour une défense aérienne de longue portée (couvrant au moins 15 000 km2), inexistante à ce jour. Le pays exige des offsets (contreparties) représentant 100 % du prix d’achat, et un prix tenant compte des coûts d’exploitation sur trente ans.
« Le prochain avion de combat restera en service jusqu’aux années 2050-2060 », souligne le rapport du groupe d’experts sur l’avenir de la défense aérienne qui ont travaillé pour le Conseil fédéral. Pour eux, « nul ne peut prévoir quelle sera l’évolution dans l’environnement sécuritaire ». Le rapport note par exemple : « Dans la mesure où le contraste Est-Ouest s’accentue à nouveau suite à l’annexion de la Crimée par la Russie...




                        

                        

