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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La maire de la capitale veut traiter d’ici à l’été tous les nids-de-poule que les conditions météorologiques des dernières semaines ont engendrés.
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A Paris, Anne Hidalgo demande à la directrice de la voirie de s’attaquer aux nids-de-poule

La maire de la capitale veut traiter d’ici à l’été tous les nids-de-poule que les conditions météorologiques des dernières semaines ont engendrés.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 15h40
   





                        


Ils pestaient depuis des semaines en voyant l’état des routes. Les conducteurs de deux-roues qui slaloment entre les nids-de-poule qui jonchent leur trajet semblent avoir été entendus. Dans un courrier du 6 mars, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a en effet appelé la directrice de la voirie et des déplacements Caroline Grandjean, à « mettre en place une action en vue de traiter au plus vite les désordres ».

   Courrier d'Anne Hidalgo by Le Monde on Scribd

Dans cette lettre, elle souligne la dangerosité de ces trous qui font « peser un risque accru d’accident, en particulier pour les vélos et les deux-roues motorisés ». D’après le calendrier décrit par la maire de Paris, la section de maintenance de l’espace public et des sections territoriales de voirie devraient traiter d’ici à l’été les trous les plus dangereux, avant d’engager pendant le mois d’août « les actions de fond pour les chaussées les plus abîmées ».
Depuis plusieurs semaines, les utilisateurs parisiens de Twitter dénonçaient la formation de ces trous, critiquant un manque d’entretien de la chaussée.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le journaliste du « Monde » Fabrice Lhomme a répondu à vos questions sur le renvoi en correctionnelle de l’ancien chef de l’Etat.
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« S’il devait être jugé, Nicolas Sarkozy serait traité comme n’importe quel citoyen »

Le journaliste du « Monde » Fabrice Lhomme a répondu à vos questions sur le renvoi en correctionnelle de l’ancien chef de l’Etat.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 15h32
    |

            Fabrice Lhomme








                        


Les déboires judiciaires de Nicolas Sarkozy se multiplient : quelques jours après avoir été mis en examen dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, l’ancien président de la République est rattrapé par l’affaire de corruption à la Cour de cassation. Fabrice Lhomme, journaliste au Monde, a répondu à vos questions au cours d’un tchat sur Le Monde.fr.

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Olivier : Dans les affaires dans lesquelles il est poursuivi, notamment l’affaire libyenne et celle de corruption, que risque au maximum M. Sarkozy ?
Fabrice Lhomme : Vous êtes nombreux à souhaiter savoir ce que risquerait l’ancien chef de l’Etat en cas de condamnation. Il est à vrai dire délicat voire déplacé de répondre précisément. D’abord parce qu’anticiper sur une condamnation, c’est tout de même passer par pertes et profits la présomption d’innocence à laquelle chacun a droit. S’agissant de M. Sarkozy, il est poursuivi de nombreux chefs de mise en examen : corruption, trafic d’influence, financement illégal de campagne électorale, et j’en oublie… Or à chaque incrimination correspond une peine spécifique, bien entendu. Enfin, il y a un écart considérable entre les peines maximales prévues par les textes et la réalité des sanctions, presque toujours plus douces… Ce que l’on peut dire malgré tout s’agissant des faits reprochés à M. Sarkozy, c’est qu’il risquerait sans doute, en cas de condamnation, des peines de prison avec sursis, de fortes amendes, et par ailleurs, en vertu d’une récente disposition, une peine automatique d’inéligibilité en cas de condamnation pour corruption (charge retenue par les juges de l’affaire Azibert-Bismuth)…
Jean : Est-ce qu’il sera jugé comme un citoyen lambda ou est-ce que son statut d’ancien président pourrait le protéger ?
Fabrice Lhomme : S’il devait être jugé, M. Sarkozy serait traité comme n’importe quel citoyen. En effet, l’immunité attachée à sa fonction ne s’applique que pour les actes commis en tant que président (ce n’est pas le cas dans le dossier Bygmalion, et encore moins dans l’affaire de trafic d’influence à la Cour de cassation), et disparaît une fois que le mandat du président concerné s’achève.

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Mezou : Sachant que j’ai 70 ans, quelles sont mes chances de connaître les épilogues des diverses affaires Sarkozy en tenant compte de toutes les ficelles et manœuvres dilatoires des excellents avocats qui le défendront en première instance, appel, cassation et pourquoi pas Cour européenne des droits de l’homme…
Fabrice Lhomme : Bonne question cher(e) Mezou ! De fait, les procédures, surtout lorsqu’elles concernent des hommes politiques, sont particulièrement longues. Sans doute parce qu’ils disposent d’excellents avocats — chèrement payés — qui savent utiliser toutes les armes du droit pour faire traîner les dossiers. Il est intéressant de noter que ce sont les mêmes qui, dans d’autres cas de figure, dénoncent « les lenteurs de la justice »… Ainsi, s’agissant de M. Sarkozy, le dossier Azibert-Bismuth (l’affaire du trafic d’influence à la Cour de cassation), très simple à instruire, est totalement à l’arrêt depuis deux ans du fait des multiples recours qui ont, de l’avis même du parquet dans son réquisitoire révélé par Le Monde en octobre 2017, « paralysé la procédure »… Cela dit, même les meilleurs recours ont une fin, et au moins deux dossiers devraient pouvoir être jugés dans les mois qui viennent, voire en 2019 : l’affaire Bygmalion et donc l’affaire Azibert-Bismuth.

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Paul Bismuth : Bonjour, nous avons peu d’informations sur les conversations des téléphones souscrits avec des noms d’emprunt mais on comprend que c’est ce qui a motivé leur renvoi, pouvez-vous confirmer ?
Fabrice Lhomme : Bonjour cher Paul Bismuth ! En effet, le renvoi devant le tribunal de M. Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et l’ex-haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert, est fondé quasi exclusivement sur une série d’écoutes judiciaires concernant les trois hommes, écoutes largement documentées en 2014 par Le Monde, qui avait révélé l’affaire. Il faut préciser que ces interceptions téléphoniques avaient été déclenchées par le juge chargé du dossier libyen, Serge Tournaire, d’où les accusations des proches de M. Sarkozy qui soupçonnent ce magistrat d’avoir mis en œuvre la technique dite des « filets dérivants » (déclencher des écoutes dans une procédure en espérant découvrir quelque chose dans une autre affaire).
Papadimb : Bonjour. Le fait qu’il n’ait pas nommé le magistrat à ce poste monégasque prestigieux ne réduit-il pas la portée des reproches formulés ? Sans preuve, comment établir la corruption ?
Fabrice Lhomme : Bonjour Papadimb. Réflexion de bon sens, mais il faut savoir qu’en matière de corruption, c’est l’intention qui compte, et non sa réalisation. Si, par exemple, vous me promettez de l’argent en échange d’articles favorables à telle ou telle société ou personnalité, et que j’accepte votre proposition, je serais coupable aux yeux de la loi, même si finalement je ne rédigeais aucun article dans le sens voulu. Je serais alors poursuivi pour « corruption passive » (comme Gilbert Azibert dans l’affaire Bismuth), et vous pour « corruption active », comme MM. Sarkozy et Herzog dans la même affaire.
 Clément : Pourquoi N. Sarkozy est-il renvoyé en correctionnelle alors que sa requête en nullité n’a toujours pas été examinée par la chambre d’instruction ? Pourquoi, lorsqu’il s’agit de N. Sarkozy, le secret de l’instruction est-il constamment violé et bafoué au mépris de toutes les règles de droit ? Pourquoi la présomption d’innocence qui fait la différence entre un système judiciaire moderne et les anciens temps où il appartenait à quelques personnes de décider de la culpabilité ou non d’un homme ? Pourquoi aucun journaliste n’est capable de la moindre objectivité quand il s’agit de se poser ne serait-ce qu’une légère question quand on voit que c’est une juge du syndicat de la magistrature connue pour son incapacité à l’impartialité surtout envers l’ancien président ?
Fabrice Lhomme : Bonjour Clément. Cela fait beaucoup de questions — et de récriminations — en une seule ! Je dirais, pour résumer, que les journalistes essaient de faire preuve du maximum d’objectivité, et je ne doute pas que cela soit également le cas des magistrats. Vous parlez du Syndicat de la magistrature, très marqué à gauche en effet, mais il est très minoritaire dans la magistrature. A l’inverse, le juge Gentil, qu’en son temps les sarkozystes poursuivirent de leur vindicte parce qu’il avait eu le malheur de mettre M. Sarkozy en examen dans le scandale Bettencourt, était lui plutôt réputé… de droite ! A son sujet, on peut noter que les proches de MM. Sarkozy, Guaino notamment, qui le mirent plus bas que terre, jusqu’à l’accuser de « déshonorer la magistrature », ne critiquèrent plus jamais le juge Gentil une fois que celui-ci rendit un non-lieu à l’ancien président… Enfin, je rappelle une énième fois que, contrairement à une légende tenace, colportée par beaucoup d’hommes politiques, les journalistes ne sont absolument pas tenus au secret de l’instruction…
Martin : Savons-nous qui a informé M. Bismuth que son téléphone était sous écoute ?
Fabrice Lhomme : Bonjour Martin. Sur ce plan, l’information judiciaire a échoué : policiers et magistrats ont la certitude que M. Sarkozy a été prévenu en 2014 que la justice l’avait placé sur écoute, mais ils n’ont pas réussi à déterminer qui était le ou les informateurs de l’ancien président. De ce fait, son avocat et lui, mis en examen pour « recel de violation du secret de l’instruction », ont été blanchis sur ce point. Ils comparaîtront uniquement pour corruption active et trafic d’influence.
Un apprenti juriste : M. Sarkozy sera-t-il jugé devant le tribunal correctionnel de droit commun ou sera t-il jugé devant une juridiction d’exception du fait de son statut de membre du Conseil Constitutionnel ?
Fabrice Lhomme : Bonjour, qu’il s’agisse de l’affaire Bygmalion ou du dossier Azibert-Bismuth, M. Sarkozy relève du tribunal correctionnel comme tout citoyen. Son statut de membre du Conseil constitutionnel ne lui permet de bénéficier d’aucune immunité, au contraire de celle dévolue à tout président de la République en fonctions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Jean-Marc Nicolle est soupçonné d’avoir demandé aux entreprises une commission en échange de marchés publics dans sa ville pour financer son addiction au jeu.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Le maire du Kremlin-Bicêtre mis en examen pour avoir détourné des fonds afin de jouer au PMU

Jean-Marc Nicolle est soupçonné d’avoir demandé aux entreprises une commission en échange de marchés publics dans sa ville pour financer son addiction au jeu.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 15h16
   





                        


Jean-Marc Nicolle, le maire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), a été mis en examen vendredi 30 mars par le parquet de Créteil, notamment pour des faits de « corruption active et passive », de « blanchiment » et de « trafic d’influence ». Il est soupçonné d’avoir demandé aux entreprises une commission en échange de marchés publics dans sa ville pour financer son addiction au jeu.
L’élu du Mouvement républicain et citoyen (MRC), qui dirige cette ville de proche banlieue parisienne depuis 2016, finançait sa passion du PMU en détournant les règles d’attribution du marché public, selon une source proche du dossier : les entreprises intéressées devaient, pour obtenir un marché, verser une commission à un club d’œnologie qu’il dirigeait, et M. Nicolle piochait ensuite dans la caisse.
Contrôle judiciaire
Accro aux paris hippiques, l’élu y consacrait jusqu’à 3 000 euros par jour. Sur une période de sept ans, les enquêteurs ont recensé 45 000 paris, pour un montant total de 900 000 euros.
Les versements des entreprises au club d’œnologie pourraient eux se chiffrer en centaines de milliers d’euros. Reste pour les enquêteurs à éclaircir depuis combien de temps la combine durait, et à quel point les entreprises concernées étaient au courant des pratiques du maire.
Placé sous contrôle judiciaire, M. Nicolle avait été interpellé mercredi en même temps que sa directrice de cabinet. Cette dernière, qui s’occupait de relancer les entreprises et d’établir les chèques pour M. Nicolle, selon la même source, a également été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire vendredi.
La police judiciaire du Val-de-Marne avait déjà effectué des perquisitions en mairie et au domicile de M. Nicolle en mai. Ces investigations avaient provoqué l’ouverture d’une information judiciaire en novembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Depuis 1976, l’ex-ministre voue une admiration sans bornes à son mentor mis en examen pour un présumé financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                
                                       
édition abonné


Hortefeux et Sarkozy, une amitié sur le gril de l’affaire libyenne


                      Depuis 1976, l’ex-ministre voue une admiration sans bornes à son mentor mis en examen pour un présumé financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 15h46
    |

            Olivier Faye








                              

                        

Il arrive plus souvent qu’on ne le croit de prendre des hommes politiques en flagrant délit de constance. Nicolas Sarkozy, par exemple. « Il a un principe, expliquait Brice Hortefeux, en 2005, à propos de leur relation : “Je te laisse faire, mais, si tu te plantes, tu assumes.” » C’est à peu de chose près ce que l’ancien président de la République a signifié à son vieux compagnon, treize ans plus tard, sur le plateau du « 20 heures » de TF1. Ce soir du jeudi 22 mars, Nicolas Sarkozy est venu se défendre dans le cadre de l’affaire libyenne, cette enquête sur un présumé financement illégal par le régime de Kadhafi de son épopée victorieuse lors de la présidentielle de 2007. « Brice Hortefeux est mon ami depuis tant d’années, je l’aime tendrement », a d’abord assuré l’ex-chef de l’Etat, mis en examen dans ce dossier pour « corruption passive », « financement illicite de campagne électorale » et « recel de détournements de fonds publics libyens ».
Le premier disciple du sarkozysme
Mais l’amour, a-t-on compris, n’est pas un blanc-seing, lorsque la justice frappe à la porte. « S’il a eu des rapports avec tel ou tel, il s’en expliquera, et je lui fais confiance. Mais je ne peux pas être moi-même accusé au titre des liens que j’ai avec tel ou tel, et de ce qu’aurait pu, ou pas, faire tel ou tel », a ajouté l’ancien chef de l’Etat. En clair, si son ami de quarante ans s’est « planté », notamment en fréquentant de trop près Ziad Takieddine, cet « intermédiaire sulfureux », ce « sinistre individu », cet « escroc », ce « déséquilibré », comme l’a agoni Nicolas Sarkozy sur TF1, ou en rencontrant des officiels libyens dans de mauvaises circonstances, il devra assumer. Seul.

Beaucoup de téléspectateurs en ont tiré cette conclusion : il y avait du lâchage dans l’air. Brice Hortefeux, pourtant, assure qu’il n’en est rien. « Non. C’était un complément logique, étant moi-même...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’élu de Seine-et-Marne va devoir remettre sur pied le parti, juguler l’hémorragie des militants et préparer les futures élections. La journaliste du « Monde » Astrid de Villaines répond à vos questions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans cette chronique, les professeurs en sciences de gestion Blanche Segrestin et Armand Hatchuel estiment que le rapport Notat-Senard, remis le 9 mars, pourrait arrimer solidement l’entreprise au projet d’une civilisation responsable.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Développer l’entreprise à partir d’une “raison d’être” »

Dans cette chronique, les professeurs en sciences de gestion Blanche Segrestin et Armand Hatchuel estiment que le rapport Notat-Senard, remis le 9 mars, pourrait arrimer solidement l’entreprise au projet d’une civilisation responsable.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 14h00
    |

Armand Hatchuel et Blanche Segrestin (Professeurs à Mines-ParisTech/ PSL Université)







                        



                                


                            

Entreprises. Les propositions du rapport remis le 9 mars par Nicole Notat, présidente de l’agence de notation extra-financière Vigeo-Eiris, et Jean-Dominique Senard, président de Michelin, sur « L’entreprise, objet d’intérêt collectif » sont largement débattues. Mais, au-delà d’une simple réforme, elles ouvrent surtout la voie à une nouvelle conception de l’entreprise.
Jusqu’ici, les réformes de l’entreprise visaient un meilleur équilibre entre les intérêts des actionnaires et les droits des salariés. En s’appuyant sur les recherches les plus récentes, le rapport Notat-Senard élargit cette perspective : il propose que l’entreprise puisse sortir du carcan de la société anonyme et développe son intérêt collectif à partir d’une « raison d’être » ou d’une mission inscrite dans ses statuts. L’entreprise pourrait alors mettre sa puissance créative au service d’une civilisation responsable.

Les projets de réforme de l’entreprise sont anciens (Bloch-Lainé en 1967, Sudreau en 1974, lois Auroux en 1982). Mais, quoique d’inspirations politiques divergentes, ils s’appuyaient sur un même cadre d’analyse : l’entreprise est un moteur de croissance et d’emploi, un espace politique où s’affrontent les intérêts du capital et du travail, un lieu de dialogue et de négociation réglé par l’Etat. Or, cette conception de l’entreprise restait aveugle aux transformations de l’action collective et aux nouvelles responsabilités du monde contemporain.
Dérives
Les bouleversements de l’action collective (réseaux, technologies, médias) ont rendu obsolètes les formes classiques du capital et du travail. La vision du capital s’incarnant dans l’épargne d’un actionnaire individuel masque la réalité des grands fonds d’investissement actuels qui jouent en permanence avec le destin de milliers d’entreprises. Pour eux, la société anonyme ne représente aucun « intérêt collectif », et ils ont imposé une logique de la rentabilité actionnariale dont les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Il ne participe pas aux débats dans l’Hémicycle. Refuse de recevoir ses administrés. Mais ne dédaigne jamais une invitation dans les médias. Dans la galaxie des élus LRM, le député du Rhône s’est taillé une place à part. Quitte à embarrasser ses camarades.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                
                                       
édition abonné


Bruno Bonnell, l’indompté de la macronie


                      Il ne participe pas aux débats dans l’Hémicycle. Refuse de recevoir ses administrés. Mais ne dédaigne jamais une invitation dans les médias. Dans la galaxie des élus LRM, le député du Rhône s’est taillé une place à part. Quitte à embarrasser ses camarades.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 13h41
    |

            Vanessa Schneider








                              

                        

C’est un espace de coworking niché dans une impasse de Villeurbanne où se dessinent les toits en épis d’anciens entrepôts. Il y a là un publicitaire, un architecte, un photographe, une agence de marketing et… un député. Celui de la 6e circonscription du Rhône. C’est Bruno Bonnell, 59 ans, crâne rasé et physique de colosse, souriant et jovial.
Figure du monde des affaires lyonnais, multi-entrepreneur dans le numérique et la robotique, il a été élu sous l’étiquette La République en marche en battant l’ancienne ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem. Pas d’affiche à son effigie pour signaler sa présence. Le local, inauguré en janvier – soit environ six mois après son élection –, n’a pas vocation à recevoir les électeurs. Le député les a prévenus : « Je ne suis pas là pour faire l’assistante sociale. Pour les places en crèche ou les logements, allez voir ailleurs ! » Il parle comme ça, Bruno Bonnell.
Le boulot en circo, très peu pour lui, donc. D’ailleurs, depuis qu’il a été élu, il a séché toutes les commémorations à part celles du 11-Novembre. « On ne le voit jamais, c’est simple », note Didier Vullierme, l’adjoint au maire socialiste de Villeurbanne. Comme certains de ses soutiens ont grincé, Bonnell a consenti à faire quelques efforts. Une fois par semaine, pendant une heure, il rappelle au téléphone les électeurs qui l’ont sollicité. Pour le reste, il ne cédera pas : « Il faut sevrer la population des vieilles pratiques. Je suis un élu de la nation. »
Le hic, c’est qu’à l’Assemblée nationale Bonnell ne brille pas non plus par son investissement. Pendant des mois, il n’a pas ouvert la bouche, ni en commission ni dans l’Hémicycle, et n’a rédigé aucun amendement. Une attitude qui lui vaut d’être relégué aux tréfonds du classement des parlementaires du magazine Capital.

Là aussi, Bonnell a une explication : c’est pour faire mieux avancer les réformes qu’il est...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ L’ancien chef de l’Etat est soupçonné de « corruption active » et de « trafic d’influence » à la Cour de cassation. Fabrice Lhomme, journaliste au « Monde », répond à vos questions.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤             Fabrice Lhomme, journaliste au « Monde », répondra à vos questions sur ce tchat à partir de 14 heures. Vous pouvez d'ores et déjà lui poser vos questions.Les déboires judiciaires de Nicolas Sarkozy se multiplient : quelques jours après avoir été mis en examen dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, l’ancien président de la République est rattrapé par l’affaire de corruption à la Cour de cassation.L'ancien chef de l'Etat est suspecté d’avoir tenté d’obtenir d’un magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations le concernant couvertes par le secret. En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d’intervenir en faveur du magistrat pour qu’il obtienne un poste de prestige à Monaco.

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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 15:19


« S’il devait être jugé, M. Sarkozy serait traité comme n’importe quel citoyen »Le Monde.frLe journaliste du « Monde » Fabrice Lhomme a répondu à vos questions sur le renvoi en correctionnelle de l’ancien chef de l’Etat.

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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 15:19


 Ce tchat est à présent terminé, merci à tous pour vos nombreuses questions. 

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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 15:16


 M. Sarkozy sera t-il jugé devant le tribunal correctionnel de droit commun ou sera t-il jugé devant une juridiction d'exception du fait de son statut de membre du Conseil Constitutionnel ?-Un apprenti juriste

 Fabrice Lhomme : Bonjour,Qu'il s'agisse de l'affaire Bygmalion ou du dossier Azibert/Bismuth, M. Sarkozy relève du tribunal correctionnel comme tout citoyen. Son statut de membre du Conseil constitutionnel ne lui permet de bénéficier d'aucune immunité, au contraire de celle dévolue à tout président de la République en fonction. 

     class="post post- post-1127336614"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 15:13


 Bonjour M Lhomme,Les avocats de NS ont-ils raison de contester le timing su renvoi en correctionnelle alors que leur requête devant la chambre de l'instruction n'a pas été examinée ?Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?-Cacophonie
Fabrice Lhomme : Bonjour Cacophonie!Joli pseudo, d'abord, bravo! Sérieusement, je ferais une réponse de Normand à votre pertinente question. D'un côté, les avocats de M. Sarkozy sont parfaitement fondés à contester le timing du renvoi de leur client en correctionnelle sans attendre l'examen de leur dernière requête, mais d'un autre côté, à en croire la jurisprudence, il n'est pas illégal de signer une ordonnance de renvoi alors que tous les recours ne sont pas purgés. On a même vu des juges d'instruction signer, en toute légalité, des ordonnances de renvoi sans attendre les réquisitions du parquet, qu'ils en avaient assez d'attendre... 

     class="post post- post-1127336401"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 15:09


  Savons-nous qui a informé M. Bismuth que son téléphone était sous écoute ?-Martin
Fabrice Lhomme : Bonjour MartinSur ce plan, l'information  judiciaire a échoué : policiers et magistrats ont la certitude que M. Sarkozy a été prévenu en 2014 que la justice l'avait placé sur écoute, mais ils n'ont pas réussi à déterminer qui était le ou les informateur(s) de l'ancien président. De ce fait, son avocat et lui, mis en examen pour "recel de violation du secret de l'instruction", ont été blanchis sur ce point. Ils comparaîtront uniquement pour corruption active et trafic d'influence. 

     class="post post- post-1127336214"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 15:05


 Si procès il y'a, pouvez vous nous dire ce qu'il est, suite à la décision du juge, possible de faire (appel, pourvois, cours de cassation, cous européenne ect) et combien de temps tout cela prendrait il?-Etang Rompu

 Fabrice Lhomme : Bonjour,En effet, si procès il y a dans l'affaire Azibert/Bismuth, le processus sera loin d'être terminé. En cas de condamnation, le ou les condamnés feraient sans doute appel, ce qui entraînerait un nouveau procès (un an après au minimum en général), puis il y aurait encore la possibilité de se pourvoir en cassation, ce qui prend pas mal de temps, avant, sans doute, un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme. En clair, il faudrait encore plusieurs années pour obtenir un jugement définitif.

     class="post post- post-1127335931"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 15:01


 Pourquoi les journalistes, toujours si prompt à défendre les libertés , ne s'offusquent t-ils pas de cet espionnage du téléphone de Nicolas Sarkozy ?!-Alain

 Fabrice Lhomme : BonjourPour avoir été victimes, avec Gérard Davet, d'espionnage, notamment téléphonique (tout particulièrement de la part de proches de Nicolas Sarkozy !), nous sommes bien placés pour savoir ce qu'une telle intrusion dans sa vie privée ou professionnelle peut avoir de désagréable, voire d'insupportable. Mais il s'agissait nous concernant de manoeuvres illicites, et même illégales, alors que les écoutes ayant visé M. Sarkozy et son avocat ont été déclenchées dans un cadre légal, et validées par les différentes instances qui les ont examinées pour l'instant. Les écoutes téléphoniques sont des instruments précieux pour les magistrats, dont il ne faut évidemment pas abuser. 

     class="post post- post-1127335660"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:56


 Pourquoi M. Sarkozy a bénéficié, au cours de sa récente garde à vue, d'un traitement de faveur qui lui notamment a permis de rentrer gentiment passer la nuit chez lui ? Est-ce habituel ?-Papa Nurge

 Fabrice Lhomme : BonjourEn effet, permettre à un gardé à vue de rentrer dormir chez lui est assez exceptionnel. De même, le fait que les juges de l'affaire libyenne se soient déplacés au siège de la police judiciaire pour signifier à M. Sarkozy sa mise en examen plutôt que le faire venir au pôle financier est assez inédit. Comme quoi, il faut rester mesuré avant de dénoncer « l'acharnement » dont auraient fait preuve les juges à l'égard de l'ancien chef de l'Etat. 

     class="post post- post-1127335395"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:50


 quelle est l'affaire la plus genante pour Sarkozy?-yoyo

 Fabrice Lhomme : Depuis le déclenchement de l'affaire, début 2014, mon collègue Gérard Davet et moi-même soutenons que l'affaire Azibert/Bismuth est la plus embarrassante pour Nicolas Sarkozy. De fait, c'est aujourd'hui dans cette affaire que M. Sarkozy a le plus de « chances » d'être condamné. L'autre dossier prêt à être jugé est le scandale Bygmalion, mais son implication directe semble plus ténue, et donc ses espoirs de relaxe plus importants.

     class="post post- post-1127335215"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:47


 Pourquoi N.Sarkozy est - il renvoyé en correctionnelle alors que sa requête en nullité n'a toujours pas examiné par la chambre d'instruction ? Pourquoi, lorsqu'il s'agit de N.Sarkozy, le secret de l'instruction est constamment violé et bafoué au mépris de toutes le règles de droit ? Pourquoi la présomption d'innocence qui fait la différence entre un système judiciaire moderne et les anciens temps où il appartenait à quelques personnes de décider de la culpabilité ou non d'un homme ? Pourquoi aucun journaliste n'est capable de la moindre objectivité quand il s'agit de se poser ne serait ce qu'une légère question quand on voit que c'est une juge du syndicat de la magistrature connue pour son incapacité à l'impartialité surtout envers l'ancien président ?-Clément

  Fabrice Lhomme : Bonjour Clément,Cela fait beaucoup de questions – et de récriminations – en une seule! Je dirais, pour résumer, que les journalistes essaient de faire preuve du maximum d'objectivité, et je ne doute pas que cela soit également le cas des magistrats. Vous parlez du Syndicat de la magistrature, très marqué à gauche en effet, mais il est très minoritaire dans la magistrature. A l'inverse, le juge Gentil, qu'en son temps les sarkozystes poursuivirent de leur vindicte parce qu'il avait eu le malheur de mettre M. Sarkozy en examen dans le scandale Bettencourt, était lui plutôt réputé… de droite ! A son sujet, on peut noter que les proches de M. Sarkozy, M. Guaino notamment, qui le mirent plus bas que terre, jusqu'à l'accuser de « déshonorer la magistrature », ne critiquèrent plus jamais le juge Gentil une fois que celui-ci rendit un non-lieu à l'ancien président... Enfin, je rappelle une énième fois que, contrairement à une légende tenace, colportée par beaucoup d'hommes politiques, les journalistes ne sont absolument pas tenus au secret de l'instruction…

     class="post post- post-1127334907"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:39


 BonjourLe fait qu'il n'ait pas nommé le magistrat de la C des C à ce poste monégasque prestigieux ne réduit-il pas la portée de reproches formulés? Sans preuve comment établir la corruption?-papadimb

  Fabrice Lhomme : Bonjour PapadimbRéflexion de bon sens, mais il faut savoir qu'en matière de corruption, c'est l'intention qui compte, et non sa réalisation. Si, par exemple, vous me promettez de l'argent en échange d'articles favorables à telle ou telle société ou personnalité, et que j'accepte votre proposition, je serais coupable aux yeux de la loi, même si finalement je ne rédigeais aucun article dans le sens voulu. Je serais alors poursuivi pour "corruption passive" (comme Gilbert Azibert dans l'affaire Bismuth), et vous pour "corruption active", comme MM. Sarkozy et Herzog dans la même affaire.

     class="post post- post-1127334713"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:34


 Pouvez vous re expliquer l'affaire en quelques lignes ?-Baptiste 

 Fabrice Lhomme : Pour ceux et celles qui ne l'auraient pas en tête, l'affaire Azibert-Bismuth est assez simple : M. Sarkozy est soupçonné d'avoir, par l'intermédiaire de son avocat et ami Thierry Herzog, tenté d'obtenir des informations confidentielles de la Cour de cassation, qui examinait alors la validité de la saisine des agendas de l'ancien chef de l'Etat par les juges de l'affaire Bettencourt. De fait, il apparaît que Gilbert Azibert, alors avocat général à la cour de cassation, aurait œuvré en faveur du camp Sarkozy, dans l'espoir que l'ex-président intervienne en sa faveur pour obtenir un poste de prestige à Monaco. Par ailleurs, pour converser en toute sécurité, M. Sarkozy et M. Herzog, craignant (à juste titre !) d'être sur écoutes, ont utilisé des portables pris sous de fausses identités — Paul Bismuth pour Nicolas Sarkozy. Mais leur stratagème a été éventé par les juges.

     class="post post- post-1127334426"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:28


  Bonjour,Nous avons peu d'informations sur les conversation des téléphones souscrits avec des noms d'emprunt mais on comprends que c'est ce qui a motivé leur renvoi, pouvez vous confirmer?-Paul Bismuth

 Fabrice Lhomme : Bonjour cher Paul Bismuth !En effet, le renvoi devant le tribunal de M. Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et l'ex-haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert, est fondé quasi exclusivement sur une série d'écoutes judiciaires concernant les trois hommes, écoutes largement documentées en 2014 par Le Monde, qui avait révélé l'affaire. Il faut préciser que ces interceptions téléphoniques avaient été déclenchées par le juge chargé du dossier libyen, Serge Tournaire, d'où les accusations des proches de M. Sarkozy qui soupçonnent ce magistrat d'avoir mis en oeuvre la technique dite des "filets dérivants" (déclencher des écoutes dans une procédure  en espérant découvrir quelque chose dans une autre affaire).

     class="post post- post-1127334162"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:20


 Sachant que j'ai 70 ans, quelles sont mes chances de connaître les épilogues des diverses affaires Sarkozy en tenant compte de toutes les ficelles et manoeuvres dilatoires des excellents avocats qui le défendront en première instance, appel, cassation et pourquoi pas Cour Européenne des Droits de l'Homme,-Mezou

 Fabrice Lhomme : Bonne question cher(e) Mezou ! De fait, les procédures, surtout lorsqu'elles concernent des hommes politiques, sont particulièrement longues. Sans doute parce qu'ils disposent d'excellents avocats — chèrement payés — qui savent utiliser toutes les armes du droit pour faire traîner les dossiers. Il est intéressant de noter que ce sont les mêmes qui, dans d'autres cas de figure, dénoncent « les lenteurs de la justice »... Ainsi, s'agissant de M. Sarkozy, le dossier Azibert-Bismuth (l'affaire du trafic d'influence à la Cour de cassation qui lui a valu notamment d'être placé sur écoutes), très simple à instruire, est totalement à l'arrêt depuis deux ans du fait des multiples recours qui ont, de l'avis même du parquet dans son réquisitoire révélé par Le Monde en octobre 2017, « paralysé la procédure »... Cela dit, même les meilleurs recours ont une fin, et au moins deux dossiers devraient pouvoir être jugés dans les mois qui viennent, voire en 2019 : l'affaire Bygmalion et donc l'affaire Azibert-Bismuth.

     class="post post- post-1127333879"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:14


 Dans les affaires dans lesquelles il est poursuivi, notamment l'affaire libyenne et celle de corruption, que risque au maximum M. Sarkozy?-Olivier

 Fabrice Lhomme : Vous êtes nombreux à souhaiter savoir ce que risquerait l'ancien chef de l'Etat en cas de condamnation. Il est à vrai dire délicat, voire déplacé, de répondre précisément. D'abord parce qu'anticiper une condamnation, c'est tout de même passer par pertes et profits la présomption d'innocence à laquelle chacun a droit. S'agissant de M. Sarkozy, il est poursuivi de nombreux chefs de mises en examen, corruption, trafic d'influence, financement illégal de campagne électorale, et j'en oublie… Or à chaque incrimination correspond une peine spécifique, bien entendu. Enfin, il y a un écart considérable entre les peines maximales prévues par les textes et la réalité des sanctions, presque toujours plus douces… Ce que l'on peut dire malgré tout s'agissant des faits reprochés à M. Sarkozy, c'est qu'il risquerait sans doute, en cas de condamnation, des peines de prison avec sursis, de fortes amendes, et par ailleurs, en vertu d'une récente disposition, une peine automatique d'inéligibilité en cas de condamnation pour corruption (charge retenue par les juges de l'affaire Azibert-Bismuth)...

     class="post post- post-1127333615"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:06


  
Est-ce qu'il sera jugé comme un citoyen lambda ou est-ce que son status d'ancien président pourrait le protéger?-Jean
 Fabrice Lhomme : Bonjour à tous et bienvenue dans ce tchat !S'il devait être jugé, M. Sarkozy serait traité comme n'importe quel citoyen. En effet, l'immunité attachée à sa fonction ne s'applique que pour les actes commis en tant que président (ce n'est pas le cas dans le dossier Bygmalion, et encore moins dans l'affaire de trafic d'influence à la Cour de cassation), et disparaît une fois que le mandat du président concerné s'achève. 

     class="post post- post-1127333536"
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Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 14:04


 Ce tchat est sur le point de commencer. Vous pouvez poser vos questions à Fabrice Lhomme.

     class="post post- post-1127333254"
>


Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 13:58


Affaire des écoutes : ce qui est reproché à Nicolas Sarkozy

     class="post post- post-1127332954"
>


Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 13:49


 L’ancien chef de l’Etat est soupçonné de « corruption active » et de « trafic d’influence » Nicolas Sarkozy renvoyé en correctionnelle pour « corruption » et « trafic d’influence » à la Cour de cassation

     class="post post- post-1127332944"
>


Le Monde
vendredi 30 mars 2018 à 13:48


 Bonjour, bienvenue sur ce tchat.A partir de 14 heures, le journaliste du « Monde » Fabrice Lhomme répondra à vos questions sur le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy.










Voir plus








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En Continu







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                lmd.context.page.xiti_call = true;
            };

            return {
                type: {
                    inscrits: 'INSCRIT'
                },
                init: function () {
                    require(['lmd/ui/refresh'], function (refresh) {
                        window.xtcustom.ir = refresh.isAutoRefreshed().toString();
                        if (window.xtparam === undefined || window.xtparam === null) {
                            window.xtparam = '';
                        }

                        blockAdBlock.getStatus(function (status) {
                            window.xtparam += '&ac=' + window.xt_ac + '&an=' + window.xt_an + window.xt_multc + '&x4=' + status;
                            loadJs(lmd.conf.medias.location.base_url_version + '/js/lib/xiti/4.4.007/xtclicks.js', loadCore);
                        });
                    })
                }
            };
        })(blockAdBlock);

        xtnv = document;
        xtsd = (document.location.protocol === 'http:') ? 'http://logc2' : 'https://logs13';
        xtsite = function() {
            var viewPortWitdh = Math.max(document.documentElement.clientWidth, window.innerWidth || 0);
            var breakpoints = lmd.context.page.xiti.xtbreakpoints || {};
            var xtsite = lmd.context.page.xiti.xtsite;

            for (var device in breakpoints) {
                var isValidBreakpoint = true;

                if (breakpoints[device]['min']) {
= breakpoints[device]['min'];
                }

                if (isValidBreakpoint && breakpoints[device]['max']) {
                    isValidBreakpoint = viewPortWitdh                 }

                if (isValidBreakpoint) {
                    xtsite = lmd.context.page.xiti.xtsites[device];
                    break;
                }
            }

            lmd.context.page.xiti.xtsite = xtsite;

            return xtsite;
        }();
        xtn2 = lmd.context.page.xiti.xtn2; 
        xtcustom = lmd.context.page.xiti.xtcustom; 
        xtpage = lmd.context.page.xiti.xtpage; 
        xtergo = lmd.context.page.xiti.xtergo ? '1' : '0'; 
        xtdi ='';
        window.xt_an = ''; 
        window.xt_ac = ''; 

        window.xt_multc = lmd.context.page.xiti.xt_multc;
        if (window.xt_multc === null) {
            window.xt_multc = '';
        }

        xt_tag = lmd.context.page.xiti.xt_tag; 
        if (xt_tag != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&tag=' + xt_tag;
            } else {
                window.xtparam = '&tag=' + xt_tag;
            }
        }
        var x12 = lmd.context.page.xiti.x12;
        if (x12 != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&x12=' + x12;
            } else {
                window.xtparam = '&x12=' + x12;
            }
        }

        var x5 = lmd.context.page.xiti.x5;
        if (x5 != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&x5=' + x5;
            } else {
                window.xtparam = '&x5=' + x5;
            }
        }

        var element = false;
        var restreint = false;
        var tdb_user_id = '';

        if (typeof lmd === 'undefined' || lmd === '') {
            xiti.init();
        } else {
            if (lmd.context !== undefined && lmd.context !== null && lmd.context.element !== undefined && lmd.context.element !== null && lmd.context.element.restreint !== undefined) {
                element = true;
                restreint = lmd.context.element.restreint;
            }

            tdb_user_id = (document.cookie.match('(^|; )tdb_user_id=([^;]*)') || 0)[2];
            if (tdb_user_id === undefined || tdb_user_id === '') {
                if (element) {
                    window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? '24' : '13');
                }
                xiti.init();
            } else {
                require(['jquery', 'lmd/core/auth'], function ($, a) {
                    a.loadUser().done(function () {
                        var params;
                        var user = a.user;
                        if (user !== null) {
                            if (typeof user.magento_id !== "undefined" && user.magento_id) {
                                window.xt_an = user.magento_id;
                            } else {
                                window.xt_an = '';
                            }

                            if ('inscrit' === user.type) {
                                window.xt_ac = xiti.type.inscrits;

                                if (element) {
                                    params = { 'item_id': lmd.context.element.id };
                                    $.getJSON('/ws/1/restreint/verif_item/', params).done($.proxy(function (response) {
 0;
                                        window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? (achat_acte ? '23' : '24') : '13');

                                        xiti.init();
                                    }, this));
                                } else {
                                    xiti.init();
                                }
                            }

                            else if (user.type === 'abonne') {
                                if (typeof user.selection_code !== "undefined" && user.selection_code) {
                                    window.xt_ac = user.selection_code;
                                }

                                if (element) {
                                    window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? '23' : '13');
                                }

                                xiti.init();
                            }
                        } else {
                            xiti.init();
                        }
                    });
                });
            }
        }








        (function (w) {
            require(
                ['lmd/module/xiti/navigation'],
                function (xiti) {

                    switch(w.lmd.context.pageType) {
                        case 'Rubrique_Une': {
                            xiti.trackHome();
                            break;
                        }
                        case 'Element': {
                            var type = w.lmd.context.element.type.nom;

                            if (type === 'live') {
                                xiti.trackLive();
                            } else if (type === 'article') {
                                if (w.lmd.context.application === "abonnes") {
                                    xiti.trackArticleAbonne();
                                } else if (w.lmd.context.element.restreint) {
                                    xiti.trackArticleRestreint();
                                } else {
                                    xiti.trackArticle();
                                }
                            }

                            break;
                        }
                    }
                });
        }(window));




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’Elysée a dit être parvenu à un accord avec les présidents de l’Assemblée et du Sénat pour une réduction de 30 % du nombre de parlementaires, ce que conteste de M. Larcher.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

Réduction du nombre de parlementaires : l’Elysée annonce un accord, l’entourage de Larcher dément

L’Elysée a dit être parvenu à un accord avec les présidents de l’Assemblée et du Sénat pour une réduction de 30 % du nombre de parlementaires, ce que conteste de M. Larcher.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 13h55
   





                        


Le président Emmanuel Macron, le président de l’Assemblée, François de Rugy, et le président du Sénat, Gérard Larcher, ont trouvé un accord pour une réduction de 30 % du nombre de parlementaires, a annoncé l’Elysée à l’issue d’une rencontre vendredi 30 mars. « La réunion a permis d’avancer dans le travail de convergence mené depuis plusieurs semaines » et « on a une dynamique très constructive », a expliqué l’Elysée.
L’entourage de M. Larcher a cependant démenti cet accord auprès du Monde : « Contrairement à ce qu’affirme l’Elysée, il n’y a pas d’accord sur la baisse du nombre de parlementaires à hauteur de 30 %. C’est un point encore en discussion. »
Selon l’Elysée, Edouard Philippe présentera autour du 4 avril les textes de la réforme des institutions promise par Emmanuel Macron.
Le premier ministre présentera « les trois textes », projets de loi constitutionnelle, organique et simple, qui permettront de « respecter les engagements pris par le président de la République au cours de sa campagne » et répétés devant le Congrès en juillet : la réduction du nombre de parlementaires (dont l’arbitrage est désormais connu), le non-cumul des mandats dans le temps et l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives.
Dans ses pistes présentées au début de mars aux principaux responsables parlementaires, Edouard Philippe avait proposé 25 % à 33 % de réduction du nombre de députés et sénateurs, et 10 % à 25 % de proportionnelle. M. Larcher, président du Sénat Les Républicains, presse pour un taux bas, quand M. Rugy ainsi que le président du MoDem et allié d’Emmanuel Macron, François Bayrou, demandent 25 %.

        Lire aussi :
         

                La réforme des institutions tourne au casse-tête






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » prévoit par ailleurs de supprimer des obligations pour les personnes détachées sur tout l’Hexagone.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
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Travailleurs détachés : vers des règles plus souples dans les zones frontalières

Le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » prévoit par ailleurs de supprimer des obligations pour les personnes détachées sur tout l’Hexagone.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h36
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
D’éminents juristes trouvent que cette mesure est plutôt intrigante. Dans le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », qui vient d’être transmis au Conseil d’Etat, le gouvernement a inscrit des dispositions destinées à assouplir, dans des cas bien précis, les règles applicables aux travailleurs détachés. L’une d’elles prévoit notamment que des dérogations seront possibles dans les « zones frontalières », en vertu d’« un accord international ». « Il y a comme l’impression curieuse que la France fait sa tambouille dans son coin », commente, à chaud, un universitaire.
Les entreprises établies hors de l’Hexagone peuvent détacher temporairement du personnel sur notre territoire. Elles sont alors tenues de suivre diverses étapes : remplir une déclaration préalable de détachement, désigner un représentant chargé de faire le lien avec les services de l’Etat, produire des documents traduits en français, etc. Une « carte d’identification professionnelle » doit par ailleurs être remise au salarié s’il travaille dans le bâtiment. Ces quatre exigences administratives, le gouvernement souhaite qu’elles puissent être « aménagées par voie d’accord international » pour les entreprises implantées à proximité de nos frontières (l’accord en question précisant l’étendue de la zone concernée).
Il s’agit d’« adapter la situation particulière des frontaliers qui sont susceptibles de passer la frontière plusieurs fois dans la semaine, avec des prestations de service très courtes », explique-t-on dans l’entourage de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. Le but est de faciliter « des démarches » à accomplir avant les « interventions sur le territoire », ajoute-t-on, en soulignant que les droits des détachés restent inchangés et que l’ensemble des mesures relatives au détachement dans le projet de loi cherchent « surtout à renforcer les sanctions et les pouvoirs...




                        

                        


<article-nb="2018/03/30/16-11">
<filnamedate="20180330"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180330"><AAMMJJHH="2018033016">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Editorial. Elu, jeudi 29 mars, premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure hérite d’une maison désertée par ses occupants où tout est à reconstruire, des fondations au plafond.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

Le PS face à un défi existentiel

Editorial. Elu, jeudi 29 mars, premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure hérite d’une maison désertée par ses occupants où tout est à reconstruire, des fondations au plafond.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 12h30
   





                        



   


Editorial du « Monde ». S’il aime les métaphores, Olivier Faure pourrait reprendre les paroles d’une chanson de Michel Polnareff, Dans la maison vide (1969) : « Dans la maison vide, (...) je passe ma vie à regarder les oiseaux qui passent comme des menaces et (...) je n’attends personne. »
Elu, jeudi 29 mars, premier secrétaire du Parti socialiste, lors d’un second tour de scrutin où il était seul en lice, le président du groupe Nouvelle Gauche de l’Assemblée nationale hérite d’une maison en ruine, où tout est à reconstruire, des fondations au plafond, une chaumière délabrée, désertée par ses occupants – il n’y a eu qu’un peu plus de 35 000 votants –, cernée par des « oiseaux qui passent comme des menaces » et se nomment Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, ou encore le moineau Benoît Hamon.

        Lire aussi :
         

                Avec Olivier Faure, les militants du PS « n’attendent pas un candidat pour 2022 »



A première vue, l’élection d’Olivier Faure, 49 ans, est une bonne nouvelle pour ce parti qui, entre 2012 et 2017, a perdu tous les leviers de pouvoir dont il disposait : l’Elysée, Matignon, l’Assemblée nationale, le Sénat, la plupart des régions, la majorité des départements et des grandes villes. Aussi invisible qu’inaudible depuis sa débâcle électorale de 2017, le PS a enfin un chef, qui sera intronisé au congrès d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le 7 avril.
Un parti qui n’a plus d’identité affirmée
Le premier tour de scrutin, le 15 mars, a montré que le noyau dur des militants qui n’ont pas quitté le parti d’Epinay est majoritairement « hollandais », M. Faure et son principal concurrent, Stéphane Le Foll, ancien ministre de l’agriculture de François Hollande, ayant recueilli près de 75 % des suffrages. Le député de Seine-et-Marne est assuré de l’appui de 68 fédérations sur 103 et disposera d’une majorité confortable, mais hétérogène – allant de Jean-Marc Ayrault à Martine Aubry –, dans les instances de direction. Mais les défis qui l’attendent sont gigantesques.

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Le PS n’a plus d’identité affirmée. Dans une gauche plus que jamais éclatée, ce n’est plus lui mais La France insoumise qui est en position hégémonique. Le Parti communiste et Europe Ecologie-Les Verts sont moribonds. Il lui faudra reconquérir un espace dans un paysage où une grande partie de ses électeurs, et même de ses élus, ont rallié M. Macron ou M. Mélenchon. Quelle sera la stratégie d’alliance de M. Faure alors que, aux élections européennes de 2019, le PS court le risque de se retrouver derrière Génération.s de M. Hamon ? Cela suppose que, dans un premier temps, il opère ce que François Hollande appelle « une clarification » sur sa conception de l’Europe, un sujet qui a déchiré le parti depuis 1983, avec le tournant de la rigueur, et plus encore lors du référendum de 2005.

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A juste titre, M. Faure veut « rassembler », mais l’unité qu’il semble incarner grâce à son profil très consensuel est, à ce stade, un leurre. Le député, qui s’est abstenu sur le vote de confiance au gouvernement d’Edouard Philippe, prône une opposition « responsable », et non « pavlovienne », à M. Macron. Une position qui a toutes les chances d’entraîner, au lendemain du congrès d’Aubervilliers, le départ du dernier carré d’« hamonistes », qui, comme la majorité du Mouvement des jeunes socialistes, va rejoindre M. Hamon. Et il y a encore des socialistes qui sont séduits par En marche ! Dans une Europe où la social-démocratie est partout en crise, Olivier Faure va devoir redéfinir l’identité « réformiste » du PS. La refondation est à ce prix, comme un défi existentiel ou une mission impossible.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les députés LRM souhaitent avoir un outil de chiffrage économique pour être à égalité avec le gouvernement.
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Budget : l’Assemblée veut sa propre évaluation

Les députés LRM souhaitent avoir un outil de chiffrage économique pour être à égalité avec le gouvernement.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h31
    |

            Manon Rescan et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
C’est devenu une antienne de la nouvelle Assemblée élue en juin 2017 : donner aux députés les moyens de mieux faire leur travail. Les élus de La République en marche (LRM) en ont fait l’un de leurs chevaux de bataille. Dernière initiative en date, jeudi 29 mars, celle de la députée de l’Essonne Amélie de Montchalin. A ses collègues du groupe de travail sur le renforcement des moyens de contrôle et d’évaluation des députés, censé enrichir la révision constitutionnelle en cours d’arbitrage par le gouvernement, la chef de file LRM à la commission des finances a présenté des pistes pour créer une « cellule d’évaluation budgétaire ».
Objectif : mettre sur pied, d’ici le prochain projet de loi de finances (PLF) à l’automne, « une équipe indépendante de chiffrage économique et financier de cinq à huit personnes, composée d’économistes et de statisticiens, comme cela existe aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. Il s’agit d’installer le Parlement sur un pied d’égalité avec le gouvernement », a indiqué Mme de Montchalin à ses collègues. Ces experts, du type de ceux qui travaillent à l’Insee, pourraient être saisis par la majorité comme par l’opposition, afin de fournir aux députés un « traitement indépendant des données des administrations ».
« Dans le brouillard »
De quoi leur permettre de déterminer si la trajectoire budgétaire établie par le gouvernement est réaliste, avant d’en débattre en commission et dans l’Hémicycle. L’idée est aussi d’expertiser les textes présentés par le gouvernement et de chiffrer le coût des mesures fiscales proposées par les députés par l’intermédiaire d’amendements.
Cette réflexion, a priori technique, renvoie aux débats très concrets ayant émaillé le premier marathon budgétaire d’En marche !, d’octobre à décembre 2017. Lors de ce baptême du feu, le groupe majoritaire avait été confronté aux critiques récurrentes de l’opposition, notamment sur la suppression de l’ISF et la baisse de la fiscalité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le groupe Les Républicains défend deux propositions de loi afin notamment de defiscaliser les heures supplémentaires.
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A l’Assemblée, la droite lance son offensive sur le pouvoir d’achat

Le groupe Les Républicains défend deux propositions de loi afin notamment de defiscaliser les heures supplémentaires.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h23
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Hors de question de laisser passer l’opportunité… Alors que l’exécutif se trouve en difficulté sur la thématique du pouvoir d’achat dans un contexte social tendu, la droite lance une offensive sur ce sujet. Les députés Les Républicains (LR) ont décidé de mettre cette thématique au cœur de leur prochaine « niche » parlementaire à l’Assemblée, en déposant deux propositions de loi, qui seront débattues le 5 avril, en séance publique.
La plus emblématique vise à défiscaliser les heures supplémentaires et à les exonérer de cotisations sociales dès 2019 pour « redonner du pouvoir d’achat aux Français et atténuer l’effet des mesures fiscales du gouvernement », notamment la hausse de la CSG, des prix des carburants, du tabac et des timbres depuis le début de l’année.
Portée par le député de l’Aisne, Julien Dive, et cosignée par l’ensemble du groupe LR, cette proposition de loi vise à restaurer le dispositif mis en place par Nicolas Sarkozy en 2007 et abrogé par François Hollande en 2012. Pour M. Dive, cette mesure aurait « un double intérêt ». « Elle permettrait aux travailleurs des classes moyennes et populaires d’obtenir un réel gain de pouvoir d’achat, et d’améliorer la compétitivité des entreprises en réduisant les cotisations sociales patronales », souligne ce proche du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.
Sous l’impulsion des députés La République en marche (LRM), la commission des affaires sociales a rejeté ce texte, mercredi 28 mars. L’issue, prévisible, offre une occasion à la droite de pilonner le pouvoir. « Cela nous permet de mettre l’exécutif devant ses insuffisances en termes de pouvoir d’achat et de lui rappeler la nécessité de valoriser la valeur travail », observe le député LR de l’Yonne, Guillaume Larrivé.
Coup de pouce
La majorité a justifié son refus en mettant en avant « le coût exorbitant » d’une telle mesure pour les finances publiques. Les macronistes veulent surtout temporiser alors que le gouvernement prépare son propre dispositif : l’exécutif souhaite rétablir uniquement l’exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires – et non la défiscalisation – à l’horizon 2020.
Une telle réforme serait moins coûteuse pour l’Etat que celle proposée par M. Dive (près de 3,5 milliards par an contre 4,5 milliards) puisque le coup de pouce serait soumis à l’impôt sur le revenu. Le 11 mars, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait justifié la mise en œuvre de la « désocialisation » des heures supplémentaires en 2020 – et pas avant – par la nécessité du « sérieux budgétaire », afin de ramener le déficit public sous la barre des 3 %.
Alors que le gouvernement a supprimé l’ISF à l’automne 2017 (pour un coût de 3 milliards d’euros), M. Dive estime qu’il aurait été plus judicieux d’« inverser le calendrier » pour donner d’abord un coup de pouce aux travailleurs populaires : « Macron aurait dû instaurer la mesure sur les heures sup’ dès le début de son quinquennat, et celle sur l’ISF en 2020 ! »
Son texte sera débattu dans l’Hémicycle le 5 avril, comme l’autre proposition de loi de LR sur le pouvoir d’achat. Présentée par le député du Loir-et-Cher, Guillaume Peltier, celle-ci vise à créer un « ticket carburant » à destination des territoires ruraux qui serait en partie pris en charge par les entreprises sur le modèle du « ticket-restaurant » afin de compenser la hausse des carburants.
Mais il n’est pas exclu que cette offensive de la droite fasse rejaillir le débat qui existe au sein de la majorité sur la thématique du pouvoir d’achat. Début février, la présidente LRM de la commission des affaires sociales, Brigitte Bourguignon, a soutenu dans Le Figaro une « désocialisation » des heures supplémentaires « dès le 1er janvier 2019 », jugeant que son instauration en 2020 serait « un peu tard pour marquer les esprits ». Dans un entretien aux Echos, publié le 13 mars, Manuel Valls a, lui, plaidé pour « l’exonération des cotisations sociales et la défiscalisation des heures supplémentaires de l’impôt sur le revenu, et ce dès 2019 ». Soit la même mesure que celle proposée par les députés LR.



                            


                        

                        


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Le PS, une affaire de famille

Chez les Geffroy, le militantisme se transmet de génération en génération, du grand-père inscrit au MRP à la petite-fille hamoniste.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h16
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            
L’engagement est un héritage et une mission dans la famille Geffroy. Celui entamé par les grands-parents, puis le père et la fille. Dans cette famille de paysans catholiques, on fut d’abord au Mouvement républicain populaire (MRP) de Georges Bidault avant d’être socialiste. A quelques jours d’un congrès vital pour le PS, Jean-Yves et Rozenn Geffroy racontent leurs années de militantisme enthousiaste avant que ne vienne le temps des déceptions. Avec chacun son mentor : pour lui, ses « héros » furent Edgard Pisani et Stéphane Le Foll. Elle a suivi Benoît Hamon jusqu’à ce qu’il abandonne le PS.
Jean-Yves a grandi dans une famille d’agriculteurs-éleveurs d’une petite commune de droite près de Guingamp (Côtes-d’Armor). Chez lui, on lisait Ouest-France mais on était inscrit à la mutuelle de Saint-Brieuc qui penchait à gauche plutôt qu’à celle de Landerneau qu’on trouvait trop droitière. Le père est élu municipal MRP et vante les valeurs de partage et de solidarité. C’est ce courant qui fondera en partie le PS en Bretagne. Mais c’est d’abord vers le Parti socialiste unifié (PSU) de Michel Rocard que le jeune agriculteur se tourne : « C’était pagaillou mais passionnant », se souvient le retraité. Avec l’élection de François Mitterrand, il passe au PS et crée une section à Bréal-sous-Montfort, où il s’est installé pour élever des moutons. L’Ille-et-Vilaine est alors tenue par Alain Madelin et reste une terre de conquête pour la gauche. « Canton après canton, nous avons construit patiemment notre implantation. Moi, j’ai tenté quatre fois la municipale, mais être agriculteur et socialiste ne faisait pas bon ménage », raconte celui qui demeurera simple conseiller municipal d’opposition. C’est dans l’appareil PS local qu’il s’épanouira : responsable de section, conseiller fédéral puis responsable de la commission nationale agriculture. Sa grande fierté reste sa participation à la rédaction du programme de Ségolène Royal.

« Sévère...



                        

                        


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Avec Olivier Faure, les militants du PS « n’attendent pas un candidat pour 2022 »

Les militants socialistes qui ont voté pour le nouveau premier secrétaire du parti sont conscients de ses limites, mais attendent un vrai programme de refondation.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 11h22
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
« On va gagner, on va gagner ! » Il est rare, dans la période actuelle, d’entendre autant d’enthousiasme chez les militants socialistes. Ce mercredi 28 mars au soir, au siège de la fédération de Haute-Garonne, à Toulouse, pourtant, les applaudissements sont longs et nourris. Ils s’adressent à Joël Aviragnet, réélu le 18 mars au terme d’une élection législative partielle qu’il a gagnée avec plus de 70 % des voix face au candidat de La République en marche. L’espoir du Parti socialiste. « Pour la première fois, on a relevé la tête, il n’y a plus de malédiction ! », félicite Olivier Faure, élu premier secrétaire du parti jeudi 29 mars, et qui était venu achever sa campagne ici, sur les bords de la Garonne, comme le prévoit la tradition socialiste.

« Calmez-vous quand même », ronchonne un électeur d’Emmanuel Maurel, qui n’applaudira pas de la soirée. La scène est à l’image du Parti socialiste (PS) de Haute-Garonne : enjoué, mais pas trop. « On a une fédération qui tourne, un bon réseau d’élus, une partielle encourageante, mais on n’oublie pas les départements sinistrés », résume Thierry Suaud, maire de Portet-sur-Garonne, à l’entrée de la réunion. Comme 75 % des militants du département, il a voté pour Olivier Faure dès le premier tour. Ce bastion socialiste, terre de Jaurès, omniprésent dans les discours des élus et des militants, est la fédération qui a apporté le plus de voix au futur premier secrétaire, juste devant le Nord.

« Il va redonner la parole aux militants »
Il faut dire que M. Faure s’est très vite emparé du travail de refondation qui avait été réalisé dès le mois de septembre par le premier secrétaire fédéral, Sébastien Vincini, qui a lancé une plate-forme participative de réflexion en ligne, auprès de ses militants puis d’autres fédérations. « S’il y a une renaissance, rappelez-vous qu’elle aura commencé ici, dans ces territoires de Comminges, avec Joël », loue M. Faure, longuement...




                        

                        


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La défense douteuse du « verrou de Bercy » par Gérald Darmanin

Le ministre des comptes publics assure, à tort, que les fraudes fiscales qui échappent aux poursuites judiciaires portent sur de faibles sommes.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 09h17
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 11h15
    |

            Maxime Vaudano








                        


Le grand feuilleton du « verrou de Bercy » ne semble pas prêt de se clore. Si de plus en plus de députés s’interrogent sur l’opportunité de supprimer ce régime d’exception, qui confère au fisc le monopole en matière de poursuites pénales pour fraude fiscale, le gouvernement y est strictement opposé. Le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, l’a répété jeudi 29 mars sur France Inter, en minorant le problème posé par ce fameux « verrou ».


Savez-vous ce qu’est le verrou de Bercy ?

Oui
Non


Bravo ! Voulez-vous quand même vous rafraîchir la mémoire ?

Oui



En France, la fraude fiscale ne peut pas donner lieu à des poursuites judiciaires à l’initiative d’un procureur ou d’une victime, contrairement à tous les autres infractions punies par la loi. Le ministre des finances (Bercy) dispose en la matière d’un monopole sur l’engagement des poursuites : cela signifie que des poursuites ne peuvent être engagées contre un fraudeur que si Bercy le demande à un procureur.
Cette pratique singulière remonte aux années 1920, et vise à faciliter le travail du fisc. En agitant le chiffon rouge des poursuites judiciaires, Bercy peut en effet faire pression sur les fraudeurs pour qu’ils reconnaissent leur culpabilité, remboursent l’impôt évité et paient des amendes.
Mais ce « verrou de Bercy » est également vivement contesté pour son manque de transparence : il entretient des soupçons sur le traitement accordé aux fraudeurs fiscaux, des justiciables « à part » dont le sort est scellé dans le secret de Bercy.
En savoir plus sur le sujet




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CE QU’IL A DIT
Pour justifier le fait que de nombreuses affaires de fraude fiscale sont réglées dans le secret de Bercy, sans passer par la case procès, M. Darmanin établit un distinguo entre les grandes et les petites affaires. Selon lui, « les plus grandes plaintes, les plus médiatiques, sont transmises à la justice », tandis que le fisc conserve le monopole sur les affaires « les moins importantes, en général moins de 100 000 euros », dans lesquelles les fraudeurs doivent rembourser les sommes évadées et payer une amende, mais évitent le procès.
A en croire le ministre, le verrou de Bercy n’offre donc pas d’échappatoire aux « gros poissons », comme l’affirment ses détracteurs.
POURQUOI C’EST BIAISÉ
Bien que parcellaires, les informations dont on dispose sur la façon dont Bercy gère les dossiers de fraude fiscale permettent de douter des affirmations de Gérald Darmanin. Et notamment grâce aux chiffres transmis aux députés dans le cadre de la mission d’information parlementaire, qui travaille en ce moment sur le verrou de Bercy, relayés en février par le site Dalloz actualité.
Un cas sur cinq en justice
Ainsi, en 2017, seul 20 % des cas de fraude portant sur des montants supérieurs à 100 000 euros (874 sur 4 423) ont été proposés par le fisc à la commission des infractions fiscales (CIF), un « filtre » chargé d’accepter (95 %) ou de refuser (5 %) la transmission des affaires à la justice. Ce qui a laissé quatre gros fraudeurs sur cinq régler leur contentieux directement par une amende (parfois très lourde) sans devoir aller en justice.

   


Une « cellule de dégrisement fiscal »
Les plus gros fraudeurs échappent-ils à la justice grâce à ce « verrou » ? Impossible de le savoir, car Bercy ne communique pas la répartition des poursuites en fonction de l’importance des sommes évadées.
Le député centriste Charles de Courson, ancien rapporteur à la CIF, a toutefois révélé, à l’été 2017, que Bercy ne renvoyait « jamais de gros poissons » en justice. « Pourquoi ? Parce que Bercy leur donne le choix : soit ils paient, soit ils sont renvoyés devant la commission des infractions fiscales. »
Les exemples récents semblent, empiriquement, confirmer son sentiment. Ainsi, parmi les 415 fraudeurs fiscaux identifiés par le fisc à la suite de l’enquête des « Panama papers », en 2016, un seul a, à notre connaissance, été renvoyé en procès : l’industriel Gérard Autajon, condamné à l’été 2017.
L’un des facteurs à l’origine du faible recours aux poursuites judiciaires est l’existence, entre 2013 et 2017, d’une « cellule de dégrisement fiscal », qui permettait aux fraudeurs de régulariser volontairement leur situation fiscale en échange d’une quasi-immunité pénale. En près de cinq ans, plus de 50 000 particuliers auront pu bénéficier de ce dispositif et éviter les poursuites en justice. Or, selon les derniers chiffres de Bercy, le montant moyen de ces dossiers s’élevait à 500 000 euros… soit cinq fois le seuil évoqué par Gérald Darmanin.
Après la fermeture de ladite « cellule de dégrisement », le 31 décembre 2017, le fisc pourrait en revanche être incité à judiciariser davantage les dossiers de fraude fiscale à l’avenir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’Eure, le Loiret, la Moselle, les Vosges, la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et la Guyane sont des territoires prioritaires.
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Le plan « Culture près de chez vous » dévoilé

L’Eure, le Loiret, la Moselle, les Vosges, la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et la Guyane sont des territoires prioritaires.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 08h22
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 09h40
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a présenté, jeudi 29 mars à la Grande Halle de La Villette, à Paris, le plan « Culture près de chez vous », qui vise à mieux « irriguer » les territoires les moins dotés en matière artistique et culturelle. Son grand principe : aller à la rencontre des publics par l’itinérance.
« Dans la lutte contre l’inégalité de l’accès à la culture, on a baissé les prix, jusqu’à la gratuité. Beaucoup d’efforts sur les barrières financières ont été faits, et ils n’ont pas servi à rien, mais cela ne suffit pas. La décentralisation était nécessaire, mais ça ne suffit pas. La ségrégation culturelle passe aussi par des inégalités géographiques », déclare Mme Nyssen. « Les droits culturels ne sont pas des droits accessoires, il faut faire vivre la culture loin des dorures », affirme-t-elle, volontariste.
Soulignant que l’action du ministère reste fortement parisienne, francilienne et urbaine, avec quelque 139 euros dépensés par habitant et par an, contre 15 euros en région, elle annonce des « mesures pour aller là où nous ne sommes pas, malgré une soif de culture ».
Françoise Nyssen, ministre de la culture : « Les droits culturels ne sont pas des droits accessoires, il faut faire vivre la culture loin des dorures »
Le ministère a cartographié les équipements culturels publics par bassin de vie, afin d’identifier les « zones blanches du service public culturel », c’est-à-dire là où il y a moins d’un équipement culturel public pour 10 000 habitants. Le ministère en fera des « territoires culturels prioritaires », vers lesquels seront déployés « de nouveaux moyens au service d’une politique publique de circulation des artistes et des œuvres ». Au nombre de 86, ces « territoires culturels prioritaires » sont pour moitié concentrés dans huit départements : l’Eure, le Loiret, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la Moselle, les Vosges et La Réunion.
Ce nouveau maillage, qui implique un rapprochement avec les acteurs locaux (structures culturelles, associations, collectivités…), s’appuiera sur trois grands principes : des « artistes et la culture sur les routes de France », la circulation des œuvres et un déploiement à travers toute la France de « Micro-Folies », ces maisons de la culture modulables lancées en 2017, qui incluent des musées numériques de proximité – la ministre annonce au passage que 200 d’entre elles seront déployées à terme. Cette ­politique engagera notamment les établissements publics nationaux du spectacle vivant (Chaillot, Comédie-Française, Opéra de Paris…), dont les spectacles tourneront davantage en région. Les labels musicaux seront mobilisés pour soutenir les scènes des territoires et le ministère évoque l’organisation de master class avec les artistes.
Crédits supplémentaires
Ce plan mobilisera des moyens nouveaux de la part du ministère : 6,5 millions de crédits déconcentrés supplémentaires dès 2018, avec un accroissement tous les ans pour atteindre 10 millions en 2022. Tandis que les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) seront « le moteur de cette nouvelle étape de la décentrali­sation culturelle », un commissaire général sera prochainement nommé par la ministre pour proposer, « en concertation avec les grands musées nationaux, un catalogue des œuvres iconiques des collections nationales destinées à circuler dans les territoires au sein de lieux d’accueil muséaux ou non muséaux ».
Ce « catalogue des désirs » sera présenté à l’occasion de la Nuit européenne des musées 2018, le 19 mai. Premier signe de cette nouvelle approche : le 21 juin, jour de la Fête de la musique, plutôt que le traditionnel grand ­concert aux abords du ministère, une dizaine de concerts seront organisés à travers la France.

        Lire aussi la chronique de Michel Guerrin :
         

          « Françoise Nyssen a des convictions et des idées, plus que d’autres dans le passé. Mais elle rame »



Sur le Web : www.culture.gouv.fr/Actualites/Culture-pres-de-chez-vous-un-plan-pour-l-itinerance-des-oeuvres-et-des-artistes



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le Palais de justice de Paris déménagera mi-avril pour un bâtiment ultramoderne situé dans le 17e arrondissement. Pascale Robert-Diard se remémore ses années passées à arpenter couloirs et salles d’audience dans cette institution. Entre grandes affaires et justice ordinaire, un petit morceau de l’histoire du pays s’y lit.
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Le Monde
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                  30.03.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 08h49


Le Palais de justice de Paris déménagera mi-avril pour un bâtiment ultramoderne situé dans le 17e arrondissement. Pascale Robert-Diard se remémore ses années passées à arpenter couloirs et salles d’audience dans cette institution. Entre grandes affaires et justice ordinaire, un petit morceau de l’histoire du pays s’y lit.

Par             Pascale Robert-Diard





                     

Je me suis résolue il y a quelques mois à changer la photo de ma carte de membre de l’association de la presse judiciaire, je surprenais trop souvent l’étonnement du garde à l’entrée, lorsqu’il abaissait les yeux sur le cliché et les relevait sur moi. La photo datait de quinze ans. Pour situer, elle avait connu la réélection de Jacques Chirac à la présidence de la République, la fin du franc et Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain.
A l’époque, l’avocat Jacques Vergès s’amusait de la terreur qu’il suscitait et la notoriété d’Eric Dupond-Moretti ne dépassait pas l’arrondissement de Lille. Au deuxième étage de la prison de la Santé, Alfred Sirven, tout juste arrêté après une longue cavale aux Philippines, attendait son procès dans l’affaire Elf en jouant aux cartes avec l’ancien préfet de police Maurice Papon et Jacques Crozemarie, l’ex-président de l’Association pour la recherche sur le cancer (ARC).

Dans les cabinets des juges d’instruction, les avocats de voyous – Pierre Haïk, Thierry Herzog, Jean-Yves Le Borgne, Patrick Maisonneuve, Olivier Metzner, Francis Szpiner, Hervé Temime – reconvertis en avocats des puissants ferraillaient dans les dossiers politico-financiers qui menaçaient tout l’échiquier politique et une poignée de grands patrons. Jérôme Kerviel devenait assistant tradeur à la Société générale. Charlie Hebdo publiait un hors-série titré 10 ans de bonheur. Tous ces noms-là et des centaines d’autres – célèbres et anonymes – allaient bientôt noircir mes carnets.
Lorsque j’ai franchi pour la première fois les grilles, je me souvenais de ces lignes du chroniqueur judiciaire Jean-Paul Lacroix, dans son Palais indiscret (1965) : « Le palais est notre sixième scène nationale. On y joue tous les jours en matinée, la tragédie et le vaudeville. Et pas en alternance, comme au Français, simultanément. »
A l’heure où le tribunal de grande instance de Paris fait ses cartons pour...





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Dans plusieurs universités, la mobilisation contre la réforme se durcit et le climat se tend

A Paris, Montpellier ou Toulouse, des assemblées générales d’étudiants ont voté la poursuite des blocages.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 10h31
    |

            Camille Stromboni








                        



   


Ils étaient près d’un millier, jeudi 29 mars, à voter la poursuite du blocage à Tolbiac, à Paris. Le site, sur lequel trône la tour de vingt-deux étages de l’université Panthéon-Sorbonne, est bloqué depuis le début de la semaine pour s’opposer à la réforme de l’accès à l’université, tout juste promulguée. Il le restera au moins jusqu’à mardi 3 avril, ont tranché étudiants et personnels lors d’une assemblée générale. « Une réussite », se réjouit Jaspal de Oliveira Gill, présidente de la section du syndicat étudiant UNEF de l’établissement.
« La situation est ingérable, ça peut dégénérer à tout moment, lâche à l’inverse son président, Georges Haddad, extrêmement inquiet de l’occupation du bâtiment. Je ne peux pas assurer la sécurité du site, nos personnels ne sont pas assez nombreux, nous sommes complètement lâchés par nos autorités de tutelle. » Le responsable n’exclut pas de recourir à la police en cas de danger pour les personnes ou les biens.
Le climat s’est tendu ces derniers jours dans les universités. Assez pour que la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, en appelle à « l’apaisement », sur Franceinfo, jeudi, tout en marquant deux « lignes rouges » à ne pas franchir : « pas de violence dans les établissements » et « que les examens aient lieu dans les meilleures conditions ».
Blocage « illimité »
Les violences survenues le 22 mars à la faculté de droit de Montpellier, lors de l’évacuation d’une trentaine d’étudiants qui occupait l’amphithéâtre de droit durant la nuit, par une dizaine d’hommes cagoulés et armés, apparaissent déjà comme un catalyseur d’une contestation jusqu’ici limitée dans les universités. Ces derniers jours, près d’une dizaine d’établissements rencontrent des situations de blocage ou des perturbations, sans compter divers rassemblements d’étudiants en solidarité à leurs camarades héraultais.

        Lire aussi :
         

                Violences à l’université de Montpellier : « On a peur rien qu’à l’idée d’aller à notre propre fac »



La mobilisation est en train de monter, assure-t-on du côté des étudiants qui s’opposent, depuis plusieurs mois, à la réforme des règles d’accès à l’université, dénoncée comme celle de la sélection. « Elle prend plus fortement qu’attendu, reconnaît un observateur du monde universitaire. Mais cela reste concentré dans les établissements d’arts, de lettres, et de sciences humaines et sociales, avec deux points de crispation : Toulouse et Montpellier. »
Le Mirail (Toulouse Jean-Jaurès) et Paul-Valéry (Montpellier-III), les deux grandes universités de sciences humaines traditionnellement engagées à gauche, sont déjà à l’arrêt depuis plusieurs semaines, et viennent chacune de reconduire le blocage. « Illimité », ont acté les quelque 2 500 étudiants et personnels installés sur la pelouse du campus montpelliérain, mardi 27 mars, jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues, au premier rang desquelles le retrait de la loi et la démission du président de leur établissement, accusé de mettre en œuvre cette nouvelle « sélection ».
Jusqu’au 3 avril, a décidé de son côté le millier de personnes réunies jeudi dans le grand amphi du Mirail, tout en se prononçant pour une manifestation unitaire avec les cheminots à cette même date. La situation a pris une tournure particulière à Toulouse, où le mouvement de grève des personnels a débuté il y a trois mois, d’abord par une opposition au projet de fusion de l’université avec d’autres établissements. Pour sortir de cette « paralysie », alors que le budget n’a pu être voté, le ministère a récemment dissous les conseils de gouvernance du Mirail, et par là même écarté son président, avant d’y nommer un administrateur provisoire. Une décision qui a été dénoncée par les bloqueurs du site comme une mise sous tutelle autoritaire.

        Lire aussi :
         

                A Toulouse, la paralysie de l’université du Mirail



D’autres campus de lettres et de sciences humaines se sont ajoutés progressivement à la liste des universités bloquées, parfois ponctuellement ou en permanence, à Nantes, à Nancy, ou encore à Bordeaux, sur le site de la Victoire.
« La mobilisation se renforce avec un gouvernement qui accentue les tensions en ne laissant aucune place au dialogue », estime Annliese Nef, enseignante-chercheuse à l’université Paris-I opposée à la réforme. « Mais les étudiants réagissent aussi à la manière dont ils sont traités, avec violence, sur différents campus en France », ajoute-t-elle, en référence aux « interventions policières qui se sont produites à Bordeaux ou à Dijon ».
Craintes sur la tenue des partiels
« Il y a une convergence de plusieurs éléments, estime Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup, syndicat d’enseignants et personnels de l’enseignement supérieur opposé à la loi. Les répressions policières, l’action autoritaire du ministère de destituer la gouvernance à Toulouse ou les attaques de l’extrême droite à Montpellier ou à Paris-I ont joué un rôle. »
A Tolbiac (Paris-I), un local utilisé par l’Union des étudiants juifs de France a été retrouvé, mercredi 28 mars, saccagé, avec des inscriptions à caractère antisémite sur les murs. Un acte condamné fermement par les étudiants et les personnels occupant le lieu, qui ont dénoncé l’infiltration de membres de l’extrême droite dans les locaux.
Face à cette multiplication d’incidents et de blocages, des craintes sur la tenue des partiels, prévus dans quelques semaines, commencent à s’exprimer. « Les étudiants doivent pouvoir exprimer leurs opinions, mais bloquer un établissement, sur la base d’assemblées générales qui réunissent parfois une cinquantaine de personnes, dans des universités qui en comptent des dizaines de milliers, ce n’est pas possible », réagit Jimmy Losfeld, de la Fédération des associations générales étudiantes, premier syndicat étudiant, favorable à la réforme en cours. Laissant augurer une multiplication des débats, récurrents en période de conflit dans les universités, entre « pro » et « anti » blocage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », observe que la ministre de la culture, bien que sincère, multiplie les prises de parole maladroites.
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« Françoise Nyssen a des convictions et des idées, plus que d’autres dans le passé. Mais elle rame »

Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », observe que la ministre de la culture, bien que sincère, multiplie les prises de parole maladroites.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 15h25
    |

            Michel Guerrin (rédacteur en chef au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. Vous savez ce que veut dire « faire une Nyssen » ? Etre évasif, enfiler les perles et les généralités. Mais aussi ne pas finir ses phrases, ne pas savoir synthétiser ni porter un discours clair. Des responsables politiques qui prennent la parole pour ne rien dire, ou pour répondre à côté, il y en a des tonnes, et ça ne date pas d’hier, mais c’est un art de manier la langue de bois et de répondre quand on n’a rien à dire.
Aucun emballage chez Françoise Nyssen, la ministre de la culture, qui multiplie les prises de parole maladroites. Les réactions, au début, y compris dans son entourage, c’était : « Soyez indulgent, elle n’est pas du métier, et puis elle est très sympathique. » Tout cela est vrai. Mais ça fait dix mois que ça dure.
On pourrait énumérer ses sorties hasardeuses, par exemple quand elle s’enferre dans l’idée de faire voyager La Joconde, alors qu’elle sait le tableau trop fragile pour sortir du Louvre. Alors ça n’a pas loupé. Le 9 mars, l’humoriste François Morel a livré sur France Inter une chronique cruelle autour du « parler Nyssen » après un entretien qu’elle a donné sur cette même station, où ses réponses se limitaient à « l’important, c’est de réfléchir ».
On dira que, l’essentiel, ce ne sont pas les mots, mais les actes. Sauf qu’une ministre de la culture, sans même convoquer Malraux, se doit d’avoir de l’allure à l’oral. D’autant qu’un verbe faible décrédibilise l’action. Et puis, pour l’instant, les actes forts, on les cherche. Françoise Nyssen est championne de la réflexion. De la table ronde. Jack Lang, lui, avait fait ces consultations bien avant d’être nommé ministre, ce qui lui avait permis de prendre plusieurs mesures importantes dans les six mois qui avaient suivi sa nomination, en 1981.
Objectifs ambitieux, mesures-gadgets
Pourtant, Françoise Nyssen a des convictions et des idées, bien plus que d’autres dans le passé. Elle est sincère, n’est pas une carriériste...




                        

                        

