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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Dans un rapport auquel « Le Monde » a eu accès, la Cour des comptes pointe une forte augmentation du recours à des vols privés par la FFF entre 2011 et 2015.
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En quatre ans, la Fédération française de football a multiplié par 35 son budget d’avions privés

EN UN GRAPHIQUE – Dans un rapport auquel « Le Monde » a eu accès, la Cour des comptes pointe une forte augmentation du recours à des vols privés par la FFF entre 2011 et 2015.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 15h06
   





                        


L’argent coule à flot dans le football et la FFF n’y échappe pas. Dans un rapport auquel Le Monde a eu accès, la Cour des comptes pointe le train de vie dispendieux de la Fédération française de football. Elle évoque notamment des salaires « exceptionnels », des indemnités « généreuses » mais également une multiplication des vols en avions privés. Le budget qui y est consacré a ainsi été multiplié par 35 entre 2011 et 2015.

   



        Lire l’enquête en édition abonnés :
         

          Les largesses de la riche Fédération française de football






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Seul international néo-zélandais exclu pendant une tournée, l’ancien pilier est décédé à 74 ans après une vie de fuite.
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Rugby : mort de Keith Murdoch, mystérieux « lost All Black »

Seul international néo-zélandais exclu pendant une tournée, l’ancien pilier est décédé à 74 ans après une vie de fuite.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 12h51
    |

                            Alexandre Pedro








                        


Il était une sorte de J.D. Salinger du rugby, un homme reclus et coupé du monde, non pas dans la campagne du New Hampshire, mais dans l’immensité du bush australien. Keith Murdoch était surtout passé à la postérité pour être le seul All Black a avoir été renvoyé d’une tournée pour raisons disciplinaires. Il est mort à l’âge de 74 ans, a annoncé vendredi la Fédération néo-zélandaise de rugby à travers un tweet : « New Zealand Rugby pleure son ancien All Black #686 Keith Murdoch ».

New Zealand Rugby mourns the loss of former All Black #686 Keith Murdoch. 

— AllBlacks (@All Blacks)


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Ce pilier monumental à la moustache fournie (110 kg pour 1,83 m) n’a disputé que trois tests avec les All Blacks, mais il en aura marqué l’histoire un soir de décembre 1972 à Cardiff après une victoire contre le pays de Galles (19-16). Sur le terrain, le joueur d’Otago enfonce à plusieurs reprises la redoutable mêlée galloise et inscrit un essai après une course de 20 mètres.
Mais la légende de Murdoch s’écrira dans la nuit de Cardiff. Le héros de l’après-midi a bien l’intention de fêter la victoire. Une fois le bar de l’hôtel Angel fermé, il aurait tenté de s’introduire dans la cuisine à la recherche d’une dernière bière (ou pour se… préparer un sandwich selon une autre version). Peter Grant, responsable de la sécurité du bâtiment, intervient alors et raconte la suite.
« Il a essayé de frapper un des membres de son encadrement et je me suis avancé pour le maîtriser. Ils ont réussi à le repousser, mais il est revenu et m’a frappé ; Ils m’ont empêché de lui répondre et nos hommes, aidés par un ou deux joueurs néo-zélandais, l’ont maîtrisé. »
Résultat, deux jours plus tard le manager des All Blacks Ernie Todd décidait de renvoyer son pilier en Nouvelle-Zélande « pour son bien ». Sauf que Murdoch n’est jamais rentré au pays. S’il a bien embarqué à Heathrow, il est descendu de l’avion lors d’une escale en Australie où il va passer le reste de sa vie à fuir les rares courageux venus s’intéresser à son sort.
Comme le journaliste, Terry McLean, plume redoutée du très influent New Zealand Herald et qui avait retrouvé sa trace, après une quête de cinq ans, sur un site d’extraction de pétrole près de Perth, en Australie. McLean décrit ses brèves retrouvailles avec Murdoch :
« J’étais dans un bus et j’ai demandé au chauffeur de s’arrêter près de l’endroit où se tenait Murdoch. Je suis descendu du bus et j’ai dit : “Bonjour”. Murdoch tenait une clé à molette à la main et m’a demandé de remonter dans le bus. J’ai obéi. »
Histoire de meurtre
En 2001, Keith Murdoch fait de nouveau parler de lui. Il est entendu comme témoin dans une enquête sur le meurtre d’un aborigène dans la province australienne du Northern Territory. Tumanjai Limerick a été retrouvé sans vie dans une mine désaffectée. La dernière personne à l’avoir vu vivant n’est autre que l’ancien All Black. Limerick essayait de cambrioler la maison qu’habitait Murdoch. Ce dernier livrera sa version de faits à la police qui ne retiendra aucune charge contre lui.
Depuis, l’homme n’a plus donné de nouvelles, mais son mythe est resté en Nouvelle-Zélande. Une pièce de théâtre lui a même été consacrée (Finding Murdoch par Margot McRae). En 2009, la fédération organise une cérémonie en son honneur, mais l’intéressé ne répond pas à l’invitation. Murdoch restera à jamais ce « lost All Black », comme le titrait le magazine Tampon ! dans un long portrait en 2016.
Le rugby néo-zélandais continuera à honorer son enfant perdu. Lors de leur séjour à Cardiff, les All Blacks vont boire quelques bières au Angel Hotel. Mais sans passer par l’escale australienne au retour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le pays doit disposer de six stades de plus de 15 000 places pour accueillir la compétition de football, mais les travaux ont pris du retard.
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Reportage

Le Cameroun dans une course contre la montre pour l’organisation de la CAN 2019

Le pays doit disposer de six stades de plus de 15 000 places pour accueillir la compétition de football, mais les travaux ont pris du retard.

Par                                            Josiane Kouagheu (Douala, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-03-30T12:07:06+02:00"

        Le 30.03.2018 à 12h07






    
Le complexe multisport d’Olembé, près de Yaoundé, le 24 mars 2018.
Crédits : Josiane Kouagheu


Dans la périphérie de Yaoundé, au Cameroun, le complexe multisports d’Olembé, qui doit abriter un stade de 60 000 places déjà baptisé Paul Biya, deux terrains d’entraînement, un gymnase, une piscine, un hôtel et un centre commercial, grouille de monde en ce samedi 24 mars. Plus de 1 000 personnes y sont employées et travaillent jour et nuit dans le but de « tout rendre à temps », c’est-à-dire avant la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) prévue à l’été 2019.
« Les travaux sont avancés et vont s’achever selon le calendrier », promet Sam Thamin, le directeur général de Gruppo Piccini Cameroun, l’entreprise italienne chargée de la construction du complexe : « Une partie des gradins est en train d’être installée. Nous allons livrer le stade et les deux terrains d’entraînement le 28 décembre 2018. Le centre commercial et l’hôtel seront livrés en janvier 2019. »

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                Joseph-Antoine Bell : « Pour la CAN 2019, la chance a voulu que le Cameroun soit suréquipé »



Face au « retard et aux délais très courts », la société a dû réajuster son organigramme, ce qui a provoqué, le 17 février, la démission du chef de projet du complexe. Pour « accélérer davantage » les travaux, la société a fait venir d’Italie, par conteneurs, des milliers de tonnes de matériaux préfabriqués comme des dalles, des poutres et des gradins.
« Les chantiers sont déserts »
Ces promesses ne rassurent guère les « amoureux du foot » comme Raoul, qui, le front plissé par l’inquiétude, pointe les ouvriers qui s’activent. « Regardez tous ces travaux faits à la va-vite. Ces stades auraient dû être construits en quatre ans, pas en quelques mois ! », maugrée le chauffeur de taxi. Comme Raoul, de nombreux Camerounais s’interrogent sur les capacités du pays à construire les stades où se jouera la CAN 2019. Cinq fois champion d’Afrique, le pays des Lions indomptables n’a accueilli le plus grand rendez-vous sportif du continent qu’une seule fois, en 1972.
A Douala, la capitale économique, le complexe de Japoma afficherait, selon le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, un taux d’avancement des travaux de 68 %. « La réfection des infrastructures a commencé il y a moins d’un mois, constate cependant le journaliste sportif Pierre Arnaud Ntchapda. Sur deux sites, on a pu voir des engins lors de la première visite des inspecteurs de la Confédération africaine de football [CAF], et puis plus rien. Les chantiers sont redevenus déserts. »

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                A l’heure ou en retard ? Le Cameroun s’inquiète des chantiers pour la CAN 2019



Du 12 au 23 janvier, des émissaires de la CAF ont effectué leur première inspection au Cameroun. Ils ont visité les stades et autres infrastructures des villes hôtes (Yaoundé, Douala, Bafoussam, Garoua, Buea et Limbé) afin de mesurer l’avancement des travaux. Une deuxième mission d’inspection a séjourné au Cameroun du 19 au 22 mars, mais les journalistes n’ont pas été autorisés à couvrir leurs déplacements.
« Un argument de campagne »
Selon le cahier des charges de la CAF, le Cameroun doit disposer de six stades d’une capacité de 15 000 à 40 000 places. « Nous proposons bien plus. Le moindre stade que le Cameroun propose a une capacité de 20 000 spectateurs. Celui d’Olembé, où se jouera le match d’ouverture, est de 60 000 places. Même le fait que la CAN soit passée de 16 à 24 équipes ne change rien : le Cameroun sera prêt », jure Samuel Zo’ona Nkomo, le rapporteur de la commission communication du comité d’organisation de la CAN.

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                CAN 2017 : Paul Biya salue les Lions qui ont mis les Egyptiens « dans la sauce »



Un célèbre commentateur sportif de la place livre son analyse sous couvert d’anonymat : « Le gouvernement a voulu politiser cette CAN, car l’élection présidentielle approche [elle est prévue en octobre]. Le football est le sport roi au Cameroun et nous sommes les champions d’Afrique en titre. Paul Biya et ses proches veulent en faire un argument de campagne, mais ils oublient qu’ils ont pris trois ans de retard, que les stades sont encore en construction et que l’été 2019, ce n’est pas loin. »


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’attaquant suédois est arrivé à Los Angeles, où il devrait effectuer ses débuts dès samedi avec le Galaxy. La capitale californienne a déjà eu un aperçu du « style Zlatan ».
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Football : Zlatan Ibrahimovic à Hollywood, épisode 1

L’attaquant suédois est arrivé à Los Angeles, où il devrait effectuer ses débuts dès samedi avec le Galaxy. La capitale californienne a déjà eu un aperçu du « style Zlatan ».



Le Monde
 |    30.03.2018 à 10h15
   





                        



   


Arrivé jeudi, présenté vendredi, sur le terrain samedi : Zlatan Ibrahimovic ne traîne pas pour ses débuts avec le Los Angeles Galaxy, sous le maillot duquel il va découvrir la Major League Soccer (MLS, championnat nord-américain de football).
Le colosse suédois de 36 ans devrait fouler la pelouse, samedi 31 mars, dès le lendemain de sa première rencontre avec ses coéquipiers et à peine transféré de Manchester United. Cette saison, il n’a joué que sept matches (un but) sous les couleurs mancuniennes en raison d’une grave blessure à un genou. Mais il se dit prêt à jouer.

Los Angeles, welcome to Zlatan. #zLAtan #LAGalaxy https://t.co/nFAY4X9zbR— Ibra_official (@Zlatan Ibrahimović)


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« On parle de Zlatan Ibrahimovic là, on ne parle pas d’un être humain normal ou d’un mortel », a dit l’entraîneur du Galaxy Sigi Schmid, qui imagine ainsi aligner Ibrahimovic face au Los Angeles FC.
Ce sera la première édition d’un derby qui, à défaut d’histoire, a déjà son surnom : le « Traffico », en référence aux embouteillages monstres de Los Angeles. « Il aime la compétition, il aime les défis », a rappelé Schmid.
Zlatan, 36 ans, n’aura guère eu le temps de s’acclimater : arrivé à Los Angeles dans la soirée de jeudi en jet privé, il devait échanger ses premières passes avec ses nouveaux coéquipiers (et souffre-douleur ?), vendredi à dix heures, heure locale (19 heures en France).
Une page de pub dans le « LA Times »
Il devait ensuite être officiellement présenté à 13 h 30 (22 h 30, heure française) à la presse américaine qui va découvrir le style Zlatan. Elle en a déjà eu un aperçu lorsque le Suédois s’est offert une page de publicité dans le Los Angeles Times pour annoncer sa venue : « Cher Los Angeles, de rien. »

Zlatan Ibrahimovic has taken out a full page advert in the @latimes announcing his arrival at LA Galaxy. Classic Zl… https://t.co/MF5f1F6Io2— DaleJohnsonESPN (@Dale Johnson)


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L’ancien buteur notamment de l’Inter Milan, du FC Barcelone et du Paris-SG a déjà commencé à faire parler son ego surdimensionné : « Le Galaxy est la bonne équipe pour moi, j’ai beaucoup à lui offrir, je peux l’aider beaucoup », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur le site de son nouveau club.
Il est attendu avec beaucoup de curiosité dans un championnat qui a opéré sa mue et largement cessé de convoiter des stars internationales en fin de carrière.
« C’est un très bon transfert pour la MLS », a assuré l’ancien sélectionneur de l’équipe des Etats-Unis Bob Bradley, désormais à la tête du Los Angeles FC, dernière-née des franchises MLS.
Selon le technicien américain, Ibra va apporter une autre dimension à la MLS, plus émotionnelle que technique ou physique.

   


Même s’il a déjà évolué dans six championnats différents, le choc pourrait être violent pour l’attaquant suédois.
« Je crois que Zlatan ne sait pas à quoi s’attendre pour les matchs à l’extérieur », a prévenu Kevin Baxter, le journaliste qui couvre le LA Galaxy pour le Los Angeles Times.
« Ici, les équipes voyagent sur des vols commerciaux, il peut très bien se retrouver sur le siège du milieu, à côté d’un bébé qui pleure. Je ne crois pas qu’il soit prêt pour cela », a-t-il avancé. Reste la plus grande inconnue : sa forme.
Mais l’entraîneur du LA Galaxy est serein. « Nous n’avons aucune inquiétude, on a eu accès à tous les rapports médicaux et examens physiques : il va bien et peut jouer », a-t-il assuré.
« C’était le choix de l’entraîneur [José Mourinho] de ne pas le faire jouer plus », a insisté Schmid, qui n’aura pas ce luxe et devra permettre une représentation hebdomadaire du show Ibra.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La sélection in extremis de joueurs nés en France suscite des interrogations en Tunisie, où l’attachement au championnat national est fort.
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édition abonné


La Coupe du monde, aimant à binationaux pour la Tunisie

La sélection in extremis de joueurs nés en France suscite des interrogations en Tunisie, où l’attachement au championnat national est fort.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 09h53
    |

            Anthony Hernandez (Nice, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Pendant six mois, Le Monde va accompagner la Tunisie sur la route de la Coupe du monde de football, qui aura lieu du 14 juin au 15 juillet en Russie. Chaque mois, notre envoyé spécial auprès de la sélection tunisienne abordera un aspect différent du contexte dans lequel se prépare une équipe dont la dernière participation au Mondial remonte à 2006.
Wissam Ben Yedder ne portera jamais le maillot national de la Tunisie. Malgré les nombreuses sollicitations, le Sarcellois a toujours refusé de jouer pour la sélection du pays de ses parents. Sa persévérance a fini par payer puisque l’attaquant de Séville a honoré, vendredi 23 mars, sa première cap avec les Bleus face à la Colombie.
A quelques mois de la Coupe du monde en Russie, d’autres joueurs d’origine tunisienne ont fait un choix différent. Lors des matchs de préparation face à l’Iran et au Costa Rica, ils sont quatre à avoir répondu favorablement à l’appel de l’entraîneur Nabil Maâloul. Saîf-Eddine Khaoui (Troyes, 22 ans), Ellyes Skhiri (Montpellier, 22 ans) et l’expérimenté Yohan Benalouane (Leicester, 31 ans) ont connu, il y a une semaine à Tunis, leur première sélection lors d’une victoire 1-0 contre les Iraniens. Le gardien de 23 ans Mouez Hassen (Châteauroux) a, lui, débuté mardi 27 mars en préservant sa cage inviolée lors d’une victoire sur le même score face au Costa Rica, à Nice.

Au total, sur les 28 joueurs convoqués fin mars, neuf joueurs sont des binationaux, dont les anciens comme le joueur du Stade rennais Wahbi Khazri ou le Dijonnais Naïm Sliti. Mais la Tunisie est encore loin de nations comme le Maroc ou l’Algérie. Vingt-quatre des 28 joueurs de la dernière liste marocaine possèdent une double nationalité (belge, française, néerlandaise ou allemande). Lors du Mondial au Brésil, en 2014, les Algériens ont atteint les huitièmes de finale avec 17 joueurs possédant la nationalité française.
Contrairement à ses voisins, la Tunisie s’appuie depuis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Arbitrage, corruption, OM et chiffre d’affaires des boucheries auxerroises les semaines de Coupe d’Europe… « Le Monde » a évoqué les sujets importants avec « l’homme au bonnet ».
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Un voyage en train avec Guy Roux, entraîneur mythique de l’AJ Auxerre

Arbitrage, corruption, OM et chiffre d’affaires des boucheries auxerroises les semaines de Coupe d’Europe… « Le Monde » a évoqué les sujets importants avec « l’homme au bonnet ».



Le Monde
 |    30.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 10h58
    |

            William Audureau








                        



   


« N’allez pas trop vite, ma pile ne peut pas aller au-dessus de 110. » Légèrement voûté devant sa valise, dont dépasse un France-Football, bonnet en laine vissé sur des joues rebondies, Guy Roux remonte le quai à son rythme. En 2001, l’entraîneur a subi un double pontage coronarien et vit, depuis, à battements de cœur programmés.
A ceux qui en doutaient, Guy Roux n’est pas à la retraite. Celui qui a entraîné l’AJA de 1961 à 2005 supervise son association, notamment la partie « amateurs ». Tous les lundis, il quitte sa Bourgogne pour quelques interventions télévisées. C’est sur la banquette délavée d’un vieux tortillard de campagne, Auxerre-Paris via Laroche-Migennes, que nous faisons par hasard sa rencontre.
Lorsque nous abordons notre voisin de banquette, lundi 19 mars, il sort d’une longue conversation téléphonique à propos des « Chinois » qui possèdent l’AJA – le club a été racheté à l’été 2016 par James Zhou, richissime embouteilleur proche du pouvoir. Avec lui, une remontée en Ligue 1 est possible, espère Guy Roux. Il n’entraîne plus, mais ne déroge pas à sa vieille obsession : calculer le classement final en avance. Qu’importe que deux joueurs se soient battus ensemble le week-end précédent, l’important est ailleurs : le maintien en Ligue 2 est d’ores et déjà assuré. Le public auxerrois a dû s’habituer, depuis six ans, au deuxième échelon national, loin des grandes soirées européennes qu’a connues « l’entraîneur au bonnet ».
Le pot-au-feu des soirs de Coupe d’Europe
Guy Roux a toujours accordé une grande importance au douzième homme, le public, celui de l’Abbé-Deschamps, le stade auxerrois. « Nos spectateurs, je les connais bien. Ce sont des gens simples, aller au stade, c’est un sacrifice financier. » Comment le sait-il ? Par les petits commerces. « Les semaines de Coupe d’Europe, les boucheries de la ville ne vendaient pas les bons morceaux, la viande de charolais, les pièces chères. Ce qui partait, c’était le pot-au-feu ou les abats. »
Le prix de la billetterie était fixé en fonction de l’affiche et de la date. « Les matchs contre les cadors comme Marseille, normalement, on augmentait le tarif de 50 % si c’était dans les vingt premiers jours du mois. Mais si ça tombait en fin de mois, on maintenait le tarif normal. » Quant aux joueurs, ils avaient interdiction d’afficher leur richesse.
Djibril Cissé n’avait ainsi pas le droit d’utiliser sa Ferrari en ville. A la place, il venait au stade avec une petite citadine discrète. Une des nombreuses règles strictes qu’il imposait à ses « poulains », comme le repas obligatoire le soir de match, « pour des raisons de diététique et de récupération », avec, de préférence, épouse et parents.
Lolo, Basile et Canto
L’attachement de Guy Roux au prix et à la valeur des choses a fait les choux gras des « Guignols de l’info » dans les années 1990. L’ancien pion en école de médecine, devenu assureur pendant trente-quatre ans, a toujours veillé au grain en ce qui concerne les dépenses. Ses recrues-phares, c’étaient souvent de « bonnes affaires ».
Il se rappelle ainsi avoir « récupéré » Laurent Blanc en 1995 sans rien débourser, alors que Saint-Etienne était en pleins déboires financiers. Après une saison de galère, le Cévenol a même accepté de revoir ses émoluments à la baisse pour rejoindre le club bourguignon. « Son agent lui a dit : “joue pour Guy Roux, dans six mois, tu retrouves l’équipe de France.” » Dont acte, il a été retenu pour l’Euro 1996.
Guy Roux parle de Laurent Blanc comme d’un modèle d’intelligence et de professionnalisme. Mais quand on l’interroge sur les meilleurs joueurs qu’il a dirigés, deux autres noms reviennent : Basile Boli, « le meilleur défenseur que j’ai eu », futur champion d’Europe avec Marseille, et Eric Cantona, le sulfureux attaquant à l’ego si difficile à gérer. « Je la lui dois, dit-il en pointant sa Légion d’honneur. Des fois, je me demande ce que j’ai fait pour la mériter. Et puis je me rappelle que j’ai entraîné Cantona pendant sept ans. » 
Les deux ont en commun d’avoir également joué pour le club qui faisait régner la terreur au début des années 1990, l’Olympique de Marseille. Guy Roux reste persuadé que l’arbitrage privilégiait le club de Bernard Tapie. « Je me souviens, une fois, l’arbitre a sifflé deux pénalties alors qu’il n’y avait pas un Auxerrois à dix mètres du ballon. Depuis mon banc, au deuxième, je criais : “encore ! encore !” C’était ironique. »
« On s’est fait emmancher par l’UEFA »
Dans ces cas-là, il notait le nom de l’homme en noir dans un classeur, et il lui arrivait de le prendre à partie à l’Abbé-Deschamps. « Je me faisais prévenir, je venais l’accueillir personnellement. Je lui montrais ce que j’avais noté : là, tel match, vous avez sifflé pénalty, il n’y avait pas pénalty. Là, pas pénalty non plus. Alors aujourd’hui, je ne vous demande pas de me les rendre, mais je vous préviens, à la moindre touche mal attribuée, je mets le feu au stade. »
Des déboires arbitraux, Guy Roux en a connu. Le plus célèbre d’entre eux lui a coûté une place en demi-finale de Ligue des champions, en 1997. Ce jour-là, face au Borussia Dortmund, Lilian Laslandes marque le but de l’égalisation d’un splendide retourné, mais celui-ci est annulé pour jeu dangereux. « On s’est fait emmancher, parce que l’UEFA ne voulait pas d’un petit club comme nous en finale », grommelle le technicien. Il assure avoir eu la preuve d’un pot-de-vin au moins une fois pour un match qui concernait Auxerre, mais refuse d’en dire plus.
L’homme aux cent matchs en Coupe d’Europe, dont six quarts de finale, se souvient aussi des stratagèmes retors de la part de certains clubs adverses pour influencer le cours du match. Dans les pays de l’Est, il évoque les « jolies filles » qui patientaient devant la chambre de ses joueurs. Guy Roux faisait la ronde lui-même dans les couloirs de l’hôtel et exigeait dans les conditions d’accueil que les films pornographiques ne soient pas disponibles et les magnétoscopes débranchés.
Rendez-vous raté avec l’équipe de France
Plus célèbre entraîneur de France, Guy Roux n’aura jamais entraîné l’équipe nationale. L’occasion s’est pourtant présentée, par deux fois. La première en 1993, après la piteuse sortie en éliminatoires de la Coupe du monde. « C’est moi qui ai refusé. Dans notre métier, ça fonctionne par cycle, et là, je sentais que j’avais une jeune génération de joueurs avec laquelle je pouvais faire un coup. » Celle des Lionel Charbonnier, Corentin Martins, Franck Silvestre ou encore Lilian Laslandes, qui le mènera au doublé championnat-Coupe de France, en 1996.
La seconde, c’est en 1998. Aimé Jacquet vient d’être sacré champion du monde, mais refuse de continuer. Guy Roux est contacté par la FFF. Mais, cette fois, c’est son club qui le retient : son contrat court encore, et son président, Jean-Claude Hamel, refuse de le lâcher. Guy Roux en garde, sur le coup, une grande amertume, qu’il finit par surmonter. « Sélectionneur, c’est deux semaines de travail tous les trois mois. Je me serais ennuyé. »
Aujourd’hui, pourtant, le banc ne manque pas à Guy Roux. Le 18 octobre, il fêtera ses 80 ans. Mais, ce soir-là, il est attendu sur le plateau de la chaîne de télévision L’Equipe pour discuter des matchs du week-end. Il en a vu huit, dont l’emballant Nice-PSG et l’électrique OM-Lyon. « Je suis paré, ils peuvent me poser les questions qu’ils veulent, ils ne me prendront pas en défaut. » 
Ses 45 tours sur sa tablette
Désormais, il vit à son rythme. Il prend des cours deux heures par semaine pour apprendre à utiliser sa nouvelle tablette tactile. La dernière fois, son professeur lui a montré comment écouter de la musique. « C’est formidable, je peux écouter mes 45 tours de Léo Ferré, Brassens, et Barbara sans avoir à les emporter », s’enthousiasme-t-il avec des yeux d’enfant – il a fréquenté Léo Ferré, qu’il a rencontré par hasard, et pour qui il était capable de rouler pendant 400 kilomètres dans la nuit pour aller l’écouter en concert. C’est d’ailleurs lui qui a fait découvrir l’artiste à Eric Cantona.
Il a ses rituels, comme son traditionnel en-cas du jeudi soir avec sa « bande de copains sûrs », ou leurs canons du samedi midi – y compris les week-ends de matchs. Il s’intéresse à la géopolitique, lit « Le Figaro à l’hôtel, parce que c’est gratuit », rigole-t-il, « Le Monde quand il y a un grand événement », jongle entre L’Express, L’Obs et Le Point. Il se passionne en ce moment pour l’élection de Vladimir Poutine et les relations entre Donald Trump, comme il l’appelle, et la Corée du Nord, tout en sachant pertinemment qu’il restera éternellement étiqueté « football ».
A la descente du train, une femme en bomber noir se précipite vers lui pour faire un selfie. « C’est bien vous qui avez été champion de foot de rue, c’est ça ? Je vais envoyer la photo à mon petit-cousin, il ne va pas en revenir. » Guy Roux ne corrige pas. Il sourit. C’est la troisième fois qu’un passager l’immortalise en une heure trente de train.



                            


                        

                        


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Pourquoi le base-ball n’est pas une terre d’activisme dans les Etats-Unis de Trump

Contrairement au football américain et au basket-ball, les terrains de base-ball ne connaissent ni protestations ni discussions politiques.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 17h23
    |

            Luc Vinogradoff








                        


Pour la première fois depuis 1968, chacune des 30 équipes de la ligue américaine de base-ball (MLB) jouera lors de la première journée, jeudi 29 mars. A New York, Detroit, Cincinnati ou Seattle, le rituel d’avant-match sera le même : hymne américain avec joueurs et spectateurs debout, hommage et applaudissements pour l’armée avec, pour les plus proches d’une base militaire, un bruyant survol du stade par des avions de chasse. Sur le podium des sports majeurs américains, le base-ball n’est pas celui qui génère le plus de revenus (c’est le football américain) ou s’exporte le mieux (c’est le basket-ball). Mais c’est celui qui se considère comme plus qu’un simple sport, une partie intégrante de la société, et se surnomme « le passe-temps préféré des Américains ».
Sur aucun des terrains, on ne verra, en revanche, ce qui est devenu une habitude dans ceux des deux autres sports américains majeurs : des gestes ou des messages à caractère politique. Pas de joueur agenouillé ou de poing levé pendant l’hymne comme dans le football américain, pas d’action condamnant les violences policières ou d’interview post-match hostile à Donald Trump, comme dans certaines équipes de basket-ball.
En 2018, de nombreux athlètes américains ont fait de leur sport une tribune, allant parfois à l’encontre des volontés de la ligue et des propriétaires. Si certains médias soutiennent cet activisme, d’autres leur préconisent de « se taire et continuer à dribbler », et le président lui-même s’en sert comme d’un marqueur politique clivant, en criant au « manque de respect à [notre] drapeau ». La politique s’immisce dans chaque interstice de la société américaine, y compris les sports, mais elle semble s’arrêter aux portes des terrains et des vestiaires de base-ball.
« Je ne veux pas froisser mes coéquipiers… »

   


Jusqu’ici, un seul joueur de base-ball s’était agenouillé pendant l’hymne, comme a commencé à le faire en août 2016 l’ex-joueur de football, Colin Kaepernick, pour protester contre les violences policières. Le 20 septembre, le catcher des A’s d’Oakland, Bruce Maxwell a mis un genou à terre, selon lui, « pour ceux qui n’ont pas de voix ».
« Ma main sur le cœur symbolisait le fait que je suis et resterai toujours un citoyen américain. Mais c’est mon genou à terre qui a retenu l’attention. (…) Cela dépasse la communauté noire ou la communauté hispanique. Aujourd’hui, il y a une certaine indifférence et un fossé racial entre chaque type de personnes. C’est défendu dans les plus hautes sphères du pouvoir de ce pays, et cela équivaut à dire que c’est OK de traiter les gens différemment. »
Maxwell, 26 ans, est né dans une base militaire allemande d’un père noir et d’une mère blanche, a grandi dans l’Alabama et décrit comme quelqu’un d’« extrêmement patriotique ». Pour son geste, il a reçu le soutien de coéquipiers, de son club et un communiqué très neutre de la MLB qui dit « respecter chacun de nos joueurs en tant qu’individu avec son propre parcours et opinions ». Mais personne n’a suivi son exemple. « Il fallait quelqu’un de vraiment spécial, avec un parcours unique, pour se lancer », a dit Chris Archer, un pitcher afro-américain des Rays de Tampa Bay.
Il a lui-même hésité à suivre cette voie, mais a décidé de ne rien faire après en avoir parlé à ses coéquipiers. « Vu les retours que j’ai eus, ce ne serait pas la meilleure chose à faire pour moi actuellement. Je ne veux offenser personne », a-t-il avoué à USA Today. Puis il a eu une phrase en apparence innocente qui dit pourtant beaucoup sur la non-politisation de son sport :
« Je ne veux pas froisser mes coéquipiers avec mes opinions personnelles, qui n’ont rien à voir avec le base-ball. »
« Le base-ball est un sport d’homme blanc »

   


En tant que joueurs de base-ball afro-américains, Bruce Maxwell et Chris Archer se sentent à juste titre sentis concernés par la mobilisation conduite par le mouvement Black Lives Matter, Colin Kaepernick et d’autres. Mais contrairement aux athlètes de la NFL ou de la NBA, ils ont moins de marge de manœuvre et de poids pour agir dans le cadre de leur sport.
Selon une étude de l’université de Floride, les joueurs de base-ball afro-américains ne représentaient que 7,7 % des professionnels au début de la saison 2017, derrière les joueurs blancs (57,5 %) et les latino-américains (31,9 %). En NFL et en NBA, les joueurs afro-américains comptent respectivement pour près de 70 % et 75 % des effectifs.
« Les spécificités des protestations politiques dans le sport américain sont la question raciale, celle de la violence policière et d’un racisme systémique contre les minorités afro-américaines, dit Peter Marquis, maître de conférences à l’université de Rouen, historien des Etats-Unis et auteur d’une thèse sur le base-ball. La mobilisation de masse autour de ces thèmes ne peut exister dans le base-ball, en grande partie parce que la situation démographique est différente. »
Ce rapport de force est brutalement décrit par Adam Jones, joueur afro-américain des Baltimore Orioles. Lorsqu’on l’a interrogé sur l’inertie politique de son sport, il a répondu :
« Dans le football américain, vous ne pouvez pas les virer. Vous avez besoin de ces joueurs. Dans le base-ball, ils n’ont pas besoin de nous. Le base-ball est un sport d’homme blanc. »
Un sport « conservateur et imbriqué dans les mœurs américaines »

   


Cela n’empêche pas certains joueurs de base-ball, peu importent leurs origines, d’être politisés, dit Peter Marquis. « La différence est qu’ils n’utilisent pas leur sport comme une tribune », rappelle-t-il. Historiquement, « le base-ball est un sport conservateur, profondément imbriqué dans la société et les mœurs américaines. Il est construit sur le mythe selon lequel sport et politique seraient deux sphères séparées », dit l’historien.
Même quand il n’est pas en uniforme, le joueur de base-ball est ramené à cette idée qu’il doit être politiquement neutre. Dexter Fowler, dont la femme est d’origine iranienne, a eu le malheur de dire sur compte Instagram que le décret anti-immigration de Donald Trump était « regrettable ». Sous le post, des centaines de réponses négatives, souvent des insultes, exigeant qu’il cesse de parler politique et se contente d’être un joueur des Cardinals de St. Louis.
Parmi l’important contingent latino-américain, certains auraient pu aussi se sentir visés par les mesures et les mots du président américain, comme sa description de certaines nations comme des « pays de merde » ou de Mexicains comme « des violeurs ». Un des rares à avoir publiquement réagi a été David « Big Papi » Ortiz, une légende des Boston Red Sox dont la récente retraite a un peu libéré la parole.
Le silence relatif des autres athlètes latino s’explique, selon le magazine spécialisé Remezcla, non pas par l’indifférence, mais « parce qu’ils préfèrent se concentrer sur la situation politique dans leur pays d’origine plutôt que celle Etats-Unis ».
Pour certains, comme le journaliste politique et grand fan du sport Chuck Todd, les spécificités du base-ball l’obligent justement à prendre ses responsabilités dans un pays de plus en plus divisé politiquement. « Le base-ball a l’occasion de guérir ce pays, grâce à la diversité raciale, ethnique et politique dans ses vestiaires. Aucun autre sport n’a cela », écrit-il, se demandant si les joueurs, entraîneurs et propriétaires veulent être cette force unificatrice ou s’ils préfèrent rester « la distraction des Etats-Unis ». La question commencera à se poser de nouveau dès les premiers pitchs de jeudi soir.



                            


                        

                        


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L’arbitre français Clément Turpin retenu pour la Coupe du monde

Le Français, 35 ans, figure parmi la liste des officiels sélectionnés par la FIFA pour le Mondial russe.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 17h47
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Le Français Clément Turpin, 35 ans, a été retenu parmi les 36 arbitres appelés à officier pendant la Coupe du monde de football, organisée en Russie du 14 juin au 15 juillet. Celui qui doit aussi diriger la finale de la Coupe de la Ligue entre le Paris-Saint-Germain et Monaco, samedi 31 mars, a été sélectionné par la Fédération internationale de football (FIFA).
La sélection de Clément Turpin met un terme à l’absence prolongée de l’arbitrage français au Mondial. Représentant de l’Hexagone lors de l’Euro 2012, l’expérimenté Stéphane Lannoy n’avait pas été retenu pour officier lors de l’édition 2014, au Brésil. Une annonce qui avait sonné comme un désaveu pour la Direction technique de l’arbitrage de la Fédération française de football (FFF).
Visage séraphique et voix fluette, le jeune homme était le benjamin des dix-huit « hommes en noir » retenus par l’Union des associations européennes de football (UEFA) pour officier lors de l’Euro 2016, en France.
Epaulé à l’Euro par ses assistants Frédéric Cano, Nicolas Danos, Benoît Bastien et Fredy Fautrel, le licencié du club de Montceau Bourgogne, en Saône-et-Loire, il sortait d’une année 2016 mirifique. Etoile montante de l’arbitrage français, il venait de diriger la finale de la Coupe de France entre le PSG et l’OM.
Un surdoué du sifflet
Conseiller technique régional à la Ligue de Bourgogne, Clément Turpin passe pour un surdoué du sifflet. Particulièrement précoce, l’officiel a débuté en Ligue 1 à 26 ans et en Ligue des champions à 30. Titulaire d’« un master en entraînement et management du sport », cet ancien défenseur central a commencé l’arbitrage dans son club vers « 15, 16 ans » avant de s’y consacrer à plein-temps au sortir de l’adolescence.
« Longtemps, j’ai arbitré le samedi matin et joué le dimanche, ou l’inverse. Faire les deux, c’est hyperintéressant. Quand on juge des tacles, des charges, c’est bien beau de les voir devant des écrans ou sous la forme de lois, mais il vaut mieux savoir ce qu’on ressent quand on reçoit un tacle… C’est le meilleur enseignement », confiait-il au Monde en 2016.
Formé à l’assistance vidéo (VAR), qui sera utilisée pour la première fois durant la Coupe du monde en Russie, Clément Turpin participera, à la mi-avril à Coverciano (Italie), à un séminaire de préparation qui réunira les arbitres retenus pour le Mondial russe.

Liste des 36 arbitres retenus pour officier lors de la compétition
Confédération asiatique (AFC) Fahad Al Mirdasi (KSA) Alireza Faghani (IRN) Ravshan Irmatov (UZB) Mohammed Abdulla Mohamed (UAE) Ryuji Sato (JPN) Nawaf Abdulla Shukralla (BHR)  Confédération africaine (CAF) Mehdi Abid Charef (ALG) Malang Diedhiou (SEN) Bakary Papa Gassama (GAM) Ghead Grisha (EGY) Janny Sikazwe (ZAM) Bamlak Tessema Weyesa (ETH)  Confédération d’Amérique du Nord, centrale et Caraïbes (CONCACAF) Joel Aguilar (SLV) Mark W. Geiger (USA) Jair Marrufo (USA) Ricardo Montero (CRC) John Pitti (PAN) Cesar Arturo Ramos Palazuelos (MEX)  Confédération d’Amérique du sud (CONMEBOL) Julio Bascunan (CHI) Enrique Caceres (PAR) Andres Cunha (URU) Nestor Pitana (ARG) Sandro Ricci (BRA) Wilmar Roldan (COL)  Confédération d’Océanie (OFC) Matthew Conger (NZL) Norbert Hauata (TAH)  Confédération européenne (UEFA) Felix Brych (ALL) Cüneyt Cakir (TUR) Sergey Karasev (RUS) Bjorn Kuipers (HOL) Szymon Marciniak (POL) Antonio Miguel Mateu Lahoz (ESP) Milorad Mazic (SRB) Gianluca Rocchi (ITA) Damir Skomina (SLO) Clément Turpin (FRA)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La visite de Thomas Bach à Pyongyang, après les JO d’hiver de Pyeongchang, apparaît comme une nouvelle initiative diplomatique dans la péninsule.
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Le président du Comité international olympique en visite en Corée du Nord

La visite de Thomas Bach à Pyongyang, après les JO d’hiver de Pyeongchang, apparaît comme une nouvelle initiative diplomatique dans la péninsule.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 12h38
   





                        


Plusieurs médias sud-coréens rapportent qu’ils ont vu le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, embarquer jeudi 29 mars dans un avion à Pékin pour Pyongyang, dans ce qui apparaît comme une nouvelle initiative diplomatique dans la péninsule après les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
« La visite de Bach en Corée du Nord semble avoir pour objectif d’accroître la notoriété du CIO après les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang (Corée du Sud) et d’aborder le potentiel de participation du Nord à des compétitions internationales », estime l’agence de presse sud-coréenne Yonhap en citant une source diplomatique à Pékin.
Rapprochement
Un porte-parole du CIO avait déclaré pendant les Jeux qui se sont déroulés du 9 au 25 février que Thomas Bach se rendrait en Corée du Nord après les JO, à une date qui restait à fixer.
Ces Jeux ont entraîné un rapprochement considérable entre le Sud et le Nord isolé, qui y a envoyé des athlètes, des représentants du régime et des majorettes.

        Lire aussi :
         

                Entre les deux Corées, un début de détente



Des sportifs des deux Corées avaient défilé ensemble lors de la cérémonie d’ouverture, au cours de laquelle le président sud-coréen, Moon Jae-in, avait serré la main de la sœur du dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Depuis, le Nord et le Sud ont décidé d’organiser un sommet le mois prochain, et M. Kim a effectué son premier voyage à l’étranger en tant que dirigeant cette semaine, pour y rencontrer le président chinois, Xi Jinping.



                            


                        

                        


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Argentine : scandale de pédophilie dans un prestigieux club de football de première division

Des adolescents, pensionnaires d’Independiente, étaient victimes d’un réseau de prostitution de mineurs. Une affaire qui pourrait toucher d’autres clubs.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 12h15
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



   


Ils rêvaient de football dans un pays où le ballon rond est une passion. Ils se sont retrouvés à la merci de pédophiles. La découverte d’un réseau de prostitution de mineurs au sein du prestigieux club de football de première division, Independiente, à Buenos Aires, bouleverse l’Argentine.
Ils sont une vingtaine d’adolescents, âgés de 14 à 16 ans, logés dans un internat du club, et qui s’entraînaient dans des catégories inférieures. Un homme de 19 ans, qui jouait à Independiente en quatrième division, était chargé de recruter les victimes. Pendant les heures de cours, il conduisait les adolescents dans un centre commercial, à côté du club, à Avellaneda, un faubourg de Buenos Aires, où les attendaient d’autres personnes qui les conduisaient en voiture dans des appartements de différents quartiers où ils devaient avoir des relations sexuelles avec des adultes en échange d’argent.
Lors de ces rencontres, il n’y avait ni drogue, ni violence, ni femme, ont expliqué les victimes, précisant qu’il y avait seulement des hommes majeurs – six ou sept – qui les payaient pour pratiquer sexe oral et pénétration. Les adolescents recevaient entre 800 et 1 000 pesos (entre 34 et 40 euros). Les entremetteurs touchaient le double.
« Des proies faciles »
Plusieurs personnes ont été arrêtées. Parmi elles, le chef présumé de la bande, Martin Bustos, un arbitre assistant officiant en première division, qui est accusé de corruption de mineurs. Il a été expulsé de l’Association du football argentin (AFA). L’entremetteur de 19 ans, lui, a été expulsé d’Independiente, mais il a été laissé en liberté, la justice soupçonnant qu’il a lui-même été victime du réseau de prostitution.
L’affaire sordide ne cesse de prendre de l’ampleur, car les enquêteurs sont convaincus qu’il s’agit d’une vaste bande de pédophilie qui pourrait opérer dans d’autres clubs de première division : tous les suspects sont liés au monde du football. Parmi eux, un attaché de presse, connu dans les milieux sportifs et sur les réseaux sociaux, Leonardo Cohen Arazi, propriétaire d’un bar à Palermo, le quartier branché de la capitale, où ont l’habitude de se retrouver des joueurs de football.
Cinquante-trois adolescents décidés à tenter leur chance pour être sélectionnés par le club sont actuellement logés dans le pensionnat d’Independiente, à Avellaneda. Ils viennent de provinces de l’intérieur du pays, le plus souvent de milieux pauvres, éloignés de leurs familles qui les ont confiés au club.
Pour la directrice du Comité argentin des droits de l’enfant, Nora Schulman, ce scandale met en évidence la vulnérabilité de ces enfants qui viennent à Buenos Aires avec l’espoir de devenir des stars du football : « Les parents les laissent partir, espérant qu’ils deviennent de nouveaux Messi. Mais beaucoup se retrouvent vite sans un sou, éloignés de leur famille et avec la frustration d’un rêve déçu, ce qui en fait des proies faciles pour les réseaux de pédophilie. »
C’est un enfant de 14 ans qui a osé briser le silence en se confiant au psychologue d’Independiente, Ariel Ruiz, qui a alerté le coordinateur des groupes inférieurs, Fernando Beron. Ce dernier a dénoncé les faits à la justice. La procureure, Maria Soledad Garibaldi, chargée de l’enquête, a qualifié les faits d’« agression sexuelle, promotion et facilitation de la prostitution ». Elle s’est rendue au pensionnat du club pour dialoguer avec les victimes. Mardi 27 mars, la magistrate a décrété le secret de l’instruction afin de protéger les victimes et les témoins.
Collaborer avec la justice
Le président d’Independiente, Hugo Moyano, a condamné « ce type d’actions », promettant de collaborer avec la justice. M. Moyano est surtout connu comme étant l’un des plus puissants et polémiques syndicalistes argentins, longtemps secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT).
A la tête du syndicat des camionneurs, il est également considéré comme le principal opposant du gouvernement du président de droite, Mauricio Macri, contre lequel il avait mobilisé des milliers de manifestants le 12 mars à Buenos Aires. Homme d’affaires à la tête d’une immense fortune, M. Moyano est impliqué dans plusieurs affaires de corruption. Il se déclare « innocent » et « victime » d’une persécution politique du gouvernement.
Les responsables des autres clubs argentins de première division, comme les légendaires Boca Juniors (présidé par Mauricio Macri entre 1995 et 2008) et River Plate, se refusent à tout commentaire sur ce scandale sans précédent dans l’histoire du football argentin. Mais les enquêteurs veulent savoir si, eux aussi, étaient impliqués dans ce réseau.
Le Club Atlético Independiente, fondé en 1905, est considéré comme l’un des meilleurs clubs argentins de football. Il est appelé familièrement Rojo (« rouge »), à cause de la couleur des maillots de ses joueurs, eux-mêmes baptisés Los Diablos rojos (« les diables rouges »).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’OL s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions féminine en surclassant Barcelone (1-0). Les Lyonnaises affronteront Manchester City.
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Ligue des champions féminine : l’OL en demi-finale, pas de miracle pour Montpellier

L’OL s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions féminine en surclassant Barcelone (1-0). Les Lyonnaises affronteront Manchester City.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 02h30
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 08h30
   





                        



   


Lyon s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions féminine en éliminant le FC Barcelone que les doubles tenantes du titre ont battu une deuxième fois, mercredi 28 mars en Catalogne (1-0), six jours après l’aller au Parc OL (2-1).
Dominatrices, les Lyonnaises se contenteront d’un seul but, par l’attaquante des Bleues Eugénie Le Sommer (62e) de la tête, pour s’immiscer pour la septième fois dans le dernier carré de la compétition, depuis qu’elle a été rebaptisée Ligue des champions en 2009.
L’OL rencontrera au tour suivant Manchester City, qui a éliminé les Suédoises de Linköping en s’imposant dans les deux manches (5-3 au retour, 2-0 à l’aller).
Face à Chelsea, pas de miracle pour Montpellier
De leur côté, les joueuses de Montpellier, battues par Chelsea à l’aller (2-0) à domicile, ont perdu une seconde fois, mercredi en Angleterre (3-1), ce qui scelle leur élimination de la Ligue des champions féminine en quarts de finale.
Les Héraultaises ont encaissé un but à chaque entame de période, par Fran Kirby (4e) et Ramona Bachmann (50e), puis un penalty en fin de match par la même Kirby (78). Mais elles ont sauvé l’honneur, par Sofia Jakobsson (36e), une ancienne des « Blues ». En demi-finale, Chelsea jouera contre Wolfsburg.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Les deux joueurs Français ont été visés par des comportements racistes de supporteurs russes lors du match de préparation au Mondial, mardi à Saint-Pétersbourg.
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Russie-France : des cris de singe à l’encontre de Ousmane Dembélé et Paul Pogba

Les deux joueurs Français ont été visés par des comportements racistes de supporteurs russes lors du match de préparation au Mondial, mardi à Saint-Pétersbourg.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 13h06
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 14h25
   





                        



   


Les deux corners frappés par Ousmane Dembélé ont d’abord étonné par leur maladresse, l’un d’eux fuyant même hors des limites du terrain. On en apprenait plus à la sortie du match sur ces deux remises en jeu, normalement anodines : un journaliste et des photographes de l’Agence France-Presse (AFP) ont entendu des cris de singe en provenance des tribunes à l’intention de l’attaquant barcelonais, au moment où il s’apprêtait à tirer les corners.
Sur les réseaux sociaux, des internautes affirment en avoir également entendu au moment où Paul Pogba touchait le ballon à la 73e minute.
Au lendemain du match de préparation pour la prochaine Coupe du monde, la ministre des sports, Laura Flessel, a condamné sur Twitter les cris proférés à la Zénith Arena :
« Le racisme n’a pas sa place sur les terrains de football. Nous devons agir de concert au niveau européen et international afin de faire cesser ces comportements inadmissibles. »

« Le racisme n’a pas sa place sur les terrains de football. Nous devons agir de concert au niveau européen et inter… https://t.co/FfQsqkb7aN— FlesselLaura (@Laura Flessel)


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Quatre-vingt-neuf incidents recensés en une saison
Le racisme est un mal récurrent dans le football russe. Le sujet est étroitement surveillé par la FIFA alors que le pays se prépare à accueillir le Mondial (du 14 juin au 15 juillet 2018). Sept matchs, dont une demi-finale et le match pour la troisième place, sont programmés à Saint-Pétersbourg.
Le réseau antidiscrimination Fare a recensé 89 incidents liés au racisme et à l’extrême droite dans le championnat russe lors de la saison 2016-2017. Parmi les cas récents, des chants racistes de supporteurs du Spartak envers le gardien brésilien du Lokomotiv Moscou, pour lesquels l’instance disciplinaire de la Fédération russe a lancé un « dernier avertissement » au club moscovite, avant de suspendre une partie du stade.
« Je ne pense pas que nous ayons du racisme sur une échelle qui doit être combattue », avait toutefois déclaré le sélectionneur de la Russie, Stanislav Tchertchessov, sur la chaîne brésilienne Globo TV au début de mars. Pour l’entraîneur, il y a « toujours des cas isolés [de hooliganisme], et, comme dans les autres pays, ces gens sont punis ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Dès la saison prochaine, il sera possible d’acheter des bouts de matchs de la ligue de basket américaine, y compris quand ils ont déjà commencé.
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La NBA va diffuser ses matchs par tranches et à la demande

Dès la saison prochaine, il sera possible d’acheter des bouts de matchs de la ligue de basket américaine, y compris quand ils ont déjà commencé.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 11h35
   





                        



   


La NBA continue d’adapter la diffusion des matchs aux nouvelles habitudes de consommation. La ligue américaine de basket-ball a annoncé, mercredi 28 mars, qu’elle donnerait la possibilité d’acheter et de regarder en streaming une partie seulement d’un match déjà en cours.
Jusqu’ici, la NBA proposait différentes formules d’abonnement – huit matchs par mois, tous les matchs d’une équipe ou tous les matchs de la saison – ainsi que la possibilité d’acheter un seul match, à 6,99 dollars, à regarder sur son site ou son application. Dès la saison prochaine, l’option de n’en regarder que cinq ou dix minutes sera ajoutée.
Adam Silver, commissioner de la NBA, a expliqué le raisonnement de la ligue lors d’une conférence de presse avec un représentant de B/R Live, la nouvelle plate-forme de streaming partenaire de la ligue :
« Disons qu’un match commence à 19 h 30, quelqu’un a quinze minutes devant lui et veut regarder un match de la NBA. Cela peut paraître excessif si ce fan doit payer 7 dollars [pour un match en entier] alors qu’il n’a que le temps de regarder cinq ou dix minutes… donc vendons à ce fan ce qu’il veut. »
Les tarifs de cet abonnement, inspiré des micropaiements devenus la norme dans les jeux vidéo en ligne, doivent encore être déterminés. Silver a dit qu’une des pistes de réflexion était une tranche de cinq minutes pour 99 centimes de dollar.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le journaliste sportif annonce, dans un entretien au « Parisien », qu’il va se retirer du service public en juin, à l’issue des 24 Heures du Mans.
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Lionel Chamoulaud annonce son départ de France Télévisions

Le journaliste sportif annonce, dans un entretien au « Parisien », qu’il va se retirer du service public en juin, à l’issue des 24 Heures du Mans.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 14h28
   





                        



   


Après trente-sept ans à France Télévisions, Lionel Chamoulaud, la « voix » de Roland-Garros, annonce dans un entretien au Parisien mercredi 28 mars qu’il quittera le service public en juin, après les 24 Heures du Mans. « [Je pars] sans mélodrame ni claquement de porte, puisque c’est moi qui ai pris cette décision », précise-t-il.
Pour autant, il ne s’agit pas d’un départ à la retraite :
« J’ai désormais envie de gérer mon temps comme je l’entends. (…) Je vais faire de l’enseignement, de la production et du coaching. A force de réfléchir à la mise en scène du sport, je peux conseiller les jeunes joueurs sur leur communication, mais aussi travailler dans d’autres domaines. »
Le présentateur, âgé de 58 ans, est entré en 1981 au service des sports d’Antenne 2. Il est notamment connu pour avoir commenté le tournoi de Roland-Garros et des épreuves des Jeux olympiques. Il a également présenté l’émission « Stade 2 » de 2008 à 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Dans un rapport auquel « Le Monde » a eu accès, la Cour des comptes s’étonne de « conditions de rémunération très favorables » et d’un fort penchant pour les avions privés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/03/2018
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Les largesses de la riche Fédération française de football

Dans un rapport auquel « Le Monde » a eu accès, la Cour des comptes s’étonne de « conditions de rémunération très favorables » et d’un fort penchant pour les avions privés.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 14h55
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Huit ans après le cataclysme de Knysna, théâtre de la grève des Bleus lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud, l’argent coule de nouveau à flots à la Fédération française de football (FFF). La Cour des comptes l’a constaté en se plongeant dans les factures de l’instance, dont elle souligne « l’aisance financière », la « gestion en bon père de famille », mais aussi la générosité à l’égard de ses dirigeants.
Dans un rapport confidentiel d’avril 2017 auquel Le Monde a eu accès, et portant sur les exercices 2011 à 2015, la Cour des comptes brosse le portrait d’une organisation qui s’est « professionnalisée » depuis l’élection de son président, Noël Le Graët, en juin 2011. L’obtention de juteux contrats commerciaux, comme le partenariat record avec Nike (50,5 millions d’euros par an de 2018 à 2026), a permis de hisser le budget prévisionnel à 224,6 millions d’euros pour l’exercice en cours. Mais l’utilisation de ces sommes amène la Cour à formuler « un certain nombre de remarques et d’interrogations ».
Dans la partie rendue publique de ce rapport au mois de février, la Cour des comptes reprochait déjà à la FFF d’avoir invité, en juillet 2014, 130 personnes à Rio de Janeiro pour assister au quart de finale de la Coupe du monde entre la France et l’Allemagne, pour un coût d’un million d’euros. Un voyage protocolaire à destination des dirigeants de clubs et partenaires de la FFF qui n’avait pas été validé par le comité exécutif de la FFF, « contrairement à ce que prévoit le règlement financier pour des dépenses supérieures à 300 000 euros ».
Vingt-sept vols privés pour Noël Le Graët en un an
Mais la Fédération aime voyager par les airs. La Cour pointe ainsi une « hausse continue des affrètements d’avions » et évalue les dépenses de la Fédération dans ce domaine à 313 000 euros en 2015. A titre de comparaison, la FFF avait déboursé 9 000 euros en 2011 pour l’affrètement d’avions privés....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Quatre jours après leur défaite contre la Colombie, les Bleus ont battu (1-3) la Russie, pays hôte du prochain Mondial, et livré une prestation contrastée.
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L’équipe de France en mode piano avant la Coupe du monde 2018

Quatre jours après leur défaite contre la Colombie, les Bleus ont battu (1-3) la Russie, pays hôte du prochain Mondial, et livré une prestation contrastée.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 00h45
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 09h14
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Quels enseignements Didier Deschamps pourra-t-il bien tirer des deux matchs de préparation de mars ? A moins de trois mois de l’ouverture de la Coupe du monde en Russie (du 14 juin au 15 juillet), le sélectionneur de l’équipe de France paraît bien en peine de répondre précisément à cette question. Dans les entrailles du somptueux stade Krestovski de Saint-Pétersbourg, l’une des enceintes les plus onéreuses de l’histoire (son édification a coûté entre 700 millions et 1,3 milliard d’euros selon les estimations), le technicien s’est félicité d’avoir procédé à une large revue d’effectif au terme de la victoire poussive (1-3) de ses protégés, mardi 27 mars, contre le pays hôte du prochain tournoi planétaire.
Un succès sans relief acquis grâce à un doublé de Kylian Mbappé et à un somptueux coup franc transformé par un Paul Pogba enfin tranchant. « On est globalement parvenu à manier vitesse et technique. Evidemment, certaines choses m’ont déplu. On peut et on doit faire mieux », a reconnu Didier Deschamps, quatre jours après avoir houspillé ses joueurs, branchés sur courant alternatif et logiquement battus (3-2) par la Colombie de Radamel Falcao au Stade de France.
« On a eu du mal à mettre du rythme, de l’intensité »
Pour défier la très friable équipe russe, tombée dans les profondeurs du classement de la Fédération internationale de football (63e rang), le Bayonnais avait effectué sept changements et misé sur la vitesse de son jeune trident d’attaquants – 20 ans de moyenne d’âge – composé de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et Anthony Martial. Les lacunes criantes de la Sbornaïa, l’équipe nationale russe, confrontée à un « trou » générationnel, ne lui ont guère permis de se rassurer pleinement sur le plan offensif. En revanche, il a apprécié la solidité affichée par le défenseur central Laurent Koscielny (32 ans), qui disputera cet été sa dernière compétition internationale avec les Bleus, et la belle prestation du néophyte Lucas Hernandez (22 ans), lancé pour la première fois en sélection.

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          Lucas Hernandez, un Bleu de circonstance ?



Ces deux matchs amicaux de mars représentaient l’ultime étape avant la divulgation par Didier Deschamps, mi-mai, de la liste des joueurs convoqués pour le Mondial. « Je dispose d’encore plus de réponses qui vont me permettre d’ouvrir ma réflexion pour la liste, a déclaré le sélectionneur, qui n’avait pu retenir plusieurs éléments blessés ou tout juste sortis de l’infirmerie (Kingsley Coman, Nabil Fekir, Alexandre Lacazette). Il va falloir faire des choix. Mais il reste encore du temps car les joueurs ont encore beaucoup de matchs à disputer d’ici au 15 mai. »
A Saint-Pétersbourg, les Bleus oscillaient entre satisfaction et agacement. « On doit être plus conquérants. Il faut qu’on arrive à travailler cela parce que le Mondial va arriver vite », a confié le milieu Blaise Matuidi. « Aujourd’hui, c’était encore un peu laborieux, même si le résultat est là, a concédé le gardien et capitaine Hugo Lloris, spectral contre la Colombie. Il faut s’améliorer à tous les points de vue. Est-ce que c’est la période du mois de mars qui nous a fait jouer de cette façon ? Je ne sais pas. Encore une fois, aujourd’hui, on a eu du mal à mettre du rythme, de l’intensité. » 
« La marge de progression est énorme »
« On ne doute pas. Collectivement, la marge de progression est énorme », a assuré le portier des Bleus, déjà tourné vers le premier match de sa formation au Mondial, le 16 juin, à Kazan, contre la modeste sélection australienne (37e au classement FIFA). En lice dans une poule particulièrement abordable (avec également le Pérou et le Danemark), l’équipe de France poursuivra sa préparation en affrontant trois nations privées du Mondial cet été : le 28 mai, elle défiera l’Irlande, avant de retrouver l’Italie, le 1er juin, puis les Etats-Unis, huit jours plus tard.
A l’heure où les grandes nations (Espagne, Angleterre, Brésil) du football mondial semblent déjà très affûtées, les Bleus sont-ils suffisamment armés pour ambitionner de figurer dans le dernier carré du tournoi, l’objectif assigné par le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët ? « C’est vrai qu’on n’a pas été réguliers dans le jeu, c’est une réalité. Dans les moments difficiles, on n’a pas su se serrer les coudes. D’autres équipes en revanche sont prêtes aujourd’hui », a estimé Blaise Matuidi, finaliste malheureux de l’Euro 2016 et éliminé en quarts lors du Mondial brésilien de 2014.
S’ils veulent revoir la pelouse du stade Krestovski de Saint-Pétersbourg, sur les bords de la Neva, les Bleus devront atteindre les demi-finales de la Coupe du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’équipe de France a battu la Russie (3-1) en match amical grâce notamment à un doublé de Mbappé.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Lucas Pouille, Jérémy Chardy, Adrian Mannarino, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut ont été sélectionnés pour défier Fabio Fognini et sa bande sur terre battue, du 6 au 8 avril à Gênes.
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Coupe Davis : la France sans Gasquet pour le quart de finale contre l’Italie

Lucas Pouille, Jérémy Chardy, Adrian Mannarino, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut ont été sélectionnés pour défier Fabio Fognini et sa bande sur terre battue, du 6 au 8 avril à Gênes.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 16h42
   





                        



   


Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a choisi de se passer de Richard Gasquet, revenu récemment de blessure, pour le quart de finale de Coupe Davis face à l’Italie, du 6 au 8 avril à Gênes.
Déjà confronté aux blessures de Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils, Noah a retenu Lucas Pouille (10e mondial), Adrian Mannarino (22e), Jérémy Chardy (90e), Pierre-Hugues Herbert (81e) et Nicolas Mahut (101e) pour aller défier Fabio Fognini et sa bande sur terre battue.

La sélection de @NoahYannick pour le quart de finale de @DavisCup #ITAFRA : @jimchardy, @p2hugz, @nmahut,… https://t.co/hGCU2ULD43— FFTennis (@FFT)


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« Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils étant blessés, Richard [Gasquet] étant blessé, le choix était quand même plus simple derrière », a expliqué Noah. « Il y avait une possibilité » pour Gasquet, a-t-il précisé, « s’il avait pu se servir des dix-quinze jours entre son dernier match et la rencontre pour s’entraîner dur », mais « là, il ressent encore des douleurs ».
Touché au dos durant l’hiver, le Biterrois avait effectué son retour la semaine dernière à Miami mais s’était incliné d’entrée face à son compatriote Chardy, dernier rescapé tricolore en Floride.
Le doublé dans le viseur
« Jérémy [Chardy] joue bien en ce moment et Lucas [Pouille] est dans le sud de la France depuis une semaine et joue sur terre battue, a ajouté le capitaine des tenants du titre pour expliquer ses choix. Quant à Adrian Mannarino, il est deuxième Français au classement ATP. Il est régulier. »
La dernière fois que les Bleus ont joué sans Tsonga, Monfils, Gasquet et Simon, c’était aussi en quart de finale, et sur terre battue, l’an passé à Rouen face à la Grande-Bretagne (4-1).
Pour le capitaine, qui vise le doublé avec cette équipe après leur campagne victorieuse en 2017, l’Italie représente un adversaire « dangereux » : « Ils aiment la Coupe Davis, le public va participer, on aime bien jouer à l’extérieur aussi. Il y aura beaucoup de passion. »
En cas de victoire, la France retrouverait le vainqueur du duel Espagne-Allemagne lors des demi-finales, du 14 au 16 septembre. Pour ce match disputé sur terre battue à Valence, le capitaine espagnol, Sergi Bruguera, a convoqué Rafael Nadal, susceptible de jouer son premier match de Coupe Davis depuis septembre 2016.
Le Majorquin de 31 ans, qui récupérera lundi prochain sa place de numéro un mondial, n’est plus apparu en compétition depuis sa blessure musculaire à la jambe droite subie en quart de finale de l’Open d’Australie en janvier. Face à l’Allemagne, il sera accompagné de Pablo Carreno, Roberto Bautista, David Ferrer et Feliciano Lopez.

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                Tennis : la réforme de la Coupe Davis divise le circuit






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Après son revers vendredi face à la Colombie, l’équipe de France de Didier Deschamps affronte la Russie (17 h 50) à Saint-Pétersbourg.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Russie-France : les Bleus en mission de reconnaissance

Après son revers vendredi face à la Colombie, l’équipe de France de Didier Deschamps affronte la Russie (17 h 50) à Saint-Pétersbourg.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 19h07
   





                        



   


Retrouver le visage conquérant de l’équipe de France et postuler individuellement à un retour en Russie, voilà toute l’affaire des Bleus en match amical contre le pays hôte du Mondial, mardi 27 mars à Saint-Pétersbourg (17 h 50), leur dernier avant l’annonce de la liste.
Ce sera le 15 mai, jour où Didier Deschamps désignera son groupe de 23 joueurs pour la Coupe du monde, plus quelques réservistes. Il y aura ensuite encore trois matchs de préparation (Eire, Italie et Etats-Unis les 28 mai, 1er et 9 juin) avant de retourner en Russie pour y affronter l’Australie, le Pérou et le Danemark dans le groupe C (les 16, 21 et 26 juin). Alors mardi, on y sera presque, même si les Bleus n’ont pas étrenné leur camp de base du Mondial, situé à Istra, dans les environs de Moscou.

        Lire le live :
         

          Russie-France en direct : les Bleus enfoncent le clou



« Panne de courant »
« La Coupe du monde, elle a commencé dans nos têtes depuis un moment, dans la préparation. Ce qui est bien, c’est qu’on a la chance d’avoir eu un joker pour faire cette erreur en match amical et pas pendant la Coupe du monde », a avancé dimanche l’attaquant Olivier Giroud. Il évoquait bien sûr le manque de détermination menant à un revers face à la Colombie (3-2 au Stade de France vendredi) et douchant subitement ce groupe qui restait pourtant sur un valeureux nul 2-2 chez les champions du monde allemands.
Vendredi, il y eut une bonne première période, puis une seconde catastrophique, une « panne de courant » pointée par Deschamps qui n’a pas digéré la « suffisance » de son équipe. Ce rendez-vous dans la capitale des tsars se couvre donc d’une pression inattendue. Car une nouvelle défaite ou même un nul face à la Russie, 63e au classement FIFA et qui connaît un creux générationnel, pourrait rebattre bien des cartes individuelles. Les « intentions » réclamées par le sélectionneur, c’est-à-dire agressivité et détermination, seront forcément scrutées et la moindre once de nonchalance de la part d’un joueur risque de lui coûter cher.
Deschamps a affirmé plusieurs fois qu’il ne ferait pas deux fois le même onze, sans non plus tout chambouler. Il pourrait ainsi se reposer sur son ossature et apporter des retouches, comme il le fait souvent. La conférence de presse a donné quelques signes plus ou moins clairs en ce sens. Les changements concernent-ils le gardien ? « Non », a lâché Deschamps, et Hugo Lloris jouera donc.
Devant ? « Kylian [Mbappé] peut jouer en théorie à tous les postes offensifs », a-t-il dit. Et en pratique, ce mardi ? « En pratique aussi. C’est une option », a-t-il répondu avec un sourire gourmand. Laurent Koscielny devrait récupérer sa place en charnière centrale. « Je pense jouer demain », a-t-il en tout cas relevé devant les médias. Sans savoir avec qui.
Défense en difficulté
D’habitude, c’est avec Raphaël Varane. Mais celui qui est censé être le patron de la défense « s’est retrouvé sur le plan personnel un peu plus en difficulté » contre les Colombiens, dixit « DD », et a eu un entraînement aménagé dimanche en raison d’un pépin à la cheville droite. Si le vice-capitaine était laissé au repos, Samuel Umtiti, qui a concédé le penalty synonyme de défaite vendredi, retrouverait son partenaire de l’Euro 2016. Deschamps assume son alternance entre les trois centraux. « Sur les trois matchs avant la Coupe du monde, l’objectif sera peut-être différent », a-t-il aussi glissé. L’enjeu de la charnière est de stopper l’hémorragie, après cinq buts encaissés en deux matchs. A cette aune, quid des latéraux Djibril Sidibé et Lucas Digne, en souffrance vendredi ?
Au milieu, si N’Golo Kanté apparaît comme le nouveau repère, Blaise Matuidi semble plus menacé, et Paul Pogba est désormais concurrencé par Corentin Tolisso, révélation automnale en bleu et remis de sa contusion au tibia. Tout dépend aussi si « DD » conserve son 4-4-2 ou bascule en 4-3-3. Sur l’aile droite, Ousmane Dembélé, auteur d’une bonne rentrée vendredi et qui brûle de reprendre le fil de son histoire en sélection après une longue blessure, pourrait suppléer Mbappé.
A gauche, Thomas Lemar, principale satisfaction du premier match, est en balance avec Anthony Martial. Ce dernier n’est pas apparu vendredi et l’utilisation de son éventuel temps de jeu mardi orientera ses espérances de figurer dans la liste mondialiste. Sur le gril également les latéraux Benjamin Pavard et Lucas Hernandez, le milieu Adrien Rabiot et l’avant-centre Wissam Ben Yedder. Mais pas l’ailier Florian Thauvin, qui a déclaré forfait lundi matin (ischio-jambiers). Un coup dur pour le Marseillais (16 buts, 10 passes décisives en L1 cette saison), alors qu’il était déjà peu utilisé en Bleu (3 petites sélections), victime d’une concurrence féroce à son poste.

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