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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le Monde a analysé les 78 projets d’attentats recensés depuis le début du djihad irako-syrien pour en extraire des données statistiques... Une relecture en chiffres de près de 4 ans de menace terroriste.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le non-respect des résolutions des Nations unies et le recours aux armes chimiques en Syrie remettent en question tout le système de sécurité collective, juge la chercheuse Laëtitia Atlani-Duault dans une tribune au « Monde ».
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« La tragédie syrienne sera-t-elle le tombeau des Nations unies ? »

Le non-respect des résolutions des Nations unies et le recours aux armes chimiques en Syrie remettent en question tout le système de sécurité collective, juge la chercheuse Laëtitia Atlani-Duault dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.03.2018 à 15h45
    |

Laëtitia Atlani-Duault (Anthropologue, directrice du Collège d'études mondiales de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH), directeur de...







                        



                                


                            
Tribune. La tragédie syrienne sera-t-elle le tombeau des Nations unies ? Après la tragédie d’Alep, celle de la Ghouta orientale pose la même question assortie de deux nouvelles interrogations : la première sur la capacité du Conseil à faire respecter ses propres résolutions ; la seconde, brûlante, sur le contrôle des armes chimiques.
Face à la Ghouta orientale, le Conseil a montré qu’il n’est désormais plus bloqué en raison du droit de veto de l’un au moins de ses cinq membres permanents, comme cela avait été le cas à Alep. Mais il est désormais impotent, et le spectre de la faillite de la Société des nations rôde plus que jamais.

Le 24 février, en effet, le Conseil était pour une fois uni face à une tragédie qui a déjà fait entre 350 000 et un demi-million de morts. Du moins le croyait-il, après avoir voté à l’unanimité une résolution qui exigeait la cessation immédiate des hostilités et une trêve humanitaire d’au moins trente jours. Or, cette résolution n’a pas été appliquée. Le régime a continué son offensive avec des bombardements indiscriminés sur les zones habitées, alors que plus de 400 000 personnes y étaient assiégés.
Des Etats inhibés
Si le siège sanglant d’Alep a montré à nouveau, s’il le fallait encore, tout l’intérêt d’une proposition régulièrement discutée sur le non-recours possible au droit de veto en cas d’atrocités de masse, celui de la Ghouta et sa chute mettent en cause le caractère non contraignant des résolutions du Conseil de sécurité.
Aujourd’hui, il s’agit d’imposer les décisions du Conseil alors même que des acteurs clés (Russie, Syrie, Iran et Turquie) s’y refusent
Tout comme la Société des nations, l’ONU ne dispose pas d’armée en propre et n’a pas les moyens d’imposer la mise en œuvre des résolutions du Conseil. Des sanctions, pour être efficaces, exigent des décisions et des actions des Etats membres. Blâmer l’ONU et appeler à sa réforme n’a aucun sens car le verrou ne se situe pas au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Situé dans la ville antique de Mari, le lieu devait être inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.
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<article-nb="2018/03/30/16-4">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La cour d’appel de Paris a remis au 13 juin sa décision d’extrader ou non le frère et ancien conseiller de l’ex-président Blaise Compaoré.
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Burkina Faso : François Compaoré devant la justice française



LE MONDE
              datetime="2018-03-30T14:54:03+02:00"

        Le 30.03.2018 à 14h54






Durée : 02:22 | 

Le Burkina Faso accuse François Compaoré, petit frère de l’ancien président Blaise, d’« incitation à assassinats ». Il est soupçonné, entre autres, d’avoir commandité la mort du journaliste Norbert Zongo en 1998. Le Burkina Faso, qui a émis un mandat d’arrêt international, réclame son extradition. La décision de la justice française a été reportée au 13 juin.


                

                     En Sierra Leone, le rappeur qui défie les politiciens

                

                     Au Ghana, manifestation contre l’accord de défense avec les Etats-Unis

                

                     Afrique du Sud : l’autodépistage anonyme du sida en test


<article-nb="2018/03/30/16-5">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les Palestiniens manifestent vendredi le long de la frontière avec Israël lors du lancement d’un mouvement de protestation, censé durer six semaines.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Vives tensions dans la bande de Gaza, plusieurs Palestiniens tués

Les Palestiniens manifestent vendredi le long de la frontière avec Israël lors du lancement d’un mouvement de protestation, censé durer six semaines.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 13h48
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 15h17
   





                        



   


Au moins six Palestiniens ont été tués vendredi 30 mars par des soldats israéliens à la frontière de la bande de Gaza, au premier jour d’un vaste mouvement de protestation annoncé de longue date et qui a mobilisé plusieurs milliers de Palestiniens. Intitulé « la marche du retour », ce mouvement doit culminer le 15 mai, jour de la Nakba (la grande « catastrophe » que fut l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens lors de la création d’Israël).

        Lire aussi :
         

                Protestations sous haute tension prévues le long de la bande de Gaza



Selon le ministère de la santé dans la bande de Gaza, un premier Palestinien a été tué par des tirs de l’artillerie israélienne tôt dans la matinée avant même le début des manifestations. Les cinq autres, des manifestants, ont péri dans des affrontements avec l’armée israélienne dans différents secteurs.
Importants renforts israéliens
Le Croissant-Rouge palestinien a recensé plus de 200 manifestants blessés par des tirs de soldats israéliens lors des affrontements aux abords de la barrière qui clôt la frontière de Gaza avec Israël, un endroit qui est régulièrement le théâtre de heurts coûtant la vie à des Palestiniens.
Les manifestants avaient convergé en plusieurs points de rassemblement le long de cette barrière à l’occasion du lancement du mouvement de protestation, censé durer six semaines, pour exiger le « droit au retour » des réfugiés palestiniens et dénoncer le strict blocus de Gaza par Israël.
Le premier jour de ce mouvement coïncide avec la « journée de la Terre », un hommage annuel rendu à six Arabes israéliens tués en 1976 lors de manifestations contre la confiscation de terres par Israël.

   


Un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que des milliers de Palestiniens participaient vendredi à des rassemblements à « six endroits » dans la bande de Gaza. « Ils font rouler des pneus enflammés et lancent des pierres vers la barrière de sécurité et les troupes israéliennes qui recourent à des moyens antiémeute et tirent en direction des principaux meneurs, a ajouté le porte-parole. L’armée israélienne a imposé une zone militaire fermée autour de la bande de Gaza et toute activité dans ce secteur nécessite son autorisation. »
Les dirigeants militaires et les politiques israéliens ont prévenu que l’armée n’hésiterait pas à donner ordre d’ouvrir le feu à des tireurs d’élite en cas de tentative d’infiltration en territoire israélien. L’armée a déployé d’importants renforts à la frontière pour empêcher des infiltrations notamment durant la célébration de Pessah, la Pâque juive, à partir de vendredi soir.
Le sort de Jérusalem, enjeu crucial
Alors que l’Etat d’Israël célébrera en mai ses 70 ans, les Palestiniens attendent toujours la création de leur Etat, qui a rarement paru plus incertaine. Le droit au retour des réfugiés reste une revendication palestinienne fondamentale et, pour les Israéliens, un obstacle majeur à la paix.
Le statut de Jérusalem est également un important point de crispation, encore plus depuis que le président états-unien, Donald Trump, a décidé de reconnaître la ville comme capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade des Etats-Unis.
Cette décision, prise le 6 décembre, puis l’annonce du transfert de l’ambassade américaine à la mi-mai, période qui coïncide avec le 70e anniversaire de l’Etat d’Israël, ont ulcéré les Palestiniens.
Ces derniers veulent faire de Jérusalem-Est, annexée par Israël, la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/30/16-6">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Ils estiment que le service de vérification des faits de l’UE bafoue « la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« Fake news » : des juristes s’inquiètent des contrôles de l’Union européenne

Ils estiment que le service de vérification des faits de l’UE bafoue « la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière ».



Le Monde
 |    30.03.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 13h27
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La Clinique juridique sur l’Union européenne, un organisme résultant d’un partenariat entre HEC Paris et la New York University School of Law, a déposé, mercredi 28 mars, une plainte auprès du médiateur de l’Union européenne (UE) contre le service de fact checking (« vérification des faits ») de l’UE, qui publie chaque semaine une Disinformation Review. Cette branche du service européen d’action extérieure (SEAE), dirigée par la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a été créée sur décision du Conseil européen, au printemps 2017. Les chefs d’Etat et de gouvernements s’étaient alarmés de la multiplication de fausses nouvelles pouvant, notamment, influencer des résultats électoraux.

        Lire aussi (édition abonnés) :
         

          les pistes du texte de loi français « anti-fake news » en préparation



La Clinique juridique prône la transparence des institutions européennes et le respect des droits des citoyens. Son créateur, le professeur de droit et fiscalité à HEC Paris Alberto Alemanno, a d’abord posé des questions au service du SEAE. Le juriste, alerté par de premières mises en cause de journalistes, a réclamé l’accès aux documents fondant la base juridique du service antidésinformation et l’a interrogé sur sa méthodologie et ses critères de choix. Il lui a aussi demandé si les personnes visées faisaient l’objet d’une notification préalable et avaient le droit de se défendre.
Droit à une procédure régulière
Il en a déduit, explique-t-il, que « l’Union bafoue la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière, même si son action part d’une bonne intention ». Le professeur Alemanno estime que la Disinformation Review tente, en réalité, de contrôler des contenus, ce qui peut avoir un effet dissuasif pour le travail journalistique, « pourtant au cœur de la démocratie ». Une menace d’autant plus pernicieuse, à ses yeux, que beaucoup de médias vivent une situation de crise et sont confrontés à des gouvernements de plus en plus hostiles.
Répondre à la crise de confiance dont les médias sont l’objet ? « Oui, répond le juriste, mais pas en violant des droits fondamentaux. Même si les idées exprimées sont parfois désagréables, honteuses, ou carrément fausses. » 
Les plaignants, qui ont envoyé au médiateur un mémoire de treize pages, assimilent les pratiques actuelles des services européens à de la mauvaise gouvernance. Notamment parce qu’ils ne respecteraient pas les standards internationaux en matière de vérification des faits.
La plainte devrait, en tout cas, alimenter les réflexions de la Commission. Elle se prépare à déposer une « communication » et des « options » sur les « fake news ». Elle devrait surtout prôner l’autorégulation et en appeler au bon vouloir des différents acteurs, avec un appel à la transparence des plates-formes et à la sauvegarde de la diversité des médias.

        Lire aussi :
         

                La timide réponse de Bruxelles face à la diffusion des « fake news »



Sanctions et responsabilité des plates-formes
Convaincant ? Pas vraiment, estime M. Alemanno, qui se dit « peu optimiste » quant à ce projet. De toutes les pistes actuellement suivies, il dit privilégier celle de l’Allemagne, qui envisage des sanctions contre les auteurs de fausses informations et pointe aussi la responsabilité des plates-formes qui les diffusent.
Le problème est, en tout cas, d’une brûlante actualité… et d’une réelle gravité, ainsi que l’a démontré un séminaire tenu mercredi à Bruxelles. Une enquête annuelle du bureau de consultants en affaires publiques Edelman, qui mesure l’état de confiance des opinions dans vingt-huit pays, indique que 62 % des Européens se disent incapables de faire la différence entre une fausse nouvelle et une vraie. Et que 64 % d’entre eux se montrent inquiets quant à l’utilisation des « fake news » comme armes.

        Lire aussi :
         

                « Les “fake news” expriment une défiance à l’égard des élites »



Moins de la moitié des personnes interrogées affirme faire confiance aux médias, mais, dans le même temps, la confiance des Européens dans le journalisme traditionnel et en ligne a augmenté de sept points par rapport à 2017, tandis que la confiance dans les plates-formes (moteurs de recherche et médias sociaux) a diminué de quatre points.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le gouvernement est embarrassé par les résultats d’une consultation populaire sur une nouvelle législation qui étendrait les pouvoirs des services de renseignement sur Internet en vue de la collecte de données, dans le cadre d’enquêtes antiterroristes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Les Pays-Bas rejettent une loi sur le renseignement

Le gouvernement est embarrassé par les résultats d’une consultation populaire sur une nouvelle législation qui étendrait les pouvoirs des services de renseignement sur Internet en vue de la collecte de données, dans le cadre d’enquêtes antiterroristes.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 12h47
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Les consultations populaires sont décidément des casse-tête pour le gouvernement néerlandais, désormais confronté – c’est officiel depuis jeudi 29 mars – au rejet d’une nouvelle législation qui étend considérablement les pouvoirs des services de renseignement sur Internet en vue de la collecte de données, dans le cadre d’enquêtes antiterroristes.
A la surprise générale – y compris celle des promoteurs de la consultation –, 49,4 % des votants se sont exprimés, mercredi 21 mars, contre le projet. Et 46,5 % des électeurs l’ont soutenu, tandis que le taux de participation s’est élevé à 51,5 % – bien plus que les 30 % requis pour que le résultat soit validé.
En théorie, le gouvernement de Mark Rutte n’est pas lié par les référendums, qui ont un caractère non contraignant aux Pays-Bas. Jan-Kees Wiebenga, le président du conseil électoral, juge toutefois que le texte devra être « reconsidéré ».
Respect de la vie privée
Le projet, censé entrer en vigueur le 1er mai, donne à l’AIVD et au MIVD (les renseignements civil et militaire) des pouvoirs beaucoup plus étendus qu’à l’heure actuelle et ouvre la voie à la collecte massive de données. Le texte élargit aussi considérablement le champ de la transmission des renseignements à des pays étrangers, ce qui a visiblement été un élément déterminant pour les électeurs.
C’est sous la pression des experts du renseignement que le gouvernement avait décidé d’adapter une loi datant de 2002, jugée insuffisante face à l’évolution technologique. L’ancien texte empêchait notamment l’interception des communications téléphoniques ou des courriels transmis via les câbles Internet. Une large majorité parlementaire avait adopté ce nouveau texte, sans vrai débat, en 2017. Le parti centriste D66 (Democraten 66), qui fait partie de l’actuel gouvernement « Rutte III », s’y était toutefois opposé. Il détient, désormais, le portefeuille de l’intérieur.
Ses partenaires libéraux, chrétiens-démocrates...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le mandat d’arrêt contre quatre caciques de Brasilia et des milieux d’affaires concerne une ramification de l’opération anticorruption « Lava Jato ».
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Au Brésil, arrestation de proches du président Temer accusés de corruption

Le mandat d’arrêt contre quatre caciques de Brasilia et des milieux d’affaires concerne une ramification de l’opération anticorruption « Lava Jato ».



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 12h20
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Pour appréhender le premier prévenu, qui comptait se délasser pour le week-end de Pâques, dans sa résidence secondaire de la campagne de Sao Paulo, les policiers ont dû attendre l’arrivée de l’employée domestique : la porte était blindée. Le deuxième s’est subitement trouvé mal à la vue des fourgonnettes et a été transporté en ambulance jusqu’à un hôpital de la mégalopole brésilienne en attendant d’être interrogé.
Jeudi 29 mars, au terme d’un coup de filet rocambolesque devenu routinier au Brésil, quatre caciques de Brasilia et des milieux d’affaires, dont deux amis du président Michel Temer, ont été arrêtés, resserrant l’étau autour du chef de l’Etat. Après être parvenu à stopper en 2017, grâce au soutien du Congrès, deux enquêtes pour « corruption passive », « obstruction à la justice » et « participation à une organisation criminelle », l’ancien coéquipier et successeur de Dilma Rousseff est à nouveau dans la tourmente.
Le mandat d’arrêt, ordonné par le juge de la Cour suprême, Luis Roberto Barroso, concerne une ramification de l’opération anticorruption « Lava Jato » (lavage express). Les autorités soupçonnent Michel Temer d’avoir signé, en mai 2017, un décret rallongeant les concessions accordées aux acteurs des ports brésiliens à la seule fin de favoriser l’entreprise spécialisée dans le fret portuaire, Rodimar. La faveur aurait été rétribuée par de généreux pots-de-vin.
La sérénité de façade peine à masquer la situation délicate du chef de l’Etat
Parmi les prévenus figurent deux amis de jeunesse du président de 77 ans : un avocat de 81 ans, José Yunes, et un ancien colonel de la police militaire de Sao Paulo, Joao Batista Lima. Le premier, nommé secrétaire spécial à la présidence de Michel Temer lors de sa prise de pouvoir en 2016, avait quitté ses fonctions quelques mois plus tard, cité, déjà, dans l’opération « Lava Jato ». Il est suspecté d’avoir joué le rôle de « blanchisseur » de sommes versées à l’attention du Mouvement démocratique...




                        

                        


<article-nb="2018/03/30/16-9">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Un ancien prédicateur évangélique, Fabricio Alvarado, et un ex-ministre, Carlos Alvarado, sont au coude-à-coude pour le second tour de l’élection du dimanche 1er avril.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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La religion divise le Costa Rica avant la présidentielle

Un ancien prédicateur évangélique, Fabricio Alvarado, et un ex-ministre, Carlos Alvarado, sont au coude-à-coude pour le second tour de l’élection du dimanche 1er avril.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h49
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

A la veille du second tour de la présidentielle, dimanche 1er avril, les 3,3 millions d’électeurs costaricains connaissent déjà le nom de leur prochain président : Alvarado. Mais pas son prénom. Les deux finalistes homonymes, l’évangélique Fabricio Alvarado et l’ancien ministre Carlos Alvarado, sont au coude-à-coude à l’issue d’une campagne marquée par la division autour du mariage pour tous. L’irruption du conservatisme religieux sur la scène électorale ébranle la stabilité de la plus ancienne démocratie d’Amérique latine.
« La famille, c’est un papa, une maman et des enfants », martèle Fabricio Alvarado, 43 ans, révélation de la campagne. Fin 2017, le candidat du parti Restauration nationale (RN, chrétien-conservateur) était crédité de 2 % des intentions de vote. Unique député de son parti, cet ancien journaliste, prédicateur et chanteur évangélique a remporté, le 4 février, le premier tour de la présidentielle, avec 25 % des voix contre 22 % pour son adversaire du Parti d’action citoyenne (PAC, centre gauche, au pouvoir). Un récent sondage de l’université du Costa Rica leur attribue respectivement 43 % et 42 % des intentions de vote.
« Jamais la religion n’avait relégué l’économie ou le chômage [9,3 %] au second rang », explique le politologue Claudio Alpizar
La popularité de Fabricio Alvarado a décollé, début janvier, après que la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a exhorté douze pays latino-américains, dont le Costa Rica, à reconnaître le mariage pour tous. Sa défense des « valeurs chrétiennes de la famille et de la vie » a réveillé la fibre conservatrice des électeurs d’un pays où 62 % sont catholiques et 22 % évangéliques.
En face, son adversaire est aussi un ancien journaliste. Leurs points communs s’arrêtent là. Carlos Alvarado, 38 ans, soutient la légalisation du mariage homosexuel, se posant en rempart contre la « menace d’un gouvernement fondamentaliste »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Carles Puigdemont se trouve en détention en Allemagne, ses anciens ministres demeurent libres en Belgique et en Ecosse.
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Le casse-tête juridique et politique de l’affaire Puigdemont en Europe

Carles Puigdemont se trouve en détention en Allemagne, ses anciens ministres demeurent libres en Belgique et en Ecosse.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 11h14
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance), 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Un casse-tête juridique européen. Depuis l’arrestation de Carles Puigdemont par la police allemande, dimanche 25 mars, le sort du dirigeant indépendantiste catalan fait l’objet d’un débat vif en Allemagne, mais aussi au Royaume-Uni et en Belgique, où se trouvent d’autres indépendantistes sous le coup d’un mandat d’arrêt européen, mais qui n’ont pas été placés en détention.

Allemagne
M. Puigdemont sera-t-il extradé en Espagne, comme Madrid le réclame ? C’est désormais à la justice allemande de trancher. Or l’affaire est complexe. Pour qu’une extradition soit possible, il faut en effet que les infractions dont le dirigeant catalan est accusé par la justice espagnole existent également dans le droit allemand. C’est le cas pour ce qui est du « détournement de fonds publics ». C’est moins évident pour ce qui concerne la « rébellion », qui n’a pas d’équivalent direct en Allemagne. « L’infraction la plus proche serait la “haute trahison”, définie au paragraphe 81 du code pénal. Le problème est que le crime de haute trahison suppose qu’il y ait eu violence ou menace de violence. Or je ne vois pas que cela ait été le cas », explique l’avocat Nikolaos Gazeas, expert en droit pénal à Cologne.
« La justice du Schleswig-Holstein se retrouve prise dans un conflit interne à l’Espagne de nature politique », Nikolaos Gazeas, avocat expert en droit pénal à Cologne
Comme d’autres juristes allemands, cet avocat estime que les juges du Schleswig-Holstein, le Land où a été interpellé M. Puigdemont, où il est détenu et où son cas doit être examiné dans les soixante jours suivant son arrestation, ne peuvent pas prendre le risque d’exposer le prévenu à un procès de nature politique en Espagne. « C’est tout le problème de cette affaire : la justice du Schleswig-Holstein se retrouve prise dans un conflit interne à l’Espagne de nature politique », ajoute M. Gazeas.
Les juges allemands pourraient donc ne retenir que l’accusation de détournement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Selon des documents officiels bulgares, l’intellectuelle aurait donné des informations sur les milieux culturels français des années 1970.
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Julia Kristeva : la Bulgarie publie le dossier de « l’agent Sabina »

Selon des documents officiels bulgares, l’intellectuelle aurait donné des informations sur les milieux culturels français des années 1970.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 11h04
    |

            Benoît Vitkine








                        



   


Intellectuelle mondialement reconnue, Julia Kristeva a toutes les casquettes : linguiste, psychanalyste, critique littéraire, militante féministe, romancière… et désormais celle, plus embarrassante, de « l’agent Sabina ». A en croire plusieurs documents officiels bulgares, ce pseudonyme lui aurait été attribué en 1971, au moment de son recrutement comme « agent » et « collaborateur secret » par la Darjavna Sigournost, la sécurité d’Etat du régime communiste, et plus précisément par son Premier Département, chargé du renseignement à l’étranger.
Rendues publiques mardi 27 mars, ces informations ont soulevé une tempête tant en Bulgarie que dans les milieux intellectuels dans le reste du monde. Elles ont entraîné un vigoureux démenti de la part de Mme Kristeva. Selon ses explications à L’Obs, jeudi, cette allégation n’est « pas seulement grotesque et fausse », mais « diffamatoire ». « Quelqu’un veut me nuire », assurait-elle, expliquant son inscription dans les registres de la sécurité d’Etat par le fait qu’elle a « dû faire l’objet de surveillance » de la part de ces services.
Si cette accusation paraît aujourd’hui, c’est que la philosophe, épouse du romancier Philippe Sollers, a récemment voulu travailler avec une revue bulgare, Literaturen Vestnik, tombant sous le coup d’un règlement de la Commission pour l’affiliation des citoyens bulgares aux services de sécurité de l’Etat, qui doit vérifier puis rendre public le passé de tout journaliste né avant 1976. De telles procédures existent aussi notamment pour les fonctionnaires ou les élus.
Aragon et la Tchécoslovaquie
Mme Kristeva était arrivée en France en 1966, cinq ans avant ce recrutement supposé, bénéficiant d’une bourse d’études du gouvernement français. Un tel départ en Occident était difficilement imaginable sans l’approbation des très zélés et très compétents services bulgares, qui contrôlaient étroitement les émigrés, en particulier quand ils avaient de la famille restée au pays.
La même Commission bulgare a publié, vendredi 30 mars, une version bien plus fournie du dossier de l’agent Sabina, même s’il ne semble pas complet : 77 pages de documents, en grande partie anodins ou seulement révélateurs de la fièvre bureaucratique des services bulgares, mais parmi lesquels figurent bel et bien des rapports attribués à la source « Sabina », parfois explicitement désignée par ses officiers traitants comme « Julia Kristeva, née en 1941 dans la ville de Sliven ».
A en croire ces documents, une partie des communications de la jeune intellectuelle à destination de Sofia relèvent de la simple observation des milieux culturels et de la gauche française du début des années 1970. Elle y évoque Louis Aragon, les positions défendues par son journal, les Lettres françaises, ou la réaction de la gauche française à l’intervention soviétique de 1968 en Tchécoslovaquie. L’une des missions qui lui est explicitement donnée par son officier traitant, le premier lieutenant Ivan Bojikov, est de « distinguer les centres idéologiques qui conduisent en France un travail de sape contre la Bulgarie et le camp socialiste ».
« Passé de souffrance »
Parmi ces considérations générales, quelques indications plus précises apparaissent parfois. Le 19 février 1970, l’un des rapports établis par Sofia, supposément sur la base des informations de « Sabina », évoque Roland Leroy, l’un des dirigeants du Parti communiste français, d’abord critique de l’intervention en Tchécoslovaquie, qui « a corrigé sa position officielle » à la suite des prises de position du Parti, mais qui « continue dans des cercles amicaux à condamner ces actions ».
Autre sujet semblant intéresser particulièrement Sofia : la politique arabe de la France. L’agent « Lioubomir », rédigeant son rapport sur la foi des informations transmises par « Sabina » en décembre 1970, écrit : « Un certain nombre d’instituts de propagande français sont entre les mains d’organisations sionistes, ce qui explique le fait qu’ils soutiennent souvent des positions pro-israéliennes. (…) Cela devrait expliquer les échecs des actions d’aide et de propagande pro-arabes et pro-palestiniennes. »
Vendredi matin, Julia Kristeva n’a pas souhaité réagir. Son avocat, Jean-Marc Fedida, a indiqué au Monde que sa cliente « confirme n’avoir jamais appartenu à un service quelconque, ni jamais été l’auteure d’un rapport de quelque nature que ce soit. En 1971, elle participait au lancement du mouvement Tel Quel, qui était en rupture avec la ligne officielle du Parti communiste. Tout cela la ramène à un passé de souffrance qu’elle a décrit dans ses livres. Elle s’indigne que son action et son œuvre puissent être mises en cause sur la base de documents qui, qui à les supposer authentiques, traduisent des méthodes caricaturales des polices totalitaires. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les élus catalans sont partagés entre le soutien total à l’ex-président déchu et la recherche d’une alternative.
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En Catalogne, Carles Puigdemont divise les indépendantistes

Les élus catalans sont partagés entre le soutien total à l’ex-président déchu et la recherche d’une alternative.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 10h48
    |

            Isabelle Piquer (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les indépendantistes catalans sont-ils prêts à gouverner sans Carles Puigdemont ? L’arrestation du président déchu, Carles Puigdemont, en Allemagne, le 25 mars, et la mise en détention provisoire, quarante-huit heures avant, de cinq anciens responsables ont obligé les deux grands partis séparatistes, Ensemble pour la Catalogne (Junts per Catalunya), la liste de M. Puigdemont, et la Gauche républicaine (ERC) à repenser leur stratégie.
Deux tendances s’affrontent. Les uns veulent tourner la page et élire un gouvernement qui puisse reprendre le contrôle de la région, mise sous tutelle par le gouvernement de Mariano Rajoy après la tentative de sécession du 27 octobre 2017. Cela supposerait trouver un candidat à la présidence qui ne risque pas la prison, donc aucun des responsables en détention ou « exilés ».
D’autres estiment que « ce n’est pas à la justice espagnole de choisir le candidat qui lui plaît, explique Eduard Pujol, porte-parole de Junts per Catalunya. Nous ne pouvons pas accepter ces limitations. Un député élu par les Catalans conserve ses droits politiques, il peut donc devenir président, quelle que soit sa situation », ajoute cet ancien directeur de la radio catalane RAC1.
« Nous travaillons dans des circonstances exceptionnelles et nous devons improviser » mais, tient-il à souligner, « nous avons promis aux Catalans qu’ils auront un gouvernement ». Pour M. Pujol, « les autorités de Madrid se trompent si elles pensent avoir décapité le mouvement indépendantiste en emprisonnant ses responsables ».
Négociations en cours
L’investiture ratée de Jordi Turull, le 23 mars, a révélé les fractures qui divisent les séparatistes. L’ancien porte-parole du gouvernement de Carles Puigdemont n’a pas réussi à recueillir les quatre voix de la Candidature d’unité populaire (CUP), un petit parti d’extrême gauche qui exige la rupture immédiate avec Madrid et qui le jugeait trop mou. Les indépendantistes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La Turquie compte avant tout sur la Russie pour poursuivre, voire étendre son intervention en Syrie, explique, dans un post de blog le professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La participation, estimée à 40 %, est en recul par rapport au scrutin de 2014. Les observateurs soupçonnent le pouvoir de vouloir supprimer la limitation des mandats.
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Décryptage

En Egypte, Sissi remporte la présidentielle haut la main mais peine à mobiliser

La participation, estimée à 40 %, est en recul par rapport au scrutin de 2014. Les observateurs soupçonnent le pouvoir de vouloir supprimer la limitation des mandats.

Hélène Sallon (Le Caire, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 30.03.2018 à 10h00

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        Mis à jour le 30.03.2018 à 15h57






    
Dans un bureau de vote du gouvernorat de Menufeya, en Egypte, le 28 mars 2018.
Crédits : Gehad Hamdy / Gehad Hamdy/dpa


Aucun suspense n’entourait l’élection présidentielle égyptienne. Avant même la proclamation des résultats officiels, la presse gouvernementale a annoncé, jeudi 29 mars, la victoire du président Abdel Fattah Al-Sissi. Au terme des trois jours de scrutin, du 26 au 28 mars, les premiers résultats provisoires placent le président sortant largement en tête, avec 92 % des suffrages exprimés, face à son rival, Moussa Mostafa Moussa. Le chef du petit parti d’opposition Al-Ghad, qui recueillerait 3 % des suffrages, n’en attendait pas plus : soutien déclaré du président, il avait accepté de jouer le candidat de circonstance pour sauver les apparences d’un scrutin pluraliste après que tous les autres candidats déclarés eurent jeté l’éponge ou furent arrêtés.

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Seul véritable enjeu de l’élection, la participation s’élèverait autour de 40 %, soit 25 millions de votants sur les 60 millions de personnes inscrites sur les listes électorales, selon le quotidien d’Etat Al-Ahram. C’est en deçà de l’objectif affiché par les autorités d’égaler le taux de participation de 47 % du scrutin de 2014, qui avait vu l’élection du président Sissi avec 96 % des suffrages. En l’absence de véritable compétition, les autorités comptaient sur une forte mobilisation pour donner une légitimité au scrutin, en Egypte et à l’étranger.
Soutien zélé
A deux heures de la clôture du vote, au Caire, mercredi 28 mars au soir, la participation était nettement en deçà. Dans les bureaux de vote proches de la rue Mosaddek à Dokki, un quartier de classe moyenne supérieure, la participation s’établissait entre 25 % et 30 % des inscrits, en majorité des femmes et des personnes âgées, et très peu de jeunes, selon les juges chargés de la surveillance des bureaux de vote interrogés par Le Monde. Pourtant, note l’un d’eux, Dokki est « un quartier qui vote ». Dans le quartier pauvre de Boulaq, la participation a été plus faible encore. En dépit des dizaines de personnes qui se pressaient encore, à trois heures de la clôture, pour voter dans l’école du martyr Magdi Mohamed Hassan, les juges prédisaient un taux de participation de 20 %.
Au cours de la campagne et pendant le scrutin, les autorités et leurs soutiens ont déployé des efforts considérables pour tenter de mobiliser un électorat apathique. L’absence de compétition a détourné de nombreux électeurs du vote, notamment les jeunes et ceux qui ont le plus pâti des effets des réformes économiques. « Il faut différencier entre participation et mobilisation, analyse Moustapha Kamel Al-Sayyid, professeur de sciences politiques à l’université du Caire. Il y a ceux qui, pour des raisons objectives, sont en faveur du président Sissi : les femmes, les coptes et les membres de la classe moyenne et aisée qui apprécient son bilan en matière de stabilité et de sécurité, et son action contre les Frères musulmans. Ils estiment qu’il n’y a pas d’alternative à la présence de l’armée. Donc, au président Sissi. »

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Mais, pour le politologue, la participation s’explique aussi par la « forte mobilisation des administrations publiques et des entreprises privées auprès de leurs employés pour aller voter ». Chansons patriotiques, bannières à l’effigie du président Sissi, stands d’animation et collations gratuites à l’entrée des bureaux de vote : les médias fidèles au régime, les institutions religieuses, les associations de femmes et les hommes d’affaires ont fait montre d’un soutien zélé. Dans un climat de répression et de surveillance de plus en plus pesant, et alors que des milliers d’opposants et de critiques du régime sont en prison, les incitations au vote et la perspective d’une amende (500 livres égyptiennes, soit 22 euros) ont pu jouer.
Certains représentants n’ont pas hésité à exercer un chantage au vote. « Nous réparerons l’adduction d’eau, l’évacuation des égouts et l’électricité dans la municipalité qui aura le plus grand nombre de votes », a déclaré, lundi, sur la chaîne de télévision privée Mehwar, Nadia Abdou, la gouverneure de la province de Beheira, qui englobe Alexandrie. Un employé administratif de l’université du Caire confie, sous couvert de l’anonymat, avoir reçu l’ordre avec ses autres collègues de quitter l’établissement à 13 heures et de ne revenir que le lendemain avec « le doigt rose » – la couleur de l’encre dans laquelle chaque électeur doit tremper l’auriculaire après avoir déposé son bulletin dans l’urne – sous peine de sanctions.
Selon des témoignages recueillis par l’agence américaine Associated Press (AP), les autorités ont ordonné aux membres du syndicat des vendeurs de rue du Caire de mobiliser leurs membres pour le vote, sous peine de se voir confisquer leurs biens par la police. Dans les régions du sud du pays, dont Assiout, Sohag et Minya, la police a fait du porte-à-porte pour demander aux gens de voter, selon des témoins cités par AP. L’agence américaine mentionne également des promesses de dons alimentaires faites par des magasins d’Etat au Caire et la promesse faite par une organisation de charité de donner 100 livres égyptiennes aux votants dans un village au sud du Caire.
« Farce électorale »
Les opposants au président Sissi et ses détracteurs, qui ont dénoncé une « farce électorale », expriment désormais la crainte d’une modification de la Constitution afin de supprimer la limite des deux mandats de quatre ans, que de nombreux des soutiens du président appellent de leurs vœux. « On n’en reprend pas pour quatre ans, je peux vous garantir qu’on est partis pour trente ans », se lamente une jeune Cairote qui requiert l’anonymat.

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« C’est une crainte légitime », estime le professeur de sciences politiques Moustapha Kamel Al-Sayyid. A l’automne 2017, il a lancé une pétition signée par des chefs de partis libéraux et d’anciens soutiens du président Sissi pour s’opposer à la proposition d’un député de modifier la Constitution de 2014 pour abroger l’article qui interdit de modifier le nombre et la durée des mandats. Même parmi les plus fervents soutiens du président, certains s’opposent à cette idée. « S’ils veulent changer la Constitution, ils doivent organiser un référendum, assure Gamal Eddin Morsi, un retraité de 65 ans. Les gens ne vont pas accepter qu’une personne reste encore au pouvoir trente ans comme par le passé. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les violences et la corruption minent le pays et les Mexicains affirment leur rejet du gouvernement actuel et des partis traditionnels avant le vote du 1er juillet.
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Au Mexique, une campagne présidentielle sous tension

Les violences et la corruption minent le pays et les Mexicains affirment leur rejet du gouvernement actuel et des partis traditionnels avant le vote du 1er juillet.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 06h33
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



   


Le coup d’envoi de la présidentielle mexicaine est donné. C’est le plus grand scrutin de l’histoire du Mexique, avec 3 400 autres mandats nationaux et locaux en jeu. La campagne débute, vendredi 30 mars, sur fond de rejet du gouvernement et des partis traditionnels. La soif de changement des Mexicains profite à l’opposition.
Le favori des sondages, Andrés Manuel Lopez Obrador, promet d’« en finir avec la mafia au pouvoir », faisant du combat contre la corruption son cheval de bataille. Ses deux adversaires luttent de leur côté pour la deuxième place dans un scrutin à un tour qui permet des victoires à l’arraché.
Une élection historique qui pourrait marquer la fin du PRI
Quelque 88 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, le 1er juillet, pour élire leur président mais également 500 députés, 128 sénateurs, huit gouverneurs et près de 2 800 mandats locaux, dont celui de maire de Mexico. Le scrutin pourrait aussi marquer la fin d’un régime ; celui du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre), qui a gouverné le pays durant soixante et onze ans jusqu’en 2000.
Après l’alternance politique du Parti action nationale (PAN, droite), avec les présidences de Vicente Fox (2000-2006) et de Felipe Calderon (2006-2012), l’ancien parti hégémonique est revenu au pouvoir avec l’élection d’Enrique Peña Nieto (2012-2018). Mais à l’issue de ces six ans, l’image du PRI est entachée par des scandales financiers et une violence record.
Andrés Manuel Lopez Obrador : le favori contre la « mafia au pouvoir »
Surnommé par ses initiales, AMLO, Andrés Manuel Lopez Obrador est crédité de 33 % à 42 % des intentions de vote. A la tête de son Mouvement de régénération nationale (Morena), le leadeur de la gauche se présente pour la troisième fois à une présidentielle. A 64 ans, celui qui fut maire de Mexico (2000-2005) fustige le système corrompu du PRI, maintenu par l’alternance du PAN.
Adulé par ses partisans, taxé de populisme par ses détracteurs, le tribun a lissé son image d’opposant radical. Il prône désormais le « pardon » et tend la main à ses anciens adversaires, issus de tous les grands partis. AMLO a même promis de « ne pas mettre M. Peña Nieto en prison » pour corruption. L’écart se creuse entre celui qui se pose en candidat du changement et ses deux adversaires, Ricardo Anaya (de 19 % à 23 % des intentions de vote) du PAN et José Antonio Meade (de 16 % à 24 %) du PRI.

   


Ricardo Anaya : ni droite ni gauche
Le plus jeune candidat à la présidentielle, Ricardo Anaya, 39 ans, a fait exploser le clivage droite-gauche, en nouant une étrange alliance entre son parti conservateur, le PAN, et deux formations progressistes, le Parti de la révolution démocratique (PRD) et le Mouvement citoyen (MC). Ce juriste, docteur en sciences politiques, joue la carte de la surenchère antisystème, en menaçant l’actuel président de poursuites judiciaires.
Mais l’ancien dirigeant du PAN est lui aussi suspecté d’enrichissement illicite. L’intéressé nie en bloc et dénonce un complot orchestré par le président. A son tour, M. Anaya accuse le candidat du PRI, M. Meade, de détournements de fonds.

   


José Antonio Meade : le champion de l’ancien parti hégémonique
José Antonio Meade est le premier candidat du PRI non issu de ses rangs. Militant d’aucun parti, ce haut fonctionnaire a été ministre (affaires étrangères, développement social, finances) dans le gouvernement de M. Peña Nieto mais aussi dans celui de l’ancien président Calderon, du PAN (énergie, finances).
Le profil de ce docteur en économie semblait capable de séduire les électeurs des deux partis. Mais M. Meade peine à convaincre. L’impopularité de M. Peña Nieto, incapable de réduire la violence galopante et la corruption, pèse sur sa campagne.

   


Margarita Zavala : l’indépendante
Pour la première fois, des indépendants ont pu postuler à une présidentielle, grâce à une réforme en vigueur depuis 2014. Mais seule la candidature de Margarita Zavala, épouse de l’ancien président Calderon (créditée de 5 % à 7 % dans les sondages), a été validée par l’Institut électoral (INE).
Comme d’autres, la candidate indienne, María de Jesús Patricio, surnommée Marichuy, n’est pas parvenue à réunir les 870 000 signatures d’électeurs exigées par l’INE. Depuis, elle dénonce « une discrimination » envers les candidatures citoyennes.

   



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La crise des partis traditionnels
Chacun des grands candidats est à la tête d’une coalition. Baptisée « Le Mexique en avant », l’alliance droite-gauche (PAN-PRD-MC) de M. Anaya est comparée par ses opposants au « mariage de l’huile et de l’eau ».
Sous le slogan « Tous pour le Mexique », le candidat du PRI porte aussi les couleurs des partis Vert (PVEM, écologiste) et Nouvelle Alliance (NA, centre).
Quant à la coalition menée par AMLO, « Ensemble nous ferons l’histoire », elle fait grincer des dents au sein de la gauche en unissant Morena et le Parti des travailleurs (PT, gauche) avec le parti ultraconservateur Rencontre sociale (PES, évangélique), opposé à l’avortement et au mariage pour tous.
M. Lopez Obrador dicte l’agenda de la campagne et lui donne le tempo. Sa remise en cause de l’ouverture du secteur pétrolier au privé, votée en 2013, et de la construction d’un nouvel aéroport à Mexico provoque une levée de boucliers. Même le président a réagi sur les coûts financiers d’une révision des contrats signés. En face, AMLO tente de rassurer les milieux d’affaires. M. Anaya et M. Meade misent, eux, sur un sursaut des électeurs contre le favori.
Deux grands thèmes de campagne : le « boom » des violences…
C’est la première préoccupation des Mexicains. L’année 2017 a été la plus meurtrière depuis vingt ans (plus de 25 000 homicides). Les mois de janvier et de février ont confirmé ce « boom » avec 4 200 meurtres, soit 71 par jour, un record. Et tous les autres délits décollent.
Pour stopper l’hécatombe, AMLO a proposé une amnistie pour les narcotrafiquants, provoquant une vive polémique. Le candidat s’est ensuite ravisé, réservant la mesure uniquement aux petits cultivateurs de marijuana et de pavot. Une idée rejetée en bloc par M. Anaya, qui veut « renforcer le renseignement », et par M. Meade, qui souhaite « s’attaquer au blanchiment d’argent ».

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… et la corruption endémique
La moitié des Mexicains déclarent verser des pots-de-vin aux fonctionnaires, selon une enquête de l’ONG Transparency International. Même le président est montré du doigt, après l’achat par son épouse, en 2014, dans des conditions douteuses, d’une somptueuse maison à Mexico. Une quinzaine d’anciens gouverneurs, dont des proches de M. Peña Nieto, sont par ailleurs emprisonnés, inculpés ou en cavale.

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AMLO promet de « laver le gouvernement de la corruption de haut en bas ». M. Anaya propose un parquet autonome du pouvoir. M. Meade, lui, annonce la fin de l’impunité pour tous les mandats, celui de président inclus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le président a évoqué le départ de ses troupes du pays à plusieurs reprises au cours d’un discours dans l’Ohio, sans toutefois donner plus de précision.
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Les Etats-Unis vont partir « très vite » de Syrie, assure Donald Trump

Le président a évoqué le départ de ses troupes du pays à plusieurs reprises au cours d’un discours dans l’Ohio, sans toutefois donner plus de précision.



Le Monde
 |    30.03.2018 à 01h29
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 07h28
   





                        



   


« On va quitter la Syrie très vite. » « Vraiment très bientôt. » A plusieurs reprises au cours d’un discours dans l’Ohio, jeudi 29 mars, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a affirmé que les Américains allaient partir prochainement du pays, maintenant que les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) étaient en passe d’être totalement vaincus.
« On va bientôt avoir repris 100 % du califat, comme ils l’appellent », a-t-il ainsi fait valoir au sujet des territoires occupés par l’EI en Irak et en Syrie ces dernières années et dont le groupe a été chassé, à la fois par les forces irakiennes, le régime de Damas et ses alliés russes et iraniens, ou encore la coalition internationale menée par les Etats-Unis et leurs alliés arabo-kurdes.
« On va rentrer au pays, chez nous, où nous voulons être », a insisté M. Trump, sans donner plus de précision.

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« Faire la même erreur qu’en 2011 »
Les déclarations du président américain semblent en contradiction avec ce que disait, mi-janvier, son ex-secrétaire d’Etat. Dans un discours sur la stratégie en Syrie, Rex Tillerson avait affirmé que l’armée, qui a déployé près de 2 000 hommes sur place, resterait dans ce pays jusqu’à la défaite totale de l’EI, mais aussi pour contrer l’influence iranienne et, au bout du compte, aider à chasser le président contesté Bachar Al-Assad.
« Il est crucial, pour notre intérêt national, de maintenir une présence militaire et diplomatique en Syrie », avait déclaré le chef de la diplomatie américaine, finalement limogé mi-mars par Donald Trump en raison de divergences sur plusieurs dossiers.
Il avait appelé à ne pas « faire la même erreur qu’en 2011 », lorsqu’« un départ prématuré d’Irak a permis à Al-Qaida de survivre » dans ce pays, avant de muer pour donner vie à l’organisation Etat islamique.
Interrogée sur la portée des propos présidentiels, la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert n’a pas été en mesure, jeudi, de préciser les intentions américaines. Mais elle a assuré ne pas être au courant d’un changement de politique en cours.

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          Du soulèvement populaire au conflit international, 7 ans de guerre en Syrie






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Malgré l’annonce du retrait américain de l’accord climat, de nombreux acteurs restent fidèles aux engagements pris en 2015, rappelle le secrétaire général des Nations unies
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Les Etats-Unis sont en bonne voie pour honorer les objectifs de l’Accord de Paris, veut croire l’ONU

Malgré l’annonce du retrait américain de l’accord climat, de nombreux acteurs restent fidèles aux engagements pris en 2015, rappelle le secrétaire général des Nations unies



Le Monde
 |    30.03.2018 à 00h21
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 15h13
   





                        



   


Malgré la décision du président Donald Trump de sortir son pays de l’accord de Paris sur le climat, les Etats-Unis sont sur les rails pour atteindre les objectifs fixés par le texte, a assuré, jeudi 29 mars, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies (ONU).
« Il y a des espoirs qu’indépendamment de la position du gouvernement, les Etats-Unis pourraient être en mesure de respecter les engagements pris à Paris en tant que pays. »
Après l’annonce du retrait américain en juin 2017, des villes, des Etats et des entreprises à travers le pays s’étaient engagés à honorer les ambitions décrétées dans la capitale française fin 2015. « Certains indices vont même dans une meilleure direction que ce qui a été le cas récemment », s’est réjoui M. Guterres sans rentrer dans le détail de ces indicateurs qui laisseraient espérer une baisse des émissions du deuxième plus gros pollueur de la planète, derrière la Chine.
Sous l’administration de Barack Obama, les Etats-Unis se sont engagés à réduire de 26 % à 28 % leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2025 par rapport à 2005.
Tollé international
Près de 200 pays et organisations s’étaient mis d’accord à Paris, après d’intenses négociations, s’engageant pour la réduction des émissions de carbone, allant jusqu’à 2030. Le président Trump avait justifié son retrait, qui avait provoqué un tollé international, blâmant un « mauvais accord » pour l’économie des Etats-Unis.

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          Climat, le choc du retrait américain



Sachant qu’il faut trois ans pour un signataire avant de pouvoir signifier son retrait et encore un an avant que ce dernier ne soit effectif, la sortie des Etats-Unis ne pourrait intervenir concrètement qu’en novembre 2020.
L’administration Trump dispose, cependant, d’autres leviers pour entraver la lutte contre le réchauffement climatique. The New York Times rapporte ainsi, jeudi, que la Maison Blanche s’apprête à assouplir la réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre et la consommation de carburant des véhicules.
« Chaos climatique »
La communauté internationale veut limiter la hausse des températures à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, mais le patron de l’ONU a prévenu que des efforts accrus étaient nécessaires pour atteindre cet objectif en 2020.
Le changement climatique est « la menace la plus systémique pour l’espèce humaine », a alerté Antonio Guterres, ajoutant que des données récentes sur les événements climatiques extrêmes ont montré que « 2017 a été [une année] pleine de chaos climatique ».
Il prévoit d’organiser un sommet majeur l’année prochaine pour faire le point sur les progrès dans la mise en place de l’accord sur le climat. La présence du président américain est plus qu’incertaine.

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          Les engagements des Etats seront insuffisants pour tenir l’objectif de l’accord de Paris






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Le chef de l’Etat français « a souhaité qu’un dialogue puisse s’établir » avec la Turquie, qui combat les forces kurdes dans le nord de la Syrie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/03/2018
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Macron assure les Kurdes syriens du « soutien » de la France lors d’une rencontre à l’Elysée

Le chef de l’Etat français « a souhaité qu’un dialogue puisse s’établir » avec la Turquie, qui combat les forces kurdes dans le nord de la Syrie.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 22h53
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 11h36
    |

                            Allan Kaval








                        



   


En recevant, jeudi 29 mars à l’Elysée, une délégation venue de Syrie incluant des responsables militaires kurdes mais également des personnalités issues des institutions civiles liées à la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), le président Emmanuel Macron a délivré à ces alliés des Occidentaux un message de soutien politique d’une portée inédite. Alors que les menaces turques contre les forces kurdes et leurs alliés dans le Nord-Est syrien ne faiblissent pas, cette rencontre est en soi un signal fort de l’engagement maintenu de Paris à leur côté.
Cet engagement pourrait-il se traduire par l’envoi des unités spéciales françaises déjà présentes en Syrie à Manbij, la ville à majorité arabe qui cristallise les tensions entre la Turquie, les FDS et leurs partenaires occidentaux ? La question aurait été abordée lors de la réunion, mais une grande ambiguïté demeure.

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Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre, l’Elysée a rapporté que le chef de l’Etat avait « assuré les FDS du soutien de la France, en particulier pour la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une gouvernance inclusive et équilibrée, pour prévenir toute résurgence de Daech [acronyme de l’organisation Etat islamique (EI) en arabe] dans l’attente d’une solution politique au conflit syrien. » 
« La coopération militaire de la France avec les FDS vise à poursuivre la lutte contre l’EI. Elle n’est pas dirigée contre la Turquie », dit-on à l’Elysée
« La rencontre a été très positive. Le président Macron nous a confirmé le soutien politique et militaire de la France dans un moment critique », a précisé au Monde Redur Khalil, du bureau des relations extérieures des FDS, qui faisait partie de la délégation reçue à l’Elysée. Des forces américaines sont déjà présentes dans les environs de Manbij, dont le contrôle a fait l’objet de vaines tractations entre Turcs et Américains. Si la plupart des membres de la délégation emmenée par les Kurdes de Syrie, reçue à l’Elysée, sont restés sur des positions évasives, certains ont assuré que la France s’était engagée à y assurer également une présence militaire.
« La France va renforcer sa présence militaire à Manbij pour sécuriser l’ensemble des régions protégées par les FDS », a déclaré Khaled Issa, le représentant à Paris de la « Syrie du Nord », vocable employé pour désigner l’ensemble politique formé dans les zones placées sous contrôle des FDS. Ce développement, dont le communiqué officiel de l’Elysée ne fait nulle mention, serait censé traduire la détermination de Paris à porter avec ses alliés un coup d’arrêt à l’expansion des forces turques dans le nord du pays. A l’Elysée, on minimise nettement ces allégations : « Il n’est pas question d’un déploiement de troupes. La coopération militaire de la France avec les FDS vise à poursuivre la lutte contre l’Etat islamique. Elle n’est pas dirigée contre la Turquie. »

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La délégation venue à Paris, composée à parité de femmes et d’hommes et de représentants des communautés kurde, arabe et chrétienne, se voulait représentative des principes portés par l’encadrement civil des FDS : l’égalité entre les sexes et la coexistence des communautés religieuses et ethniques.
Les FDS et leurs structures institutionnelles contrôlent et gouvernent, de fait, des territoires comprenant les zones de peuplement kurde du Nord-Est syrien. Elles tiennent également de vastes zones majoritairement arabes. Les FDS y ont chassé les djihadistes de l’EI au cours d’une longue campagne militaire menée avec le soutien appuyé de la coalition internationale. L’offensive a culminé en octobre 2017 avec la prise de Rakka, ancienne « capitale » syrienne de l’EI.
Position des FDS plus menacée que jamais
Le soutien exprimé par Paris intervient au moment où la position des FDS paraît plus menacée que jamais par l’offensive militaire menée à leur encontre depuis la fin du mois de janvier par Ankara. Le 18 mars, les forces turques et leurs supplétifs issus de la rébellion syrienne se sont emparés de l’essentiel du secteur d’Afrin, une enclave kurde du Nord-Ouest échappant à la protection de la coalition internationale. L’offensive s’est traduite par des déplacements de population estimés à plus de 100 000 personnes par les Nations unies et elle a été émaillée d’actes de pillage et de multiples rapports d’exactions.
Du point de vue d’Ankara, les FDS ne sont que le prolongement du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation politico-militaire en guerre contre l’Etat turc depuis 1984, considérée comme terroriste par la Turquie. L’actuel prolongement de ce conflit en territoire syrien a interrompu l’avancée des FDS contre les dernières positions tenues par l’EI, laissant planer le risque d’une reformation du groupe djihadiste.

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La présidence a fait savoir dans son communiqué que M. Macron avait « rappelé l’engagement de la France contre le PKK et son attachement à la sécurité de la Turquie » et avait « souhaité qu’un dialogue puisse s’établir entre les FDS et la Turquie avec l’assistance de la France et de la communauté internationale ».
Vendredi, le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a déclaré qu’Ankara rejetait « tout effort visant à promouvoir un dialogue, des contacts ou une médiation entre la Turquie et ces groupes terroristes ». Le président Erdogan s’est dit « peiné » par « l’approche totalement erronée » de la France. « Qui êtes-vous pour parler de médiation entre la Turquie et une organisation terroriste ? », a-t-il lancé lors d’un virulent discours à Ankara.
Dans les médias proches du président Erdogan, les déclarations kurdes sur un soutien militaire français aux FDS dans la zone de Manbij sont mises en avant. Pour Paris comme pour Washington, prolonger et consolider la lutte contre l’EI en Syrie tout en ménageant les intérêts d’Ankara reste une gageure.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Connue sous son nom de scène de Stormy Daniels, elle souhaitait faire témoigner le président Donald Trump, avec qui elle dit avoir eu une liaison.
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Un juge californien rejette une demande de Stephanie Clifford

Connue sous son nom de scène de Stormy Daniels, elle souhaitait faire témoigner le président Donald Trump, avec qui elle dit avoir eu une liaison.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 22h18
 • Mis à jour le
30.03.2018 à 07h35
   





                        



   


Un juge fédéral de Los Angeles a rejeté, jeudi 29 mars, la requête de Stephanie Clifford, connue sous son nom de scène de Stormy Daniels, qui souhaitait faire témoigner le président Donald Trump, avec qui elle dit avoir eu une liaison.
Stephanie Clifford a déjà porté plainte auprès de ce tribunal pour demander l’invalidation d’un accord de confidentialité sur cette affaire, signé avec l’avocat personnel de M. Trump, Michael Cohen, quelques jours avant l’élection présidentielle de 2016.
La nouvelle requête, déposée mardi, demandait que Donald Trump et Michael Cohen fassent une déposition de deux heures au maximum, afin de déterminer si le milliardaire républicain était au courant de cet accord et s’il y était favorable. Le juge fédéral a estimé que la requête était « prématurée », le président et son avocat n’ayant pas encore répondu par écrit à la première plainte de l’actrice.

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Retard dans la procédure
L’avocat de Mme Clifford, Michael Avenatti, a dit qu’il prévoyait de déposer à nouveau cette requête, une fois que le président américain et son avocat auront répondu à la première plainte.
Selon M. Avenatti, l’accord de confidentialité entre sa cliente et Donald Trump est frappé de nullité car ce dernier n’a pas apposé sa signature sur le document préparé par M. Cohen. Ce dernier a versé 130 000 dollars à Mme Clifford en échange de son silence et dit que la somme a été versée de son compte personnel, sans que son client soit mis dans la confidence.
Michael Avenatti estime également que les déclarations de M. Cohen, qui avait révélé en février l’existence d’un accord de confidentialité et le montant de la somme versée à l’actrice, ont libéré sa cliente de ses obligations.

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