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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Contrairement au football américain et au basket-ball, les terrains de base-ball ne connaissent ni protestations ni discussions politiques.
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Pourquoi le base-ball n’est pas une terre d’activisme dans les Etats-Unis de Trump

Contrairement au football américain et au basket-ball, les terrains de base-ball ne connaissent ni protestations ni discussions politiques.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 17h23
    |

            Luc Vinogradoff








                        


Pour la première fois depuis 1968, chacune des 30 équipes de la ligue américaine de base-ball (MLB) jouera lors de la première journée, jeudi 29 mars. A New York, Detroit, Cincinnati ou Seattle, le rituel d’avant-match sera le même : hymne américain avec joueurs et spectateurs debout, hommage et applaudissements pour l’armée avec, pour les plus proches d’une base militaire, un bruyant survol du stade par des avions de chasse. Sur le podium des sports majeurs américains, le base-ball n’est pas celui qui génère le plus de revenus (c’est le football américain) ou s’exporte le mieux (c’est le basket-ball). Mais c’est celui qui se considère comme plus qu’un simple sport, une partie intégrante de la société, et se surnomme « le passe-temps préféré des Américains ».
Sur aucun des terrains, on ne verra, en revanche, ce qui est devenu une habitude dans ceux des deux autres sports américains majeurs : des gestes ou des messages à caractère politique. Pas de joueur agenouillé ou de poing levé pendant l’hymne comme dans le football américain, pas d’action condamnant les violences policières ou d’interview post-match hostile à Donald Trump, comme dans certaines équipes de basket-ball.
En 2018, de nombreux athlètes américains ont fait de leur sport une tribune, allant parfois à l’encontre des volontés de la ligue et des propriétaires. Si certains médias soutiennent cet activisme, d’autres leur préconisent de « se taire et continuer à dribbler », et le président lui-même s’en sert comme d’un marqueur politique clivant, en criant au « manque de respect à [notre] drapeau ». La politique s’immisce dans chaque interstice de la société américaine, y compris les sports, mais elle semble s’arrêter aux portes des terrains et des vestiaires de base-ball.
« Je ne veux pas froisser mes coéquipiers… »

   


Jusqu’ici, un seul joueur de base-ball s’était agenouillé pendant l’hymne, comme a commencé à le faire en août 2016 l’ex-joueur de football, Colin Kaepernick, pour protester contre les violences policières. Le 20 septembre, le catcher des A’s d’Oakland, Bruce Maxwell a mis un genou à terre, selon lui, « pour ceux qui n’ont pas de voix ».
« Ma main sur le cœur symbolisait le fait que je suis et resterai toujours un citoyen américain. Mais c’est mon genou à terre qui a retenu l’attention. (…) Cela dépasse la communauté noire ou la communauté hispanique. Aujourd’hui, il y a une certaine indifférence et un fossé racial entre chaque type de personnes. C’est défendu dans les plus hautes sphères du pouvoir de ce pays, et cela équivaut à dire que c’est OK de traiter les gens différemment. »
Maxwell, 26 ans, est né dans une base militaire allemande d’un père noir et d’une mère blanche, a grandi dans l’Alabama et décrit comme quelqu’un d’« extrêmement patriotique ». Pour son geste, il a reçu le soutien de coéquipiers, de son club et un communiqué très neutre de la MLB qui dit « respecter chacun de nos joueurs en tant qu’individu avec son propre parcours et opinions ». Mais personne n’a suivi son exemple. « Il fallait quelqu’un de vraiment spécial, avec un parcours unique, pour se lancer », a dit Chris Archer, un pitcher afro-américain des Rays de Tampa Bay.
Il a lui-même hésité à suivre cette voie, mais a décidé de ne rien faire après en avoir parlé à ses coéquipiers. « Vu les retours que j’ai eus, ce ne serait pas la meilleure chose à faire pour moi actuellement. Je ne veux offenser personne », a-t-il avoué à USA Today. Puis il a eu une phrase en apparence innocente qui dit pourtant beaucoup sur la non-politisation de son sport :
« Je ne veux pas froisser mes coéquipiers avec mes opinions personnelles, qui n’ont rien à voir avec le base-ball. »
« Le base-ball est un sport d’homme blanc »

   


En tant que joueurs de base-ball afro-américains, Bruce Maxwell et Chris Archer se sentent à juste titre sentis concernés par la mobilisation conduite par le mouvement Black Lives Matter, Colin Kaepernick et d’autres. Mais contrairement aux athlètes de la NFL ou de la NBA, ils ont moins de marge de manœuvre et de poids pour agir dans le cadre de leur sport.
Selon une étude de l’université de Floride, les joueurs de base-ball afro-américains ne représentaient que 7,7 % des professionnels au début de la saison 2017, derrière les joueurs blancs (57,5 %) et les latino-américains (31,9 %). En NFL et en NBA, les joueurs afro-américains comptent respectivement pour près de 70 % et 75 % des effectifs.
« Les spécificités des protestations politiques dans le sport américain sont la question raciale, celle de la violence policière et d’un racisme systémique contre les minorités afro-américaines, dit Peter Marquis, maître de conférences à l’université de Rouen, historien des Etats-Unis et auteur d’une thèse sur le base-ball. La mobilisation de masse autour de ces thèmes ne peut exister dans le base-ball, en grande partie parce que la situation démographique est différente. »
Ce rapport de force est brutalement décrit par Adam Jones, joueur afro-américain des Baltimore Orioles. Lorsqu’on l’a interrogé sur l’inertie politique de son sport, il a répondu :
« Dans le football américain, vous ne pouvez pas les virer. Vous avez besoin de ces joueurs. Dans le base-ball, ils n’ont pas besoin de nous. Le base-ball est un sport d’homme blanc. »
Un sport « conservateur et imbriqué dans les mœurs américaines »

   


Cela n’empêche pas certains joueurs de base-ball, peu importent leurs origines, d’être politisés, dit Peter Marquis. « La différence est qu’ils n’utilisent pas leur sport comme une tribune », rappelle-t-il. Historiquement, « le base-ball est un sport conservateur, profondément imbriqué dans la société et les mœurs américaines. Il est construit sur le mythe selon lequel sport et politique seraient deux sphères séparées », dit l’historien.
Même quand il n’est pas en uniforme, le joueur de base-ball est ramené à cette idée qu’il doit être politiquement neutre. Dexter Fowler, dont la femme est d’origine iranienne, a eu le malheur de dire sur compte Instagram que le décret anti-immigration de Donald Trump était « regrettable ». Sous le post, des centaines de réponses négatives, souvent des insultes, exigeant qu’il cesse de parler politique et se contente d’être un joueur des Cardinals de St. Louis.
Parmi l’important contingent latino-américain, certains auraient pu aussi se sentir visés par les mesures et les mots du président américain, comme sa description de certaines nations comme des « pays de merde » ou de Mexicains comme « des violeurs ». Un des rares à avoir publiquement réagi a été David « Big Papi » Ortiz, une légende des Boston Red Sox dont la récente retraite a un peu libéré la parole.
Le silence relatif des autres athlètes latino s’explique, selon le magazine spécialisé Remezcla, non pas par l’indifférence, mais « parce qu’ils préfèrent se concentrer sur la situation politique dans leur pays d’origine plutôt que celle Etats-Unis ».
Pour certains, comme le journaliste politique et grand fan du sport Chuck Todd, les spécificités du base-ball l’obligent justement à prendre ses responsabilités dans un pays de plus en plus divisé politiquement. « Le base-ball a l’occasion de guérir ce pays, grâce à la diversité raciale, ethnique et politique dans ses vestiaires. Aucun autre sport n’a cela », écrit-il, se demandant si les joueurs, entraîneurs et propriétaires veulent être cette force unificatrice ou s’ils préfèrent rester « la distraction des Etats-Unis ». La question commencera à se poser de nouveau dès les premiers pitchs de jeudi soir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le Français, 35 ans, figure parmi la liste des officiels sélectionnés par la FIFA pour le Mondial russe.
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L’arbitre français Clément Turpin retenu pour la Coupe du monde

Le Français, 35 ans, figure parmi la liste des officiels sélectionnés par la FIFA pour le Mondial russe.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 17h47
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Le Français Clément Turpin, 35 ans, a été retenu parmi les 36 arbitres appelés à officier pendant la Coupe du monde de football, organisée en Russie du 14 juin au 15 juillet. Celui qui doit aussi diriger la finale de la Coupe de la Ligue entre le Paris-Saint-Germain et Monaco, samedi 31 mars, a été sélectionné par la Fédération internationale de football (FIFA).
La sélection de Clément Turpin met un terme à l’absence prolongée de l’arbitrage français au Mondial. Représentant de l’Hexagone lors de l’Euro 2012, l’expérimenté Stéphane Lannoy n’avait pas été retenu pour officier lors de l’édition 2014, au Brésil. Une annonce qui avait sonné comme un désaveu pour la Direction technique de l’arbitrage de la Fédération française de football (FFF).
Visage séraphique et voix fluette, le jeune homme était le benjamin des dix-huit « hommes en noir » retenus par l’Union des associations européennes de football (UEFA) pour officier lors de l’Euro 2016, en France.
Epaulé à l’Euro par ses assistants Frédéric Cano, Nicolas Danos, Benoît Bastien et Fredy Fautrel, le licencié du club de Montceau Bourgogne, en Saône-et-Loire, il sortait d’une année 2016 mirifique. Etoile montante de l’arbitrage français, il venait de diriger la finale de la Coupe de France entre le PSG et l’OM.
Un surdoué du sifflet
Conseiller technique régional à la Ligue de Bourgogne, Clément Turpin passe pour un surdoué du sifflet. Particulièrement précoce, l’officiel a débuté en Ligue 1 à 26 ans et en Ligue des champions à 30. Titulaire d’« un master en entraînement et management du sport », cet ancien défenseur central a commencé l’arbitrage dans son club vers « 15, 16 ans » avant de s’y consacrer à plein-temps au sortir de l’adolescence.
« Longtemps, j’ai arbitré le samedi matin et joué le dimanche, ou l’inverse. Faire les deux, c’est hyperintéressant. Quand on juge des tacles, des charges, c’est bien beau de les voir devant des écrans ou sous la forme de lois, mais il vaut mieux savoir ce qu’on ressent quand on reçoit un tacle… C’est le meilleur enseignement », confiait-il au Monde en 2016.
Formé à l’assistance vidéo (VAR), qui sera utilisée pour la première fois durant la Coupe du monde en Russie, Clément Turpin participera, à la mi-avril à Coverciano (Italie), à un séminaire de préparation qui réunira les arbitres retenus pour le Mondial russe.

Liste des 36 arbitres retenus pour officier lors de la compétition
Confédération asiatique (AFC) Fahad Al Mirdasi (KSA) Alireza Faghani (IRN) Ravshan Irmatov (UZB) Mohammed Abdulla Mohamed (UAE) Ryuji Sato (JPN) Nawaf Abdulla Shukralla (BHR)  Confédération africaine (CAF) Mehdi Abid Charef (ALG) Malang Diedhiou (SEN) Bakary Papa Gassama (GAM) Ghead Grisha (EGY) Janny Sikazwe (ZAM) Bamlak Tessema Weyesa (ETH)  Confédération d’Amérique du Nord, centrale et Caraïbes (CONCACAF) Joel Aguilar (SLV) Mark W. Geiger (USA) Jair Marrufo (USA) Ricardo Montero (CRC) John Pitti (PAN) Cesar Arturo Ramos Palazuelos (MEX)  Confédération d’Amérique du sud (CONMEBOL) Julio Bascunan (CHI) Enrique Caceres (PAR) Andres Cunha (URU) Nestor Pitana (ARG) Sandro Ricci (BRA) Wilmar Roldan (COL)  Confédération d’Océanie (OFC) Matthew Conger (NZL) Norbert Hauata (TAH)  Confédération européenne (UEFA) Felix Brych (ALL) Cüneyt Cakir (TUR) Sergey Karasev (RUS) Bjorn Kuipers (HOL) Szymon Marciniak (POL) Antonio Miguel Mateu Lahoz (ESP) Milorad Mazic (SRB) Gianluca Rocchi (ITA) Damir Skomina (SLO) Clément Turpin (FRA)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ La visite de Thomas Bach à Pyongyang, après les JO d’hiver de Pyeongchang, apparaît comme une nouvelle initiative diplomatique dans la péninsule.
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Le président du Comité international olympique en visite en Corée du Nord

La visite de Thomas Bach à Pyongyang, après les JO d’hiver de Pyeongchang, apparaît comme une nouvelle initiative diplomatique dans la péninsule.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 12h38
   





                        


Plusieurs médias sud-coréens rapportent qu’ils ont vu le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, embarquer jeudi 29 mars dans un avion à Pékin pour Pyongyang, dans ce qui apparaît comme une nouvelle initiative diplomatique dans la péninsule après les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
« La visite de Bach en Corée du Nord semble avoir pour objectif d’accroître la notoriété du CIO après les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang (Corée du Sud) et d’aborder le potentiel de participation du Nord à des compétitions internationales », estime l’agence de presse sud-coréenne Yonhap en citant une source diplomatique à Pékin.
Rapprochement
Un porte-parole du CIO avait déclaré pendant les Jeux qui se sont déroulés du 9 au 25 février que Thomas Bach se rendrait en Corée du Nord après les JO, à une date qui restait à fixer.
Ces Jeux ont entraîné un rapprochement considérable entre le Sud et le Nord isolé, qui y a envoyé des athlètes, des représentants du régime et des majorettes.

        Lire aussi :
         

                Entre les deux Corées, un début de détente



Des sportifs des deux Corées avaient défilé ensemble lors de la cérémonie d’ouverture, au cours de laquelle le président sud-coréen, Moon Jae-in, avait serré la main de la sœur du dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Depuis, le Nord et le Sud ont décidé d’organiser un sommet le mois prochain, et M. Kim a effectué son premier voyage à l’étranger en tant que dirigeant cette semaine, pour y rencontrer le président chinois, Xi Jinping.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Des adolescents, pensionnaires d’Independiente, étaient victimes d’un réseau de prostitution de mineurs. Une affaire qui pourrait toucher d’autres clubs.
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Argentine : scandale de pédophilie dans un prestigieux club de football de première division

Des adolescents, pensionnaires d’Independiente, étaient victimes d’un réseau de prostitution de mineurs. Une affaire qui pourrait toucher d’autres clubs.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 12h15
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



   


Ils rêvaient de football dans un pays où le ballon rond est une passion. Ils se sont retrouvés à la merci de pédophiles. La découverte d’un réseau de prostitution de mineurs au sein du prestigieux club de football de première division, Independiente, à Buenos Aires, bouleverse l’Argentine.
Ils sont une vingtaine d’adolescents, âgés de 14 à 16 ans, logés dans un internat du club, et qui s’entraînaient dans des catégories inférieures. Un homme de 19 ans, qui jouait à Independiente en quatrième division, était chargé de recruter les victimes. Pendant les heures de cours, il conduisait les adolescents dans un centre commercial, à côté du club, à Avellaneda, un faubourg de Buenos Aires, où les attendaient d’autres personnes qui les conduisaient en voiture dans des appartements de différents quartiers où ils devaient avoir des relations sexuelles avec des adultes en échange d’argent.
Lors de ces rencontres, il n’y avait ni drogue, ni violence, ni femme, ont expliqué les victimes, précisant qu’il y avait seulement des hommes majeurs – six ou sept – qui les payaient pour pratiquer sexe oral et pénétration. Les adolescents recevaient entre 800 et 1 000 pesos (entre 34 et 40 euros). Les entremetteurs touchaient le double.
« Des proies faciles »
Plusieurs personnes ont été arrêtées. Parmi elles, le chef présumé de la bande, Martin Bustos, un arbitre assistant officiant en première division, qui est accusé de corruption de mineurs. Il a été expulsé de l’Association du football argentin (AFA). L’entremetteur de 19 ans, lui, a été expulsé d’Independiente, mais il a été laissé en liberté, la justice soupçonnant qu’il a lui-même été victime du réseau de prostitution.
L’affaire sordide ne cesse de prendre de l’ampleur, car les enquêteurs sont convaincus qu’il s’agit d’une vaste bande de pédophilie qui pourrait opérer dans d’autres clubs de première division : tous les suspects sont liés au monde du football. Parmi eux, un attaché de presse, connu dans les milieux sportifs et sur les réseaux sociaux, Leonardo Cohen Arazi, propriétaire d’un bar à Palermo, le quartier branché de la capitale, où ont l’habitude de se retrouver des joueurs de football.
Cinquante-trois adolescents décidés à tenter leur chance pour être sélectionnés par le club sont actuellement logés dans le pensionnat d’Independiente, à Avellaneda. Ils viennent de provinces de l’intérieur du pays, le plus souvent de milieux pauvres, éloignés de leurs familles qui les ont confiés au club.
Pour la directrice du Comité argentin des droits de l’enfant, Nora Schulman, ce scandale met en évidence la vulnérabilité de ces enfants qui viennent à Buenos Aires avec l’espoir de devenir des stars du football : « Les parents les laissent partir, espérant qu’ils deviennent de nouveaux Messi. Mais beaucoup se retrouvent vite sans un sou, éloignés de leur famille et avec la frustration d’un rêve déçu, ce qui en fait des proies faciles pour les réseaux de pédophilie. »
C’est un enfant de 14 ans qui a osé briser le silence en se confiant au psychologue d’Independiente, Ariel Ruiz, qui a alerté le coordinateur des groupes inférieurs, Fernando Beron. Ce dernier a dénoncé les faits à la justice. La procureure, Maria Soledad Garibaldi, chargée de l’enquête, a qualifié les faits d’« agression sexuelle, promotion et facilitation de la prostitution ». Elle s’est rendue au pensionnat du club pour dialoguer avec les victimes. Mardi 27 mars, la magistrate a décrété le secret de l’instruction afin de protéger les victimes et les témoins.
Collaborer avec la justice
Le président d’Independiente, Hugo Moyano, a condamné « ce type d’actions », promettant de collaborer avec la justice. M. Moyano est surtout connu comme étant l’un des plus puissants et polémiques syndicalistes argentins, longtemps secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT).
A la tête du syndicat des camionneurs, il est également considéré comme le principal opposant du gouvernement du président de droite, Mauricio Macri, contre lequel il avait mobilisé des milliers de manifestants le 12 mars à Buenos Aires. Homme d’affaires à la tête d’une immense fortune, M. Moyano est impliqué dans plusieurs affaires de corruption. Il se déclare « innocent » et « victime » d’une persécution politique du gouvernement.
Les responsables des autres clubs argentins de première division, comme les légendaires Boca Juniors (présidé par Mauricio Macri entre 1995 et 2008) et River Plate, se refusent à tout commentaire sur ce scandale sans précédent dans l’histoire du football argentin. Mais les enquêteurs veulent savoir si, eux aussi, étaient impliqués dans ce réseau.
Le Club Atlético Independiente, fondé en 1905, est considéré comme l’un des meilleurs clubs argentins de football. Il est appelé familièrement Rojo (« rouge »), à cause de la couleur des maillots de ses joueurs, eux-mêmes baptisés Los Diablos rojos (« les diables rouges »).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’OL s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions féminine en surclassant Barcelone (1-0). Les Lyonnaises affronteront Manchester City.
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Ligue des champions féminine : l’OL en demi-finale, pas de miracle pour Montpellier

L’OL s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions féminine en surclassant Barcelone (1-0). Les Lyonnaises affronteront Manchester City.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 02h30
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 08h30
   





                        



   


Lyon s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions féminine en éliminant le FC Barcelone que les doubles tenantes du titre ont battu une deuxième fois, mercredi 28 mars en Catalogne (1-0), six jours après l’aller au Parc OL (2-1).
Dominatrices, les Lyonnaises se contenteront d’un seul but, par l’attaquante des Bleues Eugénie Le Sommer (62e) de la tête, pour s’immiscer pour la septième fois dans le dernier carré de la compétition, depuis qu’elle a été rebaptisée Ligue des champions en 2009.
L’OL rencontrera au tour suivant Manchester City, qui a éliminé les Suédoises de Linköping en s’imposant dans les deux manches (5-3 au retour, 2-0 à l’aller).
Face à Chelsea, pas de miracle pour Montpellier
De leur côté, les joueuses de Montpellier, battues par Chelsea à l’aller (2-0) à domicile, ont perdu une seconde fois, mercredi en Angleterre (3-1), ce qui scelle leur élimination de la Ligue des champions féminine en quarts de finale.
Les Héraultaises ont encaissé un but à chaque entame de période, par Fran Kirby (4e) et Ramona Bachmann (50e), puis un penalty en fin de match par la même Kirby (78). Mais elles ont sauvé l’honneur, par Sofia Jakobsson (36e), une ancienne des « Blues ». En demi-finale, Chelsea jouera contre Wolfsburg.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les deux joueurs Français ont été visés par des comportements racistes de supporteurs russes lors du match de préparation au Mondial, mardi à Saint-Pétersbourg.
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Russie-France : des cris de singe à l’encontre de Ousmane Dembélé et Paul Pogba

Les deux joueurs Français ont été visés par des comportements racistes de supporteurs russes lors du match de préparation au Mondial, mardi à Saint-Pétersbourg.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 13h06
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 14h25
   





                        



   


Les deux corners frappés par Ousmane Dembélé ont d’abord étonné par leur maladresse, l’un d’eux fuyant même hors des limites du terrain. On en apprenait plus à la sortie du match sur ces deux remises en jeu, normalement anodines : un journaliste et des photographes de l’Agence France-Presse (AFP) ont entendu des cris de singe en provenance des tribunes à l’intention de l’attaquant barcelonais, au moment où il s’apprêtait à tirer les corners.
Sur les réseaux sociaux, des internautes affirment en avoir également entendu au moment où Paul Pogba touchait le ballon à la 73e minute.
Au lendemain du match de préparation pour la prochaine Coupe du monde, la ministre des sports, Laura Flessel, a condamné sur Twitter les cris proférés à la Zénith Arena :
« Le racisme n’a pas sa place sur les terrains de football. Nous devons agir de concert au niveau européen et international afin de faire cesser ces comportements inadmissibles. »

« Le racisme n’a pas sa place sur les terrains de football. Nous devons agir de concert au niveau européen et inter… https://t.co/FfQsqkb7aN— FlesselLaura (@Laura Flessel)


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Quatre-vingt-neuf incidents recensés en une saison
Le racisme est un mal récurrent dans le football russe. Le sujet est étroitement surveillé par la FIFA alors que le pays se prépare à accueillir le Mondial (du 14 juin au 15 juillet 2018). Sept matchs, dont une demi-finale et le match pour la troisième place, sont programmés à Saint-Pétersbourg.
Le réseau antidiscrimination Fare a recensé 89 incidents liés au racisme et à l’extrême droite dans le championnat russe lors de la saison 2016-2017. Parmi les cas récents, des chants racistes de supporteurs du Spartak envers le gardien brésilien du Lokomotiv Moscou, pour lesquels l’instance disciplinaire de la Fédération russe a lancé un « dernier avertissement » au club moscovite, avant de suspendre une partie du stade.
« Je ne pense pas que nous ayons du racisme sur une échelle qui doit être combattue », avait toutefois déclaré le sélectionneur de la Russie, Stanislav Tchertchessov, sur la chaîne brésilienne Globo TV au début de mars. Pour l’entraîneur, il y a « toujours des cas isolés [de hooliganisme], et, comme dans les autres pays, ces gens sont punis ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Dès la saison prochaine, il sera possible d’acheter des bouts de matchs de la ligue de basket américaine, y compris quand ils ont déjà commencé.
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La NBA va diffuser ses matchs par tranches et à la demande

Dès la saison prochaine, il sera possible d’acheter des bouts de matchs de la ligue de basket américaine, y compris quand ils ont déjà commencé.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 11h35
   





                        



   


La NBA continue d’adapter la diffusion des matchs aux nouvelles habitudes de consommation. La ligue américaine de basket-ball a annoncé, mercredi 28 mars, qu’elle donnerait la possibilité d’acheter et de regarder en streaming une partie seulement d’un match déjà en cours.
Jusqu’ici, la NBA proposait différentes formules d’abonnement – huit matchs par mois, tous les matchs d’une équipe ou tous les matchs de la saison – ainsi que la possibilité d’acheter un seul match, à 6,99 dollars, à regarder sur son site ou son application. Dès la saison prochaine, l’option de n’en regarder que cinq ou dix minutes sera ajoutée.
Adam Silver, commissioner de la NBA, a expliqué le raisonnement de la ligue lors d’une conférence de presse avec un représentant de B/R Live, la nouvelle plate-forme de streaming partenaire de la ligue :
« Disons qu’un match commence à 19 h 30, quelqu’un a quinze minutes devant lui et veut regarder un match de la NBA. Cela peut paraître excessif si ce fan doit payer 7 dollars [pour un match en entier] alors qu’il n’a que le temps de regarder cinq ou dix minutes… donc vendons à ce fan ce qu’il veut. »
Les tarifs de cet abonnement, inspiré des micropaiements devenus la norme dans les jeux vidéo en ligne, doivent encore être déterminés. Silver a dit qu’une des pistes de réflexion était une tranche de cinq minutes pour 99 centimes de dollar.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le journaliste sportif annonce, dans un entretien au « Parisien », qu’il va se retirer du service public en juin, à l’issue des 24 Heures du Mans.
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Lionel Chamoulaud annonce son départ de France Télévisions

Le journaliste sportif annonce, dans un entretien au « Parisien », qu’il va se retirer du service public en juin, à l’issue des 24 Heures du Mans.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 14h28
   





                        



   


Après trente-sept ans à France Télévisions, Lionel Chamoulaud, la « voix » de Roland-Garros, annonce dans un entretien au Parisien mercredi 28 mars qu’il quittera le service public en juin, après les 24 Heures du Mans. « [Je pars] sans mélodrame ni claquement de porte, puisque c’est moi qui ai pris cette décision », précise-t-il.
Pour autant, il ne s’agit pas d’un départ à la retraite :
« J’ai désormais envie de gérer mon temps comme je l’entends. (…) Je vais faire de l’enseignement, de la production et du coaching. A force de réfléchir à la mise en scène du sport, je peux conseiller les jeunes joueurs sur leur communication, mais aussi travailler dans d’autres domaines. »
Le présentateur, âgé de 58 ans, est entré en 1981 au service des sports d’Antenne 2. Il est notamment connu pour avoir commenté le tournoi de Roland-Garros et des épreuves des Jeux olympiques. Il a également présenté l’émission « Stade 2 » de 2008 à 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Dans un rapport auquel « Le Monde » a eu accès, la Cour des comptes s’étonne de « conditions de rémunération très favorables » et d’un fort penchant pour les avions privés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/03/2018
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Les largesses de la riche Fédération française de football

Dans un rapport auquel « Le Monde » a eu accès, la Cour des comptes s’étonne de « conditions de rémunération très favorables » et d’un fort penchant pour les avions privés.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 14h55
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Huit ans après le cataclysme de Knysna, théâtre de la grève des Bleus lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud, l’argent coule de nouveau à flots à la Fédération française de football (FFF). La Cour des comptes l’a constaté en se plongeant dans les factures de l’instance, dont elle souligne « l’aisance financière », la « gestion en bon père de famille », mais aussi la générosité à l’égard de ses dirigeants.
Dans un rapport confidentiel d’avril 2017 auquel Le Monde a eu accès, et portant sur les exercices 2011 à 2015, la Cour des comptes brosse le portrait d’une organisation qui s’est « professionnalisée » depuis l’élection de son président, Noël Le Graët, en juin 2011. L’obtention de juteux contrats commerciaux, comme le partenariat record avec Nike (50,5 millions d’euros par an de 2018 à 2026), a permis de hisser le budget prévisionnel à 224,6 millions d’euros pour l’exercice en cours. Mais l’utilisation de ces sommes amène la Cour à formuler « un certain nombre de remarques et d’interrogations ».
Dans la partie rendue publique de ce rapport au mois de février, la Cour des comptes reprochait déjà à la FFF d’avoir invité, en juillet 2014, 130 personnes à Rio de Janeiro pour assister au quart de finale de la Coupe du monde entre la France et l’Allemagne, pour un coût d’un million d’euros. Un voyage protocolaire à destination des dirigeants de clubs et partenaires de la FFF qui n’avait pas été validé par le comité exécutif de la FFF, « contrairement à ce que prévoit le règlement financier pour des dépenses supérieures à 300 000 euros ».
Vingt-sept vols privés pour Noël Le Graët en un an
Mais la Fédération aime voyager par les airs. La Cour pointe ainsi une « hausse continue des affrètements d’avions » et évalue les dépenses de la Fédération dans ce domaine à 313 000 euros en 2015. A titre de comparaison, la FFF avait déboursé 9 000 euros en 2011 pour l’affrètement d’avions privés....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Quatre jours après leur défaite contre la Colombie, les Bleus ont battu (1-3) la Russie, pays hôte du prochain Mondial, et livré une prestation contrastée.
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L’équipe de France en mode piano avant la Coupe du monde 2018

Quatre jours après leur défaite contre la Colombie, les Bleus ont battu (1-3) la Russie, pays hôte du prochain Mondial, et livré une prestation contrastée.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 00h45
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 09h14
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Quels enseignements Didier Deschamps pourra-t-il bien tirer des deux matchs de préparation de mars ? A moins de trois mois de l’ouverture de la Coupe du monde en Russie (du 14 juin au 15 juillet), le sélectionneur de l’équipe de France paraît bien en peine de répondre précisément à cette question. Dans les entrailles du somptueux stade Krestovski de Saint-Pétersbourg, l’une des enceintes les plus onéreuses de l’histoire (son édification a coûté entre 700 millions et 1,3 milliard d’euros selon les estimations), le technicien s’est félicité d’avoir procédé à une large revue d’effectif au terme de la victoire poussive (1-3) de ses protégés, mardi 27 mars, contre le pays hôte du prochain tournoi planétaire.
Un succès sans relief acquis grâce à un doublé de Kylian Mbappé et à un somptueux coup franc transformé par un Paul Pogba enfin tranchant. « On est globalement parvenu à manier vitesse et technique. Evidemment, certaines choses m’ont déplu. On peut et on doit faire mieux », a reconnu Didier Deschamps, quatre jours après avoir houspillé ses joueurs, branchés sur courant alternatif et logiquement battus (3-2) par la Colombie de Radamel Falcao au Stade de France.
« On a eu du mal à mettre du rythme, de l’intensité »
Pour défier la très friable équipe russe, tombée dans les profondeurs du classement de la Fédération internationale de football (63e rang), le Bayonnais avait effectué sept changements et misé sur la vitesse de son jeune trident d’attaquants – 20 ans de moyenne d’âge – composé de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et Anthony Martial. Les lacunes criantes de la Sbornaïa, l’équipe nationale russe, confrontée à un « trou » générationnel, ne lui ont guère permis de se rassurer pleinement sur le plan offensif. En revanche, il a apprécié la solidité affichée par le défenseur central Laurent Koscielny (32 ans), qui disputera cet été sa dernière compétition internationale avec les Bleus, et la belle prestation du néophyte Lucas Hernandez (22 ans), lancé pour la première fois en sélection.

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Ces deux matchs amicaux de mars représentaient l’ultime étape avant la divulgation par Didier Deschamps, mi-mai, de la liste des joueurs convoqués pour le Mondial. « Je dispose d’encore plus de réponses qui vont me permettre d’ouvrir ma réflexion pour la liste, a déclaré le sélectionneur, qui n’avait pu retenir plusieurs éléments blessés ou tout juste sortis de l’infirmerie (Kingsley Coman, Nabil Fekir, Alexandre Lacazette). Il va falloir faire des choix. Mais il reste encore du temps car les joueurs ont encore beaucoup de matchs à disputer d’ici au 15 mai. »
A Saint-Pétersbourg, les Bleus oscillaient entre satisfaction et agacement. « On doit être plus conquérants. Il faut qu’on arrive à travailler cela parce que le Mondial va arriver vite », a confié le milieu Blaise Matuidi. « Aujourd’hui, c’était encore un peu laborieux, même si le résultat est là, a concédé le gardien et capitaine Hugo Lloris, spectral contre la Colombie. Il faut s’améliorer à tous les points de vue. Est-ce que c’est la période du mois de mars qui nous a fait jouer de cette façon ? Je ne sais pas. Encore une fois, aujourd’hui, on a eu du mal à mettre du rythme, de l’intensité. » 
« La marge de progression est énorme »
« On ne doute pas. Collectivement, la marge de progression est énorme », a assuré le portier des Bleus, déjà tourné vers le premier match de sa formation au Mondial, le 16 juin, à Kazan, contre la modeste sélection australienne (37e au classement FIFA). En lice dans une poule particulièrement abordable (avec également le Pérou et le Danemark), l’équipe de France poursuivra sa préparation en affrontant trois nations privées du Mondial cet été : le 28 mai, elle défiera l’Irlande, avant de retrouver l’Italie, le 1er juin, puis les Etats-Unis, huit jours plus tard.
A l’heure où les grandes nations (Espagne, Angleterre, Brésil) du football mondial semblent déjà très affûtées, les Bleus sont-ils suffisamment armés pour ambitionner de figurer dans le dernier carré du tournoi, l’objectif assigné par le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët ? « C’est vrai qu’on n’a pas été réguliers dans le jeu, c’est une réalité. Dans les moments difficiles, on n’a pas su se serrer les coudes. D’autres équipes en revanche sont prêtes aujourd’hui », a estimé Blaise Matuidi, finaliste malheureux de l’Euro 2016 et éliminé en quarts lors du Mondial brésilien de 2014.
S’ils veulent revoir la pelouse du stade Krestovski de Saint-Pétersbourg, sur les bords de la Neva, les Bleus devront atteindre les demi-finales de la Coupe du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’équipe de France a battu la Russie (3-1) en match amical grâce notamment à un doublé de Mbappé.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Lucas Pouille, Jérémy Chardy, Adrian Mannarino, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut ont été sélectionnés pour défier Fabio Fognini et sa bande sur terre battue, du 6 au 8 avril à Gênes.
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Coupe Davis : la France sans Gasquet pour le quart de finale contre l’Italie

Lucas Pouille, Jérémy Chardy, Adrian Mannarino, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut ont été sélectionnés pour défier Fabio Fognini et sa bande sur terre battue, du 6 au 8 avril à Gênes.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 16h42
   





                        



   


Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a choisi de se passer de Richard Gasquet, revenu récemment de blessure, pour le quart de finale de Coupe Davis face à l’Italie, du 6 au 8 avril à Gênes.
Déjà confronté aux blessures de Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils, Noah a retenu Lucas Pouille (10e mondial), Adrian Mannarino (22e), Jérémy Chardy (90e), Pierre-Hugues Herbert (81e) et Nicolas Mahut (101e) pour aller défier Fabio Fognini et sa bande sur terre battue.

La sélection de @NoahYannick pour le quart de finale de @DavisCup #ITAFRA : @jimchardy, @p2hugz, @nmahut,… https://t.co/hGCU2ULD43— FFTennis (@FFT)


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« Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils étant blessés, Richard [Gasquet] étant blessé, le choix était quand même plus simple derrière », a expliqué Noah. « Il y avait une possibilité » pour Gasquet, a-t-il précisé, « s’il avait pu se servir des dix-quinze jours entre son dernier match et la rencontre pour s’entraîner dur », mais « là, il ressent encore des douleurs ».
Touché au dos durant l’hiver, le Biterrois avait effectué son retour la semaine dernière à Miami mais s’était incliné d’entrée face à son compatriote Chardy, dernier rescapé tricolore en Floride.
Le doublé dans le viseur
« Jérémy [Chardy] joue bien en ce moment et Lucas [Pouille] est dans le sud de la France depuis une semaine et joue sur terre battue, a ajouté le capitaine des tenants du titre pour expliquer ses choix. Quant à Adrian Mannarino, il est deuxième Français au classement ATP. Il est régulier. »
La dernière fois que les Bleus ont joué sans Tsonga, Monfils, Gasquet et Simon, c’était aussi en quart de finale, et sur terre battue, l’an passé à Rouen face à la Grande-Bretagne (4-1).
Pour le capitaine, qui vise le doublé avec cette équipe après leur campagne victorieuse en 2017, l’Italie représente un adversaire « dangereux » : « Ils aiment la Coupe Davis, le public va participer, on aime bien jouer à l’extérieur aussi. Il y aura beaucoup de passion. »
En cas de victoire, la France retrouverait le vainqueur du duel Espagne-Allemagne lors des demi-finales, du 14 au 16 septembre. Pour ce match disputé sur terre battue à Valence, le capitaine espagnol, Sergi Bruguera, a convoqué Rafael Nadal, susceptible de jouer son premier match de Coupe Davis depuis septembre 2016.
Le Majorquin de 31 ans, qui récupérera lundi prochain sa place de numéro un mondial, n’est plus apparu en compétition depuis sa blessure musculaire à la jambe droite subie en quart de finale de l’Open d’Australie en janvier. Face à l’Allemagne, il sera accompagné de Pablo Carreno, Roberto Bautista, David Ferrer et Feliciano Lopez.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Après son revers vendredi face à la Colombie, l’équipe de France de Didier Deschamps affronte la Russie (17 h 50) à Saint-Pétersbourg.
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Russie-France : les Bleus en mission de reconnaissance

Après son revers vendredi face à la Colombie, l’équipe de France de Didier Deschamps affronte la Russie (17 h 50) à Saint-Pétersbourg.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 19h07
   





                        



   


Retrouver le visage conquérant de l’équipe de France et postuler individuellement à un retour en Russie, voilà toute l’affaire des Bleus en match amical contre le pays hôte du Mondial, mardi 27 mars à Saint-Pétersbourg (17 h 50), leur dernier avant l’annonce de la liste.
Ce sera le 15 mai, jour où Didier Deschamps désignera son groupe de 23 joueurs pour la Coupe du monde, plus quelques réservistes. Il y aura ensuite encore trois matchs de préparation (Eire, Italie et Etats-Unis les 28 mai, 1er et 9 juin) avant de retourner en Russie pour y affronter l’Australie, le Pérou et le Danemark dans le groupe C (les 16, 21 et 26 juin). Alors mardi, on y sera presque, même si les Bleus n’ont pas étrenné leur camp de base du Mondial, situé à Istra, dans les environs de Moscou.

        Lire le live :
         

          Russie-France en direct : les Bleus enfoncent le clou



« Panne de courant »
« La Coupe du monde, elle a commencé dans nos têtes depuis un moment, dans la préparation. Ce qui est bien, c’est qu’on a la chance d’avoir eu un joker pour faire cette erreur en match amical et pas pendant la Coupe du monde », a avancé dimanche l’attaquant Olivier Giroud. Il évoquait bien sûr le manque de détermination menant à un revers face à la Colombie (3-2 au Stade de France vendredi) et douchant subitement ce groupe qui restait pourtant sur un valeureux nul 2-2 chez les champions du monde allemands.
Vendredi, il y eut une bonne première période, puis une seconde catastrophique, une « panne de courant » pointée par Deschamps qui n’a pas digéré la « suffisance » de son équipe. Ce rendez-vous dans la capitale des tsars se couvre donc d’une pression inattendue. Car une nouvelle défaite ou même un nul face à la Russie, 63e au classement FIFA et qui connaît un creux générationnel, pourrait rebattre bien des cartes individuelles. Les « intentions » réclamées par le sélectionneur, c’est-à-dire agressivité et détermination, seront forcément scrutées et la moindre once de nonchalance de la part d’un joueur risque de lui coûter cher.
Deschamps a affirmé plusieurs fois qu’il ne ferait pas deux fois le même onze, sans non plus tout chambouler. Il pourrait ainsi se reposer sur son ossature et apporter des retouches, comme il le fait souvent. La conférence de presse a donné quelques signes plus ou moins clairs en ce sens. Les changements concernent-ils le gardien ? « Non », a lâché Deschamps, et Hugo Lloris jouera donc.
Devant ? « Kylian [Mbappé] peut jouer en théorie à tous les postes offensifs », a-t-il dit. Et en pratique, ce mardi ? « En pratique aussi. C’est une option », a-t-il répondu avec un sourire gourmand. Laurent Koscielny devrait récupérer sa place en charnière centrale. « Je pense jouer demain », a-t-il en tout cas relevé devant les médias. Sans savoir avec qui.
Défense en difficulté
D’habitude, c’est avec Raphaël Varane. Mais celui qui est censé être le patron de la défense « s’est retrouvé sur le plan personnel un peu plus en difficulté » contre les Colombiens, dixit « DD », et a eu un entraînement aménagé dimanche en raison d’un pépin à la cheville droite. Si le vice-capitaine était laissé au repos, Samuel Umtiti, qui a concédé le penalty synonyme de défaite vendredi, retrouverait son partenaire de l’Euro 2016. Deschamps assume son alternance entre les trois centraux. « Sur les trois matchs avant la Coupe du monde, l’objectif sera peut-être différent », a-t-il aussi glissé. L’enjeu de la charnière est de stopper l’hémorragie, après cinq buts encaissés en deux matchs. A cette aune, quid des latéraux Djibril Sidibé et Lucas Digne, en souffrance vendredi ?
Au milieu, si N’Golo Kanté apparaît comme le nouveau repère, Blaise Matuidi semble plus menacé, et Paul Pogba est désormais concurrencé par Corentin Tolisso, révélation automnale en bleu et remis de sa contusion au tibia. Tout dépend aussi si « DD » conserve son 4-4-2 ou bascule en 4-3-3. Sur l’aile droite, Ousmane Dembélé, auteur d’une bonne rentrée vendredi et qui brûle de reprendre le fil de son histoire en sélection après une longue blessure, pourrait suppléer Mbappé.
A gauche, Thomas Lemar, principale satisfaction du premier match, est en balance avec Anthony Martial. Ce dernier n’est pas apparu vendredi et l’utilisation de son éventuel temps de jeu mardi orientera ses espérances de figurer dans la liste mondialiste. Sur le gril également les latéraux Benjamin Pavard et Lucas Hernandez, le milieu Adrien Rabiot et l’avant-centre Wissam Ben Yedder. Mais pas l’ailier Florian Thauvin, qui a déclaré forfait lundi matin (ischio-jambiers). Un coup dur pour le Marseillais (16 buts, 10 passes décisives en L1 cette saison), alors qu’il était déjà peu utilisé en Bleu (3 petites sélections), victime d’une concurrence féroce à son poste.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Des démarches pour mettre un terme à au contrat d’enseignant de William Derkey Strampel, 70 ans, doyen de l’Ecole de médecine ostéopathique à l’université d’Etat du Michigan avaient déjà été entamées.
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Abus sexuels sur gymnastes : l’ex-patron de Larry Nassar incarcéré

Des démarches pour mettre un terme à au contrat d’enseignant de William Derkey Strampel, 70 ans, doyen de l’Ecole de médecine ostéopathique à l’université d’Etat du Michigan avaient déjà été entamées.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 04h58
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 07h40
   





                        



   


L’ancien patron de Larry Nassar, ex-médecin de l’équipe américaine de gymnastique condamné à un maximum de 175 ans de prison notamment pour des abus sexuels, a été arrêté lundi 26 mars et incarcéré, a indiqué à l’AFP la police locale.
William Derkey Strampel, 70 ans, était bien enregistré lundi soir comme étant un détenu de la prison du comté d’Ingham, sur le site InmateInfo. « Je peux confirmer qu’il est en prison, mais nous ne rendons pas publics les chefs d’accusation avant la mise en accusation formelle », a précisé Scott Wriggelsworth, shérif du comté d’Ingham (Michigan, Nord), ajoutant que cette mise en accusation était prévue mardi lors d’une audience devant un tribunal.
Selon plusieurs médias, citant un porte-parole de l’université d’Etat du Michigan (MSU), il a démissionné en décembre du poste de doyen de l’Ecole de médecine ostéopathique qu’il occupait depuis 2002, pour des « raisons médicales ».
En février, l’université a déclaré avoir engagé les démarches pour mettre un terme à son contrat d’enseignant titulaire.

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Faire changer les choses « rapidement »
John Engler, président par intérim de MSU, avait alors expliqué dans un communiqué que M. Strampel « n’a[vait] pas agi avec le degré de professionnalisme exigé des personnes occupant de hautes fonctions, en particulier des fonctions ayant trait à la sécurité des étudiants et des patients ». « J’espère sincèrement que les courageux survivants de Larry Nassar verront cela comme une indication sans ambiguïté que les choses changent rapidement à Michigan State [University] », avait-il ajouté.
Larry Nassar, 54 ans, a été condamné fin janvier et début février à plusieurs peines dont une pouvant atteindre jusqu’à cent soixante-quinze ans de prison pour avoir agressé au moins 265 personnes durant deux décennies, dont près de 160 gymnastes, la plupart mineures, dans le plus grand scandale de l’histoire du sport américain. Il a aussi été condamné à soixante ans pour possession d’images pédopornographiques en décembre.

Cet ostéopathe a exercé de 1994 à 2016 au sein de la Fédération USA Gymnastics, du Comité olympique (USOC) et de l’université d’Etat du Michigan. Plusieurs responsables de ces différents organismes ont démissionné et des enquêtes internes ont également été ouvertes.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le pays entier réclame des comptes au capitaine de l’équipe australienne de cricket, coupable d’avoir prémédité une tricherie contre l’Afrique du Sud.
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Le scandale qui secoue le cricket australien

Le pays entier réclame des comptes au capitaine de l’équipe australienne de cricket, coupable d’avoir prémédité une tricherie contre l’Afrique du Sud.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 18h39
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 09h04
    |

            Clément Martel








                        



   


Dans les pays qui furent un jour membre de l’Empire britannique, on ne plaisante pas avec le cricket. Méconnu hors du Commonwealth, le sport de battes, balles et guichets rayonne au Royaume-Uni, en Inde – où c’est le sport le plus suivi –, au Pakistan et en Australie, tenante du titre mondial. Et la volée de bois vert qui s’abat sur l’équipe nationale de l’île-continent à la suite d’une tentative de triche lors d’une rencontre contre l’Afrique du Sud est à la hauteur de l’amour que suscite ce sport down under.
L’aveu de culpabilité, samedi 24 mars, du capitaine australien, Steve Smith, a scandalisé sa nation et déclenché une enquête qui égratigne la culture de la gagne d’une équipe nationale se targuant – jusque-là – d’être la garante de « l’esprit » de ce jeu ancestral. Une égratignure sur une balle de cricket, c’est d’ailleurs par là qu’est venu le scandale.
Lors du troisième test-match contre l’Afrique du Sud, samedi au Cap, l’Australien Cameron Bancroft s’est servi de ruban adhésif pour recueillir des particules abrasives sur le terrain et en frotter la balle, afin de l’érafler et de modifier ainsi sa trajectoire prévisible. Sa filouterie démasquée par les caméras, les images étant diffusées en direct dans le stade, le joueur a – de manière presque comique – tenté de dissimuler l’objet du délit dans son pantalon.

The fact is that Steve Smith and Cameron Bancroft admitted to cheating only because they were caught by the TV cameras pic.twitter.com/WaASGs78ke— Sadiya 💕 (@sadiya69) 26 mars 2018


Le premier ministre s’émeut du scandale
Interrogés sur l’épisode à la fin de la rencontre, Steve Smith et Cameron Bancroft ont reconnu avoir ourdi un complot lors de la « pause déjeuner » (lors des test-matchs de cricket, les rencontres se déroulent en trois sessions allant de la matinée à la soirée), déclenchant un énorme scandale en Australie. Des légendes de test-matchs, compétitions qui se déroulent sur cinq jours et constituent le format le plus prestigieux du cricket, se sont indignées, de même que la Commission australienne du sport.
Même le premier ministre australien, Malcolm Turnbull – dont les habitants de l’île-continent aiment à dire que son poste est le plus prestigieux du pays… derrière celui de capitaine de l’équipe de cricket – s’est ému du scandale, évoquant « une amère déception ». « Cela défie complètement l’entendement de voir l’équipe australienne mêlée à la triche », a-t-il tancé. Et de rappeler que les joueurs de cricket australiens se doivent d’être des modèles « pour la nation entière, qui place ceux qui revêtent le baggy green [casquette verte, et par métonymie le surnom des joueurs] sur un piédestal ».
« Cette honte va au-delà du sport, renchérit sur Twitter Dan Roan, rédacteur en chef de la BBC, pour qui la fierté nationale a été ébranlée. Le baggy green est vénéré en Australie. Mais il a été piétiné par une mentalité de victoire à tout prix et une culture hypocrite et méchante qui laisse l’équipe avec peu d’amis. »
Triche à l’aide de terre, de morsure ou de bonbons
Dans cette affaire, et comme souvent dans le sport, il y a la loi et l’esprit de la loi. Si l’on s’en tient aux règles du cricket, le ball tampering est une infraction de niveau deux (sur quatre) pouvant occasionner des points de pénalité et une suspension d’un match pour les joueurs reconnus coupables. Une faute, mais pas si grave que ça. D’ailleurs, trouver des façons de modifier la trajectoire de la balle est une pratique aussi vieille, ou presque, que ce sport. Et plusieurs équipes internationales ont été reconnues coupables par le passé de ce procédé, reconnu par des joueurs du monde entier.
De l’ancien capitaine anglais Michael Atherton, qui a recouru à de la terre dans sa poche pour augmenter la rugosité de la balle, à un joueur pakistanais ayant tenté de mordre l’objet de liège et de cuir pour en modifier la structure, les joueurs ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de traficoter les balles. Même l’actuel capitaine de l’Afrique du Sud, Faf du Plessis, dont l’équipe jouait face aux Australiens, a été accusé d’un tel forfait à deux reprises : une fois en grattant le cuir avec une fermeture Eclair, une autre en l’enduisant de salive rendue collante par un bonbon.
Plus que la tentative de triche, donc, ce qui a déclenché l’ire des Australiens – des éditorialistes à la machine à café en passant par les réseaux sociaux et le gouvernement – est la préméditation collective reconnue par le capitaine des Aussies. Plutôt que de nier, chose ardue tant les images de la tentative de triche et les plans de coupe sur ses coéquipiers y assistant d’un air entendu sont révélateurs, Steve Smith a admis face à la presse une « décision des leaders du groupe ».
« Je ne donne pas de noms, mais on en a discuté. [Cameron Bancroft] était dans les parages, on en a parlé et on y a vu une façon potentielle d’obtenir l’avantage. Finalement, ça n’a pas marché : les arbitres n’ont pas constaté de changement de comportement de la balle ou dans son apparence. C’était un choix malheureux, et nous regrettons vraiment ces actions. »

A simply astonishing confession from Australia captain Steve Smith and batsman Cameron Bancroft 😳 https://t.co/YaE7fBZamq— BBCSport (@BBC Sport)


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Le capitaine suspendu pour le prochain match
Pour un sport qui a inscrit en préambule de ses règles qu’il doit « son attrait unique » au fait « qu’il doit être joué non seulement en respectant les règles, mais aussi en respectant l’esprit du jeu », le coup est violent. D’autant que cet incipit rend « les capitaines responsables du fair-play de leur équipe et du respect de l’esprit du jeu » ; autant de points sur lesquels Steve Smith semble avoir failli.
Si l’International Cricket Council (ICC, la fédération internationale) a suspendu Smith pour le quatrième test (à partir de vendredi à Johannesburg) en raison de sa « contribution à discréditer le sport », Bancroft, qui a écopé d’une sanction en cours de match, pourra être aligné face aux Sud-Africains. Une sanction a minima qui ne satisfait guère les observateurs australiens, qui réclament le retrait du capitanat à Smith, voire une interdiction à vie d’équipe nationale pour le joueur de 28 ans, que certains considèrent comme le meilleur batteur australien de l’histoire.

   


« Hey Cricket Australia, show some balls », tempête le Courrier Mail dans son édition de lundi, réclamant de sévères sanctions contre les instigateurs de cette triche généralisée. Et l’ensemble de la presse australienne suit cette requête.
Considéré de longue date comme un sport de gentlemen, le cricket est plus qu’un sport en Australie. Il compte 1,4 million de licenciés pour 24 millions d’habitants. On met au crédit de cette discipline britannique d’avoir contribué, par ses idéaux et son sens de la morale, à façonner l’âme de la nation australe. Revêtir la casquette verte de l’équipe nationale y est considéré comme sacré, un honneur dont ont bénéficié à peine 450 personnes. Et dans l’ancienne colonie britannique, qui a en grande partie forgé son identité nationale à travers le sport, il en découle de grandes responsabilités.
Venu en urgence en Afrique du Sud pour tenter d’éteindre l’incendie, le responsable de la fédération Cricket Australia (CA), James Sutherland, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’incident. Et a précisé que Steve Smith et son second, David Warner, avaient accepté de remettre leur casquette de capitaine et vice-capitaine pour la fin du test-match.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Membre de l’équipe qui battit en 2002 la France championne du monde, le sélectionneur a demandé à trois anciens coéquipiers d’accompagner ses joueurs au Mondial russe.
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Décryptage

Football : autour d’Aliou Cissé, les vieux Lions sénégalais rugissent toujours

Membre de l’équipe qui battit en 2002 la France championne du monde, le sélectionneur a demandé à trois anciens coéquipiers d’accompagner ses joueurs au Mondial russe.

Par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-03-26T18:04:08+02:00"

        Le 26.03.2018 à 18h04






    
Le sélectionneur de l’équipe sénégalaise de football, Aliou Cissé, à Dakar, en juin 2017.
Crédits : SEYLLOU/AFP


Ensemble, ils ont écrit la plus belle page de l’histoire du football sénégalais. C’était en 2002, au Japon et en Corée du Sud : le pays participait à sa première phase finale de Coupe du monde et l’équipe nationale s’était hissée en quart de finale avant d’être éliminée par le froid réalisme turc sur un but en or. Depuis les liens tissés ne se se sont pas dénoués.
Devenu sélectionneur, Aliou Cissé a donc demandé à ses anciens coéquipiers Tony Silva, Omar Daf et Lamine Diatta d’accompagner les Lions de la Teranga au prochain Mondial, du 14 juin au 15 juillet en Russie. En attendant, le Sénégal doit affronter la Bosnie-Herzégovine, mardi 27 mars au Havre, en match préparatoire.

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Entre les quatre hommes, il y a de l’amitié, du respect et des souvenirs à profusion. Il serait faux de penser que leur histoire commune a commencé au stade de Séoul où ils ont battu la France championne du monde en match d’ouverture du Mondial, le 31 mai 2002. En réalité, elle a débuté quelques mois avant, lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) disputée au Mali, où les Lions se sont inclinés en finale face au Cameroun.
« Je me souviens d’un match du premier tour contre la Tunisie alors que nous étions qualifiés, dit Omar Daf. Après la causerie du sélectionneur, Bruno Metsu, nous avions improvisé une réunion entre joueurs pour se dire qu’il n’était pas envisageable de perdre. Par une chaleur étouffante, nous avions tout donné contre un adversaire qui jouait sa qualification. C’est cette envie de se surpasser que nous voulons aujourd’hui transmettre aux joueurs. »
« Avec lui, je pars à la guerre ! »
A l’époque, Aliou Cissé s’affirmait déjà comme un des leaders de l’équipe. Bruno Metsu, l’extraverti sélectionneur français des Lions, aujourd’hui décédé, en avait fait l’un de ses relais au sein du groupe. L’ancien joueur, qui a effectué une partie de sa carrière au Paris-Saint-Germain (1998-2001), a été nommé sélectionneur en mars 2015. Il a très rapidement souhaité retrouver la dynamique de l’équipe de 2002.
« Il m’a proposé de travailler avec lui dès sa nomination et j’ai accepté », témoigne Omar Daf, qui entraîne l’équipe réserve de Sochaux, club français où il a effectué la majeure partie de sa carrière de joueur (1997-2009 et 2012-2013). « Ce qu’on veut, c’est que le Sénégal gagne, poursuit-il. Tony Sylva, l’entraîneur des gardiens, et Lamine Diatta, le team manager, sont eux aussi devenus internationaux en 1999 et 2000. C’est sans doute pour ça qu’il existe une telle proximité entre nous. » 
« Aliou m’avait proposé de travailler avec lui quand il était chargé des moins de 23 ans, assure de son côté Tony Sylva. Ça n’avait pas pu se faire à l’époque, mais quand il me l’a reproposé je n’ai pas hésité. Avec lui, je pars à la guerre ! »

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La transmission de cet esprit est aujourd’hui au cœur de leur mission. « On rappelle aux jeunes l’importance de jouer pour le pays et on parle de notre propre expérience du haut niveau, explique Omar Daf. Une défaite en équipe nationale est vécue comme un drame, car les gens attendent beaucoup de la sélection. Notre rôle, c’est aussi d’évoquer ce qu’on a connu. On ne peut pas comparer l’équipe de 2002 et celle d’aujourd’hui, mais on va forcément trouver des points communs. » 
« Leur parcours est très flatteur, affirme l’actuel défenseur Lamine Gassama. L’épopée de 2002 a quelque chose de motivant et nous met une certaine pression. Mais c’est à nous d’écrire notre propre histoire. »
« Diouf aimerait être plus consulté »
Au sein de la cellule technique des Lions de la Teranga, c’est toujours Aliou Cissé qui a le dernier mot. « Mais au sein du staff, il n’évolue pas en solo. C’est quelqu’un de beaucoup plus ouvert qu’on ne le croit », précise Omar Daf. Malgré des résultats convaincants, le sélectionneur n’est pas épargné par les critiques d’une partie de la presse qui lui reproche notamment sa tactique trop prudente.

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Star de l’équipe de 2002, El-Hadji Diouf estime quant à lui qu’Aliou Cissé n’ouvre pas assez les portes de la sélection et qu’il n’est pas disposé à écouter les conseils venus de l’extérieur. « Diouf aimerait être plus impliqué et consulté, assure un proche de la sélection. Mais pour Aliou Cissé, les statuts individuels passent après le groupe. » Une deuxième épopée en Coupe du monde est peut être à ce prix.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le Suisse, qui va faire l’impasse sur Roland-Garros pour la troisième année de suite, échappe à tout début de critique.
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Tennis : ce que Federer veut, Dieu le veut

Le Suisse, qui va faire l’impasse sur Roland-Garros pour la troisième année de suite, échappe à tout début de critique.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 09h18
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Chronique. Ces dernières semaines, les supporteurs français de Roger Federer voulaient y croire. L’an dernier, le Suisse, qui faisait son retour après une demi-saison 2016, les avait snobés porte d’Auteuil pour se ménager et mieux préparer son rendez-vous fétiche de Wimbledon. Et puis il y avait la menace des Nadal, Djokovic, Murray, Wawrinka…, alors ils l’avaient excusé. Ils lui avaient d’autant plus donné l’absolution que son pari s’était révélé gagnant, avec un 19e titre du Grand Chelem soulevé un mois plus tard sur le gazon londonien.
Cette fois, tous ses principaux rivaux sont à ce jour hors jeu. Djokovic ? Le Serbe a été l’ombre de lui-même à Indian Wells et à Miami, et peine à retrouver ses fondamentaux depuis son opération au poignet. Murray et Wawrinka ? Convalescents (le premier soigne sa hanche, le second a toujours le genou abîmé). Nadal ? Touché à la cuisse depuis le début de l’Open d’Australie, son cas interroge à l’approche de la saison sur ocre.
Maître des horloges
Alors, pourquoi ? La raison est aussi prosaïque que stratégique : pour durer, tout simplement. « J’aimerais encore jouer le plus longtemps possible », s’est-il justifié samedi 24 mars, après son élimination au premier tour du tournoi de Miami, où il était le tenant du titre. Federer, 36 ans et presque huit mois, n’a plus joué depuis 2015 sur la terre battue parisienne. Trop d’ajustements à consentir, pas assez de garanties : des quatre tournois du Grand Chelem, Roland-Garros est celui qui lui a toujours posé le plus de difficultés. Il ne l’a gagné qu’une fois, en 2009.
Sacrifier Paris pour préserver sa longévité. Le prix à payer est évidemment plus fort pour les organisateurs du tournoi, Guy Forget (par ailleurs aussi directeur de Bercy, que le Suisse boycotte depuis 2015) en tête : un Federer, même à cloche-pied, même enrhumé, restera toujours meilleur VRP du circuit qu’un Marin Cilic ou un Jack Sock au sommet de leur art.

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                La méthode Federer au service de la longévité



Hormis chez ses admirateurs éplorés, cette décision est, sinon saluée, du moins admise. Aucun joueur n’y trouvera à redire, avant tout parce que cette stratégie se révèle – jusqu’à présent – salutaire. Et puis, osons le dire, parce qu’il s’agit de Roger Federer. En maître des horloges, le Suisse impose son rythme. Il en a toujours été ainsi depuis qu’il règne sur le circuit.
Les Français et Françaises qui zappent la Coupe Davis ou la Fed Cup sont les premiers blâmés, quand jamais aucune critique ne l’a, lui, effleuré. Le numéro deux mondial (il a abandonné son trône à Nadal après sa défaite à Miami) n’a pratiquement jamais fait de l’épreuve une priorité durant sa carrière. Sauf quand il s’est agi d’ajouter une ligne manquante à son palmarès, face aux Français justement, en 2014. Mais, contrairement aux Gasquet, Tsonga ou Monfils, lui n’a plus rien à prouver. Vingt titres du Grand Chelem, 308 semaines passées à la place de numéro un mondial, 97 titres en simple, pour ne citer que quelques-uns de ses records.
« Il prend toujours la bonne décision »
Tout le monde s’incline devant Sa Majesté. Les joueurs se plaignent auprès des instances de l’ATP (l’Association des joueurs de tennis professionnels) d’un calendrier surchargé ? Lui décide d’organiser un tournoi d’exhibition grassement rémunéré, à la fin septembre, sur le modèle de la Ryder Cup : la Laver Cup. Et tous s’y ruent pour se partager le gâteau.
« N’être plus écouté : c’est cela qui est terrible lorsqu’on est vieux », disait Albert Camus. Le sage Federer a beau être le doyen du circuit, son aura n’est pas près de s’affaiblir. Les réactions de ses pairs après sa décision de faire l’impasse sur Roland-Garros pour la troisième fois de suite sont là pour en témoigner. « Là où j’admire Federer, c’est qu’il prend toujours la bonne décision, se prosterne ainsi Marcos Baghdatis dans L’Equipe. C’est ça qui le rend plus fort. » 
Et tant pis si c’est au détriment de ses admirateurs. Cette fois, les « Federerophiles » français lui pardonneront-t-il ? Sur les réseaux sociaux, certains charrient les esprits chagrinés en leur soumettant une suggestion : créer deux circuits ATP distincts. Un pour les joueurs « ordinaires » du circuit, un autre spécialement pour Roger Federer, « avec des tournois et des adversaires choisis, afin de faire vivre la légende ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le sport joue un rôle dans la prévention des troubles psychologiques chez les jeunes exposés à des événements traumatisants.
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édition abonné


Le sport, un outil de résilience

Le sport joue un rôle dans la prévention des troubles psychologiques chez les jeunes exposés à des événements traumatisants.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h25
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 10h09
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Stimulant de la mémoire, protecteur du déclin cognitif, antidépresseur, anxiolytique… Les scientifiques n’en finissent pas de découvrir les effets de l’activité physique sur le cerveau. Mais dans cet inventaire réjouissant des pouvoirs du sport, il en est un sur lequel les pédopsychiatres et les professionnels de l’enfance seraient bien inspirés de miser : la prévention des troubles psychologiques chez les jeunes exposés à des événements traumatisants.
Au-delà des histoires individuelles de champions ou d’anonymes que le sport a aidés à se reconstruire, il existe désormais des données épidémiologiques. Par exemple dans une vaste étude menée par le ­système de santé du Pays de Galles et l’université de Bangor, dont les premiers résultats ont été rendus publics en janvier. A partir d’un échantillon représentatif de 2 500 Gallois âgés de 18 à 69 ans, Mark Bellis et ses collègues se sont penchés sur la santé mentale et les sources de résilience de ceux qui avaient vécu des expériences négatives dans l’enfance.
Ils en ont identifié 11 types : événements familiaux (tels une séparation parentale, des violences domestiques, un contexte d’alcoolisme), antécédents de maltraitance (verbale, physique ou sexuelle) ou de négligence, physique ou émotionnelle. Un participant à l’étude sur deux n’avait connu aucune de ces situations, mais 14 % en cumulaient quatre ou plus.
Ces derniers se sont révélés bien plus vulnérables à l’âge adulte que ceux sans expérience négative pendant l’enfance. Au moment de l’enquête, ils étaient 3,7 fois plus souvent traités pour un trouble mental. Et leur risque de s’être automutilé ou d’avoir eu des pensées suicidaires était quasiment décuplé. Le ­niveau de risque dépendait cependant des moyens de résilience auxquels ils avaient eu accès pendant leur jeunesse puis à l’âge adulte.
Creuset de relations affectives
Dans l’enfance, le fait d’avoir noué une relation de confiance avec un adulte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’économiste Jean-Pascal Gayant dresse le constat de l’inéluctable passage de la propriété des stades des collectivités territoriales au secteur privé.
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