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La fortune de Charles Aznavour optimisée grâce au Luxembourg

« Le Soir » et Mediapart révèlent les pratiques d’optimisation fiscale du chanteur français, âgé de 94 ans.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 18h26
   





                        



   


Des impôts évités, mais en toute légalité. Avec Charles Aznavour, Le Soir et Mediapart ont ajouté, jeudi 29 mars, un nouvel exemple à la longue liste des contribuables français qui recourent, en toute discrétion, à l’optimisation fiscale en exploitant les failles des législations au sein même de l’Europe.
Le quotidien belge et le site d’information français détaillent un montage fiscal élaboré entre 2007 et 2016, qui a permis au chanteur français, aujourd’hui âgé de 94 ans, de défiscaliser une grande partie de ses revenus. M. Aznavour n’a pas eu besoin de dissimuler sa fortune dans des sociétés écrans ou des trusts à l’autre bout du monde : il lui a suffi, comme à beaucoup de contribuables européens, d’ouvrir une société au Luxembourg, le petit duché coincé entre la France et l’Allemagne, membre de l’Union européenne.
Il contestait être un exilé fiscal
Une bonne partie des droits d’auteur du chanteur de La Bohême ont été transférés dans cette société boîte à lettres, baptisée Abricot SA, dont le statut permet une défiscalisation complète des dividendes. Charles Aznavour étant résident fiscal suisse, les revenus générés par ses chansons n’ont quasiment pas été imposés en France. Selon les calculs de Mediapart, « plus d’un million et demi d’euros a légalement échappé à la fiscalité française des dividendes ».
Ce montage respecte les contours de la légalité, mais il dément les affirmations du chanteur : interrogé en 2013, sur RTL, celui-ci se défendait d’être un exilé fiscal, et assurait payer en France les impôts sur ses activités françaises.
L’enquête du Soir et de Mediapart souligne qu’une réorganisation à l’automne 2016 a fait entrer plusieurs membres de la famille du chanteur dans le montage autour d’Abricot. Son épouse, deux de ses enfants et sa sœur sont, depuis cette date, « éligible[s] à une part plus importante des bénéfices issus des droits d’auteur » (seule sa sœur, résidente fiscale dans l’Hexagone, reste théoriquement soumise à la fiscalité française).
Selon les deux quotidiens, cette réorganisation devrait faciliter la succession de M. Aznavour, qui pourra se dérouler dans le cadre du droit luxembourgeois.
Contacté par Mediapart et par Le Soir, Charles Aznavour n’a pas répondu aux sollicitations.



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Le lexique des Paradise Papers
            







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  var donnees = {
  "actifs":   ["Actifs","En comptabilité, un actif est un élément de patrimoine susceptible de générer de la valeur, pour l’entité ou la personne qui le possède. Il peut s’agir d’un actif immobilier (bâtiments, etc.) mais aussi d’actions ou de créances (c’est-à-dire de l’argent prêté qui doit être remboursé par une autre entreprise ou une autre personne)."],
  "actionnaire":   ["Actionnaire","Propriétaire déclaré d’une société. Certains actionnaires possèdent réellement le capital de ces sociétés, d’autres ne sont que des prête-noms."],
  "administrateur":   ["Administrateur","Personne qui dirige une société, qui peut être indifféremment directeur ou membre du conseil d’administration. Dans les sociétés offshore, cela n’implique pas de gérer l’activité de l’entreprise au quotidien, mais seulement d’en assumer la responsabilité légale."],
  "agent":   ["Agent de domiciliation de société offshore","C’est l’une des activités du cabinet d’avocats Appleby : l’enregistrement de sociétés dans des paradis fiscaux pour le compte de clients, un métier qui implique une solide connaissance du droit. En appui, la firme propose d’autres services : la location de prête-noms, des services bancaires, la création de trusts…"],
  "accis":   ["Assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS)","La Commission européenne souhaite mettre en place cette réforme pour limiter l’optimisation fiscale des multinationales. L’idée est de taxer les multinationales sur la base du bénéfice total qu’elles réalisent dans l’Union européenne, plutôt que pays par pays. Cela les dissuaderait de déplacer leurs profits dans les pays les plus avantageux, comme les Pays-Bas ou l’Irlande, pour payer moins d’impôts."],
trustee).Généralement, les bénéficiaires ou des membres de leur famille, sont les propriétaires initiaux des actifs du trust. Mais il peut aussi s’agir d’une organisation caritative."],
  "blanchiment":   ["Blanchiment d’argent","Il consiste à réinvestir des fonds de provenance illicite (trafic de drogue, vente d’armes, fraude fiscale…) dans des activités légales pour les « recycler ». Les sociétés offshore sont parfois utilisées pour blanchir de l’argent."],
trustee). Ce dernier a dès lors le contrôle des biens et les gère pour le compte de bénéficiaires (qui peuvent être le constituant ou des membres de sa famille par exemple). Le constituant est également appelé fiduciant ou settlor."],
  "seingprive":   ["Contrat sous seing privé","Contrat signé entre deux parties « privées » (particulier, entreprise, avocat, etc.) Il s’oppose aux « actes authentiques » qui, eux, doivent être rédigés par un individu agissant en tant qu’officier public (huissier, notaire)."],
« commanditaire vennootschap » en néerlandais) est un montage fiscal qui permet à des multinationales américaines de limiter ou d’éliminer leurs impôts, en étant taxées ni aux Etats-Unis ni aux Pays-Bas."],
Plusieurs techniques sont utilisées, en détournant des techniques de comptabilité à l’origine légales, pour artificiellement baisser les profits. Parmi elles, le prix de transfert, les redevances de propriété intellectuelle ou les prêts entre filiales."],
  "dividende":   ["Dividende","Quand une entreprise engendre des bénéfices, elle peut en reverser une partie à ses actionnaires, à hauteur du nombre d’actions qu’ils possèdent dans le capital."],
  "doubleirlandais":   ["Double irlandais","Montage fiscal permettant de diminuer l’impôt payé en créant en Irlande une société au statut « hybride ». Ce statut permet à la société créée de faire ses affaires dans le cadre du droit commercial irlandais, tout en établissant sa résidence fiscale dans un paradis fiscal – ou nulle part – et évitant ainsi l’impôt. L’Irlande a adopté une réforme fiscale visant à supprimer ce statut à l’horizon 2020."],
  "echangeautoinfo":   ["Echange automatique d’informations","C’est l’un des meilleurs outils de coopération internationale pour lutter contre la fraude fiscale : il astreint les Etats à partager toutes les informations fiscales importantes (comme l’identité des détenteurs de comptes, etc.) avec les autres Etats. Par exemple, une banque suisse abritant le compte d’un Français doit signaler l’existence de ce compte au fisc français. Une centaine de pays, dont les principaux paradis fiscaux, se sont engagés à commencer l’échange automatique en 2017 ou en 2018."],
  "evasionfiscale":   ["Evasion fiscale","Stratégie d’évitement de l’impôt en plaçant une partie ou la totalité de ses actifs dans des pays à la fiscalité avantageuse, sans s’y expatrier. Elle peut relever soit de l’optimisation fiscale (légale), soit de la fraude fiscale (illégale)."],
  "exilefiscal":   ["Exilé fiscal","Se dit d’une personne qui, pour échapper à un impôt qu’elle considère trop important, déménage dans un pays à la fiscalité plus légère."],
trustee) est la personne physique ou la société qui détient temporairement de l’argent ou des biens pour le compte d’un tiers (le fiduciant). A charge pour lui de gérer les fonds ou les mandats qui lui ont été transférés, non dans son propre intérêt, mais pour le compte du bénéficiaire. Les deux parties, fiduciaire et fiduciant, sont liées par un contrat, appelé « trust » ou fiducie."],
  "forumulaireimportation":   ["Formulaire d’importation","Déclaration remplie par l’importateur d’un véhicule (voiture, avion, etc.), signée par les douanes du pays où il est livré. En Europe, ce formulaire certifie officiellement que le véhicule est en règle sur le plan de la TVA et donc, qu’il peut être utilisé au sein des territoires européens sans avoir à s’acquitter de la TVA dans les pays où il circule."],
  "fraudefiscale":   ["Fraude fiscale","Utilisation de moyens illégaux pour baisser le montant de son imposition, voire y échapper totalement. Le fait de déplacer des capitaux dans des juridictions étrangères sans en avertir le fisc constitue une forme de fraude fiscale."],
  "holding":   ["Holding","Il s’agit généralement d’une société qui n’a pas d’activité économique réelle : sa seule fonction est de prendre des participations dans d’autres sociétés et d’effectuer des opérations financières. La holding peut permettre de regrouper l’ensemble des filiales d’un groupe. Nombreux sont ceux qui créent des holdings au Luxembourg pour gérer leurs affaires, car l’imposition y est très faible."],
  "impotsociete":   ["Impôt sur les sociétés","Impôt dont doivent s’acquitter les sociétés auprès des Etats, selon leur résidence fiscale. Généralement, il s’agit d’un pourcentage des bénéfices réalisés par l’entreprise (environ 33 % en France)."],
  "leasingmaltais":   ["Leasing maltais","Montage fiscal permettant de faire baisser le taux de la TVA à 5 %, principalement pour les yachts. Pour en bénéficier, il faut acheter le bateau par l’intermédiaire d’une société maltaise et se le louer via une seconde société maltaise, qui deviendra propriétaire du bateau au bout de plusieurs années."],
  "multinationale":   ["Multinationale","Société ayant des liens économiques forts avec plusieurs pays, que ce soit grâce à ses filiales locales (qui créent des bénéfices en produisant ou en vendant sur place) ou à ses investisseurs (qui apportent le capital nécessaire pour financer l’entreprise)."],
Elle est aussi bien pratiquée par des particuliers que par des entreprises, souvent multinationales. La Commission européenne a ainsi relevé que ces dernières contribuaient à l’impôt en moyenne à hauteur de 10 % de leurs bénéfices réalisés en Europe, contre 23 % en moyenne pour les autres entreprises."],
  "paradisfiscal":   ["Paradis fiscal","Pays ou territoire où certains impôts sont très bas, voire inexistants, et qui cultive une certaine opacité sur les titulaires des comptes et des sociétés. Leur définition varie selon l’époque et l’organisation qui établit la liste des paradis fiscaux."],
  "pretenom":   ["Prête-nom","Personne qui agit au nom d’une autre comme actionnaire ou administrateur d’une société. L’utilisation de prête-noms, ou d’homme de paille, permet de dissimuler l’identité du bénéficiaire réel."],
  "quitusfiscal":   ["Quitus fiscal","Certificat indiquant qu’un véhicule (avion, voiture, etc.) est en règle par rapport à la TVA. En Europe, il permet notamment d’autoriser la circulation d’un véhicule ayant été acheté dans un autre pays que celui où réside son acheteur. En effet, dans le cas d’un achat à l’étranger, la TVA doit normalement être acquittée dans le pays de livraison."],
  "rabaismaltais":   ["Rabais maltais","Dispositif fiscal permettant aux entreprises étrangères de réduire l’impôt sur les sociétés de leurs filiales maltaises à un taux effectif d’environ 5 %, bien loin des 33 % applicables en France."],
  "redevancepropintelle":   ["Redevances de propriété intellectuelle","Egalement appelées royalties, ces redevances permettent de facturer à d’autres sociétés d’un groupe l’exploitation d’un brevet ou d’une marque."],
  "regimemerefille":   ["Régime fiscal « mère-fille »","Une société mère est une société qui détient plus de 50 % du capital d’autres sociétés, appelées « sociétés filles » ou filiales. Pour éviter une double imposition, la plupart des Etats permettent à la société mère de bénéficier d’une exonération d’impôt sur les sociétés sur les dividendes reçus par ses filiales. En France, la société mère doit payer une taxe forfaitaire de 5 % sur le montant des dividendes reçus de ses filiales."],
  "registrecommerce":   ["Registre du commerce","Un registre du commerce est une base de données rassemblant les informations importantes relatives aux entreprises immatriculées dans un pays. On y trouve généralement l’identité de leurs administrateurs, leur date de création (et de fermeture), leur forme juridique, raison sociale et parfois, leurs actionnaires."],
  "restritfiscal":   ["Rescrit fiscal","Accord fiscal secret entre un pays et une entreprise, qui permet de fixer, au cas par cas, un niveau d’imposition moins élevé que le taux normal. Ce système, mis en lumière par le scandale « LuxLeaks », a notamment permis à des multinationales de payer très peu d’impôts au Luxembourg. Depuis début 2017, les Etats européens ont l’obligation de communiquer tous les rescrits fiscaux qu’ils signent aux autres capitales européennes."],
« centre de ses intérêts économiques » ou les agents de l’Etat exerçant leur fonction à l’étranger. Si l’un de ces critères est rempli, l’individu devra s’acquitter de ses impôts en France.Selon les Etats, cette définition varie. La plupart signe des conventions bilatérales pour définir où le citoyen doit quel impôt. Avec pour but affiché d’éviter la double imposition… mais aussi l’absence d’imposition."],
  "secretbancaire":   ["Secret bancaire","Une banque ou un Etat proposant le secret bancaire s’engage à ne pas transmettre les informations concernant ses clients (identité, comptes) à des tiers. Elle peut choisir de ne lever la confidentialité qu’au cas par cas, souvent après une demande judiciaire. Ce principe d’opacité a longtemps nourri le succès de la Suisse auprès des fraudeurs, mais il est aujourd’hui largement écorné."],
  "societecoquille":   ["Société coquille ou société écran","Société qui n’exerce pas d’activité économique réelle. Généralement installée dans un paradis fiscal, elle peut servir à détenir discrètement des comptes en banque, des participations ou des investissements, dans le but d’opacifier des transactions financières."],
  "societeoffshore":   ["Société offshore","Littéralement, « offshore » signifie « extraterritorial ». Une société offshore est enregistrée dans un pays non pour y exercer une activité, mais pour disposer d’une boîte à lettres - souvent pour profiter des avantages fiscaux ou réglementaires du paradis fiscal choisi."],
L’intérêt principal de ce montage, dans le cadre de l’optimisation fiscale, est qu’en mettant dans un trust une partie de ses actifs, le constituant n’en est plus le propriétaire effectif. Son impôt s’en trouve donc diminué."],
Dans l’Union européenne, chaque Etat fixe lui-même le niveau de sa TVA nationale. Si une entreprise se fait livrer en France un bien acheté dans un autre pays de l’UE, elle paiera la TVA française. Si une entreprise livre un bien dans un autre pays de l’UE, la TVA sera payée dans cet autre pays. Ce système de « TVA intracommunautaire » a été créé pour éviter une double taxation de l’expéditeur et de l’acquéreur."],
Les groupes qui l’utilisent peuvent compenser les pertes de l’une des sociétés avec les bénéfices d’une autre, ce qui peut diminuer le montant de leur impôt. Ce régime permet également d’éliminer les opérations de vente et d’achat entre les sociétés d’une même unité fiscale."]
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ FO, la CFDT et la CGT dénoncent une dégradation du dialogue social, une baisse du pouvoir d’achat et la suppression de plusieurs milliers d’emplois.
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Carrefour : les syndicats lancent un appel à la grève pour la journée de samedi

FO, la CFDT et la CGT dénoncent une dégradation du dialogue social, une baisse du pouvoir d’achat et la suppression de plusieurs milliers d’emplois.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 18h11
   





                        


Des supermarchés et hypermarchés bloqués ou fermés, des entrepôts à l’arrêt et des gondoles dégarnies : les syndicats de Carrefour entendent frapper fort face aux « attaques » de la direction. Ils ont lancé une « grève générale » samedi 31 mars, en plein week-end de Pâques.
« Exceptionnel » selon FO, voire inédit selon la CFDT, le mouvement qui s’annonce est à la mesure de la colère qui gronde parmi les salariés du géant de la grande distribution. De leur « inquiétude » aussi, dit la CGT. Il traduit également une très forte « dégradation » du dialogue social, dénoncée par tous les syndicats.
Une participation moyenne de 57 euros, contre 610 l’an dernier
Appelée par FO et la CFDT, et relayée séparément par la CGT, cette journée de grève aura pour mot d’ordre la défense des emplois et du pouvoir d’achat. Les syndicats dénoncent la suppression de milliers d’emplois, annoncée en janvier, le projet de passage en location gérance de plusieurs hypermarchés, les craintes sur l’avenir à long terme d’autres milliers d’emplois, ainsi que le « mépris » ressenti par les salariés face à une « aumône ».
L’annonce d’une participation moyenne de 57 euros, contre 610 l’an dernier, c’est « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », dit Sylvain Macé (CFDT). « L’ébullition » s’est manifestée bien avant samedi par des débrayages et manifestations spontanés dans des magasins et des plates-formes logistiques, souligne Michel Enguelz, représentant de FO, premier syndicat du groupe. « Consciente de l’impact de cette baisse sur le pouvoir d’achat », la direction a proposé de relever ce montant à 407 euros, via un complément forfaitaire d’intéressement de 350 euros. Sans désamorcer la fronde. Les actionnaires vont toucher, eux, 356 millions d’euros de dividendes, font valoir les syndicats qui anticipent aussi des négociations salariales au rabais.
Signe que le mécontentement touche aussi les cadres, considérés comme « la dernière roue du carrosse », leur syndicat, le SNEC CFE-CGC, s’il ne s’associe pas au mouvement de grève, les appelle à la « déconnexion totale » de 9 heures à 11 heures, vendredi, dans toutes les sociétés du groupe.

        Lire aussi :
         

                « Les difficultés de Carrefour ne datent pas d’hier »



Méthode contestée des négociations autour du plan de transformation
Annonces par voie de presse avant d’en informer les représentants du personnel, négociations « à marche forcée », pas de réponses aux revendications formulées : les syndicats sont unanimes à s’élever contre la « méthode » depuis qu’Alexandre Bompard, qui a pris les rênes du groupe l’été dernier, a dévoilé, le 23 janvier, son « plan de transformation ».
Menées dans un calendrier très resserré, les négociations sur le plan de départs volontaires (PDV) qui vise les sièges du groupe (2 400 suppressions de postes sur 10 500) se sont achevées mercredi. Celles sur le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) accompagnant la fermeture de 273 magasins de proximité (ex-Dia) avec quelque 2 300 emplois supprimés devraient l’être jeudi.
Sur le PSE, M. Enguelz évoque quelques « avancées », sur la durée du congé de reclassement ou le budget formation. Même son de cloche à la CFDT, qui reste toutefois, comme la CGT, « très sceptique sur les capacités » du groupe à reclasser les salariés.
Si le plan de transformation « s’accompagne de mesures difficiles sur le volet social », il « vise à pérenniser l’activité de l’entreprise », fait valoir, de son côté, la direction.

        Lire aussi :
         

                Carrefour : pour Alexandre Bompard, le plus dur commence






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Deux mois avant la fermeture de l’usine de fabrication de sèche-linge, les syndicats réclament une hausse salariale de 4 %.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

A Amiens, la direction de Whirlpool propose un sèche-linge aux salariés en guise d’augmentation

Deux mois avant la fermeture de l’usine de fabrication de sèche-linge, les syndicats réclament une hausse salariale de 4 %.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 17h41
    |

            Faustine Vincent








                        


Les syndicats de l’usine Whirlpool d’Amiens ont d’abord cru à une plaisanterie. Quand ils ont demandé une augmentation de salaire de 4 % pour les 286 salariés lors de la réunion de négociations annuelles obligatoires, mercredi 28 mars, la direction leur a proposé… un sèche-linge.
« Nous payer avec un sèche-linge, on n’avait encore jamais vu ça ! Est-ce qu’on paye les bouchers en tranches de jambon ?, s’indigne Frédéric Chantrelle, délégué CFDT. C’est du foutage de gueule. On veut du pouvoir d’achat, pas du bricolage. »
L’an dernier, quand l’usine de fabrication de sèche-linge a annoncé qu’elle allait se délocaliser en Pologne, malgré des bénéfices records, les salariés avaient déjà demandé 4 % d’augmentation, contre 1,5 % environ les années précédentes. Vu le contexte, la direction la leur avait accordée.
A deux mois de la fermeture du site, prévue le 31 mai, les syndicats espéraient de nouveau obtenir 4 % mercredi, soit 80 euros pour un salaire de 2 000 euros brut. « Pour un groupe qui gagne des millions d’euros, ce n’est pas beaucoup », fait valoir Frédéric Chantrelle. En 2016, le numéro deux mondial du gros électroménager affichait 20,7 milliards de dollars (19 milliards d’euros) de chiffre d’affaires, et 888 millions de dollars (815 millions d’euros) de bénéfice net.

        Lire :
         

          Tout comprendre à la fermeture de l’usine Whirlpool à Amiens



Une nouvelle réunion convoquée à la hâte
Reste que les salariés avaient bel et bien demandé un sèche-linge à la direction. Mais dans le cadre du comité d’entreprise, pas des négociations salariales. François Gorlia, délégué syndical de la CGT, explique :
« On en réclame un depuis plus de dix mois, après l’annonce de la fermeture du site. On ne rejette pas le fait que la direction nous en propose un, mais on ne comprend pas pourquoi elle l’a mis sur le tapis maintenant : ça n’a rien à voir avec les négociations annuelles obligatoires ! »
En 2002, lorsque l’usine avait annoncé qu’elle transférait en Slovaquie la fabrication des lave-linge, elle en avait donné un aux salariés en échange d’une journée de travail. « A raison de 300 ou 400 euros la machine, ça valait le coup », se souvient le syndicaliste de la CGT. Cette fois, il s’agirait d’un sèche-linge de « milieu de gamme, d’environ 150 euros », précise-t-il.
Face à la médiatisation de l’affaire, révélée par Le Courrier picard, les dirigeants de Whirlpool ont tenté d’éteindre l’incendie en convoquant à la hâte une nouvelle réunion, jeudi 29 mars en début d’après-midi, au lieu du 19 avril, comme prévu initialement. Contactée par Le Monde, la direction n’a pas souhaité faire de commentaire.
Outre l’augmentation de 4 %, avec rétroactivité au 1er janvier, les revendications syndicales portent sur la prise en charge de la mutuelle à 100 %, la participation aux bénéfices et un treizième mois réel, c’est-à-dire sans décompter les absences. Sur ce dernier point, la direction a donné son accord, selon la CGT.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le président des Etats-Unis a confirmé sur Twitter un article paru la veille dans la presse américaine, qui a provoqué une forte baisse, mercredi, de l’action Amazon en Bourse.
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Trump s’en prend de nouveau à Amazon, qui dévisse en Bourse

Le président des Etats-Unis a confirmé sur Twitter un article paru la veille dans la presse américaine, qui a provoqué une forte baisse, mercredi, de l’action Amazon en Bourse.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 18h10
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« J’ai fait état de mes inquiétudes concernant Amazon bien avant l’élection. Contrairement aux autres, ils ne paient pas ou peu d’impôts aux gouvernements locaux ou fédéral et traitent notre système postal comme leur livreur (provoquant d’énormes pertes aux Etats-Unis) en provoquant la fermeture de milliers de commerces ! » C’est par ce tweet d’attaque assez frontale que Donald Trump s’en est pris, jeudi 29 mars, au géant de la distribution en ligne.
Ce tacle public du président des Etats-Unis a confirmé un article paru la veille dans la presse américaine, qui avait commencé à faire baisser le cours de l’action d’Amazon en Bourse. Mercredi, le titre a clôturé en forte baisse à la Bourse de New York (– 4,38 %), ce qui s’est traduit par une perte de 31,4 milliards de dollars de capitalisation boursière. Jeudi (à 16 heures à Paris), il reculait de 3,07 %, en raison du tweet, alors qu’il avait commencé la séance par une hausse de 1,7 %.
Mercredi, le fameux site d’information en ligne Axios a créé la sensation en publiant un article sobrement titré « Trump déteste Amazon, pas Facebook ». Le média y explique que le président n’a pas spécialement l’intention de prendre des mesures contre le réseau social visé depuis plusieurs jours par le scandale de l’exploitation indue de ses données par le prestataire Cambridge Analytica, mais qu’il est « obsédé » par l’entreprise fondée par Jeff Bezos.
Spéculation sur des mesures anticoncurrences
« Trump s’est interrogé à voix haute sur les moyens qui pourraient exister pour s’en prendre à Amazon grâce aux lois antitrusts ou à la législation sur la concurrence », précise une source anonyme citée par Axios.
Mercredi, la Maison Blanche a réagi en déclarant n’avoir aucun projet en cours concernant le groupe. Mais, jeudi, Raj Shah, secrétaire adjoint à la presse de la présidence, a été plus flou : il a assuré que les critiques du président n’avaient rien à voir avec des griefs personnels visant Amazon ou Jeff Bezos, tout en disant sur Fox News qu’« il s’agit bel et bien de politique ». Il a ajouté que les critiques de Donald Trump n’impliquaient aucun changement de ligne. Mais a précisé : « Il y a un certain nombre de propositions qui ont fait leur chemin à la Chambre et au Sénat ou ont été envisagées par la Chambre et le Sénat. Il soutiendrait des efforts de ce genre. »
Sur le fond, les arguments de M. Trump sur la poste sont contestés : « On lui a expliqué dans de nombreuses réunions que sa perception n’était pas exacte et que la poste gagnait même beaucoup d’argent en travaillant pour Amazon. » Sur le plan fiscal, Amazon collecte depuis le printemps 2017 des taxes sur les ventes (sales tax) dans tous les Etats américains. Toutefois, ce n’était souvent pas le cas avant, ce qui donnait à la vente en ligne un avantage, dont se plaignaient les distributeurs traditionnels. De plus, certains vendeurs tiers qui utilisent la plate-forme Amazon ne collectent toujours pas cette taxe.
Amazon emploie aux Etats-Unis près de 200 000 personnes et a un poids considérable dans la distribution. Son rachat de la chaîne de supermarchés bio Whole Foods, en juin, n’a fait que renforcer sa position. Et alimente les discussions sur des mesures liées au droit de la concurrence.
Une guerre ouverte depuis 2015
C’est loin d’être la première fois que Donald Trump cible M. Bezos et Amazon nommément. Les premiers tweets datent de 2015. « Amazon cause un grand tort aux petits commerçants, qui, eux, paient des impôts », avait depuis écrit le président sur Twitter, en août 2017.
De son côté, Jeff Bezos s’est parfois aussi opposé à M. Trump, par exemple à propos du texte anti-immigration signé en janvier 2017 pour interdire l’accès au pays pour les ressortissants de sept pays jugés « risqués », au nom de la lutte contre le terrorisme. « A nos employés aux Etats-Unis et dans le monde qui pourraient être directement touchés par ce décret, je veux que vous sachiez que toutes les ressources d’Amazon sont derrière vous », avait écrit M. Bezos.
Pendant la campagne, il avait semblé défendre Hillary Clinton contre Donald Trump : « Dire qu’il pourrait faire enfermer son adversaire érode notre démocratie sur les bords », avait-il dit au Vanity Fair’s New Establishment Summit.
Derrière Amazon, le « Washington Post »
Une fois Trump élu, M. Bezos avait envoyé des signaux moins univoques : il a félicité le nouveau président et, par exemple, annoncé en janvier qu’il créerait des emplois aux Etats-Unis, ce dont la Maison Blanche s’est félicitée.
Derrière la campagne de Donald Trump contre Jeff Bezos, certains voient des représailles contre le Washington Post, racheté en 2013 par le patron d’Amazon. Comme le New York Times ou CNN, le quotidien a été en pointe sur plusieurs sujets, notamment les soupçons d’ingérence russe dans la campagne. Il a aussi révélé que l’homme d’affaires avait accroché une fausse couverture de Time à son effigie, dans les clubs de golf qu’il possède. Le Washington Post a même gagné un prestigieux prix Pulitzer en 2017 pour avoir mis en cause la réalité des actions philanthropique de M. Trump. Le journal avait fait partie des médias temporairement interdits d’accès à la présidence, avec CNN.
Le président des Etats-Unis a d’ailleurs lui-même fait le lien entre ses attaques contre Amazon et le Washington Post, insinuant que M. Bezos s’en servait pour faire campagne contre lui. « L’#AmazonWashingtonPost – que certains surnomment parfois le gardien d’Amazon qui ne paye pas ses impôts (et qui devrait le faire) – est une fake news ! », lançait-il dans un tweet en juin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le président de la République a annoncé, jeudi, le déblocage d’une enveloppe de 1,5 milliard d’euros sur le quinquennat, dont « 400 millions d’euros d’appel à projets ».
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Intelligence artificielle : la politique par petites touches d’Emmanuel Macron

Le président de la République a annoncé, jeudi, le déblocage d’une enveloppe de 1,5 milliard d’euros sur le quinquennat, dont « 400 millions d’euros d’appel à projets ».



Le Monde
 |    29.03.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 16h59
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Il n’y aura ni « Airbus de l’intelligence artificielle », ni « grand soir de la recherche », avait prévenu l’Elysée en début de semaine. Jeudi 29 mars, au Collège de France, Emmanuel Macron a tenu parole. Pour permettre à la France d’avoir une chance de concourir à l’échelle mondiale, le chef de l’Etat préfère lever les verrous réglementaires et réallouer des budgets déjà existants, sans bouleverser les finances publiques, pour faire émerger un écosystème favorable aux futurs champions de l’intelligence artificielle.
Au cœur du plan présidentiel, la recherche, qui constitue, en France comme ailleurs, le nerf de la guerre. Pour retenir les chercheurs français, attirés comme des aimants par les salaires et les projets de la Silicon Valley, Emmanuel Macron lance un « programme national », coordonné par l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria). L’objectif, faire émerger « un réseau d’instituts dédiés localisés dans 4 ou 5 endroits en France », accompagné par un programme de chaires individuelles, afin « d’attirer les meilleurs chercheurs mondiaux et doubler les capacités de formation en IA ».
En revanche, le président de la République n’a pas voulu doubler les salaires des chercheurs du secteur public en France, comme recommandé par le rapport Villani, alors que la faiblesse des rémunérations, doublée de la difficulté de faire carrière en tant que doctorant dans l’Hexagone, décourage les vocations et pousse les meilleurs hors de nos frontières.

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                Intelligence artificielle : ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani



Favoriser les allers-retours entre le public et le privé
Soucieux de favoriser les allers-retours des chercheurs entre le public et le privé, le gouvernement simplifiera les démarches de création de start-up pour les chercheurs, accélérera les procédures contrôlant les projets scientifiques, réduira les cas où il faut faire appel à la commission de déontologie et relèvera de 20 % à 50 % le temps qu’un chercheur peut consacrer à une entité privée.
En parallèle, la politique en matière d’ouverture des données sera étendue : un plus grand nombre de bases de données publiques sera accessible, et un effort sera fait sur les données de santé remboursées par l’assurance-maladie, les données cliniques des hôpitaux et celles de la médecine de ville.

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                Cédric Villani : « Il faut plus de recherche dans l’intelligence artificielle »



Pour accompagner l’ensemble du plan et donner un coup de pouce aux start-up, Emmanuel Macron a annoncé le déblocage de 1,5 milliard d’euros sur le quinquennat, dont « 400 millions d’euros d’appel à projets ». Cette manne est issue de redéploiements budgétaires, de fonds publics existants et du nouveau fonds pour l’innovation de 10 milliards d’euros, censés produire 260 millions d’euros de ressources publiques par an. Une enveloppe de 100 millions d’euros et de 70 millions d’euros les années suivantes sera consacrée à l’amorçage de start-up dans l’intelligence artificielle et la deep tech, ces technologies de rupture.
Cela sera-t-il suffisant ? La France débloque déjà tous dispositifs confondus dix milliards d’euros par an dans l’innovation, sans que ces budgets aient permis à la France de se hisser sur la scène mondiale du numérique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Pourquoi des spécialistes en économie anticipent-ils un nouveau krach, dix ans après l’épisode de 2007, alors que les marchés semblent se porter mieux que jamais ? Explications.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Les syndicats CGT, UNSA, CFDT ont appelé à une grève par épisodes de deux jours sur cinq pendant trois mois. Ils déposeront au total 18 préavis de grève distincts, du 3 avril au 28 juin. Mais pour la SNCF, cette grève constitue un seul mouvement social.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

SNCF : direction et syndicats s’opposent sur le calcul des jours de grève

Les syndicats CGT, UNSA, CFDT ont appelé à une grève par épisodes de deux jours sur cinq pendant trois mois. Ils déposeront au total 18 préavis de grève distincts, du 3 avril au 28 juin. Mais pour la SNCF, cette grève constitue un seul mouvement social.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 15h14
   





                        



   


A quelques jours du début du mouvement des agents de la SNCF contre la réforme ferroviaire, qui prévoit deux jours de grève sur cinq pendant trois mois, direction et syndicats s’opposent sur le décompte des jours de grève.
Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a estimé, jeudi 29 mars, sur France 2 que « dix-huit fois deux jours, c’est-à-dire trente-six jours, c’est une seule et même grève contre la réforme du système ferroviaire, et donc les règles normales de l’entreprise s’appliquent ». Le groupe pourra ainsi considérer certains jours de repos comme jours de grève, donc non payés.
« C’est une grève qui va beaucoup, beaucoup pénaliser les Français », a insisté M. Pepy sur France 2. « On est dans un service public (…), quand on est en grève, on est en grève, quand la grève est terminée, le service doit reprendre, et tout le monde, même les grévistes, doit faire en sorte qu’on réussisse le service le plus normal possible. »
Une vision soutenue jeudi par la ministre des transports. « Je pense que les Français ont bien l’impression que c’est un mouvement global », a déclaré Elisabeth Borne sur Europe 1. « Quand on a dix-huit préavis qui sont déposés, on considère que c’est un mouvement global. »

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Des préavis de grève « successifs et différents »
Les syndicats CGT, UNSA et CFDT de la SNCF défendent un autre calcul. Sébastien Mariani, le secrétaire général adjoint de la CFDT, a jugé mercredi « très clairement contestable cette interprétation » de la grève comme « un seul et même mouvement » qui conduirait à des « retenues de salaire sur jours de repos », alors qu’« on a plusieurs préavis de grève successifs et différents ».
La CGT-Cheminots, premier syndicat du groupe, a accusé la direction de « mentir sur le droit de grève » pour « étouffer la contestation ». « La direction est prête à se mettre dans l’illégalité afin de casser la grève », alors que « la mobilisation s’annonce extrêmement importante », a déclaré à l’Agence France-Presse son porte-parole, Cédric Robert, pour qui ces méthodes « démontrent sa fébrilité ».
L’UNSA, deuxième syndicat, dénonce sur son site Internet une « note de la DRH » qui « induit sciemment en erreur les salariés » sur leurs droits. Sous le titre « Réponses aux infos mensongères de la DRH SNCF », le syndicat publie un long document conseillant les salariés, notamment sur le point litigieux des jours de repos que la direction veut considérer comme « des jours de grève ».

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                Comprendre la réforme de la SNCF en neuf points






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dix-sept millions d’Européens vivent et travaillent dans un autre pays de l’Union. Ils doivent pouvoir faire respecter leurs droits et bénéficier d’une protection sociale, quel que soit leur statut. La Commission de Bruxelles peut les y aider, affirme Marianne Thyssen, commissaire européenne à l’emploi, dans une tribune au « Monde ».
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Pourquoi il faut créer « une nouvelle autorité européenne du travail »

Dix-sept millions d’Européens vivent et travaillent dans un autre pays de l’Union. Ils doivent pouvoir faire respecter leurs droits et bénéficier d’une protection sociale, quel que soit leur statut. La Commission de Bruxelles peut les y aider, affirme Marianne Thyssen, commissaire européenne à l’emploi, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    29.03.2018 à 14h15
    |

Marianne Thyssen (Commissaire européenne pour l’emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs)







                        



                                


                            

Tribune. Le retour de la croissance en Europe s’affirme et a des effets visibles sur le marché de l’emploi : fin 2017, 237 millions d’Européens exerçaient un emploi dans l’Union européenne (UE), le niveau le plus élevé jamais enregistré. La Commission européenne s’est fixé comme priorité de veiller à ce que cette croissance soit plus inclusive et profite à tous.
C’est l’objectif du socle européen des droits sociaux, que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont officiellement proclamé en novembre 2017 à Göteborg : il traduit en 20 principes les valeurs d’équité, de justice sociale et d’inclusion que l’Europe sociale doit porter. Il s’agit maintenant de mettre en pratique ces principes, avec la création d’une nouvelle autorité européenne du travail, proposée par la Commission.
Lorsque l’on pose la question aux Européens : quel est le droit de l’UE qui vous tient le plus à cœur ? 80 % répondent : la libre circulation. Aujourd’hui, 17 millions d’Européens vivent et travaillent dans un autre Etat membre. C’est deux fois plus qu’il y a dix ans. Avec la révision de la directive sur le travail détaché et les nouvelles règles de coordination de la sécurité sociale, nous allons maintenant disposer de règles justes pour faciliter la mobilité des travailleurs.
Faciliter l’accès à l’information
Mais que se passe-t-il si les travailleurs ignorent leurs droits, ou si ces règles ne sont pas appliquées dans la pratique ? Ce sera justement le rôle de cette future autorité d’aider les citoyens à connaître leurs droits, et les Etats membres à les faire respecter.

L’autorité européenne du travail permettra aux citoyens et aux entreprises de trouver leurs marques sur un marché du travail de plus en plus européen en facilitant l’accès à l’information. Elle servira aussi à renforcer la coopération entre les Etats membres pour s’assurer que les autorités nationales travaillent ensemble à faire respecter les règles communes....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Face à la révolution numérique imposée par Netflix et YouTube, les studios hollywoodiens doivent changer de modèle économique ou disparaître, analyse dans une tribune au « Monde » l’économiste Erwann Tison.
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« L’exclusivité doit redevenir le cœur même de toute expérience cinématographique »

Face à la révolution numérique imposée par Netflix et YouTube, les studios hollywoodiens doivent changer de modèle économique ou disparaître, analyse dans une tribune au « Monde » l’économiste Erwann Tison.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 14h00
    |

Erwann Tison (Economiste à l’Institut Sapiens, groupe de réflexion économique et social)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis 1930, date à partir de laquelle le cinéma a ­commencé à représenter la majorité des recettes du monde du spectacle à ­travers le monde, le 7e art a connu une progression presque linéaire de ses recettes. En France, l’année 2017 n’a pas dérogé à la règle, enregistrant près de 210 millions d’entrées, soit la troisième meilleure année depuis cinquante ans, ­selon le Centre national du cinéma (CNC).
Néanmoins, si la quantité semble être au rendez-vous, ce n’est pas forcément le cas de la qualité, du moins en ce qui concerne ­l’originalité des programmes. Selon le box-office Mojo, les vingt-cinq plus gros succès mondiaux ont rapporté 16 milliards de dollars (12,90 milliards d’euros) à travers le monde. Or, dans ce classement, seul un film, ­Dunkerque, de Christopher Nolan, est une création originale. Les autres films sont des remakes, des spin-off, des préquelles ou des suites (sequels), c’est-à-dire des dérivés d’une œuvre originale.
le public a une appétence pour les histoires qu’il connaît
Ce classement révèle que le public a une appétence pour les histoires qu’il connaît. On l’explique soit par une nostalgie latente chez les spectateurs, soit par une volonté de ne pas prendre le risque d’être déçu en allant visionner une œuvre que l’on ­connaît déjà et que l’on est sûr d’apprécier. Un choix motivé aussi par le prix relativement élevé d’une place de cinéma… Jean de La Bruyère disait : « Tout est dit, et l’on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu’il y a des hommes et qui pensent. »
Tout serait donc écrit depuis qu’il y a des hommes, et ce constat devrait enterrer l’originalité dans toute création artistique. Une intuition déjà affirmée par l’écrivain américain Kurt Vonnegut, qui en 1995 était persuadé qu’il n’existait que six formes différentes du récit. Ce qu’a confirmé en 2015 Matthew Jockers, professeur à l’université du Nebraska, qui a fait analyser plus de quarante...




                        

                        


<article-nb="2018/03/29/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Plutôt qu’un improbable grand établissement réunissant universités et grandes écoles sur le plateau de Saclay, Christophe Assens et Jean-Pierre Bouchez, chercheurs en management, plaident dans une tribune au « Monde » pour une structure en réseau préservant l’autonomie de chacun.
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« Il est impérieux que le projet d’université Paris-Saclay réussisse »

Plutôt qu’un improbable grand établissement réunissant universités et grandes écoles sur le plateau de Saclay, Christophe Assens et Jean-Pierre Bouchez, chercheurs en management, plaident dans une tribune au « Monde » pour une structure en réseau préservant l’autonomie de chacun.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 14h00
    |

Christophe Assens (Directeur adjoint du Larequoi (laboratoire de recherche en management de l’université Paris-Saclay) et Jean-Pierre Bouchez (Dire...







                        



                                


                            
Tribune. En dépit des grandes manœuvres autour de la création de l’université de Paris-Saclay, dont la finalisation a d’ailleurs été repoussée de trente mois pour des raisons de gouvernance, il semble difficile de réunir à Saclay les conditions d’excellence d’un « cluster » comme la Silicon Valley, où chercheurs et entrepreneurs partagent la même proximité de travail. En raison d’un choc culturel entre grandes écoles et universités, à cause des conflits politiques dans la gouvernance et des lourdeurs administratives, ce projet n’est toujours pas à la hauteur des exigences de la compétition mondiale.

En effet, comment se fait-il que HEC, partenaire naturel sur le plateau de Saclay, semble vouloir développer un double partenariat stratégique d’une part avec Polytechnique et d’autre part avec Sciences Po (basé à Paris), au détriment des collaborations de proximité dans Paris-Saclay ? S’agit-il d’un nouveau recul dans ce projet d’université de classe mondiale ?
Depuis une décennie, on assiste à une campagne de lobbying de la part des grandes écoles pour résister au « mariage » avec les universités
Depuis plus de dix ans, le pouvoir politique cherche à faire entrer la France dans le XXIe siècle de la recherche en essayant de réduire le fossé entre grandes écoles prestigieuses et privées – un modèle d’exception française unique au monde – et universités publiques.
Il s’agit d’améliorer nos chances de mieux figurer au palmarès des grandes universités dans les classements internationaux de type Shanghaï en incitant, par des subventions publiques, les grandes écoles et les universités à se regrouper pour former l’université de Paris-Saclay, considérant que la grande taille fait la force.
Mais ce raisonnement est singulier, dans la mesure où les universités de classe mondiale sont généralement de petite taille ! Par ailleurs, les établissements partenaires de Paris-Saclay sont unanimement d’accord pour bénéficier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier rappelle que rendre à chacun un peu de la paternité des bonnes nouvelles fiscales n’empêche pas d’en souligner les limites.
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Réduction du déficit : « Les prochains arbitrages gouvernementaux seront cruciaux »

Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier rappelle que rendre à chacun un peu de la paternité des bonnes nouvelles fiscales n’empêche pas d’en souligner les limites.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 14h00
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Tendances France. A bien y regarder, il en va des finances publiques comme des comptes des entreprises : on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut. La publication, le 26 mars, d’un déficit public tricolore de 2,6 % au titre de 2017, passé pour la première fois depuis une décennie sous le seuil des 3 %, n’a pas fait exception à cette règle. « Excellente nouvelle due à nos efforts pour moins dépenser et aux recettes du nouvel élan économique inspiré par Emmanuel Macron ! » s’est félicité, sur son compte Twitter, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin.
La forte réduction du déficit l’an dernier doit beaucoup à la bonne conjoncture économique qui souffle sur la France depuis plus d’un an
« Quand les résultats sont là, l’honnêteté, c’est de les attribuer à leurs auteurs. Les efforts et le sérieux engagés depuis 2012 ont payé », ont pour leur part estimé les députés du groupe Nouvelle Gauche dans un communiqué. Enfin Eric Woerth, le président (LR) de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a mis en garde : « Il y a une embellie, mais pas une embellie sur les dépenses. (…) Le gouvernement actuel n’est pas le seul responsable, il y a aussi les décisions du quinquennat précédent. »
Comme souvent, la réalité est nuancée. La forte réduction du déficit l’an dernier (il atteignait encore 3,4 % en 2016) doit beaucoup à la bonne conjoncture économique qui souffle sur la France depuis plus d’un an, et est allée en s’accélérant depuis l’été 2017. C’est ce qui a permis de doper les recettes fiscales nationales (TVA, impôt sur le revenu…), de gonfler le produit des taxes locales (comme les droits de mutation, cette taxe sur les transactions immobilières) et d’engranger des cotisations supplémentaires sur les salaires.
« Business friendly »
La confiance retrouvée des chefs d’entreprise et des investisseurs doit beaucoup à l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, qui parle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La compagnie aérienne anticipe le maintien de 80 % des long-courriers, autant de court-courriers à Orly et en province, ainsi que de 70 % des vols moyen-courriers au départ et à destination de Roissy - Charles-de-Gaulle.
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Grève à Air France : la direction prévoit 76 % des vols assurés vendredi

La compagnie aérienne anticipe le maintien de 80 % des long-courriers, autant de court-courriers à Orly et en province, ainsi que de 70 % des vols moyen-courriers au départ et à destination de Roissy - Charles-de-Gaulle.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 17h20
   





                        


En dépit du troisième appel à la grève pour les salaires lancé par onze syndicats, et de la décision des syndicats de pilotes de quitter les négociations avec la compagnie, Air France prévoit d’assurer « 76 % » de ses vols vendredi, a annoncé la direction jeudi 29 mars par un communiqué. Une tendance quasi identique à celle du 22 février et du 23 mars, quand les prévisions de vol faisaient état d’un trafic assuré à 75 %.
Dans le détail, la compagnie aérienne anticipe le maintien, vendredi, de 80 % des vols long-courriers, autant de court-courriers à Orly et en province, ainsi que 70 % des vols moyen-courriers au départ de et vers Roissy - Charles-de-Gaulle.
Jeudi, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a appelé la direction d’Air France et l’intersyndicale de l’entreprise à la « responsabilité » dans le conflit qui les oppose sur la question des salaires, arguant qu’il ne fallait pas « casser » la dynamique de croissance de l’entreprise.
Augmentation générale de 6 %
Onze syndicats, de tous métiers, appellent de nouveau à cesser le travail durant une journée, avec une revendication commune : une augmentation générale des salaires de 6 %, au lieu de celle de 1 % appliquée en deux temps cette année. La direction met, de son côté, en avant l’enveloppe d’augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté…) de 1,4 % pour le personnel au sol et 130 millions d’euros redistribués grâce à l’intéressement. Un rassemblement est prévu vendredi à partir de 10 heures aux abords du siège d’Air France, à Roissy.
A partir des déclarations préalables de grève, conformément à la loi Diard — qui oblige le personnel navigant des compagnies aériennes à se déclarer grévistes à l’avance —, la direction a estimé le taux de grévistes à 31,6 % des pilotes, 28,3 % des hôtesses, stewards et chefs de cabine (PNC, personnel navigant commercial), 20,4 % du personnel au sol. La direction « regrette cette situation et met tout en œuvre pour limiter les désagréments que cette grève pourrait occasionner à ses clients », dit-elle dans son communiqué.
« Avec le déblocage des grilles de rémunérations et diverses autres mesures, on arrive à 200 millions d’euros » redistribués, alors que le groupe Air France a enregistré en 2017 un bénéfice d’exploitation de « 590 millions d’euros », rappelle jeudi dans Le Parisien le directeur général d’Air France, Franck Terner.
L’intersyndicale d’Air France a d’ores et déjà programmé deux autres journées de grève les 3 et 7 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Condamné en avril 2017 dans l’affaire du « dieselgate » aux Etats-Unis, le constructeur allemand entrepose des centaines de milliers de véhicules dans 37 parkings en vue d’une remise aux normes. Certains véhicules pourront être remis sur le marché, d’autres sont détruits.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Lors d’une journée de grève, le trafic peut être interrompu la veille à 19 heures. Des trains risquent d’être annulés dès lundi 2 avril au soir.
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Grève SNCF : gare au piège de lundi soir

Lors d’une journée de grève, le trafic peut être interrompu la veille à 19 heures. Des trains risquent d’être annulés dès lundi 2 avril au soir.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 17h33
    |

                            Éric Béziat








                        



   


La France entière – ou presque – a téléchargé ou recopié le fameux calendrier de la grève en pointillé dévoilé par les syndicats de cheminots le 15 mars et qui prévoit des arrêts de travail deux jours tous les cinq jours pendant trois mois à partir du mardi 3 avril.
Ce qui est moins connu en revanche, c’est que la grève du 3 avril commence… la veille, lundi 2 avril, à 19 heures. C’est en réalité un classique. Compte tenu de l’organisation du travail à la SNCF, une grève des trains d’une journée commence toujours à la prise de service la veille au soir et se termine à la fin de service le lendemain de la grève à 8 heures du matin.
Il n’en reste pas moins qu’une bonne quantité de voyageurs n’aura peut-être pas anticipé le fait que certains des trains encore actuellement affichés et ouverts à la vente pour la soirée du lundi risquent de ne pas circuler. Par exemple, deux TGV Paris-Lille prévus lundi 2 avril après 19 heures, étaient jeudi 29 mars, à quatre jours du départ, ouverts à réservation. Il existe un risque qu’ils soient finalement annulés.
Plus ennuyeux encore. Tous les trains qui partent avant 19 heures mais arrivent après l’heure de déclenchement de la grève peuvent être aussi concernés. Les trains qui partent arriveront, rassure-t-on à la SNCF.
Mais en cas de nombre élevé d’aiguilleurs en grève sur un poste-clé dans une gare importante, la SNCF pourrait réduire le trafic arrivant sur ce nœud ferroviaire après 19 heures. Certains trains prévus comme partant avant le début de la grève seront dans ce cas annulés lors de la préparation du plan de transport, qui sera diffusé dimanche 1er avril.
Se renseigner dès maintenant
Par mesure de précaution, et pour éviter de vendre trop de places qui n’existeront pas, la direction de SNCF Voyages a décidé d’afficher complet les trains les jours effectifs de grève pour ne plus prendre de réservation. Mais elle n’a pas étendu cette mesure aux trains partant la veille au soir.
La SNCF recommande de se renseigner dès maintenant sur les circulations du lundi soir. Pour les connaître définitivement ainsi que celles de toute la journée de mardi, il faudra attendre dimanche 17 heures. L’entreprise dévoilera, comme elle l’a promis, vingt-quatre heures avant le déclenchement du mouvement, son plan de transport et donc les annulations effectives de trains.
Les voyageurs pourront trouver en gare, sur les réseaux sociaux et sur les sites de la SNCF, des informations sur la grève. Les voyageurs ayant réservé seront normalement avertis des annulations par SMS ou mail. Et l’entreprise ferroviaire recommande de télécharger l’appli SNCF qui enverra des notifications sur l’état du trafic avant et pendant un mouvement qui s’annonce extrêmement suivi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le gouvernement veut proposer un accès plus rapide aux films aux opérateurs qui paient le plus (chaînes payantes ou nouveaux acteurs de la vidéo à la demande). Ce qui devrait permettre de conforter le financement du cinéma français, confronté à l’émergence de Netflix ou Amazon.
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Cinéma : les films bientôt diffusés plus tôt à la télé ou en vidéo à la demande

Le gouvernement veut proposer un accès plus rapide aux films aux opérateurs qui paient le plus (chaînes payantes ou nouveaux acteurs de la vidéo à la demande). Ce qui devrait permettre de conforter le financement du cinéma français, confronté à l’émergence de Netflix ou Amazon.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 15h12
    |

            François Bougon et 
Nicole Vulser








                        



   


L’épineux dossier de la chronologie des médias connaîtra-t-il un happy end ? Les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel vont-ils finalement réussir à se mettre d’accord sur une nouvelle version de ce système français qui régit la diffusion des films après leur sortie en salle ? On devrait le savoir d’ici une dizaine de jours.
Jeudi 29 mars, les deux médiateurs missionnés par le ministère de la culture pour tenter de réconcilier une galaxie d’intérêts divergents, voire opposés, ont en effet proposé aux représentants de plus de trente organisations de professionnels du cinéma, des chaînes de télévision et des opérateurs de télécommunication, une nouvelle mouture d’un texte de compromis.
Fin du gel des droits
Un premier scénario présenté le 9 mars par Dominique D’Hinnin, ancien dirigeant du groupe Lagardère, et François Hurard, ex-directeur du cinéma du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), n’avait pas permis de trouver un accord. « On avait vu une fumée ni blanche ni noire, mais toute une nuance de gris », avait commenté un des participants aux discussions. Bon nombre n’étaient pas hostiles au texte mais réclamaient des aménagements.
Plus de 60 % des films pourront être achetés en DVD ou en vidéo à la demande trois mois après leur sortie en salle
Dans l’ultime version que Le Monde s’est procurée, l’idée majeure consiste à faciliter l’accès aux œuvres cinématographiques pour le grand public : plus de 60 % des films pourront être achetés en DVD ou en vidéo à la demande trois mois après leur sortie en salle. Soit un mois plus tôt qu’aujourd’hui. La fin du gel des droits (période pendant laquelle un film ne pouvait pas être acheté en vidéo ou consulté en vidéo à la demande dès qu’il était diffusé sur Canal+) devrait mettre fin à un état de fait qui incitait au piratage. Les producteurs et les créateurs – qui réclament un plan déterminé des pouvoirs publics pour lutter contre ce fléau – sont donc invités eux-mêmes à s’en mêler, quitte à inviter le gouvernement à les accompagner.
Les longs-métrages seront diffusés plus tôt sur les chaînes payantes (six, sept ou huit mois après la sortie en salle sur Canal+, par exemple, contre onze mois aujourd’hui). Idem pour les télévisions gratuites, qui pourront programmer, dans le meilleur des cas, des films dix-sept mois après leur sortie en salle (soit cinq mois plus tôt qu’aujourd’hui).
Par rapport aux propositions précédentes des médiateurs, la première « fenêtre » de diffusion des films en télévision payante a été maintenue à huit mois, et non plus sept mois, après la sortie en salle, les chaînes ayant mis en avant des nécessités de programmation.
Un autre objectif du texte est de donner aux plus de 700 films qui sortent sur grand écran chaque année une seconde vie. Pour mettre au goût du jour cet accord interprofessionnel, qui datait de 2009, les nouveaux acteurs du service de vidéo à la demande par abonnement, Netflix et Amazon, sont pour la première fois pris en compte : s’ils s’engagent à financer le septième art français, ils pourront diffuser des films quatorze mois après leur sortie en salle (contre trente-six aujourd’hui).
Adaptation plus rapide au marché
C’est bien là aussi la préoccupation qui sous-tend le document : conforter le financement du cinéma hexagonal et donner un accès plus rapide aux films aux opérateurs qui paient le plus. Un principe qui permettrait, par exemple, à Orange, Ciné + ou Altice de diffuser des films quinze mois après leur sortie en salle et non plus vingt-deux mois. A condition qu’ils ouvrent plus largement leur porte-monnaie.
Un autre objectif de ce projet d’accord est de tenter une adaptation plus rapide au marché. Les chaînes gratuites pourront diffuser des programmes de rattrapage – comme le fait déjà largement Arte. Ce qui permettrait surtout à France Télévisions de mieux exposer le cinéma. Par ailleurs, si aucune chaîne payante n’a acheté les droits d’un film documentaire sorti en salle, comme ceux proposés par Arte ou France 3, ils seront diffusés plus tôt sur ces chaînes.
Les professionnels ont une dizaine de jours pour parapher cette proposition d’accord, l’amender légèrement… ou la rejeter. En tout cas, les médiateurs n’iront pas au-delà de leur mission après la mi-avril. Ils ont dans la manche un atout sérieux : si les acteurs du cinéma et de la télévision n’arrivent pas à s’entendre sur ce dossier, ils auront encore plus de mal à convaincre les députés de défendre leurs thèses dans la future loi sur l’audiovisuel. Et, de façon plus imparable encore, le gouvernement pourra choisir soit le scénario initial de la chronologie des médias dessiné par les médiateurs, soit l’une des deux versions amendées pour légiférer sur ce dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Un « marché du travail social » va être organisé avec la création de 150 000 emplois aidés.
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Le gouvernement allemand s’attaque au chômage de longue durée

Un « marché du travail social » va être organisé avec la création de 150 000 emplois aidés.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 12h00
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Ils sont l’une des faces sombres du « miracle » allemand du marché du travail : les chômeurs de longue durée. Alors que l’Allemagne affiche de nouveaux records d’activité, le nombre des personnes durablement éloignées du marché du travail ne baisse pas. Jeudi 29 mars, l’institut de statistiques Destatis a annoncé que le nombre de chômeurs, en février 2018, n’était plus que de 1,6 million, soit 236 000 de moins qu’un an avant, selon la définition du BIT. L’agence pour l’emploi, elle, recense 2,5 millions de chômeurs. Mais le noyau dur des chômeurs de longue durée, lui, reste stable depuis plusieurs années, à environ 900 000 personnes.
A Berlin, le nouveau gouvernement a entrepris de mettre ce problème au sommet de ses priorités. Angela Merkel avait promis lors de sa campagne électorale d’atteindre le plein-emploi d’ici à la fin de la législature. Aux manettes du grand ministère du travail et des affaires sociales, le plus doté du gouvernement avec un budget de 140 milliards d’euros, le social-démocrate Hubertus Heil s’est donné pour mission de réduire le nombre de chômeurs de longue durée. Quatre milliards d’euros sur quatre ans devraient y être consacrés. Une des mesures phare annoncées est d’organiser un « marché du travail social » avec 150 000 emplois aidés qui leurs seront réservés. Il s’agit d’activités d’intérêt général ne devant pas entrer en concurrence avec les emplois classiques.
Régions sensibles
La mesure sera-t-elle efficace ? Certains experts sont réservés. « C’est un second marché du travail. On entérine le fait qu’une partie des chômeurs de longue durée n’ont vraisemblablement aucune chance sur le marché du travail normal. Pour 150 000 emplois, c’est raisonnable. Mais si on étend ce dispositif, on éloigne les gens durablement du vrai marché du travail et on les enferme dans ces emplois. C’est ce qui s’est passé dans les années 1990 en Allemagne de l’Est », explique Enzo Weber, chercheur à l’Institut du travail de Nuremberg...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ A Västeras, berceau du géant suédois de la mode, la centrale de Mälarenergi a trouvé un nouveau carburant : les invendus de la marque. Un symbole de l’inadaptation de l’entreprise à la nouvelle donne, selon l’éditorialiste du « Monde », Philippe Escande.
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Quand les profits et le chiffre d’affaires de H&M partent en fumée

A Västeras, berceau du géant suédois de la mode, la centrale de Mälarenergi a trouvé un nouveau carburant : les invendus de la marque. Un symbole de l’inadaptation de l’entreprise à la nouvelle donne, selon l’éditorialiste du « Monde », Philippe Escande.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 11h49
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. A Västeras, jolie bourgade du centre de la Suède, il a fait froid cet hiver, comme partout en Europe. Alors, on a poussé la chaudière. Pas de problème : la centrale de Mälarenergi, qui approvisionne la ville, a du combustible. Par souci écologique, elle a décidé de limiter au minimum le recours au charbon et s’est tournée vers un carburant plus original : les invendus de H&M.
Le roi de la mode à petits prix dispose dans cette ville qui l’a vu naître d’un entrepôt géant où s’accumulent les vêtements à défauts ou qui n’ont pas trouvé preneur. Et ce froid qui a transi les citoyens de Västeras a aussi gelé les ventes des célèbres magasins de la marque.
Résultat : la société a dû reconnaître en début de semaine que la valeur de son stock d’invendus avait atteint, à la fin du premier trimestre de cette année, la coquette somme de 3,4 milliards d’euros. Cela fait de belles piles de pantalons, jupes, petits hauts et t-shirts, peu attractifs quand le thermomètre affiche -10 °C. De quoi alimenter les fourneaux de Mälarenergi pour quelques hivers, même si la firme précise que seuls les vêtements défectueux et non dangereux subissent ce sort.
Il reste que ce sont les profits et le chiffre d’affaires de H&M qui partent ainsi en fumée, et peut-être aussi la maestria de ce commerçant exceptionnel qui a réussi, en quelques décennies, à se hisser aux tout premiers rangs mondiaux.

« Nous ne sommes pas allés assez vite »
Le cours de Bourse du géant de la mode a encore reculé de 6 %, mardi 27 mars, quand la firme a annoncé une chute de 44 % de son bénéfice net pour le premier trimestre. La collection de printemps est mal partie et les stocks explosent. « La chaîne d’approvisionnement du groupe manque de réactivité », a reconnu la société.
Ce que le patron, Karl-Johan Persson, l’héritier de la dynastie fondatrice, traduit par « nous ne sommes pas allés assez vite ». Un comble pour une entreprise,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/29/19-18">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Séries Mania Lille Hauts de France se tiendra du 27 avril au 5 mai. La programmation et les événements associés se veulent transdisciplinaires.
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Lille lance son festival international de séries

Séries Mania Lille Hauts de France se tiendra du 27 avril au 5 mai. La programmation et les événements associés se veulent transdisciplinaires.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 11h27
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


« Tous les ingrédients sont réunis pour le lancement d’une nouvelle série à succès. » Mercredi 28 mars, devant la presse, Xavier Bertrand n’a pas manqué d’afficher son optimisme et sa sérénité, à un mois du lancement du festival international Séries Mania Lille Hauts-de-France.
En mars 2017, le président de la région Hauts-de-France et la maire de Lille, Martine Aubry, ont en effet remporté l’appel à projets lancé par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) afin de créer le festival international de séries voulu par l’Etat.

        Lire aussi :
         

                Festivals des séries : la guerre bat son plein



Emmené par Laurence Herszberg, directrice générale de l’événement, ce nouveau festival va se démarquer de celui qu’elle avait créé en 2010 à Paris et qui accueillait chaque année plus de 50 000 spectateurs. « On innove à Lille, puisque les séries seront en relation avec d’autres arts, confie Mme Herszberg. Il y aura, par exemple, une soirée “Mange ta série”, précédée d’une conférence sur l’art culinaire dans les séries. » Ce soir-là, les invités pourront déguster les mets de chefs nordistes inspirés par Game of Thrones.
Un bal et des concerts chaque soir
Du 27 avril au 5 mai, c’est toute la ville de Lille et sa région qui vont vivre au rythme des séries, avec un bal et des concerts chaque soir. Parallèlement, le musée du Palais des Beaux Arts proposera de redécouvrir ses collections par le prisme du petit écran. Une manière de montrer aux festivaliers comment les scénaristes puisent leur inspiration dans l’histoire de l’art. Des graffeurs s’empareront aussi des murs de la cité. L’ancienne gare Saint-Sauveur ouvrira ses portes pour un grand troc culturel, le 1er mai.
« On a construit un festival d’une très grosse ampleur, ouvert au grand public, transdisciplinaire, un peu comme South by Southwest à Austin, au Texas », précise la directrice générale de Séries Mania.
De quoi se différencier du festival international des séries de Cannes ? « Il n’y a pas de guerres des festivals, répond Laurence Herszberg. Il y a de la place pour plusieurs festivals. Lille et sa région ont gagné l’appel à projets. On a choisi de proposer un événement populaire, sans objectif de fréquentation, et l’on veut s’emparer de la ville ». Et d’ajouter : « Un vrai festival international, ça ne se décrète pas, ça se construit. Le festival du cinéma à Cannes ne s’est pas construit en une année. »
Xavier Bertrand, qui achève actuellement le visionnage de la série « Baron Noir », parie sur un succès populaire pour cette première édition de Séries Mania Lille/Hauts-de-France et compte sur les discussions menées avec le maire de Cannes, David Lisnard, pour trouver un compromis. « Après tout, estime-t-il, la boussole indique toujours quoi comme direction ? Le Nord. »
Une première mondiale en ouverture
Les Nordistes pourront profiter d’une centaine de projections gratuites, parmi lesquelles Succession (une première mondiale), série américaine programmée pour l’ouverture du festival, et Babylon Berlin, pour la clôture.
Le jury international du festival sera présidé par Chris Brancato, cocréateur de Narcos, qui a écrit et produit des séries telles que X-Files, New York, police judiciaire ou Hannibal. A ses côtés, on retrouvera Maria Feldman, productrice de False Flag, l’acteur français Clovis Cornillac et le romancier et scénariste Pierre Lemaitre.
Parmi les invités d’honneur figureront Patrick Duffy, connu pour son rôle de Bobby Ewing dans Dallas, Sofia Helin, l’inspectrice de la série suédo-danoise Bron, ou encore Jeremy Podeswa, réalisateur d’épisodes de Game of Thrones, True Detective, Homeland, Dexter ou Les Borgia.



                            


                        

                        


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Pionnière dans l’agriculture urbaine, Montréal se lance désormais dans la vigne

Tandis que les Fermes Lufa livrent chaque semaine plus de 10 000 paniers de légumes frais, AU/LAB a le projet de planter des ceps sur le toit du Palais des congrès de la ville québécoise.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 16h10
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            

De grandes serres sur des toits d’immeubles et dans lesquelles, même durant les hivers québécois les plus rudes, la température reste toujours au-dessus de 25 °C. C’est le pari, a priori un peu fou, des Fermes Lufa. Fondées en 2009 par Mohamed Hage et trois associés, les Fermes Lufa possèdent aujourd’hui trois serres situées dans la banlieue de Montréal. Pour cultiver ses légumes, Lufa recourt à l’hydroponie. Cette technique horticole par laquelle les plants poussent hors terre, dans un substrat alimenté en eau et en nutriments, permet de produire des légumes à la consistance et au goût identiques quelle que soit la saison.
En association avec une centaine de producteurs locaux, les Fermes Lufa livrent chaque semaine plus de 10 000 paniers de légumes frais dans plus de 350 points de distribution à travers le Québec. « On fournit des ingrédients pour environ 3 millions de repas chaque année, explique avec fierté Mohamed Hage. Le contenu de nos paniers est entièrement local. On donne aux gens des villes l’accès à une alimentation plus saine et plus fraîche. Nos légumes sont cueillis le jour-même de la livraison, contrairement à ceux que l’on trouve en épicerie. »
L’objectif de la compagnie québécoise ? Nourrir les villes. Particulièrement les cités froides d’Amérique du Nord et d’Europe. « L’agriculture urbaine est beaucoup plus développée dans les pays chauds », observe M. Hage, qui n’a pas choisi Montréal par hasard.
La métropole québécoise a fêté en 2015, les quarante ans de son programme de jardins communautaires. Les premiers espaces de ce type ont fait leur apparition au milieu des années 1970. En 1974, après que de violents incendies ont ravagé plusieurs quartiers de la ville, les habitants ont souhaité obtenir le droit de planter des légumes et de les cultiver, et cela afin, bien sûr, d’avoir des légumes frais mais aussi afin de faire revivre les quartiers. Aujourd’hui, 97 jardins communautaires...




                        

                        


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Des fleurons de la technologie investissent dans l’intelligence artificielle en France

Le président devait annoncer jeudi des mesures pour permettre à l’Hexagone de rattraper son retard en matière d’intelligence artificielle.



Le Monde
 |    29.03.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
29.03.2018 à 12h40
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Emmanuel Macron a mis les petits plats dans les grands pour que la France apparaisse comme une terre accueillante en matière d’intelligence artificielle (IA). Six mois après avoir commandé le rapport Villani, le chef de l’Etat devait annoncer jeudi 29 mars au Collège de France, dans l’après-midi, un plan consacré à cette technologie censée « irriguer l’ensemble de l’économie ».

        Lire aussi :
         

                Cédric Villani : « Il faut plus de recherche dans l’intelligence artificielle »



La veille, le président de la République recevait à dîner à l’Elysée une quinzaine de personnalités internationales. A la table du chef de l’Etat, étaient conviés Yann LeCun, responsable de la recherche fondamentale de Facebook, Demis Hassabis, fondateur de DeepMind et inventeur d’AlphaGo, le programme capable de battre l’homme au jeu de Go, et Noriko Arai, une mathématicienne à l’origine d’un robot capable de réussir l’examen d’entrée à l’Université de Tokyo.
Pour permettre à la France de rattraper son retard face aux Etats-Unis et à la Chine, partis loin devant, M. Macron compte surtout sur l’investissement privé. Pas question de se lancer dans la création d’un « Airbus de l’intelligence artificielle », qui aurait un parfum de plan Calcul [plan de développement de l’informatique lancé par de Gaulle en 1966]. Le chef de l’Etat a plutôt à cœur de montrer que des fleurons de la technologie misent sur l’Hexagone, et attendait les annonces de Samsung, Deepmind, Fujitsu, IBM et Microsoft.
Pas d’annonce précise
Emmanuel Macron, qui recevait mercredi soir le président de Samsung, Young Sohn, a donc annoncé lui-même sur son fil Twitter l’ouverture prochaine en France par le sud-coréen d’un centre de recherche et développement consacré à l’Europe. Ce centre, le troisième de Samsung après les Etats-Unis et la Corée du Sud, devrait employer 50 personnes en fin d’année, et une centaine de personnes à terme. Jusque-là, en France, Samsung comptait déjà une quinzaine de chercheurs.
Visiblement, M. Macron était plus pressé que Young Sohn de lever le voile sur ce projet, qui constituait pour l’Elysée l’investissement privé le plus emblématique. Mercredi matin, le président de Samsung annulait au dernier moment une rencontre avec les journalistes prévue jeudi, au cours de laquelle il devait détailler sa stratégie européenne. En parallèle, Samsung faisait savoir qu’il n’y aurait pas d’annonce précise. Au lendemain du rendez-vous avec le chef de l’Etat, le Coréen infléchissait légèrement sa position en prévenant qu’il ferait « bientôt » part de ses « investissements en matière d’intelligence artificielle ».
Autre implantation emblématique, celle de DeepMind. La start-up, désormais propriété de Google, va ouvrir un centre de recherche fondamentale, qui sera hébergé dans les locaux du moteur de recherche à Paris. Ce centre comprendra 15 personnes à l’ouverture, et croîtra au fil du temps.
Il sera dirigé par Rémi Munos, l’une des figures de la recherche chez DeepMind, également directeur de recherche à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria). Celui-ci, qui fait son retour en France, travaille notamment sur « les méthodes d’apprentissage permettant à un algorithme unique d’apprendre à exécuter plusieurs tâches différentes – un élément-clé de l’intelligence », précise Demis Hassabis dans un post de blog. Les équipes de DeepMind collaboreront avec celles de Google, qui a donné le coup d’envoi en janvier de son propre centre de recherche fondamentale. Google annonce également la création d’une chaire à Polytechnique et un partenariat avec l’Inria.
DeepMind et Google emboîtent le pas à Facebook
Avec leurs centres de recherche fondamentale, DeepMind et Google emboîtent le pas à Facebook. L’entreprise a lancé, il y a presque trois ans, son propre programme d’IA, sur lequel 147 personnes sont mobilisées dans le monde. « A Paris, nous sommes rapidement passés à 45 personnes, dont 10 à 15 doctorants, 20 chercheurs et 10 ingénieurs », indique Yann LeCun.
Même s’il n’annonce rien de précis jeudi, le réseau social fondé par Mark Zuckerberg va poursuivre son investissement en France. L’effectif parisien, qui travaille notamment sur la compréhension du langage naturel, les vidéos et le traitement de l’image, devrait atteindre entre 90 et 100 personnes d’ici deux ans. « Nous avons fait revenir des chercheurs français et attiré des Espagnols, des Allemands, des Anglais et des Sénégalais », se félicite M. LeCun, qui rappelle que l’un des « grands problèmes de l’intelligence artificielle, c’est de faire avancer les choses ». « Chez Facebook, toute la recherche fondamentale est ouverte et publiée en open source car personne ne peut aboutir seul dans son coin. »
Enfin, l’Elysée se félicite de l’extension par Fujitsu du centre d’excellence ouvert en septembre 2017 dans l’incubateur de Polytechnique à Paris-Saclay et qui emploie 15 personnes. « Ce centre travaille sur l’IA appliquée à la reconnaissance d’images pour le commerce, en analysant des flux de personnes dans les magasins par exemple. Il développe aussi des outils pour l’industrie, détaille Benjamin Revcolevschi, directeur général de Fujitsu France. Ces développements utilisés jusque-là en France seront étendus à l’Europe. Nous allons recruter et accroître les locaux. »
De manière plus mineure, IBM prévoit de dévoiler des dispositifs autour de l’emploi, et Microsoft de faire part d’un plan de formation. De son côté, Emmanuel Macron devrait annoncer des financements, des mesures de soutien à la recherche publique et un assouplissement de l’exploitation des données.



                            


                        

                        

