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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Pour le physicien Bernard Laponche, cofondateur de l’association d’experts Global Chance, il faut laisser à la science le temps de trouver une meilleure alternative que le stockage géologique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/03/2018
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« Enfouir les déchets nucléaires est la pire des solutions »

Pour le physicien Bernard Laponche, cofondateur de l’association d’experts Global Chance, il faut laisser à la science le temps de trouver une meilleure alternative que le stockage géologique.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 12h02
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            
Le gouvernement a annoncé un nouveau débat national sur la gestion des déchets radioactifs, en particulier ceux, à haute activité et à vie longue, qu’il est prévu d’enfouir dans un Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), à Bure, dans la Meuse. Polytechnicien, docteur ès sciences en physique des réacteurs nucléaires et docteur en économie de l’énergie, ancien directeur général de l’Agence française pour la maîtrise de l’énergie (aujourd’hui Ademe) et cofondateur de l’association de scientifiques Global Chance, Bernard Laponche est l’un des experts les plus reconnus dans son domaine. Il estime que, pour les générations futures, le stockage des déchets radioactifs dans la croûte terrestre est un risque « inacceptable ».


La France a décidé d’enfouir à grande profondeur ses déchets les plus radioactifs. Pour le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, c’est « le seul choix responsable ». Pour le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, « la moins mauvaise solution ». Vous ne partagez pas cet avis. Pourquoi ?
L’opinion générale sur la gestion des déchets radioactifs produits par l’industrie électronucléaire est qu’il n’existe pas de solution satisfaisante. Certains prétendent alors que le projet Cigéo d’enfouissement en profondeur serait la solution la moins mauvaise. En réalité, parce qu’elle est périlleuse, définitive et irréversible, c’est la pire des solutions.
Les avis de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire [IRSN] et de l’ASN, comme les travaux d’experts indépendants, soulèvent des questions fondamentales sur la faisabilité du projet : risques d’incendie ou d’explosions liés à la production d’hydrogène, infiltrations d’eau, difficulté voire impossibilité en cas d’accident de récupérer un colis de déchets présentant un défaut, etc. Sans parler des déchets contenus dans des colis en bitume, jusqu’ici prévus pour être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Pascal Canfin, directeur de WWF France, plaide dans une tribune au « Monde » pour qu’une partie du budget militaire finance l’adaptation des pays du Sud au changement climatique, facteur majeur de déstabilisation et d’insécurité.
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Défense : « Il y a davantage de réfugiés climatiques que de réfugiés liés aux conflits dans le monde »

Pascal Canfin, directeur de WWF France, plaide dans une tribune au « Monde » pour qu’une partie du budget militaire finance l’adaptation des pays du Sud au changement climatique, facteur majeur de déstabilisation et d’insécurité.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 14h00
    |

Pascal Canfin (Directeur général du WWF France (Fonds mondial pour la nature) et ancien ministre délégué au développement (2012-2014)







                        



                                


                            
Tribune. La loi de programmation militaire doit être votée mardi 27 mars à l’Assemblée nationale. Dans quelques semaines, ce sera au tour de la loi asile et immigration. Dans les deux cas, le gouvernement fait l’impasse sur l’un des bouleversements majeurs de notre époque : les conséquences du changement climatique sur la sécurité et la stabilité mondiales.
Le premier droit de chaque être humain est de pouvoir vivre en paix chez soi
Les rapports annuels du Conseil norvégien pour les réfugiés montrent, depuis plusieurs années, qu’il y a davantage de réfugiés climatiques que de réfugiés liés aux conflits dans le monde. Et ce n’est que le début : l’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde en 2050, et d’autres rapports évoquent même le chiffre de un milliard !
Le premier droit de chaque être humain est de pouvoir vivre en paix chez soi. Or le dérèglement climatique que nous connaissons remet en cause ce droit, et il est totalement illusoire de penser que cela va s’arrêter demain puisque nous ne subissons aujourd’hui que les tous premiers impacts de ce dérèglement.
Plutôt que de nier cette réalité, le gouvernement devrait tout mettre en œuvre pour la gérer au mieux. Aucun mur, aucune déclaration, même martiale, de quelque ministre de l’intérieur que ce soit, n’y viendra à bout. En revanche, en aidant les pays et les communautés les plus vulnérables à s’adapter, on leur offre l’opportunité de modérer les conséquences déstabilisatrices du choc climatique. Et il est difficile de prétendre que nous manquons de moyens financiers quand la loi de programmation militaire 2019 - 2024 prévoit de consacrer 295 milliards d’euros à la défense et d’augmenter de plusieurs milliards d’euros les crédits accordés à la dissuasion nucléaire (37 milliards entre 2019 et 2025 !).
Financer l’adaptation au changement climatique
Dans son rapport 3S (soutenabilité, stabilité, sécurité, lien vers PDF), le World Wife Fund for Nature...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Avec ces projets représentant huit milliards d’euros d’investissements, le groupe français espère devenir leadeur européen du secteur d’ici à 2035.
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EDF annonce un grand plan de stockage électrique

Avec ces projets représentant huit milliards d’euros d’investissements, le groupe français espère devenir leadeur européen du secteur d’ici à 2035.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 13h55
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Après avoir annoncé, en décembre, un investissement massif dans le développement du solaire, EDF accélère dans les énergies renouvelables. Le groupe français a présenté, mardi 27 mars, un plan de stockage électrique d’envergure, avec l’objectif de devenir le leadeur européen du secteur à l’horizon 2035. Un ensemble de projets représentant 8 milliards d’euros d’investissements sur la période 2018-2035.
L’enjeu est crucial : dans de nombreux pays, pour diminuer les gaz à effet de serre, la production électrique provient de plus en plus d’énergies renouvelables, notamment les éoliennes et les panneaux solaires. La capacité à conserver l’électricité produite lorsque le vent souffle ou le soleil brille, afin de pouvoir la réinjecter sur le réseau lorsque les besoins sont plus importants, est donc déterminante pour la stabilité du réseau électrique.
La logique est assez simple : il s’agit de stocker l’électricité lorsqu’elle est abondante et peu chère pour la réutiliser lors des pics de consommation. Jusqu’ici, la manière la plus efficace était d’utiliser les barrages hydroélectriques. Plus spécifiquement, les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), qui permettent de pomper de l’eau lorsque l’électricité est peu chère et d’en produire selon les besoins.
Une giga-batterie de secours
Mais, depuis cinq ans, c’est dans le domaine des batteries que se joue la bataille technologique et économique au niveau international. Même si les voitures électriques représentent aujourd’hui moins de 1 % des véhicules circulant dans le monde, les constructeurs automobiles anticipent tous un virage massif vers l’électrique. Cette tendance a entraîné une course à l’innovation, qui porte soit sur l’amélioration de technologies existantes (comme le lithium-ion), soit sur de nouveaux procédés.

        Lire aussi :
         

                Les batteries au lithium bouleversent des pans entiers de l’industrie



C’est précisément ce qu’entend faire EDF avec son plan de stockage. Au niveau international, le groupe français veut pouvoir équiper de batteries des réseaux électriques dont la production est parfois insuffisante. Une giga-batterie de secours, en quelque sorte.
C’est, par exemple, ce type d’installation que Tesla a mis en place pour 31 millions d’euros dans l’Etat australien de l’Australie-Méridionale, en novembre, en lien avec un parc éolien opéré par le groupe français Neoen. Ce système peut prendre le relais pendant trois heures en cas d’absence de vent, afin de limiter les coupures.
« Lisser l’intermittence des énergies renouvelables »
Ce type de dispositif devrait représenter l’essentiel en matière d’investissements pour le groupe EDF dans le cadre du plan de stockage. L’électricien n’investira pas lui-même sur ses fonds propres, mais s’appuiera sur des partenaires industriels et financiers, comme il le fait déjà dans le secteur des énergies renouvelables, avec sa filiale EDF Energies nouvelles (EDF EN). Comme dans le secteur des renouvelables, l’essentiel de ces investissements devrait être réalisé hors de France.
« Les progrès significatifs qui ont été réalisés en matière de stockage permettent de lisser l’intermittence des énergies renouvelables et de les rendre plus pilotables », explique au Monde le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy.
C’est notamment la baisse spectaculaire du coût des batteries qui permet d’accompagner un tel développement. Leur prix a diminué de 80 % entre 2010 et 2017, selon une étude du cabinet Bloomberg New Energy Finance, et pourrait encore reculer de manière radicale dans les prochaines années. Mais l’usage de métaux rares, la domination chinoise sur le marché et la compétition internationale font peser des risques sur ce segment en plein développement.
« Une vraie attente sociale pour l’autoconsommation »
Un autre volet du plan devrait, lui, concerner plus directement la France : EDF veut consacrer près de 40 % de son effort au marché des clients particuliers, des entreprises et des collectivités qui produisent eux-mêmes de l’électricité et souhaitent pouvoir la stocker. « Il y a une vraie attente sociale pour l’autoconsommation », note M. Lévy.
L’idée est de proposer à celles et ceux qui possèdent déjà des panneaux photovoltaïques sur leur toit de se doter d’une batterie, qui pourrait ensuite être couplée de manière intelligente avec un véhicule électrique. Un dispositif encore complexe à mettre en œuvre aujourd’hui : la réglementation française encourage plutôt la revente de l’électricité produite par les particuliers que le stockage.
Cette annonce d’EDF intervient dans un contexte particulier : le débat public sur la révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) doit dessiner la feuille de route énergétique de la France, en particulier la trajectoire de développement des énergies renouvelables et de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité.
« Urgence climatique »
En se faisant, par son plan solaire et son plan de stockage électrique, le chantre de la transition énergétique, EDF cherche à répondre à la demande expresse de Nicolas Hulot. Ces derniers mois, le ministre de la transition écologique et solidaire a appelé plusieurs fois le groupe, détenu à 83 % par l’Etat, à s’engager plus fermement dans les énergies renouvelables. « L’urgence climatique nous impose de trouver des solutions industrielles et compétitives », assure le patron d’EDF.
Mais c’est aussi l’occasion pour EDF de ne pas laisser passer le train des batteries. Alors que de nouveaux acteurs, venus de l’industrie automobile ou du numérique, s’emparent du dossier, le groupe français veut montrer qu’il conserve toute sa place dans le secteur. Dans le cadre de son plan, il a d’ailleurs décidé de doubler ses efforts de recherche et développement sur le sujet pour passer à 70 millions d’euros sur la période 2018-2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Smovengo devait avoir installé un millier de stations de vélos partagés en mars. Nul ne sait quand l’opérateur, qui a succédé à JCDecaux, tiendra cet engagement. Un « accident industriel » qui finit par atteindre la maire de Paris.
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Vélib’, retour sur le fiasco qui fragilise Anne Hidalgo

Smovengo devait avoir installé un millier de stations de vélos partagés en mars. Nul ne sait quand l’opérateur, qui a succédé à JCDecaux, tiendra cet engagement. Un « accident industriel » qui finit par atteindre la maire de Paris.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 06h59
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

« Heureusement que l’hiver a été long », souffle-t-on au cabinet de Christophe Naj­dovski, adjoint (EELV) chargé des transports à la Mairie de Paris. Avec la pluie, la neige et le froid, la crise du Vélib’ a moins pénalisé les usagers que si la laborieuse installation du vélo partagé s’était déroulée à la belle saison.

A mesure que les rebondissements du ­ « Vélibgate » se succèdent, les qualificatifs, « accident industriel », « fiasco », « crash », sont de moins en moins tendres pour Smovengo, l’opérateur du service, qui était censé avoir achevé la mise en place d’un millier de stations en cette fin mars. Désormais, plus personne ne se hasarde à pronostiquer la date exacte à laquelle le service sera complètement installé. En attendant, les accusations finissent par atteindre le donneur d’ordre, le Syndicat Autolib’Vélib’Métropole (SAVM), qui rassemble les 67 communes concernées, mais aussi Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, à qui ses adversaires politiques reprochent également « le scandale Streeteo » – de faux contrôles de stationnement par la société privée qui en a la charge – ou la piétonnisation chaotique des berges de la rive droite de la Seine.
Mais « comment a-t-on pu en arriver là ? », se demande-t-on, face à cette inscription dérisoire qui figure depuis trois mois sur les barrières de chantier : « Vélib’, reviens vite ! » Pourquoi avoir enlevé les stations pour les remplacer par d’autres, exactement aux mêmes endroits ? En d’autres termes, fallait-il vraiment procéder au changement de délégataire, décidé au printemps 2017 ?
Un défi inédit
La commande, au début de l’an dernier, semblait ambitieuse. « Le nouveau Vélib’ sera électrique et métropolitain », ne cessaient de ­répéter les élus parisiens. Les communes de la petite couronne francilienne étaient invitées à s’équiper de stations et de vélos, sous l’égide du Syndicat Autolib’Métropole, devenu SAVM,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Les grands électriciens devront-ils choisir entre la production et les services, interroge l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande, après l’amorce de démantèlement du suisse Alpiq.
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« Des courts-circuits à prévoir dans l’électricité européenne »

Les grands électriciens devront-ils choisir entre la production et les services, interroge l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande, après l’amorce de démantèlement du suisse Alpiq.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 11h11
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Ah, la Suisse, ses vertes vallées, ses sommets enneigés, ses affaires prospères, ses votations hebdomadaires !… Une forme d’optimum démocratique et économique. Même dans le domaine de l’énergie, la confédération était un modèle. Ses innombrables barrages lui fournissent une électricité propre, la seule énergie renouvelable réellement stockable par simple pompage de l’eau en aval. Grâce à cette faculté unique, le pays pouvait jouer des tarifs variables du kilowatt-heure. Achetant aux Français en heures creuses pour remplir ses réservoirs, revendant aux Italiens aux heures de pointe avec grand profit. On l’appelait l’émirat européen. Et puis la terre a tremblé au Japon un beau jour de mars 2011 et plus rien n’a été comme avant.
Ce lundi 26 mars, le premier producteur suisse d’électricité, Alpiq, a amorcé une forme de démantèlement en cédant au français Bouygues son activité d’ingénierie et de services à l’énergie pour le bâtiment et l’industrie. Un métier très rentable, dont il se sépare à contrecœur, mais qui va lui rapporter près de 725 millions d’euros. De quoi soulager des finances marquées par le surendettement et de premières pertes nettes. Pas de quoi néanmoins résoudre un problème de fonds que connaissent à présent tous les électriciens européens : l’électricité est aujourd’hui plus chère à produire qu’à vendre.
L’effondrement des prix de gros, dû à la conversion allemande à l’éolien subventionné, est à l’origine de la crise partout sur le Vieux Continent et a provoqué des restructurations massives chez tous les opérateurs. Le français Engie a été l’un des premiers à mettre le cap sur les services. Le 11 mars, c’était au tour des deux leadeurs allemands du secteur de procéder à un échange d’actifs géant, au terme duquel E.ON se concentrera sur la distribution et les services à l’énergie et RWE sur la pure production.

Trop tôt pour décider ?
Ce dilemme des grands producteurs d’électricité braque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Dans cette chronique, l’historien Jean-Baptiste Fressoz explique en quoi le vocabulaire de l’exploitation de la nature est lourd de réminiscences sexuelles.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Donald Trump, organisateur de Miss Univers et promoteur de King Coal »

Dans cette chronique, l’historien Jean-Baptiste Fressoz explique en quoi le vocabulaire de l’exploitation de la nature est lourd de réminiscences sexuelles.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 09h48
    |

Jean-Baptiste Fressoz







                        



                                


                            
Transformations. Y a-t-il quelque chose de commun entre #metoo et les combats environnementaux ? Le retour du charbon et le développement des pétroles non conventionnels ont-ils quelque chose à voir avec les rapports entre les sexes ?
Durant l’Antiquité et jusqu’à la Renaissance, la terre fut conçue comme un être vivant
Répondre par l’affirmative pourrait faire soupçonner une intention de distribuer femmes et hommes de part et d’autre du grand partage entre nature et culture – en plaçant les femmes du côté d’une nature qu’il faudrait protéger de la voracité des hommes. Pourtant, si ces oppositions paraissent « naturelles » (et même clichés), c’est parce qu’elles sont profondément ancrées dans la culture occidentale. C’est précisément leur genèse qu’éclaire le livre classique de la philosophe américaine Carolyn Merchant, The Death of Nature. Women, Ecology and the Scientific Revolution (Harper & Row, 1980), hélas non traduit en français.
L’argument de l’auteure est le suivant : durant l’Antiquité et jusqu’à la Renaissance, la terre fut conçue comme un être vivant, un super-organisme avec ses artères et ses orifices, ses tremblements et ses poils, son sang, sa salive et sa sueur. La terre était plus précisément une mère nourricière dont la matrice souterraine générait métaux et minéraux. L’art de la métallurgie, la réduction des minerais dans le creuset des forges revenaient à accélérer la naissance des métaux dans une sorte d’utérus artificiel.
Rituels propitiatoires
Dans cet univers mental, fouiller la terre, la pénétrer pour récolter l’or, l’argent, le fer et le cuivre était lourd de dangers physiques et religieux. Aussi, avant de s’introduire dans les galeries/vagins de la terre, les mineurs réalisaient des rituels propitiatoires et divers sacrifices aux divinités chthoniennes. Pline, Ovide, Sénèque et bien d’autres auteurs, jusqu’à Agricola, au XVIe siècle, et Milton, au XVIIe, accusent l’extraction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ En général, les économistes évaluent la valeur d’un bien à l’aune de ce que les consommateurs dépensent pour l’acquérir et s’en servir. Mais comment estimer la valeur d’étendues d’eau dont on ne paye pas l’utilisation et qu’on n’utilise pas, s’interroge l’économiste Béatrice Cherrier dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Quelle valeur donner aux eaux touchées par la marée noire ? »

En général, les économistes évaluent la valeur d’un bien à l’aune de ce que les consommateurs dépensent pour l’acquérir et s’en servir. Mais comment estimer la valeur d’étendues d’eau dont on ne paye pas l’utilisation et qu’on n’utilise pas, s’interroge l’économiste Béatrice Cherrier dans sa chronique.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 08h43
    |

Béatrice Cherrier (Economiste à l’université de Cergy-Pontoise et à l’Institute for new economic thinking)







                        



                                


                            

Recherches. Mars, mois des marées noires : après les 50 ans du naufrage de l’Amoco Cadiz, le 16 mars 1978, voici les 39 ans de celui de l’Exxon Valdez, le 24 mars 1989. Le rôle joué par les économistes dans l’estimation des dommages provoqués par cette seconde catastrophe illustre parfaitement les difficultés que rencontrent les experts scientifiques quand ils pénètrent l’arène publique, comme le montrent les historiens Harro Maas (université de Lausanne) et Andrej Svorencik (Université de Mannheim) – « Fraught with Controversy : Organizing Expertise against Contingent Valuation », History of Political Economy n°49/2, 2017.
Le problème était de savoir quelle valeur donner aux eaux touchées par la marée noire. En général, les économistes évaluent la valeur d’un bien à l’aune de ce que les consommateurs dépensent pour l’acquérir et s’en servir. Mais comment estimer la valeur d’étendues d’eau dont on ne paye pas l’utilisation et, plus encore, qu’on n’utilise pas ?
Dans les années 1960, les économistes de l’environnement développèrent une méthode pour évaluer cette « valeur d’existence ». Il s’agissait de demander à un échantillon de citoyens combien ils seraient prêts à payer pour qu’un parc naturel ou un monument auquel ils n’ont parfois pas même accès continue à exister.
2,5 milliards de dollars
Cette méthode, dite de « l’évaluation contingente », fut très critiquée. Certains économistes considéraient que la valeur déclarée par les citoyens interrogés n’était pas sincère, d’autres que les seules expérimentations valides étaient celles menées sur de vrais marchés, avec de vraies incitations, de vraies dépenses.
L’enjeu était de taille : soit les résultats étaient faux, soit les citoyens se comportaient de manière erratique – ce qui mettait à mal nombre de modèles économiques construits autour de l’hypothèse que les agents économiques sont rationnels, bien informés et bon calculateurs.
Ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le ministre de la transition écologique va demander au préfet d’« organiser un dialogue pour réussir cette réintroduction », inédite depuis douze ans.
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Nicolas Hulot veut réintroduire deux ours femelles dans les Pyrénées

Le ministre de la transition écologique va demander au préfet d’« organiser un dialogue pour réussir cette réintroduction », inédite depuis douze ans.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 07h20
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 08h13
   





                        



   


Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, entend réintroduire à l’automne deux ours femelles dans les Pyrénées. C’est ce qu’il a déclaré lundi 26 mars au Parisien. « Je souhaite engager la réintroduction de deux ours femelles dans les Pyrénées-Atlantiques à l’automne. Je vais demander au préfet d’organiser un dialogue pour réussir cette réintroduction », a-t-il expliqué.
M. Hulot justifie sa décision par le fait qu’« il ne reste que deux mâles dans ce département, dont Cannellito, fils de Cannelle », dernière représentante de l’ours de souche des Pyrénées, tuée par un chasseur en 2004.
« Je ne veux pas être le ministre qui assiste à la disparition de cette lignée », a insisté l’ex-militant écologiste, précisant qu’à l’issue de la concertation la France solliciterait plusieurs pays européens pour choisir les deux femelles.
Trente-neuf ours dans les Pyrénées
Trois ours, d’origine slovène, avaient été lâchés non loin de la frontière avec l’Espagne en 1996-1997. Puis cinq autres en 2006.
Le nombre d’ours est estimé à 39 dans les Pyrénées, selon les derniers chiffres officiels datant de 2016. Dans les Pyrénées occidentales, on ne compte toutefois plus que deux mâles. La grande majorité des individus ont en effet été recensés dans le centre du massif.

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Reste que la présence de ces ours suscite des polémiques récurrentes. Les éleveurs protestent en particulier contre les attaques attribuées aux plantigrades.
« Je sais bien que c’est un dossier compliqué mais je veux travailler avec eux », a déclaré M. Hulot, demandant au préfet de mener un dialogue « qui doit aboutir à un accompagnement renforcé et une meilleure protection des troupeaux ».

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Le directeur de WWF France, Pascal Canffin, a salué cette annonce de Nicolas Hulot « attendue depuis plusieurs années ». « Nous soulignons la volonté du ministre (…) de mettre les actes du gouvernement en cohérence à la fois avec les appels récents à sauver la biodiversité et la volonté des Français », a-t-il ajouté.

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Pollution de l’air : le gouvernement face à l’ultimatum du Conseil d’Etat

« Le Monde » s’est procuré les « feuilles de route » que la France doit remettre le 31 mars à la Commission européenne. Les ONG les jugent « ni assez ambitieuses ni assez concrètes ».



Le Monde
 |    27.03.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 19h13
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

L’ultimatum expire dans quelques jours. Le Conseil d’Etat a donné jusqu’au 31 mars au gouvernement pour transmettre à la Commission européenne un plan capable de réduire rapidement la pollution de l’air. Dans un arrêt rendu le 12 juillet 2017, la plus haute juridiction administrative française avait enjoint à Edouard Philippe et à son ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, de « prendre toutes les mesures nécessaires » afin de « ramener les concentrations en dioxyde d’azote [NO2] et en particules fines PM10 sous les valeurs limites ».
Pour des dépassements répétés de ces deux polluants, considérés à l’origine de 48 000 morts prématurées chaque année à l’échelle du pays, la France est sous la menace d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, et à terme, d’une lourde amende. Initialement, Bruxelles devait rendre mi-mars sa décision – qui concerne également huit Etats, dont l’Allemagne. Selon nos informations, elle interviendra finalement fin avril. Un délai supplémentaire pour permettre au gouvernement de répondre à l’injonction du Conseil d’Etat ?
Après une convocation à Bruxelles le 30 janvier avec les autres Etats cancres, Nicolas Hulot a présenté le 13 février son « plan d’action ». Celui-ci reprend les grandes lignes du Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (Prépa) publié en mai 2017 par le gouvernement précédent. Le Prépa promet d’« éliminer les dépassements des valeurs limites en PM10 à partir de 2020 – sauf pour quelques points “noirs” résiduels très localisés » – et de réduire le nombre de stations dépassant les valeurs limites en NO2 de 49 en 2010 à 10 en 2020 et 3 en 2030. Ces éléments n’ont visiblement pas convaincu le commissaire européen à l’environnement, Karmenu Vella, d’abandonner les poursuites.
Nouvelles feuilles de route opérationnelles
Aussi Nicolas Hulot a-t-il promis de « nouvelles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’Anses reconnaît la réalité des troubles présentés par les personnes intolérantes aux ondes électromagnétiques et recommande leur prise en charge.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/03/2018
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Electrosensibles : des symptômes réels qui restent inexpliqués

L’Anses reconnaît la réalité des troubles présentés par les personnes intolérantes aux ondes électromagnétiques et recommande leur prise en charge.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 00h01
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 12h08
    |

            Pierre Le Hir








                        


Des symptômes réels, mais pour l’instant inexpliqués, ce qui invite à poursuivre les recherches et à améliorer la prise en charge. Telles sont les conclusions de l’avis rendu mardi 27 mars par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), au sujet de la question très débattue de l’électrohypersensibilité, ou EHS.
Sous cette appellation – on parle aussi, en termes savants, d’intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques – se cache une réalité aujourd’hui encore très mal reconnue. Celle des personnes souffrant d’affections diverses – troubles du sommeil et des rythmes circadiens (alternance entre la veille et le sommeil), fatigue, maux de tête, troubles de l’attention et de la mémoire, symptômes cutanés, hypersensibilité – qu’elles imputent à leur exposition aux ondes électromagnétiques.
Celles-ci peuvent être les radiofréquences émises par les technologies de communication sans fil (téléphones mobiles, Wi-Fi, antennes-relais, etc.), aussi bien que les champs électromagnétiques générés par les lignes et installations électriques ou par les appareils électroménagers. Le spectre est donc très large, ce qui rend le problème encore plus difficile à cerner.
Absence d’anomalies mesurables
Combien de personnes sont-elles dans ce cas ? Faute de critères de diagnostic et de classification faisant consensus et permettant un recensement précis, l’estimation repose sur l’autodéclaration des individus se considérant comme électrosensibles. L’Anses avance toutefois un chiffre fondé sur les études scientifiques les plus récentes. Il suggère une prévalence (nombre de cas au sein de la population) de l’ordre de 5 %, soit un total – considérable – d’environ 3,3 millions de Français souffrant, sous une forme ou sous une autre et à des degrés variables, de sensibilité exacerbée aux ondes électromagnétiques.

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L’Agence de sécurité sanitaire a réuni un groupe de travail de quarante experts de plusieurs disciplines (épidémiologie, médecine, biologie, dosimétrie, sciences humaines et sociales) qui, pendant quatre ans, ont analysé l’ensemble de la littérature scientifique disponible, mais aussi auditionné des médecins hospitaliers et généralistes, des associations et collectifs de citoyens, des élus et, bien sûr, des électrosensibles. Ces données ont été enrichies par plus de cinq cents contributions reçues dans le cadre d’une consultation publique.
La première conclusion du groupe d’expertise est que « les douleurs et la souffrance formulées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue ». Une position qui, à l’opposé d’un déni du mal-être des personnes concernées, constitue une reconnaissance des difficultés qu’elles rencontrent dans leur vie quotidienne.
L’origine encore inconnue de ces troubles
Pour autant, poursuit l’avis, « aucune preuve expérimentale solide ne permet actuellement d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes décrits ». Autrement dit, en l’état actuel de la science, l’origine de ces troubles demeure inconnue. En effet, des études dites « de provocation », dans lesquelles des sujets sont soumis à des champs électromagnétiques, n’ont pas fait apparaître « de symptômes ou d’anomalies biologiques ou physiologiques spécifiques à l’EHS ».
Selon les spécialistes, cette absence d’anomalies mesurables peut signifier que les symptômes décrits ne sont pas dus aux ondes électromagnétiques ; ou alors que les essais présentent des limites méthodologiques ne permettant pas de mettre en évidence certains effets biologiques ou physiologiques, qu’il n’est donc pas possible d’« exclure avec certitude ».
Aussi l’Anses préconise-t-elle de poursuivre les recherches, en « renforçant les interactions entre scientifiques et associations de personnes se déclarant EHS », en réalisant des études de suivi à long terme avec des protocoles expérimentaux appropriés, et « en pérennisant le financement de l’effort de recherche, notamment fondamentale, sur les effets sanitaires des radiofréquences ».
Un « isolement psychosocial »
En même temps, elle recommande une « prise en charge adaptée » des électrosensibles par le secteur social et le système de soins, afin de répondre à une détresse qui peut avoir des conséquences lourdes sur la qualité de vie, en conduisant parfois à un « isolement psychosocial ». Elle souhaite que la Haute Autorité de santé formule des recommandations en ce sens. Et elle préconise une formation des professionnels de santé et des acteurs sociaux « à l’accueil et à l’écoute des personnes se déclarant électrohypersensibles ».

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Dès 2004, l’Organisation mondiale de la santé avait conclu que ces troubles restaient « inexpliqués sur le plan médical », mais que leurs effets étaient « préjudiciables pour la santé des personnes ». « Depuis, beaucoup de travaux ont été menés. Nous avons balayé l’ensemble des connaissances sur le sujet et exploré un grand nombre d’hypothèses, indique Olivier Merckel, chargé des nouvelles technologies à l’Anses. Nous avons aussi montré les limites de certaines études et c’est pourquoi, même si aucun lien de causalité ne peut être aujourd’hui identifié, la possibilité d’effets des champs électromagnétiques expliquant les symptômes décrits reste ouverte. »
« Cet avis constitue une vraie avancée pour la prise en considération d’une pathologie émergente qui provoque beaucoup d’incompréhension et de souffrance, dans la vie professionnelle, sociale et personnelle des patients, se félicite Sophie Pelletier, présidente de l’ONG Priartem (Pour rassembler, informer et agir sur les risques liés aux technologies électromagnétiques). Ses préconisations en termes de recherche et de prise en charge vont dans le bon sens. Reste maintenant aux pouvoirs publics, au corps médical et aux institutions à s’en saisir. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ La détérioration systémique des sols met en péril la sécurité alimentaire, le climat et la stabilité des sociétés, alertent une centaine d’experts de 45 pays.
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La dégradation des terres a atteint un stade critique

La détérioration systémique des sols met en péril la sécurité alimentaire, le climat et la stabilité des sociétés, alertent une centaine d’experts de 45 pays.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 10h19
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



   


C’est un signal d’alarme que lancent les experts de la biodiversité : l’activité humaine est à l’origine d’une détérioration massive – et lourde de conséquences – des terres à l’échelle planétaire. Les terres, ce sont les sols, mais aussi ce qui les recouvre : les forêts, les prairies ou encore les zones humides.
Leur constat découle d’un travail de longue haleine : pendant trois ans, une centaine d’experts de 45 pays ont décortiqué et analysé plus de 3 000 références sur la dégradation et la restauration des terres – des publications scientifiques, mais aussi des données provenant de sources gouvernementales et de savoirs indigènes et locaux. Leurs observations, qui constituent la première étude mondiale sur l’état des sols, ont été regroupées dans un rapport d’un millier de pages approuvé lors de la 6e session plénière de la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui s’est déroulée du 17 au 24 mars à Medellin (Colombie).
La plate-forme, souvent qualifiée de « GIEC de la biodiversité », en référence au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, a été créée en 2012 sous la tutelle des Nations unies et rassemble actuellement 129 Etats membres. Elle a pour vocation d’éclairer les gouvernements et l’opinion publique sur les enjeux liés aux changements de la biodiversité, et réalise pour cela une synthèse régulière des connaissances scientifiques.

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En l’occurrence, les experts alertent sur une situation plus qu’alarmante : nous faisons face à un phénomène systémique et généralisé de dégradation des terres, qui touche l’ensemble des surfaces terrestres de la planète. L’exemple des zones humides est peut-être le plus parlant : plus de la moitié a disparu depuis le début du XXe siècle. Selon les estimations de l’IPBES, si moins d’un quart des étendues terrestres échappent encore, aujourd’hui, aux effets substantiels de l’activité humaine, cette part tombera à 10 % en 2050. Il s’agira, pour l’essentiel, de zones non adaptées à une exploitation humaine (déserts, régions montagneuses, toundra et territoires polaires).
Mettre en place des mesures visant à réduire – voire à éviter – la dégradation des terres, et à restaurer celles d’ores et déjà dégradées, constitue pour les experts une « priorité d’urgence » pour protéger la biodiversité et les services écosystémiques, vitaux pour la vie sur Terre.
Sixième extinction de masse
Car les retombées négatives sont déjà visibles et multiples : la détérioration des terres constitue la première cause de disparition des espèces animales et végétales, contribuant de fait à la sixième extinction de masse. Elle participe également à l’exacerbation du changement climatique, en raison notamment de la déforestation et de la diminution de la capacité de stockage de carbone des sols. De plus, les terres dégradées concourent à l’altération de la sécurité alimentaire et de la santé des êtres humains, affectant le bien-être de plus de 3,2 milliards d’hommes et de femmes. Les experts entrevoient de surcroît des répercussions lourdes en termes de migrations et de conflits au sein des populations touchées.
Qui faut-il blâmer pour ces faits alarmants ? La consommation effrénée de la plupart des pays développés, assortie de celle, en hausse, des pays en développement, estime l’IPBES. Le tout dans un contexte d’augmentation de la population mondiale. L’expansion de l’agriculture est de fait visée – « notamment dans ses formes les plus intensives », souligne Florent Kohler, qui a participé à l’élaboration du rapport et de son résumé. L’anthropologue pointe la « part de plus en plus insoutenable des cultures fourragères », notamment celles du maïs et du soja. Mais d’autres facteurs ont également leur part de responsabilité, comme l’exploitation forestière, l’extraction minière et pétrolière, ou encore l’urbanisation excessive et incontrôlée.

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« Il faut une prise de conscience massive pour que les terres – et plus spécifiquement les sols – soient enfin considérées à leur juste valeur, et non plus comme un simple substrat sur lequel on bâtit, on cultive, ou dans lequel on creuse pour extraire des matières premières, estime Hélène Soubelet, directrice de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, qui fait partie de la délégation française. Nos terres (…) représentent un bien commun extrêmement précieux et l’avenir de l’humanité dépend de leur protection. »
« Il faut que, collectivement, nous construisions une société plus sobre… mais pas seulement du fait d’une certaine élite : il faut que ce soit un mouvement global de nos concitoyens », ajoute-t-elle, recommandant pour cela la mise en place de mesures simples, favorisant la transition. « Il existe déjà des solutions et il suffirait de les mettre en œuvre pour que la situation s’améliore », note-t-elle, citant pour exemple les pratiques agro-écologiques (qui préconisent l’arrêt des pesticides et des labours profonds), l’incorporation, dans le prix des aliments, du coût écologique de leur production, l’intégration de la valeur des sols dans la planification urbaine, ainsi que le développement d’une économie circulaire.
Réduire le gaspillage alimentaire
D’autres leviers d’action ont également été mis en avant dans le rapport de l’IPBES, comme le recours à une alimentation moins carnée et la réduction du gaspillage alimentaire.
Par ailleurs, les experts estiment que les bénéfices économiques que l’humanité tirera de la protection et de la restauration des terres seront dix fois supérieurs aux coûts investis. Mais les bénéfices attendus ne sont pas uniquement d’ordre monétaire, ils « touchent également à l’humanité elle-même, à ses conditions d’existence, à l’épanouissement des individus », insiste Florent Kohler.
Attaché aux dimensions éthiques qu’englobent les questions environnementales, l’anthropologue se réjouit de l’intégration, dans le rapport, du concept de solidarité écologique, qui pose pour principe que les hommes sont solidaires entre eux, avec les générations futures, mais aussi avec les écosystèmes dont ils font partie. Cela implique de prendre pleinement conscience de l’impact de la consommation sur les ressources planétaires.
Sauvegardées, ces terres pourraient garantir une absorption et un stockage non négligeable du carbone atmosphérique, et contribuer à maintenir le réchauffement climatique sous la barre des deux degrés, tel que défini dans l’accord de Paris sur le climat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Cette sociologue de l’Institut national de la recherche agronomique défend l’élevage à l’ancienne et l’abattage à la ferme. Le 19 mars, elle a cosigné dans « Libération » une tribune contre la « propagande végane ».
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Jocelyne Porcher, la meilleure ennemie des militants végans


                      Cette sociologue de l’Institut national de la recherche agronomique défend l’élevage à l’ancienne et l’abattage à la ferme. Le 19 mars, elle a cosigné dans « Libération » une tribune contre la « propagande végane ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 14h42
    |

                            Zineb Dryef







La sociologue s’insurge contre le véganisme qui met en péril l’activité d’élevage traditionnel et profite à l’industrie des produits de substitution à la viande. Elle s’est justifiée dans « Libération » le 19 mars.

   


Une ex-éleveuse heureuse
Jocelyne Porcher a commencé sa carrière comme secrétaire dans une grande entreprise parisienne. Mais, à 25 ans, elle quitte tout pour élever des brebis, une parenthèse enchantée. Plus tard, elle découvre la violence de l’élevage industriel dans une porcherie industrielle bretonne où elle travaille un temps. Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieure agricole, elle se consacre à la recherche et s’intéresse aux relations entre éleveurs et animaux.
Une militante fervente
À l’automne 2015, elle cofonde le collectif Quand l’abattoir vient à la ferme avec Stéphane Dinard, éleveur en Dordogne. Il s’agit d’offrir aux petits éleveurs qui refusent que leurs animaux finissent à l’abattoir la possibilité de tuer leurs bêtes à la ferme, soit en construisant une salle d’abattage, soit en utilisant un abattoir mobile. « Respecter les animaux n’est pas antinomique avec le fait d’accepter leur mort. »

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Une voix discordante
Dans une tribune parue dans Libération, Jocelyne Porcher dénonce « le mauvais coup que porte le véganisme à notre mode de vie, à l’agriculture, à nos relations aux animaux et même aux courants végétariens traditionnels ». Pour elle, les végans « ne sont pas des révolutionnaires mais les idiots utiles du capitalisme ». Car, en remplaçant la viande par des produits transformés, le véganisme nous placerait encore plus entre les mains des industriels.
La bête noire des végans
Parce qu’elle s’oppose aux discours et aux méthodes de ceux qui luttent pour l’abolition de l’élevage et des abattoirs – dont l’association L214 –, Jocelyne Porcher est devenue une des meilleures ennemies des militants végans. « Je reçois beaucoup de mails dans lesquels on me traite de personne sans cœur, sans compassion. Mais mon moteur, ce n’est pas la compassion, c’est le respect des animaux. »

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                L214, les croisés de la cause animale



 



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Editorial. Cinq rapports récents dressent un état des lieux alarmant de la biodiversité sur la planète. Face à ce constat, une action urgente des responsables politiques est nécessaire.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Biodiversité : l’urgence du politique

Editorial. Cinq rapports récents dressent un état des lieux alarmant de la biodiversité sur la planète. Face à ce constat, une action urgente des responsables politiques est nécessaire.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h42
   





                        


Editorial du « Monde ». Alors que le climat est devenu un enjeu politique dont plus personne – hormis l’administration américaine, Donald Trump en tête – ne remet en cause l’importance, la question de la biodiversité demeure un point aveugle du débat public. Cette cécité est dangereuse. En effet, les cinq rapports d’experts, qui viennent d’être publiés par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), dressent le plus vaste panorama publié à ce jour sur l’érosion du vivant à la surface de la planète. Cet état des lieux est alarmant et appelle une réponse urgente.

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Selon l’IPBES – l’équivalent, pour la biodiversité, du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) – l’érosion de la qualité des sols et le déclin rapide des formes de vie sont de graves menaces pour le bien-être des hommes et la stabilité des sociétés. Car outre sa valeur intrinsèque et inestimable, la nature prodigue aux humains des services indispensables au fonctionnement de nos économies et, surtout, nécessaires au maintien de la vie. Pollinisation des cultures, disponibilité en eau douce, fertilité des terres arables, protection contre les inondations et les précipitations extrêmes, productivité biologique des océans… La biodiversité est « au cœur non seulement de notre survie, mais aussi de nos cultures, de nos identités et de notre joie de vivre », souligne l’IPBES.
Sur la question climatique, l’action est entravée par le caractère mondial du problème – une molécule de dioxyde de carbone aura le même effet sur le climat, qu’elle soit chinoise ou américaine. Mais sur le front de la biodiversité, la vacance du politique est d’autant plus incompréhensible que les solutions relèvent généralement de mesures simples que les gouvernements peuvent prendre localement, indépendamment les uns des autres.
Une cause majeure : le modèle agricole
En Europe, selon l’IPBES, la cause majeure du déclin de la biodiversité est le modèle agricole dominant et son cortège d’éléments chimiques (insecticides, herbicides, engrais de synthèse, etc.). En Amérique aussi, les immenses monocultures de soja et de maïs sont les principaux facteurs de destruction de la diversité du vivant, ajoutent les experts du « GIEC de la biodiversité ». Mardi 20 mars, le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle ont d’ailleurs conjointement, eux aussi, rendu publics des chiffres accablants sur la disparition des populations d’oiseaux dans les campagnes françaises, attribuant ce déclin – 30 % en l’espace de seulement quinze ans – à l’intensification de notre agriculture.
De tels chiffres, tout comme ceux établis par l’IPBES, imposent une action urgente, sans demi-mesures. La disparition des oiseaux n’est que la part visible d’une dégradation profonde de la qualité des écosystèmes terrestres, dont le déclin des insectes (près de 80 % en Europe, au cours des trois dernières décennies !) est un autre signe alarmant. La mort, il y a quelques jours, du dernier représentant mâle du rhinocéros blanc du Nord est un autre symbole de la capacité humaine à anéantir une espèce.
Jusqu’à présent, la biodiversité a été considérée comme une question annexe, traitée avec désinvolture par les responsables gouvernementaux et politiques. Il est plus que temps de remettre la préservation du vivant, au sens le plus large du terme, au cœur de la politique. Il n’est pas exagéré de dire que c’est, à plus ou moins longue échéance, une question de survie.
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            data-slide-description="Un phragmite aquatique (« Acrocephalus paludicola »). En zones agricoles, les populations d’oiseaux ont perdu en moyenne un tiers de leurs effectifs en quinze ans, selon les relevés conduits depuis 1989 par le « Suivi temporel des oiseaux communs » (STOC), qui, au sein du Muséum, surveille aussi la situation dans les villes et les forêts."
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            data-slide-description="Une rémiz penduline (« Remiz pendulinus ») construisant son nid.  Grosses ou petites, migratrices ou pas, toutes les espèces sont concernées, probablement du fait de l’effondrement des populations d’insectes, car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins."
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            data-slide-description="Un couple de martins-pêcheurs d'Europe (« Alcedo atthis »). En zones agricoles, des espèces comme l’alouette des champs, la fauvette grisette ou le bruant ortolan ont perdu en moyenne un individu sur trois en quinze ans."
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            data-slide-description="Une macreuse brune mâle (« Melanitta fusca »)."
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            data-slide-description="Une fauvette pitchou (« Sylvia undata »)."
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            data-slide-description="Une marouette poussin (« Porzana parva »)."
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            data-slide-description="Des glaréoles à collier (« Glareola pratincola »). « Les populations d’oiseaux s’effondrent littéralement dans les plaines céréalières », constate Vincent Bretagnolle, écologue au Centre d’études biologiques de Chizé. « Ce qui est alarmant, c’est que tous les oiseaux du milieu agricole régressent à la même vitesse. Cela signifie que c’est la qualité globale de l’écosystème agricole qui se détériore. »"
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            data-slide-description="Un couple de harles huppés (« Mergus serrator »)."
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            data-slide-description="Un butor étoilé (« Botaurus stellaris ») dans une roselière."
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            data-slide-description="Un chardonneret élégant (« Carduelis carduelis »)."
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Un phragmite aquatique (« Acrocephalus paludicola »). En zones agricoles, les populations d’oiseaux ont perdu en moyenne un tiers de leurs effectifs en quinze ans, selon les relevés conduits depuis 1989 par le « Suivi temporel des oiseaux communs » (STOC), qui, au sein du Muséum, surveille aussi la situation dans les villes et les forêts.

Minden Pictures / Cisca Castelijns / NiS / Biosphoto
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ La monoculture du soja ravage des contrées entières au Brésil, en Argentine et au Paraguay, détruisant dans son expansion la vie des populations et des écosystèmes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/03/2018
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La déforestation de l’Amérique du Sud nourrit les élevages européens

La monoculture du soja ravage des contrées entières au Brésil, en Argentine et au Paraguay, détruisant dans son expansion la vie des populations et des écosystèmes.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 08h50
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Ni les images des immenses terres dénudées et fumantes, ni la démesure des millions d’hectares convertis à la culture du soja et à l’élevage ne peuvent à elles seules rendre compte de la dévastation qu’engendre la propagation de l’agriculture industrielle en Amérique du Sud. Des membres de l’ONG Mighty Earth s’y sont donc rendus, parcourant plus de 4 000 kilomètres pour prendre la mesure de la déforestation et de la destruction des écosystèmes en cours dans le Gran Chaco, pour y entendre les habitants aussi.
Dans cette vaste région qui s’étend au nord de l’Argentine, à l’ouest du Paraguay et au Sud de la Bolivie, ils ont recueilli le témoignage des populations autochtones chassées de leurs forêts autrefois impénétrables où vivaient tatous, jaguars et fourmiliers géants. Ils ont pris le temps d’écouter les riverains régulièrement aspergés de glyphosate – l’herbicide largué par avion au-dessus des parcelles géantes de soja génétiquement modifié –, contaminant l’eau et les villages. Catalina Cendra, par exemple : « Je ne pense pas que le soja soit un aliment. Pour moi, c’est une maladie, leur a assuré cette agricultrice du Chaco. La nourriture saine, c’est celle du temps de mes ancêtres : les patates douces, le yucca, les citrouilles. Le soja, c’est pour les gros capitaux, pas pour nous. Ils viennent, ils sèment, ils empoisonnent, ils récoltent et ils s’en vont… »
Mardi 27 mars, Mighty Earth, qui a travaillé avec le soutien de la Fondation Rainforest de Norvège et Fern, une ONG européenne spécialisée dans la protection des forêts, devait rendre publique son enquête, en compagnie de France nature environnement (FNE) et de Sherpa. Elles profitent de l’occasion pour interpeller directement une vingtaine d’entreprises françaises du secteur de la viande sur la présence éventuelle de « soja sale » dans leurs chaînes d’approvisionnement et sur leurs responsabilités légales vis-à-vis des dommages humains et environnementaux que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le premier salon du survivalisme se tient pour la première fois en France jusqu’à dimanche, au Paris Event Center de La Villette.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le pays pourrait écouler 180 000 tonnes d’huile d’olive sur la saison 2017-2018. Le troisième exportateur mondial du précieux jus mise sur un prix moins élévé que la concurrence et joue désormais la carte du bio.
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La Tunisie veut mieux valoriser son huile d’olive

Le pays pourrait écouler 180 000 tonnes d’huile d’olive sur la saison 2017-2018. Le troisième exportateur mondial du précieux jus mise sur un prix moins élévé que la concurrence et joue désormais la carte du bio.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 09h40
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Quel est le point commun entre le lablabi, la chakchouka et la salade méchouia ? Ce sont des spécialités culinaires tunisiennes, direz-vous sans hésiter. Avec raison. Mieux encore, ces plats nécessitent une bonne rasade d’huile d’olive. Et pour cause. La délicieuse cuisine du pays du jasmin et de la harissa ne peut guère se passer de cet ingrédient précieux. Mais le bon coup de fourchette de la population et des touristes ne suffit pas à tarir la source. Il est vrai que l’arbre aux feuilles argentées prend ses aises sur 1,8 million d’hectares. De quoi positionner la Tunisie comme troisième exportateur mondial d’huile d’olive cette année, derrière l’Espagne et l’Italie.
Selon les chiffres du Conseil oléicole international, la Tunisie pourrait en écouler 180 000 tonnes sur la saison 2017-2018. Oubliée la récolte maigrelette de l’année précédente, quand le flux avait été réduit de moitié. Dame Nature avait aussi frappé durement l’Italie, faisant flamber le prix du jus pressé en Toscane, en Ombrie ou dans les Pouilles. Cette année, si l’Italie et la Tunisie ont fait tourner les moulins à plein régime, la potion est plus amère pour l’Espagne. Même si le pays de Don Quichotte reste le premier producteur mondial avec 1,09 million de tonnes, le niveau des citernes a baissé de 15 %.

Une culture capricieuse
L’olivier est une culture capricieuse. Les fortes variations de niveau d’une année sur l’autre ont contribué au jeu des vases communicants entre les pays. L’huile suinte d’une frontière à l’autre et ne coule pas toujours de source sûre. En France, Puget, la marque la plus connue, s’abreuve essentiellement en Espagne. Il est vrai que la production hexagonale ne représente qu’une goutte de la collecte mondiale. Soit 2 800 tonnes estimées pour 2018. La rareté des oliveraies en France dope les prix. Les AOP – Corse, Nyons, vallée des Baux-de-Provence ou Aix-en-Provence – se négocient à près de 20 euros le litre....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Dérèglement climatique, hausse démographique et course aux ressources menacent le continent, où les populations dépendent encore fortement de la nature.
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Synthèse

La biodiversité africaine, patrimoine sous pressions

Dérèglement climatique, hausse démographique et course aux ressources menacent le continent, où les populations dépendent encore fortement de la nature.

Laurence Caramel
    



LE MONDE
              datetime="2018-03-23T17:32:05+01:00"

        Le 23.03.2018 à 17h32






    
Des zèbres dans la savane namibienne.
Crédits : Galyna Andrushko/Shutterstock.com


« L’appauvrissement de la biodiversité en Afrique se répercute de plus en plus sur la vie quotidienne des populations et nuit au développement socio-économique » : le diagnostic établi par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et rendu public vendredi 23 mars à Medellin, en Colombie, à l’occasion de sa sixième session plénière, décrit sans ambages le paradoxe du continent.
Il abrite encore une extraordinaire diversité biologique – c’est le dernier endroit sur Terre où vivent de nombreuses espèces de grands mammifères –, mais présente de très grands risques d’extinction des espèces et de dégradation des terres, du fait du dérèglement climatique, de la pression démographique et d’une course effrénée pour s’approprier les ressources.

        Lire aussi :
         

                Le déclin massif de la biodiversité menace l’humanité



Or dans aucune région du monde les hommes ne sont encore autant dépendants de la nature pour leur survie quotidienne. « Plus de 62 % de la population dépend directement des services [rendus par la nature] dans les zones rurales », rappellent les scientifiques qui ont rédigé le résumé 45 pages à l’intention des décideurs.
Préserver les savoirs autochtones
Créée en 2012 sous la tutelle des Nations unies et rassemblant 129 Etats, l’IPBES, que l’on qualifie souvent de « GIEC de la biodiversité », en référence au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, a pour mission d’éclairer les gouvernements en réalisant régulièrement la synthèse des connaissances scientifiques.
A Medellin ont été pour la première fois proposées des évaluations régionales pour quatre continents : Amérique, Asie, Europe et Afrique. Le rapport africain de 579 pages a été rédigé par une centaine d’experts, dont, il faut le souligner, les deux tiers sont issus du continent. « Nous avons appris des critiques adressées au GIEC sur le manque de représentation des pays du Sud dans les panels scientifiques », explique Agnès Hallosserie, secrétaire scientifique française pour l’IPBES.
Les scientifiques ont cependant dû se satisfaire d’une littérature lacunaire pour établir leur bulletin de santé de la biodiversité africaine. « Relativement peu d’études ont été publiées sur la valorisation des services écosystémiques », précise le rapport, et elles se concentrent sur l’Afrique australe et l’Afrique de l’Est. Mais le rapport s’appuie aussi sur les savoirs autochtones, auquel il accorde une grande importance, et fait de leur préservation l’une des clés pour maîtriser la dégradation de la nature et aller vers « une économie écologique à faible émission de carbone ». Les connaissances ancestrales des Masaï ou des Pygmées ont ainsi été examinées de près.
Dans une région où la population est appelée à doubler d’ici à 2050 pour atteindre 2,5 milliards d’âmes, les experts décrivent une compétition anarchique pour conquérir de nouveaux espaces et exploiter les ressources naturelles. Ils pointent la surpêche, l’expansion des cultures agricoles, l’appropriation de terres par des investisseurs étrangers, la déforestation, la multiplication des activités extractives : « On estime que 500 000 km2 de terres sont déjà dégradées du fait de leur surexploitation. » Sans compter l’urbanisation.
Hausse des températures plus rapide qu’ailleurs
L’impact du changement climatique permet à lui seul de mesurer l’ampleur du choc à venir : « Dans tous les pays d’Afrique, la hausse des températures devrait être plus rapide que la hausse mondiale. […] Les changements climatiques pourraient entraîner des pertes importantes d’espèces végétales, la disparition de plus de 50 % des espèces d’oiseaux et de mammifères et une baisse de 20 % à 30 % de la productivité des lacs. » La géographie et l’incidence des maladies auxquelles sont exposés les troupeaux risquent également de s’en trouver modifiées.
Pour préserver les espèces endémiques, dont nombre ont trouvé refuge dans des aires protégées, « il faudra peut-être repenser les réseaux aujourd’hui en place que forment les aires protégées », car elles ne coïncideront plus forcément avec les migrations de la faune. Ces aires protégées couvrent près de 15 % des terres du continent.

        Lire aussi :
         

                L’arbre le plus haut d’Afrique se trouve en Tanzanie



Pour fixer l’importance des enjeux, l’IPBES rappelle que la biodiversité africaine fait déjà l’objet de multiples initiatives de conservation : 369 zones humides sont classées d’importance internationale, 142 sites sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, et 158 sites où se trouvent des espèces menacées d’extinction sont régis par l’Alliance for Zero Extinction.
Au milieu de ce sombre panorama, les scientifiques distinguent toutefois une raison d’espérer : « L’Afrique bénéficie d’empreintes écologique et carbone faibles par rapport à d’autres régions du monde. » Le compromis entre le développement économique et la préservation de la nature reste donc à écrire.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Dévastée après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, la centrale nucléaire japonaise fait l’objet de travaux importants. Son démantèlement devrait durer des décennies.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ L’érosion continue de la vie sauvage met en danger les conditions de vie des populations, alertent les experts mondiaux de l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/03/2018
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Le déclin massif de la biodiversité menace l’humanité

L’érosion continue de la vie sauvage met en danger les conditions de vie des populations, alertent les experts mondiaux de l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité ».



Le Monde
 |    23.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 10h22
    |

            Audrey Garric et 
Pierre Le Hir








                        



surexploitation ressources naturelles
   surexploitation ressources naturelles



Partout sur la planète, le déclin de la biodiversité se poursuit, « réduisant considérablement la capacité de la nature à contribuer au bien-être des populations ». Ne pas agir pour stopper et inverser ce processus, c’est mettre en péril « non seulement l’avenir que nous voulons, mais aussi les vies que nous menons actuellement ». Tel est le message d’alerte délivré par la Plate-Forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), réunie du 17 au 24 mars à Medellin (Colombie), pour sa 6e session plénière.
Créée en 2012 sous la tutelle des Nations unies et rassemblant aujourd’hui 129 Etats, cette structure est qualifiée de « GIEC de la biodiversité », en référence au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Sa mission est d’établir régulièrement la synthèse des connaissances disponibles sur la biodiversité (la variété des formes de vie sur la Terre), sur les impacts de son érosion et sur les pistes d’action possibles pour la préserver.
Elle livre le résultat d’un travail colossal, qui s’est étalé sur trois années. L’IPBES a divisé le globe en quatre régions : l’Afrique, les Amériques, l’Asie-Pacifique et l’Europe-Asie centrale – à l’exception, donc, des pôles et des océans. Chacune a fait l’objet d’un rapport de 800 à 1 000 pages, réalisé par plus de 550 experts bénévoles de 100 pays, à partir de plus de 10 000 publications scientifiques, mais aussi de sources gouvernementales ou non gouvernementales, ou encore de savoirs autochtones.
Pour chaque zone géographique, cette analyse est synthétisée dans un « résumé à l’intention des décideurs » d’une quarantaine de pages, négocié mot à mot et voté par les représentants des Etats membres. C’est ce document, qui constitue une sorte de consensus politique, qui doit servir de base à l’action des gouvernements, même s’il n’a pas de valeur contraignante.

   


« Au cœur de notre survie »
« La biodiversité et les contributions apportées par la nature aux populations semblent, pour beaucoup, éloignées de nos vies quotidiennes. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité, observe le président de l’IPBES, le Britannique Robert Watson. Elles sont le socle de notre alimentation, de notre eau pure et de notre énergie. Elles sont au cœur non seulement de notre survie, mais aussi de nos cultures, de nos identités et de notre joie de vivre. »
On pourra juger restrictive cette approche, qui envisage la nature à l’aune des seuls services qu’elle rend à l’humanité, sans considérer que la survie des espèces animales et végétales est en elle-même précieuse. Mais l’objet des quatre rapports est de sensibiliser l’opinion et les décideurs à une chute de la biodiversité qui « met en danger les économies, les moyens d’existence, la sécurité alimentaire et la qualité de vie des populations partout dans le monde ». Aucune des régions étudiées n’échappe à une régression spectaculaire de sa faune et de sa flore, avec des projections alarmantes.
Afrique
« L’Afrique est le dernier endroit sur Terre avec un large éventail de grands mammifères, mais jamais par le passé il n’y a eu autant de plantes, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et grands mammifères menacés qu’aujourd’hui, par une série de causes humaines et naturelles », note la chercheuse sud-africaine Emma Archer. Quelque 500 000 km2 de terres sont déjà dégradées du fait de la déforestation, de l’agriculture non durable, du surpâturage, des activités minières, des espèces invasives ou du réchauffement.
Cela, alors qu’en zone rurale la subsistance de plus de 62 % des habitants dépend de la bonne santé des milieux naturels et que la population du continent est appelée à doubler d’ici à 2050, pour atteindre 2,5 milliards de personnes. Le défi est immense : à la fin du siècle, certaines espèces de mammifères et d’oiseaux pourraient avoir perdu plus de la moitié de leurs effectifs, et la productivité des lacs (en poissons) avoir baissé de 20 % à 30 %, en raison du dérèglement climatique.
Asie-Pacifique
En Asie-Pacifique, la biodiversité est confrontée à des menaces sans précédent, allant des phénomènes météorologiques extrêmes et de l’élévation du niveau de la mer aux espèces exotiques envahissantes, à l’intensification de l’agriculture, à la surpêche et à l’augmentation des déchets et de la pollution. Malgré quelques succès pour protéger ces écosystèmes vitaux – les aires marines protégées ont augmenté de 14 % en vingt-cinq ans et le couvert forestier a progressé de 23 % en Asie du Nord-Est –, les experts craignent qu’ils ne suffisent pas à enrayer le déclin de la biodiversité et des services que retirent les 4,5 milliards d’humains qui vivent dans ces pays.
Aujourd’hui, 60 % des prairies d’Asie sont dégradées, près de 25 % des espèces endémiques sont menacées et 80 % des rivières les plus polluées par les déchets plastiques dans le monde se trouvent dans cette zone. Si les pratiques de pêche se poursuivent au même rythme, la région ne comptera plus de stocks de poissons exploitables d’ici à 2048. Jusqu’à 90 % des coraux souffriront d’une grave dégradation avant le milieu du siècle.

   


Amériques
Sur le continent américain aussi, l’impact du dérèglement climatique sur la biodiversité va s’intensifier d’ici au milieu du siècle, devenant un facteur de déclin aussi puissant que le changement d’affectation des terres. Les populations d’espèces indigènes ont décru de 31 % depuis la colonisation par les Européens, et ce taux pourrait monter à 40 % au milieu du siècle. Par rapport à leur état originel, plus de 95 % des prairies d’herbes hautes d’Amérique du Nord, 50 % de la savane tropicale et 17 % de la forêt amazonienne en Amérique du Sud ont été transformés en des paysages dominés par l’homme.
Les auteurs notent que, jusqu’ici, « les peuples autochtones et les communautés locales ont créé une diversité de systèmes de polyculture et d’agroforesterie » qui ont bénéficié à la biodiversité. Mais ces savoirs locaux sont eux aussi en voie d’extinction.
Europe-Asie centrale
Enfin, en Europe et Asie centrale, la situation n’est guère meilleure : 42 % des animaux terrestres et des plantes ont enregistré un déclin de leurs populations au cours de la dernière décennie, de même que 71 % des poissons et 60 % des amphibiens.
La première cause de cette hécatombe réside dans l’intensification de l’agriculture et de l’exploitation forestière, et particulièrement dans l’usage excessif de produits agrochimiques (pesticides, engrais). Résultat : la région consomme plus de ressources naturelles renouvelables qu’elle n’en produit, l’obligeant à en importer massivement d’autres zones du monde. Le rapport souligne aussi le rôle du changement climatique, qui sera l’un des principaux fléaux pesant sur la biodiversité d’Europe et d’Asie centrale dans les prochaines décennies.

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Ces quatre rapports confirment que la Terre est en train de subir sa sixième extinction de masse : selon les scientifiques, les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1900, soit un rythme sans équivalent depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années. Mardi 20 mars, une étude du Muséum national d’histoire naturelle et du Centre national de la recherche scientifique alertait sur la « disparition massive » des oiseaux dans les campagnes françaises – leurs populations se sont effondrées d’un tiers en quinze ans – tandis que, fin 2017, des chercheurs montraient que le nombre d’insectes volants a décliné de 75 % à 80 % en Allemagne depuis le début des années 1990.

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Développer les aires protégées
N’y a-t-il donc aucun espoir ? Les scientifiques veulent croire qu’il est encore possible d’agir pour enrayer ce déclin. Ils appellent, pêle-mêle, à développer les aires protégées, à restaurer les écosystèmes dégradés (notamment les forêts), à limiter les subventions à l’agriculture et à l’exploitation forestière intensives, à intégrer la protection de la biodiversité dans toutes les politiques publiques, à sensibiliser davantage le grand public ou encore à poursuivre les efforts de conservation. En Europe, ces politiques ont par exemple conduit à sauver d’une extinction locale les populations de bisons ou de lynx ibériques, et à réhabiliter les régions boisées des Açores, de Madère et des Canaries.
« Pour la première fois, en Europe, nous indiquons qu’il faut une transformation plus radicale des modes de vie et de consommation, sans quoi nous n’atteindrons pas les objectifs de développement durable et de protection de la biodiversité », souligne Sandra Lavorel, écologue des écosystèmes (université de Grenoble), qui a participé à la rédaction du rapport. « L’un des chapitres importants de notre travail est celui de la gouvernance. La question de la biodiversité doit être prise en charge à tous les échelons, Etats, communautés, citoyens », complète Jérôme Chave, écologue au CNRS, qui a contribué à la synthèse sur les Amériques.
Un cinquième rapport sera publié lundi 26 mars, sur l’état des sols du monde, de plus en plus dégradés par la pollution, la déforestation, l’exploitation minière et les pratiques agricoles. Enfin, lors de sa prochaine réunion plénière en mai 2019, l’IPBES produira son bilan mondial de la biodiversité et non plus des analyses régionales. Une session que la France a proposé d’accueillir.

Conflits d’intérêts sur les pollinisateurs
L’IPBES a produit un premier rapport en 2016 sur la pollinisation, dont la publication avait été entachée de doutes. Deux de ses chapitres-clés étaient en effet sous la responsabilité de scientifiques salariés de Bayer et Syngenta, les deux principaux producteurs d’insecticides dits « néonicotinoïdes », fortement suspectés de décimer les populations d’abeilles, bourdons, papillons.

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Tous les experts doivent remplir un formulaire détaillant leurs liens d’intérêts, mais ces déclarations ne sont pas rendues publiques. De même, le financement du budget de la plateforme, qui s’élève à 5 millions de dollars (4 millions d’euros) en 2018, n’est pas connu dans le détail. Une vingtaine d’Etats y participent, en premier lieu l’Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la France.





                            


                        

                        


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Visualisez la taille de l’énorme « décharge flottante » de plastique dans l’océan Pacifique

Selon une étude, les déchets de plastique agglomérés dans le Pacifique occupent une zone qui équivaut à trois fois la France métropolitaine.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 13h09
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 13h30
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Trois cent vingt millions de tonnes de plastique produites chaque année dans le monde. Et une partie de cette masse se retrouve, à terme, dans les océans, par le jeu des déchets charriés par les eaux de pluie, les fleuves, etc. Ces déchets s’agglomèrent ensuite dans les océans à la faveur des tourbillons géants créés par les courants marins, et finissent par former des zones remplies de déchets, bouteilles, microparticules…
S’il ne s’agit pas d’une masse compacte et homogène : l’étude, publiée par la revue Scientific Reports le 22 mars, estime cette aire de déchets à 1,6 million de km2 dans le Pacifique, soit trois fois la France métropolitaine.

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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


En 2018, la « décharge flottante » du Pacifique fait trois fois la taille de la France métropolitaine
Le cercle sur cette carte représente la taille de la « décharge flottante » de plastique qui se trouve dans l'Océan Pacifique, à titre de comparaison.

Source : Scientific Reports


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        to_degrees = 180 / Math.PI;
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    } else {
        mobile = false
    }


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        { "nom": "Berlin", "lat": 52.520007, "lon": 13.404954 },
        { "nom": "Rome", "lat": 41.902783, "lon": 12.496366 },
        { "nom": "Londres", "lat": 51.507351, "lon": -0.127758 },
        { "nom": "Prague", "lat": 50.075538, "lon": 14.437800 },
        { "nom": "Barcelone", "lat": 41.385064, "lon": 2.173403 }
    ];


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        height = largeur*.8;
    r = largeur / 2;

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        .rotate([-15, -50]);

    var path = d3.geoPath()
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    var graticule = d3.geoGraticule();


    var svg = d3.select("#globe").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);
    var fond = svg.append("svg:g")
        .attr("id", "fond");

    var etiquettes = svg.append("svg:g")
        .attr("id", "etiquettes");

    fond.append("path")
        .datum({ type: "Sphere" })
        .attr("class", "water")
        .attr("d", path);

    fond.append("path")
        .datum(graticule)
        .attr("class", "graticule")
        .attr("d", path);


    d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/topojson/world-110m.json", function(error, world) {
        if (error) throw error;

        fond.append("path")
            .datum(topojson.feature(world, world.objects.land))
            .attr("class", "land")
            .attr("d", path);

        borders = topojson.mesh(world, world.objects.countries, function(a, b) { return a !== b; });

        fond.append("path")
            .datum(borders)
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            .attr("d", path);

        /* Les villes*/

        etiquettes.selectAll("circle")
            .data(villes)
            .enter()
            .append("svg:circle")
            .attr("cx", function(d, i) {
                return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[0];
            })
            .attr("cy", function(d, i) {
                return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[1];
            })
            .attr("r", function(d) {
                return 3
            })
            .attr("class", "villes");

        /*         ici leurs noms        */
        etiquettes.selectAll("etiquettes")
            .data(villes)
            .enter()
            .append("text")
            .attr("x", function(d, i) {
                if (d.nom == "Berlin" || d.nom == "Prague" || d.nom == "Rome") return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[0] + 8;
                return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[0] - 8;
            })
            .attr("y", function(d, i) {
                return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[1] + 4;
            })
            .attr("text-anchor", function(d, i) {
                if (d.nom == "Berlin" || d.nom == "Prague" || d.nom == "Rome") return "start"
                return "end";
            })
            .text(function(d) {
                return d["nom"]
            })
            .attr("class", function(d) {
                classe = "passelect villes"
                return classe
            });


    });



    function dessinerAire(e) {

        var rayonTerre = 6371 * Math.PI * 2;
        var radiusDeg = e / rayonTerre * 360;

        var portee = d3.geoCircle()
            .center([6, 47])
            .radius(radiusDeg);

        svg.append("path")
            .datum(portee)
            .attr("d", path)
            .attr("id", "maportee")
            .attr("class", "portee")
            .attr("title", function(){
1,6 million de km2 en 2018"
Les 80 000 tonnes de déchets agglomérées dans l'Océan Pacifique occupent une zone de 1,6 million de km2 en 2018. C'est entre 4 et 16 fois plus que selon les deux précédentes études."
                return html
            });


    };

    /*la fonction avec le rayon du cercle : 714 km pour une aire de 1,6 million de km2 */

    dessinerAire(714)


    /* on règle le souci des liens */

  /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
        $("#globe").tooltip({
            show: {
                effect: "fade",
            },
            hide: {
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Ces estimations sont quatre à seize fois supérieures à deux précédentes études de ce vortex, soulignent les chercheurs. Un résultat en partie lié à des méthodes d’analyse « plus fiables », les précédentes s’étant surtout concentrées sur les microplastiques. Mais qui pourrait « aussi être attribué à l’augmentation de la pollution plastique des océans dans la zone », notamment en lien avec les débris du tsunami japonais de 2011.
Les auteurs indiquent par ailleurs que les 80 000 tonnes de cette décharge flottante « augmentent de façon exponentielle ». Ce qui conduit de plus en plus de poissons, de tortues ou de mammifères marins à s’empêtrer dedans ou à s’en nourrir.

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