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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ « Questions directes » sera diffusé tous les quinze jours, le mercredi en deuxième partie de soirée. Le premier numéro, diffusé ce soir, est consacré à la menace terroriste.
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Julian Bugier étrenne sa nouvelle émission de débats sur France 2

« Questions directes » sera diffusé tous les quinze jours, le mercredi en deuxième partie de soirée. Le premier numéro, diffusé ce soir, est consacré à la menace terroriste.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 18h16
    |

                            Mathieu Ait Lachkar








                        


Magazine sur France 2
À 22 h 35

   


Julian Bugier en fait la promesse : « Il n’y aura pas d’idéologies. » Pour le joker d’Anne-Sophie Lapix au 20 heures de France 2, « dans un débat sur la religion ou la laïcité, on a systématiquement Manuel Valls d’un côté, et Rokhaya Diallo de l’autre. Résultat, on est vite dans des extrêmes et des idéologies. »
Grâce à « Questions directes », l’animateur de 36 ans espère justement sortir de cette verticalité du débat, souvent accaparé par la parole d’experts, de politiques, et autres intellectuels. « Leur donner la parole est normal car leur avis compte. Mais il y a aussi des milliers de gens qui disent des choses très intéressantes, et que l’on entend moins », estime Julian Bugier.
Voilà pourquoi il souhaite réinvestir le champ du débat de société, en donnant cette fois-ci la parole aux Français. Ainsi, deux fois par mois, en alternance avec « La soirée continue » dont il est aussi l’animateur, et « Dans les yeux d’Olivier », « Questions directes » abordera une problématique choisie en fonction de l’actualité. Et pour sa première, qui devait être consacrée à l’égalité des sexes, l’émission traitera finalement de la menace terroriste en résonance avec l’attaque de Trèbes (Aude).
Dans sa construction, le magazine produit par Maximal Productions, par ailleurs producteur de « C dans l’air » sur France 5, devrait débuter par un magnéto de contextualisation du sujet. S’ensuivra alors une première prise de parole citoyenne afin d’établir un constat. Une fois celui-ci posé, tour à tour, la douzaine d’invités débattra quatre-vingt-dix minutes durant. En fin d’émission ils tenteront chacun d’apporter leur réponse à la question. Le tout en direct, en public, et alimenté par des reportages tournés en France ou à l’étranger, ainsi que par des sondages de l’institut Ipsos.
France 2 pousse la philosophie jusqu’au bout en proposant un décor sans table pour éviter toute hiérarchisation physique des paroles. Ce nouveau format confirme Julian Bugier comme étant un des visages phare de France Télévisions. Après le magazine de consommation, « Tout compte fait », diffusé chaque samedi après-midi sur France 2, l’animateur endossera avec « Questions directes » un rôle qu’il a l’habitude d’exercer pendant les débats de « La soirée continue », même si, il avoue, « là l’enjeu est de taille car il va falloir maîtriser douze personnes en direct pendant plus d’une heure ».
« Questions directes », magazine présenté par Julian Bugier (Fr., 2018, 90 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Dans « Porn Valley », la journaliste Laureen Ortiz brise tout fantasme ou apparence de glamour qui pourrait encore exister autour de l’industrie du X, « la plus décriée de Californie ».
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Bienvenue à Pornoland

Dans « Porn Valley », la journaliste Laureen Ortiz brise tout fantasme ou apparence de glamour qui pourrait encore exister autour de l’industrie du X, « la plus décriée de Californie ».



Le Monde
 |    28.03.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 17h42
    |

            Hélène Bekmezian








                        



   


Livre. Assise sur un canapé posé dans un garage quelque part sous le soleil de Los Angeles, Laureen Ortiz préfère, à ce moment précis, « se concentrer sur le petit chien qui se dandine autour [d’elle], une espèce de caniche blanc minuscule respirant l’innocence ». La journaliste, en pleine enquête de terrain, est allée au plus près de son sujet, et l’animal n’est pas de trop pour apaiser son malaise : « J’imagine que lui aussi ne comprend pas tout ce qui se passe ici. A ses yeux, une scène de sodomie est sans doute une bagatelle. Pour moi, c’est plus difficile, comme ça, en direct. Les gouttes de transpiration se transforment en sueur froide. » Bienvenue dans la réalité des films pornographiques.
Dès les premières pages de Porn Valley, cette journaliste indépendante basée à Los Angeles brise tout fantasme ou apparence de glamour qui pourrait encore exister autour de l’industrie du X, « la plus décriée de Californie », comme l’annonce le sous-titre.
Recul des limites de l’acceptable
Plus de cent vingt ans après le premier film à caractère pornographique, sorti en 1896 en France, les protagonistes du secteur eux-mêmes affichent un certain écœurement. Il suffit pour s’en convaincre de faire un tour sur le compte Twitter du réalisateur Mike Quasar, cité à de nombreuses reprises par l’auteure du livre. Dans ses messages, le cynisme le dispute au dégoût, comme lorsqu’il se plaint d’être obligé de devoir rester, pour le montage d’un film, devant son ordinateur pendant son jour de congé « jusqu’à ce que [ses] yeux saignent ».

When you're "day off" requires you to sit in front of a computer until your eyes bleed. https://t.co/B6nQsTbDOk— mikequasar (@Mike Quasar)


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Après un énième tournage mettant en scène une femme et son supposé demi-frère, il écrit avoir perdu toute « dignité ». Car ce que raconte surtout Laureen Ortiz dans cette passionnante enquête narrée à la première personne, c’est le virage inquiétant qu’a pris le milieu depuis quelques années, avec le développement des sites de diffusion de vidéos X gratuites et le recul toujours plus loin des limites de l’acceptable. Un membre de l’industrie raconte : « Dans les années 1980, on a inventé le porno dit “tabou”. Ça a donné une flopée de scénarios du genre “infirmière et patient”, “prêtre et bonne sœur”, “élève et professeur”, bon. Maintenant, c’est “père et fille”, “frère et demi-sœur”, tu vois le genre. » « Plus c’est déviant, mieux c’est », appuie un autre.
MindGeek, détentrice de tous les gros « tubes »
Désormais, une entreprise tentaculaire, dont le nom pourrait la faire passer pour une sympathique start-up, fait la pluie et le beau temps sur l’industrie et sur les scénarios de ces films : MindGeek. Détentrice de tous les gros « tubes » (ces sites qui diffusent du porno gratuitement), la boîte a racheté un à un la plupart des studios de la vallée de San Fernando, surnommée « Porn Valley ».
Début 2017, la réalisatrice française et ex-actrice X Ovidie avait déjà dénoncé, dans son documentaire Pornocratie, les pratiques de cette société que tout le monde connaît dans l’industrie du X mais que personne n’a jamais vue. « Barricadés à Montréal, en Floride, à Chypre, ainsi que dans divers paradis fiscaux », les dirigeants de MindGeek se sont imposés par la force et à distance. « Ils se sont construits sur le piratage, sur le vol de nos œuvres, puis ils sont devenus si gros qu’on a dû apprendre à travailler avec eux », résume l’actrice X Tasha Reign.
Les filles arrivent, se préparent, se déshabillent, exécutent des figures relevant du sport de combat extrême, puis se barrent, le corps en lambeaux. Les bleus apparaissent les jours suivant
« Tout vient du Canada. Ils nous envoient le script, le choix des filles, la catégorie, etc. Nous, on tourne, c’est tout », raconte un chef opérateur ayant requis l’anonymat. Les yeux rivés sur les algorithmes et l’analyse des données de leurs sites – davantage que sur la plastique des acteurs –, ces financiers avisés ont changé la donne dans la Porn Valley.
Sur les tournages, « les filles paraissent isolées. Elles arrivent, se préparent, se déshabillent, exécutent des figures relevant du sport de combat extrême, puis se barrent, le corps en lambeaux. Les bleus apparaissent les jours suivant », raconte Laureen Ortiz, que l’on suit dans ses doutes, ses impasses, ses questionnements.
Industrie sordide et impitoyable
Pour autant, l’industrie n’a pas attendu MindGeek pour être sordide et impitoyable, surtout avec les filles. Comme le dit une autre actrice, Nina Hartley, « faire du porno, ce n’est pas une question de morale, mais de classe sociale ». Les biographies des filles sont truffées de pères alcooliques, de mères toxicomanes, de violences sexuelles et, très souvent, nourries d’une éducation catholique très stricte.
Sur elles, le piège du X se referme très vite. « Au départ, tu ne comprends pas bien dans quoi tu tombes. Puis une fois que tu y es, tu ne peux plus en sortir », témoigne Phyllisha, ex-actrice et fil rouge du livre. Rob Spallone, réalisateur et « encyclopédie ambulante du porno », sort, lui, de ses vieux souvenirs l’histoire d’« une fille, très belle » : « Elle débarque et me dit qu’elle veut faire que du fille-fille. Tu parles ! Quatre mois plus tard, elle était au milieu d’un gang bang ! Sinon, tu dures pas et tu gagnes pas ta vie. »
Les morts par overdose ou les suicides de filles du X ne datent pas non plus de l’arrivée d’Internet, mais depuis quelques mois, leur rythme semble s’être tristement accéléré
La santé est un enjeu majeur de l’industrie, et ce n’est pas (que) à cause de MindGeek que les producteurs se sont élevés contre le port du préservatif. Quand celui-ci est devenu obligatoire, en 2012, les studios se sont simplement mis à filmer sans autorisation (entre 2012 et 2015, les demandes de permis de tourner des films X à Los Angeles ont chuté de 95 %).
Outre le VIH, « les staphylocoques sont monnaie courante », rapporte Phyllisha, qui pense être « protégée par une bonne étoile », puisqu’elle n’a attrapé « que » une chlamydiose. Les morts par overdose ou les suicides de filles du X ne datent pas non plus de l’arrivée d’Internet, mais depuis quelques mois, leur rythme semble s’être tristement accéléré : entre novembre et janvier, cinq jeunes actrices sont mortes dans des circonstances dramatiques. Une liste qui n’est sûrement pas exhaustive.
« Porn Valley. Une saison dans l’industrie la plus décriée de Californie », de Laureen Ortiz. Premier Parallèle, 320 pages, 19,90 euros



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les X achètent une maison aux Y, en Meurthe-et-Moselle, pour un montant de 154 000 euros. Lors de leur entrée dans les lieux, ils découvrent que le chauffage est hors service, les radiateurs ayant éclaté sous l’effet du gel. Ils attaquent les vendeurs.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Doux, qui emploie quelque 1 200 personnes, doit déposer une demande de placement en liquidation judiciaire au tribunal de commerce de Rennes le 3 avril.
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Le volailler français LDC dépose une offre de reprise pour Doux

Doux, qui emploie quelque 1 200 personnes, doit déposer une demande de placement en liquidation judiciaire au tribunal de commerce de Rennes le 3 avril.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 16h21
   





                        



   


Alors que le volailler Doux pourrait être placé en liquidation dès le 4 avril, le groupe français LDC a déposé une offre pour reprendre l’entreprise. Aucun détail n’a été donné dans l’immédiat sur la teneur de cette offre.
LDC, installé dans la Sarthe, possède les marques Loué, Le Gaulois, Maître Coq, Marie et Traditions d’Asie. Il revendique un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros pour 2016-2017, avec 18 500 collaborateurs et 75 sites de production.
Plus de 1 200 emplois menacés
Deux ans après son redressement, le groupe Doux, dont le siège est situé dans le Finistère, frôle une fois encore le gouffre. Le volailler doit déposer le 3 avril une demande de placement en liquidation judiciaire. Le tribunal de commerce de Rennes doit rendre sa décision le lendemain dans le cadre d’une procédure accélérée.
Terrena, l’actionnaire majoritaire et deuxième groupe coopératif agricole français, ne veut plus soutenir sa filiale au-delà du 31 mars. Cela fait donc quelques mois que Terrena s’est mis en quête d’un ou plusieurs partenaires pour prendre le relais. Ce dernier assure que le volailler perd plus de 35 millions d’euros par an.

        Lire aussi :
         

                Doux, Tilly-Sabco : le poulet français de nouveau en pleine crise



Sans repreneur, ce sont au total 1 172 salariés en CDI, 67 en CDD et des centaines d’intérimaires qui seraient menacés, après un millier de suppressions de postes en 2012. Lundi, la région Bretagne s’était dite prête à mettre jusqu’à 15 millions d’euros sur la table pour accompagner un éventuel projet de reprise.
Doux est également en discussion avec MHP, qui se présente comme le leader de la volaille en Ukraine, en vue d’une éventuelle reprise. S’il décide de faire une offre, le groupe ukrainien doit la déposer avant mercredi soir minuit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Dans son dernier essai, le docteur en philosophie Alexis Cukier s’interroge sur les réponses à apporter aux attaques néolibérales contre le droit du travail afin de mettre ce dernier au service de la démocratie.
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édition abonné


Abolir le clivage aliénant entre citoyenneté et travail

Dans son dernier essai, le docteur en philosophie Alexis Cukier s’interroge sur les réponses à apporter aux attaques néolibérales contre le droit du travail afin de mettre ce dernier au service de la démocratie.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 14h00
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Quelle forme de démocratie faut-il mettre en œuvre pour s’opposer aux attaques néolibérales contre le droit du travail ? La question, au centre du mouvement social dirigé contre la réforme du code du travail, pose le problème du rapport entre travail et démocratie. Alexis Cukier préfère inverser l’interrogation : comment faire du travail un moyen d’une telle transformation démocratique de la société ?, se demande le docteur en philosophie dans Le Travail démocratique.
Le néolibéralisme est un projet de « dé-démocratisation » du travail, soutient le chercheur associé au laboratoire Sophiapol (université Paris-Nanterre), exemples à l’appui : de la politique du gouvernement Thatcher II (1983-1987) pour dompter les syndicats du secteur public, à la mise en échec par les institutions européennes du programme économique de Thessalonique, qui prévoyait le rétablissement du salaire minimum et de la législation du travail…, « dans chacun de ces cas, c’est bien la menace spécifique d’un renforcement du pouvoir des travailleurs qui fut visée ». Pour sortir du cauchemar néolibéral, la défense des institutions de la démocratie libérale n’est alors pas suffisante.
Nouveaux droits démocratiques
Eviter que les frontières de la démocratie s’arrêtent au seuil de l’entreprise suppose d’« inventer les institutions d’une démocratie des travailleurs », conçues à partir d’expériences positives : les coopératives de travail, les expérimentations des entreprises ou collectifs de travail en autogestion, et enfin les conseils des travailleurs. Ces nouvelles institutions seraient attachées à de nouveaux droits démocratiques : droit au travail dès l’accession à la majorité politique, nouveau statut juridique de l’entreprise devenant une institution politique dont tous les travailleurs sont membres souverains, et institution d’un statut politique du travailleur-citoyen. Le droit au travail est déjà inscrit dans la Constitution,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La marque phare de LVMH veut répondre à la forte demande provenant notamment des clients chinois.
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Vuitton accélère l’ouverture d’ateliers en France

La marque phare de LVMH veut répondre à la forte demande provenant notamment des clients chinois.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 14h00
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Ce n’est encore qu’un terrain en jachère, boueux et envahi de mauvaises herbes et de ronces, aux confins de la Vendée et du Maine-et-Loire. Mais en décembre, un nouvel atelier du maroquinier Louis Vuitton inscrira ses légères structures de métal, de verre et de bois dans le paysage. Ce sera le seizième site de production ouvert en France par la marque au monogramme depuis sa première fabrique d’Asnières-sur-Seine, en 1859. Entre-temps, elle aura lancé fin juin une quinzième manufacture à La Merlatière (Vendée), où elle emploie déjà près de 600 personnes à la production de sacs à main, de bagages et de petite maroquinerie (portefeuilles, porte-monnaie…).
« Pour ce site et celui de La Merlatière, nous allons embaucher 500 personnes » d’ici un à deux ans, a annoncé, mardi 27 mars, Emmanuel Mathieu, directeur industriel de Louis Vuitton, lors d’une visite à Sainte-Florence (Vendée). Ces unités de production de Louis Vuitton sont pour la plupart implantées dans des territoires ruraux de l’Indre, de l’Allier et de la Drôme. « La culture rurale est très attentive à la qualité », explique-t-il en soulignant l’attention portée à la qualité par le fondateur de la prestigieuse maison.
La plupart des 3 500 maroquiniers qu’elle emploie déjà dans l’Hexagone viennent de divers horizons, parfois orientés par Pôle emploi. Des jeunes issus de lycées de la mode (Cholet, Issoudin…), quelques compagnons du tour de France, surtout de femmes (à plus de 80 %) qui ont été coiffeuses, fleuristes, ouvrières dans l’électroménager ou la chaussure… Ces « petites mains « sont formées et « tutorées » pendant six mois dans les ateliers, et peuvent passer par l’école des savoir-faire Louis Vuitton créée en 2010.
Horaires décalés
La polyvalence est devenue la règle pour répondre à une évolution de la demande identifiée en temps réel par les managers des 450 boutiques que la marque gère en propre dans le monde. Et pour réduire le délai entre la commande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Dans cette chronique, le juriste Francis Kessler explique que, globalement plus lisible, la nouvelle fiche de paie est en fait moins précise et plus complexe à établir pour le gestionnaire qu’auparavant.
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Le bulletin de paie est-il plus clair ?

Dans cette chronique, le juriste Francis Kessler explique que, globalement plus lisible, la nouvelle fiche de paie est en fait moins précise et plus complexe à établir pour le gestionnaire qu’auparavant.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 14h00
    |

                            Francis Kessler (Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Question de droit social. En février 2016, les pouvoirs publics ont défini un nouveau modèle dit « clarifié » de présentation du bulletin de paie, codifié par deux décrets en date du 9 mai et du 7 décembre 2017. Il est même prévu, à ce jour, deux modèles types, un pour les salariés non-cadres et un pour les cadres. Depuis le 1er janvier, toutes les entreprises doivent se conformer à ce nouveau modèle.
Les cotisations doivent être regroupées par « famille de risque couvert ». La cotisation assurance accident du travail et maladie professionnelle ne pose pas de problème particulier. Il en est de même pour les prestations familiales, si ce n’est qu’elles sont, comme les prestations maladies de base et chômage, financées en partie (et à l’avenir de plus en plus) par la contribution sociale généralise (CSG). La rubrique assurance chômage comprend de plus à présent l’assurance garantie des salaires dont la fonction est tout autre.

La simplification est en fait limitée. Les cotisations assurance santé et assurance retraite comporteront des sous-rubriques, régime général de Sécurité sociale et assureurs complémentaires obligatoires, mais les textes ne sont pas limpides sur la question des cotisations à l’éventuel assureur complémentaire facultatif.
Interrogations
Et des lignes spécifiques subsistent : deux lignes de CSG, celle non imposable et celle qui, avec la CRDS, l’est. Les autres contributions à la charge exclusive de l’employeur (pénibilité, formation…) ont aussi leur entrée. S’y ajoutent, pour ceux qui en bénéficient, les déductions des titres-restaurant et le précompte du versement de transport, tout comme – et c’est une nouveauté – le montant total des éventuelles exonérations et exemptions de cotisations et contributions sociales.
le nouveau bulletin de paie peut générer des difficultés de preuve pour le salarié en cas de litige, notamment en justice
Le bulletin de paie doit de surcroît...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Pour l’avocat Frédéric Gérard, dans une tribune au « Monde », la fiscalité des activités numériques exige de refondre la notion de localisation de l’activité, et non des mesures inadaptées à la réalité des entreprises, fussent-elles populaires.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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« Au lieu de protéger les acteurs européens, la “taxe GAFA” pourrait paradoxalement les pénaliser »

Pour l’avocat Frédéric Gérard, dans une tribune au « Monde », la fiscalité des activités numériques exige de refondre la notion de localisation de l’activité, et non des mesures inadaptées à la réalité des entreprises, fussent-elles populaires.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 14h00
    |

Frédéric Gérard (Avocat associé du cabinet Velvet)







                        



                                


                            
Tribune. La Commission européenne a présenté, le 21 mars, son projet de création d’une taxe sur les services numériques (TSN). Les géants du numérique réalisent en effet des recettes colossales en Europe, mais n’y payent en proportion qu’un impôt sur les sociétés très faible. Le principe de cette taxe est donc simple : taxer ces recettes indépendamment des bénéfices réalisés, afin de contraindre les GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon] à payer un niveau satisfaisant d’impôts en Europe.
La contribution fiscale de ces sociétés, qui s’appuient sur des pratiques fiscales critiquées, est indéniablement faible. Le principe de cette taxe est donc populaire. Mais peut-elle vraiment atteindre le but recherché ? En premier lieu, la définition des activités concernées pose question. Le projet de directive vise les « services numériques caractérisés par la création de valeur par les utilisateurs ». Vague et subjective, elle est la promesse de contentieux fiscaux nombreux et hasardeux pour l’administration et les entreprises.

Les seuils d’assujettissement semblent en première analyse moins approximatifs. Pour ne pas peser sur les start-up et les PME, la taxe ne concernerait que les sociétés dont le chiffre d’affaires mondial dépasserait 750 millions d’euros ou dont le chiffre d’affaires réalisé en Europe excéderait 50 millions d’euros. Elle serait calculée au taux de 3 % du chiffre d’affaires. Ces montants seront souvent difficiles à déterminer, et conduiront probablement certaines sociétés à se réorganiser pour y échapper.
Au lieu de protéger les acteurs européens, la taxe pourrait paradoxalement les pénaliser : elle impactera peu la rentabilité des concurrents américains ou chinois, mais pèsera sans doute plus lourdement sur ces entreprises de taille intermédiaire dont l’Europe manque tant.
Contournements et effets indirects
Que dire des entreprises européennes qui acquittent aujourd’hui un montant normal...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Dans cette chronique hebdomadaire, la journaliste du « Monde » Marie de Vergès explique que le président vénézuélien devra trouver une autre martingale que ce « cryptoactif adossé au pétrole » pour tirer le pays de son cau­chemar monétaire.
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Au Venezuela, le petro ne fait pas le bonheur

Dans cette chronique hebdomadaire, la journaliste du « Monde » Marie de Vergès explique que le président vénézuélien devra trouver une autre martingale que ce « cryptoactif adossé au pétrole » pour tirer le pays de son cau­chemar monétaire.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 14h46
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Il est facile de ne pas prendre le Venezuela au sérieux. Et tentant de ranger aussitôt le petro, sa nouvelle monnaie ­virtuelle, au rang des informations surréalistes qui nous arrivent, avec une régularité de métronome, du pays de Nicolas ­Maduro. Un Etat qui fut, jadis, le plus riche d’Amérique latine et qui paie cher aujourd’hui des années d’un pilotage économique désastreux. Comment, dès lors, croire au potentiel du petro, ce « cryptoactif adossé au pétrole » et « instrument de stabilité économique », comme le présente sentencieusement Caracas ?
L’ONG vénézuélienne Cenda a calculé qu’il fallait désormais vingt salaires au minimum pour acheter le ­panier de la ménagère
Mais ne cédons pas à la facilité. Après tout, vouloir lancer une nouvelle devise au Venezuela n’est pas totalement dénué de fondement. Avec une monnaie nationale – le bolivar – en chute libre, la population se retrouve totalement désorientée. Rien qu’en février l’inflation s’est envolée ­au-delà de 6 000 % sur un an. L’ONG vénézuélienne Cenda a calculé qu’il fallait désormais vingt salaires au minimum pour acheter le ­panier de la ménagère. Ces calamités ne sont d’ailleurs pas étrangères à la popularité dont jouit au Venezuela la plus célèbre des cryptodevises, le bitcoin.
Par le passé, d’autres pays en plein dérapage des prix ont fait le pari d’une nouvelle monnaie. En 1923, l’Allemagne a tenté de stopper l’hyperinflation en introduisant le rentenmark, garanti par la richesse industrielle et agricole du pays. Plus récemment, et plus proche de Caracas, le Brésil lança, en 1994, le plan réal pour enrayer dix ans de valse frénétique des ­étiquettes. Deux initiatives couronnées d’un certain succès.
Amateurisme économique
Dans le cas du petro, un « détail » pratique compromet toutefois ces rêves de retour à stabilité : la cryptomonnaie peut s’acheter contre des dollars, des euros, voire des bitcoins… mais pas avec des bolivars. Tant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le tramway de Dijon vient d’inaugurer des bornes de paiement sans contact à l’intérieur des rames, une première en France. Bordeaux, Lille et Lyon devraient suivre.
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Dans les transports, la carte bancaire et le smartphone commencent à remplacer le ticket

Le tramway de Dijon vient d’inaugurer des bornes de paiement sans contact à l’intérieur des rames, une première en France. Bordeaux, Lille et Lyon devraient suivre.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 12h37
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Le ticket de bus ou de tram pourrait ne pas résister longtemps à la vague de dématérialisation qui gagne les transports urbains. Depuis le mardi 27 mars, la métropole de Dijon, en Côte-d’Or, propose en effet aux utilisateurs de ses deux lignes de tramway de payer leur trajet en posant directement leur carte bancaire sans contact sur les bornes installées dans la rame. Les voyageurs peuvent également présenter sur les valideurs leurs smartphones équipés du service de paiement mobile d’Apple, Apple Pay.
Il s’agit là d’une première en France. Pour l’occasion, les wagons du tram dijonnais ont été recouverts de vitrophanies colorées, barrées du slogan : « Inutile de chercher un ticket ! Vous l’avez déjà ». Après une période de rodage, le service sera également étendu aux lignes de bus, à partir du mois de septembre.
« C’est aussi simple que de payer sa baguette de pain », résume Nathalie Koenders, première adjointe à la mairie de Dijon, qui voit dans cette innovation « un levier de développement et d’attractivité de Dijon Métropole, puisque les touristes, les congressistes et les voyageurs occasionnels peuvent prendre plus facilement les transports en commun ».
« Augmenter la fréquentation »
Pour le voyageur qui ne renâcle pas à payer ses petites dépenses avec sa carte de paiement, l’avantage est double : il gagne du temps et bénéficie du tarif le plus avantageux, en fonction du nombre de ses déplacements. Ainsi, le forfait journalier (3,90 euros) s’applique automatiquement à la fin de la journée s’il est plus intéressant que le prix de plusieurs trajets (1,30 euro chacun). Cette innovation ne permet toutefois pas aux familles de procéder à des validations multiples. Et les réductions, notamment celles attribuées aux familles nombreuses, ne sont pas prises en compte.
De leur côté, les réseaux de transport ont beaucoup à gagner sur le coût de gestion de la billetterie (maintenance des appareils, impressions,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ A partir du 1er avril, la portabilité des services numériques sera effective. Mais seuls les citoyens de l’Union se déplaçant dans un autre pays européen pourront profiter de leur abonnement.
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Spotify, Netflix, Deezer... les Européens pourront voyager dans l’UE en profitant de leurs abonnements numériques

A partir du 1er avril, la portabilité des services numériques sera effective. Mais seuls les citoyens de l’Union se déplaçant dans un autre pays européen pourront profiter de leur abonnement.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 16h07
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Ce n’est pas tous les jours que la Commission européenne fait une annonce vraiment parlante pour les citoyens de l’Union. La commissaire au digital Mariya Gabriel est donc descendue en salle de presse de l’institution bruxelloise, mardi 27 mars, pour confirmer l’effectivité au 1er avril de la « portabilité des services numériques ».

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                Données numériques : Bruxelles veut en finir avec les frontières



Les abonnés à Spotify, Netflix et autres sites de vidéo à la demande pourront continuer à accéder à ces services lors de leurs voyages internationaux, à condition qu’ils soient citoyens européens et qu’ils se déplacent, temporairement, dans un autre pays de l’Union européenne (UE). Ils devront pouvoir justifier qu’ils ne sont qu’en transit : les fournisseurs de services auront les moyens de vérifier leur adresse IP et/ou certification de résidence.
Le législateur voulait de fait éviter un effet d’aubaine qui conduirait les utilisateurs à s’abonner dans les pays où les services en ligne sont le moins chers. Les Français, très soucieux du droit d’auteur, militaient pour que soit fixée une limite temporelle à la portabilité des services. Le Parlement et le Conseil européen (les Etats membres) n’ont pas retenu cette option.
Une vraie avancée pour les consommateurs
Il s’agit en tout cas d’une vraie avancée pour les consommateurs du Vieux Continent, même si elle ne devrait dans un premier temps concerner que des « millenials » à fort pouvoir d’achat : des fonctionnaires européens, par exemple, bien payés, et sillonnant constamment l’Europe. Elle vient après la fin du roaming, les surtaxes aux appels internationaux (le 15 juin 2017), et avant celle du géoblocking, effective d’ici fin 2018, qui empêchera les cybermarchands de discriminer les clients d’autres pays membres que le leur.
Autre moment fort de l’agenda européen, allant lui aussi dans le sens du renforcement du pouvoir des citoyens : l’entrée en force du règlement sur la protection des données personnelles (RGPD), le 25 mai prochain. Ce texte, très attendu au moment où le scandale Cambridge Analytica défraye la critique, leur donnera théoriquement bien davantage de contrôle sur leurs informations en ligne.

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Après avoir enfin osé proposer de taxer les géants du Web, devenus des champions de l’évitement fiscal, la commission devrait aussi rendre publique, fin avril, une proposition de régulation des plates-formes du Web, visant à rééquilibrer la relation, très inégale, entre Google, Apple et autres Facebook, et les PME sur le Net. Il s’agira d’éviter par exemple qu’une société ne soit brutalement déréférencée d’un moteur de recherches sans raison valable ni possibilité d’engager un recours.
« Territorialité des droits »
La commission Juncker, qui nourrissait de grandes ambitions pour le « marché unique » du numérique, a en revanche du mal à faire adopter deux textes pourtant jugés fondamentaux : celui sur la modernisation du droit d’auteur, et un autre sur les services audiovisuels (le règlement câble-satellite). Le premier, un projet de directive, a été rendu public en septembre 2016, mais son examen au Parlement européen, et en parallèle au Conseil, n’a toujours pas abouti. La Commission espère encore une adoption définitive avant fin 2018.

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                La foire d’empoigne des droits d’auteur



Les associations d’ayants droit, notamment françaises, bataillent pied à pied, redoutant une modernisation sans discernement qui fragiliserait encore plus les sources de revenus des auteurs. Les éditeurs de presse, spécialement allemands, espèrent quant à eux obtenir un « droit voisin », c’est-à-dire la possibilité de réclamer des droits auprès des plates-formes qui référencent les articles de leurs journalistes.
La discussion autour du règlement « câble-sattelite » est plus avancée : elle en est au stade des pourparlers entre le Parlement de Strasbourg et le Conseil européen. Mais les négociateurs butent encore sur une disposition cruciale, la « territorialité des droits ». La Commission tenait à ce que des contenus numériques financés dans un pays membre puissent être diffusés ailleurs dans l’Union sans avoir à s’acquitter de droits de diffusion dans ces Etats. Mais là encore, les acteurs traditionnels, cinéma et TV, font de la résistance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les agents qui se mettent en disponibilité pour exercer une autre profession verront leurs droit à l’avancement maintenus pendant une durée maximale de cinq ans.
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Réformes sociales : la mobilité des fonctionnaires encouragée

Les agents qui se mettent en disponibilité pour exercer une autre profession verront leurs droit à l’avancement maintenus pendant une durée maximale de cinq ans.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 12h22
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
En dehors des trois grosses têtes de chapitre (assurance-chômage, formation continue, apprentissage), le « projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel », que Le Monde s’est procuré, contient des mesures sur des thématiques dont certaines n’étaient pas attendues dans ce véhicule législatif. Principale surprise : la série de dispositions relatives aux agents de l’Etat, des hôpitaux publics et des collectivités locales. Elles traduisent un souhait manifesté, à maintes reprises, par le gouvernement : « Favoriser et valoriser (…) les mobilités des fonctionnaires », comme le souligne l’exposé des motifs.

Ainsi, ceux qui se mettent en disponibilité pour exercer une autre profession verront leurs « droits à l’avancement » maintenus pendant « une durée maximale de cinq ans », ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. De même, l’activité occupée durant cette période pourra être prise en compte pour attribuer « une promotion ».
L’objectif est d’améliorer les conditions dans lesquelles les agents réintègrent la fonction publique après l’avoir quittée temporairement « afin de diversifier leur activité professionnelle ». Ces nouveautés « concernent tout particulièrement les fonctionnaires appartenant aux corps de l’encadrement supérieur ». Elles permettront, de surcroît, « aux administrations (…) de bénéficier de l’expérience et des compétences acquises » par les intéressés.
« Changer d’échelle »
Sur deux autres volets – la lutte contre le travail illégal et l’égalité professionnelle –, le texte égrène des mesures dont les grandes lignes avaient déjà été dévoilées par le gouvernement. Est notamment confirmée l’« obligation pour les entreprises de plus de 50 salariés de mesurer (…) le respect du principe selon lequel l’employeur doit assurer pour un même travail (…) l’égalité de rémunération entre les hommes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Martin Sorrell, PDG de WPP, le leadeur mondial de la publicité, souligne le pouvoir des géants du Web.
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Martin Sorrell : « Les appels à davantage réguler Facebook ou Google sont inévitables »

Dans un entretien au « Monde », Martin Sorrell, PDG de WPP, le leadeur mondial de la publicité, souligne le pouvoir des géants du Web.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 12h49
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Martin Sorrell, 73 ans, est l’un des PDG les plus influents du secteur publicitaire et une figure du patronat britannique. WPP, le groupe qu’il a fondé en 1985, occupe la place de leadeur du marché, avec 19 milliards de dollars (15,3 milliards d’euros) de chiffre d’affaires en 2017 et près de 200 000 collaborateurs. Pourtant, le système des grandes agences (WPP, Ogilvy & Mather ou Young & Rubicam…) est sous pression, notamment en raison de la montée en puissance des grandes plates-formes numériques comme Google ou Facebook, reconnaît-il.
Est-il normal que l’affaire Cambridge Analytica n’ait pas de conséquences publicitaires sur Facebook ?
Il est trop tôt pour en mesurer l’impact. Les annonceurs et les consommateurs sont soucieux. Facebook fait de son mieux pour répondre. Cette affaire va renforcer l’importance de savoir ce qu’il advient des données. Aujourd’hui, les consommateurs sont censés donner leur consentement après avoir lu des documents de 50 pages… Les grandes plates-formes numériques, mais aussi les agences et les médias, doivent proposer un moyen simple de connaître les conditions d’utilisation des données et de les accepter ou pas.
Le modèle offrant un service gratuit en échange d’un ciblage publicitaire peut-il être remis en question ?
Si la polémique Cambridge Analytica a des implications au niveau des consommateurs et de nos clients, cela soulèvera des questions. L’an dernier, quand YouTube s’est vu reprocher de placer des publicités à côté de contenus violents, Havas a annoncé un boycottage. C’est une position difficile à tenir. Facebook et Google représentent 75 % du marché de la publicité numérique, soit environ 20 % du marché mondial. En 2017, YouTube a été affecté au deuxième et au troisième trimestre mais, au cours des trois derniers mois de l’année, les dépenses des annonceurs sont remontées. Au final, l’achat d’espace par WPP sur Facebook a augmenté de 30 %, à 2,1 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ En collaboration avec Ford, le géant chinois du commerce en ligne veut rajeunir la vente d’automobiles. Les clients peuvent acheter un véhicule sans intervention humaine.
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Alibaba lance un « distributeur automatique de voitures »

En collaboration avec Ford, le géant chinois du commerce en ligne veut rajeunir la vente d’automobiles. Les clients peuvent acheter un véhicule sans intervention humaine.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 11h50
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


Acheter une voiture presque comme une paire de basket ou des couches pour bébé, c’est déjà possible sur Tmall, la plate-forme de vente pour les marques d’Alibaba. Le géant du ecommerce chinois va encore un cran plus loin avec son « distributeur automatique de voitures ». Le premier a été ouvert à Canton lundi 26 mars, pour un mois de test.
C’est un parking vertical qui range les voitures automatiquement. Une fois sur place, vous vous identifiez sur une borne grâce à une caméra 3D qui reconnaît votre visage. Puis la voiture descend comme par magie. Vous pouvez l’essayer trois jours, moyennant une caution. Convaincu ? vous n’avez qu’à valider votre achat sur Tmall et le véhicule est à vous. Si besoin Alipay, le portefeuille électronique d’Alibaba propose aussi des services de paiement différé

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                Ford s’allie à Alibaba pour vendre des véhicules en ligne en Chine



En 2016, 5 % des achats de véhicules s’effectuaient sur le Net
Ce « distributeur automatique » associe Alibaba et Ford, un projet annoncé en décembre 2017. Pour l’instant, seuls les véhicules du constructeur américains sont disponibles. C’est une petite tour de cinq étages, entièrement automatisée qui contient 42 véhicules, Mondeo, et autres Mustang. D’après Alibaba, les clients peuvent acheter un véhicule en dix minutes, sans la moindre intervention humaine. D’autres distributeurs pourraient entrer en fonctionnement à Pékin et Hangzhou le mois prochain.
Avec ce partenariat, Ford, en perte de vitesse dans le pays, espère séduire la clientèle jeune : un quart des acheteurs de voitures de moins de 24 ans ont effectué leur achat en ligne en 2016, selon McKinsey. Les ventes sur Internet représentaient 5 % des achats de véhicules, contre 1 % en 2014. Elles ont atteint 1 million d’unités en 2016, pour 100,7 milliards de yuans (13 milliards d’euros), d’après le cabinet de conseil Frost & Sullivan. La Chine, relativement peu pourvue en concessionnaires traditionnels, est de loin le marché le plus avancé en la matière.
Quoique souvent innovant, Alibaba n’est pas le premier à tester les distributeurs de voitures. Des start-up ont déjà lancé leur propre concept aux Etats-Unis, au Japon et à Singapour. Mais avec ses 520 millions de clients, Alibaba a une tout autre force de frappe. C’est le partenaire idéal pour les grandes marques qui veulent toucher le public chinois. Le 11 novembre 2017, rebaptisé « fête des célibataires » en Chine, Alibaba a notamment vendu 100 000 voitures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les grandes valeurs technologiques font les frais du scandale Cambridge Analytica ou des déboires de la voiture autonome d’Uber, ravivant les craintes d’un retournement boursier majeur, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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Facebook, Twitter, Tesla, Nvidia... avis de tempête sur les FAANG

Les grandes valeurs technologiques font les frais du scandale Cambridge Analytica ou des déboires de la voiture autonome d’Uber, ravivant les craintes d’un retournement boursier majeur, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 11h10
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Les Américains aiment les acronymes qui claquent, ceux dont la forme rejoint le sens. Les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) traduisaient la construction patiente des puissances émergentes, les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) décrivaient l’appétit sans limite des stars du Net. A Wall Street en ce moment, on ne parle plus que des FAANG, qui regroupent à peu près les mêmes acteurs, plus Netflix, mais dont le seul énoncé fait désormais peur. En anglais, fang évoque le crochet du serpent ou les canines du vampire.
Ce mardi 27 mars restera marqué comme un jour noir pour les grandes valeurs technologiques américaines. En une seule séance, Facebook a lâché 5 %, Amazon, 4 %, Netflix 6 %, Tesla 8 % et Twitter près de 12 %. En fin de séance, le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques, a perdu près de 3 %, entraînant dans son sillage la Bourse de New York et les grands indices comme le S&P 500, qui a cédé 1,7 %. Dans la foulée, les Bourses asiatiques ont pris le relais de la peur technologique.
Le virus du doute
Une angoisse soudaine qui laisse planer la menace d’un retournement boursier majeur après neuf ans de croissance quasi ininterrompue, l’un des plus longs cycles de l’histoire récente. Depuis mars 2009, au pire moment de la crise, le S&P 500 a crû de près de 300 %. La valeur moyenne des entreprises cotées aux Etats-Unis a été multipliée par quatre en moins de dix ans. D’où le sentiment diffus que cette fête exceptionnelle touche à sa fin. Et comme toujours, ce sont les investissements les plus risqués, et les plus prometteurs, qui trinquent les premiers.
Il a fallu la conjonction de deux événements sans lien direct pour propager le virus du doute. Le 17 mars, éclatait l’affaire Cambridge Analytica, le scandale de l’utilisation à des fins politiques des données personnelles de 50 millions d’abonnés américains de Facebook. La défense maladroite de Mark Zuckerberg, clamant sa bonne foi et demandant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Après sa sortie de l’Union, le Royaume-Uni n’aura plus accès au système européen de satellites. David Davis, le ministre du Brexit, dénonce une décision « extraordinairement peu judicieuse ». Paris est suspecté d’être à la manoeuvre.
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Londres furieux d’être écarté du projet Galileo

Après sa sortie de l’Union, le Royaume-Uni n’aura plus accès au système européen de satellites. David Davis, le ministre du Brexit, dénonce une décision « extraordinairement peu judicieuse ». Paris est suspecté d’être à la manoeuvre.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 17h50
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Le Royaume-Uni a décidé de taper du poing sur la table pour ne pas être écarté, après le Brexit, du projet Galileo, le système de satellites européens concurrent du GPS américain. En janvier, la Commission européenne avait informé discrètement le gouvernement britannique qu’après sa sortie de l’Union européenne celui-ci ne pourrait plus avoir accès au signal le plus sophistiqué de Galileo, qui est chiffré et utilisé dans le secteur de la défense, notamment pour le guidage des systèmes d’armement. Une telle décision aurait d’importantes répercussions économiques, excluant automatiquement les entreprises britanniques des prochains appels d’offres de Galileo, attendus dans les mois qui viennent.

Dans un entretien arrangé dans l’urgence, mardi 27 mars, avec quelques médias européens, dont Le Monde, David Davis, le secrétaire d’Etat à la sortie de l’Union européenne, a décidé de contre-attaquer. « Nous sommes surpris de la décision de la Commission. Ce n’est pas nécessaire et ce n’est pas judicieux, non seulement pour nous, mais pour la sécurité européenne. »
« Un impact sur la capacité de nos systèmes de défense »
Le ministre du Brexit souligne que le Royaume-Uni est l’une des principales puissances militaires européennes, et que son service de renseignement est extrêmement utile à la sécurité de l’ensemble des Européens. Conserver la coopération la plus complète relève donc de l’intérêt des Britanniques, mais aussi des Européens.
« Suggérer que le Royaume-Uni n’est pas un pays sûr pour recevoir des données chiffrées me semble extraordinaire, et extraordinairement peu judicieux. Cela signifierait que nous n’aurions plus accès aux données les plus intéressantes du signal de Galileo. Cela aurait un impact sur la capacité de nos systèmes d’armement, de défense. » Selon M. Davis, l’Europe a besoin du Royaume-Uni dans le domaine de la défense. « Nous sommes le pays qui dépense le plus en recherche et équipement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La fondation Mozilla met à disposition un petit outil empêchant Facebook de récupérer certaines informations lorsque l’internaute navigue sur d’autres sites.
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Une extension de Firefox pour limiter les informations collectées par Facebook

La fondation Mozilla met à disposition un petit outil empêchant Facebook de récupérer certaines informations lorsque l’internaute navigue sur d’autres sites.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 10h58
   





                        


Les utilisateurs de Firefox ont désormais un nouveau moyen de limiter l’ampleur des données collectées par Facebook. La fondation Mozilla, qui édite le célèbre navigateur Internet, a lancé mardi 27 mars une extension téléchargeable gratuitement nommée Facebook Container.
Celle-ci a pour vocation d’empêcher que Facebook ne collecte les données de navigation de ses utilisateurs hors du réseau social. D’innombrables sites affichent en effet des boutons Facebook (comme « j’aime » ou « partager ») qui permettent de capter des informations sur leurs visiteurs – même s’ils ne cliquent pas dessus.
« Réseau de mouchards »
« Les pages que vous visitez sur le Web peuvent en dire beaucoup sur vous. Elles peuvent donner des informations sur l’endroit où vous vivez, vos hobbies, vos opinions politiques. Coupler ces données à votre profil sur le réseau social est très précieux, et Facebook a un réseau de mouchards sur différents sites », souligne Mozilla sur son site. En clair, explique la fondation, cette extension « isole votre identité Facebook du reste de votre activité Web ».
En revanche, cet outil n’empêche pas Facebook de collecter des données sur ses utilisateurs au sein de sa plate-forme et de s’en servir pour afficher de la publicité privée. Facebook Container n’aurait pas permis d’empêcher, non plus, le siphonnage de données d’utilisateurs du réseau social par l’entreprise Cambridge Analytica – scandale qui a accéléré la sortie de cette extension sur laquelle Mozilla travaillait déjà.
Attention cependant : certains services externes, liés au réseau social, pourraient ne plus fonctionner si cet outil est installé – comme le fait d’utiliser ses identifiants Facebook pour se connecter à une application, ou pour publier des commentaires sur certaines pages Web.

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                Facebook : comment paramétrer son compte pour protéger au mieux ses données






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La volonté du gouvernement de renégocier les appels d’offres inquiète la filière.
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Eolien en mer : l’exécutif déstabilise les industriels

La volonté du gouvernement de renégocier les appels d’offres inquiète la filière.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 10h45
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« Plus cette situation traîne, plus l’incertitude augmente. Et nos investisseurs détestent l’incertitude. » Cet industriel du secteur éolien résume assez bien l’état d’esprit de la filière, engagée depuis quelques jours dans une curieuse bataille avec le gouvernement.
La situation française frise le ridicule : alors que plus de 4 000 éoliennes en mer tournent en Europe et que la France a la première façade maritime du continent, l’Hexagone ne compte toujours aucune éolienne offshore en activité.
Après des années d’atermoiements, les usines de Saint-Nazaire et de Cherbourg allaient enfin pouvoir se mettre à fabriquer les premières éoliennes offshore destinées au marché français. Mais, mi-mars, le Sénat a examiné un amendement au projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance, déposé par le gouvernement, visant à renégocier – voire annuler – les deux premiers appels d’offres attribués… en 2012. L’amendement a été rejeté, mais le gouvernement entend bien continuer à mettre la pression sur les acteurs du secteur.

Pour comprendre les données du problème, il faut revenir en 2012, au lancement des premiers appels d’offres offshore : trois sont remportés par EDF, allié à Alstom (dont la branche énergie est devenue General Electric), et l’un par l’espagnol Iberdrola. En 2014, Engie et Siemens remportent un dernier projet au large du Tréport (Seine-Maritime).
A l’époque, les acteurs de la filière affichent leur optimisme. Mais les recours se multiplient, le cadre réglementaire n’est pas prêt, les autorisations tardent à venir. Les projets s’embourbent. Tous accusent d’importants retards et aucun ne devrait voir le jour avant 2020, voire 2021.
Tarif extrêmement élevé
Elément essentiel : à l’époque, les appels d’offres ont été attribués à des tarifs d’électricité autour de 190 euros le mégawattheure. Autrement dit : l’Etat s’engage à racheter à ce prix extrêmement élevé – six fois plus que le tarif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le texte étend la possibilité de rendre public le nom des grands fraudeurs. Il ne remet pas en question le monopole de Bercy en matière de poursuites pénales.
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Le gouvernement présente un projet de loi pour renforcer la lutte contre la fraude fiscale

Le texte étend la possibilité de rendre public le nom des grands fraudeurs. Il ne remet pas en question le monopole de Bercy en matière de poursuites pénales.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 12h24
    |

            Benoît Floc'h








                        


Le gouvernement accroît la pression sur les sites de type Airbnb ou Drivy. Une loi parue à la fin de 2016 prévoit que les plates-formes devront déclarer les revenus de leurs utilisateurs à compter de 2019. Mais le texte voté alors n’était pas assez précis. Le projet de loi sur la fraude fiscale qui sera présenté mercredi 28 mars en conseil des ministres complète donc le dispositif pour le rendre applicable. Et il crée une sanction : elles devront s’acquitter de 50 000 euros à chaque fois qu’elles oublient de déclarer des revenus.

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                Sous la pression de Bercy, Airbnb consent à quelques concessions



C’est une nouvelle illustration du mantra de la politique fiscale du gouvernement : être bienveillant avec les citoyens de bonne foi – c’est le projet de loi sur le « droit à l’erreur », actuellement examiné par le Parlement – mais se montrer intraitable avec les fraudeurs. Le texte porté par Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, entend renforcer la lutte contre la fraude fiscale.
Outre les mesures concernant Airbnb, le projet de loi étend la possibilité de rendre public le nom des grands fraudeurs. Cela deviendra obligatoire en cas de condamnation pénale, sauf décision expresse du juge. Cela deviendra possible pour les sanctions administratives. Aujourd’hui, le secret fiscal couvre ceux qui en sont destinataires.
Renforcement des sanctions
Les amendes pénales seront également renforcées. Alors qu’elles s’expriment aujourd’hui en valeur absolue, le juge pourra désormais les fixer en pourcentage du montant fraudé, et ce, jusqu’au double. La liste française des paradis fiscaux sera complétée par celle de l’Union européenne. Et, contrairement à celle-ci, le dispositif français prévoit des sanctions. L’obligation de contrôle et de déclaration est renforcée pour les fonds transférés vers ces pays à la fiscalité légère.
Ils seront lourdement taxés en France, « puisqu’ils ne le sont plus après », justifie-t-on au cabinet de M. Darmanin. Et les cabinets spécialisés qui proposent des montages clés en main d’évasion fiscale pourront dorénavant être sanctionnés à hauteur de la moitié des revenus qu’ils tirent de cette activité.
Police fiscale
Bercy se dote d’une police fiscale. Le service judiciaire des douanes, qui existe déjà et compte environ 250 agents, va se transformer en « service judiciaire des finances » avec un pôle Douanes et un pôle fiscal, qui rassemblera une cinquantaine de fonctionnaires. L’idée est de délester des dossiers purement fiscaux le département qui, au sein du ministère de l’intérieur, suit ces affaires de délinquance.
Enfin, le travail sur les données massives va également être approfondi afin de mieux identifier les potentiels grands fraudeurs. Le projet de loi contient des dispositions qui faciliteront l’échange des informations entre les administrations.
Le texte n’est cependant uniquement répressif. Le « plaider-coupable », qui consiste à échapper au juge correctionnel en acceptant la peine proposée par le parquet, sera étendu en matière fiscale. En revanche, il n’est toujours pas question pour le moment de faire sauter le « verrou de Bercy », c’est-à-dire le monopole du ministère du budget en matière de poursuites pénales pour fraude fiscale.

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                Fraude fiscale : qu’est-ce que le « verrou de Bercy » ?







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La semaine de l’épargne salariale, qui se termine le 30 mars, est l’occasion de faire le point sur les différents dispositifs dont bénéficient 10 millions de Français.
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Epargne salariale : mieux s’informer pour mieux la gérer

La semaine de l’épargne salariale, qui se termine le 30 mars, est l’occasion de faire le point sur les différents dispositifs dont bénéficient 10 millions de Français.



Le Monde
 |    28.03.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
28.03.2018 à 12h21
    |

                            Agnès Lambert








                        



   


La semaine de l’épargne salariale, qui se déroule du 26 au 30 mars 2018, est l’occasion de reprendre en mains votre épargne entreprise (la liste des événements organisés à l’occasion de la semaine de l’épargne salariale disponible sur le site http://epargnesalariale-france.fr).
Un thème d’actualité à quelques semaines de la présentation du projet de loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) qui vise notamment à rendre plus accessibles les systèmes de participation, d’intéressement et d’épargne salariale. Pour l’heure, dix millions de salariés sont concernés, pour un montant total de 131,5 milliards d’euros d’après l’Association française de la gestion financière.

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                Investir dans les entreprises : les placements existants



Une chance pour eux puisque le plan d’épargne entreprise (PEE) et le plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) bénéficient d’une fiscalité douce. Mais encore faut-il en prendre soin : or, seuls 54 % des détenteurs s’estiment capables de choisir les placements au sein de leur épargne salariale, d’après une enquête Kantar TNS pour l’AMF de janvier 2018.
Cette méconnaissance n’a rien d’étonnant pour Maxime Chipoy, responsable du comparateur Meilleurplacement.com : « dans l’immense majorité des cas, ni l’employeur, ni les représentants du personnel ne sont formés pour fournir une information pertinente et personnalisée. Quant aux teneurs de compte (les grands établissements financiers gérants l’épargne salariale), ils n’organisent que rarement des réunions d’explications des fonds qu’ils proposent ».
Hérésie
Ce manque d’information se traduit dans les choix d’investissement réalisés par les salariés. Ainsi, un quart (25,1 % précisément) des encours des fonds communs de placement d’entreprise (FCPE), hors actionnariat salarié, est investi en monétaire, un placement à très court terme. Une hérésie à double titre. D’abord parce que l’épargne salariale est par nature un placement de moyen à long terme, puisque les sommes placées sur un PEE sont indisponibles au minimum cinq ans, et que le Perco est bloqué jusqu’à la retraite.
De plus, le contexte actuel de taux d’intérêt à court terme est particulièrement défavorable aux fonds monétaires. En 2017, les épargnants ont perdu de l’argent sur les FCPE monétaires, puisque leur performance moyenne s’élève à -0,35 %, d’après une étude publiée le 27 mars par le spécialiste de l’épargne salariale Eres.

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Une déception à tempérer par une lueur d’espoir : la part des fonds monétaire dans l’épargne salariale reste certes très importante, à un quart des encours, mais elle est en forte baisse puisqu’elle atteignait 40 % il y a cinq ans. « Grâce aux actions de sensibilisation des différents acteurs de la place, les entreprises et les épargnants sont de plus en plus conscients de cette réalité économique et privilégient les autres placements (actions, obligations, fonds diversifiés) au détriment des placements monétaires », indique Nicolas Vachon, le président d’Eres Gestion.



                            


                        

                        

