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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ L’exposition « Neandertal »  qui s’ouvre au Musée de l’homme, à Paris, nous confronte à une autre humanité, lointaine dans le temps et proche cependant.
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Neandertal, ce qu’il dit de nous

L’exposition « Neandertal »  qui s’ouvre au Musée de l’homme, à Paris, nous confronte à une autre humanité, lointaine dans le temps et proche cependant.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 12h27
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Elle s’appelle Kinga. Elle porte un élégant cardigan bleu roi, un pantalon noir et des baskets en cuir blanc. La chevelure libre, les yeux clairs, le visage constellé de taches de rousseur. Un sourire plisse légèrement ses joues et lui donne un air sympathique. Si vous la croisiez dans le métro, vous ne la ­remarqueriez sans doute pas plus que certains autres usagers de la RATP.
Pourtant, Kinga est une jeune femme à nulle autre pareille, car il s’agit d’une néandertalienne. Ou plus exactement de la reconstitution très réaliste d’une néandertalienne, œuvre de la paléo-artiste Elisabeth Daynès. Kinga va accueillir les visiteurs à ­l’exposition « Neandertal » qui ouvre ses portes le 28 mars au Musée de l’homme, à Paris, et il y a fort à parier que beaucoup viendront planter leurs yeux dans les siens. Pour se confronter à une autre humanité, si lointaine dans le temps, si proche cependant.
Si lointaine, car il y a environ 35 000 ans que Neandertal a disparu après avoir été, pendant des milliers de siècles, le résident de l’ouest du continent eurasiatique. Si proche à cause de cette ressemblance physique, de l’évident lien de parenté qui nous unit, nous Homo sapiens, à notre cousin éteint, du miroir que ce dernier nous tend, de sa manière silencieuse de nous demander ce qui fait de nous des humains et de la place qu’il tient. Il faut dire que, de ce point de vue, Neandertal part de très loin.
On le traite de crétin
Lorsqu’il est découvert en 1856 dans la vallée de Neander, en Allemagne, il est le premier homme fossile à ressurgir du passé. Tous deux préhistoriens et commissaires scientifiques de l’exposition, Pascal Depaepe, directeur régional des Hauts-de-France à l’Institut national de recherches ­archéologiques préventives (Inrap), et Marylène Patou-Mathis, directrice de recherches au CNRS, rappellent qu’« on est alors dans un contexte de créationnisme. Comme Neandertal n’a pas l’apparence d’un humain moderne, avec son crâne...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Seuls les Africains ne sont pas porteurs de ce matériel génétique car ils descendent des « Homo ­sapiens » qui n’ont pas eu de contact avec les néandertaliens.
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Avec Neandertal, nous avons 2 % d’ADN en commun

Seuls les Africains ne sont pas porteurs de ce matériel génétique car ils descendent des « Homo ­sapiens » qui n’ont pas eu de contact avec les néandertaliens.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 12h26
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
« On a tous quelque chose en nous de Neandertal », dit le préhistorien Pascal Depaepe en souriant et en parodiant une célèbre chanson de feu Johnny Hallyday. Comme l’a montré la publication, en 2010 dans Science, du génome néandertalien, ce « quelque chose » est une petite portion d’ADN. Dans cet article, le consortium international dirigé par Svante Pääbo (Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig) analysait de l’ADN ­récupéré sur trois os de néandertaliens de la grotte de Vindija (Croatie). Le premier constat – le matériel génétique d’Homo neanderthalensis est similaire à 99,7 % à celui d’Homo sapiens, un chiffre à comparer avec les 98 % d’ADN que nous partageons avec les chimpanzés – n’était pas une surprise, étant donné que, dans le buisson Homo, la branche néandertalienne est la dernière dont nous nous soyons séparés.

Le second résultat, en revanche, n’était pas attendu et, dans le livre qu’il a consacré à ce qui s’est apparenté à une véritable épopée scientifique (Neandertal. A la recherche des génomes perdus, Les liens qui libèrent, 2015), Svante Pääbo lui-même rappelle ne pas y avoir vraiment cru tant que les chiffres, têtus, ne l’en ont pas assuré : en moyenne, 2 % de l’ADN des humains non africains provient de Neandertal. Descendant des Homo ­sapiens qui n’ont pas eu de contact avec les néandertaliens, lesquels vivaient en Eurasie, les Africains ne sont pas porteurs de ce matériel génétique.
« Love story »
Cette découverte témoignait d’un phénomène spectaculaire : il y a quelques ­dizaines de millénaires, des accouplements s’étaient produits entre les deux populations, qui avaient donné une ­descendance fertile. L’idée d’une « love story » obtenait un franc succès dans les médias. Professeur d’anthropologie au Collège de France, Jean-Jacques Hublin n’hésite pas à actionner la douche froide au sujet de cette hybridation : « De quel comportement découle-t-elle ?...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Pour le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin, « on a eu tendance à penser que les Néandertaliens étaient un peu bêtes par rapport aux hommes modernes et on en est revenu ».
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« Il est difficile de tester toutes les intelligences chez les néandertaliens »

Pour le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin, « on a eu tendance à penser que les Néandertaliens étaient un peu bêtes par rapport aux hommes modernes et on en est revenu ».



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 12h32
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Titulaire de la chaire de ­paléoanthropologie au Collège de France, Jean-Jacques Hublin dirige le département d’évolution humaine à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig (Allemagne).
Qu’est-ce qui marque notre différence avec Neandertal ?
La difficulté, quand on évoque Neandertal, c’est que l’on parle d’hommes qui sont à la fois très proches de nous et différents. ­Différents pas dans le sens où, aujourd’hui, les habitants d’Afrique peuvent être différents de ceux du Groenland. Ce n’est pas juste une question de couleur de peau ou de texture de cheveux. C’est une différence d’un ordre de grandeur nettement plus élevé.

Pour vous donner une idée, les ours polaires et les ours bruns sont deux espèces qui se sont ­séparées il y a 600 000 ans : c’est le même temps de divergence qu’entre néandertaliens et hommes modernes. Du point de vue phénotypique, si je mets sur la ­table un crâne de Neandertal et un crâne d’homme moderne, ils sont au moins aussi différents qu’un crâne d’ours polaire et un crâne d’ours brun.
Ces différences ne sont-elles pas finalement mineures au regard des ressemblances ?
Le travers dans lequel tombent certains de mes collègues, c’est de dire que les néandertaliens sont comme nous en tout, qu’ils sont des hommes comme les autres. Je suis plus réservé. On sait qu’ils ont des comportements techniques assez complexes, des techniques de chasse et des moyens efficaces de survivre dans leur environnement ; on a aussi, récemment, commencé à dire qu’ils produisaient peut-être, non pas de l’art, mais des signes. Il est toutefois difficile de savoir ce qui se passe sur le plan social, sur le plan des relations interindividuelles ou ­intergroupes. On soupçonne qu’une des raisons du succès de l’homme moderne réside dans l’existence de réseaux sociaux à grande échelle et la conscience que des êtres du même peuple, avec une même identité culturelle, habitent beaucoup...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ L’île de Beauté abrite une collection de 800 variétés. La station de recherche de San Giuliano étudie leurs étonnantes propriétés pour en améliorer la production.
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La Corse perce les mystères des agrumes

L’île de Beauté abrite une collection de 800 variétés. La station de recherche de San Giuliano étudie leurs étonnantes propriétés pour en améliorer la production.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 09h00
    |

                            Vahé Ter Minassian








                        



                                


                            
Rien ne peut doucher l’enthousiasme de Yann Froelicher. Même pas la pluie qui, depuis le matin, tombe en abondance sur l’est du département de la Haute-Corse. Alors que l’averse ­redouble d’intensité, le chercheur du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) ­entraîne les journalistes invités pour une visite au pas de course des 14 hectares de vergers où sont conser­vées les collections d’agrumes de la station de San Giuliano. Cédrats main de Bouddha,limes de Tahiti et citrons panachés, Meyer ou doux, succèdent, dans l’humidité et le froid, aux oranges Salustatian et Cara Cara, aux kumquats et aux mandarines de Corse avant qu’arrivé au niveau des bergamotes, tout le monde coure se mettre à l’abri !

Créée il y a soixante ans pour ­accompagner le développement de l’agrumiculture corse, qui débute avec l’assainissement et la démoustication de la plaine orientale de l’île, la station de San Giuliano de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du ­Cirad est l’un des hauts lieux de l’étude des agrumes. Sont entretenus au sein de cette institution, élevée depuis 2014 au rang de centre de ressources biologiques (CRB) d’intérêt ­national, pas moins de 4 500 arbres issus de 800 variétés de ces végétaux de la famille des rutacées, ­caractérisés par l’organisation en quartiers de la partie interne de leurs fruits. Cela fait de cette collection la quatrième du monde par la taille. « Mais aussi la première, si l’on s’en tient aux seuls mandariniers », précise Emmanuel Bloquel, de l’INRA et responsable du CRB.
Innombrables caractéristiques
Ce travail de conservation, l’une des principales missions de l’équipe, se traduit par l’exportation vers une trentaine de pays de semences à l’origine de la plantation de millions d’arbres chaque année. Une autre est d’apporter un soutien à la filière française dont la production en ­clémentines et pomélos de Corse, ainsi qu’en citrons de Menton,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ En général, les économistes évaluent la valeur d’un bien à l’aune de ce que les consommateurs dépensent pour l’acquérir et s’en servir. Mais comment estimer la valeur d’étendues d’eau dont on ne paye pas l’utilisation et qu’on n’utilise pas, s’interroge l’économiste Béatrice Cherrier dans sa chronique.
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« Quelle valeur donner aux eaux touchées par la marée noire ? »

En général, les économistes évaluent la valeur d’un bien à l’aune de ce que les consommateurs dépensent pour l’acquérir et s’en servir. Mais comment estimer la valeur d’étendues d’eau dont on ne paye pas l’utilisation et qu’on n’utilise pas, s’interroge l’économiste Béatrice Cherrier dans sa chronique.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 08h43
    |

Béatrice Cherrier (Economiste à l’université de Cergy-Pontoise et à l’Institute for new economic thinking)







                        



                                


                            

Recherches. Mars, mois des marées noires : après les 50 ans du naufrage de l’Amoco Cadiz, le 16 mars 1978, voici les 39 ans de celui de l’Exxon Valdez, le 24 mars 1989. Le rôle joué par les économistes dans l’estimation des dommages provoqués par cette seconde catastrophe illustre parfaitement les difficultés que rencontrent les experts scientifiques quand ils pénètrent l’arène publique, comme le montrent les historiens Harro Maas (université de Lausanne) et Andrej Svorencik (Université de Mannheim) – « Fraught with Controversy : Organizing Expertise against Contingent Valuation », History of Political Economy n°49/2, 2017.
Le problème était de savoir quelle valeur donner aux eaux touchées par la marée noire. En général, les économistes évaluent la valeur d’un bien à l’aune de ce que les consommateurs dépensent pour l’acquérir et s’en servir. Mais comment estimer la valeur d’étendues d’eau dont on ne paye pas l’utilisation et, plus encore, qu’on n’utilise pas ?
Dans les années 1960, les économistes de l’environnement développèrent une méthode pour évaluer cette « valeur d’existence ». Il s’agissait de demander à un échantillon de citoyens combien ils seraient prêts à payer pour qu’un parc naturel ou un monument auquel ils n’ont parfois pas même accès continue à exister.
2,5 milliards de dollars
Cette méthode, dite de « l’évaluation contingente », fut très critiquée. Certains économistes considéraient que la valeur déclarée par les citoyens interrogés n’était pas sincère, d’autres que les seules expérimentations valides étaient celles menées sur de vrais marchés, avec de vraies incitations, de vraies dépenses.
L’enjeu était de taille : soit les résultats étaient faux, soit les citoyens se comportaient de manière erratique – ce qui mettait à mal nombre de modèles économiques construits autour de l’hypothèse que les agents économiques sont rationnels, bien informés et bon calculateurs.
Ce...




                        

                        


<article-nb="2018/03/27/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Une génération avant les frères Lumière, un savant original, Louis Ducos du Hauron, mettait au point un procédé de production d’images basé sur la trichromie. Des chercheurs ont analysé ses clichés au synchrotron européen de Grenoble.
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Les premières photographies couleur révèlent leurs secrets

Une génération avant les frères Lumière, un savant original, Louis Ducos du Hauron, mettait au point un procédé de production d’images basé sur la trichromie. Des chercheurs ont analysé ses clichés au synchrotron européen de Grenoble.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 17h45
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Qui a inventé la photographie couleur ? La réponse commune en ­attribue la paternité aux frères ­Lumière. Et de fait, avec son procédé d’autochromie, le duo lyonnais a mis au point, en 1903, le premier dispositif commercialement viable d’image colorée. Une génération plus tôt, pourtant, un savant original nommé Louis Ducos du Hauron présentait, en 1869, devant la Société française de photographie, une méthode de reproduction d’images basée sur la trichromie. Une équipe de scientifiques et de conservateurs a entrepris d’analyser plusieurs de ses œuvres. Publié mardi 20 mars dans la prestigieuse revue Angewandte Chemie, leur article permet de mieux cerner cet esprit en perpétuelle quête d’innovation… au risque de sombrer dans l’extrême complexité.
Drôle d’oiseau, en vérité, que ce Louis Ducos du Hauron (1837-1920). Né à Langon (Gironde), grandi à Agen (Lot-et-Garonne) et élevé loin de l’école par des précepteurs, le jeune homme montre des talents multiples. La musique, d’abord, qui lui offrira son seul et provisoire métier : professeur de piano. Ses vraies passions sont pourtant ailleurs, dans le dessin et les sciences, plus exactement la physique et la chimie. Ainsi mettra-t-il au point, dès 1864, un dispositif d’images animées. Il proposera également, le premier, d’observer des images en trois dimensions grâce – déjà – à des ­lunettes avec un verre rouge et un autre vert.
Mais l’essentiel de ses efforts, le rêve de sa vie, est d’une autre portée. Il veut « forcer le soleil à peindre avec des couleurs toutes faites qu’on lui présente », comme il l’exprimera, en 1869, dans son premier ouvrage. Autrement dit, adapter les procédés inventés par Niépce et Daguerre pour la photographie noir et blanc afin de produire des images en couleur. Il y consacrera sa vie, d’abord entretenu par son père, collecteur des ­impôts indirects à Agen, puis par son frère, avocat devenu juge, qu’il suivra jusqu’à Alger et à Paris, au gré des postes occupés...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Une étude confirme les effets bénéfiques des restrictions caloriques sur la longévité.
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Manger moins ralentit bien le vieillissement

Une étude confirme les effets bénéfiques des restrictions caloriques sur la longévité.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h30
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
Au-delà de l’effet qu’elle a sur le poids, la restriction de l’apport calorique quotidien dans notre alimentation aurait des vertus sur les phéno­mènes liés au vieillissement et probablement sur les maladies neurodégénératives qui lui sont associées. Déjà démontrée par différentes études sur des modèles animaux et quelques-unes sur des humains, elle trouve un appui notable dans une étude américaine réalisée sur un effectif réduit (53 personnes) et publiée jeudi 22 mars dans la revue Cell Metabolism.
Depuis les travaux pionniers de Sydney Brenner (Prix Nobel de médecine 2002) sur le ver Cænorhabditis elegans jusqu’aux travaux sur d’autres modèles (levure, drosophile, primate non humain), les preuves se sont accumulées pour étayer la notion que la restriction calorique ralentirait le vieillissement et accroîtrait la longévité. Un constat qui fait prospérer toutes sortes de propositions commer­ciales ou de théories comme celle du jeûne régulier, sans qu’elles soient scientifiquement fondées.
Deux théories expliqueraient les liens entre régime et vieillissement : celle du rate of living (« rythme de vie ») et celle du stress oxydatif. Dans la première, qui a fait l’objet de beaucoup de critiques depuis qu’elle a été avancée en 1926, « la longévité des mammifères est inversement liée à leur rythme de métabolisme par unité de masse tissulaire », résument, dans l’article de Cell Metabolism,Leanne Redman (Pennington Biomedical Research Center, Baton Rouge, Louisiane) et ses collègues. Plus l’organisme métabolise rapidement l’oxygène, en consommant des calories, moins il vit longtemps. Dans les années 1950, la théorie du stress oxydatif s’est fait jour : le métabolisme de l’oxygène produit des radicaux ­libres – les « espèces réactives de l’oxygène » – qui endommagent l’ADN, les lipides et les protéines, accélérant ainsi le vieillissement.
Perte de poids de 9 kg
Dans le cadre d’études de long...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Le sport joue un rôle dans la prévention des troubles psychologiques chez les jeunes exposés à des événements traumatisants.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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Le sport, un outil de résilience

Le sport joue un rôle dans la prévention des troubles psychologiques chez les jeunes exposés à des événements traumatisants.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h25
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 10h09
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Stimulant de la mémoire, protecteur du déclin cognitif, antidépresseur, anxiolytique… Les scientifiques n’en finissent pas de découvrir les effets de l’activité physique sur le cerveau. Mais dans cet inventaire réjouissant des pouvoirs du sport, il en est un sur lequel les pédopsychiatres et les professionnels de l’enfance seraient bien inspirés de miser : la prévention des troubles psychologiques chez les jeunes exposés à des événements traumatisants.
Au-delà des histoires individuelles de champions ou d’anonymes que le sport a aidés à se reconstruire, il existe désormais des données épidémiologiques. Par exemple dans une vaste étude menée par le ­système de santé du Pays de Galles et l’université de Bangor, dont les premiers résultats ont été rendus publics en janvier. A partir d’un échantillon représentatif de 2 500 Gallois âgés de 18 à 69 ans, Mark Bellis et ses collègues se sont penchés sur la santé mentale et les sources de résilience de ceux qui avaient vécu des expériences négatives dans l’enfance.
Ils en ont identifié 11 types : événements familiaux (tels une séparation parentale, des violences domestiques, un contexte d’alcoolisme), antécédents de maltraitance (verbale, physique ou sexuelle) ou de négligence, physique ou émotionnelle. Un participant à l’étude sur deux n’avait connu aucune de ces situations, mais 14 % en cumulaient quatre ou plus.
Ces derniers se sont révélés bien plus vulnérables à l’âge adulte que ceux sans expérience négative pendant l’enfance. Au moment de l’enquête, ils étaient 3,7 fois plus souvent traités pour un trouble mental. Et leur risque de s’être automutilé ou d’avoir eu des pensées suicidaires était quasiment décuplé. Le ­niveau de risque dépendait cependant des moyens de résilience auxquels ils avaient eu accès pendant leur jeunesse puis à l’âge adulte.
Creuset de relations affectives
Dans l’enfance, le fait d’avoir noué une relation de confiance avec un adulte...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Les produits utilisés pour l’opération ont provoqué une brûlure au second degré du cuir chevelu et une large cicatrice.
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<article-nb="2018/03/27/19-10">
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Exploration en BD du phénomène des orages magnétiques et de la manière de les reproduire en miniature.
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Une start-up veut créer une version dématérialisée de l’esprit humain, faisant miroiter à de potentiels clients l’espoir de pouvoir être ressuscité dans le futur.
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Dans la Silicon Valley, Nectome vend l’immortalité numérique

Une start-up veut créer une version dématérialisée de l’esprit humain, faisant miroiter à de potentiels clients l’espoir de pouvoir être ressuscité dans le futur.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 06h28
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            
La procédure est « 100 % mortelle », ne cache pas Robert McIntyre, l’un des deux cofondateurs de Nectome. Cette start-up américaine espère être capable de préserver le cerveau humain afin de pouvoir, si les futures avancées technologiques le permettent, le numériser puis télécharger son contenu sur un ordinateur. Mais pour prétendre à cette immortalité numérique, ses futurs clients devront d’abord accepter d’être euthanasiés.
Pour éviter des dommages trop importants, la technique mise au point par Nectome nécessite en effet d’être effectuée sur un cerveau frais. Celle-ci passe par l’injection d’un liquide d’embaumement dans les artères de ses patients, ce qui entraînera leur mort. « L’expérience sera identique à un suicide médicalement assisté », explique M. McIntyre, interrogé par Technology Review, le magazine scientifique du Massachusetts Institute of Technology (MIT).
L’entreprise a été fondée en 2016 par deux anciens chercheurs du MIT. Elle a reçu une subvention de près d’un million de dollars de la part de l’Institut national sur les maladies mentales. Elle vient également de passer trois mois au sein du Y Combinator, l’un des plus prestigieux incubateurs de start-up de la Silicon Valley. Mardi 20 mars, elle y a présenté son projet devant des investisseurs de la région, dans l’espoir de lever des fonds supplémentaires.
Pour le moment, Nectome n’a pas encore réalisé de tests sur une personne vivante. Mais la start-up met en avant trois réussites. Elle a d’abord préservé un cerveau de lapin puis un cerveau de cochon, lui permettant de recevoir deux prix scientifiques décernés par la Brain Preservation Foundation. En février 2018, elle a reproduit l’expérience sur une femme décédée deux heures et demie plus tôt. Son cerveau est « l’un des mieux préservés au monde », assure M. McIntyre.

La technique utilisée par Nectome s’appelle la vitrifixation. Selon les responsables de la société, elle permet de...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Le pelage d’une taupe, les pattes d’une loutre, la queue d’un castor, le bec d’un canard et… du lait maternel. Les chercheurs rêvent de voir cet animal éloigner l’une des pires menaces sanitaires pour l’homme, la résistance aux antibiotiques.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 25/03/2018
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L’ornithorynque, sauveur de l’humanité

Le pelage d’une taupe, les pattes d’une loutre, la queue d’un castor, le bec d’un canard et… du lait maternel. Les chercheurs rêvent de voir cet animal éloigner l’une des pires menaces sanitaires pour l’homme, la résistance aux antibiotiques.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 09h55
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

L’anecdote figure dans tous les bons ­livres d’histoire naturelle. Lorsque, en 1798, les Européens découvrirent, en Australie, un ornithorynque, le gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud s’empressa d’en envoyer l’enveloppe corporelle accompagnée de quelques dessins à Londres. Le ­pelage d’une taupe, les pattes d’une loutre, la queue d’un castor et le bec d’un canard… Les scientifiques britanniques crurent à un canular. Ils cherchèrent les coutures, parlèrent de montage. Même George Kearsley Shaw, le premier à décrire officiellement l’animal, ­reconnaissait qu’il était impossible de ne pas douter de son existence.
Les années ont passé, et le puzzle s’est ­encore compliqué. On constata d’abord qu’il s’agissait d’un mammifère, puis, quelques ­décennies plus tard, qu’il pondait des œufs. Sur ses chevilles, on découvrit des aiguillons capables, à la manière d’un serpent, d’injecter un puissant venin (mortel pour un chien). Enfin, on comprit que l’animal, qui passe ­l’essentiel de son temps dans les rivières, s’y déplace les yeux fermés. Pour chasser les vers, larves d’insectes et autres crevettes d’eau douce, il utilise l’électrolocalisation : des récepteurs situés sur son bec perçoivent le champ électrique créé par les contractions musculaires de ses proies.
Pas étonnant de voir les scientifiques à la peine pour retrouver l’origine évolutive du groupe des monotrèmes, dont il fait partie. Ni que, après l’incrédulité, la petite bête (de 1 à 2 kg pour 40 à 50 cm du bec à la queue) ait suscité chez eux un profond intérêt. Depuis une ­dizaine d’années, de nouveaux chercheurs ont été à leur tour piqués par la curiosité. Biologistes structuralistes, pathologistes ou ­médecins, ils rêvent de voir l’animal éloigner l’une des pires menaces sanitaires : la résistance aux antibiotiques.
Propriétés antimicrobiennes
Dans un article publié le 15 mars dans la revue Structural Biology Communication, une équipe australienne ­décrit pour la première fois...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Des chercheurs allemands ont découvert une nouvelle manière de fabriquer le principal principe actif contre le paludisme, l’artémisinine, sans produits chimiques mais en utilisant la chlorophylle.
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Une « soupe verte » pour fabriquer les antipaludiques

Des chercheurs allemands ont découvert une nouvelle manière de fabriquer le principal principe actif contre le paludisme, l’artémisinine, sans produits chimiques mais en utilisant la chlorophylle.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 18h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Dans la lutte contre le ­paludisme (plus de 400 000 morts et 210 millions de cas par an), un progrès vient d’être publié dans la ­revue Angewandte Chemie du 21 février. Les chercheurs allemands des Instituts Max Planck à Postdam et Magdebourg et de l’Université libre de Berlin n’ont pas découvert une nouvelle molécule, mais une nouvelle manière de fabriquer le principal principe actif contre cette maladie, l’artémisinine. Cette molécule extraite des feuilles d’armoise (Artemisia annua) a été découverte en 1972 par l’équipe de la Chinoise Youyou Tu, récompensée par un prix ­Nobel en 2015.
Les moins de 200 tonnes pro­duites annuellement proviennent principalement toujours d’extraction des feuilles, qui contiennent environ 1 % d’artémisinine, même si des méthodes industrielles de synthèse existent. Ces dernières consistent le plus souvent à utiliser des bactéries génétiquement modifiées pour, qu’après fermentation, un précurseur de l’artémisinine, l’acide artémisinique (AA), soit obtenu. Ce dernier subit ­ensuite une transformation photocatalytique, c’est-à-dire utilisant de la lumière et un catalyseur, pour arriver au produit désiré.
Coût important
« Même l’extraction coûte cher. En outre, la demande augmente et il existe beaucoup de contrefaçons. Il est donc intéressant de continuer à améliorer les procédés de ­synthèse », explique Peter Seeberger, l’un des auteurs de l’étude d’Angewandte Chemie. Ce dernier, avec son collègue et cosignataire ­Andreas Seidel-Morgenstern, a reçu en 2015 le prix international Humanité dans les sciences pour leurs travaux dans ce domaine. En 2012, ils avaient en effet déjà montré comment accélérer et abaisser les prix de la transformation de l’intermédiaire AA en artémisinine. Leur système utilisait un circuit continu au lieu d’un ­fermenteur de gros volume, ce qui accélère le processus, permet à la lumière d’être plus efficace et évite les coûts de nettoyage des cuves.
Cette...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Au menu : l’Etna glisse doucement vers la mer, interrogations sur la « guérison » de la couche d’ozone, les secrets des cafards cachés dans leur génome, etc.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ De nouvelles observations semblent confirmer une étape importante dans le processus qui permet aux nuages interstellaires de donner naissance aux étoiles.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤ 
<article-nb="2018/03/27/19-16">
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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Dimanche 25 mars, la France passe à l’heure d’été. Comme chaque année, les possibles effets de ce mini-décalage horaire sur notre organisme suscitent interrogations et vives discussions. Celles-ci ne sont pas tout à fait triviales, ainsi que le montrent la chronobiologie et les dernières recherches scientifiques...
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Changement d’heure : que la lumière soit !

Dimanche 25 mars, la France passe à l’heure d’été. Comme chaque année, les possibles effets de ce mini-décalage horaire sur notre organisme suscitent interrogations et vives discussions. Celles-ci ne sont pas tout à fait triviales, ainsi que le montrent la chronobiologie et les dernières recherches scientifiques...



Le Monde
 |    24.03.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 10h13
    |

                            Sylvie Chokron (Directrice de recherches au CNRS, Laboratoire de psychologie de la perception, université Paris-Descartes et Fondation ophtalmologique Rothschild)








                        



                                


                            
Comme chaque année, le retour des beaux jours signe la résurgence d’un éternel débat : faut-il ou non passer à l’heure d’été ? En France, cette mesure a été officiellement instaurée en 1976, juste après le premier choc pétrolier, dans le but de faire des économies d’énergie. Cependant, depuis cette date et deux fois par an, les possibles effets de ce mini-décalage horaire sur notre organisme suscitent interrogations et vives discussions.
Celles-ci ne sont pas tout à fait triviales. En effet, on sait depuis les débuts de la chronobiologie que la lumière extérieure a un effet notable sur la régulation de notre sommeil, de nos rythmes circadiens et de notre température corporelle. Par ailleurs, une véritable dépression saisonnière peut être observée lorsque les journées sont plus courtes, l’hiver, chez certains sujets qui souffrent tout particulièrement du manque de lumière.
Plus étonnant, il y a quelques années, ­Daniel Lakens, de l’université d’Eindhoven, a mis au point une série d’expériences ­visant à montrer que la lumière ambiante peut véritablement modifier le jugement que nous portons sur ce que nous voyons. Au cours de ces expériences, des images neutres (un disque, un livre) sont présentées avec une luminosité plus ou moins ­importante. Pour chaque image, les participants doivent décider si l’image est plutôt négative ou plutôt positive. A l’issue des tests, les résultats sont sans appel : une image neutre est jugée d’autant plus positive que sa luminosité est importante.
La vie est plus belle entre 18 et 19 heures
Récemment, Jacob Itzhacki, de l’Institut des neurosciences des Pays-Bas, est allé ­encore plus loin en étudiant l’influence des variations naturelles et quotidiennes de ­lumière sur ce que nous aimons ou désirons. Pendant une semaine et neuf fois par jour, les participants de l’étude entendaient une alarme sonner. A chaque fois, ils devaient répondre à des questions sur ce qu’ils avaient aimé ou ce dont ils avaient eu envie pendant...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Au large de l’Espagne, des chercheurs testent l’olfaction de globicéphales, des animaux de la famille des dauphins.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤ 
<article-nb="2018/03/27/19-18">
<filnamedate="20180327"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180327"><AAMMJJHH="2018032719">
<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ L’équipe américaine du MIT CSAIL a conçu SoFi, un poisson-robot, qui peut nager et descendre au fond des mers.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤ 
<article-nb="2018/03/27/19-19">
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Ils sont une quinzaine à venir tous les mardis, durant deux heures, pour danser dans une salle de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Une séance prescrite par leur neurologue.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤                     
                                                   
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Danser contre la maladie de Parkinson

Ils sont une quinzaine à venir tous les mardis, durant deux heures, pour danser dans une salle de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Une séance prescrite par leur neurologue.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 18h43
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. « C’est mon oxygène » : c’est ainsi que Gérard qualifie le cours de danse de ce mardi 6 mars. Il ne raterait une séance pour rien au monde. Et pour cause : « On arrive à effacer ses handicaps. » Depuis octobre 2017, ils sont une quinzaine à venir tous les mardis, durant deux heures, dans une salle de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour… danser. Ce jour-là, 14 hommes et femmes, à parité, atteints de la maladie de Parkinson.
Cette ­maladie du cerveau touche environ 200 000 personnes en France. Ses effets varient beaucoup d’un ­malade à l’autre : raideur, lenteur des mouvements, tremblements, problèmes d’équilibre… et souvent une grande fatigue. Si elle ne se guérit pas, des médicaments peuvent atténuer les symptômes, et une chose est sûre : bouger est nécessaire.
L’idée est venue d’Arlette Welaratne, attachée de ­recherche clinique, qui fait elle-même de la danse, et du neurologue à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) Emmanuel Flamand-Roze, convaincu des bienfaits de l’activité physique dans les maladies neurologiques. A chaque cours, Arlette Welaratne est présente, ce qui rassure les patients.
La technique est celle de l’expression primitive, ­basée sur le rythme, les mouvements simples, répétitifs, et la voix exprimée par les danseurs. Car « la ­parole est souvent perturbée par cette maladie », dit Svetlana Panova, danse-thérapeute et danseuse professionnelle, élève de France Schott-Billmann, une des pionnières de la danse-thérapie.
La séance démarre par un temps calme, pour retrouver son souffle, chasser les tensions… Au début, les ­regards sont un peu flottants, certains s’endorment… Puis c’est parti pour un voyage, les danseurs se lèvent, emmenés par la musique. Des mouvements lents puis rapides miment tantôt la colère, la joie, l’étonnement, en lançant des « oh » puis des « ah ». Au fil des pas, les visages s’ouvrent, laissent place aux sourires. Après...




                        

                        


<article-nb="2018/03/27/19-20">
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Etienne Ghys, mathématicien, directeur de recherche au CNRS et parrain de la collection « Génies des mathématiques », dévoile la vie et l’œuvre du prince des mathématiques, Carl Friedrich Gauss.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤ 