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Ce que l’on sait du meurtre de l’octogénaire juive Mireille Knoll

Alors que deux suspects ont été mis en examen, notamment pour « homicide volontaire » à caractère antisémite, une « marche blanche » en sa mémoire est organisée mercredi.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 18h41
   





                        



   


L’enquête a mis en évidence, lundi 26 mars, le caractère antisémite du meurtre de Mireille Knoll, rescapée de la Shoah âgée de 85 ans retrouvée morte vendredi à son domicile. Dans cette affaire encore entourée de zones d’ombre, deux hommes ont été mis en examen dans la nuit de lundi à mardi pour « homicide volontaire » à caractère antisémite et « vol aggravé ». Plusieurs personnalités ont appelé à participer, mercredi, à la « marche blanche » organisée en sa mémoire par les principales organisations juives.

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Qui était Mireille Knoll ? 
Née le 28 décembre 1932 à Paris, Mireille Knoll s’était enfuie avec sa mère de la capitale avant l’arrestation massive de plus de 13 000 juifs en juillet 1942, lors de la rafle du Vel d’Hiv. C’est un passeport brésilien hérité de son père qui lui avait alors permis de passer la ligne de démarcation et de trouver refuge au Portugal. Après la guerre, elle avait épousé un survivant d’Auschwitz, décédé il y a une quinzaine d’années selon un de ses deux fils. Ils avaient vécu au Canada avant de revenir à Paris, où son mari tenait un atelier d’imperméables dans le quartier juif du Sentier.
Mireille Knoll habitait seule au deuxième étage de son logement social de l’avenue Philippe-Auguste, dans le 11e arrondissement de Paris. Souffrant de la maladie de Parkinson, et handicapée par une mobilité très réduite, elle ne sortait de chez elle qu’en fauteuil roulant, accompagnée de son auxiliaire de vie. « Juive de cœur » mais non pratiquante, elle a mené « une vie modeste » d’après sa petite-fille, élevant ses fils au sein « d’une famille très ouverte, au contact de plein d’amis de toutes les religions ».
Dans quelle circonstance son corps a-t-il été retrouvé ?
Vendredi 23 mars, vers 18 h 30, Mireille Knoll a été retrouvée dans son lit, le corps en partie calciné et lardé de onze coups de couteau. Ce sont les pompiers qui l’ont découverte alors qu’ils intervenaient pour éteindre l’incendie qui s’était déclaré dans son appartement. Appelés sur place, les techniciens du laboratoire central de la préfecture ont, eux, relevé cinq départs de feu.
Qui sont les suspects ?
Le parquet de Paris a confié les investigations aux policiers du deuxième district de police judiciaire. L’enquête de voisinage a rapidement permis d’identifier un premier suspect, un voisin de l’octogénaire. Agé de 27 ans, le jeune homme, que l’octogénaire connaissait depuis l’enfance, se rendait régulièrement chez elle. Un des fils de Mme Knoll a d’ailleurs fait savoir aux enquêteurs qu’il avait aperçu le suspect en compagnie de sa mère le jour du drame. C’est en se rendant sur le lieu du crime, le lendemain, qu’il a été interpellé, puis placé en garde à vue.
Ce dernier est déjà connu des services de police et de justice pour des affaires de viol et d’agression sexuelle. Il a notamment été condamné en 2017 pour avoir agressé sexuellement une fillette de 12 ans au domicile de Mme Knoll, où celle-ci vivait avec sa mère, aide à domicile de l’octogénaire.
Un deuxième suspect, âgé de 21 ans, a été arrêté durant le week-end, près de l’opéra Bastille, après la mise en place d’un important dispositif de surveillance, comprenant la mobilisation de la brigade de recherche et d’intervention. Ce sans-domicile fixe est soupçonné d’avoir été présent au moment de l’assassinat. Il est bien connu des services de police, en particulier pour des faits de violence, de menaces et de vols avec effraction.

   


Quelles sont les pistes privilégiées ?
Les deux hommes, qui n’ont pas été confrontés durant leur interrogatoire, ont présenté des versions contradictoires, s’accusant mutuellement d’avoir porté les coups mortels. L’un des suspects a déclaré en garde à vue que son complice présumé avait crié « Allahou akbar » au moment de commettre les faits.
Ils ont été mis en examen dans la nuit de lundi à mardi pour « homicide volontaire à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion », « vol aggravé » et « dégradation ». Ils ont été placés en détention provisoire.
Plusieurs éléments ont conduit le parquet de Paris à retenir le caractère antisémite dans cette affaire. Une information judiciaire a été ouverte lundi pour « assassinat à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable ».
A ce stade des investigations, les motivations précises du crime ne sont pas connues. D’après une source proche de l’enquête, le mobile privilégié par les enquêteurs est celui d’un vol, profitant de l’état de faiblesse de Mireille Knoll, même si cette dernière vivait très modestement. L’hypothèse du crime crapuleux ne remet pas en cause le caractère antisémite des faits, notamment sachant que l’un des suspects connaissait la religion de la victime.
Quelles sont les réactions ?
Ce meurtre suscite une vive émotion, notamment au sein de la communauté juive, et dans le monde politique. Le président du Consistoire israélite de Paris, Joël Mergui, a immédiatement salué la « réactivité » des enquêteurs, tandis que le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Francis Kalifat, a exprimé sur Twitter son « soulagement » que le motif antisémite ait été retenu. « Ce n’est malheureusement pas une surprise », a réagi pour sa part, auprès du Monde, le député des Français de l’étranger Meyer Habib qui, du fait de ses fonctions, a très vite été au contact des enfants et petits-enfants de la vieille dame.
« Ignoble », « abject », « abominable » : la classe politique a également unanimement condamné ce meurtre. « J’exprime mon émotion devant le crime épouvantable commis contre Mme Knoll. Je réaffirme ma détermination absolue à lutter contre l’antisémitisme », a réagi sur Twitter le président Emmanuel Macron. Le premier ministre, Edouard Philippe, recevra mercredi la famille de la victime.

J’exprime mon émotion devant le crime épouvantable commis contre Mme Knoll. Je réaffirme ma détermination absolue à… https://t.co/Q4zI6FT9M5— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a dénoncé mardi, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, les « stéréotypes » qui sont à l’origine selon lui du meurtre d’une octogénaire :
« Ce qui était terrible, c’est que l’un des auteurs disait à l’autre “c’est une juive, elle doit avoir de l’argent”. »
« Les juifs ne sont pas en sécurité en France », a relevé mardi Malek Boutih, ancien député PS et ex-président de SOS Racisme, tandis que Laurent Wauquiez, président des Républicains, a appelé « chacun » à ouvrir « enfin les yeux » et que Marine Le Pen, présidente du Front national, dénonçait « un acte barbare ».
Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, a appelé les adhérents de son mouvement à participer à la « marche blanche » prévue à Paris mercredi, à 18 h 30, entre la place de la Nation et le domicile de la victime.

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Quels sont les précédents ? 
Ce meurtre intervient un an après celui, dans le même quartier, de Sarah Halimi, une juive défenestrée par un voisin au cri de « Allahou akbar ». Alors que dans l’affaire Halimi, en avril 2017, la justice n’avait pas tout de suite retenu le mobile antisémite, elle ne semble pas avoir hésité cette fois.
Le nombre d’actes antisémites a certes de nouveau reculé en 2017, mais reste à un niveau préoccupant, et la communauté juive de France, qui représente moins de 1 % de la population, est la cible d’un tiers des actes haineux recensés dans le pays.

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En outre, les violences à caractère antisémites sont, elles, en hausse, et cette augmentation des « passages à l’acte » préoccupe les autorités. Depuis 2006 et l’assassinat d’Ilan Halimi, onze personnes ont été tuées en France parce que juives, selon les responsables communautaires. « Cette succession de meurtres nous rappelle que la communauté juive est la cible privilégiée de ceux qui haïssent la République et ses valeurs », a déclaré le président du Consistoire israélite, Joël Mergui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Stéphane Gatignon doit annoncer sa démission à son conseil municipal mardi soir. Il explique au « Monde » les raisons de son choix.
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Le maire de Sevran démissionne pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieue

Stéphane Gatignon doit annoncer sa démission à son conseil municipal mardi soir. Il explique au « Monde » les raisons de son choix.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 18h39
    |

            Ariane Chemin et 
Louise Couvelaire








                        



   


Maire de Sevran, ville de 50 000 habitants qui compte parmi les plus pauvres de Seine-Saint-Denis, Stéphane Gatignon a été successivement communiste refondateur, écologiste et enfin soutien d’Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017. Ce fin connaisseur des banlieues françaises doit annoncer à son conseil municipal, mardi 27 mars, qu’il abandonne son fauteuil de maire, détenu depuis mars 2001. Il explique au Monde les raisons de son départ.
Pourquoi renoncez-vous à votre mandat de maire de Sevran avant son terme ?
J’ai été élu à 31 ans, cela fait donc dix-sept ans que j’exerce cette fonction. Dix-sept ans durant lesquels on s’est battus comme des fous pour transformer Sevran, attirer de grands projets, comme l’arrivée du métro, faire exister la ville en dehors de la rubrique faits divers. Mon but a toujours été de péter le ghetto, mais je crois que, malgré les déclarations qui vont dans ce sens, les gouvernements successifs ne partagent pas cet objectif. On continue à faire de la banlieue un monde parallèle, structuré comme une société précaire qui ne s’en sort que grâce aux solidarités, à la débrouille, à la démerde. Je pense aujourd’hui que cette situation arrange tout le monde. Alors, à un moment, on fatigue, on perd le jus…
Vous n’y croyez plus ?
En novembre 2012, j’ai mené une grève de la faim pour obtenir le remboursement des sommes dues par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, l’ANRU, et de meilleures dotations pour les villes pauvres et notamment pour Sevran. Cette action extrême montrait qu’à ce moment-là j’y croyais encore. J’avais dit, en y mettant fin au bout de six jours, que je démissionnerai le jour où je n’y croirais plus. Nous y sommes. Aujourd’hui, les villes de banlieue sont tenues à la gorge et on nous traite comme si nous étions aussi riches que Puteaux. La loi de finances 2018 nous impose de ne pas augmenter nos budgets de fonctionnement de plus de 1,2 % : si le gouvernement ne revient pas sur cette mesure, on est morts !

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Sevran bénéficie pourtant des investissements liés au Grand Paris ?
Je me bats avec mon équipe pour sortir la ville de cette fatalité de cité-dortoir à laquelle l’Etat semble vouloir l’assigner et monter des projets. Mais que de blocages et de situations sur lesquelles tout le monde ferme les yeux ! Pour les grands chantiers comme le métro, par exemple, nous n’avons pas assez de travailleurs formés : 30 000 sur les 70 000 nécessaires. Nous allons donc faire appel aux travailleurs détachés de toute l’Europe. Ce n’est pas fini. Sur les chantiers de BTP, 30 à 40 % des salariés ne seront pas déclarés. Comme il n’y a plus d’inspecteurs du travail, personne ne contrôle, et tout le monde s’en frotte les mains. Les gens ont besoin de vrais métiers, pas de petits boulots précaires. La banlieue, c’est le laboratoire de la France : il faut la réguler autrement que par le travail au noir.
Depuis 2011 – année où vous aviez demandé l’intervention de « casques bleus » dans votre ville – la situation s’est-elle améliorée ?
Quand je suis arrivé en 2001, j’avais 113 effectifs de police. Aujourd’hui, j’en ai 80, et une seule voiture de la BAC après 23 heures pour Aulnay et Sevran, deux plaques tournantes de la drogue. Lorsque, en 2011, j’ai appelé de mes vœux l’intervention de « forces d’interposition », j’avais enterré huit personnes en un an et demi à cause du trafic de stupéfiants qui gangrenait la ville. Au début, cette opération a porté ses fruits. Mais ça n’a rien réglé sur le fond. Le volume des ventes de drogue à Sevran est divisé par trois, mais le trafic s’est déplacé. Les mafias venues de l’Est, comme du Kosovo – gros producteur de cannabis –, prennent la main. De plus en plus de jeunes – et de plus en plus jeunes – trafiquent à petit prix, embauchés à la journée ou à la semaine, venant parfois de loin.
Depuis votre premier mandat de maire en 2001, vous assistez comme partout à un retour du religieux…
Les banlieues sont victimes – et actrices – d’une véritable poussée libérale. Pas parce qu’elles le veulent, mais parce qu’on les a abandonnées. Du coup, les solidarités sur lesquelles les habitants s’appuient pour s’en sortir se communautarisent de plus en plus. Résultat ? Les quartiers se replient chaque jour davantage sur leur communauté ethnique ou locale et donc sur la religion. Aujourd’hui, dans ma ville, tous les lieux de culte sont pleins : les mosquées, mais aussi les églises, et pas seulement évangéliques, les lieux de culte hindouistes, bouddhistes, mais aussi les sectes… Ce n’était pas le cas il y a dix-sept ans. Le religieux redonne un sens face à l’absence de règles et à la précarité, et s’accompagne pour certains d’un fort conservatisme, sur la place des femmes, le rôle de la famille. Je note cependant que nous avons un peu moins de femmes voilées, comme si une sorte d’étiage était atteint.
En septembre 2016, vous avez été pris à partie dans un documentaire de Bernard de La Villardière, sur M6, au sujet d’une mosquée. Que s’est-il passé ?
Je résume. Une salle de prière ouvre dans un quartier. Très vite, des fidèles de la mosquée viennent m’indiquer qu’elle est tenue par des radicaux qui traitent d’apostats les musulmans en discussion avec la mairie. Je découvre que le propriétaire de cette salle aurait été proche du GIA algérien, que le converti qui tient la salle a ouvert un kebab d’où 5, 6 ou 7 jeunes seraient partis vers la Syrie – il y a eu entre 14 et 15 départs pour le djihad à Sevran. La préfecture et la police sont prévenues. Pourtant, après le reportage de Bernard de La Villardière, le directeur du cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis a osé dire que la question n’avait jamais été évoquée avec moi. Ce lâchage, qui m’a valu d’être violemment pris à parti par certains médias et par l’extrême droite, a eu raison de ma foi en la politique. Sans confiance, pas de travail efficace pour lutter contre la délinquance et le terrorisme.
L’humoriste Yassine Belattar vient d’investir dans ce bar de Sevran qui a beaucoup fait parler de lui après un reportage de France 2. Une bonne nouvelle ?
Ça fait de l’animation ! Et s’il peut faire venir des artistes…

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Une cinquantaine d’élus et de responsables associatifs ont été reçus par Jacques Mézard le 15 mars dans le cadre de la « mission Borloo » pour les banlieues. Vous avez semblé déçu…
C’est le moins que l’on puisse dire ! Les bras m’en sont tombés. Cette réunion avait pour but de présenter nos travaux et nos propositions dans les domaines de l’emploi, de l’insertion, de l’éducation, de la culture et du sport – je souligne que les thèmes de la sécurité, de la police ou encore des trafics ont été exclus des discussions par le ministère. M. Mézard est arrivé avec plus d’une heure de retard, sans s’excuser, et n’a pas dit un mot ; le secrétaire d’Etat, Julien Denormandie, était absent ; les fonctionnaires du ministère et du Commissariat général à l’égalité des territoires avaient reformulé nos propositions et on avait du mal à les reconnaître. Une nouvelle fois, j’ai joué la mouche du coche. Quand j’ai pris la parole, le chien de Jacques Mézard, puisque le ministre était venu avec son chien, s’est d’ailleurs mis à aboyer.

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Comme le « Chien blanc » du roman de Romain Gary face à ses ennemis…
Je suis maire de banlieue depuis Jacques Chirac, j’ai l’habitude des conflits. Avec tous les ministres de la ville la situation était tendue. Je me suis tapé la gueule avec chacun d’eux, comme avec Fadela Amara, mais au moins ils faisaient de la politique. Avec ce gouvernement, c’est autre chose.
En quoi est-ce différent ?
Le nouveau monde de Macron, c’est le post-politique, des ministres sans expérience. Mézard semblait plus intéressé par son chien que par ce que disaient les maires de banlieue devant lui. Julien Denormandie est brillant, il veut bosser, mais il n’a jamais fait de « popol », comme on dit, il ne connaît pas la dynamique des rapports de force. Le terrain, il ne sait pas ce que c’est. L’appareil se bureaucratise. C’est peut-être parce que j’ai grandi dans le communisme, mais cet entre-deux me fait penser à Berlin en 1989, ou à la stagnation de l’ère Brejnev – cette période d’immobilisme total où le pouvoir était dans les mains de technocrates sans aucune vision. En marche ! me fait penser à Russie unie : les responsables sont nommés pour trois ans. En banlieue, les permanences des nouveaux élus sont vides. En marche ! n’est qu’une écurie pour la prochaine présidentielle.
En marche ! a refusé de vous investir dans la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis. Cette décision n’a-t-elle pas influencé votre démission ?
J’ai soutenu Macron. Je le soutiens encore, mais maintenant il faut prendre les bonnes décisions, et vite. Il faut que son gouvernement comprenne que la banlieue, sa jeunesse, son cosmopolitisme, son ancrage dans les technologies, son libéralisme, c’est ça le nouveau monde. Or les signes ne sont pas encourageants : coupes dans le budget de la politique de la ville en 2017, gel des emplois aidés, décisions défavorables au financement de l’ANRU et maintenant, ce conseil présidentiel des villes : censé rassembler des gens issus des banlieues, il n’est composé que d’anciennes figures ou de personnes qui, même si certaines font du bon travail, ne représentent pas grand-monde dans les quartiers populaires. Bref, beaucoup d’affichage et de com’, et peu d’action.
Dans deux semaines, Jean-Louis Borloo va présenter ses propositions au président de la République…
Borloo est notre dernier espoir. Et ce plan, celui de la dernière chance. Si Macron ne suit pas les préconisations de Borloo, cela veut dire que l’Etat laisse tomber les banlieues et leurs 5,5 millions d’habitants. Au passage, l’attentat de Carcassonne nous le confirme : on ne peut lutter contre le terrorisme islamiste sans appréhender, comprendre et surtout intervenir concrètement.
Allez-vous arrêter la politique ?
Comment pourrais-je ? Je suis tombé dedans quand j’avais 15 ans. Je reste conseiller municipal de Sevran, conseiller territorial, conseiller métropolitain, pour être certain que les projets que j’ai portés aboutissent. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de place en politique pour des militants comme moi. Je pense que j’ai une bonne expérience, mais Ils n’en veulent pas. On verra plus tard…



                            


                        

                        


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L’Assemblée nationale rend hommage au « héros » Arnaud Beltrame

Les chefs de chaque groupe politique ont pris la parole, mardi 27 mars, cinq jours après les attaques de Trèbes et Carcassonne.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 18h12
    |

            Manon Rescan








                        



   


Entre gravité affichée et tension retenue, les députés et le gouvernement ont rendu hommage, mardi 27 mars, à l’Assemblée nationale, aux victimes des attentats perpétrés dans l’Aude. Cinq jours après les attaques qui ont fait quatre victimes, à Carcassonne et dans un supermarché de Trèbes (Aude), les élus se sont retrouvés après les premières critiques de l’opposition sur l’action du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme.
La séance de questions au gouvernement – exceptionnellement réorganisée pour permettre à chaque groupe politique de s’exprimer avant une longue réponse du premier ministre – a été marquée par le souvenir d’un homme. « L’image [du terroriste] abattu par les forces de l’ordre s’efface derrière celle d’un héros, le lieutenant-colonel Beltrame », a déclaré Edouard Philippe avant de poursuivre :
« Il incarne la République, il est son image, son corps. Il s’inscrit dans une longue histoire de Françaises et de Français civils ou militaires qui se sont tenus droits au moment où le pire survenait. Cette image, ce courage m’impressionne, nous impressionne et nous renvoie au fond à un sentiment mêlé d’immense fierté et de très grande humilité. »
Peu avant, les présidents de groupe avaient eux aussi salué l’acte de bravoure du militaire, abattu par le terroriste après s’être substitué à une femme retenue en otage dans le supermarché de Trèbes. « Dans cette noirceur absolue a surgi une lumière (…). Nous nous inclinons devant le courage incroyable dont il a fait preuve », a souligné le président du groupe MoDem, Marc Fesneau. « Le mal a été vaincu car la scène a été inversée », a ajouté Jean-Luc Mélenchon, évoquant un homme qui a « remis le monde humain en ordre ». « Il a réaffirmé la primauté de la compassion, il a assumé la primauté d’un altruisme absolu, celui qui prend pour soi la mort possible de l’autre », a poursuivi le leader de La France insoumise. Des phrases qui ont fait se lever l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale. Inédit pour celui qui suscite bien plus souvent l’agacement de ses collègues que leurs applaudissements.
« Surenchère démagogique »
Mardi, l’heure n’était pourtant pas toujours à l’unité nationale dans l’hémicycle, un lieu où les députés avaient chanté La Marseillaise le 13 janvier 2015 après les attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Dans chacun des discours, les traces des polémiques de ces derniers jours, lancées par la droite et l’extrême droite, sont resurgies. « Nous pensons que le temps est venu de prendre de nouvelles décisions », a ainsi lancé Christian Jacob, président du groupe de droite, en reprenant les propositions avancées par Laurent Wauquiez, lundi, comme le retour de l’état d’urgence, l’enfermement pour les « individus français radicalisés et fichés » et l’expulsion du territoire de ceux de nationalité étrangère. N’étant pas présidente de groupe – le FN ne dispose pas de suffisamment de députés pour en former un –, Marine Le Pen n’a pas eu la parole. Dans la matinée, elle avait tenu une conférence de presse à l’Assemblée au cours de laquelle elle avait notamment plaidé pour la révision du code de la nationalité. « Il faut arrêter avec le droit du sol et arrêter l’acquisition systématique par différents biais de la nationalité française », avait-elle déclaré.
Ses sorties médiatiques de ces derniers jours, comme celles de M. Wauquiez, ont fait réagir d’autres présidents de groupe. Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a plaidé pour « un moment de cohésion nationale et pas de confusion nationale », évoquant un « concours Lépine de la solution miracle ». « Personne ne devrait [tirer] prendre parti du malheur qui nous frappe pour une surenchère démagogique », a renchéri Olivier Faure, président du groupe Nouvelle Gauche et nouveau premier secrétaire du Parti socialiste. « A notre tour de refuser à l’ennemi quelque victoire que ce soit et d’abord celle de la division et de la confusion », a lancé M. Mélenchon, qui a pris le contre-pied des critiques à l’égard du gouvernement, se disant « certain que [le gouvernement] a, dans ces circonstances, fait tout ce qui était en [son] pouvoir pour faire du mieux qu’[il pouvait] ». « Devant la barbarie mes chers collègues, l’essentiel tient en l’attitude des hommes », a également déclaré M. Fesneau.
Deux camps
Le premier ministre a riposté à la droite et à l’extrême droite. « Ceux qui affirment, sans savoir, que cet attentat aurait pu être évité, ceux qui croient pouvoir promettre aux Français un risque zéro, je le dis : ceux-là prennent, dans leur légèreté, une bien lourde responsabilité », a déclaré M. Philippe. Il a jugé « légitimes » les « interrogations » de l’opposition, tout en les écartant une à une. Pas question de revenir à l’état d’urgence alors que la loi antiterroriste votée en septembre a fait entrer dans le droit commun certaines des prérogatives de cet état d’exception. « J’entends le débat sur les fichés S, certains disent expulsez-les tous, enfermez-les tous, a-t-il poursuivi. C’est méconnaître l’Etat de droit, on ne peut pas être privé de sa liberté sur la base de soupçons. » Edouard Philippe n’a pas non plus oublié les déclarations de l’un de ses prédécesseurs, Manuel Valls, qui avait évoqué, dimanche, la possibilité d’interdire le salafisme. « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses », a déclaré le premier ministre, avant de conclure : « On ne peut pas interdire une idée, on peut sanctionner les comportements qu’elle entraîne. »
« Ce combat ça n’est pas seulement le combat du gouvernement, de ce gouvernement, c’est un combat qui sera long et qui sera difficile », a conclu le premier ministre :
« Nous savons tous, tous ceux qui ont été aux responsabilités le savent et je suis sûr qu’au fond d’eux-mêmes tous ceux qui aspirent aux responsabilités le savent, c’est un combat difficile. »
Dans l’hémicycle, cependant, deux camps se distinguaient clairement à la fin de son discours. D’un côté, la majorité, les socialistes, les centristes, les insoumis et les communistes. Ceux-là étaient debout pour applaudir. De l’autre, ses anciens camarades de banc du groupe Les Républicains, et les quelques députés du Front national présents, dont Marine Le Pen, la présidente du parti d’extrême droite. Ces derniers étaient assis et silencieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le député de La France insoumise a rendu hommage au gendarme assassiné par le terroriste Radouane Lakdim dans l’attentat de Trèbes vendredi 23 mars.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’hommage à l’octogénaire juive tuée vendredi partira mercredi à Paris de la place de la Nation à 18 h 30. D’autres marches sont organisées en France.
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Meurtre de Mireille Knoll : tous les partis, sauf le FN, appellent à la marche blanche contre l’antisémitisme

L’hommage à l’octogénaire juive tuée vendredi partira mercredi à Paris de la place de la Nation à 18 h 30. D’autres marches sont organisées en France.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 17h32
   





                        



   


L’ensemble des dirigeants politiques et beaucoup d’élus, à l’exception de représentants du Front national, ont annoncé leur participation, mercredi 27 mars, à la « marche blanche » organisée après le meurtre à caractère antisémite de Mireille Knoll, une octogénaire juive rescapée de la Shoah.
La manifestation partira à 18 h 30 de la place de la Nation, à Paris, jusqu’au domicile de Mireille Knoll, dans le 11e arrondissement. Le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, sera présent « pour dénoncer ce crime odieux et la banalisation du nouvel antisémitisme ». Il invite « ceux qui partagent les valeurs des Républicains » à le rejoindre.

Marche blanche en hommage à Mireille Knoll : soyons nombreux à honorer sa mémoire. J’invite tous ceux qui partagent… https://t.co/tN5ePkmHYI— laurentwauquiez (@Laurent Wauquiez)


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Le président (LR) du Sénat, Gérard Larcher, a annoncé qu’il serait présent, la présidente (LR) du conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, viendra aussi, ainsi que Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France insoumise, ou Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, dont le parti a appelé à manifester.
Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, viendra « dire non à l’antisémitisme, non au racisme, non à la violence barbare ! ». Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a aussi annoncé sa présence, ainsi que l’ancien ministre de l’intérieur socialiste Matthias Fekl. Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, avait invité dès mardi matin ses militants à venir à cette manifestation, déplorant un antisémitisme « banalisé dans les paroles, dans les actes ». Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, participera à un rassemblement similaire à Toulouse.
Marine Le Pen indésirable
Francis Kalifat, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui a lancé l’idée de la marche, a signalé que « beaucoup de personnalités, de diverses tendances politiques, ont annoncé leur venue » et dit espérer « qu’il y aura des membres du gouvernement, et peut-être plus ». En revanche, la présidente du FN, Marine Le Pen, n’y sera pas, le CRIF ayant indiqué que « le Front national n’est pas souhaité » à cette marche.
Deux hommes ont été mis en examen pour homicide volontaire à caractère antisémite, et ont été écroués, après le meurtre vendredi de Mme Knoll, 85 ans, rescapée de la rafle du Vél’ d’Hiv, un an après le meurtre à Paris de Sarah Halimi, 65 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Seize pays de l’UE, mais aussi les Etats-Unis et au moins six pays alliés ont annoncé l’expulsion de plus d’une centaine de diplomates russes en réaction à l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal en Angleterre.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

Comment et pourquoi des diplomates peuvent-ils se faire expulser ?

Seize pays de l’UE, mais aussi les Etats-Unis et au moins six pays alliés ont annoncé l’expulsion de plus d’une centaine de diplomates russes en réaction à l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal en Angleterre.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 16h56
    |

            Mathilde Damgé, 
Alexandre Pouchard et 
Pierre Breteau








                        


Seize pays de l’UE, mais aussi les Etats-Unis et au moins six pays alliés ont pour l’heure annoncé l’expulsion de plus d’une centaine de diplomates russes de leurs territoires en réaction à l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal en Angleterre, au début du mois de mars.
L’expulsion de diplomates reste une mesure avant tout symbolique. C’est, selon Paris et Berlin, les capitales les plus engagées aux côtés de Londres, une façon de marquer le coup et d’éviter tout signe de faiblesse.

        Lire l’édito :
         

          Affaire Skripal : le rapport de force avec la Russie est nécessaire



Paris, comme Berlin, va expulser quatre des 90 diplomates russes accrédités en France : l’attaché de défense, le chef de la mission économique, le consul à Strasbourg et l’un des responsables du consulat de Marseille. Ils doivent quitter le territoire national dans un délai d’une semaine. « Ils font partie de ceux que nous avions déjà mis en garde pour leurs activités d’espionnage », rappelle-t-on de source diplomatique.
Combien y a-t-il de diplomates en France ?
En juillet 2017, le réseau diplomatique français comptait 182 ambassadeurs et 89 consuls et consuls généraux. En 2014, 810 représentations étrangères étaient présentes en France métropolitaine et d’outre mer.
Quel statut pour quelle immunité ?
Selon la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques (1961) et la Convention sur les relations consulaires (1963), les diplomates jouissent d’un statut reconnu internationalement, et notamment d’une immunité qui les couvre dans l’exercice de leur fonction. Ces avantages doivent les rendre libres de leur action dans des contextes politiques parfois difficiles. Pour rester sur le territoire français, le ministère des affaires étrangères leur délivre un titre de séjour spécial d’un à trois ans, renouvelable pour deux ans.
Mais ils ont aussi des devoirs : ils doivent s’astreindre à respecter les réglementations locales : « En cas de défaillance grave ou répétée, le Protocole [service qui accueille les ambassadeurs étrangers] sera amené à prendre diverses mesures, de la simple mise en garde à la déclaration “persona non grata” », prévient le Quai d’Orsay.
Peuvent-ils être expulsés ?
Un diplomate peut être désigné « persona non grata » (« personne qui n’est pas la bienvenue »). Il est alors visé par une procédure d’expulsion mais conserve son statut diplomatique, ce qui l’empêche de demander l’asile.
La décision d’expulsion doit être assumée par l’Etat d’envoi, qui est tenu de rappeler la personne jugée indésirable et de s’assurer que son départ du territoire est effectif. Si ce dernier refuse, l’Etat d’accueil peut refuser de reconnaître la personne concernée en tant que membre d’une mission diplomatique et peut alors être expulsé comme n’importe quel citoyen étranger.
Y a-t-il eu des précédents ?
Pour la France, il s’agit de la vague la plus massive d’expulsions depuis 1983, lorsque François Mitterrand avait renvoyé 47 Russes, principalement des diplomates. Ils étaient accusés d’être des agents du KGB, sur la foi des informations fournies par une « taupe » de la DST, le contre-espionnage français.
En pleine guerre froide (septembre 1971), le Royaume-Uni avait également expulsé 105 Soviétiques accusés d’espionnage. La Russie avait répondu deux semaines plus tard en renvoyant 18 Britanniques, dans une logique de riposte qui prévaut à nouveau en 1985, lors de la défection d’un espion soviétique haut gradé, Oleg Gordievsky.
Les cas d’expulsion pour raisons d’espionnage (désaccords politiques, délits ou crimes qui justifient un rappel…) sont les plus fréquents, car ils correspondent à un système, comme l’expliquait au Monde Franck Renaud, auteur du livre Les Diplomates : derrière la façade des ambassades de France (éd. Nouveau Monde, 2010) :
« Il y a deux types de représentants des services secrets dans une ambassade. Il y a celui qui est officiellement là dans le cadre d’un accord avec les services du pays où il est en poste. Et puis il y a ceux qui sont “sous couverture”, c’est-à-dire qu’on leur accorde une couverture diplomatique. Ils sont là pour recueillir du renseignement en étant “clandestins” dans le pays. »
Et au sein de l’Europe ?
Les relations diplomatiques entre Etats sont régies par la Convention de Vienne de 1961, et il n’existe pas de textes spécifiques entre Etats européens, et donc pas de différence. Une fois que le pays de résidence a donné son accord pour l’arrivée d’un ambassadeur ou d’une ambassadrice, et qu’il ou elle est accréditée par le pays d’origine, le statut est accordé (article 39). Pour les autres diplomates, le pays d’origine se contente de notifier le pays de résidence.
Seule différence, très mineure, pour un diplomate ressortissant de l’Union européenne ou d’un pays de l’Espace économique européen (EEE) : il peut revenir librement dans le pays – et sans visa – si on lui retire son titre diplomatique ou si sa mission prend fin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ « Le Monde » s’est procuré le texte envoyé pour avis au Conseil d’Etat. Le texte, qui compte 65 articles, modifie les sanctions applicables aux demandeurs d’emploi.
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Assurance-chômage, formation professionnelle, apprentissage : ce que contient le projet de loi

« Le Monde » s’est procuré le texte envoyé pour avis au Conseil d’Etat. Le texte, qui compte 65 articles, modifie les sanctions applicables aux demandeurs d’emploi.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 16h34
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Notre économie est confrontée à des « transformations majeures » qui « requièrent de refonder une grande partie de notre modèle de protection sociale ». C’est pourquoi le gouvernement veut transformer en profondeur trois dispositifs essentiels – l’assurance-chômage, la formation continue et l’apprentissage – dans le but d’accorder de « nouveaux droits aux personnes » et de « renforcer l’investissement des entreprises dans les compétences de leurs salariés ». Tels sont les objectifs du projet de loi qui vient d’être envoyé pour avis au Conseil d’Etat et que Le Monde s’est procuré.
Ce texte, qui comporte 65 articles développés sur une centaine de pages, affiche un intitulé conforme à celui qu’avait évoqué la ministre du travail, Muriel Pénicaud, lors d’une conférence de presse, début mars : « Projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Il reprend – évidemment – les principales annonces faites au cours des dernières semaines par l’exécutif sur la formation des apprentis et des autres catégories d’actifs, ainsi que sur la couverture des demandeurs d’emplois. Il recèle également des dispositions qui n’étaient pas toutes connues sur d’autres thématiques : lutte contre le travail illégal et la fraude au détachement, emploi des handicapés, promotion de l’égalité professionnelle.
De nouvelles règles sont, enfin, prévues pour encourager la mobilité des fonctionnaires – ce qui constitue une petite surprise. Après la réécriture du code du travail, qui vise à octroyer plus de flexibilité aux entreprises, ce projet de loi est présenté comme un acte II des réformes sociales, davantage tourné vers la sécurisation des personnes, l’idée étant d’inventer une « flexisécurité » à la française.
Assurance-chômage
Très attendu, ce volet du texte affiche comme objectif de « garantir une assurance-chômage plus universelle et plus juste ». Promesse emblématique d’Emmanuel Macron pendant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La députée LRM a évoqué, le 22 mars, la possibilité de « tirer » en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire, sans chercher à savoir s’il s’agit d’un acte terroriste ou de militants écologistes. Greenpeace a porté plaine pour incitation au meurtre.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La Cour de cassation a validé mardi la condamnation de l’ancien président du Front national, qui avait de nouveau qualifié les chambres à gaz de « détail » de l’histoire en 2015.
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Jean-Marie Le Pen définitivement condamné pour ses propos sur les chambres à gaz

La Cour de cassation a validé mardi la condamnation de l’ancien président du Front national, qui avait de nouveau qualifié les chambres à gaz de « détail » de l’histoire en 2015.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 15h17
   





                        



   


La condamnation de Jean-Marie Le Pen pour contestation de crime contre l’humanité est désormais définitive. La Cour de cassation a validé, mardi 27 mars, le jugement en appel qui avait infligé une amende de 30 000 euros à l’ancien président du Front national. Ce dernier avait de nouveau qualifié les chambres à gaz de « détail » de l’histoire de la seconde guerre mondiale en avril 2015.
La haute juridiction, qui juge la bonne application du droit, a rejeté le pourvoi du cofondateur du Front national, qui protestait contre sa condamnation pour contestation de crime contre l’humanité prononcée le 1er mars 2017 par la cour d’appel de Paris.
« Sous couvert d’admettre la réalité et le caractère “assez ignoble” des chambres à gaz », « Jean-Marie Le Pen n’a de cesse d’en relativiser l’importance », soulignait le jugement de première instance, rendu par le tribunal correctionnel en avril 2016, estimant qu’il se livrait en fait à une concession qui n’était « qu’apparente ». La cour d’appel de Paris avait confirmé cette analyse.
« Pas du tout » de remords
Le 2 avril 2015, face au journaliste Jean-Jacques Bourdin, qui lui demandait s’il regrettait d’avoir qualifié les chambres à gaz de « détail », Jean-Marie Le Pen avait répondu : « Pas du tout. Ce que j’ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la guerre, à moins d’admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz. »
Le journaliste de BFMTV lui avait alors demandé si l’on pouvait qualifier « des millions de morts » de « point de détail ». « C’est pas un million de morts, c’est les chambres à gaz », « moi je parle de choses précises. Je n’ai pas parlé de nombre de morts. J’ai parlé d’un système. J’ai dit que c’était un détail de l’histoire de la guerre », lui avait rétorqué l’ancien président du FN.
Sa fille Marine Le Pen avait quant à elle condamné ces propos, qui ont entraîné l’exclusion du FN de M. Le Pen, dont il a en revanche pu rester président d’honneur jusqu’en 2018.
La suite d’une longue série de condamnations
Jean-Marie Le Pen a fait l’objet de multiples condamnations en justice pour différents propos publics. Il avait ainsi déjà été condamné à verser 1,2 million de francs (environ 180 000 euros) à onze associations pour avoir déclaré en 1987 que les chambres à gaz étaient un « point de détail » de l’histoire.
L’ancien candidat à la présidentielle a aussi été condamné, entre autres, pour des propos sur l’occupation allemande, dont il jugeait, en 2005, qu’elle n’avait « pas été particulièrement inhumaine » en France. Il a également été condamné pour provocation à la discrimination pour avoir déclaré au Monde que « le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont ». Ou encore en 2017 pour des propos sur les Roms.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Considérant que l’alternance « n’est pas une question de personne, pas seulement », le délégué général de LRM a invité, mardi, Anne Hidalgo à « rejoindre » son mouvement.
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Christophe Castaner réinsiste sur le « besoin d’alternance à Paris »

Considérant que l’alternance « n’est pas une question de personne, pas seulement », le délégué général de LRM a invité, mardi, Anne Hidalgo à « rejoindre » son mouvement.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h28
   





                        


La bataille de Paris est bel et bien engagée. Quelle bataille ? Celle de la prise de la mairie à l’occasion des élections municipales en 2020. Avec quels acteurs à la manœuvre ? D’un côté, Emmanuel Macron et son mouvement, La République en marche (LRM) ; de l’autre, Anne Hidalgo, la maire actuelle. Les premiers contre la seconde ? Les premiers avec la seconde ? C’est toute la question du moment.
Et c’est exactement ce que traduit l’intervention de Christophe Castaner, le délégué général de LRM, mardi 27 mars au micro de France Inter. Ce dernier a, en l’occurrence, multiplié les déclarations sur un supposé « besoin d’alternance » dans la capitale ces derniers jours… Sans pour autant fermer la porte à une alliance.
« Moi, ce que je sens, c’est ce besoin d’alternance à Paris, mais l’alternance n’est pas une question de personne, pas seulement, c’est une question politique, c’est une question de projet », a ainsi déclaré M. Castaner.
Le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement avait déjà évoqué un « besoin d’alternance fort » dimanche, alors qu’une étude IFOP-Fiducial avance que 58 % des Parisiens seraient mécontents du bilan de la maire de Paris.

        Lire aussi :
         

                Entre Anne Hidalgo et LRM, la bataille pour la Mairie de Paris est ouverte



« Je l’invite à nous rejoindre »
Christophe Castaner n’a pas exclu pour autant la possibilité d’une alliance entre son parti et la socialiste : « Anne Hidalgo peut aussi décider de s’engager elle-même sur cette transformation en profondeur et peut aussi avoir demain une position claire vis-à-vis du président de la République », dit-il. Et d’appeler l’intéressée à sortir « d’une ligne politique très partisane qui conduit à s’opposer ».
« Moi, je l’invite à nous rejoindre et à ce moment-là nous pourrons discuter de la façon de travailler pour l’intérêt des Parisiens, ensemble », a-t-il encore déclaré. « On ne peut pas faire le choix d’être dans notre opposition — ce qui a priori semble être le cas — et en même temps dire “venez me soutenir” », juge-t-il.
Interrogé sur la possible candidature du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, à Paris, Christophe Castaner a répondu : « Benjamin est un candidat possible, nous n’en sommes pas là aujourd’hui ».

        Lire aussi :
         

                A Paris, La République en marche engage la bataille pour les municipales de 2020



« A eux de se positionner sur mon bilan »
Interrogée sur sa position à l’égard de LRM par Libération au début de mars, Anne Hidalgo invitait au contraire la majorité gouvernementale à sortir du bois. « Je n’en sais rien », répondait-elle à la question de savoir si un candidat LRM pourrait se présenter face à elle. « Ce sera à eux de se positionner sur mon bilan et sur ce que je vais proposer. » 
La maire de Paris déclarait vouloir construire une « alliance citoyenne » dans l’optique des élections de 2020. « Tous les partis qui voudront soutenir cette alliance seront les bienvenus. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Mis sous pression par les déclarations de Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Manuel Valls, les élus La République en marche refusent de surenchérir.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

Terrorisme : la majorité s’oppose à de nouvelles mesures sécuritaires

Mis sous pression par les déclarations de Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Manuel Valls, les élus La République en marche refusent de surenchérir.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 13h38
    |

            Alexandre Lemarié et 
Manon Rescan








                        


Nul besoin de surenchérir avec une nouvelle loi ni de durcir les dispositions existantes. Alors que la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement de l’état d’urgence ou l’enfermement préventif des « fichés S » après les attaques djihadistes dans l’Aude, plusieurs députés La République en marche (LRM) opposent une fin de non-recevoir à ces demandes de l’opposition, en jugeant suffisant le dispositif de sécurité actuel.
« La logique “un événement-une loi” moi j’y suis extrêmement réticent », déclare Raphaël Gauvain, rapporteur de la loi antiterroriste (SILT) entrée en vigueur le 1er novembre pour prendre le relais de l’état d’urgence. « Nous n’allons pas voter une nouvelle loi à chaque fois qu’il y a un attentat, alors que l’arsenal antiterroriste existant a permis d’enrayer vingt-deux attentats en un an », complète son collègue Sacha Houlié, en précisant que la loi votée par la majorité à l’automne « permet le suivi des personnes radicalisées, la possibilité d’assignation à résidence ou de fermeture de lieux de culte ».

        Lire aussi :
         

                Attentats dans l’Aude : Radouane Lakdim avait été convoqué par la DGSI



« Le dispositif issu de la loi SILT est efficace. Il garantit l’Etat de droit et la sécurité. Tous ceux qui travaillent avec sérieux sur la question de la lutte antiterroriste trouvent absurde l’internement des “fichés S” », abonde Aurore Bergé, porte-parole du groupe LRM, en accusant Laurent Wauquiez et Marine Le Pen de s’adonner à « des mesures d’affichage populistes ». « Ils sont dans l’instrumentalisation et dans l’utilisation de ces attentats pour en faire un objet politique, au risque d’oublier le deuil national », s’indigne à son tour la députée de Paris, Laetitia Avia.
« La réponse n’est pas législative »
Pour autant, certains élus macronistes n’excluent pas de faire évoluer le dispositif législatif à l’avenir. « Si on s’aperçoit qu’il y a des insuffisances dans la loi votée à l’automne, on pourra l’adapter. S’il faut donner à l’administration de nouveaux outils préventifs on le fera », assure Raphaël Gauvain. « Si cela s’avérait nécessaire, dans des circonstances exceptionnelles, nous pourrions rétablir l’état d’urgence », abonde Yaël Braun-Pivet, présidente LRM de la commission des lois. « Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui car l’arsenal dont nous disposons est suffisant pour faire face à la menace de manière efficace. » « La réponse n’est pas que législative », insiste toutefois M. Gauvain. « Le gouvernement a lancé un plan de lutte contre la radicalisation notamment en prison, la réponse est là », selon lui. Plusieurs élus soulignent en outre que l’exécutif ne lésine pas sur « les moyens », en recrutant notamment près de 2 000 agents de renseignement supplémentaires sur l’ensemble du quinquennat.
Les députés de la majorité se désolidarisent en outre des propositions formulées par Manuel Valls, qui a plaidé pour une « interdiction du salafisme » et une éventuelle « rétention administrative » des « fichés S » les plus dangereux. Même si le député de l’Essonne est apparenté LRM, plusieurs élus macronistes jugent que sa parole n’engage aucunement l’ensemble des députés LRM. « Il parle en tant qu’ancien premier ministre et sa ligne n’est pas celle du groupe », tranche M. Houlié.
« Surenchère »
Son collègue Aurélien Taché est du même avis. Cinglant, le député du Val-d’Oise condamne les propositions de M. Valls, y voyant « des mesures d’affichage, qui risquent de diviser davantage la société, plutôt que d’apporter des réponses opérationnelles ». « Il ne faut pas tout mélanger et se livrer à des raccourcis. Le rôle d’un responsable politique n’est pas de se transformer en islamologue », ajoute-t-il pour disqualifier la proposition de l’ex-premier ministre visant à interdire le salafisme. « Manuel Valls a une vraie expertise sur le sujet », soutient au contraire le député de Paris Sylvain Maillard, se disant « totalement raccord » avec l’ancien chef de gouvernement sur cette mesure précise. « Je pense qu’il faut savoir nommer nos adversaires et le salafisme est notre adversaire », ajoute-t-il.

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Quant à son idée d’enfermer les « fichés S » de manière préventive, la plupart des députés LRM la rejettent, au motif qu’elle serait inapplicable et priverait les services de renseignement d’un outil de collecte d’informations cruciales sur les personnes radicalisées. Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a dénoncé la « surenchère » d’une telle proposition : « Les Etats-Unis ont eu à une époque Guantanamo et ont bien vu que ça ne marchait pas. Ça n’empêche pas les attentats et par ailleurs on se retrouve avec des personnes dont, au bout d’un moment, on ne sait plus quoi faire », a-t-il expliqué sur Europe 1. A l’instar de M. Houlié, certains reprochent au passage à l’ex-premier ministre de « formuler les mêmes propositions que M. Wauquiez et Mme Le Pen ».
Certains, dans la majorité, se montrent toutefois tolérants avec M. Valls. « Il a raison de poser le débat », nuance ainsi Marie Guévenoux, ancienne juppéiste aujourd’hui députée LRM de l’Essonne. « On a une menace terroriste très forte, si dans certains cas on peut décider d’une assignation à résidence voire d’un placement en rétention administrative sans mettre en péril le renseignement, cela mérite d’être évalué », poursuit l’élue qui précise que sa position n’est pas arrêtée. Le signe que le débat n’est pas clos au sein du groupe majoritaire.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ La crise qui secoue Mayotte depuis des semaines constitue une occasion historique pour la République de faire cesser les provocations des Comores rendant impossible la mise en œuvre d’une coopération équilibrée, écrivent le sénateur de Mayotte Thani Mohamed Soilihi et l’avocate Nathalie Trousseville dans une tribune au « Monde ».
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Mayotte : il faut « appliquer une politique diplomatique ferme à l’attention de l’Union des Comores »

La crise qui secoue Mayotte depuis des semaines constitue une occasion historique pour la République de faire cesser les provocations des Comores rendant impossible la mise en œuvre d’une coopération équilibrée, écrivent le sénateur de Mayotte Thani Mohamed Soilihi et l’avocate Nathalie Trousseville dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 14h33
    |

Thani Mohamed-Soilihi (sénateur de Mayotte) et Nathalie Trousseville (avocate au barreau de Paris)







                        



                                


                            

Tribune. Le soulèvement populaire, observé actuellement au sein du 101e département de Mayotte, relance le sempiternel débat sur l’appartenance de cette île à la France, différend qui l’oppose à l’Union des Comores depuis des décennies. Le 22 décembre 1974, à l’occasion d’une consultation d’autodétermination, les habitants d’Anjouan, de Mohéli et Grande Comores ont voté à plus de 95 % pour l’indépendance, tandis que les Mahorais se prononçaient largement pour le maintien au sein de la République française.
Prenant acte de ce choix, la France a alors décidé de comptabiliser les résultats île par île, conservant ainsi dans son giron le futur jeune département. Cette décision, vivement critiquée, aurait été prise en violation du droit international, et notamment du point 6 de la déclaration du 14 décembre 1960 sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples colonisés des Nations unies, qui édicte que l’intégrité territoriale des anciennes colonies doit être préservée. La France aurait ainsi arbitrairement amputé les Comores d’un quart de son territoire se fondant sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Accuser la République française d’avoir construit une opposition fictive entre des populations d’un même environnement traduit une méconnaissance manifeste de l’histoire de Mayotte, que l’on fait remonter à tort à 1946 et à la création de cette entité administrative qu’est un territoire d’outre-mer (TOM).
Instabilité et violence depuis l’indépendance
En réalité, c’est cette opposition originelle entre les îles composant l’archipel qui a conduit les Mahorais, régulièrement victimes de razzias depuis le XIIIe siècle, à réclamer la protection de la France. Le monarque malgache de Mayotte, Andriantsoly, lui a cédé l’île en 1841, afin de mettre un terme à la guerre que se livraient les « sultans batailleurs ».
D’ailleurs, preuve s’il en fallait, l’Union des Comores a de nouveau...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le sénateur Union centriste Hervé Maurey doit présenter mercredi une proposition de loi sur la concurrence ferroviaire.
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Le Sénat entre en compétition avec le gouvernement sur la réforme ferroviaire

Le sénateur Union centriste Hervé Maurey doit présenter mercredi une proposition de loi sur la concurrence ferroviaire.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h00
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Ça se bouscule pour réformer le rail en France ! Mercredi 28 mars, le sénateur (Union centriste) de l’Eure, Hervé Maurey, présentera devant l’hémicycle de la Haute Assemblée une proposition de loi relative à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs, elle-même concurrente du projet de « nouveau pacte ferroviaire » porté par le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre des transports, Elisabeth Borne.
Voilà que, face à une opposition syndicale à la réforme de la SNCF, s’ouvre, pour Emmanuel Macron, un front sénatorial plus inattendu. Les parlementaires ont trouvé là un moyen de contrer la mécanique des ordonnances voulue par l’exécutif et de porter, devant les assemblées, un débat, article par article, dont le pouvoir se serait bien passé. C’est aussi une occasion de laver ce qui a été vécu par les élus de la Nation comme un affront fait au pouvoir législatif.
« J’ai été surpris – et plus que cela – d’apprendre que le gouvernement décidait de réformer par ordonnances, fulmine Hervé Maurey, qui est aussi président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable. Elisabeth Borne m’avait assuré que notre proposition, présentée le 6 septembre [2017], serait un des véhicules législatifs de la réforme. A sa demande, j’ai accepté de renoncer à l’inscription de ce texte en janvier, afin d’attendre les conclusions du rapport Spinetta. Comment ne pas voir dans ce revirement un mépris absolu du Sénat et du Parlement ? »

« Un vrai débat s’impose »
« Pour justifier les ordonnances, le gouvernement invoque la nécessité d’aller vite, poursuit M. Maurey. [Il] dispose d’un texte qui est prêt, et qui a même été validé par le Conseil d’Etat. Il pourra aller plus vite qu’avec les ordonnances. Qu’il s’en saisisse ! »
« Sur un tel sujet, un vrai débat s’impose, déclare le sénateur. Une soixantaine d’amendements à notre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Les signataires de l’accord de Nouméa se réunissent pour discuter de la formulation proposée aux électeurs.
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Nouvelle-Calédonie  : la question du référendum en débat

Les signataires de l’accord de Nouméa se réunissent pour discuter de la formulation proposée aux électeurs.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 13h12
    |

                            Claudine Wéry (Nouméa, correspondante)








                        


Mètre après mètre, le gouvernement tente de déminer le chemin qui mène jusqu’au référendum d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie. Le 20 mars, le Parlement a adopté, par un vote quasi unanime, une loi organique sur la très sensible composition de la liste électorale référendaire. La veille, à Nouméa, répondant à la demande formulée devant eux, le 5 décembre 2017, par Edouard Philippe, les élus du Congrès de Nouvelle-Calédonie ont fixé la date du référendum. Il aura lieu le dimanche 4 novembre.

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Le propos liminaire des articles de la délibération a toutefois suscité un énième épisode de la guerre de tranchées à laquelle se livre la droite depuis des années. Jugeant le texte « trop repentant » sur les méfaits de la colonisation, les deux formations rivales proches de LR (Les Républicains calédoniens et Le Rassemblement-LR) ont voté contre le texte et en ont profité pour claquer la porte du groupe de travail baptisé « Sur le chemin de l’avenir », dont la mise en place avait été souhaitée par le premier ministre afin de préparer l’après-référendum.
La principale formation non-indépendantiste, Calédonie ensemble (droite modérée), a en revanche voté à l’unisson avec les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS). Les mêmes se sont entendus sur une charte des valeurs communes (républicaines, océaniennes et chrétiennes) qu’ils devaient proposer, mardi 27 mars, au premier ministre, lors de la réunion à Matignon du comité des signataires de l’accord de Nouméa.
Clivages
Nouvelle étape de la préparation du référendum, son ordre du jour est dominé par la question qui sera posée aux électeurs calédoniens. « Elle implique (…) une formulation binaire. Le champ des possibles est très limité », avait déclaré le chef du gouvernement à Nouméa. Dans son titre IX, l’accord de Nouméa du 5 mai 1998 stipule que « la consultation [portera] sur l’accession à la pleine souveraineté ».
Le gouvernement a souhaité que les élus calédoniens travaillent ensemble à la formulation de la question. Une mission qui s’est révélée impossible au vu des clivages.
« Le libellé est simple pour nous. Les mots “pleine souveraineté” figurent bien dans l’accord. Je défie quiconque de me dire où se trouve le mot “indépendance”, tonne Louis Mapou, chef du groupe UNI-FLNKS (indépendantiste) au Congrès. J’entends dire qu’il faut une certaine clarté. On finirait par laisser croire que les Kanak ne seraient pas capables de comprendre le terme “pleine souveraineté”. »
En aparté, des membres du FLNKS confient cependant craindre que l’« indépendance » effraie une frange de leur électorat.
« Course à l’échalote »
A la tête du Rassemblement-LR, le sénateur Pierre Frogier refuse « que l’on demande aux Calédoniens s’ils veulent que la Nouvelle-Calédonie accède ou non à la pleine souveraineté ». « Maintenant, c’est projet contre projet, conviction contre conviction. C’est la France ou l’indépendance ! », assène ce signataire de l’accord de Nouméa. Sur le même registre, Sonia Backès, chef de file des Républicains calédoniens, réclame une question sans fioritures avec des bulletins de vote comportant en toutes lettres le mot « France ». « L’expression “pleine souveraineté” est ambiguë », affirme celle dont les militants veulent « mettre une rouste aux indépendantistes ».
En revanche, le député Philippe Gomès (UDI, Agir et Indépendants), patron de Calédonie ensemble, estime que « les deux termes, “pleine souveraineté” ou “indépendance”, sont possibles ». « La Constitution et l’accord de Nouméa utilisent uniquement les mots de “pleine souveraineté”. Mais les précédentes consultations du même type, aux Comores et à Djibouti, utilisaient le mot “indépendance” », rappelle-t-il. Le parlementaire accuse ses concurrents loyalistes de se livrer à « une course à l’échalote dans la perspective des élections provinciales de 2019, en misant sur des désordres qui feront prospérer leur radicalité ».
Dans ce contexte, tout porte à croire que les acteurs calédoniens s’en remettront à l’autorité de l’Etat pour trancher leurs chicanes et fixer la question du référendum. Mais ce défaut de consensus témoigne que, malgré vingt années de décolonisation pacifique, dont l’ultime ambition était l’émergence d’une communauté de destin, la société calédonienne demeure fracturée par un conflit aux allures indépassables : pour ou contre l’indépendance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ L’Elysée, Matignon, les ministères des outre-mer, de l’intérieur et des affaires étrangères peinent à trouver un consensus.
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Mayotte : désaccord au sommet de l’Etat sur les relations avec les Comores

L’Elysée, Matignon, les ministères des outre-mer, de l’intérieur et des affaires étrangères peinent à trouver un consensus.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h34
    |

            Patrick Roger








                        



   


Tergiversations au sommet de l’Etat. Alors que la situation à Mayotte continue de se dégrader, l’exécutif peine toujours à apporter une réponse à la hauteur des enjeux. Et pour cause. L’Elysée, Matignon, les ministères des outre-mer, de l’intérieur et des affaires étrangères ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde. D’après des échanges confidentiels auxquels Le Monde a eu accès, deux options s’opposent notamment, en haut lieu, sur l’attitude à tenir face aux Comores.
D’un côté, le ministère des outre-mer plaide pour un renforcement de la coopération avec les Comores, en exigeant en contrepartie des engagements des autorités comoriennes à lutter contre l’immigration clandestine. Lors de sa dernière visite dans l’océan Indien, en août 2017, Annick Girardin avait engagé des consultations dans cette optique. Cette option a, semble-t-il, la préférence de Matignon.

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Cicatrices encore vives
Cependant, le ministère des affaires étrangères en pince toujours pour une vieille chimère qu’il entend réactiver : la communauté de l’archipel des Comores. Une idée notamment portée par la direction Afrique-océan Indien du ministère des affaires étrangères, qui estime qu’une partie des responsables politiques comoriens serait prête à renoncer à l’idée de Mayotte comorienne. Il s’agirait dès lors de proposer une association entre Mayotte et les Comores dans le cadre d’un accord de coopération régionale. Cette option aurait également les faveurs de l’Elysée, en particulier du conseiller outre-mer d’Emmanuel Macron.
Problème, elle se heurte à des oppositions croisées, tant du côté mahorais que du côté comorien. Elle sous-estime notablement les cicatrices encore vives de l’histoire entre Mayotte et les Comores.

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Un épisode récent est d’ailleurs venu rappeler la difficulté des relations. Depuis mercredi 21, l’Union des Comores a pris la décision, notifiée par une circulaire du vice-président chargé des transports, Soulaimana Kaambi, de refuser le retour sur son territoire des Comoriens expulsés de Mayotte. « En raison de la crise sociale qui prévaut dans l’île comorienne de Mayotte (…), écrit le ministre, il est interdit aux compagnies maritimes et aériennes qui desservent cette île d’embarquer à destination d’autres îles sœurs toute personne considérée par les autorités qui administrent Mayotte comme étant en situation irrégulière. »
Ainsi, le Gombessa, un navire de la SGTM assurant la liaison régulière entre les îles de l’archipel, a dû repartir à Mayotte avec à son bord 95 passagers faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire. Pour les dirigeants des Comores, qui refusent de reconnaître le choix des Mahorais, exprimé en 1974, de rester dans le giron français et considèrent Mayotte comme comorienne, les ressortissants comoriens doivent pouvoir se déplacer comme bon leur semble dans l’archipel. Une position qui complique encore un peu plus les options de sortie de crise étudiées à l’Elysée.
Le gouvernement devrait annoncer mercredi 28 mars, un renouvellement de l’équipe préfectorale et des directions des services de l’Etat à Mayotte. Un nouveau délégué devrait immédiatement être dépêché su place pour reprendre langue avec les élus et avec les représentants des collectifs et de l’intersyndicale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Plusieurs membres de l’opposition pilonnent la supposée « naïveté » de l’exécutif en matière de terrorisme islamiste, après les attaques de Carcassonne et de Trèbes
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Après les attaques dans l’Aude, Emmanuel Macron attendu sur l’islam

Plusieurs membres de l’opposition pilonnent la supposée « naïveté » de l’exécutif en matière de terrorisme islamiste, après les attaques de Carcassonne et de Trèbes



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 12h17
    |

            Cédric Pietralunga, 
Alexandre Lemarié et 
Solenn de Royer








                        



                                


                            

Le silence d’Emmanuel Macron est-il tenable ? S’ils ont dans un premier temps fait preuve de retenue, les opposants au chef de l’Etat pilonnent depuis dimanche la supposée « naïveté » de l’exécutif en matière de terrorisme islamiste, après les attaques de Carcassonne et de Trèbes (Aude), qui ont coûté la vie à quatre personnes, vendredi 23 mars. « Absence d’action » et « paroles creuses », accuse Laurent Wauquiez, « désastreux aveuglement », fustige Marine Le Pen, « forme d’insouciance », s’inquiète Manuel Valls.
Face à cette offensive, l’exécutif esquive et refuse d’engager le combat, en tout cas pour le moment. A écouter leurs proches, ni Emmanuel Macron ni Edouard Philippe n’ont l’intention de prendre la parole pour répondre aux attaques. « Les Français n’attendent pas des grands discours mais des actes », justifie-t-on à Matignon, où l’on met en avant le plan de lutte contre la radicalisation présenté le 23 février, à Lille, par le premier ministre. « La République n’a besoin ni de coups de menton ni d’improvisation », ajoute un conseiller de l’exécutif, qui estime que le chef de file du parti Les Républicains a « franchi un cordon sanitaire ».

Il n’empêche, le chef de l’Etat est sur le reculoir. S’il a pris à bras-le-corps l’aspect sécuritaire de l’antiterrorisme, notamment avec l’adoption, en octobre 2017, de la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT), qui a fait entrer dans le droit commun des dispositions de l’état d’urgence (assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte), Emmanuel Macron se montre beaucoup plus discret sur la dimension religieuse, tout comme sur la question de la place de l’islam en France et ses liens avec la République. « C’est un sujet éminemment sensible, qui met immédiatement tout le monde mal à l’aise. C’est un angle mort de la politique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le Medef demande un « moratoire », alors que la mesure doit entrer en vigueur au 1er janvier 2019.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

Prélèvement à la source : le gouvernement maintient le calendrier

Le Medef demande un « moratoire », alors que la mesure doit entrer en vigueur au 1er janvier 2019.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 15h20
    |

            Benoît Floc'h








                        


« Oui, c’est exclu. » Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, a confirmé, lundi 26 mars, qu’il n’y aurait pas de nouveau report de la réforme du prélèvement à la source. Dimanche, Pierre Gattaz, président du Medef, avait demandé « un moratoire » afin « que l’on puisse beaucoup mieux préparer ce sujet », avait-il précisé.
A partir du 1er janvier 2019, l’impôt sur le revenu sera donc bien, comme prévu, collecté directement par les entreprises sur les salaires et non plus un an plus tard, comme c’est le cas aujourd’hui. Annoncée sous le quinquennat Hollande, la réforme avait été reportée d’un an par la nouvelle majorité.
Lundi, M. Darmanin a pu se rendre compte lors d’un comité de suivi, à Beauvais, avec les représentants locaux du patronat, combien le sujet était sensible. Un an de plus ?
« Cela aurait été nécessaire, estime Sébastien Covelli, qui gère une entreprise de boulangerie (six boutiques, quarante-cinq salariés). Ça fait deux ans qu’on nous en parle mais on n’a toujours pas la méthodologie. Tout va être fait dans la précipitation et le premier semestre 2019 sera compliqué à gérer. Par ailleurs, nous serons collecteur de l’impôt, mais quelles contreparties aurons-nous ? »
Le gouvernement assure qu’un guide a déjà été envoyé aux entreprises, que le comité de suivi se réunira tous les mois et que 1 500 expérimentations se dérouleront dans l’année. M. Darmanin a également rappelé que « beaucoup d’allégements de charges » avaient été octroyés aux entreprises. Certes, a-t-il reconnu, la mise en œuvre de la réforme leur coûtera de « 300 à 400 millions d’euros ». Mais, d’un autre côté, l’obligation d’utiliser dorénavant la « déclaration sociale nominative » leur fera économiser 1,5 milliard d’euros. « Les économies, on ne les mesure pas », affirme cependant M. Covelli.
« Une démarche qui va dans le bon sens »
Olivier Remoissonnet, directeur général de La Brosserie française, « seul fabricant français de brosses à dents », était également présent à la réunion. S’il regrette « une carence au niveau de l’Etat », il estime, lui, qu’il ne faut pas attendre : « On se plaint que notre pays ne bouge pas. Alors quand une démarche va dans le bon sens, il faut y aller. Même si les choses se font dans la douleur. »
Lundi soir, en tout cas, le Medef a réitéré ses réserves, demandant dans un communiqué que l’impôt soit « prélevé directement par le fisc sur le compte du contribuable ». « Les entreprises n’ont ni l’envie ni les moyens de se transformer en conseiller fiscal de leurs salariés », précise l’organisation patronale.



                            


                        

                        


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Les partenaires sociaux, faire-valoir des réformes ?

Syndicats et patronat ont le sentiment que l’Etat met au pas le paritarisme, à travers ses projets de loi.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 14h43
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

A mesure que le contenu des réformes sociales se précise, les leaders syndicaux et patronaux sont de plus en plus nombreux à éprouver un sentiment désagréable : celui d’être relégué au statut d’exécutant – voire de potiche. Deux dossiers alimentent leur amertume : la transformation de l’assurance-chômage et celle de la formation professionnelle, qui vont, de facto, déboucher sur une reprise en main par l’Etat de dispositifs au sein desquels les organisations d’employeurs et de salariés occupaient, jusqu’à présent, une position cardinale. Il s’agit là d’un tournant, pleinement assumé par l’exécutif.
Muriel Pénicaud l’a d’ailleurs exprimé avec netteté, il y a quelques jours, dans un entretien au quotidien L’Opinion : « A chacun son rôle », a lancé la ministre du travail. Elle l’a dit, de façon encore plus directe, dans une interview publiée peu de temps après par l’hebdomadaire Le Point : « L’intérêt général relève du gouvernement et du Parlement élu par le peuple, même s’ils n’en ont pas le monopole. Pour l’atteindre, il faut parfois bousculer les corps intermédiaires. » Et d’ajouter : « C’est une question de partage entre la démocratie sociale et la démocratie politique. » 
Une rhétorique évidemment en phase avec la doctrine du président de la République : « C’est chacun sa place, nous ne sommes pas dans une logique de cogestion, affirme-t-on à l’Elysée. Nous avons indiqué aux partenaires ce sur quoi nous nous étions engagés. Nous pensons être dépositaires de l’intérêt général. »

Tutelle des pouvoirs publics
A l’heure actuelle, l’assurance-chômage est gérée par l’Unédic, une association paritaire que le patronat et les syndicats copilotent. Ceux-ci négocient, à intervalle régulier, des « conventions » pour fixer les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi, tout en veillant aux équilibres financiers du régime. Problème : depuis la crise de 2008, l’Unédic...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer souhaite renforcer l’attractivité de la maternelle.
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Les questions que pose l’abaissement de l’instruction obligatoire de 6 à 3 ans

Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer souhaite renforcer l’attractivité de la maternelle.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 16h56
    |

            Anne-Aël Durand








                        



   


La scolarisation est actuellement obligatoire à partir de 6 ans, mais le serait à l’avenir à partir de 3 ans : c’est ce qu’a annoncé le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, mardi 27 mars. Explications.
Combien d’enfants sont concernés ?
20 000
En réalité, l’immense majorité des enfants âgés de 3 ans fréquentent l’école maternelle : ils étaient plus de 795 000 à la rentrée 2016. Seuls 19 740 n’avaient pas intégré la petite section, soit moins de 2,4 % de leur classe d’âge. On trouve parmi eux, entre autres, des enfants handicapés qui ne peuvent être accueillis faute d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) dans les écoles.
Dès la moyenne section, en revanche, la totalité des enfants étaient scolarisés en 2016 (un taux qui peut même dépasser 100 %, car l’effectif constaté dépasse parfois la population totale du même âge estimée par l’éducation nationale à partir des bilans démographiques).


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97,6 % des enfants de 3 ans sont scolarisés en France
A la rentrée 2016, 795 501 enfants sur 815 241 ont été accueillis en maternelle à 3 ans. 

Source : Education nationale



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Comment évolue ce chiffre ?
Durant les quinze dernières années, la proportion d’enfants scolarisés à 3 ans a très légèrement diminué : en 2000, l’école accueillait 100 % de cette classe d’âge, et même un tiers des enfants âgés de 2 ans. Quinze ans plus tard, on retrouve en maternelle 97,6 % des petits de 3 ans, mais seulement 11,6 % des tout-petits.


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Depuis 2000, la part d'élèves scolarisés à 3 ans fléchit très légèrement, alors que celle des 2 ans s'effondre


Source : Education nationale



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Pourquoi rendre obligatoire ce qui est déjà généralisé ?
Le ministre de l’éducation justifie cette mesure par l’importance qu’il accorde aux enseignements en maternelle. Il évoque aussi des disparités géographiques, avec seulement 87 % de scolarisation en Corse, 93 % à Paris et parfois moins de 70 % dans certains territoires d’outre-mer.
Cette mesure figurait-elle dans le programme d’Emmanuel Macron ?
Non, c’est plutôt une surprise. En tout cas, l’idée ne figure pas sur le programme d’En Marche ! lors de l’élection présidentielle 2017. En revanche, l’instauration de l’école obligatoire dès 3 ans était défendue par la ministre de l’éducation de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, en 2016, puis reprise dans le programme du candidat socialiste Benoît Hamon (avec un droit à la scolarisation dès 2 ans). La mesure était également prônée par Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) qui souhaitait étendre l’obligation scolaire à 18 ans.
A droite, François Fillon (Les Républicains) proposait de « commencer la scolarité obligatoire à 5 ans, de sorte que l’apprentissage de la lecture, avec des méthodes efficaces, débute plus tôt ».
Qu’est-ce que cela changerait pour les parents ?
Peu de chose, puisque la grande majorité scolarise déjà leurs enfants de 3 ans. En revanche, l’obligation scolaire entraînera probablement des contraintes d’assiduité accrues, alors que l’absentéisme ou la présence à temps partiel est actuellement toléré dans certains établissements. Par ailleurs, les enfants nés à partir d’avril 2018 devront, pour être acceptés à l’école, avoir effectué leurs onze vaccins obligatoires.
Quelles conséquences financières ?
Pour les parents, l’école obligatoire est également gratuite. Rappelons que plusieurs prestations familiales changent lorsque l’enfant atteint son troisième anniversaire : le complément de libre choix du mode de garde pour l’emploi d’une assistante maternelle est divisé par deux et la prestation d’accueil du jeune enfant n’est plus versée.
Et pour les finances publiques ?
Peut-on facilement accueillir 20 000 élèves de plus en petite section ? Sur la base de vingt-cinq élèves par classe (moyenne constatée en maternelle), accueillir 20 000 élèves de moins conduirait à créer au moins 800 postes d’enseignants.
Mais en raison d’une baisse de la natalité, les prévisions d’effectifs en maternelle sont en forte baisse : il y a eu 8 600 élèves de moins en 2017 qu’en 2016, et l’éducation nationale estime qu’il devrait y en avoir 25 000 de moins à la rentrée 2018. De quoi compenser largement les quelque 20 000 nouveaux entrants en restant à effectifs constants.

        Lire aussi :
         

                Natalité  : vers la fin de l’exception française



Reste cependant une incertitude : la réforme pourrait entraîner une augmentation du nombre d’écoles maternelles privées sous contrat, à laquelle les communes doivent verser un forfait, en vertu de la loi Debré de 1959. La réforme pourrait ainsi représenter un coût important pour les mairies.
Quelle est la situation ailleurs en Europe ?
Au sein de l’Union européenne, seule la Hongrie oblige les élèves à fréquenter l’école à 3 ans. L’âge légal est de 4 ans au Luxembourg, 5 ans au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas, 6 ans dans la plupart des pays d’Europe et même 7 ans en Suède.



                            


                        

                        


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Vélib’, retour sur le fiasco qui fragilise Anne Hidalgo

Smovengo devait avoir installé un millier de stations de vélos partagés en mars. Nul ne sait quand l’opérateur, qui a succédé à JCDecaux, tiendra cet engagement. Un « accident industriel » qui finit par atteindre la maire de Paris.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 16h11
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

« Heureusement que l’hiver a été long », souffle-t-on au cabinet de Christophe Naj­dovski, adjoint (EELV) chargé des transports à la Mairie de Paris. Avec la pluie, la neige et le froid, la crise du Vélib a moins pénalisé les usagers que si la laborieuse installation du vélo partagé s’était déroulée à la belle saison.

A mesure que les rebondissements du ­ « Vélibgate » se succèdent, les qualificatifs, « accident industriel », « fiasco », « crash », sont de moins en moins tendres pour Smovengo, l’opérateur du service, qui était censé avoir achevé la mise en place d’un millier de stations en cette fin mars. Désormais, plus personne ne se hasarde à pronostiquer la date exacte à laquelle le service sera complètement installé. En attendant, les accusations finissent par atteindre le donneur d’ordre, le Syndicat Autolib’Vélib’Métropole (SAVM), qui rassemble les 67 communes concernées, mais aussi Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, à qui ses adversaires politiques reprochent également « le scandale Streeteo » – de faux contrôles de stationnement par la société privée qui en a la charge – ou la piétonnisation chaotique des berges de la rive droite de la Seine.
Mais « comment a-t-on pu en arriver là ? », se demande-t-on, face à cette inscription dérisoire qui figure depuis trois mois sur les barrières de chantier : « Vélib’, reviens vite ! » Pourquoi avoir enlevé les stations pour les remplacer par d’autres, exactement aux mêmes endroits ? En d’autres termes, fallait-il vraiment procéder au changement de délégataire, décidé au printemps 2017 ?
Un défi inédit
La commande, au début de l’an dernier, semblait ambitieuse. « Le nouveau Vélib sera électrique et métropolitain », ne cessaient de ­répéter les élus parisiens. Les communes de la petite couronne francilienne étaient invitées à s’équiper de stations et de vélos, sous l’égide du Syndicat Autolib’Métropole, devenu SAVM, alors...




                        

                        

