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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Stéphane Gatignon doit annoncer sa démission à son conseil municipal mardi soir. Il explique au « Monde » les raisons de son choix.
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Le maire de Sevran démissionne pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieue

Stéphane Gatignon doit annoncer sa démission à son conseil municipal mardi soir. Il explique au « Monde » les raisons de son choix.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 18h39
    |

            Ariane Chemin et 
Louise Couvelaire








                        



   


Maire de Sevran, ville de 50 000 habitants qui compte parmi les plus pauvres de Seine-Saint-Denis, Stéphane Gatignon a été successivement communiste refondateur, écologiste et enfin soutien d’Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2017. Ce fin connaisseur des banlieues françaises doit annoncer à son conseil municipal, mardi 27 mars, qu’il abandonne son fauteuil de maire, détenu depuis mars 2001. Il explique au Monde les raisons de son départ.
Pourquoi renoncez-vous à votre mandat de maire de Sevran avant son terme ?
J’ai été élu à 31 ans, cela fait donc dix-sept ans que j’exerce cette fonction. Dix-sept ans durant lesquels on s’est battus comme des fous pour transformer Sevran, attirer de grands projets, comme l’arrivée du métro, faire exister la ville en dehors de la rubrique faits divers. Mon but a toujours été de péter le ghetto, mais je crois que, malgré les déclarations qui vont dans ce sens, les gouvernements successifs ne partagent pas cet objectif. On continue à faire de la banlieue un monde parallèle, structuré comme une société précaire qui ne s’en sort que grâce aux solidarités, à la débrouille, à la démerde. Je pense aujourd’hui que cette situation arrange tout le monde. Alors, à un moment, on fatigue, on perd le jus…
Vous n’y croyez plus ?
En novembre 2012, j’ai mené une grève de la faim pour obtenir le remboursement des sommes dues par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, l’ANRU, et de meilleures dotations pour les villes pauvres et notamment pour Sevran. Cette action extrême montrait qu’à ce moment-là j’y croyais encore. J’avais dit, en y mettant fin au bout de six jours, que je démissionnerai le jour où je n’y croirais plus. Nous y sommes. Aujourd’hui, les villes de banlieue sont tenues à la gorge et on nous traite comme si nous étions aussi riches que Puteaux. La loi de finances 2018 nous impose de ne pas augmenter nos budgets de fonctionnement de plus de 1,2 % : si le gouvernement ne revient pas sur cette mesure, on est morts !

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Sevran bénéficie pourtant des investissements liés au Grand Paris ?
Je me bats avec mon équipe pour sortir la ville de cette fatalité de cité-dortoir à laquelle l’Etat semble vouloir l’assigner et monter des projets. Mais que de blocages et de situations sur lesquelles tout le monde ferme les yeux ! Pour les grands chantiers comme le métro, par exemple, nous n’avons pas assez de travailleurs formés : 30 000 sur les 70 000 nécessaires. Nous allons donc faire appel aux travailleurs détachés de toute l’Europe. Ce n’est pas fini. Sur les chantiers de BTP, 30 à 40 % des salariés ne seront pas déclarés. Comme il n’y a plus d’inspecteurs du travail, personne ne contrôle, et tout le monde s’en frotte les mains. Les gens ont besoin de vrais métiers, pas de petits boulots précaires. La banlieue, c’est le laboratoire de la France : il faut la réguler autrement que par le travail au noir.
Depuis 2011 – année où vous aviez demandé l’intervention de « casques bleus » dans votre ville – la situation s’est-elle améliorée ?
Quand je suis arrivé en 2001, j’avais 113 effectifs de police. Aujourd’hui, j’en ai 80, et une seule voiture de la BAC après 23 heures pour Aulnay et Sevran, deux plaques tournantes de la drogue. Lorsque, en 2011, j’ai appelé de mes vœux l’intervention de « forces d’interposition », j’avais enterré huit personnes en un an et demi à cause du trafic de stupéfiants qui gangrenait la ville. Au début, cette opération a porté ses fruits. Mais ça n’a rien réglé sur le fond. Le volume des ventes de drogue à Sevran est divisé par trois, mais le trafic s’est déplacé. Les mafias venues de l’Est, comme du Kosovo – gros producteur de cannabis –, prennent la main. De plus en plus de jeunes – et de plus en plus jeunes – trafiquent à petit prix, embauchés à la journée ou à la semaine, venant parfois de loin.
Depuis votre premier mandat de maire en 2001, vous assistez comme partout à un retour du religieux…
Les banlieues sont victimes – et actrices – d’une véritable poussée libérale. Pas parce qu’elles le veulent, mais parce qu’on les a abandonnées. Du coup, les solidarités sur lesquelles les habitants s’appuient pour s’en sortir se communautarisent de plus en plus. Résultat ? Les quartiers se replient chaque jour davantage sur leur communauté ethnique ou locale et donc sur la religion. Aujourd’hui, dans ma ville, tous les lieux de culte sont pleins : les mosquées, mais aussi les églises, et pas seulement évangéliques, les lieux de culte hindouistes, bouddhistes, mais aussi les sectes… Ce n’était pas le cas il y a dix-sept ans. Le religieux redonne un sens face à l’absence de règles et à la précarité, et s’accompagne pour certains d’un fort conservatisme, sur la place des femmes, le rôle de la famille. Je note cependant que nous avons un peu moins de femmes voilées, comme si une sorte d’étiage était atteint.
En septembre 2016, vous avez été pris à partie dans un documentaire de Bernard de La Villardière, sur M6, au sujet d’une mosquée. Que s’est-il passé ?
Je résume. Une salle de prière ouvre dans un quartier. Très vite, des fidèles de la mosquée viennent m’indiquer qu’elle est tenue par des radicaux qui traitent d’apostats les musulmans en discussion avec la mairie. Je découvre que le propriétaire de cette salle aurait été proche du GIA algérien, que le converti qui tient la salle a ouvert un kebab d’où 5, 6 ou 7 jeunes seraient partis vers la Syrie – il y a eu entre 14 et 15 départs pour le djihad à Sevran. La préfecture et la police sont prévenues. Pourtant, après le reportage de Bernard de La Villardière, le directeur du cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis a osé dire que la question n’avait jamais été évoquée avec moi. Ce lâchage, qui m’a valu d’être violemment pris à parti par certains médias et par l’extrême droite, a eu raison de ma foi en la politique. Sans confiance, pas de travail efficace pour lutter contre la délinquance et le terrorisme.
L’humoriste Yassine Belattar vient d’investir dans ce bar de Sevran qui a beaucoup fait parler de lui après un reportage de France 2. Une bonne nouvelle ?
Ça fait de l’animation ! Et s’il peut faire venir des artistes…

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Une cinquantaine d’élus et de responsables associatifs ont été reçus par Jacques Mézard le 15 mars dans le cadre de la « mission Borloo » pour les banlieues. Vous avez semblé déçu…
C’est le moins que l’on puisse dire ! Les bras m’en sont tombés. Cette réunion avait pour but de présenter nos travaux et nos propositions dans les domaines de l’emploi, de l’insertion, de l’éducation, de la culture et du sport – je souligne que les thèmes de la sécurité, de la police ou encore des trafics ont été exclus des discussions par le ministère. M. Mézard est arrivé avec plus d’une heure de retard, sans s’excuser, et n’a pas dit un mot ; le secrétaire d’Etat, Julien Denormandie, était absent ; les fonctionnaires du ministère et du Commissariat général à l’égalité des territoires avaient reformulé nos propositions et on avait du mal à les reconnaître. Une nouvelle fois, j’ai joué la mouche du coche. Quand j’ai pris la parole, le chien de Jacques Mézard, puisque le ministre était venu avec son chien, s’est d’ailleurs mis à aboyer.

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Comme le « Chien blanc » du roman de Romain Gary face à ses ennemis…
Je suis maire de banlieue depuis Jacques Chirac, j’ai l’habitude des conflits. Avec tous les ministres de la ville la situation était tendue. Je me suis tapé la gueule avec chacun d’eux, comme avec Fadela Amara, mais au moins ils faisaient de la politique. Avec ce gouvernement, c’est autre chose.
En quoi est-ce différent ?
Le nouveau monde de Macron, c’est le post-politique, des ministres sans expérience. Mézard semblait plus intéressé par son chien que par ce que disaient les maires de banlieue devant lui. Julien Denormandie est brillant, il veut bosser, mais il n’a jamais fait de « popol », comme on dit, il ne connaît pas la dynamique des rapports de force. Le terrain, il ne sait pas ce que c’est. L’appareil se bureaucratise. C’est peut-être parce que j’ai grandi dans le communisme, mais cet entre-deux me fait penser à Berlin en 1989, ou à la stagnation de l’ère Brejnev – cette période d’immobilisme total où le pouvoir était dans les mains de technocrates sans aucune vision. En marche ! me fait penser à Russie unie : les responsables sont nommés pour trois ans. En banlieue, les permanences des nouveaux élus sont vides. En marche ! n’est qu’une écurie pour la prochaine présidentielle.
En marche ! a refusé de vous investir dans la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis. Cette décision n’a-t-elle pas influencé votre démission ?
J’ai soutenu Macron. Je le soutiens encore, mais maintenant il faut prendre les bonnes décisions, et vite. Il faut que son gouvernement comprenne que la banlieue, sa jeunesse, son cosmopolitisme, son ancrage dans les technologies, son libéralisme, c’est ça le nouveau monde. Or les signes ne sont pas encourageants : coupes dans le budget de la politique de la ville en 2017, gel des emplois aidés, décisions défavorables au financement de l’ANRU et maintenant, ce conseil présidentiel des villes : censé rassembler des gens issus des banlieues, il n’est composé que d’anciennes figures ou de personnes qui, même si certaines font du bon travail, ne représentent pas grand-monde dans les quartiers populaires. Bref, beaucoup d’affichage et de com’, et peu d’action.
Dans deux semaines, Jean-Louis Borloo va présenter ses propositions au président de la République…
Borloo est notre dernier espoir. Et ce plan, celui de la dernière chance. Si Macron ne suit pas les préconisations de Borloo, cela veut dire que l’Etat laisse tomber les banlieues et leurs 5,5 millions d’habitants. Au passage, l’attentat de Carcassonne nous le confirme : on ne peut lutter contre le terrorisme islamiste sans appréhender, comprendre et surtout intervenir concrètement.
Allez-vous arrêter la politique ?
Comment pourrais-je ? Je suis tombé dedans quand j’avais 15 ans. Je reste conseiller municipal de Sevran, conseiller territorial, conseiller métropolitain, pour être certain que les projets que j’ai portés aboutissent. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de place en politique pour des militants comme moi. Je pense que j’ai une bonne expérience, mais Ils n’en veulent pas. On verra plus tard…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Quatorze lycées de l’académie d’Orléans-Tours expérimenteront dès septembre le dispositif « Ambition PACES », destiné à diversifier l’origine sociologique des futurs médecins et à les garder dans la région.
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Une initiation aux études de santé pour lutter contre les déserts médicaux du Centre-Val de Loire

Quatorze lycées de l’académie d’Orléans-Tours expérimenteront dès septembre le dispositif « Ambition PACES », destiné à diversifier l’origine sociologique des futurs médecins et à les garder dans la région.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 18h05
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


Comment lutter contre la désertification médicale dans la région Centre-Val de Loire ? En essayant de créer un vivier local de futurs médecins. C’est le pari que fait l’académie d’Orléans-Tours avec le dispositif « Ambition PACES ». Lancé en collaboration avec l’agence régionale de santé, la faculté de médecine de Tours et la région Centre-Val de Loire, il permettra à quatorze lycées de la région de proposer à des élèves de la série scientifique une initiation à la première année commune aux études de santé (PACES), qui donne accès aux cursus de médecine, dentiste, pharmacie, sage-femme, kinésithérapeute, etc.
« Certains départements de la région manquent cruellement de médecins », rappelle Katia Béguin, la rectrice de l’académie : on y décomptait, en 2016, 331 médecins pour 100 000 habitants, au lieu de 421 en moyenne en France. La situation est particulièrement compliquée dans l’Indre et le Cher, avec respectivement 254 et 281 médecins pour 100 000 habitants.

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Autocensure
Pour remédier à cette désertification, « nous pensons que les jeunes praticiens qui sont originaires de ces territoires auront plus de chances de s’y installer après leurs études », explique-t-elle. Ce qui nécessite de lutter contre l’« autocensure » des bons bacheliers scientifiques de ces départements. « Les études de médecine sont fortement marquées par la reproduction sociale » rappelle la rectrice : les jeunes de milieux plus modestes, « n’ayant pas de médecins dans leur entourage », ne s’y orientent pas spontanément. 

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Inspirée d’une autre expérimentation menée dans l’académie d’Amiens depuis 2014, le dispositif « Ambition PACES » permettra donc à quatorze lycées des zones rurales ou urbaines sensibles de la région de proposer à une vingtaine d’élèves volontaires de première et de terminale scientifique une initiation aux études de santé.
A raison d’une heure trente par semaine, prise sur les deux heures d’accompagnement hebdomadaire personnalisé prévues au lycée, les élèves pourront découvrir les métiers auxquels permet d’accéder la PACES. Mais aussi se familiariser avec les méthodes de travail de cette première année, qui se termine par un concours extremement sélectif : prise de note rapide, travail en binôme, questionnaires à choix multiples (QCM), etc. Cette initiation, portée par les enseignants de mathématiques, physique-chimie et sciences de la vie et de la Terre, s’accompagnera en terminale d’une introduction à certaines notions du programme de PACES. Des vidéos avec des extraits de cours en amphithéâtre sont en cours d’élaboration par la faculté de médecine de Tours.
Dans le cadre de cette « préparation de service public », selon les mots de la rectrice, des étudiants du tutorat de la faculté de médecine de Tours seront aussi mobilisés « pour accompagner individuellement » des élèves.

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Préparer les élèves au rythme de travail
Reste à savoir si le dispositif réussira à atteindre les multiples objectifs qui lui sont assignés : créer des vocations en démythifiant la PACES, préparer les élèves au rythme de travail, mais surtout créer un vivier local de futurs médecins qui auront envie de rester dans la région. Le doyen de la faculté de médecine de Tours, Patrice Diot, est confiant : « Comme d’autres, je fais l’hypothèse que des jeunes avec un profil différent seront peut-être plus attachés aux territoires dont ils sont originaires. »
Et de rappeler qu’aujourd’hui, sur 1 500 élèves inscrits en PACES à la faculté de médecine de Tours, les deux tiers sont issus du Loiret et d’Indre-et-Loire, les quatre autres départements de la région (Cher, Eure-et-Loire, Indre, Loire-et-Cher) ne fournissant que le dernier tiers. La majorité de ces étudiants de PACES ont un « profil stéréotypé » : « surtout des femmes, à 98 % titulaires d’un bac scientifique avec mention “bien” ou “très bien”, issues d’une famille CSP + ». Et, après les épreuves d’internat de sixième année et le choix d’une spécialité, ils quittent bien souvent la région.

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Patrice Diot, qui est aussi président de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), a donc accueilli avec entrain l’initiative de l’ARS et du rectorat et son double objectif : « Lutter contre les déserts médicaux et diversifier le profil sociologique des jeunes médecins. » Une problématique qui est d’ailleurs au cœur de la démarche « Initiative territoire », portée depuis 2017 par le Conseil national de l’ordre des médecins et la Conférence des doyens des facultés de médecine.
Si les résultats sont au rendez-vous, la rectrice de l’académie d’Orléans-Tours envisage déjà de demander la labellisation d’« Ambition PACES » en « Cordées de la réussite », dispositif visant à favoriser l’accès à l’enseignement supérieur de jeunes quel que soit leur milieu socio-culturel.

14 lycées partenaires d’Ambition PACES en 2018
Indre : Pierre-et-Marie-Curie et Jean-Giraudoux à Châteauroux. Balzac-d’Alembert à IssoudunCher : Marguerite-de-Navarre, Alain-Fournier er Jacques-Cœur, à Bourges. Édouard-Vaillant à VierzonEure-et-Loir : Rotrou à Dreux et Silvia-Montfort à LuisantIndre-et-Loire : Thérèse-Planiol à LochesLoir-et-Cher : Camille-Claudel et Dessaignes à BloisLoiret : Bernard-Palissy à Gien et Durzy à Villemandeur.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les chefs de chaque groupe politique ont pris la parole, mardi 27 mars, cinq jours après les attaques de Trèbes et Carcassonne.
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L’Assemblée nationale rend hommage au « héros » Arnaud Beltrame

Les chefs de chaque groupe politique ont pris la parole, mardi 27 mars, cinq jours après les attaques de Trèbes et Carcassonne.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 18h12
    |

            Manon Rescan








                        



   


Entre gravité affichée et tension retenue, les députés et le gouvernement ont rendu hommage, mardi 27 mars, à l’Assemblée nationale, aux victimes des attentats perpétrés dans l’Aude. Cinq jours après les attaques qui ont fait quatre victimes, à Carcassonne et dans un supermarché de Trèbes (Aude), les élus se sont retrouvés après les premières critiques de l’opposition sur l’action du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme.
La séance de questions au gouvernement – exceptionnellement réorganisée pour permettre à chaque groupe politique de s’exprimer avant une longue réponse du premier ministre – a été marquée par le souvenir d’un homme. « L’image [du terroriste] abattu par les forces de l’ordre s’efface derrière celle d’un héros, le lieutenant-colonel Beltrame », a déclaré Edouard Philippe avant de poursuivre :
« Il incarne la République, il est son image, son corps. Il s’inscrit dans une longue histoire de Françaises et de Français civils ou militaires qui se sont tenus droits au moment où le pire survenait. Cette image, ce courage m’impressionne, nous impressionne et nous renvoie au fond à un sentiment mêlé d’immense fierté et de très grande humilité. »
Peu avant, les présidents de groupe avaient eux aussi salué l’acte de bravoure du militaire, abattu par le terroriste après s’être substitué à une femme retenue en otage dans le supermarché de Trèbes. « Dans cette noirceur absolue a surgi une lumière (…). Nous nous inclinons devant le courage incroyable dont il a fait preuve », a souligné le président du groupe MoDem, Marc Fesneau. « Le mal a été vaincu car la scène a été inversée », a ajouté Jean-Luc Mélenchon, évoquant un homme qui a « remis le monde humain en ordre ». « Il a réaffirmé la primauté de la compassion, il a assumé la primauté d’un altruisme absolu, celui qui prend pour soi la mort possible de l’autre », a poursuivi le leader de La France insoumise. Des phrases qui ont fait se lever l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale. Inédit pour celui qui suscite bien plus souvent l’agacement de ses collègues que leurs applaudissements.
« Surenchère démagogique »
Mardi, l’heure n’était pourtant pas toujours à l’unité nationale dans l’hémicycle, un lieu où les députés avaient chanté La Marseillaise le 13 janvier 2015 après les attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Dans chacun des discours, les traces des polémiques de ces derniers jours, lancées par la droite et l’extrême droite, sont resurgies. « Nous pensons que le temps est venu de prendre de nouvelles décisions », a ainsi lancé Christian Jacob, président du groupe de droite, en reprenant les propositions avancées par Laurent Wauquiez, lundi, comme le retour de l’état d’urgence, l’enfermement pour les « individus français radicalisés et fichés » et l’expulsion du territoire de ceux de nationalité étrangère. N’étant pas présidente de groupe – le FN ne dispose pas de suffisamment de députés pour en former un –, Marine Le Pen n’a pas eu la parole. Dans la matinée, elle avait tenu une conférence de presse à l’Assemblée au cours de laquelle elle avait notamment plaidé pour la révision du code de la nationalité. « Il faut arrêter avec le droit du sol et arrêter l’acquisition systématique par différents biais de la nationalité française », avait-elle déclaré.
Ses sorties médiatiques de ces derniers jours, comme celles de M. Wauquiez, ont fait réagir d’autres présidents de groupe. Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a plaidé pour « un moment de cohésion nationale et pas de confusion nationale », évoquant un « concours Lépine de la solution miracle ». « Personne ne devrait [tirer] prendre parti du malheur qui nous frappe pour une surenchère démagogique », a renchéri Olivier Faure, président du groupe Nouvelle Gauche et nouveau premier secrétaire du Parti socialiste. « A notre tour de refuser à l’ennemi quelque victoire que ce soit et d’abord celle de la division et de la confusion », a lancé M. Mélenchon, qui a pris le contre-pied des critiques à l’égard du gouvernement, se disant « certain que [le gouvernement] a, dans ces circonstances, fait tout ce qui était en [son] pouvoir pour faire du mieux qu’[il pouvait] ». « Devant la barbarie mes chers collègues, l’essentiel tient en l’attitude des hommes », a également déclaré M. Fesneau.
Deux camps
Le premier ministre a riposté à la droite et à l’extrême droite. « Ceux qui affirment, sans savoir, que cet attentat aurait pu être évité, ceux qui croient pouvoir promettre aux Français un risque zéro, je le dis : ceux-là prennent, dans leur légèreté, une bien lourde responsabilité », a déclaré M. Philippe. Il a jugé « légitimes » les « interrogations » de l’opposition, tout en les écartant une à une. Pas question de revenir à l’état d’urgence alors que la loi antiterroriste votée en septembre a fait entrer dans le droit commun certaines des prérogatives de cet état d’exception. « J’entends le débat sur les fichés S, certains disent expulsez-les tous, enfermez-les tous, a-t-il poursuivi. C’est méconnaître l’Etat de droit, on ne peut pas être privé de sa liberté sur la base de soupçons. » Edouard Philippe n’a pas non plus oublié les déclarations de l’un de ses prédécesseurs, Manuel Valls, qui avait évoqué, dimanche, la possibilité d’interdire le salafisme. « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses », a déclaré le premier ministre, avant de conclure : « On ne peut pas interdire une idée, on peut sanctionner les comportements qu’elle entraîne. »
« Ce combat ça n’est pas seulement le combat du gouvernement, de ce gouvernement, c’est un combat qui sera long et qui sera difficile », a conclu le premier ministre :
« Nous savons tous, tous ceux qui ont été aux responsabilités le savent et je suis sûr qu’au fond d’eux-mêmes tous ceux qui aspirent aux responsabilités le savent, c’est un combat difficile. »
Dans l’hémicycle, cependant, deux camps se distinguaient clairement à la fin de son discours. D’un côté, la majorité, les socialistes, les centristes, les insoumis et les communistes. Ceux-là étaient debout pour applaudir. De l’autre, ses anciens camarades de banc du groupe Les Républicains, et les quelques députés du Front national présents, dont Marine Le Pen, la présidente du parti d’extrême droite. Ces derniers étaient assis et silencieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Près de 7 000 personnes ont signé une pétition demandant l’interdiction des funérailles dans les deux villes du sud du terroriste ayant tué 4 personnes ce vendredi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Attentats de l’Aude : une pétition contre l’inhumation du djihadiste à Trèbes et Carcassonne

Près de 7 000 personnes ont signé une pétition demandant l’interdiction des funérailles dans les deux villes du sud du terroriste ayant tué 4 personnes ce vendredi.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 17h44
   





                        


Le nombre de signataires augmente avec les minutes. Une pétition lancée par « Non à l’islamisme radical » demande l’interdiction des funérailles à Carcassonne et Trèbes du terroriste Radouane Lakdim. Elle avait recueilli, mardi 27 mars vers 16 h 35, près de 7 000 signatures.
Les responsables de la mairie de Carcassonne n’ont pu être joints dans l’immédiat par l’AFP. L’ancien député et maire de Carcassonne, Jean-Claude Perez, a pris lui dès dimanche position pour une inhumation au Maroc, le pays d’origine du djihadiste, afin que la tombe ne « devienne pas un lieu de pèlerinage ».
En 2012, une polémique similaire était née après les attentats de Mohammed Merah qui avait fait 7 morts, dont 3 enfants. Le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, ne souhaitait pas que le terroriste soit enterré dans sa ville, mais il avait été rappelé à l’ordre par le gouvernement. M. Cohen avait dû signer le permis d’inhumer et Merah avait finalement été enterré en toute discrétion dans un carré musulman d’un cimetière toulousain. Le même débat s’était également tenu concernant les terroristes des attentats de 2015.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le député de La France insoumise a rendu hommage au gendarme assassiné par le terroriste Radouane Lakdim dans l’attentat de Trèbes vendredi 23 mars.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’hommage à l’octogénaire juive tuée vendredi partira mercredi à Paris de la place de la Nation à 18 h 30. D’autres marches sont organisées en France.
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Meurtre de Mireille Knoll : tous les partis, sauf le FN, appellent à la marche blanche contre l’antisémitisme

L’hommage à l’octogénaire juive tuée vendredi partira mercredi à Paris de la place de la Nation à 18 h 30. D’autres marches sont organisées en France.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 17h32
   





                        



   


L’ensemble des dirigeants politiques et beaucoup d’élus, à l’exception de représentants du Front national, ont annoncé leur participation, mercredi 27 mars, à la « marche blanche » organisée après le meurtre à caractère antisémite de Mireille Knoll, une octogénaire juive rescapée de la Shoah.
La manifestation partira à 18 h 30 de la place de la Nation, à Paris, jusqu’au domicile de Mireille Knoll, dans le 11e arrondissement. Le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, sera présent « pour dénoncer ce crime odieux et la banalisation du nouvel antisémitisme ». Il invite « ceux qui partagent les valeurs des Républicains » à le rejoindre.

Marche blanche en hommage à Mireille Knoll : soyons nombreux à honorer sa mémoire. J’invite tous ceux qui partagent… https://t.co/tN5ePkmHYI— laurentwauquiez (@Laurent Wauquiez)


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Le président (LR) du Sénat, Gérard Larcher, a annoncé qu’il serait présent, la présidente (LR) du conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, viendra aussi, ainsi que Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France insoumise, ou Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, dont le parti a appelé à manifester.
Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, viendra « dire non à l’antisémitisme, non au racisme, non à la violence barbare ! ». Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a aussi annoncé sa présence, ainsi que l’ancien ministre de l’intérieur socialiste Matthias Fekl. Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, avait invité dès mardi matin ses militants à venir à cette manifestation, déplorant un antisémitisme « banalisé dans les paroles, dans les actes ». Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, participera à un rassemblement similaire à Toulouse.
Marine Le Pen indésirable
Francis Kalifat, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui a lancé l’idée de la marche, a signalé que « beaucoup de personnalités, de diverses tendances politiques, ont annoncé leur venue » et dit espérer « qu’il y aura des membres du gouvernement, et peut-être plus ». En revanche, la présidente du FN, Marine Le Pen, n’y sera pas, le CRIF ayant indiqué que « le Front national n’est pas souhaité » à cette marche.
Deux hommes ont été mis en examen pour homicide volontaire à caractère antisémite, et ont été écroués, après le meurtre vendredi de Mme Knoll, 85 ans, rescapée de la rafle du Vél’ d’Hiv, un an après le meurtre à Paris de Sarah Halimi, 65 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Des militants de Génération identitaire ont revendiqué cette action à la veille des attentats dans l’Aude.
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Des panneaux « djihadistes » installés par des militants d’extrême droite à Toulouse

Des militants de Génération identitaire ont revendiqué cette action à la veille des attentats dans l’Aude.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 16h17
   





                        



   


Des faux panneaux de signalisation arborant une mention « djihadistes » rayée de rouge ont fleuri aux entrées de Toulouse jeudi 22 et vendredi 23 mars. Sept panneaux de ce type ont été saisis par les agents de la société des Autoroutes du sud de la France (ASF) et remis aux forces de l’ordre, selon Le Point. Contactée par Le Monde, la sûreté départementale de la Haute-Garonne confirme qu’une enquête a été ouverte à ce sujet, sans donner plus de précisions.
Les investigations n’auront pas à aller bien loin pour retrouver les responsables de cette action : elle a été revendiquée dès le 22 mars, soit la veille des attentats dans l’Aude, par des militants de Génération identitaire Toulouse sur Facebook. Ce groupuscule d’extrême droite, qui est le mouvement jeunesse du Bloc identitaire, entendait signifier que « les djihadistes ne sont pas les bienvenus à Toulouse », accusant le maire de la ville, Jean-Luc Moudenc, de ne pas s’opposer au retour des djihadistes partis en Syrie ou en Irak.
Génération identitaire s’est fait une spécialité des actions médiatiques de ce type, quitte à enfreindre la loi. Certains de ses membres ont notamment été jugés en octobre 2017 pour avoir occupé pendant quelques heures le toit d’une mosquée à Poitiers. Des militants de la mouvance se sont également illustrés dans les actions anti-blocage à l’université de Montpellier ces derniers jours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les funérailles d’Hervé Sosna, de Jean Mazières, de Christian Medves et d’Arnaud Beltrame auront lieu le même jour mais séparément à Trèbes et dans sa région.
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Attentats dans l’Aude : les obsèques des quatre victimes auront lieu jeudi

Les funérailles d’Hervé Sosna, de Jean Mazières, de Christian Medves et d’Arnaud Beltrame auront lieu le même jour mais séparément à Trèbes et dans sa région.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 17h17
   





                        


Les obsèques des quatre victimes du djihadiste Radouane Lakdim auront lieu séparément jeudi 29 mars, ont fait savoir la paroisse de Trèbes et la mairie de Ferrals.
Les funérailles d’Hervé Sosna, le client du Super U tué par l’assaillant au début de la prise d’otages, auront lieu à Trèbes. Cet ancien maçon de 65 ans se trouvait à la caisse du supermarché quand Radouane Ladkim a surgi dans le magasin.
Les obsèques de Jean Mazières, viticulteur à la retraite, marié et père d’un fils, se dérouleront dans l’église de son village de Villedubert. Il est le premier à avoir été tué par le djihadiste, à Carcassonne, vers 10 heures, quand celui-ci a volé une Opel Corsa au début de son équipée meurtrière.
Enfin, la cérémonie pour Christian Medves, le chef boucher du Super U, aura également lieu à Trèbes, où il vivait. Ce quinquagénaire, marié, père de deux filles et grand-père d’une fillette, a été abattu vers 11 h 15, peu avant Hervé Sosna, au début de la prise d’otages dans le supermarché. Ces trois cérémonies religieuses seront célébrées par le père Guitart, curé de Trèbes, assisté du père Régis Alquier.

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                Attaques de Trèbes et Carcassonne : qui sont les victimes ?



Un hommage mercredi et des obsèques jeudi pour Arnaud Beltrame
Les obsèques de l’officier de gendarmerie Arnaud Beltrame seront célébrées à Ferrals, dans les Corbières, où il résidait, a fait savoir le maire de la commune, Gérard Barthez. Un hommage national lui sera également rendu mercredi aux Invalides pour son acte de bravoure.
Le lieutenant de gendarmerie avait pris la place d’un otage et a été tué par l’assaillant du supermarché. Son sacrifice avait suscité un hommage unanime en France, au lendemain des faits. Entre autres nombreux hommages, celui de la gendarmerie, qui avait mis ses drapeaux en berne, et celui du chef de l’Etat, qui a déclaré qu’il était « tombé en héros » et méritait « respect et admiration de la nation tout entière ».

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                Cérémonie d’hommage au gendarme Arnaud Beltrame : qu’est-ce qu’un hommage national ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ La députée LRM a évoqué, le 22 mars, la possibilité de « tirer » en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire, sans chercher à savoir s’il s’agit d’un acte terroriste ou de militants écologistes. Greenpeace a porté plaine pour incitation au meurtre.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les jouets qui ont flotté dans l’eau sale accumulent les champignons et les germes potentiellement pathogènes, selon une étude américano-suisse.
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Les dangers des canards en plastique dans le bain des enfants

Les jouets qui ont flotté dans l’eau sale accumulent les champignons et les germes potentiellement pathogènes, selon une étude américano-suisse.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 15h57
   





                        



   


Les petits canards en plastique qui barbotent dans les bains des petits sont de dangereux prédateurs : le Conseil fédéral suisse a publié, mardi 27 mars, un inquiétant communiqué intitulé « Les vilains petits canards de bain », qui fait état des conclusions d’une étude très sérieuse sur la question : tout corps (en plastique) plongé dans l’eau déjà polluée par nos ablutions devient une véritable bombe à bactéries et champignons.
Une équipe de chercheurs de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag, de l’école polytechnique fédérale de Zurich, et de l’université de l’Illinois (Etats-Unis) a placé des canards tout neufs pendant onze semaines dans de l’eau propre, et un autre groupe de canards dans de « l’eau de bain usagée contenant des restes de savon, de la saleté, de la sueur et des bactéries accompagnatrices du corps humain ».
Légionelles et bactéries résistantes
Les canards découpés et examinés au laboratoire ont révélé qu’entre 5 et 75 millions de cellules avaient trouvé place sur chaque centimètre carré de palmipède. Les canards d’eau de bain sale étaient porteurs de champignons, et 80 % d’entre eux avaient développé des germes potentiellement pathogènes, notamment des légionelles et des bactéries très résistantes.
Le problème vient surtout de l’intérieur du jouet, difficile à nettoyer. « Lorsque l’enfant appuie sur leur ventre pour faire gicler de l’eau, il n’est ainsi pas rare que le jet soit de couleur brune », souligne l’étude.
« Cela peut renforcer leurs défenses immunitaires. A ce moment-là, c’est plutôt positif, commente très sérieusement le microbiologiste Frederik Hammes, de l’Eawag. Mais cela peut également provoquer des irritations des yeux et des oreilles ou des infections gastro-intestinales plus problématiques. » Il suggère de durcir la réglementation sur les polymères utilisés dans les jouets destinés à flotter dans nos baignoires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’ancien candidat de La France insoumise s’était réjoui de la mort vendredi du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame lors des attaques dans l’Aude.
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Apologie du terrorisme : l’ancien candidat de La France insoumise Stéphane Poussier condamné à un an de prison avec sursis

L’ancien candidat de La France insoumise s’était réjoui de la mort vendredi du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame lors des attaques dans l’Aude.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 15h39
   





                        


Stéphane Poussier est condamné à un an de prison avec sursis, et se voit privé de ses droits civiques pendant sept ans. L’ancien candidat La France insoumise (LFI) aux élections législatives, Stéphane Poussier était jugé en comparution immédiate pour apologie du terrorisme, mardi 27 mars après-midi, au tribunal de grande instance de Lisieux. Le procureur avait requis six mois de prison, dont deux mois ferme.
Il s’était félicité, dans des publications sur Twitter et Facebook, de la mort du lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui avait pris la place d’une otage lors de l’attaque du supermarché de Trèbes (Aude) vendredi et avait été tué par l’assaillant. Alors qu’Arnaud Beltrame est unanimement salué comme un héros, qu’un hommage national lui sera rendu mercredi et que les députés ont observé mardi une minute de silence à sa mémoire, ces messages publiés sur les réseaux sociaux ont provoqué un tollé.
LFI a exclu Stéphane Poussier de ses rangs, envisageant même de porter plainte contre lui, d’après les mots de son leader Jean-Luc Mélenchon.

Lundi la @franceinsoumise veut porter plainte pour apologie du terrorisme contre Stephane Poussier.— JLMelenchon (@Jean-Luc Mélenchon)


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Mardi au tribunal, Stéphane Poussier a présenté ses excuses à la famille d’Arnaud Beltrame. « J’ai réagi de manière irrationnelle », a-t-il dit.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ La Cour de cassation a validé mardi la condamnation de l’ancien président du Front national, qui avait de nouveau qualifié les chambres à gaz de « détail » de l’histoire en 2015.
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Jean-Marie Le Pen définitivement condamné pour ses propos sur les chambres à gaz

La Cour de cassation a validé mardi la condamnation de l’ancien président du Front national, qui avait de nouveau qualifié les chambres à gaz de « détail » de l’histoire en 2015.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 15h17
   





                        



   


La condamnation de Jean-Marie Le Pen pour contestation de crime contre l’humanité est désormais définitive. La Cour de cassation a validé, mardi 27 mars, le jugement en appel qui avait infligé une amende de 30 000 euros à l’ancien président du Front national. Ce dernier avait de nouveau qualifié les chambres à gaz de « détail » de l’histoire de la seconde guerre mondiale en avril 2015.
La haute juridiction, qui juge la bonne application du droit, a rejeté le pourvoi du cofondateur du Front national, qui protestait contre sa condamnation pour contestation de crime contre l’humanité prononcée le 1er mars 2017 par la cour d’appel de Paris.
« Sous couvert d’admettre la réalité et le caractère “assez ignoble” des chambres à gaz », « Jean-Marie Le Pen n’a de cesse d’en relativiser l’importance », soulignait le jugement de première instance, rendu par le tribunal correctionnel en avril 2016, estimant qu’il se livrait en fait à une concession qui n’était « qu’apparente ». La cour d’appel de Paris avait confirmé cette analyse.
« Pas du tout » de remords
Le 2 avril 2015, face au journaliste Jean-Jacques Bourdin, qui lui demandait s’il regrettait d’avoir qualifié les chambres à gaz de « détail », Jean-Marie Le Pen avait répondu : « Pas du tout. Ce que j’ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la guerre, à moins d’admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz. »
Le journaliste de BFMTV lui avait alors demandé si l’on pouvait qualifier « des millions de morts » de « point de détail ». « C’est pas un million de morts, c’est les chambres à gaz », « moi je parle de choses précises. Je n’ai pas parlé de nombre de morts. J’ai parlé d’un système. J’ai dit que c’était un détail de l’histoire de la guerre », lui avait rétorqué l’ancien président du FN.
Sa fille Marine Le Pen avait quant à elle condamné ces propos, qui ont entraîné l’exclusion du FN de M. Le Pen, dont il a en revanche pu rester président d’honneur jusqu’en 2018.
La suite d’une longue série de condamnations
Jean-Marie Le Pen a fait l’objet de multiples condamnations en justice pour différents propos publics. Il avait ainsi déjà été condamné à verser 1,2 million de francs (environ 180 000 euros) à onze associations pour avoir déclaré en 1987 que les chambres à gaz étaient un « point de détail » de l’histoire.
L’ancien candidat à la présidentielle a aussi été condamné, entre autres, pour des propos sur l’occupation allemande, dont il jugeait, en 2005, qu’elle n’avait « pas été particulièrement inhumaine » en France. Il a également été condamné pour provocation à la discrimination pour avoir déclaré au Monde que « le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont ». Ou encore en 2017 pour des propos sur les Roms.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Poursuivi dans le cadre de l’enquête sur la prise d’otages de l’Hyper Cacher en janvier 2015, il a été placé en détention provisoire.
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Un homme mis en examen dans l’enquête sur les armes d’Amedy Coulibaly

Poursuivi dans le cadre de l’enquête sur la prise d’otages de l’Hyper Cacher en janvier 2015, il a été placé en détention provisoire.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 14h46
   





                        


Un homme a été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » vendredi et placé en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur les attentats de janvier 2015, a annoncé une source judiciaire à l’Agence France-Presse. Ces poursuites concernent les investigations sur la fourniture des armes utilisées lors de la prise d’otages de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris le 9 janvier 2015.
Cette personne figurait parmi les six qui avaient été interpellées mardi 20 mars. Les cinq autres ont été remises en liberté sans faire l’objet de poursuites à ce stade, précise-t-on de source judiciaire.
Quinze personnes poursuivies au total
Au total, quinze hommes sont désormais poursuivis dans cette enquête. Ils sont tous soupçonnés à des degrés divers d’avoir apporté une aide logistique à Amedy Coulibaly, qui avait tué la policière municipale Clarissa Jean-Philippe à Montrouge le 8 janvier puis quatre autres personnes à l’Hyper Cacher le lendemain.
Trois ans après ces attaques, les premières d’une vague d’attentats djihadistes sans précédent en France qui a fait 245 morts en trois ans, les investigations n’ont, en revanche, pas établi où et comment les frères Kouachi, auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo, se sont procuré leur arsenal.

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                « Charlie Hebdo » et Hyper Cacher : trois ans après les attentats, l’enquête sera close en 2018






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Mattea Battaglia, spécialisée dans les questions d’éducation au « Monde », a répondu aux questions des lecteurs sur l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans.
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« 25 000 enfants ne fréquentent pas la maternelle, ce qui pose la question de l’égalité des chances »

Mattea Battaglia, spécialisée dans les questions d’éducation au « Monde », a répondu aux questions des lecteurs sur l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h38
   





                        


Emmanuel Macron a annoncé, mardi 27 mars, à l’ouverture des Assises de l’école maternelle, que l’âge de l’instruction obligatoire serait abaissé, dès la rentrée 2019, à trois ans, contre six ans actuellement. Mattea Battaglia, spécialisée dans les questions d’éducation au Monde, a répondu à vos questions.

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SGC : Bonjour, ne pensez-vous pas qu’il s’agisse d’un effet d’annonce qui n’aura que très peu d’effet sur le terrain en France métropolitaine ?
Mattea Battaglia : Vous avez raison : avec une moyenne de 97 % des enfants de trois ans déjà scolarisés aujourd’hui, on peut s’interroger sur la portée de l’annonce présidentielle. Reste que selon l’Elysée, 25 000 enfants ne fréquentent pas la maternelle, et plus dans certains départements d’outre-mer (70 %) qu’à Paris (93 %), ce qui pose la question de l’égalité des chances.
Il y a indéniablement, dans la réunion d’Assises consacrée à la maternelle, à Paris mardi et mercredi, un aspect communication, qui ne rend pas l’événement inintéressant pour autant, vu le nombre de convives – avec une coloration sciences cognitives marquée. L’événement doit donner lieu à une mise en débat des dynamiques qui traversent la maternelle, les questions de pédagogie, d’épanouissement, les programmes… et la place de la langue et du vocabulaire qu’entend valoriser le ministère de l’éducation. En tout cas sur le papier, la question d’une évolution qualitative de la maternelle est donc également posée.
Jérôme : Bonjour, l’instruction obligatoire dès 3 ans va-t-elle permettre de rééquilibrer les moyens humains sur les niveaux maternelle ?
Les taux d’encadrement en maternelle contrebalancent l’idée, communément admise, d’une école exemplaire. Si notre maternelle a valeur de modèle quantitativement, parce qu’elle accueille, et depuis longtemps, la quasi totalité d’une génération, du point de vue des conditions de la prise en charge, elle est plutôt critiquée lorsque l’on joue la comparaison internationale.
Jouer avec les chiffres est hasardeux (les modèles de prise en charge des 1-6 ans, d’un pays à l’autre, sont très différents, « intégrés » ou non, souvent privatisés, etc.), mais, selon l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), notre maternelle place environ 23 élèves face à 1 enseignant, quand, ailleurs, cette moyenne se situe plutôt autour de 14 enfants pour 1 professeur. Les statistiques ministérielles font plutôt état d’un taux d’encadrement de 25,5 enfants par enseignant. Les calculs ne sont pas tout à fait réalisés selon les mêmes critères. Et derrière ces moyennes, on retrouve de fortes disparités.
LauMou : Comment concilier instruction obligatoire dès 3 ans, dédoublement des classes de maternelles avec les effectifs d’enseignants actuels et l’engagement de campagne du candidat Macron de baisser les effectifs de la fonction publique ? 
La question des « moyens » va nécessairement se poser, vu les tensions qui entourent déjà la préparation de la rentrée 2018 (mobilisations dans les écoles rurales, dans les maternelles…). L’horizon de cette réforme impactant la maternelle a été fixé à la rentrée 2019 par l’Elysée, ce qui laisse le temps d’ajuster et d’argumenter la réponse budgétaire. Pour l’heure, au cabinet de M. Blanquer, on estime à un millier le nombre de postes supplémentaires nécessaires à l’accueil de tous les enfants de trois ans. Là encore, le sujet est à mettre en discussion avec les personnels enseignants, les ATSEM, etc.

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Gérard : La scolarisation à deux ans va-t-elle disparaître ? 93 000 élèves sont concernés en 2015 (selon le site du MEN). 
C’est l’un des points qui inquiètent le plus, aujourd’hui, les syndicats d’enseignants. Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, que nous avons interrogé sur le sujet, assure que « le débat est ouvert », même s’il semble clair que pour lui, l’école à 2 ans n’est pas « l’alpha et l’oméga ».
Sous le précédent quinquennat, la gauche, qui avait affiché la scolarisation des enfants de moins de 3 ans comme une priorité, n’a pas tenu sa promesse d’en accroître la part : à l’âge de 2 ans, moins de 12 % des enfants sont aujourd’hui accueillis en maternelle, ratio qui stagne depuis 2011, contre plus de 30 % dans les années 1990. Certains disent déjà que les postes dans les « toutes petites sections » pourraient servir de vivier, de variable d’ajustement à l’heure où des écoles se mobilisent en nombre contre des fermetures de classe.
Alexis : Cette réforme sera-t-elle également l’occasion de réfléchir à de nouvelles formes de pédagogie à l’école maternelle ? Je pense notamment à la pédagogie Montessori qui a fait ses preuves et qui est déjà en expérimentation dans certaines classes de maternelle publique.
La réforme qui se dessine ne doit pas se limiter au plan quantitatif – c’est en tout cas ce qu’affirme le gouvernement. « Abaisser à 3 ans l’âge obligatoire de l’entrée à l’école, c’est aussi reconnaître l’importance décisive des premières années de vie pour les apprentissages », nous ont expliqué le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer et le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, maîtres d’œuvre des Assises de la maternelle.
A les écouter, on peut, très tôt, développer chez l’enfant le langage et même une conscience prégrammaticale, non pas en transformant la maternelle en petit CP, non pas en « dressant » les enfants, mais en misant sur le jeu, la lecture à voix haute, la pratique de la musique, les contes mimés… Du point de vue de la pédagogie, ils se sont bien gardés, pour l’instant, de pointer une « bonne méthode », une « pratique particulière » ou une « bonne démarche », mais on ne peut ignorer que le ministre de l’éducation se réfère, souvent, aux sciences cognitives ainsi qu’à la pédagogie Montessori.

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Flore : Qu’en est-il des rythmes scolaires pour ces jeunes enfants ? Seront-ils calqués sur ceux du primaire ? Les rythmes sont très différents entre un enfant de petite maternelle et une grande section/voire au CP. Y aura-t-il une réflexion spécifique sur le rythme et temps de repos ?
On sait que la réforme des rythmes scolaires, en cours de « détricotage », a été plus difficilement appliquée en maternelle qu’en élémentaire précisément parce qu’il a été difficile de prendre en compte la spécificité du temps de repos et du tempo des plus jeunes écoliers.
Difficile d’imaginer que la question du sommeil des plus petits puisse être éludée : elle figure en tout cas au programme des Assises de la maternelle, avec une prise de parole mardi après-midi sur « le sommeil du jeune enfant », faisant intervenir une psychologue clinicienne et psychanalyste, Mme Nemet-Pier, ainsi que la responsable scientifique INSERM chargée de recherche sur la thématique du sommeil de l’enfant, Mme Plancoulaine. Reste à espérer qu’on n’en reste pas au stade de la prise de parole.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Mis sous pression par les déclarations de Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Manuel Valls, les élus La République en marche refusent de surenchérir.
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Terrorisme : la majorité s’oppose à de nouvelles mesures sécuritaires

Mis sous pression par les déclarations de Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Manuel Valls, les élus La République en marche refusent de surenchérir.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 13h38
    |

            Alexandre Lemarié et 
Manon Rescan








                        


Nul besoin de surenchérir avec une nouvelle loi ni de durcir les dispositions existantes. Alors que la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement de l’état d’urgence ou l’enfermement préventif des « fichés S » après les attaques djihadistes dans l’Aude, plusieurs députés La République en marche (LRM) opposent une fin de non-recevoir à ces demandes de l’opposition, en jugeant suffisant le dispositif de sécurité actuel.
« La logique “un événement-une loi” moi j’y suis extrêmement réticent », déclare Raphaël Gauvain, rapporteur de la loi antiterroriste (SILT) entrée en vigueur le 1er novembre pour prendre le relais de l’état d’urgence. « Nous n’allons pas voter une nouvelle loi à chaque fois qu’il y a un attentat, alors que l’arsenal antiterroriste existant a permis d’enrayer vingt-deux attentats en un an », complète son collègue Sacha Houlié, en précisant que la loi votée par la majorité à l’automne « permet le suivi des personnes radicalisées, la possibilité d’assignation à résidence ou de fermeture de lieux de culte ».

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« Le dispositif issu de la loi SILT est efficace. Il garantit l’Etat de droit et la sécurité. Tous ceux qui travaillent avec sérieux sur la question de la lutte antiterroriste trouvent absurde l’internement des “fichés S” », abonde Aurore Bergé, porte-parole du groupe LRM, en accusant Laurent Wauquiez et Marine Le Pen de s’adonner à « des mesures d’affichage populistes ». « Ils sont dans l’instrumentalisation et dans l’utilisation de ces attentats pour en faire un objet politique, au risque d’oublier le deuil national », s’indigne à son tour la députée de Paris, Laetitia Avia.
« La réponse n’est pas législative »
Pour autant, certains élus macronistes n’excluent pas de faire évoluer le dispositif législatif à l’avenir. « Si on s’aperçoit qu’il y a des insuffisances dans la loi votée à l’automne, on pourra l’adapter. S’il faut donner à l’administration de nouveaux outils préventifs on le fera », assure Raphaël Gauvain. « Si cela s’avérait nécessaire, dans des circonstances exceptionnelles, nous pourrions rétablir l’état d’urgence », abonde Yaël Braun-Pivet, présidente LRM de la commission des lois. « Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui car l’arsenal dont nous disposons est suffisant pour faire face à la menace de manière efficace. » « La réponse n’est pas que législative », insiste toutefois M. Gauvain. « Le gouvernement a lancé un plan de lutte contre la radicalisation notamment en prison, la réponse est là », selon lui. Plusieurs élus soulignent en outre que l’exécutif ne lésine pas sur « les moyens », en recrutant notamment près de 2 000 agents de renseignement supplémentaires sur l’ensemble du quinquennat.
Les députés de la majorité se désolidarisent en outre des propositions formulées par Manuel Valls, qui a plaidé pour une « interdiction du salafisme » et une éventuelle « rétention administrative » des « fichés S » les plus dangereux. Même si le député de l’Essonne est apparenté LRM, plusieurs élus macronistes jugent que sa parole n’engage aucunement l’ensemble des députés LRM. « Il parle en tant qu’ancien premier ministre et sa ligne n’est pas celle du groupe », tranche M. Houlié.
« Surenchère »
Son collègue Aurélien Taché est du même avis. Cinglant, le député du Val-d’Oise condamne les propositions de M. Valls, y voyant « des mesures d’affichage, qui risquent de diviser davantage la société, plutôt que d’apporter des réponses opérationnelles ». « Il ne faut pas tout mélanger et se livrer à des raccourcis. Le rôle d’un responsable politique n’est pas de se transformer en islamologue », ajoute-t-il pour disqualifier la proposition de l’ex-premier ministre visant à interdire le salafisme. « Manuel Valls a une vraie expertise sur le sujet », soutient au contraire le député de Paris Sylvain Maillard, se disant « totalement raccord » avec l’ancien chef de gouvernement sur cette mesure précise. « Je pense qu’il faut savoir nommer nos adversaires et le salafisme est notre adversaire », ajoute-t-il.

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Quant à son idée d’enfermer les « fichés S » de manière préventive, la plupart des députés LRM la rejettent, au motif qu’elle serait inapplicable et priverait les services de renseignement d’un outil de collecte d’informations cruciales sur les personnes radicalisées. Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a dénoncé la « surenchère » d’une telle proposition : « Les Etats-Unis ont eu à une époque Guantanamo et ont bien vu que ça ne marchait pas. Ça n’empêche pas les attentats et par ailleurs on se retrouve avec des personnes dont, au bout d’un moment, on ne sait plus quoi faire », a-t-il expliqué sur Europe 1. A l’instar de M. Houlié, certains reprochent au passage à l’ex-premier ministre de « formuler les mêmes propositions que M. Wauquiez et Mme Le Pen ».
Certains, dans la majorité, se montrent toutefois tolérants avec M. Valls. « Il a raison de poser le débat », nuance ainsi Marie Guévenoux, ancienne juppéiste aujourd’hui députée LRM de l’Essonne. « On a une menace terroriste très forte, si dans certains cas on peut décider d’une assignation à résidence voire d’un placement en rétention administrative sans mettre en péril le renseignement, cela mérite d’être évalué », poursuit l’élue qui précise que sa position n’est pas arrêtée. Le signe que le débat n’est pas clos au sein du groupe majoritaire.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le Conseil d’Etat a estimé fin 2015 que « nul ne peut être détenu arbitrairement ».
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L’internement des fichés « S », un débat récurrent mais une mesure impossible

Le Conseil d’Etat a estimé fin 2015 que « nul ne peut être détenu arbitrairement ».



Le Monde
 |    27.03.2018 à 12h01
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
Rétablir l’état d’urgence, interner les fichés « S »… Des élus ont versé dans une forme de surenchère après l’attaque terroriste de Carcassonne et de Trèbes (Aude), le 23 mars, au risque de commettre des approximations. Ainsi, Manuel Valls a appelé à envisager la rétention administrative des fichés « S » les plus dangereux. L’ancien premier ministre reprend ainsi une demande de la droite ces dernières années.
Candidat malheureux à la primaire de la droite fin 2016, Nicolas Sarkozy voulait déjà « placer dans un centre de rétention fermé (…) tous les individus français fichés et susceptibles de constituer une menace pour la sécurité nationale ». En juin 2016, après l’attentat de Magnanville (Yvelines) dans lequel deux fonctionnaires du ministère de l’intérieur avaient été assassinés, le député LR Eric Ciotti avait même déposé une proposition de loi en ce sens, avec le président du groupe de l’Assemblée nationale, Christian Jacob, et son collègue Guillaume Larrivé.

Le scénario est pourtant inenvisageable. Pour contrer le procès en laxisme qui lui était fait après les attentats de novembre 2015, le gouvernement socialiste avait soumis une telle hypothèse à l’appréciation du Conseil d’Etat. Dans un avis du 17 décembre 2015, la plus haute juridiction administrative avait tranché la question et rappelé que « toute détention doit être décidée par l’autorité judiciaire ou exercée sous son contrôle », en vertu de l’article 66 de la Constitution selon lequel « nul ne peut être arbitrairement détenu ». Ainsi, concluait le Conseil d’Etat, « au plan constitutionnel et au plan conventionnel, il n’est pas possible d’autoriser par la loi, en dehors de toute procédure pénale, la rétention, dans des centres prévus à cet effet, des personnes radicalisées ».
« Signes précurseurs »
Au-delà de son infaisabilité juridique, la proposition d’interner les fichés « S » de manière préventive opère...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Plusieurs membres de l’opposition pilonnent la supposée « naïveté » de l’exécutif en matière de terrorisme islamiste, après les attaques de Carcassonne et de Trèbes
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Après les attaques dans l’Aude, Emmanuel Macron attendu sur l’islam

Plusieurs membres de l’opposition pilonnent la supposée « naïveté » de l’exécutif en matière de terrorisme islamiste, après les attaques de Carcassonne et de Trèbes



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 12h17
    |

            Cédric Pietralunga, 
Alexandre Lemarié et 
Solenn de Royer








                        



                                


                            

Le silence d’Emmanuel Macron est-il tenable ? S’ils ont dans un premier temps fait preuve de retenue, les opposants au chef de l’Etat pilonnent depuis dimanche la supposée « naïveté » de l’exécutif en matière de terrorisme islamiste, après les attaques de Carcassonne et de Trèbes (Aude), qui ont coûté la vie à quatre personnes, vendredi 23 mars. « Absence d’action » et « paroles creuses », accuse Laurent Wauquiez, « désastreux aveuglement », fustige Marine Le Pen, « forme d’insouciance », s’inquiète Manuel Valls.
Face à cette offensive, l’exécutif esquive et refuse d’engager le combat, en tout cas pour le moment. A écouter leurs proches, ni Emmanuel Macron ni Edouard Philippe n’ont l’intention de prendre la parole pour répondre aux attaques. « Les Français n’attendent pas des grands discours mais des actes », justifie-t-on à Matignon, où l’on met en avant le plan de lutte contre la radicalisation présenté le 23 février, à Lille, par le premier ministre. « La République n’a besoin ni de coups de menton ni d’improvisation », ajoute un conseiller de l’exécutif, qui estime que le chef de file du parti Les Républicains a « franchi un cordon sanitaire ».

Il n’empêche, le chef de l’Etat est sur le reculoir. S’il a pris à bras-le-corps l’aspect sécuritaire de l’antiterrorisme, notamment avec l’adoption, en octobre 2017, de la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT), qui a fait entrer dans le droit commun des dispositions de l’état d’urgence (assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte), Emmanuel Macron se montre beaucoup plus discret sur la dimension religieuse, tout comme sur la question de la place de l’islam en France et ses liens avec la République. « C’est un sujet éminemment sensible, qui met immédiatement tout le monde mal à l’aise. C’est un angle mort de la politique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les élèves ayant passé quatre ans dans un collège de l’éducation prioritaire seront récompensés.
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A Paris, un « bonus ZEP » pour entrer au lycée

Les élèves ayant passé quatre ans dans un collège de l’éducation prioritaire seront récompensés.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h14
    |

                            Mattea Battaglia et 
Violaine Morin








                        



                                


                            

Comment, dans une académie aussi ségréguée que Paris, permettre aux « publics scolaires » de se mélanger ? Comment concilier le discours officiel d’une « même école pour tous », avec les effets de réputation des établissements, et le fait que certains, parmi les 115 lycées parisiens, sont clairement plus attrayants que d’autres ? La question est particulièrement vive dans le district « est » de la capitale, qui cumule plus d’élèves (40 %), plus de boursiers (31 %), plus de lycées (une quinzaine, dans neuf arrondissements).
Pour asseoir sa politique de mixité, en particulier dans ces établissements qui ploient sous les demandes d’inscription (Hélène-Boucher, Charlemagne, Sophie-Germain…), Paris joue sur le paramétrage du logiciel d’affectation par le Net, plus connu sous le nom d’Affelnet. Nouveauté de cette session 2018, un « bonus éducation prioritaire », valant pour 480 points sur 24 000 au total, va être introduit à titre expérimental. Concrètement, des élèves ayant effectué leurs quatre années de collège dans l’un des 30 établissements labellisés REP ou REP + de la capitale (les réseaux d’éducation prioritaire simples ou renforcés) pourront se prévaloir de ces points en plus.
« Un bonus réservé aux non-boursiers, les boursiers pouvant, eux, compter sur 4 800 points supplémentaires, suivant un ratio inchangé par rapport à l’année dernière », précise Jean-Michel Coignard, directeur de l’académie de Paris. Façon de dire que les deux bonus ne se cumulent pas.
Des familles qui ont « joué le jeu du public »
Pour quels effets ? « Difficile à prédire en amont », répond Julien Grenet, chercheur à l’Ecole d’économie de Paris, en rappelant que ce bonus n’a de sens « qu’en parallèle avec les expérimentations lancées il y a un an pour déségréguer les collèges de l’Est parisien ». Deux secteurs multicollèges ont ainsi été lancés dans le 18e arrondissement, un dans le 19e, tandis qu’a été redessinée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La communauté éducative s’inquiète notamment que les enfants de 2 ans ne puissent plus être accueillis à l’école.
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Maternelle : pour les enseignants, des « lignes rouges » à ne pas franchir

La communauté éducative s’inquiète notamment que les enfants de 2 ans ne puissent plus être accueillis à l’école.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 11h27
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
A la veille des assises de la maternelle convoquées mardi 27 et mercredi 28 mars, les pronostics sur la future maternelle allaient bon train. Y aura-t-il des dédoublements en maternelle comme dans certaines classes de CP ? L’introduction de « listes de mots » ou d’une deuxième langue vivante ? Une certification spécifique pour les professeurs de maternelle ? Des inflexions dans les programmes ? En amont, personnels et parents d’élèves ont fait état de leurs questionnements autant que des « lignes rouges » qu’ils ne veulent pas voir franchies. Enfin, l’annonce de l’instruction obligatoire à 3 ans, à la rentrée 2019, contre 6 ans actuellement signera-t-elle la fin de la scolarisation dès deux ans ?

La place des sciences cognitives
Les syndicats, qui regrettent de ne pas avoir été associés à ces assises, font de leur programmation une lecture critique. « D’un exposé à l’autre, il n’y a guère de débat, mais l’expression d’une culture de l’entre-soi », tacle-t-on au SNUipp. « Peu de contradictoire », renchérit-on du côté des professeurs de maternelle. Mémoire de l’enfant, sommeil, musique, émotions… Les sujets convoqués font, disent-ils, la part belle aux sciences cognitives, au détriment des sciences de l’éducation. « On peut imaginer, demain, que l’utilisation de logiciels, de protocoles ou d’outils cognitifs primera, en classe, sur la formation de l’enseignant », avance-t-on dans les rangs de la FCPE.
Si M. Blanquer n’a jamais caché son intérêt pour ce pan, récent, de la recherche, l’inquiétude des personnels est montée d’un cran avec la nomination, en novembre 2017, du professeur de psychologie cognitive Stanislas Dehaene à la tête d’un conseil scientifique de l’éducation nationale. Un appel lancé, dans la foulée, par le SNUipp-FSU pour « développer et diffuser la recherche, toute la recherche, dans tous les domaines intéressant l’école » a été signé par une cinquantaine de personnalités de renom… dont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer souhaite renforcer l’attractivité de la maternelle.
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Les questions que pose l’abaissement de l’instruction obligatoire de 6 à 3 ans

Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer souhaite renforcer l’attractivité de la maternelle.



Le Monde
 |    27.03.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
27.03.2018 à 16h56
    |

            Anne-Aël Durand








                        



   


La scolarisation est actuellement obligatoire à partir de 6 ans, mais le serait à l’avenir à partir de 3 ans : c’est ce qu’a annoncé le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, mardi 27 mars. Explications.
Combien d’enfants sont concernés ?
20 000
En réalité, l’immense majorité des enfants âgés de 3 ans fréquentent l’école maternelle : ils étaient plus de 795 000 à la rentrée 2016. Seuls 19 740 n’avaient pas intégré la petite section, soit moins de 2,4 % de leur classe d’âge. On trouve parmi eux, entre autres, des enfants handicapés qui ne peuvent être accueillis faute d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) dans les écoles.
Dès la moyenne section, en revanche, la totalité des enfants étaient scolarisés en 2016 (un taux qui peut même dépasser 100 %, car l’effectif constaté dépasse parfois la population totale du même âge estimée par l’éducation nationale à partir des bilans démographiques).


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97,6 % des enfants de 3 ans sont scolarisés en France
A la rentrée 2016, 795 501 enfants sur 815 241 ont été accueillis en maternelle à 3 ans. 

Source : Education nationale



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Comment évolue ce chiffre ?
Durant les quinze dernières années, la proportion d’enfants scolarisés à 3 ans a très légèrement diminué : en 2000, l’école accueillait 100 % de cette classe d’âge, et même un tiers des enfants âgés de 2 ans. Quinze ans plus tard, on retrouve en maternelle 97,6 % des petits de 3 ans, mais seulement 11,6 % des tout-petits.


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Depuis 2000, la part d'élèves scolarisés à 3 ans fléchit très légèrement, alors que celle des 2 ans s'effondre


Source : Education nationale



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Pourquoi rendre obligatoire ce qui est déjà généralisé ?
Le ministre de l’éducation justifie cette mesure par l’importance qu’il accorde aux enseignements en maternelle. Il évoque aussi des disparités géographiques, avec seulement 87 % de scolarisation en Corse, 93 % à Paris et parfois moins de 70 % dans certains territoires d’outre-mer.
Cette mesure figurait-elle dans le programme d’Emmanuel Macron ?
Non, c’est plutôt une surprise. En tout cas, l’idée ne figure pas sur le programme d’En Marche ! lors de l’élection présidentielle 2017. En revanche, l’instauration de l’école obligatoire dès 3 ans était défendue par la ministre de l’éducation de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, en 2016, puis reprise dans le programme du candidat socialiste Benoît Hamon (avec un droit à la scolarisation dès 2 ans). La mesure était également prônée par Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) qui souhaitait étendre l’obligation scolaire à 18 ans.
A droite, François Fillon (Les Républicains) proposait de « commencer la scolarité obligatoire à 5 ans, de sorte que l’apprentissage de la lecture, avec des méthodes efficaces, débute plus tôt ».
Qu’est-ce que cela changerait pour les parents ?
Peu de chose, puisque la grande majorité scolarise déjà leurs enfants de 3 ans. En revanche, l’obligation scolaire entraînera probablement des contraintes d’assiduité accrues, alors que l’absentéisme ou la présence à temps partiel est actuellement toléré dans certains établissements. Par ailleurs, les enfants nés à partir d’avril 2018 devront, pour être acceptés à l’école, avoir effectué leurs onze vaccins obligatoires.
Quelles conséquences financières ?
Pour les parents, l’école obligatoire est également gratuite. Rappelons que plusieurs prestations familiales changent lorsque l’enfant atteint son troisième anniversaire : le complément de libre choix du mode de garde pour l’emploi d’une assistante maternelle est divisé par deux et la prestation d’accueil du jeune enfant n’est plus versée.
Et pour les finances publiques ?
Peut-on facilement accueillir 20 000 élèves de plus en petite section ? Sur la base de vingt-cinq élèves par classe (moyenne constatée en maternelle), accueillir 20 000 élèves de moins conduirait à créer au moins 800 postes d’enseignants.
Mais en raison d’une baisse de la natalité, les prévisions d’effectifs en maternelle sont en forte baisse : il y a eu 8 600 élèves de moins en 2017 qu’en 2016, et l’éducation nationale estime qu’il devrait y en avoir 25 000 de moins à la rentrée 2018. De quoi compenser largement les quelque 20 000 nouveaux entrants en restant à effectifs constants.

        Lire aussi :
         

                Natalité  : vers la fin de l’exception française



Reste cependant une incertitude : la réforme pourrait entraîner une augmentation du nombre d’écoles maternelles privées sous contrat, à laquelle les communes doivent verser un forfait, en vertu de la loi Debré de 1959. La réforme pourrait ainsi représenter un coût important pour les mairies.
Quelle est la situation ailleurs en Europe ?
Au sein de l’Union européenne, seule la Hongrie oblige les élèves à fréquenter l’école à 3 ans. L’âge légal est de 4 ans au Luxembourg, 5 ans au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas, 6 ans dans la plupart des pays d’Europe et même 7 ans en Suède.



                            


                        

                        

