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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Alors que les signataires de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998 se retrouvent à Paris le 27 mars pour formuler la question du référendum calédonien qui sera soumise aux électeurs en novembre, l’ancien député (PS) René Dosière juge, dans une tribune au « Monde », que cette consultation intervient trop tôt.
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« En Nouvelle-Calédonie, la population n’a jamais eu l’occasion de débattre de l’avenir de son pays »

Alors que les signataires de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998 se retrouvent à Paris le 27 mars pour formuler la question du référendum calédonien qui sera soumise aux électeurs en novembre, l’ancien député (PS) René Dosière juge, dans une tribune au « Monde », que cette consultation intervient trop tôt.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h25
    |

René Dosière (Membre honoraire du Parlement, a été le rapporteur du statut de la Nouvelle Calédonie)







                        



                                


                            

La prochaine consultation de la population calédonienne sur l’avenir institutionnel de leur pays, conformément aux engagements pris à Nouméa en 1998, constitue une étape importante dans un processus de décolonisation pacifique unique et exemplaire dans notre histoire.
Il y a trente ans, les accords de Matignon mettent un terme à la guerre civile naissante et marquent le début d’une nouvelle relation entre la France et la Nouvelle-Calédonie. L’identité du peuple kanak est réhabilitée ; un effort important de rééquilibrage en matière de développement économique, social, éducatif est engagé en faveur des populations mélanésiennes ; un programme de formation accélérée des cadres kanaks est mis en place. La population française approuve, par référendum, cette politique nouvelle.
Une égale légitimité
Dix ans plus tard, avec l’Accord de Nouméa, une étape supplémentaire est franchie. Après avoir dressé un tableau réaliste de la colonisation, le préambule de l’accord fixe la finalité ultime du processus de décolonisation : la construction d’un destin commun par les deux principales communautés vivant sur le territoire qui se reconnaissent une égale légitimité à y demeurer, dans le cadre d’un partage de souveraineté avec la France.
A cet effet, la Calédonie est dotée d’un statut tellement spécifique et unique qu’il exigera une modification de la Constitution dont le titre XIII regroupe les dispositions transitoires relatives à la Nouvelle-Calédonie.

Que comporte l’accord signé à Nouméa le 5 mai 1998 ?
Sur une période de vingt ans, l’Etat transférera à la Calédonie l’ensemble de ses attributions et des moyens correspondant, à l’exception de ses pouvoirs régaliens (défense, police, justice, affaires étrangères) dont le transfert fera l’objet avant la fin de l’année 2018 d’une consultation de la population calédonienne. Nous y voilà : ce sera le 4 novembre.
Un gouvernement associant européens et kanaks appliquera collégialement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Ces absences sont aujourd’hui sanctionnées d’une radiation de deux mois. Le gouvernement compte, à partir de 2019, réduire la sanction à 15 jours.
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70 % des radiations à Pôle emploi consécutives à une absence à une convocation

Ces absences sont aujourd’hui sanctionnées d’une radiation de deux mois. Le gouvernement compte, à partir de 2019, réduire la sanction à 15 jours.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h12
   





                        


L’essentiel
Les chiffres de Pôle emploi font état de 582 930 radiations de demandeurs d’emploi en 2017, apprend-on lundi 26 mars.Parmi elles, 416 840 radiations étaient consécutives à une « non-réponse à convocation » de Pôle emploi. Ce motif représente 71,5 % des radiations totales.Ces absences sont aujourd’hui sanctionnées d’une radiation de deux mois. Le gouvernement compte, à partir de 2019, réduire la sanction à quinze jours.

        Lire aussi :
         

                Contrôle des chômeurs : une nouvelle échelle de sanctions annoncée



Les autres motifs de radiation
Le deuxième motif de radiation est le refus d’une « action d’aide à la recherche d’emploi », par exemple un atelier organisé par Pôle emploi : 129 180 radiations, 22,2 % du total.
Viennent ensuite les radiations pour « insuffisance de recherche d’emploi », avec 26 480 radiations (4,5 %). Expérimentées à partir de 2013, des équipes de contrôle de la recherche d’emploi ont été généralisées en 2015 à Pôle emploi pour déceler ce type de manquements. Résultat : les radiations pour ce motif ont doublé depuis 2013 (environ 13 000 à l’époque). Le gouvernement compte quintupler les effectifs de contrôleurs, de 200 à 1 000 à horizon 2020.
Quatrième motif de radiation : les « déclarations inexactes » pour rester inscrit à Pôle emploi. En 2017, 4 580 personnes ont été radiées pour ce motif, soit 0,8 % de l’ensemble.
Et aussi :
Suivent les radiations pour « abandon de formation » (2 260 radiations, 0,4 %) et « refus de formation » (1 820, 0,3 %). Le gouvernement a annoncé qu’à l’avenir les demandeurs d’emploi ne seraient plus sanctionnés s’ils refusent une formation.
Les autres motifs ont, chacun, entraîné moins de 1 000 radiations en 2017 : « Refus d’action d’insertion » (651 radiations, 0,1 %), « refus d’élaboration ou d’actualisation de son projet personnalisé d’accès à l’emploi » (228, 0,04 %), « refus de deux offres raisonnables d’emploi » (149, 0,03 %), « refus de contrat aidé ou de contrat de professionnalisation » (124, 0,02 %) et « refus de visite médicale » (49, 0,01 %).
Les changements envisagés par le gouvernement
Concernant les « offres raisonnables d’emploi », aujourd’hui définies très précisément dans le code du travail, le gouvernement compte les assouplir pour que la sanction devienne « pleinement applicable ». L’offre raisonnable sera, à l’avenir, uniquement déterminée en concertation entre le demandeur d’emploi et son conseiller.
Le ministère du travail compte, par ailleurs, instaurer un nouveau barème de sanctions, applicable à l’ensemble des motifs sauf l’absence à convocation. Au premier manquement, les allocations seront suspendues pendant un mois ; au deuxième manquement, l’allocataire perdra définitivement deux mois d’allocations ; au troisième manquement et suivants, l’allocataire perdra définitivement quatre mois d’allocation.

        Lire aussi :
         

                Assurance-chômage : les syndicats, entre scepticisme et prudence






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dans le dernier numéro de la revue « Esprit », l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine et Christian Lequesne, ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales, donnent leurs visions de la politique étrangère de la France.
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L’interventionnisme français en débat

Dans le dernier numéro de la revue « Esprit », l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine et Christian Lequesne, ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales, donnent leurs visions de la politique étrangère de la France.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 16h47
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Y a-t-il une rupture dans la politique étrangère de la France depuis la victoire d’Emmanuel Macron en 2017 ? Les dix ans de présidence « sarko-hollandiste » ont-ils été une parenthèse dans l’histoire diplomatique de la République ?
Dans un article paru en novembre 2017 dans la revue ­Esprit, Justin Vaïsse, directeur du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du Quai d’Orsay, estimait qu’il n’y avait pas de rupture entre les « gaullo-mitterrandiens » (attachés à l’indépendance de la France, l’intérêt national et la légalité internationale) et les « néoconservateurs à la française » (attachés au lien trans­atlantique et à l’interventionnisme au nom des « guerres justes ») – ces ­derniers étant vivement critiqués par le président Macron.
Face à cette démarche, des spécialistes des relations internationales ­démontrent le contraire dans la nouvelle livraison de la revue. Parmi eux : Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères (de 1997 à 2002), et Christian Lequesne, ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales (CERI). Tous deux considèrent que la décennie « sarko-hollandiste » s’ouvre et se ferme sur une double rupture diplomatique. La présidence Sarkozy se serait systématiquement alignée sur les positions de Washington.
Une continuité de principes
La présidence Macron, elle, a mis un terme au réflexe interventionniste de son prédécesseur. Toujours selon eux, la formule « gaullo-mitterrandien » n’est pas un « oxymore », comme l’écrit ­Justin Vaïsse. Elle traduit une continuité de principes entre les deux présidents et l’existence d’un attachement à l’indépendance de la France envers l’allié américain.
L’autre volet sur lequel le débat ­diplomatique s’emballe concerne les interventions dans lesquelles la France est engagée depuis quelques années (Afghanistan, Libye, Mali, République centrafricaine, ­Syrie-Irak). Pour Justin Vaïsse, il n’y a pas eu plus d’interventions sous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Cette phase test non obligatoire a une durée maximum fixée par le code du travail à quatre mois pour les cadres. Elle se révèle concluante pour huit cadres sur dix. Retours d’expérience.
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La période d’essai : quatre mois d’évaluation réciproque

Cette phase test non obligatoire a une durée maximum fixée par le code du travail à quatre mois pour les cadres. Elle se révèle concluante pour huit cadres sur dix. Retours d’expérience.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h00
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

« C’est toujours un peu stressant de commencer un nouveau travail car il y a beaucoup d’informations à intégrer. Pour moi, le démarrage a été très rapide. Je suis partie tout de suite en mission avec le chef de projet que je connaissais à peine », se souvient Eugénie, ingénieure dans le numérique, qui vient de signer son premier contrat à durée indéterminée (CDI) dans une entreprise du secteur automobile.
Avant d’atteindre le Graal du CDI, les jeunes diplômés doivent en effet passer avec succès une période d’essai. Elle n’est pas obligatoire, mais elle est délicate et déterminante. Habituellement de quatre mois pour les cadres, elle peut être renouvelée une fois. Durant cette phase d’évaluation réciproque, se mêlent souvent pression, curiosité et observation.
Les jeunes diplômés constatent alors les différences qu’il peut y avoir entre la très bonne image de l’entreprise donnée lors des entretiens de recrutement et la réalité. « Il ne faut pas être naïf et ne pas hésiter à se renseigner en amont sur des sites comme Glassdoor. Cela permet de connaître les motifs d’insatisfaction récurrents et voir s’ils nous semblent surmontables ou pas », remarque Eugénie.
Parcours d’intégration
Durant cette période, les jeunes diplômés apprécient d’avoir un parcours d’intégration un minimum formalisé. Eugénie a suivi plusieurs formations, obligatoires pour tous les nouveaux entrants, sur la sécurité, la production, etc. « C’était très bien, même si le programme était un peu lourd », note-t-elle. Par ailleurs, son manageur était là pour répondre à ses questions techniques, « comme un tuteur ». Elle a aussi bénéficié d’un suivi régulier par les responsables des ressources humaines. Et « à la fin de ma période d’essai, j’ai eu l’occasion de dire ce que je pensais de l’équipe, de l’organisation et ce que j’aimerais voir changer », précise Eugénie.
En revanche Martin, ingénieur informaticien, a connu deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Fichés « S », salafisme, « revenants »… Plusieurs responsables politiques montent au créneau pour réclamer des mesures antiterroristes. Or, celles-ci sont souvent inapplicables.
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Après les attentats de l’Aude, des propositions contre le terrorisme difficilement applicables

Fichés « S », salafisme, « revenants »… Plusieurs responsables politiques montent au créneau pour réclamer des mesures antiterroristes. Or, celles-ci sont souvent inapplicables.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h07
    |

            Adrien Sénécat








                        


Après les attaques dans l’Aude qui ont fait quatre morts et quinze blessés, vendredi 23 mars, plusieurs dirigeants de partis, comme Marine Le Pen (Front national) ou Laurent Wauquiez (Les Républicains), ainsi que l’ancien premier ministre Manuel Valls (La République en marche) sont montés au créneau dimanche et lundi pour réclamer de nouvelles mesures de lutte contre le terrorisme, moins de cinq mois après l’adoption de la première loi en la matière du quinquennat Macron. Les « solutions » évoquées ont, en l’occurrence, souvent déjà été formulées par le passé. Pour beaucoup, elles sont inapplicables. Retour sur quatre d’entre elles.

        Lire aussi :
         

                Attentats de l’Aude : Laurent Wauquiez réclame le rétablissement de l’état d’urgence



Expulser les fichés « S » étrangers (Marine Le Pen)
Ce qu’elle a dit
Invitée de BFM-TV lundi 26 mars, Marine Le Pen a demandé que « tous » les fichés « S » (personnes que l’on soupçonne de visées terroristes ou d’atteinte à la sûreté de l’Etat) de nationalité étrangère soient expulsés du territoire français. La présidente du FN a également rappelé que son parti avait déposé un amendement en ce sens à l’Assemblée nationale en septembre 2017, qui n’avait pas été adopté.
Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a rejoint sa position lundi sur ce point, réclamant que les fichés « S » qui ne sont pas Français soient expulsés « immédiatement ».
POURQUOI C’EST (TOUJOURS) INAPPLICABLE
Expulser tous les étrangers fichés « S », c’était déjà l’engagement no 29 du programme présidentiel de Marine Le Pen en 2017. Mais cette mesure pose plusieurs problèmes, comme nous l’avions pointé à l’époque.
D’abord, il faut rappeler que la loi permet déjà d’expulser un étranger qui représente une « une menace grave ou très grave pour l’ordre public ». Il faut pour cela que le danger représenté par cette personne soit jugé « actuel » et « proportionnel » à la décision d’expulsion. Une telle décision doit être prise au cas par cas, en fonction d’une appréciation individuelle de la menace, mais il n’est pas nécessaire que la personne visée ait été condamnée par la justice française.
Le cas des fichés « S » ne correspond pas à cette appréciation fine. Il regroupe des situations bien trop vagues et diverses pour légitimer des expulsions systématiques. La fiche « S » est un outil de surveillance, pas d’appréciation du niveau de dangerosité d’un individu.
Contrairement à ce qu’affirme Marine Le Pen, il est tout à fait possible d’expulser des personnes de nationalité étrangère qui représentent une menace grave pour l’ordre public, à condition que cette menace soit étayée par des faits. La fameuse fiche « S » n’est simplement pas le bon critère pour cela.
Interner les fichés « S » (Laurent Wauquiez)
Ce qu’il a dit
Le président des Républicains a demandé lundi à « interner [les fichés “S”] les plus dangereux, ce que je réclame depuis trois ans. » 
POURQUOI C’EST (TOUJOURS) INAPPLICABLE
Laurent Wauquiez formule effectivement cette proposition depuis plusieurs années. Le problème, c’est qu’elle pose des problèmes juridiques de fond. Le gouvernement de Manuel Valls avait justement saisi le Conseil d’Etat à ce sujet à la fin de 2015, pour savoir dans quelle mesure un tel dispositif serait conforme ou non au droit français et européen.
Peut-on enfermer des possibles terroristes sur la base d’un fichier comme celui des fichés « S » ? L’avis consultatif rendu le 23 décembre 2015 était catégorique : selon la Constitution et la Convention européenne des droits de l’homme, « il n’est pas possible d’autoriser par la loi, en dehors de toute procédure pénale, la rétention, dans des centres prévus à cet effet, des personnes radicalisées ».
Le Conseil d’Etat n’avait fait que rappeler un principe fondamental du droit : on ne peut pas détenir quelqu’un avant qu’il ait commis une infraction.
Il existe en revanche un arsenal juridique pour lutter contre ceux qui projettent de commettre des actes terroristes. Par exemple, l’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et l’entreprise individuelle de terrorisme : dans ces deux cas, le fait de prévoir un attentat est réprimé. L’apologie du terrorisme est également punie par la loi. Un individu jugé dangereux sur ces critères peut donc déjà être poursuivi, voire placé en détention préventive, selon les cas.
Interdire le retour de tous les djihadistes (Nicolas Dupont-Aignan)
Ce qu’il a dit
Le président de Debout la France a proposé lundi sur Sud Radio d’« interdire le retour des djihadistes et de leurs enfants ».
POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ
Le cas des « revenants » du djihad et de leur suivi pose question depuis plusieurs années. Le problème étant qu’il regroupe des situations très variables. D’un côté, on trouve des individus dangereux dont les crimes sont connus et qui ont vocation à être emprisonnés à l’étranger, ou en France dans le cas où ils seraient rapatriés. De l’autre, on trouve des mineurs, pour certains en bas âge.
Dans un certain nombre de cas, le gouvernement français ne se presse pas pour demander le rapatriement de djihadistes jugés à l’étranger, notamment en Irak. Ceux qui ne sont pas emprisonnés à l’étranger et sont de nationalité française peuvent en revanche se prévaloir de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, selon laquelle « nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’Etat dont il est le ressortissant » et « nul ne peut être expulsé, par voie de mesure individuelle ou collective, du territoire ». Refuser l’accès au territoire français à des mineurs français en bas âge, par exemple, poserait à la fois des questions juridiques et des questions éthiques.
Le délégué général de LRM, Christophe Castaner, a affirmé dimanche que « 258 adultes français sont en Syrie et susceptibles de revenir. » Selon lui, « il vaut mieux les accueillir, les suivre, les emprisonner lorsque des actes criminels ont été commis, pour faire en sorte que l’on puisse identifier le risque ».

        Lire aussi :
         

                L’épineuse situation des djihadistes français et de leurs enfants prisonniers en Irak et en Syrie



Interdire le salafisme (Manuel Valls)
Ce qu’il a dit
« Je pense qu’il faut prendre un acte fort, politique, à caractère symbolique d’une interdiction du salafisme, a déclaré l’ancien premier ministre sur BFM-TV dimanche. Je reconnais que c’est extrêmement difficile, on peut fermer des mosquées, un des imams salafistes de Marseille est en voie d’expulsion… »
POURQUOI C’EST IMPRÉCIS
Ce n’est pas la première fois que Manuel Valls fait le lien entre le salafisme, la mouvance la plus rigoriste de l’islam, et le terrorisme. « Oui, nous avons un ennemi, et il faut le nommer, c’est l’islamisme radical. Et un des éléments de l’islamisme radical, c’est le salafisme », disait-il déjà après les attentats du 13 novembre 2015.

        Lire aussi la tribune de Jean-Luc Marret (édition abonnés) :
         

          Doit-on interdire le salafisme ? »



Le salafisme est couramment désigné sous l’expression « islam radical ». Il s’agit de musulmans très rigoristes, qui obéissent à la loi islamique (charia), refusent la mixité homme-femme et sont favorables au port du voile intégral (niqab).
La grande majorité des salafistes en France appartiennent à la branche « quiétiste » du salafiste : ils sont pacifistes et ne cherchent pas à changer la loi française, même s’ils la contestent.
Les djihadistes, quant à eux, s’inscrivent dans une deuxième branche, minoritaire, qui est « takfiriste » : elle se distingue du salafisme quiétiste par son appel aux armes et son idéologie messianique, marquée notamment par la prophétie de l’avènement d’un nouveau califat.
L’existence d’une branche salafiste quiétiste en France est-elle un rempart à l’idéologie takfiriste sur laquelle se basent les djihadistes ? Ou agit-elle au contraire comme « sas » entre l’islam modéré et les idées terroristes ? La question divise les spécialistes.
Reste que désigner les salafistes dans leur ensemble dans la foulée d’un attentat, comme l’a fait Manuel Valls, alimente une confusion entre deux communautés religieuses radicales qui ne font pas qu’un.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi il ne faut pas confondre le salafisme et le takfirisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Un Argentin a changé de sexe pour cesser le travail plus tôt, car les femmes peuvent bénéficier de la retraite avant les hommes. L’âge de départ dépend du genre dans de nombreux pays.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

Dans quels pays les femmes peuvent-elles prendre leur retraite avant les hommes ?

Un Argentin a changé de sexe pour cesser le travail plus tôt, car les femmes peuvent bénéficier de la retraite avant les hommes. L’âge de départ dépend du genre dans de nombreux pays.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 11h52
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


Un Argentin a changé de sexe pour partir à la retraite plus tôt, car les Argentines peuvent prendre leur retraite à 60 ans, contre 65 ans pour les hommes. L’histoire, relayée par les médias français pour son côté insolite, a le mérite de soulever la question de l’égalité des genres à la fin de la carrière.
Il existe une base de données sur l’âge de départ à la retraite en fonction du genre. Compilée par la Banque mondiale, celle-ci nous apprend que quarante-sept pays à travers le monde ont un âge minimal pour bénéficier d’une retraite à taux plein, différente pour les hommes et pour les femmes. Lorsqu’un tel écart existe, les femmes peuvent systématiquement partir à la retraite plus tôt que les hommes.

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Différence d'âge minimum de départ à la retraite à taux plein entre hommes et femmes




Source : Groupe de la Banque Mondiale




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Dans les pays où il existe un écart d’âge inscrit dans la loi, les femmes peuvent en moyenne prendre leur retraite quatre ans et quatre mois avant les hommes. La Suisse, la Bolivie, l’Albanie et l’Angola n’ont qu’une seule année de différence en fonction du genre. C’est la Chine qui a l’écart le plus important : les femmes peuvent en théorie prendre leur retraite à 50 ans, contre 60 ans pour les hommes.
Qu’est-ce qui justifie cette différence ?
Le fait que les femmes puissent prendre leur retraite plus tôt peut surprendre, car elles ont une espérance de vie plus élevée que les hommes. Dans le monde, l’espérance de vie des femmes était de 73 ans et de 69 ans pour les hommes, selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations unies (ONU) de 2017 confirmant les données sur la période de 2010 à 2015.
Les hommes ont également, en moyenne, des métiers plus dangereux. L’Organisation internationale du travail (OIT) recense environ 830 000 victimes femmes sur 2,3 millions de morts liées à l’activité professionnelle chaque année dans le monde, soit environ un tiers.
Aucune étude n’explique de façon claire pourquoi les femmes, globalement, peuvent prendre leur retraite plus tôt que les hommes. Le phénomène étant principalement limité à l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud, on peut supposer qu’il est lié à la culture de chaque pays vis-à-vis de la place des femmes dans la société. Il peut également être lié au fait que les femmes assument de façon disproportionnée les tâches domestiques et l’éducation des enfants.
La capacité des femmes à donner naissance peut également être un facteur à prendre en considération. En France, les mères peuvent récupérer des trimestres de cotisation retraite (quatre trimestres pour la naissance et quatre pour l’éducation de chaque enfant), bien qu’elles doivent attendre 62 ans, comme les hommes, pour percevoir une pension complète.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le chercheur s’oppose à la proposition que Manuel Valls a faite dimanche 25 mars. Une interdiction du salafisme serait inapplicable et risquerait d’être contre-productive. Mieux vaut renforcer la surveillance de ces milieux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Jean-Luc Marret : « Doit-on interdire le salafisme ? »

Dans une tribune au « Monde », le chercheur s’oppose à la proposition que Manuel Valls a faite dimanche 25 mars. Une interdiction du salafisme serait inapplicable et risquerait d’être contre-productive. Mieux vaut renforcer la surveillance de ces milieux.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h38
    |

Jean-Luc Marret (chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique et écrivain)







                        



                                


                            
[Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame ont été assassinés, vendredi 23 mars, dans une attaque terroriste à Trèbes (Aube), près de Carcassonne, qui a également fait quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave. Le meurtrier, Radouane Lakdim, a été abattu par des militaires du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché de Trèbes. Il était fiché « S » depuis 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste et était connu pour des faits de ­petite délinquance. Il avait été ­condamné à deux reprises, en 2011 et en 2015, pour des faits de droit commun et avait été incarcéré ­pendant un mois, en 2016, à Carcassonne. Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging dans cette ville. L’organisation Etat ­islamique (EI) a revendiqué l’attaque et la section antiterroriste du ­parquet de Paris a été saisie de l’affaire. Après s’être substitué à l’une des otages du supermarché, le lieutenant-colonel Arnaud ­Beltrame a succombé à ses blessures samedi – il est « tombé en ­héros », a souligné le président Emmanuel Macron. Un hommage national lui sera rendu.]
Tribune. Va-t-on vivre encore avec des attentats djihadistes ? Oui. C’est une manifestation négative de la mondialisation, et en particulier des mobilisations qui se développent dans toute diaspora, y compris sur plusieurs générations. Va-t-on de surcroît subir les attaques d’individus en proie à des crises mystiques ou à des psychoses ? Oui, quoique cette réalité puisse s’atténuer avec l’usure de la propagande de Daech.
Doit-on interdire le salafisme ? Poser la question ainsi revient à considérer que ce courant serait bien défini et s’incarnerait dans des organisations identifiées, et par conséquent susceptibles d’être frappées d’interdiction. Ce n’est pas le cas. Le salafisme est très varié. On peut le définir en fonction de l’autorité religieuse...




                        

                        


<article-nb="2018/03/26/19-8">
<filnamedate="20180326"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180326"><AAMMJJHH="2018032619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le philosophe André Comte-Sponville pense que ce n’est pas uniquement le courage qui caractérise l’acte héroïque du gendarme tué par Radouane Lakdim, mais le fait qu’il ait mis cette vertu au service d’une immense générosité.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


André Comte-Sponville : « Arnaud Beltrame, ce héros »

Dans un entretien au « Monde », le philosophe André Comte-Sponville pense que ce n’est pas uniquement le courage qui caractérise l’acte héroïque du gendarme tué par Radouane Lakdim, mais le fait qu’il ait mis cette vertu au service d’une immense générosité.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 11h47
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            
[Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame ont été assassinés, vendredi 23 mars, dans une attaque terroriste à Trèbes (Aube), près de Carcassonne, qui a également fait quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave. Le meurtrier, Radouane Lakdim, a été abattu par des militaires du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché de Trèbes. Il était fiché « S » depuis 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste et était connu pour des faits de ­petite délinquance. Il avait été ­condamné à deux reprises, en 2011 et en 2015, pour des faits de droit commun et avait été incarcéré ­pendant un mois, en 2016, à Carcassonne. Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging dans cette ville. L’organisation Etat ­islamique (EI) a revendiqué l’attaque et la section antiterroriste du ­parquet de Paris a été saisie de l’affaire. Après s’être substitué à l’une des otages du supermarché, le lieutenant-colonel Arnaud ­Beltrame a succombé à ses blessures samedi – il est « tombé en ­héros », a souligné le président Emmanuel Macron. Un hommage national lui sera rendu.]
Entretien. Philosophe, auteur du Petit traité des grandes vertus (PUF, 1995) et, récemment, de L’Inconsolable et autres impromptus (PUF, 330 p., 19 euros), André Comte-Sponville explique pourquoi le courage n’est pas la vertu la plus haute et pour quelles raisons l’acte de Arnaud Beltrame est héroïque.
Que vous inspire l’acte du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame ?
De l’admiration, comme à nous tous ! Il fit preuve de courage, d’abnégation, d’esprit de sacrifice, très au-delà de ce que sa fonction exigeait. On a beaucoup dit qu’il était mort en héros, et le mot, pour une fois, n’est pas galvaudé. Cela dit, ce qui me touche le plus, dans son comportement, c’est moins son courage, dont on parle tant, que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Laurent Wauquiez a réclamé le rétablissement de l’état d’urgence et l’expulsion des étrangers fichés S. M. Valls souhaite interdire le salafisme.
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L’opposition et Manuel Valls mettent la pression sur Macron

Laurent Wauquiez a réclamé le rétablissement de l’état d’urgence et l’expulsion des étrangers fichés S. M. Valls souhaite interdire le salafisme.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h34
    |

            Olivier Faye et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

La trêve n’aura duré que quarante-huit heures. Alors que les responsables politiques avaient dans leur ensemble fait preuve de retenue après l’attaque de Carcassonne et de Trèbes (Aude), qui a entraîné la mort de quatre personnes dont un gendarme, vendredi 23 mars, l’heure est désormais à l’offensive, du côté de l’opposition mais aussi chez certains élus proches de la majorité. Dans leur collimateur : une supposée faiblesse d’Emmanuel Macron, auquel ils reprochent un manque de fermeté dans la lutte contre le terrorisme islamiste.

Laurent Wauquiez a sorti l’artillerie lourde lundi matin. « Nous avons toujours au plus haut sommet de l’Etat les mêmes paroles creuses et la même absence d’action », a dénoncé le président du parti Les Républicains (LR), lors d’une déclaration à la presse. Emmanuel Macron, a-t-il ajouté, « ne combat pas le terrorisme qui ronge notre pays, il ne lutte pas contre le communautarisme avec la fermeté qui s’impose ». Face à l’« ennemi intérieur » que représente à ses yeux « la barbarie islamiste », le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes réclame en conséquence le rétablissement de l’état d’urgence, l’internement des fichés S « les plus dangereux » - ce qu’il propose déjà depuis trois ans - mais aussi l’expulsion des fichés S étrangers. Une position qui le rapproche de Marine Le Pen, qui prône cette mesure de longue date.
Critiques gênantes
La présidente du Front national avait lancé la charge la première, lundi, et demandé sur BFM-TV ces expulsions ainsi que la déchéance de la nationalité française pour les fichés S binationaux. Placer en rétention administrative ces personnes, comme le réclame notamment la droite ? « Pour faire quoi ? En attendant quoi ? », a interrogé la présidente du Front national. « Le gouvernement attend un commencement d’exécution d’un acte terroriste pour agir », a-t-elle dénoncé, réclamant la démission du ministre de l’intérieur,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Agir et les centristes de l’UDI revendiquent leur indépendance mais les futurs scrutins pourraient accélérer leur rapprochement avec La République en marche.
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Elections européennes, municipales… La droite modérée tentée par Macron

Agir et les centristes de l’UDI revendiquent leur indépendance mais les futurs scrutins pourraient accélérer leur rapprochement avec La République en marche.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h31
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Existe-t-il une vie pour un parti politique entre Emmanuel Macron et Les Républicains (LR), ou bien faut-il nécessairement choisir de s’arrimer à l’un de ces deux pôles ? Plus le temps passe et plus la réponse pour les élus centristes ou ceux de la droite modérée qui ont quitté LR semble se trouver du côté de la deuxième option.
L’option d’un partenariat avec les macronistes se précise à mesure qu’approche l’échéance des élections européennes de 2019 et celle des élections municipales de 2020, où la question des alliances s’annonce cruciale dans un paysage politique toujours en recomposition. En clair, La République en marche (LRM) a toutes les chances de trouver des partenaires chez les centristes de l’UDI et les ex-LR d’Agir, tout en pouvant espérer a minima la bienveillance de grands élus locaux de droite, tels que Christian Estrosi.
Pour l’instant, l’indépendance est en tout cas officiellement de mise entre les différentes structures partisanes que représentent LRM, l’UDI et Agir. Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI, définit d’ailleurs sa formation – longtemps alliée à la droite – comme un « partenaire libre » de la majorité. Il soutient alternativement des candidats LRM et LR lors des élections législatives partielles.
« Notre positionnement est compliqué, inhabituel, mais… constructif », veut convaincre de son côté un chef de file d’Agir, qui assure qu’il est « trop tôt pour parler d’alliances ». Mais la perspective de listes communes avec LRM se dessine bien en prévision des européennes, un scrutin lors duquel le président de la République veut réduire l’enjeu à un match entre pro et anti-européens.
« Nous sommes plutôt favorables à l’idée d’une liste centrale. Mais il reste des discussions sur le projet. Rien n’est finalisé, loin s’en faut, affirme le député de Seine-et-Marne, Franck Riester, cofondateur d’Agir. Il faut réformer l’Europe, pas avec moins d’Europe mais plus d’Europe....



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Christophe Castaner a évoqué dimanche un « besoin d’alternance fort  » pour Paris.
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Entre Anne Hidalgo et LRM, la bataille pour la Mairie de Paris est ouverte

Christophe Castaner a évoqué dimanche un « besoin d’alternance fort  » pour Paris.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 15h18
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

Cette fois, les hostilités sont déclarées. Il aura suffi d’un sondage pour mettre le feu aux poudres. Invité du « Grand rendez-vous CNews-Europe 1-Les Echos », dimanche 25 mars, Christophe Castaner a estimé qu’« il y a un besoin d’alternance fort sur Paris » sur la foi d’une enquête IFOP-Fiducial, qui montre que 58 % des Parisiens se disent mécontents du bilan de la maire de Paris. « Le taux d’adhésion à la politique d’Anne Hidalgo et à Anne Hidalgo s’effondre », a poursuivi le délégué général de La République en marche (LRM).
Jusqu’ici assez peu belliqueux envers la maire de la capitale, M. Castaner, avec ses petites phrases, a donné le coup d’envoi de la bataille de Paris deux ans avant les élections municipales. S’il semble se diriger vers une candidature indépendante, le mouvement macroniste est pourtant loin d’avoir arrêté sa stratégie d’alliance et surtout d’avoir désigné son candidat, bien que Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement, se rêve déjà en chef de file « naturel ».

Le sondage IFOP-Fiducial (réalisé du 19 au 22 mars auprès de 1 105 personnes) pour Sud Radio et Le Journal du dimanche, publié dans son édition du 25 mars, a de quoi inquiéter la maire. Il lui prédit un sort funeste dans plusieurs configurations : Mme Hidalgo serait battue par le candidat LRM M. Griveaux dans deux cas de figure. En cas de tiercé au premier tour, la maire de Paris obtiendrait 29 % des voix contre 32 % pour le porte-parole du gouvernement et 21 % pour la liste Les Républicains conduite par Florence Berthout, patronne de la droite parisienne. Second scénario perdant pour Mme Hidalgo avec une liste LR soutenue dès le premier tour par LRM, qui obtiendrait 40 % des suffrages, la maire de Paris serait devancée de justesse (39 %). Seule une liste qu’elle mènerait avec le soutien de LRM permettrait à Mme Hidalgo de l’emporter par 41 % contre 38 % pour la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Devant les policiers et les juges, l’ex-chef de l’Etat s’est parfois défaussé sur Claude Guéant et Brice Hortefeux.
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Financement libyen : la riposte de Nicolas Sarkozy

Devant les policiers et les juges, l’ex-chef de l’Etat s’est parfois défaussé sur Claude Guéant et Brice Hortefeux.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 14h01
    |

            Soren Seelow, 
Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

Un complot de Mouammar Kadhafi et de sa « bande », les élucubrations d’un « menteur doublé d’un fou » (Ziad Takieddine), le combat d’un site d’information (Mediapart) et de « ses comparses » qui « se comportent en militants politiques »… Voilà, résumés en quelques mots, les grands axes de la défense de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, qui a été mis en examen, mercredi 21 mars, pour corruption passive, financement illicite de campagne électorale et recel de détournements de fonds publics libyens.
En garde à vue d’abord, sur TF1 ensuite, et dans Le Journal du dimanche enfin, Nicolas Sarkozy a longuement détaillé l’évolution des relations franco-libyennes depuis 2004, dénonçant ce qui, selon lui, rend « grotesques » les accusations pesant sur le financement de sa campagne victorieuse de 2007 par l’ancien dictateur libyen. Selon ses déclarations en garde à vue et devant les juges, révélées par Mediapart et dont Le Monde a aussi pris connaissance, l’ancien chef de l’Etat a réservé ses principales flèches à Ziad Takieddine et à Mediapart, principal média à avoir documenté les soupçons pesant sur lui.

Le premier, intermédiaire franco-libanais excentrique au cœur des relations entre les deux pays, est accusé d’incohérences dans les différentes versions qu’il a présentées à la presse comme aux magistrats. Alors que M. Takieddine avait fini par s’auto-incriminer en affirmant avoir lui-même convoyé de l’argent liquide de Tripoli à Paris à l’attention de l’équipe de campagne du candidat Sarkozy, l’ancien chef de l’Etat retourne l’argument à son avantage : « M’accuser lui permet de se dédouaner. Puisqu’il est établi qu’il a reçu cet argent, il vaut mieux prétendre que c’était pour ma campagne. »
Mediapart, le site d’information fondé par Edwy Plenel, est pour sa part accusé d’avoir publié...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le président des Républicains et plusieurs personnalités de droite et d’extrême droite relancent le débat sur le suivi des « fichés S ».
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Attentats de l’Aude : Laurent Wauquiez réclame le rétablissement de l’état d’urgence

Le président des Républicains et plusieurs personnalités de droite et d’extrême droite relancent le débat sur le suivi des « fichés S ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 14h40
   





                        



   


Trois jours après les attaques dans l’Aude qui ont fait quatre morts, la polémique enfle sur la lutte contre le terrorisme et le suivi des individus radicalisés. S’appuyant sur le fait que l’auteur des attaques, Radouane Lakdim, un petit délinquant condamné pour des délits de droit commun, avait été signalé pour sa radicalisation, plusieurs personnalités, principalement à la droite de l’échiquier politique, relancent le débat sur le suivi des personnes « fichées S ».
Laurent Wauquiez a ainsi demandé, lundi 26 mars, dans une déclaration à la presse, le rétablissement de l’état d’urgence, dénonçant ce qu’il appelle « la coupable naïveté » d’Emmanuel Macron dans la lutte contre le terrorisme. « La contagion islamiste doit être éradiquée, a fait valoir M. Wauquiez. Je demande que l’on s’en donne les moyens et que l’état d’urgence soit rétabli. »
Le président des Républicains a également exigé l’instauration de mesures qu’il défend depuis plusieurs années, comme l’internement des « fichés S » de nationalité française « les plus dangereux » et l’expulsion des ressortissants étrangers qui font l’objet de la même surveillance.
Marine Le Pen a, elle, demandé la démission du ministre de l’intérieur Gérard Collomb « dont les premiers mots devant la caméra c’est de dire “nous ne savions pas qu’il était radicalisé” ». Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a aussi réclamé le rétablissement de l’état d’urgence, l’expulsion des « fichés S » étrangers et l’interdiction des Frères musulmans et du salafisme.

        Lire aussi :
         

                Attaques à Trèbes et Carcassonne : récit d’un itinéraire sanglant



L’outil de la rétention administrative
Dimanche, l’ancien premier ministre Manuel Valls a évoqué plusieurs pistes, comme l’interdiction du salafisme, et suggéré de regarder « de près les questions liées à la rétention administrative » pour les « fichés S » « dont on considère qu’ils représentent un danger ».
« Je ne vois pas comment on peut mettre ça en place », a répondu lundi la sénatrice PS Laurence Rossignol sur LCI. « On a déjà du mal à traiter le problème de la radicalisation en prison. (…) Faire des rétentions administratives, c’est rassembler ensemble les “fichés S” (…) mais là encore c’est des bouillons de culture de la radicalisation, donc je ne crois pas que ce soit la bonne solution », a poursuivi la sénatrice de l’Oise.
Ancien directeur général de la police nationale et aujourd’hui, vice-président LR de la région Ile-de-France chargé de la sécurité, Frédéric Péchenard a, lui aussi, repoussé cette idée de rétention : « Je ne pense pas que ça ait beaucoup de sens dans la mesure où, c’est l’ancien policier qui parle, c’est très difficile à mettre en oeuvre. C’est très difficile techniquement (et) très difficile juridiquement », a-t-il déclaré, interrogé par Europe 1.
M. Péchenard a dit préférer « d’autres mesures peut-être moins spectaculaires mais plus efficaces » telles que le rétablissement des perquisitions administratives et le renforcement du renseignement pénitentiaire, afin d’« affiner pour savoir qui va passer à l’acte » parmi ces personnes.
L’ex-directeur général de la police s’est dit en outre « favorable » à la fin de l’état d’urgence, une mesure qui doit être appliquée « dans une démocratie comme la France (...) dans un temps très court ».
Près de 20 000 personnes inscrites au fichier des signalements
L’assaillant de l’Aude, Radouane Lakdim, abattu par les forces de l’ordre après une équipée meurtrière à Carcassonne et Trèbes, est un Français d’origine marocaine. Né au Maroc le 11 avril 1992, il est arrivé en France dans les premiers mois de sa vie et a été naturalisé en 2004, à l’âge de 12 ans.
Il était « fiché S » et avait fait l’objet d’un suivi par les services de renseignement en 2016 et 2017. Mais aucun « signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste » n’avait été décelé, selon le procureur de la République de Paris, François Molins.
Sa compagne, placée en garde à vue après l’attaque vendredi qui a fait quatre morts dans l’Aude, est aussi fichée pour radicalisation, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

        Lire aussi :
         

                Attaques dans l’Aude : Radouane Lakdim, un terroriste suivi par la DGSI



Près de 20 000 personnes sont aujourd’hui inscrites, comme Radouane Lakdim, au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Sur ce total, 11 000, les plus sensibles, sont « prises en compte » par les services, qui analysent leur dangerosité avec pour objectif de prévenir les passages à l’acte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de la centrale syndicale, a décliné toute participation à la nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle que veut organiser la CGT.
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FO ne veut pas participer à la mobilisation du 19 avril à laquelle appelle la CGT

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de la centrale syndicale, a décliné toute participation à la nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle que veut organiser la CGT.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 11h02
   





                        


Ce sera sans Force ouvrière (FO). Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de la centrale syndicale, a décliné toute participation à la nouvelle journée de mobilisation, le 19 avril, que veut organiser la Confédération générale du travail (CGT) à la suite des grèves et des manifestations du 22 mars contre les projets du gouvernement de réforme de la fonction publique et de la SNCF.
« Je ne vois pas pourquoi on irait », a déclaré M. Mailly, lundi 26 mars sur Public Sénat. Il a notamment souligné que la date choisie tombait quatre jours avant le congrès de FO, où il doit passer la main après treize ans à la tête du syndicat.
Surtout, M. Mailly a fait valoir que son syndicat, n’avait « pas l’habitude de répondre à des convocations ». « Quand il y a des initiatives de ce type, on en discute avant », a-t-il expliqué, déclarant, comme il l’a déjà fait, avoir appris la date de la mobilisation à la radio vendredi.
Qu’est-ce qu’a proposé la CGT ?
La CGT avait proposé, jeudi 22 mars en soirée dans un communiqué, l’organisation d’une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 19 avril, « dans la recherche de convergence des luttes », sur les thèmes du « pouvoir d’achat », mais aussi de « l’emploi et la protection sociale, les services publics et les droits collectifs ».
Le syndicat a rappelé qu’il avait, au préalable, convié tous les syndicats à une réunion le 19 mars, pour décider d’une journée de mobilisation. Seules Solidaires, la FSU et des organisations de jeunesse s’y sont rendues.
Quelle est la réaction des autres syndicats ?
Interrogé sur la « convergence des luttes » voulue par la CGT, M. Mailly a répondu qu’elle « ne s’improvise pas ». « Ce n’est pas parce qu’il y a multiples confits dans différents secteurs, et public et privé, (…) qu’obligatoirement ça coagule », a-t-il relevé.
« La convergence des luttes, ce n’est pas la tasse de thé de la CFDT, pour une raison simple, c’est que la convergence des luttes, elle ne permet jamais d’avoir des résultats concrets », avait argué, pour sa part, dès la semaine dernière Laurent Berger, le secrétaire général, de la Confédération française démocratique du travail (CFDT).
Le président de la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), François Homméril, lui, était resté « prudent », tout en notant une évolution dans la méthode de la CGT. « Si elle le “propose”, c’est que c’est à débattre. Donc, c’est que l’on progresse dans la concertation intersyndicale. Il faut voir ce que chacun tire du 22 mars et quel peut être le “slogan” fédérateur d’une telle journée. »

        Lire aussi :
         

                Manifestation du 22 mars : statu quo après une mobilisation « réussie »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ L’intersyndicale réclame lundi l’ouverture d’un dialogue sur de nouvelles bases, après une concession de l’exécutif, qui a employé pour la première fois le terme de « négociation ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Avant la grève à la SNCF, l’heure des ultimes discussions

L’intersyndicale réclame lundi l’ouverture d’un dialogue sur de nouvelles bases, après une concession de l’exécutif, qui a employé pour la première fois le terme de « négociation ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 10h55
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                            Éric Béziat








                        



                                


                            

La France peut-elle nourrir quelque espoir d’éviter un lourd et long conflit ferroviaire à partir du 3 avril ? L’épreuve de force entre le gouvernement, qui a lancé son projet de réforme il y a un mois, et les syndicats de la SNCF vient d’entrer dans une parenthèse de calendrier. Cette période d’entre-deux, après la journée de mobilisation nationale du 22 mars et avant le début de trois mois de grève perlée, pourrait être l’occasion d’un miracle. Juste avant Pâques. C’est, en tout cas, la volonté du gouvernement : faire rapidement entrer une partie des syndicats dans sa logique de concertation et ainsi casser le conflit avant sa cristallisation.
La semaine dernière, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a écrit un courrier aux quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF – CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD Rail et CFDT Cheminots – dans lequel, pour la première fois, le mot « négociation » est ajouté à celui de « concertation ». C’est une première concession aux griefs des représentants des salariés, qui se plaignent depuis le début de leurs rencontres avec le ministère des transports, dénonçant une accumulation de réunions stériles, syndicat par syndicat, au cours desquelles chacun exprime son avis sans qu’une véritable négociation de fond n’ait vraiment commencé.

Les quatre organisations ont décidé de saisir cette occasion pour réclamer, dans un tract et une lettre adressés à la ministre lundi 26 mars, l’ouverture d’un dialogue avec l’intersyndicale sur de nouvelles bases et à partir de huit revendications précises. « Les organisations syndicales exigent d’autres mesures, assises sur leurs propositions et leurs revendications », annonce le communiqué.
« Les marges de manœuvre sont réelles » 
Les syndicats formulent plusieurs demandes : une reprise de la dette sans contrepartie, le refus de la filialisation du fret, le maintien de la SNCF comme établissement public,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’affaire Skripal révèle que les agences de renseignement du monde entier continuent, comme pendant la guerre froide, de collecter des informations stratégiques, soulignent les auteurs du « Dictionnaire du renseignement » dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
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« La France doit disposer de puissants services de renseignement »

L’affaire Skripal révèle que les agences de renseignement du monde entier continuent, comme pendant la guerre froide, de collecter des informations stratégiques, soulignent les auteurs du « Dictionnaire du renseignement » dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h23
    |

Hugues Moutouh (Préfet et agrégé de droit) et Jérôme Poirot (Docteur de l'université de Paris-IV-Sorbonne)







                        



                                


                            
[La Grande-Bretagne a ­accusé la Russie d’avoir empoisonné, le 4 mars, un ex-agent double, Sergueï Skripal, et sa fille Ioulia, retrouvés inconscients sur un banc à Salisbury, au sud-ouest de Londres. L’Allemagne, les Etats-Unis et la France ont soutenu Londres. Ils ont exprimé leur « consternation » et dénoncé « une menace pour la sécurité ». La Russie a nié toute responsabilité dans cette tentative d’empoisonnement, pourfendant un « numéro de cirque » du gouvernement britannique. En attendant les conclusions de l’enquête, Londres a riposté mi-mars par l’expulsion de 23 diplomates russes en poste en Grande-Bretagne. Moscou a répondu en expulsant 23 diplomates britanniques. Lundi 26 mars, quatorze pays de l’UE, l’Ukraine, les Etats-Unis et le Canada ont annoncé des expulsions de représentants de la Russie.]
Tribune. Depuis quelques jours flotte en Europe comme un parfum de guerre froide. Rien ne va plus entre Londres et Moscou, qui ont ouvert un cycle interminable de représailles. A l’origine de cette crise internationale se trouve une affaire d’espionnage désormais bien connue : un homme, d’origine russe, a été retrouvé inconscient sur un banc public dans un parc à Salisbury, en compagnie de sa fille. Tous deux ont été victimes d’une tentative d’assassinat à l’aide d’un puissant agent chimique innervant, le Novitchok, une substance aux effets dévastateurs mise au point à la fin de l’ère soviétique.

La victime, Sergueï Skripal, est un ancien colonel de la direction centrale du renseignement de l’armée russe. Condamné à la prison dans son pays pour avoir vendu des secrets aux Britanniques, il avait été échangé, quelques années auparavant, contre des agents russes retenus aux Etats-Unis et vivait depuis lors en Angleterre.
Traitement des agents doubles ou des transfuges
Ce qui ressemble à s’y méprendre à une exécution n’est pas inédit dans la longue histoire mouvementée du renseignement. Chacun se souvient des célèbres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Avoir 20 ans en 2018 (1/5). Cinquante ans après Mai 68, « Le Monde » consacre une série d’articles aux jeunes d’aujourd’hui. Premier volet : leur rapport à l’engagement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/03/2018
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Avoir 20 ans en 2018 : le militantisme, oui, mais 2.0

Avoir 20 ans en 2018 (1/5). Cinquante ans après Mai 68, « Le Monde » consacre une série d’articles aux jeunes d’aujourd’hui. Premier volet : leur rapport à l’engagement.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h47
    |

                            Charlotte Herzog et 
Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            
Militer. L’étymologie miles (« soldat ») subsiste, mais l’ardeur militaire (militare, « être soldat »), elle, est passée de mode. La marche forcée, l’embrigadement, l’encadrement ne collent pas avec l’individualisme en vogue. Le militantisme, lui, n’est pas mort. Il a juste fait sa mue. Les formes d’engagements ont été revues, la jeunesse s’est affranchie de la tradition, et milite à sa façon.
« A ceux qui pensent qu’il n’a plus de sens, je rétorque qu’au contraire, le militantisme pour un autre monde n’a jamais été autant d’actualité. Nous devons nous engager et ne pas laisser les autres décider de notre avenir sans nous bouger. » Léonard, 23 ans, ne supportait plus « de [s] e sentir impuissant ». « Réveiller la flemme de l’engagement » est un désir largement partagé par la jeunesse française. Demander « si les jeunes ont encore des idées qui leur tiennent à cœur » courrouce Pauline, 22 ans, militante en faveur d’une « meilleure transparence du débat politique ». Dans ce monde « trop souvent sourd à la parole des jeunes », Gratien, étudiant lillois, ne se reconnaît pas. D’après une enquête du Credoc menée entre 2015 et 2016 auprès de 4 000 jeunes âgés de 18 à 30 ans, près de la moitié (47 %) des jeunes estiment que leur avis ne compte « plutôt pas ».
Il y a cinquante ans, de part et d’autre des barricades de Mai, on agissait sous des bannières florissantes qui rassemblaient et unifiaient. Les drapeaux étaient multiples, les groupes parfois groupusculaires, mais le collectif était la norme ; le débat interne – interminable, empoignades comprises – était l’usage. C’était le cas en particulier au Parti communiste, où l’adhésion – sous toutes ses formes – valait parfois pour une vie entière. Depuis plusieurs années, les partis politiques subissent de plein fouet la crise de défiance que connaissent les différents rouages de la démocratie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’élection de Ramlati Ali, première femme mahoraise députée, avait été annulée le 19 janvier après un recours de son adversaire Les Républicains, Elad Chakrina.
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Mayotte : la candidate soutenue par LRM, Ramlati Ali, réélue députée lors d’une législative partielle

L’élection de Ramlati Ali, première femme mahoraise députée, avait été annulée le 19 janvier après un recours de son adversaire Les Républicains, Elad Chakrina.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 20h25
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 06h31
   





                        



   


La candidate soutenue par La République en marche (LRM), Ramlati Ali, conserve son siège de députée de Mayotte après sa victoire, dimanche 25 mars, lors du second tour de la législative partielle.
Elle l’emporte avec 54,99 % des voix contre son adversaire Elad Chakrina (Les Républicains) qui avait obtenu le soutien du Front national, selon les résultats diffusés par la préfecture. Le vaincu, un avocat de 27 ans, a rapidement reconnu sa défaite dimanche soir : « L’important, c’est que Mayotte avance. »

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                Les électeurs mahorais appelés aux urnes pour le second tour de la législative partielle



Ce scrutin s’est déroulé dans un contexte particulier, sur une île marquée par plus d’un mois de grève générale et de manifestations. Mais malgré des menaces de blocage, le scrutin s’est tenu sans incident majeur : les 73 bureaux de vote de la première circonscription de Mayotte ont ouvert dimanche matin, même si certains ont dû le faire avec retard, à cause de dégradations à l’entrée de quelques bureaux.
Dans un communiqué, les ministres de l’intérieur Gérard Collomb et de l’outre-mer Annick Girardin ont salué le « bon déroulement » du scrutin ainsi que « l’implication des maires ».
Mme Ali mise en examen
L’élection de Ramlati Ali, première femme mahoraise députée, avait été annulée le 19 janvier après un recours d’Elad Chakrina, le Conseil constitutionnel ayant considéré que, eu égard au « faible écart de voix » entre eux, « la sincérité du scrutin [avait] été altérée ». Mme Ali a été mise en examen le 14 février pour complicité de fraude électorale dans une affaire de procurations litigieuses lors du précédent scrutin. Ayant fait appel de cette décision, elle se représentait, sans étiquette.

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Au premier tour dimanche dernier, Mme Ali était arrivée en tête avec 36,15 % des voix, devant Elad Chakrina, qui avait obtenu 32,59 % des suffrages.
Par ailleurs, dans le Loiret, Jean-Pierre Door (LR) a largement remporté dimanche le second tour de la législative partielle dans la 4e circonscription face à Mélusine Harlé (LRM). Après l’invalidation de son élection en décembre, M. Door, cardiologue qui aura 76 ans le 1er avril, l’a emporté avec 67,08 % des suffrages.
Son élection confirmée, M. Door devra démissionner de son mandat de maire de Montargis (Loiret) et de président de l’agglomération, au titre du non-cumul des mandats.

Mayotte : les élus annoncent la réouverture des services publics lundi
Le comité de coordination des élus de Mayotte a annoncé, dimanche 25 mars, que les services publics des collectivités, fermés en signe de ralliement au mouvement contre l’insécurité depuis le 5 mars, rouvriraient lundi. Le comité invite également dans un communiqué « les parents à envisager le retour des enfants dans les écoles » de Mayotte, où se déroule dimanche le second tour d’une élection législative partielle.
Cette décision fait suite à la décision jeudi d’Edouard Philippe de nommer dès lundi un délégué du gouvernement « pour élaborer en liaison étroite avec toutes les parties prenantes les propositions pour l’avenir du territoire ».
Les élus se félicitent aussi que des « actions concrètes de sécurisation du territoire et des opérations de lutte contre l’immigration clandestine [soient] déjà engagées sur le terrain par l’Etat ». « Dans ces conditions, les élus appellent la population, le collectif et l’intersyndicale à envisager la levée des barrages et la suspension du mouvement », indique encore le comité.
Une demande toutefois formellement refusée par l’intersyndicale, qui a répondu par voie de communiqué dimanche : « Vous nous demandez d’envisager la levée des barrages (…) alors que vous avez déjà décidé de vous désolidariser de nos actions. » Les leadeurs syndicaux ont prévenu : « En tout état de cause, nos barrages doivent rester en place et vos services devraient connaître des perturbations. »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Pour relancer l’industrie française, les pouvoirs publics tentent de convaincre les entreprises de revoir d’urgence leur appareil de production. Si de nouveaux spécialistes émergent déjà, la transformation sera longue et difficile.
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Mobilisation pour l’usine du futur, dernière chance pour l’industrie française

Pour relancer l’industrie française, les pouvoirs publics tentent de convaincre les entreprises de revoir d’urgence leur appareil de production. Si de nouveaux spécialistes émergent déjà, la transformation sera longue et difficile.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 10h04
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Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

Au pied du mont Blanc, le décolletage connaît un spectaculaire regain. Dans la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), où se concentre 60 % de cette industrie française qui fabrique, au micron près, des pièces métalliques tournées pour l’horlogerie, l’automobile et l’aérospatiale, le moral revient après la récession du début de la décennie.
« Notre secteur a connu en 2017 près de 6 % de croissance, effaçant les effets de la crise. On le doit aux efforts technologiques, qui nous placent au rang des meilleurs au monde. D’ailleurs, nous exportons plus de la moitié de notre activité », se félicite Lionel Baud, vice-président du pôle Mont-Blanc Industries et patron de Baud Industries, l’une des plus grosses entreprises de la spécialité avec 500 salariés.
L’investissement bien orienté
Du coup, le microcosme du décolletage fourmille de projets, tel celui d’un futur centre technique de 12 millions d’euros à Cluses ou un rapprochement avec le cluster (groupement d’entreprises et d’institutions) Auvergne Efficience industrielle. Quant à Baud Industries, son usine de Vougy a reçu en avril 2017 le label « Vitrine industrie du futur » pour une cellule robotisée, fruit de cinq ans de développement.
Alors qu’Emmanuel Macron doit inaugurer à Villepinte (Seine-Saint-Denis), mardi 27 mars, le salon des technologies et des équipements de production Global Industrie, tout le secteur manufacturier, à l’image du décolletage, relève la tête. Sur un an, à fin 2017, la production a bondi de 4,9 %, selon l’Insee ; et en janvier, le taux d’utilisation des capacités était à son plus haut niveau depuis 2008. Le cabinet Trendeo a recensé plus d’ouvertures d’usines que de fermetures en 2017.

Autre facteur encourageant, l’investissement est lui aussi bien orienté (environ 4 %), avec des envolées surprenantes comme celle des ventes de robots qui, selon le Symop, le syndicat du secteur, ont augmenté de 30 % en 2017. Le signe que les lignes bougent ? Il...




                        

                        


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