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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Médecin, game designer, journaliste, comédien, photographe, tous ont rêvé leur avenir. Mais le prestige de leur profession recouvre un quotidien assez éloigné de l’image d’Epinal.
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Métiers passion : l’envers du décor

Médecin, game designer, journaliste, comédien, photographe, tous ont rêvé leur avenir. Mais le prestige de leur profession recouvre un quotidien assez éloigné de l’image d’Epinal.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 18h00
    |

                            Adeline Farge








                        



                                


                            

Lors d’un vol Toulouse-Paris, Beltran s’est retrouvé scotché par une publicité sur la filière des cadets d’Air France. Passionné par les avions depuis une invitation au poste de pilotage par un commandant de bord à l’âge de 8 ans, cet ancien ingénieur aéronautique n’a pas hésité avant de se porter candidat, malgré une absence d’heures de vol au compteur. « J’ai toujours été subjugué par les technologies de l’aviation et le fait que l’homme puisse voler mais je me suis auto-bridé. Aucun de mes parents ne travaillait dans une compagnie aérienne, je ne connaissais pas les voies d’accès à la profession. Il aurait fallu financer une formation privée de pilote de ligne très onéreuse. Etant boursier, cela n’était pas envisageable. »
Après une formation sélective et exigeante, il a enfin pu piloter un A320 et endosser un uniforme qui continue d’émerveiller. Pilote, photographe, game designer, comédien, journaliste, médecin… Ces univers professionnels ont pour point commun de faire briller les mirettes. Mais derrière l’image d’Epinal, se cachent souvent des rémunérations au ras des pâquerettes, des pressions au travail, une concurrence féroce. L’envers du décor peut être source de profondes désillusions.
Tout petit, Damien passait tout son temps libre avec une console dans les mains au grand dam de ses parents. Des centaines d’heures à écumer un même jeu qui lui ont appris à en décrypter la mécanique et à imaginer des manières de les améliorer. « Les jeux vidéo m’offraient une évasion vers des mondes virtuels, je n’avais pas imaginé qu’en créer était une profession. Alors, quand il y a cinq ans, une entreprise m’a proposé de signer un contrat à durée indéterminé de game designer, je me suis plus focalisé sur le métier du game design que sur le droit du travail. » 
« Surinvestissement »
Entre des propos déplacés de manageurs, des mises au pilori en réunion, des mises au placard et une charge de travail éreintante, il n’a pas tardé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’agence fédérale américaine du commerce va enquêter sur l’utilisation par le réseau social des données personnelles de ses abonnés.
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Le régulateur américain du commerce, la FTC, lance une enquête sur Facebook

L’agence fédérale américaine du commerce va enquêter sur l’utilisation par le réseau social des données personnelles de ses abonnés.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h42
   





                        



   


Les nuages s’amoncellent au-dessus de Facebook. Les excuses tardives et les promesses du patron Mark Zuckerberg, la semaine dernière, n’ont pas éteint la polémique autour de l’utilisation indue de données personnelles de millions d’utilisateurs par la firme britannique Cambridge Analytica.
Le bureau de protection des consommateurs de la Federal Trade Commission (FTC, l’agence fédérale américaine du Commerce) a confirmé, lundi 26 mars, enquêter sur l’utilisation par Facebook des données personnelles de ses abonnés. Dans un communiqué, Tom Pahl, le directeur par intérim du régulateur américain du commerce, s’explique :
« La FTC prend très au sérieux les récentes informations de presse qui soulèvent des interrogations substantielles sur les pratiques de Facebook en matière de protection des données. La FTC confirme qu’elle a ouvert une enquête (…) sur ces pratiques. »
L’agence précise notamment qu’elle peut agir contre des entreprises « qui ne respectent pas leurs engagements sur [le respect de] la vie privée, notamment le fait de respecter le “Privacy Shield” [accord entre les Etats-Unis et l’Union européenne], ou qui sont impliquées dans des actions inéquitables au détriment des consommateurs ».
La FTC a ajouté que les entreprises ayant précédemment signé un accord amiable avec elle « doivent également respecter les obligations énoncées par la FTC concernant la sécurité de la vie privée et des données ». Facebook avait signé un accord avec la FTC en 2011, mettant fin aux accusations selon lesquelles il avait trompé les consommateurs en leur disant que leurs informations personnelles sur Facebook restaient privées, alors qu’il les avait partagées.
Le réseau social est sur la sellette depuis que l’hebdomadaire britannique The Observer et le New York Times ont révélé que le cabinet d’études londonien Cambridge Analytica, très impliqué dans la campagne électorale de Donald Trump en 2016, avait siphonné les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook.

        Lire aussi :
         

                Cambridge Analytica au cœur de la tempête politique, médiatique et judiciaire



Enquêtes et plaintes se multiplient
L’enquête de la FTC vise à déterminer si Facebook a autorisé Cambridge Analytica à recevoir certaines données d’utilisateurs en violation de ses règles, supposait mardi l’agence Bloomberg, en citant une source au fait du dossier.
A Wall Street, le titre Facebook a rechuté de 4,08 % à 152,88 dollars vers 16 h 55 sur le Nasdaq, effaçant ses gains du début de séance. Depuis lundi dernier, le cours du réseau social a chuté de 18,6 %. Il évolue désormais au plus bas depuis huit mois.
Outre le régulateur américain du commerce, des cabinets d’avocats américains ont annoncé avoir déposé des plaintes et recours en nom collectif (class action), et une campagne d’appels à se désabonner (#deletefacebook) a été lancée. Les procureurs de New York et du Massachusetts ont eux aussi lancé une enquête.
Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a invité mardi le patron du réseau social, Mark Zuckerberg, à venir s’expliquer devant les eurodéputés, qui ont l’intention de mener une enquête sur cette « violation inacceptable des droits à la confidentialité des données ».
Embourbé dans ce scandale, Facebook s’est offert une pleine page de publicité dimanche dans la presse britannique et américaine pour présenter de nouveau ses excuses, et les « regrets » de son patron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence et le cabinet PwC viennent de publier un guide pour détecter les premiers signes de radicalisation des salariés.
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Quelques recommandations pour faire face aux risques de radicalisation en entreprise

Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence et le cabinet PwC viennent de publier un guide pour détecter les premiers signes de radicalisation des salariés.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 17h07
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

« Depuis quelques années, la radicalisation en milieu professionnel concerne des entreprises de tous les secteurs d’activité, constate Olivier Hassid, directeur chez PwC, chargé des activités de conseil en sécurité et sûreté des entreprises. Très souvent, elles se sentent démunies et ne disposent pas d’outils adaptés pour gérer cette problématique. Le déni ou les réactions inappropriées sont également courants. C’est pourquoi il est important de savoir détecter les signaux faibles au plus tôt pour prévenir le danger. »
C’est la raison pour laquelle le cabinet PwC France, en partenariat avec le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), un organisme indépendant canadien, a décidé de publier un guide, Prévenir et faire face aux risques liés à la radicalisation en entreprise, qui a été présenté à Paris le 20 mars devant 70 professionnels d’entreprise. « L’idée était de faire se rencontrer et se parler des directeurs sécurité et sûreté, des directeurs des ressources humaines et des directeurs juridiques. Ces trois entités sont directement concernées par la problématique de la radicalisation, et pourtant elles restent trop souvent cloisonnées », indique Olivier Hassid.
Détecter la radicalisation
L’objectif de PwC est de fournir aux entreprises des outils pour détecter la radicalisation et ensuite de réfléchir aux différents leviers dont elles disposent, notamment les procédures RH et juridiques à mettre en œuvre. Car la prévention et la gestion des risques liés à la radicalisation en entreprise relèvent de sa responsabilité : « l’employeur » doit prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Il doit aussi « veiller à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes », dit le code du travail.
Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Christopher Wylie accuse l’entreprise britannique d’avoir utilisé les données de millions d’individus pour manipuler les élections et construire « l’alt-right » aux Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Affaire Facebook-Cambridge Analytica : le lanceur d’alerte s’explique

Christopher Wylie accuse l’entreprise britannique d’avoir utilisé les données de millions d’individus pour manipuler les élections et construire « l’alt-right » aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h25
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Un mois après avoir été embauché en juin 2013 par l’entreprise qui allait devenir Cambridge Analytica, Christopher Wylie a pour la première fois compris qu’il ne s’agissait peut-être pas d’une société comme les autres. « Mon poste de directeur de la recherche était vacant parce que mon prédécesseur était mort dans des conditions inexpliquées dans sa chambre d’hôtel à Nairobi, alors qu’il travaillait pour Uhuru Kenyatta [actuel président du Kenya] », explique-t-il.
Le Canadien, petit génie de l’informatique, qui a appris tout seul à coder, alors âgé de 24 ans, a progressivement découvert qu’il travaillait pour une firme qui siphonnait les données personnelles de millions de personnes sur Facebook, avait comme vrai patron un certain Steve Bannon, cherchait à manipuler les élections à travers le monde et poussait sur Internet les théories du complot pour développer « l’alt-right », les mouvements d’extrême droite américaines.
Cambridge Analytica a ensuite aidé Donald Trump lors de la campagne présidentielle américaine et à influer au Royaume -Uni en faveur du Brexit. Ayant quitté l’entreprise fin 2014, mais ayant longtemps gardé d’étroits contacts, M. Wylie a désormais décidé de révéler tout ce qu’il savait. « On ne peut pas défaire ce qui a été fait, mais il faut alerter. »

Surveillance de masse
Désormais, il ne fait plus que ça, dénonçant une société qui met en danger la démocratie, selon lui. Une semaine après avoir parlé pour la toute première fois au New York Times et au Guardian, le lanceur d’alerte a longuement rencontré dimanche 25 mars un groupe de huit journalistes européens, dont Le Monde. Depuis plusieurs mois, il travaille aussi avec les autorités britanniques, qui enquêtent contre Cambridge Analytica. Mardi 27 mars, il témoignera devant un comité parlementaire britannique, et a accepté de faire de même devant le Congrès américain.
A écouter M. Wylie, le scandale qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Les mutations technologiques et politiques amènent désormais à envisager son plan de carrière sur un court ou un moyen terme, explique le docteur en gestion Roland Robeveille.
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Carrière : « Ne plus se fixer d’objectifs au-delà de trois ou cinq ans »

Les mutations technologiques et politiques amènent désormais à envisager son plan de carrière sur un court ou un moyen terme, explique le docteur en gestion Roland Robeveille.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 16h51
    |

                            Elodie Chermann








                        



                                


                            

Chargé de cours à l’Ensta Paris Tech et à l’université de Versailles Saint-Quentin, Roland Robeveille donne quelques clés pour adapter son parcours professionnel aux évolutions du marché du travail.
Dans un monde en profonde mutation, cela a-t-il encore un sens de se construire un plan de carrière ?
Bien sûr que c’est utile ! Si on reste éternellement dans une posture d’attente, on n’avance pas. Mais les scénarios qu’on échafaude ne se réalisent évidemment pas toujours comme prévu. Parce qu’un plan de carrière dépend non seulement de la capacité qu’a ou non le salarié à évoluer professionnellement et personnellement dans un milieu professionnel, mais aussi des opportunités que l’entreprise a à lui offrir.
Aujourd’hui, un jeune ne peut plus envisager le développement de sa carrière de façon linéaire. Il doit intégrer le fait qu’il sera amené, sans doute plusieurs fois au cours de son parcours, à changer non seulement d’entreprise mais aussi de métier. Ainsi, d’après les estimations de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), 10 à 20 % des emplois disparaîtront dans les dix ans qui viennent sous l’effet des mutations technologiques, 50 % seront profondément transformés, tandis que 10 à 20 % d’emplois nouveaux apparaîtront.
Les statuts aussi vont évoluer. Aujourd’hui déjà, les contrats à durée indéterminée (CDI) sont de plus en plus souvent remplacés par des CDD, des intérimaires et des stagiaires et à l’avenir, ce sont les contrats de projet ou de chantier qui risquent de se généraliser.
Mais les jeunes sont habitués à gérer cette incertitude, non ?
Tout dépend de leur situation. Aujourd’hui, on peut considérer qu’il y a trois catégories de jeunes sur le marché du travail. D’un côté, on a les détenteurs de master 2 et les diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieurs qui parviennent, en général, à s’intégrer rapidement dans un poste et une activité correspondant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’intersyndicale durcit le ton, elle avait déjà lancé un appel à la grève pour le 30 mars.
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Air France : deux nouvelles journées de grève annoncées les 3 et 7 avril

L’intersyndicale durcit le ton, elle avait déjà lancé un appel à la grève pour le 30 mars.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h29
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 17h09
   





                        


Dix syndicats d’Air France, tous métiers confondus, appellent à la grève les 3 et 7 avril, en plus de celle programmée le 30 mars, pour obtenir une augmentation générale de 6 %, ont-ils annoncé lundi 26 mars, à la veille d’une négociation entre la direction et les pilotes.
« Nous allons durcir le rythme des mouvements » face à une direction qui, « en n’apportant aucune réponse concrète » aux revendications déjà exprimées les 22 février et 23 mars, « campe sur ses positions et cherche la division », déclarent dans un communiqué les organisations syndicales de pilotes (SNPL, SPAF, Alter), d’hôtesses et de stewards (SNPNC, UNSA-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD).
Un quart des vols annulés vendredi
Pour 2018, la direction a décidé d’appliquer unilatéralement une augmentation générale de 1 %, en deux temps, couplée à une enveloppe d’augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté…) de 1,4 % pour les seuls personnels au sol. Les syndicats jugent ces mesures insuffisantes au regard des résultats de l’entreprise et des efforts fournis dans le passé.
Les précédentes tentatives de la direction pour déminer le conflit n’ont pas porté leurs fruits. Un quart des vols ont été annulés vendredi lors de la deuxième journée de grève organisée pour porter ces revendications.

        Lire aussi :
         

                Nouvelle journée de grève chez Air France où les salariés réclament 6 % d’augmentation






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Alors que les signataires de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998 se retrouvent à Paris le 27 mars pour formuler la question du référendum calédonien qui sera soumise aux électeurs en novembre, l’ancien député (PS) René Dosière juge, dans une tribune au « Monde », que cette consultation intervient trop tôt.
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« En Nouvelle-Calédonie, la population n’a jamais eu l’occasion de débattre de l’avenir de son pays »

Alors que les signataires de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998 se retrouvent à Paris le 27 mars pour formuler la question du référendum calédonien qui sera soumise aux électeurs en novembre, l’ancien député (PS) René Dosière juge, dans une tribune au « Monde », que cette consultation intervient trop tôt.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h25
    |

René Dosière (Membre honoraire du Parlement, a été le rapporteur du statut de la Nouvelle Calédonie)







                        



                                


                            

La prochaine consultation de la population calédonienne sur l’avenir institutionnel de leur pays, conformément aux engagements pris à Nouméa en 1998, constitue une étape importante dans un processus de décolonisation pacifique unique et exemplaire dans notre histoire.
Il y a trente ans, les accords de Matignon mettent un terme à la guerre civile naissante et marquent le début d’une nouvelle relation entre la France et la Nouvelle-Calédonie. L’identité du peuple kanak est réhabilitée ; un effort important de rééquilibrage en matière de développement économique, social, éducatif est engagé en faveur des populations mélanésiennes ; un programme de formation accélérée des cadres kanaks est mis en place. La population française approuve, par référendum, cette politique nouvelle.
Une égale légitimité
Dix ans plus tard, avec l’Accord de Nouméa, une étape supplémentaire est franchie. Après avoir dressé un tableau réaliste de la colonisation, le préambule de l’accord fixe la finalité ultime du processus de décolonisation : la construction d’un destin commun par les deux principales communautés vivant sur le territoire qui se reconnaissent une égale légitimité à y demeurer, dans le cadre d’un partage de souveraineté avec la France.
A cet effet, la Calédonie est dotée d’un statut tellement spécifique et unique qu’il exigera une modification de la Constitution dont le titre XIII regroupe les dispositions transitoires relatives à la Nouvelle-Calédonie.

Que comporte l’accord signé à Nouméa le 5 mai 1998 ?
Sur une période de vingt ans, l’Etat transférera à la Calédonie l’ensemble de ses attributions et des moyens correspondant, à l’exception de ses pouvoirs régaliens (défense, police, justice, affaires étrangères) dont le transfert fera l’objet avant la fin de l’année 2018 d’une consultation de la population calédonienne. Nous y voilà : ce sera le 4 novembre.
Un gouvernement associant européens et kanaks appliquera collégialement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Catherine Guillouard veut sauvegarder le régime d’établissement public à caractère industriel et commercial de l’entreprise au moment où la SNCF doit passer en société anonyme.
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La patronne de la RATP défend le statut public de l’entreprise de transport

Catherine Guillouard veut sauvegarder le régime d’établissement public à caractère industriel et commercial de l’entreprise au moment où la SNCF doit passer en société anonyme.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h00
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Ancienne championne de ski, Catherine Guillouard n’a en théorie pas peur de la compétition. Mais, en dirigeante chevronnée, la présidente de la RATP préfère l’aborder avec le moins de remous possible. Lors de la présentation de ses résultats 2017, vendredi 23 mars, la nouvelle Madame Métro (elle a remplacé l’été dernier, Elisabeth Borne devenue ministre des transports) a clamé son attachement au statut public de son entreprise et à celui de ses agents.
Mme Guillouard l’assure : être un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), directement sous la tutelle souvent embrouillée de l’Etat, n’handicape en rien la RATP. Manifestement, elle n’a pas le même point de vue que son homologue Guillaume Pepy, le patron des chemins de fer, lequel plaide pour un passage en société anonyme (SA) afin d’améliorer l’efficacité de son exploitation et transformer le mammouth SNCF en une entreprise moderne et agile.
Pourtant, relèvent une poignée d’observateurs rabat-joie, l’Epic est une forme juridique qui risque de faire sourciller les arbitres tatillons de l’Union européenne dans la perspective inéluctable d’une ouverture à la concurrence de l’intégralité des lignes de bus, tramway, métro et RER de Paris et de sa banlieue. Et puis pourquoi figer un des grands groupes de transport public français dans ce statut un brin suranné d’Epic quand l’autre deviendrait une SA plus en phase avec son temps ?
Un groupe public en pleine forme
« La RATP est différente de la SNCF sur bien des sujets, a donc plaidé Mme Guillouard. Le calendrier de l’ouverture à la concurrence n’est pas le même et s’étale de 2024 pour les bus à 2039 pour le métro. Les éléments du statut des agents n’empêchent pas la flexibilité et la polyvalence. Le régime des retraites de la RATP est en train de rejoindre celui des salariés du privé. Quant au niveau d’endettement, il n’a rien à voir avec celui de la SNCF. »
Il faut dire que les résultats dévoilés vendredi donnent l’image d’un groupe public en pleine forme. Un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros, un résultat opérationnel récurrent en hausse de 20 %, un bénéfice multiplié par deux à 339 millions d’euros.
Quoiqu’astreinte à un plan d’investissement conséquent, la RATP a réussi le tour de force de se désendetter de 200 millions d’euros en 2017. Aujourd’hui sa dette représente 6,4 années d’excédent brut d’exploitation (contre 7 l’an dernier). Ce même ratio chez la SNCF atteint douze années au global et même vingt-quatre ans pour SNCF Réseau.
Mais gare ! Une trop bonne santé pourrait se transformer en contre-argument. Comme elle ne souffre précisément pas de cette maladie de la dette qui constitue un handicap majeur pour devenir une société par actions, la RATP serait une candidate toute trouvée au passage en SA.

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Heureusement, Mme Guillouard bénéficie de quelques soutiens de poids dans cette « Epic » bataille. A commencer par celui de la ministre Elisabeth Borne, qui a confirmé que le gouvernement, qui n’a pas une très grande envie de se rajouter un front social en ce moment, souhaitait le statu-quo pour son ancienne maison. Et la patronne peut aussi compter sur le soutien des salariés de la RATP dans ce combat. L’appel à la grève du 22 mars n’a pas été entendu à la RATP. Le trafic quasi normal du métro et des bus parisiens pouvait être interprété comme un soutien à la direction.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Ces absences sont aujourd’hui sanctionnées d’une radiation de deux mois. Le gouvernement compte, à partir de 2019, réduire la sanction à 15 jours.
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70 % des radiations à Pôle emploi consécutives à une absence à une convocation

Ces absences sont aujourd’hui sanctionnées d’une radiation de deux mois. Le gouvernement compte, à partir de 2019, réduire la sanction à 15 jours.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h12
   





                        


L’essentiel
Les chiffres de Pôle emploi font état de 582 930 radiations de demandeurs d’emploi en 2017, apprend-on lundi 26 mars.Parmi elles, 416 840 radiations étaient consécutives à une « non-réponse à convocation » de Pôle emploi. Ce motif représente 71,5 % des radiations totales.Ces absences sont aujourd’hui sanctionnées d’une radiation de deux mois. Le gouvernement compte, à partir de 2019, réduire la sanction à quinze jours.

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Les autres motifs de radiation
Le deuxième motif de radiation est le refus d’une « action d’aide à la recherche d’emploi », par exemple un atelier organisé par Pôle emploi : 129 180 radiations, 22,2 % du total.
Viennent ensuite les radiations pour « insuffisance de recherche d’emploi », avec 26 480 radiations (4,5 %). Expérimentées à partir de 2013, des équipes de contrôle de la recherche d’emploi ont été généralisées en 2015 à Pôle emploi pour déceler ce type de manquements. Résultat : les radiations pour ce motif ont doublé depuis 2013 (environ 13 000 à l’époque). Le gouvernement compte quintupler les effectifs de contrôleurs, de 200 à 1 000 à horizon 2020.
Quatrième motif de radiation : les « déclarations inexactes » pour rester inscrit à Pôle emploi. En 2017, 4 580 personnes ont été radiées pour ce motif, soit 0,8 % de l’ensemble.
Et aussi :
Suivent les radiations pour « abandon de formation » (2 260 radiations, 0,4 %) et « refus de formation » (1 820, 0,3 %). Le gouvernement a annoncé qu’à l’avenir les demandeurs d’emploi ne seraient plus sanctionnés s’ils refusent une formation.
Les autres motifs ont, chacun, entraîné moins de 1 000 radiations en 2017 : « Refus d’action d’insertion » (651 radiations, 0,1 %), « refus d’élaboration ou d’actualisation de son projet personnalisé d’accès à l’emploi » (228, 0,04 %), « refus de deux offres raisonnables d’emploi » (149, 0,03 %), « refus de contrat aidé ou de contrat de professionnalisation » (124, 0,02 %) et « refus de visite médicale » (49, 0,01 %).
Les changements envisagés par le gouvernement
Concernant les « offres raisonnables d’emploi », aujourd’hui définies très précisément dans le code du travail, le gouvernement compte les assouplir pour que la sanction devienne « pleinement applicable ». L’offre raisonnable sera, à l’avenir, uniquement déterminée en concertation entre le demandeur d’emploi et son conseiller.
Le ministère du travail compte, par ailleurs, instaurer un nouveau barème de sanctions, applicable à l’ensemble des motifs sauf l’absence à convocation. Au premier manquement, les allocations seront suspendues pendant un mois ; au deuxième manquement, l’allocataire perdra définitivement deux mois d’allocations ; au troisième manquement et suivants, l’allocataire perdra définitivement quatre mois d’allocation.

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Les recrutements des cadres sont à la hausse, même pour les débutants

Les secteurs de l’informatique et de la recherche et développement ouvrent leurs portes aux jeunes diplômés peu ou pas expérimentés.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h00
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

« Le recrutement en France, en ce qui nous concerne, ce sont 12 700 personnes en 2017. On en prévoit 13 500 en 2018 », se félicite Chantal Gaemperle, directrice des ressources humaines et synergies du groupe LVMH, l’entreprise préférée des jeunes diplômés d’écoles de commerce depuis des années. L’amélioration de la conjoncture se confirme au-delà du géant du luxe. En 2017, les effectifs salariés du privé ont augmenté de 1,5 % sur un an. Même l’emploi industriel a renoué avec la croissance : le quatrième trimestre 2017 a enregistré sa première hausse depuis dix-sept ans.
Le recrutement des jeunes diplômés est logiquement orienté à la hausse. « Le nombre d’embauches de cadres devrait se situer entre 248 000 et 271 000, en hausse de 3 % à 13 % sur un an », indique l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), avec une perspective de 276 000 embauches de cadres à l’horizon 2020.
Et à partir de 2018, les jeunes diplômés commenceront à profiter de la reprise dès la sortie de l’école. Selon les 11 000 entreprises du secteur privé interrogées par l’APEC entre octobre et décembre 2017, 47 500 à 53 000 embauches de jeunes diplômés débutants (moins d’un an d’expérience) sont programmées pour l’année 2018, soit près de 20 % du volume total des recrutements.
72 % des recrutements dans les services
Tous les secteurs recherchent des cadres, mais celui des services porte 72 % des recrutements, avec 180 000 à 196 600 embauches pour 2018, en hausse de 4 % à 14 % sur un an.
En termes d’activités, les cadres sont d’abord attendus dans l’informatique (21 % des embauches), en études, recherche et développement (R&D, 19 % des embauches) et en commercial et marketing (17 %, soit entre 43 000 et 46 000 embauches prévues, quasiment comme en 2017). « La hausse la plus marquée devrait être celle de l’informatique qui atteindrait 20 % de croissance », souligne l’APEC.
Les débutants sont surtout recherchés dans l’informatique...




                        

                        


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La période d’essai : quatre mois d’évaluation réciproque

Cette phase test non obligatoire a une durée maximum fixée par le code du travail à quatre mois pour les cadres. Elle se révèle concluante pour huit cadres sur dix. Retours d’expérience.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h00
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

« C’est toujours un peu stressant de commencer un nouveau travail car il y a beaucoup d’informations à intégrer. Pour moi, le démarrage a été très rapide. Je suis partie tout de suite en mission avec le chef de projet que je connaissais à peine », se souvient Eugénie, ingénieure dans le numérique, qui vient de signer son premier contrat à durée indéterminée (CDI) dans une entreprise du secteur automobile.
Avant d’atteindre le Graal du CDI, les jeunes diplômés doivent en effet passer avec succès une période d’essai. Elle n’est pas obligatoire, mais elle est délicate et déterminante. Habituellement de quatre mois pour les cadres, elle peut être renouvelée une fois. Durant cette phase d’évaluation réciproque, se mêlent souvent pression, curiosité et observation.
Les jeunes diplômés constatent alors les différences qu’il peut y avoir entre la très bonne image de l’entreprise donnée lors des entretiens de recrutement et la réalité. « Il ne faut pas être naïf et ne pas hésiter à se renseigner en amont sur des sites comme Glassdoor. Cela permet de connaître les motifs d’insatisfaction récurrents et voir s’ils nous semblent surmontables ou pas », remarque Eugénie.
Parcours d’intégration
Durant cette période, les jeunes diplômés apprécient d’avoir un parcours d’intégration un minimum formalisé. Eugénie a suivi plusieurs formations, obligatoires pour tous les nouveaux entrants, sur la sécurité, la production, etc. « C’était très bien, même si le programme était un peu lourd », note-t-elle. Par ailleurs, son manageur était là pour répondre à ses questions techniques, « comme un tuteur ». Elle a aussi bénéficié d’un suivi régulier par les responsables des ressources humaines. Et « à la fin de ma période d’essai, j’ai eu l’occasion de dire ce que je pensais de l’équipe, de l’organisation et ce que j’aimerais voir changer », précise Eugénie.
En revanche Martin, ingénieur informaticien, a connu deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La biotech française, qui vient de lever 140 millions d’euros, espère lancer son traitement, le Viaskin Peanut, un « blockbuster » potentiel, dès 2019 aux Etats-Unis.
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Allergie à la cacahuète : la start-up DBV aux portes du marché américain

La biotech française, qui vient de lever 140 millions d’euros, espère lancer son traitement, le Viaskin Peanut, un « blockbuster » potentiel, dès 2019 aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 12h21
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

C’est la dernière ligne droite pour la « Peanut company ». La start-up française DBV, spécialisée dans les allergies alimentaires, a annoncé, vendredi 23 mars, avoir levé 140 millions d’euros. Ce dernier tour de table, qui réunissait des investisseurs américains et Bpifrance, porte à 525 millions d’euros les fonds levés ces six dernières années. Un record pour une biotech tricolore déjà valorisée un milliard d’euros. « Nous avons ouvert l’offre à 17 heures et à 18 heures, tout était fini ! », précise David Schilansky, le directeur général délégué et directeur financier, soulagé du résultat des courses dans un contexte de marché « compliqué ».
A l’origine de ce succès, un patch inventé par deux pédiatres et un ingénieur parisiens qui pourrait constituer le premier traitement contre l’allergie à la cacahuète. Le marché est prometteur : aux Etats-Unis, plus d’un million d’enfants de 2 à 11 ans ont été diagnostiqués, et la majorité d’entre eux seront hospitalisés au moins une fois dans leur vie. « L’arachide est difficile à éviter et c’est la première cause de choc allergique », souligne le Dr Pierre-Henri Benhamou, l’un des cofondateurs de DBV.
Une longueur d’avance
Selon une étude publiée en 2013, le coût des allergies alimentaires chez les enfants, cacahuète en tête, s’élèverait à 25 milliards de dollars (20,2 milliards d’euros) par an aux Etats-Unis. Ces chiffres expliquent pourquoi le Viaskin Peanut a tout d’un futur « blockbuster », c’est-à-dire un médicament dont les ventes annuelles dépassent un milliard de dollars.
DBV n’est pas la seule société en lice pour conquérir ce marché, mais sa technologie lui donne une longueur d’avance. Posé à la surface de la peau, son patch diffuse des quantités infimes d’allergène. Chargées d’éduquer le système immunitaire en activant certaines cellules présentes dans l’épiderme, ces molécules ne franchissent pas cette barrière. C’est la grande différence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Lourdement endetté, le groupe a entrepris de céder une partie de ses actifs.
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Le conglomérat chinois HNA contraint de s’alléger pour se sauver

Lourdement endetté, le groupe a entrepris de céder une partie de ses actifs.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 12h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            
Crise passagère ou crise existentielle ? Jusqu’ici, le groupe HNA, propriétaire de Hainan Airlines, plaide pour le premier scénario : un peu trop d’acquisitions, une petite indigestion de dette mais le pire sera évité. Pourtant, les signes d’une crise profonde s’accumulent pour l’un des plus vastes conglomérats du monde, à la tête de 170 milliards de dollars (137 milliards d’euros) d’actifs. Il chercherait aujourd’hui à réduire son personnel d’un quart, soit 100 000 emplois supprimés. Le groupe, actionnaire principal de la Deutsche Bank, cherche aussi à vendre de toute urgence des propriétés immobilières et des participations dans des entreprises pour lever de l’argent frais.
Formé à partir de la compagnie aérienne Hainan Airlines, HNA s’est développé ces dernières années grâce à des rachats tous azimuts. Depuis 2015, HNA a dépensé plus de 40 milliards de dollars pour des acquisitions, dans des secteurs aussi variés que l’hôtellerie, la logistique, la finance, le stockage de pétrole ou le cloud computing. Résultat, une dette de 90 milliards de dollars, pour 170 milliards d’actifs au total, d’après les informations publiées par le groupe. Un bilan en théorie soutenable, mais un tiers de cette dette arrive à échéance cette année.
Les ennuis s’accumulent pour HNA, qui peine même à financer ses opérations courantes : mi-mars, l’entreprise avait accumulé une ardoise de trois milliards de yuans (380 millions d’euros) de factures impayées avec la China National Aviation Fuel Group, auprès duquel les douze compagnies aériennes de HNA s’approvisionnent en kérosène. Une dette finalement réglée le 22 mars, d’après Reuters.
Récolter du cash en urgence
L’entreprise espère pouvoir faire rentrer dans les caisses 16 milliards de dollars au premier semestre. D’après Bloomberg, HNA a déjà mis 13 milliards d’actifs sur la table. Pour récolter du cash en urgence, HNA privilégie les ventes de participations dans des entreprises. HNA a déjà réduit ses participations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le groupe japonais répond aux accusations de l’association HOP, en assurant qu’il n’a jamais eu « l’intention de voler ses clients ».
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Obsolescence programmée : le fabricant d’imprimantes Epson livre sa défense

Le groupe japonais répond aux accusations de l’association HOP, en assurant qu’il n’a jamais eu « l’intention de voler ses clients ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 15h41
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Près de trois mois après l’annonce de l’ouverture, en France, d’une enquête préliminaire pour obsolescence programmée et tromperie contre Epson, le fabricant japonais d’imprimantes, accusé de réduire volontairement la durée de vie de ses cartouches d’encre, a décidé de reprendre la main. Alors que sa communication avait été minimale jusque-là, Epson souhaite désormais « pouvoir démontrer qu’il n’a jamais eu l’intention de voler [ses] clients », explique Thierry Bagnaschino, le directeur marketing de l’antenne française.
Faut-il y voir une forme de communication de crise ? Le responsable assure que les ventes n’ont pas été affectées « de manière visible » par « la médiatisation très forte » de l’affaire. Les clients semblent tout de même avoir été échaudés : ces derniers mois, le service clients a dû faire face à une inflation d’appels de personnes réclamant des explications.
Pour l’instant, l’entreprise n’a pas eu l’occasion de s’expliquer devant la justice. « On a proposé, début mars, à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes [DGCCRF] de les rencontrer pour collaborer et leur fournir des explications techniques, mais ils n’ont pas donné suite », indique M. Bagnaschino. Tout juste sait-il que du matériel Epson a été saisi par la DGCCRF « pour faire des tests ».

De son côté, l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP), dont la plainte est à l’origine de l’ouverture de l’enquête préliminaire, a été entendue ces derniers jours. Sa présidente, Laetitia Vasseur, est ressortie de cette audition avec l’impression que « les enquêteurs font preuve de bonne volonté dans cette affaire et que les moyens appropriés y sont consacrés ».
Cartouches déclarées prématurément vides
Pour Epson, il s’agit aujourd’hui de démonter point par point les arguments développés par HOP. En particulier, celui qui a probablement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le correspondant du « Monde » à New York Arnaud Leparmentier, remarque que si rien n’empêche de faire un coup en Bourse, à long terme, mieux vaut parier sur un vrai champion que sur un canard boiteux dopé au protectionnisme d’Etat.
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« Faut-il s’aventurer au casino des entreprises protectionnistes ? »

Le correspondant du « Monde » à New York Arnaud Leparmentier, remarque que si rien n’empêche de faire un coup en Bourse, à long terme, mieux vaut parier sur un vrai champion que sur un canard boiteux dopé au protectionnisme d’Etat.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h42
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Marchés. L’alerte de fin janvier semble soudain secondaire. Wall Street a connu sa pire semaine depuis deux ans, effrayée par la politique douanière de Donald Trump. Près de 3 % de recul jeudi 22 mars, 1,77 % le vendredi, le vent est mauvais. Et pourtant, en ce temps de guerre commerciale, n’y a-t-il pas moyen de se faire quelque argent rapide ?
Monty Quinn, qui tient une boutique à Hawesville dans le Kentucky devant l’usine de Century Aluminium, se frotte les mains : protégée par la grâce de Trump, l’usine va investir, et les actions de l’entreprise d’aluminium qu’il a achetées sont reparties à la hausse.
A quelques kilomètres de là, le maire de la ville, Charles King, s’emporte : sa femme lui a interdit d’acheter les fameuses actions quand elles étaient à 5 dollars, en septembre 2016. Et elles sont montées jusqu’à 25 dollars cet hiver, le marché anticipant l’activation des droits de douane.
« Gonflette »
Mais voilà qu’est survenue la dégelée inattendue de la semaine dernière : l’action a perdu près de 20 % en trois jours, tombant de plus de 20 dollars à 16,50 dollars, lorsque le marché a réalisé que Donald Trump avait fait de la « gonflette » et multipliait les exemptions de droits de douane pour les pays alliés, réduisant la « protection » de Century Aluminium.
Alors faut-il s’aventurer au casino des entreprises protectionnistes ? La tentation est grande : qui dit droit de douane dit marché protégé, et rien de tel pour faire fructifier sa rente. L’économiste en chef de Natixis, Patrick Artus, rappelle le précédent de 2002, lorsque George W. Bush avait imposé des droits sur les importations d’acier allant jusqu’à 30 %.
Les entreprises n’en avaient pas profité pour baisser leurs prix et conquérir des parts de marché. Non, elles s’étaient alignées sur le nouveau prix américain (le prix international majoré du droit de douane) et avaient encaissé tranquillement la différence. Soudain, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ A 47 ans, l’éditeur et écrivain français prendra, le 4 avril, la tête de la maison. Pour ce PDG réservé, l’institution « doit avoir confiance dans son projet humaniste ».
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Hugues Jallon, un patron du Seuil résolument de gauche

A 47 ans, l’éditeur et écrivain français prendra, le 4 avril, la tête de la maison. Pour ce PDG réservé, l’institution « doit avoir confiance dans son projet humaniste ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 12h13
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

« J’aime les institutions », affirme Hugues Jallon, qui prend la tête, le 4 avril, de l’une des maisons les plus convoitées de l’édition française, Le Seuil. Celle-là même qui édite J. M. Coetze, Mo Yan, John Irving, Günther Grass (1927-2015), Patrick Deville ou Chantal Thomas. La maison a aussi publié les plus grands noms en sciences humaines, entre Roland Barthes (1915-1980), Paul Ricœur (1913-2005) ou Edgar Morin.
C’est chez l’éditeur encore que sont nées des collections mythiques comme « Tel quel », animée par Philippe Sollers, « Combats », voulue par Claude Durand (1938-2015), dans le tohu-bohu politico-intellectuel du début des années 1970, puis « Fiction & Cie », créée par Denis Roche (1937-2015), ou « La librairie du XXIe siècle », de Maurice Olender. Le Seuil est une véritable institution. Qui vient de changer d’actionnaire, depuis que le groupe belge Média-Participations a pris, en décembre 2017, le contrôle des éditions La Martinière, propriétaire du Seuil depuis 2004.
Succédant à Olivier Bétourné (66 ans), le nouveau président du Seuil et de ses filiales se revendique ouvertement de gauche. Dans le droit-fil de la maison. Hugues Jallon a fait le voyage avec les altermondialistes au sommet du G8, à Gênes, en 2001, a signé la pétition en faveur des mis en cause de Tarnac, en 2008, a apporté son soutien aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes…
Ce fils d’un médecin militaire et d’une artiste peintre quitte la présidence de La Découverte (Editis) – marquée à gauche, dans la continuité de son fondateur François Maspero – pour revenir dans une maison qu’il connaît bien. Hugues Jallon a en effet été directeur éditorial des sciences humaines et des documents au Seuil, entre 2010 et 2014. Il est habitué aux allers-retours, puisqu’il avait démarré à La Découverte en 1997. « J’étais convaincu qu’il reviendrait un jour », affirme Olivier Bétourné, qui, lui, rejoint le tout nouveau conseil d’administration du Seuil...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ A Revin, dans les Ardennes, l’ancienne usine-clé du groupe est à l’arrêt. De 1 000 personnes il y a dix ans, l’effectif risque de tomber sous peu à 24 salariés seulement.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Entre jeunes recrues et salariés plus expérimentés, la transmission des savoirs ne se fait pas sans heurts. Retours d’expériences.
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Au travail, le choc des générations

Entre jeunes recrues et salariés plus expérimentés, la transmission des savoirs ne se fait pas sans heurts. Retours d’expériences.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h20
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Si l’importance de la formation et de l’apprentissage au sein de l’entreprise fait consensus, le partage d’expériences entre salariés de différentes générations ne se fait pas sans heurts. Un sujet au cœur du débat « Entrepreneurs et nouvelles générations, qu’avons-nous à apprendre les uns des autres ? », organisé par Agefos-PME dans le cadre du Printemps de l’optimisme, le 23 mars à la CCI Paris-Ile-de-France.
La transmission des savoirs est primordiale à la survie de l’entreprise, s’accordent à dire l’ensemble des participants. « Un tiers de nos agences ont été reprises par nos collaborateurs, indique en préambule Christine Fumagalli, présidente du réseau Orpi. La transmission des savoirs est un enjeu économique fondamental pour la pérennité des entreprises ». « Pour conserver notre indépendance et rester français, il ne faut pas que se perde tout le capital technique accumulé, souligne, de son côté, Renaud Desforges, DRH d’Air Liquide Advanced Technologies. Lorsque quelqu’un part à la retraite, se pose la question de la transmission de son savoir-faire ».

Si les jeunes recrues considèrent plutôt favorablement le fait d’apprendre de leurs aînés, ce n’est pas sans quelques réserves. Selon un sondage exclusif Agefos-PME révélé à l’occasion de ce débat, la quasi-totalité des jeunes interrogés pensent que la transmission de connaissances entre salariés d’âges différents est essentielle la réussite de l’entreprise. Néanmoins, un sur deux estime que cette transmission se révèle compliquée en raison des différences générationnelles et qu’elle bride la capacité d’innovation des jeunes.
Le partage d’expérience n’est pas si naturel
Des difficultés que ne nie pas Renaud Desforges. Sur des postes nécessitant des savoir-faire techniques très pointus, son entreprise a cherché à favoriser le partage d’expériences entre salariés en fin de carrière et jeunes fraîchement recrutés dans l’entreprise. « Au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Uber a annoncé ce lundi son retrait d’Asie. Une décision qui apporte un démenti cinglant à la règle qui veut qu’avec la mondialisation, sur Internet, celui qui domine remporte toute la mise, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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Même sur Internet, le gagnant ne rafle pas tout

Uber a annoncé ce lundi son retrait d’Asie. Une décision qui apporte un démenti cinglant à la règle qui veut qu’avec la mondialisation, sur Internet, celui qui domine remporte toute la mise, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 10h57
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

C’est bien connu, sur Internet, le gagnant remporte toute la mise. Voilà plus de vingt ans que les Américains ont théorisé la Winner-Take-All Society. Une société dans laquelle le dominant, la star, écrase la compétition grâce à l’effet de réseau et à la mondialisation.

Dans l’univers des grandes plates-formes Internet, comme Amazon, Facebook et Google, mais aussi Netflix, Uber ou Spotify, le rendement croît avec l’échelle. Plus on est gros, plus on gagne d’utilisateurs et plus on élimine la concurrence. Le retrait d’Asie d’Uber, annoncé ce lundi 26 mars, apporte, en ce qui le concerne, un démenti cinglant à cette belle théorie.
Il y a un an, Uber était encore la start-up la plus riche du monde, avec près de 60 milliards de dollars de valorisation, la plus puissante avec une position de numéro un en Amérique et en Europe, de grandes ambitions en Asie, et la seule présente dans le monde entier, de Djakarta à Rio, de San Francisco à Paris. Aujourd’hui, sa position a radicalement changé.
En position délicate
Son retrait d’Asie du Sud-Est, avec la vente de ses activités dans la région au singapourien Grab, fait suite à son départ de Chine en 2016, de Russie en 2017. Et les observateurs s’attendent à la même chose en Inde, où la société est en position délicate.

Trois raisons expliquent cette débandade. Premièrement, Uber, à l’inverse de Facebook ou de Google, n’est pas qu’une plate-forme informatique. La moitié de ses coûts est constituée par la rétribution des chauffeurs qui, eux-mêmes, doivent payer les frais de leur automobile. Sur 11 milliards de chiffre d’affaires réalisés en 2017, la société n’en a gardé que 2,2 milliards. Et pour s’introduire sur le marché des taxis farouchement gardé par de solides corporations, elle a dû casser les prix.

Résultat, elle a perdu 4,5 milliards de dollars l’an dernier. La pertinence de son modèle, l’« ubérisation » de l’économie, reste donc encore à prouver,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’intersyndicale réclame lundi l’ouverture d’un dialogue sur de nouvelles bases, après une concession de l’exécutif, qui a employé pour la première fois le terme de « négociation ».
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Avant la grève à la SNCF, l’heure des ultimes discussions

L’intersyndicale réclame lundi l’ouverture d’un dialogue sur de nouvelles bases, après une concession de l’exécutif, qui a employé pour la première fois le terme de « négociation ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 10h55
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

La France peut-elle nourrir quelque espoir d’éviter un lourd et long conflit ferroviaire à partir du 3 avril ? L’épreuve de force entre le gouvernement, qui a lancé son projet de réforme il y a un mois, et les syndicats de la SNCF vient d’entrer dans une parenthèse de calendrier. Cette période d’entre-deux, après la journée de mobilisation nationale du 22 mars et avant le début de trois mois de grève perlée, pourrait être l’occasion d’un miracle. Juste avant Pâques. C’est, en tout cas, la volonté du gouvernement : faire rapidement entrer une partie des syndicats dans sa logique de concertation et ainsi casser le conflit avant sa cristallisation.
La semaine dernière, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a écrit un courrier aux quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF – CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD Rail et CFDT Cheminots – dans lequel, pour la première fois, le mot « négociation » est ajouté à celui de « concertation ». C’est une première concession aux griefs des représentants des salariés, qui se plaignent depuis le début de leurs rencontres avec le ministère des transports, dénonçant une accumulation de réunions stériles, syndicat par syndicat, au cours desquelles chacun exprime son avis sans qu’une véritable négociation de fond n’ait vraiment commencé.

Les quatre organisations ont décidé de saisir cette occasion pour réclamer, dans un tract et une lettre adressés à la ministre lundi 26 mars, l’ouverture d’un dialogue avec l’intersyndicale sur de nouvelles bases et à partir de huit revendications précises. « Les organisations syndicales exigent d’autres mesures, assises sur leurs propositions et leurs revendications », annonce le communiqué.
« Les marges de manœuvre sont réelles » 
Les syndicats formulent plusieurs demandes : une reprise de la dette sans contrepartie, le refus de la filialisation du fret, le maintien de la SNCF comme établissement public,...




                        

                        

