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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Jacques Rançon a été reconnu coupable du viol et du meurtre de Moktaria Chaïb et de Marie-Hélène Gonzalez, ainsi que d’une tentative de meurtre et d’une tentative de viol.
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Le « tueur de la gare de Perpignan » condamné à la réclusion criminelle à perpétuité

Jacques Rançon a été reconnu coupable du viol et du meurtre de Moktaria Chaïb et de Marie-Hélène Gonzalez, ainsi que d’une tentative de meurtre et d’une tentative de viol.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h39
   





                        



   


Jacques Rançon, surnommé le « tueur de la gare de Perpignan », a été condamné, lundi 26 mars, par la cour d’assises des Pyrénées-Orientales à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans.
Celui que les policiers ont mis dix-sept ans à identifier était jugé depuis le 5 mars pour les viols et les meurtres de Moktaria Chaïb, 19 ans, et de Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, accompagnés d’atroces mutilations. Il a été également reconnu coupable d’une tentative de meurtre sur Sabrina, 22 ans, laissée pour morte, et d’une tentative de viol sur une quatrième jeune fille. Des crimes commis entre 1997 et 1998.
Veste grise et chemise claire, Jacques Rançon n’a pas réagi au verdict prononcé après six heures de délibérations. A l’heure du prononcé, comme pendant les trois semaines de procès, cet ancien cariste-magasinier de 58 ans est resté insondable, yeux vissés au sol, réfugié derrière ses trous de mémoire, feints ou réels. « Marie-Hélène et Moktaria n’auraient jamais dû mourir. Je suis désolé de ce que j’ai fait et je demande pardon », avait déclaré Rançon en clôture des débats, pendant les plaidoiries de ses avocats. Visage impassible, le condamné est ensuite sorti du box.
Au terme des trois semaines d’audience, qui n’ont pas permis d’éclaircir le déchaînement meurtrier de Jacques Rançon, l’avocat général Luc-André Lenormand avait requis jeudi la peine maximale : la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans. « Jacques Rançon n’a plus rien à faire dans cette société, où le droit à la vie est un droit inaliénable », avait déclaré M. Lenormand.
Pas de circonstance atténuante
L’avocat général avait évacué toute possibilité de circonstance atténuante. Pas même en raison de son enfance miséreuse en Picardie, passée sans aucun ami dans la vieille maison en bois où il partagea la chambre de ses parents jusqu’à ses 18 ans.
A ses yeux, Rançon a « une dimension sadique » qui passe à l’acte parce qu’il « ne supporte pas le refus », n’a pas de compassion pour l’autre « et veut montrer » sa toute-puissance en emportant les organes, allusion au meurtre de Marie-Hélène, une auto-stoppeuse de 22 ans. La tête et les mains de la jeune femme avaient été retrouvées à 20 km de la scène du crime des mois plus tard. Selon M. Lenormand, l’arme utilisée par Rançon s’inscrit aussi dans ce « sadisme » : « Le couteau que vous utilisez pour agresser vos victimes, c’est l’arme des sadiques », avait-il fait valoir.
Pour la défense, « ce n’est pas un monstre » mais « un homme, un père de famille. Un homme qui nous a émus » qui devait être jugé. Et seulement pour les faits qu’il a reconnus. « Vous l’avez regardé, écouté durant trois semaines. Nous l’avions imaginé pendant vingt ans. Je suis convaincu qu’il ne ressemble pas à ce que vous aviez imaginé », à « cet ange de la mort qui avait déposé son trône au centre de Perpignan » et « y régnait comme une bête hideuse », a dit maître Gérald Brivet-Galaup aux jurés.
Quant aux explications des crimes, l’avocat n’en a pas donné. Il ne croit pas à la thèse du « pervers sadique ». Et de s’interroger sans apporter de réponse avec son confrère Me Xavier Capelet sur les raisons qui ont permis à Rançon, pour le moins « un violeur récidiviste », d’en arriver là.
Dans son réquisitoire, l’avocat général avait reconnu qu’il restait des « mystères sur Rançon ». La police et les juges ont cherché à savoir s’il n’avait pas commis d’autres crimes. Mais ils n’ont pu l’incriminer. M. Lenormand est resté sceptique, et s’est interrogé en particulier sur le meurtre en 1982 d’une étudiante auto-stoppeuse finlandaise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ A la différence des autres pays européens, pauses, années de césure, réorientations et redoublements restent largement considérés comme des « erreurs de parcours » dans l’Hexagone.
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« Perdre une année » dans ses études, une crainte très française

A la différence des autres pays européens, pauses, années de césure, réorientations et redoublements restent largement considérés comme des « erreurs de parcours » dans l’Hexagone.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 17h39
    |

                            Douglas de Graaf








                        



                                


                            

« Quand j’ai repris mes études après une année de voyage à l’étranger, on ne savait même pas dans quelle catégorie me “ranger” », se souvient Eléonore Pascolini, étudiante de 26 ans en master 2 de littérature française à l’université Paris-Sorbonne. Une absence de statut symptomatique du manque de reconnaissance du système universitaire français pour les parcours d’études non rectilignes.
Année de césure, réorientation, redoublement… « Au Royaume-Uni, il n’y a pas vraiment de nom pour désigner ça. La réorientation y apparaît comme une évidence : c’est le signe qu’on a trouvé sa voie, ou que l’on souhaite se diversifier », remarque Nicolas Charles, maître de conférences en sociologie à l’université de Bordeaux et spécialiste des systèmes universitaires en Europe. Si en France ces pratiques ont une appellation spécifique, cela signifie « qu’elles sortent de la norme ».
« Le redoublement associé à l’échec »
Il existe ainsi des dispositifs de réorientation, comme les semestres ou années « rebonds ». « En France, on parle de bac + 3 ou bac + 4, on se focalise sur le nombre d’années d’études alors que pour des pays comme l’Allemagne, seule l’obtention du diplôme compte », souligne également Laurent Daudet, professeur à l’université Paris-Diderot et coordinateur d’un rapport du think tank progressiste Terra Nova sur les rythmes scolaires.

Le décalage se retrouve également dans la façon de considérer les breaks (pauses) dans les études et le redoublement.
« Dans d’autres pays, il est vu comme normal de prendre une pause après des années dans l’enseignement secondaire », assure M. Charles.
« Le redoublement est incontestablement associé à l’échec en France, alors qu’ailleurs le lien ne va pas forcément de soi », regrette M. Daudet.
Ces pauses et parcours d’études sinueux, traditionnellement mal perçus des recruteurs en entreprise, ont aussi été longtemps découragés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le suivi des personnes radicalisées refait débat alors que Radouane Lakdim était « fiché S ». Nathalie Cettina, du Centre français de recherche sur le renseignement, vous répond en direct.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La cour d’appel de Paris juge que « l’absence de verrou, certes promis le 2 août, et non encore posé le 6, mais non prévu par le bail, ne suffit pas par rendre indécent le logement ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence et le cabinet PwC viennent de publier un guide pour détecter les premiers signes de radicalisation des salariés.
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Quelques recommandations pour faire face aux risques de radicalisation en entreprise

Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence et le cabinet PwC viennent de publier un guide pour détecter les premiers signes de radicalisation des salariés.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 16h28
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26.03.2018 à 17h07
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

« Depuis quelques années, la radicalisation en milieu professionnel concerne des entreprises de tous les secteurs d’activité, constate Olivier Hassid, directeur chez PwC, chargé des activités de conseil en sécurité et sûreté des entreprises. Très souvent, elles se sentent démunies et ne disposent pas d’outils adaptés pour gérer cette problématique. Le déni ou les réactions inappropriées sont également courants. C’est pourquoi il est important de savoir détecter les signaux faibles au plus tôt pour prévenir le danger. »
C’est la raison pour laquelle le cabinet PwC France, en partenariat avec le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), un organisme indépendant canadien, a décidé de publier un guide, Prévenir et faire face aux risques liés à la radicalisation en entreprise, qui a été présenté à Paris le 20 mars devant 70 professionnels d’entreprise. « L’idée était de faire se rencontrer et se parler des directeurs sécurité et sûreté, des directeurs des ressources humaines et des directeurs juridiques. Ces trois entités sont directement concernées par la problématique de la radicalisation, et pourtant elles restent trop souvent cloisonnées », indique Olivier Hassid.
Détecter la radicalisation
L’objectif de PwC est de fournir aux entreprises des outils pour détecter la radicalisation et ensuite de réfléchir aux différents leviers dont elles disposent, notamment les procédures RH et juridiques à mettre en œuvre. Car la prévention et la gestion des risques liés à la radicalisation en entreprise relèvent de sa responsabilité : « l’employeur » doit prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Il doit aussi « veiller à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes », dit le code du travail.
Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Catherine Guillouard veut sauvegarder le régime d’établissement public à caractère industriel et commercial de l’entreprise au moment où la SNCF doit passer en société anonyme.
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La patronne de la RATP défend le statut public de l’entreprise de transport

Catherine Guillouard veut sauvegarder le régime d’établissement public à caractère industriel et commercial de l’entreprise au moment où la SNCF doit passer en société anonyme.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h00
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Ancienne championne de ski, Catherine Guillouard n’a en théorie pas peur de la compétition. Mais, en dirigeante chevronnée, la présidente de la RATP préfère l’aborder avec le moins de remous possible. Lors de la présentation de ses résultats 2017, vendredi 23 mars, la nouvelle Madame Métro (elle a remplacé l’été dernier, Elisabeth Borne devenue ministre des transports) a clamé son attachement au statut public de son entreprise et à celui de ses agents.
Mme Guillouard l’assure : être un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), directement sous la tutelle souvent embrouillée de l’Etat, n’handicape en rien la RATP. Manifestement, elle n’a pas le même point de vue que son homologue Guillaume Pepy, le patron des chemins de fer, lequel plaide pour un passage en société anonyme (SA) afin d’améliorer l’efficacité de son exploitation et transformer le mammouth SNCF en une entreprise moderne et agile.
Pourtant, relèvent une poignée d’observateurs rabat-joie, l’Epic est une forme juridique qui risque de faire sourciller les arbitres tatillons de l’Union européenne dans la perspective inéluctable d’une ouverture à la concurrence de l’intégralité des lignes de bus, tramway, métro et RER de Paris et de sa banlieue. Et puis pourquoi figer un des grands groupes de transport public français dans ce statut un brin suranné d’Epic quand l’autre deviendrait une SA plus en phase avec son temps ?
Un groupe public en pleine forme
« La RATP est différente de la SNCF sur bien des sujets, a donc plaidé Mme Guillouard. Le calendrier de l’ouverture à la concurrence n’est pas le même et s’étale de 2024 pour les bus à 2039 pour le métro. Les éléments du statut des agents n’empêchent pas la flexibilité et la polyvalence. Le régime des retraites de la RATP est en train de rejoindre celui des salariés du privé. Quant au niveau d’endettement, il n’a rien à voir avec celui de la SNCF. »
Il faut dire que les résultats dévoilés vendredi donnent l’image d’un groupe public en pleine forme. Un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros, un résultat opérationnel récurrent en hausse de 20 %, un bénéfice multiplié par deux à 339 millions d’euros.
Quoiqu’astreinte à un plan d’investissement conséquent, la RATP a réussi le tour de force de se désendetter de 200 millions d’euros en 2017. Aujourd’hui sa dette représente 6,4 années d’excédent brut d’exploitation (contre 7 l’an dernier). Ce même ratio chez la SNCF atteint douze années au global et même vingt-quatre ans pour SNCF Réseau.
Mais gare ! Une trop bonne santé pourrait se transformer en contre-argument. Comme elle ne souffre précisément pas de cette maladie de la dette qui constitue un handicap majeur pour devenir une société par actions, la RATP serait une candidate toute trouvée au passage en SA.

        Lire aussi :
         

                A la RATP, la concurrence, c’est maintenant… et demain



Heureusement, Mme Guillouard bénéficie de quelques soutiens de poids dans cette « Epic » bataille. A commencer par celui de la ministre Elisabeth Borne, qui a confirmé que le gouvernement, qui n’a pas une très grande envie de se rajouter un front social en ce moment, souhaitait le statu-quo pour son ancienne maison. Et la patronne peut aussi compter sur le soutien des salariés de la RATP dans ce combat. L’appel à la grève du 22 mars n’a pas été entendu à la RATP. Le trafic quasi normal du métro et des bus parisiens pouvait être interprété comme un soutien à la direction.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Cette sociologue de l’Institut national de la recherche agronomique défend l’élevage à l’ancienne et l’abattage à la ferme. Le 19 mars, elle a cosigné dans « Libération » une tribune contre la « propagande végane ».
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Jocelyne Porcher, la meilleure ennemie des militants végans


                      Cette sociologue de l’Institut national de la recherche agronomique défend l’élevage à l’ancienne et l’abattage à la ferme. Le 19 mars, elle a cosigné dans « Libération » une tribune contre la « propagande végane ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 14h42
    |

                            Zineb Dryef







La sociologue s’insurge contre le véganisme qui met en péril l’activité d’élevage traditionnel et profite à l’industrie des produits de substitution à la viande. Elle s’est justifiée dans « Libération » le 19 mars.

   


Une ex-éleveuse heureuse
Jocelyne Porcher a commencé sa carrière comme secrétaire dans une grande entreprise parisienne. Mais, à 25 ans, elle quitte tout pour élever des brebis, une parenthèse enchantée. Plus tard, elle découvre la violence de l’élevage industriel dans une porcherie industrielle bretonne où elle travaille un temps. Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieure agricole, elle se consacre à la recherche et s’intéresse aux relations entre éleveurs et animaux.
Une militante fervente
À l’automne 2015, elle cofonde le collectif Quand l’abattoir vient à la ferme avec Stéphane Dinard, éleveur en Dordogne. Il s’agit d’offrir aux petits éleveurs qui refusent que leurs animaux finissent à l’abattoir la possibilité de tuer leurs bêtes à la ferme, soit en construisant une salle d’abattage, soit en utilisant un abattoir mobile. « Respecter les animaux n’est pas antinomique avec le fait d’accepter leur mort. »

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                Et si on abattait les animaux à la ferme ?



Une voix discordante
Dans une tribune parue dans Libération, Jocelyne Porcher dénonce « le mauvais coup que porte le véganisme à notre mode de vie, à l’agriculture, à nos relations aux animaux et même aux courants végétariens traditionnels ». Pour elle, les végans « ne sont pas des révolutionnaires mais les idiots utiles du capitalisme ». Car, en remplaçant la viande par des produits transformés, le véganisme nous placerait encore plus entre les mains des industriels.
La bête noire des végans
Parce qu’elle s’oppose aux discours et aux méthodes de ceux qui luttent pour l’abolition de l’élevage et des abattoirs – dont l’association L214 –, Jocelyne Porcher est devenue une des meilleures ennemies des militants végans. « Je reçois beaucoup de mails dans lesquels on me traite de personne sans cœur, sans compassion. Mais mon moteur, ce n’est pas la compassion, c’est le respect des animaux. »

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                L214, les croisés de la cause animale



 



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’éloge funèbre sera prononcé par Emmanuel Macron, qui a salué vendredi le courage de l’officier de 44 ans, qui « a fait le don de sa vie pour protéger nos concitoyens ».
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Attentats de l’Aude : l’hommage au gendarme Beltrame aura lieu mercredi aux Invalides

L’éloge funèbre sera prononcé par Emmanuel Macron, qui a salué vendredi le courage de l’officier de 44 ans, qui « a fait le don de sa vie pour protéger nos concitoyens ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h35
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 15h12
   





                        



   


L’hommage national en l’honneur du lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, abattu par Radouane Lakdim après s’être substitué aux otages d’un supermarché à Trèbes (Aude), aura lieu mercredi 28 mars aux Invalides.
La cérémonie se déroulera à partir de 11 h 30, en présence de sa famille et des familles des victimes des attaques terroristes de Carcassonne et Trèbes. L’éloge funèbre sera prononcé par Emmanuel Macron, qui a salué vendredi le courage de l’officier de 44 ans, qui « a fait le don de sa vie pour protéger nos concitoyens ».

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                Cérémonie d’hommage au gendarme Arnaud Beltrame : qu’est-ce qu’un hommage national ?



Lésions par balles non létales et arme blanche
Alors que Radouane Lakdim venait de tuer deux personnes, le lieutenant-colonel Beltrame a pris la place d’une otage. Le gendarme « avait laissé son téléphone ouvert sur la table (…) et c’est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu », abattant l’auteur de l’attaque qui se réclamait de l’organisation Etat islamique (EI), avait auparavant détaillé M. Collomb.
L’autopsie du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame a mis en évidence des lésions par balles non létales et « révélé une plaie gravissime de la trachée et du larynx par arme blanche ».

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                Attaques de Trèbes et Carcassonne : qui sont les victimes ?



Deux gardes à vue
Trois autres personnes ont péri après avoir croisé la route de Radouane Lakdim : un boucher, un ancien maçon ainsi qu’un viticulteur retraité originaire des environs de Trèbes.
L’enquête devra déterminer les raisons du passage à l’acte de l’assaillant djihadiste, fiché « S », et trouver d’éventuelles complicités. Aucun « signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste » n’avait été décelé chez ce petit délinquant radicalisé, selon le procureur de la République de Paris, François Molins.
Les gardes à vue de sa compagne, âgée de 18 ans, et d’un ami du tueur, un jeune homme de 17 ans, ont été prolongées dimanche.

        Lire aussi :
         

                La compagne de l’auteur de l’attentat de Trèbes était fichée S et suivie pour radicalisation






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Lamia Oualalou publie une enquête approfondie, hélas presque exclusivement à charge, sur la religion de 50 millions de Brésiliens.
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<article-nb="2018/03/26/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La CGT a appelé lundi à une grève illimitée à partir du 3 avril, date qui coïncide avec le début de la grève intermittente des syndicats de la SNCF.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Collecte et traitement des déchets : appel à une grève nationale illimitée à partir du 3 avril

La CGT a appelé lundi à une grève illimitée à partir du 3 avril, date qui coïncide avec le début de la grève intermittente des syndicats de la SNCF.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h07
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 17h11
   





                        


La Confédération générale du travail (CGT) a appelé lundi 26 mars à une grève illimitée dans le secteur de la collecte et du traitement des déchets à partir du 3 avril, date qui coïncide avec le début de la grève intermittente des syndicats de la SNCF.
« Le succès de la journée de grève et de manifestation de jeudi 22 mars démontre à quel point les agents et fonctionnaires territoriaux sont mobilisés contre la politique du gouvernement et en colère », déclare le syndicat dans un communiqué.
« Dans le cadre du processus de mobilisation en cours, la fédération CGT des services publics et la fédération CGT des transports appellent l’ensemble des acteurs publics et privés de la filière collecte et traitement des déchets à se mobiliser ensemble pour leur cahier revendicatif commun portant sur un projet d’avenir durable écologiquement et responsable. »

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S’opposer à « toutes les annonces du gouvernement »
Les deux fédérations disent s’opposer à « toutes les annonces du gouvernement, que ce soit les ordonnances Macron », en référence aux ordonnances réformant le code du travail, ou « les annonces de casse des services publics et de leur statut ». Elles ont déposé un préavis de grève illimité.
Sept des neuf syndicats de fonctionnaires ont manifesté jeudi pour s’opposer à la réforme du secteur public qui prévoit, entre autres, la mise en place d’un plan de départs volontaires, le recours accru aux contractuels et l’introduction de la rémunération au mérite. Les syndicats de la SNCF ont annoncé, pour leur part, une grève intermittente de deux jours sur cinq à partir du 3 avril jusqu’à la fin du mois de juin pour dénoncer la réforme du secteur ferroviaire.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Médecins, chefs de services, infirmières, aides-soignants et cadres ont manifesté lundi devant l’ARS pour réclamer davantage de moyens et de personnel, et prévoient de déposer plainte.
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Strasbourg : les personnels des hôpitaux universitaires manifestent contre les mesures d’économie

Médecins, chefs de services, infirmières, aides-soignants et cadres ont manifesté lundi devant l’ARS pour réclamer davantage de moyens et de personnel, et prévoient de déposer plainte.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 13h39
   





                        


« L’agence régionale de santé tue l’hôpital universitaire ». Derrière cette banderole, plus d’une centaine de personnes – médecins, chefs de services, infirmières, aides-soignants et cadres des hôpitaux universitaires de Strasbourg – se sont rassemblées lundi matin devant l’agence régionale de santé (ARS), à l’appel d’un collectif de médecins hospitaliers, constitué dès 2016 pour protester contre les mesures d’économies imposées aux hôpitaux universitaires de la capitale alsacienne.
« Nous allons déposer la semaine prochaine une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, maltraitance du personnel et favoritisme pour les cliniques privées », a annoncé le professeur Jean-Philippe Mazzucotelli, chef de service de chirurgie cardiaque et porte-parole du collectif, après avoir été reçu par les responsables de l’ARS. « Nous sommes partis fâchés, le combat continue », a-t-il expliqué, dénonçant « l’absence de personnel », « le non-remplacement des congés maladie, des congés maternité » et « la suppression de postes ».
« On enlève toute humanité à l’hôpital »
« Par le passé, les infirmières avaient déjà manifesté pour des questions de salaire ou de conditions de travail. Maintenant, nous manifestons pour pouvoir soigner les patients », a expliqué à l’Agence France-Presse une infirmière du pôle cardiologie, ne souhaitant pas être identifiée. Cette infirmière et ses collègues affirment être désormais rappelés régulièrement lors de leurs congés pour pallier le manque de personnel ou devoir aller dépanner d’autres services, même s’il ne s’agit pas de leur spécialité, « au détriment de la sécurité du patient ».

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« Les malades ont droit à des soins sûrs. On enlève toute humanité à l’hôpital », qui est pourtant le lieu de nombreuses spécialités de pointe, a critiqué Patrick Spiess, président de l’association régionale des greffés du cœur et des poumons, venu soutenir la manifestation des médecins hospitaliers.

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A l’appel de plusieurs syndicats, une grève avait eu lieu mardi dernier aux urgences du CHU de Strasbourg pour alerter sur la dégradation des conditions de travail. « Les problèmes des urgences sont criants, mais en fait, dans tous les services, c’est la même problématique, on a franchi la ligne rouge », prévient le professeur Mazzucotelli.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Fichés « S », salafisme, « revenants »… Plusieurs responsables politiques montent au créneau pour réclamer des mesures antiterroristes. Or, celles-ci sont souvent inapplicables.
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Après les attentats de l’Aude, des propositions contre le terrorisme difficilement applicables

Fichés « S », salafisme, « revenants »… Plusieurs responsables politiques montent au créneau pour réclamer des mesures antiterroristes. Or, celles-ci sont souvent inapplicables.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h07
    |

            Adrien Sénécat








                        


Après les attaques dans l’Aude qui ont fait quatre morts et quinze blessés, vendredi 23 mars, plusieurs dirigeants de partis, comme Marine Le Pen (Front national) ou Laurent Wauquiez (Les Républicains), ainsi que l’ancien premier ministre Manuel Valls (La République en marche) sont montés au créneau dimanche et lundi pour réclamer de nouvelles mesures de lutte contre le terrorisme, moins de cinq mois après l’adoption de la première loi en la matière du quinquennat Macron. Les « solutions » évoquées ont, en l’occurrence, souvent déjà été formulées par le passé. Pour beaucoup, elles sont inapplicables. Retour sur quatre d’entre elles.

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Expulser les fichés « S » étrangers (Marine Le Pen)
Ce qu’elle a dit
Invitée de BFM-TV lundi 26 mars, Marine Le Pen a demandé que « tous » les fichés « S » (personnes que l’on soupçonne de visées terroristes ou d’atteinte à la sûreté de l’Etat) de nationalité étrangère soient expulsés du territoire français. La présidente du FN a également rappelé que son parti avait déposé un amendement en ce sens à l’Assemblée nationale en septembre 2017, qui n’avait pas été adopté.
Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a rejoint sa position lundi sur ce point, réclamant que les fichés « S » qui ne sont pas Français soient expulsés « immédiatement ».
POURQUOI C’EST (TOUJOURS) INAPPLICABLE
Expulser tous les étrangers fichés « S », c’était déjà l’engagement no 29 du programme présidentiel de Marine Le Pen en 2017. Mais cette mesure pose plusieurs problèmes, comme nous l’avions pointé à l’époque.
D’abord, il faut rappeler que la loi permet déjà d’expulser un étranger qui représente une « une menace grave ou très grave pour l’ordre public ». Il faut pour cela que le danger représenté par cette personne soit jugé « actuel » et « proportionnel » à la décision d’expulsion. Une telle décision doit être prise au cas par cas, en fonction d’une appréciation individuelle de la menace, mais il n’est pas nécessaire que la personne visée ait été condamnée par la justice française.
Le cas des fichés « S » ne correspond pas à cette appréciation fine. Il regroupe des situations bien trop vagues et diverses pour légitimer des expulsions systématiques. La fiche « S » est un outil de surveillance, pas d’appréciation du niveau de dangerosité d’un individu.
Contrairement à ce qu’affirme Marine Le Pen, il est tout à fait possible d’expulser des personnes de nationalité étrangère qui représentent une menace grave pour l’ordre public, à condition que cette menace soit étayée par des faits. La fameuse fiche « S » n’est simplement pas le bon critère pour cela.
Interner les fichés « S » (Laurent Wauquiez)
Ce qu’il a dit
Le président des Républicains a demandé lundi à « interner [les fichés “S”] les plus dangereux, ce que je réclame depuis trois ans. » 
POURQUOI C’EST (TOUJOURS) INAPPLICABLE
Laurent Wauquiez formule effectivement cette proposition depuis plusieurs années. Le problème, c’est qu’elle pose des problèmes juridiques de fond. Le gouvernement de Manuel Valls avait justement saisi le Conseil d’Etat à ce sujet à la fin de 2015, pour savoir dans quelle mesure un tel dispositif serait conforme ou non au droit français et européen.
Peut-on enfermer des possibles terroristes sur la base d’un fichier comme celui des fichés « S » ? L’avis consultatif rendu le 23 décembre 2015 était catégorique : selon la Constitution et la Convention européenne des droits de l’homme, « il n’est pas possible d’autoriser par la loi, en dehors de toute procédure pénale, la rétention, dans des centres prévus à cet effet, des personnes radicalisées ».
Le Conseil d’Etat n’avait fait que rappeler un principe fondamental du droit : on ne peut pas détenir quelqu’un avant qu’il ait commis une infraction.
Il existe en revanche un arsenal juridique pour lutter contre ceux qui projettent de commettre des actes terroristes. Par exemple, l’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et l’entreprise individuelle de terrorisme : dans ces deux cas, le fait de prévoir un attentat est réprimé. L’apologie du terrorisme est également punie par la loi. Un individu jugé dangereux sur ces critères peut donc déjà être poursuivi, voire placé en détention préventive, selon les cas.
Interdire le retour de tous les djihadistes (Nicolas Dupont-Aignan)
Ce qu’il a dit
Le président de Debout la France a proposé lundi sur Sud Radio d’« interdire le retour des djihadistes et de leurs enfants ».
POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ
Le cas des « revenants » du djihad et de leur suivi pose question depuis plusieurs années. Le problème étant qu’il regroupe des situations très variables. D’un côté, on trouve des individus dangereux dont les crimes sont connus et qui ont vocation à être emprisonnés à l’étranger, ou en France dans le cas où ils seraient rapatriés. De l’autre, on trouve des mineurs, pour certains en bas âge.
Dans un certain nombre de cas, le gouvernement français ne se presse pas pour demander le rapatriement de djihadistes jugés à l’étranger, notamment en Irak. Ceux qui ne sont pas emprisonnés à l’étranger et sont de nationalité française peuvent en revanche se prévaloir de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, selon laquelle « nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’Etat dont il est le ressortissant » et « nul ne peut être expulsé, par voie de mesure individuelle ou collective, du territoire ». Refuser l’accès au territoire français à des mineurs français en bas âge, par exemple, poserait à la fois des questions juridiques et des questions éthiques.
Le délégué général de LRM, Christophe Castaner, a affirmé dimanche que « 258 adultes français sont en Syrie et susceptibles de revenir. » Selon lui, « il vaut mieux les accueillir, les suivre, les emprisonner lorsque des actes criminels ont été commis, pour faire en sorte que l’on puisse identifier le risque ».

        Lire aussi :
         

                L’épineuse situation des djihadistes français et de leurs enfants prisonniers en Irak et en Syrie



Interdire le salafisme (Manuel Valls)
Ce qu’il a dit
« Je pense qu’il faut prendre un acte fort, politique, à caractère symbolique d’une interdiction du salafisme, a déclaré l’ancien premier ministre sur BFM-TV dimanche. Je reconnais que c’est extrêmement difficile, on peut fermer des mosquées, un des imams salafistes de Marseille est en voie d’expulsion… »
POURQUOI C’EST IMPRÉCIS
Ce n’est pas la première fois que Manuel Valls fait le lien entre le salafisme, la mouvance la plus rigoriste de l’islam, et le terrorisme. « Oui, nous avons un ennemi, et il faut le nommer, c’est l’islamisme radical. Et un des éléments de l’islamisme radical, c’est le salafisme », disait-il déjà après les attentats du 13 novembre 2015.

        Lire aussi la tribune de Jean-Luc Marret (édition abonnés) :
         

          Doit-on interdire le salafisme ? »



Le salafisme est couramment désigné sous l’expression « islam radical ». Il s’agit de musulmans très rigoristes, qui obéissent à la loi islamique (charia), refusent la mixité homme-femme et sont favorables au port du voile intégral (niqab).
La grande majorité des salafistes en France appartiennent à la branche « quiétiste » du salafiste : ils sont pacifistes et ne cherchent pas à changer la loi française, même s’ils la contestent.
Les djihadistes, quant à eux, s’inscrivent dans une deuxième branche, minoritaire, qui est « takfiriste » : elle se distingue du salafisme quiétiste par son appel aux armes et son idéologie messianique, marquée notamment par la prophétie de l’avènement d’un nouveau califat.
L’existence d’une branche salafiste quiétiste en France est-elle un rempart à l’idéologie takfiriste sur laquelle se basent les djihadistes ? Ou agit-elle au contraire comme « sas » entre l’islam modéré et les idées terroristes ? La question divise les spécialistes.
Reste que désigner les salafistes dans leur ensemble dans la foulée d’un attentat, comme l’a fait Manuel Valls, alimente une confusion entre deux communautés religieuses radicales qui ne font pas qu’un.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi il ne faut pas confondre le salafisme et le takfirisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Une récente tribune signée par des historiens laissait entendre que les Archives nationales s’apprêtent à détruire des documents concernant des femmes qui ont subi un avortement. Ce qui est faux, rappellent Françoise Banat-Berger et Claire Sibille, des Archives nationales.
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édition abonné


Non, les Archives nationales ne déconsidèrent pas « l’histoire des femmes ordinaires »

Une récente tribune signée par des historiens laissait entendre que les Archives nationales s’apprêtent à détruire des documents concernant des femmes qui ont subi un avortement. Ce qui est faux, rappellent Françoise Banat-Berger et Claire Sibille, des Archives nationales.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 12h44
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 13h25
    |

Françoise Banat-Berger (Directrice des Archives nationales) et Claire Sibille (Sous-directrice de la politique archivistique)







                        



                                


                            

Tribune. Le Monde a fait paraître le 8 mars, une tribune signée par plusieurs historiennes et historiens intitulée : « Politique des archives publiques : Les femmes ordinaires seront les premières sacrifiées ». Cette tribune laisse à penser que les Archives nationales se préoccupent peu de l’histoire des femmes ordinaires puisqu’elles auraient l’intention de pilonner les bulletins anonymes d’IVG papier qu’elles conservent.
Procédons tout d’abord à un petit rappel sur la procédure de déclaration individuelle obligatoire. Celle-ci a été définie initialement par l’article 16 de la loi n°75-18 du 17 janvier 1975. La procédure est actuellement encadrée par l’arrêté du 25 novembre 1992 modifié relatif à la création d’un traitement statistique des bulletins d’interruption volontaire de grossesse au ministère de la santé et de l’action humanitaire.
Fichiers informatiques
Les données recensées portent sur l’année de naissance, le département ou le pays de naissance, la nationalité, le département ou le pays de domicile, la situation familiale, la situation professionnelle de la femme et de son conjoint, les informations médicales relatives à l’IVG et aux antécédents. Les destinataires en sont le ministère, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, l’Institut national d’études démographiques (INED) et les Archives nationales.
Les Archives nationales conservent donc :
– Les bulletins anonymes individuels au format papier : 1975-1980, 1982, 1984-1992, versés en plusieurs fois entre 1979 et 1996. Les années 1981 et 1983 n’ont jamais été versées ; l’année 1993 a été pilonnée en 2009, conformément au visa commun du chef de service de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) et du chef de la mission auprès des ministères sociaux ; les années postérieures n’ont jamais été versées.
– L’ensemble des fichiers informatiques (saisie des données comprises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ La cérémonie d’hommage national au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, assassiné vendredi à Trèbes (Aude), aura lieu mercredi 28 mars matin aux Invalides, à Paris.
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Cérémonie d’hommage au gendarme Arnaud Beltrame : qu’est-ce qu’un hommage national ?

La cérémonie d’hommage national au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, assassiné vendredi à Trèbes (Aude), aura lieu mercredi 28 mars matin aux Invalides, à Paris.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 13h55
    |

            Pierre Breteau








                        



   


La cérémonie d’hommage national au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame aura lieu mercredi 28 mars matin aux Invalides, à Paris, à partir de 11h30, en présence de sa famille et des familles des victimes de l’attaque terroriste de Carcassonne et Trèbes, vendredi, a annoncé l’Elysée, lundi 26 mars.
La cérémonie sera ouverte au public. Accompagné de son épouse, le Président de la République prononcera un éloge funèbre.
Le militaire de 44 ans avait pris la place d’une femme retenue en otage par Radouane Lakdim dans un supermarché de Trèbes (Aude), avant d’être assassiné à l’arme blanche.
Le président de la République Emmanuel Macron a salué celui qui « a fait don de sa vie pour protéger [les] concitoyens », et qui est « tombé en héros ». Après la prise d’otages, les hommages à l’endroit de l’officier étaient nombreux, de l’Assemblée nationale aux forces armées ou au Sénat en passant par la société civile. Mais la décision de lui rendre un hommage national revient à la présidence de la République.

        Lire aussi :
         

                Attentat à Trèbes : un hommage national sera rendu au gendarme Arnaud Beltrame



Un hommage national : dans quelle situation ?
Sur décision de la présidence de la République, un hommage national peut être rendu à des personnalités qui ont eu une conduite exceptionnelle au service de la nation. Au départ, ces cérémonies étaient réservées aux militaires « morts au service de la France dans l’accomplissement de leur mission », selon la définition du ministère de la défense, d’où le lieu de la cérémonie, le plus souvent aux Invalides, à Paris.
Jusqu’en 2015, il était « extrêmement rare » d’y honorer des civils, indique le ministère : « Quand des honneurs sont rendus à un civil, c’est parce qu’il avait un passé de résistant ou un haut grade dans la Légion d’honneur. »
Les modalités ne sont pas fixes, ainsi pour un hommage national, et selon le décret pris par l’Elysée, plusieurs dispositions peuvent être prises à l’échelle du pays :
mise en berne des drapeaux (à mi-mât),minute de silence,arrêt des activités des administrations pendant un jour ou plus.
Comment se déroule la cérémonie ?
Dans le cadre d’un hommage national présidé par le président de la République, la cérémonie aux Invalides se déroule traditionnellement de la manière suivante, sans qu’aucun texte ne la codifie a priori, même si elle s’ouvre et se ferme par La Marseillaise :
d’abord les honneurs militaires,les troupes sont passées en revue par le chef de l’Etat, qui est également chef des armées,arrivée du cercueil recouvert du drapeau tricolore,discours des proches,éloge funèbre prononcé par le président de la République,honneurs funèbres militaires,départ du cercueil et les honneurs au drapeau.
Quelles autres personnalités ont eu droit à un hommage national
Les cérémonies d’hommage national on récemment célébré des personnalités venues d’horizons divers, de la défense nationale à la politique en passant par le monde de l’associatif. Parmi elles, entre autres :
Simone Veil (aux Invalides, le 5 juillet 2017),Jean d’Ormesson (aux Invalides, 8 décembre 2017),Xavier Jugelé, policier tué le 20 avril 2017 sur les Champs-Elysées (25 avril, aux Invalides),neuf militaires morts dans un accident sur une base aérienne espagnole (3 février 2015, aux Invalides),Michel Rocard (aux Invalides, 7 juillet 2016),l’Abbé Pierre, en 2007 (cérémonie à la cathédrale Notre-Dame),Stéphane Hessel (7 mars 2013, aux Invalides),Charles Pasqua (3 juillet 2015, aux Invalides),Jacques Chaban-Delmas (14 novembre 2000, aux Invalides).
A côté des hommages ponctuels pour des personnalités, il existe aussi une série de journées d’hommages nationaux collectifs :
morts pour la France (5 décembre),journée nationale de commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions (10 mai),journée nationale des sapeurs-pompiers (en juin),journée nationale d’hommage aux militaires de la gendarmerie décédés dans l’accomplissement de leur devoir (16 février),journée d’hommage national aux policiers morts pour la France (4 mai).
Et le deuil national ?
De la même manière, c’est l’Elysée qui décide par décret d’un deuil national — ce qui n’est pas le cas pour la dépouille de M. Arnaud Beltrame. Ce deuil national, les anciens présidents y ont droit — le dernier remonte à 1996 et la mort de François Mitterrand — néanmoins, ce deuil a été « étendu » aux victimes du terrorisme :
une journée après les attentats du 11 septembre 2001,
trois jours ont été décrétés après les attentats du 13 novembre 2015,une journée pour les victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016,et pour les victimes des attentats du 7 janvier 2015.
En revanche, si les obsèques nationales pouvaient être organisées par la loi sous la IVe République (1946-1958), il n’existe pas de disposition légale similaire sous la Ve République. Il est arrivé que des personnalités y aient droit malgré tout, comme Lazare Ponticelli, dernier « poilu » mort en 2008, ou pour le poète et écrivain Aimé Césaire, lui aussi mort en 2008.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la professeure en science politique explique que la vengeance permet aux terroristes de justifer leurs actes et de se fabriquer un ennemi. Un discours qu’il faut donc déconstruire.
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édition abonné


Myriam Benraad : « La quête de vengeance est consubstantielle à l’ensemble du djihadisme contemporain »

Dans une tribune au « Monde », la professeure en science politique explique que la vengeance permet aux terroristes de justifer leurs actes et de se fabriquer un ennemi. Un discours qu’il faut donc déconstruire.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 12h26
    |

Myriam Benraad (Professeure associée en science politique à l'université de Leyde (Pays-Bas))







                        



                                


                            
[Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame ont été assassinés, vendredi 23 mars, dans une attaque terroriste à Trèbes (Aube), près de Carcassonne, qui a également fait quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave. Le meurtrier, Radouane Lakdim, a été abattu par des militaires du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché de Trèbes. Il était fiché « S » depuis 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste et était connu pour des faits de ­petite délinquance. Il avait été ­condamné à deux reprises, en 2011 et en 2015, pour des faits de droit commun et avait été incarcéré ­pendant un mois, en 2016, à Carcassonne. Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging dans cette ville. L’organisation Etat ­islamique (EI) a revendiqué l’attaque et la section antiterroriste du ­parquet de Paris a été saisie de l’affaire. Après s’être substitué à l’une des otages du supermarché, le lieutenant-colonel Arnaud ­Beltrame a succombé à ses blessures samedi – il est « tombé en ­héros », a souligné le président Emmanuel Macron. Un hommage national lui sera rendu.]
Tribune. Aux témoins de sa descente aux enfers, le terroriste franco-marocain Radouane Lakdim hurla vouloir « venger » ses frères en Syrie. Avant lui, l’un des bourreaux de l’attentat du 13 novembre 2015 à Paris avait déclaré sans aucun remords aux otages du Bataclan : « On fait partie de l’Etat islamique et on est là pour venger nos familles et nos proches de l’intervention française en Syrie. » L’année suivante, en juillet 2016, un nachid (poème musulman musical très populaire) baptisé Ma vengeance rendait hommage aux attentats de Paris et Bruxelles. La France se voyait accusée d’être responsable de la violence la frappant en raison de sa supposée « guerre contre l’islam et les musulmans ».
Evoquant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Un Argentin a changé de sexe pour cesser le travail plus tôt, car les femmes peuvent bénéficier de la retraite avant les hommes. L’âge de départ dépend du genre dans de nombreux pays.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Dans quels pays les femmes peuvent-elles prendre leur retraite avant les hommes ?

Un Argentin a changé de sexe pour cesser le travail plus tôt, car les femmes peuvent bénéficier de la retraite avant les hommes. L’âge de départ dépend du genre dans de nombreux pays.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 11h52
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                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


Un Argentin a changé de sexe pour partir à la retraite plus tôt, car les Argentines peuvent prendre leur retraite à 60 ans, contre 65 ans pour les hommes. L’histoire, relayée par les médias français pour son côté insolite, a le mérite de soulever la question de l’égalité des genres à la fin de la carrière.
Il existe une base de données sur l’âge de départ à la retraite en fonction du genre. Compilée par la Banque mondiale, celle-ci nous apprend que quarante-sept pays à travers le monde ont un âge minimal pour bénéficier d’une retraite à taux plein, différente pour les hommes et pour les femmes. Lorsqu’un tel écart existe, les femmes peuvent systématiquement partir à la retraite plus tôt que les hommes.

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Différence d'âge minimum de départ à la retraite à taux plein entre hommes et femmes




Source : Groupe de la Banque Mondiale




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Dans les pays où il existe un écart d’âge inscrit dans la loi, les femmes peuvent en moyenne prendre leur retraite quatre ans et quatre mois avant les hommes. La Suisse, la Bolivie, l’Albanie et l’Angola n’ont qu’une seule année de différence en fonction du genre. C’est la Chine qui a l’écart le plus important : les femmes peuvent en théorie prendre leur retraite à 50 ans, contre 60 ans pour les hommes.
Qu’est-ce qui justifie cette différence ?
Le fait que les femmes puissent prendre leur retraite plus tôt peut surprendre, car elles ont une espérance de vie plus élevée que les hommes. Dans le monde, l’espérance de vie des femmes était de 73 ans et de 69 ans pour les hommes, selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations unies (ONU) de 2017 confirmant les données sur la période de 2010 à 2015.
Les hommes ont également, en moyenne, des métiers plus dangereux. L’Organisation internationale du travail (OIT) recense environ 830 000 victimes femmes sur 2,3 millions de morts liées à l’activité professionnelle chaque année dans le monde, soit environ un tiers.
Aucune étude n’explique de façon claire pourquoi les femmes, globalement, peuvent prendre leur retraite plus tôt que les hommes. Le phénomène étant principalement limité à l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud, on peut supposer qu’il est lié à la culture de chaque pays vis-à-vis de la place des femmes dans la société. Il peut également être lié au fait que les femmes assument de façon disproportionnée les tâches domestiques et l’éducation des enfants.
La capacité des femmes à donner naissance peut également être un facteur à prendre en considération. En France, les mères peuvent récupérer des trimestres de cotisation retraite (quatre trimestres pour la naissance et quatre pour l’éducation de chaque enfant), bien qu’elles doivent attendre 62 ans, comme les hommes, pour percevoir une pension complète.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Un lieutenant-colonel de gendarmerie, un boucher, un ancien maçon ainsi qu’un viticulteur retraité originaire des environs ont péri après avoir croisé la route de Radouane Lakdim.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Attaques de Trèbes et Carcassonne : qui sont les victimes ?

Un lieutenant-colonel de gendarmerie, un boucher, un ancien maçon ainsi qu’un viticulteur retraité originaire des environs ont péri après avoir croisé la route de Radouane Lakdim.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 13h51
   





                        


Vendredi 23 mars, des attaques terroristes ont eu lieu à Carcassonne et à Trèbes (Aude) faisant au moins quatre morts et quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave. L’assaillant a tenté de s’attaquer à des CRS à proximité d’une caserne, avant de prendre plusieurs personnes en otages dans un supermarché.
Un lieutenant-colonel de gendarmerie, un boucher, un ancien maçon ainsi qu’un viticulteur retraité originaire des environs de Trèbes ont péri après avoir croisé la route de Radouane Lakdim, 25 ans.
Une minute de silence est observée lundi à midi dans tous les supermarchés de France, en hommage « à toutes les victimes de l’attentat de vendredi au Super U de Trèbes », a annoncé Système U.
En leur mémoire, une messe dite par l’évêque de Carcassonne et de Narbonne a été célébrée dimanche à Trèbes. Une veillée de prière aura également lieu jeudi. Une marche blanche pourrait être organisée samedi à Carcassonne.
Jean Mazières, 61 ans, viticulteur à la retraite
Il a été la première victime du tueur. Au tout début de sa course macabre, Radouane Lakdim vole un véhicule à Carcassonne. Une Opel Corsa blanche à bord de laquelle se trouve deux hommes et sur lesquels il tire. Le passager, Jean Mazières, un viticulteur âgé d’une soixantaine d’années, père d’un enfant et qui vit dans le village de Villedubert, à 5 kilomètres de Trèbes, est tué. C’est son corps qui sera retrouvé dans un fossé non loin d’une caserne militaire. Le conducteur a, lui, été blessé grièvement.
Christian Medves, 50 ans, chef du rayon boucherie du Super U
Christian Medeves était le chef du rayon boucherie du supermarché dans lequel l’assaillant a pris en otage une cinquantaine de personnes et tué ce quinquagénaire, deux fois père et une fois grand-père. Décrit par ses proches dans Le Parisien comme un homme « qui vivait à 120 % et ne faisait jamais rien à moitié », « un bon vivant extrêmement attaché à sa famille et à ses amis », « un cœur énorme, une figure, une belle personne », il a perdu la vie sous les balles du terroriste.
Une minute de silence est observée lundi à midi dans tous les supermarchés de France, en hommage « à toutes les victimes de l’attentat de vendredi au Super U de Trèbes », a annoncé Système U.

Adieu ancien collègue et vieux copain. Ton sourire et ta sympathie manqueront à tous...
— YoanCss (@yocss)


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Hervé Sosna, 65 ans, maçon à la retraite
Ce client se trouvait à côté du chef boucher, le djihadiste l’a également abattu. Hervé Sosna, 65 ans, maçon à la retraite, se rendait « dans ce magasin deux fois par semaine », a relaté son demi-frère William Durand au quotidien régional La Dépêche du Midi.
Arnaud Beltrame, 45 ans, lieutenant-colonel de gendarmerie 
La mort d’Arnaud Beltrame a été annoncé samedi matin par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Il s’est livré au ravisseur en échange de la libération d’otages à l’intérieur du Super U. Alors que l’assaillant venait d’abattre Christian Medeves et Hervé Sosna, « au péril de sa vie » il « a fait le choix de prendre la place des otages retenus à l’intérieur du supermarché », a expliqué le procureur de la République de Paris, François Molins.
Il a été blessé par balle à deux reprises et a reçu plusieurs coups de couteau de l’assaillant. Transporté à l’hôpital dans un état d’urgence absolue après l’assaut du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), ce lieutenant-colonel dévoué a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi. C’est le prêtre qui devait le marier cet été qui lui a donné les derniers sacrements.
L’annonce de sa mort a provoqué une vive émotion jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le président a souligné l’héroïsme dont avait fait preuve cet officier supérieur de la gendarmerie nationale. Diplômé de Saint-Cyr et de l’école des officiers de la gendarmerie nationale, le natif de l’Essonne a eu une carrière bien remplie, de l’ancêtre du GIGN au ministère de l’écologie en passant par l’Irak, l’Elysée et la Manche, puis pour finir l’Aude. « Ses aptitudes au commandement, sa disponibilité, son infaillible implication étaient appréciées de tous », note dans un communiqué la présidence. Un hommage national lui sera rendu mercredi, a annoncé l’Elysée lundi.

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                Vincent Desportes : « Arnaud Beltrame donne un visage à la vertu militaire »



Sa mère a confié à RTL que son fils « [faisait] tout pour la patrie », tandis que son frère Cédric a salué un homme « parti en héros ». Il était marié civilement et devait épouser religieusement sa compagne le 9 juin à Vannes (Morbihan).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le chercheur s’oppose à la proposition que Manuel Valls a faite dimanche 25 mars. Une interdiction du salafisme serait inapplicable et risquerait d’être contre-productive. Mieux vaut renforcer la surveillance de ces milieux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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Jean-Luc Marret : « Doit-on interdire le salafisme ? »

Dans une tribune au « Monde », le chercheur s’oppose à la proposition que Manuel Valls a faite dimanche 25 mars. Une interdiction du salafisme serait inapplicable et risquerait d’être contre-productive. Mieux vaut renforcer la surveillance de ces milieux.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h38
    |

Jean-Luc Marret (chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique et écrivain)







                        



                                


                            
[Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame ont été assassinés, vendredi 23 mars, dans une attaque terroriste à Trèbes (Aube), près de Carcassonne, qui a également fait quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave. Le meurtrier, Radouane Lakdim, a été abattu par des militaires du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché de Trèbes. Il était fiché « S » depuis 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste et était connu pour des faits de ­petite délinquance. Il avait été ­condamné à deux reprises, en 2011 et en 2015, pour des faits de droit commun et avait été incarcéré ­pendant un mois, en 2016, à Carcassonne. Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging dans cette ville. L’organisation Etat ­islamique (EI) a revendiqué l’attaque et la section antiterroriste du ­parquet de Paris a été saisie de l’affaire. Après s’être substitué à l’une des otages du supermarché, le lieutenant-colonel Arnaud ­Beltrame a succombé à ses blessures samedi – il est « tombé en ­héros », a souligné le président Emmanuel Macron. Un hommage national lui sera rendu.]
Tribune. Va-t-on vivre encore avec des attentats djihadistes ? Oui. C’est une manifestation négative de la mondialisation, et en particulier des mobilisations qui se développent dans toute diaspora, y compris sur plusieurs générations. Va-t-on de surcroît subir les attaques d’individus en proie à des crises mystiques ou à des psychoses ? Oui, quoique cette réalité puisse s’atténuer avec l’usure de la propagande de Daech.
Doit-on interdire le salafisme ? Poser la question ainsi revient à considérer que ce courant serait bien défini et s’incarnerait dans des organisations identifiées, et par conséquent susceptibles d’être frappées d’interdiction. Ce n’est pas le cas. Le salafisme est très varié. On peut le définir en fonction de l’autorité religieuse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le général considère que si le public garde davantage en mémoire le nom des auteurs d’attentats, le gendarme Arnaud Beltrame, tué à Trèbes vendredi 23 mars, sera pour les Français l’incarnation du courage et du sens du devoir.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Vincent Desportes : « Arnaud Beltrame donne un visage à la vertu militaire »

Dans une tribune au « Monde », le général considère que si le public garde davantage en mémoire le nom des auteurs d’attentats, le gendarme Arnaud Beltrame, tué à Trèbes vendredi 23 mars, sera pour les Français l’incarnation du courage et du sens du devoir.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h37
    |

Vincent Desportes (Général et professeur des universités associé à Sciences Po, ancien directeur de l’Ecole de guerre)







                        



                                


                            
[Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame ont été assassinés, vendredi 23 mars, dans une attaque terroriste à Trèbes (Aube), près de Carcassonne, qui a également fait quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave. Le meurtrier, Radouane Lakdim, a été abattu par des militaires du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché de Trèbes. Il était fiché « S » depuis 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste et était connu pour des faits de ­petite délinquance. Il avait été ­condamné à deux reprises, en 2011 et en 2015, pour des faits de droit commun et avait été incarcéré ­pendant un mois, en 2016, à Carcassonne. Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging dans cette ville. L’organisation Etat ­islamique (EI) a revendiqué l’attaque et la section antiterroriste du ­parquet de Paris a été saisie de l’affaire. Après s’être substitué à l’une des otages du supermarché, le lieutenant-colonel Arnaud ­Beltrame a succombé à ses blessures samedi – il est « tombé en ­héros », a souligné le président Emmanuel Macron. Un hommage national lui sera rendu.]
Tribune. Arnaud Beltrame est aujourd’hui l’incarnation du courage et des valeurs militaires, celles où l’honneur, l’abnégation et l’obsession du succès de la mission tiennent une place centrale, aux côtés du principe d’humanité. D’autres les partagent bien sûr, mais l’armée les cultive, elle en sculpte le caractère de ses soldats afin qu’ils aient la force d’aller, si la nation le leur demande, au bout de leur engagement, jusqu’à donner leur vie.
Ce geste est le résultat d’une décision prise en toute connaissance de cause, n’obéissant qu’au devoir et à l’honneur
Aujourd’hui, au Levant, au Sahel, et ailleurs dans le monde, sans que les citoyens français en aient une claire conscience, des soldats presque anonymes sont grièvement blessés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le 21 août 2015, à bord du Thalys 9364 reliant Amsterdam à Paris, ce Franco-Américain porta secours à un jeune homme aux prises avec un terroriste qui lui tira une balle dans le dos. Il témoigne de son admiration pour Arnaud Beltrame dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Mark Moogalian : « L’acte altruiste d’Arnaud Beltrame a restauré notre foi en l’humanité »

Le 21 août 2015, à bord du Thalys 9364 reliant Amsterdam à Paris, ce Franco-Américain porta secours à un jeune homme aux prises avec un terroriste qui lui tira une balle dans le dos. Il témoigne de son admiration pour Arnaud Beltrame dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 11h51
    |

Mark Moogalian (Universitaire franco-américain, auteur d'un acte de sauvetage héroïque dans le Thalys 9364 reliant Amsterdam à Paris, Le 21 août 2015)







                        



                                


                            
[Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame ont été assassinés, vendredi 23 mars, dans une attaque terroriste à Trèbes (Aube), près de Carcassonne, qui a également fait quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave. Le meurtrier, Radouane Lakdim, a été abattu par des militaires du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché de Trèbes. Il était fiché « S » depuis 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste et était connu pour des faits de ­petite délinquance. Il avait été ­condamné à deux reprises, en 2011 et en 2015, pour des faits de droit commun et avait été incarcéré ­pendant un mois, en 2016, à Carcassonne. Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging dans cette ville. L’organisation Etat ­islamique (EI) a revendiqué l’attaque et la section antiterroriste du ­parquet de Paris a été saisie de l’affaire. Après s’être substitué à l’une des otages du supermarché, le lieutenant-colonel Arnaud ­Beltrame a succombé à ses blessures samedi – il est « tombé en ­héros », a souligné le président Emmanuel Macron. Un hommage national lui sera rendu.]
Tribune. Je m’en souviens comme si c’était hier. Cela s’est passé le 21 août 2015 à bord du Thalys, le train qui relie Amsterdam à Paris. Un terroriste armé jusqu’aux dents s’apprêtait à faire un véritable carnage ce jour-là, mais un concours de circonstances extraordinaires nous a aidés à éviter le pire. Clint Eastwood en a fait un film, Le 15 h 17 pour Paris. Quand j’en parle aux autres, je parle surtout de la chance que nous avons tous eue ce jour-là.
Quand j’y repense, c’est surtout au moment où je me suis retourné pour venir en aide à Damien A. [un employé de banque souhaitant rester anonyme qui se battait contre Ayoub El-Khazzani, terroriste belgo-marocain muni notamment d’un fusil d’assaut], et après avoir...




                        

                        

