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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Après l’affaire Skripal et contre l’avis de ses conseillers, le président américain avait appelé Vladimir Poutine pour le féliciter pour sa réélection.
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Sanctions contre la Russie : la détermination américaine à l’épreuve des ambiguïtés de Trump

Après l’affaire Skripal et contre l’avis de ses conseillers, le président américain avait appelé Vladimir Poutine pour le féliciter pour sa réélection.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 18h18
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

L’expulsion de soixante diplomates russes et la fermeture d’un consulat à Seattle, annoncés lundi 26 mars au matin à Washington, en concertation avec les alliés occidentaux des Etats-Unis, s’inscrit en droite ligne dans la « vision stratégique » américaine présentée en décembre 2017.
Le document, concocté par le Conseil de sécurité nationale dirigé alors par le général H. R. McMaster, insistait sur les défis présentés par la Russie. Il pointe les ambitions de réarmement de Moscou combinées avec une stratégie d’interférence dans les affaires intérieures d’autres pays, notamment lors d’élections. « L’objectif de la Russie est d’affaiblir l’influence des Etats-Unis dans le monde et de nous éloigner de nos alliés et partenaires », précise le document.
Les décisions coordonnées annoncées lundi, après le communiqué commun de Washington, Londres, Paris et Berlin le 14 mars mettant en cause Moscou dans l’affaire de l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, s’inscrivent dans cette analyse. « Nous disons au gouvernement russe que lorsque vous attaquerez un ami, vous aurez à en subir les conséquences », a indiqué lundi matin un haut responsable de l’administration. « Comme nous l’avons toujours indiqué à Moscou, la porte du dialogue est ouverte », à condition cependant de « mettre fin à un comportement imprudemment agressif », a-t-il ajouté.

Face à la Russie, un « rival » qualifié de « révisionniste » du fait de son positionnement jugé « illibéral » dans la vision stratégique de l’administration, la détermination américaine reste parfois contredite par les ambiguïtés du président Donald Trump. Ce dernier a à plusieurs reprises fait crédit aux dénégations de son homologue Vladimir Poutine pour les accusations d’interférences dans l’élection présidentielle de 2016, en dépit des assurances de ses propres services de renseignement.

« La Russie a commencé sa...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Depuis 2011, le royaume, sous influence saoudienne, intensifie les mesures coercitives afin d’écraser toute contestation émise par la communauté chiite, majoritaire dans le pays.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ José Filomeno dos Santos avait été nommé en 2013 à la tête du fonds souverain du pays, tandis que sa sœur dirigeait la compagnie pétrolière nationale.
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Compte rendu

En Angola, le fils de l’ancien président poursuivi pour détournement de fonds

José Filomeno dos Santos avait été nommé en 2013 à la tête du fonds souverain du pays, tandis que sa sœur dirigeait la compagnie pétrolière nationale.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-26T17:53:12+02:00"

        Le 26.03.2018 à 17h53






    
Une affiche de l’ancien président angolais, José Eduardo do Santos, lors d’un congrès du parti au pouvoir, le MPLA, en août 2016.
Crédits : Herculano Coroado Bumba / REUTERS


Le fils de l’ancien président angolais, José Filomeno dos Santos, a été inculpé de fraude pour avoir ordonné, quand il dirigeait le fonds souverain du pays, un virement jugé suspect de 500 millions de dollars (plus de 400 millions d’euros), a annoncé lundi 26 mars le parquet général. M. dos Santos est poursuivi pour « fraude, détournement de fonds, trafic d’influence, blanchiment d’argent et association criminelle », a expliqué le procureur général adjoint, Luis Benza Zanga, lors d’une conférence de presse.
Surnommé « Zenu », José Filomeno dos Santos avait été nommé en 2013 par son père, le président José Eduardo dos Santos, à la tête d’un fonds souverain créé un an plus tôt et doté d’un capital initial de 5 milliards de dollars puisés dans la manne pétrolière du pays. Il a été limogé de son poste en janvier par le nouveau président de l’Angola, Joao Lourenço.

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                En Angola, le fils de l’ex-président Dos Santos limogé du fonds d’investissement souverain



L’ancien directeur de la Banque centrale angolaise, Valter Filipe da Silva, a également été inculpé en relation avec cette affaire, a précisé M. Benza Zenga. Le mouvement de fonds suspect, à destination d’un compte du Crédit suisse dans une de ses succursales londoniennes, a été ordonné en septembre 2017 depuis le compte du fonds souverain à la Banque centrale, selon le magistrat. Il a précisé que l’argent avait depuis été rendu à l’Angola.
« Il n’y aura pas d’indulgence »
M. Benza Zenga a indiqué que la justice avait placé les deux accusés sous contrôle judiciaire et leur avait retiré leurs passeports. « Il n’y aura pas d’indulgence pour ce crime, même si l’argent a été rendu à notre pays, a-t-il insisté. Nous irons jusqu’au bout de cette enquête, il n’y aura aucun pardon. »
José Eduardo dos Santos a dirigé l’Angola pendant trente-huit ans, un règne sans partage pendant lequel il a mis l’économie du pays en coupe réglée, au profit d’une poignée de proches. Son successeur, Joao Lourenço, issu lui aussi Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), lui a succédé en septembre et a congédié, au nom de la lutte contre la corruption, de nombreux barons de l’ancien régime.

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                En Angola, la compagnie pétrolière enquête sur son ex-patronne, Isabel dos Santos



La demi-sœur de Zenu, Isabel dos Santos, a ainsi été limogée de son poste de PDG de la compagnie pétrolière nationale, la Sonangol. La justice a ouvert au début du mois une enquête sur de possibles détournements de fonds sous sa présidence. Considérée comme la femme la plus riche d’Afrique, Mme dos Santos a nié catégoriquement ces accusations.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Grande spécialiste des lettres russes et en particulier de la poètesse Marina Tsvetaeva, Véronique Lossky est morte à Paris, le 17 mars, à 87 ans.
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Mort de Véronique Lossky, auteure et traductrice

Grande spécialiste des lettres russes et en particulier de la poètesse Marina Tsvetaeva, Véronique Lossky est morte à Paris, le 17 mars, à 87 ans.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 17h43
    |

                            Elena Balzamo (Collaboratrice du « Monde des livres »)








                        



                                


                            

C’était l’une des figures tutélaires du monde slavisant français. Véronique Lossky est morte le 17 mars, à l’âge de 87 ans, tandis que battait son plein le salon du livre de Paris dont le pays invité était la Russie. Coïncidence significative : c’est à ce pays, ou plus exactement à sa littérature, qu’elle avait consacré la majeure partie de sa vie. Ce choix professionnel découlait de ses inclinations, de ses études, mais aussi de ses racines familiales.
A l’automne 1922, parti de Petrograd, le « bateau des philosophes » emmenait vers l’exil plus de 150 personnes, la fine fleur de l’intelligentsia russe : hommes de science, écrivains, philosophes, expulsés sur l’ordre de Lénine en tant qu’éléments hostiles, voire nuisibles, à l’Etat soviétique. Parmi eux se trouvait le théologien orthodoxe Vladimir Lossky (1903-1958), futur beau-père de Véronique.
Chassés manu militari, dépouillés de leurs biens, ces expulsés ne furent autorisés à emporter que quelques vêtements. Pas d’argent ni de livres. Plusieurs d’entre eux vinrent grossir les rangs de la diaspora russe en France, dont les membres se comptaient déjà en dizaines de milliers. Ainsi naquit un milieu unique, littéralement saturé de culture : écoles, églises, conservatoires de musique, maisons d’édition, qui, malgré les inévitables conflits internes, œuvraient tous à un but commun, conserver la culture russe dans l’espoir de la « restituer » un jour à la patrie. On y comptait plusieurs écrivains de premier rang dont Ivan Bounine, Gaïto Gazdanov, Nina Berberova, ou encore Marina Tsvetaeva.
Fille d’exilés russes
C’est dans ce milieu que grandit Véronique Youdine-Belsky. Née en 1931 à Paris de parents émigrés, elle était la petite-fille d’un prêtre orthodoxe. Après une scolarité au lycée russe de Paris, elle suit des études à la Sorbonne, puis à Oxford, un parcours au cours duquel elle se spécialise en littérature et en histoire russes, ancienne et moderne. De sorte que, à la différence de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Christopher Wylie accuse l’entreprise britannique d’avoir utilisé les données de millions d’individus pour manipuler les élections et construire « l’alt-right » aux Etats-Unis.
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Affaire Facebook-Cambridge Analytica : le lanceur d’alerte s’explique

Christopher Wylie accuse l’entreprise britannique d’avoir utilisé les données de millions d’individus pour manipuler les élections et construire « l’alt-right » aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h25
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Un mois après avoir été embauché en juin 2013 par l’entreprise qui allait devenir Cambridge Analytica, Christopher Wylie a pour la première fois compris qu’il ne s’agissait peut-être pas d’une société comme les autres. « Mon poste de directeur de la recherche était vacant parce que mon prédécesseur était mort dans des conditions inexpliquées dans sa chambre d’hôtel à Nairobi, alors qu’il travaillait pour Uhuru Kenyatta [actuel président du Kenya] », explique-t-il.
Le Canadien, petit génie de l’informatique, qui a appris tout seul à coder, alors âgé de 24 ans, a progressivement découvert qu’il travaillait pour une firme qui siphonnait les données personnelles de millions de personnes sur Facebook, avait comme vrai patron un certain Steve Bannon, cherchait à manipuler les élections à travers le monde et poussait sur Internet les théories du complot pour développer « l’alt-right », les mouvements d’extrême droite américaines.
Cambridge Analytica a ensuite aidé Donald Trump lors de la campagne présidentielle américaine et à influer au Royaume -Uni en faveur du Brexit. Ayant quitté l’entreprise fin 2014, mais ayant longtemps gardé d’étroits contacts, M. Wylie a désormais décidé de révéler tout ce qu’il savait. « On ne peut pas défaire ce qui a été fait, mais il faut alerter. »

Surveillance de masse
Désormais, il ne fait plus que ça, dénonçant une société qui met en danger la démocratie, selon lui. Une semaine après avoir parlé pour la toute première fois au New York Times et au Guardian, le lanceur d’alerte a longuement rencontré dimanche 25 mars un groupe de huit journalistes européens, dont Le Monde. Depuis plusieurs mois, il travaille aussi avec les autorités britanniques, qui enquêtent contre Cambridge Analytica. Mardi 27 mars, il témoignera devant un comité parlementaire britannique, et a accepté de faire de même devant le Congrès américain.
A écouter M. Wylie, le scandale qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ L’ancien ministre des finances grec, figure anti-austérité, a lancé à Athènes le MeRA25, qui s’inscrit dans un mouvement européen plus large.
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Grèce : Yanis Varoufakis lance un nouveau parti politique

L’ancien ministre des finances grec, figure anti-austérité, a lancé à Athènes le MeRA25, qui s’inscrit dans un mouvement européen plus large.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 17h55
    |

                            Intérim








                        



   


« MeRA25 propose un plan pour mettre fin à la colonisation de la Grèce par la dette », a expliqué Yanis Varoufakis lors d’une conférence de presse inaugurant son nouveau parti, lundi 26 mars à Athènes. L’ancien ministre des finances grec, qui se rendait en veste de cuir aux réunions de l’Eurogroupe à Bruxelles et qui s’est rendu célèbre pour ses confrontations répétées avec les créanciers de la Grèce, a noté que « MeRA25 ne sera pas juste un parti de plus, mais sera partie intégrante du mouvement pan-européen Diem25 ».
DiEM25, lancé il y a un peu plus d’un an à Berlin, se définit comme un mouvement européen pour lutter contre « l’establishment » qui gouverne l’Europe. « L’Europe fait face actuellement à cinq crises : celles de la dette, du système bancaire, de la pauvreté, d’un faible investissement et migratoire. DiEM25 est la plateforme qui s’adresse à tous les démocrates européens pour trouver des réponses communes à ces crises », peut-on lire sur le site du parti. Autre cheval de bataille de DiEM25 : la transparence des institutions européennes. L’économiste marxiste, grand argentier grec de janvier à juillet 2015, qui avait enregistré en secret avec son téléphone portable les principales conversations lors des réunions à Bruxelles, a dénoncé dans son dernier livre, Conversations entre adultes (Les Liens qui libèrent, 2017), le manque de démocratie au sein des institutions européennes.

        Lire aussi :
         

                Au cœur de la bataille de la Grèce contre l’Eurogroupe



Lundi à Athènes, Yanis Varoufakis, qui s’est brouillé avec le premier ministre Alexis Tsipras, a présenté son « new deal » pour la Grèce. Dans son programme en vue des élections législatives qui doivent se tenir à l’automne 2019 dans son pays figurent ces points essentiels : la restructuration de la dette avec la création d’une société pour la restructuration de la dette publique, une baisse importante des taux d’imposition, le développement d’une banque de développement, la création d’une société publique chargée de gérer la dette des clients des banques et de protéger les clients surendettés des saisies immobilières, le retour des droits des travailleurs, et l’incitation à l’entreprenariat.
« Psychodrame »
Selon Nikos Dimou, journaliste et auteur de Du malheur d’être Grec (Payot, 2012), « ce nouveau parti n’aura pas une grande influence sur la scène politique grecque ». « Les électeurs déçus de Syriza qui sont allés vers les partis plus à gauche, comme le parti de Panagiotis Lafazanis, Unité populaire, ne représentent qu’une faible proportion de l’électorat, et M. Varoufakis ne pourrait récupérer que les voix de ces quelques électeurs marqués à l’extrême gauche », dit-il.
Autre désavantage pour M. Varoufakis : « Il parle comme un universitaire, et en Grèce un homme politique comme Andréas Papandréou [ex-premier ministre et fondateur du Pasok, le parti socialiste], qui pourtant était aussi intellectuel, avait compris qu’il faut jouer l’homme du peuple, aller danser le sirtaki, manger dans les tavernes populaires, employer la langue de la plèbe », poursuit l’éditorialiste.

        Lire l’entretien :
         

          Yanis  Varoufakis : « Macron a déjà échoué face à l’Allemagne »



Enfin, pour la majorité des Grecs, Yanis Varoufakis reste associé selon M. Dimou, « à la catastrophe de l’été 2015 », lorsque les banques ont été fermées et imposé le contrôle des capitaux. « J’ai perdu 20 % de mon chiffre d’affaires à cause de ce psychodrame qui a failli nous conduire hors de la zone euro ! », s’insurge ainsi Kostis, propriétaire d’un magasin d’informatique dans le centre d’Athènes.
Au début du mois de mars, Thomas Wieser, ancien président des réunions préparatoires de l’Eurogroupe, avait déclaré que « les six premiers mois du gouvernement Syriza avaient coûté à la Grèce près de 200 milliards d’euros ». Lundi, à Athènes, Yanis Varoufakis a répondu à ces accusations : « En 2015, ce sont les créanciers qui ont étranglé la Grèce, refusé de négocier de bonne foi et orchestré une panique bancaire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Lycéenne rescapée de la tuerie de Parkland, Emma Gonzalez a de nouveau pris la parole samedi 24 mars au cours de la manifestation qui a réuni plus d’un million d’Américains contre la libre circulation des armes à feu.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les Etats-Unis, le Canada et 14 pays de l’UE ont annoncé des mesures de rétorsion consécutives à la tentative d’assassinat de l’agent double Sergueï Skripal.
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Affaire Skripal : action coordonnée de pays occidentaux pour expulser des diplomates russes

Les Etats-Unis, le Canada et 14 pays de l’UE ont annoncé des mesures de rétorsion consécutives à la tentative d’assassinat de l’agent double Sergueï Skripal.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 15h29
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 18h01
   





                        



   


Trois semaines après l’empoisonnement de l’agent double Sergueï Skripal, de nombreux pays occidentaux – dont quatorze de l’UE, a annoncé Donald Tusk, président du Conseil européen – ont décidé, lundi 26 mars, de mener une action coordonnée pour sanctionner la Russie en expulsant nombre de diplomates.
La mesure doit concerner plus de trente diplomates dans l’Union européenne, a souligné Donald Tusk, et plus d’une soixantaine aux Etats-Unis, qui s’ajoutent aux 23 diplomates russes déjà expulsés par la Grande-Bretagne. « Des mesures supplémentaires, incluant de nouvelles expulsions, ne sont pas exclues dans les prochains jours et [les prochaines] semaines », a ajouté M. Tusk.
La Russie a aussitôt réagi. « Le geste provocateur de prétendue solidarité avec Londres de ces pays (…) témoigne de la poursuite d’une ligne de confrontation visant à aggraver la situation, a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué. Nous allons forcément y répondre. »
De son côté, le ministre des affaires étrangères britanniques, Boris Johnson, a salué sur Twitter « la réponse extraordinaire » des alliés du Royaume-Uni, qui « constitue le plus grand mouvement d’expulsion d’agents russes de l’histoire, et permet de défendre notre sécurité partagée ».

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                Que sait-on sur l’empoisonnement de l’ex-agent double russe au Royaume-Uni ?



Quatre diplomates expulsés de France
Le plus gros contingent est annoncé aux Etats-Unis. Un haut responsable de l’administration américaine a indiqué que 48 « agents de renseignement connus » du consulat de Russie à Seattle, au nord-ouest des Etats-Unis, et 12 de plus à la mission russe de l’ONU ont sept jours pour quitter les Etats-Unis. « Les Etats-Unis sont prêts à coopérer pour bâtir une meilleure relation avec la Russie, mais cela ne peut que se produire si le gouvernement russe change d’attitude », souligne un communiqué de presse de la Maison Blanche, qui a aussi annoncé la fermeture du consulat de Seattle en raison de sa proximité avec une base de sous-marin et d’une grande partie des installations industrielles de Boeing. Son voisin américain, le Canada, a expulsé quatre diplomates.
La France va expulser quatre diplomates russes « dans un délai d’une semaine », a fait savoir le Quai d’Orsay. De son côté, l’Allemagne va également en expulser quatre, a précisé le ministère des affaires étrangères allemand. « Nous avons expulsé aujourd’hui quatre diplomates russes. Car la Russie n’a toujours pas contribué à éclaircir l’empoisonnement de Salisbury » a-t-il ajouté. L’Italie, le Danemark et les Pays-Bas ont chacun annoncé l’expulsion de deux diplomates vers Moscou, la Finlande, la Suède et la Croatie expulseront chacun un diplomate russe.
Plusieurs pays ayant fait partie de l’ancien bloc soviétique, la Pologne, l’Ukraine, la République tchèque et les trois pays baltes (Lituanie, Estonie et Lettonie) ont annoncé le même genre d’initiatives. Les principales mesures de rétorsion viennent de l’Ukraine – dont les tensions avec la Russie ne retombent pas depuis l’annexion de la Crimée par la Russie il y a quatre ans –, qui a annoncé l’expulsion de 13 diplomates russes. En revanche, la Slovaquie a décidé d’étudier « les mesures à venir ».

        Lire aussi :
         

                Des Etats européens examinent la possibilité de représailles supplémentaires contre la Russie



Représailles contre la Russie
Ces annonces sont les conséquences de l’affrontement diplomatique qui oppose la Russie et le Royaume-Uni depuis trois semaines. Le 4 mars, un agent double prénommé Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été les victimes d’une attaque au gaz innervant, le Novitchok. L’événement a tout de suite pris une tournure politique à la lumière de l’identité de la victime : Sergueï Skripal, 66 ans, est un ancien colonel du service de renseignement russe réfugié au Royaume-Uni. Les soupçons se sont alors portés sur la Russie qui nie toute implication dans cette tentative d’assassinat.
Londres a déjà expulsé 23 diplomates russes présentés comme des « agents du renseignement sous couverture » et suspendu les relations bilatérales avec la Russie. Moscou a répliqué en expulsant le même nombre de diplomates et en ordonnant la fermeture du British Council.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Parmi les personnes interpellées figurent le journaliste Eskinder Nega, l’homme politique Andualem Arage et deux blogueurs.
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Compte rendu

A peine libérés, des opposants éthiopiens de nouveau arrêtés

Parmi les personnes interpellées figurent le journaliste Eskinder Nega, l’homme politique Andualem Arage et deux blogueurs.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-26T15:28:41+02:00"

        Le 26.03.2018 à 15h28






    
Le journaliste Eskinder Nega lors de sa libération, le 14 février 2018, à Addis-Abeba.
Crédits : YONAS TADESSE / AFP


La police éthiopienne a arrêté, dimanche 25 mars, un groupe de onze opposants influents, dont certains venaient tout juste d’être graciés et libérés de prison, a-t-on appris auprès d’un avocat. Parmi les personnes arrêtées figurent le journaliste Eskinder Nega et l’homme politique Andualem Arage, qui avaient été libérés le 14 février après plus de six années de prison dans le cadre d’une amnistie annoncée en janvier par l’ex-premier ministre Hailemariam Desalegn, a indiqué à l’AFP l’avocat Ameha Mekonnen.
Deux clients de M. Ameha, Befekadu Hailu et Mahlet Fantahun, des blogueurs membres de Zone 9, un collectif très critique vis-à-vis du gouvernement et à l’égard duquel les dernières poursuites judiciaires lancées en 2014 avaient été abandonnées en février, font aussi partie de ce groupe.

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Tous participaient à un événement organisé pour célébrer la libération de milliers de prisonniers – dont des hommes politiques, militants et journalistes – dans le cadre de cette amnistie, quand la police est arrivée et a encerclé la maison dans laquelle ils se trouvaient, a affirmé M. Ameha. « Ils ont été accusés de s’être rassemblés sans autorisation », a-t-il expliqué. De tels rassemblements sont interdits par l’état d’urgence décrété le 16 février au lendemain de la démission du premier ministre.
Etat d’urgence
Les onze opposants sont également accusés d’avoir exhibé une version du drapeau éthiopien populaire parmi ceux qui critiquent le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), la coalition au pouvoir, a précisé M. Ameha. Figure la plus connue de ce groupe, Eskinder Nega avait été arrêté en septembre 2011 à la suite d’un texte prédisant un soulèvement similaire au printemps arabe en Ethiopie.
Comme d’autres journalistes, blogueurs et opposants critiquant le gouvernement, il avait été inculpé de terrorisme, puis condamné à dix-huit ans de prison à l’issue d’un procès vivement critiqué par les organisations internationales de défense des droits humains.

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L’état d’urgence autorise la détention sans procès de suspects et M. Ameha admet ne pas savoir si les onze opposants seront formellement inculpés ou non. « Ce n’est pas la procédure judiciaire habituelle, donc je vais voir comment je peux les aider », a-t-il relevé.
L’EPRDF est réuni depuis le 20 mars pour élire le successeur de M. Hailemariam, emporté par une vague sans précédent de manifestations antigouvernementales débutées fin 2015. Au vu de l’opacité des hautes sphères du pouvoir éthiopien, il est difficile de prédire si l’Ethiopie se dirige vers une plus grande ouverture ou si elle se prépare à une reprise en main par des partisans d’une ligne dure.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Lamia Oualalou publie une enquête approfondie, hélas presque exclusivement à charge, sur la religion de 50 millions de Brésiliens.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Dans le dernier numéro de la revue « Esprit », l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine et Christian Lequesne, ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales, donnent leurs visions de la politique étrangère de la France.
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L’interventionnisme français en débat

Dans le dernier numéro de la revue « Esprit », l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine et Christian Lequesne, ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales, donnent leurs visions de la politique étrangère de la France.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 16h47
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Y a-t-il une rupture dans la politique étrangère de la France depuis la victoire d’Emmanuel Macron en 2017 ? Les dix ans de présidence « sarko-hollandiste » ont-ils été une parenthèse dans l’histoire diplomatique de la République ?
Dans un article paru en novembre 2017 dans la revue ­Esprit, Justin Vaïsse, directeur du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du Quai d’Orsay, estimait qu’il n’y avait pas de rupture entre les « gaullo-mitterrandiens » (attachés à l’indépendance de la France, l’intérêt national et la légalité internationale) et les « néoconservateurs à la française » (attachés au lien trans­atlantique et à l’interventionnisme au nom des « guerres justes ») – ces ­derniers étant vivement critiqués par le président Macron.
Face à cette démarche, des spécialistes des relations internationales ­démontrent le contraire dans la nouvelle livraison de la revue. Parmi eux : Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères (de 1997 à 2002), et Christian Lequesne, ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales (CERI). Tous deux considèrent que la décennie « sarko-hollandiste » s’ouvre et se ferme sur une double rupture diplomatique. La présidence Sarkozy se serait systématiquement alignée sur les positions de Washington.
Une continuité de principes
La présidence Macron, elle, a mis un terme au réflexe interventionniste de son prédécesseur. Toujours selon eux, la formule « gaullo-mitterrandien » n’est pas un « oxymore », comme l’écrit ­Justin Vaïsse. Elle traduit une continuité de principes entre les deux présidents et l’existence d’un attachement à l’indépendance de la France envers l’allié américain.
L’autre volet sur lequel le débat ­diplomatique s’emballe concerne les interventions dans lesquelles la France est engagée depuis quelques années (Afghanistan, Libye, Mali, République centrafricaine, ­Syrie-Irak). Pour Justin Vaïsse, il n’y a pas eu plus d’interventions sous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ De nombreux internautes ont salué la persévérance de la jeune femme, photographiée à son insu.
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En Afghanistan, la photo d’une étudiante passant un examen avec son bébé suscite un élan de solidarité

De nombreux internautes ont salué la persévérance de la jeune femme, photographiée à son insu.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 13h12
   





                        



   


La photographie d’une étudiante afghane passant un examen d’entrée à l’université, assise à même le sol avec son bébé sur les genoux, a fait le tour du Web, provoquant une vive émotion en Afghanistan, où nombre de femmes sont illettrées.
Sur cette image, prise le 16 mars par un professeur de l’université privée Nasir Khusraw, où se déroulait l’examen, Jahantab Ahmadi est assise en tailleur, le visage penché sur sa copie, son enfant contre elle. Le cliché, publié sur la page Facebook du professeur, fait le tour de la Toile, sans même qu’elle en soit consciente. De nombreux internautes ont salué la persévérance de la jeune femme.

One of the snaps, which shows Taab on the ground with her infant child on her lap, writing down ... https://t.co/WsTpFsbSta via @Femail— alijani_zia (@Ahmad Zia Alijani)


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« Mes amis au village m’ont dit : “Tu as été photographiée.” Je leur ai dit : “Comment ai-je pu ne pas savoir qu’on me photographiait ?” Et ils m’ont répondu : “Tu étais concentrée sur l’examen.” », a-t-elle raconté, timide, à l’Agence France-Presse.
« Je veux devenir doctoresse »
La jeune femme de 25 ans, mère de trois enfants, ne « [veut] pas être privée de [ses] études ». Elle qui vient d’un petit village de la province du Daikundi, où le blé, le maïs et les patates assurent de maigres revenus, veut « travailler hors de [sa] maison ». « Je veux devenir doctoresse, quelqu’un qui sert les femmes de ma communauté ou de ma société », assure-t-elle.
Pour pouvoir passer cet examen d’entrée à la mi-mars, Jahantab Ahmadi a d’abord dû marcher deux heures dans les montagnes. Puis elle a pris les transports en commun, arrivant neuf heures de cahots plus tard dans la capitale provinciale Nili.
Au début du test, qui se déroulait en extérieur, elle s’est comme les autres candidats assise à un pupitre. Mais sa fille Khizran, âgée de quelques mois, souffrait d’une oreille et ne cessait de crier.
Pour la calmer, et ne pas déranger ses voisins, Jahantab explique s’être mise à terre, derrière un autre candidat. « Je devais me concentrer sur le bébé et passer le test. »
Solidarité

   


L’Association de la jeunesse afghane a lancé une campagne de financement en ligne pour Jahantab Ahmadi et a récolté 14 000 dollars, une fortune dans un pays où 39 % de la population vit dans la pauvreté.
Zahra Yagana, une célèbre défenseuse des droits des femmes, a contacté Jahantab Ahmadi et l’a convaincue de venir à Kaboul pour y étudier. Elle l’aide actuellement à entrer dans une université privée de la capitale afghane. Et héberge la jeune mère, son mari et leurs trois enfants. « Si elle devait étudier au Daikundi, ce serait dur pour elle », a expliqué la militante. Là-bas, « le niveau d’éducation est bas. Il n’y a pas de résidence universitaire et elle devrait vivre dans une location », poursuit-elle.
Et d’assurer : « Nous lui trouverons un logement [à Kaboul]. Beaucoup d’amis ici ont promis de l’aider. Nous essayons de trouver un travail pour son mari et aussi de lever des fonds pour permettre à ses enfants d’aller à l’école. »
Une solution idéale pour Jahantab Ahmadi, dont « le but dans la vie était d’être admise à l’université », remarque-t-elle. « Mais du fait de notre pauvreté, je n’ai pas pu me permettre d’étudier pendant trois ou quatre ans », regrette celle qui a fini le lycée après son mariage à l’âge de 18 ans.
Le taux d’alphabétisation en Afghanistan est parmi les plus bas au monde : environ 36 % selon les chiffres officiels, bien moindre encore pour les femmes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La cérémonie d’hommage national au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, assassiné vendredi à Trèbes (Aude), aura lieu mercredi 28 mars matin aux Invalides, à Paris.
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Cérémonie d’hommage au gendarme Arnaud Beltrame : qu’est-ce qu’un hommage national ?

La cérémonie d’hommage national au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, assassiné vendredi à Trèbes (Aude), aura lieu mercredi 28 mars matin aux Invalides, à Paris.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 13h55
    |

            Pierre Breteau








                        



   


La cérémonie d’hommage national au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame aura lieu mercredi 28 mars matin aux Invalides, à Paris, à partir de 11h30, en présence de sa famille et des familles des victimes de l’attaque terroriste de Carcassonne et Trèbes, vendredi, a annoncé l’Elysée, lundi 26 mars.
La cérémonie sera ouverte au public. Accompagné de son épouse, le Président de la République prononcera un éloge funèbre.
Le militaire de 44 ans avait pris la place d’une femme retenue en otage par Radouane Lakdim dans un supermarché de Trèbes (Aude), avant d’être assassiné à l’arme blanche.
Le président de la République Emmanuel Macron a salué celui qui « a fait don de sa vie pour protéger [les] concitoyens », et qui est « tombé en héros ». Après la prise d’otages, les hommages à l’endroit de l’officier étaient nombreux, de l’Assemblée nationale aux forces armées ou au Sénat en passant par la société civile. Mais la décision de lui rendre un hommage national revient à la présidence de la République.

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Un hommage national : dans quelle situation ?
Sur décision de la présidence de la République, un hommage national peut être rendu à des personnalités qui ont eu une conduite exceptionnelle au service de la nation. Au départ, ces cérémonies étaient réservées aux militaires « morts au service de la France dans l’accomplissement de leur mission », selon la définition du ministère de la défense, d’où le lieu de la cérémonie, le plus souvent aux Invalides, à Paris.
Jusqu’en 2015, il était « extrêmement rare » d’y honorer des civils, indique le ministère : « Quand des honneurs sont rendus à un civil, c’est parce qu’il avait un passé de résistant ou un haut grade dans la Légion d’honneur. »
Les modalités ne sont pas fixes, ainsi pour un hommage national, et selon le décret pris par l’Elysée, plusieurs dispositions peuvent être prises à l’échelle du pays :
mise en berne des drapeaux (à mi-mât),minute de silence,arrêt des activités des administrations pendant un jour ou plus.
Comment se déroule la cérémonie ?
Dans le cadre d’un hommage national présidé par le président de la République, la cérémonie aux Invalides se déroule traditionnellement de la manière suivante, sans qu’aucun texte ne la codifie a priori, même si elle s’ouvre et se ferme par La Marseillaise :
d’abord les honneurs militaires,les troupes sont passées en revue par le chef de l’Etat, qui est également chef des armées,arrivée du cercueil recouvert du drapeau tricolore,discours des proches,éloge funèbre prononcé par le président de la République,honneurs funèbres militaires,départ du cercueil et les honneurs au drapeau.
Quelles autres personnalités ont eu droit à un hommage national
Les cérémonies d’hommage national on récemment célébré des personnalités venues d’horizons divers, de la défense nationale à la politique en passant par le monde de l’associatif. Parmi elles, entre autres :
Simone Veil (aux Invalides, le 5 juillet 2017),Jean d’Ormesson (aux Invalides, 8 décembre 2017),Xavier Jugelé, policier tué le 20 avril 2017 sur les Champs-Elysées (25 avril, aux Invalides),neuf militaires morts dans un accident sur une base aérienne espagnole (3 février 2015, aux Invalides),Michel Rocard (aux Invalides, 7 juillet 2016),l’Abbé Pierre, en 2007 (cérémonie à la cathédrale Notre-Dame),Stéphane Hessel (7 mars 2013, aux Invalides),Charles Pasqua (3 juillet 2015, aux Invalides),Jacques Chaban-Delmas (14 novembre 2000, aux Invalides).
A côté des hommages ponctuels pour des personnalités, il existe aussi une série de journées d’hommages nationaux collectifs :
morts pour la France (5 décembre),journée nationale de commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions (10 mai),journée nationale des sapeurs-pompiers (en juin),journée nationale d’hommage aux militaires de la gendarmerie décédés dans l’accomplissement de leur devoir (16 février),journée d’hommage national aux policiers morts pour la France (4 mai).
Et le deuil national ?
De la même manière, c’est l’Elysée qui décide par décret d’un deuil national — ce qui n’est pas le cas pour la dépouille de M. Arnaud Beltrame. Ce deuil national, les anciens présidents y ont droit — le dernier remonte à 1996 et la mort de François Mitterrand — néanmoins, ce deuil a été « étendu » aux victimes du terrorisme :
une journée après les attentats du 11 septembre 2001,
trois jours ont été décrétés après les attentats du 13 novembre 2015,une journée pour les victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016,et pour les victimes des attentats du 7 janvier 2015.
En revanche, si les obsèques nationales pouvaient être organisées par la loi sous la IVe République (1946-1958), il n’existe pas de disposition légale similaire sous la Ve République. Il est arrivé que des personnalités y aient droit malgré tout, comme Lazare Ponticelli, dernier « poilu » mort en 2008, ou pour le poète et écrivain Aimé Césaire, lui aussi mort en 2008.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ L’ex-première dame aurait exporté illégalement des défenses d’éléphants en Chine, aux Emirats arabes unis et aux Etats-Unis.
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Compte rendu

Au Zimbabwe, Grace Mugabe soupçonnée de trafic d’ivoire

L’ex-première dame aurait exporté illégalement des défenses d’éléphants en Chine, aux Emirats arabes unis et aux Etats-Unis.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-26T12:25:19+02:00"

        Le 26.03.2018 à 12h25






    
L’anciennne première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, à Harare, en novembre 2017.
Crédits : Philimon Bulawayo / REUTERS


La police zimbabwéenne a confirmé, dimanche 25 mars, une enquête sur l’ancienne et très controversée première dame du pays, Grace Mugabe, soupçonnée d’avoir empoché des millions de dollars en exportant illégalement de l’ivoire de contrebande. « Un rapport a été fait et la police a une enquête, c’est tout ce que je peux dire pour l’instant », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la police, Charity Charamba.

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Le journal gouvernemental The Sunday Mail affirme que les services de protection de la nature et de la faune ont établi que Mme Mugabe avait « fait sortir de grandes quantités d’ivoire vers la Chine, les Emirats arabes unis et les Etats-Unis ». Selon leur rapport cité par le Sunday Mail, elle aurait couvert son trafic en ordonnant à l’administration d’émettre des permis d’exportation de défenses d’éléphants pour des « cadeaux » à des dirigeants étrangers. « Une fois hors du pays, ces “cadeaux” étaient intégrés à d’autres chargements et livrés au marché noir », a précisé le journal.
Extravagances et coups de colère
Cité par le Sunday Mail, un haut responsable de l’actuelle présidence du pays, Christopher Mutsvangwa, a indiqué que le gouvernement avait été informé du trafic par un lanceur d’alerte qu’il n’a pas nommément cité. « La police et le lanceur d’alerte ont tendu un piège aux complices présumés de Grace Mugabe, a expliqué M. Mutsvangwa. Ils ont été arrêtés […] quand nous avons été confrontés à tant de preuves, nous ne pouvions plus rester sans rien faire. » L’hebdomadaire sud-africain The Sunday Times affirme que le lanceur d’alerte est un photojournaliste australien, Adrian Steirn.

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Mme Mugabe doit être prochainement entendue par la police, selon le Sunday Mail. Longtemps connue pour ses seuls goûts de luxe, extravagances et coups de colère, Grace Mugabe, 52 ans, avait ces dernières années révélé son ambition de succéder à son mari. C’est pour l’en empêcher que l’armée est intervenue en novembre 2017, provoquant la démission de Robert Mugabe, 94 ans aujourd’hui, au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans.
Les autorités anti-corruption du Zimbabwe enquêtent actuellement sur les conditions de délivrance d’un doctorat à Mme Mugabe en 2014. Le vice-chancelier de l’université du Zimbabwe a été arrêté en février dans le cadre de ce dossier. M. Mugabe a été remplacé à la tête du pays par son ex-vice-président, Emmerson Mnangagwa.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Revenant sur l’affaire Skripal, l’auteur britannique de « McMafia », spécialiste de la Russie, regrette la trop grande ouverture du Royaume-Uni aux oligarques.
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Pour Misha Glenny, « la City a tout fait pour attirer l’argent russe »

Revenant sur l’affaire Skripal, l’auteur britannique de « McMafia », spécialiste de la Russie, regrette la trop grande ouverture du Royaume-Uni aux oligarques.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 12h25
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Misha Glenny est l’auteur du livre McMafia : au cœur de la criminalité internationale (Denoël, 2009), qui a servi de base au scénario d’une série de la BBC, McMafia. Ancien correspondant en Europe de l’Est du Guardian puis de la BBC, il a couvert la fin des régimes socialistes en Europe de l’Est et la guerre en ex-Yougoslavie.
Comment la fin du communisme a-t-elle généré des mafias ?
En travaillant au long cours en Russie, deux choses m’ont frappé. D’abord le contexte de mondialisation : la levée de tout contrôle d’Etat sur les transactions financières à la fin des années 1980 a fait exploser le nombre des transactions effectuées sans surveillance. Avec cet argent, les multinationales et les institutions financières ont pu persuader des pays comme le Brésil et l’Inde de s’ouvrir aux investissements étrangers avec la promesse que l’argent serait ensuite rapatrié. Cela a enclenché le mouvement d’externalisation du travail de l’Ouest vers le monde entier.
En parallèle se sont produits l’effondrement du communisme et le passage brutal d’une économie planifiée à une économie de marché. Or la Russie ne disposait d’aucun instrument pour réglementer ce nouvel environnement. Les tribunaux ne fonctionnaient pas et ignoraient ce que signifiait régler un différend commercial. Aussi chaque homme d’affaires russe a dû recruter sa propre police pour assurer le respect de ses contrats. Les sociologues parlaient de « forces de l’ordre privées » mais il s’agit en réalité de mafias. En Sicile au milieu du XIXe siècle, elles étaient apparues exactement dans le même contexte. La fonction intrinsèque d’une mafia consiste à protéger les marchés lorsque l’Etat n’est pas en situation de le faire.
Un capitalisme de gangsters a émergé en Russie dans les années 1990 sous l’égide de ces groupes armés capables de déployer des menaces violentes. Chaque oligarque a commencé à en entretenir un ou plusieurs....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le correspondant du « Monde » à New York Arnaud Leparmentier, remarque que si rien n’empêche de faire un coup en Bourse, à long terme, mieux vaut parier sur un vrai champion que sur un canard boiteux dopé au protectionnisme d’Etat.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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« Faut-il s’aventurer au casino des entreprises protectionnistes ? »

Le correspondant du « Monde » à New York Arnaud Leparmentier, remarque que si rien n’empêche de faire un coup en Bourse, à long terme, mieux vaut parier sur un vrai champion que sur un canard boiteux dopé au protectionnisme d’Etat.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h42
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Marchés. L’alerte de fin janvier semble soudain secondaire. Wall Street a connu sa pire semaine depuis deux ans, effrayée par la politique douanière de Donald Trump. Près de 3 % de recul jeudi 22 mars, 1,77 % le vendredi, le vent est mauvais. Et pourtant, en ce temps de guerre commerciale, n’y a-t-il pas moyen de se faire quelque argent rapide ?
Monty Quinn, qui tient une boutique à Hawesville dans le Kentucky devant l’usine de Century Aluminium, se frotte les mains : protégée par la grâce de Trump, l’usine va investir, et les actions de l’entreprise d’aluminium qu’il a achetées sont reparties à la hausse.
A quelques kilomètres de là, le maire de la ville, Charles King, s’emporte : sa femme lui a interdit d’acheter les fameuses actions quand elles étaient à 5 dollars, en septembre 2016. Et elles sont montées jusqu’à 25 dollars cet hiver, le marché anticipant l’activation des droits de douane.
« Gonflette »
Mais voilà qu’est survenue la dégelée inattendue de la semaine dernière : l’action a perdu près de 20 % en trois jours, tombant de plus de 20 dollars à 16,50 dollars, lorsque le marché a réalisé que Donald Trump avait fait de la « gonflette » et multipliait les exemptions de droits de douane pour les pays alliés, réduisant la « protection » de Century Aluminium.
Alors faut-il s’aventurer au casino des entreprises protectionnistes ? La tentation est grande : qui dit droit de douane dit marché protégé, et rien de tel pour faire fructifier sa rente. L’économiste en chef de Natixis, Patrick Artus, rappelle le précédent de 2002, lorsque George W. Bush avait imposé des droits sur les importations d’acier allant jusqu’à 30 %.
Les entreprises n’en avaient pas profité pour baisser leurs prix et conquérir des parts de marché. Non, elles s’étaient alignées sur le nouveau prix américain (le prix international majoré du droit de douane) et avaient encaissé tranquillement la différence. Soudain, les...




                        

                        


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Compte rendu

En Côte d’Ivoire, la coalition au pouvoir remporte les premières élections sénatoriales

Malgré l’absence de l’opposition, qui boycottait le scrutin, le RHDP a essuyé des revers à Bouaké et Yamoussoukro.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 26.03.2018 à 11h40

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        Mis à jour le 26.03.2018 à 12h06






    
Dans un bureau de vote à Cocody, en Côte d’Ivoire, le 24 mars 2018.
Crédits : SIA KAMBOU / AFP


En Côte d’Ivoire, la coalition au pouvoir, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a remporté les premières élections sénatoriales du pays, avec 50 des 66 sièges en jeu. Ce pointage a été réalisé samedi 24 mars par l’AFP à partir de l’annonce des résultats, circonscription par circonscription, par la Commission électorale indépendante (CEI). En l’absence de l’opposition, qui boycottait le scrutin, cette victoire était attendue.
Une grosse surprise est toutefois venue de Bouaké, fief traditionnel du pouvoir et ancienne capitale de la rébellion, qui soutenait le président Alassane Ouattara. Le RHDP y a été battu par la liste des indépendants, qui récolte 157 voix, contre 105 au RHDP. Le pouvoir paie sans doute là son incapacité à régler le problème des mutineries récurrentes dans l’armée qui ont secoué le pays en 2017 et dont Bouaké est l’épicentre.

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« C’est la déception la plus totale. Nous n’avons pas compris comment certains [élus du RHDP] ont pu nous lâcher pour aller voter pour les indépendants. C’est dur mais nous acceptons cette défaite et les conséquences risquent d’être graves », a reconnu Bazoumana Barro, conseiller municipal à Bouaké. « C’est la base qui vient de s’exprimer », s’est quant à lui félicité Christophe Koffi, membre du parti d’Alassane Ouattara qui a soutenu la liste des indépendants, des dissidents.
Le RHDP a aussi été battu dans une autre circonscription hautement symbolique, celle de Yamoussoukro, la capitale administrative, patrie de l’ancien président Félix Houphouët-Boigny, dont le RHDP se réclame. A Abidjan, en revanche, le RHDP n’a pas fait dans le détail, récoltant 100 % des suffrages exprimés.
Un Sénat « monocolore »
L’opposition et la société civile avaient critiqué le scrutin et demandé son report, soulignant notamment que, l’opposition ayant boycotté les élections locales de 2013, il aurait été plus juste de tenir l’élection de ce premier Sénat après les élections locales qui doivent avoir lieu cette année également, à une date restant à fixer.
« On pourrait dire que le gouvernement veut un Sénat monocolore », a déclaré Bamba Sindou, coordonnateur de la Poeci, la Plate-forme des organisations de la société civile pour l’observation des élections en Côte d’Ivoire. L’opposition demande surtout une réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), qu’elle accuse d’être en faveur du pouvoir, avant toute élection sénatoriale ou municipale mais surtout avant la présidentielle de 2020.

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Le Sénat a été créé par la nouvelle Constitution de 2016, approuvée par référendum. Les conseillers municipaux et régionaux des actuelles mairies et régions ainsi que les députés constituent le collège électoral du scrutin au suffrage universel indirect qui s’est tenu dans chacune des 31 régions et 197 communes du pays. Le président Ouattara doit encore nommer 33 autres sénateurs.
L’opposition accuse le chef de l’Etat d’avoir succombé au « clientélisme » en créant ce Sénat qui, selon elle, sera « budgétivore ». « Il n’y a que l’air qu’on respire qui est gratuit. On a besoin de ce Sénat qui va représenter les élus » et les collectivités locales, estime Félicien Legré, conseiller municipal de Bingerville et membre de la coalition présidentielle, après avoir déposé son bulletin dans l’urne à Abidjan. Le Sénat, « c’est le développement et la démocratie. Cela participe aussi à la cohésion, à l’union, à la paix entre les peuples. C’est une très bonne chose », assure de son côté Michel Loukou Kouadio, conseiller municipal à Bouaké.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le chercheur s’oppose à la proposition que Manuel Valls a faite dimanche 25 mars. Une interdiction du salafisme serait inapplicable et risquerait d’être contre-productive. Mieux vaut renforcer la surveillance de ces milieux.
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Jean-Luc Marret : « Doit-on interdire le salafisme ? »

Dans une tribune au « Monde », le chercheur s’oppose à la proposition que Manuel Valls a faite dimanche 25 mars. Une interdiction du salafisme serait inapplicable et risquerait d’être contre-productive. Mieux vaut renforcer la surveillance de ces milieux.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h38
    |

Jean-Luc Marret (chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique et écrivain)







                        



                                


                            
[Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame ont été assassinés, vendredi 23 mars, dans une attaque terroriste à Trèbes (Aube), près de Carcassonne, qui a également fait quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave. Le meurtrier, Radouane Lakdim, a été abattu par des militaires du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché de Trèbes. Il était fiché « S » depuis 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste et était connu pour des faits de ­petite délinquance. Il avait été ­condamné à deux reprises, en 2011 et en 2015, pour des faits de droit commun et avait été incarcéré ­pendant un mois, en 2016, à Carcassonne. Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging dans cette ville. L’organisation Etat ­islamique (EI) a revendiqué l’attaque et la section antiterroriste du ­parquet de Paris a été saisie de l’affaire. Après s’être substitué à l’une des otages du supermarché, le lieutenant-colonel Arnaud ­Beltrame a succombé à ses blessures samedi – il est « tombé en ­héros », a souligné le président Emmanuel Macron. Un hommage national lui sera rendu.]
Tribune. Va-t-on vivre encore avec des attentats djihadistes ? Oui. C’est une manifestation négative de la mondialisation, et en particulier des mobilisations qui se développent dans toute diaspora, y compris sur plusieurs générations. Va-t-on de surcroît subir les attaques d’individus en proie à des crises mystiques ou à des psychoses ? Oui, quoique cette réalité puisse s’atténuer avec l’usure de la propagande de Daech.
Doit-on interdire le salafisme ? Poser la question ainsi revient à considérer que ce courant serait bien défini et s’incarnerait dans des organisations identifiées, et par conséquent susceptibles d’être frappées d’interdiction. Ce n’est pas le cas. Le salafisme est très varié. On peut le définir en fonction de l’autorité religieuse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Sur son blog, Olivier Rollot revient sur l’ambition d’Emmanuel Macron de voir se constituer des universités européennes. A ce stade, « rien n’est vraiment clair » sur leur périmètre, leur caractère ouvert ou élitiste ou encore sur le diplôme délivré.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Deux cents personnes ont manifesté dimanche à Bruxelles en soutien aux indépendantistes catalans en fuite. Trois anciens ministres ont dit se tenir à la disposition de la justice belge.
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En Belgique, la mobilisation pour Puigdemont et ses ministres faiblit

Deux cents personnes ont manifesté dimanche à Bruxelles en soutien aux indépendantistes catalans en fuite. Trois anciens ministres ont dit se tenir à la disposition de la justice belge.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 11h23
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Trois des quatre anciens ministres catalans qui avaient suivi Carles Puigdemont dans sa fuite séjournent toujours en Belgique. Ils ont fait savoir dimanche 25 mars au procureur du roi, par l’entremise de leurs avocats, qu’ils se tenaient à la disposition de la justice. Compte tenu de la réactivation par Madrid, vendredi, du mandat d’arrêt européen qui les vise, comme l’ex-président de Catalogne, ils devraient, en principe, être de nouveau arrêtés.

Après leur arrivée en Belgique, le 30 octobre 2017, trois jours après la proclamation unilatérale de l’indépendance catalane, ils avaient été entendus par la police avant d’être conduits devant un juge d’instruction. Celui-ci les avait libérés sous condition. Devant la Chambre du conseil de Bruxelles, chargée d’examiner si le mandat d’arrêt européen devait être exécuté ou non, les avocats de M. Puigdemont et des quatre anciens ministres avaient plaidé que leurs clients n’avaient commis aucune infraction pénale susceptible de tomber sous le coup de la loi belge – une thèse contestée par certains constitutionnalistes. Les défenseurs estimaient, dans un long argumentaire, que les responsables catalans étaient mis en cause par Madrid pour leurs seules activités politiques.
Le 5 décembre, avant la décision du président de la Chambre, Madrid décidait de retirer le mandat, ce qui a permis à M. Puigdemont de poursuivre ses activités en Belgique et de voyager en Europe. Il s’est notamment rendu au Danemark et en Suisse et a occupé la scène médiatique belge. A Bruxelles, il bénéficie du soutien politique et matériel des nationalistes flamands, dont des élus de l’Alliance néoflamande (NVA), le parti de Bart De Wever, qui détient plusieurs portefeuilles au gouvernement fédéral et dirige la Région flamande.
« Régime autoritaire »
Dimanche, l’avocat belge du président destitué, maître Paul Bekaert, a dénoncé une arrestation « à visée purement politique » et un « danger de violation des...




                        

                        

