<FILE-date="2018/03/25/19">

<article-nb="2018/03/25/19-1">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le premier salon du survivalisme se tient pour la première fois en France jusqu’à dimanche, au Paris Event Center de La Villette.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/03/25/19-2">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le pays pourrait écouler 180 000 tonnes d’huile d’olive sur la saison 2017-2018. Le troisième exportateur mondial du précieux jus mise sur un prix moins élévé que la concurrence et joue désormais la carte du bio.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La Tunisie veut mieux valoriser son huile d’olive

Le pays pourrait écouler 180 000 tonnes d’huile d’olive sur la saison 2017-2018. Le troisième exportateur mondial du précieux jus mise sur un prix moins élévé que la concurrence et joue désormais la carte du bio.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Quel est le point commun entre le lablabi, la chakchouka et la salade méchouia ? Ce sont des spécialités culinaires tunisiennes, direz-vous sans hésiter. Avec raison. Mieux encore, ces plats nécessitent une bonne rasade d’huile d’olive. Et pour cause. La délicieuse cuisine du pays du jasmin et de la harissa ne peut guère se passer de cet ingrédient précieux. Mais le bon coup de fourchette de la population et des touristes ne suffit pas à tarir la source. Il est vrai que l’arbre aux feuilles argentées prend ses aises sur 1,8 million d’hectares. De quoi positionner la Tunisie comme troisième exportateur mondial d’huile d’olive cette année, derrière l’Espagne et l’Italie.
Selon les chiffres du Conseil oléicole international, la Tunisie pourrait en écouler 180 000 tonnes sur la saison 2017-2018. Oubliée la récolte maigrelette de l’année précédente, quand le flux avait été réduit de moitié. Dame Nature avait aussi frappé durement l’Italie, faisant flamber le prix du jus pressé en Toscane, en Ombrie ou dans les Pouilles. Cette année, si l’Italie et la Tunisie ont fait tourner les moulins à plein régime, la potion est plus amère pour l’Espagne. Même si le pays de Don Quichotte reste le premier producteur mondial avec 1,09 million de tonnes, le niveau des citernes a baissé de 15 %.

Une culture capricieuse
L’olivier est une culture capricieuse. Les fortes variations de niveau d’une année sur l’autre ont contribué au jeu des vases communicants entre les pays. L’huile suinte d’une frontière à l’autre et ne coule pas toujours de source sûre. En France, Puget, la marque la plus connue, s’abreuve essentiellement en Espagne. Il est vrai que la production hexagonale ne représente qu’une goutte de la collecte mondiale. Soit 2 800 tonnes estimées pour 2018. La rareté des oliveraies en France dope les prix. Les AOP – Corse, Nyons, vallée des Baux-de-Provence ou Aix-en-Provence – se négocient à près de 20 euros le litre....




                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-3">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Dérèglement climatique, hausse démographique et course aux ressources menacent le continent, où les populations dépendent encore fortement de la nature.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤         

Synthèse

La biodiversité africaine, patrimoine sous pressions

Dérèglement climatique, hausse démographique et course aux ressources menacent le continent, où les populations dépendent encore fortement de la nature.

Laurence Caramel
    



LE MONDE
              datetime="2018-03-23T17:32:05+01:00"

        Le 23.03.2018 à 17h32






    
Des zèbres dans la savane namibienne.
Crédits : Galyna Andrushko/Shutterstock.com


« L’appauvrissement de la biodiversité en Afrique se répercute de plus en plus sur la vie quotidienne des populations et nuit au développement socio-économique » : le diagnostic établi par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et rendu public vendredi 23 mars à Medellin, en Colombie, à l’occasion de sa sixième session plénière, décrit sans ambages le paradoxe du continent.
Il abrite encore une extraordinaire diversité biologique – c’est le dernier endroit sur Terre où vivent de nombreuses espèces de grands mammifères –, mais présente de très grands risques d’extinction des espèces et de dégradation des terres, du fait du dérèglement climatique, de la pression démographique et d’une course effrénée pour s’approprier les ressources.

        Lire aussi :
         

                Le déclin massif de la biodiversité menace l’humanité



Or dans aucune région du monde les hommes ne sont encore autant dépendants de la nature pour leur survie quotidienne. « Plus de 62 % de la population dépend directement des services [rendus par la nature] dans les zones rurales », rappellent les scientifiques qui ont rédigé le résumé 45 pages à l’intention des décideurs.
Préserver les savoirs autochtones
Créée en 2012 sous la tutelle des Nations unies et rassemblant 129 Etats, l’IPBES, que l’on qualifie souvent de « GIEC de la biodiversité », en référence au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, a pour mission d’éclairer les gouvernements en réalisant régulièrement la synthèse des connaissances scientifiques.
A Medellin ont été pour la première fois proposées des évaluations régionales pour quatre continents : Amérique, Asie, Europe et Afrique. Le rapport africain de 579 pages a été rédigé par une centaine d’experts, dont, il faut le souligner, les deux tiers sont issus du continent. « Nous avons appris des critiques adressées au GIEC sur le manque de représentation des pays du Sud dans les panels scientifiques », explique Agnès Hallosserie, secrétaire scientifique française pour l’IPBES.
Les scientifiques ont cependant dû se satisfaire d’une littérature lacunaire pour établir leur bulletin de santé de la biodiversité africaine. « Relativement peu d’études ont été publiées sur la valorisation des services écosystémiques », précise le rapport, et elles se concentrent sur l’Afrique australe et l’Afrique de l’Est. Mais le rapport s’appuie aussi sur les savoirs autochtones, auquel il accorde une grande importance, et fait de leur préservation l’une des clés pour maîtriser la dégradation de la nature et aller vers « une économie écologique à faible émission de carbone ». Les connaissances ancestrales des Masaï ou des Pygmées ont ainsi été examinées de près.
Dans une région où la population est appelée à doubler d’ici à 2050 pour atteindre 2,5 milliards d’âmes, les experts décrivent une compétition anarchique pour conquérir de nouveaux espaces et exploiter les ressources naturelles. Ils pointent la surpêche, l’expansion des cultures agricoles, l’appropriation de terres par des investisseurs étrangers, la déforestation, la multiplication des activités extractives : « On estime que 500 000 km2 de terres sont déjà dégradées du fait de leur surexploitation. » Sans compter l’urbanisation.
Hausse des températures plus rapide qu’ailleurs
L’impact du changement climatique permet à lui seul de mesurer l’ampleur du choc à venir : « Dans tous les pays d’Afrique, la hausse des températures devrait être plus rapide que la hausse mondiale. […] Les changements climatiques pourraient entraîner des pertes importantes d’espèces végétales, la disparition de plus de 50 % des espèces d’oiseaux et de mammifères et une baisse de 20 % à 30 % de la productivité des lacs. » La géographie et l’incidence des maladies auxquelles sont exposés les troupeaux risquent également de s’en trouver modifiées.
Pour préserver les espèces endémiques, dont nombre ont trouvé refuge dans des aires protégées, « il faudra peut-être repenser les réseaux aujourd’hui en place que forment les aires protégées », car elles ne coïncideront plus forcément avec les migrations de la faune. Ces aires protégées couvrent près de 15 % des terres du continent.

        Lire aussi :
         

                L’arbre le plus haut d’Afrique se trouve en Tanzanie



Pour fixer l’importance des enjeux, l’IPBES rappelle que la biodiversité africaine fait déjà l’objet de multiples initiatives de conservation : 369 zones humides sont classées d’importance internationale, 142 sites sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, et 158 sites où se trouvent des espèces menacées d’extinction sont régis par l’Alliance for Zero Extinction.
Au milieu de ce sombre panorama, les scientifiques distinguent toutefois une raison d’espérer : « L’Afrique bénéficie d’empreintes écologique et carbone faibles par rapport à d’autres régions du monde. » Le compromis entre le développement économique et la préservation de la nature reste donc à écrire.


<article-nb="2018/03/25/19-4">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Dévastée après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, la centrale nucléaire japonaise fait l’objet de travaux importants. Son démantèlement devrait durer des décennies.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/03/25/19-5">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ L’érosion continue de la vie sauvage met en danger les conditions de vie des populations, alertent les experts mondiaux de l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/03/2018
Découvrir l’application


                        

Le déclin massif de la biodiversité menace l’humanité

L’érosion continue de la vie sauvage met en danger les conditions de vie des populations, alertent les experts mondiaux de l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité ».



Le Monde
 |    23.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 10h22
    |

            Audrey Garric et 
Pierre Le Hir








                        



surexploitation ressources naturelles
   surexploitation ressources naturelles



Partout sur la planète, le déclin de la biodiversité se poursuit, « réduisant considérablement la capacité de la nature à contribuer au bien-être des populations ». Ne pas agir pour stopper et inverser ce processus, c’est mettre en péril « non seulement l’avenir que nous voulons, mais aussi les vies que nous menons actuellement ». Tel est le message d’alerte délivré par la Plate-Forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), réunie du 17 au 24 mars à Medellin (Colombie), pour sa 6e session plénière.
Créée en 2012 sous la tutelle des Nations unies et rassemblant aujourd’hui 129 Etats, cette structure est qualifiée de « GIEC de la biodiversité », en référence au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Sa mission est d’établir régulièrement la synthèse des connaissances disponibles sur la biodiversité (la variété des formes de vie sur la Terre), sur les impacts de son érosion et sur les pistes d’action possibles pour la préserver.
Elle livre le résultat d’un travail colossal, qui s’est étalé sur trois années. L’IPBES a divisé le globe en quatre régions : l’Afrique, les Amériques, l’Asie-Pacifique et l’Europe-Asie centrale – à l’exception, donc, des pôles et des océans. Chacune a fait l’objet d’un rapport de 800 à 1 000 pages, réalisé par plus de 550 experts bénévoles de 100 pays, à partir de plus de 10 000 publications scientifiques, mais aussi de sources gouvernementales ou non gouvernementales, ou encore de savoirs autochtones.
Pour chaque zone géographique, cette analyse est synthétisée dans un « résumé à l’intention des décideurs » d’une quarantaine de pages, négocié mot à mot et voté par les représentants des Etats membres. C’est ce document, qui constitue une sorte de consensus politique, qui doit servir de base à l’action des gouvernements, même s’il n’a pas de valeur contraignante.

   


« Au cœur de notre survie »
« La biodiversité et les contributions apportées par la nature aux populations semblent, pour beaucoup, éloignées de nos vies quotidiennes. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité, observe le président de l’IPBES, le Britannique Robert Watson. Elles sont le socle de notre alimentation, de notre eau pure et de notre énergie. Elles sont au cœur non seulement de notre survie, mais aussi de nos cultures, de nos identités et de notre joie de vivre. »
On pourra juger restrictive cette approche, qui envisage la nature à l’aune des seuls services qu’elle rend à l’humanité, sans considérer que la survie des espèces animales et végétales est en elle-même précieuse. Mais l’objet des quatre rapports est de sensibiliser l’opinion et les décideurs à une chute de la biodiversité qui « met en danger les économies, les moyens d’existence, la sécurité alimentaire et la qualité de vie des populations partout dans le monde ». Aucune des régions étudiées n’échappe à une régression spectaculaire de sa faune et de sa flore, avec des projections alarmantes.
Afrique
« L’Afrique est le dernier endroit sur Terre avec un large éventail de grands mammifères, mais jamais par le passé il n’y a eu autant de plantes, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et grands mammifères menacés qu’aujourd’hui, par une série de causes humaines et naturelles », note la chercheuse sud-africaine Emma Archer. Quelque 500 000 km2 de terres sont déjà dégradées du fait de la déforestation, de l’agriculture non durable, du surpâturage, des activités minières, des espèces invasives ou du réchauffement.
Cela, alors qu’en zone rurale la subsistance de plus de 62 % des habitants dépend de la bonne santé des milieux naturels et que la population du continent est appelée à doubler d’ici à 2050, pour atteindre 2,5 milliards de personnes. Le défi est immense : à la fin du siècle, certaines espèces de mammifères et d’oiseaux pourraient avoir perdu plus de la moitié de leurs effectifs, et la productivité des lacs (en poissons) avoir baissé de 20 % à 30 %, en raison du dérèglement climatique.
Asie-Pacifique
En Asie-Pacifique, la biodiversité est confrontée à des menaces sans précédent, allant des phénomènes météorologiques extrêmes et de l’élévation du niveau de la mer aux espèces exotiques envahissantes, à l’intensification de l’agriculture, à la surpêche et à l’augmentation des déchets et de la pollution. Malgré quelques succès pour protéger ces écosystèmes vitaux – les aires marines protégées ont augmenté de 14 % en vingt-cinq ans et le couvert forestier a progressé de 23 % en Asie du Nord-Est –, les experts craignent qu’ils ne suffisent pas à enrayer le déclin de la biodiversité et des services que retirent les 4,5 milliards d’humains qui vivent dans ces pays.
Aujourd’hui, 60 % des prairies d’Asie sont dégradées, près de 25 % des espèces endémiques sont menacées et 80 % des rivières les plus polluées par les déchets plastiques dans le monde se trouvent dans cette zone. Si les pratiques de pêche se poursuivent au même rythme, la région ne comptera plus de stocks de poissons exploitables d’ici à 2048. Jusqu’à 90 % des coraux souffriront d’une grave dégradation avant le milieu du siècle.

   


Amériques
Sur le continent américain aussi, l’impact du dérèglement climatique sur la biodiversité va s’intensifier d’ici au milieu du siècle, devenant un facteur de déclin aussi puissant que le changement d’affectation des terres. Les populations d’espèces indigènes ont décru de 31 % depuis la colonisation par les Européens, et ce taux pourrait monter à 40 % au milieu du siècle. Par rapport à leur état originel, plus de 95 % des prairies d’herbes hautes d’Amérique du Nord, 50 % de la savane tropicale et 17 % de la forêt amazonienne en Amérique du Sud ont été transformés en des paysages dominés par l’homme.
Les auteurs notent que, jusqu’ici, « les peuples autochtones et les communautés locales ont créé une diversité de systèmes de polyculture et d’agroforesterie » qui ont bénéficié à la biodiversité. Mais ces savoirs locaux sont eux aussi en voie d’extinction.
Europe-Asie centrale
Enfin, en Europe et Asie centrale, la situation n’est guère meilleure : 42 % des animaux terrestres et des plantes ont enregistré un déclin de leurs populations au cours de la dernière décennie, de même que 71 % des poissons et 60 % des amphibiens.
La première cause de cette hécatombe réside dans l’intensification de l’agriculture et de l’exploitation forestière, et particulièrement dans l’usage excessif de produits agrochimiques (pesticides, engrais). Résultat : la région consomme plus de ressources naturelles renouvelables qu’elle n’en produit, l’obligeant à en importer massivement d’autres zones du monde. Le rapport souligne aussi le rôle du changement climatique, qui sera l’un des principaux fléaux pesant sur la biodiversité d’Europe et d’Asie centrale dans les prochaines décennies.

        Lire aussi :
         

                Face au « choc climatique », la biodiversité menacée d’extinctions massives




   


Ces quatre rapports confirment que la Terre est en train de subir sa sixième extinction de masse : selon les scientifiques, les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1900, soit un rythme sans équivalent depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années. Mardi 20 mars, une étude du Muséum national d’histoire naturelle et du Centre national de la recherche scientifique alertait sur la « disparition massive » des oiseaux dans les campagnes françaises – leurs populations se sont effondrées d’un tiers en quinze ans – tandis que, fin 2017, des chercheurs montraient que le nombre d’insectes volants a décliné de 75 % à 80 % en Allemagne depuis le début des années 1990.

        Lire aussi :
         

                Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une « vitesse vertigineuse »



Développer les aires protégées
N’y a-t-il donc aucun espoir ? Les scientifiques veulent croire qu’il est encore possible d’agir pour enrayer ce déclin. Ils appellent, pêle-mêle, à développer les aires protégées, à restaurer les écosystèmes dégradés (notamment les forêts), à limiter les subventions à l’agriculture et à l’exploitation forestière intensives, à intégrer la protection de la biodiversité dans toutes les politiques publiques, à sensibiliser davantage le grand public ou encore à poursuivre les efforts de conservation. En Europe, ces politiques ont par exemple conduit à sauver d’une extinction locale les populations de bisons ou de lynx ibériques, et à réhabiliter les régions boisées des Açores, de Madère et des Canaries.
« Pour la première fois, en Europe, nous indiquons qu’il faut une transformation plus radicale des modes de vie et de consommation, sans quoi nous n’atteindrons pas les objectifs de développement durable et de protection de la biodiversité », souligne Sandra Lavorel, écologue des écosystèmes (université de Grenoble), qui a participé à la rédaction du rapport. « L’un des chapitres importants de notre travail est celui de la gouvernance. La question de la biodiversité doit être prise en charge à tous les échelons, Etats, communautés, citoyens », complète Jérôme Chave, écologue au CNRS, qui a contribué à la synthèse sur les Amériques.
Un cinquième rapport sera publié lundi 26 mars, sur l’état des sols du monde, de plus en plus dégradés par la pollution, la déforestation, l’exploitation minière et les pratiques agricoles. Enfin, lors de sa prochaine réunion plénière en mai 2019, l’IPBES produira son bilan mondial de la biodiversité et non plus des analyses régionales. Une session que la France a proposé d’accueillir.

Conflits d’intérêts sur les pollinisateurs
L’IPBES a produit un premier rapport en 2016 sur la pollinisation, dont la publication avait été entachée de doutes. Deux de ses chapitres-clés étaient en effet sous la responsabilité de scientifiques salariés de Bayer et Syngenta, les deux principaux producteurs d’insecticides dits « néonicotinoïdes », fortement suspectés de décimer les populations d’abeilles, bourdons, papillons.

        Lire aussi :
         

                Parmi les experts du principal rapport sur la pollinisation, deux salariés de l’industrie chimique



Tous les experts doivent remplir un formulaire détaillant leurs liens d’intérêts, mais ces déclarations ne sont pas rendues publiques. De même, le financement du budget de la plateforme, qui s’élève à 5 millions de dollars (4 millions d’euros) en 2018, n’est pas connu dans le détail. Une vingtaine d’Etats y participent, en premier lieu l’Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la France.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-6">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Selon une étude, les déchets de plastique agglomérés dans le Pacifique occupent une zone qui équivaut à trois fois la France métropolitaine.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Visualisez la taille de l’énorme « décharge flottante » de plastique dans l’océan Pacifique

Selon une étude, les déchets de plastique agglomérés dans le Pacifique occupent une zone qui équivaut à trois fois la France métropolitaine.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 13h09
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 13h30
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Trois cent vingt millions de tonnes de plastique produites chaque année dans le monde. Et une partie de cette masse se retrouve, à terme, dans les océans, par le jeu des déchets charriés par les eaux de pluie, les fleuves, etc. Ces déchets s’agglomèrent ensuite dans les océans à la faveur des tourbillons géants créés par les courants marins, et finissent par former des zones remplies de déchets, bouteilles, microparticules…
S’il ne s’agit pas d’une masse compacte et homogène : l’étude, publiée par la revue Scientific Reports le 22 mars, estime cette aire de déchets à 1,6 million de km2 dans le Pacifique, soit trois fois la France métropolitaine.

 #dechargeflottante { border-top: 4px solid #16212c; border-left: 1px solid #eef1f5; border-right: 1px solid #eef1f5; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; } #dechargeflottante .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #dechargeflottante .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #dechargeflottante .soustitre { padding: 6px 10px; display: block; font-size: 1.5rem; } #dechargeflottante .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #dechargeflottante .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; } .ui-tooltip p:before { color: #a2a9ae; content: '› '; font-family: arial; display: inline-block; font-size: inherit; left: 0; position: relative; width: 9px; font-weight: 400 } .ui-tooltip p.petiteliste { margin-left: 1rem; } .tooltipdecodeurs .titre_tt { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; font-size: 1.7rem; letter-spacing: .07rem; margin: .5rem 0; } .tooltipdecodeurs .gris { color: #a2a9ae; } .tooltipdecodeurs .bulle { border-radius: 50%; width: 1rem; height: 1rem; border: 0; display: inline-block; margin: -.3rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .tooltipdecodeurs div { display: block!important; } .tooltipdecodeurs { border-radius: 4px; padding: 2rem; position: absolute; z-index: 9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222 } .tooltipdecodeurs .hr { margin-top: 1rem; border-top: 1px solid #e8eaee; padding-bottom: 1rem; } #dechargeflottante .source { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #dechargeflottante .passelect { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } /* CSS du globe */ .land { fill: rgba(0, 0, 0, 0.15); stroke: #e5e9f3; } .water { fill: #e5e9f3; } .border { stroke: rgba(255, 255, 255, 0.7); fill: none; stroke-width: .75; } .graticule { fill: none; stroke: #777; stroke-width: .5px; stroke-opacity: .3; pointer-events: none; } text.villes { fill: #383f4e; paint-order: stroke; font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.1rem; text-transform: capitalize; font-family: "Helvetica", "Arial"; font-weight: bold; pointer-events: none; } circle.villes { pointer-events: none; fill: #383f4e; } text.gros { font-size: 1.3rem; } path.portee { fill: rgba(255, 64, 64, .1); stroke: rgba(243, 0, 0, .5); stroke-width: 2px; stroke-dasharray: 4, 2; } path.portee:hover { fill: rgba(255, 64, 64, .3); cursor: pointer; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { .tooltipdecodeurs { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-top: 1px solid #e8eaee!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs:after { content: '×'; position: absolute; top: .5rem; right: .5rem; color: #ccd0d3; font-size: 3rem; } #graphe text { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1rem; } .oncache { display: none; } }
                                                                                
              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


En 2018, la « décharge flottante » du Pacifique fait trois fois la taille de la France métropolitaine
Le cercle sur cette carte représente la taille de la « décharge flottante » de plastique qui se trouve dans l'Océan Pacifique, à titre de comparaison.

Source : Scientific Reports


require(["jquery", "jquery-ui/core", "d3/4.2.2", "d3-topojson/v1", "jquery-ui/tooltip"], function($, jqueryUICore, d3, topojson, tooltip) {

    var largeur = document.getElementById("dechargeflottante").offsetWidth,
        echelle = largeur ,
        to_radians = Math.PI / 180,
        to_degrees = 180 / Math.PI;
    if (largeur         mobile = true
    } else {
        mobile = false
    }


    var villes = [{ "nom": "Paris", "lat": 48.856614, "lon": 2.352222 },
        { "nom": "Berlin", "lat": 52.520007, "lon": 13.404954 },
        { "nom": "Rome", "lat": 41.902783, "lon": 12.496366 },
        { "nom": "Londres", "lat": 51.507351, "lon": -0.127758 },
        { "nom": "Prague", "lat": 50.075538, "lon": 14.437800 },
        { "nom": "Barcelone", "lat": 41.385064, "lon": 2.173403 }
    ];


    var width = largeur,
        height = largeur*.8;
    r = largeur / 2;

    var projection = d3.geoOrthographic()
        .scale(echelle)
        .translate([width / 2, height / 2])
        .clipAngle(90)
        .rotate([-15, -50]);

    var path = d3.geoPath()
        .projection(projection);

    var graticule = d3.geoGraticule();


    var svg = d3.select("#globe").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);
    var fond = svg.append("svg:g")
        .attr("id", "fond");

    var etiquettes = svg.append("svg:g")
        .attr("id", "etiquettes");

    fond.append("path")
        .datum({ type: "Sphere" })
        .attr("class", "water")
        .attr("d", path);

    fond.append("path")
        .datum(graticule)
        .attr("class", "graticule")
        .attr("d", path);


    d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/topojson/world-110m.json", function(error, world) {
        if (error) throw error;

        fond.append("path")
            .datum(topojson.feature(world, world.objects.land))
            .attr("class", "land")
            .attr("d", path);

        borders = topojson.mesh(world, world.objects.countries, function(a, b) { return a !== b; });

        fond.append("path")
            .datum(borders)
            .attr("class", "border")
            .attr("d", path);

        /* Les villes*/

        etiquettes.selectAll("circle")
            .data(villes)
            .enter()
            .append("svg:circle")
            .attr("cx", function(d, i) {
                return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[0];
            })
            .attr("cy", function(d, i) {
                return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[1];
            })
            .attr("r", function(d) {
                return 3
            })
            .attr("class", "villes");

        /*         ici leurs noms        */
        etiquettes.selectAll("etiquettes")
            .data(villes)
            .enter()
            .append("text")
            .attr("x", function(d, i) {
                if (d.nom == "Berlin" || d.nom == "Prague" || d.nom == "Rome") return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[0] + 8;
                return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[0] - 8;
            })
            .attr("y", function(d, i) {
                return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[1] + 4;
            })
            .attr("text-anchor", function(d, i) {
                if (d.nom == "Berlin" || d.nom == "Prague" || d.nom == "Rome") return "start"
                return "end";
            })
            .text(function(d) {
                return d["nom"]
            })
            .attr("class", function(d) {
                classe = "passelect villes"
                return classe
            });


    });



    function dessinerAire(e) {

        var rayonTerre = 6371 * Math.PI * 2;
        var radiusDeg = e / rayonTerre * 360;

        var portee = d3.geoCircle()
            .center([6, 47])
            .radius(radiusDeg);

        svg.append("path")
            .datum(portee)
            .attr("d", path)
            .attr("id", "maportee")
            .attr("class", "portee")
            .attr("title", function(){
1,6 million de km2 en 2018"
Les 80 000 tonnes de déchets agglomérées dans l'Océan Pacifique occupent une zone de 1,6 million de km2 en 2018. C'est entre 4 et 16 fois plus que selon les deux précédentes études."
                return html
            });


    };

    /*la fonction avec le rayon du cercle : 714 km pour une aire de 1,6 million de km2 */

    dessinerAire(714)


    /* on règle le souci des liens */

  /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
        $("#globe").tooltip({
            show: {
                effect: "fade",
            },
            hide: {
                effect: "fade",
                duration: 0
            },
            items: "path.portee",
            track: true,
            tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
            position: {
                my: 'left-30 top+50',
                at: 'right+10 center'
            },
            content: function() {
                return $(this).attr("title")
            },
            open: function(event, ui) {
                /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
                var elem = $(event.target);
                ui.tooltip.click(function() {
                    elem.tooltip('close');
                });
            }

        });

    $("#dechargeflottante a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Ces estimations sont quatre à seize fois supérieures à deux précédentes études de ce vortex, soulignent les chercheurs. Un résultat en partie lié à des méthodes d’analyse « plus fiables », les précédentes s’étant surtout concentrées sur les microplastiques. Mais qui pourrait « aussi être attribué à l’augmentation de la pollution plastique des océans dans la zone », notamment en lien avec les débris du tsunami japonais de 2011.
Les auteurs indiquent par ailleurs que les 80 000 tonnes de cette décharge flottante « augmentent de façon exponentielle ». Ce qui conduit de plus en plus de poissons, de tortues ou de mammifères marins à s’empêtrer dedans ou à s’en nourrir.

        Lire aussi :
         

                La mer de plastique dans le Pacifique fait trois fois la taille de la France







                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-7">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Une perquisition de la société Veviba a révélé une gigantesque fraude : sur 200 palettes contrôlées, 133 comportaient des substances douteuses.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Scandale de la viande frelatée en Belgique

Une perquisition de la société Veviba a révélé une gigantesque fraude : sur 200 palettes contrôlées, 133 comportaient des substances douteuses.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 19h21
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            
Veviba est le nom d’un nouveau scandale alimentaire majeur en Belgique. Cette entreprise implantée à Bastogne, dans la province du Luxembourg, est une filiale du groupe flamand Verbist, le principal acteur du marché de la viande dans le pays. Il gère un tiers de l’activité et possède une vingtaine de fermes d’élevage.
Début mars, une perquisition dans un atelier de découpe et un surgélateur industriel révélait une gigantesque fraude : falsification des dates de congélation, usage inapproprié du label bio pour des viandes de piètre qualité, parties interdites à la consommation mélangées à de la viande hachée, présence de bactéries dans des déchets… Sur deux cents palettes contrôlées, 133 comportaient des substances douteuses.
L’action d’une véritable « mafia », allait affirmer le ministre de l’agriculture, Denis Ducarme, devant une commission parlementaire convoquée en urgence. M. Ducarme s’est constitué partie civile et réclame des dommages et intérêts, comme la Fédération wallonne de l’agriculture. Deux grandes chaînes de magasins, Delhaize et Colruyt, ont suspendu leur collaboration avec le groupe Verbist, déjà mis en cause en septembre 2017 pour le traitement infligé à des animaux dans l’un de ses abattoirs. Le patron du groupe, Louis Verbist, 73 ans, s’est défendu de toute pratique frauduleuse, soulignant qu’il livrait les deux chaînes en question depuis quarante ans. « La concurrence veut me nuire pour racheter tout mon groupe », a affirmé l’industriel.
Epais rapport
Rapidement, l’autorité de contrôle a été mise en cause : l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) n’aurait pas pris les mesures nécessaires après une première information datant de septembre 2016. A l’époque, les autorités du Kosovo avaient prévenu les services vétérinaires belges que des étiquettes apposées sur une grosse cargaison ne correspondaient pas à son contenu. Cette information aurait été longtemps négligée, selon la députée socialiste...




                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-8">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Un rapport de plusieurs ONG dénonce le non-respect des droits des autochtones dans la mise en place d’un projet de la Banque mondiale.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤         

Entretien

« En RDC, les populations locales font les frais de la lutte contre la déforestation »

Un rapport de plusieurs ONG dénonce le non-respect des droits des autochtones dans la mise en place d’un projet de la Banque mondiale.

Propos recueillis par                                            Chams Iaz




LE MONDE
              datetime="2018-03-23T11:58:09+01:00"

        Le 23.03.2018 à 11h58

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-03-23T12:02:01+01:00"

        Mis à jour le 23.03.2018 à 12h02






    
Sur la route entre Zongo et Libenge, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), en 2015.
Crédits : FEDERICO SCOPPA / AFP


La République démocratique du Congo (RDC), qui abrite la deuxième forêt tropicale au monde après le Brésil, est l’une des cibles prioritaires dans la lutte contre la déforestation que financent les agences d’aide multilatérales et les bailleurs de fonds bilatéraux comme la Norvège ou la France. Les forêts de RDC séquestrent environ 8 % du carbone forestier mondial.
Située au nord de Kinshasa, la province de Maï-Ndombe (une partie de l’ancienne province du Bandundu), vaste comme un quart de la France et couverte à près de 90 % de forêts, a été choisie par la Banque mondiale pour devenir en RDC le laboratoire du programme international REDD (réduction des émissions liée à la déforestation et à la dégradation des forêts). Cet outil, adopté dans le cadre des négociations climatiques, promet de rémunérer par des crédits carbone les pays ou, dans ce cas précis, une région qui parviennent à freiner le rythme de la déforestation.

        Lire aussi :
         

                L’Agence française de développement se défend de livrer les forêts du Congo aux grandes concessions



Alors que la Banque mondiale envisage de signer un accord de rémunération avec la province de Maï-Ndombe, ce qui en ferait le premier du genre, la coalition d’ONG Rights and Resources Initiative (RRI), spécialisée dans l’environnement et le respect des droits des populations autochtones, met en garde, dans un rapport publié le 14 mars, contre l’éviction des communautés locales dont la survie dépend des forêts et l’absence de cadre solide pour gérer les dizaines de millions de dollars attendus. « La province de Maï-Ndombe n’est tout simplement pas prête », explique Marine Gauthier, auteure du rapport.
Vous avez évalué les 20 projets susceptibles de générer des crédits carbone et vous affirmez qu’ils ne permettront de réduire ni la déforestation, ni la pauvreté. Pourquoi ?
Marine Gauthier Ces projets, en l’état, ne permettent pas de remplir les objectifs de REDD, qui sont de lutter contre la déforestation tout en améliorant les conditions de vie des populations. De nombreux conflits existent sur le terrain entre les porteurs de projets et les communautés locales, dont l’accès à la forêt se trouve restreint : 1,8 million de personnes vivent dans la province de Maï-Ndombe, dont 75 000 environ sont des Pygmées.
Ces populations demandent à pouvoir poursuivre leurs activités traditionnelles dans les forêts et que leurs droits coutumiers soient reconnus, même si elles n’ont pas de titres fonciers. Les autorités locales accordent des concessions forestières pour la conservation ou l’exploitation sans les consulter et sans expliquer ce qui va se passer. L’entreprise canadienne WWC, qui possède la seule concession de conservation certifiée capable de vendre des crédits carbone, interdit aux populations de pratiquer la cueillette et la chasse, comme elles l’ont toujours fait sans dégrader la forêt.

        Lire aussi :
         

                « Kosso Connection » : comment les Chinois vident les savanes africaines de leurs bois précieux



Le consentement préalable est pourtant obligatoire…
Les consultations ont été bâclées car elles ont été réalisées par des experts qui ne connaissaient pas ces communautés et ne s’exprimaient pas dans leur langue. Cela crée beaucoup d’inquiétudes. Les communautés voient qu’il se passe quelque chose qu’elles ne comprennent pas. Elles n’ont aucune idée de ce qu’est le programme REDD. Des personnes m’ont dit : « Quelqu’un est venu nous dire qu’il allait séquestrer notre air pour le vendre sur un marché. Comment va-t-on respirer ? Et où vont-ils mettre ce marché ? Nous en avons déjà un dans le village. »
Vous alertez sur l’absence d’institutions pour gérer un programme de cette envergure.
Une entité régionale devait être créée pour gérer la vente des crédits carbone et veiller, grâce à un accord de partage des bénéfices, à ce que les communautés locales perçoivent une part des revenus. Or rien de tout cela n’existe. La province de Maï-Ndombe n’est tout simplement par prête pour que la Banque mondiale s’engage dans un financement à vaste échelle. Si cette institution devait aller plus loin sans respecter des droits des populations locales, cela constituerait un dangereux précédent.

        Lire aussi :
         

                La disparition des surfaces boisées mondiales a bondi de 51 % en 2016



Vous ne contestez pas la nécessité de s’attaquer à la déforestation dans cette province ?
La province de Maï-Ndombe est proche de Kinshasa, qui compte 11 millions d’habitants et subit en conséquence une forte pression sur les terres. Mais il ne faut pas imaginer qu’il sera possible de lutter contre la déforestation en parachutant des projets d’en haut. Dans un contexte de mauvaise gouvernance et de corruption, c’est aller vers l’échec.


<article-nb="2018/03/25/19-9">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Labellisé Grand Paris, le projet de planter 1 300 hectares est défendu par les élus locaux afin de réhabiliter une plaine polluée sur laquelle des gens du voyage sont installés.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/03/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Une forêt d’un million d’arbres va être créée dans le Val-d’Oise

Labellisé Grand Paris, le projet de planter 1 300 hectares est défendu par les élus locaux afin de réhabiliter une plaine polluée sur laquelle des gens du voyage sont installés.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 19h47
    |

                            Garance Feitama








                        



                                


                            

« Regardez ! La plaine est devenue une véritable décharge à ciel ouvert. Chaque semaine, on retrouve au moins une voiture brûlée au milieu de ces parcelles », s’agace Bernard Tailly, le maire (divers droite) de Frépillon et président du syndicat mixte d’aménagement de la plaine de Pierrelaye-Bessancourt (Smapp), dans le Val-d’Oise.
Au loin, des tas de gravats, des déchets plastiques et des matériaux de toutes sortes ont envahi cette verte plaine, située à 25 kilomètres de Paris, entre Cergy-Pontoise et la vallée de Montmorency. Au milieu de ce chaos, le maire a vu fleurir depuis vingt ans de nombreux camps de fortune, où sont installées différentes communautés des gens du voyage.
La décrépitude des lieux a incité les élus locaux à prendre la décision, il y a plus de quinze ans, de transformer cet espace de 1 350 hectares à cheval sur sept communes (Méry-sur-Oise, Frépillon, Bessancourt, Taverny, Herblay, Pierrelaye et Saint-Ouen-l’Aumône) en une forêt domaniale d’un million d’arbres. Parallèlement, d’ici à 2030, 6 000 à 10 000 logements seront construits à l’orée des bois. Esquissé au début de ce siècle par un syndicat intercommunal prédécesseur du Smapp, le projet d’aménagement de la plaine – dont le plan de financement, estimé à 85 millions d’euros, n’est pas entièrement bouclé –, fait l’objet d’une concertation publique jusqu’au 2 avril ; cette phase doit marquer le début des opérations.
Ceinture verte régionale
Sur le papier, le projet labellisé Grand Paris séduit. Des arbres à perte de vue, des clairières, un centre équestre au cœur de la forêt, 90 kilomètres de chemins de randonnée, des parcours pédagogiques d’observation de la faune et de la flore, ainsi que des espaces de loisirs sont prévus. Sur le site se dressent les vestiges du domaine de la Haute Borne ; la maison de maître de cette ancienne ferme modèle, qui employait une centaine d’ouvriers, est encore en bon état, mais les bâtiments attenants, les écuries et les...




                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-10">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Une étude révèle que la gigantesque décharge qui flotte entre Hawaï et la Californie est bien plus large qu’estimé précédemment.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

La mer de plastique dans le Pacifique fait trois fois la taille de la France

Une étude révèle que la gigantesque décharge qui flotte entre Hawaï et la Californie est bien plus large qu’estimé précédemment.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 21h32
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 07h21
   





                        



   


Des milliards de morceaux de plastique et 80 000 tonnes de déchets : la gigantesque décharge qui flotte dans le Pacifique est bien plus importante qu’estimé précédemment. Elle s’étend sur une surface de trois fois la France, selon une étude publiée publiée dans la revue Scientific Reports, jeudi 22 mars.
Alors que la production de plastique dépasse les 320 millions de tonnes par an, une partie de ces sacs, bouteilles, emballages, filets de pêche abandonnés et microparticules dégradées s’agglutinent dans plusieurs zones des océans, sous l’effet de tourbillons géants formés par les courants marins, et menacent animaux et écosystèmes.
Estimant que tout kilomètre carré contenant plus d’un kilo de plastique fait partie de cette poubelle entre Hawaï et la Californie, les auteurs de l’étude évaluent sa taille à environ 1,6 million de km2, soit trois fois la France continentale, même s’il ne s’agit pas d’une masse compacte. Et en se basant sur la récolte de 1,2 million d’échantillons et des survols aériens, ils concluent aussi que 1 800 milliards de morceaux de plastique, pesant quelque 80 000 tonnes, flottent dans ce magma qui « augmente de façon exponentielle ».
Ces estimations sont ainsi 4 à 16 fois supérieures à deux précédentes études de ce vortex, soulignent les chercheurs. Un résultat lié à des méthodes d’analyse « plus fiables », et aussi probablement à « l’augmentation de la pollution plastique des océans dans la zone », notamment en lien avec les débris du tsunami japonais de 2011.

Des gros débris et des microplastiques
De manière générale, le plastique représentait 99,9 % des déchets récoltés, mais pas nécessairement sous forme microscopique, comme s’y attendaient les scientifiques. Plus des trois quarts de cette décharge étaient constitués de débris dépassant cinq centimètres et près de la moitié, de matériel de pêche abandonné. Ces cordes et ces filets « fantômes » tuent beaucoup « de poissons, de tortues et même de mammifères marins » qui s’empêtrent dedans, explique à l’AFP l’auteur principal Laurent Lebreton, de la fondation Ocean Cleanup. Mais c’est, malgré tout, « plutôt une bonne nouvelle », parce que « les gros débris sont bien plus faciles à collecter que les microplastiques », souligne-t-il. Les microplastiques, eux, sont particulièrement néfastes pour la santé : ingérés par les poissons, ils entrent ensuite dans la chaîne alimentaire.
Malgré le constat inquiétant, Laurent Lebreton refuse de désigner des coupables. « Les gens voient la quantité de matériel de pêche et pointent du doigt l’industrie de la pêche, mais ils mangent aussi du poisson. Ce n’est pas la question d’un secteur ou d’une région, c’est principalement notre mode de vie et de consommation, les plastiques à usage unique, la société du tout-jetable », souligne-t-il. « Nous devons prendre des mesures importantes en la matière. Nous résoudrons ce problème à l’échelle mondiale », conclut-il.

        Lire aussi :
         

                Pour sauver les océans des déchets plastiques, devenez citoyens des îles Poubelles






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-11">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ L’équipe américaine du MIT CSAIL a conçu SoFi, un poisson-robot, qui peut nager et descendre au fond des mers.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/03/25/19-12">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ A Montauban, l’application « Actif » vise à mieux quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises afin de leur permettre de les échanger ou de les mutualiser.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les déchets des entreprises, nouvelle matière première

A Montauban, l’application « Actif » vise à mieux quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises afin de leur permettre de les échanger ou de les mutualiser.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h31
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

C’est à Montauban (Tarn-et-Garonne), à la chambre de commerce et d’industrie (CCI), que l’idée est née, il y a une dizaine d’années : créer un outil, une application, pour quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises et leur permettre de les échanger ou de les mutualiser. Les déchets et résidus de production des uns deviennent alors les ressources des autres. « N’allez pas chercher loin ce qui, peut-être, existe près de chez vous », résume l’un des concepteurs, Olivier Aspe, responsable de l’espace « entreprises et réseaux » à la CCI. Ce projet, soutenu par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et baptisé « Actif », commence à être diffusé sur l’ensemble du territoire.
Pour bien comprendre, prenons l’exemple d’un bassin économique où se situent une entreprise utilisant des cagettes en bois, une menuiserie, un fabricant de jeux d’extérieur en bois et un projet de chaufferie au bois. Grâce à cette application, le porteur du projet aura une donnée quantifiée, le nombre de tonnes de déchets de bois disponibles à une échéance précise, et saura si son projet est viable. « Cette maîtrise permet de lutter contre les pollutions, le gâchis, et d’aider les entreprises engagées dans une démarche environnementale », plaide M. Aspe.

Les PME en profitent le plus
L’application est utilisée par 3 000 entreprises, dont 27,2 % dans les Pays de la Loire, 19 % en Occitanie, 11,5 % dans les Hauts-de-France, 11,4 % en Nouvelle-Aquitaine… Un quart appartient au secteur du commerce et du tourisme, 15 % à l’agroalimentaire, 10 % à la métallurgie, 6 % au secteur « papier, carton, bois ». Les données collectées par la CCI de Montauban montrent aussi que ce sont des petites et moyennes entreprises qui en profitent le plus : 64 % d’entre elles comptent moins de 50 salariés.
La saisie des données est réalisée par les différentes entreprises. Elles sont ensuite quantifiées, géolocalisées, puis la mise...




                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-13">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Un collectif de maires, dont Anne Hidalgo (Paris) et Alain Juppé (Bordeaux), regrette dans une tribune au « Monde » que l’essentiel des leviers de la politique de l’énergie reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Anne Hidalgo et Alain Juppé : « L’efficacité et la transition énergétique dépendent d’abord de l’initiative locale »

Un collectif de maires, dont Anne Hidalgo (Paris) et Alain Juppé (Bordeaux), regrette dans une tribune au « Monde » que l’essentiel des leviers de la politique de l’énergie reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 16h32
   





                        



                                


                            
Tribune. Alors que s’ouvre le débat public pour la programmation pluriannuelle de l’énergie et que la Commission européenne va publier sa feuille de route « Climat et Energie EU 2025 », nous appelons au fléchage vers les collectivités d’une partie de la hausse de la contribution climat énergie et à l’adoption d’une loi d’orientation pour la décentralisation de la politique énergétique. L’efficacité de notre action, son acceptation sociale et la cohésion des territoires en dépendent.
sur le terrain, tout démontre que l’approche technique et centralisée a atteint ses limites
En 2015, l’accord de Paris et la loi pour la transition énergétique nous ont donné le chemin à suivre pour limiter la hausse des températures à moins de 2 °C et, dans l’idéal, à moins d’1,5 °C d’ici à 2100. L’atteinte de ces objectifs dépend très largement des politiques territoriales.
Or, en matière de politique énergétique, l’essentiel des leviers reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole. Pourtant, sur le terrain, tout démontre que l’approche technique et centralisée a atteint ses limites : les infrastructures de production d’énergies renouvelables peinent à se mettre en place, les rénovations énergétiques ambitieuses sont rares et le véhicule individuel, avec moins de deux personnes à bord, reste le mode de déplacement dominant. Pour y remédier, il faut faire évoluer la gouvernance du système énergétique vers davantage de décentralisation et de démocratie locale.
Construire une autre façon de vivre
Le fléchage vers les collectivités d’une partie de la hausse de la contribution climat énergie, défendue aujourd’hui par la plupart des associations de collectivités, des ONG et des fédérations professionnelles, est indispensable. La mise en œuvre de l’accord de Paris à l’échelle de chaque territoire doit mobiliser près de 300 euros par habitant et par an. Affecter 5 % des 8 milliards de recettes de la contribution climat pour...




                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-14">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Une estimation de l’ONU et de l’Union européenne publiée jeudi montre une hausse sensible du nombre femmes et d’hommes victimes de l’insécurié alimentaire.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

124 millions de personnes touchées par la crise alimentaire en 2017

Une estimation de l’ONU et de l’Union européenne publiée jeudi montre une hausse sensible du nombre femmes et d’hommes victimes de l’insécurié alimentaire.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 11h45
   





                        


Les conflits et la sécheresse ont engendré un pic de famine au cours des derniers mois. Une estimation de Organisation des Nations unies (ONU) et de l’Union européenne, publiée jeudi 22 mars, montre une hausse sensible du nombre de personnes jugées à la merci d’une famine. Cent vingt-quatre millions de personnes étaient concernées en 2017, contre 108 millions en 2016 et 80 millions en 2015, selon le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2018. Soit + 15 % en un an et + 55 % en deux ans.
Parmi les pays les plus touchés par une situation « aiguë », on trouve des pays engagés dans des conflits ou en situation de « grave insécurité », comme « le Yémen, le nord du Nigeria, la RD Congo [République démocratique du Congo], le Soudan du Sud et le Myanmar [Birmanie] », relève le rapport.
Par ailleurs, en Afrique orientale et australe, la « sécheresse persistante a également joué un rôle majeur, soulignent les auteurs, entraînant des réductions importantes des récoltes dans des pays déjà confrontés à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire ».
Le Yémen, pays le plus gravement touché
Les conflits et l’insécurité resteront « probablement les principales causes de crise alimentaire » en 2018 touchant l’Afghanistan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le nord-est du Nigeria, la région du lac Tchad, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen, ainsi que la Libye, et le Sahel central (Mali et Niger).
Selon le document, le Yémen continuera d’être « le pays confronté à la plus grande crise alimentaire au niveau mondial ». La situation devrait même « se détériorer », en raison « de l’accès restreint, de l’effondrement économique et des épidémies ».

        Lire aussi :
         

                Famine en Afrique et au Yémen : « Mourir de faim aujourd’hui, c’est mourir des conséquences de la guerre »



En Afrique, l’impact de la sécheresse sur les cultures vivrières et le bétail augmentera aussi l’insécurité alimentaire dans les zones pastorales de la Somalie, le sud-est de l’Ethiopie, l’est du Kenya, ainsi que dans certains pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, tels le Sénégal, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie, et le Burkina Faso.
« Nous avons une obligation morale de faire mieux »
Seul répit, en Afrique australe une amélioration est prévue grâce à l’augmentation de la production céréalière en 2017 et à la baisse des prix des denrées alimentaires.
« Nous avons une obligation morale de faire mieux, et nous avons les outils et le savoir pour y parvenir. Nous devons briser les murs qui séparent depuis trop longtemps les acteurs de l’aide humanitaire et ceux du développement », affirme Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, cité dans le rapport.

        Lire aussi :
         

                Conflits et climat : pourquoi les famines sont de retour






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-15">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’institution française ne fait pas partie des signataires du dernier rapport du Conseil des académies des sciences européennes portant sur les événements extrêmes et leur lien éventuel avec le réchauffement.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Nouveau couac sur le climat à l’Académie des sciences

L’institution française ne fait pas partie des signataires du dernier rapport du Conseil des académies des sciences européennes portant sur les événements extrêmes et leur lien éventuel avec le réchauffement.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 12h34
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


L’Académie des sciences française cultive-t-elle toujours, sur la question climatique, sa singularité ? Au cours de la dernière décennie, à rebours de toutes les expertises internationales, la vénérable institution a fréquemment fait montre d’une certaine réticence à accepter le consensus scientifique sur l’attribution aux activités humaines du changement climatique en cours.
Si la question se pose à nouveau, c’est que le dernier rapport du Conseil des académies des sciences européennes (European Academies Science Advisory Council, Easac), rendu public mercredi 21 mars et portant sur les événements extrêmes et leur lien éventuel avec le réchauffement, mentionne comme signataires toutes les académies des Etats membres de l’Union… sauf l’Académie des sciences française.
Le texte en question est une simple mise à jour d’une dizaine de pages du rapport publié en 2013. Il confirme essentiellement la tendance à la hausse de catastrophes (inondations, tempêtes, feux de forêts, etc.) potentiellement aggravées par le réchauffement, et leurs dégâts…
Un simple « oubli »
A l’Easac, on ne souhaite pas commenter l’absence de l’institution française parmi les signataires. « Il semble que les experts français aient exigé des niveaux de preuve très élevés à l’appui de certaines formulations du rapport, dit-on toutefois de source proche des experts commis par l’institution européenne. Du coup, ils n’ont pas souhaité l’endosser. »
L’Académie des sciences dément pourtant tout désaccord. Interrogé la veille de la publication du texte, un responsable de l’institution scientifique évoquait un simple « oubli ». Mercredi au matin, la société savante française demandait in fine au secrétariat de l’Easac, que son nom soit ajouté à la publication.
Trop tard en tout cas pour amender le fichier déjà diffusé sous embargo. « Nous n’avions pas de réticences sur ce texte, sinon qu’il n’apportait pas grand-chose au rapport initial de 2013, dit-on quai de Conti, à Paris. Il semble simplement que nous ayons eu des soucis de réactivité et d’organisation. » Ou le réveil de vieux démons climatosceptiques ?



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-16">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Cinq compagnies sont accusées d’avoir caché les risques liés à la combustion des hydrocarbures.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Climat : San Francisco attaque les géants du pétrole

Cinq compagnies sont accusées d’avoir caché les risques liés à la combustion des hydrocarbures.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 10h52
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Comme pour un bon spectacle, la salle était pleine à craquer. Militants écologistes, journalistes, avocats en complet-veston, et tout le gratin des associations de défense de l’environnement se serraient, mercredi 21 mars, dans la salle 8 du palais de justice de San Francisco. A l’affiche, non pas encore un procès, a souligné le juge fédéral William Alsup, qui arborait pour l’occasion une cravate aux motifs de planétarium. Mais une séance pédagogique (« tutorial ») comme le magistrat en réclame parfois quand il est saisi de différends entre les entreprises technologiques. 
Saisi de la plainte déposée par les villes de San Francisco et Oakland contre cinq compagnies pétrolières, le juge Alsup avait ordonné aux parties de faire son « éducation » en lui présentant « les meilleures informations scientifiques disponibles actuellement sur le réchauffement climatique ». Il leur avait adressé huit questions auxquelles elles devaient répondre en cinq heures – par exemple : « Qu’est-ce qui a causé les différentes ères glaciaires ? » –, l’idée étant de rechercher d’éventuelles zones de consensus.
« Ces scientifiques sont brillants »
Les deux localités californiennes ont porté plainte le 20 septembre 2017 en vertu de la loi sur les nuisances publiques. Elles accusent les cinq compagnies (Chevron, ExxonMobil, ConocoPhillips, BP et Royal Dutch Shell) d’avoir caché qu’elles savaient depuis longtemps que la combustion des hydrocarbures présente de sérieux risques pour le climat, et d’avoir monté des campagnes pour discréditer la recherche sur le rôle de l’activité humaine dans le réchauffement. Elles réclament que ces entreprises soient condamnées à financer les coûts d’infrastructures encourus du fait de l’augmentation du niveau de la mer, un geste qui rappelle les poursuites intentées il y a vingt ans à l’industrie du tabac. La ville de New York et six autres collectivités de Californie ont intenté des poursuites...




                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-17">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Analyse. A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, la journaliste du « Monde » Martine Valo revient sur le rapport de l’ONU-eau qui prône le développement des solutions fondées sur la nature pour préserver cette précieuse ressource.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Crise de l’eau : la nature à la rescousse

Analyse. A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, la journaliste du « Monde » Martine Valo revient sur le rapport de l’ONU-eau qui prône le développement des solutions fondées sur la nature pour préserver cette précieuse ressource.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 12h13
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            
Analyse. La nature a mauvaise réputation. Ou du moins, elle n’a pas droit à une considération à la hauteur des services qu’elle rend. L’eau, par exemple, dont on célèbre la journée mondiale le 22 mars : qui mesure à quel point les écosystèmes sont capables de l’absorber, la filtrer, la stocker ? Peu de monde, mais l’ONU-eau – le programme mondial des Nations unies pour l’évaluation de la précieuse ressource – espère changer les regards des décideurs.
La pollution des rivières s’aggrave à une vitesse vertigineuse et alimenter certaines grandes villes tend à devenir une gageure
Son rapport mondial 2018 (lien vers PDF), consacré aux « Solutions fondées sur la nature pour la gestion de l’eau », vient d’être présenté au 8e Forum mondial de l’eau, qui se tient jusqu’au 23 mars à Brasilia. A cette rencontre organisée tous les trois ans à l’initiative du Conseil mondial de l’eau étaient attendus une dizaine de chefs d’Etat, plus d’une centaine de ministres, parlementaires, maires de grandes villes et cinq fois plus de représentants des industriels du secteur ; plus une poignée d’ONG pour faire bonne mesure.
Potabilisation, dessalement, distribution, irrigation, barrages ou réservoirs : au Brésil, il aura beaucoup été question de financements – fatalement jugés insuffisants – d’un secteur où la demande explose. Or rapporte l’ONU-eau, sur les investissements colossaux pour l’eau et l’assainissement, le soutien aux solutions fondées sur la nature ne dépasse pas 1 % du total, en comptant très large. Et prévient qu’à ce rythme-là « la sécurité hydrique ne sera pas atteinte ». Impossible de s’en tenir au statu quo et de miser uniquement sur l’industrie et ses « solutions grises » – canalisations, usines de traitement, infrastructures artificielles –, quand la pollution des rivières s’aggrave à une vitesse vertigineuse et qu’alimenter certaines grandes villes tend à devenir une gageure.
« Eaux fossiles »
La consommation...




                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-18">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le projet de fusion doit encore obtenir le feu vert des autorités américaines. Après l’opération, le nouveau géant jouera un rôle majeur sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole mondiale.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/03/2018
Découvrir l’application


                        

Bruxelles donne son feu vert au controversé mariage Bayer-Monsanto

Le projet de fusion doit encore obtenir le feu vert des autorités américaines. Après l’opération, le nouveau géant jouera un rôle majeur sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole mondiale.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 09h25
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        


C’est un des projets de fusion les plus controversés qui a été avalisé, mercredi 21 mars, par la Commission européenne. Bruxelles a autorisé, sous d’importantes réserves, le principe du mariage entre le groupe allemand Bayer et l’américain Monsanto.
C’est une victoire d’étape majeure pour l’agrochimiste allemand, qui ambitionne de devenir le leader mondial des semences et des pesticides. Il doit toutefois encore obtenir le feu vert des autorités américaines. Après l’opération, qui coûtera à Bayer 51 milliards d’euros, le nouveau géant jouera un rôle majeur sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole mondiale, y compris dans la gestion des récoltes.
Bruxelles impose aux deux groupes, en particulier à Bayer, d’abandonner des parts importantes de leurs activités. « Nous avons autorisé le projet de rachat de Monsanto par Bayer parce que les mesures correctives proposées par les parties, qui dépassent largement les 6 milliards d’euros, répondent pleinement à nos préoccupations », a déclaré, mercredi matin à Bruxelles, la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, qui redoutait les effets de la concentration sur « la concurrence et l’innovation sur les marchés des semences, des pesticides et de l’agriculture numérique ».
Un nouveau leader mondial de l’agrochimie
Bayer doit ainsi céder presque toutes ses activités dans le domaine agronomique, sur lequel il est présent depuis des décennies. Dans le détail, il s’agit de la quasi-totalité de son département semences, y compris son organisation de recherche et développement ; certains de ses pesticides ; ainsi qu’une licence sur une copie de son offre actuelle et de ses produits en cours de développement en matière d’agriculture numérique. Cette dernière repose sur l’utilisation fine des données climatiques et hydrographiques afin de gérer au plus juste la consommation d’eau et de pesticides dans les plantations.
Sans les cessions imposées, les deux groupes auraient bénéficié d’une position jugée trop dominante sur certains secteurs clés : les semences de grande culture comme le colza, le coton, ou encore le soja et le blé, « qui revêtent une importance à l’échelle mondiale » ainsi que sur certaines semences potagères.
Sur les pesticides, Bruxelles a tenu à ce que soit maintenue « la course pour trouver des produits concurrents au glyphosate », actuellement le biocide le plus vendu dans le monde, très critiqué pour ses effets jugés nocifs sur l’environnement et la santé des êtres humains. Sur l’agriculture numérique, « la course pour devenir le premier fournisseur européen dans ce domaine émergent reste ouverte », a précisé la Commission.
« Décision toxique pour la démocratie européenne »
C’est BASF, le grand chimiste allemand de Ludwigshafen, qui doit reprendre les activités cédées par Bayer. Jusqu’ici absent du marché des semences, des pesticides non sélectifs et de l’agriculture numérique, le groupe aura désormais la tâche d’exercer une pression concurrentielle sur le nouveau leader mondial de l’agrochimie. S’il dispose d’une solidité financière jugée suffisante pour pouvoir le faire – son chiffre d’affaires était de 64,7 milliards d’euros en 2017 –, il doit encore démontrer sa capacité à gérer et à développer les activités cédées et jouer réellement son rôle de concurrent. « On ne saurait préjuger de l’issue de cette enquête à ce stade », a souligné Margrethe Vestager.
Ces restrictions n’ont pas suffi à rassurer les détracteurs de la fusion. Le député européen Vert allemand Sven Giegold a condamné, mardi, « une décision toxique pour la démocratie européenne » et une « fusion conduisant à une dangereuse concentration de pouvoir ».
AbL, une association allemande d’agriculteurs indépendants, redoute les conséquences de ce mariage pour les exploitants. « Il va conduire à davantage de dépendance, à une nouvelle réduction de la biodiversité et de la variété des espèces, à une réduction de la concurrence, à un diktat des prix, à une aggravation des problèmes de brevets [sur le vivant] ainsi qu’à la création d’un monopole dans le domaine de l’agriculture numérique, a déclaré le président de l’association, Martin Schulz, agriculteur en Basse-Saxe. A l’avenir, nous n’accepterons pas que les multinationales décident de ce qui arrive dans nos champs et dans nos assiettes. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/25/19-19">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Il leur a fallu cinq ans de ­recherches pour remonter la piste du bâtisseur de cette cité, le comte polono-hongrois Maurice Auguste Beniowski, au XVIIIe siècle.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤         

Enquête

Deux enseignants ont retrouvé les vestiges de la « cité idéale » à Madagascar

Il leur a fallu cinq ans de ­recherches pour remonter la piste du bâtisseur de cette cité, le comte polono-hongrois Maurice Auguste Beniowski, au XVIIIe siècle.

Par                                            Antoine Flandrin




LE MONDE
              datetime="2018-03-22T06:39:35+01:00"

        Le 22.03.2018 à 06h39

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-03-22T15:56:47+01:00"

        Mis à jour le 22.03.2018 à 15h56






                        

Crédits : ELODIE BOUEDEC


                    
Valambahoaka, un village ­ordinaire, au nord-est de ­Madagascar. Situé au bord d’un puissant fleuve, l’Antanambalana, il est entouré par une plaine rizicole peuplée de ­zébus. De l’autre côté de la rive s’élève une ­colline verdoyante.
Il y a encore deux mois, personne ici ne se doutait qu’au XVIIIe siècle un Européen avait fondé, sur ces hauteurs, une sorte de cité idéale, aujourd’hui disparue, engloutie par les cyclones et la végétation, avant d’être peu à peu oubliée par les habitants eux-mêmes. Pendant plus de deux cents ans, des explorateurs, des aventuriers, des écrivains ont bien essayé de la retrouver, certains passant même des mois à descendre et à remonter le fleuve, à l’affût du moindre ­indice. Tous sont repartis bredouilles. Jusqu’au 18 janvier 2018…
Ce jour-là, en haut de la colline, deux hommes se prennent en selfie, torse nu sous la pluie. On pourrait croire qu’il s’agit de randonneurs euphoriques ou de chasseurs de trésor. Ils ne sont ni l’un ni l’autre : Arnaud Léonard, 43 ans, est professeur agrégé d’histoire à l’université de La Réunion ; Albert Zieba, 45 ans, est professeur d’arts plastiques au lycée français d’Antananarivo et président de POLka, une association interculturelle ­polono-malgache.
Héros national polonais
Il leur a fallu cinq ans de ­recherches et deux expéditions sur place pour remonter la piste du bâtisseur de cette cité, le comte polono-hongrois Maurice Auguste Beniowski, proclamé roi de Madagascar en l’an 1776. « Cette découverte est le fruit d’une ­démarche d’historien et de géographe, explique Arnaud Léonard. J’ai eu la chance que n’ont pas eue ceux qui ont cherché, il y a un siècle. J’ai eu à ma disposition tout le corpus textuel de Beniowski, notamment ses Mémoires, sa correspondance et les carnets de son interprète, ­Nicolas Mayeur. J’ai également eu accès à tous les plans de la cité dessinés par ses cartographes. »
Originaire de Toulouse, Arnaud Léonard ­découvre...



<article-nb="2018/03/25/19-20">
<filnamedate="20180325"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180325"><AAMMJJHH="2018032519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le site val-de-marnais, qui génère 78 000 tonnes de résidus par an, fournit de l’énergie à l’aéroport d’Orly, mais aussi à deux villes voisines.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/03/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Le marché de Rungis, pourvoyeur de chaleur

Le site val-de-marnais, qui génère 78 000 tonnes de résidus par an, fournit de l’énergie à l’aéroport d’Orly, mais aussi à deux villes voisines.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 15h33
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            
Il est 4 heures du matin, jeudi 15 mars, et l’immense marché de Rungis (Val-de-Marne) vibrionne au rythme trépidant des transactions. Au pavillon de la marée, où s’est ouvert le bal des achats deux heures plus tôt, c’est déjà la fin. Des centaines de boîtes en polystyrène, dont certaines peinent à contenir de gigantesques mérous, attendent, bien rangées, d’être chargées dans les camionnettes de poissonniers et de restaurateurs.
Dans les allées du Marché d’intérêt national (MIN), un territoire de 234 hectares plus vaste que la principauté de Monaco, l’agitation est générale. Des camions, néerlandais pour beaucoup, se pressent autour du pavillon des plantes et des fleurs pour livrer bulbes, plantes en pot… Sur les quais de la gare ferroviaire, on procède au déchargement du train quotidien de fruits et de légumes en provenance de Perpignan. Plus loin, les carcasses sont découpées dans le pavillon consacré à la boucherie – les volailles et les gibiers, la triperie, les porcs ayant leurs propres bâtiments.
Dans les cafés disséminés autour des vastes halles, les transactions vont bon train, au rythme des petits crèmes ou de casse-croûte plus roboratifs. Aucun prix n’est indiqué. C’est une vente de gré à gré. Chaque acheteur négocie son prix, discrètement.
Retour au bâtiment de la mer, signalé dans la nuit par d’immenses néons bleus. Là, 200 tonnes sont vendues chaque jour en moyenne, un chiffre qui atteint 500 à 600 tonnes à Noël. Tout est déjà propre, lavé à grande eau ; les déchets sont récupérés. « Il y a une vingtaine d’années, on jetait entre 600 et 800 tonnes par an dans ce seul pavillon ; la moyenne est aujourd’hui de 30 tonnes, c’est dire les progrès que nous avons faits dans ce domaine », note le responsable de la marée, Claude Toussac.
Dans ce pavillon, comme ailleurs, le plus grand marché de gros du monde, avec ses 1 201 sociétés, 12 000 salariés et 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, a pris le virage d’un développement...




                        

                        

