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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le Français Martin Fourcade a fini sa saison exceptionnelle avec un Grand Chelem, en plus de son septième globe de cristal d’affilée.
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Martin Fourcade, une domination sans partage sur le biathlon mondial

Le Français Martin Fourcade a fini sa saison exceptionnelle avec un Grand Chelem, en plus de son septième globe de cristal d’affilée.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 16h35
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Il ne lui manquait plus que ça pour clore avec brio sa saison. Martin Fourcade, n’est arrivé que 19e de la mass-start de Tioumen (Russie), ce dimanche, mais il en a cependant profité pour remporter son quatrième petit globe de cristal de la saison : un exploit qui lui permet de décrocher un nouveau Grand Chelem (victoires en individuelle, poursuite, sprint et mass start). Au classement général, il devance le Norvégien Johannes Boe, arrivé à la troisième place de la mass start de Tioumen, la dernière de la saison, remporté par le Russe Maxim Tsvetkov.

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Une saison impressionnante qui permet à Martin Fourcade d’accrocher de nouveaux records, d’améliorer ceux qu’il détenait déjà et de se rapprocher dangereusement d’autres.
7 globes de cristal
On le savait depuis le sprint de vendredi, mais Martin Fourcade a remporté cette saison le classement général de la Coupe du monde de biathlon. Un septième globe de cristal, qui constitue un record qu’il détient désormais seul puisque le Norvégien Ole Einar Bjoerndalen n’avait réussi cet exploit « qu’à » six reprises « seulement ». Mieux, Martin Fourcade a réussi à remporter ce titre sept fois de suite, quand Ole Einar Bjoerndalen n’avait réussi « que » deux doublés en 2005-2006 et 2008-2009.

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4 Grands Chelems
Après s’être assuré son septième globe de cristal après sa victoire lors du sprint de Tioumen, jeudi, Martin Fourcade a continué sur sa lancée lors de la poursuite, samedi, avant de laisser échapper son seul podium de la saison, dimanche.
Qu’à cela ne tienne, avec l’individuelle, il a donc remporté quatre épreuves de cette Coupe du monde 2017-2018 : un troisième Grand Chelem d’affilée, le quatrième de sa carrière après celui de 2013. Le seul autre biathlète à avoir réussi un Grand Chelem est le Français Raphaël Poirée, à une reprise seulement, lors de la saison 2003-2004. C’est dire la domination de Martin Fourcade sur le biathlon mondial, ces dernières années.
24 petits globes de cristal
Le Français améliore également son record de petits globes de cristal. Avec quatre nouveaux trophées à son palmarès à l’issue de cette saison, il compte désormais 24 petits globes en individuel, ce qui le place loin devant les 19 récompenses obtenues par l’autre légende du biathlon, le Norvégien Ole Einar Bjoerndalen. Contrairement à lui, qui avait étalé ses récompenses entre les éditions 1996-1997 et 2008-2009, Martin Fourcade a amassé les siennes en seulement neuf saisons (dont une blanche), entre 2010 et 2018.
74 victoires individuelles
Bjoerndalen conserve cependant le nombre de victoires individuelles. En ayant passé la ligne d’arrivée à la première place à 95 reprises, le Norvégien possède encore un solide matelas d’avance sur Fourcade, qui compte désormais 74 victoires en carrière. A son rythme actuel (presque dix victoires par saison, sur les sept derniers exercices), il rattraperait Ole Einar Bjoerndalen à la fin de la saison 2019-2020, soit juste avant une possible fin de carrière. Après les Jeux olympiques de Pyeongchang, il avait été assez vague sur son avenir et simplement annoncé se « projeter sur les deux années qui arrivent ».
Et maintenant ?
Reste que la concurrence risque de lui compliquer la tâche et notamment le jeune Johannes Boe, 24 ans, grand dominateur du début de saison. Premier leadeur du classement général de la Coupe du monde après sa victoire lors de l’individuel d’Ostersund (Suède), le Norvégien a souvent été impressionnant sur les skis, mais il a régulièrement échoué à prendre des places d’honneur, quand il ne s’imposait pas, ce que Fourcade (huit deuxième place et trois troisième place) a parfaitement réussi à faire, jusqu’à cette dernière course.
Si l’on y ajoute ses victoires en poursuite, mass start et relais mixte, lors des Jeux olympiques de Pyeongchang, le Pyrénéen réalise l’une des plus belles saisons – si ce n’est la plus belle – de sa carrière. En Corée du Sud, il avait notamment dépassé les trois médailles d’or de Jean-Claude Killy et les quatre des escrimeurs Christian d’Oriola et Lucien Gaudin, pour devenir le sportif français le plus médaillé d’or aux JO (5).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le Français, déjà assuré du titre de champion du monde, a terminé à la 19e place de l’épreuve de mass start mais a tout de même réussi à gagner la Coupe du monde de la spécialité.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le sort s’est invité à Melbourne pour aider le pilote Ferrari à remporter le Grand Prix devant la Mercedes de Lewis Hamilton. Les Français n’ont pas eu la même chance.
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Formule 1 : le duel Vettel-Hamilton est lancé

Le sort s’est invité à Melbourne pour aider le pilote Ferrari à remporter le Grand Prix devant la Mercedes de Lewis Hamilton. Les Français n’ont pas eu la même chance.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 12h49
    |

            Catherine Pacary








                        



   


« On verra bien qui va sourire dimanche », avait prédit Sebastian Vettel, le pilote Ferrari, en conférence de presse samedi, face à un Lewis Hamilton (Mercedes) qui venait de réussir les qualifications idéales. Dimanche 25 mars, les rôles se sont inversés. L’Allemand, radieux, a remporté le Grand Prix d’Australie, première épreuve de la saison 2018, devant le favori britannique, parti en pole position à Melbourne. Il s’agit du 48e succès de la carrière de Vettel, qui s’était déjà imposé ici l’an passé devant Hamilton. La seconde Ferrari de Kimi Räikkönen complète le podium. On attendait des réponses de cette première course australe. Le sort a redistribué les cartes sur un circuit Albert-Park où il est très compliqué de doubler.

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En tête des pilotes chanceux, Sebastian Vettel – ce qui n’enlève rien à son talent. Jusqu’alors troisième, il a en effet eu la bonne surprise de sortir des stands devant Lewis Hamilton, au 26e tour, profitant de la neutralisation de la course à 80 km/h pour cause de voiture en panne près d’un virage. « Que se passe-t-il, qu’est-ce que j’ai raté ? », demandait Lewis Hamilton à son équipe par le micro-casque. « Rien », lui a répondu le patron de Mercedes, Toto Wolff.
Erreur de calcul
Mercedes a apparemment commis une erreur au moment de calculer la vitesse minimale sous drapeau jaune, ce qui a profité à Vettel, ressorti juste devant son rival. La course en tête s’est ensuite résumée à un duel à distance entre les deux hommes, longtemps séparés par moins d’une seconde, mais Hamilton n’est jamais parvenu à se rapprocher suffisamment pour doubler.
Derrière eux, le pilote Red Bull Daniel Ricciardo, 4e, va rentrer plutôt satisfait de Melbourne : « Je préfère avoir une voiture rapide et ne pas être sur le podium », a-t-il souri. Une pensée certainement partagée par Fernando Alonso, dont la 5e place peut se lire comme une double renaissance : celle du champion talentueux bridé depuis trois ans par une voiture non compétitive, et celle de l’écurie McLaren qui peut se féliciter des prestations de son nouveau motoriste Renault – l’équipe française quant à elle voit de son côté ses deux voitures dans les points.
Abandons de Gasly et Grosjean

   


Les pilotes tricolores ont en revanche eu beaucoup moins de chance. A commencer par Pierre Gasly (Red Bull Toro Rosso), qui a connu son premier abandon en Grand Prix dès le 4e tour. Les deux pilotes Haas ont eux aussi abandonné l’un après l’autre aux tours 24 et 25 dans les mêmes circonstances. Juste après être passés aux stands, Kevin Magnussen puis Romain Grosjean ont stoppé leur voiture, un pneu avant étant insuffisamment fixé, selon les premières explications. « Il faut relever la tête, a déclaré fair-play, le Français. Si c’est une erreur humaine, c’est une erreur humaine. C’est sûr que, tout de suite, on a envie de pleurer, mais si on refait pareil à Bahreïn [prochain Grand Prix] cela ira mieux. »
Seul Français à terminer la course, Esteban Ocon ne marque cependant pas de points pour Force India puisqu’il finit 12e « Un Grand Prix difficile, confirme le natif d’Evreux. C’est dur de doubler ici. Il faudra revenir plus fort. » Le pilote Mercedes Valtteri Bottas va devoir lui aussi revenir plus fort. Parti en fond de grille, il termine seulement 8e. Insuffisant pour un Toto Wolff actuellement en pleine renégociation des contrats des pilotes.
Championnat des pilotes 2018 1. Sebastian Vettel (GER, Ferrari), 25 points ; 2. Lewis Hamilton (GBR, Mercedes), 18 ; 3. Kimi Räikkönen (FIN, Ferrari), 15 ; 4. Daniel Ricciardo (AUS, Red Bull), 12 ; 5. Fernando Alonso (ESP, McLaren), 10 ; 6. Max Verstappen (NED, Red Bull), 8 ; 7. Nico Hülkenberg (GER, Renault), 6 ; 8. Valtteri Bottas (FIN, Mercedes), 4 ; 9. Stoffel Vandoorne (BEL, McLaren), 2 ; 10. Carlos Sainz Jr (ESP, Renault), 1.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le Suisse a décidé de se concentrer sur sa saison sur herbe après avoir perdu sur dur à Miami samedi.
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Tennis : Federer n’ira pas à Roland-Garros

Le Suisse a décidé de se concentrer sur sa saison sur herbe après avoir perdu sur dur à Miami samedi.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 16h01
   





                        



   


Le Suisse Roger Federer a annoncé, samedi 24 mars après sa défaite au deuxième tour du Masters 1000 de Miami, qu’il ferait l’impasse, comme en 2017, sur la saison de terre battue et son rendez-vous phare de Roland-Garros (27 mai-10 juin). « J’ai décidé de ne pas disputer la saison sur terre battue », a déclaré Federer qui va perdre sa première place au classement mondial au profit de l’Espagnol Rafael Nadal après sa défaite contre l’Australien Thanasi Kokkinakis 3-6, 6-3, 7-6 (7/4).
Federer, 36 ans, n’a plus participé depuis 2015 à Roland-Garros, le tournoi du Grand Chelem qui lui a posé le plus de problèmes et qu’il n’a remporté qu’une seule fois, en 2009.
Wimbledon préféré
La saison dernière, de retour d’une blessure à un genou, il avait fait une croix sur le tournoi parisien pour ménager son genou et son dos, et surtout pour pouvoir préparer la saison sur herbe et son rendez-vous fétiche de Wimbledon.
Le Suisse a réussi un début de saison 2018 tonitruant en enchaînant 17 victoires de suite qui lui ont offert deux titres (Open d’Australie, Rotterdam) et la première place mondiale.
Mais il vient de s’incliner à deux reprises en l’espace d’une semaine, en finale du Masters 1000 d’Indian Wells contre l’Argentin Juan Martin del Potro, et dès le deuxième tour à Miami face à Kokkinakis, 175e mondial et issu des qualifications.
Edit : Nous indiquions par erreur que le tournoi de Miami se jouait sur terre battue. Toutes nos excuses pour cette faute qui a depuis été corrigée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Avec cette victoire (37-33), le Stade Toulousain prend provisoirement la deuxième place du classement alors que le Stade Français reste au fond du classement.
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Top 14 : Toulouse enfonce le Stade Français

Avec cette victoire (37-33), le Stade Toulousain prend provisoirement la deuxième place du classement alors que le Stade Français reste au fond du classement.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 20h45
   





                        



   


Toulouse a fait un pas de plus vers la phase finale du Top 14 en s’imposant 37-33 chez un Stade Français à réaction et toujours menacé de relégation, samedi 24 mars, lors de la 22e journée. Avec cette victoire, le Stade Toulousain prend provisoirement la deuxième place du classement derrière Montpellier et en attendant le match du Racing 92 dimanche à Lyon.
Le club parisien a assuré en fin de match le bonus défensif sur une dernière pénalité de Jules Plisson (80e) et prend provisoirement la 11e place. Les Parisiens ont livré une belle bataille - quatre essais partout - mais ont trop fonctionné à réaction, courant après le score pendant 70 minutes. Car Toulouse a pris l’avantage dès la 9e, profitant d’une erreur du demi de mêlée parisien Arthur Coville qui dégageait directement en touche. Le centre Mjekevu, qui avait remplacé Florian Fritz au dernier moment, ouvrait le score (0-7).
Le Stade Français n’a pas désarmé
Paris s’est battu mais a offert trop de munitions à l’adversaire. Notamment deux essais sur interception : le premier de la fusée Cheslin Kolbe, qui anticipait la passe de Jonathan Danty pour Marvin O’Connor (20e, 3-12), le second de Maxime Médard sur une passe trop évidente de Sekou Macalou (67e, 23-34). Sur le 3e essai toulousain, inscrit par Kolbe pour son doublé (46e), c’est la défense parisienne qui s’est montrée trop tendre.
En attaque, le Stade Français s’est démené : la passe au pied de Plisson pour Jimmy Yobo (24e), qui marquait de justesse au fond de l’en-but malgré la présence de Médard, est l’un des plus beaux essais de la saison. Celle, sautée, du capitaine Sergio Parisse pour le doublé du même Yobo, après que Djibril Camara a semé la zizanie dans l’axe, s’est révélée tout aussi efficace et très bénéfique juste avant la pause (37e, 13-20).
Après deux derniers sursauts, des essais d’Antoine Burban (53e) et de Clément Daguin (72e), le compte n’y était toujours pas (30-37) et Plisson, dont les deux transformations ratées (24e, 37e) coûtent cher au final, a toutefois assuré le bonus. Waisea a eu une dernière munition mais lâchait le ballon (80e+3), offrant la victoire à Toulouse.

Les résultats de la 22e journée
La Rochelle - Bordeaux-Bègles : 31-20
Toulouse - Stade Français : 37-33
Pau - Oyonnax : 33-12
Brive - Agen : 15-12
Montpellier - Castres : 45-7





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le couple de danseurs sur glace français a remporté samedi 24 mars son troisième titre de champions du monde à Milan après ceux obtenus en 2015 et 2016.
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Patinage : troisième titre de champions du monde pour Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron en danse sur glace

Le couple de danseurs sur glace français a remporté samedi 24 mars son troisième titre de champions du monde à Milan après ceux obtenus en 2015 et 2016.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 18h49
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 20h53
   





                        



   


Et de trois pour Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. Le couple de danseurs sur glace français a remporté samedi 24 mars son troisième titre de champions du monde à Milan, un mois après avoir glané la médaille d’argent aux Jeux d’hiver de Pyeongchang.

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Papadakis et Cizeron avaient déjà été couronnés en 2015 et 2016, avant que les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir, récemment sacrés champions olympiques en Corée du Sud mais absents en Italie, ne les détrônent il y a un an.
Sur la glace milanaise, les danseurs français, qui ont encore fait progresser le record du monde du programme libre (123,47 contre 123,35) et le record du monde total (207,20 contre 206,07), ont devancé les Américains Madison Hubbell et Zachary Donohue (196,64) et les Canadiens Kaitlyn Weaver et Andrew Poje. « Je pense qu’on n’aurait pas pu terminer (la saison) sur une meilleure note, estime M. Cizeron. Nous sommes très fiers de cette troisième médaille d’or. On a battu trois records du monde, c’est un des moments dont on se souviendra. »
Favoris de la compétition
Médaillés d’argent aux Jeux olympiques de Pyeongchang il y a un mois, ils partaient favoris de la compétition. Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron sont également quadruples champions d’Europe - 2015, 2016, 2017 et 2018.
Papadakis et Cizeron concluent ainsi sur la plus belle des notes l’hiver qui les a vus devenir les premiers danseurs à dépasser la barre des deux cents points, et tout au long duquel ils ont volé de record du monde en record du monde. Ils se sont même approprié pour la première fois vendredi celui de la danse courte (83,73).
Dans l’histoire du patinage français, seul le couple formé par Andrée et Pierre Brunet compte plus de sacres mondiaux, quatre précisément, conquis entre 1926 et 1932.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le quintuple champion olympique, déjà assuré du gain d’une septième Coupe du monde de biathlon d’affilée, a devancé son rival norvégien Johannes Boe.
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Biathlon : Martin Fourcade remporte la poursuite de Tioumen

Le quintuple champion olympique, déjà assuré du gain d’une septième Coupe du monde de biathlon d’affilée, a devancé son rival norvégien Johannes Boe.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 13h48
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 16h55
   





                        



   


Martin Fourcade, déjà assuré du gain d’une septième Coupe du monde de biathlon d’affilée, a remporté, samedi 24 mars, la poursuite de Tioumen, en Russie. Le quintuple champion olympique, vainqueur de sa 9e course de la saison et auteur de son 20e podium en vingt sorties, s’offre du même coup le Petit Globe de la poursuite, le 23e de sa carrière, après ceux de l’individuel et du sprint.
Alors qu’il ne reste plus que le titre de la mass start à distribuer, dimanche, le Français de 29 ans reste ainsi en lice pour un 4e Grand Chelem après ceux de 2013, 2016 et 2017, quand il était parvenu à soulever les quatre Petits Globes individuels mis en jeu. A Tioumen, Fourcade, auteur d’une petite faute au tir, a devancé son rival norvégien Johannes Boe et l’Italien Lukas Hofer. Il s’agit de la 74e victoire de sa carrière.

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Premier podium pour Bescond
Chez les dames, le suspense reste à son comble au classement général, Kaisa Makarainen ayant délogé pour 5 petits points la Slovaque et ex-Russe Anatasiya Kuzmina, peu en verve dans sa région natale et seulement 6e après sa piètre 12e place du sprint, en dominant sur le fil la Française Anaïs Bescond.
Auteur d’un beau 19/20 à la carabine, « Nanas » signe ainsi son premier podium de la saison, un mois après sa belle moisson des Jeux olympiques de Pyeongchang (médaille d’or en relais mixte et médaille de bronze en relais et en poursuite) et au lendemain de sa 4e position sur le sprint.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Après sept matchs sans défaite, la France a mal entamé sa préparation pour la Coupe du monde 2018 avec une défaite (2-3) contre la Colombie, quart-de-finaliste en 2014.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Football : avertissement sans frais pour la France contre la Colombie

Après sept matchs sans défaite, la France a mal entamé sa préparation pour la Coupe du monde 2018 avec une défaite (2-3) contre la Colombie, quart-de-finaliste en 2014.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 14h03
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


C’était un test, et il n’a pas vraiment été concluant. La France s’est inclinée à domicile (2-3), vendredi 23 mars, contre la Colombie. Les Bleus avaient pourtant réalisé une entame quasi-parfaite, avec une première demi-heure dominée largement et un avantage de deux buts au score, grâce à des réalisations d’Olivier Giroud (1-0, 11e), qui a profité d’une grossière erreur de David Ospina, le portier colombien, et de Thomas Lemar, à la conclusion d’un superbe mouvement collectif français (2-0, 26e).
Et puis, il y a eu ce but colombien, sur un centre-tir de Luis Muriel, qui a trompé Hugo Lloris (2-1, 28e). Le doute s’est installé, les Français ont semblé perdre l’agressivité qui avait fait leur force en début de rencontre. Incapables de trouver des espaces devant, fébriles derrière, ils ont concédé deux nouveaux buts sur deux erreurs individuelles : de N’Golo Kanté d’abord, dont le ballon perdu dans son camp est à l’origine de l’égalisation de Radamel Falcao (2-2, 62e), puis de Samuel Umtiti, qui a concédé un penalty transformé par Juan Quintero (2-3, 85e).
Vendredi soir, on a vu une équipe de France à deux visages : entreprenante d’abord, attentiste ensuite. C’est d’ailleurs ce que regrettait Didier Deschamps, le sélectionneur français à l’issue de la rencontre : « L’équipe colombienne nous a donné une leçon d’agressivité. Nous, on a fait preuve d’un peu de suffisance. Le haut niveau a des exigences. Et là, on n’y a pas répondu en seconde période. »
La Colombie, une répétition avant le Pérou
Cette rencontre constituait un test important dans l’optique de la Coupe du monde, en juin. Pour savoir qui seront les joueurs présents en Russie, et ceux alignés dans le futur onze de départ, d’abord. Mais aussi pour se préparer à affronter un adversaire que la sélection française connaît peu : le Pérou (le seul match entre les deux pays remonte à 1982, une victoire péruvienne 1-0).
Car comme l’écrivait L’Equipe la veille de la rencontre, « en général, les nations sud-américaines se ressemblent au moins sur un point, elles ne lâchent rien. A défaut d’avoir des réponses sur leur jeu, si tant est qu’ils en ont besoin, les Bleus pourraient profiter de cette rencontre pour se rassurer sur leur capacité à répondre au défi physique imposé par un adversaire moins joueur et plus rugueux. C’est le but recherché. »
C’est un point sur lequel le capitaine français, Hugo Lloris, avait également appuyé en conférence de presse d’avant-match : 
« Les choix des matchs amicaux sont faits en lien avec nos futurs adversaires. C’est toujours intéressant de se confronter à des équipes sud-américaines. Elles ont souvent les mêmes caractéristiques avec des forces athlétiques et de l’agressivité. C’est une rencontre difficile et il faudra être prêt à relever ce défi. »
L’Amérique du Sud ne réussit pas à Deschamps
A trois mois de la Coupe du monde, la France, une des nations favorites, va donc devoir se mettre à la recherche de solutions pour s’éviter des frayeurs lors de matchs pièges, comme le concède Olivier Giroud, l’attaquant français :
« C’est bien quand tout va bien, quand tout est tout beau tout rose, mais il faut aussi se forger du caractère pour réagir. On n’a pas su réagir dans les moments difficiles, je nous ai sentis, moi le premier, un peu amorphes et déstabilisés. On a du travail encore là-dessus, et ce genre de match doit nous servir. »
D’autant que cette défaite semble s’inscrire dans une tendance : sous l’ère Deschamps, la France a presque toujours eu du mal face aux nations sud-américaines. Lors de ses neuf rencontres, elle n’a remporté qu’un match (contre le Paraguay, en juin, 5-0), pour quatre nuls (contre le Chili, l’Uruguay, le Paraguay et l’Equateur) et quatre défaites (contre l’Uruguay, le Brésil à deux reprises, et donc la Colombie).
Les Français n’auront pourtant plus l’occasion de se retester contre une sélection sud-américaine, avant leur grand oral contre le Pérou, le 21 juin. D’ici là, l’équipe de Didier Deschamps affrontera la Russie, l’Irlande, l’Italie et les Etats-Unis. Elle aura cependant intérêt à garder cette dernière défaite dans un coin de sa tête, dans un peu moins de trois mois à Iekaterinbourg (Russie), pour éviter toute mauvaise surprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Il s’agit de la 73e pole position de la carrière du quadruple champion du monde, qui partagera la première ligne avec le Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari).
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F1 : Lewis Hamilton décroche la première pole position de la saison à Melbourne

Il s’agit de la 73e pole position de la carrière du quadruple champion du monde, qui partagera la première ligne avec le Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari).



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 14h05
   





                        



   


Champion du monde en 2017, le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) a confirmé son statut de grand favori à sa succession en 2018 en s’adjugeant la pole position du Grand Prix d’Australie, première manche de la saison de Formule 1, samedi 24 mars à Melbourne.

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Il s’agit de la 73e pole position de la carrière du quadruple champion du monde, qui partagera la première ligne avec le Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari). La deuxième ligne sera occupée par l’autre Ferrari de l’Allemand Sebastian Vettel et la Red Bull du Néerlandais Max Verstappen. A quelques secondes de la fin de la Q3, Hamilton a réalisé un temps canon qui lui permet de creuser un gouffre de 704/1000e sur Räikkönen.
Surpris par la vitesse des Ferrari
Il confirme ainsi que les très grandes qualités de sa monoplace associées aux siennes dans ce type d’exercice allaient probablement continuer à faire des merveilles lors de la saison 2018. « Je suis très content », a-t-il souligné, visiblement soulagé à l’issue des qualifications. « J’avais des bons temps dans chaque secteur jusque-là mais sur ce tour, j’ai réussi à les assembler pour décrocher la pole », a expliqué Hamilton, qui s’est dit surpris par la vitesse des Ferrari, attendues a priori derrière les Red Bull.
Seul point noir pour Mercedes, l’équipier de Hamilton, le Finlandais Valtteri Bottas, partira dimanche de la 10e place après son accident en Q3 qui a provoqué une interruption de la séance. Les Haas du Danois Kevin Magnussen et du Français Romain Grosjean s’élanceront respectivement des 5e et 6e rangs car l’Australien Daniel Ricciardo (Red Bull) a écopé de trois places de pénalité sur la grille, et recule en 8e position.
Les pilotes Renault, l’Allemand Nico Hülkenberg et l’Espagnol Carlos Sainz Jr, seront eux 7e et 9e au départ.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Battus à domicile par la Colombie (2-3), vendredi, à moins de trois mois de la Coupe du monde de football en Russie, les Français ont reconnu un manque de détermination.
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« Panne de courant », problème d’« attitude », manque de « caractère » : comment les Bleus ont expliqué leur défaite

Battus à domicile par la Colombie (2-3), vendredi, à moins de trois mois de la Coupe du monde de football en Russie, les Français ont reconnu un manque de détermination.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 09h22
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 09h33
   





                        



   


Didier Deschamps (sélectionneur de l’équipe de France) : « Les ingrédients n’étaient pas là »
« On a fait une première mi-temps, surtout une première demi-heure, de très grande qualité, avec beaucoup de tout : de mouvement, d’agressivité, de justesse, d’efficacité. (…) En deuxième mi-temps, panne de courant, comme on dit… Les ingrédients n’étaient pas là. Indépendamment des erreurs, dans les intentions on n’était pas là, là-dessus ils nous ont donné une leçon. Il y a beaucoup de qualité dans ce groupe mais ça ne suffit pas, les exigences du haut niveau demandent beaucoup plus. »
Hugo Lloris (gardien et capitaine) : « C’est surtout dans l’attitude »
« Je ne pense pas qu’il était maîtrisé ce match. On a fait une bonne demi-heure et puis à 2-0, on a commencé à faire un petit moins d’efforts. À ce niveau-là, on ne peut pas. C’est un problème d’ensemble. C’est surtout dans l’attitude où on se doit de faire plus en termes d’énergie et de cœur. Il y a plein d’enseignements. Et on peut regarder ce qu’a fait la Colombie. Elle a peut-être un peu moins de talent, mais c’est une vraie équipe qui joue très bien, qui est bien en place. »
Olivier Giroud (attaquant) : « Se forger du caractère »
« Le foot, ça se joue sur deux mi-temps. On ne peut pas se reposer sur ses lauriers et baisser de pied comme ça (…) L’engagement, l’agressivité, la détermination sont des ingrédients indispensables pour réussir. J’espère que cette claque, cette deuxième mi-temps, nous permettra de rebondir le plus vite possible dès mardi. (…) C’est bien quand tout va bien, quand tout est tout beau tout rose, mais il faut aussi se forger du caractère pour réagir. On n’a pas su réagir dans les moments difficiles, je nous ai sentis, moi le premier, un peu amorphes et déstabilisés. On a du travail encore là-dessus, et ce genre de match doit nous servir ».
Raphaël Varane (défenseur) : « Avant tout un état d’esprit »
« On a été trop attentistes, il faut mieux gérer face à ce genre d’équipes. On fait un très bon début de match, et après il y a un relâchement, un manque de concentration. On n’a pas réussi à trouver la parade. On est conscient d’avoir une marge de progression. C’est avant tout un état d’esprit qu’il faut revoir sur la deuxième mi-temps. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Traditionnelle, comme le Tay Son vo dao, ou toute nouvelle, comme le gu qi dao, ces disciplines sont à découvrir au 33e Festival des arts martiaux à Paris, samedi.
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Japonais, chinois ou vietnamien, ces arts martiaux que vous ne connaissez pas

Traditionnelle, comme le Tay Son vo dao, ou toute nouvelle, comme le gu qi dao, ces disciplines sont à découvrir au 33e Festival des arts martiaux à Paris, samedi.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 10h30
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Patrimoine asiatique vivant, les arts martiaux ont un succès qui ne se dément pas en France. Mais il n’existe pas que le judo, le karaté ou encore le taekwondo. Samedi 24 mars, à l’ancien Palais omnisports de Paris-Bercy (aujourd’hui AccorHotels Arena), à le 33e Festival des arts martiaux présentera des disciplines variées, traditionnelles ou modernes. Rencontre avec trois maîtres qui enseignent leur art à Paris.
Le Tay Son vo dao, être fort pour être utile
Il ne faut pas se fier à ses cheveux épars et grisonnants. A 68 ans, le maître Phan Toàn Châu, expert en Tay Son vo dao, adore impressionner par de spectaculaires démonstrations de casse. Une heure avant de donner un cours, assis dans l’un des vestiaires du dojo de Grenelle, petite oasis parisienne des arts martiaux, il attire notre attention sur ses pieds massifs : « Je suis l’un des seuls au monde à réussir les pratiques avec des parties fragiles du corps. Par exemple, mon pied repose sur des tuiles, on abat violemment dessus une autre pile. Les tuiles se cassent, mais pas mon pied. C’est l’entraînement. »
Le Tay Son vo dao, la « voix de l’art martial de la montagne de l’Ouest », est l’un des quatre piliers des arts martiaux vietnamiens, desquels découlent une centaine d’écoles différentes. Tay Son est une région du centre du Vietnam, carrefour obligé entre Nord et Sud. « C’est une région encore marquée par les guerres. Les gens ont créé une façon de se battre différente des autres », explique Phan Toàn Châu.
A l’origine, il y a plus de deux cents ans (les arts martiaux vietnamiens existent depuis des milliers d’années), on trouve trois paysans en rébellion contre un pouvoir oppresseur. Ils mettent au point cet art martial et réunissent une armée de mécontents. L’un deux, Quang Trung, devenu roi, est d’ailleurs le premier à unifier le pays.
Après la Chine, le Japon et la Corée, le Vietnam est peut-être le moins connu des pays de tradition des arts martiaux. Sous la menace permanente du voisin chinois, les Vietnamiens sont pourtant parvenus à conserver leur culture, leur langage et leur manière de combattre. « L’esprit Tay Son est un esprit d’adaptation, qui prône l’efficacité. On a moins de troupes, on attaque et on se replie », explique Phan Toàn Châu.

Un enseignement adapté au pays d’accueil
Après la victoire des communistes en 1975, trois millions de personnes fuient le Vietnam. Cette diaspora a essaimé les arts martiaux aux Etats-Unis, en Australie ou en France. Phan Toàn Châu est l’un de ces boat people vietnamiens.
Dès sa deuxième semaine d’exil parisien, il trouve sa vocation grâce à un maître français qui lui propose de donner des cours. « Grâce au maître Antoine Lecomte, j’ai trouvé ma première salle avant d’intégrer le dojo de Grenelle, en 1981. J’ai débuté avec quatre élèves. On est cent aujourd’hui et plus de 500 en France. » 
Le Vietnamien adapte son enseignement à son pays d’accueil, moins dur et plus ouvert au dialogue, contrairement à la hiérarchie qui, au Vietnam, conduit le maître seul à s’exprimer. Phan Toàn Châu croit au rôle social de son art : « A notre époque, ce ne sont pas les agressions de rue qui menacent le plus les gens, mais le chômage. Le Tay Son vo dao aide à se sentir mieux dans sa tête, plus fort. C’est ce qu’illustre notre devise, “être fort pour être utile”. »

   


Le gu qi dao, la tentation de la modernité
C’est une drôle de danse, la danse du Qi (de l’énergie). Le maître Gu Ji tire un rideau, prend un pinceau et dessine dans l’air un huit, il offre une tasse de thé, puis une deuxième, il récupère une feuille qui tombe, la jette et téléphone… Le maître n’a pas perdu la raison, il innove. Ce Chinois de 48 ans, émigré en France à l’âge de 21 ans, a fondé un nouvel art martial à partir de disciplines telles que le kung-fu, le tai-chi ou encore le qi gong.
« L’idée est de transformer un certain nombre de gestes du quotidien en techniques. Par exemple, chaque jour, on doit s’habiller et se déshabiller. Sans en avoir conscience, vous vous entraînez », explique Gu Ji. Chacun des 24 mouvements a son application en self-défense. Le geste du téléphone, comme celui du déshabillage ou de l’habillage, permettent de bloquer un éventuel coup et d’enchaîner pour neutraliser l’agresseur.
C’est en enseignant les arts martiaux chinois traditionnels depuis 1993 que Gu Ji a conçu sa méthode. Il constate que beaucoup d’élèves n’ont pas le temps de s’entraîner autant qu’il le faudrait. Au lieu d’entraînement, le maître parle d’amusement, censé permettre le relâchement et la détente des pratiquants. Au lieu de combat, on utilise le terme de danse.
Peintre et maître

Diplômé des Beaux-Arts de Shanghaï, maître Gu Ji continue de manier le pinceau comme ses parents, tous deux artistes peintres. Sa passion des arts martiaux lui vient de son oncle, James Kou, fondateur de la Fédération française de tai-chi.
La dimension martiale du gu qi dao se trouve dans la partie self-défense. Le maître insiste sur la volonté de se défendre sans blesser. Pour cela, il utilise là encore des objets du quotidien. Tout heureux de participer, on lui propose d’emprunter notre ouvrage, la biographie de Staline par son rival Trotsky, en version livre de poche. « Souvent, un coup de pied avec des godasses très dures peut casser la main. Le livre amortit énormément et permet de désarmer ensuite », souligne l’expert.
Le shorinji kempo, « le plus dangereux des arts martiaux »
Le sensei (le « maître », « celui qui enseigne ») a peut-être la moustache et la chevelure grisonnantes, mais il est encore vert. Dans le dojo du gymnase Lafay (17e arrondissement de Paris), la démonstration de shorinji kempo, effectuée devant ses élèves regroupés religieusement, impressionne de facilité, de fluidité et d’énergie. Si l’œil ne rend pas hommage à la puissance dégagée, il suffit de regarder son assistant grimacer et subir chaque impact malgré un plastron protecteur.
Quelques instants plus tôt, le maître Hiroshi Aosaka expliquait la dangerosité de son art martial qui, par son aspect de self-défense, n’interdit rien : « C’est le plus dangereux des arts martiaux. Il faut du contrôle, car il donne la possibilité de tuer. En tout cas, de mettre quelqu’un très facilement K.-O. »
Le shorinji kempo a été fondé en 1947 par le sensei So Doshin après son retour au Japon. Ce Japonais, originaire de Tadotsu, sur l’île de Shikoku, a passé de longues années en Chine, recevant notamment un enseignement au fameux temple shaolin. C’est pourquoi son art martial mêle ju-jitsu, kenjutsu, boxe chinoise ou encore boxe anglaise.
« Techniquement, il y a peu d’influence chinoise, mais philosophiquement, le shorinji kempo mixe art chinois et japonais », explique maître Aosaka, qui précise la raison d’être du shorinji kempo : « Le plus important est de protéger les amis, protéger la famille et se protéger. » 

Né le 19 avril 1946 à Tsukumishi, dans la préfecture d’Oita, Hiroshi Aosaka est le descendant d’une famille de samouraïs originaires de l’île de Kyushu. Son père était plus tourné vers les études. Son fils débute, lui, par le ju-jitsu, avant de se former au judo et de se tourner, à 17 ans, vers le shorinji kempo pour une raison pratique : « A cette époque, les catégories n’existaient pas, et à 60 kg contre 110 kg, les techniques ne marchent pas. Mais au shorinji kempo ça marche, car il’y a pas d’interdits. »
En 1972, après plusieurs années de pratique, il est choisi par le sensei So Doshin pour développer le shorinji kempo en Europe (dans une dizaine de pays). Il commence son entreprise évangélisatrice par Paris, « pointé au hasard sur une carte ». Hiroshi Aosaka trouve en France un terreau fertile grâce à une très bonne « citoyens quality ». Une chose agace cependant le sensei, en contradiction avec les principes du bouddhisme : « Ma femme, française, souvent critique, commence [à faires des] comparaisons. Pourquoi [faire des] comparaisons ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’équipe de France s’est inclinée face aux Colombiens en match amical de préparation pour la Coupe du monde.
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Football : la France renversée par la Colombie (2-3)

L’équipe de France s’est inclinée face aux Colombiens en match amical de préparation pour la Coupe du monde.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 22h57
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h53
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Une excellente demi-heure, une domination sans partage, deux buts… et puis plus rien. L’équipe de France avait parfaitement commencé son match amical face à la Colombie, vendredi 23 mars au Stade de France. Mais une fin de première mi-temps en demi-teinte, et une seconde période en forme de naufrage, ont abouti à sa défaite (2-3).

        Revivez le match en direct :
         

          la Colombie renverse la vapeur et bat la France (3-2)



Les Français, avec un trident offensif Lemar, Griezmann et Mbappé derrière l’attaquant de pointe Olivier Giroud pour débuter, avaient rapidement pris le dessus sur une défense colombienne timide. Le nouvel attaquant de Chelsea ouvrait rapidement la marque après un centre de Lucas Digne et une faute grossière du gardien colombien Ospina (11e). Son but, et la domination française, en ont appelé un autre, celui de Thomas Lemar à la conclusion d’une belle action de Kylian Mbappé (26e).
Le premier but colombien, sur un centre anodin mal jugé par le gardien Hugo Lloris, jetait visiblement un doute dans l’esprit et le jeu des Bleus. D’autant qu’ils auraient pu tuer le match si Antoine Griezmann avait gagné son duel avec Ospina avant la mi-temps.
Ce doute allait s’amplifier à mesure que les premières minutes de la seconde période passaient. Incapables de mettre le pied sur le ballon, l’équipe de Didier Deschamps, qui se démenait et criait pour encourager et repositionner ses joueurs, perdait pied. Une frappe d’un Falcao, seul au milieu de la surface, en conclusion d’un centre de James Rodriguez, permettait à la Colombie d’égaliser.

   


Le score aurait pu en rester là, si un tacle mal calculé d’Umtiti sur Izquierdo dans la surface n’avait donné un penalty justifié et presque mérité au vu de l’ensemble du match. Juan Fernando Quintero, qui n’avait laissé aucun bon souvenir au FC Rennes où il a joué quelques matches, battait un Lloris qui frôlait la balle pour donner la victoire aux visiteurs.
Dans ce match, les lacunes de la France sont apparues évidentes quand son adversaire s’est enfin décidé à défendre sérieusement et à presser haut. Les approximations en relance de la charnière Varane-Umtiti ont parfois été flagrantes, tout comme l’inefficacité des latéraux, Sidibé et Digne. Les entrées en jeu d’Ousmane Dembelé, Wissam Ben Yedder, pour sa première sélection, et Paul Pogba, pour son premier match depuis septembre, n’ont pas insufflé assez d’énergie et de créativité pour sortir les Bleus de leur torpeur.
Les supporteurs des Bleus trouveront ce match inquiétant, au vu de la chute flagrante de niveau d’une mi-temps à l’autre. Le sélectionneur, lui, voudra sûrement l’utiliser pour cibler les secteurs à muscler avant le premier match de la Coupe du monde, le 16 juin, et finaliser sa liste des 23 joueurs, à rendre le 15 mai. Sur TMC après le match, il a déclaré :
« L’équipe colombienne nous a donné une leçon d’agressivité, nous on a fait preuve d’un peu de suffisance. Le haut niveau a des exigences et là on n’y a pas répondu en 2e mi-temps ».
Avant cela, les Bleus auront une nouvelle chance de se montrer, et de gommer un peu ce sentiment de fébrilité qui les entoure désormais, en jouant la Russie à Saint-Pétersbourg, mardi 27 mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’équipe de France, après avoir mené 2-0, s’est inclinée face aux Colombiens (2-3) en match amical de préparation pour la Coupe du monde.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Avant la reprise de la saison de F1, dimanche à Melbourne, le champion du monde a regretté d’être toujours, onze ans après ses débuts, le seul noir pilote de F1.
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F1 : Lewis Hamilton lance un appel à la diversité

Avant la reprise de la saison de F1, dimanche à Melbourne, le champion du monde a regretté d’être toujours, onze ans après ses débuts, le seul noir pilote de F1.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h22
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Premier sur la grille de départ, premier à passer sous le drapeau à damier. Le quadruple champion du monde de formule 1, le Britannique Lewis Hamilton, accumule les « premières » depuis quatre ans. Le pilote Mercedes a encore terminé premier, vendredi 23 mars, des deux premières séances d’essais sur le circuit Albert-Park de Melbourne où se court, dimanche 25 mars, le Grand Prix inaugural de la saison. La veille, Lewis Hamilton a voulu rappeler une autre première fois : c’est ici, à Melbourne en 2006, que le jeune Britannique est devenu « le premier pilote noir de la formule 1 ». Onze ans plus tard, il reste le seul.

"There is barely any diversity in F1, still nothing's changed in 11 years I've been here. Kids, people, there's so… https://t.co/FbUF87FUP3— LH44updates (@Lewis Updates)


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« Rien n’a changé en onze ans »
Un manque de diversité que le champion en titre a dénoncé, jeudi 22 mars, sur les réseaux sociaux, en s’appuyant sur une vidéo de ses débuts, chez McLaren, au côté du double champion d’alors, l’Espagnol Fernando Alonso. « Il n’y a presque pas de diversité en F1, rien n’a changé en onze ans que je suis ici », commente-t-il à la fin de sa vidéo publiée sur Instagram. Avant d’interpeller : « Il y a tellement d’emplois dans ce sport [la F1] que n’importe qui, peu importe son ethnie et son origine, peut l’exercer et s’intégrer. #diversity #youcandoit. »
Le pilote âgé de 33 ans a déjà utilisé les réseaux sociaux au moment du Grand Prix d’Austin, le 22 octobre, pour se rapprocher des sportifs du mouvement #Takeaknee, littéralement « mets un genou à terre ». Né de l’initiative du footballeur américain Colin Kaepernick, des 49ers de San Francisco, en août 2016, lorsqu’il a refusé de se lever au moment de l’hymne national et a posé un genou à terre. « Je ne vais pas me lever pour prouver ma fierté envers le drapeau d’un pays qui opprime les Noirs et les personnes de couleur », avait-il expliqué alors.

   


« Je suis ici pour gagner une course »
Le mouvement protestataire a pris de l’ampleur à l’automne, après que le président américain, Donald Trump, a demandé à la Ligue américaine de football américain, la NFL, de renvoyer ces joueurs, arguant : « Quand des joueurs manquent de respect à notre drapeau, n’aimeriez-vous pas voir les propriétaires dégager ces fils de pute ? »
Des sportifs d’autres disciplines sportives, des entraîneurs ont symboliquement mis genou à terre lors de compétitions fortement médiatisées. Toutefois, Lewis Hamilton n’a pas souhaité les imiter avant le départ de la course à Austin le 22 octobre. Il a expliqué avoir parlé avec des Américains noirs et blancs, au sujet des inégalités sociales et des discriminations raciales aux Etats-Unis mais a pris ses distances. « Je ne veux pas être rattrapé par toutes les discussions autour de cette question. Je suis ici pour gagner une course et remporter le championnat. » Ce qu’il a fait. Victorieux à Austin, il était sacré pour la quatrième fois à Mexico la semaine suivante.

   


Toto Wolff : « Plus nous pouvons avoir de diversité en formule 1, mieux c’est »
De retour à Melbourne, le pilote Mercedes a reçu l’appui indéfectible de son patron d’écurie Toto Wolff, en conférence de presse, vendredi 23 mars : « Je pense que c’est une chose [la diversité] très importante et pas seulement pour Lewis, mais pour nous tous. Plus nous pouvons avoir de diversité en formule 1, mieux c’est. »
Le patron de Mercedes en a profité pour rappeler le lancement du mouvement Osez être différent en Australie, programme initié par son épouse, Susie Wolff, pilote d’essais chez Williams en 2016, afin d’encourager les jeunes filles à tenter leur chance en formule 1. « Cela a été un beau succès. Je pense globalement que nous avons besoin que des personnes d’origines ethniques différentes ou des filles entrent dans le sport automobile. Ainsi, au final, le mouvement va s’amplifier et un meilleur équilibre va s’établir à l’avenir. »

   



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Sur la grille, dimanche 25 mars, vingt pilotes vont s’aligner, de quinze nationalités différentes venues de quatre continents, dont la moitié d’Europe. Le seul pays à aligner trois pilotes est la France.

Formule 1 : 20 pilotes, 10 écuries
Lewis Hamilton (GBR, 33 ans), Mercedes.
Valtteri Bottas (FIN, 28 ans), Mercedes.
Sebastian Vettel (ALL, 30 ans), Ferrari.
Kimi Räikkönen (FIN, 38 ans), Ferrari.
Daniel Ricciardo (AUS, 28 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Max Verstappen (HOL, 20 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Sergio Perez (MEX, 28 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Esteban Ocon (FRA, 21 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Carlos Sainz Jr. (ESP, 23 ans), Renault.
Nico Hülkenberg (ALL, 30 ans), Renault.
Lance Stroll (CAN, 19 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Sergey Sirotkin (RUS, 22 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Pierre Gasly (FRA, 22 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Brendon Hartley (NZL, 28 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Romain Grosjean (FRA, 31 ans), Haas, moteur Ferrari.
Kevin Magnussen (DAN, 25 ans), Haas, moteur Ferrari.
Fernando Alonso (ESP, 36 ans), McLaren, moteur Renault.
Stoffel Vandoorne (BEL, 25 ans), McLaren, moteur Renault.
Marcus Ericsson (SUE, 27 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.
Charles Leclerc (MCO, 20 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Tony Chapron s’était rendu coupable d’un croche-pied sur le défenseur nantais Diego Carlos, après avoir été bousculé involontairement par le joueur.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Football : l’arbitre Tony Chapron suspendu six mois ferme

Tony Chapron s’était rendu coupable d’un croche-pied sur le défenseur nantais Diego Carlos, après avoir été bousculé involontairement par le joueur.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 16h07
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 16h11
   





                        



   


L’arbitre Tony Chapron, qui avait taclé un joueur mi-janvier lors de Nantes-PSG, a écopé d’une suspension de six mois ferme et deux avec sursis en appel, vendredi 23 mars, selon des sources proches du dossier, confirmant une information du Dauphiné libéré.
M. Chapron pourrait donc ne plus refouler un terrain de Ligue 1 ou de Ligue 2, puisqu’il avait annoncé son intention de prendre sa retraite sportive en fin de saison.

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Sanction alourdie en appel
Le 14 janvier, dans les dernières secondes du match Nantes-PSG (0-1), Tony Chapron s’était rendu coupable d’un croche-pied sur le défenseur nantais Diego Carlos, après avoir été bousculé involontairement par le joueur.
Il avait présenté ses excuses au joueur le lendemain en évoquant un « geste maladroit » et « inapproprié ». Son geste rarissime avait suscité de nombreuses réactions dans le monde du football et fait le tour des réseaux sociaux.
Le 1er février, il avait été suspendu trois mois ferme et trois avec sursis par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel. Mais l’arbitre de 45 ans avait fait appel de cette sanction, dans l’espoir de revenir plus tôt sur les terrains. La commission d’appel de la FFF a, finalement, alourdi la sanction.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Les Bleus disputent un match amical face à la Colombie (ce soir à 21 heures) qui pourrait dessiner les contours de l’équipe qui débutera le Mondial en Russie.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : la France affronte la Colombie avec la Russie en ligne de mire

Les Bleus disputent un match amical face à la Colombie (ce soir à 21 heures) qui pourrait dessiner les contours de l’équipe qui débutera le Mondial en Russie.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h34
   





                        



   


Comme un avant-goût de Coupe du monde : le onze de départ des Bleus face à la Colombie en match amical, vendredi au Stade de France (21 heures), pourrait dessiner celui de leur premier match au Mondial, contre l’Australie. Après Saint-Denis, il restera aux 24 joueurs convoqués par Didier Deschamps la rencontre face à la Russie, mardi à Saint-Pétersbourg, pour rendre encore plus compliqué le casse-tête du sélectionneur. Avec comme horizon la liste du 15 mai pour la Coupe du monde (14 juin-15 juillet). Mais, de manière plus aiguë, se pose déjà la question du onze.
Rembobinage : entre le onze du premier match amical de mars 2016 (3-2 face aux Pays-Bas) et celui de l’entrée en lice à l’Euro 2016 (2-1 contre la Roumanie), il y a eu quatre changements. Or deux étaient commandés par les circonstances de mars (Lloris, très sollicité, remplacé par Mandanda obtenant du temps de jeu ; Sagna, ménagé en raison d’un pépin physique, profitant à Jallet), puis par les blessures (Varane et L. Diarra forfait pour l’Euro, suppléés par Rami et Kanté dans le onze).

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Un doute sur Pogba
En 2014, c’était quasiment copie conforme, avec un seul changement entre l’unique match amical de mars (2-0 face aux Néerlandais) et le premier de la Coupe du monde au Brésil (1-0 contre le Honduras), Mangala prenant la place en mars d’un Sakho encore convalescent. Sauf blessure ou méforme ultérieure, et si Deschamps maintient sa logique, le onze de vendredi pourrait donc être très proche de celui du début du Mondial 2018, en garantir en tout cas l’ossature.
Avec un gros doute concernant Paul Pogba, apparu au sein de l’équipe des remplaçants dans la mise en place tactique de jeudi au « SdF », alors que les deux autres milieux Blaise Matuidi et N’Golo Kanté étaient dans celle des titulaires. Corentin Tolisso est, a priori, forfait : il n’a pas pris part à l’entraînement collectif depuis lundi en raison d’une contusion tibiale. Absent des deux derniers rassemblements sur blessure, Pogba revient dans le groupe alors qu’il traverse des turbulences à Manchester United, auteur de contre-performances et victime de la défiance de la part de son entraîneur José Mourinho.
Associé à Antoine Griezmann, qui devrait honorer sa 50e sélection, Olivier Giroud connaît un enjeu personnel bien différent : s’il inscrivait son 30e but, il rejoindrait deux attaquants légendaires, Just Fontaine et Jean-Pierre Papin, au 5e rang des meilleurs buteurs en bleu. En cas de 31e but, il égalerait une autre idole, Zinédine Zidane. Sur les ailes, Kylian Mbappé et Thomas Lemar devraient être titularisés, plutôt qu’Ousmane Dembélé, Florian Thauvin et Anthony Martial. Mbappé, au passage, portera pour la première fois le prestigieux numéro 10.
Première pour Ben Yedder ?
En défense, devant le gardien et capitaine Hugo Lloris, les couloirs sont promis à Djibril Sidibé et Lucas Digne, et la charnière centrale à Raphaël Varane et Samuel Umtiti, sachant que Laurent Koscielny se remet d’un pépin physique. L’enjeu se situera aussi sur le banc et la manière d’en sortir. Notamment pour Wissam Ben Yedder, buteur convoqué pour la première fois à 27 ans et qui, en l’absence d’Alexandre Lacazette, doit faire valoir la « capacité à marquer quand il rentre » en cours de match que lui a reconnue Deschamps, et qui est rare en bleu.
« Ce n’est pas un examen de passage pour certains plutôt que d’autres, s’ils sont là, c’est que j’ai confiance en eux », a insisté Deschamps, mais la liste du 15 mais reste lancinante dans les esprits… La France compte trois victoires en autant de confrontations face à la Colombie. Mais les Bleus version « DD » ont du mal face aux équipes sud-américaines, avec un seul succès (5-0 face au Paraguay en juin dernier) en huit confrontations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Qui peut rivaliser avec Fangio ? Avec Prost ? Les monoplaces vont-elles toujours plus vite ? Comment suivre le championnat qui s’ouvre en Australie ce week-end ?
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Formule 1 : pourquoi cette 69e saison sera plus excitante que prévu

Qui peut rivaliser avec Fangio ? Avec Prost ? Les monoplaces vont-elles toujours plus vite ? Comment suivre le championnat qui s’ouvre en Australie ce week-end ?



Le Monde
 |    23.03.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h38
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Depuis trop longtemps, la seule question à l’entame d’une nouvelle saison de formule 1 était : « Quelqu’un peut-il battre Mercedes ? » Qui succédait à : « Quelqu’un peut-il battre Ferrari » ? Mais voilà qu’en un an, trois événements majeurs viennent de modifier la donne : l’arrivée d’un nouveau propriétaire, Liberty Media en janvier 2017 à la tête de la F1 mondiale ; l’émergence d’une nouvelle génération de pilotes au côté de trentenaires charismatiques ; et l’ouverture, enfin, de la F1 à la connectique, qui rend l’élite du sport automobile à nouveau accessible. A la veille du Grand Prix inaugural d’Australie, le 25 mars à Melbourne, cette 69e saison suscite un regain d’intérêt et des interrogations inédites.
Des voitures toujours plus rapides ? 

   


Le premier choc de la piste enneigée passé, la révélation des essais hivernaux de Barcelone a été la vitesse à laquelle les monoplaces ont surgi du virage pour entrer dans la ligne droite des stands. L’Allemand Sebastian Vettel sur Ferrari a pulvérisé le record du tour (1 min 17 s 182’pour couvrir 4,655 km) détenu depuis 2008 par le Brésilien Felipe Massa (1 min 18 s 339’). Un chrono à relativiser puisque Pirelli inaugurait là un pneu encore plus tendre et donc le plus rapide jamais utilisé, l’hyper-tendre rose. De plus le revêtement neuf était particulièrement accrocheur. Ces tests restent néanmoins prometteurs, sans pour autant faire craindre pour la sécurité des pilotes. C’est l’autre découverte hivernale, le fameux halo inauguré cette saison. Sorte de fourche à deux dents placée au-dessus des cockpits, il protège la tête des concurrents qui, rappelons-le, n’ont pas de pare-brise en F1. Critiqué pour son esthétique et la gêne visuelle occasionnée, le halo a déjà obligé les instances de course à déplacer une partie des feux de départ du Grand Prix d’Australie.

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Qui va rivaliser avec Fangio ?
Et si leur patronyme entrait aussi dans le langage commun ? Aux manettes des monoplaces les plus rapides et les plus sécures de l’histoire donc, deux quadruples champions du monde des pilotes peuvent décrocher une 5e couronne et égaler le palmarès de l’Argentin Juan Manuel Fangio, champion en 1951, 1954, 1955, 1956 et 1957. Le Britannique et tenant du titre Lewis Hamilton, pour Mercedes, et Sebastian Vettel sur Ferrari. Avec en bonus pour l’Allemand, l’option d’enfin remporter un titre avec la Scuderia pour sa cinquième saison.
Que peuvent espérer les Français ?
Trois pilotes français s’alignent sur la grille à Melbourne. Le plus expérimenté, Romain Grosjean, 31 ans, passé par Renault et Lotus, a choisi de tenter l’aventure américaine en 2016. Avec une 5e place comme meilleur résultat en deux saisons, il vise le milieu de tableau et un peu mieux si l’ouverture se présente sur une course. Le plus prometteur, Esteban Ocon, débute sa deuxième année chez Force India au côté de Sergio Perez, avec lequel il forme le duo le plus explosif du plateau. Révélation 2017, hyperrégulier avec 18 courses dans les points sur 20, 8e au classement officiel, mais 5e dans celui des patrons d’écurie, il vise le podium raté de peu l’an dernier, et le baquet de Valtteri Bottas chez Mercedes en 2019. Le rookie normand, ce n’est plus lui mais Pierre Gasly, 22 ans, avec lequel il a débuté le kart à 5 ans. A son tour d’apprendre et de convaincre Toro Rosso, l’écurie réserve de Red Bull Racing où débuta un certain Vettel. Les trois pilotes auront à cœur de briller, le 24 juin, à domicile, au Castellet pour le retour du Grand Prix de France après dix ans d’absence – vingt-huit sur le circuit varois et la victoire en 1990 d’Alain Prost.

   


Une 4e place convoitée…
La bataille s’annonce rude derrière le top 3 Mercedes-Ferrari-Red Bull. Parmi les postulants, les trois directeurs d’équipe français. « Nous ne visons pas un podium », affirmait le directeur général de Renault Sport Cyril Abiteboul, le 8 mars à Barcelone, qui, plutôt que des coups d’éclat compte sur la régularité, à l’image de Force India de 2017. Chez Alfa Romeo Sauber, Fred Vasseur affiche à l’inverse de grandes ambitions et compte sur l’appui logistique de son motoriste Ferrari. Chez McLaren, tous les espoirs sont permis, le responsable de course Eric Boulier ayant réussi après trois années de galère à évincer son motoriste Honda au profit de Renault. Parmi les prétendants étrangers, Force India fait passer le message qu’il lui sera très difficile de réitérer l’exploit de sa 4e place de 2017, quand Haas rappelle qu’elle demeure une jeune écurie et mérite donc toutes les indulgences.
Règlement : qu’est-ce qui change cette année ?
La principale évolution réglementaire visible est le halo (voir ci-dessus). Un autre changement, qui ne lui ne saute pas aux yeux, pourrait néanmoins s’avérer décisif dans la bataille de peloton qui s’annonce. Les écuries sont, désormais, limitées à trois moteurs par monoplace et par saison, contre quatre l’an dernier. Facteur aggravant, 2018 compte 21 Grands Prix contre 20 en 2017. La fiabilité sera donc plus que jamais cruciale, à défaut de quoi les rétrogradations en fond de grille vont se multiplier. Et peut-être provoquer de spectaculaires « remontadas ».
Pourquoi va-t-on parler de Fernando Alonso ?
A 36 ans, le doyen des pilotes de la grille court, comme l’an passé, après la Triple Couronne – pour triple victoire, au Grand Prix de Monaco, aux 24 Heures du Mans et aux 500 Miles d’Indianapolis. Vainqueur en 2005 et 2006 sur le Rocher, il s’est donc inscrit au championnat du monde d’Endurance pour être présent au Mans les 16-17 juin, et se rendra à Indianapolis, le 27 mai. Ce qui, si l’on additionne, l’oblige à courir 27 épreuves en 36 week-ends, sans compter les dizaines d’heures de décalage horaire. Même au top de sa forme, est-ce réaliste ? Soutenu par son écurie McLaren, son public et même par les instances internationales, Fernando Alonso tente le tout pour le tout, avec le panache qui le caractérise.

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Les Grid Kids vont-ils se faire accepter ? 
La décision est lourde de symbole. Les Grid Girls, ces « filles de la grille » au look sexy qui portaient les pancartes numérotées des voitures sur la grille de départ disparaissent. Jugées « clairement en contradiction avec les normes sociétales modernes » par Sean Bratches, directeur général des opérations commerciales de la F1, elles sont remplacées par les Grid Kids, de jeunes pilotes de kart ou de formule juniors. A eux d’user de charmes différents pour séduire un public plus large et donner une nouvelle image de la F1.

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Comment suivre un Grand Prix ?
En France, les abonnés de Canal+ peuvent, comme d’habitude depuis 2013 et juqu’en 2020, suivre les Grands Prix grâce à 10 heures de direct pour chaque (30 heures pour celui de France). La nouveauté est ailleurs, avec le retour de TF1, diffuseur historique jusqu’en 2012. La chaîne propose gratuitement, mais avec des coupures publicitaires, quatre Grands Prix, dont ceux de Monaco le 27 mai et du Castellet le 24 juin. Il sera aussi bientôt possible de se connecter à la nouvelle plate-forme payante de streaming F1 TV, mais pas tout de suite. Les dirigeants de la F1 ont, en effet, annoncé le report de son lancement, jeudi 22 mars, à une date ultérieure. Prévue dans 24 pays, elle doit permettre une immersion totale grâce à 20 caméras embarquées et cible un public rajeuni.

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Qu’attend-on de Melbourne ?

   


La fin du Poker menteur caractéristique de la trêve hivernale. Attenant à l’Albert Park, le circuit de Melbourne (5,303 km, à parcourir 58 fois) a le charme bucolique du printemps – même si c’est l’automne en Australie – et la symbolique du renouveau. Alors que les essais débutent, jeudi 22 mars, les premières vérités sont tombées. F1 TV ne sera pas prêt tout de suite, et le halo gêne bien la visibilité. Pour preuve, la FIA a fait déplacer des feux de départ au dernier moment et les 20 pilotes vont procéder exceptionnellement à des simulations de départ le 23 mars. Ce qui ne semble pas trop déranger Daniel Ricciardo, tout sourire au milieu des fans. L’Australien de Red Bull profite pleinement de « sa » course.

Formule 1 : 20 pilotes, 10 écuries
Lewis Hamilton (GBR, 33 ans), Mercedes.
Valtteri Bottas (FIN, 28 ans), Mercedes.
Sebastian Vettel (ALL, 30 ans), Ferrari.
Kimi Räikkönen (FIN, 38 ans), Ferrari.
Daniel Ricciardo (AUS, 28 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Max Verstappen (HOL, 20 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Sergio Perez (MEX, 28 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Esteban Ocon (FRA, 21 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Carlos Sainz Jr. (ESP, 23 ans), Renault.
Nico Hülkenberg (ALL, 30 ans), Renault.
Lance Stroll (CAN, 19 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Sergey Sirotkin (RUS, 22 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Pierre Gasly (FRA, 22 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Brendon Hartley (NZL, 28 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Romain Grosjean (FRA, 31 ans), Haas, moteur Ferrari.
Kevin Magnussen (DAN, 25 ans), Haas, moteur Ferrari.
Fernando Alonso (ESP, 36 ans), McLaren, moteur Renault.
Stoffel Vandoorne (BEL, 25 ans), McLaren, moteur Renault.
Marcus Ericsson (SUE, 27 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.
Charles Leclerc (MCO, 20 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Médaillés d’argent aux Jeux olympiques de Pyeongchang, le couple de danseurs sur glace français aborde les championnats du monde en favoris.
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Patinage artistique : Papadakis et Cizeron en reconquête

Médaillés d’argent aux Jeux olympiques de Pyeongchang, le couple de danseurs sur glace français aborde les championnats du monde en favoris.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 08h15
    |

            Clément Martel








                        



   


Eux le savent, l’argent ne fait pas le bonheur. Surtout lorsqu’il a l’âpre saveur de l’inachevé. Un mois après leur déception de Pyeongchang, où ils avaient échoué dans leur conquête du titre olympique en danse sur glace – mais décroché leur première médaille d’argent –, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron rechaussent les patins. A Milan, le couple français aborde, vendredi 23 mars (à 11 heures), les championnats du monde de la discipline en favoris, et semble décidé à retrouver leur couronne mondiale perdue l’an passé.
L’hiver dernier, à Helsinki, le couple de revenants Tessa Virtue et Scott Moir avaient ôté aux jeunes Bleus leurs rêves d’un troisième titre mondial d’affilée. De retour sur le devant de la scène après une préretraite, les Canadiens, devenus entre-temps les camarades d’entraînement du duo français à Montréal, ont remis ça en Corée, remportant leur deuxième médaille d’or olympique au terme d’un concours de haut vol, mais marqué par un accroc technique lors du programme court des Français. Pour « une sombre histoire de fermeture Eclair », selon les mots de Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), un point du tour de cou de la patineuse qui retenait son costume a sauté, dévoilant par moments un téton. Et dérangeant un peu la parfaite ordonnance de leur danse.

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Cette fois, le proverbe « jamais deux sans trois » ne s’appliquera pas. Non que les Français aient l’immodestie de penser battre aisément leurs concurrents canadiens ; mais le duo Virtue-Moir n’est pas présent à Milan. Après avoir célébré leur titre de Pyeongchang comme il se doit, les désormais doubles champions olympiques devraient annoncer leur mise en retrait – définitive cette fois – des patinoires. « Ils vont nous manquer », souriait d’un air entendu Gabriella Papadakis après la fin du concours olympique.
Pour cette « célébration post-olympique » proche – géographiquement – de la France et de son public, les Montréalais d’adoption aspirent à décrocher un troisième titre mondial. « Ça va nous faire du bien de refaire les programmes avec la même préparation, mais avec moins de pression, a relevé Papadakis, y voyant une belle manière de finir la saison. »
Réasseoir leur domination sur la glace mondiale
Elle qui avait vécu son « pire cauchemar » sur la glace de Pyeongchang espère avoir « une autre chance de performer, de la façon dont on voulait le faire. » Après les Jeux olympiques, la jeune femme (elle a 22 ans) confiait à L’Equipe s’être sentie « comme [dans] un cauchemar où t’es à l’école, tu vois que tout le monde te regarde et tu te rends compte que t’es tout nu. Mais celle qui expliquait au Monde avant les Jeux être « quasiment née sur des patins » – sa mère est entraîneuse de patinage – s’agaçait, outre que « [sa] robe se soit ouverte et qu’[elle] ait fini à moitié à poil », que cet épisode les « ait empêchés de bien patiner ».
A Milan, le couple français ne partagera plus leur entraîneur, Romain Haguenauer, avec leurs principaux rivaux. Une nouvelle donne dont les danseurs clermontois espèrent profiter pour réasseoir leur domination sur la danse mondiale. Un mérite souligné par leur coach, qu’ils ont suivi à Montréal lorsqu’il a choisi de quitter la France, qui estimait aux JO que les juges avaient reconnu « leur infime supériorité » en leur accordant d’excellente notes (en dépit de leur mésaventure costumière), « mais le sort en [avait] décidé autrement. »

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Couple au « très gros potentiel » mais dont l’« ascension assez fulgurante » a surpris jusqu’à leur entraîneur et « conseiller matrimonial » – c’est une image, comme Virtue et Moir, que l’Internet canadien rêve de voir en couple, les Français comparent leur relation à celle d’un frère et d’une sœur – les doubles champions du monde (2015 et 2016) et quadruples champions d’Europe (2015, 2016, 2017 et 2018) entament leur reconquête vendredi à Milan. Et tenteront, lorsque retentiront les premières notes de Shape of you d’Ed Sheeran lors de leur programme court, de ne pas penser à ce tour de cou qui les a laissés à un fil de l’or olympique.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/03/2018
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Dopage : sang trouble dans le ski de fond français

Au cours de la décennie 2000, une majorité des fondeurs français présentait des profils sanguins laissant supposer des pratiques dopantes.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 15h34
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Avant de s’imposer dans cette décennie comme l’une des cinq meilleures nations mondiales en ski de fond, la France n’existait pas. Au siècle précédent, ni victoire en Coupe du monde ni médaille olympique, deux podiums seulement aux championnats du monde. En 2018, deux médailles aux Jeux (JO) de Pyeongchang.
Entre les deux, il y eut la décennie 2000, durant laquelle les Français ont découvert les podiums puis les victoires. Une véritable explosion. Comment ? On a vanté le travail d’un entraîneur charismatique, l’Italien Roberto Gal, les progrès techniques ou ceux de la lutte antidopage, après une décennie 1990 marquée par l’émergence de l’EPO.
Avant les derniers JO, un article du Sunday Times a semé le doute. Le journal britannique, s’appuyant sur la base de données des échantillons sanguins recueillis par la Fédération internationale de ski (FIS) entre 2001 et 2010, estime que 29 % des spécialistes français de ski de fond et de combiné nordique présentaient des valeurs sanguines douteuses.
Un chiffre énorme, qui plaçait la France en deuxième position du peloton des nations suspectes, derrière la Russie, aux pratiques désormais connues. Trop gros pour être vrai ? Le Monde s’est procuré cette base de données, initialement envoyée à la télévision allemande ARD et authentifiée par elle. Verdict : c’est pire.
Nous avons isolé les treize athlètes, hommes et femmes, présentant le plus grand nombre d’échantillons – huit au minimum –, afin que l’expertise soit la plus fiable possible. Le docteur James Stray-Gundersen, pionnier de la lutte antidopage, a analysé l’évolution de leurs valeurs (anonymisées), comme le font aujourd’hui les experts du passeport biologique, outil utilisé pour cibler les sportifs suspects de manipulations sanguines.
« Une enquête devrait être menée »
Selon lui, neuf des treize Français présentent un profil « suspect ». Soit 69 % de cas problématiques – parmi lesquels ne figure pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Vainqueur du sprint de Tioumen, le Français revient sur la façon dont il a dominé le classement général de la Coupe du monde pour la 7e fois.
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Biathlon : Martin Fourcade est fier d’avoir remporté sa bataille contre Boe

Vainqueur du sprint de Tioumen, le Français revient sur la façon dont il a dominé le classement général de la Coupe du monde pour la 7e fois.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 20h10
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h19
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


On va appeler ça la force de l’habitude, mais Martin Fourcade a une certaine facilité quand il s’agit d’analyser ses victoires, mais aussi les comparer, les soupeser et leur attribuer des mots-clés. Ce septième gros globe du classement général de la Coupe du monde, le Français en parle comme d’« un sentiment de plénitude, de paix intérieure loin de l’adrénaline d’une victoire aux JO ou aux Mondiaux ». Fourcade est bien placé pour comparer avec cinq titres olympiques et onze sacres mondiaux.
Sous la neige sibérienne de Tioumen, le Catalan a mis fin ce jeudi 22 mars au feuilleton qui tenait le monde du biathlon en haleine, à savoir son duel avec Johannes Boe. Sa victoire dans le sprint (devant son compatriote Simon Desthieux) cumulée à la contre-performance du Norvégien (14e) lui offre le petit globe de la spécialité et celui du général avant même la poursuite de samedi et la mass-start dimanche. Et tant pis pour la dramaturgie :

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« Je sais que certains rêvaient d’un dénouement final lors de cette dernière course, mais moi, je ne faisais pas partie de ces gens-là. Alors pas du tout. Je suis heureux de plus avoir le sentiment que je pouvais rater quelque chose dimanche. »
Il y a bien sûr les chiffres, les records, le vertige de dépasser la légende Ole Einar Bjoerndalen et ses six globes, la satisfaction d’« être le meilleur biathlète du monde sur sept années consécutives », mais la cuvée 2017-2018 a un goût particulier. Surtout en repensant au début de saison, quand Boe semblait prendre l’ascendant en décembre. « Remporter cette bataille est ma satisfaction, concède celui qui n’est toujours pas descendu du podium de l’hiver. J’ai répété que Johannes était alors à un niveau exceptionnel. »
Redevenu chasseur, Fourcade a attendu son heure, persuadé que la terrible mécanique norvégienne allait bien finir par se gripper. « Sa stratégie de tir en début de saison ne pouvait pas passer tout le temps. Il était dans une dynamique incroyable, avec une réussite folle – qui n’a rien à voir avec de la chance – mais je savais que ça serait compliqué de maintenir ce niveau de performances au tir. »
« Juste envie de rentrer à la maison »
Bien vu. Au fil des semaines, sa régularité derrière la carabine l’emporte sur la vitesse de tir du Lucky Luke de Markane. Et, si les courses olympiques ne comptent pas pour le classement de la Coupe du monde, Fourcade parle de Pyeongchang comme du moment de bascule. « La dynamique s’est clairement inversée en ma faveur à ce moment-là et je savais que j’étais capable de continuer à garder ce niveau de performance. »
La suite ? Quand on lui parle du record de victoires de Bjoerndalen en Coupe du monde (95), Fourcade (73 succès) coupe tout de suite. « Je dois avouer que je n’ai pas du tout d’objectifs. J’ai juste envie de rentrer à la maison, de profiter de mes filles, de prendre le temps de respirer, de reconstruire un projet sur les deux ans à venir. Je n’ai pas du tout la tête à ça. »

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Ni aux Jeux de Pékin, en 2022, lui qui a prévu de pousser jusqu’à 2020 sans fermer la porte, cependant, à une nouvelle aventure olympique. « Depuis longtemps, j’ai le sentiment profond que si j’ai envie, je serai capable de continuer à dominer mon sport », disait-il à ce sujet lors d’un entretien au Monde. Martin Fourcade n’en a peut-être fini d’analyser les victoires de Martin Fourcade.

Je ne pensais jamais que l’on pouvait réussir 7 fois avec la même émotion que la première.

— martinfkde (@Martin Fourcade)


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